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GRATUIT - Numéro 251 - Edition du 3 Avril au 9 Avril 2013

Journal Israélien en langue française


L’information en provenance d’Israël Edition du 3 Avril au 9 Avril 2013

Israël : 65 ans ! Dans 10 jours, nous fêterons le 65ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël et, à cette occasion, nous allons mettre à l’honneur tous les acteurs de cet événement et tout ceux qui ont contribué à la gloire d’Israël ...

Bien évidement, nous ne manquerons pas de mettre également à l’honneur tous les soldats, nos frères, nos enfants tombés au champ d’honneur pour qu’Israël vive et devienne le pays qu’il est aujourd’hui ... un pays haut en couleurs porté par la fierté de la communauté juive du monde entier. Israël, aujourd’hui plus qu’hier, a besoin du soutien de notre communauté car nous sommes le fer de lance de ce qui se passe dans le monde. Nous sommes les alertes de ce qui pourrait se passer. Nous sommes le thermomètre de ce qui se passe dans le monde. La montée de l’antisémitisme en France et dans le monde montre qu’Israël doit être sur ses gardes en permanence face à ses ennemis. C’est pour cela qu’il est important d’apporter notre soutien à l’occasion du gala de Yom Haatsmaout qui aura lieu le 15 avril prochain au Palais des Congrès à Paris sous le haut patronage de son excellence l’Ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, ainsi que de nombreuses personnalités qui seront présentes à cette occasion. Venez nombreux car Israël a besoin de sentir la chaleur de notre communauté qui est aujourd’hui l’une des plus importantes dans le monde après celle des EtatsUnis. En 65 ans, Israël est passée d’une terre aride à une terre fertile. Sur l’échiquier mondial, l’économie israélienne n’a rien à envier aux autres puissances mondiales, dans les domaines technologiques et militaires. Israël est le pays où, tous les jours, des innovations voient le jour. Dans le domaine médical, dernièrement des chercheurs de la Faculté de Médecine de l’Université de Jérusalem ont

Directeurs de la publication Alain Sayada Tel: 06 68 17 25 55 Rédacteur en chef Eliahou Ben Yéouchoua Israël Actualités est une marque déposée en France

découvert un nouveau mécanisme par lequel les cellules du cancer du sein basculent vers un comportement cancéreux agressif. La découverte fournit un marqueur utile pour le diagnostic précoce et le suivi thérapeutique des tumeurs malignes. C’est grâce à des hommes comme cela que le monde nous envie. C’est grâce à ces hommes et ces femmes qui ont mis tout leur dévouement au service de l’Etat d’Israël avant et après sa création ... Nous aussi, nous aurions pu créer en Israël à Jérusalem ou à Tel Aviv, cette place des grands hommes comme il en existe dans différentes grandes villes dans le monde : Hertzel, Ben Gourion, Golda Meyer, Moshé Dayan, Benahem Begin, Isthak Shamir, Ishak Rabin, ces hommes qui ont façonné ce qu’est devenu Israël. Sans oublier Ariel Sharon à qui nous souhaitons une refoua chelema. Qui n’a pas entendu parler dans le monde de toutes les opérations et guerres qu’Israël a mené depuis la création de l’Etat d’Israël, la guerre d’indépendance, la Guerre de Suez, la Guerre des Six Jours, la Guerre de Kippour, le Raid sur Entebbe et toutes les autres ... Alors je dis aujourd’hui à ceux qui sont contre l’Etat d’Israël et à fortiori contre les juifs du monde entier, car on ne peut être contre Israël sans être antisémite, je parle au nom de l’ensemble de la communauté juive de France et nous sommes fiers qu’Israël fête ses 65 ans dans l’allégresse pour un avenir en couleur. Mes amis, profitons de cette occasion pour nous réunir en ce 15 avril 2013 pour soutenir et montrer à nos frères israéliens et ennemis, combien Israël est importante pour nous tous et que nous sommes fier de ce qu’est devenu Israël ! Am Israel Hai Alain Sayada

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L’information en provenance d’Israël Edition du 3 Avril au 9 Avril 2013

Indépendance d’Israël : Les Grandes Figures de Tsahal

Lieutenant-général Yaakov Dori, 1er Chef d’État-major de Tsahal (de 1948 à 1949)

chef du département scientifique auprès du Premier Ministre en 1950. De 1951 à 1965, il est président du Technion à Haïfa.

Yaakov Dori est décédé le 22 janvier 1973 à Haïfa. En sa mémoire, un camp militaire à Tel HaShomer et de nombreuses rues ont reçu son nom. Son fils Yerahmiel Dori a été Commandant du Corps du Génie Militaire de Tsahal. Lieutenant-général Yigal Yadin, 2ème Chef d’État-major de Tsahal (de 1949 à 1952) Yaakov Dori (hébreu : ‫)ירוד בקעי‬, de son vrai nom Dostrovski, est né en Russie en 1899. Il immigre en Israël avec sa famille après les pogroms contre les Juifs de Russie en 1906. En 1917, il s’enrôle dans l’Armée Britannique et sert dans le 40ème bataillon de la Légion Juive (hébreu : ‫םיירבעה םידודגה‬, ‘HaGdoudim HaIvriim’) jusqu’à sa dissolution. Dès son jeune âge, il prend conscience que la lutte pour le contrôle de la terre d’Israël n’est plus très loin, et il est l’un de ceux qui posent les fondations de la Force de Défense Juive (hébreu : ‫ירבעה ןגמה חוכ‬, ‘Koah HaMagen HaIvri’) en Israël. Il participe à la défense des résidents de Tel Aviv pendant les émeutes de Jaffa en 1921. En 1926, il rentre de Belgique après avoir parfait sa formation d’ingénieur, et est nommé Directeur Technique de l’Agence Juive. Pendant cette période, il favorise l’immigration sur le sol du Yichouv (hébreu : ‫בושייה‬, un terme désignant l’ensemble des Juifs présents en Palestine avant la création de l’État d’Israël). En 1929, il est nommé commandant de la Haganah à Haïfa et consacre son temps à la réalisation d’opérations avec l’organisation. Il est nommé responsable du domaine éducatif de la Haganah lors de sa création, puis Chef du Commandement Général de la Haganah en 1939 avec le surnom clandestin de « Dan ». Pendant son mandat de Chef du Commandement Général de la Haganah, il nourrissait la conviction que malgré son infériorité numérique et l’écart significatif en matière d’armement qui jouait en faveur des arabes, le Yichouv serait en mesure de faire face le moment venu. Pendant la Deuxième Guerre Mondiale, alors que la crainte de voir les Allemands arriver en Palestine se fait grandissante, il planifie la défense des communautés juives et initie la fortification des montagnes du Carmel. Entre 1945 et 1947, il œuvre en tant que chef de la délégation de la Haganah aux États-Unis à l’acquisition de machines modernes de production d’armement et d’équipement de guerre. En avril 1947, il retourne en Israël en réponse à l’appel de David Ben Gourion et aide de manière pratique à l’établissement de l’armée. Au moment de la création de l’Armée de Défense d’Israël, il en devient le premier Chef d’État-major. A la demande de Ben Gourion, Yaakov Dostrovsky change son nom de famille en un nom hébraïque et devient ainsi Yaakov Dori. Il démissionne en novembre 1949, avant d’être nommé

régulière et de réserve. Une vie marquée par d’importantes découvertes archéologiques Le 7 décembre 1952, il quitte Tsahal et retourne à ses travaux d’archéologie. Il devient célèbre grâce à ses fouilles archéologiques sur les sites des Grottes de Qumrân, Massada, Tel Megiddo et Hatzor, permettant la découverte d’une ville cananéenne et la révélation d’éléments de haute importance concernant la conquête de cette terre par les fils d’Israël. En 1956, il reçoit le Prix Israël dans la catégorie Études Juives pour sa thèse de doctorat sur la traduction des Manuscrits de la Mer Morte. Peu de temps avant la Guerre des Six Jours, il est appelé pour conseiller le Premier Ministre Lévi Eshkol sur les questions militaires. Après la Guerre du Kippour, il fait partie des membres de la Commission Agranat chargée d’enquêter sur les événements ayant mené à la guerre.

Yigal Yadin (hébreu : ‫)ןידי לאגי‬, de son vrai nom Yigal Sukenik, naît à Jérusalem en 1917 et rejoint les rangs de la Haganah dès l’âge de 15 ans. Un jeune homme studieux et impliqué dans la défense de la communauté juive Parallèlement à sa formation d’officier, il poursuit ses études d’archéologie, de langue hébraïque et de littérature hébraïque ainsi que de langue et littérature arabes.

En 1976, il se tourne vers la politique et il est élu membre de la Knesset, le parlement israélien. Il 1977, il est nommé vice-Premier Ministre, un poste qu’il occupe jusqu’en 1981. Il s’est éteint le 28 juin 1984. Lieutenant-général Moshé Dayan, 4ème Chef d’État-major de Tsahal (de 1953 à 1958)

En 1936, il est instructeur dans plusieurs cours de formation de la Haganah à Goush Etsion et dans le kibboutz Kiriat-Anavim. En outre, il sert dans des positions de commandement et d’instruction dans le moshav Kfar Vitkin. Dans le cadre du Yichouv (hébreu : ‫בושייה‬, un terme désignant l’ensemble des Juifs présents en Palestine avant la création de l’État d’Israël), il est commandant dans les unités FO’SH (hébreu : ‫ הדש תוגולפ‬ou ‫ש”ופ‬, litt. compagnies de terrain), des unités commando juives d’élite fondées durant la Grande Révolte arabe de 1936-1939. En 1939, il est nommé aide de camp de Yaakov Dori, le Chef du Commandement Général de la Haganah, une position qu’il occupe pendant quatre ans. Par la suite, il préside la Branche des Opérations de l’état-major de la Haganah. Une carrière militaire courte mais intense Pendant la Guerre d’Indépendance, il est chef de la Branche des Opérations de Tsahal, et son mandat est marqué par de nombreux désaccords de principe avec David Ben Gourion. Il préside ensuite la délégation militaire israélienne lors des pourparlers portant sur des accords de cessez-le-feu et en 1949, il dirige la délégation qui prend part aux pourparlers à Lausanne. Lors de son retour le 9 novembre 1949, il est nommé Chef d’Étatmajor, et il pose les fondations de l’Armée de Défense d’Israël au cours de son mandat, notamment les procédures de recrutement, l’organisation de l’armée et la structure des armées

Moshé Dayan (hébreu : ‫ )ןייד השמ‬est né en 1915 au kibboutz Degania, le premier kibboutz établi par les pionniers Juifs sionistes sur la terre d’Israël. Une implication précoce dans la défense des communautés juives Dès l’âge de 18 ans, il s’investit dans la défense de la communauté juive présente en Palestine mandataire. En 1933, il rejoint la Haganah en tant que membre de la police des communautés. Il fait un temps partie des gardes de l’oléoduc de Haïfa, et lorsque l’ex général de l’armée britannique Orde Charles Wingate met en place « les escadrons spéciaux nocturnes » (hébreu : ‫הלילה תוגולפ‬, ‘Plougot HaLayla’, une unité mixte juive et britannique de lutte contre-insurrectionnelle), Moshé Dayan est l’une des cinq premières personnes à se porter volontaire dans cette unité. Au cours de plusieurs opérations osées, il sert même de second à Wingate. En 1939, il est arrêté par les Britanniques avec d’autres membres de la Haganah. Il est alors emprisonné à Acre pendant 2 ans. Une fois libéré, il se porte volontaire pour intégrer une division d’infanterie australienne, avec laquelle il combat l’armée de Vichy en

Syrie (1941). C’est au cours de cette période qu’il perd son œil gauche. Après la victoire des Alliés en Syrie, il rejoint le cours de formation des Parachutistes de l’Armée Britannique. A l’issue de sa formation, il réintègre la Haganah en tant que membre permanent. Il participe à des opérations de renseignement au service de l’Armée Britannique et est envoyé en mission par la Haganah dans les pays arabes voisins. Une accession progressive au poste de Chef d’État-major de Tsahal Lorsque la Guerre d’Indépendance éclate, il est envoyé dans la région de la Vallée du Jourdain et participe à la conquête de Lod et Ramleh lors de la bataille des « 10 jours », en tant que commandant de l’Unité Commando « 89 » de la 8ème Brigade Blindée. Il devient par la suite commandant de la région de Jérusalem et négocie avec le roi Abdallah de Jordanie en vue de rétablir l’ordre dans cette zone. Il joue aussi un rôle dans les négociations de l’armistice israélo-arabe sur l’île grecque de Rhodes. Il est nommé Commandant du Commandement de la Région Sud en 1949, Commandant du Commandement de la Région Nord en 1952 puis Chef de la Branche des Renseignements. Le 6 décembre 1953, il accède au poste de Chef d’État-major. Au cours de son mandat, il met l’accent sur les unités de combat, comme l’illustre l’unité 101 qui réalise de nombreuses opérations de représailles à cette époque. Il fait aussi partie des planificateurs de la campagne du Sinaï en 1956, et commande l’armée israélienne au cours de l’opération. Il dirige le retrait du Sinaï, auquel il était pourtant personnellement opposé. Pendant cette période, son cacheœil devient le symbole de son audace, de son orgueil et de ses victoires. Une carrière ministérielle couronnée de nombreux succès dans son œuvre pour la paix Il achève ses 4 années de mandat en tant que Chef d’État-major le 29 janvier 1958, est élu comme député à la 4ème Knesset (le parlement israélien), et sert comme Ministre de l’Agriculture (1959 – 1964). Le 1er juin 1967, peu de temps avant que la Guerre des Six Jours n’éclate, il est nommé Ministre de la Défense par le Premier Ministre de l’époque Lévi Eshkol et bénéficie d’une adhésion populaire sans précédent en raison de sa personnalité charismatique. Sa victoire éclatante lors de la Guerre des Six Jours lui permet de proclamer sans attendre la politique des « ponts ouverts », dont l’objectif principal est la sauvegarde de l’appartenance nationale, sociale et économique des habitants de Judée-Samarie avec le Royaume de Jordanie, en autorisant le passage des familles et des marchandises en provenance et en direction de Jordanie. Il lutte pour la signature d’un accord avec l’Égypte, qui inclut un retrait unilatéral d’Israël des passes stratégiques de Gidi et Mitla. Pendant la Guerre du Kippour, après « l’échec » et le franchissement de la ligne violette syrienne, Moshé Dayan présente sa démission, refusée par le Premier Ministre de l’époque Golda Meir. Le rapport de la commission Agranat ne considérait pas Dayan

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comme responsable ministériel des événements qui ont mené au déclenchement de la guerre. En juin 1974, au moment de la démission du gouvernement de Golda Meir, il termine son mandat en tant que Ministre de la Défense. En 1977, il rejoint le gouvernement du Likoud dirigé par Begin et occupe le poste de Ministre des Affaires Étrangères. Moshé Dayan est l’un des initiateurs des contacts avec l’Égypte, il rencontre le roi du Maroc et Hassan Tohami, le représentant du président égyptien Anouar el-Sadate. Il contribue largement à l’aboutissement des accords de Camp David, puis à la signature des accords de paix avec l’Égypte. En 1980, il démissionne de son poste de Ministre des Affaires Étrangères. Il est élu député à la 10ème Knesset pour le parti Telem dont il est le chef. Il s’est éteint le 16 octobre 1981. Lieutenant-général Haïm Laskov, 5ème Chef d’État-major de Tsahal (de 1958 à 1961)

Haïm Laskov (1919-1982) est né dans la ville russe de Borisov en 1919. A l’âge de six ans, il immigre en Israël avec ses parents et les autres membres de sa famille. Une jeunesse marquée par diverses influences britanniques Haïm Laskov (hébreu : ‫)בוקסל םייח‬ s’engage activement dans la Haganah dès l’âge de 16 ans et est considéré comme le bras droit de Yaakov Dori qui était alors le Commandant de la région de Haïfa et qui deviendra par la suite le tout premier Chef d’Étatmajor de Tsahal. Plus tard, Laskov sert comme commandant de groupe et se découvre des aptitudes en matière de commandement, de fermeté, d’énergie et de force de persuasion. L’un des chapitres les plus passionnants de la vie de Laskov est son engagement dans les « les escadrons spéciaux nocturnes » (hébreu : ‫תוגולפ‬ ‫הלילה‬, ‘Plougot HaLayla’) aux côtés de son ami, l’officier britannique Charles Orde Wingate. Haïm Laskov a été très largement influencé par l’image de Wingate à la fois en tant qu’être humain et en tant que commandant. En 1941, Laskov se porte volontaire dans la brigade juive de l’Armée Britannique qui combat contre les puissances de l’Axe. Il devient commandant de compagnie du deuxième bataillon et combat sur le front de la mer Méditerranée. Pendant son service au sein de l’armée britannique, Haïm Laskov obtient le grade de « Major », le grade le plus élevé jamais attribué à un volontaire originaire de la terre d’Israël.


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Indépendance d’Israël : Les Grandes Figures de Tsahal - Suite

Retour en Israël et participation décisive à la Guerre d’Indépendance A son retour en Israël, il occupe le poste d’officier d’instruction de la Haganah. Il est responsable du premier programme de formation d’officiers de Tsahal.

Lorsque la Guerre d’Indépendance éclate, il occupe différents postes de commandement dans diverses opérations. Sous le commandement du Général de Division David Marcus, commandant du front de Jérusalem, il dirige le bataillon d’infanterie mécanisée de la 7ème Brigade, dont la mission était de prendre le contrôle du poste de police de Latroun. A l’issue de l’opération, le général Marcus écrivit : « Les soldats de l’unité blindée (sous le commandement de Laskov) ont été superbes, tandis que l’infanterie a constitué l’un de nos points faibles ». Il participe avec son bataillon aux opérations « Dekel » et « Hiram » grâce auxquelles l’armée parvient à libérer Nazareth et des régions du nord qui étaient auparavant entièrement sous contrôle arabe. Entre 1948 et 1951, Laskov est Chef de la Branche d’Instruction de Tsahal et met au point un modèle pour l’établissement de nouvelles unités blindées et d’infanterie. Ascension progressive au rang suprême de Tsahal En 1951, Laskov est nommé Commandant de l’Armée de l’Air par le Chef d’État-major de l’époque Yigal

Yadin bien qu’il ne soit pas pilote et en dépit de son manque d’expérience dans l’aviation israélienne. Yadin justifie sa décision en affirmant que Laskov est un commandant de niveau particulièrement élevé, que sa discipline en temps de guerre ou d’opération est sans pareille, et qu’il est selon lui le plus apte à moderniser la structure de l’Armée de l’Air. En juin 1956, il est nommé Commandant du Corps Blindé Mécanisé. Lors de l’Opération Kadesh (ou opération franco-israélo-britannique du Sinaï de 1956), Laskov occupe le poste de commandant de la 77ème Division qui combat le long de l’axe Rafah – el-Arish – el Qantara. Après la mort du Général de Division Assaf Simhoni dans un accident d’avion, Laskov devient Commandant du Commandement de la Région Sud. Après la guerre, Moshé Dayan reconnaît que Laskov avait raison dans le conflit majeur qui les opposait sur la façon de faire participer le Corps Blindé Mécanisé. Ce fut la première fois que les soldats de ce corps sortirent les premiers, précédent toutes les autres unités des forces terrestres. Le 1er janvier 1958, Haïm Laskov est nommé 5ème Chef d’État-major de l’Armée de Défense d’Israël. Au cours de son mandat, les frontières restent calmes en dépit de quelques incidents de tirs recensés sur le front syrien en raison du conflit sur le contrôle des zones démilitarisées.

Haïm Laskov laisse un héritage

considérable dans la structure et le développement de Tsahal, en faisant du Corps Blindé Mécanisé un atout majeur de Tsahal. Carrière civile

dans la Vallée de Jezréel. Il était surnommé Rafoul par ses supporters. Premières batailles et première blessure grave pendant la Guerre d’Indépendance

Le 1er janvier 1961, Laskov prend sa retraite et sert comme chef de la Direction de l’Administration Portuaire de 1961 à 1970. En novembre 1972, il devient premier médiateur des soldats du pays, et ne quitte pas ce poste jusqu’à sa mort. Il a aussi fait partie de la Commission Agranat chargée d’examiner le déroulement des évènements ayant mené à la Guerre du Kippour et en particulier l’échec des services de renseignements israéliens.

A l’âge de 16 ans, Rafoul rejoint les rangs du Palmah et après avoir complété sa formation d’officier, il est envoyé pour des missions opérationnelles dont l’une d’elles fut d’escorter les convois vers la ville de Jérusalem, alors assiégée.

Il s’est éteint en 1983. Lieutenant-général Rafael Eitan, 11ème Chef d’État-major de Tsahal (de 1978 à 1983)

Rafael Eitan (hébreu : ‫ )ןתיא לאפר‬est né à Afoula le 11 janvier 1929 et a grandi dans le moshav Tel-Adashim,

Pendant la guerre d’indépendance, il combat au sein du 4ème bataillon de la Brigade « Harel ». Le soir de Pessah 1948, il est envoyé avec son bataillon afin de s’emparer du quartier de Katamon à Jérusalem. Sur les 120 combattants envoyés, seule une poignée survit à la bataille ; Rafoul, bien que grièvement blessé à la tête, en fait partie. Rafoul prend également part à la tentative d’incursion dans le quartier juif de la Vieille Ville de Jérusalem, au combat pour le poste du radar et aux Opérations « Dix Plaies » et « Horev » dans le désert du Néguev. Participation à de multiples opérations risquées et ascension au sein de la Brigade Parachutiste En 1949, Rafoul enlève l’uniforme et reprend le cours de sa vie citoyenne. En 1954, il remplit son devoir de soldat réserviste et occupe le rôle de commandant de compagnie au sein de la Brigade Parachutiste, dans un bataillon nouvellement créé. Pendant son service de réserve, l’un des commandants de bataillon trouve la mort, et Rafael le remplace tempo-

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rairement. En 1955 Il est blessé au cours de l’opération de représailles « Kineret » en Syrie. Après l’Opération « Kuntila », il reçoit la médaille du courage après avoir pris d’assaut une cible fortifiée. Pendant la période d’opérations de représailles, il décide finalement de rester à l’armée pour y faire carrière. Il prend également part aux opérations de représailles d’aRawah et Qalqilya en Jordanie. En 1956, au cours de l’Opération Kadesh, il est le premier soldat du bataillon parachutiste – qu’il commande – à être parachuté au-dessus de la passe de Mitla, située en plein cœur du désert du Sinaï. En 1961, il devient Commandant de la Branche des Opérations de l’étatmajor. Il fait partie du premier cycle d’étudiants diplômés du Lycée de la Sécurité Nationale. En 1964, il est nommé Commandant de la Brigade Parachutiste, qui a pris part à la plupart des opérations de représailles précédant la Guerre des Six Jours. Au cours de cette guerre, il commande la Brigade Parachutiste lors de la bataille de Rafah et est grièvement blessé à la tête à l’approche du canal de Suez. Stabilisation du front nord lors de son mandat de Commandant de la Région Nord Rafoul fait partie des planificateurs des opérations spéciales pendant la Guerre d’Usure, dont les raids aériens sur l’aéroport international de Beyrouth et sur Nag Hammadi en plein territoire égyptien.


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Indépendance d’Israël : Les Grandes Figures de Tsahal - Suite Pendant la Guerre du Kippour, il occupe le poste de commandant de la division chargée de contenir l’offensive syrienne ainsi que de réaliser des incursions en territoire syrien. A la fin de la Guerre du Kippour, il monte en grade et devient Général de Division. En 1974, il devient Commandant du Commandement de la Région Nord. Il parvient à restaurer la confiance en Tsahal des habitants de la région. Parmi les accomplissements de Tsahal dans la région nord pendant son mandat, on peut citer le blocage de l’accès des terroristes vers Israël depuis la frontière nord tant par des opérations défensives qu’offensives. Le 16 avril 1978, après une courte période à la tête de la Branche des Renseignements (Opération Litani), Rafoul est nommé Chef d’État-major. Ses succès en tant que Chef d’Étatmajor : Opérations Opéra et Paix en Galilée Pendant son mandat, Tsahal a augmenté et diversifié son matériel de guerre. Il a préparé l’armée à l’éventualité d’une guerre et a commandé la destruction du réacteur irakien en juin 1981 au cours de l’Opération Opéra. Il est également connu pour avoir créé un programme au sein de Tsahal visant à venir en aide aux jeunes de milieu défavorisé en les formant à des métiers. En tant que Chef d’État-major, il conduit Tsahal dans sa guerre contre les terroristes en Syrie et au Liban pendant l’Opération Paix en Galilée. Parmi les accomplissements de cette guerre : Tsahal parvint à faire reculer les terroristes qui se trouvaient à la frontière nord du pays, porta un coup militaire et politique très fort aux organisations terroristes, et entreprit des négociations diplomatiques avec le Liban qui se concrétisèrent principalement par l’accord politicosécuritaire entre Israël et le Liban le 17 mai1984. A ce jour, il est le Chef d’État-major de Tsahal dont le mandat a été le plus long (5 ans). Lorsqu’il prend sa retraite et quitte les rangs de l’armée le 19 avril 1983, Rafoul entreprend une carrière politique en tant que député à la Knesset, le parlement israélien.

vie au projet sioniste et au développement du secteur aérospatial israélien. Grâce à ses efforts inlassables, Israël s’est hissé rapidement au rang des pays développés capables de lancer des satellites dans l’espace et de créer leurs propres vaisseaux aériens et navals.

Schwimmer est né à New York en 1917. Il a étudié l’aéronautique et a obtenu une qualification d’ingénieur de vol. Au cours de la Deuxième Guerre Mondiale, il a servi dans l’US Air Force. Schwimmer, accompagné d’autres pilotes juifs, s’est installé en Israël dès l’indépendance de l’État et est devenu l’un des fondateurs de l’Armée de l’Air Israélienne. Dans le cadre de ses fonctions pendant la Guerre d’Indépendance, Schwimmer a aidé à imposer un embargo sur les ventes d’armes provenant des États-Unis au MoyenOrient. Il a acquis des vieux avions, les a rénovés, et les a amenés clandestinement en Israël. Il fut jugé par un tribunal américain pour ses activités de contrebande, et se vit retirer ses droits civils américains. Il a fallu attendre 2001 pour que Schwimmer soit gracié par le président américain Bill Clinton. Dans les années 1950, Schwimmer a créé la compagnie Bedek Aviation qui fournissait des avions à l’Armée Israélienne à prix modestes. Cette petite entreprise est devenue l’ancêtre de l’Israel Aerospace Industries. Schwimmer l’a dirigée jusqu’en 1978. En 2006, Schwimmer a reçu le Prix Israël pour sa contribution exceptionnelle à la société israélienne. Al Schwimmer est décédé le 11 juin 2011 au Centre Médical Haïm Sheba à l’âge de 94 ans.

Rafael Eitan est décédé le 23 novembre 2004.

Le Président Shimon Peres a fait son éloge, le qualifiant de « légende » : « Schwimmer a apporté des contributions cruciales pour la sécurité d’Israël et pour sa supériorité aérienne ».

Al Schwimmer, Fondateur de l’Israel Aerospace Industries Al Schwimmer est le fondateur de l’Israel Aerospace Industries (IAI) et l’un des pères fondateurs de l’Armée de l’Air Israélienne. Il a consacré sa

Le Ministre de la Défense Ehud Barak a déclaré : « Al Schwimmer était un visionnaire et un homme d’action qui a profondément contribué à la sécurité de l’État d’Israël dans ses premières années. Il a posé les fon-

dations de l’industrie aérospatiale israélienne et a hissé Israël au rang de leader mondial en matière de technologie. » Autoportrait d’un héros : extraits des lettres de Yoni Netanyahu

Les lettres de Yoni Netanyahu ont été publiées par ses frères Iddo et Benjamin sous le titre “Les lettres de Yoni Netanyahu – Le commandant de l’opération Entebbe” et traduites en français par Claire Darmon. Elles dressent le portrait d’un héros. En voici quelques extraits. Début janvier 1963, Yoni et ses deux frères se rendirent aux États-Unis avec leurs parents, Ben Zion et Tsila Netanyahu. 28 mars 1963 Voici presque trois mois que je suis arrivé en Amérique. J’étudie dans une école très agréable. Presque tout le monde me connaît comme « the boy from Israël », mais en vérité, je n’ai ici aucun ami. Non pas qu’ils n’acceptent pas les étrangers (au contraire, ils recherchent notre compagnie), mais je garde mes distances. Ce n’est pas que je ne les supporte pas, mais je sens que j’appartiens à un autre monde. Je suis loin d’eux et la distance ne se réduit pas avec le temps, au contraire. Il n’y a pas ici un instant, serait-ce l’instant le plus précieux et le plus beau que je ne sois prêt à échanger contre un retour immédiat en Israël. Les copains d’Israël, la société et plus que tout, le pays luimême, me manquent beaucoup-beaucoup (…). Et je voudrais revenir, revenir, revenir… et le mot ne cesse de resurgir et de resurgir et de resurgir… sans fin, sans espoir et toujours me ronge, me transperce et me blesse. En juillet 1964, Yoni retourna en Israël pour y effectuer son service militaire, tandis que ses parents et ses frères, plus jeunes que lui, demeuraient aux États-Unis. 11 septembre 1964 Papa, maman, Bibi et Iddo bienaimés, Hier, cela faisait juste un mois que j’étais à l’armée. Maintenant, je sais enfin ce qu’est « la vie dure », bien que tout le monde prétende que ce ne soit encore rien par rapport à ce qui suivra. Les samedis au camp sont

plutôt des jours de repos et j’ai donc le temps de m’asseoir pour écrire. Il est probable qu’on aura un appel dans dix minutes et je devrai donc cesser d’écrire. Donc, lorsque je suis revenu de permission après Roch Hachanah, ils ont décidé que c’était le moment de commencer « à frapper » et depuis, nous sommes sur pied jour et nuit. Hier, c’était la pire journée. On a eu des entraînements sans interruption tout au long de la journée. Le soir, tout le monde était complètement brisé et aspirait à un bon repos bien long (c’est-à-dire de 4-5 heures). Nous pensions bien le mériter après un tel épuisement physique. Les officiers n’étaient apparemment pas de cet avis, puisque tout de suite après le dîner, les entraînements nocturnes ont commencé et ils ont duré plusieurs heures (on dîne entre 6 et 7 heures). Après l’entraînement, nous espérions bien dormir lorsqu’on a annoncé une marche rapide de 8 kilomètres. Pour que ce soit bien clair, c’est la chose la plus terrible qui soit à l’armée, et c’est bien plus difficile que n’importe quelle course, parce qu’il n’y a aucun rythme dans ce genre de marche. On commence à une allure démentielle pour rattraper les autres sans créer d’espacements. Celui qui en est capable est placé en avant et s’il peut conserver le rythme tout le temps, son sort s’améliore encore puisqu’il n’est plus obligé de courir et de combler les espaces laissés par les retardataires. Jusqu’à présent, je n’ai eu aucun problème et je suis persuadé qu’il en sera toujours ainsi à l’avenir. Vraiment, je suis tout à fait capable de remplir toutes les exigences mieux que la plupart de ceux qui se trouvent ici. Après sa démobilisation, Yoni décida de repousser de quelques mois son voyage aux États-Unis où il devait effectuer ses études. Entre-temps éclata la guerre des Six jours. En tant qu’officier de réserve des parachutistes de l’unité 80, Yoni participa aux combats de percée à Oum Katef et à la conquête des Hauteurs du Golan (à Darabachia et Djelebnia). Quatre heures avant la fin de la guerre, Yoni fut grièvement blessé au coude par des balles syriennes tirées de la position de Djelebnia. [Safed], 12 juin 1967 Maman, papa et Iddo bien-aimés, La guerre est finie ! Tant de joie mêlée de tristesse nous submerge tous. C’est bien que ce soit calme maintenant. Ce n’est pas drôle de courir entre les balles qui sifflent et les obus qui explosent, de livrer combat et d’être attaqué sans cesse. J’écoute en ce moment de la musique douce, et Touti est à côté de moi. J’ai reçu une balle dans le coude mais ne vous effrayez pas.

Le 6 octobre 1973, jour de Kippour qui est le jour le plus saint de l’année juive, l’Égypte et la Syrie lancèrent simultanément une attaque surprise contre Israël. Totalement pris de court, Israël se retrouva confronté à la plus grave menace qu’il ait connue depuis 1948. Des troupes très insuffisantes en nombre et en matériel, réussirent dans le Golan et dans le Sinaï, à maintenir la ligne de front contre l’invasion des armées arabes. Tandis qu’Israël mobilisait ses réservistes et envoyait d’urgence des renforts sur les différents fronts, le cours de la bataille, d’abord stabilisé, prit une autre allure. Lors du déclenchement de la guerre, Yoni commandait une partie de son unité sur le plateau du Golan. Voici une description de la bataille à laquelle prirent part Yoni et ses hommes le second jour de la guerre : « Nous avions repéré l’atterrissage de commandos syriens près de Nafah (QG de Tsahal sur le plateau du Golan) lorsqu’on nous informa que nous étions en fait la dernière force à défendre l’endroit. Nous nous sommes rapidement rendus à l’endroit repéré. Nous étions sur la route à chercher l’ennemi, lorsque soudain, un feu nourri a été tiré en notre direction, tuant l’un de nos officiers. Les Syriens nous avaient attrapés très facilement, eux-mêmes étant à l’abri alors que nous étions à découvert. À ce moment, il fallait que quelqu’un donne des ordres clairs ; autrement, la situation aurait pu être dramatique. Il n’y avait pas eu beaucoup de tirs après ce premier barrage de feu, et on avait l’impression d’attendre que quelqu’un fasse quelque chose. Moi, je me souviens qu’alors, j’ai commencé à avoir peur. Très peur. Ce que j’ai vu alors, je m’en souviendrai toute ma vie : j’ai vu soudain Yoni se lever tranquillement, comme si de rien n’était. D’un geste de la main, il a fait signe aux hommes de se lever. Ils étaient tous couchés derrière un abri et il s’est avancé comme s’il s’agissait d’un exercice de tir. Il marchait debout, distribuant des ordres à droite et à gauche. Je me souviens alors de ce que j’ai pensé, moi son soldat : diable, s’il fait cela, je n’abandonne pas ! Je me suis levé et je me suis mis à tirer ». (d’après les souvenirs d’un officier). Le second de Yoni, qui fut plus tard son second à Entebbe se souvient également : « Dès qu’ils ont ouvert le feu sur nous, Yoni a mené une bataille comme je n’en ai jamais connues, même dans les livres…»


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Dossier : SPOLATION DES JUIFS DANS LES PAYS ARABES

Avant la création de l’État d’Israël, plus de 900.000 Juifs vivaient dans les pays arabes (Yémen, Irak, Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Tunisie, Syrie, Liban). Près de 650.000 d’entre eux (soit plus de 70 %) ont émigré vers Israël à partir de la fin des années quarante. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des communautés juives de ces pays n’existent plus. Les véritables réfugiés du Moyen-Orient sont les Juifs chassés des pays arabes dont ils étaient habitants depuis des siècles si ce n’est des millénaires pour certains, bien avant la conquête musulmane. Or depuis plus de 60 ans, cette vérité historique est occultée. C’est pourquoi en Israël, en 1969 le Ministère de la Justice avait ouvert un Département s’occupant du Service des droits des Juifs Originaires des Pays Arabes. En 1999, Jean Claude Niddam, juriste lui-même originaire du Maroc, avait été nommé responsable de cette unité qui gère l’enregistrement et la documentation concernant la dépossession des biens personnels et communautaires des Juifs contraints de fuir les pays arabes suite à la création de l’État d’Israël. Il recense également les mesures prises par ces pays en violation des droits de ces communautés et les discriminations auxquelles elles ont été soumises. Très récemment, Jean Claude Niddam a été désigné par le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, membre de la commission nationale consultative pour la restitution des droits et des biens juifs dans le monde. Dès les années 1930, avec la montée du nationalisme et à l’initiative de la Ligue Arabe, les Juifs sont devenus des boucs-émissaires servant comme fédérateur d’union nationale. Puis, des appels au meurtre et des pogroms ont eu lieu en Irak (1941), en Libye (1945), en Syrie et au Yémen (1947), en Egypte et au Maroc (1948). Dans

les semaines suivant le vote de l’ONU sur le partage de la Palestine, les menaces de nombreux délégués arabes (notamment Égyptiens, Irakiens et Palestiniens) à l’encontre des populations juives autochtones sont mises à exécution : perpétration de massacres et de pogroms, souvent orchestrés par les autorités officielles des pays concernés faisant des centaines de victimes et causant des pertes matérielles se montant à des millions de dollars (bombardement du quartier juif du Caire; émeutes sanglantes à Oujda et Djérada; destruction du quartiers juif d’Alep). L’expulsion des Juifs est l’occasion d’innombrables actes de violence contre les populations juives locales par les masses arabes ainsi que de la dépossession de leurs biens. A la déclaration d’Indépendance de l’État hébreu en 1948, la situation des juifs empire dramatiquement, d’autant que les pays arabes s’engagent ou soutiennent la guerre contre Israël. Le phénomène a été massif. Les communautés juives ont été systématiquement ébranlées partout dans le monde arabe. De nombreux gouvernements arabes ont amené leurs populations juives à l’exode dans le cadre de campagnes d’exclusion comportant notamment un ensemble de dispositifs juridiques, économiques, politiques discriminatoires visant à isoler les Juifs dans la société : dénationalisation (déchéance de la citoyenneté), discrimination juridique (atteinte à la liberté d’entreprise et d’association, tutelle des associations juives ou des communautés), isolement et séquestration des personnes (refus d’octroyer des passeports, prise en otage des familles, emprisonnement arbitraires), limites à la liberté de mouvements des Juifs au sein et en dehors des pays arabes, spoliation économique (rançonnement, séquestre sur les liquidités et les comptes bancaires, consigne et nationalisation des biens interdisant leur sortie, confiscation ou expropriation des biens privés

et communautaires), discrimination socio-économique (exclusion de certaines professions et importantes restrictions dans le monde des affaires), émeutes antijuives (arrestations, assassinat de personnalités, atteinte aux lieux de cultes). Les Juifs ont donc été victimes de discriminations, de spoliations, de saisies et de dépossessions violentes. Sans évoquer le cas des pays du Maghreb encore sous mandat français, les autres pays arabes déjà indépendants adoptent tous une systématique discriminatoire à l’encontre des Juifs autochtones. En Libye, en 1945 et 1948, des émeutes antijuives éclatent et des quartiers juifs de Tripoli sont pillés. En juin 1951, la loi sur la nationalité entre en vigueur : les Juifs sont astreints à un statut personnel régi par leur tribunaux rabbiniques, ne sont pas autorisés à voter et à occuper une fonction politique, n’ont pas droit à des passeports ou au certificat de nationalité libyenne, les documents de voyage expirés ne sont pas automatiquement renouvelés. En 1954, l’émigration est restreinte et le tourisme à destination d’Israël interdit. Au Liban dès 1947, des étudiants juifs sont expulsés de l’université de Beyrouth. Des associations juives soupçonnées de « sionisme » sont fermées et les mouvements de jeunesse interdits. Les Juifs travaillant dans l’administration sont licenciés. De même en Syrie. L’acquisition de biens immobiliers sont interdits aux Juifs. En novembre de la même année, des émeutes antijuives ont lieu dans plusieurs villes du pays, des synagogues sont incendiées et plusieurs centaines de Juifs arrêtés. Les biens financiers juifs sont saisis. Il leur est interdit de travailler dans l’agriculture. En 1950, on confisque leurs maisons, terres et magasins à Alep et Qamishli. Les Juifs doivent payer une caution pour quitter le pays. En Egypte à partir de 1947, une majorité de Juifs perd son travail à cause mesures discriminatoires. Suite à la déclaration d’Indépendance de l’Etat d’Israël, des arrestations massives ont lieu. 1000 juifs sont internés, accusés de sionisme. En juin 1948, la loi martiale est instaurée : les Juifs sont interdits de quitter l’Égypte pour Israël. De 1948 à1950, l’ordre est donné aux organisations communautaires de transmettre la liste de leurs adhérents à l’État. Les biens des Juifs autochtones et de ceux se trouvant à l’étranger sont mis sous séquestre. Enfin en 1950, les passeports des émigrants leur sont retirés. En 1948 au Yémen, les Juifs sont accusés de crime rituel et leur situation de nos jours n’a guère évoluée. En 1949, l’interdiction formelle de sortir du pays est promul-

guée. Une liste des biens et propriétés des Juifs, base de rançonnement ultérieur, est établie. En Irak dès 1948, une vague de persécutions anti-juives officielles s’illustre par des arrestations, l’interdiction pour les Juifs de quitter le pays et de lourdes amendes sur les Juifs aisés. L’année suivante, des persécutions contre les membres du mouvement sioniste ont lieu. En mai 1950, la loi sur la privation de nationalité pour les Juifs qui quittent l’Irak est adoptée.

En 1951, les biens des Juifs ayant dû renoncer à leur citoyenneté pour quitter le pays sont gelés. Ce dossier a toujours préoccupé le gouvernement israélien. Dès l’arrivée en masse des 140.000 Juifs chassés d’Irak entre 1950 et 1951, le Ministère des Affaires Etrangères et des Finances, à l’époque en charge du problème, enregistrent les premières déclarations sur la dépossession des biens financiers, des documents et titres de propriété, bijoux, etc. Le gouvernement israélien constitue des archives sur les spoliations, pour ainsi dire, à la descente d’avion des nouveaux immigrants. Très tôt, dès la commission des Nations Unies pour la Palestine en 1951-1952, Israël annonce que s’il y a exigence de réparation pour les biens palestiniens perdus en 1948 alors il en sera de même pour ceux des Juifs chassés des pays arabes. En 1969, l’Etat transfère le Service des droits des Juifs Originaires des Pays Arabes au Ministère de la Justice. Sur près de 900.000 Juifs vivant dans les pays arabes jusqu’en 1948, comme les 266.304 Juifs du Maroc, les 129.539 Juifs d’Irak ou les 80.000 Juifs de Tunisie et d’Egypte, il en reste moins de 5.000 aujourd’hui. Les 2/3 des Juifs chassés des pays arabes ont trouvé refuge en Israël, la majorité d’entre eux entre 1948 et 1958. Les termes de la Convention internationale sur le statut des réfugiés de 1951 définissent clairement : ‘’Est réfugié toute personne qui en raison d’une crainte de persécution bien fondée sur des raisons de race, de religion, de nationalité ou d’appartenance à un groupe social particulier ou son opinion politique, est incapable, ou, en raison de cette crainte, ne désire plus se prévaloir de la protection de ce pays’’. Historiquement, les Juifs des pays arabes sont sortis du statut de réfugiés. Or ils sont arrivés en Israël en tant que tels, vivant dans des logements précaires, les «Sriffim» des camps de transit, avec des problèmes d’intégration. Les Juifs ayant fui des pays arabes répondent donc parfaitement à la définition de « réfugiés » bien que le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) n’ait apporté pratiquement aucune

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réponse internationale à la situation désespérée de ces déplacés. Pourquoi personne ne rappelle le drame des expulsés Juifs des pays arabes? De manière générale, l’histoire des Juifs en Islam est l’objet d’une gigantesque occultation pour tout ce qui concerne la réalité des persécutions, des massacres et de l’humiliation institutionnalisés. La décolonisation des pays arabes et la création de l’Etat d’Israël ont déclenché un déchaînement de haine à l’égard des Juifs, accompagné de pogroms, de spoliations (souvent rampantes, y compris à ce jour), de décrets d’expulsion massif et de lois discriminatoires rendant la vie de ces derniers impossible dans leur pays natal alors même qu’ils avaient contribué durant des siècles à l’essor de ces pays dans tous les domaines. L’exode provoqué a signalé la disparition de ces communautés d’exil. Cette dissimulation factuelle constitue une falsification historique consistant à n’évoquer uniquement qu’une moitié des faits : celle relative aux Palestiniens en omettant soigneusement et implicitement de rappeler le sort de millier de Juifs de la région, forcés à l’exode massif, presque total. Ils ont tout perdu. Or le narratif selon lequel les seules victimes du conflit israélo-arabe seraient palestiniennes a été adopté par le «monde entier». Le monde arabe de manière générale reste dans le déni quasi absolu et systématique de reconnaissance de la vérité historique, relayé par le silence complice des Occidentaux qui préfèrent oublier la responsabilité du monde arabe dans la destruction de ces communautés pour ne pas «heurter la sensibilité» des musulmans. La responsabilité arabe est coupable des deux populations de réfugiés mais une seule est reconnue au niveau international. Je me souviens qu’en 1967 nous avions accueillis à Tunis des dizaines de familles qui fuyaient Tripoli en Libye. Tous avaient laissé leur fortune derrière eux ! Que sont ils devenu? Nul ne pourra y répondre avec précision. Combien de maisons, combien d’appartements combien de terrains ou de commerces furent volés aux juifs du Maghreb?. Une chose est sûre, nous avons un devoir de mémoire!. Un excellent livre avait été édité il y a quelques années par Nathan Weinstock chez Plon intitulé «Une si longue présence». L’auteur est membre scientifique de l’institut d’Etudes Juives à Bruxelles. Ce travail précis de recherche sur le sujet prévoyait même la montée de l’intégrisme islamique dans ces pays arabes et ses conséquences sur ces communautés juives parfois encore existantes. Yvan Lellouche


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Affaire Cahuzac : Claude Goasguen réclame la démission de Pierre Moscovici

vous voir en vous demandant, les yeux dans les yeux, si vous avez fraudé le fisc et que vous lui répondez ‘non’, il y a de fortes chances qu’il vérifie quand même votre comptabilité. Pierre Moscovici se contente de demander à Jérôme Cahuzac ‘Vous avez fraudé le fisc ?’ Il a répondu ‘non’, et la porte a été fermée », s’est exclamé l’élu parisien.

Après l’onde de choc provoquée par les aveux de Jérôme Cahuzac, certaines voix s’élèvent pour réclamer la démission de son ministre de tutelle, Pierre Moscovici, ou du moins lui demander des explications.

Un sentiment partagé par le directeur de Médiapart, Edwy Plenel qui estime sur BFMTV que Pierre Moscovici « a lui-même manqué à ses fonctions en instrumentalisant l’administration fiscale ». « Il n’y a eu aucune complaisance »

Le député UMP Claude Goasguen estime que le ministre de l’Economie et des Finances n’a pas fait le nécessaire pour découvrir la vérité. Il réclame sa démission « dans les plus brefs délais ».

Le président provisoire de l’UMP, Jean-François Copé, veut savoir pourquoi Pierre Moscovici n’a demandé qu’un certificat portant sur 2006 à la banque UBS. « Je demande qu’on nous explique comment il y a eu de la part de l’exécutif une telle légèreté », demande le député-maire de Meaux.

Le problème n’est pas le mensonge, qui est une affaire personnelle de Jérôme Cahuzac et qui aggrave son cas, le problème ce sont des dysfonctionnements très graves de l’Etat, censé savoir qui fraude le fisc, qui doivent être sanctionnés. Pierre Moscovici doit démissionner dans les plus brefs délais, sinon nous aurons une poussée de populisme », a déclaré ce député de Paris dans les couloirs de l’Assemblée nationale. « Si vous avez un contrôle fiscal et que l’inspecteur des impôts vient

Faux, rétorque l’intéressé sur RTL. « Il n’y a eu aucune complaisance, aucune volonté d’entraver la justice », assure Pierre Moscovici. « Il a pu y avoir des interrogations ou des doutes », concède le ministre. « Je pense que le président de la République et moi-même avons fait ce qu’il convenait de faire », estime-t-il cependant, ajoutant avoir lui-même « fait des démarches qui visaient à aider à la manifestation de la vérité ».

Parachat Chemini : Une nourriture saine pour s’éléver !

Parmi les animaux créés par l’Eternel, d’aucuns sont déclarés par Lui purs et consommables pour nous, d’autres, impurs et impropres à la consommation. Notre paracha nous fournit un certain nombre de détails sur ces animaux pour nous permettre de choisir nos aliments en conséquence. Ce choix parmi les animaux constitue la base des lois alimentaires qui règlent notre existence. Notre maitre Le Rav Emmanuel disait souvent nous sommes ce que nous mangeons !

En effet, l’Eternel nous a fait connaître, parmi les Mitsvoth qu’il nous a énoncées dans la Torah, la manière dont nous devons nous alimenter. Il nous a, pour ainsi dire, prescrit un régime alimentaire particulier. Une telle minutie peut sembler étonnante. Pourquoi Dieu s’est-il abaissé jusqu’à régler notre alimentation ? Notre nourriture a-t-elle donc une si grande importance à ses yeux ? Qu’importe ce que l’on mange pourvu que l’on pense et agisse convenablement, n’est-ce pas ? . Effectivement, c’est notre manière de penser et notre façon d’agir qui sont les éléments les plus nobles de chacun de nous. Et si l’Eternel s’est donné la peine de nous prescrire des règles alimentaires strictes, s’il nous a interdit certaines nourritures, c’est justement pour nous permettre d’améliorer et de perfectionner notre manière d’agir et de nous comporter. Par instinct, en effet, l’homme est porté à s’alimenter, à consommer ce qui lui semble agréable, à ses yeux ou à son goût, sans s’imposer aucune limitation, si ce n’est - et encore ! -

celle de son appétit. C’est tout juste s’il accepte de s’abstenir de certains aliments qui peuvent l’empoisonner : mais souvent il ne veut même pas se passer de certains plats qui, il le sait, lui sont pourtant nocifs. Tellement puissant est en lui l’instinct qui le pousse à manger. En nous demandant de limiter les aliments que nous consommons, de nous abstenir même de mets qui, à première vue, n’ont rien de nocif et sont même très appétissants, HM veut nous imposer une discipline. Il désire que nous devenions assez forts pour pouvoir nous opposer, même à cet instinct si puissant qui nous pousse à manger tout ce que bon nous semble. En apprenant à dire non à cet instinct, nous nous habituerons à dire non également à d’autres désirs répréhensibles qui, bien souvent, s’éveillent dans notre cœur. Dés le lendemain de Pessa’h, commence le compte des jours, la période de séphira, terme que le Zohar Akadoch met en relation avec saphir : période de purification …jusqu’à obtention de la clarté et de la pureté du saphir qui est comme chacun sait une pierre précieuse. Le second jour de Pessa’h, à l’époque du temple de Jérusalem, on apportait le Ômer, qui signifie une mesure – d’orge, qui une nourriture animale, signifiant par ce geste que nous en sommes du point de vue spirituel, au niveau le plus bas à la sortie d’Egypte. A Chavou’oth, au terme de la période de séphira, c’est alors deux pains que nous allons offrir, le pain qui est rappelons le une nourriture humaine. Par

ce geste, nous sommes censés avoir acquis notre titre d’homme !. Pourquoi la Thora a-t-elle appelé le premier jour de la séphira : « Lendemain du Chabat ?» Pour nous enseigner le parallèle entre la sainteté du premier Pessa’h de l’histoire et celle du Chabat. La sainteté des fêtes, en général est liée à l’initiative de l’homme : c’est à eux de proclamer la nouvelle lune, dit le verset et par là de fixer le commencement de la fête. Le Chabat en revanche, détient une puissance particulière et absolue qui s’impose à l’homme depuis la création de l’univers. De même le premier Pessa’h de l’histoire du peuple juif- n’a pas décrété par l’initiative d’un homme. Il a été imposé par le Tout Puissant, d’où la nécessité de la période de décompte –la séphira. Lorsque le Chir Achirim dit : « Kol Dodi Hiné Zé Ba… » « La voix de Mon bien aimé, la voici qui approche, il enjambe les montagnes et fait des bonds sur les collines.. » Le Midrach Raba explique : « Il s’agit en effet de la sortie d’Egypte : « La Voix de Mon bien aimé » fait allusion à D-ieu ; « il enjambe les montagnes..Et les collines » : il passe outre les péchés des Bné Israël et « saute » jusqu’aux Patriarches – appelés, les Montagnes du Monde – et jusqu’aux Matriarches – les Collines. A Pessa’h, Le Tout Puissant a fait un bon au-dessus d’Israël, comme il est dit : « Il a passé par-dessus les demeures d’Israël » en ne se préoccupant pas de ce qu’Israël est dans l’instant présent, mais surtout ce qu’il est dans l’absolu : en vertu de ce que furent leurs ancêtres, il pourra alors

réaliser le Projet Divin sur terre. Le passage de Pessah à Chavouot, de l’enfance du peuple d’Israël à sa maturité ne se fait pas naturellement. Il est exigé un processus de maturation. Il correspond dans notre calendrier aux 49 jours qui séparent Chavouot de Pessah. Le sens du verset est clair : « Vous compterez sept semaines entières depuis le lendemain de la fête de Pessah ». La symbolique du chiffre 7 représente un cycle temporel complet, les 6 jours de travail et le chabat qui englobe le tout vers la perfection. Il va falloir par sept fois reprendre ce cycle afin de purifier le peuple d’Israël de toute impureté ingurgitée en Egypte…

Un détail retiendra notre attention, la Thora précise : « Chéva chabatot témimoth » 7 semaines entières et la Alakha en déduit que les 7 semaines doivent êtres pleines et entières, et que le dernier jour devras être mené jusqu’à son terme, c’est-à-dire jusqu’à la tombée de la nuit. C’est la raison pour laquelle nous devons impérativement attendre la tombée de la nuit pour sanctifier la fête de Chavouot grâce au Kidouch. La Alakha indique que l’oublie d’un seul jour dans le décompte annule et invalide tout le processus est donc on ne pourra plus poursuivre le décompte avec bénédiction. C’est donc que la notion du décompte n’a de sens que si elle couvre l’ensemble de la période visée. Il n’y a Séfira que si l’on intègre tous les moments en une seule et même entité. Manquer un seul jour, c’est briser en quelque sorte cette unité du temps que le décompte

est censée établir. Voici ce qu’écrit le Rav Chalom Messas zalsal : « La tragique échappée du temps, ne permet pas de penser une unité du passé et du présent. A cela dit-il, le Midrach répond en signalant un mode d’existence singulier où le temps est transformé en vécu d’une relation avec le Créateur où chaque instant vaut comme tonalité singulière, à travers laquelle l’homme transforme sa vie en expérience de rapport avec HM. Vivre ainsi permet d’unifier tous les instants. Chaque moment est comme une pierre qui s’ajoute à l’édifice final. Israël est ainsi engagé à suivre l’exemple de ses pères à propos desquels il est dit : « Véabraham Vésarah Zékhenim baim bayamim » Abraham et Sarah étaient vieux, avancés dans la vie… Cette redondance évidente vient nous signifier qu’ils tenaient dans leurs mains la totalité de leurs jours ! Il s’agit de signer un mode de vie où le présent n’est pas oubli du passé, mais au contraire, se construit sur la base du passé !. Chaque jour s’ajoute au précédent pour ensemble édifier une vie entière. Les 49 jours qui nous séparent de la fête de Chavouot doivent en effet permettre de nous préparer spirituellement- à faire en quelque sorte un Tikoun (réparation), afin de recevoir une Nouvelle fois la Thora. Chaque jour et un nouveau jour que nous devons mettre à profit pour acquérir la Sagesse que nous trouvons notamment dans le Traité des Perkei Avot – Les Maximes des Pères, que nous étudierons durant toutes ces semaines. Yvan Lellouche


L’information en provenance d’Israël Edition du 3 Avril au 9 Avril 2013

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«N’oublie jamais» - Nouveau titre de Franky Perez - Interview Un journaliste palestinien jeté en prison était logique que je lui confie la direcpour s’être amusé de Mahmoud Abbas tion et la réalisation de “N’oublie jamais” dont les images apportent une dimension encore plus forte au texte.

“N’oublie jamais” est le nouveau titre de Francky Perez. Avec un texte fort et un usage inattendu du rap pour transmettre la mémoire de la Shoah, Francky Perez nous propose quatre minutes qui ne peuvent laisser indifferent. Interview de l’animateur préféré de la communauté: Votre version de l’Hatikva a fait plusieurs fois le tour du monde grace à YouTube, Vos videos comptabilisent un record de plusieurs millions de vues sur Internet, Est ce l’objectif de “N’oublie jamais”? Internet est à la fois une fenêtre ouverte sur le monde mais aussi un outil formidable pour faire circuler une idée, une photo, une chanson, une video. Quand la démarche est sincere, authentique et qu’elle répond à un besoin, le phénoméne viral s’accélére naturellement. Le public seul peut decider de faire circuler ou non. J’espere qu’il sera sensible à l’initiative de “N’oublie jamais” et le diffusera. Le choix du rap peut surprendre certains? Malheureusement, les generations de survivants se taisent aujourd’hui progressivement, les jeunes generations n’auront bientôt plus de “contact direct” avec eux, il nous faut inventer sans cesse de nouveaux moyens pour les “toucher”. Un adolescent connait souvent par coeur des titres de rap, J’ai pensé il y a quelques années que c’etait un vecteur efficace pour transmettre la Mémoire et Gil Taïeb, soutien de toujours, m’avait demandé de l’interpreter en ouverture d’un gala de l’ABSI/Keren Or. C’est aujourd’hui que le clip voit enfin le jour. Vous êtes un acteur incontournable du monde du divertissement de la communauté juive, évoquez la Shoah n’est il pas antinomique ? C’est vrai qu’il s’agisse d’évènementiel, de réceptions ou d’émissions, j’interviens dans un registre fun et festif avec toujours pour objectif d’essayer de faire briller à ma manière l’Etoile de David. Là, l’étoile est jaune… mais la demarche est la

même, celle de vouloir exprimer des sentiments faisant partie intégrante de notre identité juive. Vous voyagez régulierement aux Etats Unis pour l’enregistrement d’une émission de television dont vous êtes le présentateur ? Oui, ce qui explique une presence moins importante à la radio où j’interviens désormais le premier vendredi de chaque mois pour “Portrait de star” où je retrace la carrier d’un ou d’une grande artiste.Je présente depuis un an une émission sur la television juive américaine, JLTV, qui diffusera à travers les Etats Unis la version en anglais de “N’oublie jamais”, juste avant la retransmission de la ceremonie officielle de Yom Hashoah en Israël avec le President Shimon Peres. Le clip est dédié à Mr Henri Boret… Oui, il nous a quitté juste avant Pessah, J’avais une grande admiration, un immense respect pour lui, sa voix, ses mots si justes, son amour infini d’Israël… Chaque discussion avec lui était une source d’enseignement, de fierté de notre identité. Il avait ému toute la communauté il y a de nombreuses années quand il avait sorti en direct dans une de mes emissions son étoile jaune de son portefeuille et avait raconté en pleurant cette période de sa vie avec toujours des paroles d’espoir… Quand une personne nous quitte, on met l’accent sur ses qualités et on gomme naturellement un peu ses défauts par respect. Dans le cas d’Henri Boret, les mots manquent pour décrire l’Homme exceptionnel qu’il fut. Le clip de “N’oublie jamais” fait appel à des images de reconstitution et aussi à des images d’archives, Rubens Hazon semble être devenu votre complice audiovisuel attitré en France? Et même au delà! Il a realisé le clip de presentation de mon groupe musical Broadway, nous avons tournés ensemble à Los angeles le clip “Goes to Hollywood”, “Les coulisses de la Tsedaka” en décembre dernier… Il

Quel est le prochain rendez vous que vous nous donnez? Dès la semaine prochaine! Avec le lancement de la Jewish Goldman Generation et un premier titre, “Shama”, (reprise de Là bas) avec Frederic Feld qui exprime le ressenti d’un pére quand son fils lui annonce qu’il part vivre Là bas… en Israël. Une page Facebook speciale a été créé (Jewish Goldman Generation) et j’invite les jeunes talents de la communauté à y poster des vidéos de reprises de Goldman avec des paroles nous concernant. Celle qui récoltera le plus de vues se produira lors d’une grande manifestation future. Et sur scène? Le 1er Mai, pour la presentation au Palais des Congrés du grand concert au profit d’Ihoud Hatzala où nous vous attendons nombreux! Entre deux avions, deux receptions et deux emissions, qu’est ce qui fait vibrer Francky Perez le plus professionnellement ? Plein de choses… Quand j’écris et enregistre un nouveau titre, quand une personne nous confie l’animation musicale de l’un des évènements les plus forts de sa vie, quand un téléspectateur américain zappe et tombe sur mon émission, quand sur RCJ une auditrice demande à l’antenne la bonne santé pour sa famille comme si la radio était le kotel… C’est tout ça qui me fait vibrer et pas seulement professionnellement ...

On savait les palestiniens grands démocrates. Là, ils battent même les turcs ! La cour d’appel de Bethléem a confirmé la condamnation du journaliste palestinien Mamdouh Hamamreh et l’a condamné à un an de prison. Le journaliste a été condamné pour « injure » au président Mahmoud Abbas. Il était jusqu’alors employé par la télévision officielle du gouvernement de Ramallah. 148707399 La photo qui a envoyé le journaliste en prison Hamamreh est en fait inculpé pour avoir posté sur Facebook une photo comparant le Président à un personnage de série B. En l’occurrence, « un méchant. »

Hamamreh n’est pas le seul Palestinien qui a été emprisonné pour ce type d’accusation. En Avril 2012, un professeur d’université a également été arrêté pour avoir prétendument insulté Abbas sur sa page Facebook. Hamamreh avait été arrêté en 2010 et a été accusé de diffamation et de calomnie, conformément à la loi jordanienne, qui interdit les « insultes au gouvernement. » Le gouvernement palestinien applique toujours les lois de la Jordanie. L’avocat de Hamamreh a affirmé que la condamnation était incompatible avec les lois palestiniennes qui garantissent la liberté d’expression. Il paraît que le juge est mort. De Rire. Par Nisso Amzar

Un navire avec 8.500 tonnes d’armes iraniennes en route vers la Syrie

Sur YouTube: N’oublie jamais Francky Perez Contact: info@franckyperez.com www.facebook.com/franckyperez

Un navire transportant des armes iraniennes navigue actuellement à travers la Mer Rouge et fait son chemin vers la Syrie selon al-Arabiya, citant des sources de l’opposition syrienne. « Le navire est porteur 8.500 tonnes d’armes et de missiles que l’Iran donne au régime syrien », a dit la source. « Il est prévu de faire un« arrêt de carburant »dans un port syrien où il va décharger sa cargaison. » La source a également déclaré que le navire appartient à la Syrie, même s’il est enregistré au Liban. Des responsables syriens d’opposition auraient demandé à l’Egypte de

retenir le navire, qui fait flotter un pavillon de la Tanzanie, et d’inspecter la cargaison lors du passage dans le canal de Suez. L’Iran est un allié de longue date du dictateur syrien Bachar Assad, qui a massacre civils et jihadistes depuis 2 ans. Plusieurs soldats iraniens (Gardiens de la Révolution) ont été blessés et / ou tués lors en Syrie ces derniers mois. L’ONU estime que plus de 70.000 personnes ont été tuées depuis le début du soulèvement contre Assad il y a deux ans. Par Amos Lerah


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Premier vol commercial Le Caire-Téhéran depuis 34 ans

L’Egypte et l’Iran ont repris leurs liaisons aériennes, bloquées depuis 34 ans. La prise du pouvoir en Egypte par les islamistes a aidé au réchauffement avec l’Iran. C’est la première fois depuis 1979 et l’avènement de la République islamique d’Iran. Un vol commercial a relié Le Caire à Téhéran. En dehors du chargé d’affaires iranien et de sa famille, le vol de la compagnie privée égyptienne Air Memphis est parti presque à vide. Le vol retour reliera Téhéran à Assouan au sud de l’Egypte. La compagnie Air Memphis appartenant à l’homme d’affaires Ramy Lakah proposera des vols réguliers AssouanTéhéran et Louxor-Téhéran. Le ministre égyptien du tourisme avait en effet signé un accord avec Téhéran en vertu duquel 20 000 tou-

ristes iraniens visiteront l’Egypte au cours des trois prochains mois. Des touristes qui, en dehors de la croisière Louxor-Assouan, pourront passer une journée à Hurgada en mer Rouge ou au Caire à visiter les pyramides et le musée égyptien. Les compagnies de tourisme qui se chargeront du séjour dans la vallée du Nil sont proches des services de renseignements égyptiens. Pas question pour les touristes iraniens de pouvoir visiter librement le reste de l’Egypte. Ce sont surtout les mosquées qui leur sont en fait interdites. Les salafistes égyptiens sont violement opposés à une visite des mosquées sunnites par des pèlerins chiites. Des salafistes avaient cherché à agresser le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, lors d’une visite officielle en février quand il s’est rendu à la mosquée d’al-Azhar.

La mafia palestinienne rackette 3 milliards $ en 2013 Palestiniens et Arabes israéliens commémorent la «Journée de la terre» semblées dans la ville de Beit Lahiya, tandis que dans le sud, des manifestants de la localité de Khan Younès ont planté des oliviers.

Sami Abou Zouhri, un porte-parole du mouvement Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza, a indiqué aux protestataires de Khan Younès que son mouvement «allait poursuivre sa résistance pour libérer toute la Palestine» et «allait continuer à frapper en Israël».

La Mafia du Fatah et de l’OLP, qui opère sous la couverture de « l’Autorité palestinienne », a adopté ce jeudi son projet de racket 2013, d’un montant de trois milliards d’euros. Ce projet de racket doit encore être soumis à l’approbation finale du parrain Mahmoud Abbas, alias Abu Mazen, d’ici la date butoir du 31 mars. Les dépenses sont chiffrées à près de quatre milliards de dollars, dont 350 millions de dollars pour le développement de la propagande dans les zones sous contrôle des miliciens du Fatah. Près de deux milliards de dollars sont consacrés aux bakchichs des fonctionnaires corrompus. L’Union dhimmi européenne va maintenir son assistance à près de

400 millions de dollars afin d’éviter des actes terroristes sur son territoire. Le déficit budgétaire de la Maffia du Fatah et de l’OLP pour 2013 est évalué à plus d’un milliard de dollars et la dette de la Maffia du Fatah et de l’OLP approche les quatre milliards de dollars. Les parrains du Fatah et de l’OLP sont en effet réputés pour leur propension à flamber sans vergogne le pognon des autres. La monarchie intégriste du Qatar a proposé, en plus, la création d’un fonds d’un milliard de dollars pour déjudaïser et déchristianiser Jérusalem, fonds auquel le Qatar contribuera à hauteur de 250 millions de dollars. par: Michel Garroté

Palestiniens et Arabes israéliens marquaient samedi, à travers des rassemblements, le 37e anniversaire de la «Journée de la terre» qui commémore chaque 30 mars la mort en 1976 de six Arabes israéliens lors de manifestations contre la confiscation de terrains par Israël. Des heurts avec les forces israéliennes ont eu lieu en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, mais aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat, alors qu’un Palestinien avait été tué et plus de 50 blessés l’année dernière lors de cette commémoration. Les principales manifestations devaient avoir lieu dans la ville arabe israélienne de Sakhnine et dans la région du Negev, dans le nord d’Israël. Dans le nord de la bande de Gaza, des dizaines de personnes se sont ras-

Toujours dans le sud de la bande de Gaza, à Rafah, près de la frontière avec Israël, quelque 500 Palestiniens ont manifesté, certains lançant des pierres sur les soldats israéliens qui ont riposté par des tirs à balle réelle. «Des dizaines de Palestiniens (ont déclenché) une émeute près de la barrière de sécurité dans le sud de la bande de Gaza, jetant des pierres sur les soldats» israéliens, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’armée israélienne. «Selon une enquête préliminaire, un émeutier a été légèrement blessé lors des tentatives des soldats d’éloigner les émeutiers de la barrière», a-t-elle ajouté. Par ailleurs, une vingtaine de Palestiniens comprenant notamment le Premier ministre Salam Fayyad ont planté des arbres sur le site d’un projet de colonie israélienne controversé

entre la Cisjordanie et Jérusalem-Est occupées, a indiqué une porte-parole de la police israélienne, Louba Samri. D’après elle, la police israélienne a dispersé le rassemblement et a confisqué les arbres. Sur le mont des oliviers, à Jérusalem-Est, quelque 200 Palestiniens ont planté des arbres sur des terres appartenant à une famille palestinienne. Trois participants ont été arrêtés pour avoir pénétré sur des terrains appartenant à l’Etat, selon Mme Samri. Au barrage de Qalandia, qui commande l’accès à Jérusalem en Cisjordanie, des heurts ont éclaté entre quelque 200 Palestiniens et les forces de sécurité israéliennes qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. «Cent cinquante Palestiniens ont lancé des pierres sur les forces de sécurité israéliennes qui ont fait usage de moyens de dispersion anti-émeute», selon une porte-parole de l’armée israélienne. Vendredi, l’armée et la police israéliennes avaient déployé d’importants renforts à Jérusalem et en Cisjordanie en prévision d’éventuelles «manifestations violentes», selon Mme Samri. AFP


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Le nucléaire iranien progresse lentement mais constamment

L’Iran fait des progrès lents mais constants dans son programme de développement nucléaire, a expliqué le chef du renseignement militaire d’Israël, avec Téhéran supposant qu’une attaque militaire contre ses installations est « peu probable ». Les efforts pour faire avancer sa technologie nucléaire « avancent plus lentement que l’Iran avait espéré, mais ils progressent, » a déclaré jeudi le chef du renseignement militaire, le major-général Aviv Kochavi, lors d’une conférence à Herzlia. « L’Iran poursuivra son programme nucléaire, car il suppose que la possibilité d’un raid n’est pas élevé, » a-t-il ajouté.

Les Druzes d’Israël contre l’aide aux rebelles syriens

Régulièrement des rebelles syriens blessés lors d’affrontement avec les forces d’Assad se dirigent vers les positions israéliennes pour demander de l’aide et pour être soignés. Tsahal magnanime les accueille et les envoie en soins intensifs dans des hôpitaux du Nord du pays. Cela n’est pas pour plaire à des représentants druzes israéliens très remontés contre cette politique. Les représentants druzes : « ces Djihadistes d’Al Qaeda, il vaut mieux les laisser crever! » Ibrahim Nidal est le délégué du Likoud dans le village druze de Sadjour sur le Golan. Jusqu’à récemment, il était le coordinateur pour le Golan au bureau d’Ayoub Kara (Likoud), le vice-ministre druze sortant pour le Développement de la Galilée et du Néguev. Ibrahim Nidal s’est adressé

au Ministre de la Défense, Moshé « Boogie » Yéelon pour lui demander de s’abstenir d’hospitaliser dans des hôpitaux israéliens d’autres rebelles syriens blessés près de la frontière avec Israël. Cette demande d’Ibrahim Nidal arrive alors que la semaine passée, dans une position de Tsahal à la frontière syrienne, une antenne médicale y a été installée pour prodiguer des soins à des réfugiés syriens. Interrogé par Makor Rishon, Ibrahim Nidal affirme: “si cela dépendait de nous, nous les laisserions crever près des barbelés et on ne les aurait pas accueillis pour des soins médicaux en Israël. » Selon Nidal, de nombreux notables druzes israéliens partagent cette opinion: « Israël ne doit pas soigner ces gens-là ! Ce sont des

éléments affiliés à Al Qaeda et au Djihad global. Ils ont été envoyés là-bas, entre autres, pour massacrer nos frères druzes en Syrie. Au moment venu, ces rebelles djihadistes se retourneront contre Israël. Cela ne fait aucun doute. C’est à ces gens-là qu’on prodigue des soins médicaux et à qui on sauve la vie ? » Et oui, les Druzes, d’authentiques et fidèles patriotes israéliens, ne comprennent pas toujours le cœur juif en hypertrophie de miséricorde, même envers des ennemis acharnés que constituent les combattants du Djihad engagés dans les affrontements en Syrie – ce cœur juif qui a des raisons que la raison ne connait pas. Par Méir Ben-Hayoun Jerusalem24

Malgré une pression économique domestique croissante en raison des sanctions de la communauté internationale, l’Iran semble déterminé à aller de l’avant avec ses activités d’enrichissement d’uranium, a déclaré Kochavi.

Le taux de chômage dans la dictature islamique a explosé au cours de la dernière année, et le pays est confronté à un taux d’inflation de 60%. La production de véhicules a chuté de 60%, et les exportations de pétrole ont été réduites de moitié, a-t-il déclaré aux décideurs politiques lors de la conférence annuelle. « Je crois que le poids des sanctions devient un élément de plus en plus décisif dans le processus de prise de décision en Iran, mais il n’a pas encore causé de changement dans leur politique, » a-t-il observé. « Nous pensons que l’Iran continuera à développer son programme nucléaire tout en faisant face intelligemment à la pression de la rue et de la communauté internationale, » a dit Kochavi, ajoutant que l’Iran ne fera aucune concession majeure dans les négociations avec la communauté internationale cette année. « Le régime croit qu’il n’existe pas de forte probabilité d’une attaque sur lui, » a-t-il expliqué.


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Le FMI verse 5 milliards de dollars aux Frères Musulmans

Un accord a été conclu pour un prêt de 4,8 milliards de dollars par le FMI au régime islamique égyptien (le mot « prêt » reste évidemment théorique tant que le montant n’aura pas été remboursé au FMI par le régime). Le ministre islamiste égyptien des Finances, El-Morsi El-Sayed Hegazy, indique

que les négociations avec le FMI connaîtront une issue à la fin de ce mois d’avril. Le ministre indique en outre que l’Egypte négocie avec le Fonds monétaire arabe (FMA) un prêt de 465 millions de dollars.

Une roquette tirée depuis la Bande de Gaza est tombée le Conseil local d’Eshkol dans le Sud du pays ce soir. Il n’y a ni blessés, ni dégâts.

Par ailleurs, une autre roquette en provenance de la Syrie a touché le plateau du Golan, également sans faire ni blessés ni dégâts.

Par:Michel Garroté

Israël : une roquette lancée sur le Conseil local d’Eshkol (Sud)


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Lendemain de Mimouna

Sur le vif : Nous comparons souvent les menaces qui pèsent sur nous et les attaques antisémites à la Shoah ou à l’époque qui l’a précédée. Est-ce légitime ou contribuons-nous ainsi à galvauder le terme et son histoire ?

Guy Millière

Ecrivain. Essayiste Toute relativisation de la shoah est condamnable et inadmissible, toute banalisation de la shoah est également condamnable et inadmissible. Les attaques antisémites en Europe ou ailleurs dans le monde ne peuvent être comparées à la shoah, bien sûr. Cela dit, considérer que la haine d’Israël et du peuple juif qui se dissémine dans l’atmosphère en Europe et ailleurs crée une accoutumance qui présente des liens de similitudes avec la haine des Juifs disséminée dans l’atmosphère en Europe et ailleurs dans les décennies qui ont précédé la shoah me semble approprié. Des historiens tels que Léon Poliakov ont expliqué que la shoah a été rendue possible par l’accoutumance à la haine des Juifs. Les dirigeants iraniens et ceux de divers mouvements islamistes, par ailleurs, tiennent des discours génocidaires contre Israël et le peuple juif qui ont de fortes ressemblances avec ceux tenus par Hitler avant la shoah, et cela implique une vigilance qui doit rester intacte.

Ce serait une injure faite à nos frères assassinés pendant la Shoah que de comparer les menaces et les attaques antisémites dont nous sommes victimes aujourd’hui aux tortures et à l’extermination dont ils ont fait l’objet. Ce serait également une injure faite à notre État que de penser que nous traversons les mêmes dangers de cette époque obscure. Invitée à participer par un ami cher à un pèlerinage en Pologne, j’ai eu le privilège de commémorer la mémoire des hommes, femmes et enfants tombés dans les griffes de la bête immonde. De ce voyage, je retire le sentiment de liberté et de puissance que j’ai éprouvé en revenant chez moi. Dans mon pays où PLUS JAMAIS ÇA. C’est vrai, l’antisémitisme est là, toujours bien présent mais la Shoah doit, selon mon très humble avis, rester un épisode de l’Histoire incomparable à aucun autre. Comme l’Inquisition, comme la destruction de Jérusalem par les Romains, la Shoah est et restera un marqueur unique de la souffrance du peuple juif. Et même s’il est impossible aujourd’hui de ne pas faire de rapprochements avec des événements, des discours et des attitudes constatés avant et pendant la Shoah, rien ne pourra plus jamais atteindre aussi profondément notre peuple dans sa chair. Notre nation forte et fière, que chacun de nous construisons au quotidien, est la réponse. AM ISRAEL HAÏ !

Docteur Joseph ZRIHEN

Ida Akerman

Caroll Azoulay

French Projection. lepetitjournal. com/telaviv

Ce n’est pas « galvauder » la Shoa que de s’en souvenir et d’en apprendre la leçon, pour ne pas, une fois de plus, rater le coche et être pris au piège... parce que l’on refuse de voir les signes précurseurs déjà bien avancés et le processus en marche qui va en s’accélérant. Il faut ouvrir les yeux, ne pas se bercer d’illusions, se réveiller et bouger avant qu’il ne soit trop tard... faire sa alyah. Car la seule chose, Barou’h Hachem, qui ait changé, c’est que cette fois-ci nous avons un État à nous, une armée à nous... quelles que soient les difficultés (individuelles et collectives) et les menaces de toutes parts. Se mettre à l’abri du Klal Israel et de la Chehina qui se trouve en Eretz Israël et de la Hashga’ha au-dessus de notre nation reconstituée sur sa terre qui devrait être unie. Nous n’oublions pas : nous sommes tous dans le même bateau. Puisse-t-il, avec l’aide d’Hachem, arriver à bon port, ailleurs soumis à des mers démontées... Hazak Veematz et Beezrat Hachem ! (Il faut aussi aider Hachem à nous aider).

Rescapée de la Shoa. Pédiatre Pourquoi répéter sans cesse « Souviens-toi d’Amalek » si ce n’est pour le reconnaître la prochaine fois qu’il resurgira face à nous sous un autre déguisement ? Oui, Amalek est réapparu, il veut nous exterminer et nous remplacer ! Ce n’était malheureusement pas l’apanage d’Hitler.

Président Exécutif de la Fédération Israélienne Francophone Votre question est légitime et de surcroît nous oblige à nous interroger sur cette période si particulièrement dramatique pour le peuple juif et pour l’humanité. Jamais dans notre histoire récente ou plus ancienne l’homme ne fut autant un loup pour ses semblables. Jamais une telle volonté d’effacer de la surface de la terre un peuple ne s’était exprimée de la sorte. Avec autant de haine, de méthode, d’organisation, de détermination, érigeant ainsi en dogme absolu la disparition des Juifs. Comme si se repaître du sang de leurs victimes innocentes était devenu pour les assassins leur seul combat, leur seule raison d’exis-

Quels festins, quelles réjouissances, quelle ambiance festive et quel délicieux mélange des genres et des cœurs ! Notre moufleta traditionnelle est devenue symbole de paix et d’union au sein du peuple, une fête nationale unique. Et c’est dans cette ambiance de Mimouna, sous ces flots de lait et de miel, tous réunis à la même table, que le nouveau gouvernement d’Israël se met enfin au travail… Finies les campagnes, finis les pourparlers, chacun a trouvé sa place, tout le monde connaît son rôle dans l’équipe, désormais il ne reste qu’à passer à l’action ! Emploi, justice, armée, tradition, mariages, conversions, éducation, négociations : chaque sujet sera étudié, revu ou corrigé. Mission ardue, délicate, mais pas impossible.

La grandeur des ministres qui engageront ces reformes se mesurera aussi par la main qu’ils tendront à leurs collègues de l’opposition. Oui, chaque initiative influencera le quotidien de milliers de jeunes, et devra donc être entreprise en concertation étroite avec les responsables politiques qui les représentent. Et surtout, au nom de l’égalité, de la solidarité et de l’union, il faudra à tout prix éviter la scission entre le monde orthodoxe et l’ensemble de la société. Au contraire : plus que jamais il faudra se comprendre, se tolérer, s’écouter et se ter, leur seule et unique motivation. Non jamais dans l’histoire de l’humanité récente une telle abomination ne s’est exprimée de la sorte. Mais nous Juifs, savons qu’Amman représente un lointain ancêtre de ce mal absolu édicté en système. Alors oui, nous devons nous méfier de ne pas créer des amalgames approximatifs et des comparaisons douteuses, galvaudant par l’inflation des mots le sens et l’histoire de la Shoa. Professeur Noah Dana-Picard Président du Jerusalem College of Technology Dans la Haggadah de Pessa’h, nous rappelons le verset de Josué 24,2 : « Josué dit à tout le Peuple : ainsi a dit l’Éternel, D. d’Israël, vos ancêtres habitaient au-delà du fleuve, Tera’h père d’Avraham et père de Na’hor, et ils adoraient des dieux étrangers ». On est en droit de se demander quel est le rapport de ce verset avec la sortie d’Égypte. Comme nous le disent nos Sages, à chaque libération d’exil, nous racontons les miracles et les événements qui ont accompagné cette libération (c’est déjà vrai pour des événements privés, a fortiori pour des événements concernant l’ensemble du Peuple Juif). Et lorsqu’un nouvel exil se termine, nous ne parlons (presque) plus du précédent, mais du nouveau. Dans la Haggadah de Pessa’h, nous rappelons la Sortie d’Égypte, mais notre Peuple est déjà sorti d’un exil auparavant. Avraham et sa famille sont sortis d’Our-enChaldée (au-delà du fleuve). Et notre Haggadah contient encore un peu du récit d’avant. Le récit de la Sortie d’Égypte ne se limite pas à la sortie elle-même. La dureté du séjour en Égypte, les souffrances de l’esclavage sont rappelées

rapprocher… maintenir l’ambiance magique de la Moufleta, cette unité nationale essentielle dans le peuple juif… essentielle pour sa survie, pour son avenir. Chaque shevet devra travailler en concertation, de façon responsable, en n’oubliant jamais que la haine gratuite a déjà, dans l’histoire, causé la perte du peuple d’Israël. Pour avancer, pas de vainqueurs, pas de vaincus – tous ensemble pour un monde meilleur, plus éclairé, plus moral, plus juif. Le seul ennemi qui nous guette se situe à l’extérieur, il veut notre place ; ne lui donnons pas cette opportunité de semer le doute et la discorde entre nous. Les enjeux sont historiques : « le gouvernement nouveau est arrivé »… composé cette fois-ci d’une majorité de « jeunes », modernes, plus ou moins expérimentés mais très motivés, désirant réellement le bien de tous… Donnons-leur cette chance et surtout rappelons-leur de tendre la main aux membres de l’opposition… et de les convaincre de s’asseoir à la table de la majorité pour boire et manger le même plat de l’unité ! TARBH’O OU TSAADO ! Avraham Azoulay

longuement. Et c’est cela qui forme la base de la louange pour les miracles que D. a accomplis en nous faisant quitter cette maison d’esclavage. Et la splendeur de notre départ : « les Enfants d’Israël sortent fièrement » Rappeler la Shoa et ses horreurs fait ressortir de façon brillante l’importance de la libération. Nous avons été libérés des camps et des ghettos, mais aussi des oppresseurs et de leurs menaces. Peu de temps après, nous avons eu la joie de fonder notre État. Entre parenthèses, je ne comprends pas pourquoi nous ne célébrons pas chaque année de façon éclatante la victoire sur l’Allemagne nazie et ses associés-complices. Ce rappel quasi-constant nous aide aussi à repérer les prémices d’actions hostiles, haineuses. Les attaques contre la cacherout l’an dernier en Europe, les attaques (moins nombreuses, mais elles existent néanmoins) contre la Brit Mila, ne nous rappellent-elles rien ? Eh bien oui, nous avons vu cela dans les années 1930 en Allemagne. Utiliser l’adjectif « nazi » comme certains le font à titre d’insulte lors d’une dispute est une double faute. Tout d’abord, nous ne devons pas nous insulter. D’autre part, il n’y a pas de phénomènes de ce genre dans notre Peuple (le philosophe qui a parlé de « judéo-nazis » au sujet d’enfants juifs habitant à ‘Hevron ne fait pas partie de mes maîtres). Mais se souvenir, et utiliser le souvenir comme référence pour identifier les menaces est plus que légitime. C’est une obligation. Et enfin, le rappel de cette époque doit inclure le souvenir de ceux qui sont tombés et le souvenir de ceux qui se sont battus. Des menaces existent encore, mais nous avons appris à faire face. Les actions des Pères montrent la voie à leurs descendants.


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Dov Levy-Neumand Être un enfant juif en France pendant la Shoa Par Guitel Ben-Ishay chir cette frontière.

Dov Levy-Neumand est né en 1933 dans le Sud de la France. Issu d’une famille qu’il décrit comme bourgeoise sans être aisée, sa vie est très tôt placée sous le signe de la guerre et de la Shoah. Lui et sa famille ont eu le « privilège » de rester ensemble pendant toute la guerre. À l’occasion de Yom Hashoah, nous l’avons interrogé sur ses souvenirs de cette période : en tant qu’enfant comment a-t-il traversé la guerre ? Que se passait-il dans sa tête ? Nous vous livrons son témoignage, les événements qui resurgissent lorsqu’il se glisse à nouveau dans la peau de l’enfant qu’il était. Des paroles à considérer avec toute la gravité qui caractérise ce passage de notre histoire et avec tout le respect que l’on doit aux survivants que nous avons le mérite de pouvoir encore écouter. Le Plus Hebdo : Quel souvenir gardez-vous de votre enfance dans les années qui ont précédé le début de la guerre ? Dov Levy-Neumand : Nous vivions dans le Sud de la France près de Monaco. Mon père était secrétaire de Mairie à Cap d’Agde, et de ce fait entretenait des relations étroites avec certains fonctionnaires de la Préfecture, qui s’avéreront très utiles par la suite. Les souvenirs que je garde des années avant 1939 ne sont pas nombreux, j’étais encore petit. Mais j’associe cette période à une tension perpétuelle, que je ressentais chez mes parents. On écoutait toujours la radio. En septembre 1939, lorsque la guerre a commencé, mon père a été mobilisé. Mais ma mère étant enceinte de leur cinquième enfant, il a rapidement pu être démobilisé, l’armée ne gardant pas les pères de cinq enfants et plus, pour des raisons de pensions financières. C’est ce qui nous a permis de passer toute la guerre en famille. Lph : Avez-vous tout de suite ressenti le danger qui pesait sur les Juifs ? D.L-N. : Mon père était très clairvoyant, il faut dire qu’il avait lu « Mein Kampf ». Il a immédiatement tenté par tous les moyens de nous faire quitter la France. Dans un premier temps, nous avions appris que des bateaux partaient de Saint-Jeande-Luz pour l’Angleterre. Nous sommes donc partis pour Saint-Jeande-Luz, mais nous avons été refoulés parce que seuls les détenteurs d’un passeport britannique avaient le droit d’embarquer. Mon père a alors essayé de nous faire franchir la frontière espagnole : le 19 juin 1940 nous étions à Biarritz et les Allemands y sont arrivés le 21 juin... À cette époque, la frontière était contrôlée par des contrebandiers qui n’avaient pas encore pris la mesure de ce que pourrait leur rapporter de faire passer des Juifs en Espagne. Plus de 20000 Juifs ont été tués alors qu’ils tentaient de fran-

Lph : Après ces deux tentatives, qu’avez-vous fait ? D.L-N. : Nous sommes retournés au Cap d’Agde où mon père a été renvoyé de son travail parce que Juif. Aussi bien le Maire que le Préfet avaient été nommés par Pétain et avaient déclaré : « Je ne veux pas de Juif dans mes services » ! Nous avons alors déménagé dans la commune voisine, Beausoleil. À ce moment, mon père qui était pourtant un homme qui n’avait jamais un mot plus haut que l’autre s’est exclamé : « Je ne crois plus personne, qu’ils aillent tous se faire f... ! Je ne crois qu’un seul homme : Hitler ». Lph : Que cela voulait-il dire ? D.L-N. : Nous avons commencé à nous cacher parce que Juifs : nous avons enlevé la particule « Levy » de notre nom, nous étions scolarisés dans des écoles catholiques, nous allions à la messe. J’ai appris l’hypocrisie : il était plus important d’aller à la messe que d’apprendre ses leçons. Lph : Qu’avez alors ressenti en tant qu’enfant ? D.L-N. : Je me souviens avoir eu beaucoup de mal à m’y retrouver, pris entre deux cultures : juive et catholique. En fait, je croyais vraiment que nous étions catholiques, nous savions tout du christianisme et rien du judaïsme. J’avais même demandé à ma grand-mère : « De quelle religion es-tu ? Tu n’es pas catholique comme nous » ! Elle ne me répondait pas... Lph : Quelles autres conséquences la guerre et l’occupation ont-elles eu sur votre vie d’enfant ? D.L-N. : Lorsque je me remémore toutes ces années de la guerre, deux souvenirs m’assaillent : la faim et l’angoisse. Avec la guerre et les Allemands est arrivée la restriction alimentaire. Nous avions des cartes de rationnement sur lesquelles était inscrite la mention « Juif ». Pendant toutes ces années, quand nous venions pour acheter à manger, on nous reléguait toujours à la fin de la queue : lorsque notre tour arrivait enfin, il ne restait plus rien... J’avais faim ; la faim est une souffrance perpétuelle. Personne ne pourra jamais décrire ce qui se passe dans la tête d’un enfant qui a faim. C’est une violence qui amène au vol et à la prostitution. La prostitution, je ne l’ai jamais vue mais le vol nous l’avons pratiqué... La faim engendre un sentiment de haine, de jalousie envers l’autre. La faim détruit toute trace de partage. En plus de cette faim, nous vivions dans l’angoisse, notamment celle d’être dénoncés. La dénonciation des Juifs était vue comme une bonne action. Lph : Comment avez-vous réussi à échapper à cette menace ? D.L-N. : Mon père avait deux relations à la préfecture qui le renseignaient sur les évolutions dans ce que l’on appelait le bureau des Affaires juives. Ils nous disaient quand on s’apprêtait à venir nous prendre, et nous nous cachions dans différents endroits, nous sommes même allés à Monaco pour échapper aux gardes mobiles français (aujourd’hui les

CRS). À partir de 1941 et jusqu’en juillet 1942, nous avons dû fuir quatre fois. Le 09 juillet 1942, mon père a reçu la « carte verte », qui était une convocation pour le bureau des Affaires juives « pour une affaire vous concernant ». Il a alors compris que nous ne pourrions pas échapper indéfiniment. Cette convocation était en fait un aller simple pour Auschwitz...

Lph : Qu’a alors décidé votre père ? D.L-N. : Il connaissait le préfet de l’Ardèche, Eugène Hilde. Il est allé le voir et lui a montré la « carte verte ». Le préfet lui a alors dit clairement que tout ceci était très grave, il s’agissait de faire dans chaque grande ville de Province ce qui avait été prévu au Vel d’Hiv’ de Paris. Il fallait absolument que sa femme et ses enfants viennent le rejoindre en Ardèche le plus rapidement possible, en laissant tout derrière eux. Nous nous sommes réfugiés à la campagne près de Privat, dans une demeure très rudimentaire. Lph : Avez-vous éveillé la suspicion de vos voisins ? D.L-N. : Nous n’avions ni le look, ni l’accent qui faisaient penser immédiatement aux Juifs. Mais malgré tout, les habitants nous posaient des questions. Pour eux, les Juifs étaient responsables de tous leurs maux, même s’ils avouaient n’en connaître aucun. À force de questions, ils ont fini par deviner que nous étions Juifs et ils refusaient de nous vendre de la nourriture. Lorsque ma mère a accouché de son sixième enfant, elle a eu une hémorragie et était très faible en raison du manque de nourriture. Personne n’a voulu donner ne serait-ce que du lait à mon père. Il a dû voler un poulet, le tuer, le préparer pour que ma mère puisse manger et être sauvée. Lph : Êtes-vous restés dans cet endroit jusqu’à la fin de la guerre ? D.L-N. : Nous sommes restés dans la région mais pas dans la première demeure. Dès que nous avions l’impression d’être en danger, nous devions peser les risques d’un déménagement face à ceux de rester. Mes parents ont toujours pris les bonnes décisions. Nous avons déménagé en janvier 1943 dans une banlieue de Privat dans une grande maison que mon père avait réussi à obtenir grâce à ses relations à la Préfecture. Un jour mon père était à la Kommandantur et dans le feu d’une conversation il a laissé échapper « Nein ». Parlant allemand dans son enfance, il en avait gardé des bons souvenirs. Il a tout de suite été démasqué comme Juif, les Français ne parlant pas allemand dans cette région. À son retour à la maison, nous avons dû disparaître dans les bois. Lph : Toute la famille ? D.L-N. : Non, uniquement mon père, mon frère et moi. Un mythe circulait selon lequel seuls les hommes et les jeunes garçons étaient menacés car on les envoyait dans des camps de travail à l’est. En réalité, tous les Français savaient que les Juifs étaient tous pris : hommes, femmes, enfants, bébés, vieillards, malades. Tout le monde faisait semblant de ne pas

savoir. Lph : En tant qu’enfant, aviez-vous une certaine insouciance puisque finalement vous n’aviez qu’à suivre vos parents ? D.L-N. : Je ne saurais pas vous le dire... En tout cas, je garde un bon souvenir de cette période dans les bois, dans la nature. Les animaux nous approchaient, j’aimais beaucoup cette vie au plus près de la nature. Nous ramassions des châtaignes pour les paysans et nous avions le droit d’en manger la moitié ! Lph : Avez-vous pu continuer à aller à l’école ? D.L-N. : Nous étions à l’école publique de Privat. Notre instituteur était un homme exceptionnel : tous les trois mois, il devait faire un rapport énonçant si des Juifs se trouvaient dans sa classe, et à chaque fois, il disait non. Cet homme pourrait recevoir le titre de Juste. Lph : Vous sentiez-vous différent des autres enfants ? D.L-N. : À vrai dire, dans cette école mon frère et moi avions des difficultés. En effet, comme nos camarades de classe savaient que nous étions Juifs, ils nous battaient tous les jours à la sortie de l’école. C’était tellement dur à vivre, nous devions nous débrouiller pour sortir les premiers sans être vus. Nous avions peur d’aller à l’école. Lph : Comment avez-vous vécu la libération ? D.L-N. : Notre maison se situait à proximité d’un viaduc très important sur le plan stratégique. Je me souviens donc avoir vécu au plus près les combats pour la libération dans la région où nous étions. Mon père était dans la résistance comme agent de liaison, il ne se battait pas mais jouait le rôle de lien administratif. À la libération, une quarantaine d’officiers allemands faits prisonniers par la Résistance ont été enfermés dans le sous-sol de notre maison, car il contenait des pièces avec des barreaux. Ils y sont restés plusieurs mois, et un jour l’un d’entre eux a attaqué un des gardiens. Les résistants les ont tous attrapés et ont aperçu sur leurs corps le sigle SS. Ils les ont tous fusillés. Je me souviens le bruit des tirs et le visage crispé de ma mère qui savait ce qui se passait. Pour moi, la libération a été le début d’un immense, immense soulagement. C’était la fin de l’angoisse. Lph : Quelles séquelles la Shoah vous aura-t-elle laissé ? D.L-N. : La souffrance et l’humiliation causées par la faim font que

mon rapport à la nourriture ne pourra plus jamais être normal. Nous avons continué à vivre dans la misère après la guerre. Mon premier vrai repas, je l’ai fait à l’armée en 1953. Je ne peux pas supporter le gaspillage, je vérifie chaque morceau, chaque miette pour ne surtout rien jeter. Il a fallu que j’apprenne le bonheur de recevoir des invités, parce que pour moi, une personne qui partageait notre table était une part en moins de nourriture... Par ailleurs, je n’ai pas fait d’études, j’ai commencé après la guerre un contrat d’apprentissage. Mais en réalité, nous avons travaillé très jeunes, dès l’âge de 12 ans. L’autre conséquence très dommageable de cette période de notre vie aura été l’éducation catholique que nous avons reçue. En effet, il nous a été très difficile de nous débarrasser de ce christianisme : nous avons développé une sorte de syndrome de Stockholm vis-à-vis des Chrétiens. Beaucoup d’enfants juifs sont ainsi restés chrétiens, on estime à environ 500000 le nombre de ces enfants. Lph : Et aujourd’hui vous vivez dans le pays des Juifs ! D.L-N. : Pour moi, bien que nous n’ayons jamais été pratiquants, j’avais l’impression d’avoir perdu mon âme chez les Chrétiens. J’ai tout de suite ressenti le besoin de me revendiquer comme juif et dès 1948, il était clair pour moi que je vivrai en Israël. Lorsque mon fils a été nommé officier dans Tsahal, dès la fin de la cérémonie, il est venu me voir et m’a dit : « Qu’est-ce que cela te fait d’avoir un fils officier dans l’armée israélienne, toi qui as vécu la Shoa » ? Je n’ai rien répondu... Il avait par sa question donné la réponse. Lph : Quel message souhaitez-vous transmettre à la jeune génération ? D.L-N. : Je fais partie de l’association Aloumim en Israël qui réunit les enfants cachés pendant la guerre. Nous nous rencontrons tous les premiers mardis du mois à Jérusalem. Je souhaiterais que des jeunes participent à ces rendez-vous. La Shoah, c’est comme le Talmud, nous devons la transmettre, pour garantir que plus jamais cela ne se reproduira. Interview réalisée par Guitel Ben-Ishay


L’information en provenance d’Israël Edition du 3 Avril au 9 Avril 2013

Emeute arabe sur le Mont du Temple : si nous le voulons, la dernière émeute?

Ce matin, dimanche 31 mars, avant-dernier jour de la fête de Pessah, des musulmans se sont mis à jeter des pierres sur le Mont du Temple. Au lieu d’arrêter les émeutiers et d’interdire l’accès du lieu aux musulmans, la police de Jérusalem a interdit aux Juifs et aux touristes de pénétrer sur le Mont du Temple, le site le plus sacré du peuple juif. Cette émeute arabe pourrait être la dernière, non seulement sur le Mont du Temple, mais dans tout Israël. Si nous le voulons, ce ne sera pas un rêve, mais une réalité. L’accès au Mont du Temple a été fermé ce matin (dimanche 31 mars) aux Juifs et aux touristes suite à des jets de pierres de la part de « fidèles » musulmans. Les habitués du Mont du Temple signalent que la fermeture aux Juifs du site le plus sacré du peuple juif pendant les fêtes juives est un scénario connu d’avance. Avant les fêtes juives, lorsque des milliers de Juifs sont en visite à Jérusalem, des inci-

tations à la violence sont diffusées dans les sites internet musulmans et la police ne se prépare pas à cela. En effet, les forces de l’ordre ne ferment pas l’accès du Mont du Temple aux émeutiers musulmans, mais aux Juifs qui sont victimes des accès de fureur musulmane, et cela sur le site le plus sacré de l’Histoire d’Israël, 46 ans après la Libération de Jérusalem et du Mont du Temple de l’occupation arabe et musulmane. De façon constante, la police israélienne a adopté comme politique l’abdication devant la violence musulmane. Les habitués du Mont du Temple dénoncent la discrimination flagrante à l’encontre des Juifs sur le Mont du Temple, alors qu’il s’agit de l’endroit où le Roi Salomon y a érigé le Premier Temple et où Ezra et Néhémie y ont érigé le Second Temple de Jérusalem détruit en l’an 70 par Titus. Même lorsqu’il n’y a aucun incident, l’entrée de Juifs sur le Mont du Temple n’y est autorisée que trois heures par jour et dans des conditions draconiennes de limitations et de vérification d’identité. La police

peut décider d’interdire l’accès à un Juif sans donner aucune explication. L’auteur de ses lignes a été témoin direct de telles décisions arbitraires. D’autre part, le fidèle juif est fouillé afin qu’aucun objet de culte ou livre de psaumes ou autre ouvrage juif ne se trouve sur lui lors de sa visite sur le Mont du Temple. Il lui est interdit de prononcer entre ses lèvres aucune prière ou de chanter ou de ne manifester aucun geste d’affection sur ce site qui est le centre la plupart des textes du culte d’Israël. Sur les 613 mitsvot de la Torah, 200 mitsvot sont liées au Mont du Temple et au Bet Hamikdash. N’importe quel excité musulman peut donc avec quelques pierres en perpétrant la violence faire plier la police d’Israël et y faire interdire l’accès aux Juifs justement lors de célébrations comme la fête de Pessah, fête de pèlerinage sur le lieu du Bet Hamikdash. Le Mont du Temple est le sommet de tous les espoirs et des prières les plus ferventes du peuple juif et objet central de la foi d’Israël durant le long exil qui prend fin avec le Rassemblement des Exilés à notre époque. Que l’envahisseur étranger musulman soit renvoyé et ne puisse plus souiller par l’impureté de sa présence djihadiste le Mont du Temple. Et conformément aux prophéties, le Troisième Bet Hamikdash y sera érigé afin que les Juifs puissent y apporter les offrandes pour la fête de Pessah ainsi que pour toutes les fêtes d’Israël. Amen. Par Méir Ben-Hayoun jerusalem24

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Marine israélienne : une branche essentielle de Tsahal

Le chef des systèmes de combat de la marine israélienne donne un aperçu des dernières technologies qui protègent les côtes israéliennes des possibles menaces. Bien que moins médiatisée, la marine est l’une des branches essentielle de l’armée israélienne. Elle est chargée de la protection des frontières maritimes contre les infiltrations, les sabotages et les attaques terroristes. La marine israélienne offre à Tsahal une puissance de feu importante pouvant frapper des cibles à longues distances avec une précision remarquable, elle offre également une gamme de missiles d’interception afin de pouvoir protéger la population civile. Les défis de l’armée de mer ont évolué ces dernières années car les forces hostiles à Israël ont amélioré leur capacités navales et les groupes terroristes menacent d’attaquer par la mer. Afin de contrer ces menaces, les soldats font usage d’armes modernes et de systèmes de détection qui fonctionnent jour et nuit au dessus comme en dessous de l’eau. Sous l’eau Le colonel Sasi Chodeda, chef de la division des systèmes de combat de la Marine, s’est exprimé lors d’une récente conférence à propos de la croissance des capacités sous-marines d’Israël. “La marine israélienne devient une super puissance dans la région” a déclaré Chodeda, “nos sous-marins sont un pilier vital pour la sécurité de l’Etat” La puissance de nos sous-marins se caractérise par les armes avancées et les systèmes de radars de classe mondiale présents à bord . Les sousmarins sont équipés de systèmes de contrôle munis de senseurs, de régulateurs de la puissance de feu et d’appareils de contrôle de navigation. Parmi les dernières acquisitions de la

Marine, il y a trois nouveaux sousmarin de classe Dolphin dont un déjà opérationnel. Ces nouveaux sousmarins sont équipés de systèmes derniers cris de propulsion anaérobie (propulsion sans air extérieur). Ils permettent aux vaisseaux de rester plus longtemps dans les profondeurs de la mer. “Nous savons que nos voisins renforcent leur effectifs. L’Egypte a signé un accord avec l’Allemagne pour acheter des sous-marins du même type que les nôtres. Toutefois, nos bateaux se basent sur des systèmes sonar à basse fréquence, couvrant une importante zone maritime et nous donnent l’avantage en mer.” Rester sur terre Au cours des 5 dernières années, la marine israélienne a acquis des bateaux “Protector”, équipés d’un système de combat naval télécommandé (USV). Tsahal continue d’investir dans le domaine des drones sous-marin. Ces derniers bijoux, développés par la société civile Rafael, ont la faculté de remplacer les bateaux de patrouille “Dabur” et ainsi, de ne pas mettre la vie des soldats en danger. Le Protector est rapide, maniable et incroyablement discret. Sa versatilité lui permet d’être déployé pour différentes missions : anti-terrorisme, surveillance et reconnaissance. En outre, l’USV peut identifier et intercepter des attaques de jour et de nuit grâce à ses télémètres (appareil permettant de mesurer les distances) et ses jumelles infrarouges et laser, développés en Israël. L’aspect le plus révolutionnaire du Protector est qu’il est contrôlé à distance à partir d’un centre de commande posté sur la côte ou à bord d’un autre bateau. Cela permet d’avoir une première ligne de défense sans risquer la vie des soldats. Source: http://tsahal.fr/


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Cérémonie commémorative du souvenir des juifs déportés de France

l’UFE ISRAEL participera à cette émouvante cérémonie le 8 avril et organise des transports pour les franco israéliens qui le désirent. Le personnes intéressées résidant à Jérusalem et ses environs peuvent contacter Deborah Pewzer afin

qu’un transport puissent également être prévu pour elles. Bien à vous, Karine SAMAMA Responsable de la Communication

Hakim Benladghem, un terroriste qui voulait frapper ?

France : démocratie ou monarchie quinquennale ?

ment 22% des Français. Selon un sondage LH2 pour Le Nouvel Observateur moins d’un an après son élection à la présidence de la République, seuls 27% des Français se déclarent satisfaits alors que 68% se déclarent déçus.

Le vingt-deux avril 2012, François Hollande est arrivé en tête de l’élection présidentielle avec 28.63 % des votes. Qualifié pour le second tour, il décroche autour de sa candidature un soutien qui lui permet d’être élu Président de la République avec 51.64 % des suffrages exprimés. Un score qui lui permet d’obtenir via le Parti Socialiste et suite à des accords de coalition, lors des élections législatives qui suivirent, la majorité pleine et entière des députés à l’Assemblée parlementaire. Ainsi, avec 28.63 % des bulletins représentant son véritable poids politique, soit un peu plus du quart des électeurs, François Hollande est assuré, par la grâce du scrutin majoritaire, de diriger selon son bon vouloir le pays pendant toute la durée de son quinquennat. Quoi qu’il arrive ! En Israël les élections législatives se font selon le scrutin proportionnel intégral à un tour. Le chef du parti emportant le plus grand nombre de

voix est désigné pour rechercher et former une coalition de partis dessinant une majorité absolue au parlement et par son biais une majorité des électeurs. Ainsi, chaque loi proposée se devra d’obtenir l’agrément du gouvernement et l’accord des partis coalisés afin d’être votée et être mise en application par le parlement. Un jeu politique qui se fait avec le plein gré des électeurs car se sentant pleinement représentés par leurs propres élus. Des députés recherchant à tout instant le soutien de leurs électeurs car désireux de recevoir de nouveaux mandats lors d’élections futures. Dans le cas d’un désaccord profond entre les partis, soit un nouveau gouvernement est formé avec une nouvelle majorité, soit les électeurs sont convoqués à des élections anticipées. Un système qui se révèle peut-être coûteux mais pleinement démocratique car perpétuellement respectueux du désidérata de la majorité du peuple. Selon un sondage récent de CSA pour BFM-TV, François Hollande est vu comme un bon président par seule-

Suite à un tel plébiscite nul ne peut douter qu’avec un mode de scrutin proportionnel de type israélien, la coalition se serait déjà disloquée. Les partis alliés ayant peur de faire les frais de ce désamour lors de prochaines élections. Ainsi, le parlement aurait tenté de former une nouvelle coalition sous la baguette d’un nouveau chef d’orchestre soit se serait dissoute pour en appeler à l’arbitrage des électeurs. François Hollande, fort de son élection de 2012, tient tout de même à faire passer la loi concernant le mariage homosexuel malgré le refus de plus en plus grand de la population. L’idée d’un référendum à ce sujet n’est pas même à l’ordre du jour. Lors de sa récente intervention télévisuelle, il a assuré comprendre « qu’il y a cette opposition qui correspond à des visions spirituelles que je respecte. Mais il y a un moment où il faut accepter la légitimité du Parlement et du suffrage avec le souci de trouver des apaisements nécessaires ». La France est-elle encore réellement une démocratie attentive aux désirs du peuple ? Publié par Victor PEREZ

L’affaire Hakim Benladghem, rappelant celle de Mohamed Merah, inquiète aussi bien la Belgique que la France. Ce Français d’origine algérienne et vivant en Belgique, soupçonné de terrorisme a été abattu, mardi 26 mars, à la suite d’une course poursuite avec la police sur l’autoroute A8. Selon le journal Le Soir, il aurait prévu d’agir ce mercredi, d’autant que la police a retrouvé tout un arsenal militaire chez lui.

tionné en 2011, Hakim Benladghem était placé sous surveillance policière. La police a retrouvé chez lui un véritable arsenal de guerre: gilets pare-balles, organe de visée avec point rouge, plaques d’immatriculation vierges ou encore équipement de vision nocturne… Matériel qui faisait penser aux enquêteurs qu’une attaque terroriste d’ici peu était en préparation. Même s’il ce «conducteur de poids lourds » depuis 2008 ne fréquentait pas la mosquée, plusieurs drapeaux avec des inscriptions en arabe telles que: «il n’y a de Dieu que Dieu et Mahomed est son envoyé», dont la typographie rappelle les drapeaux des partisans d’Al Qaïda, ont été retrouvé. Ce qui a renforcé les soupçons des enquêteurs quant à une potentielle appartenance de Hakim Benladghem au réseau terroriste.

Selon le journal belge Le Soir, Hakim Benladghem aurait juré «de se faire un cagoulé» et comptait agir mercredi. Par ailleurs, ces dernières semaines, il aurait intensifié son acquisition d’armes, poussant la police à agir rapidement.

Si les unités spéciales ont décidé d’intervenir à l’extérieur, c’est par crainte que son domicile ne soit piégé. Mardi soir, alors que le «néodjihadiste», comme le qualifient certains experts, se trouve sur l’autoroute A8 , la police tente de l’arrêter. Ignorant ses injonctions, il aurait ensuite ouvert le feu avant que les forces de l’ordre ne tirent et l’abattent.

Soupçonné de terrorisme et perquisi-

newsring


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Hommage à Henri BORET destin.

Il avait une Terre et il avait son Armée : TSAHAL Henri faisait parti de ces voix qui brisaient le silence et qui nous faisaient vibrer ! Nous avons eu la chance de le connaitre et de grandir sous son aile Il nous a transmis l’amour d’Eretz Israel et nous a donné envie d’ agir. Henri BORET avit créé le Keren Or pour TSAHAL et nous l’a confié. Aujourd’hui, l’ABSI et le Keren Or ne font qu’un et il en était fier ! Nous sommes aujourd’hui orphelin mais son visage, sa force et son message resteront à toujours notre exemple et notre phare. Henri, tu peux te reposer en Paix chez toi, en Eretz Medina Israel, comme tu l’appelais. A toute sa famlle nous présentons nos condoleances pour le mari,papa, le grand père et le Mench qu’il a été ! Ce dimanche 23 mars 2013, veille de Pessah, un grand Homme: un MENCH nous a quitté Henri BORET n’est plus et déja il nous manque ! Dans notre communauté peu sont ceux qui peuvent revendiquer avec certitude que leur vie a été un mélange parfait entre l’amour de sa fa-

mille et celui d’Israel. Enfant de la guerre, Henri BORET s’est identifié à la naissance de l’état d’Israel car il représentait pour lui, la nouvelle vie pour tous ceux que les nazs aviaent exterminé.

Henri toute la communauté se lève et te dis KOL A KAVOD ! Karen, Gil TAIEB Fanny et tous les membres de l’ABSI Keren Or le Tsahal

Le juif n’était plus un enfant seul et sans terre, vivant à la merci des autres, il redevenait maitre de son

Menace de mort adressée au Grand Rabbin de France Alors que les actes d’antisémitisme auraient augmenté de 58% en 2012, le Grand Rabbin de France a reçu des menaces de mort. C’est ce que révèle M6info.fr, lettre à l’appui, jeudi soir. Signé du nom d’une mystérieuse organisation – IFO (Interaction des Forces de l’Ordre. Paris, Melun, Rouen, Caen, Cherbourg) – le courrier a été envoyé à Gilles Bernheim la semaine dernière et menaçant des journalistes « de confession juive ». « Avant d’employer des moyens brutaux, les seuls à notre disposition, nous venons vers vous parce que ces journalistes, corrompus, sont de confession juive, que vous avez, par nature, le souci d’atténuer ».

derrière ces menaces. Mais le IFO menace tout de même d’ « utiliser des moyens aussi dissuasifs que possible pour mettre un terme aux agissements de journalistes nuisibles à notre Liberté », écrit l’auteur.

Cette lettre va vous surprendre. Il n’était pas possible de vous tenir à l’écart. Ne voyez dans cette démarche aucune animosité raciale, ni extrémiste. Au contraire, nous savons combien la communauté juive a souffert.

En raison de ce qui va arriver, si ces gens persistent à utiliser leurs outils de travail comme armes contre la Liberté, nous estimerons qu’après vous avoir avisé, notre responsabilité morale en sera grandement atténuée. Mais, si vous ne pouvez agir, auprès de vos ouailles, ce sera tant pis.

« Des moyens aussi dissuasifs que possible »

Nous compatissons d’autant plus que notre démarche a lieu avec l’assentiment de deux personnes appartenant à Votre Communauté. Mesurant le danger des prises de position, elles n’approuvent pas ce qui se passe.

Les textes écrits par Moïse dans la Torah, n’empêchent pas le peuple d’Israël de combattre chaque jour pour obtenir la légitime Liberté de pouvoir vivre en paix sur le Terre Promise.

Nous avons à nous plaindre de l’attitude socialo stalinienne de journalistes de la radio, de la télévision, véritables propagandistes, forcément rétribués pour les sales besognes, qui voudraient nous interdire la liberté de penser, la liberté d’avoir des opinions contraire à celles qu’ils veulent imposer, ici, en France. Certes, la vie communautaire est appréciée dans votre religion. Mais il ne faut pas que cela conduise à régénérer la haine dont vous avez déjà tant souffert et c’est le cas.

Réciproquement, dans le même but, nous allons utiliser des moyens aussi dissuasifs que possible pour mettre un terme aux agissements de journalistes nuisibles à notre Liberté.

L’auteur de la lettre se « plaint » de journalistes « de la radio, de la télévision, véritables propagandistes, forcément rétribués pour les sales besognes, qui voudraient nous interdire la liberté de penser, la liberté d’avoir des opinions contraire à celles qu’ils veulent imposer, ici, en France », citant notamment Canal +, i-Télé, Europe1. Des propos pour le moins abscons mais dans lesquels les enquêteurs semblent reconnaître celui qui a envoyé des lettres de menaces au juge Gentil, en charge de l’affaire Bettencourt. « Ne voyez dans cette démarche aucune animosité raciale, ni extrémiste. Au contraire, nous savons combien la communauté juive a souffert », tente tout de même de préciser la personne

> La lettre adressée au Grand Rabbin de France « Monsieur le Grand Rabbin,

Avant d’employer des moyens brutaux, les seuls à notre disposition,

nous venons vers vous parce que ces journalistes, corrompus, sont de confession juive, que vous avez, par nature, le souci d’atténuer. Nos récriminations d’adressent aux plus haineux dénommés XXXXX, XXXXX, et certains autres, officiant habituellement sur Canal +, i-Télé, Europe 1, une Radio connue pour étant surnommée, « Radio Rouge ».

Après réception de cette lettre, nous n’aurons plus jamais à vous importuner. En ces circonstances particulières, nous vous prions de croire, Monsieur le Grand Rabbin, à nos sentiments religieux et respectueux à l’égard de votre personne et de votre Confession. »

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Indécence coupable: la dénonciation de faux actes antisémites ! Depuis quelque temps, nous assistons à une recrudescence de dénonciations de faux actes antisémites: cela est indécent et coupable.

Indécent, car au vu de la recrudescence et de la montée en puissance des actes antisémites avérés, nul besoin est d’en rajouter; indécent, vis-à-vis des véritables victimes de l’antisémitisme; indécent, car cela décrédibilise notre action auprès de la presse et des autorités; enfin, indécent vis-à-vis de l’image de notre communauté. Coupable car la volonté de « tirer le premier » de certaines institutions ne tient absolument pas compte de l’intérêt communautaire mais de celui de « paraître »; coupable, car ces réactions sont motivées par une volonté de communication interne, bien plus que de celle de défendre notre communauté; coupable, car ces fausses déclarations sont immédiatement décortiquées par nos ennemis pour jeter le doute sur la multitude d’actes antisémites qui eux sont réels !!! Nous nous souvenons tous de la triste affaire du R.E.R D, cette fausse alerte sur un acte antisémite qui n’en était pas un, et qui a causé un tort profond à la lutte contre l’antisémitisme en France. Déjà alors, le B.N.V.C.A avait mis en garde sur une hyperréactivité sans avoir contrôlé les faits. Puis nous avons eu « l’agression présumée » d’un garçon de 12 ans dans le métro parisien alors qu’il attendait le bus qui devait l’emmener à l’école. Or, après enquête, le B.N.V.C.A a pu affirmer que cette agression n’avait jamais eu lieu. Ensuite, il y eut l’annonce d’une agression qui aurait eu lieu vendredi 2 novembre à Nice. Il s’agissait d’un différend de voisinage qui aurait dérapé. Nous avons eu également la dénonciation « d’une agression antisémite » qui aurait été commise à Sarcelles contre un membre de la communauté juive, et rapportée dans Le Parisien du 2/11/12, il s’agissait en fait d’un bizutage lié à Haloween. De cette communication incontrôlée, nous venons, à nouveau, d’en faire les frais cette semaine avec « l’agression présumée » d’un cinéaste israélien à Aubagne. Après enquête du B.N.V.C.A, il semble que cette histoire n’ait rien à voir avec un quelconque acte antisémite ou antisioniste. D’ailleurs, le film de Yariv Horowitz est plutôt propalestinien. Après enquête, il apparaît que la police et les services médicaux ont bien été appelés sur les lieux de « l’incident », sans authentification de l’appel, mais que lorsque ceux-ci sont arrivés sur les lieux Monsieur Horowitz était en forme et a refusé toute assistance médicale. Selon le Commissariat, « Il n’était pas inconscient, et s’il l’avait été, il aurait été emmené à l’hôpital. Nous n’aurions jamais laissé une personne qui aurait été grièvement blessée dans la rue comme ça. ». La Police confirme que Monsieur Horowitz a refusé de déposer plainte ou d’établir un rapport de police, et qu’aucun témoin n’est venu au com-

missariat pour rapporter un tel incident. Il semble que le déroulé de l’histoire soit le suivant: Jeudi dernier ( et non le 28) Yariv Horowitz présente son film (pro-palestinien) qui est accueilli très chaleureusement par le public du festival (il a d’ailleurs eu le prix spécial du jury). Il a eu une altercation avec des jeunes d’Aubagne (jeunes environs 15-17 ans) au sujet d’un mauvais geste, qui n’a rien à voir avec le fait qu’il soit réalisateur, ni même israélien ! L’incident s’est produit sans aucun rapport avec la projection contrairement à ce qui a été rapporté; et que ces incidents n’ont eu aucun caractère de gravité (comme décrits plus haut). Et d’ailleurs, le lendemain, le jeune cinéaste faisait la fête avec l’équipe du festival avant de prendre l’avion et de rentrer tranquillement chez lui en Israël. Au vu de tout ceci, la dénonciation, par certaines institutions communautaires, d’un « lynchage antisémite » sur ce jeune cinéaste et dire qu’il aurait été « agressé et battu par un groupe d’individus qui l’ont projeté à terre et lui ont donné des coups de pieds, ce vendredi 29 Mars 2013, juste après la projection de son film… Et qu’après avoir perdu connaissance, il a été soigné sur les lieux. » sans avoir pris la peine de vérifier les faits relève de l’inconscience coupable! Il est clair que cette information a été « repiquée » d’un media internet et reprise sans aucun contrôle alors que l’incongruité de la date aurait du suffire pour insuffler le doute ( le Festival s’étant terminé le 23 Mars!); d’autant plus que la date mentionnée est différente suivant les différents medias qui ont relaté le présumé incident !!! La Confédération des Juifs de France et Amis d’Israël rappelle solennellement que l’information concernant les agressions antisémites est trop sensible pour être dévoyée. Nous appelons ceux qui sont en charge de cette veille à plus de professionnalisme, pour notre part nous ne pouvons qu’être satisfaits de la qualité des informations communiquées par le B.N.V.C.A qui se sont toujours avérées exactes comme dans les affaires ci-dessus citées. Dans ce contexte, il est important que les responsables communautaires ne se précipitent pas à diffuser des informations erronnées qui inquiéteraient inutilement une communauté déjà durement éprouvée. La situation est suffisamment grave pour ne pas être dévoyée par de fausses alertes . Pour notre part, nous prenons toutes les mesures nécessaires afin que toutes les informations qui nous parviennent soient minutieusement vérifiées, il y va de la crédibilité de notre lutte contre l’antisémitisme. Nous espérons vivement que ces dérapages ne se reproduiront plus à l’avenir, il y va de la crédibilité de notre communauté ! Richard C. ABITBOL Président


L’information en provenance d’Israël Edition du 3 Avril au 9 Avril 2013

Indépendance énergétique d’Israël: ça gaze !

complexe de gazoduc sur une distance de 150 kilomètres, la mise en place de la plate-forme en haute mer, se sont élevés pour les partenaires à 3,2 milliards de dollars. La plate-forme de production Tamar s’élève à une hauteur de 290 mètres. Son poids total est de 34000 tonnes.

Après quatre ans et des milliards de dollars d’investissement, c’est une première, le champ de gaz Tamar commence à être exploité. Tamar est censé approvisionner l’Etat d’Israël pour les 20 prochaines années. C’est un moment historique. Quatre ans après le premier forage dans le gisement « Tamar » à 80 kilomètres au large de Haïfa, l’exploitation du gaz naturel de ce champ a débuté. Le gaz est transféré par des tuyaux vers

une installation à Ashdod en passant par une plateforme d’exploitation au large de la ville.

Itzhak Teshouva, l’un des principaux investisseurs et propriétaires de Delek a déclaré : « le rêve est devenu réalité. Une fois de plus dans notre histoire, nous sortons de l’asservissement pour la liberté. De dépendance dans les sources étrangères d’énergie à l’indépendance par le gaz naturel bleu et blanc. C’est une réalisation sans précédent pour l’économie israélienne et le début d’une ère nouvelle. »

L’exploitation du gaz naturel découvert ces dernières années dans la Mer Méditerranée propulsera l’Etat d’Israël sur la voie de l’indépendance énergétique et diminuera les tarifs de l’électricité qui ont augmenté de près de 20% depuis l’été 2011.

Le Premier ministre Netanyahou a déclaré : « C’est une journée importante pour l’économie israélienne. Pendant la fête de la Liberté (Pessah), nous faisons un pas de géant vers l’indépendance énergétique. Lors de la dernière décennie, nous avons promu le gaz en Israël, ce qui apportera ses bienfaits à l’économie et à tous les citoyens du pays. »

Les couts d’exploitation de cette réserve de gaz pour cinq forages et le

par:Meir Ben-Hayoun jerusalem24

Hallucinant: pour payer les dettes palestiniennes, les israéliens devraient payer leur électricité 3% plus chère ! C’est tout bonnement hallucinant ! L’Israel Electric Corporation envisage d’augmenter les tarifs d’électricité pour les consommateurs israéliens afin couvrir les dettes des Palestiniens. Non seulement ce n’est pas aux israéliens de payer pour les palestiniens, mais encore moins quand on sait que les palestiniens recoivent des dizaines de millions d’euros tous les mois, par l’Union Européenne, afin de payer les factures !

Israël fournit actuellement tous les besoins en électricité des palestiniens en Judée-Samaire. Les clients palestiniens bénéficient de l’électricité à travers les compagnies palestinienne « AP Electric » et « Jerusalem Electric Company ». Chacune d’entre elles opèrent dans des villes différentes dans les territoires. Les deux entités n’ont pas payés leurs facteurs, de puis de 730 millions de Shekels (150 millions d’euros) depuis des mois et les lettres de relance sont sans effets !

Un calcul approximatif met en évidence que pour payer la dette des palestiniens, une augmentation de 3% du tarif de l’électricité par les consommateurs israéliens (pendant un an) est nécessaire… Et si Israël coupait simplement l’électricité, comme quand un citoyen israélien n’a plus les moyens de payer ses factures… Par Roger Astier

Raids aériens israéliens sur Gaza en riposte à des tirs de roquettes

L’armée de l’air israélienne a effectué trois frappes dans la nuit sur la bande de Gaza, les premières depuis la trêve conclue fin novembre avec le Hamas, au pouvoir à Gaza, après un tir de roquette contre Israël. Ces raids aériens, qui ont apparemment visé délibérément des champs déserts en guise d’avertissement, n’ont pas fait de blessé, ont indiqué des sources sécuritaires locales. L’armée israélienne s’est refusée à tout commentaire dans l’immédiat. Les frappes ont touché deux endroits proches de la métropole de Gaza et un troisième site plus au nord du territoire, près de la frontière avec Israël, ont précisé les sources de la sécurité.

a atterri dans une zone inhabitée de la région d’Eshkol (sud d’Israël), sans faire de victime ni de dégât majeur.

sez-le-feu, globalement respecté, au terme d’une semaine d’hostilités meurtrières fin novembre.

Un groupes salafistes de Gaza, le Majlis Choura al-Moujahidine, a dit avoir tiré deux roquettes contre Israël, en faisant spécifiquement référence à la mort du détenu palestinien mardi en Israël.

Le dernier tir de projectiles de Gaza sur Israël remontait au mois dernier, pendant la visite du président américain Barack Obama en Israël et dans les Territoires palestiniens. Il avait été revendiqué par le Majlis Choura alMoujahidine.

Plus tôt, des témoins à Gaza avaient fait état de trois obus de mortier lancés en direction du sud d’Israël. L’armée israélienne a ensuite précisé dans un communiqué qu’aucun projectile n’était tombé sur le sol israélien. Ces tirs ont suivi l’annonce du décès de Maisara Abou Hamdiyeh, un détenu sexagénaire palestinien condamné à perpétuité pour tentative de meurtre, qui est mort en début de matinée d’un cancer de la gorge dans un hôpital israélien.

Elles surviennent peu après au moins un tir de roquette de Gaza contre le sud d’Israël

Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir à Gaza, a affirmé qu’il considérait l’affaire «avec la plus grande inquiétude» et qu’Israël «regretterait ses crimes». Le président Mahmoud Abbas et les partis palestiniens ont attribué la responsabilité de la mort de M. Abou Hamdiyeh au gouvernement israélien.

Selon la police israélienne, une roquette

Le Hamas et Israël ont conclu un ces-

Les groupes salafistes de Gaza, forts de plusieurs centaines de membres, selon leurs dirigeants, défient l’autorité du Hamas, issu des Frères musulmans, accusé de faiblesse face à Israël et dans l’imposition de la loi islamique. ce matin L’alerte ’est déclenchée à Sdérot et dans le conseil régional de Shaar Hanéguev, suivie d’une explosion. L’alerte annonçant l’arrivée imminente de roquettes s’est déclenchée à Sdérot et dans le conseil régional de Shaar Hanéguev, suivie d’une explosion.Trois roquettes explosent près de Sdérot, pas de blessé Les engins ont atterri dans des terrains vagues près de Sdérot, sans faire de blessés. L’alerte s’était déclenchée au préalable.tirée par les terroristes de Gaza a vraisemblablement touché la région mais son point de chute n’a pas encore été repéré.

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L’information en provenance d’Israël Edition du 20 au 26 février 2013

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L’information en provenance d’Israël Edition du 20 au 26 février 2013

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Les discussions d’Obama en Israël sont un bon début

Portrait de Yair Lapid, nouveau ministre des finances

Il briguait les Affaires étrangères, le voici ministre des Finances. Contrairement à son prédécesseur à ce poste, docteur en philosophie, ancien président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, donc pur produit de l’establishment israélien, Yaïr Lapid est un personnage atypique de la société israélienne. Né à Tel-Aviv le 5 nombre 1963, d’un père journaliste, essayiste, publiciste et d’une mère écrivain, il manifesta tôt des velléités d’indépendance, de casser les convenances, de refuser le cocon familial. Un jour, il s’enfuira et de l’école et de la maison. C’était un révolté permanent, dira sa mère. Son père ajoutera : il s’est marginalisé, optant pour la difficulté de vivre. Et en effet, tout ne fut pas rose pour le jeune Lapid, rattrapé cependant par le sort réservé à tout jeune israélien : le service militaire obligatoire. Après ses classes, il sera versé au magazine de l’armée : »Bé Mahané ». Sa chance. Rendu à la vie civile (enfin assagi, commentera sa mère) l’écriture ne le quittera plus, enchaînant articles, livres (des polars pour la plu-

part), scénarios. Il tâtera du cinéma (c’est un beau gosse), de la radio et, avec plus de bonheur, s’ancrera dans la télévision où il excellera dans la conduite hebdomadaire du journal télévisé du vendredi soir sur la 2ème chaîne de télévision. Un succès d’audience, qu’il complète par une tribune libre hebdomadaire, en fin de semaine, dans le plus grand quotidien du pays, Yediot Aharonot. Autre succès. Le voici journaliste star. Mais une star à l’écoute des frémissements de la société israélienne. Partant, il ne ratera pas la grande contestation sociale de l’été 2011. Ce qui le conduira à lancer son propre mouvement politique « Yesh Atid «, qui verra le fils dépasser le père : aux législatives de février, son parti décrochera 19 mandats alors que Joseph Lapid, à la tête de « Shinoui » avait raflé 15 sièges en 2003, devenant ministre de la Justice dans le gouvernement d’Ariel Sharon. Voici donc Yaïr, l’un des trois nonuniversitaires de la Knesset, grand argentier du pays. Un bleu en politique et un analphabète en économie. Mais une intelligence redoutable, associée à une absence totale de complexes. Et du culot à en revendre. Il en fallait d’ailleurs pour accepter de prendre en charge les finances du pays, lesquelles nonobstant les cocoricos de son prédécesseur, Yuval Steinitz, présente un déficit budgétaire abyssal ( le mot est de lui). Tout comme son père, Yaïr Lapid est un libéral. En ce sens, il est proche de l’idéologie professée par Benyamin Netanyahou. Ce que lui reproche d’ailleurs la présidente du parti travailliste, Sheli

Yahimovitz. Alors ? S’alignera-t-il sur les hautsfonctionnaires de son ministère, dont les recettes sont connues ? Ou choisira-t-il de bousculer les règles établies, d’oser. Comme par exemple augmenter d’un point la TVA certes, comme le professe le directeur du budget, mais en instaurant une TVA différenciée, par l’introduction d’une TVA à 8% pour les produits de première nécessité, ce que Netanyahou et Steinitz se sont refusés à faire ? Ou encore, réduire la fiscalité qui pèse sur les logements (environ deux-tiers du prix à l’achat) afin de casser la hausse constante dans le secteur de l’habitat ? Le problème majeur du jeune ministre des Finances est qu’il est pris par le temps, ou mieux dit le manque de temps. Il lui faut, en effet, présenter un budget cohérent dans les deuxtrois mois à venir et, dans le même temps faire plancher son monde sur la préparation du budget 2014. La solution préconisée par nombre d’économistes : un budget de type additionnel pour l’année en cours et s’atteler sérieusement à la loi de Finances 2014, qui permettra à Yaïr Lapid d’imposer sa vision des choses. Et, dans un premier temps corriger le tir en ce qui concerne l’égalité de tous devant l’impôt, une vaste tâche, tant il est vrai que la fiscalité israélienne est techniquement complexe, économiquement malsaine et socialement injuste. Mati Ben Avraham | News

Le secrétaire d’état américain John Kerry a commenté dimanche les efforts du président américain Barack Obama pour relancer les négociations entre Israël et l’autorité palestinienne. S’adressant a des journalistes en Irak, il a déclaré : « nous devons continuer à travailler à cela. Nous venons de commencer ces discussions. Je ne les définirais pas autrement qu’ouvertes, franches et un bon début. »

mais qui exactement en Israël ? Néanmoins, Kerry est resté prudent quant aux perspectives de progrès dans le processus de paix. « Exprimer de l’optimisme quand vous n’avez même pas de négociations serait imprudent, » a-t-il dit. « J’ai l’espoir que les paroles du président allumeront un sens du possible au sein du peuple d’Israël, de la région, et des palestiniens. »

Kerry, qui a rencontré samedi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a ajouté : « je sais du président, avant son départ, qu’il était très impressionné par les discussions qu’il a eues. Les bases ont été créées pour la possibilité que les parties peuvent espérer trouver un moyen de négocier. »

« Il m’a chargé avec d’autres de la responsabilité d’essayer de trouver quelle est la voie à suivre. »

Le secrétaire d’état américain a déclaré que la visite d’Obama au Proche Orient était « historique à tous les égards » et a ajouté : « je sais que les gens en Israël ont senti son impact. »

Des informations publiées par Sky Arabia et le journal londonien arabe Al-Sharq al-Awsat disent que Kerry travaille en collaboration avec les autorités jordaniennes pour organiser la réunion qui a été proposée vendredi lors d’une réunion entre les président Obama et le roi Abdallah de Jordanie.

« Ils ont été impressionné par lui, impressionné par la vision qu’il a exprimé, et je pense que ses mots, même après son départ, continuent de raisonner. Les gens débattent et parlent, et c’est précisément ce que le président a cherché à faire. » Une vision partagée par Kerry, Obama,

Samedi, il a été signalé que Kerry tente d’organiser une réunion entre des représentants des Etats-Unis, d’Israël, de l’autorité palestinienne et de la Jordanie qui se tiendrait à Amman.

Il n’y a pas eu de confirmation officielle de ces informations, mais un responsable jordanien a déclaré qu’une réunion de haut niveau est prévue pour avril ou mai.


Israël Actualités n°251  

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