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PROJET EUROPÉEN 2008-2009

` LA-BAS-ICI Image Aiguë

Compagnie Christiane Véricel

Comment

jouer

ensemble si on ne Mélanger des per­s on­ nalités et des cultures diffé­ rentes sur scène est une invitation à sortir de chez soi pour aller voir ce qui se passe ailleurs, ce qui se passe plus loin. C’est un appel à voya­ ger par l’imaginaire, à poser un regard riche et positif sur l’autre, quel qu’il soit.

La Compagnie Image Aiguë a été fon­dée en 1983 par Christiane Véricel, réunissant une vingtaine d’artistes (comédiens, scénographes, musi­ciens...), techniciens et administra­tifs autour de sa démarche théâtrale. Sa pratique artistique présente une double originalité : les specta­cles ne reposent pas sur un texte préétabli, mais plutôt sur une alliance de la musi­ que, du texte et de l’image. Dans toutes les créations, jouent avec les adultes, des enfants et des adolescents de diffé­ rentes nationali­tés ; habitant la France ou l’étranger, autochtones ou immigrés, ils parlent sur scène leur langue d’origine. Les créations sont le résultat de la rencontre entre le groupe d’artistes d’Image Aiguë et les enfants et adoles­ cents comédiens rencontrés au cours des voyages et réunis par la scène.

parle pas la même langue ? sans plaisir, pas de théâtre…

Pourquoi jouer ensemble quand on ne parle pas la même langue ? Pour avoir le plaisir d’inventer, les uns avec les autres, un langage artistique commun. Depuis plus de 25 ans, Christiane Véricel réunit sur scène des comédiens de cultures, d’origines et d’âges différents. Tous se retrouvent sur scène avec une même envie de se rencontrer, de vivre et de partager des moments de théâtre ensemble. Enfants, adolescents, adultes. Comédiens amateurs et artistes professionnels, citoyens de France et d’ailleurs vivant dans leur propre pays ou sur une terre d’accueil. Ensemble ils participent à des spectacles pas comme les autres, dans lesquels chacun parle sa langue d’origine — la compréhension passant par de nouvelles formes de langages : les intonations des voix, les expressions des visages, la gestuelle des corps, les images, la musique, les émotions... Des spectacles dans lesquels chacun exprime sa propre

personnalité, sa propre culture, à travers le regard pointu et vivant qu’il porte sur le monde. Christiane Véricel voyage pour soutenir et mettre en valeur la création artistique dans des quartiers populaires, aux quatre coins de la planète. C’est sous sa direction que ces garçons et ces filles, ces hommes et ces femmes inventent des histoires qui nous renvoient les reflets multiples et contradictoires de notre époque. Des histoires universelles qui s’inspirent de l’actualité, comme de la vie de chaque interprète, pour parler de la différence, de l’identité, du territoire…


LA`-BAS-ICI

image aiguë

Reproduire, sur scène, un petit bout de monde

Parler. Comment expliquer et traduire qu’il faut jouer la violence sans violence, ressentir la tendresse pour l’exprimer, jouer le plaisir d’avoir en acceptant de se faire déposséder pour les besoins de l’histoire. Rater son objet en le désirant très fort, jouer la maladresse en étant très adroit, frôler sans heurter, heurter sans faire choir. Parler en mangeant sans faire semblant de manger... reproduire un geste attendrissant surpris au cour d’une répétition, une attitude juste et soudain indispensable.

Fondatrice et directrice artistique de la Compagnie Image Aiguë, la metteure en scène Christiane Véricel puise son inspiration dans la diversité humaine et culturelle des comédiens adultes et enfants rencontrés. Elle crée un théâtre sensible, vivant, coloré, un théâtre qui veut apporter sa pierre à un monde de partage et de diversité. Interview de Christiane Véricel par Manuel Piolat-Soleymat Quel est l’élan qui vous a amenée, en 1983, à fonder la Compagnie Image Aiguë ? Tout est parti d’une émotion. À l’époque, j’organisais des ateliers de théâtre, dans des quartiers d’immigrés de la banlieue de Saint-Etienne, avec des enfants et des adolescents venus de toutes sortes de pays. J’ai immédiatement été séduite par le mélange des couleurs, des cultures, des âges, des langues qui éclataient sous mes yeux. C’était comme si un petit bout de monde était rassemblé devant moi. Cette vision m’a beaucoup touchée, beaucoup émue. Pour la première fois, je réalisais que le théâtre pouvait être un moyen merveilleux de faire se rencontrer des personnes très différentes, de les amener à vivre et à créer ensemble. Devant tous ces enfants et adolescents, réunis sur scène, parfois pour la première fois, j’ai pris conscience que même si l’on ne parle pas la même langue, même si l’on n’a pas les mêmes racines, même si l’on n’a pas le même âge, on peut raconter ensemble une même histoire sur scène.

Depuis 25 ans, vous menez donc une démarche artistique visant à faire du théâtre un art d’ouverture et de confrontation… C’est ça. Pour notre compagnie, mé­langer des personnalités et des cultures différentes sur scène est une invitation à sortir de chez soi pour aller voir ce qui se passe ailleurs, ce qui se passe plus loin. C’est un appel à voyager par l’imaginaire, à poser un regard riche et positif sur l’autre, quel qu’il soit. Notre démarche artistique suppose de ne jamais rester dans le discours ou dans la théorie. Ce qui compte avant tout, c’est le mouvement, le jaillissement, le partage. Les rencontres et les échanges qui s’inventent à l’occasion de nos spectacles sont des expériences très concrètes, très vivantes, des expériences qui cherchent à mettre en valeur le vécu et les ressentis de chaque artiste prenant part à la représentation. Tous les jours, je me rends compte que la scène est un formidable catalyseur. Elle permet de tisser des liens, d’ouvrir nos yeux à la diversité du monde, à la complexité des mécanismes relationnels autour desquels s’organisent nos sociétés.

Les textes de vos spectacles ne sont ja­mais écrits à l’avance. Pouvezvous nous parler de votre procédé de création ? Nos textes ne peuvent pas être écrits à l’avance puisqu’ils sont dits dans les langues d’origine des interprètes. Nous procédons en plusieurs étapes. Tout d’abord, il faut préciser que les comédiens adultes présents sur scène sont des artistes professionnels faisant partie de notre compagnie. Quant aux enfants et aux adolescents, nous les rencontrons lors d’ateliers que nous organisons dans des quartiers populaires, en France ou ailleurs, sur la demande de festivals, de théâtres, d’institutions culturelles… Ces ateliers nous permettent tout d’abord de présenter notre démarche artistique, de rencontrer les participants puis de les former aux techniques théâtrales d’Image Aiguë.

« Il est primordial que l’identité et les envies de chacun s’expriment pour enrichir le théâtre » Est-ce lors de cette étape que vous repérez les enfants qui vont, plus tard, faire partie de votre spectacle ? Oui, mais il ne s’agit pas d’un choix à sens unique. Les ateliers permettent également aux enfants et aux adolescents de faire notre connaissance et, donc, de décider s’ils souhaitent aller plus loin avec nous. Cette première étape donne vraiment lieu à un repérage et un apprivoisement mutuels. Ensuite, lorsque l’équipe artistique est formée, je demande aux comédiens de travailler sur des bouts d’histoires très simples, qui portent sur l’actualité ou sur des situations que tout le monde connaît. J’ai appris, en allant à la rencontre de cultures très différentes, à inventer des histoires universelles, des histoires dans lesquelles des individus venus de divers horizons peuvent s’impliquer de façon personnelle, intime, quasi immédiate. Je m’inspire alors de ce qui prend corps sous mes yeux pour commencer à inventer des personnages, à construire la trame du spectacle.

La colère est faite d’agressivité,

d’énergie, ce n’est pas le dépit. Elle s’exprime parfois avec violence, qui n’est pas tout à fait la fureur, ni la rage.

Au final, votre imaginaire de metteure en scène prend-il le pas sur celui des comédiens ?

La convoitise n’est pas tout à fait

Non, il s’agit vraiment d’une circulation permanente entre tous nos imaginaires. Il est primordial que l’identité et les envies de chacun s’expriment pour enrichir le théâtre. Si une situation me semble résonner spécialement dans la tête d’un comédien, je décide de la creuser plus qu’une autre, de m’appuyer sur cet écho particulier. Chaque membre du groupe est tour à tour interprète et spectateur, ce qui donne lieu à des échanges extrêmement riches. Ensuite, mon rôle de metteure en scène est bien sûr de veiller à ce que les histoires et les personnages que nous inventons ensemble restent toujours lisibles, toujours compréhensibles pour le public. Les spectateurs ne doivent jamais se sentir exclus de ce qui se passe sur scène.

le désir, demande un certain appétit, répond peut-être à un besoin, une aspiration, une exigence. Plus qu’un penchant (ce qui n’est pas une inclinaison) elle induit la tentation, nourrit l’espoir.

Le plaisir plus que le bien-

Quelques moments de théâtre inoubliables…

Une fois ces premiers travaux de recherche effectués, quelle direction prenez-vous ? Je commence alors une période de travail plus solitaire, qui revient à établir des correspondances entre ce qu’expriment les comédiens et ce que j’ai moi-même, en tant qu’artiste, envie de dire sur le monde, sur notre époque. Je nourris donc ce qui se déroule sur scène de mes réflexions, de mon regard, de mes propres sensations. Je cadre, je recentre, je travaille sur les énergies et les états intérieurs des artistes pour faire en sorte que le spectacle que nous sommes en train de créer soit « répétable ». Il me paraît d’ailleurs important de continuer de le faire évoluer tout au long des représentations. Ceci pour conserver le caractère d’authenticité des personnages, des émotions. Il faut que le spectacle reste vivant, que le plaisir du théâtre soit toujours présent.

Avez-vous le sentiment de travailler à un théâtre militant, qui rejoindrait l’idée d’un théâtre populaire ? Notre compagnie s’inscrit totalement dans cette double voie qui, en fait, n’en forme qu’une : un théâtre militant et populaire. Les moments que nous partageons avec les habitants des quartiers dans lesquels nous intervenons ont aussi pour but d’essayer de changer les à priori qui mettent ces personnes à distance du théâtre et de la culture institutionnelle en général, d’essayer de leur donner envie de continuer à fréquenter des lieux d’expressions artistiques après notre départ.

La multiplicité linguistique de nos spectacles vise ainsi à établir un nouveau rapport entre le public et ce qui se passe sur scène. Car, ce que racontent les comédiens se transmet évidemment par d’autres moyens que les mots. Les intonations des voix, les expressions des visages, des corps, la façon de bouger et d’interagir, les émotions qui surgissent… : tout cela forme un autre langage scénique devant lequel tout le monde est à égalité.

Quelles thématiques ce langage éclaire-t-il ? D’une certaine manière, tous mes spectacles cherchent à mettre en lumière la difficulté et le plaisir de vivre ensemble lorsqu’on est différent, lorsqu’on ne par le pas la même langue, lorsqu’on ne possède pas la même culture. Les images et les sensations qui se déclinent touchent souvent à l’humour, à la violence, à la poésie. Ce qui me passionne, c’est de composer une micro-société, de montrer au public comment s’exercent les liens et les relations entre toutes les personnalités présentes sur scène. Ceci en évitant de tomber dans toute forme de didactisme.

Depuis 1983, Image Aiguë a réalisé 34 créations originales, présentées plus de 1000 fois dans 30 pays et plus de 230 lieux. Son travail est accueilli sur des espaces institutionnels et alternatifs en France, en Europe et dans le monde. 1983 Christiane Véricel orga- 1998 La Compagnie Image 2000 Après ces années pasnise des ateliers théâtraux avec des enfants et des adolescents de toutes origines, dans un quartier populaire de la banlieue stéphanoise. Elle décide alors de fonder la Compagnie Image Aiguë, afin de poursuivre son chemin sur cette voie théâtrale.

1994 C’est à Nazareth, la plus

grande ville arabe d’Israël, que Christiane Véricel fait jouer ensemble des enfants juifs et musulmans. Ces moments de con­­­­­­­­­­fron­­ tation intenses et pleins de surprises donnent naissance au spectacle Adama.

Aiguë organise des ateliers théâtraux avec des enfants de Pondichéry. Suite à cette expérience, le petit Prakash et la petite Antoniamal voyagent jusqu’en France pour participer à la création de Nandri, au Centre dramatique de Bretagne, puis partent en tournée dans plus de vingt-trois villes françaises.

1999 Après l’Inde, le Brésil.

Christiane Véricel part pour Rio de Janeiro, où elle rejoint une association s’occupant d’enfants vivant dans la rue. C’est avec quelquesuns d’entre eux que s’invente le spectacle Dia a dia.

sées à sillonner le monde, les membres d’Image Aiguë décident de recentrer leur action sur le continent européen. Accueillie au sein d’un camp de Tziganes, en Macédoine, la compagnie crée Curumi, et part en tournée européenne.

2008

Dans le cadre du projet artistique « L’Europe commence ici ou là-bas », la Compagnie Image Aiguë crée Ici là-bas au Théâtre des Célestins à Lyon, en octobre. S’en suit une tournée en France, ainsi qu’en République Tchèque et en Suède, durant l’année 2009.

être, moins que le bonheur. Il est plus fort que le contentement, se ressent parfois avec délectation. Entraîne peut-être la félicité ou les délices, s’exprime avec volupté, impose la recherche de l’assouvissement.

La tendresse n’est pas tout à fait l’affection, différente de l’amitié, moins forte que la passion ou l’adoration. S’ajoute à l’amour, est aussi douceur, mais pas seulement. N’est pas exactement la bonté ni le dévouement.

Le regard, Regarder, être regardé, sont évidemment des mots clefs pour le théâtre, la scène étant le lieu par excellence où on est vu, mis à jour par la lumière étudiée. Le regard c’est la clef de la présence. Grâce à lui, le comédien existe complètement à travers le person­­­nage, c’est un fil invisible sur lequel s’appuyer. Regard de complicité bien sûr, entre les comédiens. Regard du public.

Leur corps dit leur culture, leur bouche parle leur langue, mais ensemble ils jouent le pain quotidien de notre réalité... Sabrina Weldman, Les cahiers de la Bellone


LA`-BAS-ICI

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Dans Ici là-bas il y a : 1 oeuf, 1 bag˘lama, des chaises,

1 violon de bal, des balles de jonglage, 1 énorme boule d’1m 80 de diamètre, 1 accordéon diatonique, 1 couteau, 1 petit vio­lon, 1 fil rouge, 1 darbouka, 1 fil blanc, 1 crochet, 1 brioche, 1 caisse, 1 gros marteau, 1 tout petit vélo rouge.

Il y a tout cela, dans Ici là-bas. Et, il y a aussi des artistes, de différentes générations et de multiples origines. Des enfants (jouant en alternance — MBariki, Liliane, Luca, Zina, Armelle, Maciej), jouant en alternance, des adolescents (Servan, Olga) et des adultes, musiciens et comédiens professionnels (Rohi, Franck, Frédéric, Sandrine, Burhan). Conçu dans le cadre du projet « L’Euro­ pe commence ici ou là-bas » (ensemble d’actions artistiques et culturelles élaborées par la Compagnie Image Aiguë au sein des trois pays devant assurer la présidence de l’Union européenne de juillet 2008 à décembre 2009 : la France, la République Tchèque et la Suède), Ici là-bas met en lumière la complexité des jeux de pouvoirs et d’influences qui surgissent, dans la vie de tous les jours, entre les êtres. Car, si comme tous les spectacles de la troupe fondée par Christiane Véricel cette nouvelle création creuse les notions du territoire, de la différence, de l’identité, du « vivre ensemble », elle éclaire particulièrement la question du lien.

Les fils de la manipulation Ainsi, de nombreux fils se tissent, se tendent et s’entortillent pour faire apparaître

des situations quelquefois très dures, réellement dramatiques, de créer des scènes échappant au didactisme et aux visions simplistes de la vie. Des scènes qui, tout comme les artistes prenant part aux spectacles de notre compagnie, renvoient du monde des images riches, profondes et métissées. » Ces images théâtrales, en parvenant à établir un rapport concret et sensible avec le public, donnent naissance à des émotions partagées qui continuent, longtemps après la fin des représentations, à résonner dans la tête et le corps de chacun.

Distribution

sur scène toute la violence, toute la tendresse, toute la drôlerie et sans doute toute la poésie qui prennent quotidiennement part aux relations humaines. Enchevêtrement de corps qui luttent de manière incohérente et inefficace pour quelques

Carnet de voyage du cheminement théâtral à Istanbul, Diyarbakir et Lyon, 2007-2008

PUBLICATIONS

Si vous souhaitez recevoir les publications de la Compagnie, envoyeznous vos coordonnées à l’adresse postale ou à l’e-mail en bas de page

Revues éditées au cours du projet « Une démarche singulière : le théâtre pour s’affirmer comme citoyen du monde » autour du spectacle Adio Mamma

miettes de pain ; violoniste malmené qui se cramponne désespérément à la musique de son instrument… Les multiples tableaux créés par la Compagnie Image Aiguë mènent au rire à partir de situations parfois graves et troublantes. « J’ai toujours

besoin que mes comédiens me fassent rire, explique Christiane Véricel. C’est pour moi quelque chose de très impor­ tant. Car, le rire participe non seulement à l’idée de plaisir — que je place au centre de mon théâtre — mais il per­ met également, en se mêlant à

Conception et mise-en-scène : Christiane Véricel ; lumières : Michel Theuil ; comédiens et artistes d’Image Aiguë : Rohi Ayadi, Franck Kayap, Violaine Véricel ; environ 10 artistes (comédiens, musiciens, circassiens) de l’Ensemble Théâtral Européen (France, Pologne, Turquie) ; et des artistes invités de France, République Tchèque, Suède ; régie générale : Bruno Corona

Coproduction Avec : Les Célestins, Théâtre de Lyon, le Trident-Scène Na­­tio­nale de Cherbourg, Le Théâtre des 2 Rives, Centre dramatique régional de Haute-Normandie.

Du 1er juillet 2008 au 31 décembre 2009, durant les Présidences française, tchèque et suédoise de l’Union Européenne, Image Aiguë organise une série d’évé­nements artistiques dans le cadre de son projet “L’Europe commence ici ou là-bas”. Il bénéficie du soutien du programme EuroGlobe de la Commission européenne, qui vise à l’émer­­­­gence d’une sphère publique européenne de débat, de culture et d’apprentissage.

www.image-aigue.org Partenaires Prague : KC Zahrada Stockholm : Unga Klara-Stadteatern Cracovie : Festival Reminiscencje Istanbul : Anadolu kültür, S.K.Y.G.D

Textes : Christiane Véricel et Manuel Piolat-Soleymat Photographies : Nicolas Bertrand Graphisme : Gérard Paris-Clavel, assisté de Anne Desrivières Photogravure, impression : Imprimerie Jourdan  Édité en octobre 2008 L’ensemble de cette publication n’engage que la Compagnie Image Aiguë, la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations contenues dans cette publication.

Equipe administrative d’Image Aiguë Nicolas Bertrand, administrateur Pierre Brini, secrétaire général Ilitza Georgieva, chargée de communication Marianne Schlegel, assistante administrative Leïla Anis, assistante de communication février 2005

août 2005

janvier 2006

Image Aiguë Compagnie Christiane Véricel 2, place des Terreaux 69001 Lyon tél. 04 78 27 74 81 fax. 04 72 00 95 41 email. image@image-aigue.org

Là-bas Ici  

Journal de quatre pages pour présenter le théâtre singulier de la Compagnie Image Aiguë, et le spectacle "Ici Là-bas".

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