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M A G A Z I N E

P R O F E S S I O N N E L

D ’ I N F O R M A T I O N

M É D I C A L E

N° 32 - AVRIL 2011

Dispensé de timbrage, Autorisation n° 1397 - www.doctinews.com

Dr S D Saâd âd AGOUMI GOUM , Président du Collège syndical national des médecins spécialistes privés.

« Au Maroc, nous voulons mettre en place une assurance maladie à vocation sociale, uniquement sur la base de cotisations, sans participation de l’État, et sans tolérer le déficit »

RISQUES CARDIO-VASCULAIRES POUR GARDER UN CŒUR ALERTE, IL FAUT COMMENCER JEUNE FONDAMENTAUX

SPÉCIAL NÉPHROLOGIE

DIALYSE PÉRITONÉALE LE CHOIX OFFERT AU PATIENT

MALADIES RÉNALES PRÉVENIR POUR ÉVITER LE PIRE


FORME PHARMACEUTIQUE ET PRÉSENTATIONS Comprimé effervescent à 1 g/125 mg, tube de 12 et 16. Comprimé effervescent à 500 mg/62,5 mg, tube de 12. Poudre pour suspension buvable nourrisson à 100 mg/12,5 mg par ml en flacon de 30 ml Poudre pour suspension buvable enfant à 100 mg/12,5 mg par ml en flacon de 60 ml COMPOSITION Comprimé effervescent à 1 g/125 mg Amoxicilline anhydre............................................................... 1 g Acide clavulanique .................................................................. 125 mg Excipient qsp 1 comprimé effervescent Comprimé effervescent à 500 mg/62,5 mg Amoxicilline anhydre............................................................... 500 mg Acide clavulanique .................................................................. 62,5 mg Excipient qsp 1 comprimé effervescent Poudre pour suspension à 100 mg/12,5 mg Amoxicilline anhydre............................................................... 100 mg/ml Acide clavulanique .................................................................. 12,5 mg/ml Excipient qsp 1 ml de suspension CLASSE PHARMACOTHERAPEUTIQUE Antibiotique - antibactérien à usage systémique INDICATIONS THÉRAPEUTIQUES LEVAMOX est une association antibactérienne indiquée dans le traitement des infections provoquées par un éventail de germes pathogènes gram positif et gram négatif, sensibles à la fois chez les patients immuno-compétents et immuno-déprimés. LEVAMOX Adulte - Les infections des voies respiratoires hautes : Angines récidivantes. Otites moyennes aiguës. Sinusites. - Les infections stomatologiques sévères : Abcès, phlegmons, cellulites, parodontites. - Les infections broncho-pulmonaires : Surinfection des bronchites aiguës et pneumopathies aiguës chez le sujet à risque. Exacerbation des bronchopneumopathies chroniques de l’adulte. - Les infections urinaires récidivantes ou compliquées : Cystites aiguës récidivantes. Cystites non compliquées de la femme. Pyelonephrites aiguës compliquées dues à des germes sensibles. - Les infections gynécologiques hautes en association avec un autre antibiotique actif sur chlamydia. - Traitement prophylactique dans la chirurgie abdominale et gynécologique. LEVAMOX Enfant - Les infections des voies respiratoires hautes : Angines récidivantes. Otites moyennes aiguës. Sinusites. - Les infections stomatologiques sévères : Abcès, phlegmons, cellulites, parodontites. - Les infections broncho-pulmonaires : Infections respiratoires basses de l’enfant de 30 mois à 5 ans. Surinfection des bronchopneumopathies chroniques de l’enfant quel que soit l’âge. - Les infections urinaires récidivantes ou compliquées : Cystites aiguës récidivantes. LEVAMOX Nourrisson Otites moyennes aiguës. Infections respiratoires basses. Infections urinaires. POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION 1-Posologie : Les posologies sont exprimées par convention en amoxicilline. LEVAMOX : comprimés effervescents 500 mg/62,5 mg et comprimés effervescents 1 g/125 mg : Adulte : - 1 g deux fois par jour : Sinusites maxillaires aiguës. Surinfections des bronchites aiguës. Angines récidivantes et pneumopathies aiguës chez le sujet à risque et âgé de plus de 65 ans. Exacerbations de bronchopneumopathies chroniques. Parodontites. - 1 g trois fois par jour : Autres formes de sinusites. Otites moyennes aiguës. Cystites aiguës récidivantes, cystites non compliquées de la femme et pyélonéphrites

aiguës non compliquées dues à des germes sensibles. Infections gynécologiques hautes, en association à un autre antibiotique actif sur les chlamydiae. Infections stomatologiques sévères : abcès, phlegmons, cellulites. Pneumopathies aiguës du patient à risque, notamment éthylique chronique, tabagique, âgé de plus de 65 ans ou présentant des troubles de la déglutition. Traitement de relais de la voie injectable. - Insuffisance rénale : Clairance de la créatinine > 30 ml/min = pas d’adaptation posologique nécessaire. Clairance de la créatinine entre 10 à 30 ml/min = 1 g/125 mg toutes les 12 à 24 heures. Clairance de la créatinine < 10 ml/min = pour les patients traités ou non par hémodialyse, les conditions d’utilisation n’ont pas été établies. Patient âgé : Pas d’adaptation posologique, sauf si la clairance de la créatinine est <= 30 ml/min. LEVAMOX : comprimés effervescents à 500 mg/62,5 mg, poudre pour suspension buvable à 100 mg/12,5 mg (Enfant) : Enfant normorénal de plus de 30 mois : 80 mg/kg/jour en 3 prises, sans dépasser la posologie de 3 g par jour. Enfant insuffisant rénal de plus de 30 mois : Clairance de la créatinine > 30 ml/min = pas d’adaptation posologique nécessaire. Clairance de la créatinine entre 10 à 30 ml/min=15 mg/kg/prise au maxi, 2 fois par jour. Clairance de la créatinine < 10 ml/min = 15 mg/kg/jour au maximum. Hémodialyse : 15 mg/kg/jour, et 15 mg/kg supplémentaire pendant et après la dialyse. LEVAMOX : poudre pour suspension buvable à 100 mg/12,5 mg (Nourrisson) : Nourrisson normorénal de moins de 30 mois : 80 mg/kg/jour en 3 prises. Les 3 prises sont recommandées afin d’obtenir des concentrations sériques suffisantes au cours du nycthémère. 2-Mode d’administration L’administration se fait par voie orale : Comprimé à dissoudre dans 1/2 verre d’eau. Seringue doseuse graduée en kg, le poids indiqué correspond à la dose pour une prise. Médicament à prendre de préférence au début des repas. CONTRE-INDICATIONS Absolues : Allergie aux antibiotiques de la famille des bêtalactamines (pénicillines, céphalosporines) : tenir compte du risque d’allergie croisée avec les antibiotiques du groupe des céphalosporines. Allergie à l’un des constituants du médicament. Antécédent d’atteinte hépatique liée à l’association amoxicilline-acide clavulanique. Phénylcétonurie, en raison de la présence d’aspartam. Relatives : Méthotrexate. MISES EN GARDE ET PRECAUTIONS D’EMPLOI Mises en garde : La survenue de toute manifestation allergique impose l’arrêt du traitement et la mise en place d’un traitement adapté. Des réactions immunoallergiques, dont des réactions d’hypersensibilité (anaphylaxie) sévères et parfois fatales ont été exceptionnellement observées chez les malades traités par les bêtalactamines. Leur administration nécessite donc un interrogatoire préalable. Devant des antécédents d’allergie typique à ces produits, la contre-indication est formelle. L’allergie aux pénicillines est croisée avec l’allergie aux céphalosporines dans 5 à 10 % des cas. Ceci conduit à proscrire les pénicillines lorsque le sujet est un allergique connu aux céphalosporines. La survenue, en début de traitement, d’un érythème généralisé fébrile associé à des pustules doit faire suspecter une pustulose exanthématique aiguë généralisée; elle impose l’arrêt du traitement et contre-indique toute nouvelle administration d’amoxicilline seule ou associée. Tenir compte de la teneur en potassium chez les personnes suivant un régime hypokaliémiant (Cf. Excipient à effet notoire). Ce médicament contient du sodium, tenir compte de la teneur en sodium chez les personnes suivant un régime désodé strict (Cf. Excipient à effet notoire). Précautions d’emploi : Comme avec toutes les bêtalactamines, contrôler régulièrement la formule sanguine en cas d’administration de doses élevées d’amoxicilline. L’administration de fortes doses de bêtalactamines, chez l’insuffisant rénal ou chez les patients présentant des facteurs prédisposants tels que des antécédents de convulsions, épilepsie traitée ou atteintes méningées peut exceptionnellement entraîner des convulsions. Chez l’insuffisant rénal, pour des clairances de la créatinine inférieures ou égales à 30 ml/ min, adapter la posologie. L’existence d’un faible débit urinaire est un facteur de risque de survenue d’une cristallurie.

En cas d’administration de doses élevées d’amoxicilline, un apport hydrique suffisant doit être assuré pour réduire les risques de cristallurie. Le risque de survenue d’effet indésirable hépatique (cholestase) est majoré en cas de traitement supérieur à 10 jours et tout particulièrement au-delà de 15 jours. En cas de traitement prolongé, il est recommandé de surveiller les fonctions hépatique et rénale. L’association amoxicilline-acide clavulanique doit être utilisée avec précaution en cas d’atteinte hépatique. Examens paracliniques : Incidences sur les paramètres biologiques : Une positivation du test de Coombs direct a été obtenue en cours de traitement par des bêtalactamines. Ceci pourrait également survenir chez les sujets traités par l’association amoxicilline-acide clavulanique. De fausses positivations de ce test liées à la présence d’acide clavulanique ont aussi été observées. A de très fortes concentrations, l’amoxicilline tend à : diminuer les résultats des dosages de la glycémie, interférer dans les déterminations du taux de protides totaux du sérum par réaction colorée, donner une réaction colorée faussement positive dans les dosages de la glycosurie par la méthode semi-quantitative colorimétrique. INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES Déconseillées : Méthotrexate : augmentation des effets et de la toxicité hématologique du méthotrexate par inhibition de la sécrétion tubulaire rénale par les pénicillines. A prendre en compte : Allopurinol (et, par extrapolation, autres inhibiteurs de l’uricosynthèse) : risque accru de réactions cutanées. Problèmes particuliers du déséquilibre de l’INR : De nombreux cas d’augmentation de l’activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l’état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l’INR. Cependant, certaines classes d’antibiotiques sont davantage impliquées : il s’agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines. GROSSESSE ET ALLAITEMENT Grossesse : Pour l’amoxicilline, il n’y a pas de données fiables de tératogenèse chez l’animal. En clinique, les études épidémiologiques n’ont pas mis en évidence d’effet malformatif ou foetotoxique lié à l’utilisation de l’amoxicilline. Pour l’acide clavulanique, les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène. En l’absence d’effet tératogène chez l’animal, un effet malformatif dans l’espèce humaine n’est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l’espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l’animal au cours d’études bien conduites sur deux espèces. En clinique, l’utilisation de l’acide clavulanique au cours d’un nombre limité de grossesses n’a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d’une exposition en cours de grossesse. Chez des femmes ayant un risque d’accouchement imminent et recevant l’association amoxicilline-acide clavulanique, a été observée une augmentation du risque d’entérocolite nécrosante chez les nouveau-nés. En conséquence, l’association amoxicilline-acide clavulanique peut être prescrite pendant la grossesse si besoin. Allaitement : Le passage de l’association amoxicilline-acide clavulanique dans le lait maternel est faible et les quantités ingérées très inférieures aux doses thérapeutiques. En conséquence, l’allaitement est possible en cas de prise de cet antibiotique. Toutefois, interrompre l’allaitement (ou le médicament) en cas de survenue de diarrhée, de candidose, ou d’éruption cutanée chez le nourrisson. EFFETS INDESIRABLES Infections et infestations : Fréquent : candidose cutanéomuqueuse. Affections hématologiques et du système lymphatique : Des cas d’éosinophilie ont été signalés. Rare : leucopénie (neutropénie), agranulocytose, thrombocytopénie et anémie hémolytique réversibles. Affections du système immunitaire : Manifestations allergiques, dont urticaire, oedème de Quincke, gêne respiratoire, très rare anaphylaxie (dont choc anaphylactique), maladie sérique, vascularite d’hypersensibilité. Affections du système nerveux : Peu fréquent : vertiges, céphalées. Très rare : convulsions. Affections gastro-intestinales : diarrhées, selles molles, nausées, vomissements

dyspepsie et douleurs abdominales. Très rarement : Colite pseudomembraneuse et colite hémorragique. Affections hépatobiliaires : Peu fréquent : augmentation modérée et asymptomatique des ASAT, ALAT ou phosphatases alcalines. Très rare : ictère et/ou hépatite cholestatique ou mixte. Ces cas semblent survenir plus volontiers chez des patients âgés et de sexe masculin et lors d’un traitement prolongé (de plus de 10 jours et en particulier pour des traitements supérieurs à 15 jours). Ces effets surviennent au cours du traitement mais dans certains cas peuvent n’apparaître que plusieurs semaines après l’arrêt de celui-ci. L’examen histopathologique du foie met habituellement en évidence une cholestase centrolobulaire. L’évolution est généralement favorable mais peut être prolongée de quelques semaines. De très rares cas d’évolution fatale ont été observés. Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Peu fréquent : éruption cutanée, prurit et urticaire. Rare : érythème polymorphe. Très rare : syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, dermatite bulleuse ou exfoliative et pustulose exanthématique aiguë généralisée. Ces manifestations cutanées peuvent être plus fréquentes et/ou plus intenses chez des patients présentant une mononucléose infectieuse ou une leucémie lymphoïde en évolution. Affections du rein et des voies urinaires : Des cas de néphrite interstitielle aiguë, cristallurie ont été signalés. SURDOSAGE Les manifestations de surdosage peuvent être neuropsychiques, rénales (cristallurie) et gastro-intestinales. Le traitement en est symptomatique en surveillant particulièrement l’équilibre hydroélectrolytique. L’amoxicilline et l’acide clavulanique peuvent être éliminés par hémodialyse. PHARMACODYNAMIE Classe pharmacothérapeutique : antibactériens à usage systémique. LEVAMOX est une formulation associant l’amoxicilline et l’acide clavulanique, puissant inhibiteur de bêtalactamases. L’acide clavulanique inhibe rapidement et irréversiblement la plupart des bêtalactamases produites par des bactéries à Gram + et à Gram -. De ce fait, LEVAMOX se montre actif sur un nombre important de bactéries, y compris les bactéries résistantes par sécrétion de bêtalactamases de type essentiellement pénicillinases, que cette résistance soit acquise (staphylocoque doré, gonocoque, Haemophilus influenzae, colibacille, Proteus mirabilis) ou naturelle (klebsielles, Proteus vulgaris, Bacteroides fragilis). Spectre d’activité antibactérienne : Espèces sensibles : Aérobies à Gram + : Corynebacterium diphtheriae, Enterococcus faecalis, Erysipelothrix rhusiopathiae, Listeria monocytogenes, Nocardia asteroides, staphylococcus méti-S, streptococcus, Streptococcus bovis, Streptococcus pneumoniae. Aérobies à Gram - : Actinobacillus actinomycetemcomitans, Bordetella pertussis, Branhamella catarrhalis, Burkholderia pseudo-mallei, campylobacter, capnocytophaga, Citrobacter Koseri, eikenella, Escherichia coli, Haemophilus influenzae, Haemophilus para-influenzae, klebsiella, Neisseria gonorrhoeae, Neisseria meningitidis, Pasteurella multocida, Proteus mirabilis, Proteus vulgaris, salmonella, shigella, Vibrio cholerae. Anaérobies : actinomyces, bacteroides, clostridium, eubacterium, fusobacterium, peptostreptococcus, porphyromonas, prevotella, Propionibacterium acnes, veillonella. Autres : bartonella, borrelia, leptospira, treponema. Espèces modérément sensibles (in vitro de sensibilité intermédiaire) : Aérobies à Gram + : Enterococcus faecium. Espèces résistantes : Aérobies à Gram + : staphylococcus méti-R*. Aérobies à Gram - : acinetobacter, Citrobacter freundii, enterobacter, legionella, Morganella morganii, Proteus rettgeri, providencia, pseudomonas, serratia, Yersinia enterocolitica. Autres : chlamydia, coxiella, mycobacterium, mycoplasma, rickettsia. * La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l’ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier. PHARMACOCINETIQUE Les études pharmacocinétiques conduites chez l’adulte ont démontré la bioéquivalence des formes orales. Chacun des deux composants de la formulation montre sensiblement les mêmes caractéristiques pharmacocinétiques, notamment : temps du pic sérique, volume de distribution, biodisponibilité, clairance rénale et demi-vie d’élimination. Absorption : La présence d’acide clavulanique ne modifie pas les qualités de l’amoxicilline au plan de l’absorption et de la biodisponibilité. Les profils d’absorption des deux composants de ce médicament sont semblables. L’absorption de l’acide clavulanique est cependant significativement augmentée lorsque le médicament est pris au début du repas. Distribution : - Chez l’adulte, les pics sériques après la prise orale de 1 g d’amoxicilline et 125 mg d’acide

clavulanique atteignent des concentrations de l’ordre de : 13 à 15 mg/l pour l’amoxicilline, en 60 à 90 minutes, 3 à 5 mg/l pour l’acide clavulanique, en 50 à 60 minutes. - Chez l’enfant, les pics sériques, 30 à 40 minutes après une prise unitaire orale de 26,67 mg/kg d’amoxicilline et de 3,33 mg/kg d’acide clavulanique de l’association dosée à 100 mg/12,5 mg/ml, sont de l’ordre de : 11,37 mg/l pour l’amoxicilline, 2,47 mg/l pour l’acide clavulanique. - Chez le nourrisson, 30 à 60 minutes après une prise unitaire orale de 20 mg/kg d’amoxicilline et de 2,5 mg/kg d’acide clavulanique de l’association dosée à 100 mg/12,5 mg/ml, les pics sériques sont de l’ordre de : 7,5 mg/l pour l’amoxicilline, 1,5 mg/l pour l’acide clavulanique. L’amoxicilline et l’acide clavulanique traversent la barrière placentaire. L’amoxicilline passe dans le lait maternel ; pas de données disponibles chez la femme allaitante pour l’acide clavulanique. Biodisponibilité : de l’amoxicilline : 85 %, de l’acide clavulanique : 75 %. La diffusion simultanée est du même ordre de grandeur pour chacun des deux composants dans la plupart des tissus et milieux biologiques. Ainsi, le rapport entre taux tissulaires (ou milieux biologiques) et taux sériques est en moyenne : - dans l’oreille moyenne : de 45 % pour l’amoxicilline, de 30 % pour l’acide clavulanique; - dans le tissu cutané : de 33 % pour l’amoxicilline, de 26 % pour l’acide clavulanique; - dans la bile : de 86 % pour l’amoxicilline, de 50 % pour l’acide clavulanique ; dans le liquide pleural : de 71 % pour l’amoxicilline, de 91 % pour l’acide clavulanique. - Dans le liquide péritonéal et les expectorations, l’amoxicilline et l’acide clavulanique sont également retrouvés. Demi-vies d’élimination : 60 à 70 minutes pour l’amoxicilline, 55 à 65 minutes pour l’acide clavulanique. Taux de liaison aux protéines plasmatiques (déterminé par ultrafiltration) de même ordre : 17 % pour l’amoxicilline, 22 % pour l’acide clavulanique. Biotransformation : L’amoxicilline est très partiellement transformée dans l’organisme en acide pénicilloïque. L’acide clavulanique est en partie transformé en métabolites de faible poids moléculaire. Excrétion : L’élimination de l’amoxicilline et de l’acide clavulanique se fait principalement par voie rénale. Chaque composant est retrouvé dans les urines sous forme active, à très fortes concentrations : - supérieures à 1 000 mg/l pour l’amoxicilline, - supérieures à 150 mg/l pour l’acide clavulanique, - dans les urines recueillies entre 2 et 4 heures, après une dose de 500 mg d’amoxicilline et 125 mg d’acide clavulanique. Les quantités dosées dans les urines recueillies pendant les 6 premières heures représentent : - 65 % de la dose administrée pour l’amoxicilline, - 30 à 45 % de la dose administrée pour l’acide clavulanique. Chez l’insuffisant rénal : En cas d’insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 10 ml/min), la demi-vie de l’acide clavulanique augmente moins que celle de l’amoxicilline qui conditionne l’adaptation éventuelle de la posologie. EXCIPIENTS A EFFET NOTOIRE Aspartam Potassium : - 27,83 mg/comprimé effervescent à 1 g/125 mg. - 13,91 mg/ comprimé effervescent à 500 mg/62,5 mg. - 2,05 mg/ml poudre pour suspension buvable. Sodium : - 294 mg/comprimé effervescent à 1 g/125 mg. - 147 mg/comprimé effervescent à 500 mg/62,5 mg. - 0,32 mg/ml poudre pour suspension buvable. CONSERVATION Poudre pour suspension buvable : Avant reconstitution : à conserver à une température comprise entre + 15 °C et + 25 °C et à l’abri de l’humidité. Après reconstitution de la suspension : à conserver 7 jours au maximum à une température comprise entre + 2 °C et + 8 °C au réfrigérateur. Comprimés effervescents : A conserver dans le tube bien fermé à l’abri de la chaleur et de l’humidité.

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Pour toutes informations médicales s’adresser aux laboratoires LAPROPHAN SIÈGE SOCIAL 16-18, bd Emile Zola 20300 Casablanca - Maroc Tél.: (L.G): 05 22 54 38 38 / Fax : 05 22 44 43 97 E-mail : siege@laprophan.com

DÉPARTEMENT MARKETING MÉDICAL Km 7, route de l’unité - Ain Sebaâ Route de Rabat 20250 - Casablanca - Maroc Tél.: (L.G): 05 22 66 33 20 / Tél.: 05 22 66 26 42 / 43 Fax: 05 22 66 25 89 ou 97 / E-mail : marketing@laprophan.com

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Editorial

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LA SANTÉ A-T-ELLE UN AVENIR RADIEUX AU MAROC ? e 7 avril est la Journée Mondiale de la Santé. De nombreuses organisations internationales soulignent à cette occasion l’efficacité des interventions sanitaires qui se sont considérablement accrues ces dernières années. Fruit d’une accumulation de longs efforts ne datant pas d’hier, ces succès dans la lutte contre les maladies transmissibles, en particulier, résultent du perfectionnement des moyens diagnostiques et thérapeutiques et de leur surveillance de manière optimale. Mais ils trouvent également leur origine dans l’interdisciplinarité des approches médicales. Dans les pays développés, le bien-être, en termes de santé et de qualité de vie, s’avère de plus en plus prometteur. Ce constat est renforcé par les nombreuses études sur l’allongement de la durée de vie de l’homme. L’exercice de la sexualité à tout âge et la préservation de la santé le plus longtemps possible deviennent des signes emblématiques. Ainsi, l’angoisse d’une fin de vie dégradante d’une personne déchue de sa position d’adulte responsable, autonome, réduite à être à la charge de ses descendants, ne hante plus les esprits. L’espoir d’y échapper réside désormais dans la disponibilité des mécanismes, humains et matériels, susceptibles de contribuer à l’amélioration constante de la qualité de vie des malades. Les moyens pour fonctionner autrement, pour continuer d’exister et pour affirmer sa place et sa légitimité sont en plus à sa portée. Cet avenir prometteur de la santé existe-t-il chez nous ? Qu’il s’agisse de maladies bénignes ou malignes, les dures réalités physiques, psychiques, sociales et financières qu’elles engendrent conduisent souvent à un cocktail au goût amer pour nos concitoyens. Elles riment souvent avec les prémices d’une fin de vie détestable, faisant perdre au malade sa dignité humaine. Malgré les possibilités de perspectives meilleures avec la médicalisation de la population et les efforts -toujours en deçà des attentes - déployés pour améliorer le système de couverture médicale, une maladie lourde renvoie inévitablement son porteur à la dépendance, à l’impuissance et à l’inutilité. De là, l’accès de toutes et tous à la prévention et à des soins de santé de qualité demeure la première exigence. Cette santé accessible, à laquelle tout citoyen aspire, devrait s’appuyer sur le renforcement de la prévention, la garantie d’une meilleure organisation des soins et un investissement important dans la recherche épidémiologique et scientifique. Cette santé accessible, à laquelle tout citoyen aspire, devrait l’être aussi sur le plan financier, ce qui nécessite d’adapter de manière régulière et optimale le financement solidaire des soins de santé. Enfin, cette santé accessible et solidaire devrait couvrir l’ensemble des facteurs de santé en lien avec la qualité de vie et le bien-être des personnes. C’est seulement à ce prix que l’on pourra parler de santé, conformément aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé.

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L’ACCÈS À LA PRÉVENTION ET À DES SOINS DE SANTÉ DE QUALITÉ EST LA PREMIÈRE EXIGENCE À LAQUELLE TOUT CITOYEN ASPIRE. Par Ismaïl BERRADA


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Sommaire

INTERVIEW 56 LE DOCTEUR SAÂD AGOUMI, Président du Collège syndical national des médecins spécialistes privés.

FONDAMENTAUX 28 DIALYSE PÉRITONÉALE Le choix offert au patient.

ALTERNATIVE 62 GREFFE DE CHEVEUX L’avènement de la microchirurgie.

INSTITUTIONNEL

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60 PROCRÉATION MÉDICALE ASSISTÉE Un premier centre public dès 2012.

INTERVIEW

SPÉCIAL NÉPHROLOGIE 40 MALADIES RÉNALES Prévenir pour éviter le pire.

50 DOSSIER LUTTE CONTRE LES RISQUES 28

DIALYSE PÉRITONÉALE

CARDIO-VASCULAIRES

Nous sommes tous concernés FLASH SANTÉ 08 ACTION URGENCE FÈS, Pour sensibiliser les jeunes fassis aux dangers du tabac.

UNIVERS PHARMA 36 OFFICINE EXPO 2011 ET INDUSTRIE PHARMA EXPO Côte à côte.

GLOSSAIRE 46 ANTI-GLAUCOMATEUX

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GREFFE DE CHEVEUX

SÉLECTION 64 OSTÉOPOROSE L’affaire de tout le monde. Directeur de publication et de la rédaction, Ismaïl BERRADA - Rédactrices en chef, Maria MOUMINE - Corinne LANGEVIN Secrétaire de rédaction, Rania KADIRI - Journaliste, Khadija BERRAMOU - Design et infographie, Yassir EL HABBI Direction commerciale, A. BERRADA - Chef de publicité, Leila BAHAR Impression, IMPRIGEMA - DOCTINEWS est édité par Prestige diffusion, 81, avenue Mers Sultan, 5e étage, CP 20100, Casablanca. Tél.: +212 5 22 27 40 46/69 - Fax: +212 5 22 27 40 32 - E-mail: contact@doctinews.com - Site : www.doctinews.com Dossier de presse: 08/22 - Dépôt légal: 2008 PE0049 - ISSN: 2028 00 92 - DOCTINEWS est tiré à 25.000 exemplaires

M A G A Z I N E P R O F E S S I O N N E L D ’ I N F O R M AT I O N M É D I C A L E


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Flash Santé

SANOFI-AVENTIS

ENNEMI PUBLIC NUMÉRO 1 DU PALUDISME Transmis par la piqûre de la femelle d’un moustique nommé anophèle, le paludisme est une maladie parasitaire se développant dans le foie et les globules rouges et dont la forme potentiellement mortelle est due au plasmodium falciparum. Chaque année, le paludisme est la cause de près de 1 million de décès principalement chez les jeunes enfants africains. L’Afrique est le continent le plus touché par cette maladie avec 85 % des cas enregistrés dans le monde en 2008 ! Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le Groupe Sanofi-aventis a développé, en partenariat avec la fondation Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi), un nouveau médicament antipaludique : l’association fixe d’artésunate-amodiaquine (Coarsucam® ou artésunate-amodiaquine Winthrop®, encore appelé « ASAQ »). Ce médicament est spécifiquement adapté aux

besoins des patients africains, en particulier les enfants, qui sont les premières victimes du paludisme. D’ailleurs, le Groupe a reçu le prix « Global Business Coalition Core Competence Award » (qui récompense chaque année des institutions qui se distinguent par leurs actions en faveur de la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme au niveau mondial) pour ce partenariat innovant ! ASAQ est fabriqué et produit entièrement dans le site industriel de Sanofi-aventis Maroc à Casablanca (Zenata), qui est un site certifié par l’OMS pour la production de ce médicament. Il est exporté dans plus de 30 pays d’Afrique Subsaharienne. Avec près de 25 millions de traitements distribués en 2009, ASAQ occupe déjà la deuxième place du marché mondial et conforte ainsi la position de Sanofi-aventis parmi les leaders

mondiaux dans la lutte contre le paludisme. D’autres initiatives ont été développées par le laboratoire dans le domaine du paludisme, parmi lesquelles l’offre complète de services d’information, de formation et d’éducation adaptés à tous les maillons de la chaîne de soins et visant la prévention et la prise en charge de cette maladie parasitaire, et le programme innovant de surveillance d’ASAQ sur le terrain qui comporte plusieurs études dans divers pays africains, conçus en étroite collaboration avec le Programme national de lutte contre le paludisme de chaque pays concerné. Cette initiative est soutenue financièrement par Medicines for Malaria Venture et DNDi. À l’occasion de la journée mondiale du paludisme, célébrée le 25 avril, nous saluons les efforts entrepris par Sanofi-aventis dans ce domaine !

AGADIR

LES MÉDECINS GÉNÉRALISTES À L’HONNEUR Organisées pour la deuxième fois à l’initiative de l’Association des médecins généralistes privés de la wilaya d’Agadir (AMGPA), les Journées de médecine générale d’Agadir se sont tenues les 11 et 12 mars derniers à Agadir. Une centaine de participants ont pu assister à des conférences de qualité animées par d’éminents orateurs nationaux et internationaux tels le Pr Ali Ben Omar, neurologue au sein du

CHU Ibnou Sina de Rabat, le Pr Mohamed Chani, anesthésiste-réanimateur et Professeur agrégé en urgentologie-oxyologie à la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat ou encore le Pr Denis Raccah, Chef du service endocrinologie à l’hôpital Sainte Marguerite (Marseille), le Dr Abdellatif Darif, cardiologue à l’hôpital Moulay Youssef de Casa et les Docteurs Choukri et Chiheb, respectivement Président et Vice-président

du syndicat national de médecine générale, qui ont traité de thèmes de médecine générale. Autres sujets traités: « Conduite à tenir devant un syndrome coronarien aigu », « L’examen neurologique », « Prise en charge de l’arrêt cardio-respiratoire en préhospitalier » et « Intérêt des inhibiteurs de la DPP-4 dans la prise en charge du diabète de type 2 à partir d’un cas clinique ».

3e JOURNÉE SCIENTIFIQUE DE NUTRITION SUP’SANTÉ

LA NUTRITION ET LA DIÉTÉTIQUE EN DÉBAT Devenues un rendez-vous incontournable pour les passionnés du domaine de nutrition, les journées scientifiques de nutrition de Sup’Santé sont organisées chaque année début mai depuis 2009. Destinée aux médecins généralistes, médecins spécialistes, diététiciens-nutritionnistes et aux patients, cette manifestation vise la promotion et la mise à jour des connaissances en matière de nutrition et de santé dans un cadre adéquat pour débattre et échanger les expériences autour de thématiques variées et d’actualité. La 3e édition de cette rencontre, qui aura lieu le 7 mai 2011 à la Faculté de médecine et de phar-

macie de Casablanca, traitera de l’actualité en nutrition et diététique. Au programme, une conférence sur le rôle du diététicien-nutritionniste dans les prises en charge thérapeutiques et préventives et une autre sur la notion du « nutritionnellement correct ». Une session sera consacrée à l’obésité, avec des présentations sur les calories, les régimes alimentaires amincissants et les risques encourus, l’activité physique idéale pour l’obèse, l’efficacité de l’éducation nutritionnelle contre l’obésité, la chirurgie de l’obésité et la physiopathologie des obèses opérés. La nutrition au quotidien fera également partie de ce programme avec

notamment des discussions sur les bénéfices sanitaires des produits laitiers, les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) en acides gras pour l’adulte au quotidien, les antioxydants du café et la santé des os grâce à l’exercice. Trois ateliers pratiques seront proposés aux participants (au choix) : « Prise en charge diététique des patients obèses opérés », « Prise en charge diététique du diabète de type II » et « Quel comportement alimentaire pour une bonne croissance ? ». Pour plus d’informations, contacter l’école Sup’Santé au 0522394448 / 0661339212 ou envoyer un e-mail à supsante@yahoo.fr.


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SARGENOR® (Aspartate d’arginine) FORMES PHARMACEUTIQUES ET PRESENTATIONS Sargenor® g/5 ml, solution buvable en ampoule de 5 ml, boîte de 20. Sargenor® sans sucre 1 g, comprimés effervescents édulcorés à la saccharine sodique. COMPOSITION - Solution buvable Aspartate d’arginine ................. 1 g Excipient : qsp ampoule buvable de 5 ml. - Comprimés effervescents Aspartate d’arginine ...................... 1 g Excipient : qsp 1 comprimé effervescent. CLASSE PHARMACOTHERAPEUTIQUE Antiasthénique (A : appareil digestif et métabolisme). INDICATION THERAPEUTIQUE Traitement symptomatique de l’asthénie fonctionnelle. POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION - Posologie : - Solution buvable : Adulte : 2 à 3 ampoules par jour. Enfant de plus de 12 ans : 1 à 2 ampoules par jour. - Comprimés effervescents : Adulte : 2 à 3 comprimés par jour. Enfant de plus de 12 ans : 1 à 2 comprimés par jour. - Mode d’administration : Voie orale - Solution buvable : Les ampoules sont à prendre diluées dans un peu d’eau, de préférence avant les repas. Le traitement sera limité à 15 jours. - Comprimés effervescents : Faire dissoudre les comprimés effervescents dans un verre d’eau, avant de boire. Le traitement s’effectue par cures d’une durée de 8 à 15 jours.CONTRE-INDICATIONS La solution buvable est contre-indiquée en cas d’hypersensibilité à l’un des constituants de la solution, notamment le parahydroxybenzoate de méthyle ou de propyle. MISES EN GARDE ET PRECAUTIONS D’EMPLOI En cas de persistance des troubles, la situation doit être réévaluée. En cas de régime hypoglucidique ou de diabète, tenir compte, dans la ration journalière, de la quantité de saccharose par ampoule : 1 g. Le traitement d’une asthénie chez l’enfant de moins de 12 ans nécessite un avis médical. Tenir compte de la quantité de sodium présente dans les comprimés effervescents chez les patients suivant un régime désodé strict. Chaque comprimé effervescent contient 100 mg de sodium. INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES SARGENOR® contient de l’aspartate d’arginine. D’autres médicaments contiennent ces acides aminés. Il est préférable de ne pas les associer afin de ne pas dépasser les doses maximales conseillées. PHARMACODYNAMIE Antiasthénique (A :appareil digestif et métabolisme). PHARMACOCINETIQUE L’arginine et l’acide aspartique sont bien absorbés par voie orale. Les deux amino-acides présentent une forte diffusion tissulaire. Leur élimination s’effectue par voie rénale. EXCIPIENTS A EFFET NOTOIRE - Solution buvable : Saccharose, parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle. - Comprimé effervescent : Jaune orangé S, arôme orange, sodium. CONSERVATION A conserver à l’abri de l’humidité.

www.laprophan.ma SIÈGE SOCIAL 16 -18, Bd. Emile Zola - 20300 Casablanca - Maroc Tél. : 0522 54 38 38 (LG) - Fax : 0522 44 43 97 E-mail : siege@laprophan.com

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ACTION URGENCE FÈS,

POUR SENSIBILISER LES JEUNES FASSIS AUX DANGERS DU TABAC Fondée en juin 2000, à Rabat, et regroupant plus de 300 médecins (de différentes spécialités) et pharmaciens à travers le Maroc, l’Association Action Urgence (A.A.U) s’est assignée comme principal objectif de fournir de l’aide et du secours aux patients les plus démunis (notamment dans les zones démédicalisées, orphelinats, prisons, centres de protection de l’enfance et de réinsertion de la femme…). L’association assure des actions médicosociales telles que consultations générales et spécialisées, chirurgie dentaire, chirurgie ambulatoire (petite chirurgie, circoncision), dépistage du diabète, de l’hypertension artérielle, du cancer du col utérin et du sein, examens complémentaires, radiologies conventionnelles, échographies, coloscopies, électrocardiogrammes ainsi que le don de médicaments et la prise en charge de certaines maladies chroniques, à titre gracieux pour cette tranche de la population ; de même que des campagnes de sensibilisation (planification familiale, IST, tabac, drogues,

consommation d’alcool…) sont organisées au sein des lycées et collèges. Dans le cadre du plan d’action de l’année 2011 et de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), la filiale de l’A.A.U de Fès (créée en 2006) a organisé, le 26 février 2011, une journée de sensibilisation sur le sevrage tabagique au Lycée Al Adarissa à Fès. Les élèves de cet établissement ont été informés sur les conséquences de la consommation du tabac et du cannabis sur la santé par l’intervention du Dr Jaouad Ammor, (Président de l’A.A.U bureau de Fès) et du Dr Said Berrada (médecin généraliste spécialisé dans l’accompagnement au sevrage tabagique). Ce dernier pratique en effet, depuis plus de trois ans, une nouvelle méthode de sevrage tabagique, nommée « Chiapi », qui consiste à piquer deux points d’acupuncture situés sur les faces latérales du nez correspondant aux points n°10 de la rhinofaciopuncture et à la stimulation de la vésicule biliaire. Cette méthode élimine le besoin de fumer

en désactivant les récepteurs à la nicotine. Il s’agit donc d’une désintoxication pure et simple qui donne de très bons résultats et qui nécessite, selon le besoin, une deuxième ou une troisième séance ! Lors de cette journée, le Dr Ammor a souligné l’importance de la relation parentsadolescents qui doit être « reconsidérée » car elle représente un réel soutien pour aider les jeunes à cesser de fumer. Le Pr Maghnaoui F. (enseignante au lycée Adarissa) a diffusé, à cette occasion, un film retraçant les problèmes que rencontrent les jeunes suite à la consommation de tabac. Les jeunes étudiants du Lycée Al Adarissa ont également participé à cette journée de sensibilisation à travers une exposition de dessins et de tableaux en rapport avec le thème de la rencontre. Cette campagne de sensibilisation a été clôturée par un débat auquel ont assisté la direction du lycée, le Professeur Guenouni et le Docteur Iben Khayat.

L’ASSOCIATION LÉA POUR SAMY

UN COMBAT POUR « VAINCRE L’AUTISME » Après plus de huit années de militantisme dans le domaine de la sensibilisation et de l’information sur l’autisme, l’association Léa pour Samy est officiellement devenue VAINCRE L’AUTISME. Cette association a été à l’origine de la mise en place de plus d’une cinquantaine d’associations dans le royaume, de la réflexion pour la mise en place du premier plan autisme et a également remis son rapport sur la situation de l’autisme au Maroc aux ministères de l’Éducation Nationale, de la Santé et du Développement Social. En 2010, « Vaincre l’autisme » a signé une convention avec le CHU et la Faculté de médecine et de pharmacie de Fès pour créer le premier Centre de Référence pour l’Autisme (CRA) au Maroc ainsi qu’une autre convention de partenariat avec l’Institut Pasteur du Maroc pour réaliser la première étude d’envergure sur l’autisme au Maroc. L’année 2010 a également été marquée la publication d’un document de référence pour le dépistage et le diagnostic précoces de l’autisme. Reconnue aujourd’hui comme un acteur incontournable en matière d’autisme sur le

plan national et international, « Vaincre l’autisme » s’est fixé comme objectifs de défendre les droits des enfants, adolescents et adultes affectés d’autisme, d’agir pour faire connaître et reconnaître cette maladie, d’innover en matière de droits et de prise en charge et développer la recherche et la formation en matière d’autisme au Maroc. Dans ce cadre, cette association militante a instauré une stratégie de défense au cas par cas pour lutter contre les discriminations scolaires dont sont victimes les enfants autistes et leur privation d’accès à l’éducation en mettant en place des « Rencontres de l’Espoir » le long de l’année 2011, dont la première s’est déroulée samedi 25 février au CRA de Fès. Parmi les actions de l’année 2011 de l’association : la campagne médiatique « Vaincre l’Autisme 2011 », programmée simultanément en France et au Maroc a commencé le 25 mars dernier et s’étendra jusqu’au 7 avril. Cette campagne se focalisera sur l’importance du diagnostic pour le traitement de l’autisme et le développement de la recherche. En outre, la campagne « caravane de l’espoir pour vaincre l’autisme » se

déroulera du 4 au 19 juin 2011 avec le « Labo Mobile » en partenariat avec l’Institut Pasteur du Maroc. Cette caravane fera le tour de huit régions du royaume pour rencontrer les familles et les professionnels afin de lancer la première étude de recherche génétique sur l’autisme au Maroc. Elle sera clôturée par la 2e édition du « Village de l’autisme », un événement qui se déroulera durant le week-end du 18 et 19 juin 2011 dans les jardins de l’Institut Pasteur Maroc à Casablanca. De plus, un programme de formation des professionnels de la santé pour le dépistage et le diagnostic précoces de l’autisme est programmé dès le mois courant au sein du CRA de Fès. Notons que l’ONU a instauré le 2 avril de chaque année la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme, une occasion pour rappeler que les troubles envahissants du développement (TED) ne sont pas une fatalité et qu’il faut accepter les différences de chacun et saluer les efforts de chaque association menant un combat contre la discrimination des autistes.


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Remboursé par l’AMO

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JOURNÉE D’ENDOSCOPIE INTERVENTIONNELLE DE L’ACGSP

LA PREMIÈRE DU GENRE AU MAROC DANS LE SECTEUR PUBLIC

Le bloc opératoire lors d’une endoscopie interventionnelle à l’hôpital Moulay Youssef de Casablanca.

L’amicale casablancaise des gastro-entérologues du secteur public (ACGSP), en collaboration avec le CHU Ibn Rochd de Casablanca, a organisé le 12 février dernier sa première journée d’endoscopie digestive interventionnelle et ce, à l’hôpital Moulay Youssef de Casablanca. Les séances ont rassemblé les gastro-entérologues des hôpitaux membres de l’ACGSP, les enseignants du service de gastro-entérologie du CHU de Casablanca (les Professeurs Rhimou Alaoui, Wafaa Badre et Wafaa Hlioua) ainsi que des médecins réanimateurs, des infirmiers anesthésistes, endoscopiques et polyvalents tous exerçant

dans le secteur public de la Wilaya de Casablanca. Cette manifestation a été réussie sur tous les plans. Les membres de l’ACGSP ont enrichi leurs connaissances et amélioré leur formation en endoscopie interventionnelle et des patients indigents ont pu bénéficier d’actes endoscopiques dans des conditions optimales de sécurité et de confort ! En effet, deux séances d’endoscopie digestive interventionnelle (d’une durée de deux heures chacune) ont été programmées lors de cette journée. Celles-ci comprenaient des polypectomies, des mucosectomies et des ligatures de varices œsophagiennes (VO) avec une transmission en direct du bloc opé-

ratoire vers la salle de réunion de l’hôpital permettant ainsi aux différents intervenants de commenter leurs gestes. « Le but de cette journée est de mettre au profit des gastroentérologues du secteur public une formation approfondie concernant la pratique de l’endoscopie interventionnelle dont peuvent bénéficier les patients, souvent nécessiteux, des hôpitaux préfectoraux », a souligné le Dr Brahim Ait Errami, Président de l’ACGSP, ajoutant : « Le bureau de notre Amicale tient à remercier tous ceux qui ont aidé à faire de cette première journée d’endoscopie une réelle réussite, à savoir les Professeurs Alaoui, Badre, Hlioua et le Dr Abdelkrim Benabadji, sans oublier l’ensemble du personnel médical et paramédical de l’hôpital Moulay Youssef ainsi que les laboratoires pharmaceutiques et les sociétés de matériel d’endoscopie digestive participantes. » Notons que la pratique de l’endoscopie interventionnelle n’est pas accessible aux gastro-entérologues des hôpitaux préfectoraux du Grand Casablanca à cause du manque de moyens : endoscopes, endocoupes et salles aménagées. « Ceci est regrettable et il est donc nécessaire de mettre à la disposition des gastro-entérologues du secteur public les moyens nécessaires pour une meilleure prise en charge de ces patients », a conclu le Dr Ait Errami. En tout cas, l’ACGSP prévoit d’organiser ce genre de manifestation régulièrement dont une journée scientifique nationale programmée au courant de cette année.

COURS DE SÉNOLOGIE ET CONGRÈS NATIONAL DE LA SMMS

EN OCTOBRE À MARRAKECH L’Université mobile de mastologie MANOSMED (Mastology Association of Northern and Southren Mediterranean) organise tous les six mois un cours de trois jours dans un pays méditerranéen au profit des médecins gynécologues, oncologues, chirurgiens, anatomopathologistes, radiologues et généralistes. La validation de quatre cours de 25 heures chacun (25 heures de théorie et 5 heures de pratique) sanctionnés par un examen donne lieu à l’obtention d’un diplôme supérieur de sénologie délivré par l’université de

Montpellier. Le prochain cours aura lieu à Beyrouth (Liban) en juin 2011 et le suivant à Marrakech les 26, 27 et 28 octobre 2011. Le cours de Marrakech s’articulera autour du thème du cancer du sein débutant et il traitera du dépistage (radiologie conventionnelle, radio interventionnelle et cytologie anatomopathologie), des thérapeutiques adjuvantes, du ganglion sentinelle, des traitements conservateurs et de la reconstruction mammaire. La 3e édition du congrès national de la Société Marocaine des Maladies du Sein (SMMS),

qui fait partie désormais de la prestigieuse université mobile de mastologie MANOSMED, sera organisée directement après la fin du cours de sénologie, à savoir le 29 octobre. Il est prévu que cette manifestation regroupera environ 400 médecins provenant de 17 pays méditerranéens ainsi que des orateurs de renommée mondiale. Pour de plus amples informations sur les cours (dont la date limite d’inscription est de quinze jours avant chaque cours) ou sur le congrès national de SMMS, envoyez un e-mail à smms92004@yahoo.fr


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1) FORME(S) PHARMACEUTIQUE(S) ET PRESENTATION(S) : SAFLU 50, 125 et 250, Suspension pour inhalation, boîte de 1 flacon pressurisé de 120 doses - 2) COMPOSITION : Principes actifs : Propionate de Fluticasone (DCI) et Xinafoate de Salmétérol (DCI). Excipients : Lécithine, Ethanol anhydre et Norflurane (HFA-134 a) 3) INDICATIONS THERAPEUTIQUES : Asthme : Saflu est indiqué en traitement continu de l’asthme, dans les situations où l’administration par voie inhalée d’un médicament associant un corticoïde et un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de longue durée d’action est justifiée : > chez des patients insuffisamment contrôlés par une corticothérapie inhalée et la prise d’un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de courte durée d’action par voie inhalée à la demande, ou > chez des patients contrôlés par l’administration d’une corticothérapie inhalée associée à un traitement continu par bêta-2 agoniste de longue durée d’action par voie inhalée. 4) CONTRE-INDICATIONS : Hypersensibilité (allergie) connue à l’un des principes actifs ou excipients (cf Composition). 5) EFFETS SECONDAIRES : SAFLU contient du salmétérol et du propionate de fluticasone, dont les effets secondaires sont connus. Aucun effet secondaire nouveau n’est apparu lors de l’administration conjointe des deux principes actifs dans la même formulation. Les effets secondaires associés au salmétérol et au propionate de fluticasone sont cités ci-dessous, listés par classe organique et par fréquence. Les fréquences sont définies en : très fréquent (>= 1/10), fréquent (>= 1/100 et < 1/10), peu fréquent (>= 1/1000 et < 1/100), et très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés. Les effets très fréquents, fréquents et peu fréquents ont été décrits dans les essais cliniques. L’incidence correspondante dans le bras placebo n’a pas été prise en considération. Les effets secondaires «très rares» sont issus des notifications spontanées après commercialisation. Très fréquent : Troubles du système nerveux : Maux de tête/Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : Rhino-pharyngite. Fréquent : Infections et infestations : Candidose buccale et pharyngée, Pneumonie, Bronchite/Troubles du métabolisme et de la nutrition : Hypokaliémie/Troubles du système nerveux : Tremblements/ Troubles cardiaques : Palpitations/ Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : Gêne pharyngée, raucité de la voix/dysphonie, Sinusite/ Affections de la peau et du tissu sous-cutané : Contusions/ Troubles musculosquelettiques et systémiques : Crampes musculaires, Fractures traumatiques. Peu fréquent : Troubles du système immunitaire : Réactions d’hypersensibilité à type de réactions cutanées d’hypersensibilité/ Troubles cardiaques : Tachycardie. Très rare : Troubles du système immunitaire : Réactions d’hypersensibilité à type d’angioedème (principalement oedème facial et oropharyngé), symptômes respiratoires (dyspnée et/ou bronchospasme), réactions anaphylactiques incluant le choc anaphylactique/ Troubles endocriniens : Syndrome de Cushing, un tableau cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne, ralentissement de la croissance chez l’enfant et l’adolescent, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte, glaucome/ Troubles du métabolisme et de la nutrition : Hyperglycémie/ Troubles psychiatriques : Anxiété, troubles du sommeil et modifications du comportement incluant hyperactivité et irritabilité (notamment chez les enfants)/ Troubles cardiaques : Arythmies cardiaques (y compris fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire et extrasystoles)/ Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : Bronchospasme paradoxal/ Troubles musculosquelettiques et systémiques : Arthralgies, myalgies. Effets secondaires associés au salmétérol : Des effets secondaires liés aux propriétés pharmacodynamiques du bêta-2 mimétique du salmétérol, tels que tremblements, palpitations et maux de tête, ont été rapportés. Ils sont le plus souvent transitoires et diminuent avec la poursuite du traitement. Effets secondaires associés au propionate de fluticasone : Une raucité de la voix et une candidose (muguet) buccale et pharyngée peuvent survenir chez certains patients. Elles peuvent être réduites par le rinçage de la bouche à l’eau après utilisation de SAFLU. Les candidoses symptomatiques peuvent être traitées par antifongiques locaux tout en continuant le traitement par SAFLU. Des pneumonies ont été rapportées dans des études menées chez des patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive BPCO (cf. Pharmacodynamie). Les effets systémiques (syndrome de Cushing, un tableau cushingoïde), inhibition de la fonction surrénalienne, ralentissement de la croissance chez l’enfant et chez l’adolescent, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte et glaucome, sont possibles (cf Mises en garde/Précautions d’emploi). Comme avec d’autres produits inhalés, un bronchospasme paradoxal peut survenir à la suite de l’inhalation (cf Mises en garde/Précautions d’emploi). Des hyperglycémies ont été très rarement rapportées (cf Mises en garde/Précautions d’emploi). 6) PHENOMENES TOXIQUES OU D’INTOLERANCE POSSIBLES ET EVENTUELS : Surdosage : Aucun surdosage n’a été décrit dans les essais cliniques menés avec SAFLU. Néanmoins, les signes de surdosage sont connus pour chacun des principes actifs. Les symptômes d’un surdosage en salmétérol sont des tremblements, des céphalées et une tachycardie. Les antidotes de choix sont les agents bêtabloquants cardiosélectifs, mais ceux-ci doivent être utilisés avec une grande prudence chez les patients ayant des antécédents de bronchospasme. Si le traitement par SAFLU doit être interrompu en raison d’une exposition excessive aux bêta-2 mimétiques, il sera remplacé par un corticoïde seul. Si une hypokaliémie apparaît, elle devra être corrigée par un apport adapté de potassium. Surdosage aigu : L’administration de propionate de fluticasone à des doses supérieures à celles recommandées par voie inhalée peut entraîner une inhibition temporaire de la fonction surrénalienne. Il n’y a pas lieu d’adopter une mesure d’urgence car la fonction surrénalienne se rétablit en quelques jours, comme en témoignent les mesures du cortisol plasmatique. Surdosage chronique (cf Mises en garde/Précautions d’emploi : Risque d’inhibition surrénalienne) : Une surveillance pourra alors être nécessaire. En cas de surdosage en propionate de fluticasone, le traitement par SAFLU peut être poursuivi en ajustant la posologie aux doses suffisantes pour un contrôle optimal des symptômes de l’asthme. 7) POSOLOGIE USUELLE : Asthme : Adultes et adolescents de 12 ans et plus : 2 inhalations de 50 μg de propionate de fluticasone et 25 μg de salmétérol, 2 fois/jour, ou 2 inhalations de 125 μg de propionate de fluticasone et 25 μg de salmétérol, 2 fois/jour ; ou 2 inhalations de 250 μg de propionate de fluticasone et 25 μg de salmétérol, 2 fois/jour ; Enfants de 4 ans et plus : 2 inhalations de 50 μg de propionate de fluticasone et 25 μg de salmétérol, 2 fois/jour. Chez l’enfant, la dose maximale de propionate de fluticasone par voie inhalée qui est préconisée est de 100 μg, 2 fois/jour. Aucune donnée n’est disponible concernant l’utilisation de SAFLU chez les enfants de moins de 4 ans. 8) CONDITIONS PARTICULIÈRES D’EMPLOI ET SURVEILLANCE BIOLOGIQUE EVENTUELLE : Précautions d’emploi : L’adaptation d’un traitement anti-asthmatique se fait par palier, en fonction de l’état clinique du patient qui sera régulièrement réévalué par un suivi médical et le contrôle de la fonction respiratoire. SAFLU n’est pas adapté au traitement des crises d’asthme et des épisodes de dyspnées paroxystiques. Dans ces situations, le patient devra avoir recours à un bronchodilatateur à action rapide et de courte durée pour traiter les symptômes aigus. Le patient sera informé qu’il doit ainsi avoir en permanence à sa disposition un médicament bronchodilatateur à action rapide et de courte durée destiné à être utilisé en cas de crise d’asthme. Le traitement par SAFLU ne doit pas être initié pendant une phase d’exacerbation, ni en cas d’aggravation significative ou de détérioration aiguë de l’asthme. Des évènements indésirables graves liés à l’asthme et des exacerbations peuvent survenir lors du traitement par SAFLU. Il convient d’informer les patients que, si les symptômes de l’asthme persistent ou s’aggravent au cours du traitement par SAFLU, ils doivent continuer leur traitement mais prendre avis auprès de leur médecin. Une augmentation de la consommation de bronchodilatateurs à action rapide et de courte durée pour traiter les symptômes de l’asthme est le signe d’une déstabilisation de la maladie. Dans ce cas, le patient devra consulter son médecin. Une détérioration plus ou moins rapide du contrôle des symptômes doit faire craindre une évolution vers un asthme aigu grave pouvant mettre en jeu le pronostic vital et, par conséquent, nécessite une consultation médicale urgente. Il conviendra alors d’envisager une augmentation de la corticothérapie. De même, si le contrôle des symptômes reste insuffisant à la suite d’un traitement par SAFLU, une consultation médicale est nécessaire et la prescription d’une corticothérapie complémentaire doit être envisagée. Chez les patients asthmatiques ou atteints de BPCO, la prescription d’une corticothérapie complémentaire doit être prise en compte. Dès que les symptômes de l’asthme sont contrôlés, une diminution progressive de la dose de SAFLU doit être envisagée. Il est important que les patients soient suivis régulièrement lors de la période de réduction du traitement. La dose minimale efficace de SAFLU doit être utilisée (cf. Posologie/Mode d’administration). Chez les patients asthmatiques, le traitement par SAFLU ne devra pas être interrompu brusquement en raison d’un risque d’exacerbation. Par ailleurs, il conviendra de toujours rechercher la posologie minimale efficace sous contrôle médical. Comme d’autres corticoïdes destinés à être administrés par voie inhalée, SAFLU doit être utilisé avec précaution chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire. Rarement, SAFLU peut entraîner des troubles du rythme cardiaque tels que tachycardie supraventriculaire, extrasystoles et fibrillation auriculaire, ainsi qu’une baisse modérée et transitoire de la kaliémie à des doses thérapeutiques élevées. Par conséquent, SAFLU doit être utilisé avec prudence en cas de pathologies cardiovasculaires sévères, de troubles du rythme cardiaque, de diabète, d’hyperthyroïdie, d’hypokaliémie non corrigée ou chez les patients à risque d’hypokaliémie. Des augmentations de la glycémie ont été très rarement rapportées (cf Effets indésirables). Ceci doit être pris en compte lors de la prescription à des patients diabétiques. Comme avec d’autres produits inhalés, l’augmentation du sifflement bronchique témoignant d’un bronchospasme à la suite de l’inhalation doit conduire à l’arrêt du traitement par SAFLU et à un examen clinique du patient. Le traitement devra être réévalué pour envisager, le cas échéant, une thérapeutique alternative. Des précautions devront être prises lors du relais de la corticothérapie générale par SAFLU, notamment chez les patients susceptibles de présenter une fonction surrénalienne altérée. La corticothérapie inhalée peut entraîner des effets systémiques, en particulier lors de traitements à fortes doses ou au long cours. La survenue de ces effets reste cependant moins probable qu’au cours d’une corticothérapie orale. Il peut être observé un syndrome de Cushing, un tableau cushingoïde, une inhibition de la fonction surrénalienne, un retard de croissance chez l’enfant et l’adolescent, une diminution de la densité minérale osseuse, une cataracte et un glaucome. En conséquence, le patient sera suivi régulièrement et la posologie minimale efficace devra toujours être recherchée. La croissance des enfants recevant une corticothérapie inhalée à long terme devra être régulièrement surveillée. L’administration prolongée de doses élevées de corticoïdes par voie inhalée peut provoquer une inhibition de la fonction surrénalienne en favorisant la survenue d’une insuffisance surrénalienne aiguë. Les enfants et les adolescents de moins de 16 ans recevant de fortes doses de propionate de fluticasone (généralement >= 1000 μg/jour) peuvent être particulièrement à risque. Des cas d’inhibition de la fonction surrénalienne et d’insuffisance surrénale aiguë ont également été très rarement décrits avec des doses de propionate de fluticasone comprises entre 500 et 1000 μg. Les crises d’insuffisance surrénalienne peuvent être déclenchées par un traumatisme, une intervention chirurgicale, une infection ou toute diminution rapide de la posologie. Le tableau clinique est généralement atypique pouvant comprendre anorexie, douleur abdominale, perte de poids, fatigue, maux de tête, nausées, vomissements, hypotension, troubles de la conscience, hypoglycémie et convulsions. En cas de stress ou lorsqu’une intervention chirurgicale est prévue, une corticothérapie de supplémentation par voie générale peut être nécessaire. L’administration de propionate de fluticasone par voie inhalée favorise la diminution du recours aux corticoïdes oraux pour traiter l’asthme, mais elle ne prévient pas le risque d’apparition d’une insuffisance surrénalienne lors du sevrage des patients traités au long cours par une corticothérapie orale. Ce risque existe également chez les patients ayant reçu de fortes doses de corticoïdes en urgence. Le risque de persistance d’une freination des fonctions surrénaliennes doit rester présent à l’esprit dans les situations d’urgence et/ou susceptibles de déclencher un état de stress. Une corticothérapie substitutive adaptée devra être envisagée. Un avis spécialisé peut être requis. Le ritonavir peut augmenter considérablement les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone. Par conséquent, à moins que le bénéfice attendu pour le patient ne l’emporte sur le risque d’effets systémiques de la corticothérapie, il convient d’éviter de les administrer de façon concomitante. Le risque d’effets systémiques de la corticothérapie est également augmenté en cas d’administration concomitante de propionate de fluticasone avec d’autres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (cf Interactions). L’attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient deux principes actifs pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage. SAFLU suspension pour inhalation : l’absorption étant essentiellement pulmonaire, l’utilisation d’une chambre d’inhalation associée à l’aérosol doseur peut augmenter la dose délivrée au poumon. Cela peut éventuellement conduire à une augmentation du risque de survenue d’effets systémiques. Grossesse : En clinique, il n’existe pas de données suffisantes concernant l’utilisation du salmétérol et du propionate de fluticasone pendant la grossesse et l’allaitement pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique. Les études de reproduction menées chez l’animal ont mis en évidence une foetotoxicité de la bêta-2 mimétique et des glucocorticoïdes (cf Sécurité préclinique). L’utilisation de SAFLU au cours de la grossesse ne devra être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère l’emporte sur tout risque éventuel pour le foetus. Chez la femme enceinte, il conviendra de toujours rechercher la dose minimale efficace de propionate de fluticasone assurant un contrôle satisfaisant des symptômes de l’asthme. Allaitement : En clinique humaine, aucune donnée n’est disponible sur le passage dans le lait maternel. Chez le rat, le salmétérol et le propionate de fluticasone sont éliminés dans le lait. L’utilisation de SAFLU au cours de l’allaitement ne devra être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère l’emporte sur tout risque éventuel pour l’enfant. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines : Il n’y a pas eu d’étude spécifique évaluant les effets de ce médicament sur l’aptitude à conduire les véhicules et à utiliser des machines. Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions : Les bêtabloquants, sélectifs ou non, doivent être évités chez les patients atteints d’asthme, sauf nécessité absolue. L’administration concomitante d’autres bêta-adrénergiques peut potentialiser les effets bêta-2 mimétiques. Dans les conditions normales d’emploi, les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone atteintes après administration par voie inhalée sont faibles du fait d’un effet de premier passage présystémique important (hépatique et intestinal) et d’une forte clairance plasmatique par une importante métabolisation médiée par le cytochrome P450 3A4. Par conséquent, le risque d’interactions cliniquement significatives avec le propionate de fluticasone semble faible. Néanmoins, une étude d’interaction, chez des volontaires sains recevant du propionate de fluticasone par voie nasale a montré que le ritonavir (un inhibiteur très puissant du cytochrome P450 3A4), à la dose de 100 mg deux fois par jour, augmentait de plusieurs centaines de fois les concentrations plasmatiques de propionate de fluticasone, entraînant une diminution marquée des concentrations en cortisol plasmatique. Il n’y a pas de données documentant l’interaction avec la fluticasone administrée par voie inhalée, mais une augmentation importante des concentrations plasmatiques est attendue ; des cas de syndrome de Cushing et d’inhibition de la fonction surrénalienne ont été rapportés. Il convient donc d’éviter l’administration concomitante de propionate de fluticasone et de ritonavir, à moins que le bénéfice ne l’emporte sur le risque accru d’effets systémiques de la corticothérapie. Une étude de faible effectif menée chez des volontaires sains a montré que le kétoconazole (inhibiteur un peu moins puissant du cytochrome P450 3A4) augmentait de 150 % l’exposition systémique d’une dose de propionate de fluticasone par voie inhalée. La réduction du cortisol plasmatique était plus importante que celle observée après l’administration de propionate de fluticasone seul. Une augmentation de l’exposition systémique et du risque d’effets indésirables systémiques est attendue en cas d’administration concomitante d’autres inhibiteurs puissants du cytochrome P450 3A4 (ex : itraconazole). La prudence est recommandée et les traitements au long cours associant ce type de médicaments devront être évités dans la mesure du possible. 9) DESIGNATION DES TABLEAUX (LISTES) EVENTUELS (A, B, C) : Tableau A (liste I) PRECAUTIONS PARTICULIERES DE CONSERVATION ET DE MANIPULATION : A conserver à une température ne dépassant pas 25°C. La cartouche contient un liquide pressurisé. La cartouche ne doit pas être percée, ni cassée ou brûlée même si celle-ci semble vide. Fabriqué par CIPLA LTD. Date de dernière révision : Avril 2010


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JOURNÉES SCIENTIFIQUES D’INTERNAT DE MARRAKECH

Photo de l’auditoire..

UNE 9e ÉDITION RÉUSSIE L’Association des médecins internes de Marrakech (AMIMA) a organisé du 2 au 5 mars 2011 ses 9e Journées scientifiques à la Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech (FMPM). Plus de 500 médecins ont été inscrits à ces journées dont le slogan était « L’internat… Symbole d’excellence… Empreinte d’existence ». La matinée de la première journée a comporté des ateliers pratiques pour les médecins et les étudiants en médecine. L’après-midi a vu la rencontre d’une centaine de médecins autour d’une table ronde sur l’oncologie pédiatrique animée par d’éminents spécialistes marocains, à leur tête, le Pr Mohamed Harif, Directeur du CHU Mohammed VI Marrakech et Président du groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique. Le lendemain matin s’est déroulée une journée de réflexion dédiée au personnel infirmier durant laquelle ont été traitées la gestion des abords veineux périphériques et la gestion d’un service d’urgences. Hormis les séances de communications orales classiques, la nouveauté cette année a été l’introduction d’une séance de communication orale en anglais et une séance de cas cliniques avec vote électronique par télécommande. Durant l’après-midi de cette deuxième journée ont été tenues deux conférences intéressantes, l’une sur la pathologie dégénérative de l’appareil locomoteur et l’autre sur les TICE (Technologies d’Information et de Communication Appliquées à l’Enseignement) et pédagogie médicale. À ce propos, le Pr Abdelhaq Alaoui Yazidi, Doyen de la FMPM,

a déclaré que « la pédagogie et les méthodes d’enseignement en médecine peuvent s’intégrer dans le projet TICE de la FMPM qui a démarré en 2008 avec l’organisation du congrès international de l’université médicale virtuelle francophone « Congrès Internet et pédagogie des sciences de la santé et du sport ». Ainsi, la FMPM, qui a mis en place une plate-forme pédagogique du e-Learning, avec WIFI et doublé son équipement informatique, a également organisé des formations dans le domaine des TICE. L’objectif est d’assurer un enseignement médical de qualité surtout avec l’accroissement des effectifs des étudiants dans le cadre de l’initiative 3300 médecins à l’horizon 2020. » Le dernier jour de cette manifestation, clôturant ces journées scientifiques, une conférence sur le langage des cellules a été programmée ainsi qu’une autre sur le miracle scientifique du Coran dans le domaine médical. Cette dernière conférence a enregistré une au-

dience sans égale dans l’histoire des journées d’internat de Marrakech, avec plus de 400 personnes. « Ceci traduit la maturité et la conscience des médecins internes vis-à-vis de l’ampleur des obstacles rencontrés devant la prise en charge des enfants atteints de cancer qui a été le sujet de la principale table ronde de cette rencontre ; la pathologie dégénérative de l’appareil locomoteur qui constitue, devant des situations ambiguës, une vraie controverse médico-chirurgicale, nécessite une mise au point afin de standardiser leur prise en charge ; et le choix des techniques d’information et de communication appliquées à l’enseignement des médecins qui provient de notre souci permanent de parfaire notre formation », souligne le Président de l’AMIMA, le Dr Amine Bouaichi. Cette édition a été innovante sur tous les plans avec l’introduction des séances d’E-Posters au lieu de posters classiques et une séance de vidéos pédagogiques.

LE LASER EN MÉDECINE

ÉCHANGES À TANGER Le Groupe d’évaluation en lasers et échographie vasculaire du Maroc (GELEV Maroc) organise les 3e Journées scientifiques internationales -qui seront couplées aux 2e Journées marocaines- les 6 et 7 mai 2011 à l’hôtel Solazur, à Tanger. Cette rencontre permettra de faire le point sur l’état de l’art du laser et sur les possibilités d’avenir qu’il offre par rapport aux autres nouvelles technologies (radio-fréquence, ultrasons, lumière

pulsée…). Au programme, une conférence débat sur le droit, sur l’éthique médicale, sur les nouvelles technologies ainsi qu’une session de dermatologie, chirurgie plastique et esthétique avec des exposés sur les lasers vasculaires, les autres lasers et les autres technologies, une session endo-vasculaire enrichie avec des présentations sur l’aorte, la carotide et les nouveautés dans ce domaine, une autre session d’urologie

et enfin une session commune à toutes ces disciplines. Des ateliers pratiques en échographie vasculaire et des symposiums avec une réunion d’utilisateurs de lasers seront proposés aux participants avec une session de posters pour clôturer les journées. Pour plus d’informations, allez sur le site web : www.gelevmaroc.org ou appelez le 06 61 29 25 00.


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LE RETARD DE CROISSANCE

SUJET D’UNE FORMATION-DÉBAT À CASABLANCA Les laboratoires Pfizer et l’Association casablancaise des pédiatres privés (ACPP) ont organisé les 19 et 20 mars derniers, à Casablanca, une formation-débat sur le thème : «  Retard de croissance : du diagnostic au traitement ». Modérée par le Pr Michel Polak, responsable médical en endocrinologie pédiatrique à l’hôpital Necker, à Paris, cette formation a traité plusieurs sujets relatifs à la croissance : ses mécanismes, le diagnostic de retard de croissance, le maniement moderne de l’hormone de croissance, les résultats du traitement, les outils de pharmacovigilance et les aspects pratiques. Le retard de croissance ne peut être identifié que lorsque des mesures précises et répétées de la taille et du poids du sujet ont été relevées au cours de l’enfance. Ces mesures sont indiquées sur les courbes de croissance disponibles dans le carnet de santé. Ainsi, la croissance « normale » se définit par un poids et une taille entre – 2 et + 2 déviationsstandards (DS) pour l’âge et le sexe. En revanche, s’il existe un retard de croissance, une évaluation médicale est importante, afin de

De g à d : Pr Michel POLAK, Pr Farida JENNANE, pédiatre à l’hôpital d’enfants de Casablanca et Mme Hayat MALAK , Senior Medico-Marketing Manager Pfizer

déterminer si ce retard est physiologique (il n’y a pas de maladie gênant la croissance, le retard peut être transitoire et se corriger plus tard) ou pathologique (lorsqu’il s’agit d’une maladie qui gêne la croissance). Dans ces cas-là, un traitement sera préconisé. Il s’agit

de l’hormone de croissance recombinante (car elle est produite de manière artificielle par génie génétique, comme l’insuline, par exemple), et humaine (c’est-à-dire que sa structure est semblable à celle de l’hormone de croissance que l’homme fabrique).

TUBERCULOSE EN 2011

OBJECTIF : L’ÉRADICATION Depuis 2006 et selon l’objectif 6 du millénaire, le Maroc s’est engagé dans la stratégie Halte à la tuberculose qui prévoit la réduction de 50 % de la prévalence de la maladie en 2015 par rapport à 1990. Dans ce contexte et à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, l’Association SOS Tuberculose et maladies respiratoires a organisé, les 16 et 17 mars 2011, des ateliers de formation (plaidoyer communautaire et mobilisation sociale PCMS) pour la lutte anti-tuberculeuse à l’hôpital Bouafi de la préfecture El Fida Derb Sultan Casablanca, préfecture où l’incidence est la plus élevée dans la ville de Casablanca. Plus de 5000 cas de tuberculose ont été recensés en 2010 dans cette ville, soit 20 % de l’ensemble des cas du royaume ! « L’objectif de ces ateliers est de sensibiliser les médecins généralistes de la préfecture El Fida sur l’approche communautaire et la

mobilisation sociale qui est actuellement une composante très importante dans la bonne prise en charge de la tuberculose », souligne le Pr Zoubida Bouayad, Présidente de l’Association SOS Tuberculose qui ajoute : « Si notre pays ne change pas d’approche et ne renforce pas son dynamisme et sa politique de prévention pour lutter contre ce fléau en impliquant toutes les composantes de la société (ministères, collectivités locales, société civile, personnel de santé privé et public), nos objectifs ne seront pas atteints, nous ne pourrons pas améliorer nos indicateurs de santé et notre population ne sera pas à l’abri de l’éclosion des formes graves de la tuberculose ! ». Le programme de ces ateliers a englobé des exposés sur la stratégie PCMS, l’application des OMD et la mobilisation sociale, les données épidémiologiques sur la situation de la tuberculose et sur la prise en charge

du malade tuberculeux. « Ces ateliers nous ont permis d’aboutir à plusieurs recommandations tels l’organisation d’un séminaire avec le secteur libéral pour essayer de le sensibiliser sur cette mobilisation sociale (PCMS), l’appel des ONG de la préfecture Al Fida souhaitant collaborer avec notre association dans le cadre de la lutte contre la tuberculose à travers la sensibilisation de la population de cette région à adhérer à un traitement anti-tuberculeux adéquat afin de faire baisser le taux de prévalence de cette maladie, un plaidoyer avec les élus de la préfecture, la sensibilisation au niveau de ses lycées et enfin la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose, le 24 mars, au niveau du centre de diagnostic spécialisé de la tuberculose et maladies respiratoires (CDTMR) d’ Al Fida aux côtés des malades et du personnel médical et paramédical », conclut le Pr Bouayad.


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L’HYPERPROLACTINÉMIE L’HYPE

UN CAUSE NON NÉGLIGEABLE UNE D’INFERTILITÉ D CHEZ LA FEMME INTERVIEW DU PR LAGHZAOUI MOHAMED, SERVICE DE GYNÉCOLOGIE OBSTÉTRIQUE AU CHU IBN ROCHD, CASABLANCA.

Doctinews. Qu’est-ce que l’hyperprolactinémie chez la femme et quelles sont ses causes ? Pr Laghzaoui Mohamed. On parle d’hyperprolactinémie chez la femme quand le taux de prolactine (hormone sécrétée par l’hypophyse antérieure) dépasse les 30μg par litre de sang, la prolactinémie normale étant inférieure à 20μg/l en dehors du sommeil. Généralement, cette augmentation peut être induite par une cause physiologique, à savoir la grossesse et l’allaitement (ne nécessitant aucun traitement) ou par une cause pathologique secondaire on non à un adénome hypophysaire. La prise de certains médicaments tels que les neuroleptiques, utilisés dans le cadre des psychoses, ou les neuroleptiques anti-émétiques (métoclopramide) peut entraîner également une hyperprolactinémie. Comment l’hyperprolactinémie peutelle causer une infertilité chez la femme ? En plus de la prolactine, l’hypophyse secrète plusieurs hormones comme, par exemple, les FSH-LH, TSH, ACTH… Lorsque l’une de ces hormones, en l’occurrence la prolactine,

est secrétée en excès, automatiquement m les autres hormones vont voir leu leur sécrétion réduite. La FSH agit au niv niveau de l’ovaire en assurant la matu turation folliculaire et elle est donc responsable de la production des œstrogènes. La LH induit l’ovulation. L’insuffisance de production de ces deux hormones conduit à une aménorrhée. Classiquement, on parlait du syndrome aménorrhée-galactorrhée, syndrome secondaire à l’hypersécrétion de la prolactine et donc une galactorrhée et l’absence de stimulation ovarienne par la FSH qui fait défaut. En dehors du traitement, ce syndrome conduit à une infertilité. Il est à noter que la prévalence de l’hypeprolactinémie est élevée chez les femmes infertiles. Comment effectuer le diagnostic de l’hyperprolactinémie ? Le diagnostic de l’hyperprolactinémie chez la femme est fait par dosage plasmatique qui montre un taux supérieur à 30μg/l. Auparavant, pour faire le diagnostic d’un adénome hypophysaire, on effectuait un examen ophtalmologique avec une radiographie de la selle turcique. En effet, une tumeur hypophysaire peut comprimer le nerf optique et retentir sur la vision du patient. La radiographie de la selle turcique a pour but de rechercher des lésions secondaires au développement d’un adénome hypophysaire. Au-

jourd’hui, le diagnostic des adénomes hypophysaires est beaucoup plus facile grâce au scanner et surtout à l’IRM qui peut mettre en évidence même des micro-adénomes. Quels sont les moyens thérapeutiques ? D’abord, on ne traite que l’hyperprolactinémie pathologique (tumorale ou non tumorale) lorsqu’elle est responsable d’infertilité chez une femme désirant une grossesse ou quand il y a une tumeur mettant en danger le nerf optique. Le traitement de première intention est la Cabergoline à la dose de 0,5 mg par semaine. Cette dose peut être augmentée par palier de 0,5 mg par semaine s’il n’y a pas de réponse après un mois de traitement, sans pour autant dépasser 4,5 mg par semaine. Cependant, il n’y a pas d’étude qui prouve l’innocuité de ce médicament durant la grossesse. En cas de résistance au traitement médical, l’hyperprolactinémie tumorale est traitée par chirurgie. Comment la Cabergoline agit-elle pour réduire le taux de prolactine ? La Cabergoline est un agoniste dopaminergique qui agit sur l’hypothalamus en amont pour réduire la production de la prolactine. Dans ce cas, l’hypophyse n’est plus stimulée par l’hypothalamus pour produire la prolactine.


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DENOMINATION : DOSTINEX® 0,5 mg, comprimé. COMPOSITION : Cabergoline : 0,5 mg par comprimé. DONNEES CLINIQUES : Indications thérapeutiques : Hyperprolactinémie idiopathique ; hyperprolactinémie liée à la présence d’un microadénome ou d'un macroadénome hypophysaire, et leurs manifestations cliniques : -chez la femme : galactorrhée, oligo- ou aménorrhée, infertilité ; -chez l’homme : gynécomastie, impuissance. Posologie et mode d’administration : Posologie initiale : 0,5 mg/semaine en 1 seule prise pendant 4 semaines. Puis, en fonction de la prolactinémie mesurée au maximum toutes les 4 semaines, la veille de la prise, maintien de la posologie ou augmentation par paliers de 0,5 mg jusqu’à l’obtention d’une réponse optimale. Surveillance après équilibration : dosage trimestriel de la prolactinémie. La plupart des patients sont contrôlés par une dose ≤ 1 mg/semaine (1 prise unique par semaine). La posologie peut varier de 0,25 à 2 voire jusqu'à 4,5 mg/semaine. Si la dose hebdomadaire est > 1 mg, la fractionner au moins en 2 prises. Administration au milieu du repas, le soir ou avec une légère collation, au coucher. Contre-indications : hypersensibilité connue à la cabergoline ou à l’un des constituants de ce médicament. Association aux neuroleptiques antiémétiques et neuroleptiques antipsychotiques (sauf clozapine) (voir Interactions médicamenteuses). Association avec la phénylpropanolamine. Mises en garde spéciales et précautions particulières d’emploi : Chez les patients parkinsoniens, en particulier traités par cabergoline, une somnolence et des accès de sommeil d'apparition soudaine ont été rapportés. Prudence lors de la conduite de véhicules ou l'utilisation des machines pendant le traitement. Surveillance tensionnelle en début de traitement. Contraception adéquate. En cas d’adénome hypophysaire chez une femme enceinte, en particulier si le traitement a été interrompu, surveillance attentive de l’adénome tout au long de la grossesse. En cas de signes d’expansion tumorale, prise en charge en milieu spécialisé et mise en place d’un traitement adapté. Prudence en cas d’insuffisance hépatique sévère, d’affections vasculaires oblitérantes (y compris insuffisance coronaire) ou de syndrome de Raynaud. Surveillance particulière en cas d'antécédents psychiatriques (confusions, hallucinations). Cas de jeu pathologique (compulsion au jeu), d’hypersexualité et d’augmentation de la libido rapportés chez des patients atteints de la maladie de Parkinson traités par des posologies élevées : effets généralement réversibles après diminution des doses ou arrêt du traitement.Tenir compte de la présence de lactose en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et galactose ou de déficit en lactase. Interactions avec d’autres médicaments et autres formes d’interactions : Associations contre-indiquées : -neuroleptiques antipsychotiques (sauf clozapine) -neuroleptiques antiémétiques -phénylpropanolamine. Associations déconseillées : - alcaloïdes de l’ergot de seigle (ergotamine, dihydroergotamine, méthylergométrine) -macrolides (sauf spiramycine) -sympathomimétiques indirects. Grossesse et allaitement : Grossesse : Avant administration, exclure une grossesse. Si une grossesse est souhaitée, interrompre le traitement au moins 1 mois au préalable, sauf indication contraire. Allaitement : rendu impossible en raison de l’effet inhibiteur sur la sécrétion de prolactine. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines : Risque de baisses tensionnelles et de vertiges notamment en début de traitement. Risque d'altération de la vigilance suite à une somnolence et/ou accès de sommeil d'apparition soudaine (cf. Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi). Effets indésirables: Fréquents : nausées et vomissements, céphalées, étourdissements/vertiges, douleurs abdominales et constipation, asthénie. Peu fréquents : somnolence diurne et accès de sommeil d'apparition soudaine. Rares : hypotension symptomatique ou malaise. Plus rares : mastodynies, bouffées de chaleur, dépression et paresthésies. Cas de jeu pathologique (compulsion au jeu), d’hypersexualité et d’augmentation de la libido rapportés depuis la mise sur le marché. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES : Propriétés pharmacodynamiques : Classe pharmacothératique : Inhibiteur de la prolactine. Code ATC : G02CB03. DONNEES PHARMACEUTIQUES. PRESENTATION ET NUMERO D'IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE : DOSTINEX 0,5 mg comprimé, boîte de 8 comprimés en flacon (verre brun de type I) CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE : Liste I/TableauA. EXPLOITANT : Laprophan sous licence Pfizer Maroc.

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UN SYMPOSIUM

POUR LES FUTURS DÉLÉGUÉS MÉDICAUX Le cabinet ADN Formations, spécialisé dans la formation en délégation médicale, a organisé le 26 février dernier, à Rabat, le 1er symposium du délégué médical à l’amphithéâtre du Centre anti-poison et de pharmacovigilance du Maroc. Sous le thème : « Le délégué médical : opportunité d’une carrière dans un marché pharmaceutique en expansion », ce symposium a réuni plus de 900 personnes entre participants et visiteurs (professionnels de l’industrie pharmaceutique, managers, conseillers en bilan de compétences, consultants en recrutement, délégués médicaux, médecins, pharmaciens, étudiants…) dans le but de promouvoir l’industrie pharmaceutique auprès des jeunes diplômés des universités et établissements d’enseignement supérieur et les sensibiliser sur les possibilités d’emploi dans ce secteur. Durant ce symposium, des exposés variés ont été animés par des intervenants hautement qualifiés, notamment sur le marché pharmaceutique au Maroc, la visite médicale, la gestion et le plan de carrière du délégué médical, les réseaux sociaux dans les

pratiques professionnelles et l’expérience de ADN Formations. Cette manifestation a été clôturée par des témoignages de délégués médicaux en activité. ADN Formation, créé en 2004, est un cabinet de formation et de recrutement spécialisé dans la formation de délé-

gués médicaux et le recrutement commercial pour l’industrie pharmaceutique. À ce jour, près de 300 délégués médicaux formés par le cabinet sillonnent le Maroc pour le compte de leurs laboratoires pharmaceutiques et autres sociétés de promotion médicale.

PRISE EN CHARGE DE LA MALADIE DE PARKINSON AU MAROC

DES PROGRÈS, MAIS BEAUCOUP RESTE À FAIRE La maladie de Parkinson a été décrite pour la première fois par le médecin anglais James Parkinson, en 1817, comme étant une « paralysie agitante ». C’est le médecin français, Charcot (hôpital de la Salpêtrière) qui lui donna le nom définitif de « Maladie de Parkinson » à la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une affection dégénérative des neurones dopaminergiques touchant 1,5 % de la population de plus de 65 ans et atteignant autant les hommes que les femmes. C’est le déficit en dopamine dans le cerveau, engendré lors de la maladie, qui provoque les troubles du mouvement. Depuis 1997, le 11 avril (date anniversaire de la naissance de James Parkinson) est devenu la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, une occasion pour souligner les problèmes que rencontre notre pays dans la prise en charge de cette maladie dont les causes demeurent encore inconnues. À travers une étude basée sur un recrutement de consultation de mouvements anormaux au sein du service de neurologie B et de neurogénétique du CHU Ibn Sina,

à Rabat, l’équipe du Pr Wafa Regragui, médecin neurologue au sein du même service, a colligé un total de 117 patients entre 2006 et 2010, soit environ 20 nouveaux cas par an. L’âge moyen des patients est de 64 ans (+/-10), celui du début de la maladie étant de 57.3 ans +/- 11.2. Cette étude a relevé une prédominance masculine à 60.5 %. Au Maroc, les médicaments dopaminergiques disponibles sur le marché, au nombre de deux en tout et pour tout, coûtent assez cher : la lévodopa-Benserazide : 300 DH et le piribédil : 140 DH ! Deux autres agonistes ont obtenu l’AMM, mais ils ne sont pas encore disponibles en officine. Cependant, leurs prix seront encore plus élevés, entre 1000 et 1500 DH, sans oublier le coût des traitements adjuvants (antidépresseurs, médicaments pour corriger les troubles du sommeil, les troubles sphinctériens, la douleur, l’hypotension orthostatique...) et ceux de la kinésithérapie qui est un outil important dans la prise en charge de la maladie de Parkinson. « Certains patients se retrouvent en sous-dosage et ne voient pas leurs

symptômes améliorés car ils ne peuvent s’offrir une dose suffisante en traitement dopaminergique », explique le Pr Regragui, ajoutant : « Notre pays a connu une avancée majeure en termes de traitement chirurgical de la maladie car la stimulation cérébrale profonde du noyau sous-thalamique est actuellement disponible au Maroc et elle est prise en charge par la CNOPS à raison de 80 % du coût global évalué à 300 000 DH. Nous disposons aussi du traitement radiochirurgical par Gammaknife dans les formes tremblantes avec une contre-indication à la chirurgie dont le coût est aux alentours de 70 000 DH pris en charge totalement par la CNOPS. » Notons que la prescription erronée de la levodopa à un stade précoce de la maladie par des non spécialistes expose précocement les patients aux complications du traitement, notamment les dyskinésies dont la prise en charge nécessite le recours à la chirurgie avec ses implications économiques.


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COLGATE

STOP À LA CARIE DENTAIRE Mars 2011 a été placé sous le signe de la santé bucco-dentaire grâce à Colgate et à ses partenaires qui ont lancé durant ce mois une campagne de sensibilisation sous le thème « Tous pour un objectif 0 carie » visant à sensibiliser la population marocaine sur les habitudes d’hygiène buccodentaire. Cette action de prise de conscience s’est déroulée à travers une campagne média éducative, une caravane mobile dans les zones urbaines (diagnostics dentaires et sensibilisation) et des stands éducatifs et diagnostics gratuits avec jeux éducatifs pour enfants dans les principales enseignes marocaines. Des médecins dentistes ont même offert des diagnostics gratuits dans leurs cabinets dentaires respectifs dans le cadre de cette initiative. La dernière enquête épidémiologique nationale réalisée en 1999 a révélé que la carie dentaire touche 72,0 % des enfants de 12 ans, 82,5 % des adolescents de 15 ans et 97,7 % des adultes entre 35 et 44 ans. Ces statistiques sont d’ailleurs confirmées par la faible consommation de produits d’hygiène bucco-dentaire (1 dentifrice 50ml/an/habitant et une brosse à dents/habitant tous les 4,5 ans), alors qu’elle est 3 fois plus élevée en Tunisie, par exemple.

Le mois de la santé bucco-dentaire entre dans le cadre du programme international de Colgate « Un Sourire éclatant, un avenir brillant » qui a bénéficié à plus de 500 millions d’enfants scolarisés dans plus de 80 pays. Après cette première édition au Maroc, les organisateurs espèrent faire de ce programme un rendez-vous annuel dans notre pays afin d’habituer la population à de bonnes pratiques d’hygiène buccodentaire.

HÉMOPHILIE AU MAROC

LES LABORATOIRES BAYER ENGAGÉS DANS LE COMBAT Célébrée le 17 avril de chaque année (anniversaire de la naissance, en 1926, du québécois Frank Schnabel, fondateur de la Fédération Mondiale de l’Hémophilie), la Journée mondiale de l’hémophilie est une occasion unique pour sensibiliser un large public aux réalités d’une maladie peu connue et de mobiliser le plus grand nombre en faveur de l’intégration des patients. Cette maladie héréditaire hémorragique touche environ 400 000 personnes dans le monde dont seulement 30 % sont connus, d’après la Fédération internationale de l’hémophilie. Au Maroc, on estime qu’il y a 3000 hémophiles. Selon l’Association marocaine des hémophiles, 1000 cas d’hémophilie ont été recensés en 2010 dont seulement environ 100 pris en charge régulièrement à cause du poids social et économique de la maladie. Les deux centres spécialisés en prise en charge complète de l’hémophilie et des autres troubles de coagulation se trouvent au niveau des CHU de Casablanca et Rabat, mais les ressources humaines qualifiées en matière de diagnostic et de prise en charge de cette maladie dans le secteur public restent insuffisantes (30 hématologues, 120 internistes et 300 pédiatres). Selon l’OMS et la Fédération Mondiale de l’Hémophilie, le minimum pour la prise en charge thérapeu-

tique de l’hémophilie est d’assurer 1UI/capita de facteur anti-hémophilique. En 2009, le Maroc était à 0.1 UI/capita. Par ailleurs, il existe des facteurs VIII recombinants mis sur le marché. L’avantage des produits recombinants est de mettre à la disposition des hémophiles des produits dépourvus de risque infectieux. Le ministère de la Santé a assuré l’achat de 1.100.000 UI et les Laboratoires Bayer on fait un don de 220.000UI. D’un autre côté, les médicaments pour traiter l’hémophilie A mineur et les facteurs IX recombinants n’existent toujours pas sur le marché marocain ! Dans le cadre de l’amélioration de la prise en charge de l’hémophilie, les laboratoires Bayer ont établi une stratégie qui vise à réduire la morbidité et la mortalité. À travers ce programme, Bayer espère mettre en place un plan d’action de dépistage d’ici fin 2011, dépister 35 % des hémophiles présumés pour passer de 956 en 2009 à 1100 cas d’ici 2012, former des médecins spécialistes et des personnels paramédicaux en matière d’hémophilie par région, d’ici fin 2011 (32 médecins spécialistes et 32 paramédicaux), former des biologistes dans le domaine, pourvoir 0,5 UI per capita pour le « traitement à la demande » des patients hémophiles suivis d’ici 2012. Concernant le suivi et

l’évaluation de la maladie, les laboratoires Bayer ont entièrement pris en charge un registre électronique, lancé durant l’année dernière au niveau des centres de Casablanca, Rabat, Agadir et à Marrakech, qui analyse les différentes données épidémiologiques, géographiques, thérapeutiques, etc. Le laboratoire ambitionne d’analyser les données de ce registre et de mettre en place une base de données afin d’élaborer une stratégie nationale de soins hémophiliques en 2012. Bayer entreprend également une collaboration avec la Fédération mondiale de l’hémophilie en matière de contrôle à travers le programme international « GAP » (Global Alliance pour le Progrès) aussi bien sur le plan du diagnostic clinique et biologique que thérapeutique, en appuyant l’amélioration des compétences des professionnels de la santé. Signalons que les Laboratoires Bayer participent à l’organisation de la Journée mondiale de l’hémophilie depuis 2007 et supportent l’Association marocaine des hémophiles dans ses différentes activités. Cette dernière organise d’ailleurs la 4e édition du symposium des valeurs sous le thème « Traitement pour tous » les 15, 16 et 17 avril 2011, à l’hôtel Rabat, à Rabat, au CHU Ibn Rochd et au Club équestre de Sidi Othmane, à Casablanca. Soyons tous au rendez-vous !


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Les collaborateurs Merck Serono lors de la manifestation.

DIABÈTE ET TROUBLES DE LA THYROÏDE

OBJETS D’UNE RÉUNION À CASABLANCA Dans une période de tensions dans le monde arabe, le Maroc a pu réunir, dans la sérénité et la bonne entente, plus de 22 pays africains (Afrique du Sud, Algérie, Égypte, Ghana, Maroc, Nigeria, Soudan, Tunisie…), de la région du « Middle East » (Arabie Saoudite, Bahreïn, les Émirats Unis, Jordanie, Liban…) et d’Europe (Allemagne, Angleterre, France…) lors du 2e meeting intercontinental du diabète et des troubles de la thyroïde, organisé par les laboratoires Merck Serono, les 18 et 19 mars derniers, à Casablanca. Cette rencontre a permis à plus de 180 endocrinologues et diabétologues (dont une trentaine de Marocains venus essentiellement de Rabat et Casablanca) de connaître les actualités et les données cliniques concernant la prise en charge du diabète de type 2 et les troubles de la thyroïde présentés par un panel d’éminents intervenants et experts. Le programme de cette année a permis une approche holistique de ces deux pathologies, allant jusqu’à traiter de leur impact sur l’économie de la santé, proposer une analyse des stratégies de dépistage et de gestion avec une attention particulière sur la prise en charge de ces maladies chez la femme enceinte. « La particularité de ce meeting était d’insister sur l’intrication du diabète et de l’hypothyroïdie, leur dépistage, leurs impacts socio-économiques sur les régions d’Afrique et du Middle-East ainsi que le diagnostic et le traitement du diabète et de l’hypothyroïdie gestationnels et les mesures à prendre pour qu’il n’y ait pas d’impact sur le fœtus », a souligné le Dr Oussama Jebri, Product Manager « Care and General Medecine » à Merck Serono MENA. Selon lui, le choix de l’Afrique et

du Middle-East est dû à la prévalence élevée (d’après l’Immune Deficiency Foundation - IDF) du diabète de type 2 dans ces deux régions. Quatre ateliers pratiques étaient également au menu de cette rencontre : « Cas d’une intervention à l’étape de pré-diabète », « Prise en charge des patients avec un traitement hormonal substitutif de la thyroïde », «  jout des thérapies à la metformine pendant la progression du diabète » et « Hypothyroïdie sub-clinique ». « Ces Workshops ont été divisés en groupes réduits de travail réunissant plusieurs nationalités afin d’avoir le maximum d’interactivité entre les médecins participants », a ajouté le Dr Jebri. À travers l’organisation de telles rencontres, Merck Serono vise à mettre en place une plate-forme interrégionale et à créer un pont scientifique entre les différents continents pour avoir des consensus de prise en charge de différentes pathologies. « Nous avons de l’expertise en ce qui concerne le diabète et les troubles de la thyroïde. Nous nous sommes donc positionnés en tant qu’enzyme pour déclencher ces réunions puisque nous interagissons avec les spécialistes de cette discipline au niveau de l’Afrique et de la région du Middle-East », a déclaré Dr Jebri, avant de conclure : « Je tiens à remercier notre équipe marocaine qui fait un travail remarquable et aussi l’enthousiasme des médecins marocains qui nous aident énormément. L’accueil ici est optimal et la structure hôtelière ainsi que la logistique assurée par l’agence organisatrice nous facilitent tellement la vie que c’est toujours un plaisir pour nous de venir au Maroc et d’y organiser nos meeting  ! »

LE MOT DE M. ABDELOUAHED BABI BERRADA

DIRECTEUR GÉNÉRAL DE MERCK SERONO MAROC Le but principal de cette manifestation scientifique est de créer un échange entre les intervenants et les parties prenantes des 22 pays participants afin qu’ils s’accordent à reconnaître l’importante présence du diabète et des troubles de la thyroïde dans ces pays et qu’ils transigent sur les différentes façons de la prise en charge de leurs patients. Habituellement, on ne voit que des échanges Europe/Afrique ou Europe/ Middle-East. Aujourd’hui, les laboratoires Merck Serono souhaitent établir des réseaux d’échange Afrique/Middle-East et aussi, apporter aux médecins un support qui puisse les aider dans la prise en charge d’une discipline bien définie, notamment les troubles de la thyroïde où nous sommes leader. Cette année, le niveau des orateurs a été très élevé et les communications étaient d’une excellente qualité. L’agence SIGMA CO a fait un excellent travail d’organisation et de logistique. Tous les participants étaient ravis du choix du site et ont pu profiter de leur séjour qui leur a confirmé la légendaire convivialité et l’hospitalité marocaine. Après le premier meeting qui a eu lieu l’année dernière, en Afrique du Sud, celuici à Casablanca, notre but est de faire de cette manifestation un rendez-vous annuel. Nous n’avons pas encore défini le pays où se tiendra la prochaine édition du meeting Diabète et Troubles de la thyroïde, mais elle aura lieu certainement aux alentours du mois de mars 2012.


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TRIMÉBUTINE ET TFI

UN VÉRITABLE HARMONISATEUR DE L’ACTIVITÉ MOTRICE ET DE LA SENSIBILITÉ DE L’INTESTIN Se définissant par des douleurs abdominales chroniques associées à d’autres troubles fonctionnels digestifs, le Syndrome de l’intestin irritable (SII) ou les Troubles fonctionnels intestinaux (TFI) représentent la plus fréquente des affections intestinales. Ils affectent 25 à 66 % de la population avec un sexe-ratio de quatre femmes pour un homme perturbant ainsi la qualité de vie de ces patients et menant à leur déséquilibre psychique !

Pour en savoir plus sur cette pathologie digestive, Doctinews a posé quelques questions au Dr Mohamed Amine, spécialiste des maladies de l’appareil digestif à Casablanca, Président fondateur de la Société marocaine des gastro-entérologues privés et membre de la Société marocaine des maladies de l’appareil digestif .

INT INTERVIEW DU Dr MOHAMED AMINE, SPÉCIALISTE DES D MALADIES DE L’APPAREIL DIGESTIF À CASABLANCA.

Quelles peuvent être les causes des TFI ? Après l’interrogatoire des malades, on retrouve derrière ces troubles soit un facteur bactérien lors de gastro-entérite (Escherichia Coli), soit un facteur parasitaire (amibiase chronique) ou bien une allergie alimentaire (aux féculents, crudités…). Une baisse très importante du Lithium a été retrouvée chez les patients atteints de TFI. Une chose encore plus étonnante : la notion d’abus sexuels lors du jeune âge est retrouvée dans 60 % des cas !

Comment faire le diagnostic ? Pour faire le diagnostic, il faut faire un interrogatoire précis sur les antécédents du malade pour rechercher les critères de ROME II (émis en 1999 par la Société Internationale des Maladies de l’Appa-

reil Digestif). Il faut établir un examen clinique complet du patient, un examen des selles (pour ne pas passer à côté d’une pathologie parasitaire, infectieuse ou tumorale) et s’assurer que le malade n’est pas porteur d’une maladie organique grâce à une coloscopie avec recherche de polypes ou cancer colorectal. Ce qui est important, c’est de ne jamais se précipiter sur les symptômes du patient et de lui accorder une écoute psychologique attentive pour apprécier son vécu quotidien.

Quel est le traitement des TFI ? Le traitement des TFI est principalement symptomatique et dépend donc des symptômes prédominants (douleurs, constipation, diarrhées, ballonnements, gaz…). Le traitement doit être accompagné d’un régime diététique équilibré et d’une activité sportive. La réassurance des patients est un objectif prioritaire qui contribue à l’amélioration des symptômes.

Quelle est la place des antispasmodiques dans la prise en charge des TFI ? Les troubles de la motricité intestinale (hypertonie ou atonie intestinale) et l’hypersensibilité viscérale des malades

atteints de TFI ont permis de reconnaître l’importance de l’axe cerveau-intestin (brain-gut axis). En effet, le flux arrivant du centre bulbo-spinal du système nerveux va déclencher l’augmentation de la motricité intestinale en contractant les muscles lisses qui vont agir par contraction anarchique s’accompagnant de spasmes intestinaux. Ces derniers vont déclencher une excitation des nerfs afférents sensitifs et vont augmenter la sensibilité, ce qui va engendrer une douleur au niveau du centre nerveux… En effet, c’est la pénétration anormale du calcium dans les canaux cellulaires des muscles lisses responsables du stimulus qui va exagérer la douleur, d’où l’usage d’agonistes calciques intestinaux dont le plus utilisé est la trimébutine qui, en empêchant le passage du calcium à l’intérieur des cellules, supprime la douleur. Cette molécule agit en ralentissant ou en régulant les mouvements anormaux de l’intestin. L’efficacité de traitements spasmolytiques harmonisateurs n’est plus à démontrer dans la prise en charge des TFI et la trimébutine est le médicament de choix dans ce cas vu qu’il n’y a pas d’effets secondaires et pas de contre-indication chez la femme enceinte (durant les deux derniers trimestres).


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IND 06-03-11

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Actu produits

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IL DONNE AUX PATIENTS L’INSULINE DONT ILS ONT BESOIN, SANS PERTURBER LEUR MODE DE VIE.

PPM: 111 DHs

PPM: 111 DHs

Les laboratoires Lilly ont le plaisir de vous annoncer qu’ils mettent à votre disposition les Stylos à insulines , des stylos pré-remplis, jetables, utilisés dans le traitement du diabète. Le Stylo contient 3 ml d’insuline dosée à 100 unités/ml. Conçus pour une utilisation facile, les stylos sont disponibles sous deux formulations : 1-Humalog mix25  : contient une suspension pré-mélangée dont le principe actif est l’insuline lispro. Humalog mix25 contient 25 % d’insuline lispro en solution dans

l’eau associée à 75 % d’insuline lispro en suspension avec du sulfate de protamine dont l’action est prolongée. Chaque stylo Humalog mix25 contient 300 unités internationales d’insuline lispro (100 UI/ml) de solution injectable. Il est conditionné par boîte d’1 stylo pré-rempli au PPM de 111 Dhs. 2- Humalog : contient 300 unités internationales d’insuline lispro (100 UI/ml) de solution injectable. Les stylos Humalog sont conditionnés par boîte d’1 stylo pré-rempli au PPM de 111 Dhs également.

NEOCLAV

CELLOSORB

AZYTER

AMOXICILLINE+ACIDE CLAVULANIQUE

■ Laboratoires URGO/STERIFIL ■ Indication Pansement absorbant pour le traitement de toutes les plaies exsudatives ■ Présentation Boîte de 16 pansements PPC : 690,00 DH

COLLYRE AZITHROMYCINE.

■ Laboratoires PHARMED ■ Indications ■ Traitement des infections ORL, broncho-pulmonaires, uro-génitales et stomatologiques. ■ Présentations Suspension buvable dosée à 100 mg/12mg/ ml, flacon de 60 ml PPM : 63,00 DH Suspension buvable dosée à 100 mg/12mg/ ml flacon de 30 ml PPM : 38,00 DH Boîte de 12 sachets pour suspension buvable dosés à 1g/125mg PPM : 88,00 DH Boîte de 16 sachets pour suspension buvable dosés à 1g/125mg PPM : 116,00 DH

ROTARIX ■ Laboratoires GSK ■ Indication : l’immunisation active des nourrissons à partir de l’âge de 6 semaines pour la prévention des gastroentérites dues à une infection à rotavirus. ■ Présentations 2 doses orales PPM : 270,00 DH

■ Laboratoires THEA ■ Indication Traitement antibactérien local de conjonctivites dues à des germes sensibles. ■ Présentation Boîte de 6 récipients unidoses de 0.25g : PPM 76,20 DH

MISE À DISPOSITION ■ Laboratoire GalaxoSmithKline Disponibilité des présentations Amoxil 125 mg, flacon de 60 ml 12 doses, Clamoxyl 125 mg, flacon de 60 ml 12 doses


Actu produits

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NO-DOL® Codéine DITES NON À LA DOULEUR ! Les laboratoires ont le plaisir de vous informer de la mise sur le marché marocain d’une nouvelle association à base de Paracétamol + Codéine nommée NO-DOL® Codéine. NO-DOL® Codéine est un antalgique de Palier 2 constitué de 500 mg de Paracétamol et de 30 mg de Codéine. Indiqué dans le traitement symptomatique des douleurs intenses, NO-DOL® Codéine peut être administré chez l’adulte et l’enfant de plus de 12 ans. NO-DOL® Codéine est commercialisé en boites de 20 comprimés au PPM de 28,00 Dhs.

AZIBAC AZITHROMYCINE ■ Laboratoire : Steripharma ■ Indications : Les infections ORL : Angines aiguës ou récidivantes particulièrement streptococciques, Les infections stomatologiques, Les bronchites aigues surinfectées, Les broncho-pneumopathies, Les surinfections de bronchites chroniques ■ Présentation : Boite de 3 comprimés pelliculés PPM : 60,00 DHS

MEGASFON PHLOROGLUCINOL ■ Laboratoire : Pharma 5 ■ Indications : Traitement symptomatique des douleurs liées aux troubles fonctionnels du tube digestif et des voies biliaires, Traitement des manifestations spasmodiques et douloureuses aigues des voies urinaires : coliques néphrétiques, Traitement symptomatique des manifestations spasmodiques douloureuses en gynécologie, Traitement adjuvant des contractions au cours de la grossesse en association au repos. ■ Présentation : Boite de 10 comprimés orodispersibles de 80 mg PPM : 22,00 DHS Boite de 20 comprimés orodispersibles de 80 mg PPM : 42,00 DHS


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DIALYSE PÉRITONÉALE

LE CHOIX OFFERT AU PATIENT L’INSUFFISANCE RÉNALE CHRONIQUE EST UNE MALADIE GRAVE QUI ENTRAÎNE UNE DÉTÉRIORATION GRADUELLE ET IRRÉVERSIBLE DE LA CAPACITÉ DES REINS À FILTRER LE SANG ET À EXCRÉTER CERTAINES HORMONES. LES PRODUITS DU MÉTABOLISME ET L’EAU EN EXCÈS PASSENT DE MOINS EN MOINS DANS L’URINE ET S’ACCUMULENT DANS LE FLUX SANGUIN. Avec la collaboration du Pr Loubna BENAMAR, Néphrologue et enseignante depuis 1994 à la Faculté de médecine de Rabat.

L

e recours à un remplacement de la fonction rénale devient parfois obligatoire. Les progrès techniques de ces dernières années ont permis de mettre au point une alternative à l’hémodialyse, la dialyse péritonéale. Peu connue des patients et de la communauté médicale, la dialyse péritonéale (DP) est une technique d’épuration extra-rénale (EER) qui peut être proposée en première intention dans la prise en charge de l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT). Elle représente une méthode complémentaire et non concurrentielle aux deux autres méthodes de suppléance de l’IRCT (hémodialyse [HD] et transplantation rénale [TR]). C’est une technique appropriée chez les enfants, adultes jeunes et sujets âgés, puisqu’elle permet aux enfants le maintien d’une activité scolaire normale, aux adultes le maintien d’une insertion socioprofessionnelle et aux sujets âgés un confort social et une bonne tolérance cardio-vasculaire. La DP s’est perfectionnée au cours des quatre dernières décennies grâce à des avancées scientifiques et techniques. Au Maroc, cette technique a vu le jour dans les années 1980 puis elle a été abandonnée. Ce n’est qu’en juillet 2006 qu’elle a été pour la première fois

introduite parmi les différentes modalités électrolytes à une concentration voisine de d’EER au CHU Ibn Sina de Rabat. L’objectif celle du plasma, à travers une membrane étant de répondre d’abord à des indications semi-perméable, le péritoine. médicales (absence d’abord vasculaire, insuffisance cardiaque sévère), sociales (absence Le péritoine comme membrane de centre d’HD à la ville de résidence ou satu- d’échange ration des centres d’HD existants, une activité Le péritoine est une membrane formée de socioprofessionnelle et scolaire susceptible deux feuillets superposés et quasiment accolés d’être entravée par un programme d’HD) ou à l’état normal. Le feuillet pariétal tapisse la satisfaire le choix personnel du patient. Par paroi abdominale et le feuillet viscéral enveailleurs, la pratique et le développement de la loppe les organes abdominaux. Entre ces deux DP comme méthode de traifeuillets se situe la cavité péritement de l’IRCT sont égaletonéale, un espace en quelque ment dictés par des impératifs sorte virtuel, qui présente la La dialyse propédeutiques, vu que nous particularité de se distendre péritonéale sommes un service universiavec l’introduction d’une sooffre une grande taire responsable de la formalution de dialyse. Dans ce cas, autonomie au tion des futurs néphrologues. le péritoine offre une surface patient qui joue d’échange importante, de un rôle important l’ordre de 1,5 à 2 m2 (autant Qu’est-ce que dans la conduite l’insuffisance rénale que la surface corporelle), de son traitement. chronique ? avec l’avantage d’être abonDes reins en bonne santé fildamment vascularisée. trent environ 180 litres de sang par jour. Ce rôle de filtre qui permet l’élimination des dé- Le cathéter, accès à la cavité chets toxiques de l’organisme et le maintien péritonéale de l’équilibre hydro-électrolytique, fait partie Pour permettre au dialysat de pénétrer dans des fonctions vitales. Ce sont en réalité les la cavité péritonéale puis d’être évacué une néphrons, de minuscules canaux juxtaposés, fois saturé en urée, créatinine et autres moqui filtrent le sang et produisent l’urine. La lécules, une petite intervention chirurgicale destruction de ces derniers, bien que chaque est préalablement nécessaire. Elle consiste rein en contienne près d’un million, conduit à en la pose d’un cathéter souple dont l’extrél’insuffisance rénale chronique. Lorsque cette mité ressort en dessous du nombril. Grâce à insuffisance atteint le stade terminal, il est in- une ligne d’adaptation, le cathéter peut être dispensable de suppléer les fonctions rénales facilement branché sur le matériel de diadéfaillantes par dialyse ou greffe rénale. lyse. Entre deux séances, il est protégé par un petit bouchon.

Principes de la dialyse péritonéale

Le principe de la dialyse péritonéale consiste en un échange entre deux solutions, le sang et un liquide appelé dialysat contenant des

Réalisation pratique de la dialyse péritonéale Dans la pratique, il existe deux méthodes de dialyse péritonéale :


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La dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) et la dialyse péritonéale automatisée (DPA).

Comment se déroule un échange en DPCA ? La dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) est la plus utilisée. Avec cette technique, la cavité péritonéale est en permanence en contact avec le liquide de dialyse qui est renouvelé en général quatre fois par vingtquatre heures, soit quatre échanges par jour. À noter que le nombre d’échanges par jour varie selon la nature du péritoine et son degré de perméabilité.

L’échange se déroule en trois phases, comme suit (figures 1, 2, 3) 1- L’infusion : le patient connecte une poche de dialysat à son cathéter. En l’espace de dix à quinze minutes, une quantité de deux litres en moyenne pénètre dans son péritoine. 2- Le temps de la stase (période de contact avec le dialysat jusqu’à l’échange suivant), dure quatre à cinq heures. 3- Phase de drainage : le patient connecte une poche vide destinée à recevoir le liquide resté dans l’abdomen qui s’élimine en l’espace de dix à vingt minutes.

1 2 Fig.1: Infusion du dialysat dans le péritoine à travers le cathéter de dialyse péritonéale. Fig. 2 : Drainage du liquide péritonéal après une phase de stase.

Qu’est-ce que la DPA ? (figure 4) En dialyse péritonéale automatisée (DPA), les échanges ont lieu la nuit. La technique est moins contraignante puisque le patient connecte son cathéter une seule fois au moment du coucher et se déconnecte le matin au réveil. C’est un appareil appelé cycleur qui se charge de gérer les vidanges et les injections de dialysat à partir de poches préalablement installées. Il calcule les quantités de solution, synchronise les échanges et contrôle la durée et le déroulement du traitement. En règle générale, six à huit échanges ont lieu chaque nuit avec des volumes de deux à trois litres. Et avec un peu d’habitude, l’installation du matériel ne dure pas plus de trente minutes chaque soir.

La dialyse péritonéale au CHU de Rabat : une expérience satisfaisante ■ Début

Fig. 4 : Dialyse péritonéale automatisée (DPA).

Il n’existe pas de réelles contre-indications à la dialyse péritonéale En dehors de la dépression sévère et l’isolement du patient, il n’existe pas de contre-indications réelles à la DP. Néanmoins, la dialyse péritonéale est déconseillée en cas d’obésité majeure, d’antécédents d’interventions chirurgicales abdominales importantes, de hernies abdominales récidivantes, d’insuffisances respiratoires sévères ou au cours des premières semaines qui suivent un échec de transplantation. Enfin, une « usure » du péritoine, due à son contact permanent avec des solutions riches en glucose, peut apparaître au bout de quelques années. Le patient doit alors opter pour l’hémodialyse.

La dialyse péritonéale, une technique qui offre de nombreux avantages

Fig. 3 : Dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) : phase d’infusion.

à domicile, après une courte formation médicale. Le patient est en outre autonome et indépendant dans ses déplacements, sans oublier une intégration professionnelle plus aisée. Mais pour atteindre ces objectifs, le malade joue un rôle important dans la conduite de son traitement, son observance et le respect de règles hygiéno-diététiques. Bien qu’elle soit de pratique quotidienne, elle reste une forme de traitement à moindre risque de transmission d’infections virales et beaucoup plus lente. Sans ponction veineuse ou artérielle, le régime alimentaire est moins strict qu’en hémodialyse. Nul besoin de rappeler que le suivi médical et le contrôle des différents paramètres cliniques et biologiques sont indispensables. En attendant que le don d’organe et la transplantation rénale deviennent une réalité courante au Maroc, à quand un meilleur accès à cette méthode qui libère les malades de l’obligation de se rendre, en moyenne trois fois par semaine, dans des structures spécialisées encore insuffisantes ?

La dialyse péritonéale est essentiellement de type autodialyse. Le patient peut s’impliquer activement au niveau de son traitement pour mieux améliorer sa qualité de vie (voyager, étudier, travailler, etc.). D’ailleurs, un de ses points forts est la possibilité de la pratiquer

de la DP au CHU de Rabat : juillet 2006 ; ■ Juillet 2006-décembre 2010 : 50 cas ; ■ Âge moyen des patients : 45,8 ± 17,4 ans ; ■ Sex-ratio homme/femme : 1,9 ; Bénéfices de la DP observés dans notre série : ■ Tous nos patients professionnellement actifs (55,7 %) ou scolarisés (17 %) ont gardé leur activité pendant la durée de l’étude ; ■ Sur l’hypertension artérielle relevée initialement chez 68,2 % de nos patients, seuls 25,8 % d’entre eux étaient toujours hypertendus, et aucun cas n’a présenté de signes de rétention hydro-sodée ; ■ Une meilleure qualité d’épuration ainsi que le maintien d’une diurèse ont été assurés en DP ; ■ Une correction de l’anémie a été notée avec des taux d’hémoglobine plus élevés chez nos patients après le début du traitement par DP ; ■ Aucun de nos patients n’a présenté de dénutrition et parmi les patients diabétiques aucun d’entre eux n’a vu son diabète s’aggraver au cours des échanges en DP ; ■ Une meilleure qualité de vie a été observée avec l’autonomie des patients, l’absence de restrictions diététiques et la possibilité de voyages et de vacances.


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“ Je peux le faire. ”

Il donne aux patients l’insuline dont ils ont besoin, sans perturber leur mode de vie.

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Pour plus d’informations concernant l’utilisation, veuillez vous référer au manuel d’utilisation fourni avec le stylo. Humalog Mix25 KwikPen est utilisé dans le traitement du diabète. C’est une suspension pré-mélangée. Son principe actif est l’insuline lispro. Humalog Mix25 KwikPen contient 25 % d’insuline lispro en solution dans l’eau dont l’action est plus rapide que l’insuline humaine normale car la molécule d’insuline a été légèrement modifiée. Humalog Mix25 KwikPen contient 75 % d’insuline lispro en suspension avec du sulfate de protamine dont l’action est prolongée. Posologie et administration: La posologie doit être déterminée par le médecin, selon les besoins du patient. Humalog Mix25 peut être administré peu de temps avant les repas et, le cas échéant, peut être administré juste après les repas. Humalog Mix25 ne doit être administré par injection sous-cutanée. Humalog agit rapidement (environ 15 minutes). Voir les résumés des caractéristiques du produit pour obtenir des renseignements supplémentaires, y compris des profils temps-action. Contre-indications: hypoglycémie. Hypersensibilité à l'insuline lispro ou à l'un des excipients. Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi: Utilisation dans la grossesse: des données sur un grand nombre de grossesses exposées n'indiquent pas d'effets délétères de l'insuline lispro sur la grossesse ou sur la santé du fœtus / nouveau-né. Les besoins en insulinechutent habituellement au cours du premier trimestre et augmentent au cours des deuxièmes et troisièmes trimestres. Les patientes diabétiques doivent informer leur médecin si elles sont enceintes ou envisagent une grossesse. L'insuline lispro doit être envisagée chez les enfants uniquement dans le cas d’un bénéfice attendu par rapport à l’insuline rapide .Les besoins en insuline peuvent être réduits en présence d'insuffisance rénale, insuffisance hépatique, de maladie ou perturbations affectives.. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique chronique, l’augmentation de l’insulino-résistance peut conduire à une augmentation des besoins en insuline. Le transfert d'un patient à un autre type d'insuline ou à une autre marque doit se faire sous strict contrôle médical. Le changement de concentration, de marque (fabricant), de type d’insuline, d'espèce, et/ou de méthode de peut nécessiter une modification de posologie. Les capacités de concentration et les réflexes peuvent être diminués en cas d’hypoglycémie. Ceci représente un risque pour les patients dans des situations où ces facultés sont de première importance comme la conduite automobile ou l’utilisation de machines. Effets secondaires: L'hypoglycémie est l'effet indésirable le plus fréquent de l'insulinothérapie. Allergie locale est fréquente et se résout habituellement. L'allergie générale est rare mais potentiellement plus grave depuis les cas graves peuvent être mortelles. La lipodystrophie est rare. Humalog KwikPen est utilisé dans le traitement du diabète. Son action est plus rapide que l’insuline humaine normale car la molécule d’insuline a été légèrement modifiée.Humalog KwikPen est une solution aqueuse stérile, limpide et incolore.Posologie et mode d'administration: La posologie est déterminée par le médecin, selon les besoins du patient. Humalog peut être administré peu de temps avant les repas. Quand cela est nécessaire, Humalog peut être administré juste après les repas. Les préparations d'Humalog doivent être administrées par injection sous-cutanée. Si nécessaire, Humalog peut également être administré par voie intraveineuse, par exemple, en vue de contrôler la glycémie en cas d’acido-cétose, de maladie aiguë, en période opératoire ou post-opératoire. Après administration sous-cutanée, Humalog agit rapidement et possède une durée d'action (2 à 5 heures) plus courte que l'insuline rapide. Contre-indications: Hypersensibilité à l'insuline lispro ou à l'un de ses composants. Hypoglycémie. Mises en gardes spéciales et précautions d'emploi: Les besoins en insuline peuvent diminuer chez les patients présentant une insuffisance hépatique du fait d’une diminution de la capacité de la gluconéogenèse et de la diminution de l’élimination de l’insuline ; cependant, chez les patients ayant une insuffisance hépatique chronique, l’augmentation de l’insulino-résistance peut conduire à une augmentation des besoins en insuline. Les besoins en insuline peuvent augmenter au cours d'une maladie ou de perturbations affectives. Le transfert d'un patient à un autre type d'insuline ou à une autre marque doit se faire sous strict contrôle médical. Le changement de concentration, de marque (fabricant), de type d’insuline, d’espèce, et/ou de méthode de peut nécessiter une modification de posologie. Les capacités de concentration et les réflexes peuvent être diminués en cas d’hypoglycémie. Ceci représente un risque pour les patients dans des situations où ces facultés sont de première importance comme la conduite automobile ou l’utilisation de machines. L’administration d’insuline lispro aux enfants de moins de 12 ans doit être envisagée uniquement dans le cas d’un bénéfice attendu par rapport à l’insuline rapide. Grossesse et allaitement: Les données sur un grand nombre de grossesses exposées n'indiquent pas d'effet indésirable de l'insuline lispro sur la grossesse ou sur la santé du foetus/nouveau-né. Effets secondaires: L'hypoglycémie est l'effet indésirable le plus fréquent de l'insulinothérapie. Allergie locale est fréquente et se résout habituellement. L'allergie générale est rare mais potentiellement plus grave depuis les cas graves peuvent être mortelles. La lipodystrophie est rare. Réferences: 1. Data on file, Eli Lilly and Company. 2. Ignaut D, Opincar M, Lenox S. FlexPen and KwikPen prefilled insulin devices: a laboratory evaluation of ergonomic and injection force characteristics. J Diabetes Sci Technol. 2008;2(3):533-537.


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CENTRE NATIONAL DE PHARMACOVIGILANCE DU MAROC ALERTE AUX ERREURS MÉDICAMENTEUSES ! La pharmacovigilance est impliquée dans tous les domaines pouvant contribuer à l’usage rationnel et sécuritaire des médicaments, dont les erreurs médicamenteuses (EM). En effet, il est actuellement reconnu que les EM font partie intégrante du champ d’application de la pharmacovigilance. La problématique des EM a suscité un regain d’attention à la fin des années 90 suite à la publication de résultats d’études menées en milieu hospitalier dans les pays anglo-saxons : la Harvard Medical Practice study, réalisée en 1991 aux USA, a été la première étude à grande échelle effectuée sur l’incidence des EM survenant en milieu hospitalier. L’analyse de 30 195 dossiers hospitaliers a révélé que 20 % des patients avaient été victimes d’un événement indésirable médicamenteux, dont 17.7 % étaient évitables, liés à des EM. Selon le rapport de l’Institute of Medicine « to err is human » aux USA, les er-

reurs médicales sont la cause de 44 000 à 98 000 décès par an dont 7 000 dus aux EM. Ces chiffres dépassent ceux enregistrés pour les accidents de la voie publique, le cancer du sein, ou le SIDA. Au Maroc, une analyse rétrospective dans la base de données du Centre National de Pharmacovigilance (CNPV) de 2003 à 2006 a permis de relever que 14.4 % des effets indésirables des médicaments étaient liés à des EM(1). Le CNPV a initié des études prospectives en milieu hospitalier afin de détecter les EM dans notre contexte(2). Il a également organisé des séminaires de sensibilisation pour les professionnels de santé exerçant en milieu hospitalier afin de renforcer l’utilisation sécuritaire des médicaments et promouvoir la sécurité du patient. Le CNPV a vu aussi l’intérêt de mettre en place une base de données dédiée aux EM. Celle-ci a permis de détecter des signaux et générer des alertes avec la mise en place

de stratégies préventives (Tableau 1). Le CNPV, qui a acquis une expertise dans le domaine de l’EM, est considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme leader dans la détection et la prévention des EM. C’est ainsi que le CNPV a été désigné par l’OMS, Uppsala Monitoring Centre (Centre International de Pharmacovigilance) ainsi que l’Alliance Mondiale pour la Sécurité du Patient, pour organiser un cours sur les EM du 8 au 11 mars 2011 dans le cadre d’un projet européen intitulé « Monitoring Medicines project : optimizing drug safety monitoring to enhance patient safety and achieve better health outcomes ». Ce cours était destiné aux Centres nationaux de pharmacovigilance de 10 pays (Brésil, Espagne, Iran, Kenya, Maroc, Nigéria, Nouvelle Zélande, Thaïlande, Tunisie et Suisse) dans l’objectif de renforcer leur capacité à détecter, analyser et prévenir les EM.

ALERTES DÉCLENCHÉES PAR LE CENTRE NATIONAL DE PHARMACOVIGILANCE Année 2002 2003 2005 2008 2009 2009 2010 2011

Médicaments Vaccin BCG Méthylergométrine Flucloxacilline Paracétamol pour usage pédiatrique Azithromycine Métoclopramide Méthotrexate Vitamine K

Type d’erreur Erreur programmatique Erreur de patient Erreur de dilution Erreur de médicament Erreur de posologie Erreur de posologie Erreur de posologie Erreur de posologie

Actions entreprises Mailing aux médecins du secteur privé Circulaire ministérielle Circulaire ministérielle Bulletin d’information Circulaire ministérielle Circulaire ministérielle Circulaire ministérielle En cours

La notification des erreurs médicamenteuses au CNPV est un acte citoyen. Elle permet d’améliorer le système de soin et d’éviter que la même erreur ne se reproduise. Il est important de souligner que la confidentialité est respectée par le Centre de Pharmacovigilance aussi bien pour le déclarant que pour le cas ayant présenté l’événement indésirable médicamenteux. Références : 1. L. Alj, M.D.W. Touzani, R. Benkirane, I.R. Edwards, R. Soulaymani. Detecting medication errors in pharmacovigilance database: Capacities and limits. International Journal of Risk and Safety in Medicine. 19 (2007) 187-194. 2. R. Benkirane, R-Abouqal, C. Haimeur, S. Kettani, A. Azzouzi, A. Mdaghri Alaoui, A. Thimou, M. Nejmi, W. Maazouzi, N. Madani,R-Edwards, R. Soulaymani. Incidence of Adverse Drug Events and Medication Errors in Intensive Care Units: A Prospective Multicenter Study. J Patient Safety. Volume 5, Number 1, March 2009.16-22.


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UNIVERS PHARMA OFFICINE EXPO 2011 ET INDUSTRIE PHARMA EXPO

CÔTE À CÔTE LE MOIS DERNIER, MARRAKECH A ACCUEILLI LE SALON OFFICINE EXPO QUI, EN HUIT ANS D’EXISTENCE, A ABRITÉ LE PLUS GRAND NOMBRE DE PHARMACIENS MAROCAINS AU MÈTRE CARRÉ ! AINSI, PLUS DE 6700 VISITEURS ONT AFFLUÉ AU PALAIS DES CONGRÈS LES 4 ET 5 MARS 2011 POUR SE FORMER, S’INFORMER, DISCUTER ET ENGAGER DE NOUVEAUX PARTENARIATS AVEC TOUS LES ACTEURS DE LA SANTÉ. « L’Officine Expo a pris une dimension sudméditerranéenne avec la participation des pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), d’Afrique francophone et du pourtour de la Méditerranée. C’est avant tout un rendez-vous de formation continue des pharmaciens avec des sujets diversifiés autant sur le volet scientifique que managérial », affirme Younes Belayachi, Docteur en pharmacie et coordinateur du Salon Officine Expo. En effet, plus de 37 conférences, tables rondes et ateliers étaient au programme de cette manifestation qui a pour objectif principal d’accompagner et d’aider les pharmaciens à mieux

comprendre les nouveaux enjeux de leur profession et à relever les défis actuels et à venir dans un moment d’incertitude sur l’avenir des pharmacies. D’éminents experts nationaux et internationaux sont venus éclairer les pharmaciens sur de grands sujets d’actualité tels que « L’évolution de la pharmacie dans le monde et au Maroc : panorama et perspectives d’avenir », « la nécessité de la pharmacovigilance au comptoir et spécificité des bio-similaires », « La maladie d’Alzheimer au Maroc : de la consultation mémoire au diagnostic de la maladie », « Comment rassurer votre patient sur le médicament générique », « La mise au point des

antalgiques du palier 2 dans les traitements de la douleur », « la place du pharmacien dans la prise en charge des maladies chroniques »… Les ateliers et les stages de formation payants mis en place par les organisateurs étaient axés sur des thèmes qui touchent de près les pharmaciens d’officines comme l’organisation de l’espace de vente, les nouveaux dispositifs de la loi de finance 2011, les stratégies d’achat à l’officine, etc. Les plateaux TV du « Canal Officine Expo » ont été l’un des moments phares de cette rencontre avec, entre autres, la présentation du Forum International Pharmaceutique qui se tiendra les 6, 7, 8 et 9 juillet 2011 à Dakar.

TRAITEMENT DE LA DOULEUR DES ACTUALITÉS SUR LES ANTALGIQUES DU PALIER 2 Le Pr Mati NEJMI, Chef de service de réanimation de l’Institut National d’Oncologie de Rabat.

Présentée par les laboratoires Laprophan lors de l’Officine Expo 2011, la conférence sur « La mise au point des antalgiques du palier 2 dans les traitements de la douleur » du Pr Mati Nejmi, Chef de service de réanimation de l’Institut National d’Oncologie de Rabat, a donné aux pharmaciens présents un aperçu sur les associations des antalgiques du palier 2 qui vont se distinguer, au fil des prescriptions et des utilisations, par leurs éventuels effets secondaires. Loin d’une hiérarchisation figée, ce sont leurs tolérances respectives, et la bonne observance qui en découle, qui vont les positionner les unes par rapport aux autres. La codéine, par exemple, n’est pas métabolisée chez un certain nombre de patients (10 % environ) et a par ailleurs l’inconvénient d’entraîner des ralentissements du transit assez importants. Sa prescription est donc inappropriée dans certains cas. L’association tramadol 37,5 mg – paracétamol 325 mg est indiquée dans les douleurs modérées à intenses, puisqu’à dose équivalente, l’efficacité de l’association est supérieure à chacun de ses composants pris en monothérapie ; l’incidence des effets indésirables du tramadol, connus de longue date, une dose moindre de tramadol entraîne moins d’effets secondaires ; la tolérance de l’association par rapport au tramadol étant optimisée, l’observance ne peut que l’être

également. Cette association trouve sa place dans l’arsenal thérapeutique en particulier en médecine générale, tant dans les douleurs aiguës (douleurs dentaires, ORL, chirurgie ambulatoire) que dans les douleurs chroniques rhumatologiques, ostéo-articulaires et rachidiennes et de la personne âgée. Cette association va dans une logique de meilleure individualisation et d’optimisation du traitement antalgique et de la qualité de vie. Le Pr Nejmi a déclaré que le pharmacien doit intervenir en tant que conseiller pour mettre le patient en garde contre l’automédication sauvage en général, l’informer sur les principes actifs contenus dans les spécialités en vente libre, les médicaments qui ne doivent pas être associés au paracétamol, à l’aspirine et aux AINS et les risques encourus à court ou long terme par une consommation abusive d’antalgiques, toujours l’éduquer sur les associations médicamenteuses déconseillées ou prescrites et l’orienter vers une consultation médicale si nécessaire.


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Le Dr Cheikhou Oumar Dia, Président du Conseil National du Sénégal et Président du Forum International Pharmaceutique de l’Afrique Francophone Dakar 2011 a rappelé que ce grand événement aura pour thème principal « Le pharmacien africain du IIIe Millénaire » et traitera des sujets tels que la contribution du pharmacien africain dans l’atteinte des OMD relatifs à la santé, les solutions de la problématique de la production pharmaceutique en Afrique Subsaharienne et la démarche qualité en officine. Bien entendu, l’Officine Expo ne serait pas ce qu’elle est sans son importante exposition, point de rencontre des pharmaciens venus de toutes les régions du pays rencontrer les laboratoires pharmaceutiques, de cosmétique et de diététique, les groupes répartiteurs grossistes

et les sociétés de paramédical, d’accessoires et d’aménagement. Plus de 80 exposants ont rivalisé d’ingéniosité pour proposer des stands hauts en couleur avec des décorations réussies et des espaces très conviviaux. D’ailleurs, le très attendu prix du meilleur stand a récompensé les laboratoires Laprophan dans la catégorie « le stand le plus beau », les laboratoire Sanofi-aventis ayant été le stand le plus dynamique, les plus accueillants s’étant avérés les laboratoires Novartis et Zenith Pharma, le plus original, le laboratoire Pierre Fabre et les laboratoires Phi ayant décroché le prix du meilleur concept. Cette année, la première édition du forum de la pharmacie industrielle « Industrie Pharma Expo » s’est déroulée au même moment et dans les mêmes lieux que le salon de l’Officine

Expo. Il s’agit d’un espace B to B, « une plateforme de rencontres entre professionnels de l’industrie pharmaceutique permettant des échanges entre les principaux fournisseurs, fabricants et distributeurs de solutions, packaging, matières premières, process et l’ensemble des décideurs des laboratoires pharmaceutiques. Ce forum est donc venu compléter les maillons des métiers du médicament », comme l’explique M. Belayachi. Plus de 500 décideurs marocains, maghrébins, africains et européens ont assisté à des tables rondes pour débattre de l’avenir du médicament dans les régions arabo-africaines, le façonnage industriel pharmaceutique, les échanges pharmaceutiques au Maghreb et en Afrique Francophone avec des discussions agrémentées de témoignages et d’expériences vécues.

LA MALADIE D’ALZHEIMER AU MAROC UNE CONFÉRENCE RICHE EN ENSEIGNEMENTS Parmi les conférences phares de l’Officine Expo 2011, celle sur la maladie d’Alzheimer a capté l’attention de l’assistance pendant plus de deux heures, notamment grâce à la qualité des orateurs de cette présentation et à leur capacité de coordination non concertée. Le Dr Abdelhadi Tazi, académicien et historien du Maroc, a évoqué l’aspect arabo-islamique, l’aspect historique et plus spécifiquement l’aspect marocain pour attirer l’attention sur le fait que tout doit être mis en œuvre pour que l’individu reste actif jusqu’à son dernier souffle afin qu’il ne soit pas atteint précocement par la maladie d’Alzheimer. Le Pr Faris Mostapha El Alaoui, neurologue et Président de l’Association Maroc Alzheimer, a souligné que cette affection est une maladie neurologique et non pas psychiatrique, caractérisée par la dégénérescence des neurones, en particulier l’hippocampe, qui est le centre de la mémoire. Il a ainsi abordé les données physiopathologiques, biologiques et thérapeutiques de la maladie d’Alzheimer. Au Maroc, on dénombre actuellement 90 000 cas d’Alzheimer et l’explosion de cette maladie (également au niveau mondial) pourrait engendrer plus de 500.000 cas en 2040 dans notre pays, d’où la mobilisation et les efforts à faire en matière de prévention sur les facteurs de risque de la maladie et en matière de développement des centres de consultation de la mémoire, à l’instar de ce qui est réalisé à Rabat, où des tests codifiés et validés sont effectués pour le diagnostic de

cette pathologie. Selon le Dr Thierry Marquet, spécialiste en gériatrie, praticien, membre de la Société française de gériatrie et de gérontologie, coordinateur national de la formation à la Fondation nationale de gérontologie, l’évolution mondiale de la maladie d’Alzheimer et sa prise en charge médico-sociale en France a connu trois plans dont le dernier est le Plan Alzheimer 2008-2012 qui s’articule autour de trois axes, à savoir : recherche thérapeutique, aspect médicosocial et aspect sanitaire avec trois cibles : la maladie, le malade et l’aidant avec trois objectifs fixés : guérir le malade, en prendre soin et le respecter. La présentation du Pr Abed Lahouari, Président du Conseil de l’Ordre des pharmaciens d’Algérie, a quant à elle soulevé les similitudes démographiques qui peuvent être établies entre le Maroc et l’Algérie : le pourcentage de personnes atteintes dans ces deux pays est pratiquement identique. On estime à moins d’un patient Alzheimer par pharmacie dans nos pays et, compte tenu que notre répartition de pharmacies couvre le territoire alors qu’il n’en est pas de même pour les médecins spécialistes, l’évolution vers le pharmacien de famille lui permettra de jouer un rôle de proximité important tout au long de la maladie. Enfin, le Dr Mustapha Oudghiri, gériatre interniste et président de l’association AGE, a affirmé que l’information du malade et de sa famille du diagnostic de la maladie est nécessaire pour une meilleure approche et pour la compréhension de cette pathologie. Cette dernière intervention a été axée sur la prise en charge médico-sociale de cette maladie dévastatrice et coûteuse, aussi bien matériellement que psychiquement, pour l’entourage, d’où la nécessité d’un accompagnement du malade et de sa famille en essayant de maintenir l’autonomie du patient en prodiguant des conseils aux aidants pour l’aménagement des espaces et pour l’adaptation des comportements vis-à-vis du malade et aussi en encourageant les associations qui offrent un soutien psychologique aux malades et surtout à leur entourage respectif.

Le Dr Mustapha OUDRHIRI, spécialiste en médecine interne et en gériatrie, à Casablanca.


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MALADIES RÉNALES PRÉVENIR É POUR ÉÉVITER LE PIRE « CRÉÉE EN 2006, LA JOURNÉE MONDIALE DU REIN (JMR) A ÉTÉ INITIÉE EN 2006 PAR LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE NÉPHROLOGIE ET LA FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES FONDATIONS DU REIN. NOTRE PAYS N’EST PAS RESTÉ EN MARGE DE CETTE CÉLÉBRATION PUISQUE PLUSIEURS ENTITÉS ŒUVRANT DANS CE DOMAINE COMMÉMORENT CETTE JOURNÉE À LEUR FAÇON DANS LE BUT DE SENSIBILISER LE GRAND PUBLIC ET LES AUTORITÉS SANITAIRES SUR LES DANGERS DES MALADIES RÉNALES. » Une année très cordiale Bien que souvent négligée, la relation entre l’insuffisance rénale chronique (IRC) et les maladies cardio-vasculaires est réelle. Cette dernière vient s’ajouter aux autres facteurs du risque cardio-vasculaire connus, à savoir l’hypertension artérielle, le vieillissement, le tabagisme, l’obésité, le diabète, le manque d’exercice physique… c’est la raison pour laquelle la JMR de cette année a pour thème « Cœur et Reins » avec un slogan révélateur : « Protégez vos reins, sauvez votre cœur ». Il faut savoir que chez une personne atteinte d’une maladie rénale, le risque de faire un accident cardio-vasculaire est augmenté. La détection précoce et la prévention de la maladie rénale ainsi que les interventions visant à la réduire améliorent ou

réduisent le risque d’une maladie cardio-vasculaire, cause la plus fréquente de morbidité et de mortalité dans le monde !

Une pandémie silencieuse Les maladies du rein touche environ 600 millions de personnes à travers le monde, soit environ une personne sur dix -dont au moins 1 million au Maroc- qui court le risque d’une insuffisance rénale, du fait de l’absence de symptômes jusqu’à un stade nécessitant un traitement coûteux par dialyse à vie ou bien une transplantation rénale. Au Maroc, au moins 3 000 personnes nécessitent chaque année un traitement par dialyse chronique, mais seule une partie peut y accéder. Actuellement, près de 9 500 personnes sont dialysées régulièrement et seuls près de 180 malades ont pu bénéficier d’une greffe rénale.

Une journée pour agir Les différentes organisations nationales militant pour la sensibilisation aux maladies rénales ont profité de la JMR pour faire réagir les décideurs politiques sur le besoin d’une stratégie sanitaire visant à faciliter la détection précoce de ce fléau qui pèse lourd sur les budgets de la santé du pays et à encourager des modes de vie sains. Les rencontres organisées à cet égard avaient également un but commun : faire circuler plus d’informations sur les maladies rénales au grand public, mais aussi aux professionnels de la santé, essentiellement les médecins généralistes qui jouent un rôle crucial dans la suspicion de ce mal du siècle. Zoom sur deux de ces manifestations…

ASSOCIATION REINS QUAND LE MESSAGE PASSE… PAR LA POSTE Le jeudi 10 mars 2011, jour de célébration mondiale du rein, l’Association REINS, en partenariat avec la Fondation Mohammed V pour la solidarité, a organisé une caravane de dépistage et de sensibilisation au sein du bureau de poste Barid Al Maghrib de Casablanca Principal au bénéfice de plus de 500 postiers. L’équipe médicale de la caravane a effectué des diagnostics gratuits en commençant par un bilan retraçant leurs antécédents médicaux et chirurgicaux et en mesurant leur tension artérielle, facteur d’expression le plus

important de la maladie rénale. Les postiers ont ensuite assisté à la projection d’un film de sensibilisation sur l’insuffisance rénale agrémenté des explications du Pr Amal Bourquia, néphrologue et Présidente de l’Association REINS. Après cette étape, les postiers ont subi une analyse d’urines, suite à laquelle les médecins néphrologues de la caravane ont sélectionné les personnes nécessitant une échographie rénale et vésicale. Les assistantes sociales de Barid Al Maghrib, qui ont pris part à cette manifestation, ont enregistré quelque 58

cas ayant besoin d’un suivi médical et qui seront pris en charge par l’Association ultérieurement. La caravane, qui s’est déroulée dans la convivialité et la bonne humeur, s’est clôturée


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SPÉCIAL NÉPHROLOGIE avec la distribution de médicaments d’une valeur totale de 12 000 DH et la remise de flyers de sensibilisation que les postiers déposeront dans chaque foyer afin de garantir la continuité de l’objectif principal de cette caravane : la sensibilisation du grand public aux maladies rénales. À noter également que ces flyers ont été accrochés dans plusieurs endroits publics sous forme d’affiches géantes… Avant l’organisation de cette caravane, le 7 mars dernier, le Pr Amal Bourquia, avait animé une conférence de presse à Casablanca sous le thème « Prise en charge de l’Insuffisance Rénale Chronique (IRC) au Maroc : hier, aujourd’hui… et demain ». Le Pr Bourquia a rappelé que l’insuffisance rénale chronique terminale doit être une priorité majeure de santé publique et qu’il est nécessaire d’élaborer des stratégies pour la prévention et la prise en charge de cette pathologie grave. Il faut savoir que parmi 1 million de personnes atteintes d’une maladie rénale au Maroc, 3 500 nouveaux cas d’IRC arrivent au stade terminal chaque année et malheureusement tous ne peuvent être traités. L’élaboration d’une stratégie globale pour la prise en charge de l’IRC est indispensable, notamment face au nombre insuffisant de centres d’hémodialyse dans notre pays (164) et face à la rareté d’unités de prise en charge des maladies rénales de l’enfant (seulement 4 !). « Le développement de la néphrologie pédiatrique rentre directement dans la défense des droits des patients. Ces enfants atteints de maladies rénales représentent une minorité dans notre société et la valeur d’une société est directement liée à la façon avec laquelle elle traite sa minorité  ! », s’était écriée la Présidente de l’Association REINS. Celle-ci a déclaré qu’il faudrait, dans le but d’améliorer la prise en charge de l’IRC, mieux gérer la phase de pré-dialyse, en particulier par le traitement des complications comme l’anémie, assurer une hémodialyse efficace à l’ensemble des patients

2011

World Kidney Day is an initiative of the International Society of Nephrology and the International Federation of Kidney Foundations.

Le Pr Amal BOURQUIA exp lique les dangers des ma ladies rénales.

Distribution de flyers aux postiers

Échographie rénale et vésicale.

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(avec trois séances par semaine, prise en charge des bilans paracliniques, contrôle des abords vasculaires, prise en charge des médicaments indispensables en dialyse…) et développer la transplantation rénale (par reins de donneurs vivants et par reins de donneurs cadavériques). Le Pr Amal Bourquia a également souligné l’importance de l’information et de la formation continue des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge en indiquant que « la réussite d’un programme de prise en charge de l’IRC dépendra en grande partie de l’adhésion des professionnels impliqués et des bénéficiaires potentiels.  » Selon elle, il faudrait promouvoir la formation continue des médecins (surtout les généralistes), impliquer les médecins spécialistes non néphrologues (diabétologues, cardiologues, urologues…), encourager la spécialisation (seulement 200 néphrologues au Maroc) et offrir une formation complémentaire aux infirmiers.


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SPÉCIAL NÉPHROLOGIE

LA SOCIÉTÉ MA MAROCAINE DE NÉPHROLOGIE UNE DOUBLE SENSIBILISATION GRAND PUBLIC/PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ En collaboration avec le ministère de la Santé et à l’occasion de la 6e JMR, la Société Marocaine de Néphrologie (SMN) a tenu plus de 40 conférences à travers le Royaume sur le thème de l’atteinte cardiaque au cours de la maladie rénale chronique. La SMN a également impliqué les médias nationaux pour sensibiliser le grand public en plus de l’affichage de posters dans les hôpitaux, centres de santé, facultés… « La campagne 2011 mettra l’accent sur l’importance du lien qui existe entre la maladie rénale chronique et les maladies cardio-vasculaires et le fait que la maladie rénale chronique représente un risque cardio-vasculaire majeur. L’objectif consistera à sensibiliser les décideurs et les faiseurs d’opinion sur l’importance de lutter contre la maladie rénale chronique pour réduire le poids de la morbidité et la mortalité cardio-vasculaire au niveau de la population générale », a déclaré le Pr Ghizlane Medkouri, Présidente de la SMN qui nous a accordé l’interview suivante. Le Pr Ghislaine MEDKOURI, Présidente de la SMN.

Doctinews. Quelle est la prévalence et l’incidence de l’insuffisance rénale chronique au Maroc ? Pr Ghizlane Medkouri. La

fréquence de l’insuffisance rénale chronique (IRC) ne cesse d’augmenter dans le monde entier. Selon les statistiques mondiales, près de 400 à 600 millions de personnes souffrent d’une forme d’atteinte rénale qui menace leur pronostic vital, (soit plus de 5 % des adultes). La prévalence de l’IRC terminale traitée par hémodialyse a été estimée par les premières données du registre Magredial (registre national de dialyse et de greffe) à 162 par million d’habitants dépassant les 250 patients par million dans le centre du pays. Elle se situerait autour de 300 patients par million d’habitant dans les prochaines années. L’incidence de l’IRC terminale devrait être connue dans les prochaines années grâce aux données du registre national MAGREDIAL et du programme MAREMAR. Toutefois, il est admis que l’incidence de l’IRC terminale se situe-

rait entre 100 et 150 patients par million d’habitants, c’est-à-dire que plus de 3 000 Marocains arriveraient chaque année au stade terminal de la maladie rénale chronique (MRC). 8 000 à 10 000 malades sont actuellement en thérapie de suppléance rénale dont plus de 95 % en hémodialyse classique dans plus de 180 centres de dialyse. Les principaux facteurs de risques sont le diabète et l’hypertension artérielle non équilibrés. C’est dans le but de sensibiliser le public à la maladie et aux avantages de la prévention et aux moyens de la prise en charge de la maladie rénale chronique que le monde de la santé a célébré le 10 mars 2011, la 6e Journée Mondiale du Rein « JMR ».

Le risque cardio-vasculaire chez l’insuffisant rénal existet-il à tous les stades de l’IRC ? Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. Les patients souffrant d’insuffisance rénale chronique (IRC) présentent un taux élevé de maladies cardio-vasculaires (MCV). Ce constat ne concerne pas seulement les patients qui se trouvent à un stade avancé d’insuffisance rénale. Le risque de développer une maladie cardio-vasculaire est augmenté d’environ 45 % chez les patients touchés par une défaillance moyenne de l’activité rénale (débit de filtration glomérulaire (GFR) situé entre 45 et 59 ml/min). Ce pourcentage grimpe à plus de 340 % lorsque l’insuffisance rénale est grave (GFR de moins de 15 ml/min). Chez les patients dialysés, la prévalence des MCV est 10 à

30 fois plus importante que dans la population générale, après ajustement pour l’âge, le sexe et l’ethnie. Cet excès est lié en partie à une prévalence accrue de facteurs de risque « classiques ». Cet excès de morbidité-mortalité cardio-vasculaire chez les patients IRC n’est pas totalement expliqué par la prévalence des facteurs de risque traditionnels, il existe à côté des facteurs de risque « classiques » (HTA, diabète, dyslipidémie, tabac, âge…) une série d’autres facteurs spécifiques à l’IRC qui contribuent au risque cardio-vasculaire (anémie, inflammation, stress oxydatif, hyperparathyroidie…).

Faut-il systématiser le dépistage de l’insuffisance rénale chez les populations à risque ? Une meilleure surveillance du fonctionnement des reins ne favoriserait pas uniquement une prise en charge plus précoce et donc plus efficace de l’insuffisance rénale. Elle permettrait aussi de mettre en évidence un problème cardio-vasculaire éventuel.

Qui doit-on dépister ? Les diabétiques, les hypertendus et les personnes qui ont des antécédents familiaux de diabète, de HTA ou de néphropathies. D’autres cas devraient être sujets de dépistage : en cas de maladies systémiques, infections chroniques, infections urinaires hautes récidivantes, uropathies, prise prolongée ou consommation régulière de médicaments néphrotoxiques, dans le contexte de maladie athéromateuse ou dans le cas d’existence antérieure d’une Protéinurie, d’une Hématurie ou


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d’une augmentation de créatininémie.

Comment doit-on dépister ? Il faut effectuer, une fois par an, une mesure de la pression artérielle, un dépistage par la bandelette urinaire (si protéinurie positive faire le dosage de la protéinurie dès 24h ou le ratio protéine sur créatinine urinaire dans un échantillon d’urine. Si protéinu-

rie négative ou traces faire la recherche de microalbuminurie chez le diabétique) et un dosage de la créatininémie pour calculer le débit de filtration glomérulaire par la formule de Cockroft et Gault.

Comment traiter le rein pour protéger le cœur ? Pour les personnes affectées par une in-

suffisance rénale, le meilleur moyen de réduire le risque cardio-vasculaire est de réduire les chiffres tensionnels conformément aux recommandations, de réduire la protéinurie, de maintenir un contrôle glycémique strict chez le diabétique, de corriger la dyslipidémie, les troubles du métabolisme phosphocalcique et l’anémie et, enfin, d’adopter une hygiène de vie saine.

CONGRÈS NATIONAL DE NÉPHROLOGIE PLACE AUX FMC Le 9e Congrès de la Société Marocaine de Néphrologie (SMN), qui s’est tenu à Marrakech du 17 au 19 mars 2011, a réuni 356 participants dont d’éminents experts étrangers et marocains qui ont ouvert le débat sur plusieurs thématiques, notamment les nouveautés dans la prise en charge des glomérulonéphrites, l’atteinte rénale au cours de la grossesse, le rôle de l’aldostérone au cours de complications cardio-vasculaires de la maladie rénale chronique ou encore les éléments de qualité en hémodialyse. L’événement cette année a été l’institutionnalisation d’une session formation médicale continue (FMC) à travers deux ateliers menés en parallèle, le premier traitant de la démarche diagnostique devant une hypokaliémie, et le second de la prise en charge de l’hyperparathyroïdie en pré-dialyse, en dialyse et en transplantation rénale. L’autre innovation de cette année est d’avoir introduit une conférence traitant de l’éducation thérapeutique du patient dialysé comme partie intégrante de sa prise en charge. Par ailleurs, la session sur la maladie rénale chronique a insisté sur la nécessité de standardiser les mesures en laboratoire de la créatinine plasmatique et a attiré l’attention sur les limites des formules actuellement disponibles pour évaluer le débit de filtration glomérulaire. Au cours du congrès, la session « Transplantation Rénale » a mis le doigt sur l’importance du suivi immunologique en pré-transplantation dont l’un des objectifs est l’amélioration des résultats à cours, moyen et long terme de la transplantation rénale et sur la nécessité d’intégrer la greffe rénale parmi les thérapies de suppléance à proposer à tous les patients au stade 5 de l’insuffisance rénale chronique terminale. À ce titre, le programme de transplantation rénale à partir du donneur vivant, qui a démarré en 1991 au Maroc, a permis la réalisation de plus de 250 greffes au niveau des

5 centres hospitaliers universitaires. Depuis septembre 2010, le démarrage de la greffe à partir du donneur en état de mort encéphalique au CHU Ibn Rochd de Casablanca a permis la réalisation de 4 prélèvements.


GLOSSAIRE

46

ANTI-GLAUCOMATEUX ANTI-GLAUCOMATEUX PAR VOIE LOCALE COLLYRES BÊTA-BLOQUANTS Les collyres bêta-bloquants sont actifs en cas de glaucome. Ils diminuent la pression intra-oculaire sans provoquer de modifications du diamètre pupillaire ou de l’accommodation. Ils sont indiqués dans les cas de glaucome chronique à angle ouvert et d’hypertension intra-oculaire primitive ou secondaire. Parmi les effets indésirables les plus fréquents, on peut citer l’asthénie, le refroidissement des extrémités, la bradycardie sévère, l’insomnie, les cauchemars, la dépression et les troubles digestifs. Au niveau oculaire, des effets indésirables tels que la diminution de la sécrétion lacrymale, l’irritation oculaire, conjonctivite, blépharite, kératite, hypoesthésie cornéenne, trouble de la vision, diplopie et ptôsis sont signalés.

BETA-BLOQUANTS BETA 1 SEELECTIFS SANS ASI* LIBELE

LABORATOIRES

DCI

PRESENTATION

PPM

BETOPTIC 0,25 %

ALCON/SOTHEMA

BETAXOLOL

COLLYRE 0,25 % FL 3ML

62,30

BETOPTIC 0,50 %

ALCON/SOTHEMA

BETAXOLOL

COLLYRE 0,50 % FL 3ML

62,40

BETA-BLOQUANTS NON BETA 1 SELECTIFS AVEC ASI* LIBELE BETOPTIC 0,25 %

LABORATOIRES

DCI

PRESENTATION

PPM

BETAXOLOL

COLLYRE 0,25 % FL 3ML

62,30

BETAXOLOL

COLLYRE 0,50 % FL 3ML

62,40

CARTEOLOL CHLORHYDRATE

COLLYRE 1 % FL 3ML

99,00

ALCON/SOTHEMA

BETOPTIC 0,50 %

ALCON/SOTHEMA

CARTEOL LP 1 %

CHAUVIN-BAUSCH & LOMB / ZENITH PHARMA

CARTEOL LP 2 %

CHAUVIN-BAUSCH & LOMB / ZENITH PHARMA

CARTEOLOL CHLORHYDRATE

COLLYRE 2 % FL 3ML

99,00

ELEBLOC 1 %

CUSI/AFRIC-PHAR

CARTEOLOL CHLORHYDRATE

COLLYRE 1 % FL 5ML

37,90

ELEBLOC 2 %

CUSI/AFRIC-PHAR

CARTEOLOL CHLORHYDRATE

COLLYRE 2 % FL 5ML

40,30

BETA-BLOQUANTS NON BETA 1 SELECTIFS SANS ASI* LIBELE CUSIMOLOL 0,25 %

LABORATOIRES CUSI/AFRIC-PHAR

DCI

PRESENTATION

PPM

TIMOLOL

COLLYRE 0,25 % FL 5ML

34,90

CUSIMOLOL 0,50 %

CUSI/AFRIC-PHAR

TIMOLOL

COLLYRE 0,50 % FL 5ML

40,30

TIMABAK 0,25 %

THEA/COOPER PHARMA

TIMOLOL

COLLYRE 0,25 % FL 5ML

83,10

TIMABAK 0,50 %

THEA/COOPER PHARMA

TIMOLOL

COLLYRE 0,50 % FL 5ML

86,10

TIMO-COMOD 0,25 %

URSAPHARM/STERIPHARMA

TIMOLOL

COLLYRE 0,25 % FL 10ML

100,00

TIMO-COMOD 0,50 %

URSAPHARM/STERIPHARMA

TIMOLOL

COLLYRE 0,50 % FL 10ML

103,00

TIMOLOL-POS 0,25 %

URSAPHARM/STERIPHARMA

TIMOLOL

COLLYRE 0,25 % FL 5ML

54,00

TIMOLOL-POS 0,50 %

URSAPHARM/STERIPHARMA

TIMOLOL

COLLYRE 0,50 % FL 5ML

55,00

TIMOPTOL LP 0,50 %

MSD

TIMOLOL

COLLYRE 0,50 % FL 2,5ML

177,00

INHIBITEUR DE L’ANHYDRASE CARBONIQUE L’inhibition de l’anhydrase carbonique (une enzyme que l’on retrouve dans l’œil notamment) dans les procès ciliaires de l’œil a pour effet de diminuer la sécrétion de l’humeur aqueuse. Ce phénomène serait probablement dû au ralentissement de la formation des ions bicarbonates entraînant une réduction du transport de sodium et d’eau. De fait, la pression intra-oculaire, facteur de risque majeur dans la pathogénie des altérations du nerf optique et de la perte du champ visuel d’origine glaucomateuse, diminue.

DORZOLAMIDE LIBELE TRUSOPT

LABORATOIRES MSD

DCI

PRESENTATION

PPM

DORZOLAMIDE

COLLYRE 2 % FL 5ML

108,00

ERRATUM Dans notre glossaire consacré aux vaccins (Doctinews - mars 2011), nous avons indiqué en page 42 que le vaccin Synflorix des laboratoires GSK était remboursable par l’ANAM. Ce n’est pas le cas. Il est remboursable par les mutuelles privées. Mille excuses à nos lecteurs.


GLOSSAIRE

Pour un soulagement rapide, les patients ont besoin de plus que les IPPs. IPP + Gaviscon PRESCRIVEZ VOTRE FORMULE GAGNANTE.

Les patients auxquels on a prescrit que des IPPs pour le traitement de RGO peuvent toujours souffrir de symptômes de reflux d’acide gastrique – “breakthrough” - de pepsine ou de bile. Augmenter simplement la dose d’IPP n’est pas la solution idéale pour un soulagement rapide. Gaviscon Liquide assure un soulagement beaucoup plus rapide que les IPPs ou les antihistaminiques H2* vu qu’il forme une puissante barrière physique qui soulage et empêche les symptômes douloureux de reflux oesophagien. Alors, lorsque vous prescrivez des IPPs, prescrivez Gaviscon: il assure un soulagement rapide que les patients peuvent réellement ressentir. * Soulagement ressenti par 74% des patients dans un intervalle de 5 minutes. Aubertin et Al Dietology 1985

Un soulagement rapide que vous pouvez réellement ressentir.

Composition: alginate de sodium 500 (mg/10 ml), bicarbonate de sodium 267(mg/10 ml), carbonate de calcium, carbomère, parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle, hydroxide de sodium, saccharinate de sodium, essence de fenouil, erythrosine et eau purifiée, ce produit est sans sucre et sans gluten. Indications: peut être utilisé pour le traitement du reflux gastro-oesophagien, des brûlures d’estomac et de flatulence causés par le reflux gastrooesophagien. Posologie et mode d’emploi: Adultes et enfants de plus de 12 ans: 10 à 20 ml (deux à quatre cuillerées de 5ml) après les repas et au coucher, Enfants de 6 à 12 ans: 5 à 10 ml (une à deux cuillerées de 5ml) après les repas et au coucher, Enfants de 2 à 6 ans: doit uniquement être donné sur avis médical. Mécanisme d’action: forme une barrière physique qui flotte sur le contenu de l’estomac et aide à garder tous les composants agressifs (acide, pepsine et bile) du contenu de l’estomac là où ils doivent demeurer. Utilisation en période de grossesse et de lactation: ne pose aucune inquiétude pour la mère ou le bébé. Précautions: la teneur en sodium impose des précautions particulières chez les patients pour lesquels un régime désodé strict est recommandé, ne pas prendre en cas d’allergie à l’un des composants. Effets indésirables: dans de très rares cas, les patients sensibles à certains constituants peuvent présenter des manifestations allergiques, une utilisation prolongée pourrait augmenter la quantité de calcium dans le sang. Interactions: Aucune interaction médicamenteuse n’est à ce jour connue avec Gaviscon, en cas de précaution ne prendre aucun autre médicament dans un délai de 2 heures. Conservation: ne pas conserver à une température supérieure à 30° C, ne par réfrigérer ou congeler, ne pas garder plus de 3 mois après ouverture du flacon.

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GLOSSAIRE

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BRINZOLAMIDE LIBELE AZOPT

LABORATOIRES ALCON/SOTHEMA

DCI

PRESENTATION

PPM

BRINZOLAMIDE

COLLYRE 10 MG/ML FL 5ML

180,00

COLLYRES SYMPATHOMIMETIQUES Indiqués dans les cas de glaucome à angle ouvert et d’hypertension intra-oculaire, les anti-glaucomateux sympathomimétiques agissent après tranformation enzymatique intra-cornéenne du dipivéphrine en épinéphrine. Ils ne doivent pas être utilisés dans les cas de glaucome par fermeture de l’angle et en cas de grossesse. La prudence est de rigueur chez les sujets atteints de maladies cardio-vasculaires et le port de lentilles de contact est déconseillé. Plusieurs effets indésirables sont signalés dont l’hyperthermie conjonctivale, la maculopathie oedémateuse chez l’aphake, la mydriase, la sécheresse oculaire, la possibilité de pigmentation de la conjonctive palpébrale et le risque de passage systémique en cas de traitement prolongé.

APRACLONIDINE LIBELE

LABORATOIRES

DCI

PRESENTATION

PPM

Afin d’éviter de publier des de informations erronées, les produits des laboratoires n’ayant pas répondu à notre demande ne figurent pas dans cette liste.

IOPIDINE 0,5 %

ALCON/SOTHEMA

APRACLONIDINE

COLLYRE 0,5 % FL 5ML

155,00

IOPIDINE 1 %

ALCON/SOTHEMA

APRACLONIDINE

COLLYRE 1 % UNIDOSE DE 0,25ML

155,00

INHIBITEUR DE L’ANHYDRASE CARBONIQUE + BÊTA BLAQUANT Ces collyres associent deux constituants, le chlorhydrate de dorzolamide et le maléate de timolol. Ils ont chacun un mécanisme d’action différent qui intervient dans la diminution de la sécrétion de l’humeur aqueuse. Lorsqu’ils sont associés, l’effet sur la réduction de la pression intraoculaire est additif. Ces collyres sont indiqués dans le traitement de la pression intra-oculaire élevée chez les patients présentant un glaucome à angle ouvert ou un glaucome pseudo-exfoliatif lorsqu’une monothérapie par bêta-bloquant est insuffisante. Ils sont contre-indiqués en cas de maladie réactive des voies aériennes incluant une bradycardie sinusale, un bloc auriculo-ventriculaire de second ou troisième degré, une insuffisance cardiaque patente, un choc cardiogénique, une insuffisance rénale sévère ou une acidose hyperchlorémique. LIBELE COSOPT

LABORATOIRES MSD

DCI

PRESENTATION

PPM

TIMOLOL + DORZOLAMIDE

COLLYRE FL 5ML

221,50

PROSTAGLANDINES Les prostaglandines utilisées en guise d’anti-glaucomateux sont au nombre de trois.

LATANOPROST Le latanaprost est une prostaglandine F2 Alpha qui réduit la pression intraoculaire par augmentation de l’écoulement de l’humeur aqueuse. Elle est indiquée dans la réduction de l’élévation de la pression intraoculaire avec un glaucome à angle ouvert et une hypertension oculaire. Elle n’est contre-indiquée qu’en cas d’hypersensibilité connue au latanoprost. LIBELE XALATAN

LABORATOIRES PFIZER

DCI

PRESENTATION

PPM

LATANOPROST

COLLYRE 2,5 ML

240,10

TRAVOPROST Le travoprost est un antagoniste complet hautement sélectif ayant une haute affinité pour le récepteur FP aux prostaglandines. Il diminue la pression intra-oculaire en augmentant l’écoulement de l’humeur aqueuse. Son indication concerne la réduction de la pression intra-oculaire élevée chez les patients atteints d’une hypertonie intra-oculaire ou d’un glaucome à angle ouvert. LIBELE TRAVATAN

LABORATOIRES ALCON/SOTHEMA

DCI

PRESENTATION

PPM

TRAVOPROST

COLLYRE 2,5 ML

230,00

PROSTAGLANDINE + BETA-BLOQUANT La prostaglandine + bêta-bloquant est une spécialité pharmaceutique qui associe deux composants : le latanoprost et le maléate de timolol. Ces derniers permettent une diminution de la pression intraoculaire élevée supérieure à celle obtenue par l’utilisation de chaque composant seul. Sa prescription cible la réduction de la pression intraoculaire chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d’une hypertonie intraoculaire et qui présentent une réponse insuffisante aux bêta-bloquants administrés localement. LIBELE

LABORATOIRES

XALACOM

PFIZER

DUOTRAV

ALCON/SOTHEMA

DCI

PRESENTATION

PPM

LATANOPROST + TIMOLOL

COLLYRE 2,5 ML

255,00

TRAVATAN + TIMOLOL

COLLYRE 2,5 ML

250,00


UV EA U

U EQ

IVALEN

49

NO

BI O

C

E

GLOSSAIRE

UIVALEN EQ C

Valeur systolique

O

E

BI

200

210

190

Hypertension sévère 180 mm Hg ou plus

180

Hypertension moyenne 160 - 179 mm Hg Hypertension légère 149 - 159 mm Hg

160

170 150 140

Valeur diastolique Hypertension sévère 110 mm Hg ou plus Hypertension moyenne 100 - 110 mm Hg Hypertension légère 90 - 99 mm Hg

N A D S A P U A E V FRANCHIR UN NOU

A T H ' L E D T N E M E S LE TRAIT

130 120 110 100 90 80 70

60 50

40 30

Boîte de 30 comprimés. PPM =36,00 Boîte de 30 comprimés. PPM = 34,20 Sodrix 1.5 mg LP

Sodrix 2,5 mg

Comprimé pelliculé IDENTIFICATION DU MEDICAMENT DENOMINATION SODRIX 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Indapamide (DCI)…………………1,5 mg Excipients : Lactose monohydrate, Povidone K30, Stéarate de magnésium, silice colloïdale, HPMC K30M, HPMC K4M, Hydroxypropyl méthylcellulose, Macrogol 400 et Dioxyde de titane. FORME PHARMACEUTIQUE ET PRESENTATION Boîte de 30 comprimés pelliculés à libération prolongée. CLASSE PHARMACOTHERAPEUTIQUE DIURETIQUE DU SEGMENT CORTICAL DE DILUTION. NOM ET ADRESSE DU FABRICANT Laboratoire SYNTHEMEDIC DANS QUEL CAS UTILISER CE MÉDICAMENT ? Ce médicament est préconisé dans le traitement de l’hypertension artérielle essentielle. INFORMATIONS NECESSAIRES AVANT DE PRENDRE Sodrix 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée NE PAS PRENDRE Sodrix 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée dans les cas suivants : - Allergie connue à ce médicament ou aux sulfamides, - Insuffisance rénale, - Atteinte hépatique grave, - Hypokaliémie (baisse anormale du taux de potassium dans le sang). EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN. PRENDRE DES PRÉCAUTIONS PARTICULIÈRES AVEC Sodrix 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée. L’administration du produit doit être interrompue en cas d’atteinte hépatique. En raison de la présence de lactose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de galactosémie, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactose (maladies métaboliques rares). Utiliser ce médicament AVEC PRECAUTION en cas de : - Troubles de l’équilibre hydroélectrolytique, diabète, goutte, troubles rénaux. Votre médecin peut être amené à vous prescrire des examens de laboratoire pour la surveillance de votre traitement. SPORTIFS attention ! Cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages. EN CAS DE DOUTE, NE PAS HESITER A DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN. GROSSESSE – ALLAITEMENT L’utilisation de ce médicament est déconseillée pendant l’allaitement. D’une façon générale, il convient, au cours de la grossesse et de l’allaitement de toujours demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de prendre un médicament. CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES Des réactions individuelles en relation avec une baisse de la pression artérielle peuvent survenir chez certains patients. Par conséquent, l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée. LISTE DES EXCIPIENTS À EFFET NOTOIRE Lactose. PRISE OU UTILISATION D’AUTRES MEDICAMENTS Veuillez indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, notamment le lithium, même s’il s’agit d’un médicament obtenu sans ordonnance. COMMENT UTILISER CE MEDICAMENT ? POSOLOGIE Un comprimé par jour. DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT À LA PRESCRIPTION DE VOTRE MEDECIN. Si vous avez l’impression que l’effet de Sodrix 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien. MODE ET VOIE D’ADMINISTRATION Voie orale. Le comprimé doit être avalé entier avec de l’eau, et ne doit pas être croqué. FREQUENCE ET MOMENT D’ADMINISTRATION Une seule administration par 24 heures, de préférence le matin, compte tenu de l’effet diurétique de ce médicament, afin d’éviter d’éventuels réveils nocturnes. DUREE DU TRAITEMENT Se conformer à la prescription de votre médecin. SI VOUS AVEZ PRIS PLUS DE Sodrix 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée que vous n’auriez dû Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien. SI VOUS OUBLIEZ DE PRENDRE Sodrix 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oubliée de prendre. EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS Comme tous les médicaments, Sodrix 1,5 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée est susceptible d’avoir des effets indésirables : - Sensation de fatigue (asthénie), Maux de tête, - Fourmillements des extrémités, - Manifestations de type allergique, rares cas d’éruption cutanée, - Sensation de vertige lors du passage de la position couchée à la position debout, - Risque de déshydratation majorée chez les personnes âgées et chez les insuffisants Cardiaques. - Nausées, constipation, bouche sèche. - Il est possible que se produisent des variations des paramètres sanguins, notamment une perte excessive de potassium plus particulièrement chez les personnes âgées ou dénutries. Votre médecin peut demander de faire pratiquer des examens de laboratoire afin de contrôler ces paramètres. Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien. CONSERVATION Pas de précautions particulières de conservation. Ne laisser ni à la portée ni à la vue des enfants. Ne pas utiliser après la date de péremption figurant sur la boîte.

Comprimé pelliculé IDENTIFICATION DU MEDICAMENT DENOMINATION Sodrix 2,5 mg, Comprimé Pelliculé COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE Indapamide (DCI)………………..2,5 mg Excipients : Lactose atomisé, Stéarate de magnésium, Cellulose microcristalline (Avicel PH 102), Croscarmellose Sodique (type A), Hydroxypropyl méthylcellulose 15cp, Macrogol 400 et Dioxyde de titane (E171). FORME PHARMACEUTIQUE ET PRESENTATION Boîte de 30 comprimés pelliculés. CLASSE PHARMACOTHERAPEUTIQUE Antihypertenseur Diurétique (C : Système Cardio-Vasculaire). NOM ET ADRESSE DU FABRICANT Laboratoire SYNTHEMEDIC DANS QUEL CAS UTILISER CE MEDICAMENT ? Ce médicament est préconisé dans le traitement de l’hypertension essentielle. ATTENTION ! DANS QUELS CAS NE PAS UTILISER CE MEDICAMENT ? Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants : - Allergie connue à ce médicament ou aux sulfamides, - Insuffisance rénale sévère, - Atteinte hépatique grave, - Hypokaliémie (baisse anormale du taux de potassium dans le sang). Sauf avis contraire de votre médecin, ce médicament ne doit pas être prescrit en association avec le lithium, avec certains médicaments pouvant entraîner des troubles du rythme cardiaque (astémizole, bépridil, érythromycine IV, halofantrine, pentamidine, sultopride, terfénadine, vincamine.) MISE EN GARDE SPECIALES L’administration du produit doit être immédiatement interrompue en cas d’atteinte hépatique grave. PRECAUTION D’EMPLOI Prévenir votre médecin en cas de : Diabète, goutte, troubles rénaux maladie du foie Votre médecin peut être amené à vous prescrire des examens de laboratoire avant ou pendant le traitement. INTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET AUTRES INTERACTIONS AFIN D’EVITER D’EVENTUELLES INTERACTIONS ENTRE PLUSIEURS MEDICAMENTS, IL FAUT SIGNALER SYSTEMATIQUEMENT TOUT AUTRE TRAITEMENT EN COURS, A VOTRE MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN, en particulier le lithium et certains médicaments pouvant entraîner des troubles du rythme cardiaque (astémizole, bépridil, érythromycine IV, halofantrine, pentamidine, sultopride, terfénadine, vincamine.) SPORTIFS attention ! Cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages. EN CAS DE DOUTE, NE PAS HESITER A DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN. GROSSESSE – ALLAITEMENT Prévenir votre médecin en cas de grossesse, désir de grossesse, d’allaitement. D’UNE FAÇON GENERALE, IL CONVIENT, AU COURS DE LA GROSSESSE ET DE L’ALLAITEMENT, DE TOUJOURS DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN AVANT DE PRENDRE UN MEDICAMENT. LISTE DES EXCIPIENTS À EFFET NOTOIRE Lactose. Glycérol CONDUITE ET UTILISATION DE MACHINES Des réactions individuelles en relation avec une baisse de la pression artérielle peuvent survenir chez certains patients. Par conséquent, l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée. PRISE OU UTILISATION D’AUTRES MEDICAMENTS Indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, notamment le lithium, même s’il s’agit d’un médicament obtenu sans ordonnance. COMMENT UTILISER CE MEDICAMENT ? POSOLOGIE DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT À LA PRESCRIPTION DE VOTRE MEDECIN. MODE ET VOIE D’ADMINISTRATION Voie orale. FREQUENCE ET MOMENT D’ADMINISTRATION Une seule administration par 24 heures, de préférence le matin, compte tenu de l’effet diurétique de ce médicament, afin d’éviter d’éventuels réveils nocturnes. DUREE DU TRAITEMENT Se conformer à la prescription de votre médecin. CONDUITE À TENIR EN CAS DE SURDOSAGE Contactez votre médecin CONDUITE A TENIR AU CAS OU L’ADMINISTRATION D’UNE OU PLUSIEURS DOSES A ETE OMISE Contactez votre médecin, ne prenez pas de double dose le lendemain de votre oubli.EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS - Sensation de fatigue (asthénie) surtout en début de traitement. - Plus rarement nausées, sécheresse de bouche, constipation, maux de tête, anomalie de la perception des sensations de toucher. Fourmillements des extrémités. - Manifestations de type allergique, rares cas d’éruption cutanée chez les sujets prédisposés aux manifestations allergiques et asthmatiques. - Sensation de vertige changements de position. - Risque de déshydratation majorée chez les personnes âgées et chez les insuffisants cardiaques. - Il est possible que se produisent des variations des paramètres sanguins, notamment une perte excessive de potassium, de sodium, plus particulièrement chez les personnes âgées ou dénutries, une élévation du taux de l’acide urique, du sucre, du calcium ou des modifications de la formule sanguine. Votre médecin peut demander de faire pratiquer des examens de laboratoire afin de contrôler ces paramètres. SI VOUS REMARQUEZ DES EFFETS INDESIRABLES NON MENTIONNES DANS CETTE NOTICE, VEUILLEZ EN INFORMER VOTRE MEDECIN OU VOTRE PHARMACIEN. CONSERVATION Ne pas dépasser la date limite d’utilisation figurant sur le conditionnement extérieur.

SYNTHEMEDIC


DOSSIER

DOSSIER

50

LUTTE CONTRE LES RISQUES CARDIO-VASCULAIRES

NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ DANS LE MONDE, LES MALADIES CARDIO-VASCULAIRES, EN RAISON DE LEUR FRÉQUENCE, DE LEURS CONSÉQUENCES SUR LA MORBIDITÉ ET LA MORTALITÉ ET LEUR COÛT SOCIO-ÉCONOMIQUE CONSIDÉRABLE, SONT UN ENJEU MAJEUR DE SANTÉ PUBLIQUE. LA PRÉVENTION DES FACTEURS DE RISQUE DEVIENT DE CE FAIT LA PRIORITÉ DES POLITIQUES DE LUTTE CONTRE CES MALADIES À L’ÉCHELLE MONDIALE. Avec la collaboration du Pr Ahmed BENNIS, Professeur de cardiologie, chef de service de cardiologie, CHU Ibn Rochd.

N

ombreuses sont les atteintes du cœur et des artères. De l’infarctus du myocarde aux accidents vasculaires en passant par l’insuffisance et l’hypertension artérielle, les conséquences de ces lourdes pathologies se traduisent notamment par une insuffisance cardiaque, un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale, etc. À long terme, ces complications sont encore plus difficiles à gérer. Pour nous en rendre compte, rappelons, à titre

d’exemple, que les accidents vasculaires cérébraux constituent à eux seuls la première cause de handicap acquis chez l’adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer et la troisième cause de décès. Quant à leur coût socio-économique, il est considérable. Côté chiffres, les constats sont alarmants. Ces maladies ont touché 147 millions de personnes dans le monde et causé plus de 16 millions de décès en 2002. Parmi elles, les pathologies coronariennes (angine de poitrine, infarctus du myocarde) ont concerné 58 millions de personnes et en ont tué 7 millions tandis que les


DOSSIER

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INDICATIONS THERAPEUTIQUES : Traitement préventif des crises d'angor : angor d'effort, angor spontané (dont l'angor de Prinzmetal) ; Hypertension artérielle. CONTRE-INDICATIONS : Absolues : - Hypersensibilité aux dihydropyridines. Relatives : - Dantrolène (cf. Interactions). EFFETS SECONDAIRES : Les effets indésirables le plus fréquemment notés sont en rapport avec l'action vasodilatatrice du produit : céphalées, rougeurs ou sensation de chaleur de la face. Habituellement, ils apparaissent durant les premières semaines de traitement et s'atténuent lors de sa poursuite. Comme avec les autres dihydropyridines, un œdème des chevilles et/ou de la face peut apparaître. Son apparition est plus fréquente aux doses élevées. On observe plus rarement : - effets cardiaques : tachycardies, palpitations, syncope. - effets cutanéomuqueux : alopécie, augmentation de la sudation, réaction allergique incluant prurit, éruption et angio-œdème. Comme avec les autres dihydropyridines, un élargissement gingival léger a été rapporté chez les patients atteints d'une gingivite/parodontite prononcée. L'élargissement peut être évité ou disparaître avec une hygiène buccale soigneuse. - effets digestifs : douleurs abdominales, dyspepsie, dysgueusie, perte de l'appétit, nausées, diarrhée, constipation, bouche sèche. - effets neuromusculaires : crampes musculaires, myalgie, arthralgie. - effets hépatiques : ictère et élévation des enzymes hépatiques ont été très rarement rapportés (principalement en rapport avec une cholestase) dont quelques cas assez sévères pour entraîner une hospitalisation. Ils sont réversibles à l'arrêt du traitement. - effets pulmonaires : dyspnée. - effets génito-urinaires : pollakiurie, impuissance comme cela a été décrit sous d'autres antihypertenseurs, gynécomastie. - effets neuropsychiques : asthénie, sensations vertigineuses, troubles du sommeil, paresthésies, tremblements, troubles de la vue, troubles dépressifs. - effet général : malaise. - effet sanguin : thrombopénie. - effet vasculaire : vascularite. Comme avec les autres antagonistes calciques, les événements suivants ont été rarement rapportés : douleurs angineuses, infarctus du myocarde, arythmie. Ils peuvent être liés à la pathologie préexistante au traitement et doivent faire discuter la poursuite du traitement. PHENOMENES TOXIQUES OU D’INTOLERANCE POSSIBLES ET EVENTUELS : Sans objet. POSOLOGIE USUELLE, VOIES ET MODES D’ADMINISTRATION : Hypertension artérielle : La dose initiale est d'un comprimé (5 mg) une fois par jour, qui pourra être augmentée à 10 mg (1 comprimé de 10 ou 2 comprimés de 5 mg) par jour en une seule prise en fonction de la réponse au traitement. - Angine de poitrine : La dose initiale est d'un comprimé (5 mg) une fois par jour, qui pourra être augmentée à 10 mg (1 comprimé de 10 ou 2 comprimés de 5 mg) par jour en une seule prise en fonction de la réponse a u traitement. Dose quotidienne maximale : 10 mg. - Il n'est pas nécessaire d'ajuster les doses chez le sujet âgé et chez l'insuffisant rénal (cf. Pharmacocinétique). En dehors de l'infarctus du myocarde récent, l'amlodipine peut être administrée quel que soit le degré d'altération de la fonction ventriculaire gauche. L'amlodipine n'est pas dialysable. Il n'est pas nécessaire d'ajuster les doses d'amlodipine en cas d'association avec des diurétiques thiazidiques, des bêta-bloquants ou des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. CONDITIONS PARTICULIÈRES D’EMPLOI ET SURVEILLANCE BIOLOGIQUE EVENTUELLE : Mises en garde et précautions d'emploi : Mises en garde : - L'efficacité et la tolérance de l'amlodipine n'ayant pas été étudiées chez l'enfant, son utilisation chez l'enfant est déconseillée. - En cas de survenue de signes cliniques (asthénie, anorexie, nausées persistantes), il est recommandé de doser les enzymes hépatiques. En cas d'élévation des taux et, à plus forte raison en cas d'ictère, le traitement doit être interrompu. Précautions d'emploi : - Insuffisance hépatique : la demi-vie de l'amlodipine est prolongée chez l'insuffisant hépatique (cf. Pharmacocinétique). Les recommandations posologiques à suivre dans ce cas n'ayant pas encore été établies, il convient d'administrer le produit avec précaution chez ces patients. - Femme enceinte ou qui allaite : cf. Grossesse et Allaitement. Grossesse et allaitement : Grossesse : Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. Il n'existe pas actuellement de données pertinentes, ou en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique de l'amlodipine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse. En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser l'amlodipine pendant la grossesse. Allaitement : Il n'existe pas de données concernant le passage d'AMEP dans le lait maternel. Cependant, comme avec d'autres dihydropyridines, les quantités retrouvées dans le lait maternel sont faibles, et aucun effet indésirable n'a été rapporté sur la base de quelques cas isolés. Par mesure de précaution, il convient d'éviter, si cela est possible, l'administration de ce médicament chez la femme qui allaite. Effets sur la capacité de conduire des véhicules ou d'utiliser des machines : En début de traitement, une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobiles et les utilisateurs de machines, en raison du risque de sensation de vertiges (cf. Effets secondaires). Interactions médicamenteuses et autres interactions. - Associations déconseillées (par mesure de prudence) : • Dantrolène (perfusion) : chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie IV. L'association d'un antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient. Associations nécessitant des précautions d'emploi : • Alpha-1-bloquants (alfuzosine, prazosine) : majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique sévère. Surveillance clinique. Recherche d'hypotension orthostatique dans les heures qui suivent la prise du médicament -1-bloquant (en particulier en début de traitement par celui-ci). • Baclofène : majoration de l'effet antihypertenseur. Surveillance de la tension artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire. • Rifampicine (décrit pour vérapamil, diltiazem et nifédipine) : diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt. • Itraconazole (par extrapolation à partir de la nifédipine, de la félodipine et de l'isradipine) : risque majoré d'œdèmes par diminution du métabolisme hépatique de la dihydropyridine. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la dihydropyridine pendant le traitement par l'itraconazole et après son arrêt. Associations à prendre en compte : • Bêta-bloquants : hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines, plus ou moins marqué en fonction des produits, et susceptible de s'additionner aux effets inotropes négatifs des bêta-bloquants). La présence d'un traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.• Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques) : effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif). • Corticoïdes, tétracosactide par voie générale : diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes). • Neuroleptiques : effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif). Autres associations : • Digoxine : par ailleurs, l'amlodipine ne modifie pas les taux plasmatiques ou la clairance rénale de la digoxine chez le volontaire sain. Surdosage : Les données disponibles suggèrent qu'un surdosage massif pourrait provoquer une importante vasodilatation périphérique entraînant une hypotension systémique marquée et probablement prolongée. Toute hypotension consécutive à une intoxication aiguë nécessite une surveillance en unité de soins intensifs cardiologiques. Un vasoconstricteur peut être utilisé pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle. L'amlodipine n'est pas dialysable. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES : Pharmacodynamie : Antagoniste calcique, antihypertenseur, antiangoreux (C: système cardiovasculaire). L'amlodipine est un antagoniste du calcium appartenant à la famille des dihydropyridines qui agit à la fois sur les sites de fixation des canaux calciques de la 1-4 dihydropyridine et du diltiazem. Elle inhibe de manière prolongée l'entrée du calcium empruntant les canaux calciques lents au niveau des cellules musculaires lisses et des cellules myocardiques. Comme les autres dihydropyridines, l'amlodipine possède chez l'animal des propriétés diurétiques et natriurétiques. Le mécanisme de l'action antihypertensive est lié à un effet relaxant direct au niveau du muscle lisse vasculaire. Chez les patients hypertendus, une prise quotidienne unique permet d'obtenir une réduction significative des valeurs tensionnelles en position couchée ou debout sur l'ensemble du nycthémère sans entraîner d'accélération de la fréquence cardiaque. L'action progressive de l'amlodipine permet d'éviter les accès d'hypotension. L'amlodipine diminue les résistances périphériques totales (post-charge) sans induire de tachycardie réflexe. Ceci s'accompagne d'une baisse de la consommation énergétique du myocarde et de ses besoins en oxygène. Elle entraîne une vasodilatation des artères et artérioles coronaires en augmentant ainsi l'apport myocardique en oxygène. Chez les patients angoreux, l'administration d'amlodipine augmente la durée de l'effort, le délai d'apparition de l'angor et du sous décalage du segment ST ; elle réduit à la fois la fréquence des crises d'angine de poitrine et la consommation de trinitrine. Comme les autres antagonistes du calcium, l'amlodipine est métaboliquement neutre et ne modifie pas les taux de lipides plasmatiques. Elle peut être utilisée chez les patients présentant diabète ou goutte. Chez les patients transplantés rénaux hypertendus traités par ciclosporine, l’amlodipine, administrée à la posologie usuelle, diminue la pression artérielle, augmente le flux sanguin rénal et le débit de filtration glomérulaire, et diminue les résistances vasculaires rénales. Les conséquences à long terme de ces modifications sur la fonction du greffon ne sont pas évaluées. Pharmacocinétiques : Après administration orale aux doses thérapeutiques, l'amlodipine est totalement absorbée. La biodisponibilité absolue de l'amlodipine varie de 64 à 80 %. Le pic plasmatique est tardif, survenant 6 à 12 heures après la prise. Le volume de distribution est de 21 l/kg. La demi-vie d'élimination terminale est de 35 à 50 heures et permet une prise unique quotidienne. Les concentrations à l'état d'équilibre sont atteintes après 7 à 8 jours d'administration. L'amlodipine est presque entièrement métabolisée en métabolites inactifs. 10 % de la molécule mère et 60 % des métabolites sont excrétés dans les urines. Les études in vitro ont montré que l'amlodipine circulante est liée à 97,5 % aux protéines plasmatiques. Chez le sujet âgé, les concentrations plasmatiques d'amlodipine sont plus élevées que chez le patient jeune, sans traduction clinique, la demi-vie d'élimination terminale étant inchangée. Une augmentation de la demi-vie est observée en cas d'insuffisance hépatique. Chez le patient insuffisant rénal, les concentrations plasmatiques d'amlodipine ne sont pas corrélées au degré d'insuffisance rénale. Tableau A (Liste I).


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LUTTE CONTRE LES RISQUES CARDIO-VASCULAIRES NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS accidents vasculaires cérébraux ont touché 49 millions de personnes et en ont tué 5,5 millions. Les maladies cardio-vasculaires n’ont pas seulement un impact majeur sur les individus et leur qualité de vie, mais également sur les coûts de santé publique et l’économie de tous les pays. Toutes ces données et bien d’autres encore justifient largement les actions intensives de lutte menées partout dans le monde. Mais il existe une autre raison, de loin la plus importante, pour se mobiliser pour des maladies cardio-vasculaires souvent évitables par la prévention. Celle-ci permet non seulement d’éviter des dépenses de santé souvent excessives et surtout des vies humaines, mais aussi de stopper ou tout au moins de réduire de façon significative cette épidémie pour ne pas dire cette pandémie. D’autant qu’elle est peu coûteuse au regard du coût des médicaments et de leurs résultats probants.

Les bourreaux du cœur On connaît bien les facteurs de risque qui exposent à ces maladies qui résultent d’anomalies lipidiques innées et/ou de facteurs de risque évitables, comme l’excès de cholestérol, le tabagisme, l’hypertension artérielle, l’obésité, le surpoids, la sédentarité, le diabète de type 2. C’est ce qu’on appelle les facteurs de risque non modifiables (génétiques) et modifiables (environnementaux et liés au mode de vie). Certains, l’âge et le sexe, sont indépendants du patient. En effet, plus on avance en âge et plus le risque d’une atteinte artérielle augmente, qu’il s’agisse d’un infarctus ou d’un accident vasculaire, sachant que les femmes sont relativement plus protégées par les œstrogènes, avant la ménopause, que les

hommes. L’hérédité cardio-vasculaire survenue de deux affections métaboest également un facteur de risque ma- lique et endocrinienne : l’obésité et le jeur. Les jeunes ayant un antécédent de diabète. Si aucune des deux affections maladie cardio-vasculaire dans leur fa- n’est à elle seule une cause importante mille présentent plus souvent des taux de décès, elles sont souvent associées à de LDL-cholestérol, de HDL-cho- d’autres pathologies à haut risque de lestérol et de triglycérides au-delà des mortalité comme l’hypertension arseuils admis chez ceux qui n’ont pas ce térielle, la maladie coronarienne et le cancer. type d’antécédents. Cette Grave au même titre population présente de ce que la sédentarité, le fait un niveau de risque tabagisme chronique cardio-vasculaire plus L’hypertension multiplie par deux le important. Elle est le plus artérielle risque d’infarctus pour souvent mal dépistée ou une consommation de de manière tardive. Sans multiplie par 10 cigarettes par jour et le savoir, près de 50 % des 5 à 6 le risque le multiplie par 3 pour jeunes adultes victimes d’accident 20 cigarettes par jour. d’infarctus du myocarde cardiaque et Chez les hommes, sont en effet porteurs par 10 à 12 celui 14 % des maladies card’anomalies glucido-lipid’un accident dio-vasculaires et 2 % diques sévères. chez les femmes sont Toutefois, la biologie vasculaire attribuables au tabac. et la génétique molécérébral. Par ailleurs, les jeunes culaires ont permis de fumeurs ont plus frédécouvrir les nombreux acteurs qui agissent sur le vaisseau quemment que les non-fumeurs des sanguin. Au point de changer le re- taux de LDL-cholestérol hors seuil. Il gard porté sur ce type inné de facteurs en est de même pour le HDL-cholesde risques, en particulier l’athérosclérose, dont l’évolution conduit à l’obstruction d’un vaisseau et à l’infarctus LE SAVIEZ-VOUS ? du myocarde. Selon l’OMS, le stress toucherait À côté de ces facteurs de risque au 50 % de la population et serait niveau desquels il est difficile d’agir, responsable de 30 % des arrêts de d’autres ont été identifiés. Ainsi, l’augtravail. Omniprésent, sa responsamentation de ces maladies est égalebilité dans les problèmes de santé ment liée aux modes d’hygiène en ren’est pas toujours appréciée de lation avec la vie moderne. L’exemple typique est la sédentarité. Rester des façon égale par le corps médical, heures assis au bureau concourt à rébien que de grandes études aient duire son capital santé étant donné prouvé le contraire. Celles-ci ont que l’inactivité physique constitue le démontré que le stress psychofacteur de risque le plus important de social est un véritable facteur de la maladie coronaire et qu’elle augrisque cardio-vasculaire. mente considérablement le risque de


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LUTTE CONTRE LES RISQUES CARDIO-VASCULAIRES NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS té l (hyp térol (hypoHDLémie) ypoH et les triglycérides. ri s. De ce fait, chez cette catégorie de personnes pe le niveau de risque est encore plus élevé : en cas d’hyperchoen lestérolémie, le tabagisme majore en effet le risque de maladie cardio-vasculaire. Mais le bénéfice de l’arrêt du tabac est rapide : après trois ans sans tabac, le risque cardio-vasculaire des ex-fumeurs est identique à celui des non-fumeurs. Aussi, la correction des facteurs de risque acquiert-elle une importance de taille pour une meilleure prévention de cette menace sanitaire.

Marocains, préservez votre santé cardio-vasculaire Trente-trois pour cent de la population adulte ont une tension artérielle élevée, 13 % sont en surpoids, 6 % sont diabétiques et 29 % présentent une cholestérolémie… Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les facteurs de risque cardio-vasculaire exposent les Marocains à un grand nombre d’attaques cardiaques. Autre point non moins épineux que le premier, le traitement des maladies cardio-vasculaires est extrêmement coûteux. C’est un handicap important pour l’accès aux soins en l’absence de couverture médicale adéquate. À titre d’exemple, une coronarographie coûte 8.000 DH, la dilatation d’une artère coronaire 32.000 DH, une intervention de pontage coronaire 90 à 100.000 DH et le remplacement des valves cardiaques varie entre 80.000 et 100.000 DH. Partant de ces constats, agir efficacement contre les facteurs de risque cardio-vasculaires est une urgence réelle qui dépend de la volonté politique et de la responsabilisation des citoyens. Enjeu fondamental de santé publique, la lutte effective contre le tabagisme, première cause de mortalité évitable, en est un bon exemple. L’amélioration de la santé cardio-vasculaire des Marocains devrait également s’appuyer sur la mise en place d’un programme national axé sur le rôle de la nutrition

RECOMMANDATIONS ALIMENTAIRES QUOTIDIENNES EN FRUITS ET LÉGUMES ■ 5 à 10 portions de produits céréaliers (grains entiers), ■ 5 à 10 portions de fruits et légumes, ■ 2 à 4 portions de produits laitiers faibles en gras, ■ 2 à 3 portions de viandes faibles en gras ou substitut, ■ <30 % de calories provenant des gras, ■ <10 % de calories provenant des gras saturés, ■ <300 mg cholestérol, ■ 25 à 35 g de fibres.

pour rester en bonne santé. En fait, l’objectif est de sensibiliser le public sur l’intérêt d’un équilibrage diététique au profit des fruits et légumes en recommandant d’en consommer 5 par jour, avec réduction du sel, des graisses saturées (beurre, fromages, lait entier, charcuterie, viandes grasses) et des sucreries. On contribuera ainsi à enrayer cette quasi-épidémie de surpoids et d’obésité qui touche notre pays comme d’autres à travers le monde. Parallèlement, la médiatisation de la prévention est indispensable, sauf que cela exige le concours de différents médias pour contrecarrer l’effet des informations publicitaires délétères, notamment au plan alimentaire, et pour informer la population des dangers du tabagisme, particulièrement chez les jeunes. De son côté, l’industrie agro-alimentaire doit participer à la promotion des fruits et légumes, à la réduction de la teneur en sel du pain et des produits manufacturés, notamment dans les plats cuisinés en restauration collective. La communication ne doit pas

concerner uniquement les populations déjà bien informées, mais elle doit cibler également les populations à faible niveau socio-économique qui courent des risques plus élevés car la fracture sociale se répercute jusque dans la santé. Enfin, il va sans dire que les professionnels de la santé ont un rôle essentiel dans cette prévention dans la mesure où ce sont eux qui connaissent le mieux le sujet auquel ils s’adressent ainsi que son environnement personnel et familial. Priorité sanitaire à l’échelle internationale, les facteurs de risque et les maladies cardio-vasculaires exigent l’instauration d’une culture de prévention cardio-vasculaire dans la population. Cette dernière doit s’accompagner du dépistage des individus à haut risque, dans les familles des sujets qui ont eu un accident cardio-vasculaire précoce. Une démarche spécifique doit être engagée chez les sujets en situation de précarité en leur favorisant l’accès aux structures de dépistage et de prévention.

COMMENT PRÉSERVER LA SANTÉ DE SON CŒUR ? 1- Rester actif pour : ■ Réduire la tension artérielle, ■ Augmenter la sensibilité à l’insuline (donc améliorer le contrôle de la glycémie), ■ Aider à maintenir ou à perdre du poids.

2- Gérer son stress en : ■ Employant des techniques de relaxation qui peuvent être aussi simples que des respirations profondes, ■ Prenant des pauses antistress (un bon livre, un film, un peu de jardinage, etc.).


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« AU MAROC, ON VEUT METTRE EN PLACE UNE ASSURANCE MALADIE À VOCATION SOCIALE, UNIQUEMENT SUR LA BASE DE COTISATIONS, SANS LA PARTICIPATION DE L’ÉTAT, ET SANS TOLÉRER LE DÉFICIT… » LE DR SAÂD AGOUMI, PRÉSIDENT DU COLLÈGE SYNDICAL NATIONAL DES MÉDECINS SPÉCIALISTES PRIVÉS.


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Saâd

AGOUMI PRRÉSIDENT DU COLLÈGEE SYNDICALL NATION PRÉSIDENT NATIONAL NAL DDES MÉDECINS SPÉCIALISTES PRIVÉS, LE DR SAÂD AGOUMI PREND À CŒUR DE DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DES CONFRÈRES QUI S’ADRESSENT AU COLLÈGE. DANS CET ENTRETIEN, IL S’EXPRIME SUR LES INQUIÉTUDES DE TOUTE UNE PROFESSION POUR QUI LE SYSTÈME DE SANTÉ ET SA VIABILITÉ SONT DES PRÉOCCUPATIONS MAJEURES AVEC, À LA CLÉ, UNE MÉDECINE QUI RÉPONDE AUX ATTENTES ET AUX BESOINS DE LA POPULATION. Doctinews. Vous êtes président du Collège syndical national des médecins spécialistes privés. Pouvez-vous nous présenter brièvement le Collège ? Dr Saâd Agoumi. Le Collège syndical national des médecins spécialistes privés est organisé selon une structure pyramidale. Les représentants de 35 associations de spécialistes forment le conseil d’administration, base de la pyramide, qui transmet ses requêtes concernant l’exercice de la profession au bureau exécutif, sommet de cette pyramide. Le bureau, constitué d’un président, d’un secrétaire général… exécute les demandes du conseil d’administration et restitue l’information. Le rôle du Collège consiste donc, conformément à cette organisation, à jouer l’interface entre les associations et l’administration centrale avec pour philosophie de ne rien inventer, de se conformer aux demandes des médecins, spécialité par spécialité, et de toujours les impliquer. À l’origine, le terme « syndical » ne figurait pas dans la dénomination de cette institution ? Le Collège a été créé au départ pour représenter les intérêts des chirurgiens privés. D’où le nom de Collège des chirurgiens privés. Au fil des années, cette instance a étendu son champ d’action aux spécialités chirurgicales puis aux spécialités médicales qui constituent aujourd’hui sa forme existentielle. La modification de la forme juridique, passage d’association à syndicat, date de 2006, lors de la mise en place de l’assurance maladie obligatoire (AMO) avec une convention qui nous a semblé tout à fait basique et subsidiaire par rapport aux aspirations des médecins. Le dossier de l’AMO a été validé par le syndicat des médecins du secteur libéral, seul syndicat qui existait avant nous, et qui représentait aussi bien les médecins généralistes que les spécialistes. Nous avons essayé de l’accompagner dans la conception de la critique de la loi et étions, en accord avec les associations de médecins spécialistes, unanimes pour refuser la signature. Le syndicat a tout de même signé et lorsque nous avons voulu prendre part aux débats pour défendre


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les intérêts des médecins spécialistes, il s’est avéré que notre statut d’association ne nous le permettait pas. Il nous fallait une vocation syndicale. Nous avons donc modifié notre statut juridique, conservé le terme « collège », pour l’histoire, et introduit la notion « syndical », par obligation. À propos de l’AMO justement, quelles sont les principales revendications formulées par le Collège ? L’un des gros problèmes soulevé dès le départ par les médecins spécialistes concerne le tarif de la consultation. Jusqu’en 2006, et depuis une quinzaine d’années, ce tarif s’élevait à 200 DH. Lors de la mise en place de l’AMO, l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) a fixé ce tarif à 150 DH, soit une réduction des honoraires des médecins de 25 %, avec pour seul argument, je cite : « Nous avons estimé que c’était suffisant ». Aucune étude n’a été réalisée au préalable. Depuis, nous demandons la révision de ce tarif, ou plutôt la restitution de ce qui a été pris. Personne n’accepterait une diminution de salaire de 25 % pour une raison quelconque. L’enveloppe dédiée aux consultations représente 1,4 % du budget de fonctionnement de l’AMO. Ce que nous réclamons représente seulement 25 % de ces 1,4 %. Nous sommes prêts à nous inscrire dans un projet social, un projet important pour le malade, mais ce n’est pas à nous de le financer. Nous le faisons déjà, en quelque sorte, car dans les lois ordinales qui régissent notre profession, il est clairement précisé que nos honoraires sont de la libre entente entre le médecin et le patient, avec tact et mesure. Le fait de nous lier les mains par une convention, même avec un tarif à hauteur de 200 DH, par exemple, nous oblige à faire abstraction de notre code de déontologie. Un autre problème concerne les forfaits. L’Anam a fixé à 1 500 DH le forfait de la réanimation, incluant les honoraires du médecin anesthésiste portés à 1 250 DH. Il reste donc 250 DH pour institutionnaliser une séance de réanimation d’une journée qui englobe les médicaments, les gaz, le matériel, le personnel, l’amortissement… et tout cela, à condition que nous fassions de l’exercice de qualité ! Or, aujourd’hui, la médecine de qualité justement a recours à une technologie qui coûte cher. Nous avons proposé aux responsables de ces

instances de venir librement dans les cliniques pour calculer le coût de revient de chaque acte. Ils n’ont pas accepté. Ils font appel à des organismes internationaux qui réalisent des extrapolations à partir d’études internationales. Mais malgré cela, le BCG est arrivé à la conclusion que le forfait dédié à la réanimation était largement sous-estimé. C’est la même chose avec l’endoscopie pour laquelle le forfait est fixé à 1 300 DH.

Vous croyez que le citoyen aurait refusé alors qu’il n’avait rien ? Prenons le cas des fonctionnaires remboursés depuis des années par la Cnops à hauteur de 80 % de 32 DH pour une consultation chez un médecin spécialiste, 32 DH étant le tarif de référence fixé par la Cnops. Ils ne se sont jamais plaints.

Finalement, où en sont les négociations ? La CNSS a proposé de revaloriser le tarif des consultations à hauteur de 50 % de nos doléances dans un premier temps. Au juste, quelle est la problématique, Les 50 % restants sont soumis à la condiselon vous ? Les décideurs veulent mettre en place une tion que nous prescrivions plus de 80 % de assurance maladie à un niveau dont ils médicaments génériques d’ici 18 mois. La n’ont pas les moyens. Avons-nous la ca- Cnops n’a rien voulu céder. Nous avons pacité de rembourser 80 % des dépenses réagi par le déconventionnement volonde santé des assurés ? C’est imaginaire de taire des médecins avec l’espoir de faire passer de 0 à 80 %. À moins d’avoir une avancer les négociations. Depuis, le minismanne financière sur laquelle s’appuyer. tère de la Santé s’est saisi sérieusement du Or, ce n’est pas le cas dossier et, début février, puisque le financement nous avons suspendu le de l’assurance maladie est déconventionnement NOUS assuré à 100 % par les coet établi un mémoranSOMMES PRÊTS tisations, sachant que 90 dum d’entente qui ouvre À NOUS INSCRIRE une nouvelle période % des salaires sur lesquels DANS UN PROJET de six mois de négociase base ce financement SOCIAL, UN PROJET tions. Nous avons bon sont composés du SMIG espoir de parvenir à une et que, pour les 10 % resIMPORTANT POUR tants, la cotisation est entente sur au moins LE MALADE, MAIS quatre points qui nous plafonnée sur une base CE N’EST PAS paraissent essentiels et salariale de 6000 DH. La À NOUS DE LE un minimum. Il s’agit France a 50 ans d’expéFINANCER. rience dans le domaine et de la revalorisation du regardez le déficit qu’elle tarif de la consultation, accumule. Pourtant, le de la révision du forbudget de la sécurité sociale est alimenté fait réanimation et de la mise en place à hauteur de 60 % par les cotisations et à de deux conventions, l’une signée entre hauteur de 40 % par des fonds annexes. Au l’ANAM et les médecins et une autre siMaroc, nous voulons mettre en place une gnée par l’ANAM et les structures d’hosassurance maladie à vocation sociale, uni- pitalisation. L’objectif de ces conventions quement sur la base des cotisations, sans est de permettre au médecin de retrouver participation de l’État et sans tolérer de sa liberté d’honoraires et au patient de déficit. Autant dire qu’il s’agit uniquement continuer à bénéficier du libre choix de d’un projet politique. la clinique et du médecin. Je m’explique : si un médecin est déconventionné, mais Vous pensez qu’il aurait fallu être moins que la clinique dans laquelle il intervient ambitieux et minimiser les taux de est conventionnée, le patient doit pouvoir remboursement ? accéder à la prise en charge des 2/3 de sa Quand on fait un calcul global aujourd’hui facture qui correspondent à la partie hosen tenant compte de la réalité des prix du pitalisation. Il lui restera à régler le tiers marché et de l’enveloppe restituée, le taux restant qui correspond aux honoraires du de remboursement ne dépasse pas 50 %. médecin et qui pourra être remboursé par Partant de 0, pourquoi ne pas avoir pro- la mutuelle. C’est une formule qui profite à posé un taux de remboursement de 50 % toutes les parties car le médecin peut pratiqui aurait été augmenté progressivement ? quer le tarif qui lui semble juste sans porter


INTERVIEW préjudice au budget de fonctionnement de l’AMO. Quant au patient, il connaît le tarif de la consultation de son médecin et l’accepte librement. C’est pourquoi nous réclamons la création du secteur 2, une demande qui, comme la quasi-totalité de nos revendications, trouve l’acquiescement de Mme la ministre. Le Collège demande également la restructuration de la loi 10/94. Quelles sont vos inquiétudes au sujet de cette loi ? La loi 10/94 relative à l’exercice professionnel veut ouvrir la voie à l’acquisition des cliniques aux détenteurs de capitaux non médecins, aussi bien locaux qu’étrangers. C’est le premier point. L’objectif de rentabilisation et de capitalisation de ces investisseurs va à l’encontre des pratiques de la médecine. Prenons l’exemple d’une intervention pour une cataracte et une hystérectomie. La première immobilise un lit une demi-journée et est facturée sur la base d’un K 130. La deuxième, un K 100, nécessite cinq jours d’hospitalisation. Pour le financier, il est clair qu’il est plus rentable de pratiquer une chirurgie pour une cataracte. Le risque est que la clinique finisse par refuser les interventions non lucratives, au détriment des patients. Le deuxième aspect de cette loi qui nous inquiète concerne la possibilité qui est donnée aux médecins étrangers d’exercer la médecine libérale au Maroc, sous le prétexte de la réciprocité. La réciprocité est un leurre. Nous savons bien que ce ne sont pas les médecins français ou allemands, par exemple, qui viendront exercer chez nous. Les pays qui signeront la réciprocité avec nous sont des pays où le niveau de la médecine est très faible et où nous n’irons jamais exercer. La barrière de la langue est un autre argument que nous opposons car en médecine, si la communication est incomplète ou inadéquate, nous perdons 50 % du résultat du soin. À ce rythme, nous allons rapidement abaisser le niveau de la médecine au Maroc. Enfin, un autre point essentiel de la discorde concerne le salariat médical. Si on permet aux investisseurs de salarier des médecins dans les cliniques, la médecine libérale va mourir. Tous les cabinets vont fermer. Faisons un calcul simple : un chirurgien qui ne travaille pas beaucoup effectue en moyenne chaque jour l’équiva-

lent d’un K 250 à 300. Un K 300 par jour auquel on ajoute les urgences et les nuits revient à un K 10 000 par mois. Avec les tarifs de l’AMO, décriés par tout le monde aujourd’hui, un K est facturé 22,50 dirhams. Donc, 10 000 X 22,50 est égal à 225 000 dirhams, ce que peut rapporter un chirurgien à la clinique en contrepartie d’un salaire attractif, par exemple 50 000 dirhams. Alors que va-t-il se passer pour le gynécologue non salarié quand il va arriver à la clinique avec une patiente sur le point d’accoucher ? Il devra aller ailleurs car le bloc ou la salle d’accouchement seront toujours occupés par les chirurgiens salariés. Mais aller où ? À moins de programmer des interventions à minuit ou trois heures du matin  ! Comme la clientèle ne suivra pas, ce médecin demandera à être salarié. S’il est dans le besoin, on ne lui proposera pas 50 000 dirhams, mais 40000 dirhams et ainsi de suite. Qu’on nous le dise tout de suite si on veut fermer les cabinets. Ce n’est pas la peine d’attendre cinq ans. Et le malade dans tout ça ? Justement, comment le malade va-t-il s’en sortir ? Pour une intervention qui bloque un lit trois jours et qui est facturée sur la base d’un K 120, une chirurgie de la vésicule, par exemple, il va faire le tour du Maroc. Personne ne voudra de lui, sauf les hôpitaux où les files d’attente vont s’allonger. On en revient toujours au malade au détriment de qui le système risque de s’installer. Êtes-vous satisfait du projet de loi 01-11 relatif au Conseil de l’ordre national des médecins ? C’est un dossier sur lequel nous avons travaillé durant deux ans et demi sous la tutelle du président du conseil national qui avait été nommé en 2006. Avec les représentants de chaque spécialité médicale, nous avons rédigé un cahier des charges à partir de l’ancienne loi qui comportait 25 points à modifier ; 24 l’ont été. Les réunions de travail se sont déroulées en présence des juristes représentant le secrétariat général du gouvernement et le ministère de la Santé. Chacune de nos propositions était validée juridiquement au fur et à mesure, ce qui nous a permis de gagner un temps considérable. Aujourd’hui, le projet de loi attend d’être présenté au Parlement pour adoption. Il est dans sa phase finale. La grande avancée de cette loi réside dans

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l’élection du président du Conseil national de l’ordre qui était auparavant nommé. C’était un point primordial pour nous, la principale motivation de la révision de la loi qui permettra au Conseil d’acquérir une indépendance totale. D’une manière plus générale, comment se porte le secteur de la médecine spécialisée ? Il n’y a pas assez de médecins spécialistes au Maroc et on retrouve une grande concentration de professionnels sur l’axe Casablanca-Rabat-Kénitra. Pas loin de nous, à une centaine de kilomètres, la ville de Benguerir ne compte aucun médecin spécialiste pour une population de 70 000 habitants alors qu’elle dispose d’un hôpital gigantesque. C’est pourtant une ville qui se situe à un kilomètre d’un axe autoroutier. En mai 2008, nous avons signé un projet de partenariat entre le secteur public et le secteur privé en présence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de Mme Yasmina Baddou, ministre de la Santé. Ce projet doit permettre aux médecins spécialistes du secteur privé d’exercer dans les hôpitaux publics en fonction des besoins. L’idée est que, chaque jour, l’hôpital puisse disposer d’un gynécologue, d’un médecin ORL, d’un ophtalmologiste, de deux chirurgiens, d’un médecin anesthésiste… qui seront rémunérés à l’acte au tarif établi entre l’AMO et les hôpitaux publics. Ce projet satisfait les médecins qui souhaitent participer au fonctionnement des hôpitaux et veulent continuer à exercer pour rester performants, asseoir leur notoriété et être rémunérés. Car, paradoxalement, il n’y a pas assez de médecins, mais beaucoup de cabinets sont en faillite. Ce phénomène est dû à la difficulté d’accès aux soins de la population, d’une part, et à certaines pratiques que l’on peut assimiler à du dirigisme, d’autre part. Notre projet de partenariat s’inscrit dans une dynamique de partenariat « gagnant-gagnant » car il aidera l’État à résoudre le problème de déficit en ressources humaines dans les hôpitaux périphériques et permettra aux médecins d’exercer plus régulièrement. Il suffit de nous transmettre le listing des hôpitaux et des besoins et nous nous chargerons de contacter les médecins intéressés dans chacune des régions qui bénéficieront d’un contrat.


INSTITUTIONNEL

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PROCRÉATION MÉDICALE ASSISTÉE

UN PREMIER CENTRE PUBLIC DÈS 2012 UN GRAND PAS VIENT D’ÊTRE FRANCHI DANS LE DOMAINE DE LA SANTÉ REPRODUCTIVE. LA DÉCISION D’OUVRIR UN PREMIER CENTRE PUBLIC DE PROCRÉATION MÉDICALE ASSISTÉE (PMA) MONTRE QUE LA PRISE EN CHARGE DE L’INFERTILITÉ, JUSQUE-LÀ APANAGE DE LA SPHÈRE PRIVÉE, FAIT DÉSORMAIS PARTIE DES PRÉOCCUPATIONS DES POUVOIRS PUBLICS.

L

ouverture du premier centre public de procréation médicale assistée (PMA) au Maroc, prévue au début de l’année 2012, va permettre de répondre à une demande importante de la part de la population marocaine. En effet, d’après les statistiques, il apparaît que 10 à 15 % des couples souffrent d’infertilité. Non seulement le sujet est encore tabou, mais les 16 centres de procréation médicale assistée répartis sur le territoire sont tous privés, ce qui rend le traitement de l’infertilité parfois inaccessible pour des questions de coût. Au sein du centre public, il sera possible de recourir aux trois techniques de procréation médicale assistée pratiquées dans les centres privés.

L’INSÉMINATION ARTIFICIELLE L’insémination artificielle avec sperme du conjoint (IAC), technique la plus simple et la plus ancienne, trouve son indication lorsque les spermatozoïdes ne parviennent pas à atteindre l’ovocyte et à le féconder alors que l’appareil génital de la femme est normal. Permettant de court-circuiter la glaire cervicale (stérilités cervicales) et de rapprocher les spermatozoïdes des ovocytes (stérilités masculines, stérilités inexpliquées), elle consiste à injecter des spermatozoïdes

« préparés » dans la cavité utérine, le jour cessus de fécondation reste naturel et se déroule « in vivo ». de l’ovulation. Dans la pratique, la patiente reçoit un traitement hormonal par voie orale ou FÉCONDATION IN VITRO par injection destiné à stimuler l’ovula- Lorsque l’insémination artificielle tion. L’objectif du traitement est d’obte- échoue ou lorsque les trompes de la nir la croissance d’un ou deux follicules. femme sont bouchées, par exemple, c’est Le développement folliculaire est sur- la fécondation in vitro (FIV) qui est enveillé par échographie et dosage hormo- visagée. La première naissance issue nal dans le sang. Lorsque la maturation de cette technique a eu lieu en 1978, folliculaire est atteinte, en Angleterre. Au l’ovulation est déclenMaroc, elle a été réachée et l’insémination lisée avec succès en Selon programmée. Le jour de 1990. l’insémination, après reLe principe consiste à les statistiques, cueil du sperme, l’équipe reproduire en laboratoire l’infertilité du laboratoire se charge ce qui se passe naturelletouche, de de sa « préparation » afin ment dans les trompes, manière égale, de reproduire les modifidepuis la fécondation aussi bien la cations qu’il subit lorsqu’il jusqu’aux premières femme que traverse naturellement la étapes du développement glaire cervicale : séparaembryonnaire. l’homme. tion du plasma séminal et Après une phase de stides spermatozoïdes, élimulation ovarienne par mination des débris cellulaires et autres injection de gonadotrophine, le praticien cellules et sélection des spermatozoïdes recueille les ovocytes en utilisant une mobiles et normaux. aiguille pour ponctionner les follicules Les spermatozoïdes sont ensuite déposés à travers la paroi vaginale sous contrôle dans l’utérus de la patiente à l’aide d’un échographique. Les liquides folliculaires cathéter introduit par le col de l’utérus. sont transmis au laboratoire où les ovoIls remontent naturellement vers les cytes sont séparés par aspiration. Ils sont trompes et rencontrent l’ovocyte. Le pro- mis en culture et rejoints par les sperma-


INSTITUTIONNEL tozoïdes préparés selon le même protocole que celui de l’IAC. Dès le lendemain, les ovocytes fécondés sont repérables. Ils contiennent deux noyaux, l’un provenant de l’ovocyte et l’autre du spermatozoïde. Vingt-quatre heures plus tard, des embryons de deux à quatre cellules se sont développés. L’idéal est de pousser la culture à cinq jours car, à ce stade, seuls les meilleurs embryons résistent. Le transfert des embryons dans la cavité utérine est réalisé à J1, J2 ou J5, selon les protocoles, à l’aide d’un fin cathéter introduit par voie vaginale.

INJECTION INTRACYTOPLASMIQUE DE SPERMATOZOÏDES (ICSI) Pour réaliser une FIV, les spermatozoïdes doivent être en mesure de féconder spontanément l’ovocyte.

Or, dans certains cas, ils présentent des défaillances morphologiques, en nombre ou en mobilité, et le praticien a recours à une technique plus récente, l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI). Le processus de démarrage est le même que pour la FIV. Une fois les ovocytes obtenus, ils sont préparés à recevoir par micro-injection les spermatozoïdes qui auront préalablement été soigneusement sélectionnés en fonction de leur aspect et de leur mobilité. Cette étape de décoronisation va permettre de visualiser l’endroit où les spermatozoïdes seront micro-injectés, à raison d’un seul spermatozoïde par ovocyte. Ensuite, isolés dans un milieu de culture, les ovocytes fécondés se divisent en cellules pour donner des embryons qui seront transférés comme

précédemment dans la cavité utérine de la femme. Dans certains cas d’azoospermie excrétoire totale, les spermatozoïdes peuvent être prélevés chirurgicalement dans le testicule de l’homme avant d’être sélectionnés, préparés et micro-injectés dans les ovocytes. On le voit, quelle que soit la technique utilisée, la procréation médicale assistée s’organise autour d’une équipe médicale pluridisciplinaire dont les compétences et l’environnement dans lequel elle exerce conditionnent en grande partie la réussite du projet du couple, celui d’avoir un enfant. Cette technique est coûteuse, et en cela, l’ouverture d’un centre public devrait redonner espoir à certains couples.

POINT DE VUE PO P CHAFIK CHRAIBI, CHEF DE SERVICE GYNÉCOLOGIE Pr OBSTÉTRIQUE, MATERNITÉ DES ORANGERS, CHU RABAT.

L’ouverture d’un centre public de PMA est indispensable au Maroc. Pour une fécondation in vitro (FIV), les couples dépensent aujourd’hui entre 20 et 30 000 dirhams en moyenne. Certains sont contraints de vendre des biens ou de contracter un crédit sur deux ou trois ans pour espérer avoir un enfant. La prise en charge de l’infertilité dans un centre public permettra de réduire de façon conséquente la facture supportée par les couples (honoraires des médecins, utilisation du bloc opératoire, manipulations réalisées en laboratoire…). Je tiens pour cela à

remercier le ministère de la Santé, le Pr Al Mountacer Chefchaouni, directeur du CHU de Rabat, et le Pr Rachid Bezad, directeur de la maternité des Orangers à Rabat pour avoir pensé à créer ce centre public. À l’initiative du CHU de Rabat, nous avons par ailleurs obtenu un contrat d’aide et d’assistance avec le CHU de Bruxelles, en Belgique, ce qui a déjà permis à deux biologistes et deux médecins de bénéficier d’une formation à Bruxelles. Mais je lance également un appel aux laboratoires qui commercialisent les médicaments utilisés dans le cadre de la stimulation ovarienne. Je souhaiterais qu’ils fassent un effort et tiennent compte des moyens financiers limités de la population, à l’exemple de ce qui a été mis en place pour le vaccin destiné à lutter contre le cancer du col de l’utérus dont le prix a été ramené de 1 400 à 400 dirhams. Le traitement médicamenteux, à lui seul, coûte entre 8 et 12 000 dirhams, en fonction de la

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réponse de la patiente au traitement et du produit utilisé. Or, parfois, plusieurs tentatives sont nécessaires, quelle que soit la technique de procréation utilisée, avant de parvenir à une grossesse menée à son terme. C’est extrêmement coûteux surtout lorsque l’on sait qu’en Espagne, par exemple, des médicaments efficaces et moins chers, comme l’HMG urinaire, sont proposés sur le marché. Pourquoi, dans ce cas, ne pas les introduire au Maroc et permettre aux couples infertiles d’accéder à ces techniques suffisamment tôt ? Ces considérations sont d’autant plus importantes que le taux de réussite chute de façon exponentielle avec l’âge. Il passe de 30 à 35 % chez une femme âgée de 20 à 30 ans à entre 5 et 10 % seulement chez les femmes qui atteignent la quarantaine. Or, les patientes parcourent généralement un long chemin avant de se tourner vers les techniques de PMA, sachant que les coûts sont très élevés.


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ALTERNATIVE GREFFE DE CHEVEUX

L’AVÈNEMENT DE LA MICROCHIRURGIE GRÂCE AU RECOURS À LA MICROCHIRURGIE, DANS LES ANNÉES QUATRE-VINGT, LES TECHNIQUES UTILISÉES POUR LA GREFFE DE CHEVEUX ONT CONNU UNE ÉVOLUTION REMARQUABLE. CES DERNIÈRES S’ADRESSENT AUSSI BIEN À L’HOMME QU’À LA FEMME, MAIS LE CHOIX DE PRIVILÉGIER L’UNE OU L’AUTRE TECHNIQUE REVIENT AU PRATICIEN. Avec la collaboration du Dr Ahmed BOURRA, Dermatologue à Casablanca.

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our les hommes comme pour les femmes, la perte de cheveux est souvent difficile à accepter tant sur le plan esthétique que psychologique. Chez la femme, la calvitie débute surtout pendant la ménopause, bien qu’il existe d’autres types de chutes, dont certaines ne sont pas encore expliquées. Elle se manifeste généralement par une diminution globale de la chevelure avec une prédominance sur le sommet du crâne. Chez l’homme, la chute de

cheveux a essentiellement une origine géné- Le principe de la greffe consiste à redistribuer tique et hormonale. Les cheveux qui tombent le capital cheveux de la personne en question. sont situés au niveau du front, de la tonsure Des cheveux sont prélevés à partir d’une zone et du dessus de la tête. Ceux de la couronne, donneuse avant d’être réimplantés sur une implantés à l’arrière du crâne et sur les côtés, autre partie du cuir chevelu où ils poursuivent leur cycle de vie. Les sont insensibles aux horbases scientifiques de la mones et ne tombent technique des implants jamais. Ils sont d’une naLa greffe résultent des travaux efture génétique différente est la seule méthode fectués par le Dr Norman car, au cours du dévelopOrentreich dans les anpement embryonnaire, qui permette la nées cinquante, aux Étatsla peau du cuir chevelu repousse des Unis. La technique s’est se forme à partir de deux cheveux. Lorsqu’elle peu à peu propagée outrebourgeons distincts. Le est bien maîtrisée, Atlantique bien que ses premier, issu de la face, elle offre d’excellents résultats ne soient pas s’étend sur le devant et le résultats. esthétiquement satisfaihaut du crâne. Le deusants. Les cheveux étaient xième provient du cou et prélevés par paquets ce constitue la partie postérieure du cuir chevelu. Les différents stades de qui leur conférait un aspect communément la calvitie chez l’homme sont répertoriés dans appelé « cheveux de poupées » une fois réimla classification de Hamilton. Chez la femme, plantés. Dans les années quatre-vingt, la mini greffe supplante la macro greffe. Aujourd’hui, on se réfère à la classification de Ludwig. La chute de cheveux peut être retardée, mais deux techniques sont utilisées, il s’agit de la il n’existe pour le moment pas d’autre moyen FUSS (Follicular Units collected on Strips) ou micro-transplantation folliculaire avec que la greffe pour les faire repousser.

A g. Zone du prélèvement d’une bandelette de cuir chevelu (FUSS). A d. Zone du prélèvement des greffons un à un (FUE).

Collection du Dr BOURRA

Implants prêts à être transférés sur la zone receveuse.


ALTERNATIVE bandelette et de la FUE (Follicular Unit Extraction) ou extraction folliculaire directe. Elles peuvent être associées l’une et l’autre.

Micro-transplantation avec bandelette (FUSS) La FUSS est la méthode la plus utilisée, dans 95 % des cas, car elle permet de récolter un nombre important de greffons en une seule séance. Elle se déroule en trois étapes. La première consiste à prélever une bandelette de cuir chevelu au niveau de la couronne hippocratique du patient, de 1 à 1,2 cm de large sur 15 à 25 cm de long, en fonction de la zone de calvitie à recouvrir. Cette opération est effectuée sous anesthésie locale et la cicatrice devient indécelable au fil du temps. La deuxième étape concerne la récolte et le façonnage des implants. La bandelette de peau est découpée en greffons de l’ordre du millimètre qui contiennent entre un à trois cheveux. Cette phase de dissection microscopique est essentielle car elle tient compte de l’unité folliculaire que l’on peut comparer à une famille de cheveux nourrie par la même glande sébacée et qui émerge par le même orifice du cuir chevelu. Une lésion de l’unité folliculaire au cours de la découpe altère la qualité de la repousse des cheveux qui en sont issus. Il faut également s’assurer que l’implant contient une fine pellicule de peau et de graisse indispensables à la repousse et accorder une grande attention à la conservation des implants en attente de greffe. La dernière étape consiste à transférer les implants sur le cuir chevelu du patient. Sous anesthésie locale, le médecin effectue des micro-fentes sur la zone receveuse. En fonction du type de calvitie, la technique des micro-fentes permet de rapprocher les implants les uns des autres ou d’en insérer à proximité des bulbes de cheveux restants,

sans les altérer. À ce stade, la compétence du praticien joue un rôle fondamental car il doit respecter un axe d’inclinaison de 45 degrés et le sens de l’implantation d’origine des cheveux, en éventail pour la région frontale et en tourbillon pour la tonsure. La ligne frontale aura été préalablement dessinée en accord avec le patient, sur la base d’une ancienne photo de manière à ce qu’elle ne soit positionnée ni trop haut, ni trop bas.

Extraction folliculaire directe (FUE) Technique plus récente, la FUE est préconisée essentiellement dans les cas de calvitie modérée qui nécessitent un petit nombre de greffons, ou en association avec la FUSS lorsque la zone à couvrir est importante. L’intervention consiste à prélever, sous anesthésie locale, chaque greffon un à un. L’extraction unitaire des follicules est effectuée à l’aide d’un bistouri cylindrique d’un diamètre de 0,8 à 1,25 mm. Le greffon est immédiatement réimplanté sur la zone à recouvrir en respectant comme précédemment l’axe d’inclinaison et le sens d’implantation d’origine des cheveux. Contrairement à la technique de micro-transplantation par bandelette, qui se déroule en trois phases programmables dans la même journée, l’extraction folliculaire directe est réalisée en un seul temps. L’intervention, qui dure entre trois et six heures selon le nombre de greffons à extraire et à réimplanter, laisse des cicatrices microscopiques rapidement indécelables. Le choix de la méthode à utiliser doit être laissé à l’appréciation du praticien en fonction de la calvitie à traiter et de son évolution. Une relation de confiance doit par ailleurs s’établir entre le patient et l’ensemble des intervenants car, même s’il s’agit d’un acte léger et inoffensif, la greffe de cheveux est une technique pointue qui ne supporte aucune improvisation.

Zone à recouvrir avant greffe.

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ASPECTS PRATIQUES Une tête normalement chevelue contient entre 100 à 150 000 cheveux. Ces derniers évoluent par cycles de vie, 23 à 25 en moyenne, avec, pour chaque cycle, deux à quatre ans de vie chez l’homme et quatre à six ans chez la femme. La calvitie touche aussi bien la femme que l’homme avec une prédominance chez ce dernier. La greffe de cheveux est adaptée aux deux sexes. Au Maroc, l’engouement pour la greffe de cheveux est actuellement plus marqué chez les hommes âgés de 28 à 35 ans qui songent à se marier ou entament une carrière professionnelle. À chaque séance, entre 800 à 1500 cheveux peuvent être implantés avec une moyenne de 1 200. Les complications liées à ce type d’intervention sont rares si elle est pratiquée par un professionnel entouré d’une équipe compétente. Un œdème du visage, lié à la descente du liquide anesthésique sur le front et le visage, peut parfois apparaître. Il disparaît naturellement, tout comme la tension du cuir chevelu qui peut être ressentie à l’endroit du prélèvement de la bandelette. Durant les jours qui suivent l’intervention, certaines consignes sont à respecter en fonction de la technique de greffe qui a été utilisée : ■ Ne pas dormir sur la cicatrice ; ■ Éviter de se pencher en avant ; ■ Attendre au minimum huit jours avant de coiffer les zones greffées ; ■ Respecter les mesures d’hygiène préconisées par le médecin (soins au niveau de la cicatrice, shampooing…) ; ■ Éviter les activités physiques intenses et le hammam jusqu’à cicatrisation complète. Zone recouverte après greffe.

Collection du Dr BOURRA


Sélection

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OSTÉOPOROSE

L’AFFAIRE DE TOUT LE MONDE

Le Pr Abdellah EL MAGHRAOUI, Professeur de rhumatologie au CHU Ibn Sina de Rabat et Chef du service de rhumatologie à l’Hôpital militaire d’instruction Mohammed V à Rabat.

Titre : L’ostéoporose Auteur : le Pr Abdellah El Maghraoui Imprimerie : El Maârif Al Jadida Date de parution : avril 2010 Nombre de pages : 224 Prix : 500 DH

CONSIDÉRÉE PAR L’OMS COMME ÉTANT UN PROBLÈME DE SANTÉ PUBLIQUE MONDIAL, L’OSTÉOPOROSE RISQUE DE VOIR SA PRÉVALENCE S’ACCROÎTRE À CAUSE DE L’AUGMENTATION IMPORTANTE DE L’ESPÉRANCE DE VIE ET DU VIEILLISSEMENT DES POPULATIONS. AU MAROC, LES ESTIMATIONS STATISTIQUES LAISSENT PRÉVOIR QUE LA POPULATION À HAUT RISQUE (LES PLUS DE 65 ANS) SERAIT MULTIPLIÉE PAR 3 DANS MOINS DE 15 ANS.

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ostéoporose est une maladie métabolique caractérisée par une fragilité excessive du squelette, due à une diminution de la masse osseuse et à l’altération de la microarchitecture osseuse. Touchant un peu plus les femmes (après la ménopause) que les hommes et exceptionnellement les enfants, cette affection silencieuse représente un facteur de risque important de fractures osseuses (en particulier du col du fémur et des vertèbres). Le problème majeur que pose l’ostéoporose aujourd’hui est d’identifier correctement les patients à haut risque fracturaire nécessitant un traitement préventif efficace et de penser à cette maladie en traitant les patients fracturés : de nombreuses études épidémiologiques montrent en effet que la majorité des patients ayant présenté une fracture ostéoporotique (vertébrale ou périphérique) ne sont ni évalués ni traités pour cette pathologie ! Devant les importants progrès réalisés ces vingt dernières années aussi bien sur le plan du diagnostic que du traitement de l’ostéoporose, Abdellah El Maghraoui, Professeur de rhumatologie au CHU Ibn Sina de Rabat et Chef du service de rhumatologie à l’Hôpital Militaire d’instruction Mohammed V, à Rabat, a écrit ce livre afin d’ap-

porter une aide aux praticiens pour une meilleure connaissance de cette pathologie. À travers 10 chapitres, l’auteur traite, avec un style simple et didactique, toutes les facettes de l’ostéoporose, des conséquences au traitement en passant par le diagnostic, la pathogénie de l’ostéoporose et des fractures, l’ostéodensitométrie, l’évaluation du risque fracturaire et l’exploration biologique du remodelage osseux sans omettre l’ostéoporose cortisonique et l’ostéoporose masculine. « L’ostéoporose est l’affaire de tout le monde : médecins et patients. En effet, les médecins généralistes sont au premier plan pour un large dépistage. Quant aux médecins spécialistes, quelle que soit leur spécialité, ils pourraient jouer un rôle important en pensant à l’ostéoporose chez des patients consultant pour un autre motif. Cette maladie peut être prévenue et traitée », souligne le Pr El Maghraoui. Ce livre, qui peut donc jouer un rôle important chez les différents professionnels de la santé pour la prise en charge de l’ostéoporose, revoit les différents examens permettant le diagnostic positif, différentiel et étiologique et fait le point, à travers la revue de la littérature médicale, sur la prise en charge de cette pathologie.


Détente

MOTS - CROISES

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THÈME : LES OS

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Maux de gorge rive chez le médecin Une grosse dame ar et dit au praticien : avec sa ravissante fille t très irritée et le - Docteur, la gorge es e 38,7. thermomètre indiqu la, fait le médecin. - Nous allons voir ce ademoiselle. Déshabillez-vous, m nttee a fille qui est souffra - Mais ce n’est pas m aah ... docteur, c’est moi ! la bouche et faites : A ez vr ou rs lo A ! on rd - Oh, pa

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in La charade ir examinée, le médec vo l’a ès pr A . in ec éd nm Une dame va chez so demande : nt vos enfants ? angine et - Alors, comment vo le second couve une , pe ip gr la à r ie em en dites ? - Oh ! Mon pr rs qu’est-ce que vous lo A ! ée rh ar di la à r mon dernie et les charades... - Oh vous savez, moi

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HORIZONTALEMENT

A l’asile e entré, il admis à l’asile. A pein Un gars vient d’être s’écrie: de fou là-dedans ! - Mais il y a un mon

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UN VIRUS MUTTANT

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Os Trois-mâts Club de foot Province d’Autriche Matinée Os Tué Planète Période Faisait voir rouge Cap portugais Coutumes Plaque de neige Petite cuve Mélangé Os Tige filetée Tas de siècles Sou des Philippines Lien Bête de somme Troublé Os Renfort Fermé Possessif Marginal

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Saint de Bigorre Os Blonde de pub Béryllium Souverain Os Argon symbolisé Désagréable Résine Un allemand Ville de l’Orne Os Nazi Trinquas Dévisagée Participe Île de France Contenu Petit trou Au bas de la page Extra terrestre Rivière de la Manche Arme automatique Pronom Fils d’Isaac Sierra Léone

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Région du Sahara Fleuve côtier Éliminée Sans bavure Les îles Cook Craintives Os Jazz Droits d’antan Toilettes mobiles Os Travail d’écolier Forte tête Massif de Provence Os Institut polytechnique Os Montagne de Grèce Lésées Opus en court

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Os Muqueuses buccales Langue du Sud Os Os Riche Onomatopée Marque de surprise Français d’Océanie Largeur de papier Exprimer Court cours Sélénium Pelage Travaux forcés De l’élite Saine Ville de Corrèze Collaborateur d’Hitler Placer Os


Vous devez faire face aux mutations et aux évolutions des techniques de diagnostic et de thérapie ?

Vous avez besoin des solutions d’un expert Notre trentaine d’années d’activité nous ont permis d’acquérir une expertise reconnue dans le domaine de la santé. En nous conformant aux spécifications de la norme marocaine et de la pharmacopée européenne, nous produisons, conditionnons et distribuons des gaz médicaux tels que l’oxygène médical gazeux ou liquide, le protoxyde d’azote et l’air synthétique. Pour les équipements d’imagerie à résonnance magnétique, nous fournissons de l’hélium liquide. Nos solutions incluent également l’équipement et le mobilier médical, ainsi que les consommables médicaux. Expertise et qualité de service sont les crédos de notre engagement qualité.

Il y a un peu de nous dans tout.


NOM DE LA SPECIALITE : AVAMYS. DENOMINATION COMMUNE INTERNATIONALE :

CLASSE PHARMACOLOGIQUE OU THERAPEUTIQUE : Corticoïdes. FORMES (S) PHARMACEUTIQUE (S) ET PRESENTATION (S) : Suspension pour pulvérisation nasale. SusCOMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE : Principe actif : : 0.0275 mgExcipients : Glucose anhydre : 2.750 mg - Cellulose dispersible : 0.825 mg - Polysorbate 80 : 0.01375 mg - Chlorure de benzalkonium : 0.0165 mg - Edétate disodique : : 50 µl. Pour une pulvérisation. Excipients à effet notoire : Chlorure de benzalkonium. INDICATIONS THERAPEUTIQUES : Adultes, adolescents (12 ans et plus) et enfants (de 6 à 11 ans). Avamys est indiqué dans le traitement des symptômes de la rhinite allergique. POSOLOGIE USUELLE ET MODE D’ADMINISTRATION : lioreront grâce à une prise régulière et continue du traitement (Cf. Propriétés pharmacodynamiques). La durée du traitement devra être limitée à la période d’exposition allergénique.Adultes et adolescents (12 ans et plus) : La posologie initiale recommandée est de deux pulvérisations (27,5 par pulvérisation) dans chaque narine, une fois par jour (dose journalière totale = 110 microgrammes). Dès qu’un contrôle adéquat des symptômes est obtenu, une réduction de la posologie à une pulvérisation dans chaque narine (dose journalière totale = 55 Enfants (de microgrammes). Les enfants ne répondant pas complètement au traitement par une pulvérisation dans chaque narine une fois 6 à 11 ans) : La posologie initiale recommandée est d’une pulvérisation (27,5 par jour (dose journalière totale = 55 microgrammes) peuvent augmenter la posologie à deux pulvérisations dans chaque narine en une prise par jour (dose journalière totale = 110 microgrammes). Dès qu’un contrôle adéquat des symptômes est obtenu, il est recommandé de réduire la posologie à une pulvérisation dans chaque narine, une fois par jour (dose journalière totale = 55 microgrammes). Enfants de moins de 6 ans : Patients : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire dans cette population (Cf. Propriétés pharmacocinétiques). : Aucun ajustement posologique n’est âgés : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire dans cette population (Cf. Propriétés pharmacocinétiques). nécessaire pour les patients est nécessaire si le capuchon a été enlevé pendant 5 jours ou si le pulvérisateur n’a pas été utilisé pendant au moins 30 jours. Après chaque utilisation, le pulvérisateur doit être nettoyé et le capuchon remis en place.CONTRE-INDICATIONS : Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients d’Avamys. MISES EN GARDE ET PRECAUTIONS D’EMPLOI : particulière est conseillée lors du traitement chez ces patients. Ritonavir : liés aux corticoïdes administrés par voie nasale peuvent apparaître, en particulier en cas de fortes doses prescrites sur des périodes prolongées. Ces effets sont variables en fonction des patients et selon les corticoïdes utilisés (Cf. Propriétés pharmacocinétiques).Un traitement par corticoïdes administrés par voie nasale à des doses supérieures à celles recommandées peut entraîner une freination corticosurrénalienne avec retentissement clinique. Si des doses supérieures à celles recommandées doivent être utilisées, une corticothérapie de supplémentation par voie générale devra être envisagée pendant les périodes de stress ou en cas d’intervention chirurgi-

la dose de corticoïdes par voie nasale à la dose minimale permettant un maintien du contrôle des symptômes de la rhinite. De plus, il conviendra d’envisager l’orientation du patient vers un pédiatre (Cf. Propriétés pharmacodynamiques). En cas de suspicion d’une altération des fonctions surrénaliennes, la prudence est recommanINTERACTIONS MEDICAMENTEUSES ET AUTRES FORMES D’INTERACTIONS :

le placebo (1 sujet sur 20). Cette légère augmentation de l’exposition systémique n’a pas entraîné de - Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines : GROSSESSE ET ALLAITEMENT :

EFFETS INDESIRABLES : Les fréquences des effets indésirables mentionnés ci-dessous sont issues des études cliniques. La convention suivante a été utili: Très fréquent ≥1/10 ; Fréquent ≥1/100 à <1/10 ; Peu fréquent ≥1/1 000 à <1/100 ; Rare ≥1/10 000 à <1/1 000 ; Très rare <1/10 000. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : Très fréquent : Epistaxis. Fréquent : Ulcération nasale. L’épistaxis était en général d’intensité faible à modérée. Chez les adultes et les adolescents, l’incidence d’épistaxis était supérieure lors d’une utilisation au long cours (plus de 6 semaines) par rapport à une utilisation à court terme (jusqu’à 6 semaines). Dans les études cliniques pédiatriques d’une durée allant jusqu’à 12 semaines, l’incidence d’épistaxis était simiSURDOSAGE : Au cours d’une étude de biodisponibilité, il n’a pas été observé d’effet indésirable systémique après administration pendant 3 jours de doses intranasales allant jusqu’à 2microgrammes 640 par jour (Cf. Propriétés pharmacocinétiques). Un surdosage aigu ne nécessite pas en général de mesure particulière autre que la surveillance du patient. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES : Propriétés pharmacodynamiques : Expérience clinique : Rhinite allergique saisonnière chez les adultes et adolescents : prise par jour. Un effet thérapeutique est apparu dès 8 heures après la première administration, avec une amélioration supplémentaire au cours de l’administration les jours suivants. Dans chacune des quatre études réalisées, la réponse globale au traitement perçue par les patients ainsi que leur évaluation sur une échelle de qualité Rhinite allergique perannuelle chez les adultes et adolescents : Dans les deux études réalisées, les sympde vie (RQLQ = « Rhinoconjunctivitis Quality of Life Questionnaire », microgrammes en une prise par jour par rapport au placebo. Dans une étude, les symptômes oculaires ainsi que la qualité de vie (RQLQ) étaient signiRhinite allergique saisonnière et perannuelle chez les enfants :La

la dose de 110 microgrammes en une prise par jour sur les 4 semaines de traitement. Une analyse post-hoc nasale à la dose de 110 de 110 microgrammes en une prise par jour. Rhinite allergique saisonnière et perannuelle chez les enfants (de moins de 6 ans) : Propriétés pharmacocinétiques Absorption négligeable. Une dose journalière intranasale de 110 10 disponible au niveau systémique après l’administration de 110 microgrammes par voie nasale (Cf. Surdosage). Distribution moyenne, 608 l. Métabolisme l/h) de la circulation systémique principalement par métabolisation hépatique, par l’enzyme CYP3A4 du cytochrome P450, en un métabolite 17β-carboxylé inactif (GW694301X). La principale voie métabolique β-carboxylique inactif. Les études in vivo : après administration par voies orale et intraveineuse, l’élimination est principalement fécale indiquant une excrétion du heures. L’excrétion urinaire correspond approximativement à 1 et 2 % de la dose administrée respectivement par voie orale et intraveineuse. Enfants : Chez la majorité des patients, le furoate 10 pg/ml) après administration nasale d’une dose journalière de 110 microgrammes. Des concentrations plasmatiques mesurables ont été observées chez 15,1 % des patients pédiatriques après administration nasale d’une dose journalière de 110 microgrammes et chez seulement 6,8 % des pg/ml et de 18,9 pg/ml chez les enfants âgés respectivement de 2 à 5 ans et 6 à 11 ans après administration de 55 microgrammes. A la dose de 110 pg/ml et de 14,4 pg/ml chez les enfants âgés respectivement de 2 à 5 ans et 6 à 11 ans. Ces valeurs sont superposables à celles observées chez les adultes (plus de 12 ans) pour lesquels les concentrations moyennes chez les sujets ayant des taux mesurables étaient respectivement de 15,4 pg/ml et de 21,8 pg/ml aux doses de 55 microgrammes et de 110 microgrammes. Personnes âgées :Des données pharmacocinétiques ne sont disponibles que pour un faible nombre de patients âgés (≥ 65 ans, n = 23/872 ; 2,6 : : augmentation de la Cmax (42 %) et de l’ASC0-∞ (172 %) et une diminution modérée (23 % en moyenne) des taux de cortisol chez ces patients par rapport aux sujets sains. Les données de cette étude suggèrent que l’exposition moyenne attendue pour une dose de 110 Données de sécurité précliniques : Les résultats des études de toxicologie générale sont retrouvé d’augmentation dose dépendante de l’incidence des tumeurs au cours des études menées sur 2 ans de traitement par inhalation chez les rats et les souris. CONDITIONS DE DELIVRANCE : Liste I CONDITIONS DE CONSERVATION : Ne pas mettre au réfrigérateur. Ne pas congeler. GlaxoSmithKline Maroc Ain El Aouda Région de Rabat. Avamys® est une marque déposée des sociétés du Groupe GlaxoSmithKline. Pour toute information complémentaire, veuillez contacter GlaxoSmithKline Maroc, 42-44 Angle Boulevard Rachidi et Rue Abou Hamed AlGhazali, Casablanca. Tél : 212 (0) 522 48 00 02, Fax : 212 (0) 522 48 00 41

Numéro 032 Avril 2011  

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