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gratuit Juillet-août 2013 ///VOL 4 - NO 10

THÉÂTRE D’ÉTÉ

le patrimoine se met en scène + Cahier spécial AgroALIMENTAIRE


Mot de la rédaction

// Couverture

L’Indice bohémien est un indice qui permet de mesurer la qualité de vie, la tolérance et la créativité culturelle d’une ville et d’une région. .....................................................................

L’Art de célébrer… ensemble! // Jessica Gagnon En Abitibi-Témiscamingue, un bon moyen de savoir que l’été est arrivé, c’est de jeter un œil au calendrier culturel! De nombreuses activités s’y déroulent et invitent les gens de partout en région à se réunir. Lors des célébrations culturelles, on regarde, on écoute, on danse, on rit… ensemble! Cet été, partageons ces moments et savourons notre culture qui nous rassemble, nous unit et nous définit!

La Une : Le théâtre d’été

Stéphanie lavoie (Photo : Marjorie Guindon ) de la troupe du tandem et tommy allen (Photo : Christian leduc) de la troupe brin d’folie Tel un adolescent, votre journal culturel changera de face dans le temps de le dire! De retour de son congé maternité, notre graphiste Staifany Gonthier s’est donné comme mandat de revoir complètement la facture visuelle du journal. Des tests vous seront soumis d’ici le lancement officiel en septembre 2013. Donnez votre avis au graphisme@indicebohemien.org.

// SOMMAIRE À LA UNE : THÉÂTRE ARTS DE LA SCÈNE ARTS VISUELS

3, 4, 5 10 23, 25

CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE 13-21 CALENDRIER CULTUREL 31 CINÉMA 7 CULTURE AUTOCHTONE 11 LITTÉRATURE 9 MUSIQUE 27, 28, 29 CHRONIQUES Bande dessinée 23 Humeur 6 Les livres de Roxanne 9 Rubrique ludique 26 Poste d’écoute 30

Le théâtre d’été est un incontournable culturel de la belle saison! Les amateurs seront au rendez-vous dans les salles de la région pour assister à la présentation des créations estivales de nos troupes régionales. Laissez-vous transporter en compagnie des comédiens dans l’univers de la troupe du Tandem ou de Brin d’folie. De plus, le patrimoine et les arts de la scène se rencontrent pour nous partager l’histoire autrement! Que ce soit par Amos vous raconte son histoire, au Magasin général Dumulon ou à l’École du rang II d’Authier, qui fête ses trente ans d’activités, des comédiens, professionnels ou bénévoles, vêtus de costumes d’époque, nous font revivre les pans de notre histoire d’une façon bien originale.

Cahier spécial sur l’agroalimentaire : manifestation gourmande Notre culture est également présente dans nos produits agroalimentaires et l’agrotourisme est un moyen d’aller à la rencontre de cette culture gourmande! Cet été, c’est le moment de savourer les richesses de notre terroir et de se rassembler pour profiter ce qui est fait ici grâce au savoir-faire de nos producteurs. Les marchés publics, les fermes ainsi que la Foire gourmande invitent les gens de partout à découvrir les produits de la région. Ces rassemblements gourmands définissent également notre culture! De plus, de valoriser les produits de la région cela permet de sensibiliser la population à l’achat local. Dans notre cahier spécial, vous découvrirez que sur notre territoire de créateurs, il y a des producteurs, des agriculteurs, des chefs et des promoteurs, tous passionnés des produits du terroir, qui entreprennent et surprennent avec des démarches innovatrices!

COLLABORATRICES DE SECTEUR Véronic Beaulé (Témiscamingue), Geneviève Béland (Val-d’Or), Suzie Éthier (Rouyn-Noranda), Sophie Ouellet (Abitibi-Ouest) et Sylvie Tremblay (Abitibi) ..................................................................... correcteurs Patricia Bolduc, Gabrielle Demers, Suzanne Dugré, Claude Laverdière, Isabelle Legault, Suzanne Ménard, Évelyne Papillon, Yves Prévost et Geneviève Luneau. ..................................................................... CORRECTRICE D’ÉPREUVE Karine Murphy .................................................................. rédaction et communications Jessica Gagnon redaction@indicebohemien.org 819 277-8738 .................................................................. Graphisme Staifany Gonthier graphisme@indicebohemien.org .....................................................................

Festivités pour tous les goûts!

BÉDÉISTE Martine Dupuis .....................................................................

Les festivals fleurissent aux quatre coins de la région et réuniront passionnés et curieux autour de célébrations culturelles festives! Cet été, cap sur la Vallée-de-l’Or pour vivre aux rythmes des nombreux festivals qui s’y dérouleront et la musique sera au rendez-vous! Du côté de Rouyn-Noranda, le DocuMenteur présentera une formule 9 ½, sans demi-mesure, et à Amos, le Festival H20 accueillera l’allée des artisans pour une première année.

direction et ventes publicitaires Maryse Labonté coordination@indicebohemien.org publicite@indicebohemien.org .....................................................................

L’année 2013 sera marquée par le changement organisationnel pour de nombreux festivals. Merci aux anciens, puisque sans leur vision et leur dévouement, rien n’y serait, et bienvenue aux nouveaux, qui, animés par les défis, apporteront un sang neuf à nos événements! Enfin, toutes ces activités, ces œuvres et ces productions n’auraient lieu sans ces gens qui travaillent d’arrache-pied toute l’année pour nous offrir ces petits bonheurs estivaux! Célébrons ensemble notre culture! Toute l’équipe du journal vous souhaite bonne lecture! \\

// À RETENIR Édition de septembre Date limite pour soumettre des idées de sujets d’articles

11 juillet 2013

Édition d’octobre 15 août 2013

Date limite pour réserver votre espace publicitaire

2 août 2013

6 septembre 2013

Date de sortie

27 août 2013

1er octobre 2013

2 L’INDICE BOHÉMIEn // juillet-août 2013

Journalistes-collaborateurs Roxanne Archambault, Astrid Barrette-Tessier, Marie-France Beaudry, Louis-Joseph Beauchamp, Martin Blais, Patricia Bolduc, Mélanie Boutin-Chartier, Maurice Duclos, Daniel Dumont, Suzie Éthier, Jessica Gagnon, Geneviève Gariépy, Bruce Gervais, Nancy Hardy, Maryse Labonté, Louise Lambert, Mathieu Larochelle, Philippe Marquis, Sophie Ouellette, Evelyne Papillon, Michèle Paquette, Geneviève Pelletier, Yves Prévost, Jeannine Provost, Benjamin Turcotte, Émélie Rivard-Boudreau, Monic Roy, Valéry Roy, Nicole Séguin et Martin Villemure. .....................................................................

L’Indice bohémien est publié 10 fois l’an et distribué gratui­tement par La Coopérative du journal culturel de l’Abitibi-­Témiscamingue fondée en novembre 2006. ..................................................................... conseil d’administration Stéphane Audy, Astrid Barrette-Tessier, Marie-France Beaudry, Guillaume Beaulieu, Marie José Denis, Jessica Gagnon, Geneviève Gariépy, Nicole Tremblay et Martin Villemure ..................................................................... L’Indice bohémien 150, avenue du Lac Rouyn-Noranda (Québec) J9X 4N5 Téléphone : 819 763-2677 Télécopieur : 819 764-6375 indicebohemien.org ..................................................................... ISSN 1920-6488 L’Indice bohémien


À la une

L’espérance de vie des éoliennes

Lorsque le passé se conjugue au présent // Yves Prévost

Hugo lacroix

Le Théâtre du Tandem s’est de nouveau allié avec le Théâtre populaire de l’Acadie pour offrir une pièce de théâtre à saveur régionale. L’espérance de vie des éoliennes sera jouée à Rouyn-Noranda et à Ville-Marie en juillet et en août.

Troupe Brin d’folie

L’histoire est centrée autour d’Antoine, jeune ingénieur éolien descendu en Gaspésie pour résoudre le problème d’une éolienne dont les pales tournent inexplicablement à l’envers. Logé dans une vieille maison inhabitée, Antoine redonnera vie à la maison en ramenant sur les lieux la propriétaire, une dame retraitée, ainsi que le fantôme d’un séminariste des années 60.

// Astrid Barrette-Tessier En juillet, faites un tour à la gare centrale; attendez, accompagné de la Troupe Brin d’folie, l’embarquement au quai numéro  2 pour un départ imminent vers Matagami. Soyez attentif, ouvrez les yeux et faufilez-vous dans l’univers des passants à travers l’imaginaire de Frédéric, jeune écolier de la vie. C’est avec grand bonheur que j’ai pu assister en exclusivité à l’enchaînement de Timing, la nouvelle pièce de théâtre de la Troupe Brin d’folie. Cette nouvelle mise en scène, signée Étienne Jacques, nous révèle Chantal Massicotte et le jeune comédien Antoine CharbonneauDemers, accompagnés sur scène des incontournables Mélanie Nadeau, Tommy Allen et Marc Provencher, que nous retrouvons pour notre plus grand plaisir. Une fois de plus, cette jeune troupe amateur nous présente une pièce qui n’a rien à envier aux professionnels et relève le défi d’adapter à la région l’œuvre All in the timing de l’Américain David Ives, celle-ci étant construite de plusieurs courtes pièces. Timing retient quatre d’entre elles et ajoute à celles-ci un tableau tiré de La Mauvaise habitude d’être soi de Martin Page ainsi que L’Éloge de la gourmandise de Michel Tremblay. « Parce que tout est question de timing  », nous révélaient Étienne Jacques et Mélanie Nadeau lors d’un entretien. Tel est le cœur des textes de la pièce, mais aussi du processus créatif de cette 11e production. Leur plus grand défi a été de trouver l’agent liant les six courtes pièces de théâtre puisqu’après deux mois de répétitions, ils se sont vite rendu compte qu’il manquait quelque chose à leur adaptation. C’est à ce moment, par un heureux concours de circonstances, qu’Antoine Charbonneau-Demers s’est joint à l’équipe. Il a créé lui-même son personnage, Frédéric, personnage maître d’œuvre de Timing, en plus d’écrire ses textes. Ce personnage indispensable au récit donne le ton et permet aux spectateurs d’embarquer dans le train. Les cinq comédiens donnent vie à quinze personnages, tous plus farfelus les uns que les autres, à travers des textes intelligents et drôles qui questionnent la vie, notre jugement, la perception et le timing. Une pièce de théâtre alliant humour et intelligence, qui nous arrive avec des réponses, mais nous laisse aussi parfois sans réponses. Un texte joué juste et qui prend tout son sens dans la répartie. Vous ne pourrez pas rester indifférent devant cette pièce unique qui saura vous faire rire tout en vous faisant réfléchir.

Félix Monette-Dubeau

Ne manquez pas le train : tout est question de timing!

À partir de ces personnages, la pièce explore les thèmes du présent et du passé, de l’esprit cartésien de l’ingénieur face au spirituel et aux mystères de la vie. « J’aime explorer des thèmes complexes, explique l’auteur, Sébastien Harrisson. Je veux offrir matière à réflexion aux spectateurs et proposer des pistes de réponses, mais sans fournir de réponses toutes faites. »

La pièce touche également le fossé de perception entre les gens des villes et des régions. L’auteur, né à Matane mais vivant maintenant à Montréal, souhaite présenter les régions sous un autre jour, insistant sur la forte parenté entre les régions et les villes plutôt que sur leurs différences. La pièce a d’abord été jouée par la Troupe Jean Duceppe, à Montréal, en 2009. La version qui sera présentée cette année est cependant une nouvelle mouture de la pièce, profondément retravaillée. « Le texte original me semblait inachevé, explique M. Harrisson. Cette nouvelle production m’offrait une chance inouïe de retravailler le texte et de le pousser plus loin. Je suis fier de cette nouvelle version ». La distribution inclut des acteurs d’ici et de l’Acadie : Marie-Michèle Dury, Stéphanie Lavoie, Frédéric Melanson, Claire Normand et Gabriel Robichaud. « Cette belle distribution, mentionne l’auteur, est une excellente opportunité pour des acteurs de différentes régions de se rencontrer et d’échanger sur leurs façons de travailler. » M. Harrison ne tarit pas d’éloges à propos du Théâtre du Tandem. « Leur travail mérite d’être souligné, explique-t-il. Ils se font un point d’honneur de monter les textes d’auteurs québécois vivants, ce qui est précieux pour nous. C’est beaucoup plus exigeant et risqué en termes promotionnels, puisque les auteurs ne sont pas connus, mais le travail effectué par le Théâtre du Tandem à ce niveau est impressionnant ». \\

> theatretandem.com

Une heure trente de pur plaisir qui défile devant vous comme un train qui passe; où vous découvrirez, entre autres  : le sens de la vie, comment se sortir de Ville-Marie, la disparition mystérieuse de Ruth, ce qu’est le pollen humain ou encore de quelle manière Trostky est décédé. Le tout sous le décor enchanteur de la scénographe Valery Hamelin. Timing sera présentée du 3 au 19 juillet, les mercredis, jeudis et vendredis à 20 h au Petit Théâtre du Vieux Noranda. Billets en vente dès maintenant au coût de 20 $ chez St-Exupéry et au Bistro Jezz. //

L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 3


À la une

L’École du Rang II d’Authier fête ses 30 ans

À la petit école, comme dans le temps!

Repos forcé pour Les voisins d’en haut

// Jeannine Provost

// Nancy Hardy

Aimeriez-vous vous faire tirer (gentiment) l’oreille parce que vous avez mal répondu à la question de maths ou mieux, recevoir une belle petite image pieuse parce que votre « par cœur » du petit catéchisme est apprécié de monsieur le curé?

Mais où sont donc passés les Voisins? Ils ne sont pas partis en vacances, ils sont plutôt au repos forcé en raison d’une blessure subie par l’un des deux comédiens de la pièce L’été des Martiens. Le spectacle, qui devait être présenté au Théâtre du Rift de Ville-Marie, sera donc reporté à l’été 2014.

rencontre des Martiens, en compagnie de son ami joué par Antoine CharbonneauDemers. Puisqu’un rôle aussi physique se conjugue mal avec un comédien éclopé et que la production préférait s’en tenir à sa distribution régionale originale, le spectacle est donc remis à plus tard.

Frédérik Fournier, originaire de St-Eugènede-Guigues, s’est sérieusement blessé au genou, ce qui l’oblige à se déplacer avec une canne. Or, le jeune homme, qui est actuellement étudiant en théâtre, tient le rôle du jeune Chico qui se prépare à aller à la

Récemment déménagée de Rouyn-Noranda vers St-Eugène-de-Guigues, la troupe Les Voisins d’en haut est dirigée par Louise Lavictoire, directrice générale et artistique qui assure aussi la mise en scène du spectacle écrit par Nathalie Boisvert. \\

Ces moments authentiques de la petite école d’autrefois, vous pourrez les vivre ou les revivre en visitant l’École du rang II d’Authier, située sur la route 111, entre Macamic et Authier. Depuis 30 ans, des guides‑acteurs vous font expérimenter avec humour et finesse les péripéties vécues dans les écoles de rang des années 30 à 50 au Québec.

Un voyage dans le temps! Une imposante documentation amassée au fil des ans grâce à la générosité d’anciennes maîtresses d’école, qui jadis étaient à peine plus âgées que leurs grands élèves de 7e année, a permis de reconstituer la pédagogie utilisée par ces héroïnes du quotidien. Ainsi, les cartons de la calligraphie des lettres attachées  trônent fièrement au-dessus du tableau noir, les cartes géographiques sont suspendues autour de la classe, le tout sous la surveillance du crucifix et des statues qui créent l’ambiance religieuse de ces décennies de l’éducation. Le décor d’époque, réel et authentique, favorise la mise en scène d’une leçon de lecture ou de mathématiques, ou la visite très énervante pour la maîtresse d’école de monsieur le curé accompagné de monsieur l’inspecteur, venus jauger la valeur de son enseignement. À la fin du jeu, cela nous mérite une belle journée de congé scolaire aussi fort appréciée des élèves du temps.

La Vieille grange : théâtre d’été et joutes d’improvisation Outre ce matériel scolaire abondant, des activités spéciales sont aussi offertes dans la Vieille grange, en face de l’école. La 2e édition de la nouvelle production La vie dans nos cantons, est offerte en 2 thèmes : « Quand on part pour… » et « Quand on veut trop… » À cela s’ajoute une nouveauté : deux matchs d’improvisation joués par la Sale Ligue d’Improvisation de La Sarre (SLI). Des surprises attendent le public dont la participation sera demandée à certains moments par les joueurs. Les plus jeunes acteurs y découvriront plein d’anecdotes, tantôt drôles, tantôt sérieuses, pour ainsi tisser un lien intergénérationnel avec leurs aînés. La petite école de rang se modernise avec un site Web : ecoledurang2.com. On y détecte la joyeuse effervescence de l’animation interactive « Une journée scolaire d’autrefois », et le site donne le goût de s’informer des nombreuses autres surprises au programme tout au long de l’été. La saison débutera officiellement le 27 juin prochain pour le grand public. \\

4 L’INDICE BOHÉMIEn // juillet-août 2013

Hairspray, le style de l’été  // Daniel Dumont C’est le 5 juin dernier, à ses locaux de La Sarre, que la Troupe À Cœur Ouvert procédait au lancement de sa revue musicale de l’année. Pour l’occasion, une des chansons extraite de Hairspray a été présentée en primeur avec décor et accessoires. Avec l’humour des textes de Gilles Parent, l’événement a mis à l’avant-plan l’équipe technique impliquée en plus de présenter la distribution regroupant 28 comédiens, chanteurs et danseurs. Le premier rôle de la comédie musicale sera tenu par Camille Cormier de Rouyn-Noranda. Quelques membres de sa famille seront également impliqués au générique. La troupe fera revivre l’ambiance des années soixante en nous présentant les tribulations de Tracy Turnbald, une jeune Américaine marginale qui chérit le rêve de participer à un show télévisé populaire. Forte d’une première prestation dans une comédie musicale au Théâtre de l’Île à Hull, il y a plus de trois ans, Camille Cormier s’est plus récemment fait remarquer en remportant quelques prix régionaux tels que la finale de Secondaire en spectacle et le concours en Sol mineur. La comédie musicale Hairspray sera à l’affiche du 4 au 27 juillet à la salle Desjardins de la Polyno de La Sarre, les jeudis, vendredis et samedis. Billets en vente à la Maison de la Culture de La Sarre et sur Ticketacces.net \\


À la une Quand l’histoire se raconte autrement // Nicole Séguin Ici et ailleurs, les arts de la scène transportent l’émotion, le rêve et la réflexion. Mais ils portent aussi l’histoire. Des œuvres comme celles des auteurs Marcel Dubé, Jean-Claude Germain et Michel Tremblay déterrent nos racines, mettent en lumière des traits de la société, témoignent de l’évolution de notre peuple et le protègent de l’oubli. En région, loin des feux de la rampe, des artistes professionnels ou amateurs, à mi-chemin entre le théâtre d’été et le théâtre de rue, racontent notre histoire aux touristes. Ils reconstituent les moments de notre passé là même où l’histoire a eu lieu. Contribuent-ils à favoriser une meilleure connaissance de nos sites historiques? Assurément. Les lieux deviennent significatifs, l’histoire prend vie et s’installe dans la mémoire du cœur. En effet, plus interactive, cette façon de raconter rend l’information accessible et touche le public de visiteurs de tous âges. Sortie du livre, l’histoire prend un tout autre sens : c’est vraiment vrai, c’est ici que ça s’est passé!

Quelques attraits touristiques où sont présentement offertes des visites touristiques animées : Amos vous raconte son histoire Réalisé par les Productions du Raccourci Amos > amosvousracontesonhistoire.com Lieu historique national du Fort Témiscamingue/ Obadjiwan

Duhamel-Ouest > pc.gc.ca/fra/lhn-nhs/qc/temiscamingue/index.aspx

Par leurs jeux et les situations mises en scène, les comédiens nous font découvrir d’où proviennent nos habitudes familiales, nos croyances, nos valeurs. Comme le dit l’adage, en sachant mieux d’où l’on vient, on pourra mieux savoir où on va.

Maison du Frère-Moffet Ville-Marie > maisondufreremoffet.com/index.php

Même s’ils doivent parfois jongler avec les situations financières, les lieux historiques peuvent compter sur la volonté des comédiens du milieu témiscamien et abitibien qui continuent à nous faire connaître notre passé. Il nous reste à nous faire plaisir tout en les encourageant! \\

Authier > ecoledurang2.com

École du rang II d’Authier

Magasin général Dumulon 1924

Rouyn-Noranda > maison-dumulon.ca

L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 5


Humeur Notre spectacle

Pas de changement, pas d’agrément!

// Philippe Marquis

// Astrid Barrette-Tessier

La pluie tombe. Une pluie chaude de fin d’après-midi d’été, la petite pluie suite à l’orage. À l’horizon, un filet de lumière fend les nuages tourmentés. Sa lueur frappe la terre. Un peu comme l’éclair mais de manière plus affirmée, insistante, tendre. Les enfants essaient maintenant de redonner vie au feu malgré l’humidité. Grand-mère leur a dit que « la météo a dit que l’ondée ne durerait pas ». Et puis, elle leur a promis des marshmallows après souper.

Depuis quelques années, la région se démarque par sa vitalité culturelle. Notre association touristique y a même vu un nouveau créneau et travaille fort, avec entre autres son projet CULTURAT, à faire découvrir un autre aspect de notre région minière trop souvent reconnue pour ses gigantesques trous, ses moustiques ou encore ses veuves de chasses à gogo.

Quelques grues passent dans le ciel, entre notre terre et son soleil. Un écureuil lâche un cri à faire vibrer l’arc-en-ciel. Des mouettes fondent sur le champ tout juste coupé. Des corneilles les imitent et quelques cerfs-volants se mettent mollement de la partie. Un quatre roues roule à pine à planche dans le rang. Ça commence à sentir la boucane : le feu se réanime doucement. De mon poste d’observation, de ce lieu qu’est l’imagination, je participe à un spectacle extraordinaire. Les mots sont toutefois bien peu de choses pour l’exprimer, mieux vaudrait le vivre… Ailleurs, partout en région ainsi qu’à des milliers d’endroits dans le monde, tous s’affairent autour de la scène. Tests de son réalisés, bois cordé, frigidaires pleins et organisation sur les nerfs. On s’inquiète parce que la pluie pourrait faire annuler la soirée. S’échafaude alors un plan B : on entrera en-dedans, on se serrera un peu et on vivra avec. L’important est d’être ensemble au même endroit au même moment. La vie fera le reste. La tension demeure tout de même palpable : quelques bénévoles parlent tout bas du déménagement de tout le matériel à l’intérieur et des failles du fameux B… Puis, tout à coup, à l’arrière de cette grande scène, le soleil perce l’incertitude pour éclairer notre décor. On lâche des soupirs contentés! Tout est prêt et la place se comblera lentement des invités sans qui le spectacle n’est pas. Les grands-parents débarquent avec la marmaille toute excitée. L’ambiance est chaleureuse, les sourires allumés et les accolades sans nombre. Il aurait plu que l’histoire aurait été autre mais il fait beau pour notre vernissage, notre pièce de théâtre ou notre tour de chant ou plein d’autres choses… Il fait beau. Tout le monde est joyeux parce que tout le monde participe à la création. C’est l’histoire inventée d’un soir de juillet ou d’août, d’Abitibi ou du Témiscamingue ou de partout sur notre petite planète. Parce que la vie peut s’inventer, se mettre en scène, se transformer. On doit juste ne plus être spectateurs et agir. Devenir ensemble les vedettes de l’histoire. Faire l’été du mieux que nous pouvons avec l’espace et les moyens que nous avons. Faire ainsi toutes les saisons.

Cette culture de la culture n’est pas arrivée d’elle-même. Déjà à sa création, Rouyn n’avait pas encore une rue principale que le premier cinéma ouvrait ses portes. Aujourd’hui, cette effervescence est alimentée par une multitude de festivals. Ce n’est pas peu dire, on en dénombre une vingtaine à travers la région. L’année 2013 marquera pour quatre d’entre eux un changement de cap et de renouveau. C’est après avoir célébré la dixième édition du renommé Festival de musique émergente que son cofondateur et directeur général, Sandy Boutin, a annoncé qu’il voulait passer le flambeau de la direction générale. C’est finalement Mathieu Joanisse qui reprendra les rênes pour la 11e édition de l’évènement. Pour lui, c’est un rêve devenu réalité  : «  Le FME a toujours été une inspiration pour moi et a fortement contribué à mon évolution en tant que directeur d’évènements artistiques. » Ensuite, Alain Vézina annonçait avec beaucoup d’émotions qu’il se retirait de l’organisation du Festival des guitares du monde. Celui-ci y était le directeur de la programmation, mais avait auparavant assuré les rôles de directeur artistique et de coordonnateur. Il est sans nul doute l’une des personnes à avoir le plus contribué au succès de ce festival. Arrivée comme une nouvelle ayant l’apparence d’un mensonge, ce fut au tour du Festival du DocuMenteur d’annoncer le départ de ses deux cofondatrices, Émilie Villeneuve et Ariane Gélinas. Celles-ci ont quitté le CA et l’organisation de l’événement pour relever de nouveaux défis. Jérémie Monderie-Larouche, directeur général des Productions Balbuzard, a repris la présidence et travaille activement avec le CA et leur coordonnatrice, Jessy Poulin, pour offrir cet été une version 9.5 et revampée du festival. Finalement, c’est le pionnier qu’est le Festival du cinéma international qui perd l’une de ses grandes pointures. Elaine Bibeau, coordonnatrice du festival qui fait partie de l’équipe depuis 17 ans, quittera l’organisation. C’est la jeune Stéphanie Thuot qui relèvera le défi d’assurer la pérennité du festival avec une nouvelle équipe jeune et dynamique. Cette 32e édition se veut déjà très prometteuse, puisqu’on vient d’annoncer en ouverture du festival le très attendu Chasse au Godard d’Abbittibbi, film du réalisateur régional Éric Morin, mettant en vedette Alexandre Castonguay, que l’on pourra aussi voir en première dans Alex, marche à l’amour. \\

Un peu comme des mots ayant chacun leur sens et qui, ensemble, en font bien plus comprendre. Comme des phrases isolées qui vous racontent ce que vous venez de lire, une fois rassemblées. Ça reste encore pourtant bien peu de choses pour l’exprimer. Mieux vaut le vivre…

Le 32e Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue 

Je nous souhaite de magnifiques saisons! \\

La région à l’honneur! // Martin Blais

Le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue a levé le voile sur une petite partie de sa programmation, deux films qui s’avéreront très importants aux yeux des spectateurs d’ici. D’abord, le film qui inaugurera cette 32e édition, La chasse au Godard d’Abbittibbi, est l’œuvre du réalisateur Éric Morin, originaire de Rouyn-Noranda. Tourné dans la ville natale du réalisateur, ce longmétrage met en scène la fébrilité révolutionnaire des années 1960. On y retrouvera Sophie Desmarais, Martin Dubreuil et Alexandre Castonguay. Ce dernier sera en vedette dans le documentaire Alex marche à l’amour, premier long-métrage de Dominic Leclerc. Ce film nous promet un parcours délirant où l’acteur arpente à pied les confins de l’Abitibi-Témiscamingue en tentant de mémoriser un poème-fleuve de Gaston Miron, La marche à l’amour, le tout sur une musique signée Louis-Philippe Gingras et Dany Placard. \\

6 L’INDICE BOHÉMIEn // juillet-août 2013


Cinéma Toute la vérité sur le Documenteur // Yves Prévost L’édition 9.5 du Festival du DocuMenteur de l’Abitibi-Témiscamingue, qui se déroulera du 23 au 27 juillet, a été annoncée comme étant une version allégée. Évidemment, avec une offre de produit allégée, il vaut toujours mieux vérifier le contenu. Dans le cas du Festival du DocuMenteur, il semble que tous les ingrédients qui en ont fait le succès depuis 9 ans font toujours partie de la recette. L’ouverture du festival se fera au Cabaret de la dernière chance lors d’un 5 à 7, le mercredi 23 juillet. Elle marquera le départ du traditionnel volet création, au cours duquel cinq équipes disposeront de 72 heures pour créer un faux documentaire, chacune dans une MRC différente. Peu importe où les gens habitent en Abitibi-Témiscamingue, une équipe tournera ainsi près de chez eux. Le jeudi offrira une expérience sensorielle à ne pas manquer, puisque le public sera convié à écouter un film en description vidéo, comme le font les non voyants. La description sera effectuée par Alexandre Castonguay. Les participants pourront donc fermer les yeux tout le long du film sans que personne n’y trouve à redire. Les habitués du festival seront heureux d’apprendre, le vendredi soir, le retour de Total Crap. La spécialité de Total Crap est de présenter les pires désastres de la télévision et du cinéma, montés, il va sans dire, pour les mettre en valeur, avec commentaires en direct des animateurs. La soirée de clôture aura lieu samedi, avec volet international et visionnement des cinq reportages du volet création. Si le temps le permet, les soirées du vendredi et du samedi se tiendront à la presqu’île du lac Osisko. «  Le décor y est exceptionnel, mentionne Jessy Poulin, coordonnatrice pour le Festival, mais il faut attendre la noirceur pour visionner les documentaires. Les projections seront donc précédées d’une dégustation « bouchées et bière », préparée par Jean-François Gibson. » Le site sera ainsi animé dès 19 h. Au centre-ville de Rouyn-Noranda, l’association avec la Société de développement commercial est maintenue encore cette année durant la vente-trottoir. Des surprises sont évidemment promises.

Court-métrage sur une ancienne résidente de la Maison du Frère-Moffet

La mémoire des lieux

Francine Plante

Le Festival du DocuMenteur 9.5 : une formule allégée, vraiment? \\

// Suzie Éthier Question d’ajouter un petit plus à la traditionnelle visite offerte aux touristes, la Maison du Frère-Moffet se dote d’une toute nouvelle vidéo documentaire mettant en vedette Clara Sirard, l’une des dernières personnes à avoir habité la maison. Maintenant âgée de 89 ans, c’est à travers ses témoignages que l’on redécouvre ce lieu historique qui fut autrefois habité par elle et sa famille. C’est au réalisateur témiscamien Sylvain Marcotte que l’organisation a confié le mandat de produire la vidéo. « En gros,

c’est le témoignage de cette femme, Clara Sirard (née Labrecque), qui donne un autre aperçu de la maison, un autre point de vue. Elle raconte entre autres qu’elle n’était pas retournée dans la maison depuis. J’ai des prises directes d’elle qui redécouvre la chambre à coucher et où elle raconte que les deux chambres, celle des enfants et celle des parents, étaient juste séparées par une couverte grise à l’époque », raconte le réalisateur. Ce sont des anecdotes de ce genre qui apportent une autre perspective à l’histoire de la maison. 

Mme Clara Sirard

Construite en 1881 par le Frère Moffet lui-même, la maison fut habitée par Clara Sirard et sa famille de 1927 à 1935, suite à quoi elle aurait été laissée à l’abandon jusqu’à ce qu’elle soit classée monument historique en 1978. D’ailleurs, faut-il le rappeler, il s’agit de la plus ancienne demeure encore existante de l’Abitibi-Témiscamingue. Cette courte vidéo de 12 minutes permet également de mettre en lumière d’anciens

métiers comme celui du père de Clara, Achille Labrecque, qui était à l’époque en quelque sorte le concierge du couvent et qui avait pour principale tâche de chauffer le pensionnat. Elle donne aussi un aperçu du quotidien des habitants à cette époque. Les visiteurs pourront visionner la vidéo sur place tout l’été.

> maisondufreremoffet.com

Du 26 juin au 18 août, SUIVEZ, du mercredi au dimanche, la ROULOTTE de la Ville de Val-d’Or pour LIRE AU PARC, entendre des contes et des concerts avec toute votre famille. L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 7


Littérature Auteurs d’ici

Lectures enivrantes pour plaisirs d’été // Bruce Gervais Comme c’est dans l’ère du temps, il est de bon ton, pour qui affectionne particulièrement la lecture, de se préparer à l’été en choisissant pour les vacances à venir des ouvrages légers, des histoires qui ne demandent pas à l’esprit de fouiller dans ses profondeurs pour en trouver le sens. L’exercice proposé ici suggère de jumeler à ce beau projet l’idée de lire des auteurs d’ici, dans leurs élans les plus rafraîchissants. L’Indice bohémien vous propose donc quelques ouvrages, certains parus il y a quelques années, d’autres plus récents, qui vous feront passer de fort agréables moments, que vous soyez bercés par le chant des huards, par les vagues de votre lac préféré ou dorés par un soleil qu’on veut chaud et bien présent en ces mois de juillet et août.

Découvrez Yergeau… Pierre Yergeau est né le 4 octobre 1957 à Bourlamaque. Avec L’écrivain public (L’instant même), il s’est fait une place parmi les grands romanciers québécois. De quoi se compose l’Abitibi des commencements aux yeux du jeune Jérémie Hanse, fils d’un trapéziste mort lors d’une tournée du Grand Cirque d’Hiver? Découvrez, à travers une prose colorée, le destin d’une famille et le début d’un pays. Qui sait, peut-être voudrezvous ensuite suivre chacun des personnages auxquels l’auteur a consacré des romans dont La désertion et Les amours perdues.

Quatre saisons en été… C’est la toute première parution des Éditions du Quartz. Quatre auteurs dont un qui, s’il n’est pas pure laine, a au moins quelques mailles abitibiennes. En lisant Nos saisons, vous vivrez l’hiver de Jeanne-Mance Delisle, le printemps de Margot Lemire,

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danserez un tango estival au rythme de la prose de Louise Desjardins et sentirez le vent d’automne frissonner avec les mots de Louis Hamelin. Et si le cœur vous en dit, peutêtre lirez-vous Rapide danseur (Boréal), le tout dernier de Mme Desjardins.

Partez à l’aventure… « Maurice venait de lire tout haut un court texte où on vantait le potentiel de ce coin à coloniser et où on invitait les chômeurs à s’inscrire comme futurs colons. Léon, dont les yeux noirs et ronds comme des billes, toujours impénétrables, s’étaient soudain allumés, fixa l’autre un moment avant de rabaisser son regard sur son assiette. » Ainsi débute Les coureurs d’aventure (ABC de l’édition) de Jean-Pierre Robichaud, récipiendaire du Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue de 2002. Écriture dynamique, personnages solides; bons moments assurés. Une autre façon de se rappeler le courage de nos pionniers.

Madame Saucier, monsieur Bellehumeur et le Bruno Nouveau… Si vous ne vous êtes pas encore imprégnés du parfum Saucier, Il pleuvait des oiseaux (XYZ) est sans contredit l’effluve toute indiquée pour de belles soirées d’été. Si c’est déjà fait, ouvrez les pages de Jeanne sur les routes (XYZ) et vous vivrez un autre coup de cœur. Ceux qui ont lu Le vieux qui pissait partout (Gensen) savent que Fernand Bellehumeur sait faire dire aux mots bien plus que ce qu’ils semblent dire. Aussi, dans Un pont qui ne mène pas à la rive (ABC de l’édition), vous vivrez d’intenses émotions, de celles qui n’attendent pas les saisons. Et, finalement, un que vous devez connaître : Bruno Crépeault, ce Valdorien dont La mémoire du funambule (Quartz) fut finaliste au Prix de la relève Archambault et qui déjouera quelques-unes de vos certitudes de lecteurs et lectrices aguerri(e)s. Allez, que le soleil réchauffe vos lectures et bon été! \\


Littérature

Les livres de Roxanne Les livres de Roxanne

Le 37e Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue

// Roxanne Archambault, 11 ans

Lucie Verret remporte le Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue

Wonder, par R.J. Palacio

// Bruce Gervais Pour son récit intitulé Mégane, c’est un pissenlit, Mme Lucie Verret de Gallichan en Abitibi-Ouest s’est vue couronnée du Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue lors du dernier Salon du livre, à La Sarre. Conquis par « ses très belles images d’enfance », le jury lui a remis la Bourse des Libraires de 1 500 $. Les participants au Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue devaient présenter un récit d’enfance pour cette édition 2013. Les membres du jury, Anne-Michèle Lévesque, Lucille Bisson, François Bélisle et Bruno Crépeault, ont également souligné « la présentation originale des personnages » dans le travail de l’auteure. Le jury était sous la présidence de Denys Chabot, auteur et historien de Val-d’Or. Le prix a été remis devant public à Mme Verret par Nicole Fortin de la Librairie du Nord de La Sarre, représentante des six librairies qui le financent. Comme ce fut le cas tout au long du Salon du livre de La Sarre, une belle foule était présente pour applaudir la lauréate.

Prix Télé-Québec

« Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire. »

Voici mon dernier coup de cœur : Wonder. Il raconte l’histoire d’August Pullman, un garçon de dix ans né avec une malformation faciale. Auparavant, il n’était jamais allé à l’école et, aujourd’hui, pour la première fois, il entre au collège. Comment les autres élèves réagiront-ils à son arrivée? Ce livre est raconté en plusieurs parties, de différents points de vue de gens autour de lui (sa sœur, ses amis, etc.), ce qui montre comment cette différence est vécue par chacun. R.J. Palacio est une auteure anglophone qui vit présentement à New York. Elle a été directrice artistique et graphiste pendant plus de vingt ans. Un jour, elle a rencontré un enfant extraordinaire devant un magasin de crème glacée, ce qui lui a inspiré son tout premier roman, Wonder. J’aime beaucoup les illustrations des personnages, car comme August, ceux-ci n’ont tous qu’un œil, comme si, au fond, ils étaient tous comme lui. J’aime aussi qu’il y ait un extrait de chanson ou autre chose sous l’illustration de chaque partie, car cela nous montre un peu ce qu’il va y avoir dans la prochaine partie. Je conseille ce roman aux personnes de tous âges, enfants comme adultes.

Le jury avait également pour mission de remettre le Prix Télé-Québec, une mention assujettie d’une bourse de 500 $, prix remis à l’auteure Cathy Pomerleau pour son manuscrit portant le titre Au plus fort de la tempête. Le jury a conclu de ce texte qu’il était « une histoire touchante dans un récit bien ficelé  ». Mme Pomerleau, présentait également lors du Salon du livre, son récit Ma mère est morte ce jour-là, basé sur des faits réels. Enseignante qui s’est récemment révélée auteure, elle a participé, en compagnie d’autres auteurs de la région, à une table ronde intitulée Des mots d’ici  lors du même Salon. La bourse lui a été offerte par Mme Josée Lacoste, agente de coordination régionale de Télé-Québec.

PALACIO, R.J. Wonder, éditions Pocket Jeunesse, 2013, 409 pages.

Lisez absolument ce « roman irrésistible sur le destin peu ordinaire d’August Pullman, un enfant différent ». \\

Un vif succès Le Salon du livre de l’Abitibi-Témiscamingue a été, de l’avis de tous, un vibrant succès. Certains auteurs vedettes dont Patrick Sénécal et Amy Lachapelle n’ont pas caché leur satisfaction, avouant même que les ventes avaient été extraordinaires. Incluant le jeune public, c’est plus de 15  000 personnes qui ont visité le Salon du livre. Il semble que l’Abitibi-Témiscamingue n’ait pas perdu le goût de la lecture! \\

Le tournage de l’émission La petite séduction

Ville-Marie : Village de charme // Jessica Gagnon Après avoir séduit le public sur le site de La Presse en 2012 et être nommé le plus beau village du Québec, Ville-Marie s’apprête à charmer de nouveau. En effet, la communauté du Témiscamingue se prépare à recevoir la comédienne Nathalie Mallette dans le cadre de l’émission La petite séduction. Le comité organisateur s’affaire depuis quelque temps déjà aux préparatifs entourant le tournage qui aura lieu du 7 au 10 juillet prochain. Le comité organisateur de Ville-Marie compte sur la participation de toute la localité afin d’en mettre plein la vue à la comédienne. « Le comité est en œuvre depuis le mois de janvier alors nous avons hâte! La population de toute la région est invitée à se joindre à nous pour l’activité finale qui se déroulera le dimanche, au Parc du Centenaire. Nous y attendons plus de 400 personnes! » indique M. Denis Clermont, responsable du comité organisateur. L’émission, qui sera diffusée sur les ondes de Radio-Canada le 14 août prochain, nous dévoilera si la comédienne aura pu résister à la beauté naturelle du village, à son lac majestueux, à ses lieux touristiques enchanteurs et surtout à l’accueil chaleureux des habitants du Témiscamingue… Les paris sont ouverts! \\ L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 9


Métiers d’art

Arts de la scène Dévoilement de la programmation automnale de l’Agora des Arts

Une haie d’honneur artisanale // Martin Villemure Les festivaliers qui se rendront à l’Agora naturelle lors des activités de H20 le Festival Coop IGA Extra d’Amos les 12, 13 et 14 juillet prochains seront accueillis par l’Allée des Artisans, un couloir formé d’artisans de la région venant présenter leurs produits. Selon Mathieu Ouellet, coordonnateur adjoint du festival et responsable de l’Allée des Artisans, cette nouveauté poursuit un double objectif  :  « rassembler les artisans au même endroit, où tous les festivaliers passent avant d’aller voir un spectacle, alors qu’avant ils étaient dispersés sur les sites du festival, et permettre aux gens de voir et d’encourager les artisans de la région ».

Déjà, une vingtaine d’artisans de tous les coins de la région ont confirmé leur présence. Ils offriront des produits très diversifiés : colliers, créations en fourrure, artisanat amérindien, peinture sur vaisselle, verre fusion, peinture sur sacs réutilisables, produits naturels (savons, etc.), chandelles et bien d’autres. Bien sûr, l’accès à l’Allée des Artisans sera gratuit pour toute la population (alors qu’un coût d’entrée est demandé pour les spectacles). Elle sera ouverte en lien avec les activités à l’Agora naturelle, soit le vendredi et le samedi soir (de 15 h à 22 h) ainsi que le dimanche matin (de 9 h à 13 h). Au moins la moitié des exposants ayant prévu un abri pour se protéger des intempéries, ils seront donc au rendez-vous beau temps mauvais temps. « Mais il va faire beau! » nous assure M. Ouellet. \\

> h2olefestival.com

Les Vendredis de l’Art à la Galerie Notre-Dame de Lorrainville

Prendre le temps

Cheminement vers « L’autre » // Maryse Labonté Dans le cadre de notre spécial théâtre de cette édition-ci, nous ne pouvions passer sous silence la toute nouvelle programmation automnale de l’Agora des Arts, dévoilée le 18 juin dernier. Une programmation théâtrale à la rencontre de « L’autre », voilà ce qui attend le jeune public et le public adulte pour une sixième saison, à partir de septembre, pour se poursuivre jusqu’en mai 2014. La composition de la programmation, tournant autour de la thématique de « L’autre », nous invite à nous questionner, bien sûr, sur les rapports que nous avons avec les autres, mais aussi sur l’acceptation de nos différences, l’attrait de l’autre, nos peurs, le doute ou la trahison. Comme l’affirme Jean-Guy Côté, directeur artistique de l’Agora, « c’est une question qui semble dans l’air du temps, quel que soit notre âge! »

Nouveauté Cette année, les amateurs de théâtre pourront se procurer un abonnement-théâtre offrant une réduction de 20% du prix régulier, pour les quatre pièces destinées au public adulte qui seront présentées sur la scène de l’Agora des Arts. Ce passeport comprend la nouvelle création du Théâtre du Tandem, L’espérance de vie des éoliennes de Sébastien Harrisson, présentée du 24 juillet jusqu’au 3 août, Orphelins de Dennis Kelly, II (deux) de Mansel Robinson et Enfantillages de François Archambault. Ces trois dernières seront présentées à partir d’octobre. \\

> agoradesarts.com

// Valéry Roy Par un vendredi chaud mais quelque peu nuageux, l’artiste Francine Marcoux était bien installée sur la terrasse de La Fabrique de Geppetto, endroit où, sous le même toit, on retrouve un magasin de matériel d’artiste, une galerie d’art et un café-boutique. Faisant une démonstration de la technique de l’aquarelle, Mme Marcoux peignait de jolies fleurs sous les yeux de passants et d’artistes professionnels, semi-professionnels et amateurs. M. Christian Paquette, copropriétaire de La Fabrique de Geppetto et de la Galerie NotreDame, organise depuis maintenant deux ans « Les Vendredis de l’Art ». Du 14 juin au 30 août, à chaque vendredi après-midi de la saison estivale, un artiste viendra faire une démonstration d’une technique bien précise. On pourra voir des artisans fabriquer du savon, réaliser des sacoches avec du papier, peindre à l’acrylique et même faire du tricot avec les doigts. M. Paquette est très impliqué dans le milieu artistique. Il organise « Les Vendredis de l’Art » pour donner une vitrine aux artistes, mais aussi pour leur offrir un endroit convivial où il fait bon se rencontrer et échanger. Il est parfois facile pour un artiste en pleine création de tomber dans l’isolement. Christian Paquette aimerait que ces « Vendredis » aident nos artistes à ne pas être pris dans cette boucle et qu’ils puissent être plus près de la population. Des projets comme celui-ci, M. Paquette en a plein la tête. Ce charmant endroit n’a pas terminé de nous surprendre et il sera à notre avantage de surveiller de près son évolution. \\

La saison des festivals, c’est aussi… Festival d’humour en Abitibi-Témiscamingue Lors de cette 16e édition, quelques grands noms de l’humour au Québec sont attendus sur la scène de la Cité de l’Or de Val-d’Or, du 3 au 7 juillet prochain. Ce sera l’occasion d’assister au spectacle de l’humoriste Derrick Frenette, Valdorien exilé, de retour tout spécialement pour le Festival. En nouveauté cette année, les Volubiles présenteront leurs numéros d’improvisation haute voltige, accompagnés de Sophie Caron, doyenne de la célèbre LNI. Rires et fous rires seront au rendez-vous!

> festivaldhumour.com

La Sarre en fête

Les festivités seront au programme à La Sarre, du 24 au 27 juillet! Activités familiales au Participarc, cinéma en plein air sur le site des Saltimbanques et spectacles musicaux animeront le public de festivaliers. Pour l’occasion, le chapiteau de la 4e Avenue Est accueillera les Petites Tounes, David Usher, Antoine Gratton, Appaloosa Country Band et la formation régionale Les 8 Sourcils!

> ville.lasarre.qc.ca/fr Osisko en lumière, festival pyromusical Du 9 au 11 août, la presqu’île du lac Osisko de Rouyn-Noranda s’illuminera pour la 10e édition du festival! Des invités de renommée internationale tels que Pat Benatar et les Beach boys sont invités à venir célébrer cette décennie de festivités pyromusicales! Mes Aieux et Kaïn font également partie de cette programmation festive.

> osiskoenlumiere.com 10 L’INDICE BOHÉMIEn // juillet-août 2013


Autochtones Tourisme solidaire et vie communautaire à Kitcisakik // Geneviève Gariépy Depuis cinq ans, la communauté autochtone de Kitcisakik, comptant 430 âmes, offre des séjours de sensibilisation à la culture anishnabe pour le grand public et les groupes scolaires qui désirent se plonger dans l’univers des traditions et des coutumes amérindiennes. Le projet a été instauré par un comité touristique intergénérationnel composé d’Autochtones et d’Allochtones amoureux de la culture et de la nature. Lors des visites sur la communauté située à 90 kilomètres de Val-d’Or, il est proposé aux participants de découvrir les conditions de vie des Algonquins, tout en s’imprégnant des savoirs ancestraux. Suivant le calendrier des saisons, il s’agit de vivre en forêt le temps de quelques heures ou quelques jours. Plusieurs activités sont au programme : fabrication de capteurs de rêves, tannage de peaux, trappe, pêche sur la glace, raquette, découverte des plantes médicinales, nuitée dans un tipi, cuisine traditionnelle, apprentissage de contes et légendes, spiritualité autochtone, prestations d’artistes locaux. Les visiteurs participent aussi aux tâches logistiques liées à la vie en forêt comme préparer des repas, monter le campement ou fendre du bois pour le feu. «  La force de la communauté de Kitcisakik lors des événements touristiques est l’accueil et l’ouverture à l’autre  » confie Daniel Lemieux, animateur à la vie communautaire. En début de séjour, les participants sont sensibilisés à la rencontre et au partage entre Allochtones et Autochtones, les visites permettent de créer un pont entre les peuples.

Création artisanale et partage de connaissance Un groupe d’artisanat est également actif au sein de la communauté, il prend la forme d’un échange entre les jeunes et les aînés. Ce contact favorise la transmission des savoirs ancestraux par le biais de l’art. Le groupe offre des créations variées telles que les capteurs de rêves, les bijoux, les costumes traditionnels, les mocassins et mitaines de cuir. « Par ces activités, on donne la parole aux aînés, on donne une place à la culture et aux enseignements de techniques traditionnelles », soutient l’animateur à la vie communautaire. Les productions du groupe d’artisanat, tout comme les séjours touristiques, sont créateurs d’emplois et permettent à Kitcisakik de financer des activités pour sa population. L’effervescence mobilisatrice entourant les séjours touristiques a permis à la communauté de dynamiser sa vie communautaire. La population profitera cet été de plusieurs activités  : camping et beach party à la Baie des sables, randonnée annuelle en canot, terrain de jeux pour les enfants, visite de la Wapikoni mobile, camps musicaux et de

théâtre, jardinage, activités sportives, création artisanale, spectacles. « Le canot-camping est un prétexte communautaire pour refaire des routes qui étaient empruntées autrefois, pour redonner le goût aux gens de la communauté de faire des séjours en canot. Ils réalisent qu’ils ont un territoire merveilleux », explique Daniel Lemieux. Les personnes intéressées par les séjours culturels et les produits artisanaux peuvent joindre les responsables de la vie communautaire à Kitcisakik. \\

> kitcisakik.ca

L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 11


Les CJS de l'Abitibi-Témiscamingue À la rescousse de vos besoins

La coopérative jeunesse de serviceS est un projet regroupant des jeunes professionnelS et dynamiqueS, entre 12 et 17 ans, prêtS à travailler pour vous. Tout au long de l’été, les jeunes entrepreneurs coopératifS pourront répondre à vos besoins par divers menus travaux!

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hugo Lacroix

CAHIER SPÉCIAL

L’INDICE BOHÉMIEN // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013 13


CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE

Souveraineté alimentaire du Québec // Monic Roy Le monde agroalimentaire l’attendait depuis un bon moment cette Politique de souveraineté alimentaire du Québec qui définit le cadre dans lequel évoluera toute l’industrie, de la terre du producteur à l’assiette du consommateur. À commencer par les producteurs qui attendaient depuis quelques années une direction claire du gouvernement pour tout ce qui touche l’industrie agroalimentaire. Pour Sylvain Vachon, président régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA), c’est le début d’un temps nouveau, celui où le propriétaire de la terre vivra sur place et sera impliqué au quotidien dans la production. « Nous devons habiter le territoire et refaire de l’agriculture un véritable métier, une affaire familiale  », explique M. Vachon. Deux grands axes autour desquels gravite la politique sont ainsi touchés  : l’occupation dynamique du territoire et le développement durable. Ces deux mesures contribueraient également à freiner les grandes entreprises transnationales qui acquièrent des terres qu’elles exploitent intensément pendant quelques années et qui, une fois dévitalisées, deviennent des déserts inexploitables. Le président des producteurs agricoles évoque également l’avenir de l’agriculture, sa pérennité qui devrait être portée par des jeunes familles qui s’établiront sur leur terre, la cultiveront et produiront des aliments qui seront particuliers au territoire. «  En Abitibi-Témiscamingue, nous observons l’émergence de produits qui sont spécifiques à la région dans le bœuf, les produits maraîchers et de la forêt, et la transformation. Ces produits sont entrés dans la chaîne et apparaissent dans nos épiceries  », poursuit Sylvain Vachon. Un deuxième axe de la politique est ainsi rejoint dans cette identité recherchée des aliments du Québec. \\

L’économie bioalimentaire en 10 grandes questions Mesurez vos connaissances sur l’industrie bioalimentaire en Abitibi-Témiscamingue et au Québec. Les réponses sont à la page 19. 1. Combien compte-t-on de fermes en Abitibi-Témiscamingue? a) 221 b) 474 c) 626 2. Quelle production constitue 72 % de l’activité bioalimentaire en Abitibi-Témiscamingue? a) la production bovine b) la production maraîchère c) la production céréalière 3. Quelle activité de la chaîne alimentaire génère le plus de revenus dans la région? a) la production b) la transformation c) la restauration d) la distribution 4. Quel pourcentage du budget du consommateur québécois va à l’alimentation? a) 21 % b) 13 % c) 29 % 5. Quel pourcentage des Québécois considère que les produits alimentaires du Québec sont de qualité supérieure aux produits importés? a) 47 % b) 61 % c) 76 % 6. Combien y a-t-il d’entreprises dans le secteur bioalimentaire au Québec? a) 66 500 b) 82 200 c) 118 400

Visites agrotouristiques en région

Un petit tour à la ferme! // Jessica Gagnon

L’été est une période parfaite pour prendre la route et partir à la découverte des fermes de la région! Selon le MAPAQ, l’offre agrotouristique est en plein essor au Québec et cette tendance fleurit également en Abitibi-Témiscamingue. En plus d’être une activité pour toute la famille, la visite des fermes constitue le moyen idéal de découvrir le milieu agricole et de faire de belles rencontres avec les éleveurs, les cultivateurs et les producteurs d’ici, tout en renouant avec nos traditions et notre terroir! À La Motte, les visiteurs sont invités à la Route du Terroir qui célébrera sa 15e édition,

le 17 août prochain. Les producteurs et les artisans égaieront ce trajet de 8 km et transmettront au passage leur passion pour leurs produits qui façonnent notre terroir. Du côté de Saint-Marc de Figuery, un circuit agrotouristique propose plusieurs activités, dont des visites guidées dans une miellerie et une ferme laitière, qui permettront de s’initier à la production agricole. Au niveau national, l’Union des producteurs agricoles du Québec organise la journée Portes ouvertes sur les fermes du Québec, qui se tient en septembre et à laquelle quelques fermes de la région participent. Cet été, rendez-vous à la ferme! Pour planifier des visites agrotouristiques, rendez-vous sur le site de l’ATR : >

tourisme-abitibi-temiscamingue.org/ sites-attraits/agrotourisme \\

14 L’INDICE BOHÉMIEn // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013

7. Quel pourcentage de l’emploi total l’industrie bioalimentaire représente-t-elle au Québec? a) 9 % b) 12 % c) 17 % 8. Quel pourcentage des importations représentent les produits alimentaires au Québec? a) 7 % b) 16 % c) 24 % 9. Au Québec, quel pourcentage des exportations représentent les produits alimentaires? a) 2 % b) 6 % c) 10 % 10. Quel pourcentage du territoire québécois est occupé par la zone agricole? a)11 % b) 8 % c) 4 % Sources : > mapaq.gouv.qc.ca/fr/Publications/Politique_Souverainete_Alimentaire.pdf > mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Publications/Profilregionalbioalimentaire_ AbitibiTemiscamingue.pdf


CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE Cofondateur du mouvement Slow Food Québec et du convivium en Abitibi-Témiscamingue

Ghislain Trudel : visionnaire et cultivateur d’idées // Benjamin Turcotte Ghislain Trudel est un personnage fascinant. Il a été mineur, puis laitier, restaurateur et ensuite s’est totalement dévoué à l’importation-exportation-distribution de produits gourmands. Surtout à l’exportation, puisque depuis une vingtaine d’années, Ghislain Trudel, par sa compagnie Promotions Agro, s’est donné la mission de faire connaître les bijoux agro-alimentaires de sa région.

Collaborer pour développer La majorité des cultivateurs et des cuisiniers de l’Abitibi-Témiscamingue le connaissent, puisqu’il passe son temps à sillonner nos routes et nos rangs pour aller à leur rencontre. Yves Moreau, chef exécutif de l’hôtel Forestel, soutient qu’il n’y a aucune personne qui soit mieux renseignée lorsqu’il s’agit de produits régionaux. Ghislain Trudel est aussi à l’origine de la création du regroupement Origine Nord-Ouest, qui réunit de nombreux chefs de la région préconisant l’utilisation de produits régionaux dans leur cuisine. La confrérie a même publié un livre de recettes, Tout le monde à table, en 2009. Yves Moreau précise que ce livre représente toute une fierté pour Ghislain Trudel : « Le livre représente, en quelque sorte, l’accomplissement de sa carrière. Il en est très fier. Pour lui, le livre signifie que les cuisiniers aident les producteurs. »

Le mouvement Slow Food Ghislain Trudel est cofondateur de Slow Food Québec et du convivium de l’Abitibi‑ Témiscamingue. Le mouvement s’emploie à protéger la biodiversité alimentaire,  à bâtir des réseaux relationnels entre tous les acteurs de la chaîne alimentaire et à soutenir l’éducation au goût des consommateurs de tous âges. Pour y arriver, le convivium organise

au moins trois activités par année, qui vont de la dégustation de produits régionaux jusqu’à l’organisation de voyages gastronomiques. Dans les dernières années, les membres de Slow Food Abitibi-Témiscamingue ont ainsi pu visiter deux salons alimentaires, un en Italie et un en France, où ils ont pu constater la diversité et l’originalité des produits offerts. «  Il y avait même une section réunissant tous les produits de chaque pays qui sont en voie de disparition. C’était un endroit formidable pour rencontrer des gens, faire du réseautage  », de dire Yves Moreau. Le mouvement Slow Food rejoint parfaitement la préoccupation première de M. Trudel, soit l’agriculture de proximité et les produits régionaux. Il a été l’un des premiers à mettre de l’avant leur grande valeur. « En se collant sur un homme comme lui, on développe une vision. Si tout le monde pouvait suivre son exemple, il y a beaucoup de choses qui avanceraient », souligne Yves Moreau. En plus de continuer à promouvoir les activités de Slow Food Abitibi-Témiscamingue, Ghislain Trudel mènera à bien la parution du deuxième livre de recettes d’Origine Nord‑Ouest. Pour plus d’informations, consultez le slowfood-at.ca. \\

L’INDICE BOHÉMIEN // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013 15


CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE Fromabitibi

Point de Rosée, ferme biologique

15 ans à cultiver la passion! // Geneviève Pelletier

Brebis et fromage d’ici // Sophie Ouellet

Alors que l’été 2013 sera synonyme de joyeuses célébrations partout en AbitibiTémiscamingue, Point de Rosée Horticulture ne fera pas exception à la règle : en juillet prochain, la populaire ferme biologique de La Motte fêtera son 15e anniversaire!

Des projets prometteurs

C’est en 1998 que Réjean Rose et Johanne Morin fondent une petite ferme maraîchère sur un lopin de terre abitibien. De fil en aiguille, les partenariats avec cuisiniers et commerçants d’ici se créent, et leurs légumes sont présentés dans les marchés publics de la région.

Ils ont aussi un rêve  : l’agrotourisme. Ils souhaitent éventuellement permettre la tenue de visites éducatives sur leurs terres afin que les gens puissent voir comment fonctionne une ferme maraîchère. Une belle occasion de comprendre tout le travail qui se cache derrière ce que nous mangeons! \\

Alors que 30 familles ont choisi d’embarquer dans l’aventure en s’abonnant aux paniers hebdomadaires il y a de cela 7 ans, ce chiffre a connu une constante croissance qui élève maintenant le nombre de familles à près de 225. « Sans eux, rien ne serait possible », souligne M. Rose avec reconnaissance.

> fermepointderosee.com Réjean Rose

Un peu d’histoire

Dans les prochaines années, le couple souhaite avant tout croître avec les familles qui les soutiennent. Puisque le nombre d’abonnements aux paniers biologiques augmente constamment, leur objectif est de hausser le volume de production afin de répondre à la demande de leurs précieux clients.

Et c’est ainsi qu’au fil du temps, la serre d’environ 3000 pieds carrés s’est progressivement transformée en… 2 hectares de culture biologique!

16 L’INDICE BOHÉMIEn // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013

Être propriétaire d’une ferme de chèvres, c’était loin de l’idée que se faisait M. Guillaume Lemieux quant à son avenir. Pourtant, depuis quelques années, il tient les rênes de l’entreprise Fromabitibi, autrefois connue sous le nom de Chèvrerie Dion. Récipiendaire du prix de l’Agrotourisme et des produits régionaux lors du dernier gala des Grands Prix du tourisme québécois Desjardins 2013, cette ferme attire près de 2500 visiteurs chaque année.

Une affaire de famille Chez les Lemieux, l’agriculture est une passion familiale. Ayant grandi sur une ferme laitière, Guillaume désirait continuer dans cette branche. Lorsqu’on lui pose la question s’il pensait s’orienter vers l’élevage des chèvres, il répond  : «  Du tout  !  Même qu’à l’école, on riait de ça  !  » Toutefois, lors de la fin de ses études, l’industrie bovine traversait la crise de la vache folle, ce qui l’a obligé à élargir son champ de vision. L’achat de la ferme est un heureux hasard dans sa vie. C’est lors d’une visite touristique de la Chèvrerie Dion que M. Lemieux a appris

qu’il manquait de relève à cette entreprise, ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Il a acheté une ferme dans le rang 10-1 de Colombourg et y est parti en affaires. Même s’il possède une formation en agriculture, il a dû apprendre sur le tas concernant l’élevage de ce type d’animaux.

Une visite à la ferme L’entreprise offre différents produits, dont le fromage crémeux (en plusieurs saveurs), le féta, le cheddar et le fromage à rôtir. Tout est fait localement de A à Z, de l’élevage des chèvres à la fabrication du fromage. La ferme est composée d’une centaine d’adultes et de près de 60 petits. Les touristes peuvent visiter la ferme, voir les animaux, les caresser, les nourrir et par la suite, déguster les fromages et voir la fabrication de ceux-ci. Cette année, l’entreprise offrira en plus un service d’autocueillette de légumes. Pour l’instant, le principal défi de Fromabitibi est de continuer d’acquérir de la notoriété en région. Comme ses produits ne contiennent aucun agent de conservation, il est difficile de percer le marché montréalais. Toutefois, il y aurait peut-être une opportunité qui s’offrirait. L’histoire reste à suivre… \\


CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE

À la découverte des saveurs de l’Abitibi-Témiscamingue // Maryse Labonté La région de l’Abitibi-Témiscamingue gagne à être connue pour son offre agrotouristique. En effet, de plus en plus de gens d’ici y voient une région en pleine effervescence où les saveurs et les produits locaux sont autant de trésors entre les mains d’artisans passionnés. Eh oui, notre région regorge de richesses du terroir qui vous séduiront! Plusieurs producteurs de la région sont des artisans. Derrière leurs produits, on trouve des gens de passion, créatifs et ingénieux. Il y a quelques années, les marchés publics de la région et des organismes de développement ont initié une campagne de promotion en lançant le portail gouteznotrerégion.ca. Cette initiative a permis de mettre en valeur les producteurs/transformateurs ainsi que l’abondance et la qualité des produits de la région. Une « route gourmande » s’est ainsi installée naturellement à l’intention des touristes d’ici et d’ailleurs en quête d’authenticité. On n’a qu’à penser à la Route du terroir de La Motte ou encore à la Foire gourmande du Témiscamingue et du Nord-Est ontarien, deux événements très courus en région. Ainsi, les produits fabriqués ici avec des produits d’ici nous mènent vers une belle formule pour découvrir l’Abitibi-Témiscamingue autrement. Sillonnons la région pour découvrir quelques-uns de ces produits. À Val-d’Or, on trouve sur notre chemin Mme Olga Coronado Mijangos, une passionnée du chocolat de prestige. Celle-ci fabrique tous ses chocolats artisanalement. On peut acheter toute une gamme de chocolats faits maison à sa boutique Choco-Mango, entre autres les Lunes de miel, faites de ganache de chocolat au lait

La Néoferme d’La Turlute propose une originale occasion d’affaire

Investir son blé pour des légumes // Émélie Rivard-Boudreau

et de miel de la Grande Ourse provenant du secteur d’Amos. Infos  : choco-mango.ca et mielgrandeourse.com À La Motte en Abitibi, on trouve un pesto fait maison par la Néoferme d’la Turlute. Ce produit se distingue en raison de la qualité et de la quantité des ingrédients sélectionnés. Il faut dire qu’une grande partie des ingrédients sont biologiques et proviennent de la ferme. Visitez le lien suivant  : neofermedlaturlute.ca pour trouver ses points de vente.

Pour terminer les travaux de sa cuisine de transformation, la Néoferme d’La Turlute de La Motte propose un partenariat à ses clients et à la population de l’Abitibi. En échange d’un prêt en argent ou de travaux effectués à la ferme, les partenaires seront payés ou remboursés… en nature! «  La culture des légumes et de fines herbes biologiques ne nous permet pas un revenu convenable. Notre rentabilité passe inévitablement par la finalisation de notre cuisine de transformation », explique Annie Boivin, copropriétaire de la Néoferme d’La Turlute.

Cassiro inc, situé en Abitibi-Ouest, propose bien plus que les services d’un gîte! On découvre différents produits fabriqués à base de cassis, dévoilant un goût particulier qui saura charmer vos papilles. Le vinaigre aromatisé de ce petit fruit est tout simplement savoureux dans les salades, les sauces de gibier, les marinades et les assaisonnements. Info : cassiro.qc.ca Maintenant, un petit détour à Destor où l’on nous propose une cuisine ensoleillée. Eh oui, chez Cuisine Soleil, les propriétaires produisent une variété de farines bio et sans gluten. Voilà un excellent choix pour les gens soucieux de leur santé! Infos  : cuisinesoleil.com Enfin, je me suis laissé tenter par la délicatesse et l’arôme du sirop de cèdre fabriqué par Vers forêt, situé à Latulipe au Témiscamingue. Ce sirop vous offre un goût différent de celui de l’érable et peut être utilisé à plusieurs sauces, soit pour parfumer vos desserts, yogourts ou crème glacée. Allez, faites vous aussi votre itinéraire gourmand! \\

Pour financer ce projet d’une valeur de 50  000 $, Annie Boivin et Luc Castonguay se sont inspirés de la pratique du microcrédit dans les pays en voie de développement et ont fait un appel à tous pour du microfinancement. En échange d’un prêt de 1500 $, ils fourniront pendant trois ans à leurs investisseurs une valeur de 575 $ de légumes et de plats prêts-à-manger à base de produits régionaux. Les moins fortunés en argent mais riches en temps et en santé peuvent apporter leur force de travail à la ferme, toujours en échange de produits bruts et transformés de la Néoferme d’La Turlute. Depuis janvier, une quinzaine d’investisseurs se sont engagés pour un montant total de 10  000 $, ce qui satisfait les fermiers de famille. «  Oui, c’est une façon d’aller chercher des fonds, mais c’est surtout un moyen d’aller chercher un appui communautaire pour ensuite démontrer l’importance du projet auprès des institutions financières », commente Annie Boivin.

Des investisseurs satisfaits Bien qu’avoir accès à des mets préparés de grande qualité réponde à un besoin, c’est le désir et la fierté de supporter une initiative locale qui encourage plusieurs investisseurs à appuyer le projet. Pour Hugo Asselin, professeur-chercheur à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), financer la Néoferme d’La Turlute est certes un bon investissement, mais est surtout un geste de solidarité. « C’est vraiment une bonne façon de voir à quoi sert notre argent. Et en région, je crois qu’il faut se serrer les coudes », affirme-t-il. \\

> gouteznotreregion.ca

L’INDICE BOHÉMIEN // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013 17


CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE Produits du terroir et créations culinaires

Un dévouement de chefs // Jessica Gagnon La culture en Abitibi-Témiscamingue se présente sous une palette bien diversifiée. Festivals, artistes, sites historiques, lieux de diffusion et plusieurs autres acteurs définissent notre identité culturelle. De plus, elle se retrouve aussi dans les assiettes! En effet, la région regorge de produits alimentaires cultivés et produits ici. À l’ère de la souveraineté alimentaire, de nombreux chefs de la région affichent fièrement leur attachement en intégrant des produits locaux à leurs créations culinaires, malgré les défis qui peuvent se présenter. Par sa superficie, l’Abitibi-Témiscamingue ne présente pas les conditions idéales pour faciliter la régularité de l’approvisionnement et les impacts de la saisonnalité sont bien présents. Les chefs d’ici doivent faire preuve de flexibilité afin d’offrir des produits frais et de qualité à leur clientèle tout au long de l’année; un mot d’ordre qui permet de développer des relations avec les producteurs. « On travaille ensemble. Avant de créer un menu, je téléphone mes producteurs afin de m’assurer de la disponibilité des aliments. Cette proximité permet de développer avec eux le marché », indique Louis-Joseph Beauchamp, chef-propriétaire de la Joyeuse Bouffe, au Témiscamingue. Bien au-delà de la simple tendance, l’achat local est un mode de vie pour ces chefs qui développent une étroite collaboration avec les producteurs. «  Il y a une communication qui s’établit et nous sommes conscients que l’approvisionnement est plus complexe, mais on s’arrange entre nous! On se débrouille et on s’entraide!  », souligne Régis Henlin, chef-propriétaire des Becs sucrés de Val-d’Or. En effet, le lien de proximité qui unit ces deux milieux permet de mettre en place les bases nécessaires au développement de l’industrie agroalimentaire, et ce, avec notre réalité régionale. Ces chefs tiennent un rôle d’ambassadeur auprès de leur clientèle, en mettant en valeur ces produits dans leur menu et ils les font découvrir à leur manière. «  Parfois, nous sommes les premiers à leur servir ce type de produits. Nous les apprêtons et les présentons à des gens qui ne les connaissent parfois pas! C’est notre responsabilité comme restaurateurs de faire découvrir les produits d’ici  », souligne Jérôme Sauvey, chef et co-propriétaire du restaurant La Rose des Vents à Évain. Cette présence sur les tables permet de valoriser les produits du terroir et de sensibiliser le consommateur afin qu’il les reconnaisse et les revendique. Régionalement, la démarche CULTURAT, entreprise par Tourisme Abitibi-Témiscamingue, intègre cet aspect de la culture et cette mobilisation alimentaire est significative pour que la région continue de s’épanouir, et ce, grâce à la participation de chacun. \\ ,

La 12e Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien

Le rendez-vous des sens! // Marie-France Beaudry C’est à Ville-Marie, du 16 au 18 août, que se tiendra la 12e Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien, une occasion unique de découvrir des saveurs délectables et la richesse des produits de notre région. Michael Olson, chef professeur à l’Institut culinaire de Niagara, est le président d’honneur de cet événement qui saura ravir les bouches les plus fines. Reconnu pour son utilisation d’ingrédients fraîchement cueillis localement, cette personnalité du monde culinaire contribuera à mettre en valeur une variété de produits de l’industrie agroalimentaire de l’AbitibiTémiscamingue et du Nord-Est ontarien. Sous le chapiteau principal, en plus d’une cinquantaine d’exposants qui présenteront une variété de produits à déguster, les participants pourront observer des Chefs en action, une des activités incontournables de la fin de semaine. En plus des jeux gonflables, des spectacles pour enfants et de la fringale musicale pour les artistes de la relève, une brochette de chefs chevronnés préparera un souper gastronomique de cinq services servi au sous-sol de l’église, dans le chapiteau des découvertes. Un chapiteau sera aussi érigé pour offrir une programmation musicale éclatée. De nombreux spectacles gratuits mettront sur la scène des artistes locaux tels que Akoufèn, Undercover, Lubik et Boolzeye. Dumas et Bodh’aktan viendront également donner un ton festif à l’événement par leur prestation musicale. C’est un rendez-vous pour y découvrir et redécouvrir les produits de notre terroir. Pour de plus amples informations, consultez le site de la Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien : foiregourmande.ca \\ 18 L’INDICE BOHÉMIEn // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013


CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE Choco-Mango

Des saveurs d’ici et d’ailleurs Benjamin Cullen

// Michèle Paquette D’origine guatémaltèque, Olga Coronado Mijangos s’est établie à Val-d’Or il y a 14 ans. C’est en 2001 que la chocolatière a eu l’idée d’ouvrir Choco-Mango alors qu’elle se promenait dans le centre commercial de la place. « Je voyais qu’il n’y avait rien, j’ai eu l’idée d’un petit commerce qui servirait du café et de la crème glacée ». Quelques années plus tard, le commerce déménageait sur la 3e avenue, pour y avoir pignon sur rue. L’artiste chocolatière débuta alors des cours en confection de chocolat, formation qu’elle continue de suivre annuellement afin de perfectionner sa technique. Dans son joli local actuel, plusieurs produits sont confectionnés avec passion sur place  : chocolats, guimauve, nougat, caramel, lunes de miel, crème glacée et desserts. Impliquée dans son milieu Créations chocolatées et autres friandises Dans la création de ses chocolats, Mme Mijangos utilise des produits régionaux tels que les fraises d’ici, le miel de la Grande Ourse et le sirop d’érable Lapierre de Laniel. En plus de cette touche régionale, certains produits permettent de voyager l’instant d’une bouchée, par exemple grâce à des macarons qui rappellent Paris ou un chocolat chaud mexicain à base de chocolat moulu et d’épices. Ce breuvage est semblable à celui du pays d’origine de la propriétaire. « Même à Montréal, on ne retrouve ce breuvage que dans les endroits latinos », nous informe-t-elle. En plein cœur de la Vallée-de-l’Or, la créative chocolatière a aussi développé, tout spécialement pour l’industrie touristique, un chocolat avec des noisettes, de la praline et de la poudre d’or. Ce produit est très représentatif de la région puisqu’il a la forme de briques saupoudrées d’or. Il est en vente au kiosque touristique et chez Choco-Mango.

Choco-Mango a remporté un prix du Gala des miroirs pour son implication auprès des jeunes. «  La plupart de mes employés commencent à 15 ans, en troisième, quatrième secondaire. Ils me quittent pour entrer à l’université. J’ai eu la chance d’avoir de bons jeunes. Je crois énormément en la jeunesse. Avec le respect mutuel, ça fait un bon partenariat. » précise-t-elle. Pour Mme Mijangos, «  faire plaisir à mes clients, c’est ce qui me motive ». Ses trois règles sont : la qualité avant le profit, le respect des employé(e)s, et la satisfaction des client(e)s. \\

Réponses du quiz en page 14 1) c 2) a 3) d 4) b 5) b 6) a 7)b 8) a 9) c 10)c

L’INDICE BOHÉMIEN // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013 19


CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE

Le bœuf est dans le (vitali)pré // Maurice Duclos Lancé il y a plus de 10 ans, le projet de bœuf de créneau VitaliPré porte ses fruits avec enthousiasme.

Mathieu Dupuis

Résultat de plusieurs années de recherche et de collaboration entre l’URDAAT (Unité de recherche et de développement en agroalimentaire de l’A-T) et différents producteurs bovins, le boeuf VitaliPré se distingue du bœuf conventionnel par son mode de production. L’élevage de ce bœuf demande plus de soins, car seules les bêtes du cheptel pouvant atteindre un certain poids à 12 mois, et ce, en se nourrissant seulement d’herbe et de lait , sont retenues. Si un animal est malade et doit recevoir des antibiotiques, il est exclu.

La qualité, retour à la source

100% régional

Ce bœuf est nourri exclusivement à l’herbe particulièrement plus sucrée de notre région et au lait maternel, sans hormones ou antibiotiques de croissance, contrairement au bœuf conventionnel qui est nourri aux grains de diverses céréales pour un engraissement plus rapide et utilisant des hormones ou autres antibiotiques.

L’objectif du projet VitaliPré était de produire un bœuf régional de grande qualité qui se distingue du bœuf conventionnel que l’on retrouve généralement sur les tablettes des épiceries. D’ailleurs, le bœuf VitaliPré n’est disponible que dans une poignée de boucheries spécialisées ainsi que chez quelques restaurateurs et épiceries de la région ou à l’extérieur de la région.

La viande VitaliPré est particulièrement tendre, savoureuse, plus faible en gras avec un apport beaucoup plus important (7,5 fois plus) en oméga-3 et acide linolinéique provenant du fourrage dont les bœufs se nourrissent exclusivement.  On la dit donc  « plus santé ». Vous aurez l’impression de goûter une viande légèrement plus sucrée.

Pour les créateurs, VitaliPré, c’est plus qu’un bœuf de spécialité. C’est un projet collectif qui vise à stimuler le développement des communautés rurales de l’Abitibi-Témiscamingue. \\ > vitalipre.com

Un projet comme celui-ci demande la collaboration des producteurs bovins, des chercheurs agroalimentaires, des transformateurs, des bouchers, des chefs et des autres agents de commercialisation du milieu agroalimentaire.

20 L’INDICE BOHÉMIEn // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013


Danaë Ouelette

CAHIER SPÉCIAL AGROALIMENTAIRE Ma région j’en mange

Keftas de bœuf VitaliPré et fromage grillé Fasiladoré Une recette pour quatre personnes, tout en fraîcheur pour la chaude saison qui s’amorce.

Keftas

// Geneviève Gariépy La saison des marchés publics prend place en Abitbi-Témiscamingue. Amos, Val-d’Or, Rouyn-Noranda et Ville-Marie accueillent producteurs, transformateurs et artisans pour la période estivale. La population se ravitaillera en produits régionaux et pourra profiter d’aliments frais et de qualité. Les marchés publics sont de véritables lieux de rencontres où consommateurs et producteurs entrent en relation. Le public se questionne alors sur la provenance des produits qu’il consomme et il est sensibilisé à la réalité des producteurs et transformateurs. « La présence des marchés en région favorise l’achat local tout en dynamisant les municipalités », soutient Véronique Hallé, coordonnatrice du marché public de la Vallée-de-l’Or. Outre la grande variété de fruits et de légumes, la population peut se procurer des fromages, du pain, du miel, des tartinades, des produits de l’érable, des vins, des plats préparés, des crèmes et des savons. « Le marché public permet de promouvoir nous-mêmes nos produits, de les faire goûter et de les faire connaître », commente Bruno Richer, du Domaine Rich-Pin au Témiscamingue. De tels endroits sont nécessaires à la vitalité économique des entreprises agroalimentaires puisque peu d’entre elles ont accès aux grands réseaux de distribution alimentaire. « On va à l’épicerie maintenant et il y a tellement de produits qui viennent de l’étranger, on ne sait pas ce qu’on mange, on ne sait pas d’où ça vient. Quand on vient au marché, nous avons la chance d’avoir des produits qui sont cultivés à proximité, de poser des questions aux producteurs. Un marché public, c’est une communauté de valeurs qu’on veut garder la plus vivante possible », explique Danaë Ouellet, coordonnatrice du marché d’Amos. Ces lieux de consommation alternatifs favorisent les pratiques écoresponsables puisque le transport est réduit au maximum. «  Les légumes arrivent directement de la ferme et sont vendus au marché dans la même journée », précise Julie Gauthier, responsable du marché de Rouyn-Noranda. Plusieurs activités seront offertes cet été dans les marchés publics. Il y aura des dégustations, de la danse, des performances artistiques, des activités familiales et de l’animation. Les coordonnatrices invitent le public à surveiller la programmation. > gouteznotreregion.ca

Les marchés publics

1 lb Bœuf haché, VitaliPré ¼ tasse Canneberges séchées hachées ¼ tasse Pistaches hachées ¼ tasse Échalotes françaises hachées finement 1 gousse Ail haché 2 tiges Menthe fraîche hachée 1 Œuf, Les œufs Richard ¼ tasse Chapelure ½ c à thé Piment de la Jamaïque ¼ c à thé / ch. Poivre, cardamome, cannelle, cumin et coriandre 1 pincée Clou de girofle Sel au goût

Pour garnir vos sandwichs Fromage Fasiladoré en tranches de ¼ de pouce puis grillé, Fromabitibi (anciennement Fromagerie Dion) Avocats Menthe fraîche hachée Crème sûre parfumée avec un zeste de lime Oignons rouges Salade de concombres de l’Éden rouge Pains pita ou tortillas grillés

Préparation Mélanger tous les ingrédients des keftas. Façonner des boulettes un peu plus petites que la taille d’un œuf, puis les réfrigérer pendant que vous préparez les ingrédients pour garnir vos sandwich. Préchauffer votre BBQ à puissance maximum. Bien griller les boulettes de tous les côtés et finir de les cuire en cuisson indirecte. Réaliser des sandwichs avec tous vos ingrédients ou, pour un service plus convivial, placer tous les éléments au centre de la table, et chaque convive réalise son sandwich!

Nadia Lachance

Les marchés publics : de la terre à la table

Le marché public de la Vallée-de-l’Or se déroule dans le stationnement Mitto sur la 2e Avenue à Val-d’Or tous les dimanches de 9  h  30 à 13  h  30, du 16 juin au 29 septembre.

Le fromage Fasiladoré est un fromage de chèvre à griller nouvellement produit en région!! Essayez-le aussi en raclette! Pour boire, je vous suggère la bière Mons blanche, brassée par Belgh Brasse à Amos, ou encore le cidre Le Chanteur de pommes du Verger des Tourterelles de Duhamel-Ouest. Bon été!!!

Celui de Rouyn-Noranda prend place les samedis de 9  h  30 à 14  h  30 du 22 juin au 28 septembre, à la Place de la citoyenneté et de la coopération.

Pour la recette de salade de concombres, visitez la page Facebook de La Joyeuse Bouffe. \\

Du côté d’Amos, le marché public est ouvert tous les jeudis du 4 juillet au 26 septembre de 11 h à 17 h 30 au parc de la Cathédrale. À Ville-Marie, il se tient les jeudis de 13  h  30 à 18  h, du 27 juin au 3 octobre, sur le terrain du Centre Frère-Moffet \\

Cette chronique est rendue possible avec l’aimable participation de : Louis-Joseph Beauchamp // LA JOYEUSE BOUFFE lajoyeusebouffe@hotmail.com // 819 723-2408 poste 119

VENDREDIS BBQ TERRASSE-MIDI TOUS LES JOURS DE LA SEMAINE MENU DISPONIBLE SUR NOTRE PAGE FACEBOOK 138, AVENUE MERCIER, ROUYN-NORANDA, 819 797-8767 L’INDICE BOHÉMIEN // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013 21


22 L’INDICE BOHÉMIEn // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013


Arts visuels Exposition 2013 au Centre d’exposition d’Amos

La valse des couleurs // Martin Villemure La nature abitibienne, au gré des saisons, offre mille et une couleurs et est source d’inspiration pour qui sait la regarder. Du 5 au 28 juillet, au Centre d’exposition d’Amos, un collectif de seize artistes de la Société des arts Harricana présente des toiles et photographies. Ces œuvres témoignent de l’essence de chaque individu et de leur perception des couleurs dans leur valse dans le temps, dans la nature. La diversité des techniques utilisées se veut à l’image de chacun et offre à celui qui observe le loisir d’y découvrir son propre rythme ainsi que ses propres couleurs et vibrations.

L’inspiration au gré des saisons La région est un terrain de jeu unique pour ces artistes. Chaque journée est porteuse de coloris étincelants et de temps tellement diversifiés qu’elle présente parfois quelques saisons en sa courte durée. Les nombreux cours d’eau qui égaient le paysage abitibien s’harmonisent aux teintes blondes des herbages où s’entrelacent reflets d’ambre, de céladon, de glauque, d’écarlate qui jouent à cache-cache avec le beige, le kaki, la sépia ou encore avec le mordoré ou l’ocre, selon l’humeur du moment. Toute cette palette qui change au gré des caprices de Dame Nature est nôtre et devient souvent la muse des poètes, des photographes, des artistes-peintres qui, du bout des lèvres ou des doigts, lui empruntent une parcelle d’éclat pour nous le partager. Le majestueux ciel abitibien surveille la production et, de son immensité, nuance le tout d’indigo, d’iris, de lavande, de turquin, de cyan en s’appropriant les couleurs terrestres pour mieux les transformer avant de les projeter sur les nappes miroitantes où valsent la vie et les couleurs. Entrons dans la valse et envolons-nous sur les modulations que suggèrent les couleurs pour vivre pleinement ce moment unique dans son essence et dans le temps lors de cette exposition qui représente la nature abitibienne au gré des saisons! Artistes participant au collectif de la Société des arts Harricana pour l’exposition La valse des couleurs : Gilles Gravel, Lucie Perron, Diane Morin, Rollande Brochu Larouche, Carmel Caron, Monique Pépin, Marcel Lavallée, Thérèse Gaulin, Carole Larochelle, Diane Pard, Pascal Perreault, Noella St-Laurent, Denise Blais, Francine Lampron, Louise Magnan, Tommy St-Laurent. \\

S’abonner à L’Indice bohémien, c’est aussi soutenir un projet coopératif dédié aux arts et à la culture. Pour ce faire, il suffit de cliquer sur la section Abonnement/ Adhésion à l’adresse suivante : indicebohemien.org

// Martine Dupuis

L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 23


Deux jeunes professionnels tentent de fonder une famille alors que mille kilomètres les séparent. Une adolescente prétend aimer un garçon qu’elle n’a jamais rencontré. Une ancienne institutrice lit dans l’âme des autres ce qu’elle peine à déceler dans sa propre histoire. Un jeune homme craint de rentrer chez lui car il a déçu son père… À l’ombre des éoliennes, cinq personnages s’apprivoisent, se détachent et se lient, tandis qu’une maison abandonnée reprend vie, telle une gare s’animant au rythme des arrivées et des départs.

24 L’INDICE BOHÉMIEn // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013


Arts visuels Le Centre d’exposition de Rouyn-Noranda fête ses 40 ans

40 ans et 40 artistes = Une exposition // Patricia Bolduc Cette année, le Centre d’exposition de Rouyn-Noranda fête ses 40 ans. Depuis 1973, le Centre d’exposition accueille les œuvres d’artistes régionaux ou internationaux. Et pour bien souligner cet événement d’envergure, le Centre présente, depuis le 20 juin dernier, et ce, jusqu’au premier septembre prochain, une exposition qui s’intitule « Il était 40 fois le Centre d’exposition ».

CERN

Le concept fort intéressant de l’exposition consiste à présenter, pour chaque année d’existence du Centre, une œuvre précise ou un projet particulier ayant marqué l’année en question. Ces références aux 40 ans du Centre seront faites par les œuvres d’artistes régionaux. L’exposition remontera donc dans le temps par les œuvres d’artistes tels Ann Bilodeau, Marcelle Labrèche, Ma-Reine Bérubé, Rock Lamothe et plusieurs autres. Il aura fallu 39 ans pour que le Centre ait finalement un emplacement bien à lui. D’abord situé dans la Salle des pas perdus du Cégep de façon « temporaire » en 1973, il est désormais situé avenue Dallaire, dans le Complexe Guy-Carle, depuis février 2012, qui abrite notamment la bibliothèque municipale et le Salon des loisirs de RouynNoranda.

La Donzelle de Carole Kruger

Il était grand temps que le Centre s’offre son propre bâtiment, puisque le Cégep lui avait demandé de quitter les lieux, faute d’espace. C’est à ce moment que le projet du nouveau Centre a pu bénéficier de l’appui du ministère de la Culture et de la Ville de Rouyn-Noranda pour naître, ainsi que du programme fédéral en infrastructures. Comme quoi les hasards n’existent pas… \\

Des voyageurs aux légendes // Geneviève Gariépy Christian Paquette présente une nouvelle exposition intitulée Des voyageurs aux légendes qui prendra place du 1er juillet au 2 septembre au Fort-TémiscamingueObadjiwan à Duhamel-Ouest. Il rend hommage aux bâtisseurs de la région et aux voyageurs qui ont été de passage dans ce lieu historique. Christian Paquette propose 20 œuvres sculpturales en bas-relief sur bois. Son exposition se décline en deux volets. Dans un premier temps, on y découvrira 10 tableaux illustrant des légendes québécoises incontournables; ce sont des structures panoramiques de même hauteur. Cette portion plutôt conventionnelle est accompagnée de textes éducatifs situant les récits folkloriques dans l’histoire du Québec. Dans un second temps, l’artiste exhibe 10 œuvres éclectiques témoignant du passage des voyageurs au FortTémiscamingue. Nous y verrons des œuvres originales, telles le remodelage d’un vieil aviron, la sculpture et de la gravure sur du bois de grève, l’utilisation de tronc d’arbres évidés. « Je me réfère beaucoup à la nature, à l’histoire et au patrimoine », explique l’artiste. Christian Paquette offre différents clins d’oeil dans ses créations. On peut y voir un salut aux autochtones, les premiers bâtisseurs du territoire. Il rend hommage à Marlyn Rannou, une femme ayant contribué au rayonnement du Fort-Témiscamingue. Il met également en lumière le travail de Diane Moreau, voyageuse et conférencière de la région. « Ce sont des femmes qui ont été marquantes pour le Fort-Témiscamingue et j’ai voulu le souligner  », précise l’artiste. Pour créer, il s’inspire de photographies et d’images, d’époque ou contemporaines, qu’il modifie à l’ordinateur. Il s’agit d’un travail de composition qu’il transpose sur du bois, matière que le créatif qualifie de pure et vivante. L’artiste en arts visuels donnera l’occasion aux visiteurs de marquer leur passage sur la route des voyageurs en participant à une œuvre collective. \\ L’INDICE BOHÉMIEN // cahier agroalimentaire // juillet-août 2013 25


Rubrique ludique Modelez l’île de Terraria à votre image // Mélanie Boutin-Chartier Les fans du populaire jeu Minecraft pourraient être intéressés par Terraria, qui nous offre un type de jeu similaire. Cette fois, notre terrain de jeu est une île à façonner seul ou avec des amis dans les limites de notre imagination. Terraria n’est pas d’ici, mais aurait pu en être inspiré. Bon, j’exagère peut-être, mais il faut dire que le jeu nous met dans la peau d’un mineur, d’un défricheur, d’un bâtisseur en quelque sorte. Très simple d’approche : nous creusons la terre et le roc pour recueillir des minéraux comme du cuivre et de l’or, ou encore du sable, de la terre et de la pierre pour construire notre future maison ou, pourquoi pas, un village complet si le cœur vous en dit. Les arbres nous fournissent le bois nécessaire pour fabriquer les meubles qui orneront notre demeure et ériger des plateformes advenant le cas où l’on creuserait beaucoup trop loin et qu’il faille en ressortir. Le cycle du temps est un facteur déterminant, car si vous croisez de jolis petits animaux et insectes durant la journée, la nuit est peuplée de créatures comme des zombies et de démons. Il faut donc se dépêcher à construire un refuge durant la journée afin de s’abriter la nuit venue. Les créatures vont nous attaquer sans relâche et on devra s’en défendre. On a même droit à une pierre tombale lorsqu’on meurt. J’en ai eu une dans ma maison, car j’avais laissé la porte ouverte et une bête est venue m’y rejoindre… On apprend de nos erreurs. J’ai pris plaisir à créer mon personnage à mon image pour le voir ensuite évoluer dans cet univers à l’allure rétro bidimensionnel ultra pixélisé et totalement accrocheur. Terraria mélange le jeu de construction et le combat. Un aspect « jeu de rôle » est présent dans la confection de nos armes, la manière de défaire les ennemis rencontrés, les trésors à découvrir et les différents pouvoirs à attribuer à notre héros à mesure qu’il prend de l’expérience. Pour passer le temps et éviter les attaques des êtres diaboliques, je profitais de la nuit pour améliorer l’aspect de ma demeure. J’y ai creusé un sous-sol avec plusieurs galeries, apposé des torches un peu partout pour y voir clair et installé du mobilier. Le jour, j’allais explorer les environs à la recherche de nouveaux items à recueillir. Parce que j’ai fait mes murs en terre, j’ai été agréablement surprise de voir du gazon pousser sur mon habitation. C’était mignon comme tout. Terraria laisse le champ libre aux joueurs pour faire ce qu’ils veulent. Ceux qui préfèrent chasser auront une expérience de jeu différente de ceux qui prendront des heures à construire leur maison selon leur créativité. Il n’y a pas de bonne ou mauvaise manière d’aborder le jeu et c’est ce qui le rend intéressant. Terraria s’adresse aux joueurs de 13 ans et plus. Le jeu est disponible sur PC via la plateforme de jeu Steam et en format téléchargeable pour les consoles PlayStation 3 et Xbox 360. \\

> terraria.org

26 L’INDICE BOHÉMIEn // juillet-août 2013


La Sorteuse Chronique, un partage culturel // Mathieu Larochelle Couvrir les événements et y tourner une chronique culturelle, c’est une chose. Entrer en profondeur dans la vie de différents artistes en visite en est une autre. C’est ce que Vanessa Chandonnet, animatrice et créatrice de l’émission La Sorteuse Chronique, propose. Parcourant les événements spéciaux, la Sorteuse Chronique crée des reportages qui portent sur la vie des artistes  : «  La Sorteuse Chronique n’est pas qu’une simple chroniqueuse qui suit le calendrier culturel : je questionne les artistes et ils se confient davantage que seulement parler de leur projet en cours », indique-t-elle. Vanessa Chandonnet

En plus d’interroger ces artistes, Vanessa leur offre en cadeau un baluchon dans lequel se trouvent quelques bijoux de la culture régionale  : bande dessinée, conte, musique, etc. Les artistes provenant de l’extérieur le reçoive en cadeau et peuvent ainsi se divertir avec nos produits culturels dans la traversée du parc La Vérendrye ainsi que les partager une fois dans leur coin.

Ce baluchon est confectionné avec du bois de plage de la région et du linge d’une friperie amossoise.

Ce baluchon est confectionné avec du bois de plage de la région et du linge d’une friperie amossoise. D’ailleurs, il est une partie intrinsèque des valeurs écoresponsables de la Sorteuse Chronique.

Afin de compléter le contenu de son émission, la Sorteuse Chronique fait appel à ses « Sugar Amis », des collègues bénévoles qui soutiennent le projet afin de donner de la visibilité aux artistes et valoriser la culture d’ici. Recherchez la Sorteuse Chronique sur Youtube et Facebook. \\

Musique Festival des guitares du monde en Abitibi-Témiscamingue

Une édition au diapason // Louise Lambert

Entre le raffinement oriental de Sokoun Trio et le jeu survolté de 2 Cellos, toutes les textures musicales se sont exprimées, des plus tendres aux plus musclées, de la Tunisie à l’Acadie, en passant par l’Espagne, l’Irlande, le Brésil et autres coins de l’Amérique du Sud et du Nord. Chacun y a connu ses coups de cœur (Hay Babies, Assad Brothers et Paquito D’Rivera, Intakto), ses découvertes (Kim Churchill, Rommel Ribeiro, Aboulaye Koné), ses valeurs sûres (Michel Rivard, Colin James, The Gibson Brothers), ses plaisirs retrouvés (Jon Anderson, Don Felder, Les Triplettes de Belleville). Peu importe l’heure et le jour de la semaine, les salles bien remplies (à 92 % de leur capacité) ont fait place à autant d’amateurs de musique qui se sont vu transporter aux quatre coins du monde sans pour autant quitter le Vieux-Noranda, quartier névralgique de cette grosse heure de pointe musicale. Dans les derniers jours, on aura vu les percussions énergiques du groupe montréalais Terrato donner le tempo au chassé-croisé quotidien des festivaliers entre le Petit Théâtre, l’Agora des Arts et le Centre de congrès.

Un bilan positif En plus de tous ces airs de guitare qui se sont accrochés à nos oreilles un bon moment, on retient la fréquentation très appréciable (30 000 entrées), le succès d’estime dans la communauté musicale (160 musiciens de 12 pays), la qualité du travail effectué par les techniciens au son et aux images reproduites sur grand écran, la fidélité exemplaire des 76 partenaires financiers qui sont associés à cet événement culturel et le travail impeccable

HUGO LACROIX

Pendant huit jours, à la fin de mai, il y a eu des concerts pour envoûter, électriser, bercer, étonner, danser, apprécier tout simplement. Retour sur un événement musical qui tient la cadence.

de la centaine de bénévoles qui sont au cœur de l’action, en salle comme en coulisses. Et, bien sûr, des amateurs de musique qui en redemandent. En comptant tous les concerts qui ont pris l’affiche, tous volets confondus, ce sont 84 prestations musicales qui ont été offertes à Rouyn-Noranda et dans 11 villes et villages de la région. Des écoles, des résidences pour aînés, des restaurants et cafés-bars sont autant de lieux qui se sont ajoutés à la programmation régulière en salle, en plus d’un concert de la relève, d’un atelier et d’une classe de maître.

Et l’avenir? La prochaine édition, en mai 2014, annonce une étape cruciale. Le départ d’Alain Vézina, qui a habilement attaché toutes les ficelles de la programmation depuis la première année, pose le défi du transfert de l’expertise dans les organisations culturelles. Dans ce contexte, les festivaliers seront plus que jamais impatients de découvrir le contenu musical qui leur sera proposé pour célébrer avec le même bonheur ce 10e anniversaire à venir. \\

> fgmat.com L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 27


Musique Les festivals dans la Vallée-de-l’Or

En avant la musique! // Geneviève Pelletier Alors que trois festivals musicaux battront leur plein en seulement quelques semaines dans la Vallée-de-l’Or, on comprend rapidement la grandiose passion du public abitibien pour le quatrième art. Du folklore au hip-hop, en passant par le rock-pop et l’opéra, les enthousiastes venus de partout au Québec seront servis. Voici un rapide survol des évènements tant attendus!

Marianne Charland

se chargera d’ailleurs d’effectuer gratuitement le transport entre la Salle Félix-Leclerc et la scène de ces festivités, ce qui devrait en accommoder plus d’un. L’activité familiale par excellence sera sans doute la prestation de Marcie, qui présentera son spectacle au traditionnel pique-nique musical. Petits et grands pourront donc s’installer sur le gazon des Jardins FernandGauthier et se prélasser au son des rafraîchissantes et poétiques mélodies de la jeune femme accompagnée de ses musiciens.

Festival Harricana de Vassan

Guillaume Trottier, Lubik, Transcendance, Guillaume Rivard, The JetSet Radio et Matthew James sont les grands finalistes de la Vitrine de la relève de cette édition. Ces talentueux artistes musicaux performeront donc consécutivement sur la scène de la Salle Félix-Leclerc afin de se faire connaître, avant de laisser place aux Karim Ouellet et Dany Placard, que plusieurs connaissent déjà.

Pour les insatiables, la fête se poursuivra longuement au Musique Cité où on présente les DJs Masqués en fin de soirée, avec en première partie Gazoline et Peter Peter. Une navette

28 L’INDICE BOHÉMIEn // juillet-août 2013

Du côté de Vassan, c’est le Festival Harricana qui aura lieu en cette première fin de semaine d’août. Alors que de nombreux kiosques d’artisans et producteurs régionaux seront sur place pour présenter leurs produits, une variété d’activités complémentaires sont proposées pour divertir les festivaliers.

Daniel Gagné

C’est du 31 juillet au 3 août que se tiendra à Val-d’Or la 9e édition du Festival de la Relève Indépendante Musicale en Abitibi-Témiscamingue. Cette grande fête de la musique répond une fois de plus aux attentes des amateurs en présentant un vaste éventail d’artistes musicaux de tous genres et pour tous les goûts. Une occasion pour le public de découvrir les nouveaux talents de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec!

Sarah Marcotte Boislard

FRIMAT

À cette programmation déjà impressionnante, on ajoute Koriass, Pawa Up First, Massy Emond, les danseurs de la troupe Sakade, Le Carabine et plusieurs autres artistes prometteurs. FRIMAT 2013 sera assurément un festival haut en couleurs, susceptible de plaire à n’importe quel auditeur!

Puisque l’évènement vise à mettre de l’avant la musique traditionnelle des cultures d’ici et d’ailleurs, il va de soi que les prestations musicales seront tout aussi nombreuses que diversifiées. Sékwé, La Parenté, l’orchestre Allegro, John Boudrias, Carlos Marcelo Martinez ainsi que les groupes Héritage et Anishnabe se feront entendre consécutivement sur la Scène Harricana, où les rythmes exotiques et enlevants côtoieront des airs plus familiers.


Musique Les amateurs de lecture seront ravis d’apprendre la présence de la roulotte « Lire au Parc » lors de cette période, alors que les amoureux des bêtes se dirigeront plutôt vers la fermette où compagnons à poils et à plumes les attendront.

Daniel Gagné

Plutôt épicurien? Le jardin de fleurs comestibles offrira à tous la possibilité de goûter aux saveurs offertes par Dame Nature, et les plus énergiques pourront profiter du passage de la surprenante bicyclette à smoothies au Parc Harricana. En mémoire de l’histoire du village, le sous-sol de l’ancien hôtel de ville de Vassan présentera l’exposition-hommage « Personnages colorés », produite par des artistespeintres de l’Université. Une projection de photos aura également lieu au grand chapiteau, ravivant assurément chez certains quelques souvenirs lointains.

Finalement, les jeunes familles pourront bénéficier des services d’une garderie et de l’animation offerte par l’organisation du Festival, en plus d’assister au conte qui sera présenté dimanche avant-midi.

Festival Classique de l’Abitibi-Témiscamingue Le troisième festival musical de Val-d’Or sera peut-être le dernier de la série, mais vraisemblablement non le moindre! C’est à une programmation grand public que les festivaliers auront droit en cette 4e année d’existence du Festival Classique, qui aura lieu du 16 au 18 août. En plus de présenter un spectacle le samedi soir, c’est Gino Quilico qui assurera la présidence d’honneur. Le célèbre baryton prévoit lors de son concert chanter plusieurs extraits de comédies musicales, pour terminer avec son répertoire d’opéra. « Quelques surprises pourraient même être de la soirée! » lance le directeur artistique et président du festival, Donald Ferland.

Le spectacle d’ouverture sera présenté par Tango Boréal, cet ensemble québécois dont l’album a été acclamé par la critique en 2010. Le bandonéoniste Denis Plante, le guitariste David Jacques et le contrebassiste Ian Simpson enflammeront l’auditoire en présentant leur univers riche en émotions où s’entremêlent différents rythmes et styles musicaux. Le volet jeunesse du festival mettra quant à lui en vedette Les contes du vent, une prestation ludique et touchante du musicien Pierre Labbé; un spectacle qui allie conte, théâtre et musique, au plus grand plaisir des petits et grands. Finalement, en fermeture de cette édition 2013, la pianiste Marika Bournaki offrira un grand concert. La Montréalaise d’une vingtaine d’années à peine compte déjà à son actif plus de 15 ans de carrière internationale et un répertoire des plus impressionnants. Le rêve de Marika, un documentaire portant sur sa vie, sera par ailleurs présenté sur l’écran du Cinéma Capitol quelques semaines avant sa prestation. Au cours de ces trois jours spécialement consacrés à la musique classique, l’occasion d’entendre le Trio les Eskers se présentera aussi, de même que celle d’assister à la dernière des trois représentations données au Pavillon La Romance du Parc Davignon. Noël Samyn montera alors sur scène en compagnie de ses deux musiciens pour offrir aux spectateurs le meilleur de la musique française et belge. Il ne reste maintenant qu’à vous souhaiter, à toutes et à tous, bons festivals! \\

> frimat.qc.ca

> festivalharricana.com

> fcat.ca

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L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 29


Poste d’écoute keith kouna // Du plaisir et des bombes L-A be

// Evelyne Papillon

Keith Kouna aborde de sa voix nasillarde l’amour, le sexe et la guerre avec un délicieux cynisme. Le rock, le punk, l’électro et le folk servent des textes habiles. La pièce Tic Tac oppose l’amour au chaos du monde sur un riff de guitare accrocheur. Pas de panique rit du star système : « j’entends des voix qui me disent indie, trendy, hipster, preppy ». Anna donne froid dans le dos. Batiscan, touchante de simplicité, évoque le père décédé : « Pis tu sais ben qu’j’pas fort sé prières/Sauf quand chus dans marde/Ou trop content ». Le sexe, chanson drôle et rock, parle de son omniprésence. La fille parle d’une amoureuse épuisante. Jazzée, Les pouliches, parlent de l’oscillation entre deux filles : «  Quel est le meilleur des deux pièges? » Un album imagé, audacieux, beau et crade à la fois. \\ 4 / 5

laura marling // Once I Was an Eagle Ribbon Music

// Dave Racicot

Malgré son jeune âge, cette auteure-compositrice-interprète de 23 ans nous présente déjà son quatrième album. L’artiste britannique se démarque autant pour la qualité de ses textes que pour l’approche sonore riche en guitares de la mouvance folk. Pour les adeptes du genre, Laura Marling surprend par la qualité du matériel proposé et par sa voix qui évoque une maturité renversante. L’album en soi se caractérise par les arrangements de guitares classiques avec une touche de son oriental largement présent dans la première moitié du disque. Le montage des pièces est particulièrement bien réussi, ce qui nous permet de l’apprécier sans interruption. \\ 4 / 5

steve martin & edie brickell //

Love has come for you

40 Share Productions, Inc. and Edie Brickell

// Dave Racicot

J’ignorais totalement que derrière Steve Martin (l’acteur américain) se cachait un joueur de banjo. Ce dernier a proposé une série de compositions à Edie Brickell (Edie Brickell and New Bohemians) pour qu’elle puisse y coller ses mots. Le résultat vaut le détour. L’omniprésence du banjo peut devenir agaçante, mais la douce voix d’Edie vient balancer le produit fini. Bien que l’album n’évoque un son plus ancien, on note que les textes contemporains de Mme Brickell créent une sorte de musique intemporelle et accessible à la fois. C’est le genre de truc qu’on voudrait voir dans une petite salle de spectacle qui permet d’échanger avec les artistes, comme le Cabaret ou Chez Eugène, par exemple… \\ 3.8 / 5

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Gracieuseté du Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue

C i né m a L’homme d’acier 3D 12 et 13 juillet 2013 Le Rift (Ville-Marie) Rapides et dangereux 6 28 et 29 juin et 3 juillet 2013 Le Rift (Ville-Marie) Épique 3D 5, 6 et 7 juillet 2013 Le Rift (Ville-Marie)

Exp o s i t i o n Visions de légèreté Liliana Berezowsky 31 mai au 7 juillet 2013 Centre d’exposition de Val-d’Or (Val-d’Or) Peser l’espace pour apaiser l’âme Isabelle Clermont 31 mai au 7 juillet 2013 Centre d’exposition de Val-d’Or (Val-d’Or) La valse des couleurs Collectif de la Société des arts Harricana 5 au 28 juillet 2013 Centre d’exposition d’Amos (Amos) Antipodes - Emilie B. Côté 21 juin au 16 août 2013 Galerie Notre-Dame (Lorrainville) Il était 40 fois le Centre d’exposition Collectif 20 juin au 1er septembre 2013 Centre d’exposition de Rouyn-Noranda (Rouyn-Noranda) La mélodie d’Alizarin - Ariane Ouellet 5 juillet au 1er septembre 2013 Centre d’exposition d’Amos (Amos)

Joaillerie et entomologie; la rencontre de deux univers... - Caroline Arbour 5 juillet au 1er septembre 2013 Centre d’exposition d’Amos (Amos)

Korine Côté, Maxim Martin et André-Philippe Gagnon 6 juillet 2013 Festival d’humour de l’A-T Cité de l’Or (Val-d’Or)

Les champignons au fil des saisons Collectif-Coopérative L’autre forêt 2 août au 1er septembre 2013 Centre d’exposition d’Amos (Amos)

François Massicotte, Guillaume Wagner et Patrick Groulx 7 juillet 2013 Festival d’humour de l’A-T Cité de l’Or (Val-d’Or)

Tradition et modernisme Émilie B. Côté 14 juin au 4 septembre 2013 Écurie P.C. Larochelle (Saint-Bruno-de-Guigues)

Pat r i m o i n e e t histoire

L’art et l’automobile - Alain Lévesque 23 juin au 8 septembre 2013 Centre d’art Rotary (La Sarre) Cheminement vers la liberté Maryse Labonté 20 juin au 8 septembre 2013 Salle du conseil municipal (La Sarre) Rouyn-Noranda, un monde de hockey 12 février 2012 au 3 septembre 2014 Centre d’exposition de Rouyn-Noranda (Rouyn-Noranda)

Humour Soirée d’improvisation 18 ans et + Les Volubiles et Sophie Caron 3 juillet 2013 Salle Félix-Leclerc (Val-d’Or) Soirée de la relève Simon Leblanc, Olivier Martineau et Louis T 4 juillet 2013 Théâtre Télébec (Val-d’Or)

Centre d’interprétation Spirit Lake 24 juin au 2 septembre 2013 Centre d’interprétation Spirit Lake (Trécesson) Un bout d’histoire... avec les soeurs de l’Assomption 14 mai 2013 au 10 mars 2014 Société d’histoire et du patrimoine de la région de La Sarre (La Sarre)

Musique Hairspray 4 au 27 juillet Les jeudis, vendredis et samedis Troupe à Coeur Ouvert (La Sarre)

Vitrine de la relève + Dany Placard 3 août 2013 FRIMAT Salle Félix-Leclerc (Val-d’Or) Kaïn / Marianas Trench 9 août 2013 Festival pyromusical A-T, Osisko en lumière de Rouyn-Noranda The Beatles experience - Day Tripper / Pat Benatar & Neil Giraldo 10 août 2013 Festival pyromusical A-T, Osisko en lumière de Rouyn-Noranda Mes Aïeux / The Beach Boys 11 août 2013 Festival pyromusical A-T, Osisko en lumière de Rouyn-Noranda

Théâtre Timing - Troupe Brin d’folie 3 au 19 juillet 2013 Troupe de théâtre Brin d’folie (Rouyn-Noranda) La vie dans nos cantons Troupe amateur 3 au 31 juillet 2013 Vieille grange (Authier)

Conférence de presse - FME 2013 16 juillet 2013 Café-bar l’Abstracto (Rouyn-Noranda)

L’espérance de vie des éoliennes Théâtre du Tandem en coproduction avec le théâtre populaire d’Acadie 24 juillet au 3 août 2013 Du mercredi au samedi La Billetterie du Vieux-Noranda (Rouyn-Noranda)

Le Carabine et Pawa Up First 31 juillet 2013 FRIMAT Salle Félix-Leclerc (Val-d’Or)

Abonnement théâtre Mercredi 24 juillet 2013 La Billetterie du Vieux-Noranda (Rouyn-Noranda)

Koriass, Phonomen et LCDN 1er août 2013 Les Denis Drolet, Concours de la relève, FRIMAT Derrick Frenette et Philippe Bond Salle Félix-Leclerc (Val-d’Or) 5 juillet 2013 Festival d’humour de l’A-T Vitrine de la relève + Karim Ouellet Cité de l’Or (Val-d’Or) 2 août 2013 FRIMAT Salle Félix-Leclerc (Val-d’Or)

Autre Les Samedis après-midi à la Galerie 29 juin au 31 août 2013 La Galerie Notre-Dame (Lorrainville) H2O le Festival coop IGA Extra 10 juillet 2013 Amos

Pour qu’il soit fait mention de votre activité dans ce calendrier, vous devez l’inscrire vous-même, avant le 20 de chaque mois, dans le calendrier qui est accessible sur le site Web du CCAT, au ccat.qc.ca. L’Indice bohémien n’est pas responsable des erreurs ou des omissions d’inscription. L’INDICE BOHÉMIEN // juillet-août 2013 31


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JUIL. - AOÛT 2013 // L'INDICE BOHÉMIEN // VOL. 04 - NO. 010