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GRATUIT - Numéro 145 - Edition du Lundi 20 Septembre 2010

Journal Israélien en langue française

Un Kippour de plus sans eux


L’information en provenance d’Israël Edition du 20 Septembre 2010

L’édito patriote de Flatto Sharon Terrorisme en France : Alerte rouge

« Nous sommes aujourd’hui au même niveau de menaces qu’en 1995 », année marquée par une vague d’attentats en France, estime le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). « Tous les clignotants sont dans le rouge », « Aujourd’hui, compte tenu des signalements qui nous sont transmis par nos partenaires étrangers et de nos propres observations, il y a des raisons objectives d’être inquiets. » Le patron de la DCRI estime que la France « fait l’objet d’un intérêt très particulier de certains mouvements islamistes radicaux », « à cause de son histoire, de son engagement en Afghanistan et du voile islamique ». Selon M. Squarcini « la menace en France est triple : le Français converti qui se radicalise et qui dépêche un commando pour commettre des attentats en France ;ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie, et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français ». Il a répété que ses services déjouaient « en moyenne deux attentats par an », citant le cas d’un Belgo-Tunisien de 25 ans, intercepté par l’Égypte. Selon lui, la politique dont conduit le gouvernement actuellement peut avoir des conséquences plus ou moins négatives. Selon Bernard Squarcini, la France échappe chaque année à deux attentats grâce aux efforts fournis par les services de renseignements afin de contrecarrer les attentats prémédités. Durant quinze ans après les multiples attentats perpétrés en France, le pays connaît plus ou moins le calme mais reste sur ses gardes. En somme, la France est toujours à l’affût d’un danger, d’autant plus qu’actuellement les opinions qu’elles soient politiques ou sociales pourraient mener le pays dans un conflit interne ce qui profiterait certains à faire des actes terroristes. Les représentant de l’Islam dans le monde ne sont pas clairs, c’est le moins que l’on

puisse dire. On les voient manifester en masse pour le voile, contre les caricatures de Mahomet, contre Israël et pour le Hamas mais les a t-on vu manifester ne serait qu’une seule fois contre les attentats islamistes qui continuent d’émailler le monde, Les américains vont construire une Mosquée et un centre culturel islamique a quelques mètres du Groun n’ayant rien trouvé à voler, ils ont inscrit avec un feutre «sale juif « sur le Hekhal. Nicole Yardeni, la présidente du CRIF Toulouse-Midi, a déclaré: « On observe de plus en plus l’antisémitisme chez de vulgaires cambrioleurs». t zéro emplacement des tours jumelles du World Trade Center ou 2752 personnes ,pour la plupart des américains ,ont perdu la vie , La liberté de culte a bon dos mais les américains ne sont pas dupes,alors pourquoi pas édifier une statue en l’honneur de Ben Laden aussi ? Après tout, l’édification d’une mosquée à cet endroit même sera interprétée comme une victoire de plus pour Al Quaida, Mais le plus grave ce sont les valises nucléaires qui seront disponibles » très prochainement. Les services de renseignements américains ont été longtemps convaincus qu’ al-Qaïda était en possession de tels engins, sans jamais avoir réussi à le prouver. Les propos d’ al-Zawahiri contredisent ceux qui rétorquent qu’al-Qaïda n’a pas les capacités pour les maintenir en état de fonctionnement et les mettre en oeuvre. Les jours passent et des spécialistes commencent à corroborer les déclarations d’ Ayman al-Zawahri concernant les valises nucléaires « Zawahri est quelqu’un de très malin, il est le vrai cerveau tactique de l’organisation. Cette guerre contre le terrorisme a été engagée un mois après les attentats du 11 septembre, la guerre contre le terrorisme se poursuit en Afghanistan. Plus d’un millier de soldats américains ont été tués dans cette guerre, Ben Laden n’a toujours pas été capturé ou tué. Le Hamas vient de diffuser cette semaine un nouveau film intitule «VOICI COMMENT NOUS ALLONS CONQUÉRIR TEL-AVIV» Ce film montre comment les terroristes prennent Jerusalem et Tel Aviv et font exploser les immeubles de la ville Le monde entier se demande bien comment il va réussir à sortir de cette guerre qui n’en finit pas. Une chose est sûre ...« L’islamisation de l’Europe est malheureusement inéluctable » Samuel Flatto Sharon Ancien député a la knesset

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L’édito d’Alain Sayada

Chana Tova, information & combat pour la communauté

Au nom d’Israël Actualités et de Jerusalemplus.tv ainsi que de tout ceux qui contribuent à préparer le journal, nous vous souhaitons de bonnes fêtes de Roch Hachana pour l’année 5771. Que cette année soit douce et sucrée. Nous vous souhaitons anté et prospérité. Que la paix pour Israël soit signée cette année. Une pensée émue pour notre fils à tous, Guilad shalit, emprisonné chez les barbares du hamas. Pour la cinquième année consécutive, il ne sera pas aux cotés de sa famille pour cette nouvelle année. Une autre pensée pour Jonathan Pollard et Ron Arad, l’un détenu aux Etats-Unis, l’autre au Liban. Je vous demande à tous d’avoir une pensée particulière le jour de kippour pour Guilad, Ron et Jonathan pour qu’ils reviennent à la maison. Pour cette année 5771, nous vous l’an-

noncions en exclusivité en première de couverture la semaine dernière, notre journal vient de s’associer avec le site internet jerusalemplus.tv, pour devenir le premier groupe d’information israélien francophone dans le monde en diffusant de l’info 7j/7 & 24h/24 sur le web. Avec plus de 25 000 visiteurs par jour, un envoi quotidien du journal télévisé israélien en Français de notre directeur d’antenne Simon Benchetrit sur notre base de 130 000 emails, un journal hebdomadaire qui sort en France toutes les semaines à 20 000 exemplaires et après Souccoth à 10 000 exemplaires en Israël, une radio web avec plus de 20 000 auditeurs quotidiens …

pour sa prétendue richesse alors que la vérité est tout autre. La pauvreté dans la communauté ne cesse de s’accroître tous les jours. Mais heureusement, la multiplication des actions des associations caritatives de plus en plus nombreuses qui se créent tous les ans pour combattre la misère et aider les plus nécessiteux me permet de donner un grand coup de chapeau à tous les bénévoles qui s’activent pour le bien des autres. Nous mettrons la pression sur le Consistoire de Paris et Central pour qu’ils sanctionnent les abus et nous donnent des comptes sur la gestion de cette humble institution qui appartient à la communauté juive de France et non la propriété de quelques-uns.

A notre manière nous nous battrons pour que les informations ne puissent plus être déformées.

En ce qui me concerne je trouve anormal que les coreligionnaires se détournent du consistoire, il faut que nous réussissions à les faire revenir dans le giron du consistoire pour avoir une institution forte et ne plus se retrouver dans la même situation que lors des dernières élections avec 5 013 votants pour un corps électoral de 31 000 électeurs.

Nous serons pour vous, cette année, un étendard pour que l’inégalité soit combattue au sein de notre communauté. Nous nous battrons contre ceux qui abusent du système pour nous imposer des choix qui ne vont pas dans la direction de la communauté. Nous ferons régulièrement des sondages sur des faits de société, nous nous battrons aussi sur les prix exorbitants des produits alimentaires chez les commerçants, car aujourd’hui ceux qui pratiquent de la sorte utilisent les mêmes arguments que nos ennemis en stigmatisant la communauté juive

Nous soutiendrons toutes les opérations qui pourrons servir au profit de la communauté juive de France. Encore une fois Chana Tova Metouka à tout le klall d’Israël Alain SAYADA


L’information en provenance d’Israël Edition du 20 Septembre 2010

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Rififi et engueulades chez les boycotteurs de produits israéliens Une roquette Ils ont une si fière allure qu’on leur l’histoire du mouvement de solidarité largement que possible la population à Amusant, tout de même, non ? Bref, explose au sud donnerait presque le bon D… sans avec la Palestine : CAPJPO-Europa- la campagne de Boycott-désinvestis- ce n’est pas la joie entre l’AFPS confession. Vous ne trouvez-pas ? lestine menace par courrier « officiel sement-sanction (BDS) … et la CAPJPO. Seulement, l’AFPS Nos « hérauts » des temps modernes » l’Association France Palestine Solisi prompte à vouloir renforcer la d’Ashkelon, sont - il est vrai - toujours « armés » darité d’un procès en diffamation (1) » 3) La troisième tient à la conception, PIEUSE croisade (dite du BDS), no(tracts et phonos, pins et tee-shirts) et Que Diable ! Qu’est ce donc que ce que CAPJPO-Europalestine se fait tamment avec les partis et les syndi- une seconde au l’on dirait presque des chevaliers des complot ? Aux armes camarades ! Aux du mouvement de solidarité. L’AFPS cats, devrait quand même s’inquiéter. temps modernes. Armes ! Allez, lisons le machin, car il a toujours considéré qu’il fallait Car, le 25 mai 2010, la grande Confé- sud d’Ashdod vaut sérieusement le détour : construire les alliances les plus larges dération Générale du Travail (CGT) se Ils sont si forts lorsqu’ils investissent un magasin (à pas moins de quarante militants (mdr))… et ils aiment tant bouter non l’anglais, mais le produit made in Israël, qu’ils sont encore et toujours à la recherche de la moindre orange, du moindre petit avocat (judéo-israélien) ou de la minuscule petite fraise, qu’on en tremblerait dans les chaumières (Grrrrrr !). Et ils savent s’organiser, ben oui ! Par exemple, lorsque certains d’entre eux sont déférés (les pauvres chéris) dans un tribunal, comme à Mulhouse ce 13 septembre 2010… Oyez ! Oyez ! Ils ameutent alors toutes les (basses) cours et viennent tenter de sauver leurs camarades. Ils sont si bien organisés que les élus (et preux chevaliers) signent tous les registres, les bidules, les machins et les pétitions, ils font alors venir les journaleux (au Parlement européen, par exemple) et crient au GRAND méchant loup et/ou au complot judiciaire ! (Brrrrr !) Oui, mais voilà. Ils ne s’aiment pas entre eux. Ah ? Ben oui. Ce n’est qu’une façade, voyez-vous. Du cirque, du cinéma ! Prenons deux exemples : Sur son grand site Internet l’association France Palestine Solidarité titrait le 8 juillet 2010, non sans rire : « Inacceptable ! » « C’est un fait rare dans

« C’est un fait rare dans l’histoire du mouvement de solidarité avec la Palestine : CAPJPO-Europalestine menace par courrier « officiel » l’Association France Palestine Solidarité d’un procès en diffamation. Cette démarche est d’autant plus étrange qu’elle vise une note interne, et donc non publique, que le Bureau national a adressée le 22 juin à ses groupes locaux à propos de la tournée, dite « BDS Tour », que CAPJPO-Europalestine organise cet été et à laquelle elle prétend les associer. Le Bureau national y appelait ses groupes à décliner cette invite pour des raisons de fond et de forme, que la lettre de menace envoyée à l’AFPS par Olivia Zemor nous amène à expliciter ici publiquement : 1) La première concerne la désinvolture de CAPJPO-Europalestine, qui souhaite utiliser les groupes locaux de l’AFPS pour mener à bien cette opération, mais sans jamais leur demander leur avis sur les objectifs et les méthodes du « BDS Tour ». 2) La deuxième touche aux formes d’action privilégiées par CAPJPOEuropalestine. Ce groupe mène le plus souvent des opérations « coup de poing » spectaculaires. L’AFPS préfère, elle, le travail de longue haleine, enraciné à la base, pour associer aussi

au service de la cause palestinienne sur une base claire et rassembleuse. Elle a ainsi contribué, à sa place, à bâtir les coordinations unitaires indispensables que forment la Plateforme des ONG pour la Palestine et le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens dont le CAPJPO-Europalestine a été écarté à l’unanimité en 2004. Et pour cause : ce groupe n’a cessé de faire cavalier seul et de tirer la couverture à lui, et ce dès cette époque en présentant à l’élection européenne la liste « Europalestine » emmenée par Dieudonné. Si le CAPJPO s’est séparé de ce dernier lorsque son antisémitisme et ses accointances négationnistes sont devenus inassumables, il a continué d’agir avec des groupes douteux, comme le 31 mai dernier à Paris, où il a organisé un rassemblement, deux heures avant la manifestation unitaire, avec le Collectif Cheikh Yassine - dont un dirigeant figure à côté d’Olivia Zemor sur une vidéo (www.youtube. com/watch ?v=jR7wZpZmoPQ). Voilà pourquoi le Bureau national de l’AFPS propose à ses groupes, plutôt que de prendre part aux initiatives intempestives du CAPJPO-Europalestine dans quelques localités, de renforcer la campagne BDS dans toutes les villes et dans l’union la plus large…»

disait certes « solidaire des travailleurs palestiniens », mais elle ajoutait aussitôt ce petit point, je cite :

« Les campagnes actuelles de boycott ne s’inscrivent pas dans cette logique politique, ni dans leurs objectifs affirmés, ni dans leurs implications car : - En pratiquant une « punition collective », elle assigne les citoyens israéliens au « camp » de leur gouvernement et contribue à délégitimer celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans sa politique. - En plaçant de fait sur un même plan les produits israéliens (frontières de 1967) et ceux fabriqués illégalement (dans les territoires occupés), on en vient à gommer la distinction entre les deux territoires. - En ignorant le camp de la paix israélien sous prétexte qu’il est faible, ces campagnes l’affaiblissent et l’isolent davantage. Au final, le boycott s’avère contre productif et c’est pourquoi la Cgt n’entend pas participer à ces campagnes (2)» Ecoutez donc ce chahut où de petits « diables » se font tant de misères et de guéguerres pour quelques aromates et avocats israéliens. De quoi dégoûter les pieux chevaliers et les braves militants. Non ?

Les Palestiniens ont lancé cette nuit une roquette qui a atterri dans la zone industrielle au sud d’Ashkelon, sans faire ni blessés ni dégâts. La police ratisse également des zones non habitées au sud d’Ashdod après le signalement par de nombreux habitants d’une explosion durant la nuit, qui pourrait également être due à un tir de roquette depuis Gaza. Après les roquettes, les obus de mortier. C’est au tour des habitants du conseil régional d’Eshkol d’avoir été réveillés ce matin par deux tirs de mortier provenant de Gaza. Les engins ont atterri dans des terrains vagues, sans faire ni blessés ni dégâts. Ynet

Les erreurs de Barack Obama Dans la physique quantique de la décision politique, le jugement oscille inévitablement entre la prise en compte des nécessités de l’époque, parfois impitoyables, et les erreurs personnelles, parfois criantes, de tel ou tel décideur politique. Il arrive aussi que les préjugés idéologiques soient compensés par un esprit de décision radical et contraire à ces préjugés: Churchill est le meilleur exemple de cette capacité à prendre des décisions qu’on n’aurait pas attendues de l’homme politique conservateur qu’il était encore en 1935. Mais la volonté farouche de vaincre le nazisme le poussa beaucoup plus loin qu’il n’aurait imaginé. Jimmy Carter, entre 1976 et 1980, est un parfait exemple du cas inverse: les préjugés subjectifs s’ajoutent aux difficultés objectives et provoquent de petites catastrophes -irrésolution face à la dernière vague agressive du tiers-monde révolutionnaire, laquelle culmine avec la révolution iranienne de 1979, et grandes difficultés à secouer l’Amérique de sa dépression postvietnamienne, que tout autre aurait, de la même manière, rencontrées. Le cas Obama n’est pas semblable. Ce jeune Président, à l’expérience gouvernementale plus que limitée, mais à l’intelligence brillante soutenue par une éloquence remarquable, ne pouvait engranger rapidement les bienfaits d’un relèvement économique qui est difficile à mettre en œuvre. La perception dans le monde islamique d’un George Bush isolé et incapable,

où que ce soit, de poursuivre ses offensives, ne pouvait que le contraindre à une politique de repli élastique qui, là aussi, ne peut être bénéficiaire dans l’immédiat. Il n’en demeure pas moins que Barack Obama a dispersé sur son chemin une portion substantielle de la bonne volonté qui s’était exprimée en 2008 à son égard, et qu’il sera parvenu à polariser la vie politique américaine et aussi la vie internationale bien audelà de ce qui était inévitable. Encore faut-il ne pas manquer de chance. Et ici, quelle que soit l’injustice de certains reproches, il est apparent qu’Obama n’a pas su très bien gérer, en matière d’image, la catastrophe de la marée noire du golfe du Mexique. A la volonté de ne pas mettre en danger la poursuite de la prospection off shore a succédé, devant la gravité des faits et l’exaspération des riverains, une sorte de pantomime impuissante où le Président mettait en scène sa colère sans avancer de programme précis, en pointant du doigt des responsabilités britanniques qui ne sont pas évidentes. Encore, dans cette affaire, s’agit-il d’une vraie fatalité, mal gérée en termes d’image comme en termes de substance. Mais dans les autres cas que nous envisageons, c’est la responsabilité présidentielle qui est beaucoup plus nettement engagée. Tels sont les «péchés capitaux» de l’actuel hôte de la Maison-Blanche. On ne sera guère surpris de constater qu’on peut, une fois de plus, en compter sept principaux.


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Google Instant serait-il raciste et antisémite?

Curieux : L’outil de recherche Google Instant, qui propose à l’internaute des réponses au fur et à mesure qu’il tape sa question, réserve des surprises: exemple, taper «les noir», sans attendre le «s», la réponse fuse «les noirs puent». Autres propositions automatiques, observées lors d’un test dimanche sur google.fr: «les noirs sont moches», «les noirs sont racistes», mais aussi «les noirs dans l’équipe de France», «les noirs au Japon». Pourtant ces curieux résultats, censés aider à une recherche rapide sur le Net, étaient épinglés jeudi dernier par Jean Véronis, professeur de linguistique et d’informatique à l’université d’AixMarseille (http://blog.veronis.fr). «Les juifs sont méchants» Le linguiste a en effet relevé les suggestions obtenues pour la recherche «les juifs sont...» : «les juifs sont radins», «riches», «méchants», «moches». Et autant de termes gracieux pour «les noirs». «Comme d’habitude le moteur de complétion nous aide à savoir ce que les gens pensent de leur prochain’, ironise-il. «Détail intéressant, Google a visiblement mis en place des filtres sur la version Google.com. Tapez

«jews are...» ou «blacks are...» et vous ferez chou blanc (si je puis dire)», observe ce fin connaisseur. «Il faut dire que là-bas on rigole moins avec ce genre de +détail+: un +bad buzz+ sur des stéréotypes racistes aurait vite fait de porter tort aux plus grands, Google ou pas». « On remarque donc une fois encore des préoccupations à deux vitesses selon les langues et les cultures», ajoute cet expert du langage, par ailleurs co-auteur, avec son confrère Louis-Jean Calvet, d’un autre type de décryptage du langage avec le livre paru aux éditions du Seuil «Les Mots de Nicolas Sarkozy». «Quoi qu’il en soit, tout cela ne donne pas une image grandiose de l’homo numericus en ce début de XXIè siècle...», philosophe-il. Dimanche, résultats inchangés lors du renouvellement de la recherche rapide avec «les juifs sont...» : «radins», «riches», méchants, «moches», «racistes», avant d’être proposés comme «beaux» et «plus intelligents». « Les femmes sont perfides» Essayez «les femmes sont» et le nouveau ser-

vice Google Instant vous livrera un reflet du monde: elles sont «sur la terre», «chiantes», compliquées», «belles», «perfides», «plus chastes des oreilles que du reste du corps», etc. Microsoft avait dû corriger, il y a plusieurs années, un bug embarrassant: face à «Anti-stress», la correction orthographique suggérée était automatiquement «Anti-arabes». Un dysfonctionnement «totalement fortuit» et purement technique, avait expliqué la firme. Attentif, en 2005, ce même spécialiste a fait remarquer que Google laissait traîner «les pires horreurs pornographiques» sur la version. fr en réponse à la recherche «femmes enceintes» (une situation corrigée depuis, précise-t-il). Ni puritain, ni «googlophobe systématique», là, il avait eu «envie de crier STOP!». Car pour lui, «Google doit faire face à la responsabilité qu’il s’est lui-même créée en se positionnant comme portail d’entrée quasi exclusif de l’information mondiale. Et s’il ne le fait pas, il est de notre responsabilité à nous, citoyens du monde, de protester haut et fort». Jerusalemplus.tv

Une menace infectieuse de grande ampleur inquiète

L’émergence dans le sous-continent indien d’un élément pathogène résistant aux antibiotiques et qui s’est déjà propagé à la surface du globe est une bombe à retardement requérant une mobilisation immédiate des autorités sanitaires, insistent des infectiologues. Par Laure Kravitz «Il y a urgence à mettre en place un système de surveillance international dans les prochains mois et à tester tous les patients hospitalisés» dans le plus grand nombre de pays possible, explique lundi le Dr Patrice Nordmann, de l’Hôpital Bicêtre (près de Paris). «Ces mesures ont déjà été décidées en France et sont très sérieusement envisagées au Japon, à Singapour et en Chine», rappelle-t-il, lors d’un entretien avec l’AFP. Cet infectiologue participe à la 50e conférence annuelle de l’ICAAC (Interscience conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy), le plus grand colloque mondial sur les maladies infectieuses qui réunit du 12 au 14 septembre à Boston (Massachusetts, nord-est) quelque 12.000 spécialistes. «Pour l’instant, on ne connaît pas

encore la rapidité d’expansion du phénomène (...), mais ce qui est certain c’est que ça va se diffuser», prédit le Dr Nordmann, comparant la situation à «une bombe à retardement», vu l’énorme réservoir que représente pour ce pathogène les 1,3 milliard d’habitants du sous-continent indien. L’origine de ce «super-pathogène», en fait un gène appelé NDM-1 (New Delhi metallo-lactamase-1), remonte à des patients hospitalisés pour la plupart en Inde, au Pakistan et au Bangladesh. Les premiers cas hors de ces pays ont été observés en Grande-Bretagne dès 2007. Ensuite, le nombre de personnes infectées a commencé à augmenter avec plus de 70 dénombrées au Royaume-Uni et plus de 170 en Inde et au Pakistan.

Cette nouvelle menace infectieuse est venue à l’attention des médias après la publication d’une étude en août dans la revue britannique The Lancet. Cette recherche expliquait que le NDM a été rapporté en Grande-Bretagne par des «médico-touristes» (patients se faisant opérer à l’étranger) revenant d’Inde. Depuis la publication de cette étude, des cas d’infection ont été signalés au Canada, aux Etats-Unis, en Belgique, aux Pays-Bas, en Autriche, en France, en Allemagne, au Kenya, en Australie, à Hong Kong et au Japon. Un Belge hospitalisé au Pakistan à la suite d’un accident est la première

personne connue à ce jour à y avoir succombé. «Beaucoup de ces souches sont résistantes à pas mal d’antibiotiques voire à tous les antibiotiques», explique le Dr Nordmann, qui craint une propagation dans les milieux hospitaliers chez les personnes gravement malades, avec une mortalité élevée. Contrairement à nombre de pathogènes multirésistants apparus ces vingt dernières années, comme le staphylocoque doré résistant à la méthicilline (SARM), le gène du NDM a été repéré dans d’autres bactéries totalement différentes. «Ce gène a ainsi sauté dans des espèces bactériennes se trouvant normalement dans le tube digestif humain et qui peuvent provoquer des infections pulmonaires et urinaires», ajoute le médecin. Le Dr Timothy Walsh, de l’Université de Cardiff (Grande-Bretagne), s’inquiète du fait que plus de 600 millions de personnes n’ont pas accès à des installations sanitaires en Inde, ce qui fait «qu’on ignore l’étendue de la diffusion du NDM». De plus, «l’utilisation massive d’antibiotiques dans ces pays ne peut qu’accélerer la résistance microbienne», déclare-t-il à la presse. Le Dr Nordmann déplore l’absence d’observatoire de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour détecter l’émergence de résistance microbienne. Par Laure Kravitz pour Guysen-news


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Roch Hachana / Yom Kippour : Les jours redoutables Rabbi Haim Lozzato - Le Ramhal zal écrit dans son livre « Dêrekh HM » : Que D-ieu a organisé les mondes d’En haut, afin qu’ils fonctionnent selon les principes de notre monde ici-bas. Comme il est enseigné dans le Talmud Bérakhot : « Le Royaume Céleste est la copie conforme du Royaume Terrestre » il y à notamment des tribunaux et des assemblées qui jugent les pécheurs… Il est évident que D-ieu regarde et comprend ce qui se déroule en un court instant et il pourrait juger tous les hommes sans passer par des « tribunaux intermédiaires » qu’il a par ailleurs suscités. Mais HM à procéder de la sorte afin que nous puissions comprendre ce qui se passe en Haut et que nous nous préparions à passer en jugement… Il est évident que nous avons du mal à nous imaginer ce qui se passe dans les cieux à Roch Hachana et a Kippour. La Guemara nous révèle que nous passons l’un après l’autre devant HM pour qu’il rende son jugement sur notre avenir spirituel et matériel. Il le fera en fonction de nos actes accomplis durant cette année : tout devra passer au crible, aussi bien Mitzvots que lesAvérot…il y a lieu de s’inquiéter…mais heureusement qu’il existe des solutions qui sont la Téchouva –le repentir, la Téfila – la prière, et la Tsédaka – la bienfaisance. Le monde est jugé dans quatre domaines distincts et à quatre époques de l’année, affirme la Michna Roch Hachana . Mais à Roch Hachana chaque être passe complètement seul devant HM.et Rava dans la Guemara dit qu’à Roch Hachana chaque homme est jugé, puis inscrit à Yom Kippour, jour où le jugement de chaque homme est scellé ! A la page 16b, le Rav Krouspédai nous amène une réflexion intéressante au nom rabbi Yohanane il dit ceci : « à Roch Hachana trois livres sont ouverts (devant HM) celui des Tsadikim guémourim- des véritables sages, celui des Réchaiim guémourim – des véritables méchants, et le livre des Benonim-les personnes entre les deux…celles qui n’ont pas encore franchi le pas ! Le Rav poursuit et dit, « Dés Roch Achana, les Tsadikim guémourim sont inscrits immédiatement dans le livre de la vie, les Réchaiim guémourim sont inscrits dans le livre de la mort, et les Bénonim ne sont ni inscrits ni scellés et sont maintenu en suspend jusqu’à Kippour…si durant les dix jours « redoutables » ils prennent l’engagement de faire un vrai repentir alors ils seront inscrits pour la vie, sinon… A l’évidence il y a une divergence de vue entre Rava précédemment cité qui pense que chaque homme et jugé et même inscrit le jour de Roch Hachana et scellé à Kippour et Rav Krouspédai. On peut donc se poser la question de savoir comment Rava a-t-il pu enseigné que chaque homme est inscrit à Roch Hachana et scellé à Kippour ? Dans cette même page 16b de la Guemara Roch Hachana, le commentaire de Tossefot nous apporte un éclairage. Il s’interroge sur l’enseignement du Rav Krouspédai. Pourtant dit-il nous voyons qu’en réalité, certains Tsadikim meurent prématurément et que certains Réchaim vivent ? Il répond : « ce jugement dont

parle Rav Krouspédai concerne en fait le Ola Aba – le monde futur ! Le Tossefot est difficilement compréhensible. Car en effet pourquoi chaque année HM devrait juger chaque homme sur sa part au monde futur ? Autant attendre que sa mission se termine et que le rideau tombe… Et quel rapport y a-t-il avec l’année suivante pour qu’HM fasse ce jugement spécialement à Roch Hachana ? Nous avons l’habitude de nous souhaiter chaque année les uns aux autres : « Léchana Tova Tikatévou » que vous soyez inscrits pour une bonne année ! » Et le Gaon de Vilna explique pourquoi on ne souhaite pas à chacun qu’il soit aussi « scellé » pour le bien, il précise : « Lorsque la Guemara dit que les Tsadikim et les Réchaim sont inscrits et scellés à Roch Hachana cela concerne la vie au monde futur. Tandis que l’enseignement qui veut que chaque homme est jugé et inscrit à Roch Hachana et scellé à Yom Kippour concerne tous les hommes sans exception, mais seulement au sujet de leur besoin matériel dans ce monde-ci. Le créateur ne veut pas sceller le jugement à Roch Hachana mais il préfère attendre le jour de Kippour pour permettre à chacun durant ces dix jours redoutables de faire la Téchouva –le repentir. Concernant un individu, HM a toujours la possibilité de déchirer ce qui avait été écrit à Roch Hachana, pour en effet réécrire et scellé son sort avec son propre sceau. C’est pourquoi nous disons à Roch Hachana : « Tikatev vé Tihatém – sois inscrit et scellé ! ». Durant les 10 jours redoutables nous rajoutons dans la Amida plusieurs demandes au créateur dont celle-ci : « Zokhrénou lé’haim,- écris-nous dans le livre de la vie, par ton mérite D-ieu de vie » il apparaît clairement disent certains commentateurs que nous ne demandons pas dans ce passage de la prière, la vie matérielle, mais plutôt d’être inscrit parmi les Tsadikim – les sages et ce pour la véritable vie, celle du monde future ! En tout état de cause « Roi de vie, ou D-ieu de vie » ne sauraient concerner la santé, la subsistance ou la progéniture ! Or pourquoi prier pour être inscrit dans le Livre des Tsadikim? Si nous avons suffisamment de Mitsvot « à notre compteur » nous serons inscrits automatiquement et si par contre nous avons à notre actif des Avérot à quoi pourrait bien servir cette prière ? (bien sûr, qui ne tente rien n’a rien..) En fait cela peut étonner qu’Roch Hachana HM juge la place qu’occupera chaque homme au Olam Aba. Cette interrogation provient d’une erreur de conception que nous avons à propos du Monde Futur qui est pour nous inaccessible… En effet dans notre esprit, il y a deux mondes bien distincts : ce monde qui est le notre, et le monde futur. En réalité, ces deux mondes ne sont pas dissociés ils sont même profondément liés disent les Khakhamim. Chaque individu selon qu’il fasse du bien ou du mal, acquiert déjà sur terre « une option » un niveau spirituel et c’est cela qui formera un jour son monde futur. Si l’homme élève son niveau spirituel dans ce monde-ci, il

sera d’autant plus élevé après 120 ans et inversement, c’est une affirmation de la Guemara. On dit souvent qu’un homme par ses Midot tovote – ces bonnes actions est digne d’être « Ben Olam Aba –un fils du Monde futur » même si cette personne est vivante ! Et cela signifie que déjà dans ce monde ci, il est rempli de spiritualité (rohanyout) et sans « hatsisa » ou « clipote » c’est-à-dire sans qu’il ne soit atteint par cette « maladie contemporaine » de la recherche du Kovod –les honneurs à tout prix, l’appât du gain matériel, l’argent, le pouvoir et les plaisirs… Inversement, c’est selon le niveau spirituel d’un homme et uniquement en fonction de sa mission à remplir dans ce monde-ci, qu’HM lui octroi des moyens matériels : vie, réussite dans les affaires, enfants etc.. Ainsi lorsque Rav Krouspédai nous apprend qu’un homme est jugé à Roch Hachana sur « son monde futur » cela fait en réalité référence à un jugement concernant son niveau spirituel pour l’année qui suit expliquent les sages. A propos de la Téchouva le Rav Dessler zal écrit la parabole suivante : Un homme en parfaite santé qui doit gravir une échelle, n’a pas besoin d’appeler à l’aide ; il suffit qu’il se fatigue à gravir le 1er échelon jusqu’à ce qu’il arrive à son but. Par contre un homme paralysé ou impotent est obligé d’appeler au secours une personne valide pour l’aider à grimper sur l’échelle. Il en est de même dit le Rav Dessler lorsque l’on gravi la Avodat HM – le service d’HM. Les Tsadikim n’ont aucun mal à le faire et grimpent de manière alerte, par contre, ceux qui ont fauté sont comme « paralysés» par leur Avérote–leurs fautes et noyés

qu’ils sont dans l’impureté, ils sont persuadés qu’il n’y arriverons pas ! ils ne trouvent pas les forces nécessaires pour gravir cette échelle… Alors ils n’ont pas d’autre choix que d’implorer D-ieu afin qu’il les aide et qu’il pardonne leurs fautes du passé. HM dans sa grande miséricorde viens à leur secours et les propulse directement tout en haut de l’échelle, sans qu’il ait à fournir le moindre effort. Leur ascension est spectaculaire et représente une sanctification du nom divin car elle permet en effet de révéler dans le monde la présence de Dieu et son infinie bonté. C’est cela la réalité de la Téchouva nous dit le Rav Dessler. Nos sages nous indiquent que dans les mondes célestes, cette Téchouva atteint le Kissé hakavod – le trône céleste et que lorsque HM décide d’intervenir pour élever un homme, il n’y a aucune limite à son ascension ! Hayom : aujourd’hui. Ce mot revient sans arrêt dans la liturgie de Roch Hachanah. On affirme à de nombreuses reprises « Hayom harat olam », « aujourd’hui le monde a été créé ». Mais la traduction la plus correcte est qu’ « aujourd’hui le monde est en train d’être créé ». Chaque jour est une opportunité pour recommencer à neuf, chaque jour est une occasion pour renouveler nos vies. Nous recréons le monde chaque jour, chacun, à chaque instant. C’est le message essentiel de cette période, et j’espère qu’il nous motivera tous pour passer une année bien remplie, dans la joie et en pleine santé. Ne laissons jamais les autres, nos environnements ou le « destin » décider pour nous !

Rosh Hashana, le jeûne de Guedalia, les Yamim Noraïm et Yom Kippour sont des appels à prendre notre vie en main. Le jour de Yom Kippour, HM juge le monde en compagnie de sa cour céleste, par contre au moment de la Hatima – la signature qui intervient à la Neila–la dernière prière de Kippour, HM est tout seul si on peut s’exprimer ainsi : C’est donc le moment crucial pour lui demander pardon sur les fautes que nous avons faites. Tous nos livres et notamment Le Michna Broura nous décrivent l’importance capitale de la Neila : « La Neila est le moment solennel de la signature des décrets qui ont été pris à Roch Hachana. Chacun doit faire cette prière avec enthousiasme c’est elle qui vient sceller les dix jours redoutables, car Yom Kippour est le but de ces jours de Téchouva et la Neila est le but ultime du Yom Kippour. Ainsi il ne faut pas hésiter, c’est le moment au jamais! Même si quelqu’un est fatigué par cette journée de jeûne, qu’il se renforce à l’image de nos patriarches Abraham, Isaac et Yaacov, afin de prier avec ferveur et prendre sur lui de véritables décisions de Téchouva. Chana tova! Gmar Hatima Tova ! Que vous, votre famille, vos proches et le Am Israël soient inscrits dans le livre de la vie, de la santé, de la paix, de la parnassa, de la Torah et des Mitsvot. Amen Yvan Lellouche


L’information en provenance d’Israël Edition du 20 Septembre 2010

BILLET D’HUMEUR : Des Hommes et des Dieux Il est difficile de ne pas se sentir bouleversé par la projection du film : « Des hommes et des Dieux ». Certes les scènes et l’intensité dramatique évoluent à l’intérieur d’un monastère perché dans la montagne mais l’homme, ou plutôt la personnification de sa haine, envoute l’atmosphère pesante d’un lieu voué au silence et rythmé par la prière. Les chants grégoriens dont les paroles n’ont rien de religieux s’adressent d’abord à la raison humaine.

Il n’est pas question dans le scénario de chrétiens ou de musulmans, mais de l’homme dans toute sa nudité. La force de la foi trouble car, à l’époque où les laïcs sont rois, vivre sa religion semble anachronique. Certains croient encore en l’homme, en la coexistence pacifique, dans la force des textes sacrés mais la barbarie persiste, souvent au nom d’un Dieu qui se veut pourtant miséricordieux et qui est censé unir mais qui génère, en son nom, la mort, la haine et la destruction. La force de ces hommes qui chantent leurs prières quand la mort rôde autour d’eux nous glace, que nous soyons croyants ou pas, que nous soyons chrétiens ou non. Ils nous montrent qu’ils n’ont pas peur de la réalité parce qu’ils ont confié leur avenir au Dieu tout puissant même si la loi des hommes précède celle du Ciel. Il est difficile de ne pas être révolté par le fait que Celui qui régit leur vie, les ait abandonnés au moment où ils avaient le plus besoin de Lui. L’admiration de ce film tient dans la force de conviction de simples porteurs de soutanes qui transpercent notre esprit par leurs chants grégoriens. La

chrétienté est moins présente que, en filigrane, les méfaits des intégrismes qui font le malheur des pauvres gens alors que ces populations veulent seulement vivre, se soigner et jouir de chaque instant de bonheur même si les armes tonnent autour d’eux.

Dans ce monde de violence, nous pouvons difficilement nous empêcher de comparer le scénario de ces moines cisterciens à celui des habitants des implantations qui se fondent sur leur Livre sacré pour s’accrocher à une terre dont on voudrait les chasser. Eux aussi ont fui le confort des villes modernes pour des convictions religieuses qui leur sont reprochées par l’opinion internationale. Nous les prenons pour des illuminés parce que, mécréants, nous restons d’abord des pragmatiques dévoyés par les attraits de la vie artificielle. Il est difficile de ne pas être sensible à la force d’une démarche qui pousse certains à s’isoler du monde matérialiste pour vivre leur foi en toute liberté. Mais les contraintes de la politique pervertissent toute action menée au nom de la religion. Nous devons remercier ces acteurs qui ont su nous transmettre avec réalisme l’atmosphère pesante d’une vie vouée à Dieu et à la pauvreté et qui nous ont fait oublier que nous étions dans le monde du cinéma. Ils ont personnifié des martyrs qui seront dorénavant présents dans notre esprit, par le visage de ces comédiens talentueux, chaque fois que nous nous serons confrontés au sacrifice de certains hommes. Jacques Benillouche

Pour l’Autorité palestinienne les Juifs qui prient au Mur des Lamentations sont « péché et ordure. »

Le 10 septembre la télévision officielle palestinienne insulte à nouveau les Juifs, qualifiant ceux qui prient au mur de « péché et ordure » et accusant Israël de mentir sur l’histoire juive. Le pire est pourtant que sa télévision officielle traite les Juifs en prière au Mur des lamentations de « péché et ordure. » ... Petit cadeau de Nouvel An de la télévision officielle palestinienne du Fatah le 10 septembre dernier, en effet, : un documentaire qui montre des Juifs qui prient devant le Mur des Lamentations. Le commentateur déclare : « Ils

[ les Israéliens ] savent très bien que nos racines [ palestiniennes] sont plus profondes que leur histoire mensongère. Du balcon de notre maison nous regardons la sainteté [ islamique ] et le péché et l’ordure [ des Juifs qui prient au Mur des Lamentations ]. » C’est l’ONG Palestinian Media Watch qui nous le révèle. Partenaires de paix ? Si ils y sont vraiment contraints. Mais la paix des cœurs, on en est encore hélas loin...quoi que tente d’en dire l’Initiative de Genève.... par:Hélène Keller-Lind

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Les gadgets de l’inspecteur

Seule une action militaire arrêtera l’Iran Les nations occidentales doivent former une coalition de forces aériennes et attaquer les installations nucléaires iraniennes maintenant. C’est ce qu’a asséné l’ancien directeur du Mossad, Danny Yatom, samedi dernier, lors de la conférence de l’Institut international du contre-terrorisme. Pour cet ancien député travailliste, seule la force militaire pourra arrêter l’Iran. «Etant donné que les sanctions ne suffisent plus, j’espère que le monde en tirera les conclusions qui s’imposent : pour arrêter la course à l’armement nucléaire iranien nous allons devoir attaquer ses installations», a-t-il expliqué. Des commentaires inhabituels de la part d’un ancien

Nir Meriesh se frotte les mains : le tout nouveau Système d’informations géographiques, élaboré et mis au point dans ses bureaux, va révolutionner la capacité de la police à réagir en temps réel et à anticiper les problèmes. Et le GIS (Geographic Information System) n’est que le dernier-né d’une série de programmes destinés à la police.

Cette dernière peut ensuite analyser et prévoir les endroits problématiques. «Le système garde en mémoire les événements quotidiens, ce qui nous permet d’élaborer un tableau stratégique des zones où les risques de violence sont les plus élevés. Ainsi, nous savons où il convient de concentrer les patrouilles.

Le lieutenant-commandant Nir Meriesh nous reçoit dans son bureau, à Jérusalem. Cet ancien commandant de la police de Haïfa, qui dirige aujourd’hui la Division technologique de la police israélienne, a projeté sur le mur une carte interactive de Tel-Aviv : il déplace la souris de son ordinateur pour désigner les icônes de voitures de patrouille, dont les sirènes clignotent en rouge. «En ce moment même, ces unités sont en route vers des incidents», explique-t-il. De sa souris, il désigne des points fixes marqués en rouge sur la carte.

La carte peut être consultée sur tous les ordinateurs de la police et sur les téléphones portables des commandants lorsqu’ils quittent leur bureau pour descendre sur le terrain.

Là, ce sont les incidents graves. Les points jaunes désignent ceux de gravité moyenne et les verts les appels les moins inquiétants.» Sous chacun de ces points colorés, un texte explicatif sur la situation, d’après les informations recueillies. Sous nos yeux, les voitures de patrouille marquées en rouge avancent selon l’itinéraire prévu, leur position exacte étant relayée par un système de repérage. Pendant ce temps, d’autres, signalées en vert, effectuent des rondes de routine, prêtes à répondre au prochain appel. Du combat à l’arme blanche à la fusillade, en passant par les accidents de la route et les embouteillages, le GIS met à jour en permanence l’état du secteur observé. Consultable à tout moment par les postes de commandement des polices nationale et régionale, le système offre un accès en temps réel à la situation sur le terrain. « Si un district a besoin de renforts à un moment donné, son commandant peut consulter la carte et il sait aussitôt quel district voisin a des forces disponibles à lui envoyer», explique Meriesh. Plus d’une centaine de projets informatiques en préparation Le GIS révolutionne la capacité de la police à réagir aux incidents.

Le GIS compte parmi les preuves les plus récentes que la police israélienne s’informatise de plus en plus. Une révolution menée par la Division technologique de Meriesh, sous la supervision du commandant Ilan Franco, inspecteur général adjoint de la police. « Dès l’instant où l’officier de police écrit un rapport, celui-ci est transmis de l’ordinateur de sa voiture à l’ordinateur central de la police. Les détails s’affichent aussitôt à l’écran du centre de commandement, où l’on décide aussitôt s’il convient ou non d’ouvrir une enquête.» Autre innovation, le programme «Pélé» («miracle») permet aux commandants d’envoyer des équipes et d’informer les officiers de ce que fait chaque patrouille à un moment donné. Si une voiture risque de mettre plus d’un quart d’heure à parvenir sur les lieux d’un incident en ville, le système en informe automatiquement le commandement. Le légendaire système radio de la police paraît donc aujourd’hui désuet. «Désormais, quand l’opérateur de la police reçoit un appel, l’information est instantanément transmise à un ordinateur installé dans toutes les voitures», précise Meriesh. «Et la communication par radio n’est plus utilisée que pour confirmer la bonne réception du message.» «Actuellement, nous avons plus d’une centaine de projets informatiques en préparation», révèle Meriesh. « Des ressources considérables sont investies dans ce domaine. Inutile de préciser que la police dispose d’un système Internet interne. Elle rémunère même des ingénieurs qui ont pour

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mission de tenter de pirater son réseau, afin de s’assurer que le système résiste aux attaques de hackers.» «Le système est fermé. Nous avons nos propres lignes internes et nous n’autorisons aucune connexion avec des réseaux extérieurs», ajoute-t-il. «La sécurisation de nos informations ultra-sensibles est vitale et nous y investissons des sommes considérables.» Une informatisation systématique Cette informatisation est flagrante lorsqu’on observe le tableau : elle débute dès l’instant où un citoyen compose le 100, numéro d’urgence de la police. «70 à 80 % des appels ne sont pas de vraies urgences», déplore Meriesh. «Beaucoup téléphonent juste pour obtenir des renseignements.

haut responsable de la sécurité israélienne. Et de préciser : «Si les forces de l’air, menées par les Etats-Unis, se mobilisent il sera possible, si ce n’est d’éradiquer complètement la menace, au moins de l’éloigner pour les années à venir.» Selon lui, si le monde passe à côté de ce défi, Israël «ne renoncera pas à son droit à l’autodéfense. L’Etat hébreu ne peut vivre avec un Iran nucléaire. «Je ne veux pas me retrouver assis en Israël en sachant que mon destin est entre les mains d’un autre, et en particulier entre les mains d’un régime dictatorial. Je ne veux pas être le sujet d’une expérience iranienne», a-t-il confié. YAAKOV KATZ

Tsahal empêche une attaque terroriste en bordure de Gaza Des soldats ont identifiés un groupe d’hommes armés équipés d’un lanceur RPG s’approchant de la clôture de sécurité près du kibboutz Erez, deux hommes ont été tués lors de l’échange de tirs, Tsahal ne signale pas de victime dans ses rangs. Une unité de Tsahal a déjoué une tentative d’attaque terroriste quand elle a ouvert le feu sur un groupe d’hommes qui s’approchait de la clôture de sécurité entre la bande de Gaza et le sud d’Israël, près du kibboutz Erez, dimanche.

Deux palestiniens ont été tués dans la riposte de l’armée israélienne. Ils ont été trouvés avec des armes à feu et un lanceur RPG (lance-grenade).L’armée israélienne n’a pas fait état de soldat blessé lors de l’incident. Plus tôt dimanche, Tsahal avait identifié plusieurs personnes qui tentaient de s’approcher de la barrière de sécurité, et avait tiré des tirs de sommation, selon le porte-parole de Tsahal. Tsahal a aussi repéré les impacts de deux projectiles tirés sur Israël, probablement des obus de mortiers ou des roquettes.

La marine teste un nouveau système de missiles défensifs

Les opérateurs les dirigent alors vers un centre automatisé, qui réoriente ensuite les appels. Lorsqu’un interlocuteur se met à harceler le standard, son numéro est enregistré et ses appels, bloqués. En cas de panne, tout est prévu : un serveur de secours vient d’être mis en place, destiné à relayer le centre de contrôle de Jérusalem. «Le système d’alimentation de notre ordinateur central est entreposé dans un lieu protégé qui dispose de sa propre réserve d’électricité. Nous n’avions pas de site de secours pour notre centrale de Jérusalem jusqu’à récemment, mais nous en avons installé un dans le cadre de notre plan d’anticipation des catastrophes. Il a été testé avec succès miaoût.» Dans un proche avenir, la police commencera à équiper ses hommes de mini-ordinateurs qui leur permettront de garder le lien avec l’ordinateur central. Ces appareils portables seront en outre reliés à un nouveau réseau de communication, actuellement en préparation chez Motorola. Une fois celui-ci au point et opérationnel, la police compte le relier avec d’autres services d’urgences, comme le commandement des forces intérieures de Tsahal, l’autorité nationale des urgences, le Magen David Adom et les pompiers, afin de permettre une bonne coordination en cas de problème d’envergure nationale. Par YAAKOV LAPPIN

Face aux capacités antinavires croissantes du Hamas et du Hezbollah, la marine israélienne veut renforcer son système de défense. Elle a récemment testé un nouveau type de missile défensif adapté aux bateaux de patrouille, chargés notamment de faire respecter le blocus de la bande de Gaza. Cette flotte spéciale comprend le Super Dvora, mis au point par l’industrie aérospatiale israélienne, et le Shaldag assemblé dans les chantiers navals du pays. Ce nouveau système de défense comprend un radar capable de détecter et de suivre les missiles ennemis. Il utilise un système électronique pour brouiller leurs signaux et dévier leur trajectoire. Une technologie développée par le MAFAT, le directoire de recherche et développement du ministère de la Défense. Jusqu’à présent, les plus gros bateaux de guerre israéliens

ont été équipés de systèmes de défense tels que le Barak 1, intercepteur de missiles, ainsi qu’un canon à tir rapide appelé le Phalanx. La marine est également en train d’améliorer ses capacités de reconnaissance et de regroupement des renseignements. Elle a décidé d’acquérir des drones supplémentaires pouvant décoller de bateaux en pleine mer et y atterrir. Il s’agit, plus précisément, des modèles Orbiter, des Systèmes aéronautiques de Défense basés à Yavné. Ce drone est doté d’une portée de 80 kilomètres et peut voler pendant quatre heures d’affilée à une altitude de 18 000 pieds environ. Il est déjà utilisé dans une dizaine de pays, mais seulement pour des opérations terrestres. Par YAAKOV KATZ


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M. El Baredei est soupçonné d’avoir reçu 7 Affaire d’espionnage Anat Kam : le Parquet et la défense millions de $ de la part du Régime iranien National, qui comme El Baradei seraient parvenus à un accord concourt également à l’élection prési-

dentielle égyptienne, a informé de la volonté des cercles dirigeants iraniens de soutenir financièrement El Baradei par l’entremise d’un home d’affaires arabe vivant en Europe. Le chèque d’un montant de 7 millions de $ est censé signifier la couverture des coûts financiers de la campagne électorale et des activités du Front du Changement.

Le parquet et la défense seraient parvenus à un accord dans l’affaire des documents classifiés volés par la journaliste Anat Kam alors qu’elle effectuait son service militaire. D’ici la fin de semaine, les parties devraient signer un document d’accord sans procès qui supprimerait l’atteinte à la sécurité de l’Etat. Les autres motifs d’inculpation seront maintenus, à savoir, vol, recel et

transfert de documents secrets. Aucun détail n’a été donné sur la peine que devra purger la journaliste. Anat Kam, 23 ans de Tel-Aviv, est accusée d’avoir dérobé durant son service militaire plus de 2000 documents classifiés portant notamment sur des «liquidations illégales» de Palestiniens par Tsahal et de les avoir transférés au journal Haaretz. Elle était accusée d’atteinte à la sécurité de l’Etat et affirme avoir agi ainsi pour des ‘’motifs idéologiques’’.

Ahmadinejad visitera dans un mois les villages frontaliers de Maroune Er-Ras et Bint Jbeil Dans un mois jour pour jour, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad sera au Liban en visite officielle de trois jours. Selon des sources iraniennes le président iranien se rendra à Maroune Er-Ras et Bint Jbeil qui ont été le théâtre de durs combats lors de la deuxième guerre du Liban, en 2006. Dans la première localité, il inaugurera un centre iranien historique, dans la seconde, il prononcera un discours dans un stade. Les deux villages sont

situés à quelques pas de la frontière avec Israël. Il sera également accompagné par une importante délégation politique et militaire, afin de discuter avec les autorités libanaises de la fourniture d’armements au Liban. La dernière visite à Beyrouth d’un président iranien avait été effectuée par son prédécesseur, Sayed Mohammad Khatami, en mai 2003.

Le budget militaire d’Israël est en augmentation constante

Depuis 1967, le budget militaire d’Israël est en augmentation constante: il absorbe plus de 30% du budget de l’Etat durant les années de guerre et environ 15% des dépenses publiques durant une année “calme”. Si les dépenses militaires réelles sont difficilement calculables, le ministère de la Défense exige et obtient, chaque année, une « rallonge budgétaire pour faire face à l’activité croissante de Tsahal dans les territoires palestiniens ».

Au budget militaire courant, s’ajoutent aussi des coûts exceptionnels, comme: la « barrière de sécurité » érigée entre Israël et la Cisjordanie (13 milliards de shekels), le retrait de la bande de Gaza (9 milliards de shekels), la construction de logements et d’infrastructures dans les localités israéliennes de la Cisjordanie, etc. Toutes ces dépenses ont été financées par des coupes dans les autres postes budgétaires, c’est-àdire au détriment des dépenses économiques et sociales.

Cette seule rallonge s’est élevée, entre 1989 et 2010, à 45 milliards de shekels en termes constants, soit 8 milliards d’euros: c’est davantage que le budget annuel de l’Education, universités comprises.

Autrement dit, des dépenses militaires pléthoriques compromettent le développement économique du pays, même si certaines activités civiles (comme le high tech) ont pu profiter des innovations réalisées par la recherche militaire.

Planquer quelques dossiers pour 7 millions de dollars et mettre l’humanité en danger, ca vaut le voup non ? Mohammed El Baredei est soupçonné d’avoir reçu 7 millions de $ de la part du Régime iranien Le journal égyptien Al Youm Al Sabeh rapporte : Dans un communiqué au Procureur Général d’Egypte, le Dr

Yasser Najib Abdel Mabboud a accusé le Dr Mohammed El Baradei, ancien directeur général de l’AIEA et actuel candidat aux élections présidentielles égyptiennes, de recevoir des financements excédant le 7 millions de $ de soutien pour sa champagne de réforme politique en Egypte. Abdul Mabboud, candidat du Parti

Selon le journal égyptien, une rencontre entre l’homme d’affaires qu’on dit être proche d’El Baradei et qui a seulement été identifié sous les initiales A.E et un responsable iranien s’est déroulé dans un hôtel de Bucarest, la capitale roumaine. Après des semaines de contacts secrets, l’envoyé du régime iranien a apparemment rencontré l’homme d’affaires pour achever un arrangement financier. On rapporte que l’envoyé iranien a dit à l’homme d’affaires de transmettre à El Baradei qu’il bénéficiait du total soutien de l’Iran. Compilé et traduit en anglais par l’équipe de Planet Iran Source: Al Youm Al Sabeh


Vos noms seront retransmis aux Grands de la gĂŠnĂŠration qui prieront pour vous

le jour de Kippour pour une Chana Tova


r u o p p i K m o Y A l'approche de h t o r a p p a K s o v t n a t t e m s n a r t En , m i n a b a r a H d au Vaa s r e i l l i m s e d z e n vous soute de familles s u o v t e s y a p e l t u o t s r e v a r t à . s e t i r é m s o v z e décupl

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Lobby juif vs. Lobby musulman S’il y a un sujet qui revient, régulièrement, sur la table de discussions comme un thème systématiquement condamnable, c’est bien celui concernant le Lobby juif. A lire de près toutes ces critiques, il s’agit d’un ‘’monstre’’ froid, calculateur n’hésitant pas à employer les moyens les plus vils afin d’assouvir ses besoins, ou atteindre ses objectifs. Cela, évidemment, dans le seul intérêt du peuple juif. A entendre ses procureurs, qui s’emplissent la bouche de ces dénonciations, ce groupe de pression aurait un tel ascendant international qu’il soumettrait, à sa guise, la puissance de feu américaine ainsi que celle de l’argent. Mais qu’en est-il sérieusement ? A analyser la réalité, ce lobby juif fait penser au dernier village gaulois résistant contre l’empire romain, à savoir le lobby musulman. Ainsi, par la pression de ce dernier, il est commun d’affirmer, par exemple, que l’Irak fut envahi en 2003 sur ordre des Juifs pour la sauvegarde d’Israël. Que les Tours jumelles furent détruites par le Mossad. Ou encore que les « terroristes » sont des ‘’résistants’’, ‘’activistes’’ ou ‘’militants’’ et leurs victimes des « colons » qu’ils soient bébés ou vieillards. En revanche, le terroriste abattu par l’armée de défense israélienne est comptabilisé comme civil ‘’palestinien’’. Plus généralement, cette pression continue conduit à considérer le conflit proche-oriental sous l’optique d’un conflit colonisateur et non pas existentiel pour le seul refuge juif de la planète.

Le Conseil des Droits de l’Homme n’est plus celui des droits de l’homme juif. L’Assemblée générale de l’Onu n’est plus qu’un bloc de nations alignant les résolutions invariablement anti-israéliennes « pour une paix juste et durable » au Proche-Orient. Et l’UE n’est plus qu’une caisse de résonnance des dénonciations du Lobby juif, telle celle du commissaire européen Karel De Gucht que le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ne sanctionnera pas. Sans lister exhaustivement les méfaits du lobby musulman, fidèle agent d’une civilisation moyenâgeuse, on peut alléguer que l’attitude du monde occidental colle parfaitement au désidérata de la communauté musulmane. A tel point que cette dernière n’a plus à intervenir. La ligne irrationnelle antisioniste est devenue LA ligne politique du monde occidental à laquelle, par ailleurs, tous les antisémites adhérent. Tel qu’ils le firent avec le régime nazi. Une voie, soutenue par les partis bruns-verts-rouges, qui façonne et gouverne les peuples et les conditionne à voir en Israël une ‘’menace’’ pour la paix mondiale, un état ‘’d’apartheid’’, un état ‘’colonisateur’’ et ‘’massacrant’’ sans pitié les autochtones. Ligne hostile aux Juifs qui n’interpelle cependant pas encore les véritables démocrates, toutefois lobotomisés par la propagande du Lobby musulman ! Le Lobby juif, quant à lui, face à une telle adversité ne peut être comparé qu’au lutteur gaulois du fond de son village breton. Un groupe d’hommes adhérant aux valeurs du Judaïsme

ayant façonné la civilisation occidentale, les valeurs universelles et les droits de l’homme quel qu’il soit. Une lumière que d’aucuns aimeraient voir s éteindre mais qui continuera de briller grâce à sa potion magique, sa foi bimillénaire en sa victoire finale. Une conviction avivée par le souvenir des souffrances passées et le succès actuel de l’état d’Israël dans des domaines variés et bénéficiant à la planète dans sa totalité. A la lueur de cette analyse, on ne peut souhaiter autre que ce Lobby ait pour tâche principale d’être un guide et un garde en ces moments où la haine domine la raison et où l’Islam se veut conquérant par la violence des mots ou celles des armes. Victor PEREZ ©


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Enquête-ONU/Flotille : déséquilibre total, parti-pris, conclusions douteuses et biaisées est encore incertain, la méthodologie utilisée semble identique à celle du Rapport Goldstone : un déséquilibre total et un parti-pris ouvert et systématique envers les Palestiniens, favorisant la version du Hamas et pleine d’aprioris contre Israël.

Aperçu général 1. La commission du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU chargée d’enquêter sur les événements de la flottille du Mavi Marmara a récemment envoyé des équipes en Turquie (du 22 août au 29 août) et en Jordanie (du 29 août au 4 septembre.) Ses délégués ont déjà interrogé des témoins oculaires et devaient consulter des responsables jordaniens. Une équipe technico-légale a été envoyée en Turquie pour examiner le Mavi Marmara. De plus, depuis la deuxième semaine d’Août, les experts de la mission ont commencé à questionner des témoins oculaires à Londres et à Genève. 2. L’examen de la résolution portant sur la nomination de la commission et celui de la méthodologie utilisée par les équipes en Jordanie augurent jusqu’ici d’une haute probabilité de conclusions douteuses et biaisées aux dépends d’Israël. Tandis que le mode opératoire des délégués de la mission

Activité de la mission en Jordanie 3. Le 29 août, l’organe des Frères Musulmans en Jordanie, Al-Sabil, a annoncé que le président du comité jordanien de Lifeline, l’ingénieur Wa’al Ikram Ass’ad al-Saqa, avait déclaré que le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU avait distribué des questionnaires aux Jordaniens qui avaient été passagers sur le Mavi Marmara. Il leur a été demandé de décrire les événements du voyage et de donner leurs avis ainsi que leurs commentaires au sujet de la conduite des soldats israéliens (qui, selon Al-Saqa, ont prétendument «délibérément tué» neuf passagers turcs). 4. Wa’al al-Saqa était à la tête de la délégation jordanienne qui a participé à la flottille et a voyagé à bord du Mavi Marmara. Ingénieur, Al-Saqa préside le syndicat des ingénieurs jordaniens et est membre de longue date des Frères Musulmans, largement représentés sur le Mavi Marmara. 5. La délégation jordanienne à bord du Mavi Marmara comptait 31 membres et était l’un des eux plus importants groupes arabes, après la délégation algérienne et ses 32 participants. La délégation jordanienne était composée de deux groupes principaux dont le

dénominateur commun était leur hostilité féroce envers Israël :

figurent dans la résolution de nomination de la commission de l’ONU.

A. Des activistes proches des Frères Musulmans, qui forment le principal groupe d’opposition en Jordanie par sa taille et son influence publique (le mouvement en Jordanie est largement composé de Palestiniens, mais également de Transjordaniens) : le mouvement jordanien fait partie du mouvement mondial des Frères Musulmans, mais en Jordanie, il fait partie de l’opposition légitime au régime. Les Frères Musulmans sont manifestement anti-Israël et mènent une campagne en faveur de l’annulation de l’accord de paix israélojordanien. Les factions les plus radicales cherchent à se rapprocher du Hamas et soutiennent l’utilisation du terrorisme ainsi que de la violence contre Israël.

Parti-pris fondamental de la commission tel qu’exprimé dans la terminologie de la résolution du Conseil des Droits de l’Homme 7. La méthodologie problématique de la commission d’enquête reflète le parti-pris fondamental de la résolution 14/1 du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU du 23 juin 2010 intitulée «Les graves attaques des forces israéliennes contre le convoi maritime d’aide humanitaire.» 8. La formulation de la résolution et celle de documents divers publiés sur le site Internet du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, stipulent que les forces israéliennes ont «attaqué la flottille d’aide humanitaire.» Aucune mention n’est faite de la violence des membres de l’IHH contre les soldats israéliens ou des préparatifs en vue d’une confrontation violente avec Tsahal. Ces préparatifs comprenaient le chargement d’armes offensives à bord du Mavi Marmara et leur utilisation contre Tsahal, dont des armes à feu (deux soldats de Tsahal ont été la cible de tirs, un avec l’arme saisie à un soldat, l’autre avec une arme à feu non utilisée par Tsahal, apportée selon nous par des activistes de l’IHH). La résolution ne fait également aucune mention de la nécessité d’Israël de faire face à la contrebande de terroristes, d’argent et d’armes (y compris de roquettes à longue portée) dans la bande de Gaza pour le Hamas, phénomène qui implique le contrôle et l’inspection des entrées et sorties du territoire contrôlé par le Hamas.

B. Des membres de syndicats professionnels jordaniens : En Jordanie, l’adhésion à un syndicat est obligatoire. Les syndicats exploitent leurs bases organisationnelles pour promouvoir idéologies et intérêts politiques, et jouent ainsi un rôle important dans l’opposition jordanienne, au-delà de leurs fonctions économicoprofessionnelles. Ils ont traditionnellement mené la lutte contre les relations normalisées du régime jordanien avec Israël et ont même établi un comité oeuvrant à l’éradication de cette normalisation. 6. Il est raisonnable de supposer que la description des événements à bord du Mavi Marmara dans le questionnaire distribué aux participants jordaniens de la flottille sera influencée afin de corroborer les réclamations qui

9. La résolution établissant la mission d’enquête et d’autres documents de l’HCDH (publiés sur son site Internet) déterminent a priori que le but de la flottille était d’apporter de l’aide humanitaire. Cependant, les informations en notre possession, y compris des déclarations du dirigeant de l’IHH Bülent Yildirim ainsi que des documents internes de Free Gaza, prouvent incontestablement que les objectifs de la flottille étaient manifestement politiques : se mesurer à Israël, l’isoler et inciter les gouvernements étrangers à adopter des mesures punitives. Sur la base de ces informations, notre conclusion est que le fait de mettre l’accent sur le prétendu «but humanitaire» de la flottille représente, du point de vue de ses organisateurs, une concession purement verbale destinée principalement aux activistes des droits de l’Homme et aux organisations propalestiniennes qui y ont participé. 10. De plus, la terminologie de la résolution établissant la mission d’enquête est hostile à Israël et adopte unilatéralement les réclamations du Hamas, de l’IHH et d’autres organisations et institutions anti-Israël. Par exemple, la bande de Gaza est qualifiée «d’occupée,» et les membres de l’IHH et d’autres organisations turques qui étaient à bord du Mavi Marmara sont mentionnés comme des «civils innocents» (malgré le fait que le noyau dur incluait des islamistes extrémistes, et que la plupart des tués avaient annoncé leur désir de mourir en «chahids,» martyrs pour Allah).


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Une banderole en faveur de Terrorisme: Guilad Shalit qui provoque la «La menace n’a jamais été aussi grande» l’otage Michel Germaneau? une dizaine se trouvent actuellement colère dans le nord A cause de la date butoir de l’ulti- sur zone.

Le plan Vigipirate rouge est en vigueur depuis 2005 et les attentats de Londres. Cette situation est-elle appelée à perdurer? Installée devant la façade de l’Hôtel de Ville de Villeneuve d’Ascq à l’initiative de l’association Amitié judéonoire du Nord - Pas-de-Calais, une banderole sur laquelle il était écrit «Liberté pour Guilad Shalit» a été retirée sous la pression d’organisations pro-palestiniennes à peine deux jours après avoir été installée. L’association France Palestine Nord - Pas-de-Calais, la Communauté palestinienne du Nord et l’Union juive française pour la paix avaient appelé à manifester devant la mairie dès qu’ils avaient eu vent de la présence de la banderole. Face à ces réactions, la mairie a fait retirer l’objet au bout de deux jours. Ce dernier ne devait

toutefois rester qu’une semaine à l’occasion de l’anniversaire de l’otage franco-israélien. «Cette inconditionnalité en faveur d’un membre d’une armée d’occupation contraste avec l’attitude des dirigeants français à l’égard d’un innocent, toujours en prison après un jugement par un tribunal militaire en territoire occupé à savoir Salah Hamouri, dont le seul passeport est un passeport français. Elle n’est guère supportable, pas plus que l’affichage de la municipalité de Villeneuve d’Ascq en faveur d’un membre de l’armée israélienne», avaient assuré les collectifs pro-palestiniens. Guysen-news

Paris : trois mineurs suspectés d’une agression antisémite remis en liberté Le 3 septembre dernier, deux hommes qui se trouvaient dans le parc de Choisy, dans le XIIIème arrondissement à Paris, ont été agressés par un groupe de huit jeunes. L’un des deux hommes a été frappé d’un coup de couteau. Son agresseur venait de remarquer qu’il portait une étoile de David autour du cou. Une enquête pour violences volontaires avec arme et à caractère antisémite a été ouverte par le parquet. Trois jeunes mineurs, suspectés

d’avoir participé à cette agression antisémite ont été interpellés. Ils ont été remis en liberté par un juge de la liberté et de la détention. Mardi, le parquet a fait appel de cette décision. Dans un communiqué Bertrand Delanoë, maire de Paris, a condamné cette « odieuse agression antisémite ». Le Poste

Belgique : une légende de la BD écornée par des dessins antisémites

Willy Vandersteen, le père spirituel de la célèbre BD Bob et Bobette, a réalisé des dessins antisémites durant la Seconde Guerre mondiale. Une enquête historique menée à l’initiative de la famille Vandersteen a confirmé les rumeurs qui couraient dans le milieu de la bande dessinée selon lesquelles Willy Vandersteen avait signé ces dessins sous le pseudonyme de Kaproen. « L’enquête a confirmé que le créateur de Bob et Bobette a également réalisé plusieurs illustrations antisémites en 1942 dont le texte a été écrit par Bert

Peleman, condamné pour collaboration. «En tant qu’enfants de Willy, nous sommes surpris qu’il soit l’auteur de ces dessins», précise Helena Vandersteen, au nom de la famille. Nous avons demandé à la maison d’édition de publier la totalité de l’histoire dans un livre. Nous n’avons jamais voulu présenter l’artiste comme un saint. Ceux qui veulent honorer son héritage artistique doivent également oser consulter les pages noires de son histoire.» guysen.com

Il faut être clair. Notre pays, à cause de son histoire, de son engagement en Afghanistan, de prises de positions fermes en matière de politique étrangère et de débats de société comme la loi sur le voile intégral, fait l’objet d’un intérêt très particulier de certains mouvements islamistes radicaux. Pour le moment, ils ne s’en sont pris qu’à nos intérêts à l’étranger... Concrètement, à quel niveau de menace la France est-elle confrontée? Nous sommes aujourd’hui au même niveau de menace qu’en 1995. S’il y a des militaires dans les aéroports, des barrières devant les écoles et des sacs poubelles en plastiques, ce n’est pas pour rien. Tous les clignotants sont dans le rouge. Notre dispositif nous permet de pouvoir anticiper et de neutraliser préventivement des projets terroristes. Vous dire que nous sommes infaillibles, non. Que nous faisons énormément d’efforts, oui. Aujourd’hui, compte tenu des signalements qui nous sont transmis par nos partenaires étrangers et de nos propres observations, il y a des raisons objectives d’être inquiets. La menace n’a jamais été aussi grande. Quel genre d’attentats craignez-vous? Tous les scénarios sont envisagés. On sait depuis longtemps qu’Al-Qaida cherche à fabriquer des bombes virales mais ne parvient pas à isoler les virus ni à les faire durer. Selon nos analyses, la menace en France est triple: le français converti qui se radicalise et monte son opération seul; AlQaida au Maghreb islamique (AQMI) qui dépêche un commando pour commettre un ou des attentats en France; et les djihadites, ces Français qui partent en Afghanistan ou au Yémen, demain en Somalie et qui reviennent clandestinement, aguerris, pour poursuivre leur combat sur le sol français. Il y a donc de jeunes Français qui se battent contre des soldats français en Afghanistan? Je ne sais pas ce qu’ils font exactement là-bas – il nous revient que le Français ne serait pas très apprécié, contrairement au Kurde, notamment, sur les théâtres d’opérations – mais une dizaine se trouvent actuellement sur zone. Craignez-vous une réaction d’Aqmi à l’opération de juillet pour libérer

matum et parce qu’il n’avait plus de médicaments, il fallait tenter cette opération de la dernière chance pour le sauver. C’était d’ailleurs une opération qui a fait d’énormes dégâts chez l’adversaire. Mais nous n’avons pas besoin des communiqués du chef d’Aqmi, Abdelmalek Droukdal, pour savoir que nous sommes visés. Dans la bande sahélienne, de plus en plus élargie, le Français est une cible. Pourquoi croyez-vous que nous avons dissuadé le Paris- Dakar de s’y rendre ? Pour l’instant, les islamistes ont fait ce qui était le plus facile pour eux: attaque de notre ambassade et assassinats de touristes en Mauritanie, enlèvement de ressortissants au Mali et au Niger… Mais on s’attend à avoir des attentats sur notre territoire. N’oubliez pas qu’Aqmi est une franchise d’AlQaida: ils essaient de suivre les mêmes objectifs que la maison mère.

Avez-vous plus de craintes à cause de la date symbolique du 11 septembre? C’est vrai que les Américains sont inquiets à l’approche de cette date. De plus, ils doivent gérer cette polémique sur la construction d’une mosquée à New York, près de Ground Zero. Sans parler du pasteur fou qui veut faire des autodafés du Coran… Mais il faut aussi prendre en compte le contexte international : la remontée de la tension entre Israël et l’Iran, le retour du Hezbollah sur la scène internationale, l’approche du procès du Tribunal spécial pour le Liban, où nous avons des soldats au sein de la Force des Nations unies au Liban (Finul). La menace du terrorisme fondé sur le fanatisme religieux est assez lourde, nous n’avons vraiment pas besoin du retour d’un terrorisme à support étatique… Les leçons du 11-Septembre ont-elles été retenues? Oui. Les Etats-Unis ont compris qu’ils étaient vulnérables non seulement à l’extérieur de leurs frontières mais aussi sur leur sol. Et la tentative d’attentat de décembre 2009 sur le vol Amsterdam-Detroit – avec ce jeune Nigérian qui a pu prendre l’avion et même choisir un siège juste audessus du réservoir central de l’appareil – démontre que, quel que soit le niveau de riposte, la menace est toujours d’actualité. Et en France? Le Président a voulu une réforme du renseignement intérieur. Elle a été opérée il y a deux ans avec la fusion DST-Renseignements généraux. Quelques mois plus tard, nous avons opéré une seconde réforme, plus discrète, qui consiste en un rapprochement opérationel avec la DGSE. La communauté française du renseignement parle aujourd’hui d’une seule voix. Les notions de menaces extérieures et intérieures sont dépassées. Aujourd’hui, les renseignements, il faut aller les chercher très loin et ils ont une incidence directe sur notre territoire. Dès qu’un clignotant s’allume au sein du service extérieur, il pense au retour en sécurité intérieure. Il y a donc de jeunes Français qui se battent contre des soldats français en Afghanistan? Je ne sais pas ce qu’ils font exactement là-bas – il nous revient que le Français ne serait pas très apprécié, contrairement au Kurde, notamment, sur les théâtres d’opérations – mais

Craignez-vous une réaction d’Aqmi à l’opération de juillet pour libérer l’otage Michel Germaneau? A cause de la date butoir de l’ultimatum et parce qu’il n’avait plus de médicaments, il fallait tenter cette opération de la dernière chance pour le sauver. C’était d’ailleurs une opération qui a fait d’énormes dégâts chez l’adversaire. Mais nous n’avons pas besoin des communiqués du chef d’Aqmi, Abdelmalek Droukdal, pour savoir que nous sommes visés. Dans la bande sahélienne, de plus en plus élargie, le Français est une cible. Pourquoi croyez-vous que nous avons dissuadé le Paris- Dakar de s’y rendre ? Pour l’instant, les islamistes ont fait ce qui était le plus facile pour eux: attaque de notre ambassade et assassinats de touristes en Mauritanie, enlèvement de ressortissants au Mali et au Niger… Mais on s’attend à avoir des attentats sur notre territoire. N’oubliez pas qu’Aqmi est une franchise d’AlQaida: ils essaient de suivre les mêmes objectifs que la maison mère. Avez-vous plus de craintes à cause de la date symbolique du 11 septembre? C’est vrai que les Américains sont inquiets à l’approche de cette date. De plus, ils doivent gérer cette polémique sur la construction d’une mosquée à New York, près de Ground Zero. Sans parler du pasteur fou qui veut faire des autodafés du Coran… Mais il faut aussi prendre en compte le contexte international : la remontée de la tension entre Israël et l’Iran, le retour du Hezbollah sur la scène internationale, l’approche du procès du Tribunal spécial pour le Liban, où nous avons des soldats au sein de la Force des Nations unies au Liban (Finul). La menace du terrorisme fondé sur le fanatisme religieux est assez lourde, nous n’avons vraiment pas besoin du retour d’un terrorisme à support étatique… Les leçons du 11-Septembre ont-elles été retenues? Oui. Les Etats-Unis ont compris qu’ils étaient vulnérables non seulement à l’extérieur de leurs frontières mais aussi sur leur sol. Et la tentative d’attentat de décembre 2009 sur le vol Amsterdam-Detroit – avec ce jeune Nigérian qui a pu prendre l’avion et même choisir un siège juste audessus du réservoir central de l’appareil – démontre que, quel que soit le niveau de riposte, la menace est toujours d’actualité. Et en France? Le Président a voulu une réforme du renseignement intérieur. Elle a été opérée il y a deux ans avec la fusion DST-Renseignements généraux. Quelques mois plus tard, nous avons opéré une seconde réforme, plus discrète, qui consiste en un rapprochement opérationel avec la DGSE. La communauté française du renseignement parle aujourd’hui d’une seule voix. Les notions de menaces extérieures et intérieures sont dépassées. Aujourd’hui, les renseignements, il faut aller les chercher très loin et ils ont une incidence directe sur notre territoire. Dès qu’un clignotant s’allume au sein du service extérieur, il pense au retour en sécurité intérieure. Interview de Bernard Squareini

(Patron de l’antiterrorisme français)


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Toute democratie doit se defendre ! Je suis heureux d’avoir enfin entendu

C’est avec une satisfaction non dissimulee que j’ai appris ce matin 13 septembre 2010 ,que la Knesset, a enfin vote une loi de nature à sanctionner toute personne,y compris les ressortissants israeliens ,et surtout eux, qui appelleraient à boycotter leur propre pays. Enfin cela est arrivé, et je suis particulièrement heureux d’avoir enfin été entendu. Voilà pres de deux ans que partout dans tous les medias, j’ai exprimié cette nécessité pour l’Etat d’Israel , de se prémunir et de punir ceux qui se comportent comme les collabos des ennemis d’Israel. En France le code pénal prevoit et punit l’appel à boycot en général. Et chaque fois que je rencontrais un homme politique israelien je lui recommandais de prendre ce type de mesure. Je l’ai dit à Ehoud BARAK Ministre de la Defense d’Israel,en aout 2009, dans son bureau à Tel Aviv,à l’Ambassadeur d’Israel en France, à de nombreux députés,à de nombreux diplomates israeliens, et même à Madame et Monsieur Natanyaou, lorsque j’ai eu le privilège de les raccompagner dans leur avion à l’aéroport de Roissy, en compagnie de Mr Meyer HABIB Vice President du CRIF et ami du Premier Ministre. Chaque fois on me répondait « Israel est une démocratie » etc, et je leur repondais la France aussi est une démocratie, et justement parce que c’est une democratie, elle ne laisse pas des citoyens la salir , l’insulter, la discréditer, lui nuire. A chacun de mes interlocuteurs, je precisais qu’En France le code pénal prévoit et punit l’appel à boycott en général. Dans chacune de mes interview ; dans chacun de mes communiques, ou d’articles de presse, je ne manquais de reclamer une loi contre l’antisémitisme et contre l’antisionisme et

précisémment contre ces pretendus intellectuels, historiens, artistes, cinéastes, universitaires, ces députes , syndicalistes, journalistes, qui abusaient de cette liberté pour massacrer leur pays,saboter l’image de ses citoyens.Et si on se demande pourquoi le BNVCA s’est charge de cela en France, , c’est bien parce que cela encourage l’antisémitisme. Car il faut le savoir, c’e’st bien le palestinisme qui est depuis 10 ans la source première , l’origine essentielle et pratiquemment unique de l’antisémitisme qui sévit en Europe, et en France en particulier. Ces palestinistes citoyens d’israel mettent en danger la sécurité des juifs, hommes femmes viellards,enfants, et bâtiments des communautes juives de l’hexagone. Les palestinistes israeliens servent d’argumentaire , de modèle et d’alibi aux anti israeliens de la planète. S’appuyant sur la loi en vigueur en France, Le BNVCA que je dirige a déposé près d’une centaine de plaintes contre les commandos qui en France ont fait des opérations de boycott des produits israeliens, ou en provenance d’israel, ou de sociétés travaillant avec Israel. Les plaintes ont été déposées dès les premières actions de ces commandos. Il faut reconnaitre que les opérations sont bien organisées. Des hommes et des femmes entrent dans les grandes surfaces, puis revêtent un tee shir avec le slogan Boycot Israel, ils haranguent la foules,intimident les clients ,vident les rayons des articles supposés venir d’Israel, ils se font filmer, délivrent un discours de haine ,et repartent tranquillement, croyant avoir fait une bonne action. Ils diffusent leur action sur internet,et se considèrent comme immunisés , voire protégés. D’autant qu’ils ont le soutien de personnalites politiques de gauche, d’extrême gauche, dont le point commun reste le desir de tenter de « nazifier » Israel et en donner une image détestable. Le BNVCA n’a pas lâche prise et depuis plus d’un an qui pourchasse ces délinquants, constate que la police de France fait son travail, enquête, identifie , recherche,interpelle les auteurs des appels à Boycott, et les fait traduire devant la justice. C’est ainsi qu’un certain nombre d’affaires sont appelées à être jugées à

Bordeaux, Avignon,Perpignan, Lyon, Bobigny,Pontoise, Mulhouse etc..à la suite des plaintes déposees par le BNVCA. Il est heureux de noter qu’aujourd’hui, un certain nombre d’associations rejoignent le BNVCA et lui demandent de se porter partrie civile à ces côtes, c’est le cas, de la LICRA, Le CCFI,Avocats Sans Frontiere, ,d’autres désirent se rapprocher encore, et même les Magasins Carrefour, victimes essentielles des commandos antiisraeliens , se sont décides à se porter partie civile. Il faut rester très attentif aux audiences qui vont se dérouler prochainement. Le BNVCA ne lâche pas prise. Certains de nos adversaires parlent de procès politiques . Ce sont eux qui ont introduit la politique, et les politiques, sinon que font ces sénateurs, ces maires,ces conseillers généraux, ces députes européens, que font ils aux côtes des délinquants, au point de vouloir être eux aussi juges et condamnés, se livrant ,s’offrant en victime expiatoire .Que font ils sinon encourager le délit et le commettre eux-mêmes.Ces comportements en France sont punissables. Et je suis enfin heureux qu’Israel ait décidé de défendre son image, son droit, celui de ses bons citoyens, contre tous ceux qui sous les apparences d’humanisme sont de vrais antisémites et de redoutables antisionistes. Il ne suffit pas de légiférer, il faut mettre ne application les lois, et j’attends de voir comment cela va se passer lorsque des journalistes comme Gideon Levy, ou Eldar, Benny Zifer ,du Haarets, ou des universitaires mal intentionnes, des Neve Gordon, des Uri Avneri, et tant d’autres médiocres écrivains,ou cinéastes, des députes, comme Ahmed Tibi,vont oser appeler à boycotter leur pays , parce qu’avec cela jusqu’à présent ils se faisaient une notoriété en Europe et auprès des ennemis de leur pays. Il ne suffit pas de voter une loi, il va falloir l’appliquer, et je me demande dékà qui en Israel déposera plainte contre ceux qui appellent à la discrimination de leur pays et des produits de leur pays. Sammy GHOZLAN

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Israël nucléaire France : silence, c’est secret

De temps à autre apparaît au grand jour une information sur les relations nucléaires civiles entre la France et Israël. L’information disparaît ensuite rapidement dans un nuage internet. De fait, toute négociation d’importance entre les deux pays est mise sous le sceau du secret. Je me suis souvent demandé pourquoi il fallait garder sous silence des négociations bilatérales entre les deux pays qui pourraient servir d’exemples et faire “tâche d’huile”. La raison est simple : plus on parle d’un accord potentiel entre les deux pays, moindres sont les chances que l’accord ait lieu ! Les milieux offensifs anti-israéliens en France ont mis en place un monitoring permanent des informations économiques France-Israël paraissant sur IsraelValley et les sites israéliens. Ayant ainsi en main une information crédible, ils s’attaquent ensuite inlassablement et avec acharnement aux promoteurs de projets. Les Israéliens et Français qui négocient ont appris depuis bien longtemps les charmes du “vivons heureux, vivons cachés”. Voilà ci-dessous une information qui ne va pas trop faire plaisir aux boycotteurs potentiels d’Israël. (DR) JPost : «Israël est actuellement en pourparlers avec la France pour utiliser des réacteurs nucléaires de quatrième génération. Le nucléaire est progressivement devenu un moyen de production d’électricité très populaire. En effet, il ne pollue pas comme les énergies fossiles. Si certains rappellent qu’il s’agit également d’une ressource plus propre que le charbon, pour d’autres, la catastrophe de Tchernobyl n’est pas si loin et pourrait même se reproduire – ce qui ne risque pas d’arriver avec le charbon ou le gaz naturel. Malgré le puits de gaz naturel découvert récemment sur les côtes de Haïfa, Israël continue de chercher d’autres options. Les mesures de sécurité concernant l’énergie contraignent en effet à se diversifier.

Le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) intègre également les débats. Depuis la fin des années 1950, Israël adopte une politique dite d’»ambiguïté nucléaire» et refuse de signer le TNP. L’Etat hébreu s’est officiellement engagé à ne jamais introduire d’armes nucléaires au Moyen-Orient. Reste seulement à savoir s’il pourra construire des réacteurs civils, sous la supervision de l’Agence internationale pour l’énergie atomique, sans ratifier le traité.» — ISRAELVALLEY DANS NOS ARCHIVES – Mars 2010 Le Ministre israélien des Infrastructures, Uzi Landau, est actuellement en France pour assister à la conférence internationale sur l’accès au nucléaire civil inaugurée aujourd’hui par le Président français, Nicolas Sarkozy. Uzi Landau annoncera lors de cet événement à Paris qu’Israël souhaite produire de l’énergie nucléaire civile. Selon des sources israéliennes, Nicolas Sarkozy aurait invité l’Etat hébreu à participer à cette conférence de deux jours. Uzi Landau y assiste en tant qu’émissaire du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou et il annoncera lors de son discours qu’Israël souhaite produire de l’électricité à partir d’énergie atomique. Ce sera la première annonce officielle israélienne en la matière. Cette conférence internationale sur l’accès au nucléaire civil est organisée par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) avec le soutien de l’OCDE. Nicolas Sarkozy a annoncé la création en France d’un Institut international de l’énergie nucléaire, qui abritera une Ecole internationale du nucléaire sur deux sites – à Saclay, près de Paris, et à Cadarache, dans le sud-est de la France. Cet institut fera partie d’un réseau international dont le premier centre sera installé en Jordanie. Sébastien Fortin Source: JPost


L’information en provenance d’Israël Edition du 20 Septembre 2010

Nouveaux dispositifs défensifs Habituellement, les fêtes du Nouvel an juif (Roch Hachana) marquent un léger ralentissement de l’actualité politique et militaire en Israël. Mais en ce début de mois de septembre, sur fond de relance des négociations de paix avec les Palestiniens, cette tendance ne semble pas se confirmer. Synthèse de la semaine écoulée. La marine teste de nouveaux systèmes Inquiète du renforcement des capacités anti-navales du Hezbollah et du Hamas, l’armée israélienne a décidé de doter sa marine d’un nouveau système destiné à protéger ses patrouilleurs de type Super-Dvora et Shaldag, deux vedettes d’interception rapide. Développé par MAFAT, le centre R&D du ministère de la Défense, le dispositif se compose d’un puissant radar conçu pour détecter et traquer tout missile ennemi. Ainsi, après identification, le radar émet un signal électronique qui permet de dévier la trajectoire du projectile et d’éviter un impact. Jusqu’ici, seuls les croiseurs de Tsahal étaient équipés de dispositifs défensifs, tel le missile Barak-1 et le canon Phalanx de fabrication américaine. Lors de la dernière guerre du Liban en 2006, le INS Hanit avait été touché par un missile sol-mer C-802 – fourni par l’Iran au Hezbollah -, causant la mort de 4 marins israéliens. Il est probable que cet incident ait grandement influencé la décision d’équiper très prochainement les patrouilleurs Super-Dvora et Shaldag de dispositifs anti-missiles. Dans cette même optique, la marine israélienne accentue également ses capacités de renseignements en mer. Elle a choisi le drone Orbiter, déjà utilisé par une dizaine de forces armées dans le monde, pour mener des missions de reconnaissance depuis ses navires. Cet avion sans pilote peut opérer pendant quatre heures à plus de 5000 mètres

d’altitude. Son rayon d’action atteint 80 kilomètres. Les dessous d’une alliance militaire Le 6 septembre dernier, à l’issue d’une rencontre avec son homologue russe Anatoly Serdyukov, le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak a conclu un accord de coopération militaire qui constitue une première pour les deux pays en matière de lutte anti-terroriste et de non-prolifération d’ADM (armes de destruction massive). Pour Israël, l’enjeu d’un tel accord est clair : il offre avant tout un moyen de faire pression sur Moscou afin d’empêcher la livraison d’armements sophistiqués à la Syrie et l’Iran. En ligne de mire, le système S-300 que les pasdarans iraniens tentent désespérément d’arracher à l’armée russe ou encore, la livraison de missiles de croisière P-800 à destination des forces armées syriennes. Mais c’est surtout sur le programme nucléaire iranien que l’Etat hébreu tentera d’être plus influent. Dernièrement, la Russie a achevé l’approvisionnement en combustible nucléaire de la centre de Bushehr. Une étape qui inquiète au plus point la communauté internationale. Côté russe, l’accord signé offre aux autorités de Moscou un accès privilégié à la technologie militaire israélienne. Ces dernières, qui ont passé commande d’une cinquantaine d’avions sans pilote auprès d’IAI (Israel Aerospace Industries), devraient rapidement en mesurer les bénéfices. Au terme d’un premier contrat datant d’avril 2009, l’armée russe doit prochainement acquérir 12 drones : 2 Bird-Eye 400 (pour un montant de 4 millions de dollars), 8 I-View Mk 150 (37 millions de dollars) et 2 Searcher Mk 2 (12 millions de dollars).

Le second contrat, signé quelques mois plus tard, prévoit la livraison de 36 autres appareils pour un montant évalué à 100 millions de dollars. Ils pourraient être équipés de technologies russes, notamment laser.

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Rabbi NAHMAN, kippa et dreadlocks

Des négociations sont enfin toujours en cours avec Israël concernant la mise en place sur le sol russe d’une joint venture qui vise la production de drones silencieux. Le coût du projet atteindrait 400 millions de dollars. Un Air Force One pour Tsahal Après le président américain Barack Obama et bientôt Nicolas Sarkozy, c’est à présent Benyamin Netanyahou qui voyagera à bord d’un avion Air Force One. Le Premier ministre israélien pourra donc rejoindre Washington – sa destination favorite – sans escale puisque l’appareil de ligne disposera d’une autonomie de 10.000 kilomètres. Outre un système antimissile, ce long courrier sera équipé d’une chambre à coucher, d’une salle de bains, d’une salle de réanimation et d’un bureau. Dérivé du Boeing 767, le Air Force One contiendra 150 places : une vingtaine d’entre elles seront réservées au staff de « Bibi » et 80 autres au personnel de sécurité et à la presse. D’autres personnalités éminentes de l’Etat hébreu pourront utiliser cet appareil pour leurs déplacements : le président Shimon Peres et le nouveau chef d’état major de Tsahal, Yoav Galant. Jusqu’ici, le gouvernement israélien emploie son propre tour opérateur, Inbal, chaque fois que son Premier ministre prévoit de se rendre à l’étranger. En fonction de la destination, une offre est formulée par les trois grandes compagnies aériennes locales : El Al, Arkia et Israir. Bien souvent, les critères de sélection reposent davantage sur des considérations sécuritaires qu’économiques.

«Les pélerins métamorphosent la ville d’Ouman, qui a vu s’inscrire quelquesunes des pages les plus sombres de l’histoire des Juifs d’Europe orientale. «Ici, c’est big shalom ! Cet endroit est unique au monde ! Quelle joie !». Pour la quatrième année consécutive, Moshe Ponte, Israélien né dans une famille de Séfarades marocains, vient se mêler à l’immense foule des pèlerins juifs venus célébrer le Nouvel An. À l’appel du schofar, la trompette traditionnelle, près de 30 000 hommes envahissent les rues. «Shana tova ! Bonne année !», lance Moshe, tout sourire.

Israël !»

Israël et ses querelles sont à des milliers de kilomètres. À Ouman, petite ville ukrainienne qui abrite le tombeau du rabbi Nahman de Breslev, mort il y a tout juste deux cents ans, toutes les différences s’affichent et se mélangent en une joyeuse transe. Des ultraorthodoxes aux longues papillotes, vêtus de redingotes noires et coiffés d’imposantes toques de fourrure, prient, chantent et dansent au côté de jeunes en jeans moulants, la kippa péniblement arrimée aux dreadlocks.

La ville s’en voit métamorphosée. Dans la rue Pouchkine, qui descend doucement vers la vaste synagogue flambant neuve et le tombeau du tsadik (saint), chaque entrée d’immeuble, chaque cour de maison, est investie par les pèlerins qui y installent, le temps d’une semaine, écoles rabbiniques, cantines casher et bains rituels 24 heures sur 24. Pour les habitants, ce pèlerinage est une manne financière. Un lit dans une chambrée de 12 personnes se monnaie jusqu’à 300 dollars par nuit. Les porteurs de valise peuvent empocher en 3 jours quelque 500 dollars, l’équivalent de deux mois de salaire. La Mairie se frotte les mains, et vient de signer un accord de jumelage avec la ville israélienne d’Ashkelon.

Tous répondent à l’appel du rabbi Nahman, un des grands penseurs du hassidisme, mouvement religieux apparu au XVIIIe siècle qui constitue aujourd’hui l’un des piliers de l’orthodoxie juive. «Ceux qui viennent sur la tombe du rabbi pour Rosh ha-Shana, lisent les psaumes rituels et font acte de charité seront sauvés de l’enfer», explique Efi, débarqué de Tel-Aviv. Depuis cinq ans, à chaque Rosh haShana, le jeune homme abandonne sa petite amie pour venir à Ouman. «Je suis complètement opposé aux codes rigoristes des orthodoxes, mais ici, curieusement, je les accepte», reconnaît Efi, en contemplant l’assemblée exclusivement masculine. Les quelques femmes qui ont fait le voyage se tiennent scrupuleusement à l’écart des festivités. Ben Hartman, jeune reporter du Jerusalem Post, n’en revient pas : «Je rentrais d’un voyage de presse à Kiev quand j’ai rencontré des pèlerins américains à l’aéroport. Ils m’ont invité à Ouman et, depuis, je suis là, je partage une chambre minuscule avec des hommes à qui je n’aurais jamais adressé la parole en d’autres circonstances. C’est une expérience unique. Ashkénazes, Séfarades, orthodoxes, laïcs, sionistes, antisionistes… Un tel rassemblement est inimaginable en

«Si le rabbi rassemble autant de personnes différentes, c’est parce que son enseignement est basé sur la simplicité et la joie», explique Ashalom, 30 ans, un des rares hassidim à accepter de parler avec une femme. À l’ombre des saules pleureurs qui bordent le petit lac, il prie en toute quiétude avec son jeune fils, Malachie : «Pour moi, cette possibilité d’une relation heureuse avec Dieu a été une révélation. Je suis heureux que tous les Juifs, quels qu’ils soient, puissent vivre cela.»

Une reconquête fulgurante dans une ville qui a vu s’écrire quelques-unes des pages les plus sombres de l’histoire des Juifs d’Europe orientale. En 1728, quelques années avant la naissance de rabbi Nahman, entre 20 000 et 30 000 Juifs y ont été exterminés par les Cosaques. Deux siècles plus tard, des dizaines de milliers de Juifs, qui représentaient la moitié de la population de la ville avant la Seconde Guerre mondiale, ont péri sous les balles des Einzatsgruppen. La répression soviétique et l’émigration massive vers Israël ont achevé de décimer la communauté. «Malgré cela, la prophétie du rabbi se réalise. Chaque année, nous sommes plus nombreux !», exulte Moshe. Abreu, un homme d’affaires de Sao Paolo, découvre avec émotion le pays de son grand-père : «Pour beaucoup de Juifs, l’Europe de l’Est n’est qu’un vaste tombeau. Ils se contentent d’un aller-retour à Auschwitz. Ici, c’est différent. Enfin, nous pouvons nous réapproprier dans la joie ce que la Shoah a anéanti.»


L’information en provenance d’Israël Edition du 20 Septembre 2010

Le « Time » attaque violemment Israël

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Qui Bluffe ? Abbas ou Netanyahou?

aussitôt occupés par des milices soutenues par l’Iran qui, entre autres, ont déployé des milliers de missiles dirigés vers les villes israéliennes. A cela, j’ajouterai une 3ème condition: Netanyahou souhaite l’installation par étapes d’un état palestinien – même si les clauses finales sont conclues dès le début -- Au moins au début, des patrouilles israéliennes contrôleraient la vallée du Jourdain et certaines implantations qui demeureraient sur place. Ceci est jouable ou non. Mais il faut noter qu’après son 1er et long entretien privé avec Netanyahou à Washington, Abbas a passé le plus clair de son temps au retour à donner des interviews aux médias arabes où il rejetait publiquement chacune de ces conditions.

Le Time, célèbre magazine hebdomadaire américain, se fait épingler par la ligue anti-diffamation. La Une de l’édition datant du 13 septembre, joue en effet sur une ambigüité « insidieuse » à la limite de l’antisémitisme. On y voit une étoile de David parcourue de fleurs et à l’intérieur le titre choc « Pourquoi Israël n’a rien à faire de la paix ».

la ligue anti-diffamation, ce titre s’il est intériorisé par les décideurs mondiaux pourrait provoquer des conséquences catastrophiques. Les deux associations soulignent, par ailleurs, que le correspondant du magazine à Jérusalem, Karl Vick, a été particulièrement laxiste concernant ses sources offrant une représentation biaisée de la réalité du pays.

Pour le Comité des Juifs américains et

Ynet

Daniel Pereg, un jeune juif de Beverly Hills Un des symboles de l’incident de la flottille était Daniel Pereg, un jeune juif de Beverly Hills (Etats-Unis) qui marchait seul, un drapeau israélien dans la main, face à une manifestation pro palestinienne. Cette action courageuse avait été filmée en vidéo, qui a déjà été vue près de 800 000 fois sur Youtube. La semaine dernière, Daniel a réalisé son plus vieux rêve : faire son aliyah. « J’ai acheté un aller simple. Mon cœur est ici, » dit-il avec une étincelle dans ses yeux. J’ai l’intention de rejoindre l’armée israélienne et de servir le pays autant que je peux. » Depuis son apparition audacieuse, Daniel est devenu une sorte de mini célébrité à Los Angeles et en Israël, recevant des centaines de lettres de soutien et même quelques cheques. « Je parle à toute sorte d’événements, surtout des collectes de fonds pour Israël. Je suis devenu un ambassadeur officieux, » dit-il. « De nombreux membres de la Knesset m’ont téléphoné, aujourd’hui même, la député Anastassia Michaeli (Israel Beitenou) m’a appelé pour m’inviter à la bar mitsva de son fils. Parfois c’est un peu embarrassant, » a déclaré Daniel. Son moment de gloire était complètement spontané, dit Daniel, ajoutant qu’il avait ressentit le besoin de faire

face aux manifestants pro-arabes tout en tenant un drapeau israélien et portant un t-shirt de Tsahal. « Au début, la police m’a demandé de prendre du recul, mais je les ai ignoré. Ce n’est que lorsque les manifestants me criaient des insultes que les policiers ont déclaré qu’ils seraient incapables de me protéger, et je suis parti, » dit-il, ajoutant que ses amis lui ont dit avoir eu des craintes pour lui. « Personnellement, j’ai ressenti une montée d’adrénaline, et je n’avais pas peur du tout, » dit-il.

Alors qu’il s’acheminent cette semaine vers la 2ème série de pourparlers directs en vue d’un accord au Moyen Orient, ce qui est communément admis à propos de Mahmoud Abbas et Binyamin Netanyahou peut être résumé ainsi: «Abbas est un «modéré» qui souhaite vraiment un accord sur la base de 2 états, mais qui est trop faible sur le plan politique local, pour pouvoir finaliser un tel accord. B Netanyahou est un faucon qui a une bonne assise politique en Israël, mais qui, au fond de lui en réalité, n’accepte pas un foyer national palestinien». Alors comment se fait-il que Netanyahou ait passé la semaine dernière à parler du «compromis historique avec nos voisins palestiniens», promettant des «idées nouvelles» pour y parvenir, même si des ministres de son cabinet proclament à tue-tête qu’il y sont opposés ? Et pourquoi alors, précisant à qui veut l’entendre qu’il a été entraîné de force dans les pourparlers, Abbas menacet-il sans cesse dans ses interviews de quitter les négociations (si ses conditions n’étaient pas satisfaites) et écarte-t-il publiquement toutes concessions, que les sondeurs palestiniens disent acceptables pour la majorité de son peuple ? Bien sûr, au Moyen Orient, les choses – comme les annonces publiques – ne sont pas toujours ce qu’elles semblent. Mais la contradiction entre les jugements habituels portés sur les 2 dirigeants et ce qu’ils disent réellement constitue l’aspect le plus étonnant de ce dernier processus de paix. Ces pourparlers ont été organisés de ma-

nière à obtenir le maximum de négociations directes, dans des conversations privées. Cependant aujourd’hui personne – ni les experts habituels, ni l’administration d’Obama, ni même la plupart des gens en Israël et les gouvernements palestiniens – personne n’est absolument sûr des intentions réelles des 2 dirigeants. A commencer par B Netanyahou. Comme 1er ministre dans les années 90, le chef du Likoud a plus que fait pour faire échouer le plan Oslo à 2 états et il n’a jamais dit publiquement qu’il pourrait accepter un état souverain palestinien, avec comme capitale Jérusalem. Comme l’a observé la semaine dernière, le journaliste Herb Keinon du Jerusalem Post, la rhétorique de B Netanyahou a changé très rapidement, appelant M Abbas «un partenaire pour la paix», employant la terminologie «Cisjordanie» plutôt que celle, nationaliste, de Judée-Samarie Keinon propose 3 explications possibles pour ce revirement, notamment celles de mettre sur la sellette M Abbas et «apaiser» B Obama. Mais il semble plausible que B Netanyahou soit sérieux quand il a dit à son cabinet qu’il pourrait accepter un état palestinien à 2 conditions: qu’Israël soit reconnu comme «un état national du peuple juif» et que «des mesures rigoureuses de sécurité puissent assurer que ce qui s’est passé après avoir quitté le Liban et Gaza ne se répète pas en Cisjordanie» – les 2 territoires évacués ayant été

Il disait que les Palestiniens ne reconnaîtraient jamais un état juif et ne laisseraient jamais les forces israéliennes patrouiller en Cisjordanie. Sur le sujet des pressions pour des concessions, il a dit au quotidien «al Qods»: «je saisirai ma serviette et m’en irai». Ses partisans palestiniens se sont empressés d’expliquer: «Abbas dit ce genre de choses parce qu’il subit de terribles pressions localement, pas seulement le Hamas, mais la rue palestinienne» – Vraiment ? Une étude récente de l’opinion palestinienne réalisée par David Pollock du «Washington Institute for Near East policy» remarque que 60% des Palestiniens accepteraient, dans une reconnaissance mutuelle, «Israël comme l’état du peuple juif» et la Palestine comme l’état du peuple palestinien. 50% pourraient tolérer une présence israélienne intérimaire à la frontière jordanienne pour «des raisons de sécurité». Abbas a réussi à convaincre l’administration Obama qu’il était sérieux en vue d’un accord de paix. Il l’est peut-être. Peut-être aussi que Netanyahou – passé maître dans les relations publiques politiques – a réussi à créer une image de ses intentions qui ne soit pas réelle. En tout cas, les 2 hommes devront bientôt décider si leurs déclarations se transforment en réalité ou non. On peut espérer seulement que c’est M Abbas qui bluffe et non pas Netanyahou. Par Jackson Diehl, chroniqueur américain Traduit par Albert Soued

La fortune des 100 Israéliens les plus riches

Daniel a atterri en Israël la semaine dernière, accompagné de sa mère. Il était en effet né dans l’état juif il y a 16 ans et demi, mais ses parents avaient immigré aux Etats-Unis alors qu’il était encore bébé. Daniel déclaré avoir toujours eu une passion pour le sionisme, et s’est toujours considéré comme un israélien vivant temporairement à l’étranger. Le rêve de l’adolescent est de rejoindre les services de renseignements de Tsahal :

La fortune accumulée en 2010 par les 100 Israéliens les plus riches représente 279 milliards de shekels, soit plus de 55 milliards d’euros. Ces 100 Israéliens sont donc à la tête d’une fortune qui équivaut à 35% du PIB annuel d’Israël. Pour la 9e année consécutive, le quotidien Maariv publie, à la veille de Roch Hachana, un supplément spécial consacré au classement des 100 Israéliens les plus riches en 2010.

« je suis à moitié perse, et parle la langue. Mon intention n’est pas nécessairement de me battre, mais d’utiliser mes compétences pour contribuer autant que je le pourrai. » Une fois qu’il aura terminé son service militaire, l’intention de Daniel est de devenir un membre de la Knesset, même si il n’a pas encore décidé quel parti rejoindre.

Ce nouveau palmarès confirme que les « grandes familles » israéliennes se sont vite remises de la crise économique: le patrimoine des millionnaires israéliens a augmenté de 7% en 2010, après un bond de 36% en 2009. Les Israéliens les plus fortunés n’ont pas encore retrouvé leur record de 2007 (318 milliards de shekels), mais ils n’en sont plus très loin.

Selon le palmarès de Maariv, les 10 Israéliens les plus riches en 2010 sont en shekel: 1. Samy, Idan et Eyal Ofer: 26 milliards; 2. Steph Wertheimer: 23,5 milliards; 3. Sherry Arisson: 16,3 milliards; 4. Itshak Techouva: 10,7 milliards de shekels; 5. Morris Khan: 8,9 milliards; 6. Haïm Saban: 8,5 milliards; 7. Micky Federman: 6,4 milliards; 8. Poyo Zevledovitz: 6,2 milliards; 9. Benny Steinmetz: 6,1 milliards; 10. Lev Levaïev: 5,6 milliards Comme l’an passé, le trio de tête reste le même: Ofer, Wertheimer, Harisson. Cette année aussi, c’est la famille Ofer qui se place en tête du palmarès des 100 riches d’Israël avec un patrimoine de 26 milliards (5 milliards d’euros).

La famille Wertheimer confirme sa seconde place: à la fin 2010, l’industriel Steph Wertheimer et son fils Eitan affichent un patrimoine de 24 milliards de shekels. Quant à la banquière Sherry Harisson, elle se maintient sur la troisième place du podium des plus riches. Le palmarès de la richesse de 2010 fait apparaître de nouveaux venus. Parmi les nouveaux riches, on remarquera Shay Agassi, avec un patrimoine estimé à près d’un milliard de shekels. Celui que la presse israélienne appelle « l’enfant prodige du high-tech israélien » a réussi, à 42 ans, à se hisser au 84e rang des riches israéliens: sa société Better Place, qui vient de lever 350 millions de dollars, lancera prochainement la voiture électrique en Israël.


L’information en provenance d’Israël Edition du 20 Septembre 2010

Daniel Shek : Je pars avec regret, mais je rentre chez moi avec bonheur

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Les pourparlers de Charm el-Cheikh prennent un mauvais départ implantations.

Le président américain Barack Obama a déclaré ce week-end qu’il allait faire comprendre à Netanyahou qu’Israël devait continuer à geler les constructions tant que les négociations continuent.

Au menu du jour, nos invités s’affrontent sur la politique d’Israël, évoquent le successeur de Fillon, l’état de la justice, avant d’être rattrapés par les affaires…. A la Closerie des Lilas : Le patron du Nouveau Centre à l’Assemblée, François Sauvadet. L’ambassadeur d’Israël en France, Daniel Shek. Un ténor du barreau, Francis Szpiner. Francis Szpiner déteste qu’on le qualifie de « ténor du barreau ». « Voilà une appellation ridicule. Mon registre vocal est plus étendu ! » L’ex-avocat de M. Chirac aura une rentrée chargée, trois procès en perspective : ceux de Karim Achoui, de la famille Halimi et des victimes de l’hormone de croissance. Après quatre ans à Paris, Daniel Shek quittera ses fonctions en octobre : « Je pars avec regret, mais je rentre chez moi avec bonheur. » L’ambassadeur l’avoue : « Nos relations avec la Turquie sont difficiles, il faut calmer le jeu. La seule clé est la reprise d’un dialogue direct avec les Palestiniens. » Alors, à quand la paix ? Pour François Sauvadet : « Il faut desserrer le blocus. » Pas d’accord, lui répond Daniel Shek : « Cela risque de renforcer le régime du Hamas. »

Mais le député de la Côte d’Or campe sur ses positions : « Un boycott ne fait que conforter le pouvoir en place, votre intervention dans la bande de Gaza n’a jamais désorganisé le Hamas, c’est même le contraire. » Erreur, rétorque l’ambassadeur. « On peut parler des bienfaits de la dissuasion, il n’y a quasiment plus de roquettes tirées sur notre territoire. Je note un affaiblissement du Hamas. » Quand on lui fait remarquer que l’image d’Israël s’est dégradée ces temps-ci, il répond : « L’image de la flotille tragique a fait la une des médias. Pendant ce tempslà, il y a eu deux mille morts, et quatre cent mille réfugiés au Kurdistan. Qui en parle ? » François Sauvadet réagit : « Dans l’échelle du pire, on peut toujours être devancé. » Daniel Shek poursuit : « Notre pays est un centre d’innovation, de création, de liberté de parole. On est leaders dans de nombreux secteurs : biotechnologies, high-tech, les pionniers ne sont plus dans les kibboutz, ils sont dans les start-up. Mais, malgré son armée, Israël est incapable de gagner la guerre de la communication. Le Hamas ne veut pas de deux États, mais d’un pays islamiste qui irait du Jourdain à la Méditerranée, ce qui signifie l’élimination de notre pays. Mais, le Fatah veut la paix. »

Netanyahou prolonge son séjour à Sharm-el-Sheikh Le sommet de Sharm-el-Sheikh de ce mardi, dont personne n’attendait grand-chose, semble prendre une nouvelle tournure. En effet, alors que Netanyahou devait rentrer avec sa suite dans l’après-midi, après sa rencontre avec le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, il a finalement annoncé qu’il prolongerait son séjour et aurait un nouvel entretien dans la soirée avec Abbas avant de retourner en Israël. Netanyahou a rencontré à deux reprises le chef de l’AP au cours de la journée. Le second entretien, qui n’était pas prévu au départ, a eu lieu après le déjeuner pris en commun par tous les participants. Etaient présents à ces discussions Hillary Clinton et le président égyptien, hôte du sommet, Hosni Moubarak. Si l’on en croit la presse israélienne, l’entourage du Premier ministre voit d’un œil favorable ces changements de dernière minute, considérant qu’ils sont de bon augure. En outre, Netanyahou et Abbas auraient décidé de se revoir mercredi, cette fois en la résidence du chef du gouvernement israélien à Jérusalem.

Il a été convenu que Netanyahou recevrait d’abord, à 16 heures, Hillary Clinton, considérée comme la parraine de ces pourparlers, avant de discuter une nouvelle fois, une heure plus tard, avec Abbas. L’émissaire américain au ProcheOrient George Mitchell, qui a fait le déplacement en Egypte en compagnie de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton pour assister aux discussions, a tenu une conférence de presse après les premiers entretiens Netanyahou-Abbas. Il a alors rappelé les positions adoptées par Washington, à savoir qu’il fallait « poursuivre le gel de la construction dans les territoires de Judée-Samarie ». Réclamant des représentants des deux camps de « créer une atmosphère favorable », il leur a demandé de ne pas faire de « provocations inutiles ». Mitchell n’a pas donné de détails sur les entretiens de la journée. Selon l’agence Reuters, il devrait se rendre prochainement à Damas pour débattre des « progrès des pourparlers de paix entre Israël et les Etats arabes ».

Est-ce que les désaccords et les différences entre les israéliens et les palestiniens pourraient perturber le sommet de Charm el-Cheikh et conduire à une crise dans les négociations, avant même leur commencement réel ? Le bureau du premier ministre a annoncé lundi que les événements médiatiques qui devaient avoir lieu au cours du sommet ont été annulés.

ment été annulée.

Selon l’annonce, les medias se verront seulement donner l’opportunité d’une séance photo lorsque les dirigeants se serreront la main au début des discussions. Une conférence de presse parrainée par la secrétaire d’état américaine Hillary Clinton, qui était prévue de se tenir à l’hôtel Hayatt, a égale-

L’événement a toutefois été annulé, alors que les différences d’opinion entre Israël et les palestiniens ne permettent pas une annonce festive. Les désaccords entre Israël et les palestiniens se sont renforcés au cours des derniers jours, en particulier en ce qui concerne les constructions dans les

Les dirigeants présents au sommet, Clinton, le président égyptien Hosni Moubarak, le premier ministre Benyamin Netanyahou et le président palestinien Mahmoud Abbas, avaient prévu de participer à la conférence de presse et d’annoncer officiellement la reprise du processus de paix.

En réponse, Netanyahou a annoncé lors d’une réunion des ministres du Likoud et lors de sa rencontre avec Tony Blair, l’envoyé du Quartet, qu’Israël ne serait pas en mesure de poursuivre le gel, mais que la construction serait restreinte. Il a été rapporté dimanche que les palestiniens avaient décidé de ne pas arrêter les pourparlers directs, même si les constructions reprenaient dans les implantations de façon limitée. Officiellement, cependant, les palestiniens exigent le gel complet au cours des pourparlers directs, et l’équipe de négociation palestinienne menace de perturber les pourparlers si les constructions devaient reprendre à la fin mois. Le département d’état américain a publié lundi une déclaration, disant que Clinton quittera Washington pour assister au sommet de mardi dans le Sinaï. Mercredi sera consacré à des réunions à Jérusalem, et jeudi, elle se rendra à Ramallah pour des rencontres avec Abbas et le premier ministre palestinien Salam Fayyad. Elle terminera sa tournée au Proche Orient vendredi, après une réunion avec le roi Abdallah de Jordanie à Amman.


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Israel Actualités n°145  

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