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Bulletin d’information des examinateurs Janvier 2014

Message de la rédactrice en chef Bienvenue dans le numéro de janvier 2014 du Bulletin d’information des examinateurs, j’espère que vous en apprécierez la lecture. Mes collègues du centre de l’évaluation de l’IB et moi-même avons eu le plaisir de publier les résultats de la session de novembre 2013 du Programme du diplôme dans les temps et de manière sereine grâce au travail réalisé par l’ensemble des examinateurs ayant participé à cette session, et nous les en remercions. La conférence des examinateurs en chef, qui a lieu chaque année en octobre, et les essais concernant l’évaluation électronique dans le cadre du Programme d’éducation intermédiaire (PEI, nouveau nom du PPCS), organisés en octobre et décembre 2013, ont constitué les autres temps forts des six derniers mois. Un compte rendu complet des discussions des examinateurs en chef est disponible dans ce bulletin, les sujets abordés par ces derniers lors des deux jours de la conférence pouvant intéresser l’ensemble des examinateurs. De plus amples informations concernant les essais en matière d’évaluation électronique dans le cadre du PEI seront fournies dans la prochaine édition du Bulletin d’information des examinateurs, qui devrait également contenir des retours d’information d’examinateurs sur cette nouvelle méthode d’évaluation. Cette édition comprend également deux entretiens passionnants avec des examinateurs superviseurs, les commentaires reçus indiquant que ce type de témoignages est particulièrement apprécié de nos lecteurs. N’hésitez pas à nous envoyer vos remarques et conseils sur cette édition du bulletin, ceux-ci nous sont toujours utiles pour améliorer la présente publication. Je profite également de cette occasion pour vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2014. Carolyn Adams Chef de la direction de l’évaluation

Conférence des examinateurs en chef – 19 et 20 octobre 2013 L’édition 2013 de la conférence des examinateurs en chef s’est déroulée dans le centre mondial de l’IB à La Haye et a réuni trente examinateurs en chef et examinateurs responsables. La première journée de la conférence était consacrée à une révision du processus de normalisation. Pendant la deuxième journée, les examinateurs en chef se sont livrés à

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un travail collaboratif sur leur groupe de matières avant de présenter un compte rendu de leurs discussions à l’ensemble des participants de la conférence. Cette édition a été le témoin de débats animés et stimulants. Plusieurs présentations étaient organisées lors de la conférence. Elles étaient animées par des membres du personnel chargé de l’évaluation et du développement des programmes (Richard Penrose, Toby Wild, Gareth Hegarty, Craig Escott, Carolyn Adams et Malcolm Nicolson), le directeur général Jeffrey Beard mais aussi Simon Oakes, l’examinateur en chef pour la géographie. David Homer, le nouveau président du Bureau des examinateurs, s’est également exprimé sur ses projets concernant son nouveau rôle. La conférence annuelle est l’occasion idéale pour les examinateurs en chef de rencontrer leurs collègues de l’IB chargés de l’évaluation et du développement des programmes afin de procéder à une analyse critique du modèle d’évaluation actuel, de leur faire part de leurs recommandations en matière d’améliorations et de s’enthousiasmer sur les nouvelles idées et technologies à venir qui auront des répercussions sur notre travail. L’IB a beaucoup de chance de pouvoir compter sur des examinateurs en chef aussi expérimentés, instruits et dévoués.

Résumé des questions soulevées et débattues lors de la première journée Le thème principal de la première journée portait sur la révision du processus de normalisation. Les examinateurs en chef ont passé la majeure partie de cette journée à travailler, en petits groupes, sur leur groupe de matières puis sur l’ensemble des groupes de matières afin de discuter des bonnes pratiques en matière de normalisation et de les faire circuler. Les représentants de chaque groupe de matières ont ensuite présenté un compte rendu de leurs conclusions à l’ensemble des participants de la conférence. Vous trouverez ci-dessous une sélection des recommandations et des commentaires formulés. • •

• •

• • •

Dans les groupes 1 et 2, les remarques pour la notation devraient être plus précises et partagées dans toutes les matières linguistiques. Tout devrait être mis en œuvre pour finaliser le processus de normalisation pendant la réunion et non pas après (pendant la période de validation), car les examinateurs principaux et les chefs d’équipe sont alors occupés avec les aspects liés à la validation. Il est important de demander à d’autres chefs d’équipe ne participant pas à la normalisation de commenter le barème de notation et de les impliquer autant que possible dans ce processus. Il est important que le barème de notation soit annoté avec précision et qu’une réflexion ait lieu pour discerner les informations nécessaires des détails superflus. Il est important que certaines copies d’entraînement présentent des cas de figure difficiles ou épineux. Elles doivent être annotées clairement de façon à montrer le raisonnement appliqué pour attribuer la note donnée. Il est important de veiller sur les nouveaux examinateurs. Il serait utile que les examinateurs en chef et les examinateurs principaux soient informés de l’identité des nouveaux examinateurs. Les copies de validation ne devraient contenir aucun « piège ». Le processus de normalisation commence au stade de l’édition des épreuves d’examen. Il serait bon d’améliorer les barèmes de notation pour clarifier le processus de notation. Pour un grand nombre d’examinateurs, le processus de normalisation demande trop de travail. Les examinateurs sont davantage enclins aux erreurs au début du processus, ce qui entraîne des problèmes occasionnels dans les copies de contrôle. Toute mesure pouvant limiter cela (par exemple, ne pas avoir à corriger autant de copies de contrôle aussi tôt dans le processus) serait la bienvenue. Les chefs d’équipe doivent être encouragés à communiquer avec les examinateurs de leur équipe.

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Idéalement, les copies d’entraînement devraient être disponibles quelques jours avant la validation.

Les chefs d’équipe devraient recevoir davantage de conseils sur le mentorat. Il est suggéré d’utiliser Skype, Viber et le téléphone, entre autres. Ces outils pourraient être de meilleurs moyens de mesurer l’effet du retour d’information sur les examinateurs.

Résumé des questions soulevées et débattues lors de la deuxième journée Groupe 1 – Études en langue et littérature Activité • • •

Discussion sur la façon dont « chaque enseignant du Programme du diplôme est un enseignant de langue » (approches de l’apprentissage). Nécessité de réfléchir aux approches pour la langue A : littérature. Comment les principes pédagogiques guidant la philosophie de l’enseignement de l’IB récemment révisée peuvent-ils être utilisés pour « garder le caractère novateur des textes littéraires étudiés par les candidats, sachant que nous enseignons et évaluons souvent des œuvres établies qui peuvent sembler moins attrayantes aux élèves que des matières plus e innovantes ou de nouveaux cours plus en phase avec le XXI siècle » ?

Conclusions et suggestions • •

Le respect des origines multiculturelles au sein de la salle de classe est un exemple de « décolonisation de l’esprit » dans l’ensemble des matières. Les enseignants en littérature doivent davantage mettre l’accent sur le contexte pour permettre aux élèves de développer une meilleure compréhension culturelle des textes. Cela implique de prendre toutes les mesures possibles pour aider les élèves à « saisir le passé » et à en faire un élément essentiel de leur interprétation.

Problèmes pratiques • •

Comment les examinateurs en chef et les examinateurs responsables peuvent-ils être davantage au fait des approches littéraires et des types de questions définies dans les matières du groupe 1 sans poser de problème de confidentialité ? Il est important d’encourager les comparaisons entre des langues et des cultures de traditions très différentes (par exemple, non européennes ou non occidentales).

Groupe 2 – Acquisition de langues La session de mai 2013 ayant été la première session d’examens à se dérouler après la révision du programme d’études, une discussion sur les différentes composantes a eu lieu. Travail écrit – Des problèmes ont été rapportés en matière de citation des sources, de compétences trop faibles quant à la présentation des références, de plagiat et de choix de sujets inappropriés. La mauvaise compréhension des nouvelles exigences par les enseignants, qui tendent à revenir aux anciennes normes, semble être l’une des causes du problème. En outre, il a été commenté que les critères publiés dans les guides pédagogiques ne sont pas assez clairs et que les informations sont éparpillées au lieu d’être regroupées. De plus, les ateliers contiennent des informations qui ne sont pas disponibles dans les guides, ce qui semble injuste pour les élèves des enseignants n’ayant pas participé auxdits ateliers. Les recommandations formulées incluent notamment les points suivants : • • • •

inclure des échantillons dans davantage de langues sur le CPEL ; inclure de bons exemples de préambule pour la langue B ; clarifier le guide concernant les attentes envers les candidats ; donner aux examinateurs une explication claire de ce qui est entendu par plagiat dans les tâches où les candidats doivent utiliser des sources pour réaliser leur travail.

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Scoris – Si certains aspects de scoris se sont améliorés cette année, ce n’est pas le cas du système de messagerie. Il est difficile d’effectuer des copier-coller et il est plus rapide pour les interlocuteurs de répondre aux examinateurs par le biais de leur adresse électronique personnelle. Évaluation interne – Une modification du critère le rend désormais plus facile à appliquer. Les recommandations formulées incluent notamment de : • •

mettre l’accent sur le fait que le stimulus visuel utilisé en langue B doit être une photographie ; fournir des données statistiques sur la réussite des élèves dans chaque épreuve et dans toutes les langues.

Critères – Les recommandations formulées incluent les points suivants : • •

l’IB pourrait approuver formellement l’interprétation des critères ; l’IB pourrait autoriser les examinateurs superviseurs à partager les critères interprétés avec l’ensemble des examinateurs de leur équipe et (le cas échéant ou si cela est utile) avec les examinateurs d’autres langues.

• Groupe 3 – Individus et sociétés Les discussions de ce groupe ont porté sur les tendances révélées par les statistiques des réclamations concernant les résultats lors des dernières sessions. Il apparaît que le nombre de notes modifiées à la suite d’une demande de réclamation concernant les résultats a augmenté dans certaines matières. La structure des modèles du programme d’études et d’évaluation a été abordée concernant les difficultés rencontrées lors de la rédaction des épreuves d’examen pour le nouveau cours d’économie. Le cours utilise des niveaux pour chaque objectif spécifique et des termes précis utilisés dans le cadre de l’évaluation pour chaque objectif d’apprentissage qui doivent ensuite être respectés lors de la rédaction des questions des épreuves d’examen. L’apprentissage que l’on attend des élèves est par conséquent bien défini et le type de questions qui peut être attendu dans les examens est clair. Cependant, cela limite la marge de manœuvre des auteurs de questions d’examen concernant la variété des questions et ils éprouvent donc des difficultés à renouveler les épreuves. Des mesures ont déjà été prises pour que l’équipe responsable de la rédaction des épreuves d’économie puisse travailler avec moins de restrictions. Il est à noter que l’approche adoptée dans le guide d’économie n’est pas représentative de tous les guides du groupe 3. De nouvelles approches sont utilisées dans d’autres matières, telles que structurer les guides par le biais des concepts. C’est notamment le cas du guide de gestion des entreprises et du guide de politique mondiale (disponible en anglais uniquement) rédigés récemment.

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Groupe 4 – Sciences Une mise à jour du programme d’études a eu lieu. Des spécimens d’épreuve d’examen ont été rédigés pour la physique, la chimie et la biologie. Le nouveau guide de systèmes de l’environnement et sociétés est en cours de finalisation. Les essais pour l’évaluation interne commenceront sous peu. Une analyse de rentabilité a été réalisée pour le cours de science du sport, de l’exercice et de la santé au niveau supérieur. Les guides sur les réclamations concernant les résultats ont fait l’objet de discussions. Il serait utile que l’IB fournisse des informations par zone géographique de façon à évaluer s’il existe une différence perceptible entre les deux hémisphères. Changement du format de numérotation des options dans les épreuves d’examen : il est nécessaire de veiller à ce que la technologie n’oriente pas l’évaluation. Groupe 5 – Mathématiques Le cycle de révision du programme de mathématiques se trouve dans sa deuxième année, qui est consacrée à la recherche universitaire, la recherche sur les anciens élèves, l’étude des programmes internationaux et l’utilisation de la technologie. Un questionnaire sera envoyé aux établissements en juillet/août et les révisions internes et externes commenceront respectivement en octobre et en décembre. La révision définitive aura lieu en 2015. Tous les établissements n’utilisent pas les différents niveaux de mathématiques (NM, NS et études mathématiques) de la même façon pour leurs élèves. Les recherches se poursuivent concernant les cours de mathématiques afin de garantir qu’ils restent appropriés aux besoins des élèves dans l’avenir. Il est important que les examinateurs et les membres du personnel chargé de l’évaluation et du développement des programmes restent au fait de ce qu’impliquent les améliorations technologiques en matière de calculatrices. Une discussion a eu lieu sur les notes attribuées dans le cadre des réclamations concernant les résultats au cours des deux dernières années. Le nombre de demandes de réclamations concernant les résultats a augmenté, et ce, dans tous les niveaux. Les établissements semblent avoir de plus en plus conscience de la différence significative que peut faire une note. Cependant, peu de différence a été constatée en matière de modification des notes entre 2012 et 2013.

Groupe 6 – Arts Les examinateurs du groupe 6 ont réexaminé les objectifs globaux des matières artistiques. La créativité et l’imagination étaient absentes dans les objectifs globaux précédents. Une réflexion a également été menée sur la façon dont les aspects de la collaboration et du travail en équipe peuvent être traités au sein des matières du groupe 6. Le caractère inclusif et collaboratif des discussions entre les examinateurs en chef et les membres du personnel chargé de l’évaluation et du développement des programmes est manifeste. L’interdépendance croissante entre les disciplines artistiques du groupe 6 a également été abordée. Le changement comporte toujours son lot de difficultés mais est néanmoins nécessaire et peut même se révéler stimulant lorsqu’il est appréhendé efficacement. Certains instituts ou établissements et certains enseignants d’arts semblent réfractaires au changement et peuvent ne pas présenter les nouveaux objectifs de l’IB à leurs élèves. Il a été demandé aux participants à la réunion de tenter

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d’identifier les établissements concernés afin de les aider à améliorer leur enseignement auprès des élèves de l’IB.

Entretien avec Kala Parasuram, responsable de l’inclusion et de l’accès à l’évaluation au centre de l’évaluation de l’IB à Cardiff Kala Parasuram a rejoint l’IB en mars 2012 et est originaire de Bombay, en Inde. Elle a fait ses études supérieures aux États-Unis et vit aujourd’hui au Royaume-Uni. Qu’est-ce qu’implique votre rôle ? Le principal objectif de mon travail est de rendre les examens de l’IB accessibles à nos candidats ayant des besoins en matière de soutien à l’apprentissage. Cela va des aménagements de la procédure d’évaluation à des fins d’inclusion pour soutenir les candidats (en leur offrant du temps supplémentaire ou un lecteur d’écran, par exemple), à l’introduction de l’accessibilité lors de la conception et du développement des examens. De manière plus générale, mon travail porte sur l’inclusion et consiste à veiller à ce que les écoles du monde de l’IB soient inclusives, en permettant à tous les candidats d’accéder aux examens et d’y participer sur un pied d’égalité. Pouvez-vous décrire l’un des projets sur lequel vous travaillez actuellement et nous expliquer ce qui le rend intéressant, plaisant ou stimulant ? L’un de mes nouveaux projets consiste à développer un nouveau mode de réception des demandes d’aménagement de la procédure d’évaluation à des fins d’inclusion. Ces demandes, émises par les coordonnateurs du Programme du diplôme du monde entier, étaient jusqu’à présent envoyées au format papier et nous souhaitons passer à un système en ligne. Mais bien sûr, cela englobe de nombreux autres aspects. Nous introduisons parallèlement une nouvelle politique qui stipule les critères d’éligibilité relatifs à chaque aménagement de la procédure d’évaluation à des fins d’inclusion. Nous nous éloignons d’un modèle qui accordait des aménagements en fonction d’étiquettes déterminées de difficultés pour évoluer vers un système reposant sur l’apport de preuves de la nécessité de mettre en place de tels aménagements. Par exemple, un candidat n’obtiendra plus l’aide d’un lecteur d’écran parce qu’il est catalogué dyslexique mais parce qu’il a des résultats faibles en lecture et/ou en compréhension écrite et que les preuves fournies par l’établissement appuient la nécessité de mettre en place cet aménagement. La présence ou l’absence d’étiquette est sans importance. Grâce à notre nouveau système en ligne, les coordonnateurs pourront saisir leur demande et les candidats répondant aux critères (en fonction de leurs réponses à des questions) recevront automatiquement l’autorisation de bénéficier de l’aménagement demandé. Quelles seront les implications de ce projet ? Tout d’abord, le fait que l’autorisation soit accordée automatiquement va changer la donne, tant pour nous que pour les établissements. En effet, cela nous permettra de gagner du temps et de réduire la charge de travail. Mais de façon plus importante, ce projet apportera également une cohérence et une normalisation au niveau des aménagements de la procédure d’évaluation à des fins d’inclusion. Culturellement, il existe des différences dans le type d’accès que les établissements proposent aux candidats ayant des besoins en matière de soutien à l’apprentissage. Par exemple, en fonction des pays, nous recevons souvent des demandes très différentes pour des candidats ayant des profils similaires. Ces différences peuvent être très importantes : certains établissements peuvent avoir l’habitude d’accorder 100 % de temps supplémentaire à un candidat quand d’autres établissements à la culture plus conservatrice n’accordent que 25 % de temps supplémentaire à un candidat ayant des difficultés similaires. Ces nouveaux critères nous permettront d’établir la cohérence qui nous fait cruellement défaut actuellement. D’autre part, grâce à la détermination de ces critères, nous sommes désormais en position d’éliminer les demandes injustifiées. Malheureusement, les parents font

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souvent pression sur les établissements pour qu’ils envoient des demandes, notamment de temps supplémentaire, même si ces demandes ne semblent pas justifiées pour les établissements. Il est très important que les élèves puissent bénéficier d’aménagements de la procédure d’évaluation à des fins d’inclusion, mais ceux-ci doivent être strictement réservés aux candidats qui en ont réellement besoin et doivent être adaptés aux besoins réels. Pouvez-vous décrire la sensation d’accomplissement que vous ressentirez une fois ce projet lancé et nous en expliquer les raisons ? L’accessibilité et l’inclusion me tiennent énormément à cœur. J’ai grandi avec une grand-mère souffrant d’un trouble de l’audition (et donc du langage) congénital. Ses problèmes auditifs n’étaient pas une barrière pour elle. En fait, ce n’est que dans le secondaire, en tant qu’assistante d’un cours de danse destiné à un groupe d’enfants ayant des troubles auditifs que je me suis soudain rendu compte que ma propre grand-mère devait rencontrer les mêmes difficultés. Son enfance dans un petit village rural du sud de l’Inde a été un modèle d’inclusion. Elle a naturellement été incluse dans la vie de la communauté ; tous ses amis et ses voisins conversaient avec elle. Elle utilisait la langue des signes naturelle. En Inde, où beaucoup de langues différentes sont parlées, j’ai vu ma grand-mère discuter avec tout le monde, quelle que soit la langue de son interlocuteur, alors que d’autres personnes avaient de réelles difficultés à échanger avec une personne parlant une langue différente ! Sa confiance et son entrain ont fait d’elle une personne unique, or tout cela n’aurait jamais été possible sans l’inclusion naturelle qui s’était opérée dans son village natal. C’est cet environnement inclusif que je souhaite apporter à chaque enfant ayant des besoins en matière de soutien à l’apprentissage, et l’IB a mis à ma disposition la plateforme dont j’avais besoin pour apporter ma contribution.

Le Programme d’éducation intermédiaire * (PEI) : une nouvelle approche des examens L’IB lance la version révisée de son Programme d’éducation intermédiaire (PEI), dont l’enseignement débutera en septembre 2014. La révision du PEI correspond à une évolution du programme actuel qui inclut des innovations en matière de développement des programmes d’études et d’évaluation. Les nouveaux examens effectués sur ordinateur seront mis à l’essai en 2015 et mis en œuvre dans *

Nous vous rappelons que depuis le 1er janvier 2014, le Programme de premier cycle secondaire (PPCS) est devenu le Programme d’éducation intermédiaire (PEI). Nos interlocuteurs en ont été informés en novembre 2013. Ce changement d’appellation est survenu en réponse à la demande des établissements scolaires francophones qui souhaitaient que le programme ait un nom reflétant davantage le parcours des élèves le suivant.

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l’ensemble des établissements en 2016. En outre, les travaux des élèves deviendront électroniques à partir de 2016 avec l’introduction de portfolios électroniques pour l’acquisition de langues, les arts, l’éducation physique et à la santé et le design. De ce fait, la session de 2016 sera la première au cours de laquelle il sera possible d’obtenir le certificat du PEI correspondant au nouveau modèle du programme d’études et d’évaluation. Chaque examen sur ordinateur durera deux heures et comprendra des stimuli au format multimédia enrichi, tels que de courtes vidéos et des enregistrements audio. De même, les élèves répondront aux questions à l’aide d’outils et de fonctionnalités que seuls les ordinateurs peuvent fournir. Naturellement, la technologie à l’origine d’une telle innovation est complexe et l’IB travaille en partenariat avec une société de logiciels qui dispose de l’expertise nécessaire pour parvenir à la mise en œuvre réussie des examens sur ordinateur (ou évaluations électroniques). Afin de nous assurer que nous sommes prêts à mettre à l’essai cette nouvelle approche pour une petite sélection de matières en 2015 dans le cadre d’un projet pilote, nous avons réalisé deux essais en 2013 : le premier en octobre avec l’anglais pour langue d’usage et le deuxième en décembre avec le français. Une version en espagnol sera disponible en 2014. Près de 50 établissements dans 23 pays ont participé à l’essai d’octobre, dans le cadre duquel plus de 1 500 élèves ont fourni des réponses pour 40 tâches test en anglais A, mathématiques, biologie, histoire et dans une matière interdisciplinaire. L’objectif d’un essai est évidemment d’identifier les problèmes qui pourraient émerger au cours d’une session réelle et de ce point de vue, ces deux essais ont été très réussis. De façon générale, cette expérience a été très bien reçue par les établissements et nous a permis de recueillir les commentaires suivants de la part des coordonnateurs du PEI. « Je suis heureux que nous l’ayons essayé une fois, même si cela représente un grand engagement, tant de la part des enseignants que des élèves. L’interface est agréable une fois les problèmes résolus. C’est sans aucun doute la marche à suivre à l’avenir. » Établissement d’Hong Kong « Ces examens sont passionnants tout en étant, de bien des façons, assez différents de ce à quoi les élèves sont habitués. Il est crucial que des examens d’entraînement aient lieu pendant la transition. » Établissement au Royaume-Uni « J’aime beaucoup l’idée des examens sur ordinateur et les tâches en elles-mêmes étaient adaptées. » Établissement en Chine « De façon générale, les commentaires des enseignants n’indiquent aucune surprise dans le contenu ou le contexte des examens, c’est donc positif. » Naturellement, certains coordonnateurs étaient inquiets, notamment à propos de l’aspect logistique inhérent à l’organisation d’examens sur ordinateur pour un grand nombre d’élèves. Par exemple, le coordonnateur d’un établissement en Tanzanie a indiqué que « l’une des principales difficultés serait de disposer de suffisamment d’ordinateurs sans empêcher le reste de l’établissement d’y avoir accès.

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Il s’agissait uniquement d’une tâche de 40 minutes, mais le problème serait bien plus important dans le cas d’une session d’examens sur ordinateur organisée sur plusieurs jours (voire plusieurs semaines). » Lors des sessions réelles, les élèves seront autorisés à utiliser leur propre ordinateur, ce qui permettra de ne pas monopoliser les ordinateurs de l’établissement. Les élèves, coordonnateurs et enseignants ayant participé aux essais ont été invités à répondre à un bref questionnaire afin de communiquer à l’IB leurs impressions sur cette expérience. Ces commentaires, ainsi que les commentaires des membres du personnel de l’IB qui se sont rendus dans un établissement pour observer un essai en action, nous seront utiles pour orienter les prochains développements et garantir que les examens sur ordinateur seront adaptés pour le projet pilote qui aura lieu en 2015.

Entretien avec David Homer, président du Bureau des examinateurs Pourriez-vous vous présenter à la communauté d’examinateurs de l’IB ? Je suis physicien et je viens de prendre ma retraite après une carrière dans des externats privés au Royaume-Uni, où j’occupais dernièrement le poste de directeur adjoint. Je n’ai jamais enseigné dans des écoles du monde de l’IB. Cependant, tous les établissements dans lesquels j’ai travaillé partageaient la philosophie sous-jacente de l’organisation et l’ensemble des enseignants aurait reconnu dans le profil de l’apprenant leurs propres aspirations pour leurs élèves. Cela fait presque 30 ans que je travaille en tant qu’examinateur – principalement pour les A levels britanniques et le Programme du diplôme de l’IB – pour divers organismes de certification. J’ai rejoint l’IB en tant qu’examinateur en chef adjoint il y a environ 10 ans et je suis devenu examinateur en chef pour la physique en 2009. Je suis également consultant pour l’organisme d’accréditation anglais qui établit les règles que l’IB doit prendre en compte dans son travail. Durant mon parcours, j’ai écrit plusieurs manuels scolaires (et j’ai récemment co-écrit un nouveau guide de la série Course Companion pour le cours de physique du Programme du diplôme dont l’enseignement commence en 2014). J’ai également participé à plusieurs projets liés à des programmes d’études. En 2009, l’Institute of Physics (l’organisme qui fait progresser la physique au Royaume-Uni) m’a décerné le prix Teacher of Physics Award. Pendant mon temps libre, je joue de la musique (piano et clavecin) et ma femme et moi aimons nous aventurer sur les sentiers de randonnée du Royaume-Uni et d’Europe. J’évalue également les participants de la section « expédition » du programme Duke of Edinburgh Award, qui lance des défis aux jeunes adultes au Royaume-Uni et dans d’autres parties du monde. Pour finir, je suis aussi magistrat non professionnel au Royaume-Uni. Comment vous sentez-vous par rapport à votre nouveau rôle de président du Bureau des examinateurs ? J’ai hâte de m’atteler à la tâche. Mes prédécesseurs ont mis la barre haut. Toutefois, je suis certain que ma propre expérience en tant qu’examinateur et consultant en dehors de l’IB sera utile tant à mes collègues examinateurs qu’à mes collègues de l’IB. En tant qu’examinateur membre d’office du Conseil de fondation de l’IB, je pourrai apporter ma contribution au débat. Et, bien sûr, je dispose d’une perspective unique sur certains aspects du travail du Conseil étant donné que je porte la voix des quelque 15 000 examinateurs travaillant avec l’IB.

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En fin de compte, mon travail est de représenter les examinateurs et d’aider à renforcer l’efficacité du Programme du diplôme et de son évaluation par tous les moyens possibles. Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour ce nouveau rôle ? L’une de mes priorités est de renforcer la collaboration avec Richard Harvey, le vice-président. Il a des responsabilités dans le Comité d’attribution des notes finales (il lui incombe notamment de juger les infractions aux usages scolaires) et il fait progresser le travail sur le forum des examinateurs. Je pense que le vice-président devrait avoir un rôle plus important. Nous en discuterons ensemble au cours des mois à venir. Les responsables en chef du développement des programmes et de l’évaluation et moi-même avons déjà commencé à travailler ensemble. Il est important de garder à l’esprit le fait que les membres du personnel de l’IB sont employés pour leurs grandes compétences en matière d’éducation et qu’ils endossent la responsabilité ultime des décisions prises. Cependant, tout un chacun a besoin d’un regard critique constructif. C’est, je l’espère, ce regard que le Comité de révision du Programme du diplôme et moi-même continuerons d’apporter au programme. J’ai déjà commencé à travailler sur un projet de recherche examinant l’influence du Programme du diplôme sur les élèves en matière de stress et de charge de travail. Ce projet se déroulera au moins sur les douze prochains mois et a pour objectif d’apporter des recommandations aux personnes responsables du développement du programme d’études et de l’évaluation. J’espère, en reprenant la présidence du Comité de révision du Programme du diplôme, continuer de simplifier ses méthodes de travail. Le Comité devrait conserver une vision stratégique du programme dans son ensemble sans s’enliser dans les menus détails (le personnel permanent est là pour les gérer). Il doit exister d’autres moyens pour que les différents comités du Programme du diplôme travaillent ensemble plus efficacement. Toutefois, je dois observer le cycle des réunions avant de me prononcer sur le sujet. Comment percevez-vous la relation que vous entretenez avec l’IB ? J’ai découvert l’IB relativement tard dans ma carrière. Cette rencontre a renforcé ma conviction qu’il est important de fournir une éducation qui développe les élèves dans leur ensemble. Cependant, voir que cela était mis en œuvre avec autant de dévouement et de cohérence dans le monde entier a été une révélation. J’ai eu la grande joie de me faire de nombreux amis à l’étranger grâce à mon travail d’examinateur et d’auteur pour l’IB. Je n’aurais jamais connu ces professionnels enthousiastes et talentueux autrement. Et parmi eux j’inclus le personnel de l’IB à Cardiff et à La Haye (je n’ai visité que trop brièvement les autres centres jusqu’à présent). Ces professionnels dévoués travaillent dur et n’ont de cesse de tout mettre en œuvre pour accueillir chaleureusement leurs collègues examinateurs. Mais surtout, chaque personne que je rencontre au sein de l’organisation voue une foi sans faille à la mission de l’IB. C’est un véritable privilège que de travailler avec chacun d’entre vous et c’est l’un des aspects de mon nouveau rôle que je suis le plus impatient de vivre.

Novembre 2013 : quelques statistiques Tel qu’indiqué dans les précédentes éditions de ce bulletin d’information des examinateurs, la session de novembre est le reflet exact de la session de mai, à ceci près qu’elle rassemble beaucoup moins de candidats. La session de mai 2013 a rassemblé environ 127 000 candidats alors que celle de novembre 2013 en a rassemblé un peu moins de 11 000. La seule autre différence majeure est qu’il y a un nombre relativement plus grand de candidats utilisant l’espagnol comme langue d’usage et que le français n’est pas proposé comme langue d’usage pendant la session de novembre. Une autre caractéristique de la session de novembre est le fait singulier qu’il y a plus d’établissements faisant passer les examens en mai que d’établissements les faisant passer en novembre qui inscrivent des candidats à la session de novembre. Cela est dû au fait que près de 600 établissements faisant

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passer les examens en mai inscrivent chacun un petit nombre de candidats se représentant à des examens. Nombre de :

Novembre 2012

Novembre 2013

Augmentation

Établissements faisant passer les examens en mai qui ont inscrit des candidats

546

590

8%

Établissements faisant passer les examens en novembre qui ont inscrit des candidats

204

209

2%

9 744

10 469

7%

Notes brutes requises

161 730

181 740

12 %

Notes finales à publier

52 409

56 937

9%

Examinateurs chargés de la notation et/ou de la révision de notation

1 055

1 109

5%

Copies de candidats notées électroniquement

74 436

91 650

19 %

Essais de théorie de la connaissance notés électroniquement

5 894

6 435

9%

Candidats

Comparé à la session de novembre 2012, où environ 86 % des copies avaient été notées par voie électronique, lors de la session de novembre 2013, à l’instar de la session de mai 2013, la quasitotalité des copies ont été notées électroniquement. La notation électronique est désormais la norme en matière de correction des copies et la méthode préférée de la plupart des examinateurs. La croissance continue, bien que modeste pour la session de novembre par rapport à la session de mai, signifie que l’IB doit constamment recruter de nouveaux examinateurs. Si l’un de vos collègues souhaite devenir examinateur pour l’IB, invitez-le à consulter le site Web public de l’IB (http://www.ibo.org/fr/examiners/) afin d’obtenir de plus amples renseignements. Nous vous remercions de votre soutien, le travail des examinateurs de l’IB est crucial car le succès de chaque session d’examens en dépend.

Notation sur ordinateur des travaux d’arts visuels – Quelques changements pour mai 2014 Le retour d’information que nous avons reçu de la part des examinateurs et des établissements au sujet de la notation sur ordinateur des travaux d’arts visuels lors de la session d’examens de mai 2013 nous a été très utile. En effet, ces commentaires nous ont permis de poursuivre les développements visant à simplifier le processus de chargement des travaux pour les établissements et à faciliter l’accès à des fichiers volumineux pour les examinateurs. Les examinateurs et les établissements ont demandé à ce que les entretiens avec les candidats soient revisités. Dans cet objectif, nous avons demandé leur opinion sur la meilleure manière de procéder aux plus de 500 établissements qui se sont portés volontaires pour travailler avec nous et nous conseiller sur les améliorations à apporter au système. En conséquence de ce processus de consultation et de conseil, à partir de la session d’examens de mai 2014, les élèves pourront envoyer

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un entretien audio ou vidéo de 15 minutes ou un fichier texte de 1 000 mots au lieu de l’enregistrement plus long qu’il fallait envoyer précédemment. Le fichier de l’entretien ou le fichier texte continueront de ne se voir attribuer aucune note spécifique mais les informations qu’ils renfermeront devraient aider les examinateurs à comprendre certains aspects des descripteurs de niveau qui ne sont pas évidents dans les fichiers des travaux en atelier ou dans les pages des cahiers de recherche. Par exemple, un candidat peut y expliquer la façon dont un travail a été révisé et modifié pour arriver au résultat définitif, ou la pertinence de son œuvre au niveau personnel. Des développements sont en cours pour convertir les fichiers vidéo envoyés dans un format compatible avec davantage de systèmes d’exploitation ou qui permette aux examinateurs d’accéder plus facilement aux fichiers d’entretien volumineux grâce à un format compressé. Nous souhaitons remercier les examinateurs pour le soutien continu qu’ils nous témoignent tout au long de la mise en œuvre de la notation sur ordinateur.

Entretien avec Garrett Nagle, examinateur en chef adjoint pour la géographie Depuis combien d’années exercez-vous la fonction d’examinateur pour l’IB ? Cela fait 6 ou 7 ans que je travaille en tant qu’examinateur pour l’IB. Et depuis 3 ans, je suis examinateur en chef adjoint pour la géographie. Dans le cadre de ce rôle, j’assiste à de nombreuses réunions sur l’évaluation de cette matière. Cela comprend les réunions de normalisation pour notamment peaufiner le barème de notation et mettre en place le contrôle de la qualité pour la notation électronique. Je participe également aux réunions de délibérations, au cours desquelles nous définissons les seuils d’attribution des notes finales pour la matière. La majorité de ces réunions se déroulent de façon traditionnelle mais nous avons récemment participé à des réunions virtuelles qui se sont étonnamment bien passées. Qu’est-ce qui vous a amené à enseigner la géographie ? J’ai grandi à Killarney, dans le comté de Kerry en Irlande, au milieu des bois, des lacs et de la campagne. Ajoutez à cela un intérêt déjà existant pour la matière, et voilà comment je me suis retrouvé là où je suis aujourd’hui. Lorsque j’effectuais des recherches pour ma thèse de doctorat à Oxford, j’ai commencé à enseigner pour réunir des fonds. C’est au cours de cette période que j’ai découvert que j’aimais l’enseignement. J’ai continué à enseigner à temps partiel pendant mon doctorat et cela m’a tellement plu que ça fait 27 ans que je suis dans le même établissement à Oxford ! Pendant ces années, j’ai enseigné la géographie dans le cadre du Programme du diplôme de l’IB et des A levels. Dernièrement, j’ai aussi commencé à enseigner le nouveau cours de systèmes de l’environnement et sociétés proposé par l’IB. Quels sont les trois grands conseils que vous donneriez à un examinateur ? 1. Familiarisez-vous bien avec le barème de notation, mais restez ouverts aux réponses qui adoptent une approche différente. Prenez le temps d’effectuer des recherches lorsque des candidats mentionnent des informations que vous ne connaissez pas. J’ai appris beaucoup de choses de cette façon que j’ai ensuite utilisées dans mes propres cours. 2. Essayez d’être au fait de l’actualité en lisant des publications comme The Economist ou le Financial Times qui abordent des thèmes géographiques concrets. 3. Planifiez des plages horaires pour réaliser votre travail d’examinateur, essayez de l’intégrer à vos activités courantes de correction. Quel est votre endroit favori ?

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Killarney, la ville où j’ai grandi. J’adore ses paysages et j’y ai de très bons souvenirs de pêche, de baignades dans les lacs ou de parties de football gaélique. À l’époque, nous étions 50 élèves dans une salle de classe, c’est bien différent dans l’établissement dans lequel je travaille actuellement. Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre travail d’examinateur pour l’IB ? Je ne deviendrai jamais riche en corrigeant des épreuves, mais j’aime travailler avec mes collègues examinateurs et j’apprécie le perfectionnement professionnel que j’en retire. C’est une expérience vraiment agréable que de discuter de différents thèmes entre collègues, d’apprendre de leur expérience et de partager des ressources. Je pense également que le travail d’examinateur est utile à tout enseignant. Cela aide à comprendre le processus, on sait ce que recherchent les examinateurs et on prend une longueur d’avance dans notre enseignement.

Questionnaire sur la notation électronique lors de la session de mai 2013 : retour d’information des examinateurs

Nous nous réjouissons de voir que les examinateurs ayant répondu aux différents questionnaires sur la notation électronique apprécient les améliorations continues apportées à scoris.

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Actualités en bref Les avantages de corriger par QIG En mai 2014, les examinateurs pourront corriger pour la première fois un certain nombre de copies par groupe d’éléments de questions (« Question Item Group » ou QIG) sur scoris. Un QIG est le plus petit groupe de questions, ou de parties de question, qu’un examinateur est en mesure de corriger. Un QIG peut se composer d’une ou de plusieurs questions, en fonction de la matière et des décisions prises par le responsable de la matière concernée et l’examinateur superviseur. La correction par QIG est une caractéristique commune à la plupart des outils de notation sur ordinateur. De nombreuses organisations corrigent par QIG ou parties de question depuis de nombreuses années. Les examinateurs peuvent en tirer de nombreux avantages. • • •

Corriger par QIG leur permet de se concentrer sur des domaines qu’ils maîtrisent dans des épreuves structurées et non structurées qui comportent des options de spécialité. Cela leur permet également de diminuer la portée cognitive de la correction en concentrant leur attention sur une seule réponse à la fois plutôt que sur les réponses d’une épreuve tout entière. Cela augmente leurs chances de poursuivre la notation même s’ils se situent en dehors de la marge de tolérance pour un QIG donné étant donné qu’ils pourront continuer de corriger d’autres QIG.

Moins d’examinateurs se retrouveront dans l’incapacité totale de corriger. Parallèlement, cela facilitera une application cohérente du barème de notation. En outre, l’IB pourra disposer de données sur les performances des candidats au niveau des QIG, ce qui permettra d’améliorer le retour d’information fourni aux établissements scolaires sur les résultats des élèves par thème et par objectif spécifique.

Concours cinématographique sur l’intégrité en milieu scolaire En novembre 2012, l’IB a lancé un concours cinématographique sur l’intégrité en milieu scolaire pour aider à promouvoir l’importance de celle-ci. Les élèves du Programme du diplôme étaient invités à réaliser un film qui diffuserait le message auprès de tous les élèves de l’IB. Des élèves du monde entier ont participé à ce concours. L’IB a reçu en tout 36 films, dont huit ont passé la première sélection. L’IB a le plaisir d’annoncer que Bettina Campomanes, de la Beacon Academy, aux Philippines, a remporté le concours. Le jury a estimé que le film de Bettina, intitulé Reluctance (« Réticences », www.ibo.org/announcements/2013/academichonestywinner.cfm), était le plus réfléchi et le plus créatif, qu’il était adapté au public cible, et qu’il faisait preuve d’une excellente qualité technique.

Siva Kumari est la nouvelle directrice générale de l’IB er

Siva Kumari a investi ses fonctions de directrice générale de l’IB le 1 janvier 2014, elle succède à Jeffrey Beard, qui occupait le poste depuis 2006. Elle devient ainsi le septième directeur général au cours des 45 ans d’histoire de l’organisation et la première femme nommée à cette fonction. Elle a rejoint l’IB en 2009 en tant que directrice régionale pour la région Asie-Pacifique avant d’être nommée chef de la direction de la division scolaire en 2010. « Les tendances qui influencent le monde dans lequel nous vivons et travaillons transforment également les modes d’apprentissage des élèves. L’IB promeut les meilleures innovations en matière d’enseignement et d’apprentissage et se trouve donc dans une position unique pour soutenir cette transformation. L’accès à l’information, les technologies sociales et la connectivité sont aujourd’hui radicalement différents de ce que nous connaissions il y a 45 ans, lors de la création de l’IB. Il est de notre responsabilité de montrer la voie dans le domaine de l’éducation internationale et d’exploiter ces potentiels lorsque nous créons des programmes et des services qui engagent les élèves dans un apprentissage approfondi. Je suis honorée que l’on m’ait confié cette mission et je suis impatiente de

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travailler avec l’ensemble des membres de la communauté de l’IB, qui continuent de m’inspirer à donner le meilleur de moi-même pour l’organisation et pour les établissements », a déclaré Siva Kumari.

Session de mai 2014 : composantes du tronc commun disponibles pour les candidats de cours du Programme du diplôme Pour la première fois lors de la session d’examens de mai 2014, les candidats de cours du Programme du diplôme (auparavant dénommés « candidats au certificat ») seront autorisés à s’inscrire au mémoire, à la théorie de la connaissance et/ou au programme créativité, action, service (CAS). Si ces éléments sont obligatoires pour les candidats au diplôme, c’est la première fois qu’ils seront disponibles pour les candidats qui ne cherchent pas à obtenir le diplôme. Les chiffres sont jusqu’à présent très positifs avec 377 candidats de cours du Programme du diplôme inscrits au mémoire, 896 à la théorie de la connaissance et 1 122 au programme CAS.

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IB Examiner Newsletter (Jan 2014 FR)