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fleuristes INFORMATIONS

n° 262

Juin - Juillet 2012 /// 8 € /// 37e année

Lancer son site internet Tissez votre toile ! page 27

animation du magasin Allez au devant du client page 34

B-DECOoh! Retour à l’essentiel Fête des mères 2012 Plutôt réussie ! page 44

L’équipe de B-decooh! présente son nouveau concept P. 20


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Sommaire

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© Hortisud

© Martine Léonard

© Au Nom de la Rose

Édito page 4

Fleuristes

Actus profession

Portrait

Nouveau trophée d’art floral à Hyères

Fleurs

B-DECOoh! Retour à l’essentiel

page 42

Actus Grand prix de la rose SNHF ‘Alibaba’, magique !

page 6 Cyclamens Morel Diffusion La gamme Outstanding s’étoffe

page 20 Fête des Mères 2012

Boutique

Plutôt réussie !

Charline Pritscaloff, à Orléans (Loiret)

page 44

page 22

page 8

Bouquet

Sica Marché aux fleurs d’Hyères Diversité végétale

Bouquets de saison, composition et explications Encart central

page 10

Couleurs Sud-Ouest La fleur à découvrir ce mois-ci : la pivoine

page 12

Fleurs de saison Page 14

À chaque mois sa plante Le cactus et le palmier

Dossier

Lancer son site Internet page 27

Enquête

Florajet a 20 ans Vingt fois « Je t’aime ! »

page 46 Groupe Monceau Fleurs De nouvelles perspectives

page 50 Sica Marché aux fleurs d’Hyères Les gagnants du jeu-concours Hortisud VIP

page 57

La librairie page 60

Allez au-devant du client

page 34

page 16

Sur votre agenda page 62

Pas à pas

Marchés

Paon

Chiffres clés

page 18

Premier Pétale pour Régis Eberwein

page 38

Ce numéro comporte un encart « bouquets et compositions » (non paginé) agrafé au centre du magazine.

Petites annonces page 64

juin-juillet

2012

INFORMATIONS

fleuristes

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édito

Virage numérique 60-40 : ce n’est pas une estimation électorale, ni un taux de satisfaits/mécontents de plus… mais la proportion de commandes de fleurs et plantes passées sur Internet par les consommateurs français à l’occasion de la dernière fête des Mères, selon les différentes chaînes de transmission. Les achats en ligne sont désormais largement majoritaires sur les commandes en boutique. Fort heureusement, l’exécution des ordres, c’est-à-dire la réalisation des bouquets et compositions, comme leur livraison, demeure l’apanage des fleuristes. Mais le virage numérique est une réalité. L’effet “Net” ne s’arrête pas là. Les clients en ligne prennent le temps de choisir leur cadeaufleur sur les site Internet – huit minutes par achat selon Florajet – et, une fois le bouquet choisi, n’en démordent pas, ni sur le prix, ni sur le style : les commerciaux des chaînes qui rappellent pour tenter de faire “monter le

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fleuristes

JUIN-JUILLET

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panier” s’y cassent de plus en plus les dents. Ainsi, si les actes d’achats sont en augmentation, le montant moyen stagne à 28-30 €, pas plus, même pour une fête des Mères. De même, le client est de plus en plus exigeant sur la conformité du produit livré à la photographie figurant sur le site. D’où l’importance de soigner son site Internet ! De la toile, il en est beaucoup question dans ce numéro. Considérant qu’être vu sur le Net était devenu indispensable pour tout fleuriste aspirant à poursuivre le développement de son entreprise, nous vous proposons de vous guider dans la création de votre site : choisir le bon type de site, vitrine ou marchand ; les bons concepteurs ; le bon contrat de maintenance… pour que vous ne ratiez pas le virage. n VÉRONIQUE COTTIER, RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE


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Fleurs actus

CARNET “ROSES”

GRAND PRIX DE LA ROSE SNHF

‘royal jubilee’ de David austin

‘royal jubilee’, rosier anglais hybridé Alba, a été créé par David austin pour le jubilé de diamant (60 ans de règne) d’elisabeth ii. très résistant, il arbore de grandes fleurs rose intense aux pétales en forme de calice. elles exhalent un parfum riche et fruité avec une note de cassis. ses tiges ont très peu d’épines. le baptême a eu lieu à Courson en présence de l’épouse de l’ambassadeur de Grande-bretagne. Hélène et Patrice Fustier, les propriétaires du château de Courson, se sont dits « fiers d’être les parrains de cette ravissante rose ». ML

© Pépinières Guillot

‘Maison Française’ de Guillot

née d’un rapprochement entre les pépinières Guillot et le groupe Maison française, cette rose hybridée et sélectionnée par Guillot a nécessité sept ans de travail. il s’agit d’un rosier generosa à grosses fleurs d’un rose soutenu et au parfum de rose ancienne. ML

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juin-juillet

La 4e édition du Grand prix de la rose, décerné par la Société française d’horticulture de France (SNHF), couronne une variété baptisée ‘Alibaba’. Fruit des recherches de l’obtenteur Chris Warner, ce rosier grimpant aux fleurs rose saumoné « est d’une générosité à faire pâlir toutes ses concurrentes. Il est généreux par sa fleur qui compte jusqu’à 30 pétales, généreux par sa floraison remontante de juin à octobre et, enfin, généreux par sa taille qui peut atteindre 3 mètres de haut », explique le jury. Son feuillage semi-mat est particulièrement résistant aux maladies fongiques. ‘Alibaba’ a déjà remporté sept prix internationaux et sera commercialisée en France en 2013. Trois premiers prix ont aussi été attribués : ‘Adastridlo’ (obtenteur Michel Adam) dans la catégorie buisson à grandes fleurs ; ‘Sunny Knock Out’ (obtenteur William Radler) dans la catégorie buisson à fleurs

© SNHF

© David Austin

‘alibaba’, magique !

‘Alibaba’ développe des fragrances fruitées, mélange subtil de fleur de la passion et d’abricot.

groupées ; ‘Wild Edric’ (obtenteur David Austin) dans la catégorie paysage. Onze obtenteurs – Adam, David Austin, Delbard, Dorieux, Kordes, Laperrière, Meilland, Poulsen, Radler, Tantau et Warner – ont présenté 27 rosiers pour l’édition 2012. Il faut rappeler que le Grand prix de la rose SNHF récompense les variétés de roses qui

s’adaptent le mieux à l’ensemble de nos régions et offre ainsi au consommateur une garantie de satisfaction quel que soit le lieu de plantation du rosier. Quels que soient le climat et le sol, les rosiers doivent présenter une uniformité de réussite dans les coloris, la qualité de la fleur, la vigueur des plantes, la résistance face aux maladies, la durée de floraison. n

Deux à trois ans D’observation Les rosiers en compétition sont testés dans les différentes zones climatiques de France, sur sept sites : Annecy, Bordeaux, l’Haÿ-les-Roses, Marseille, Montpellier, Nancy et Rennes. Seules les variétés commercialisées depuis moins de cinq ans peuvent participer. Les rosiers sont cultivés sans traitement par des jardiniers spécialisés attentifs et reçoivent quelques apports bio-dynamisants. Ils sont observés par 70 spécialistes et amateurs éclairés pendant deux ans pour les rosiers buissons, miniatures et paysages, et trois ans pour les sarmenteux : en début de floraison, en pleine floraison, en remontée de floraison et en fin de saison. Les appréciations portent sur plusieurs critères : la qualité de la fleur et du rosier, de la floraison et de la défloraison ; la floribondité ; la végétation ; l’état sanitaire ; le parfum et le charme. Les examinateurs s’appuient aussi sur les observations des jardiniers en ce qui concerne les caractéristiques végétatives des plantes.

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Fleurs actus

NOUVELLES DU DANEMARK

CYCLAMENS MOREL DIFFUSION

la gamme outstanding s’étoffe

‘HibisQs® ™ GardiFlora Zefyr’

© Floradan ia

Morel Diffusion a lancé l’an dernier Outstanding, un nouveau label de cyclamens spécialement sélectionnés pour leurs performances en utilisation extérieure. Accompagnée d’outils d’aide à la vente – étiquettes et kakémonos – pour mettre en avant l’argumentaire issu des recherches, la première vague comprenait 14 variétés. Mais déjà, à l’automne dernier, Morel affirmait son ambition d’enrichir cette offre. C’est chose faite en cette fin de printemps. « Les résultats de nos derniers essais extérieurs ont révélé les performances excellentes de dix variétés supplémentaires, notamment parmi les Premium, fleurs de taille moyenne, et les Latinia, à grandes fleurs », explique l’obtenteur, qui avait mis en tests 39 cultivars commerciaux et expérimentaux. Les critères retenus pour la labellisation sont : la flori-

l’hibiscus rosa sinensis ‘HibisQs® GardiFlora™ Zefyr’ est le résultat d’un programme de reproduction et de développement ciblé pour hibiscus tropicaux, dans le but de créer des variétés nouvelles et uniques appropriées pour la plantation en europe du nord. il doit être placé dans un endroit lumineux, tolère le soleil, la pluie et le vent et dégage une forte valeur ornementale de ses fleurs orange. Producteur : Graff Kristensen a/s

© Floradania

Florini® Florabella

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juin-juillet

Les cyclamens labellisés Outstanding peuvent être mis en avant grâce aux outils d’ILV disponibles auprès de Morel Diffusion.

la tenue des plantes a été améliorée de 19 % en moyenne, avec un apport d’engrais minimum. n Pour en savoir plus : www.cyclamen.com

Les fleurs de cyclamen craignent le gel, mais les boutons sous le feuillage vont rester protégés et pourront remonter quand les températures redeviendront positives.

© Morel Diffusion

Florini® Florabella est une plante d’extérieur qui convient aux suspensions ou s’utilise en massifs et en pots. elle se développe rapidement et se distingue par une croissance uniforme. elle fleurit du début du printemps à l’automne. Florini® a besoin de beaucoup d’eau et d’un bon ensoleillement. Disponible en rose. Producteur : Donbæk

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bondité, avec la présence d’au moins cinq fleurs par plante par semaine pour les minis, quatre pour les midis et grandes fleurs ; la tenue au stress climatique, avec plus de 50 % de fleurs de bonne qualité chaque semaine et sur toute la durée de l’essai ; la qualité esthétique, avec une note minimale de 7/10. Les dix nouvelles variétés labellisées Outstanding sont : - Latinia 1010 Rouge écarlate - Latinia 1011 Success Rouge vif - Latinia 1107 Success Magenta foncé - Tianis 3040 Saumon à œil - Tianis 3095 Violet foncé - Tianis 3106 Magenta - Tianis 3371 Fantasia Fuchsia vif - Metis 4072 Fuchsia et Fuchsia vif - Metis 4210 Rouge écarlate décora - Premium 5011 Rouge vif Evolution A noter que lors de ces essais,

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Fleurs actus

DANS LES ALLÉES…

JARDINS, JARDIN AUX TUILERIES

rose ‘Pierre Perret’

Jardins, jardin, manifestation qui se tient tous les ans début juin au Tuileries, peut paraître un peu éloignée de l’univers et des préoccupations des fleuristes. Surtout cette année, où elle était organisée le weekend de la fête des Mères. Pourtant, il nous paraît toujours intéressant d’aller y respirer

l’air du temps des jardins urbains. Source d’inspiration pour des professionnels développant une offre d’aménagement et entretien de terrasse, c’est une mine d’idées à butiner. Certaines peuvent sembler saugrenues, d’autres un peu magiques, comme “l’Igloo tropical” d’Alexis Tricoire ou

© Véronique Cottier

andré eve, créateur de roses anciennes, et Pierre Perret se connaissent depuis plus de 30 ans. le premier a donc songé à donner le nom du second à l’une de ses créations. Mais il aura fallu 15 ans pour que la rose ‘Pierre Perret’ puisse être lancée. Cette variété très florifère produit des petites roses jaune vif, légèrement cuivrées sur l’extérieur des pétales.

rose ‘Princesse Disney’

© Disneyland Paris

Les “Jardins volants” d’Amaury Gallon : soutenus et soulevés par des ballons gonflés à l’hélium, cinq minimassifs volent tels des nuages au-dessus d’une prairie fleurie, répandant ainsi la diversité végétale dans la ville.

Créée pour les 20 ans du parc Disneyland Paris, par Kordes, la rose ‘Princesse Disney’ a été baptisée le 31 mai lors de jardins, jardin sous les yeux de sa marraine, lily-rose Chabal, fille du rugbyman sébastien Chabal. Ce rosier porte des fleurs semi-doubles d’un rouge intense au revers blanc. il fleurit tout l’été et résiste bien aux maladies et au froid. Ce buissonnant, labellisé aDr en 2009, convient aux massifs, pots et bacs. en vente sur globeplanter.fr en pot de 5 l, et dès septembre en 1,4 l.

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les viP au MiCro… jarDin Jardins, jardin et Stéphane Marie, animateur de l’émission Silence, ça pousse sur France 5, avaient demandé à une dizaine de personnalités des arts et de la communication d’imaginer leur jardin de rêve. Dessins, textes, poèmes, chansons… chacun l’a exprimé à sa façon et a vu son rêve retranscrit par l’animateur assisté de Renaud Barrière, et réalisé par l’équipe des Jardins de Gally : du jardin majorquin de Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes, à la mise en scène d’un “Meurtre côté Jardin” du réalisateur Michel Deville, en passant par le cirque potager médiéval de Madona Bouglione ou le carré “fleurs bleues” d’Elie Semoun. Un joli exercice de style…

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les “Jardins volants” d’Amaury Gallon, notre coup de cœur. Même si les jurés du prix de la Création paysagère-trophée Daum ont préféré récompenser des aménagements plus “classiques” comme le “Jardin dessus-dessous” conçu par Thierry Dalcant (1er prix) ou le monumental “Jardin bicentenaire” de Luciano Giubbilei pour la maison de champagne Laurent Perrier… De ce très chic point d’observation, nous avons pu tirer deux ou trois grands mouvements, qui guideront les jardiniers de villes ces prochaines années : les prairies fleuries renforcent leur présence, envahissant le moindre espace ; des petits espaces abrités pour s’isoler des fureurs et du bruit de la ville ; et les micro-jardins, parce que le mètre carré y est rare et cher. Grands sacs carrés de culture, tables potagères et autres structures à hauteur d’homme sont les vedettes de ce début d’été. Un nouveau filon à exploiter ? n

Sous les parpaings, les fleurs… Un immeuble parisien entouré de fleurs multicolores, jardin rêvé par la comédienne Michèle Bernier.

© Véronique Cottier

© Véronique Cottier

Diversité végétale


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Fleurs Production En partenariat avec Rosedor&Vincentflor

Couleurs Sud-Ouest

La pivoine Rosedor&Vincentflor est producteur et distributeur de fleurs coupées dans le sud-ouest de la France. Chaque mois, nous découvrons une espèce représentative de sa production grâce à l’éclairage d’un producteur. Ce mois-ci : la pivoine… Fiche signalétique

© Rosedor&Vincentflor

Espèce : Paeonia Officinalis. Variétés produites par Rosedor&Vincentflor : ‘Red Charm’ (bordeaux), ‘Sarah Bernhardt’ (rose pâle, légèrement striée de rouge), ‘Duchesse de Nemours’ (blanche), ‘Monsieur Jules Elie’ (rouge clair), ‘Félix Crousse’ (rose foncée). Nombre de tiges produites en mai-juin 2011 : 30 000 tiges. Longueur de tige : 50 cm. Producteur : la production de pivoines de Rosedor& Vincentflor est assurée depuis 2001 par le GAEC d’Auriols, basé à Bias dans le Lot-et-Garonne. Le groupe Rosedor&Vincentflor consacre 2 500 m² à la production de pivoines en plein champ.

EMMANUEL DE BERNIS ET MARIA RODRIGUEZ (GAEC D’AURIOLS)

© Rosedor&Vincentflor

« Une rose capricieUse et exigeante »

Ce mois-ci, rencontre avec Emmanuel De Bernis, propriétaire du GAEC d’Auriols, sur lequel il travaille avec sa compagne Maria Rodriguez (photo). Adhérente de la coopérative Rosedor&Vincentflor, l’exploitation produit également des lisianthus, des mufliers, des reines marguerites et des choux d’ornement.

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Quelle est la caractéristique des pivoines que vous produisez ? Nous produisons uniquement des variétés de pivoines doubles, cultivées en plein champ. Le processus de production est artisanal et le désherbage mécanique entre les rangs et manuel entre les pieds. Cultivées en pleine terre, nos pivoines poussent dans des conditions naturelles sans traitement, ni engrais. Tous ces facteurs nous permettent d’obtenir une fleur de qualité à tige vigoureuse, qui s’épanouira lentement chez le consommateur. Quelle est la difficulté principale de la culture de la pivoine ? La culture de la pivoine nécessite une main d’œuvre importante dans un laps

de temps très court. En effet, la “saison” de la pivoine dure trois à quatre semaines tout au plus ! La cueillette quotidienne requiert la plus grande attention, car chaque variété a un stade de coupe bien défini. Cette année, comme le printemps s’est fait attendre, nos clients ont pu profiter de nos pivoines à la fête des Mères, malgré sa date tardive au calendrier. Quel est l’avenir de la production de pivoines sur votre exploitation ? La pivoine est une fleur qui plaît énormément et dont les débouchés commerciaux sont importants. Nous avons en projet de développer la surface de production tout en nous concentrant sur les variétés les plus demandées par les consommateurs.


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Publi-rédactionnel

le site web votre meilleure arme pour attirer et fidéliser vos clients

U

n site web est un élément important pour le succès d’une entreprise, quelle que soit sa taille. Avoir une présence web n’est depuis longtemps plus seulement une question d’image : le site web joue un rôle crucial non seulement pour attirer des clients potentiels, mais aussi pour les fidéliser.

Trucs et astuces pour la conception d’un site web On sait bien que les entreprises ne peuvent plus se passer d’un site web. Cependant le plus important n’est pas d‘avoir un site web, mais la façon dont celui-ci est conçu. Mais de quoi est fait un bon site web ? Premièrement, un site web doit remplir certaines exigences techniques s’il souhaite être perçu positivement par les visiteurs. Ainsi, il est important qu’un site web soit optimisé pour les différents navigateurs et qu’il charge aussi vite que possible. Un site clairement conçu est une autre étape importante vers le succès. Un utilisateur qui cherche des informations veut les trouver rapidement. C’est pourquoi il est important de structurer les pages de façon claire et de s’assurer que les éléments du menu conduisent bien au contenu indiqué. Un design simple contribue également à la clarté du site web. La plupart du temps, mieux vaudra employer la sobriété – un site web ne doit pas être surchargé de graphiques, de photos, ou de textes clignotants ou défilants pour ne pas surcharger l’utilisateur avec trop de couleurs et de contrastes. Pour représenter une image unifiée de l’entreprise, le site doit bien sûr comporter des éléments graphiques tels que le logo et les couleurs de l’entreprise. Mais attention : « Une présence en ligne nécessite plus que la retranscription sur le web d’une brochure institutionnelle ou publicitaire » affirme Eva Vennemann de 1&1 Internet.

Communication rapide et directe Nombreux sont les visiteurs de sites web professionnels qui ne cherchent pas simplement des informations générales, mais aussi des coordonnées, voire des contacts directs. Par conséquent,

ces informations doivent être bien en vue sur le site web. « Les coordonnées telles que le numéro de téléphone ou l’adresse mail doivent être accessibles en seulement quelques clics » déclare Eva Vennemann. De plus, la présence d’un formulaire de contact donne au client le sentiment d’entrer dans un dialogue direct avec l’entreprise. Les newsletters constituent un autre moyen de communication régulier. Avec l’outil de newsletter 1&1, les clients peuvent être ciblés pour être informés sur les nouveautés ou les actions. L’administration est facile : les nouveaux abonnés peuvent être ajoutés manuellement et importés dans des listes existantes. En outre, il est possible de créer des groupes pour partager l’information de façon encore plus précise. Bien sûr, des outils de dialogue direct avec les clients, comme les forums ou les chats peuvent être intégrés à un site web. Quelque soit le moyen utilisé pour communiquer avec ses clients, un temps de réponse rapide est indispensable afin qu’un visiteur remarque que ses messages sont reçus et traités aussi vite que possible.

L’analyse : la clé de la réussite Un site web ne peut réellement faire preuve de succès que lorsqu’il est analysé régulièrement. Seulement, moins de la moitié des petites et moyennes entreprises le feraient. « L’analyse d’un site web n’est pas seulement importante pour identifier les forces et les faiblesses de celui-ci », dit Eva Vennemann « une analyse détaillée permet également de montrer les exigences d’un groupe cible envers le site web ». Les programmes de statistiques web donnent des informations sur les zones fréquentées par les visiteurs, sur les pages qui sont visitées le plus fréquemment ou celles qui ne semblent pas très intéressantes, car ce sont celles par lesquelles on quitte le site. De cette façon, la présence en ligne peut être améliorée de façon ciblée. juin-juillet

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Fleurs de saison

Bientôt dans les bacs Tous les tons sont dans la nature… Bouquets flamboyants ou au contraire discrets façon “nude”, l’offre en été est suffisamment variée pour les esprits créatifs.

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Agapanthe

M

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J

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Alstrœmère

(Agapanthus sp.)

(Alstromeria)

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Anthurium

(Anthurium Adreanum)

Origine : France et Hollande principalement. Mise en marché : en été, avec un pic en juillet et août. Volumes commercialisés par la SICA marché aux fleurs (1) : - juin 2011 : 339 634 tiges ; - juillet 2011 : 120 667 tiges ; - août 2011 : 5 530 tiges. Ventes sur les marchés au cadran hollandais (2) : - juin 2011 : 455 851 € CA ; - juillet 2011 : 524 010 € CA ; - août 2011 : 479 072 € CA.

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fleuristes

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©D R

© DR

Origine : principalement France et Hollande. Mise en marché : toute l’année. Volumes commercialisés par la SICA marché aux fleurs (1) : - juin 2011 : 84 155 tiges ; - juillet 2011 : 69 868 tiges ; - août 2011 : 70 876 tiges. Ventes sur les marchés au cadran hollandais (2) : - juin 2011 : 2 261 793 € CA. - juillet 2011 : 1 863 304 € CA. - août 2011 : 2 397 113 € CA.

Origine : France, Pays-Bas, Amérique du Sud… Mise en marché : toute l’année. Volumes commercialisés par la SICA marché aux fleurs (1) : - juin 2011 : 459 790 tiges ; - juillet 2011 : 359 440 tiges ; - août 2011 : 388 280 tiges. Ventes sur les marchés au cadran hollandais (2) : - juin 2011 : 2 639 598 € CA ; - juillet 2011 : 2 207 359 € CA ; - août 2011 : 2 641 162 € CA.

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Célosie

Lys

Gerbera

(Celosia argentea)

(Lilium)

(Gerbera)

Origine : principalement France et Hollande. Mise en marché : d’avril à novembre, avec un pic en mai-juin pour les fleurs du Var, et tout l’été pour la production hollandaise. Volumes commercialisés par la SICA marché aux fleurs (1) : - juin 2011 : 335 650 tiges ; - juillet 2011 : 139 190 tiges ; - août 2011 : 107 525 tiges. Ventes sur les marchés au cadran hollandais (2) : - juin 2011 : 688 717 € CA ; - juillet 2011 : 605 580 € CA ; - août 2011 : 602 987 € CA.

Origine : France, Pays-Bas… Mise en marché : toute l’année. Volumes commercialisés par la SICA marché aux fleurs (1) : - juin 2011 : 1 569 473 tiges ; - juillet 2011 : 1 261 745 tiges ; - août 2011 : 1 544 604 tiges. Ventes sur les marchés au cadran hollandais (2) : - juin 2011 : 11 495 612 € CA ; - juillet 2011 : 9 920 452 € CA ; - août 2011 : 9 430 236 € CA.

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© DR

Origine : France (Var, Sud-Ouest, Ouest, Île-de-France), Pays-Bas. Mise en marché : toute l’année. Volumes commercialisés par la SICA marché aux fleurs (1) : - juin 2011 : 192 700 tiges ; - juillet 2011 : 110 330 tiges ; - août 2011 : 140 360 tiges. Ventes sur les marchés au cadran hollandais (2) : - juin 2011 : 11 946 733 € CA ; - juillet 2011 : 11 173 540 € CA ; - août 2011 : 13 040 889 € CA.

Sources : (1) SICA Marché aux fleurs d’Hyères. (2) Flora Holland.

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INFORMATIONS

fleuristes

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Fleurs en partenariat avec l’OHF

À chaque mois sa plante

Le cactus

Le cactus est une plante succulente qui appartient à la famille des Cactaceae (ou cactées). La plupart des espèces de cactus sont originaires d’Amérique du Nord, Centrale et du Sud. Elles poussent dans les déserts et les steppes, mais aussi en altitude sur les flancs des montagnes, dans les forêts anciennes et même tropicales. Photographies : OHF Le cactus peut supporter des écarts de températures importants, de 50 °C (jour-nuit), voire de 100 °C (été-hiver). Le fait est qu’il stocke de grandes quantités d’eau dans ses tiges, ses feuilles et aussi dans ses racines, ce qui lui permet d’affronter la sécheresse. Il dispose également d’une autre réserve d’eau, grâce à ses épines qui absorbent la rosée.

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fleuristes

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Soins • Dès le mois de mars, arroser la plante avec un vaporisateur et augmenter les doses au fur et à mesure que l’été approche. • Laisser la terre sécher entre deux arrosages. • L’eau doit être à température ambiante. • Ne pas l’arroser lors de sa période de dormance, de novembre à mars.

• Placer le cactus dans un endroit très lumineux. Ventes sur les marchés au cadran hollandais en 2011 : • Unités vendues : 39 858 418 pots ; • Chiffre d’affaires : 44 343 755 euros ; • Prix moyen par pot : 2,96 euros.


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Le palmier Le palmier, de la famille des Arecaceae, ou arécacées, est ancré dans l’histoire depuis l’époque biblique. Ainsi, le jour de l’arrivée de Jésus Christ à Jérusalem, la foule aurait déposé des rameaux de palmier sur sa route, c’est pourquoi le dimanche précédant Pâques est appelé fête des Rameaux. Chez les Romains, il était le symbole de Victoria, déesse de la victoire et a continué dans les siècles suivants à être utilisé pour représenter le triomphe. Avec ses immenses feuilles, le palmier peut vite atteindre des proportions immenses. Il en existe plus de 2 500 espèces, réparties en plus de 200 genres. Soins • Arroser la plante régulièrement pour que la terre reste constamment humide. • Veiller à ce que l’eau d’arrosage soit tiède. • Disposer le palmier dans un endroit bien éclairé, mais pas en plein soleil. Ventes sur les marchés au cadran hollandais en 2011 : • Unités vendues : 15 196 133 pots ; • Chiffre d’affaires : 44 994 538 euros ; • Prix moyen par pot : 2,96 euros.

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informations

fleuristes

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Fleurs en partenariat avec Hortisud

Pas à pas

Paon

Hervé Frézal met de la hauteur dans cette composition au style moderne. Pour les végétaux, il joue sur un camaïeu de violet ponctué d’une note de rose et accessoirise avec des tubes à essai. Composition réalisée par Hervé Frézal, pHotos saraH CHambon.

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Végétaux : 40 agapanthes, 5 curcumas, 10 orchidées Vanda bleu magic, 2 hortensias. accessoires : pot, mousse florale, tubes à essai, fixations plastiques.

1ère étape : piquer les agapanthes par masse dans la mousse.

2e étape : piquer les curcumas entre chaque masse.

3e étape : piquer les hortensias à la base.

4e étape : attacher les tubes à essai aux curcumas à l'aide des fixations.

5e étape : Enfin, insérer les Vandas dans les tubes à essai.

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les astuces de l’expert Hortisud i Astuces : piquer tous les éléments en biseau. i Temps de réalisation : 20 minutes.

i Prix de vente conseillé : 80/90 euros.

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Fleuristes Portrait Publi-rédactionnel

B-DECOoh!

Retour à l’essentiel Le salon belge DECOoh! devient B-DECOoh! Open Doors Days. Plus qu’un simple changement de nom, il arborera du 2 au 4 septembre un nouveau visage que nous présente Anabel Casimiro, chef de projet du salon. Deux mots d’ordre pour le rendezvous de la rentrée : l’innovation et un accueil haut de gamme pour les visiteurs.

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adapter aux attentes et aux nouveaux comportements des exposants comme des visiteurs, c’est le défi permanent auxquels sont confrontés tous les organisateurs de salon. Innover ou disparaître est le défi qui s’est imposé au printemps dernier à l’équipe de DECOoh! après une édition de février 2012 morose. « Nous sentions que la formule s’essoufflait. Si nous avions persisté sur la même voie, c’était signer la fin du salon, avec le risque de voir se multiplier des petits salons locaux. Il fallait donc trouver un nouveau concept », explique Anabel Casimiro, chef de projet. L’idée est venue de David Boon, directeur d’exploitation de Brussels Fairs and Exhibitions (BFE) : des portes ouvertes géantes, où les exposants présenteraient une sélection de leur nouveautés et dont les visiteurs seraient pris en charge comme des VIP. Ainsi est né B-DECOoh! Open Doors Days. « B comme Belgique, Bruxelles, Business et Beau », explique Anabel Casimiro. « Nous voulons que les visiteurs soient surpris, qu’ils aient l’impression de vivre une expérience unique. C’est pourquoi nous insistons vraiment sur le caractère innovant des produits qui y seront présentés. Nous avons gardé tout ce qui était important, mais ce nouveau concept marque vraiment un retour à l’essentiel : les vedettes, ce sont les produits », poursuit-elle. Ouvert uniquement aux professionnels et sur invitation B-DECOoh! sera plus concentré : dans le temps, sur trois jours au lieu de quatre ; dans l’espace aussi, puisqu’il occupera un seul hall et le patio. Les stands des quelques 120 à 150 entreprises attendues seront implantés dans le Palais 5. « Chaque exposant disposera de un à qua-

Nous voulons que les “ produits innovants soient les vedettes du salon. ”

tre modules de 25 m2 chacun – soit au maximum 100 m2 par société – pour proposer ses nouveautés, ce qui va demander à certains de bien choisir ce qu’ils mettront en avant. » Dans le futur, vous pourrez retrouver toutes les nouveautés sur le site Internet, pendant six mois, jusqu’à l’édition suivante, avec un moteur de recherche par type de produits « pour permettre aux visiteurs qui ont vu le produit sur le salon de le retrouver ensuite et, d’un clic, d’être dirigés vers les coordonnées de l’entreprise. Ce sera aussi pour les fournisseurs, une véritable exposition permanente en ligne. » Le patio accueillera les animations : base d’inspiration, chambres à thèmes, art floral avec les décors de table de jeunes fleuristes belges, ainsi que les travaux de décorateurs, et In Memoriam, l’espace consacré aux compositions pour le deuil… Autre évolution de taille : B-DECOoh! met l’accent sur l’accueil et les services aux visiteurs. « Chacun sera considéré comme VIP dès le parking. Il sera conduit en Jaguar jusqu’à la porte du Palais 5 ou il sera accueilli avec un café, puis pourra se faire photographier dans le décor de son choix. Il recevra également un “chéquier” avec des coupons de réduction. Nous demandons, en effet, à chaque exposant de mettre en avant un article en promotion. Car ce qui attire les visiteurs, outre l’innovation, c’est aussi le fait de pouvoir faire de bonnes affaires ! ». Et ce n’est pas tout ! Les visiteurs pourront se restaurer gratuitement sur place, au moyen de coupons distribués par les exposants. Sans oublier les événements de fin de journées (réceptions, animations) et un concours qui permettra de gagner un séjour de rêve en Italie. Soyez des privilégiés : laissez-vous inviter à B-DECOoh! Open Doors Days. Vos hôtes s’occupent de tout ! n

Réservé à nos lecteurs :

enregistrez-vous sur www.bedecooh.eu - code : 049321724018


L’équipe de B-DECOoh! : de gauche à droite, Nathalie Vancamp, superviseur logistique ; Fabienne De Langhe, assistante ; Frank van Baeten, commercial ; Anabel Casimiro, chef de projet.

© Patrick Lazic

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À l’extérieur, le large trottoir permet de reproduire l’effet de masse que l’on trouve aussi à l’intérieur.

Charline Pritscaloff, à Orléans (45)

Nouvelle vague Retour au bercail pour Charline Pritscaloff. Originaire du Loiret, la jeune femme a ouvert en novembre sa première boutique à Orléans. Un lieu à l’architecture et à l’agencement contemporains et une offre originale lui permettent de se démarquer et de faire souffler un vent de modernité sur la ville.

L’

VÉRONIQUE COTTIER

année 2011 aura été une pure folie pour Charline Pritscaloff, ponctuée de très bons moments, d’autres moins agréables, de stress intense et de joies tout aussi fortes. Élevée au rang de Meilleur ouvrier de France au printemps à seulement 29 ans, cette jeune femme talentueuse, obstinée et perfectionniste, a touché le Graal, le sommet de son art au niveau national. Quant à l’ouverture de sa propre boutique, si elle l’avait envisagée, les circonstances ont quelque peu accéléré le mouvement. « À la suite des MOF, je me suis retrouvée sans emploi. Soit je trouvais un poste

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de responsable de boutique, soit j’ouvrais mon propre magasin », raconte Charline. « C’est alors qu’on m’a proposé ce local, que j’ai visité le 17 août 2011. Ensuite, tout s’est enchaîné très vite : nous avons signé le bail le 2 septembre ; le 1er novembre j’étais officiellement la nouvelle locataire et le 15 novembre nous inaugurions la boutique ! » Une chance, les banques ont suivi le projet de Charline, sans difficulté. « Je pense que mon titre de MOF a joué, mais aussi la situation de la boutique : l’emplacement est bon, dans un quartier de commerces et de professions libérales – médecins, avocats – avec un bon pouvoir d’a-

chat, plutôt haut de gamme et qui aime se faire plaisir avec des fleurs. Ce qui n’empêche pas de proposer aussi des bouquets et des compositions pour les “petits budgets”. »

En rose et noir En moins de trois mois, Charline, beaucoup aidée par ses parents, a dû s’approprier les lieux et transformer le magasin, anciennement occupé par une fleuriste, qui depuis deux ou trois ans avait complété son offre par des vêtements et de la décoration. « Je n’ai gardé que le sol en stratifié. Nous avons tout repeint en rose et en noir. Ce sont un peu mes couleurs


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Fiche signalétique du magasin

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Charline Pritscaloff 14, rue Bannier 45000 Orléans Tél. : 02 38 53 72 17 Site Internet : www.charlinefleurs.com Date d’ouverture de la boutique : 15 novembre 2011. Surface de vente : 43 m2. Surface totale : 80 m2 avec l’espace emballage, l’atelier et le bureau, plus 20 m2 “annexe jardin”. Pas de chambre froide. Effectif : Charline travaille seule, avec l’aide bienveillante de ses parents pour les livraisons. Elle prévoit d’accueillir au moins une apprentie CAP à la rentrée. Flotte : un fourgon Mercedes Vito. Jours et horaires d’ouverture : du mardi au samedi, de 9 h 30 à 19 h 30 ; le dimanche de 10 h à 13 h. Fermée le lundi.

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a Au fond de la boutique, une étagère à “niches” permet de dégager quelques exemples de mini-compositions de fleurs ou plantes.

z Un titre de meilleur ouvrier de France et l’ouverture de sa propre boutique la même année à seulement 29 ans, voilà qui donne le sourire à cette jeune femme volontaire.

e Charline Pritscaloff s’efforce de suivre le rythme des saisons et aime travailler directement avec les petits producteurs, à Rungis ou autour d’Orléans.

r Mêmes les plantes les plus courantes sont travaillées avec leur contenant pour une vraie mise en valeur.

fétiches depuis mes débuts dans la profession. Le noir n’est pas gênant car il y a une hauteur de plafond et une surface de vitrine importantes. Il reste suffisamment de lumière. » Pour le mobilier, Charline Pritscaloff a opté pour des présentoirs en fer forgé de différentes hauteurs sur tout le pourtour, comme pour l’îlot central, qui lui permettent de disposer un maximum de produits en assurant leur visibilité et en préservant la facilité de circulation dans la boutique. « Ce mobilier, je l’avais dans la tête. Je le voulais à la fois haut et simple. Nous étions partis pour le fabriquer nous même, mais finalement j’ai

trouvé quelque chose d’assez proche de mon idée – pas tout à fait assez haut – à Maison&Objet. Et c’était finalement moins cher et plus rapide de l’acheter ! » C’est aussi lors de l’édition de septembre 2011 du salon Maison&Objet qu’elle a constitué son stock de contenants, d’objets déco et de bougies. « L’avantage, c’est que je ne demandais pas à être livrée immédiatement après le salon, comme la plupart des clients. J’ai pu m’arranger avec les fournisseurs pour être livrée juste pour l’ouverture mi-novembre, à une période plus creuse pour eux. » En fond de boutique, deux étagères en

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bois cérusé permettent de créer des niches où sont mises en scène des petites créations florales ou de plantes, dégagées ainsi de l’effet de masse. Pour les fleurs coupées, elle est restée fidèle à Rungis, où elle faisait déjà les achats pour son ancienne patronne parisienne. « J’ai gardé certains fournisseurs, j’en ai ajouté d’autres que je connaissais bien. Je travaille aussi avec les producteurs locaux. Je suis ainsi le rythme des saisons », ajoute la jeune femme qui, si elle n’a pas de fleurs préférées, apprécie particulièrement « les roses anciennes, les pivoines et les pois de senteurs ». En revanche, certaines espèces ne trouvent pas grâce à ses yeux. « Il y a vraiment des fleurs que je n’aime pas, comme les mufliers et les glaïeuls. » Peu de compositions toutes prêtes en magasins, sauf pour les fêtes. Un choix, mais aussi une question de temps. D’autant que Charline est suffisamment expérimentée pour confectionner un très beau bouquet en quelques minutes… Et ses clients savent de quoi elle est capable.

Des plantes en valeur Mais ce qui caractérise sans doute le plus la boutique, c’est une offre abondante et variée de plantes. « Je vais régulièrement en Hollande où le choix est immense, à des tarifs intéressants, dans des gammes très diversifiées et originales. Là, je fonctionne vraiment au coup de cœur. Cet hiver, j’avais tout un assortiment de sanseverias que j’ai bien vendu. D’une manière générale, les plantes grasses marchent bien, car elles ont un aspect original et attirent la curiosité. Plusieurs clients m’ont fait remarquer qu’ils n’avaient jamais vu ça à Orléans. »

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Au-delà du choix, un des atouts de Charline sur le créneau des plantes est son aptitude à les mettre en valeur par un beau contenant pas cher, un accessoire, une présentation originale. « J’ai appris à travailler les plantes chez Monsieur Castagné. » Elle dit “Monsieur Castagné” comme elle dirait “Monsieur Saint-Laurent” en haute couture, avec le respect dû au maître. « Mises à part celles pour le jardin et les achats de dernière minute, toutes les plantes sortent avec leur cache-pot ou presque, même si les clients ont le choix de ne pas le prendre. Pour offrir, ils prennent l’ensemble, quasi systématiquement car on est déjà dans le registre de la décoration. Ça représente un vrai marché, que les fleuristes ne doivent pas négliger. » Ce souci du détail, du bouquet bien fini, de la plante bien choisie et bien présentée, a d’emblée séduit les Orléanais. « Depuis l’ouverture, ça tourne bien,

Savoir-faire - Un niveau technique rare pour une jeune femme de son âge. Être Meilleur ouvrier de France en art floral à 29 ans, c’est inédit. - Une solide expérience acquise au contact de grands noms du métier, comme employée ou comme “petite main” de Jacques Castagné, Meilleur ouvrier de France et fleuriste à Paris, par exemple, mais aussi dans des boutiques plus modestes : elle peut ainsi s’adapter à toutes les demandes… - Une très bonne connaissance des produits et de ses fournisseurs, producteurs locaux ou de Rungis, grossistes en fleurs, plantes et décoration, en France et à l’étranger. - Une motivation et une détermination à toute épreuve, une grande exigence vis à vis d’elle même.

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mis à part janvier et quinze jours en février où il faisait très froid. Je n’ai pas eu le temps de compter les cartes de fidélité qui sont déjà revenues en six mois. Le style de la boutique plaît énormément, même chez les riverains qui étaient sceptiques lorsque nous avons ouvert. Une “petite mamie” du quartier avait juré que ce genre de boutique n’était pas pour elle. Pourtant, elle a assez vite trouvé ses marques dans le magasin et passe régulièrement voir si tout va bien car elle ne veut pas perdre cette originalité. » Rançon de son succès, Charline court du matin au soir : les fournisseurs, les clients, les livraisons, la banque… mais aussi ses activités d’ambassadrice Smithers-Oasis et de professeur d’art floral à l’école d’horticulture d’Orléans La Mouillère. « À la rentrée, j’arrêterai les cours, et je prendrai au moins une apprentie CAP, et peut être un BP, à qui je pourrai laisser la boutique, ne serait-ce que quelques heures… » Et ses récompenses, comme celles d’être parmi les six Orléanaises mises à l’honneur lors des dernières fêtes Johanniques (en l’honneur de Jeanne d’Arc) : une militaire, une femme-pompier, une ingénieure, une chanteuse ayant participé à l’émission The Voice, une patineuse sur glace et … notre fleuriste, qui a dû parcourir la ville en costume… Une année décidément folle ! n


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Environnement et concurrence Située tout près de la très commerçante rue de la République et de la vaste place du Martroi et sa célèbre statue de Jeanne d’Arc, la boutique est idéalement située. Outre de nombreux magasins, le quartier est aussi celui de nombreux professionnels libéraux (médecins, avocats…), qui constituent une clientèle fidèle avec de bons budgets. En centre-ville, en dehors des libres-services, on dénombre cinq ou six boutiques d’artisans fleuristes. Cependant, les concurrents de Charline Pritscaloff développent plutôt un style champêtre. Le style contemporain du magasin est innovant dans la ville et semble plaire.

a Quelques compositions et bouquets prêts à emporter sont accessoirisés. z Les murs latéraux du magasin, peints en noirs, mettent en valeur l’offre végétale dont les couleurs se détachent sans être brouillées par un décor trop clinquant.

e Au centre du magasin, une grande table en fer forgé forme un îlot central autour duquel la clientèle peut aisément circuler pour découvrir l’ensemble de l’offre.

r Les roses, et plus particulièrement les variétés anciennes, ont une place privilégiée dans la boutique.

t Peu encombrantes et originales, les plantes grasses rencontrent un certain succès auprès de la clientèle.

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Lancer son site Internet

Tissez votre toile !

Lancer son site Internet en tant qu’artisan, c’est un peu partir à l’aventure. Internet est un vrai métier, un univers à part entière avec ses codes et ses exigences. Pour autant, il semble indispensable aujourd’hui pour un artisan fleuriste d’être présent sur la toile, mais comment s’y prendre ? Avec qui monter son projet ? Quels sont les pièges à éviter ? DOSSIER RÉALISÉ PAR MARIE ROQUES

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Créer son site Internet

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tre présent sur la toile semble presque une obligation. La première chose que les clients font pour faire livrer des fleurs ou trouver un fleuriste à Orléans, c’est de se rendre sur Google et de taper “fleuriste Orléans”. Être bien positionné sur le moteur de recherche semble donc tout à fait stratégique. Pour autant, en tant qu’artisan fleuriste, vous n’êtes pas forcément familier avec l’univers Internet. Les notions de référencement, d’hébergement, d’architecture des sites sont assez opaques pour vous. Rassurez-vous, de nombreux prestataires sont disposés à vous accompagner dans vos démarches. L’essentiel est, en premier lieu, de vous poser les bonnes questions. « Pour bien faire, il faut bien commencer », dit l’adage. C’est encore plus vrai lorsqu’il s’agit de se lancer dans un projet Internet. « Beaucoup de fleuristes créent leur site Web sans penser leur projet jusqu’au bout », dénonce Jean-Louis Anxoine, fleuriste, Meilleur ouvrier de France et fondateur des Artisans fleuristes de France, groupement de fleuristes indépendants qui propose des solutions Web aux professionnels. Pourtant les questions à se poser a priori sont légions. Cathy Ragaine, responsable de la communication et des contenus en ligne au sein du réseau EuroFlorist en dresse une liste plutôt complète : « Suis-je prêt à investir du temps pour faire

vivre mon site ? Vais-je me donner les moyens de mettre à jour régulièrement le contenu, l’offre ? Quel est l’objectif de ce site : une vitrine virtuelle, un site marchand ? Ai-je l’ordinateur dans le bureau, le magasin ou à la maison ? Ai-je des photos de bonne qualité ou du matériel suffisant pour offrir des visuels de bonne qualité aux visiteurs ? »

Site vitrine ou e-commerce ? Si vous avez déjà réponse à ces questions, le projet se présente bien. Il importe, tout d’abord, de savoir ce que vous voulez faire de votre site : vitrine, services, animation commerciale ou e-commerce… En la matière, on distingue deux écoles. Les adeptes du e-commerce et les autres qui préconisent aux fleuristes de mettre en ligne un site vitrine qui présente l’univers de la boutique. « En matière de e-commerce, les fleuristes commencent à s’y mettre, confirme Lionel Audisio, responsable digital chez Promoflora. Il est primordial de bien s’entourer et de penser le projet depuis la conception jusqu’à la communication autour du site. Nous encourageons nos clients à commencer sur un site vitrine (présentation de l’équipe, des horaires, des créations, des spécialités) afin de se familiariser avant de franchir le pas et de passer sur un site e-commerce. » Même constat chez Florajet, pour qui

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Pour la mise en ligne de son site, Bruno Étienne a misé sur une architecture originale avec l’ambition de créer un univers fidèle à son travail et à l’ambiance de sa boutique.

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50 % des ventes viennent d’Internet, contre 35 % en 2008. « Les commerces de proximité, comme les fleuristes, souffrent, note Fabrice Freixas, responsable développement commercial et réseaux. Le e-commerce peut donc être une planche de salut. Il permet de conserver des clients physiques qui ont changé leurs modes de consommation. » Il constate même que certains fleuristes Florajet délaissent la boutique pour concentrer leur activité sur Internet. Un pas que d’autres spécialistes du secteur ne sont pas prêts de franchir. « Les sites de e-commerce sont plutôt rares chez les fleuristes, assure Jean-Louis Anxoine. Honnêtement, au niveau du chiffre d’affaires que l’on peut réaliser, cela ne va pas très loin. Les clients passent par les chaînes de transmission pour commander des fleurs et appellent un fleuriste quand ils le connaissent. » Artisans fleuristes de France préconise la mise en ligne d’un site vitrine avec des photos de qualité. L’essentiel est d’être visible. « Mais les besoins et attentes des consommateurs évoluent et les fleuristes doivent s’adapter. C’est pourquoi l’offre de Promoflora s’enrichit régulièrement de nouvelles fonctionnalités comme le e-commerce ou les sites compatibles Smartphones », ajoute Lionel Audisio. Les fleuristes, eux, plaident pour des sites vitrines qui présentent leur univers et leur permettent de conquérir une nouvelle clientèle. « Pour le lancement de mon site, je ne voulais pas faire de e-commerce, explique Virginie Ledoux, gérante du magasin Fl’or à Lambersart (Nord). Je suis avant tout artisan et je travaille seule avec une apprentie, c’est donc difficilement gérable. » Pour autant, bon nombre de clients s’appuient sur son site pour faire leur choix. « Mon ambition était d’être plus visible », confirme, de son côté, Adriane Michel, gérante de la boutique parisienne Adriane M qui a rénové son site fin 2011. « Nous recevons plus d’appels, les clients vont sur le site et commandent facilement par téléphone. »

Un espace esthétique et personnalisé Au-delà des produits proposés, le site Internet d’un fleuriste doit refléter son univers et sa personnalité. « Pour mon site, que j’ai lancé il y a deux ans, je voulais recréer une ambiance simple qui retrace la philosophie du magasin », se souvient Bruno Étienne, gérant de la boutique Paéonia à Strasbourg. « J’ai été contacté par de nombreuses entreprises qui proposaient des architectures prêtes à l’emploi, mais je ne voulais pas d’un site qui ressemble aux autres. » En matière de création, il y a également deux écoles. Les fleuristes qui préfèrent créer leur propre site et d’autres qui favorisent ceux proposés par les réseaux et les chaînes de transmission qui permettent une personnalisation poussée. « Pour la création de mon site Internet, je me suis appuyée sur mes relations personnelles pour met-

les clés à utiliser • Pensez votre projet jusqu’au bout. • Réfléchissez à l’objectif que vous poursuivez. • Commencez d’abord par un site vitrine ; prenez le temps de vous familiariser avant de vous lancer dans un site e-commerce. • Si vous n’êtes pas un expert d’Internet, faites appel à un professionnel. Sinon, vous risquez de ne pas obtenir le résultat escompté. • Si vous vous engagez avec un professionnel, évitez de le faire trop longtemps. Maximum deux ans. • Quel que soit le type de site que vous voulez monter, il doit toujours être attractif, multiplier les photos – et de qualité. • Ne dépensez pas des sommes folles : avec un budget tout à fait raisonnable, vous pouvez vous offrir un site adapté. • Surtout, gardez bien à l’esprit qu’il ne suffit pas de créer un site Internet, il faut ensuite l’animer. Idéalement tous les 15 jours.

tre en ligne quelque chose qui me correspondait vraiment, ajoute Adriane Michel. Il faut recréer une ambiance et multiplier les belles photos pour donner envie aux clients. » Que les fleuristes s’appuient sur des architectures déjà construites ou sur des créations inédites, l’essentiel, pour le site, est également d’être attractif et agréable. « Le site doit être séduisant et mettre en avant les produits, souligne Jean-Louis Anxoine. Le métier de fleuriste est avant tout un métier de création artistique qui ne s’improvise pas. » Il ne faut donc pas hésiter à multiplier les photos et les diaporamas. « Il est essentiel de se mettre à la place de l’internaute, ajoute Richard Volodarski, responsable marketing opérationnel au sein de l’agence Web Linkeo. Il faut parler de son activité de manière simple et mesurée tout en proposant une navigation agréable et cohérente. »

Inutile d’allouer un budget trop important Quelle que soit la formule choisie, votre projet restera déterminé par votre budget. Il est inutile de dépenser des fortunes pour monter son site Internet. « Certaines fleuristes ont mis 8 000 euros sur la création d’un site qui ne marchait pas. C’est une catastrophe », témoigne Jean-Louis Anxoine. Le piège financier existe et certaines agences n’hésitent pas à pratiquer des prix pro-

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hibitifs. « J’ai été contactée par de très nombreuses sociétés qui me proposaient des devis beaucoup trop élevés par rapport à ce que je voulais faire », assure Virginie Ledoux. Au final, elle a travaillé avec une agence Web et a dû débourser 1 000 euros pour la création du site et 175 euros par an pour la maintenance et l’hébergement. « Certains prestataires me proposaient des tarifs allant jusqu’à 300 euros par mois ! » Il faut donc se méfier des prix élevés mais aussi, à l’inverse, des prix trop alléchants. « Certaines entreprises pratiquent des prix très intéressants qui, au bout du compte, rendent toute modification du site très onéreuse, souligne Cathy Ragaine. Or, le fleuriste doit être en mesure de gérer lui-même son site s’il le désire. » dynamique et accueillant, Virginie Ledoux a voulu un site Méfiez-vous également des engagements trop longs Gai, Internet à son image, qui donne également une idée précise des comme les contrats de trois ans ou encore les modali- différents services proposés par Fl’or. tés de résiliation impossibles. Le fleuriste doit être propriétaire du nom de domaine et pouvoir tout récupérer de se lancer, même si un espace vitrine est plus simple en cas de cessation d’activité de l’agence. à mettre en place qu’un site marchand. « Encore fautil s’y connaître un minimum et ne pas avoir peur d’affronter un langage différent car html, xml, metaBien analyser le contenu description… ne font pas partie du vocabulaire coudes solutions clés en main Face à ces pièges, il semble alléchant de se lancer rant », explique Cathy Ragaine. seul dans la mise en ligne. Pourtant, c’est une démar- Il est donc plus raisonnable de s’adresser à des profesche que déconseillent nombre de professionnels. « Il sionnels. Mais encore faut-il se retrouver dans les difn’est pas raisonnable de confier la création de son site férentes propositions clés en main car, en la matière, il au fils de la voisine qui connaît l’informatique, explique y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Frédéric Guffroy, fondateur du site 123fleurs.com. « Nous fonctionnons selon un système de package, Beaucoup de fleuristes tentent l’expérience en amateur explique Richard Volodarski pour Linkeo. Nous traet se cassent le nez », renchérit Jean-Louis Anxoine. À vaillons principalement avec des PME dont 60 à 70 % moins d’être un féru d’Internet, ce n’est pas évident sont des artisans. » Vitrine, catalogue ou marchand,

la sécurité des paiements en ligne, un problème qui n’est plus d’actualité Qui n’a jamais eu peur de se faire pirater sa carte bancaire suite à un achat en ligne ? Si la question de la sécurité des paiements en ligne était une vraie préoccupation il y a encore cinq ou six ans, elle ne l’est plus. En effet, selon la plupart des professionnels de la toile, les futurs Web marchands ont à leur disposition une palette importante de solutions fiables et reconnues pour pouvoir se lancer sans crainte dans une activité de vente en ligne. « Aujourd’hui, tout est devenu très simple, assure Richard Volodarski, responsable marketing opérationnel chez Linkeo. Le fleuriste qui veut ouvrir une boutique en ligne peut contacter la banque qui le finance pour s’équiper d’un kit d’installation avec toutes les garanties de sécurité. » En dehors des banques, les artisans disposent également de solutions

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standards qui ont largement fait leurs preuves. La plus connue est le système Paypal. « Un système qui présente un désavantage, un coût élevé à chaque opération », informe Frédéric Guffroy, fondateur du site 123fleurs.com. Contrairement à ce que l’on peut encore entendre, la notion de sécurité du paiement n’est plus parmi les préoccupations majeures des internautes qui sont aujourd’hui sensibilisés à la fiabilité des plateformes. « Spécialiste de solutions e-commerce, ePages, est utilisé par plus de 60 000 sites marchands partout dans le monde, explique Inès de la Ruffie, responsable marketing Europe du Sud d’ePages. Nous n’avons jamais eu de problème de fraude, tout est sécurisé ce n’est plus quelque chose de problématique. »

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Pour la rÊalisation de ses sites, comme ci-dessous, Promoflora propose un large choix d’options et des architectures facilement personnalisables.

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Créer son site Internet

Linkeo propose différentes formules qui vont de la création du site, à l’hébergement et à la maintenance en passant par les mises à jour. « Pour un site de e-commerce, il faut compter entre 3 000 et 5 000 euros, illustre Richard Volodarski. En général, les clients s’engagent sur deux ans. » Linkeo peut aussi se charger de la partie référencement du site Internet en prenant des engagements sur certains mots clés et garantir, ainsi, une présence sur les moteurs de recherche. Dans un autre registre, EuroFlorist propose une offre de création de sites internet clés en main à travers une offre baptisée “eboutique”. « Pour la grande majorité des fleuristes, nous nous chargeons de leur proposer un nom de domaine et de le déposer pour eux, illustre Cathy Ragaine. Ensuite, après un échange avec le client pour mieux connaître ses attentes, il faut en moyenne dix jours pour tout valider. » Les choses peuvent donc aller très vite. EuroFlorist travaille également pour des fleuristes qui possèdent déjà un site vitrine et leur permet d’ajouter une option vente en ligne. Il faut compter 160 euros hors taxe pour la création et la mise en ligne du site, puis un abonnement mensuel de 29,95 euros hors taxe.

Un site Internet doit être vivant Dans la même perspective, Artisans fleuristes de France propose une solution clés en main pour 250 euros lors de la création du site puis 100 euros par an de frais d’hébergement. « Nous nous chargeons du référencement et de la mise à jour des photos, détaille Jean-Louis Anxoine. Les fleuristes peuvent modifier eux-mêmes ce qu’ils veulent. » Autre exemple chez Promoflora, les fleuristes peuvent bénéficier d’un site vitrine pour 300 euros de frais de création et un abonnement mensuel de 39 euros. Les services inclus sont nombreux : accompagnement personnalisé (service client illimité), hébergement du site, actualité poussée une fois par mois sur le site, animations flash aux périodes commerciales importantes, mais aussi optimisation du référencement naturel. Le constat de Promoflora a été de se dire que les fleuristes n’ont pas le temps, l’envie ou les compétences pour gérer leur site. Les équipes Promoflora se chargent donc de tout grâce à un service client facilement joignable. Les clients technophiles peuvent également se débrouiller seuls via une plateforme intuitive. L’offre e-commerce est tarifée à 600 euros hors taxe de frais de création et 89 euros hors taxe d’abonnement par mois pour un accompagnement complet. « Notre offre est très rassurante, nous sommes des professionnels du monde de la fleur et cette légitimité, nos prix bas et notre service client illimité permettent de convaincre les clients les plus récalcitrants », complète Lionel Audisio. Vous l’aurez compris, les prestataires ne manquent pas. Reste aux

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INFORMATIONS

fleuristes

juin-juillet

2012

Au coin fleuri, Happy Auxerre, Le Pistil, quelques exemples de sites très diversifiés réalisés par Linkeo.

fleuristes à bien analyser les différentes solutions et à ne pas hésiter à demander des précisions sur telle ou telle option, surtout si elle entraîne un surcoût. Lorsque vous aurez tout choisi, que votre site sera en ligne, ce ne sera que le début de l’aventure. Il faut garder à l’esprit qu’un site sans animation régulière ne sert à rien. « Il faut rester dans une logique d’animation, insiste Lionel Audisio. Un magasin, on s’en occupe, on l’entretient, il faut faire la même chose avec son site en y apportant régulièrement des photos, du contenu, des informations pratiques. » Tout n’est qu’une question d’organisation. « Je mets régulièrement mon site à jour et j’y passe 30 minutes tous les quinze jours », souligne Virginie Ledoux. Une demi-heure tous les quinze jours est la fréquence également observée par Bruno Étienne. Une moyenne qui reste raisonnable et peut avoir un effet bénéfique sur les ventes. n


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