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GRATUIT - Numéro 418 - Edition du 11 Janvier au 17 Janvier

Journal israélien en langue française


ÉDITO

Edition du 11 Janvier au 17 Janvier

Le camion-bélier, les soldats et la peur

Le choc, la peur, l’incompréhension. La rage aussi. 2017 a à peine commencé. A peine avons-nous pleuré les morts de Berlin, d’Istanbul, changé le 6 en 7 et espéré que les barbares avaient encore frappé. Comme à Nice, le soir de la Fête Nationale, c’est un poid lourd qui a semé la mort. Comme à Nice, l’engin fou a roulé, à une vitesse folle sur les êtres humains. On le voit sur une vidéo d’amateur faire demi-tour et tenter de repartir en arrière, pour être sûr de faire le plus possible de morts et de blessés. Quatre morts, une quinzaine de blessés, mais beaucoup moins de larmes et de solidarité, à l’échelon international, dans les médias du monde entier, avec Jérusalem. Les victimes étaient des soldats. Les victimes étaient israéliennes. Pourquoi les plaindre ou les pleurer. J’ai même vu quelques titres dans la presse, mettre d’abord en doute le fait que c’était bien un attentat. Et pourtant, le modus operandi se passe de commentaires. Il n’y a pas que cela, hélas, qui m’ait interpelé concernant cette nouvelle tragédie. Comme vous, j’ai vu les militaires fuir. Comme vous je n’ai pas compris pourquoi nos valeureux soldats quittaient le terrain au lieu de lutter. Sans l’intervention d’un courageux civil armé, qui a tiré sur le terroriste pour le neutraliser, la scène aurait été autrement plus tragique, autrement plus meurtrière. Que se passe-t-il dans l’armée israélienne ? On parle désormais d’un syndrome Azaria. Comme ce jeune d’une vingtaine d’années qui, en quelques secondes, a dû prendre la décision d’abattre le terroriste et devra, désormais, expier sa faute derrière les barreaux durant de longues années, nos soldats sont déboussolés. Défendre le pays, la terre d’Israël, oui. Le payer de sa liberté, non Directeurs de la publication Rédacteur en chef Alain Sayada Tel: 06 68 17 25 55 Israël Actualités est une marque déposée en France

merci. Ils sont nombreux désormais, dans le feu de l’action à hésiter. Paralysés, indécis. Leur pays leur donnera-t-il une médaille, un cercueil, ou quelques années à l’ombre, pour les remercier d’avoir agi ? Dans le doute, on ne bouge pas, on plie. Notre pays avait encaissé bien des guerres, bien des conflits. Notre pays avait toujours répondu, toujours trouvé comment faire pour relever la tête et lutter. Plus que la haine et le terrorisme, c’est la justice israélienne elle-même qui l’a fait plier, se résigner. Nos jeunes désormais hésitent face aux terroristes. Pas parce qu’ils ont peur du danger. Mais parce qu’ils ont peur de croupir dans une prison si leur intervention est vue comme un crime, pas comme de l’héroïsme. Nos cours de justice ont mis un soldat en prison, pour avoir fait son devoir ou du moins ce qu’il a cru être son devoir dans les quelques secondes qu’il a eues pour prendre sa décision. Quelques jours après, un terroriste fou a réduit en poussière de nos jeunes et blessé 15 autres personnes. Israël est une démocratie. La justice fait son travail en toute indépendance. Et c’est ironiquement, ce qui risque de nous mener à notre perte… J’adresse, ici, toutes nos condoléances aux familles de Shir Hadjadj zal , 22 ans, Shira Tzur zal ,20 ans, Erez Aurbach, 20 ans zal, et de Yaël Yekoutiel zal, 20 ans. Je souhaite également un prompt rétablissement à tous les blessés. Je demande aussi solennellement que soit libéré notre fils, notre frère d’arme, le Sergent Azaria, pour montrer à nos ennemis que, contre vents et marées, nous restons unis et solidaires… Am Israel Haï Alain Sayada

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Editeur 2SCOM Limited 50 Rehov Dizengoff Tel Aviv Journaliste Gary Bensoussan

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Devant l’Hyper Cacher, un hommage aux victimes des attentats de janvier, deux ans après Un sobre hommage a été rendu lundi devant la supérette casher de la porte de Vincennes à Paris, où quatre juifs ont été assassinés par le djihadiste Amedy Coulibaly, en janvier 2015.

À l’entrée d’une tente, porte de Vincennes, une banderole : « Yoav, Yohan, Philippe, François-Michel, victimes de la haine antijuive ». A l’intérieur, ce 9 janvier, des pancartes commémorent l’attentat de l’Hyper Cacher qui a eu lieu deux ans auparavant et dans lequel quatre personnes ont perdu la vie sous les balles du terroriste Amedy Coulibaly. Philippe Braham, Yohan Cohen, Yoav Hattab et François-Michel Saada ont tous les quatre leur portrait, des fleurs, des bougies. D’autres pancartes rendent hommage aux autres attaques qui ont endeuillé la France par la suite : Nice, Paris, Saint-Denis. Le quartier, lui, est bouclé par des forces de l’ordre. Deux ans après les attentats de janvier 2015, qui ont tué 17 personnes au sein du journal Charlie Hebdo, à Montrouge et dans le magasin Hyper Cacher de Vincennes, les hommages aux victimes des attaques terroristes qui ont frappé la région parisienne se poursuivent. Lundi soir, la cérémonie d’hommage devant l’Hyper Cacher – organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) – était fermée au public. Elle s’est tenue en présence des familles et proches et victimes, ainsi que du ministre de l’intérieur, Bruno Le Roux et d’autres responsables politiques et religieux, dont le grand rabbin de France, et le président du Conseil français du culte musulman, Anouar Kbibech, qui a tenu à « représenter le culte musulman ». « Nous disons aux familles que l’essentiel est qu’ils sachent que nous n’oublions pas », a déclaré pour sa part le ministre en quittant les lieux. « Je n’ai toujours pas réalisé » Yoram, ami d’une des victimes, décrit une cérémonie « très émouvante » ; « des bougies et des livres étaient mis à la disposition » des familles et des représentants politiques. Après la cérémonie, la tente a été ouverte au public souhaitant se recueillir. Yoram a alors retrouvé plusieurs amis, sa « bande de potes ». Celle de Yohan Cohen, mort à 20 ans dans l’attentat. Comme lui, ils viennent de Sarcelles. Ils expliquent que tous les 9

du mois, certains d’entre eux viennent se recueillir ici. « On a notre groupe, et ceux qui veulent viennent se recueillir », ajoute Mickaël Setruk, un autre de la « bande ». Yohan Cohen aimait beaucoup le foot alors, presque naturellement, ses amis réunis devant la tente commencent à parler du jeu vidéo FIFA. Puis l’un d’eux confie qu’il n’a « toujours pas réalisé ». Un autre, se demande s’il pourra un jour rentrer à nouveau dans l’Hyper Cacher. Qu’est-ce qui a changé en deux ans ? Tous répondent en même temps, se coupent la parole. Beaucoup disent ne plus se sentir en sécurité, hésiter à porter la kippa dans la rue. « Il y a de plus en plus de juifs qui sont partis en Israël », assure Steven Taïeb, la vingtaine. Lui-même a fait son alya (l’immigration en Terre sainte) « il y a deux ans » avant de revenir à cause d’une blessure à la jambe qui l’a empêché de rejoindre l’armée. Aujourd’hui, il se sent plus en sécurité en Israël qu’en France. L’antisémitisme, « je ne le ressentais pas à l’école », avance un de ses amis. Aujourd’hui, le président du CRIF, Francis Kalifat, veut « rappeler que ces quatre victimes sont des victimes de la haine antijuive ». Sacha Ghozlan, président de l’Union des étudiants juifs de France, veut lui aussi souligner « le caractère antisémite de l’attentat ». Après « une période difficile » après la mort d’Ilan Halimi et l’attentat de Mohamed Merah dans une école juive à Toulouse, les attentats de novembre « ont [montré] que c’est l’ensemble de la France qui est menacée », poursuit le président du CRIF. Lundi, la secrétaire d’Etat chargée de l’aide aux victimes, Juliette Méadel, a révélé au Monde que 202 victimes des attentats de janvier 2015 avaient été recensées au total par la section antiterroriste du parquet de Paris. Parmi elles, des personnes non directement impliquées mais choquées (témoins situés à l’extérieur) et 98 « victimes impliquées », notamment des proches des victimes, a expliqué la secrétaire d’Etat. Florian Reynaud


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Francis Kalifat, président du CRIF : « On a tué des gens en France au 21ème siècle, parce qu’ils étaient juifs. Cela doit être inscrit dans la mémoire nationale… »

Janvier 2017 est un mois sans répit pour le CRIF et son Président : commémorations des attentats, conférence de Paris, relance de la campagne Présidentielle, pour chacun de ces événements majeurs, l’institution doit être présente et faire entendre sa voix. En l’occurrence, celle de Francis Kalifat, son Président, sans langue de bois ! Entretien… minations et les clichés… Vous voulez dire qu’il faudra se souvenir qu’en France, au 21ème siècle, on a tué des juifs parce qu’ils étaient juifs. Dans l’Hyper cacher, mais aussi à l’école Ozar Hatorah … Comme pendant la guerre on a déporté et tué des enfants juifs parce qu’ils étaient juifs en fait… Sans faire de parallèle, mais il le faut oui. Dans la France du 21ème siècle on a à nouveau tué des juifs, c’est important de le marquer. On doit aussi marquer l’ensemble des attentats que notre pays a connus. On a voulu aussi tuer la liberté d’expression dans notre pays, avec Charlie Hebdo. On a tué des soldats dans notre pays, à Montauban. Des policiers, un prêtre, à Magnanville, à Saint-Etienne du Rouvray. Cette barbarie émane toujours d’une même frange de population : les terroristes djihadistes.

Bonjour monsieur Kalifat, l’année commence sur une note triste, hélas, puique nous commémorons les 2 ans de la tuerie de Charlie Hebdo et l’Hyper cacher. Deux ans déjà… C’est vrai, nous avons vécu dans un tel tourbillon que nous avons du mal à réaliser que cela fait déjà deux ans. Ces deux années sont passées très très vite, car la France, l’Europe, le monde, n’ont pas cessé d’être sous le coup des extrémistes islamistes. Nous avons vu les attentats se produire en Israël bien sûr, mais partout en France, Paris, Nice, en Turquie dernièrement. Un enchaînement qui montre l’acharnement des forces islamistes intégristes à vouloir nous imposer leur mode de vie. Veulent-ils nous imposer leur mode de vie ou nous détruiren à votre avis ? C’est la même chose, plus ou moins. Ils veulent instaurer la charia partout, détruire et déconstruire nos sociétés pour imposer la leur. Ces Commémorations. Qu’est-ce qu’elles vous inspirent à titre personnel et en tant que président du Crif ? Je pense d’abord qu’il est bon de se souvenir. Commémorer, c’est se souvenir ensemble. Et c’est un aspect très important. Ces drames doivent s’inscrire dans la mémoire nationale, collective. Pas seulement la mémoire individuelle. Les victimes de l’hyper Cacher en particulier, sont des victimes de la haine antijuive. Instaurer ces commémorations dans une histoire nationale, participe de la lutte contre les discri-

La classe politique a-t-elle pris la mesure de la menace, selon vous ? Oui, je pense que le risque est désormais compris, entendu, pris en compte. En revanche, on peut s’interroger sur les moyens mis en place. Je pense à une nécessité absolue, aujourd’hui, d’une coordination forte, européenne, et même mondiale de la lutte antiterroriste, notamment au niveau du renseignement. On sait qu’on ne peut pas mettre un policier derrière chaque citoyen. On entend dire fréquemment que le renseignement notamment, aurait pu bénéficier de l’expertise israélienne en la matière, que des attentats auraient pu être évités… Ca c’est un autre problème, celui du BDS. Ce boycott mondial, dont les dégâts et les dommages sont particulièrement forts en Europe, et en France et qui agit avec la bénédiction d’une partie de la classe politique, en l’occurrence de l’extrême-gauche qui cautionne cette délégitimation d’Israël. C’est pour moi, l’un des nouveaux vecteurs d’antisémitisme. La loi, à ce titre, doit s’appliquer de façon plus stricte, et c’est ce que nous CRIF, demandons. Mais il ne faut pas mettre tous les problèmes sur le même plan. Vous parlez d’Israël, de son expérience, de son expertise. Je pense que ce qui est important, c’est de tirer les leçons de ces tragédies. L’expérience israélienne doit être mise à profit, l’expertise israélienne doit nous servir. On entre dans une période électorale primordiale pour les Français, pour les Français juifs. Comment va-t-elle se dérouler pour le Crif ? C’est une période compliquée, elle va impliquer une course à l’électeur, que l’on va

chercher à caresser dans le sens du poil. Il faudra donc être vigilant, sur la façon dont on va essayer d’utiliser le Moyen-Orient, Israël, pour attirer le vote musulman… A ce propos justement, les dires de Vincent Peillon, nouvellement lancé dans la course à l’Elysée, ont suscité l’émotion… Ce qui m’interpelle sur ces propos, c’est l’erreur. En voulant aller vite, Vincent Peillon, que l’on sait cultivé et certainement pas antisémite, s’est laissé aller à une phrase aussi fausse que malheureuse, une énormité inadmissible. Il s’est expliqué, excusé et je ne crois pas à l’utilité de poursuivre indéfiniment la polémique. En revanche, je tiens à ce que l’on cesse, que ce soit dans la bouche de Vincent Peillon comme dans celle d’autres responsables politiques, d’assimiler la situation des musulmans aujourd’hui à celle des juifs durant la guerre. Ce n’est absolument pas comparable. Il faut arrêter de nous enfermer dans ce communautarisme sans fondement. Comment envisagez-vous le rôle du CRIF dans cette période électorale ? Il n’y aura aucune consigne de vote, bien sûr, si ce n’est d’aller voter, de faire notre devoir en tant que citoyen. Je renvoie dos à dos l’extrême-gauche et l’extrême-droite. La seule consigne que nous puissions donner, c’est de ne pas se tourner vers ces extrêmes. Y a-t-il dans les formations politiques qui sont chacunes à un bout de l’échiquier politique, des dangers différents ? Pour moi, il n’y a pas de différence. L’exclusion est la même. Je voudrais d’ailleurs à ce titre, mettre en garde contre les tentations de déculpabilisation. On me dit parfois ‘Marine Le Pen n’a jamais dit quoi que ce soit contre les juifs’. Certes. Mais regardons en face les faits, les hommes et les femmes qui peuplent les rangs de ce parti. Leurs valeurs, leurs dires, leurs idées sont-elles compatibles avec nos valeurs en tant que juifs ? Non je ne le crois pas. Et pourtant si l’on juge un parti politique sur son passé, on dédouane l’extrême-gauche., puisque nombre de juifs l’ont façonnée, ont porté ses couleurs. Or, elle est dangereuse… Tout à fait. L’extrême-gauche, ou du moins nombre de ceux qui s’en réclament, aujourd’hui, porte une haine inconditionnelle à l’Etat d’Israël. Elle est souvent un vecteur de l’antisémitisme qu’elle véhicule sous le vocable d’antisionisme. Elle cautionne aussi, sous le terme d’islamophobie, un certain nombre d’amalgames et de clichés. Or, je

ne crois pas qu’on puisse parler d’islamophobie en France. Les Français, dans leur ensemble, ne sont pas anti-musulmans et la République française ne l’est certainement pas, alors que l’Etat français a adopté, sous Vichy, des lois antijuives. Je m’oppose, donc, comme je vous le disais plus tôt, à des comparaisons qui n’ont aucun sens et dont l’extrême-gauche se fait souvent le chantre. Venons-en à l’autre échéance politique d’importance, très prochainement. Cette fameuse conférence de Paris, pour relancer le processus de paix au ProcheOrient. Avec deux grands absents : Israël et les Palestiniens ! Le Crif a dénoncé le manque de pertinence, si ce n’est le timing incongru de cette conférence. Une administration américaine sur le départ imminent, et une administration française dont la légitimité n’est que de quelques mois, organisent, à Paris, une conférence pour relancer le processus de paix sans les principaux intéressés. Pour moi, pour nous, cela n’a pas de sens, sauf si c’est une manœuvre à peine déguisée pour faire porter le blâme toujours sur le même, à savoir Israël. J’ai peur que cette initiative se réduise à un tribunal anti-israélien. Nous rappelons, à ce titre que la Paix ne peut émaner que de négociations directes entre Palestiniens et Israéliens et que réduire les obstacles à la paix au problème des constructions de logement sur les territoires est aussi réducteur que faux. Croyez-vous à une solution à deux Etats ? A l’image des responsables israéliens actuels et précédents, le Crif est attaché à une solution à deux Etats, mais à condition que ce soit l’aboutissement de négociations directes entre les parties, comme avec l’Egypte, ou la Jordanie. Oui, mais quelles parties ? Avec qui négocie-t-on : le Hamas, le Fattah ? C’est cela ! Avec qui ? Moi je ce que j’attends de mon pays, la France, c’est qu’elle fasse pression sur les Palestiniens pour qu’ils viennent à Paris démarrer des négociations directes avec Israël, plutôt que d’organiser cette conférence qui je le rappelle, n’aura pas beaucoup de sens. On ne peut pas être dans des exigences fortes vis-à-vis des Israéliens, et n’en avoir aucune vis-à-vis des Palestiniens. Se cacher derrière le problème des constructions de logements est une posture. Lorsqu’Obama est arrivé au pouvoir, c’était sa toute première demande à Israël : cesser de construire dans les territoires. Netanyahou a accepté, il a tout stoppé, pendant plusieurs mois. Et rien n’a changé… Israël Actualités


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Deux ans après l’attentat de l’Hyper Cacher, Lassana Bathily se confie : «Ma vie ne sera plus jamais comme avant» Il a été célébré comme un héros, invité dans le monde entier, érigé comme un symbole de l’intégration... Deux ans après l’attentat de l’Hyper Cacher, le jeune Franco-Malien, qui avait réussi à cacher six clients et fourni des informations aux policiers, raconte sa nouvelle vie à franceinfo. posé par la mairie de Paris, la Ville lui a aussi octroyé un logement dont il paie le loyer. Et puis, il y a ce jour «inoubliable et spécial» où, devant un parterre de ministres et de personnalités, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, lui a remis son passeport français. «Le bon Dieu a facilité pour moi, j’ai mon logement, j’ai mes papiers, j’ai mon travail, j’ai la santé... J’ai envie de partager maintenant», dit-il.

«Avant, je sortais dans la rue et personne ne savait qui j’étais. Maintenant, les gens me reconnaissent. Ce n’est pas méchant, ils m’encouragent et on fait des selfies.» Lassana Bathily

Place de la République, à Paris. C’est le lieu choisi par Lassana Bathily pour notre rencontre. Forcément, la tentation est grande d’y voir un clin d’œil à sa propre histoire, celle d’un jeune migrant malien arrivé en France à 16 ans qui, pour son acte de courage lors de la prise d’otages de l’Hyper Cacher, le 9 janvier 2015, a été naturalisé par le président de la République en personne.

Mais Lassana, 26 ans aujourd’hui, qui répète à longueur d’interviews «ne pas être un héros» a surtout choisi cet endroit symbolique, lieu de départ de la grande marche du 11-Janvier, pour sa proximité avec son domicile. En deux ans, sa vie a basculé. «Je ne serai jamais comme le Lassana d’avant», répète-t-il. La surexposition médiatique a rendu le jeune homme plus méfiant, il restreint désormais ses déplacements. Car personne n’a oublié son histoire. «C’est mon destin» Dans une France traumatisée par l’attentat de Charlie Hebdo puis celui de l’Hyper Cacher, le geste d’un employé musulman d’un supermarché juif de la porte de Vincennes aidant six personnes à se cacher a bouleversé le pays. Depuis, Lassana porte sur ses épaules le poids du symbole. Le symbole d’une France fraternelle, solidaire et diverse dans ses origines. Difficile à concilier avec une vie qu’il aimerait tant «normale» car, dit-il, «quand on n’a pas une vie normale, on n’est pas heureux». Si c’était à refaire, Lassana montrerait moins son visage et privilégierait les interviews écrites et radio. Lorsqu’il repense au tourbillon médiatique, le jeune homme fait de grands gestes avec ses mains. «Des appels du monde entier, de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie. J’avais peur, je me disais mais qu’est-ce qu’ils me veulent ? Et si ce n’était pas des journalistes ?» Durant les trois mois qui ont suivi l’attentat, une attachée de presse est même appelée en renfort pour répondre aux demandes des

médias. Deux ans après, les sollicitations des journalistes se sont calmées. Mais son anonymat a brutalement pris fin le 9 janvier 2015. Méfiance et fin de l’imprévu Mais tous ne sont pas bienveillants. «Il y a peu de temps, des personnes sont venues me chercher dans mon ancien foyer porte de Clichy, ils ont dit à mes cousins de faire attention. Un jeune a même montré ma photo. J’étais en Tunisie à ce moment-là, mais ça fait peur», témoigne-t-il. Depuis, Lassana s’interdit de retourner à son entraînement de football. «Le stade est à côté du foyer, je ne veux pas mettre d’autres personnes en danger.» L’imprévu ne fait désormais plus partie de son quotidien qui se résume à ses amis, son travail à la mairie de Paris comme technicien dans l’événementiel sportif et les invitations. «Si j’ai une invitation, on ne se voit que si l’on se connaît déjà et pas loin de chez moi. Je ne sais pas ce qui peut m’arriver après. Je suis beaucoup plus méfiant.» Une vigilance qui se comprend, Lassana le dit lui-même : «Je me suis sorti de la mort plusieurs fois.» Il énumère les hasards de la vie : sa présence lors des attentats du 13 novembre 2015, à 300 mètres du Bataclan. Il passera la nuit terré dans un café jusqu’à 5 heures du matin. Et puis, quelques jours après, son séjour au Radisson Blu de Bamako, juste avant l’attaque terroriste du 20 novembre qui fera 20 victimes. Lui est plutôt fataliste : «De toute façon, tout ce qui va m’arriver, m’arrivera, je ne peux rien faire dessus. C’est le destin.» «Le bon Dieu a facilité pour moi» Son destin, c’est maintenant celui d’un grand témoin, d’une personne que l’on écoute, d’une «personnalité respectée». Lassana en est conscient : la surexposition médiatique mise à part, sa vie ressemble à un conte de fée moderne. Outre son nouveau travail pro-

Lassana compte désormais répondre dès qu’il le peut aux invitations d’associations, d’écoles ou de pays étrangers. Sur ses doigts, le jeune homme compte : «Je suis parti cinq fois aux Etats-Unis à l’invitation des policiers mais aussi des communautés juives et musulmanes. Je suis allé en Allemagne, ils avaient invité toutes les grandes personnalités de 2015. J’ai fait la Tunisie pour les commémorations de l’attentat du Bardo. Et il y a six mois, j’étais en Italie, j’y ai fait mes meilleures rencontres. C’était très impressionnant, les jeunes avaient appris la Marseillaise juste pour moi.» Les rencontres avec la jeunesse, c’est sans doute ce qu’aime le plus Lassana dans sa nouvelle vie. Il se sent investi d’une nouvelle responsabilité. Le jeune Franco-Malien repose son café et cherche ses mots. Son français s’est nettement amélioré depuis que la mairie de Paris lui a proposé des cours intensifs. «Beaucoup de jeunes ne croient plus en l’avenir, ils sont vraiment perdus, constate-t-il. Je leur dis qu’il faut qu’ils soient des combattants.» Comme un boomerang, sa vie d’avant, de migrant et de travailleur illégal lui revient. «Certaines personnes, comme moi, on vient en Europe pour réussir notre vie. Les jeunes d’ici, ils ont beaucoup d’avantages par rapport à ceux qui viennent d’ailleurs. Ils ont fait des études, ils ont presque tout. Il faut les motiver, et leur dire que ‘ça ne vient jamais tout seul’.» «On va s’en sortir» Et s’il y a bien un domaine où Lassana pèse chacun de ses mots, c’est celui de la religion. «Les musulmans, on est mal vu avec ces problèmes d’attentats. Mais mon cas a montré le contraire. Les autres personnes ont tué des gens pour la religion, moi j’en ai sauvé», relève-t-il. Une phrase lui revient en mémoire, celle prononcée par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta : «Avec Coulibaly, notre drapeau était tombé, vous l’avez relevé.» L’islam radical, les départs des jeunes pour la Syrie, l’attrait pour le jihad. Voilà des questions que les journalistes posent souvent à Lassana. Lui est peu confronté à ces problématiques. Sauf une fois. Il se souvient de ce jeune qui, lors d’une visite à Montpellier en novembre 2016, l’a interrogé. «Il m’a dit : ‘Je ne comprends pas, les gens ils tuent pour la religion mais pourtant toi, tu es musulman,

tu as sauvé des gens, où doit-on se situer ?’” Lassana se souvient de sa réponse : «Je lui ai dit : ‘Ces gens ne connaissent pas la religion, ils ne savent même pas lire le Coran. Ils sont partis combattre pour leur intérêt. La religion ne nous demande pas de tuer des gens pour elle.’» Si Lassana assure qu’avec les attentats qui ont suivi ceux de janvier 2015, les Français se sont rendu compte que «les terroristes attaquent tout le monde maintenant», le jeune homme se veut optimiste pour son pays d’adoption : «Il y a toujours du monde qui sort, on continue à vivre. On va s’en sortir hein...» francetvinfo.fr


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«Tu veux jouer, tu vas crever» : ils racontent leur face-à-face avec Coulibaly

Dix mois après les attentats de janvier, deux survivants de l’attaque de Montrouge perpétrée par Amedy Coulibaly et un policier municipal ont été décorés pour leur courage, jeudi, par le préfet des Hauts-de-Seine.

Amedy Coulibaly était bien en lien avec l’Etat Islamique

Le film posthume de revendication du tueur de l’Hyper Cacher a été diffusé via la même adresse IP que celle d’une vidéo de l’organisation terroriste. Elle avait été postée sur Internet, le dimanche suivant les attentats, le 11 janvier 2015. Dans cette vidéo, Amedy Coulibaly revendiquait s’être synchronisé avec les frères Kouachi – auteur de l’attentat contre Charlie Hebdo – et prêtait allégeance à Abou Bakr Al-Baghdadi, le leader de l’Etat islamique. Ce film, rendu public après la mort de l’auteur de la fusillade de Montrouge et de la meurtrière prise d’otage de l’Hyper Cacher, induit nécessairement la participation de complices. Et les enquêteurs ont désormais la preuve que ce film a transité par un canal utilisé par l’EI, révèle Le Parisien jeudi. Du Texas à l’Egypte. La vidéo de Coulibaly a été mise en ligne à partir de l’adresse IP

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d’une société texane. Sollicités par les juges d’instruction français, les enquêteurs du FBI ont découvert qu’elle avait été louée, parmi «un lot d’adresses», par une compagnie égyptienne. Surtout, ils se sont rendu compte que cette adresse IP était déjà inscrite dans leurs fichiers : en janvier 2015, la revendication filmée de l’exécution de deux otages japonais par l’organisation terroriste avait déjà transité par ce canal. Toutefois, la tâche s’annonce difficile pour les enquêteurs qui veulent remonter la trace d’éventuels complices ayant pu poster la vidéo posthume d’Amedy Coulibaly. En effet, l’adresse mail utilisée pour la mettre en ligne est «temporaire et jetable» et «dont tous les contenus s’autodétruisent», précise le quotidien. Europe1.fr

Le 8 janvier 2015, ils sont appelés sur un banal accident de la circulation. Ils ne savent pas encore qu’ils vont être témoins de l’attaque de Montrouge perpétrée par Amedy Coulibaly, et qu’ils tenteront d’empêcher. Ces deux agents de la mairie de Montrouge, chefs d’équipe propreté, ainsi qu’un troisième de leur camarade, policier municipal, ont été décorés jeudi à la préfecture de Nanterre, dix mois après les attentats de janvier. Ils ont reçu des mains du préfet des Hauts-de-Seine la médaille de la sécurité intérieure et la médaille d’acte de courage et de dévouement. Un matin comme les autres. A l’occasion de cette cérémonie, les deux agents de voirie ont raconté cette attaque commise au lendemain de l’attentat des frères Kouachi contre Charlie Hebdo. Mathis, 41 ans, qui a réclamé ce prénom d’emprunt pour conserver l’anonymat, est appelé avec son coéquipier Eric Urban, 47 ans, sur ce qui se présente d’abord comme un banal accident, «comme c’est le cas, à chaque fois». Sur place, la policière municipale Clarissa Jean-Philippe, qui sera mortellement touchée par Amedy Coulibaly, intervient également. «J’ai croisé un taré le 8 janvier». A un moment, Mathis voit un homme qui «fait un pas en arrière, sort un fusil d’assaut», puis tire un premier coup de feu. Cet homme, c’est Amedy Coulibaly. «J’ai croisé un taré le 8 janvier. Coulibaly, c’est un taré», estime Mathis, selon qui l’agresseur était «shooté», désinhibé face à la violence. Son co-équipier Eric se retourne et «prend directement une balle», tout comme Clarissa Jean-Philippe. Eric est grièvement blessé au visage : «J’étais paralysé pendant une ou deux secondes. Mais on comprend que, si on réagit pas, on va mourir. Je me suis dit : il ne faut pas que je tombe par terre», se

souvient-il. Mathis, lui, croit d’abord l’arme factice, «alors je tape dessus, en me disant ‘C’est une blague à la con’, mais j’ai vu la tête d’Eric déformée par la balle et Clarissa qui gémissait». «J’ai arraché sa cagoule, j’ai tenté de le frapper». Le terroriste retourne alors sa Kalachnikov sur le petit groupe. «Le seul moyen de survivre, c’est de lui sauter dessus comme une sangsue», rapporte Mathis. «Ca a duré longtemps. J’ai arraché sa cagoule, j’ai tenté de le frapper». Dans la lutte, Amedy Coulibaly laisse échapper une seule phrase : «Tu veux jouer, tu vas crever». «Il a fait ‘Clic’.» Alors qu’Eric, ensanglanté, a réussi à s’éloigner, Mathis se retrouve «à genoux», mais parvient à saisir d’une main le canon de l’arme du terroriste. Amedy Coulibaly tente alors de mettre son autre main dans la poche, mais l’agent municipal l’en empêche en lui attrapant le bout de la manche. Le tireur le frappe avec le canon du fusil et sort un pistolet Tokarev avec lequel il tente de tirer. «Pour moi, j’étais mort. Il a fait ‘Clic’. Je n’ai pas compris pourquoi j’étais vivant», se souvient le quadragénaire qui apprendra plus tard que le Tokarev du terroriste s’était enrayé, lui laissant la vie sauve. Amedy Coulibaly range alors «son gun», «sa Kalach», puis repart en footing, se rappelle Mathis. Le lendemain, l’homme prenait en otages les clients de l’Hyper Casher, un supermarché casher, et tuait quatre personnes de confession juive, avant d’être abattu par la police. «Zappés». Si Eric et Mathis, vont «bien», s’ils ont été récompensés ce jeudi pour leur bravoure et leur dévouement, ils demeurent toutefois amers envers la mairie de Montrouge, dont ils estiment avoir été «zappés». «Aucun soutien, rien, même pas une poignée de main. J’ai vécu le néant pendant dix mois», déplore Mathis, tandis qu’Eric, lui, doit encore subir des soins consécutifs à ses blessures et a «l’impression d’être tombé dans une oubliette». Europe1.fr


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Charlie Hebdo : Hollande rend hommage à la policière municipale tuée par Coulibaly

Le chef de l’Etat a rendu hommage à la policière municipale tuée à Montrouge par Amedy Coulibaly. Un an après les attentats de janvier, les hommages se poursuivent. Samedi, François Hollande a ainsi dévoilé une plaque à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe, policière municipale tuée le 8 janvier 2015 à Montrouge sous les balles d’Amedy Coulibaly. Dans la soirée, une cérémonie sera aussi organisée, à l’appel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), devant le supermarché Hyper Cacher dans le 20e arrondissement de Paris, un an jour pour jour après la prise d’otages perpétrée par Amedy Coulibaly, qui avait tué quatre personnes. Après avoir dévoilé la plaque commémorative, François Hollande y a déposé une gerbe de fleurs, avant de se recueillir, notamment en présence de Christiane Taubira. Un choeur d’enfants de la commune et l’harmonie municipale ont ensuite entonné la Marseillaise à l’issue du dévoilement de la plaque et d’une minute de silence.

Une quinzaine de proches de Clarissa Jean-Philippe étaient présents, ainsi que les ministres de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, de la Justice Christiane Taubira et de l’Outre-Mer George Pau-Langevin, plusieurs élus des Hauts-de-Seine, la présidente de l’Ile-de-France Valérie Pécresse et la maire de Paris Anne Hidalgo. Plusieurs dizaines de badauds ont assisté d’un peu plus loin à cette sobre cérémonie, retenus une centaine de mètres en amont. Le président Hollande s’est ensuite entretenu en privé avec la famille de la victime. Cette plaque «à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe», «assassinée en ce lieu le 8 janvier 2015, victime du terrorisme, dans l’accomplissement de son devoir», a été dévoilée après celles pour les victimes de Charlie Hebdo, pour le policier Ahmed Merabet et pour les morts de l’Hyper Cacher, inaugurées mardi à Paris. Les attentats de janvier 2015 avaient fait 17 morts. Europe1.fr

Condamnations dans le monde de l’attentat de Jérusalem

Un certain nombre de pays ont dénoncé avec vigueur l’attentat au camion-bélier perpétré dimanche après-midi par un terroriste de Jabel Moukhaber qui a causé la mort de quatre militaires et blessé une quinzaine d’autres. Les Etats-Unis ont publié un communiqué dans lequel ils indiquent : « Nous condamnons fermement l’attaque terrible à Jérusalem. Rien ne peut justifier des attentats aussi cruels et absurdes. Nous appelons tout le monde à lancer des messages très clairs disant que le terrorisme ne peut être toléré ». Ils adressent ensuite leurs condoléances aux familles endeuillées et leurs vœux de prompt rétablissement aux blessés. Le maire de New York Bill de Blasio, a réagi en déclarant dans un message que ‘New York soutenait Israël’ et que ‘ses pensées étaient avec les victimes de cet attentat effroyable’. Le Kremlin a diffusé une annonce dans la presse, pour dire que ‘le président russe Vladimir Poutine présentait ses condoléances au Premier ministre Netanyahou après l’attentat de Jérusalem’. Le ministre allemand des Affaires étrangères a déclaré : « En ces temps difficiles, l’Allemagne se tient fermement aux côtés de notre ami Israël ». Des réactions ont également été publiées par le chef de la diplomatie canadienne, Stéphane Dion, qui a précisé que son pays ‘dénonçait l’attentat de la haine perpétré à Jérusalem et contre des soldats de Tsahal’. Le ministre français des Affaires étrangères

Jean-Marc Ayrault a condamné ‘avec la plus grande fermeté cette attaque ignoble’, soulignant : « Dans ce moment douloureux, la France est, comme toujours, solidaire d’Israël ». Le président français François Hollande a lui aussi réagi en affirmant : « La France rappelle son attachement à la sécurité d’Israël et poursuivra sans relâche sa lutte contre le terrorisme ». Même condamnation de la part du président du parti pour la liberté et membre du parlement néerlandais qui a affirmé qu’il ‘soutenait Israël et s’opposait aux forces obscures du terrorisme’. Il a ajouté ; « Nous devons tous soutenir Israël aujourd’hui, demain, toujours’. Le ministère belge des Affaires étrangères a publié un communiqué dans lequel il condamne lui aussi l’attentat à Jérusalem et exprime sa solidarité avec les victimes et leurs familles. Le ministère espagnol des Affaires étrangères a déclaré : « Le gouvernement espagnol dénonce avec force l’attentat lâche à Jérusalem, rejette toute forme de terrorisme et appelle le monde à adopter les mêmes positions ». Enfin, le ministère norvégien des Affaires étrangères a publié une déclaration dans laquelle il indique que ‘la Norvège condamne l’attaque terroriste à Jérusalem et envoie ses condoléances’. Il a ajouté : « Rien ne peut justifier l’usage du terrorisme’. Par Claire Dana-Picard Source: lphinfo.com

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Attaque au camion à Jérusalem: Un attentat au camion bélier Hollande condamne un fait quatre morts à Jérusalem Le conducteur du véhicule a également été tué. Il avait foncé sur un groupe «odieux attentat» de militaires qui descendaient d’un autobus.

Le président de la République François Hollande a condamné « l’odieux attentat » perpétré dimanche à Jérusalem avec un camion par un Palestinien présenté par Israël comme un sympathisant du groupe État islamique (EI), qui a tué quatre soldats israéliens. « La France rappelle son attachement à la sécurité d’Israël et poursuivra sans relâche sa lutte contre le terrorisme », selon un communiqué de l’Élysée. Dans un communiqué distinct, le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a également condamné « avec la plus grande fermeté cette attaque ignoble ». « Dans ce moment douloureux, la France est, comme toujours, solidaire d’Israël », a-t-il ajouté. Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières depuis le début d’une vague de violences entre Israéliens et Palestiniens à l’automne 2015.

israélienne. Quinze soldats ont été blessés, dont un grièvement, d’après les secours.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l’auteur de l’attaque était un sympathisant de l’EI, et a placé l’attentat dans un contexte international et non pas dans celui du conflit israélo-palestinien. « Nous connaissons l’identité de l’assaillant qui, selon toutes les indications, soutient l’Etat islamique », a déclaré Netanyahu selon ses services. « Nous savons que les attentats se succèdent, de la France à Berlin et maintenant à Jérusalem, et il est probable qu’il y ait un lien entre eux », a-t-il dit. 20minutes.fr

« Nous savons que les attentats se succèdent » Le chauffeur du camion, identifié par les médias palestiniens comme un habitant de Jérusalem-Est, a lancé son véhicule contre un groupe de militaires en excursion. Il a été tué par balle sur place, a rapporté la police

Jérusalem : Un camion percute des soldats, la police estime qu’il s’agit d’une « possible attaque terroriste »

Ce dimanche, un camion a foncé sur des piétons à Jérusalem. Le chauffeur aurait été « neutralisé ». Son identité n’a pas été révélée par la police israélienne, mais, à en croire des responsables de la sécurité palestinienne, il s’agirait d’un Palestinien habitant le quartier de Jabal Moukaber à Jérusalem-est, proche des lieux. L’hypothèse de l’accident serait exclue Un porte-parole de la police israélienne a indiqué que les victimes faisaient partie d’un groupe de soldats descendant d’un bus pour se rendre sur un lieu de promenade offrant une belle vue sur la vieille ville. Le conducteur du camion « a foncé avec son véhicule sur eux », a ajouté le porte-parole qui a fait savoir que l’hypothèse de l’accident était exclue « à l’heure actuelle ». Selon la police, il s’agirait d’une « possible

attaque terroriste ». Une série d’attaques au couteau, à l’arme à feu ou à la voiture-bélier, a commencé à l’automne 2015 en Cisjordanie, à Jérusalem et en Israël, et s’est poursuivie avec une intensité moindre ces derniers mois. Depuis le 1er octobre 2015, cette vague de violence a fait de nombreux morts, dont 247 Palestiniens, 40 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, un Érythréen et un Soudanais, selon un décompte de l’AFP. Le drame de ce dimanche est survenu cinq jours après la condamnation d’un jeune soldat israélien, accusé d’avoir achevé un assaillant palestinien blessé. 20minutes.fr

Cinq morts, dont le terroriste, et dix-sept blessés dont trois dans un état critique. Tel est le bilan de l’attentat au camion-bélier qui a frappé dimanche un groupe de soldats en excursion sur la promenade de Talpiot, un «nouveau quartier» de Jérusalem érigé à partir de 1973 sur des terres palestiniennes conquises durant la guerre des Six jours (juin 1967). Les victimes sortaient de leur autocar lorsque le camion a foncé dans le groupe. Il a ensuite fait marche arrière pour écraser ceux qui n’avaient pas été tués lors de son premier passage. Plusieurs cadets d’une école d’officiers se trouvaient à quelques mètres du groupe visé par le camion mais la plupart se sont enfuis en courant. Seuls deux d’entre eux ont ouvert le feu au côté d’un civil, qui a tué le chauffeur avec son arme de poing. Il a ensuite fallu attendre de longues minutes avant que les pompiers ne parviennent à dégager les blessés inconscients bloqués sous le véhicule. «C’est l’attentat le plus grave depuis le début de l’»intifada des couteaux» et ce n’est sans doute pas le dernier du genre», affirme le chroniqueur judiciaire Moshé Nussbaum, l’un des premiers présents sur place. Signe de l’importance de cette attaque : Benyamin Nétanyahou et son ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, se sont rapidement rendus sur place avant de participer plus tard dans la soirée à une réunion d’urgence du cabinet restreint de sécurité. Ces dernières semaines, le Shabak (la Sûreté générale israélienne) avait enregistré une certaine accalmie sur le terrain. Mais ce calme était trompeur. Parce que les Palestiniens s’attendent au pire avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, dont plusieurs conseillers sont directement liés à la colonisation des territoires occupés. Et parce qu’ils savent que les faucons du gouvernement Nétanyahou attendent avec l’impatience l’arrivée du nouveau président à la Maison Blanche pour lancer le processus d’annexion de certaines parties de la Cisjor-

danie. Les mêmes espèrent d’ailleurs que Trump ordonnera rapidement le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem, laquelle n’est pas internationalement reconnue comme la «capitale éternelle d’Israël». Un geste qui «plongerait la région dans le chaos», selon le président palestinien Mahmoud Abbas. Village à flanc de colline Quoiqu’il en soit, les services de sécurité de l’Etat hébreu ont été surpris par l’attentat de dimanche. Ils ont donc immédiatement renforcé le niveau d’alerte sur l’ensemble de la ville, car la tuerie de dimanche pourrait entraîner des actes de vengeance qui déclencheraient à leur tour une nouvelle spirale de violence. Pour ce que l’on en sait, malgré la censure imposée par la police israélienne, l’auteur de l’attentat se nomme Fadi Ahmad Al Qunkar. Agé de 28 ans, marié et père de plusieurs enfants, il était connu du Shabak pour des activités politiques hostiles à l’occupation mais il n’était pas considéré comme un militant. Encore moins comme un terroriste. La famille Al Qunkar réside à Jabel Moukhaber, un village englobé dans le «Grand Jérusalem» en 1967 et situé à quelques centaines de mètres à peine de la scène de l’attentat. Or, ces dernières années, la plupart des grandes attaques à la voiture bélier ou à la pelleteuse ont été lancées par des habitants de ce village agrippé au flanc d’une colline et traversé par une petite route sinueuse très fréquentée. Un hasard ? De son intégration forcée dans le «Grand Jérusalem » dès juin 1967 jusqu’au début des années 2000, la population de Jabel Moukhaber était plutôt calme, même si le Fatah et le FPLP y ont toujours été actifs. En résumé, elle tenait en silence son rôle de réservoir de main-d’œuvre sous-payée pour les restaurants, les entreprises de transport et les chantiers de Jérusalem-Ouest (la partie juive de la ville). Liberation.fr


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Israël privatise les festivités La liste des Grands disparus de 2016. Wiesel, Péres, Cohen... de son 70e anniversaire De Léonard Cohen, Elie Wiesel, Shimon Péres, David Bowie à Mohamed Ali ou Fidel Castro, voici quelques grands disparus de 2016 sélectionnés par l’AFP.

En mai 2018, Israël fêtera les 70 ans de son indépendance ; curieusement, le gouvernement lance un appel à dons pour financer les festivités. 70 ans est un âge mûr pour prendre de bonnes décisions. Mais la mesure adoptée dimanche en conseil des Ministres paraîtra bien déplacée à de nombreux Israéliens : les festivités du 70e anniversaire de la création d’Israël seront financées par des donateurs privés et non par le budget de l’État. À l’heure où le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est l’objet d’une enquête de police pour avoir perçu des cadeaux illégaux, il semble ironique de permettre à des dons privés de financer une commémoration publique; en Israël, la collusion entre hommes d’affaires et représentants de l’Etat est source de corruption. LOGIQUE LIBÉRALE On sait qu’en Israël, la logique libérale est de rigueur depuis une décennie : l’État se garde d’intervenir le moins possible dans la vie économique, privilégiant l’initiative privée. D’où une politique de privatisation, de réduction des dépenses publiques et de baisse de l’impôt, ce qui laisse la voie libre aux investisseurs privés. Or la logique libérale en Israël ne semble plus avoir de limite. Le gouvernement israélien propose aujourd’hui de se dessaisir d’un des symboles les plus importants du patriotisme israélien : la commémoration de la fête nationale. Certes, Israël entend fêter comme il se doit le soixante-dixième anniversaire de son indépendance. Créé le 14 mai 1948, l’Etat juif célèbrera de l’année prochaine l’anniversaire qui correspondra au chiffre rond de 70. ÉTAT MAJOR DES 70 ANS Pour ne pas être pris de court, le gouvernement israélien a décidé de prendre les devants : il vient de mettre en place un « état-major des célébrations du 70e anniversaire de l’État d’Israël ». Un an à l’avance n’est pas de trop pour préparer les différentes célébrations officielles qui s’accompagneront sans doute de spectacles et autres cérémonies fastueuses.

Cet état-major sera mis en place et dirigé par le ministère de la Culture et des Sports. Son objectif officiel est de préparer des « évènements officiels qui marqueront le 70e jour de l’indépendance et qui symboliseront les défis et les succès d’Israël en tant qu’État juif et démocratique depuis sa création ». 1,2 MILLION D’EUROS DE DONS Un premier budget de 5 millions de shekels est débloqué pour les dépenses immédiates. Les fonds seront prélevés sur le budget du ministère de la Culture et des Sports, mais à titre de prêt : « le financement intermédiaire sera remboursé au ministère à partir des dons collectés » indique la décision gouvernementale. Ce n’est donc pas le gouvernement israélien qui financera les célébrations officielles du 70eme Jour de l’Indépendance : ce sont des donateurs privés. « En raison des coupes prévues dans le budget de l’État, le Premier ministre a proposé que le budget soit financé par l’intermédiaire de dons », indique le texte soumis au dernier conseil des Ministres. PRIVATISATION RAMPANTE Autrement dit, le gouvernement dirigé par Benyamin Netanyahou n’a pas jugé bon d’investir des fonds publics dans un évènement public ; logique libérale oblige, c’est le secteur privé qui sera mis à contribution. C’est pourquoi, la décision prise en conseil des Ministres autorise le ministère de la Culture et des Sports à « examiner et autoriser la levée et la réception de dons, en Israël et dans le monde » Cette privatisation rampante peut surprendre : à l’heure où la Knesset a voté le budget de l’État pour 2017 et 2018, on a du mal à comprendre pourquoi il n’a pas été possible de dégager 5 millions de shekels pour les festivités du 70e anniversaire. Sur un budget total de 460 milliards de shekels en 2018, seulement 0,001% aurait suffi au gouvernement pour fêter dignement un évènement d’ampleur nationale. Jacques Bendelac (Jérusalem)

JANVIER 5: PIERRE BOULEZ, 90 ans, compositeur et chef d’orchestre français à la pointe d’une avant-garde musicale saluée dans le monde entier. 7: ANDRE COURREGES, 92 ans, couturier français qui a symbolisé la révolution vestimentaire des années 1960 entre mini-robes, petites bottes blanches et style futuriste. 10: DAVID BOWIE, star britannique du rock et icône de la pop culture, meurt à 69 ans des suites d’un cancer, deux jours après la sortie de son 25e album. 14: ALAN RICKMAN, 69 ans, acteur britannique, spécialiste des rôles de méchant, et interprète notamment du professeur Rogue dans la saga Harry Potter. 18: MICHEL TOURNIER, 91 ans, écrivain français, auteur de “Vendredi” et du “Roi des Aulnes”. 19: ETTORE SCOLA, 84 ans, réalisateur italien à qui l’on doit des chefs-d’oeuvre comme “Une journée particulière” ou “Nous nous sommes tant aimés”. FEVRIER 16: BOUTROS BOUTROS-GHALI, 93 ans, diplomate égyptien, ancien secrétaire général des Nations Unies (1992-1996). 17: ANDRZEJ ZULAWSKI, 75 ans, cinéaste polonais novateur et controversé, réalisateur notamment de “L’amour braque”. 19: HARPER LEE, 89 ans, auteur américaine de “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur”. 19: UMBERTO ECO, 84 ans, écrivain et philosophe italien, auteur du célèbre roman “Le Nom de la rose”. MARS 6: NANCY REAGAN, 94 ans, ex-Première dame américaine (1981-89), influente conseillère de son mari le président Ronald Reagan. 8: GEORGE MARTIN, 90 ans, producteur britannique des Beatles surnommé “le cinquième Beatle”. 24: JOHAN CRUYFF, 68 ans, footballeur néerlandais du grand Ajax Amsterdam des années 1970, considéré comme l’un des meilleurs joueurs de l’histoire. 26: JIM HARRISON, 78 ans, écrivain américain, auteur de nouvelles et poèmes dont les mélodramatiques “Légendes d’automne”. 31: IMRE KERTESZ, 86 ans, écrivain hongrois, auteur de “Être sans destin” et lauréat du prix Nobel de littérature en 2002. AVRIL 21: PRINCE, 57 ans, chanteur américain, musicien de génie, dandy et bête de scène, qui a marqué des générations de fans avec des tubes comme “Purple Rain”, “Girls &

Boys” ou “Kiss”. 24: PAPA WEMBA, 66 ans, chanteur, roi de la rumba congolaise.

JUIN 3: MOHAMED ALI, 74 ans, légende américaine de la boxe, triple champion du monde des lourds. JUILLET 2: ELIE WIESEL, 87 ans, écrivain juif américain, prix Nobel de la paix et rescapé de la Shoah. 2: MICHAEL CIMINO, 77 ans, réalisateur américain, auteur notamment de “The Deer Hunter” (“Voyage au bout de l’enfer”, 1978) sur la guerre du Vietnam. 4: ABBAS KIAROSTAMI, 76 ans, réalisateur iranien, Palme d’or du festival de Cannes en 1997 pour “Le goût de la cerise”. SEPTEMBRE 2: ISLAM KARIMOV, 78 ans, président de l’Ouzbékistan depuis l’indépendance de cet ex-République soviétique en 1991. 28: SHIMON PERES, 93 ans, un des pères fondateurs d’Israël, ancien président et prix Nobel de la paix 1994 près la signature des accords d’Oslo qui ont jeté les bases d’une autonomie palestinienne. OCTOBRE 9: ANDRZEJ WAJDA, 90 ans, cinéaste polonais, chantre de la difficile histoire de son pays, Palme d’Or à Cannes en 1981 pour “L’homme de fer”. 13: BHUMIBOL ADULYADEJ, 88 ans, roi de Thaïlande, plus vieux monarque en exercice. 13: DARIO FO, 90 ans, écrivain et acteur italien, prix Nobel de littérature en 1997. NOVEMBRE 7: LEONARD COHEN, 82 ans, musicien canadien, poète mélancolique et symbole de la génération d’après-68. 25: FIDEL CASTRO, 90 ans, père de la Révolution cubaine, qui a tenu son île d’une main de fer et défié la superpuissance américaine pendant plus d’un demi-siècle. DECEMBRE 8: JOHN GLENN, 95 ans, astronaute américain et premier Américain à effectuer un vol orbital autour de la Terre en 1962. 20: MICHELE MORGAN, 96 ans, l’une des plus grandes actrices françaises du XXe siècle et première lauréate du prix d’interprétation féminine à Cannes en 1946. 25: GEORGE MICHAEL, 53 ans, chanteur britannique et icône pop des années 80 rendu célèbre par le tandem “Wham!” 27: CARRIE FISHER, 60 ans, actrice américaine et inoubliable princesse Leïa dans “Star Wars”. 28: DEBBIE REYNOLDS, 84 ans, vedette de l’âge d’or d’Hollywood révélée par “Chantons sous la pluie”, décédée quelques heures après sa fille, Carrie Fisher. Source: AFP (Copyrights)


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Salon Jour J, 12ème édition : le plein de nouveautés !

L’année dernière avait signé une première pour le salon Jour J : traditionnellement organisé en novembre, il avait dû être décalé à janvier, à cause des tragiques attentats. Réussite incontestable, ce salon de janvier a donné envie aux organisateurs de le maintenir à cette date pour 2017. Et d’en faire un autre grand succès ! peut faire aussi bien qu’eux, souligne, dans un sourire, Yohan Azoulay, membre de l’équipe Jour J. « C’est ce que tentera de montrer le jeune David Hababou ! » La nouvelle coqueluche de la scène franco-israélienne viendra, de fait, honorer le salon Jour J d’un petit récital exclusif de chants traditionnels hébraïques revisités !

Le secret de Jour J pour créer l’événement chaque année : la créativité et la convivialité ! Katy Sayada, directrice du salon et du guide Jour J nous le disait l’an dernier : « Tous nos partenaires, prestataires et clients ont accepté de bonne grâce de nous suivre aux docks Pullman, après l’annulation subite de novembre. Leur soutien, leur solidarité nous a portés et nous avons uni nos forces pour faire de ce salon de janvier une réussite formidable ! » Et réussi, il le fut ! Convivial, festif, cet événement avait permis, par une très froide journée d’hiver, à tous ceux qui voulaient préparer des festivités de venir faire leur sélection de prestataires parmi les meilleurs sélectionnés. Le guide jour J, référence en la matière depuis près de 15 ans, avait inauguré, en 2016, une édition israélienne. C’est donc un salon paré de bleu et de blanc qui s’est organisé en janvier : « Devant l’afflux des Français en Israël, les prestataires israéliens ont compris l’intérêt de venir, ici, à Paris, à la rencontre de la clientèle. Certains vivent ici mais veulent organiser leur fête en Israël. D’autres vivent entre les deux pays. Les synergies sont de plus en plus nombreuses et porteuses pour l’activité commerciale liée aux festivités ! », précise encore Katy Sayada. Cette année, la tendance se confirme, avec une nouveauté : « on aime faire venir les Israéliens, mais aussi leur montrer qu’on

Cette année 2017 placera également jour J sous le signe de l’élégance et de l’exclusivité : « la clientèle est en recherche de qualité, de charme. Elle veut des décorations pleines de grâce, une signature qui fasse de chaque réception un moment authentique, privé. Fini donc les grandes fiestas impersonnelles. Au menu, du sur-mesure et de l’ultra-personnalisation. », explique encore Yohan. Des soucis en moins aussi : « Une partie de notre public veut aussi et surtout pouvoir se reposer en toute confiance sur des prestataires triés sur le volet qui sachent travailler dans la confiance et en toute autonomie », remarque Katy Sayada, directrice du salon. En somme, des prestataires à qui l’on peut confier tout ou partie de l’organisation d’une fête et ne plus s’en soucier ! « La formule clé en main fait de plus en plus recette : les clients sont parfois perdus. Par manque de temps, ils préfèrent se reposer sur des event managers aussi efficaces qu’organisés !, note aussi Sigalit Seksik-Sitbon, membre vital de la team Jour J. Mais ce qui fait immanquablement recette, c’est la joie et l’envie de faire la fête : « Au salon jour J, les prestataires viennent montrer leur talent, certes, pour que le public puisse les connaître et les sélectionner. Mais ils viennent surtout partager, le temps d’une journée, un vrai moment de convivialité ! » Alors que vous ayez un bonheur à fêter, une célébration à organiser ou juste envie de réchauffer votre dimanche 22 janvier, venez ! Joie, rire et plaisir assurés ! Salon Jour J 12ème édition, le 22 janvier 2017 à partir de 10 heures aux Docks Pullman, 43-45 avenue Victor Hugo, 93300 Aubervilliers. Infos et réservations : 06 68 75 46 26 / 01 48 35 23 32 Entrée 7 euros. Parking gratuit.


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« Il est plus sur d’être craint que d’être aimé » Machiavel C’est une déferlante de haine, un dépotoir d’insanités et de mensonges sur Israël, s’en suit tous les qualificatifs employés pour « détruire moralement » la seule identité démocratique au Moyen Orient. Je suis effrayé quand un prétendant à la primaire socialiste, en l’occurrence Benoit Hamon, pas le plus subtil de la nouvelle classe politique s’écartant du programme France qu’il doit défendre, parle du conflit Israélo Palestinien comme si c’était le sujet principal de la primaire « si je suis président, je créerai un état palestinien », qu’est ce que cela vient il faire dans l’espace social français.

Israël coupe $6 millions de financement destinés à l’ONU “Il est inacceptable de continuer à contribuer au financement d’organisations anti-israéliennes” (Danon) Le gouvernement israélien a annoncé vendredi qu’il comptait réduire son financement à l’ONU de six millions de dollars (près de 5.7 millions d’euros) pour l’année 2017, en représailles contre la résolution 2334 adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies condamnant la construction des implantations israéliennes en Cisjordanie. Quelques heures après l’adoption de la résolution votée le 23 décembre exhortant Israël à “cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est”, affirmant par ailleurs que “les colonies israéliennes n’ont pas de valeur juridique” et sont “dangereuses pour la viabilité d’une solution à deux Etats”, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait ordonné “une série de mesures diplomatiques”. Il a notamment demandé au ministère des Affaires étrangères de cesser de financer cinq organismes parrainés par l’ONU en soutien aux Palestiniens. Il s’agit d’instituts chargés d’organiser des conférences et des séminaires à travers le monde sur la question palestinienne, d’établir des relations avec des organisations non-gouvernementales, d’émettre des rapports liés à Israël, et de diffuser des informations auprès des journalistes sous le parrainage officiel des Nations Unies. Parmi ces organismes se trouvent la Division des droits des Palestiniens du Département des affaires politiques, qui fournit un appui fonctionnel au Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, ainsi que le Comité spécial des Nations Unies chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien.

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“Il est inacceptable pour Israël de continuer à contribuer au financement d’organisations anti-israéliennes et parrainées par l’ONU”, a dénoncé Danny Danon, l’ambassadeur d’Israël auprès des Nations Unies. “Cette situation absurde où L’ONU finance des organismes dont le seul but est l’incitation à la haine et la propagande anti-israélienne doit cesser «, a-t-il martelé. “Il est temps que les choses changent de manière radicale au sein de l’ONU, pour qu’elle puisse servir les intérêts pour lesquels elle a été établie, et qu’elle cesse d’être une plate-forme visant à ridiculiser Israël de manière obsessive”, a-t-il ajouté. L’ambassade d’Israël auprès de l’ONU a également fait savoir que cette réduction de financement de six millions de dollars sur une somme totale annuelle d’environ 40 millions ne représentait que le début d’une série de mesures envisagées en représailles à l’adoption de la résolution 2334. Par ailleurs, la Chambre des représentants des Etats-Unis a condamné jeudi à une large majorité la motion votée au Conseil de sécurité de l’ONU. La résolution onusienne, adoptée le 23 décembre, avait pu être adoptée grâce à l’abstention des Etats-Unis, sur ordre de Barack Obama. “Ce gouvernement a abandonné notre allié Israël, quand il avait le plus besoin de nous”, a lancé à la tribune Paul Ryan, président de la Chambre. Source: i24news

Il annonce cela simplement, une évidence s’adressant à un auditoire passif de millions de téléspectateurs. Une phrase qui n’est pas sans dommage pour l’image d’Israël, placée dans un rôle de colonisateur, en France cette connotation est culpabilisante. Une condamnation implicite de l’état d’Israël à la veille de la grande conférence pour la paix à Paris. Il y a le chômage, la sécurité, le terrorisme et le reste, tant sont nombreux les points de divergences d’une France qui s’enfonce dans un repli identitaire et au nom d’une suffisance humaniste s’invente une nouvelle société en censurant pour ne pas offenser le monde musulman que l’on stigmatise trop pour quelques radicaux en mal de sensations criminelles. Il décrète, s’il est élu d’être en faveur d’un état Palestinien. Cela est il si important d’en faire une profession de foi. La société française en ébullition et qui ne croit plus en ces politiques ringards qui vendraient leurs mères pour être élu. Et, oui, cette dramaturgie se poursuit avec les propos insensés de Vincent Peillon , candidat à la primaire du PS, juif de surcroit, un pédigrée profondément juif, si on lit sa biographie, grand père grand Rabbin, je n’entre pas dans le détail, et qui se permet de dire lors d’une interview le 3 janvier sur la 2 « compare le sort des musulmans vivant en France à celui des juifs pendant l’occupation » en dénonçant tant qu’on y est « le fascisme rampant » du FN. On aura tout entendu, sans rougir et cette figure du philosophe bien pensant, ex ministre de l’éducation nationale, bien sous tout rapport style « BCBG ». En perspective, une polémique ! Comment digérer une telle infamie, un tel mensonge ? Comment notre leadership bien à mal déjà d’assumer son écoute va-t-il réagir? Cette outrance, serait elle un moment d’égarement verbal, parti sur une pensée, bifurquant dans une continuité inconsciente, une absence d’esprit ou le fond d’une pensée moins contrôlée, ce n’est pas impossible ! « Il aurait répondu au CRIF, il faisait chaud dans le studio d’Europe n°1, des platitudes émotionnelles, il y avait longtemps qu’il n’était plus présent sur les plateaux etc, du blablatage. Reste une ou deux questions. Qui de ses concurrents s’est insurgé de ces propos ? Qui a élevé la voix pour dénoncer cette dérive sémantique ? Cela en dit long sur ce qui attend les français, juifs, chrétiens et

autres croyants, dévoyé le principe de laïcité, trahir l’histoire . Une fois de plus, à ce scandale des mots, cette compromission politique afin de s’approprier un électorat absent du débat mais qui en forme la trame par son nombre. A force de taire les vérités ou la vérité on n’a l’impression que nous sommes dans une démocratie gérant deux sociétés antagonistes, à défaut des partis politiques. Le silence, je voudrai dire « un silence hurlant » qui fracasse les consciences et entretient une colère populaire prête à exploser : mais si on parlait juste, si on avait le droit de le crier sans pour autant être considérer comme un « populiste » « un raciste » mais être un citoyen lambda tout à fait banal, entend on de cette société critiquée, des manifestants porteurs de la voix des rues contre le rejet de ces radicaux islamistes ? Comme un parfum qui enfume les esprits, la loi de la peur, pourquoi ne le dit on pas ? Ne pas se leurrer, c’est de l’opportunisme, une polémique qui prolongera le discours des meetings, l’islamo gauchiste en aparté mais qui perturbe nos racines, une excuse encore une qui permet à tous de se déculpabiliser d’une sémantique électoraliste ou l’on peut dire tout ce qu’on le veut sans s’en tenir à la seule vérité. On oublie tout, c’est pathétique pour ne pas dire odieux tout ce qui se dit sur Israël, en fait, c’est une partie de ping pong qui s’établit entre les mauvaises questions et les excuses. Israël est sur la sellette, ce fut l’année anti Israël tant par les deux votes à l’UNESCO et celui du Conseil de Sécurité de l’ONU et nous avons en final pour ce 15 janvier, une «énième conférence de paix à Paris, 70 pays participants à cette farce diplomatique. A cinq jours de l’entrée en fonction de Trump, Barak Obama tire sa dernière cartouche, sera t’elle mortelle dans la lignée de son véto ? Trahir la meilleure représentation démocratique du Moyen Orient, un allié de pensée et de cœur ? A craindre François Hollande, président déchu qui n’a plus que les affaires étrangères pour redorer son blason présidentiel et laisser une place dans l’histoire ? J’avais lu en son temps, « le quai d’Orsay pratique un pogrom diplomatique », on peut croire à mon avis ce qui parait une évidence non subjective que « l’ONU est colonisée par les pro arabes et les arabes ». Ne dit on pas qu’en diplomatie ce n’est pas l’idéologie mais le réalisme qui plaide en faveur d’une solution, en l’occurrence cela n’a pas été prouvé pour le conflit Israélo palestinien. Bernard Korn Brzoza


À LA UNE

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$98.361 Milliards de réserves en monnaie étrangère

Israël dans le Top 10 des destinations touristiques 2017 du Harper’s Bazaar

Wouaw ! Le célèbre magazine américain Harper’s Bazaar a publié ce week-end sa liste des 17 destinations touristiques préférées en 2017 composée par des experts de l’industrie du tourisme. Au huitième rang, et oui, se trouve Israël.

Record inégalé depuis la création de l’ Etat d’Israël. Les réserves de monnaie d’Israël étaient de $98, 361 Milliards le 31/12/2016. Selon ouvrir un compte bancaire en israel. com :»Selon un rapport de la Banque Centrale d’Israël, les réserves de devises étrangères d’Israël se chiffraient à 90,6 milliards de dollars à la fin de 2015, dépassant les 90 milliards de dollars pour la première fois. Les réserves de devises d’Israël ont augmenté d’un total de 1,8 milliard de dollars en Décembre 2015. La principale cause de l’augmentation de Décembre était l’achat de 1,38 milliards de dollars de devises par la Banque Centrale d’Israël , dont 515 milliards de dollars qui faisaient partie du plan d’achat visant à compenser l’effet sur les taux de change de la production de gaz naturel en Israël. Parmi les autres facteurs qui influencèrent l’augmentation de devises, il y a le transfert par le gouvernement de 71 millions de dollars de l’étranger ainsi qu’une réévaluation du solde des devises de 403 millions de dollars. Cette augmentation a été partiellement compensée par 53 millions de dollars en transferts par le secteur privé. Les réserves de devises étrangères d’Israel ont augmenté de 4,5 millliards de dollars en 2015». LE PLUS. Les réserves de change sont des avoirs en devises étrangères et en or détenues par une banque centrale. Elles prennent généralement la forme de bons et obligations du Trésor d’États étrangers, ce qui permet à ces réserves de rapporter un intérêt. Elles sont utilisées par les autorités monétaires pour réguler les taux de change. Depuis la seconde guerre mondiale, la monnaie de réserve la plus importante est le dollar US.

Au 31 décembre 1995, le dollar US représentait 59,0 % des réserves de change en devises allouées dans le monde. Le mark allemand en représentait 15,8 %, le yen 6,8 %, le franc français 2,4 %, la livre sterling 2,1 % et le franc suisse 0,3 %. Les 13,6 % restants se répartissaient entre d’autres monnaies.

En première place, la Nouvelle-Zélande avec ses plages magnifiques. A la seconde place, le Canada, qui célèbre cette année ses 150 ans depuis sa création. En dernière place du trio gagnant, la Finlande, resplendissante de beauté naturelle. Comme noté, Israël a été classé huitième sur la liste, après une quatrième place pour Pittsburgh en Pennsylvanie, une cinquième pour le Portugal, une sixième pour le Triangle d’Or en Inde et une septième pour le Rwanda, le pays des mille collines.

À la fin du premier trimestre 1999, l’euro représentait 18,1 % des réserves de change allouées dans le monde. Cette part allait se réduire jusqu’à 17,0 % à la fin du troisième trimestre 2000 puis croître jusqu’à 27,9 % à la fin du troisième trimestre 2009. La part du dollar US, qui s’était accrue jusqu’à 72,7 % des réserves de change allouées dans le monde à la mi-2008, s’est ensuite réduite. La part du yen se réduisait de 6,8 % fin 1995 à 2,7 % fin du troisième trimestre 2007 avant de se redresser partiellement (3,8 % fin mars 2011), tandis que la part de la livre sterling s’accroissait quelque peu, de 2,1 % à la fin 1995 à 4,1 % fin mars 2011.

Le magazine conseille aux touristes fraîchement débarqués en Israël de commencer leur visite par Tel Aviv mais d’explorer aussi tout le pays.

Au 31 mars 2011, le dollar US représentait 60,7 % des réserves de change en devises allouées dans le monde contre 61,5 % trois mois plus tôt. L’euro constituait 26,6 % des réserves allouées contre 26,1 % trois mois plus tôt. Fin mars 2011 la part du dollar dans les réserves allouées en devises des États était au plus bas depuis fin 1996.

Un voyage en Israël reste incomplet sans une visite du Kotel. Et quand vous êtes dans la ville, profitez de la nourriture. A ne pas

Toutefois ces chiffres sont à relativiser très fortement dans la mesure où la Chine refuse de divulguer la répartition de ses réserves de change, et dans la mesure où la part des réserves non allouées s’est fortement accrue depuis 2001 pour représenter fin 2010 plus de 45 % des réserves totales dans le monde. Les réserves non allouées, par définition, sont valorisées par une banque centrale en dollar US quelles que soient leurs devises réelles d’origine.

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« Ce serait une regrettable erreur de peindre cet Etat, certes complexe d’un point de vue politique, aux couleurs de la guerre. Ne vous méprenez pas, il est impossible d’ignorer les dynamiques culturelles et culinaires phénoménales, les sites historiques, les plages et les hôtels impressionnants», écrit le magazine qui continue en ajoutant : « Faites le tour des marchés et des sites historiques de Jérusalem.

manquer, l’atmosphère dynamique et délicieuse de Mahane Yehouda». “Ensuite, en route pour l’aventure ! Partez pour le Nord sur les sentiers de randonnée des hauteurs du Golan, à pieds ou en Jeep. Explorez les merveilles culinaires, l’artisanat et la culture de Tel Aviv-Yaffo, les plus célèbres centres de spa de la mer Morte dans le désert ou descendez vers les plages d’Eilat. Ne vous inquiétez pas des diverses expériences que ce pays a à offrir: vous aurez envie d’y rester une semaine ou deux pour absorber tout cela, bien que sa taille soit équivalente à celle du New Jersey». Pour les hôtels, le magazine recommande l’Hôtel King David à Jérusalem et l’Hôtel boutique Norman à Tel Aviv, qui redéfinit style et culture détente. L’Hôtel Efendi à Akko mérite une visite car il donne le sentiment d’intégrer les styles marocains, latin authentique et israélien. Le Bereshit Hôtel est recommandé dans le désert Mitzpe Ramon. Dans la prestigieuse liste, après Israël apparaît Cape Town en Afrique du Sud. A la dixième place, Varsovie en Pologne. Les destinations suivantes sont l’île de Madagascar, le Japon, la Colombie, Sanya Beach en Chine, l’Ecosse, le Vietnam. La liste se referme sur Asheville, en Caroline du Nord. Par Judith Douillet Source Israel HaYom Source: Alliance


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« J’en étais sûr ! » : l’étonnant succès des prédictions a posteriori. Avec l’Université hébraïque de Jérusalem

Pour plusieurs commentateurs, les surprises de l’actualité politique récente n’en étaient pas. Mais ce sont des jugements a posteriori, faussés par le biais de rétrospection. Le monde est devenu déconcertant ces derniers temps, ce ne sont pas les responsables des instituts de sondages qui vous diront le contraire : Brexit, élection de Donald Trump aux États-Unis, victoire de François Fillon à la primaire de la droite en France… L’imprédictibilité des phénomènes sociaux n’aura jamais été aussi tangible. Bizarrement, on trouve de nombreux éditorialistes de réseaux sociaux qui ne paraissent pas si surpris que cela. Tout leur paraît assez logique a posteriori, ce qui illustre la malicieuse remarque du célèbre physicien

danois Niels Bohr : « La prédiction est un exercice très compliqué, particulièrement lorsqu’elle porte sur le futur. » En effet, pour prolonger l’idée de Bohr, les prédictions assurées du plus grand succès sont celles qui sont faites après les événements. Il serait un peu cruel de remonter le fil de la publication de ces éditorialistes d’Internet pour voir si leurs éventuels commentaires révélaient réellement leur prémonition des événements. Cruel, mais sans doute intéressant. C’est justement une expérience de ce genre qu’ont réalisée deux psychologues de l’université hébraïque de Jérusalem, Baruch Fischhoff et Ruth Beyth, bien avant l’existence de Facebook ou Twitter puisque leur article a été publié en 1975. Quelques années auparavant, le président

des États-Unis, Richard Nixon, s’apprêtait à faire une visite historique en Union soviétique et en Chine. Cette rencontre au sommet pouvait susciter bien des spéculations : Mao Tsé-toung accepterait-il de rencontrer le président des États-Unis ? Ceux-ci reconnaîtraient-ils officiellement la Chine communiste ? Les décennies de guerre froide allaient-elles permettre aux deux blocs de passer des accords ? Pour toutes ces questions, les deux psychologues ont demandé aux sujets de l’expérience d’assigner une probabilité, par exemple : « À votre avis, quel pourcentage de chances Nixon a-t-il de rencontrer véritablement le leader de la Chine ? » Après la rencontre historique effectivement réalisée, les psychologues revinrent vers ceux qui avaient accepté de se prêter au jeu de la prédiction et les interrogèrent sur l’exactitude de leur pronostic. Les résultats obtenus sont amusants. Les sujets de l’expérience avaient tendance à nettement surestimer la probabilité qu’ils avaient attribuée à un événement qui s’était effectivement produit, tandis qu’ils minoraient beaucoup celle qu’ils avaient attribuée à un événement possible mais qui, lui, ne s’était pas réalisé. De façon générale, ils exagéraient franchement l’exactitude de leur prévision. Des expériences de ce type ont été repro-

duites plusieurs fois à propos d’événements qui ont marqué l’opinion (comme la destitution possible de Bill Clinton, alors président des États-Unis, dans l’affaire Monica Lewinsky). Ce biais rétrospectif qui nous assure que nous avons une bonne intuition des choses pourrait n’avoir qu’une incidence anecdotique sur nos vies. Cependant, il peut aussi, et c’est plus incommode, nous conduire à mal évaluer une décision politique, par exemple. On reproche facilement à un personnage politique d’avoir pris une décision qui, au moment en question, était justifiée, mais qui a eu de mauvais résultats. Inversement, on le gratifie rarement d’une reconnaissance pour une décision qui a eu des conséquences heureuses, mais dont la pertinence ne sautait pas aux yeux à l’époque où elle a été prise. Ainsi, ce biais révèle que nous oublions facilement les conditions initiales et l’univers de possibles difficile à prédire qui enserre généralement les décisions publiques. Notre jugement a posteriori peut facilement être injuste, car nous focalisons notre attention sur les conséquences qu’a engendrées une décision plutôt que sur les conditions probabilistes réelles qui y ont présidé. Par Gérald Bronner Source: Pour la science


SÉCURITÉ

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El Al inaugure un nouveau simulateur de vol pour Boeing 737 El Al a organisé mardi une cérémonie d’inauguration de son nouveau simulateur de vol pour Boeing 737, le premier de son genre en Israël. Le nouveau simulateur sera utilisé pour former les pilotes de la compagnie El Al. Le simulateur est équipé d’un véritable cockpit de Boeing 737, il affiche des images prises lors de vols réels en simulant les bruits du moteur. Tous les systèmes et les ordinateurs se comportent exactement comme dans un avion. Le simulateur propose des destinations desservies par El Al comme Londres, Paris, Rome, Berlin, Amsterdam, et bien d’autres encore.

Il simule le décollage et l’atterrissage, le roulage entre les différents bâtiments de l’aéroport et vers et depuis les pistes, ainsi que diverses situations d’urgence. Jusqu’à présent, toutes les formations étaient effectuées à l’étranger. Avec ce nouveau simulateur, les pilotes seront en mesure de faire la majeure partie de leur formation en Israël. La cérémonie d’inauguration a été accompagné par l’apposition d’une Mezouza sur le nouveau site de El Al à Or Yehuda. Par David ILLOUZ Source: Koide9enisrael

Après Nice et Berlin, Jérusalem Quatre soldats israéliens ont été tués dans une attaque au camion à Jérusalem. Le Premier ministre pointe un lien entre le suspect, un Palestinien, et le groupe terroriste État islamique. Le quotidien The Jerusalem Post s’interroge sur cette thèse.

Un avion Présidentiel équipé du système anti-missile de Elta Systems

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le président israélien Reouven Rivlin voleront sur le «Air Force One» israélien dès cet été dans leurs futurs déplacements à l’étranger. L’avion a coûté plus de 70 millions de dollars, il est entre les mains des ingénieurs d’Israel Aerospace Industries depuis l’été 2016.

gnies aériennes d’Israël et notamment El Al, sur des vols commerciaux pourront dès cette année jouir comme les présidents français ou américain d’un avion présidentiel qui sera équipé du système « Flight Guard » anti-missile de Elta Systems conçu pour protéger les avions contre les missiles pendant le décollage et l’atterrissage.

Les dirigeants israéliens qui se sont jusqu’à présent déplacés en empruntant les compa-

Source: Tel Avivre

La violence à fait son retour à Jérusalem. Quatre soldats israéliens ont été tués dimanche 8 janvier lorsqu’un Palestinien a lancé son camion contre un groupe de militaires en excursion dans la ville sainte. Le véhicule a foncé sur le groupe de militaires dans un site touristique du sud de Jérusalem, sur la promenade Sherover Haas. Il a également fait 17 blessés. L’assaillant a été abattu. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou, lui, a établi un lien entre l’attaquant et l’organisation djihadiste État islamique en affirmant que le Palestinien était un sympathisant de l’EI. Reprenant ce raisonnement, The Jerusalem Post titre ce lundi 9 janvier : “De Nice à Berlin, à Jérusalem” et s’efforce d’en savoir plus sur les liens potentiels entre des Palestiniens et le groupe terroriste. D’abord, une statistique : depuis 2015, rapporte le quotidien anglophone, des attaquants palestiniens ont tué 40 Israéliens. Au moins 230 Palestiniens ont trouvé la mort sous le feu de soldats israéliens. Daech, le McDonald’s du terrorisme Dans le passé déjà, “les Palestiniens ont utilisé des voitures, des camions, des bus et même des tracteurs pour mettre en œuvre des attaques contre des Israéliens. Mais,

face à l’utilisation régulière de camions par l’État islamique ou Al-Qaida pour perpétrer leurs attentats meurtriers, cet attentat à Jérusalem rappelle ceux perpétrés en Europe cette année.” Cependant, “le soutien des Palestiniens à Daech est sur le déclin”, rapporte le journal qui a interrogé Orit Perlov, de l’Institut de Sécurité nationale à Tel-Aviv. De 14 % en 2014-2015, il est tombé à 8 % en 2016, affirmé la chercheuse : Le fait qu’il existe de nombreux sympathisants de Daech ne signifie pas qu’il y ait un lien direct avec le groupe. Rappelons-nous que l’État islamique est comme le McDonald’s [du terrorisme], c’est la marque à laquelle vous voudriez être assimilé aujourd’hui si vous perpétrez une attaque terroriste.” Un phénomène en pleine ascension à une époque où la popularité du Hamas est en chute, précise la chercheuse. Le Hamas, lui, n’a pas revendiqué l’attentat mais l’a qualifié d’héroïque, rapporte le quotidien. Commentaire d’Orit Perlov : “Chaque organisation terroriste voudrait revendiquer une telle attaque dans le but de rester importante.”


SÉCURITÉ

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L’affaire du soldat Eleor Azaria ou la fragilité de l’État de droit

Le procès du soldat israélien reconnu coupable du meurtre d’un Palestinien blessé a pris en Israël une dimension symbolique et surtout politique. À Tel-Aviv, dans la salle du tribunal militaire, les trois juges viennent tout juste de condamner pour homicide le soldat Eleor Azaria, qui a achevé un assaillant palestinien blessé et à terre. Un de ses proches lance au tribunal : « Vous êtes des gauchistes puants ! » Dehors, des centaines de manifestants de droite et d’extrême droite, chauffés à blanc, conseillent au chef d’état-major, le général Gadi Eizenkott, de faire attention, tout en scandant : « Gadi ! Gadi ! Rabin t’attend… » DEMANDE DE GRÂCE Certes, si ce jugement vient clore un procès de dix mois, la controverse qui anime le pays n’est pas près de s’éteindre. Et pas seulement dans le public mais aussi dans la classe politique. En témoignent les réactions promptes et rudes qui ont suivi l’annonce du verdict. Le premier à dégainer : Naftali Bennet, le ministre de l’Éducation nationale et patron du Foyer juif, le parti des colons, a réclamé l’amnistie immédiate d’Eleor Azaria. Car, selon lui « le procès était vicié dès le début, et le soldat injustement condamné alors

qu’il a tué un terroriste qui méritait de mourir après avoir tenté d’assassiner un (autre) soldat ». Une demande de grâce dans laquelle se sont engouffrés nombre de ministres et de parlementaires de la coalition au pouvoir. Miri Regev, la ministre de la Culture, a franchi un pas de plus en adressant une demande officielle en ce sens à son collègue de la Défense, Avigdor Lieberman. On attendait la réaction de Benjamin Netanyahu. Elle est intervenue en fin d’après-midi sous la forme d’un court communiqué dans lequel le Premier ministre se déclare en faveur de la grâce tout en expliquant : « C’est un jour difficile et douloureux pour nous tous et en premier lieu pour Eleor et sa famille, pour l’armée, pour beaucoup de soldats et leurs parents, et moimême parmi eux… » Pas un mot de soutien au chef d’état-major et aux juges militaires, en dehors d’un appel au public « pour qu’il fasse preuve de responsabilité envers l’armée, ses officiers et le chef d’état-major ». Pourtant, la présidente du tribunal militaire, la colonel Maya Heller, ses deux assesseurs et le procureur ont reçu des menaces de mort. Leur protection personnelle a été renforcée.

UN PARALLÈLE AVEC L’AFFAIRE DREYFUS Pour de nombreuses personnalités et organisations de droite, Azaria est donc un martyr qui n’a rien fait d’autre que de vouloir protéger tous ceux qui se trouvaient sur place et d’avoir tué un terroriste qui représentait un danger. Un thème abondamment repris sur les réseaux sociaux, où il est comparé au capitaine Alfred Dreyfus, l’officier innocent condamné par des chefs comploteurs. En l’occurrence, l’armée aurait décidé de le sacrifier afin d’améliorer son image aux yeux du monde. Ce genre d’arguments ne se trouve pas seulement sur Facebook ou Twitter, mais au plus haut niveau de la classe politique : Tzipi Hotobelly, la vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré : « Tout cela n’est qu’un procès à grand spectacle dont la conclusion était connue d’avance. » Face à cela, les experts militaires expliquent que les chefs de l’armée devaient rétablir les grands principes des règles d’engagement : les ordres ne peuvent venir que de la chaîne de commandement et il est illégal d’achever un ennemi qui ne présente plus de danger. Toute infraction conduit en cour martiale. En filigrane, ce procès et les réactions qu’il suscite posent deux questions. D’abord,

celle des soldats en opération en Cisjordanie, coincés de plus en plus entre une mission de maintien de l’ordre, dans le cadre de l’occupation de ce territoire, et la protection des colons israéliens persuadés que cette terre est la leur pour cause de promesse divine. Une vision religieuse de plus en plus partagée en Israël même, avec son corollaire : qui a préséance ? La loi de la rue ou l’État de droit ? Comme l’écrit l’éditorialiste du quotidien Haaretz : « Pour cette fois, c’est encore l’État de droit qui a gagné, mais il faut rester sur ses gardes. Si le meurtre d’un terroriste déjà neutralisé passe sans une condamnation appropriée, l’éthique de Tsahal finira par disparaître et la distinction entre Israël et ses pires ennemis – les pays dans lesquels l’État de droit n’est pas le moteur de l’action – sera effacée.» Mais qui lit aujourd’hui Haaretz, considéré par une majorité d’Israéliens, au même titre que les ONG de défense des droits de l’homme, comme un repaire de gauchistes traîtres ? Par Danièle Kriegel, Correspondante à Jérusalem Source: Le Point


FRANCE

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Terrorisme : la France et Israël coopèrent pour aider les victimes Une Conférence internationale pour l’aide aux victimes de terrorisme se tient ce lundi à Paris: une délégation israélienne sera présente.

Solidaires avec Israël

Israël ne participera sans doute pas à la conférence pour la paix au Proche-Orient que la France organise le 15 janvier à Paris. En revanche, une délégation officielle israélienne est présente à Paris une semaine plus tôt : ce 9 janvier, des représentants du gouvernement israélien participent à la « Conférence internationale pour l’aide aux victimes » (dite CIVIC), organisée par le secrétariat d’État français à l’Aide aux victimes ; cette rencontre de haut niveau est placée sous le patronage de l’UNESCO. L’initiative de cette conférence internationale revient au gouvernement français. Deux ans après les attentats de Paris contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, la menace terroriste s’est confirmée, touchant de nouveau la France et d’autres pays ; d’où la nécessité de mieux accompagner les victimes à l’échelle internationale.

Les trois grandes institutions de la communauté juive française et de nombreuses associations appellent à se rassembler ce dimanche devant l’ambassade Israël à Paris. Pourquoi cette manifestation ? D’abord pour marquer notre désapprobation face à la tenue de la conférence internationale pour la paix au Proche-Orient qui s’ouvrira le même jour à Paris et pour laquelle le Président de la République a convoqué soixante-dix pays, à l’exclusion des représentants israéliens et palestiniens. Et il n’est pas besoin d’être expert en géopolitique pour considérer que cette conférence sera vouée à l’échec en l’absence des principaux protagonistes et de celui qui prendra en main la destinée des Etats-Unis cinq jours plus tard. Mais il nous faut aussi rappeler que nous sommes profondément attachés à la paix entre Israël et ses voisins. Dans la déclaration d’indépendance, le 14 mai 1948, David Ben Gourion, ne proposait-il pas « la main de l’amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. » C’est dans cet état d’esprit que tous les dirigeants israéliens ont toujours conduit la politique de leur pays. C’est la raison pour laquelle nous devons réaffirmer la nécessité d’un dialogue direct entre israéliens et ses voisins palestiniens afin d’aboutir à une paix durable. Ensuite parce qu’il est nécessaire de redire

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aux opinions du monde occidental qu’Israël reste dans cette région du monde, le seul état de Droit qui a pour valeurs fondamentales, la liberté, la justice, et l’égalité entre tous ces citoyens sans distinction de croyance ou de sexe. Enfin, et cette liste n’est pas limitative, Israël est comme les pays européens et les Etats-Unis confronté au même terrorisme islamique qui frappe à Paris, à Nice, à Berlin ou à Jérusalem. Ce sont ces réalités qu’il nous faut répéter inlassablement à nos concitoyens qui ploient sous une information trop souvent malveillante à l’égard de l’Etat d’Israël. Alors soyons nombreux à offrir un peu de temps en ce dimanche de janvier pour dire aux israéliens notre foi dans les valeurs qui nous sont communes. Jack-Yves Bohbot

COOPÉRATION AU SERVICE DES VICTIMES En France, la nécessité de mieux aider les victimes s’est notamment traduite par la création du secrétariat d’État chargé de l’aide aux victimes rattaché au Premier ministre. La mission première du Secrétariat d’État est la mise en œuvre d’une politique d’aide aux victimes, interdisciplinaire et continue. « Peu d’États sont épargnés par le terrorisme et la France souhaite contribuer au besoin de solidarité qui s’exprime » explique la secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes Juliette Méadel. C’est dans ce contexte que le Secrétariat d’État chargé de l’aide aux victimes organise une conférence internationale dédiée à l’aide aux victimes. Cet événement se tient ce lundi 9 janvier à Paris ; la conférence réunira des experts étrangers et français pour un partage d’expériences et de bonnes pratiques nationales, qu’il s’agisse des modalités d’accompagnement ou de mise en réseau des différents acteurs. Le but officiel de cet événement est de « renforcer la coopération entre les pays au service des victimes », a affirmé la secrétaire d’État Juliette Méadel. « Deux ans après la grande marche du 11 janvier 2015, qui avait rassemblé les Français et le monde à Paris, j’organise en partenariat avec l’Unesco une conférence internationale sur l’aide aux victimes de terrorisme, de catastrophes naturelles et d’accidents collectifs », a-t-elle déclaré dans un entretien au Figaro. ISRAËL : UN MODÈLE UNIQUE AU MONDE Cette conférence internationale réunit des experts étrangers et français pour un partage d’expériences et de bonnes pratiques nationales. Une table ronde, réunissant plu-

sieurs ministres et représentants étrangers (Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, Etats-Unis, Israël, Luxembourg, Lituanie, Norvège, Royaume-Uni, etc.) clôturera la journée. Côté Israël, c’est le Professeur Shlomo Mor-Yossef, le Directeur de la Sécurité sociale, qui a été invité à participer à la conférence. Il prendra notamment part à une session intitulée « Prise en charge, indemnisation et accompagnement dans la durée : faire converger les dispositifs nationaux pour une meilleure protection des victimes ». Le Prof. Mor-Yossef y présentera la politique israélienne dans le domaine de l’assistance et de l’indemnisation des victimes d’actes de terrorisme. Il est vrai qu’Israël a accumulé une grande expérience en matière de prise en charge des victimes du terrorisme. Depuis 1948 et jusqu’à 2016, les actes de terrorisme en Israël ont fait 2.576 morts et 12.876 blessés. Aujourd’hui, le modèle israélien est unique au monde : il permet une indemnisation totale des victimes, qu’elles soient israéliennes ou étrangères, y compris une allocation mensuelle qui varie en fonction du degré de handicap. VALORISER LES BONNES PRATIQUES La présentation de l’expérience israélienne sur l’aide aux victimes permettra de valoriser les bonnes pratiques et d’encourager une meilleure coordination des dispositifs nationaux ; bref, de poser les premières pierres d’une politique internationale en faveur de l’aide aux victimes. « Les discussions devront permettre d’aboutir à un relevé de conclusions pour améliorer la coordination dans les principaux domaines suivants : l’identification des besoins ; l’articulation entre la phase d’urgence et le suivi ; les dispositifs de prise en charge et d’accompagnement ; la reconnaissance, la réparation et la mémoire. Il s’agira in fine de trouver les moyens de refaire société après ces événements traumatiques » précise à Paris un communiqué du Secrétariat d’État chargé de l’aide aux victimes. Jacques Bendelac (Jérusalem)


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Terrorisme : La France s’intéresse au système hospitalier en Israël riste et impliqué dans plusieurs guerres ces vingt dernières années, l’État hébreu a bâti une solide culture du risque. «Nous nous préparons en permanence à faire face à tous types d’attaques: conventionnelles, biologiques et nucléaires», confirme Boaz Leev, spécialiste de la préparation à l’urgence au ministère de la Santé. FORMATION PERMANENTE

Une délégation de médecins français est venue en Israël observer comment les hôpitaux se mobilisent en moins d’une demi-heure pour répondre à des crises majeures.

En cas d’alerte, le service des urgences installé dans un bâtiment proche aura aussi été bouclé, son personnel réquisitionné et sa capacité d’accueil augmentée en quelques minutes à peine.

C’est au 9e sous-sol, dans un vaste espace blindé et confiné, que l’hôpital Ichilov de Tel-Aviv évacuera ses malades en cas de crise. Il faudra moins d’une heure, ont prévu les responsables du deuxième plus grand centre hospitalier israélien, pour descendre quelque 800 lits et leur équipement médical par la rampe d’accès.

«Le plan est prêt ; nous le testons au moins deux fois par an», a récemment expliqué le Pr Pinchas Halpern, chef du service des Urgences, à une délégation de médecins français venus s’enquérir des procédures israéliennes de gestion de crise. «Seule une réaction très rapide et parfaitement coordonnée permettra de sauver un maximum de vies.»

Inaugurée en 2011, la salle d’urgences occupe 56.000 m² sur quatre étages. Elle a été conçue pour résister à des attaques conventionnelles (roquette ou mortier) et chimiques. Des branchements en eau, en oxygène, en électricité et une ventilation en circuit fermé lui assurent une autonomie complète. Des réserves de carburant permettent de tenir une semaine.

Encore sous le choc des attentats de masse qui ont endeuillé Paris puis Nice, la France tourne son regard vers Israël. En mars dernier, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a traversé la Méditerranée pour lancer une «coopération renforcée» entre les deux pays. Accoutumé aux poussées de violence terro-

Les pharmaciens exemptés d’examen d’équivalence à leur arrivée en Israël!

Ça y’est, c’est voté : les pharmaciens ayant plus de 3 ans d’expérience dans leur pays d’origine sont exemptés d’examen d’équivalence ! La Knesset a voté cet après-midi en seconde et troisième lecture de le correctif de la loi des pharmaciens.

Ce correctif concerne les pharmaciens ayant une expérience de plus de 3 ans dans leur pays d’origine (durant les 4 années précédant la demande) et stipule qu’un suivi professionnel d’un an en Israël, et un examen partiel sur la législation pharmaceutique israélienne, remplaceront l’examen d’équivalence. (pour les pharmaciens n’ayant que 2 ans d’expérience le suivi professionnel sera

de 2 ans).

Ce correctif de la loi passe est à présent entériné, et c’est le moment pour nous de remercier tous ceux qui y ont contribué. En effet, cela fait plusieurs mois que Qualita oeuvre de concert avec le CNEF, le Forum Kohelet, et le président de la Commission de la Santé de la Knesset, le député Eli Elalouf, afin d’exempter les pharmaciens Olim Hadashim de l’examen d’équivalence. Nous continuons à œuvrer sur les autres professions et nous vous tiendrons bien sur informés de nos avancées. Par Ephraim Zenou Source: Qualita

Tous les hôpitaux du pays sont équipés d’un abri blindé comme celui d’Ichilov. L’accent est mis sur la formation permanente des médecins, infirmiers et secouristes. Des exercices grandeur nature sont organisés plusieurs fois par an, avec de multiples scénarios à tester. Des étudiants simulant un accès de fièvre et se plaignant de maux de tête qui se présentent aux urgences d’un hôpital. Une explosion et des corps mutilés dans une rue de Tel-Aviv. Des dizaines de morts dans un crash à l’aéroport. L’armée, les hôpitaux et les services de secours s’entraînent à collaborer sur ces scènes fictives. «Chaque situation obéit à un protocole écrit, précise Boaz Leev. L’exercice s’achève toujours par un long débriefing qui permet d’évaluer notre efficacité, et de nous corriger.» Les autorités sanitaires françaises partagent régulièrement expériences et conseils avec des pays aux traditions médicales différentes pour parfaire un dispositif qui a dans l’ensemble fait ses preuves lors des attentats parisiens du 13 novembre 2015. «Le principal point fort des Israéliens réside dans leur capacité à mobiliser presque instantanément leur dispositif hospitalier, constate le Pr Pierre-Yves Gueugniaud, directeur du Samu de Lyon. Ils sont préparés à libérer des blocs, des brancards et rappeler leur personnel en congé en moins d’une de-

mi-heure. La loi leur impose d’être en alerte permanente pour pouvoir accueillir d’une minute à l’autre jusqu’à 20 % de la capacité totale de l’établissement.» CULTURE DU RISQUE L’utilisation des nouvelles technologies par les urgentistes israéliens a aussi impressionné leurs homologues français. Les mille ambulances de la Magen David Adom, l’organisation privée responsable des secours dans le pays, sont équipées d’un système de géolocalisation qui permet de coordonner au mieux leur intervention en cas d’accident grave ou d’attentat. Chaque véhicule a une caméra embarquée dont les images sont retransmises au siège, facilitant la prise de décision. «La manière dont le premier secouriste arrivé sur place va décrire la situation au standard est cruciale pour la suite des opérations», souligne Eli Bin, son directeur général. «Il peut déclencher un plan de secours sur la base de ces premières constatations sans avoir à solliciter l’accord de toute la chaîne administrative – comme en France», observe le Pr Pierre-Yves Gueugniaud. Affiliée à la Croix-Rouge internationale, la Magen David Adom est en partie financée par des donateurs. Elle peut aussi compter sur un fort engagement citoyen, incarné par un cercle de bénévoles pistés par GPS. Ils peuvent être mobilisés à tout instant pour prodiguer les premiers soins. Douze mille volontaires issus du monde médical, que l’association appelle les «fidèles à la vie», se déplacent toujours avec leur trousse de secours. Comme la plupart des Israéliens, ils vivent dans la culture du risque et se tiennent prêts à intervenir. Par Delphine Chayet Source: Le Figaro

Les pharmaciens exemptés d’examen d’équivalence à leur arrivée en Israël!

Ça y’est, c’est voté : les pharmaciens ayant plus de 3 ans d’expérience dans leur pays d’origine sont exemptés d’examen d’équivalence ! La Knesset a voté cet après-midi en seconde et troisième lecture de le correctif de la loi des pharmaciens.

Ce correctif concerne les pharmaciens ayant une expérience de plus de 3 ans dans leur pays d’origine (durant les 4 années précédant la demande) et stipule qu’un suivi professionnel d’un an en Israël, et un examen partiel sur la législation pharmaceutique israélienne, remplaceront l’examen d’équivalence. (pour les pharmaciens n’ayant que 2 ans d’expérience le suivi professionnel sera

de 2 ans).

Ce correctif de la loi passe est à présent entériné, et c’est le moment pour nous de remercier tous ceux qui y ont contribué. En effet, cela fait plusieurs mois que Qualita oeuvre de concert avec le CNEF, le Forum Kohelet, et le président de la Commission de la Santé de la Knesset, le député Eli Elalouf, afin d’exempter les pharmaciens Olim Hadashim de l’examen d’équivalence. Nous continuons à œuvrer sur les autres professions et nous vous tiendrons bien sur informés de nos avancées. Par Ephraim Zenou Source: Qualita


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Réformes fiscales pour les sociétés israéliennes en 2017

Aéroport Ben Gourion en 2016 : Nombre record de passagers Plus de 17 millions de voyageurs sont passés par l’aéroport de Tel Aviv-Ben Gourion l’année dernière, soit une augmentation de 11% par rapport à 2015.

vols aériens à l’intérieur et à l’extérieur du pays et d’accueillir d’autres compagnies aériennes désireuses de développer leur trafic avec Israël.

Si l’on compte également les vols intérieurs, ce sont plus de 18 millions de personnes qui ont utilisé le principal aéroport du pays l’an dernier.

36% des voyageurs achètent les vols en ligne depuis leur domicile et 9% les achètent directement à l’aéroport. 90% des passagers sur les compagnies aériennes low cost ont fait leur check-in en ligne et imprimé leurs cartes d’embarquement à la maison.

Parmi les principales destinations en provenance et à destination d’Israël figurent la Turquie (1,6 passagers, la plupart en transit), l’Italie (1,5 million), les États-Unis (1,45 million), l’Allemagne (1,2 million), la Russie et la France (1million). Parmi les principales compagnies aériennes opérant sur Tel Aviv-Ben Gourion, on trouve le transporteur national israélien El Al (5,5 millions de passagers), Turkish Airlines (932.000), EasyJet (719.000), Aeroflot (704.000), Arkia (650.000) et Israir (548.000). Actuellement, plus de 100 compagnies aériennes volent d’Israël vers 135 destinations internationales, chiffres qui sont complètement inhabituels pour un aéroport de la taille de Tel Aviv-Ben Gourion. Les porte-parole de l’Autorité aéroportuaire ont déclaré que les travaux d’infrastructure et de sécurité prévus à l’aéroport permettraient à Israël d’étendre davantage les

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L’aéroport international d’Ouvda, près d’Eilat, a quant à lui enregistré 128.595 voyageurs au cours de 2016, soit presque le double du trafic de 2015. « Nous entrons dans la cinquième année de l’accord « ciel ouvert » avec l’Union européenne. Contrairement à toutes les prédictions, les citoyens israéliens ont bénéficié de l’accord, et les compagnies aériennes israéliennes n’ont pas subi de pertes », a déclaré le ministre des Transports, Israel Katz. » Au contraire, elles ont ajouté des vols sur de nombreuses destinations internationales. Par Line Tubiana Source: Tribune Juive

1 – IMPÔT SUR LES SOCIÉTÉS

la fête est finie.

Le gouvernement a toujours voulu diminuer l’impôt sur les sociétés en Israël. Il voulait même le baisser à 18%, mais la crise économique de 2008 a changer la donne.

Cela va changer à partir de 2017. Il est proposé d’établir que le retrait de fonds par un actionnaire d’une société, qui n’a pas été remboursé à la société dans un délais maximum de trois mois, ou avant la fin d’année d’imposition, sera considéré comme un salaire ou comme une distribution de dividendes.

Cependant dans les réformes fiscales pour les années 2017-2018, le gouvernement israélien veut rebooster l’économie en diminuant l’impôt sur les sociétés. Le taux d’imposition sur les sociétés sera de 24% en 2017 et diminuera à 23% à partir de l’année 2018 (au lieu de 25% en 2016). Nous sommes bien loin des 33% d’impôts sur les sociétés en France (en 2016). Bon il y a encore pas mal d’efforts à fournir pour arriver au taux d’imposition de 10% en Angleterre. 2 – IMPOSITION SUR LE « COMPTE-COURANT » DES ACTIONNAIRES DE SOCIÉTÉ C’est bien connu, celui qui a une société, peut aujourd’hui tirer autant d’argent qu’il veut de sa société en payant l’impôt quand il le souhaite. Le fisc n’avait jusqu’à présent aucun moyen de « pression légale » pour obliger les actionnaires à payer leurs impôts au moment du retrait. Cette dette est bien évidemment enregistrée dans les comptes de la société, mais fiscalement parlant, l’actionnaire pouvait repousser le moment de la redevance. Cependant, au sein du cabinet Dray & Dray, nous avons toujours recommandé à nos clients de payer les impôts (notamment sur le dividende) en même temps que le retrait afin d’éviter d’être débiteur à sa société, ou au fisc, de plusieurs centaines de milliers de shekels. Pour les actionnaires de sociétés en Israël,

Conséquence de cette réforme : L’actionnaire devra s’acquitter de ses obligations fiscales beaucoup plus rapidement. 3 – IMPOSITION DES BÉNÉFICES NON DISTRIBUÉS Jusqu’à présent les actionnaires pouvaient laisser leurs bénéfices dans les sociétés (après avoir payer l’impôt sur le bénéfice de la société) et décider du moment de distribution d’éventuels dividendes. Il a été proposé de donner le pouvoir au directeur des impôts d’exiger la distribution de dividendes venant de bénéfices non distribués. En d’autres termes, c’est le fisc qui aura le pouvoir désormais de « forcer » une société à distribuer des dividendes. Pour faire clair, les actionnaires devront payer beaucoup d’impôts en 2017. Pour alléger cette somme et faire passer la pilule, le fisc a décider de baisser l’impôt sur le dividende à 25% pour les actionnaires possédant plus de 10% dans les actions d’une société ( au lieu des 30% en 2016). Le calcul est simple : si un actionnaire doit 800.000 Nis à sa société et décide de payer le dividende le 1er janvier 2017 au lieu du 31 decembre 2016, il économisera la bagatelle de 80.000 Nis d’impôts. Par Dray & Dray – Cabinet d’Expertise Comptable en Israël. Source: cpa-dray.com


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En Israël, le Gouvernement Russe ouvrira à Jérusalem un hôtel de luxe

Le restaurant casher de viande tenu par l’ancien chef de Fauchon

Vous ne verrez plus le Casher comme avant Oui… Non… Oui… Non… Bon allez d’accord, on vous lâche l’adresse du resto de viande casher le plus raffiné de Tel Aviv. On avoue qu’on l’a gardé pour nous un petit moment mais c’était seulement pour être sûr que ce qu’on avait dans l’assiette n’était pas un accident. Vous avez de quoi noter ? Alors non, il n’est pas nouveau, mais ce bon plan situé dans l’un des bâtiments les plus envoutants de Tel Aviv se passait sous le manteau. Et si vous saviez ce que vous avez raté tout ce temps… Des produits de saison, un travail millimétré pour la cuisson le tout en respectant les contraintes de la religion. Mais l’arrivée de Yonatan Berrebi dans les cuisines est peut être ce qui a tout déclenché. Alors qu’il collectionne autant de tatouages que de stages dans des étoilés, c’est lui qui a installé Fauchon à Tel Aviv avant de rejoindre le restaurant en mai dernier.

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Et dans l’assiette il sait parfaitement vous parler : carpaccio de bar à l’huile de pistache et au jus d’agrumes… Filet de boeuf sur un lit de betterave confite… Ou encore Tortellini aux champignons revenus dans un jus d’agneau… Il exprime dans la cuisine ce qu’il a en passion. Et si vous devez choisir une touche sucrée, faîtes votre choix sans trembler : ce macaron à la ganache au citron surmontée de marshmallows maison… mummm c’est trop bon ! Le Restaurant Liliyot (Casher), situé au 2 rue Dafna, est ouvert du dimanche au jeudi de 12h00 à 16h00 et de 18h30 à 23h00, le vendredi de 12h00 jusqu’à une heure avant l’entrée de Shabbat et le samedi de une heure après la sortie de shabbat jusqu’à 23h00 Source: Happy in Tel Aviv

Du jamais vu en Israël : le gouvernement russe ouvrira prochainement à Jérusalem un hôtel de luxe, dans un style tsariste.

pèlerins russes dans des conditions de grand confort pour l’époque. Il s’étend sur 36.000 m2 et représente l’un des bâtiments les plus remarquables de Jérusalem.

C’est une première dans le secteur touristique en Israël ; un hôtel unique en son genre va bientôt ouvrir. Son originalité : son propriétaire n’est, ni plus ni moins, que le gouvernement russe présidé par Vladimir Poutine. La construction de cet hôtel vient de s’achever : il ne lui reste qu’à obtenir l’agrément définitif des autorités israéliennes pour ouvrir les réservations.

“CONTRAT D’ORANGES” Durant le mandat britannique, le bâtiment fut loué par les Anglais qui l’utilisèrent pour y abriter leur administration locale. À la création d’Israël en 1948, il fut transféré au gouvernement israélien qui y hébergea le ministère de l’Agriculture et d’autres administrations.

MONUMENT HISTORIQUE Sis dans le Jardin de Sergueï, l’hôtel de propriété russe disposera de 24 chambres toutes décorées dans le style tsariste. Nul doute que l’hôtel deviendra rapidement le point de chute des visiteurs russes, notamment des personnalités officielles qui ne seront pas dépaysées. Ce bâtiment historique a abrité successivement les bureaux de la Société de Protection de la Nature, du ministère de l’Agriculture et du Centre de préservation des antiquités. Comment donc ce monument, classé historique par Israël, a-t-il atterri dans l’escarcelle du gouvernement de la Russie ? Il faut remonter à 1890 pour comprendre ce mystère historique : c’est l’année de la création de ce bâtiment dit la Maison Saint-Serge (en hébreu Beit Sergueï) sur un terrain acheté par la Société impériale orthodoxe de Palestine et grâce aux dons du grand-duc Serge de Russie. L’édifice a été construit dans le style néo-renaissance par l’architecte Franck Gia pour accueillir les

En 1964, le gouvernement russe exigea d’Israël le paiement d’indemnités pour l’usage d’un terrain qui restait en sa propriété. Entretemps, Israël logera sur cette parcelle de terre russe une maison d’arrêt, un musée, un Tribunal de première instance, etc. L’accord d’indemnisation signé entre Israël et la Russie se montait à 3,5 millions de lires. Le jeune État juif n’ayant pas les moyens de verser une telle somme, un compromis fut trouvé : Israël a versé 2 millions en espèces et le reste (1,5 million) fut payé sous la forme d’expédition de cartons d’oranges (d’où le nom de « transaction d’oranges ») vers la Russie. À la demande des Russes, le Jardin de Sergueï ne fut pas inclus dans cet accord puisqu’à l’origine il était la propriété personnelle du grand-duc Serge. En 2012, la propriété du bâtiment fut officiellement transférée au gouvernement russe qui décida de le transformer en hôtel. Jacques Bendelac (Jérusalem)


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Transfert de l’ambassade US à Jérusalem ? L’immobilier flambe

Les Américains arrivent : la décision de Donald Trump de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem fait monter les prix de l’immobilier. Une agitation est palpable dans le secteur de l’immobilier à Jérusalem et pour cause : le transfert éventuel de l’ambassade américaine dans la capitale israélienne donne un coup de fouet au marché de l’immobilier d’habitation. Certes, la décision définitive de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem n’a pas encore été prise, mais les spéculations vont bon train : les agences immobilières de Jérusalem sont convaincues que Donald Trump tiendra sa promesse électorale. ARNONA D’ABORD Il y a deux ans déjà, l’ambassade des ÉtatsUnis à Tel Aviv a acheté l’ancien hôtel Diplomat dans le quartier Arnona de Jérusalem. Dans l’attente d’un éventuel transfert, l’édifice a été loué au ministère de l’Intégration qui y héberge des nouveaux et anciens immigrants. Aujourd’hui, le consulat américain à Jérusalem repartit ses activités entre deux bâti-

ments : le siège du consul à la rue Agron au centre-ville, et une annexe établie en 2003 à la rue David Flusser dans le quartier d’Arnona. Le consulat fournit une assistance aux citoyens américains de Jérusalem, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. INVENTAIRE IMMOBILIER Un transfert éventuel de l’ambassade à l’hôtel Diplomat de Jérusalem va obliger le personnel américain à prendre logis dans le quartier d’Arnona. D’où la demande croissante observée depuis quelques semaines dans le quartier pour la location, voire même pour l’achat, d’appartements dans des résidences de luxe. Les agents immobiliers de Jérusalem anticipent donc une flambée des prix dans le courant du premier trimestre de 2017. Ils sont pris d’assaut par les représentants de l’Ambassade qui les ont chargés d’effectuer un inventaire des appartements disponibles dans le quartier d’Arnona, notamment dans les projets immobilier en cours de construction. Le quartier voisin d’Armon Anatsiv aussi est l’objet de la convoitise des Américains ; les prix ne tarderont pas à s’envoler. Jacques Bendelac (Jérusalem)

Le nombre de chrétiens a augmenté La présence chrétienne en Israël a un peu augmenté en 2015, l’immigration parvenant à compenser l’émigration de familles chrétiennes désireuses d’une vie meilleure. COMBIEN SONT-ILS ? À la veille de Noël, le Bureau central de statistiques d’Israël a fourni des données relatives aux citoyens israéliens de foi chrétienne. Selon les sources officielles consultées par l’Agence Fides, les citoyens chrétiens sont au nombre de 170 000 soit 2 % de la population contre 5 % dans les années 1970. Plus des trois quarts (78,9 %) sont Arabes. Les autres sont généralement des immigrants. Certains, en provenance des États de l’ex-Union soviétique au cours des années 1990, sont reconnus comme citoyens israéliens grâce à la Loi du Retour. Les autres sont essentiellement des migrants venus d’Asie ou d’Afrique. Les villes où se concentrent le plus grand nombre de chrétiens sont Nazareth (environ 22 300), Haïfa (15 300), Jérusalem (12 400). QUELLE ÉVOLUTION ? La population chrétienne dans son ensemble a légèrement augmenté en Israël en 2015 : + 1,5%. Mais la hausse est plus basse que celle constatée chez les populations juive (+

1,9%) et musulmane (+ 2,4%). Elle se caractérise aussi par une tendance au vieillissement. Le pourcentage des moins de 19 ans est de 28,2% contre 34,3 % au sein de la population juive et 46,9 % au sein de la population musulmane. Parmi les chrétiens, le taux des plus de 65 ans est de 11% contre 13% chez les juifs et 3,8% chez les musulmans. Parmi les familles chrétiennes, le nombre moyen d’enfants de moins de 17 ans est de 1,9, soit moins qu’au sein des familles juives (2,3) et musulmanes (2,8). Par Eugénie Ségalas (avec Fides) Source: La Croix


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Repos dominical en Israël : 4 ou 6 fois par an ? Le gouvernement veut réduire de 6 à 4 fois par an le nombre de dimanches qui seront fériés : un compromis avec les industriels israéliens. La loi sur le repos dominical en Israël n’est pas encore entrée en vigueur mais le gouvernement veut déjà l’amender. Le Conseil des ministres hebdomadaire va sans doute modifier la proposition de loi déjà adoptée en pré-lecture par la Knesset ; le nombre de dimanches fériés sera ramené de six à quatre. Sauf surprise de dernière minute, les salariés israéliens devraient bénéficier de leur premier repos dominical dès le mois de juillet 2017.

La Chine va envoyer des milliers d’ouvriers du bâtiment en Israël

RÉDUIRE LA DURÉE HEBDOMADAIRE DU TRAVAIL L’objectif est clair : réduire la durée hebdomadaire du travail en Israël qui est trop longue. Un Israélien travaille en moyenne 43 heures par semaine, contre 37 heures dans les pays européens. Si tous les spécialistes du travail (OCDE compris) estiment que l’Israélien travaille trop, les divergences politiques se concentrent sur une question clé : comment parvenir à réduire la durée du travail sans handicaper l’économie israélienne et sans désorganiser la vie sociale et scolaire ? Après de longues discussions avec les partis religieux de la coalition, le vendredi a été vite écarté : c’est une journée trop courte et qui empiète sur le shabbat. Le compromis s’est donc fixé sur le dimanche qui est aussi férié à l’étranger. Le député de la coalition Eli Cohen (parti Koulanou) a pris les devants : il y a quelques

L’accord vise à atténuer la crise immobilière qui affecte le pays depuis plus de huit ans. Israël et la Chine ont convenu de l’envoi de milliers d’ouvriers du bâtiment chinois dans l’Etat hébreu afin d’atténuer la crise immobilière qui affecte le pays depuis plus de huit ans, ont indiqué mercredi des responsables israéliens. L’accord porte sur l’arrivée de quelque 6.000 travailleurs chinois en Israël au cours des six mois suivant sa signature, prévue fin février, selon un communiqué conjoint des ministères israéliens de l’Intérieur et des Finances. Une délégation israélienne et le ministère chinois du Commerce ont signé le projet d’accord en Chine, a précisé le texte. Les prix de l’immobilier en Israël n’ont cessé de croître depuis 2008, selon la Banque centrale, affectant considérablement le coût de la vie et provoquant une vague de manifestations en 2011.

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L’arrivée des ouvriers chinois va “dynamiser les efforts pour résoudre la crise du logement”, a affirmé le ministre israélien des Finances Moshe Kahlon cité dans le communiqué. Il avait été vivement critiqué en août après la publication par le gouvernement d’un rapport montrant que les prix des appartements avaient encore augmenté de 8% en un an, son parti Koulanou ayant fait du logement son unique thème de campagne lors des élections de 2015. Quelque 9.000 ouvriers étrangers du bâtiment, tous originaires de pays d’Europe de l’Est, travaillent actuellement en Israël, la moitié d’entre eux dans le cadre d’accords bilatéraux, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Selon lui, ces accords permettent de protéger les droits de ces travailleurs et empêchent des entreprises d’exploiter la maind’oeuvre migrante. Source: i24news

mois, il a fait adopter par la Knesset un projet de loi fixant six dimanches fériés par an. Selon cette proposition, à partir de janvier 2017, les Israéliens auraient dû bénéficier d’un repos dominical un dimanche tous les deux mois. LE PATRONAT EST CONTRE C’était sans compter sur l’opposition virulente du patronat israélien : les industriels affirment que six jours fériés supplémentaires par an leur causeraient un important manque-à-gagner. Benyamin Netanyahou a donc décidé de s’en remettre à une commission d’experts qui vient de remettre son rapport : un compromis entre le projet de loi initial et les exigences des industriels, est proposé. Le nombre de dimanches fériés devrait être ramené de six à quatre par an. Ce dimanche, le gouvernement entérinera le compromis de 4 dimanches fériés par an. Si la procédure législative suit son cours, le premier dimanche férié sera fixé pour juillet 2017, et le second pour octobre. Ce n’est qu’en 2018 que les Israéliens bénéficieront pleinement des 4 jours fériés supplémentaires. Qui donc bénéficiera d’un jour de repos supplémentaire quatre fois par an ? Les écoles, les entreprises privées, les administrations publiques, les municipalités et les banques. En revanche, pour permettre aux Israéliens de profiter de ce jour de congé pour des achats ou des loisirs, certains commerces et services seront autorisés à ouvrir comme supermarchés, cinémas, restaurants, ainsi que les transports en commun. Jacques Bendelac (Jérusalem)

Instaurer un repos dominical, l’idée qui divise Israël Dans l’Etat hébreu, le week-end est calibré pour préparer et respecter le shabbat et dure du vendredi matin ou midi au samedi soir. Il pourrait être rallongé d’un dimanche par mois, selon un projet de loi. Travailler ou non le dimanche : comme en France, la question fait polémique en Israël. Mais à front renversé. Dans l’Etat hébreu, le week-end est calibré pour préparer et respecter le shabbat et dure du vendredi matin ou midi, selon les secteurs, au samedi soir. A l’avenir, il pourrait être rallongé d’un dimanche par mois, selon un projet de loi qui devrait être ­débattu dans les prochains jours à la Knesset, le Parlement israélien. Le plan, soutenu par le ministre des finances, Moshe K ­ ahlon, serait appliqué trois ans. Si l’expérience était concluante, elle serait pérennisée et étendue. Mais le pays a-t-il les moyens d’instaurer la semaine de quatre jours ? Chez les pro comme chez les anti, chacun y va de son argumentaire, chiffres à l’appui.

De nombreux projets de loi ont été déposés à la Knesset pour instituer le dimanche comme jour férié en Israël ; jusqu’à présent, toutes ces tentatives se sont soldées par des échecs. À la suite de la récente polémique concernant la tenue des matchs de football le samedi, le député Ynon Magal (Foyer Juif) a déposé une nouvelle proposition de repos dominical : les heures de travail manquées le dimanche seraient rattrapées le reste de la semaine et le vendredi. Sur le plan économique aussi, le repos le dimanche permettrait de placer le marché israélien au même rang que la plupart des économies modernes qui sont actives du lundi au vendredi, ce faciliterait les échanges et le commerce.


POLITIQUE

Un bunker pour le Premier ministre au cœur de Jérusalem

Edition du 11 Janvier au 17 Janvier

Le gouvernement approuve le plan pour le développement du Nord d’Israël

Le gouvernement a approuvé à l’unanimité le plan de développement pour le Nord, proposé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou, en collaboration avec le ministre des Finances, Moshe Kahlon, le ministre de la Périphérie, du Néguev et de la Galilée et le ministre de l’Intérieur Aryeh Derhi. Dans le cadre du programme 15 milliards de shekels seront investis par l’Etat et par le KKL. Après l’approbation du plan, Moshé Kahlon a déclaré que «suite à ce plan, la fiscalité dans du Nord du pays sera la plus attrayante pour la haute technologie.» Le programme est basé sur les données économiques qui mettent en valeur des lacunes importantes en matière d’emploi et de salaires dans le Nord par rapport au reste du pays. Il a également été décidé que des budgets seront dédiés pour accroître la productivité dans l’industrie et le commerce, afin de soutenir les petites et moyennes entreprises, et la promotion de la recherche et le déve-

Situé près du cinéma city et de la Cour suprême, à Jérusalem, un immense bunker est en cours de finalisation. Il comprend un réseau complexe de bureaux et un espace dédié à la gestion des situations de crise ou d’urgence nationale comme une guerre ou une attaque aux missiles.

verra le jour dans le prolongement de ces infrastructures enfouies et fortifiées. Le coût de ce projet, initialement évalué à 6 milliards de shekels a été réduit de moitié sur décision de Binyamin Netanyahou. Les images ont été autorisées à publication par les services de sécurité.

La future résidence du Premier ministre

Source: Coolamnews

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loppement. L’Etat va également augmenter sa participation dans les investissements pour mettre en places des usines dans les zones périphériques. Ceci pour accroître l’attractivité de l’investissement dans des régions comme Beit She’an, Kiryat Shmona et Katzrin. En plus des investissements massifs se feront dans des projets de transport, comme la ligne ferroviaire entre Haïfa et Nazareth et les lignes de tramway entre Haifa et les villes voisines. Il a également été décidé d’allouer plus de 800 millions $ au développement du capital humain dans les écoles et les établissements d’enseignement supérieur. Les autorités ont également attribué 230 millions de shekels aux personnes défavorisées dans le Nord ainsi que pour le développement des services de santé et des services sociaux dans la région. Par Ora Koren – Aharon Kahn Source: The Marker


Israël Actualités n°418  

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