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Volume 32, No. 1 Mars 2007 ISSN 0149-4521

www.ifdc.org

Actualité des travaux et des progrès de l’IFDC—un Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole

Le placement profond de l’urée — une technique gagnant-gagnant pour les agriculteurs et pour l’environnement

L’IFDC publie un ouvrage de référence sur les ressources en matières premières des engrais en Afrique

La fabrication de briquettes d’urée dans un village au Cambodge.

En Asie, des millions de riziculteurs dépendent de l’urée pour satisfaire les besoins azotés des nouvelles variétés à haut rendement. La plupart des agriculteurs—y compris ceux du Bangladesh, du Cambodge et du Vietnam—pratiquent l’épandage à la volée dans les eaux de crue. « L’épandage à la volée est une méthode d’application très inefficace parce qu’une grande quantité de l’azote se perd et n’atteint jamais les racines de la jeune plante, » dit Dr Walter Bowen, coordinateur local du projet Adoption des techniques de gestion de la fertilisation - Adapting Nutrient Management Techniques (ANMAT II). Ce projet mis en oeuvre au Bangladesh est financé par le Fonds International de Développement Agricole (FIDA). « La faible utilisation de l’azote apporté aux plantes entraîne un faible rendement d’investissement pour les riziculteurs, » poursuit Bowen. « De plus, cela est néfaste pour l’environnement, car la libération des produits azotées pollue les eaux souterraines et contribue au réchauffement de la planète. »

L’IFDC, par le biais de son géologue principal, Steven J. Van Kauwenbergh, a publié en janvier 2007, un ouvrage de référence de 435 pages intitulé Fertilizer Raw Material Resources of Africa. L’ouvrage est une collection des données recueillies par l’IFDC sur les ressources minérales utilisables pour la fabrication d’engrais. Une grande partie des données proviennent des recherches menées par Van Kauwenbergh pendant ses vingt-deux ans de carrière à l’IFDC. « L’ouvrage est le premier du genre à couvrir toutes les ressources en matières premières pour la production d’engrais en Afrique, » dit-il. « L’écriture de ce (La suite à la page 4)

Sommaire Le placement profond de l’urée—une technique gagnant-gagnant ..... L’IFDC publie un ouvrage de référence sur les ressources en matières premières des engrais en Afrique ................................. Achetez, téléphonez, vendez ................................................................. L’IFDC en vedette lors des foires commerciales au Togo et au Mali .. Les programmes de formation de l’IFDC ont augmenté en 2006 ........ Borlaug reçoit la médaille d’or du Congrès américain ......................... Annonces ................................................................................................

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IFDC Report Publication: IFDC–Un Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole Editeur: Thomas R. Hargrove Traduction: Wisdom Tenge/Ketline Adodo Le IFDC Report est une publication trimestrielle de l’IFDC, Muscle Shoals, Alabama, USA. Téléphone : 256-3816600, Téléfax : 256-381-7408, EMail : general@ifdc.org, Web Site : www.ifdc.org. Sauf indication contraire, les textes publiés dans IFDC Report tombent dans le domaine public et peuvent être reproduits librement à condition de mentionner la source et de nous envoyer une copie du texte reproduit. Les abonnements sont gratuits. Les versions espagnole et française de l’IFDC Newsletter sont disponibles à l’IFDC. L’IFDC est une organisation internationale publique à but non lucratif, gouvernée par un conseil d’administration international composé de représentants de pays développés et de pays en développement. Le centre bénéficie de l’appui de différentes agences bilatérales et multilatérales, de fondations privées et de gouvernements. L’IFDC se concentre sur la croissance et la durabilité de la productivité alimentaire et agricole dans les pays en développement par la mise au point et le transfert de technologies efficaces de gestion des éléments nutritifs et d’expertise en agro-industrie.

Président – Directeur Général : Amit H. Roy Conseil d’administration: M. Peter McPherson (U.S.A.), Président du Conseil d’Administration Abdelmajid Slama (Tunisie), Vice-président du Conseil d’Administration Margaret Catley-Carlson (Canada) Soumaïla Cisse (Malí) G. J. Doornbos (Pays-Bas) John B. Hardman (U.S.A.) Hiroyoshi Ihara (Japon) Fayez E. Khasawneh (Jordanie) Patrick J. Murphy (U.S.A.) Mortimer Hugh Neufville (U.S.A.) Ruth Oniang’o (Kenya) Edward C.A. Runge (U.S.A.) M. Ann Tutwiler (U.S.A.) Changement d’adresse : Veuillez prévoir six semaines pour tout changement d’adresse et envoyer la nouvelle adresse à : IFDC Report, P.O. Box 2040, Muscle Shoals, Alabama 35662, U.S.A.

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Le placement profond de l’urée (PPU) est une façon plus efficace de gérer la fertilisation azotée en enfouissant de grosses briquettes d’urée dans le sol après le repiquage du riz. Le FIDA vulgarise la technique de placement profond de l’urée auprès des paysans par l’intermédiaire d’organisations partenaires au Bangladesh, au Cambodge et au Vietnam. Le développement de la technique de PPU implique la production des briquettes dans les villages à l’aide de machines fabriquées localement. Juste après le repiquage, les briquettes sont placées à une profondeur de

7 à 10 cm au milieu d’une butte de riz sur quatre. Cette technique permet d’augmenter l’efficacité de l’utilisation de l’azote en maintenant la majeure partie de l’azote uréique dans le sol, près des racines de la plante et hors des eaux de crue. Au Bangladesh, plus de 550 000 riziculteurs emploient la technique de PPU, déclare Bowen. Dans des centaines d’essais en plein champ, cette technique a permis d’augmenter les rendements du riz en moyenne de 22% comparativement à la méthode d’épandage à la volée. Elle a aussi réduit l’utilisation d’urée de 47%. Les marges bénéficiaires ont

Un détaillant de briquettes au Bangladesh.

augmenté de 24%. Dix producteurs du Bangladesh ont fabriqué et vendu plus de 2 000 machines à briquettes. Ces résultats positifs ont porté le Département de la vulgarisation agricole à proposer l’utilisation des fonds du Gouvernement du Bangladesh pour appuyer un projet spécial visant à faciliter l’accès des riziculteurs à la technique de PPU. Actuellement, au Vietnam, plus de 6 700 paysans emploient la technique de PPU. Ce pays dispose actuellement de 4 fabricants de machines à briquettes, 12 producteurs de briquettes et 4 détaillants. Le PPU a été récemment introduit au Cambodge et est déjà pratiqué par plus de 200 paysans.

Des paysans du Bangladesh en train de placer des briquettes. Suivant la technique de PPU, le paysan place les briquettes à une profondeur de 7 à 10 cm au milieu d’une butte de riz sur quatre. Le PPU augmente l’efficacité de l’utilisation d’urée en gardant la majeure partie de l’urée épandue dans le sol, près des racines de la plante et hors des eaux de crue.


Achetez, téléphonez, vendez ! Les commerçants achètent mieux et vendent plus grâce au partenariat avec TradeNet. TradeNet est un service novateur basé sur l’utilisation du SMS (service d’envoi de messages courts ou la messagerie texte) qui s’appuie sur la croissance fulgurante de l’utilisation de la téléphonie mobile ou cellulaire pour développer le commerce et les marchés agricoles à l’échelle panafricaine. Avec TradeNet, les paysans et les commerçants africains peuvent se servir de leurs téléphones mobiles pour placer gratuitement des offres d’achat ou de vente de produits ou d’intrants agricoles. Dans son édition du 25 janvier 2007, The Economist a décrit TradeNet comme « une sorte de eBay simple pour les produits agricoles à travers une douzaine de pays en Afrique de l’Ouest.’’ TradeNet a été lancé dans le cadre du partenariat entre BusyLab, une société de génie logiciel basée au Ghana et le projet de l’IFDC de renforcement des Réseaux régionaux de systèmes d’information sur les marchés agricoles et des organisations de commerçants en Afrique de l’Ouest (MISTOWA). Par l’intermédiaire de TradeNet, le projet MISTOWA permet aux utilisateurs de comparer rapidement et à un coût abordable les prix des cultures vivrières. TradeNet permet également d’établir des liens entre acheteurs et vendeurs par le biais de l’affichage des offres de vente et d’achat sur le site Web, via le courrier électronique ou les SMS. Le projet MISTOWA est financé par l’Agence américaine pour le développement international (USAID).

Ahaligah, le député de Afram Plain South du Ghana déclara « Présentement, l’église du Sauveur détient, à elle seule, plus de 50 000 sacs de maïs en stock, qui attendent des acheteurs éventuels pour être bradés. Si cela continue, l’appel du Gouvernement aux jeunes à se lancer dans l’agriculture restera vain. » « Avec MISTOWA, le marché est plus transparent et plus efficace. Les paysans et les commerçants ont maintenant la possibilité de choisir le type de culture, la quantité à produire, à qui vendre, quand et à quel prix, » explique Debrah. Le projet n’est qu’à deux ans de ses trois années d’exécution, mais déjà les producteurs et les commerçants ont appris à utiliser les nouvelles techniques de l’information pour diffuser des informations précises et en temps réel. « Les utilisateurs peuvent comparer les prix ou chercher des acheteurs, des vendeurs, des transporteurs et d’autres acteurs à Techiman au Ghana, à Kano au Nigeria, à Sangalkam au Sénégal et même à Amsterdam au PaysBas—pratiquement n’importe où, » dit Dr Debrah. Les producteurs et les associations professionnelles à travers l’Afrique de l’Ouest utilisent plus de 150 Points d’information sur le commerce agricole (PICA) avec la plateforme TradeNet pour échanger des informations commerciales. La page ouest africaine TradeNet, www.waagritrade.net reçoit plus de 117 000 visiteurs par an. MISTOWA a organisé des formations, des conférences, des foires et des voyages d’étude au profit d’environ 10 000 personnes en Afrique de l’Ouest du secteur tant public que privé.

« TradeNet permet de s’assurer que les agriculteurs obtiennent des prix raisonnables pour leurs produits et que les produits sont vendus aux consommateurs à des prix abordables, » dit Dr Kofi Debrah, chef de partie du projet MISTOWA. « Habituellement, les produits agricoles changent de main quatre à cinq fois et des coûts s’ajoutent à chaque transaction avant que ces produits n’arrivent chez les consommateurs, » explique Elizabeth Ahinful, responsable de l’Association des commerçants de céréales et de gari (un sous-produit du manioc) au marché d’Agbogbloshie d’Accra au Ghana. « C’est ce qui rend parfois les aliments produits localement trop chers par rapport aux produits importés. » Frustré par la difficulté d’accès aux marchés dans sa zone, Raphael

Au marché de Dawanau à Kano au Nigeria : Dr Kofi Debrah, chef de partie de MISTOWA (au centre tenant la caméra) et Alhaji Yau Nuhu Tumfafi, secrétaire général adjoint de l’Association pour le développement du marché de Dawanau (à gauche à côté de Dr Debrah).

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livre m’a donné l’heureuse occasion de présenter toutes ces informations sous un seul titre. » Ce livre documente les ressources en azote, en phosphate, en potassium et en soufre dont dispose l’Afrique. Les quatre premiers chapitres fournissent des renseignements de base et constituent un manuel des engrais. La seconde moitié du livre présente la situation par pays—donnant un aperçu général et une description géologique de chaque pays africain doté de matières premières. « Avec cette publication, l’IFDC participe aux efforts visant à atteindre les objectifs du Programme complet de développement agricole pour l’Afrique (CAADP), et ceux du Sommet africain sur les engrais, » dit Dr Amit Roy, Président - directeur général de l’IFDC. Le CAADP vise à stimuler la croissance agricole de l’Afrique et à réduire l’insécurité alimentaire et la pauvreté.

En 2004, les Ministres africains de l’Agriculture avaient passé une résolution appelant au développement de l’industrie africaine des engrais pour appuyer le CAADP. Le Sommet africain sur les engrais, tenu en juin 2006 à Abuja au Nigeria, a jeté les jalons de la Révolution verte africaine à laquelle exhorte Kofi Annan, l’ancien Secrétaire général des Nations Unies. Des mesures sont mises en œuvre pour accroître la disponibilité des engrais en vue d’accélérer cette Révolution verte. Ainsi, la Banque Africaine de Développement met en place le mécanisme de financement du développement des engrais recommandé par le Sommet, afin d’encourager l’approvisionnement à l’échelle régionale, de faciliter l’accès au crédit pour les importateurs d’engrais et de développer la production locale d’engrais. Van Kauwenbergh souligne que six pays africains contrôlent pratiquement 41,5% des réserves mondiales de phosphates naturels exploitables et

50,2% de la base des réserves totales mondiales de phosphates naturels exploitables dans l’avenir. « Ironiquement, l’Afrique exporte d’énormes quantités de phosphates naturels et importe des engrais industriels à des coûts qui dépassent largement le pouvoir d’achat des petits exploitants, » déclare Van Kauwenbergh. « Le développement des ressources indigènes en matières premières des engrais et des facilités locales ou régionales de production d’engrais offre la possibilité de fournir les intrants qu’il faut aux paysans africains pour nourrir les populations croissantes. » « Nous espérons que ce document stimulera la croissance de l’industrie des engrais en Afrique. » Veuillez contacter l’IFDC pour obtenir des exemplaires du Fertilizer Raw Material Resources of Africa, qui sont disponibles sur CD ou en version papier.

L’IFDC en vedette lors des foires commerciales au Togo et au Mali L’importance de l’émergence du partenariat public-privé en Afrique a été mise en exergue lors de deux manifestations internationales organisées en 2006 pour permettre des échanges technologiques, commerciaux et informationnels. Il s’agit du Salon International de l’Agriculture (SIAGRI) qui eut lieu du 17-23 novembre au Mali et de la Foire Agri-Culture Internationale (FACI) qui s’est déroulée du 24 août-2 septembre au Togo. Les deux événements ont été parrainés par l’IFDC. « Les foires commerciales cadrent parfaitement avec la stratégie de développement de l’IFDC visant à fournir des incitations aux paysans et aux commerçants en créant un environnement commercial porteur, susceptible de catalyser l’esprit d’entreprise et de stimuler l’initiative privée, » dit Dr Kofi Debrah, chef de partie du projet de renforcement des Réseaux de systèmes 4—IFDC Report, Mars 2007

Lors de sa visite au stand IFDC, le Président du Mali, Monsieur Amadou Toumani Touré, reçoit un kit d’information présenté par Mme Ketline Adodo, Coordinatrice de l’Unité Information et Communication pour l’Afrique de l’Ouest.

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d’information sur le marché et d’organisations de commerçants en Afrique de l’Ouest (MISTOWA), un projet de l’IFDC financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

L’expérience du SIAGRI Le SIAGRI dont la première édition s’est tenue à Bamako, la capitale du Mali, est une nouvelle initiative lancée par l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali. L’IFDC avait organisé un stand pour exposer ses capacités et ses réalisations à travers des projections vidéo, des démonstrations en ligne, des posters, des livres et des brochures. L’accent était mis sur l’approche CASE (Systèmes et entreprises agricoles compétitives), qui est actuellement mise en œuvre en Afrique de l’Ouest par l’Alliance stratégique pour le développement agricole en Afrique (SAADA), un projet de l’IFDC basé au Mali et financé par le Ministère de la Coopération et du Développement du Pays-Bas. Le centre d’attraction pour les visiteurs était le Point d’information sur le commerce agricole (PICA) un concept mis au point par le projet MISTOWA. Le PICA facilite l’accès en temps réel à des informations de qualité, qui sont stratégiques pour le développement des marchés agricoles et l’amélioration de l’efficacité des opérateurs du marché y compris les agriculteurs qui ont besoin de marchés rentables pour leurs produits. « Les PICA peuvent être établis au sein de structures telles que les organisations de producteurs et de commerçants, les bureaux agricoles et des centres d’information et de commerce, » explique Debrah. « Le principe de base est que les fournisseurs, les vendeurs et les utilisateurs d’informations soient aussi des bénéficiaires. » Les PICA utilisent la plateforme électronique de commerce agricole (www.tradenet.biz) qui, à l’échelle continentale, fournit les prix des intrants et des produits agricoles en temps réel et dans des langues différentes via l’Internet, le email, le fax, le SMS et la radio satellitaire. Les visiteurs du stand de l’IFDC avaient la possibilité d’expérimenter sur place cette technique d’information et de communication. Les prix quotidiens de quelques produits sélectionnés étaient placés sur un tableau d’affichage. Ainsi, des offres ont été placées pour 800 tonnes de sésame, 600 tonnes de maïs, 200 tonnes de niébé blanc, 500 tonnes de niébé rouge et 70 tonnes de beurre de karité. Biogen S.A. et un membre du Réseau des Opérateurs Economiques du Secteur Agroalimentaire (ROESAO) sont entrés en négociation pour la vente de 10 000 tonnes d’engrais. L’IFDC a aussi fait des exposés sur divers thèmes au SIAGRI : La fertilité du sol et la culture du coton présenté par Blaise Fadoegnon, agroéconomiste au sein du projet MIR de l’IFDC ; L’analyse du marché des intrants agricoles présenté par Yves Duplessis, chef de l’équipe agribusiness au

L’équipe de l’IFDC accueille le Premier Ministre du Mali, Monsieur Ousmane Issoufi Maiga, visitant le stand de l’IFDC au SIAGRI.

Mali ; et Les nouveaux outils d’information et de communication au service du commerce agricole présenté par Patrice Annequin, chef de partie adjoint du projet MISTOWA. Le Premier Ministre du Mali, M. Ousmane Issoufi Maiga a présidé la cérémonie d’ouverture. Le Président Malien M. Amadou Toumani Touré a aussi honoré le SIAGRI de sa visite.

L’expérience de la FACI La Foire Agri-Culture Internationale (FACI) a été lancée à Kpalimé au Togo par World Business Enterprise, une entreprise privée. Le projet MISTOWA a financé la participation de la Coordination togolaise du ROESAO (CT-ROESAO) représentée par 26 exposants dont des organisations paysannes, des agroindustriels et des commerçants. Quatorze des participants étaient des femmes. Au cours de cette foire qui a duré dix jours, des ventes directes d’un montant total de 1,3 million F CFA (2 560 US$) ont été réalisées portant sur 15 produits agricoles transformés ou non transformés dont le maïs, le sorgho, le riz, les fruits, les tubercules, les jus de fruits et les huiles végétales. D’autres retombées économiques sont attendues. Par exemple, un groupe togolais d’éleveurs de bovins a commandé 420 bœufs de la région sahélienne pour un montant de 84 millions de F CFA (165 000 US$). Un groupe de vendeurs de riz parfumé et un membre de la CT-ROESAO sont en négociation pour une transaction d’un montant de 185 000 US$. Une compagnie norvégienne a demandé des offres pour 1 000 à 2 000 tonnes de beurre de karité tous les mois et s’est portée sur le marché pour 1 200 tonnes d’huile de palme. (La suite à la page 6)

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Une journée portes ouvertes sur l’IFDC a été marquée par des communications du chef de mission de l’Ambassade des Etats-Unis, J. A. Diffily, représentant l’USAID ; de Dr Kofi Debrah, chef de partie du projet MISTOWA et de Robert Groot, Directeur de l’IFDC Division Afrique.

J.A. Diffily (à gauche) représentant l’USAID visite le stand du ROESAO.

Les programmes de formation de l’IFDC ont augmenté en 2006 « La formation fait partie intégrante des programmes de l’IFDC, » dit Dan Waterman, directeur du Département de coordination des formations et des ateliers de l’IFDC. « Les formations renforcent les capacités de nos partenaires sur le terrain. » L’IFDC a trois façons d’organiser ses formations: au travers de projets extérieurs, sous forme de programmes et d’ateliers internationaux annoncés ou sous forme de programmes spécialisés à la carte pour d’autres. La plupart des formations de l’IFDC sont dispensées dans le cadre de projets extérieurs. En 2006 l’IFDC a ainsi formé 13 077 personnes soit environ 6% de plus qu’en 2005. L’IFDC fait un spécial effort pour inclure des femmes dans ses programmes de formation ; environ 25% des participants sont des femmes.

organisations. Les participants au programme de renforcement du marché des intrants agricoles du Ghana (GAIMS) reçoivent des certificats portant l’inscription : Je distribue des intrants de qualité aux paysans. Doris Delali Doe, exhibe son certificat encadré dans sa boutique d’intrants agricoles à Accra.

Les effectifs des formations reflètent la concentration géographique des projets de l’IFDC—l’Afrique de l’Ouest vient en tête avec 50% des formations extérieures ; l’Asie centrale 27% ; l’Asie du Sud et du Sud-est 16% ; l’Europe centrale 4% et les autres zones 3%. Sept programmes de formation et d’ateliers internationaux annoncés ont été coordonnés au siège de l’IFDC atteignant 208 participants en 2006. Cinq programmes eurent lieu en Afrique visant à maintenir l’élan impulsé lors du Sommet africain sur les engrais en juin 2006, où plus de 1 100 participants ont appelé à une Révolution verte africaine. « L’augmentation du nombre des programmes et des participants en Afrique reflète un changement spectaculaire dans l’objectif des formations proposées par l’IFDC, » dit Waterman. Le nombre de participants africains est passé de 27% en 1993-1998 à 42% en 1999-2003 et à plus de 50% aujourd’hui. Depuis quelques années, l’accent est mis sur le développement des marchés d’intrants agricoles, la formation des distributeurs, les avancées au niveau de la production d’engrais, les systèmes d’information sur le marché, la gestion intégrée de la fertilité des sols, le renforcement des associations professionnelles et le développement des chaînes de valeur des produits agricoles. En 2006, l’IFDC a conduit trois programmes spécialisés au profit de 84 participants à la demande du Ministère de l’Agriculture du Kenya, la Fédération des agriculteurs de l’Afrique de l’Est et d’autres parties intéressées. Depuis sa création en 1974, l’IFDC a organisé 675 ateliers, des programmes de formation et des voyages d’étude spécialisés à l’échelle internationale pour 9 000 participants venant de 150 pays.

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Borlaug reçoit la médaille d’or du Congrès américain— la plus haute distinction civile aux Etats-Unis

1986, il fonda le World Food Prize pour récompenser les réalisations qui contribuent à augmenter la quantité, la qualité ou la disponibilité de produits alimentaires dans le monde. Aujourd’hui ce prix qui célèbre son 20eme anniversaire, est communément appelé « le Prix Nobel de l’Alimentation et de l’Agriculture. » Borlaug fut membre du Conseil d’administration de l’IFDC de 1994 à 2003. Il a qualifié les semences améliorées de « catalyseur de la Révolution verte » et les engrais chimiques de « carburant » pour l’accélérer.

Dr Norman Borlaug, lauréat du prix Nobel et maintenant récipiendaire de la médaille d’or du Congrès américain dans un champ de blé.

Le Président George W. Bush a signé le décret décernant la médaille d’or du Congrès—la plus haute distinction civile aux Etats-Unis à Dr Norman E. Borlaug, le 6 décembre 2006. Borlaug, communément appelé le « Père de la révolution verte, » a reçu en 1970 le prix Nobel de la paix pour avoir développé des variétés améliorées de blé qui s’étaient rapidement répandues à travers l’Asie, l’Amérique latine et le Proche et le Moyen-Orient. En

Borlaug, âgé de 92 ans, est le Président de Sasakawa Africa Association. Il continue de travailler et de voyager en Afrique pour Sasakawa et le Centre international d’amélioration du maïs et du blé, basé au Mexique. Le prix Nobel est également chargé de cours à l’Academy for Future International Leaders à Texas A&M University et hôte du Borlaug Fellows Program, que le Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis a institué en 2004 en son honneur. En septembre 2006, Texas A&M a établi le Norman E. Borlaug Institute pour l’Agriculture Internationale qui remplace l’ancien Office de l’Agriculture Internationale.

« Je suis honoré et très reconnaissant d’avoir été retenu pour la médaille d’or du Congrès pour ma contribution à la construction de la paix par l’approvisionnement en vivres des affamés, » a dit Borlaug peu avant de recevoir la distinction. « J’ai toujours soutenu que l’on ne peut pas construire la paix avec des ventres vide. » Le représentant des Etats-Unis, Tom Latham de l’Iowa, l’Etat dont Borlaug est originaire, a déclaré que « Dr Borlaug a sauvé la vie de millions de personnes dans le monde. Il est extrêmement important pour nous d’honorer ce grand humaniste. Dr Borlaug…a complètement transformé l’agriculture. » La première médaille d’or du Congrès avait été décernée en 1776 au Général George Washington. Les autres récipiendaires furent Thomas Edison, Pope John Paul II, Martin Luther King Jr., et le Président des Etats-Unis Ronald Reagan. L’office de la monnaie des Etats-Unis fabriquera une médaille d’or unique symbolisant l’ensemble et des réalisations de Borlaug.

Annonces Dr Vas D. Aggarwal est entré en fonction à l’IFDC le 1er février 2007 en tant qu’agronome spécialiste de la distribution des intrants agricoles pour l’ASAP (Accelerating Sustainable Agricultural Program). Il est posté à Kabul, Afghanistan. Aggarwal a obtenu son Ph.D en agronomie/phytotechnie en 1976 à l’Université de Missouri. Il possède plus de 25 ans d’expérience en recherche, développement et gestion des projets dans les trois principales zones géographiques (Est, Ouest et Sud) de l’Afrique sub-Saharienne et en Asie (Afghanistan, Bangladesh et Inde). Son expérience couvre divers domaines dont les activités économiques de remplacement, la gestion des ressources naturelles, la sécurité alimentaire, le développement rural, l’amélioration des cultures, l’agronomie, les systèmes de semences et la promotion et la diffusion des techniques et de l’information. Son adresse email est vaggarwal@ifdc.org. Dr Sarah Gavian est entrée en fonction à l’IFDC le 4 janvier 2007 en tant que chef de partie du projet WACIP (Projet pour le Renforcement du secteur coton en Afrique de l’Ouest) de la Division Afrique de l’IFDC, en poste à Bamako au Mali. Gavian a obtenu son Ph.D en 1993 à l’université de Stanford. Ses domaines de recherche couvrent les politiques agricoles internationales, l’économie de la consommation et de l’alimentation et l’économie de la production. Durant son parcours professionnel Gavian a été : chercheur universitaire à la Division stratégie et gouvernance en démocratie à l’IFPRI, Washington, DC ; responsable des opérations dans les domaines de l’environnement, du commerce et de l’agriculture, à Abt Associates, Bethesda, Maryland ; directeur adjoint du Famine Early Waring System Project (FEWS/USAID), Associés en développement rural, basé à Rosslyn, en Virginie ; et chercheur associé et chargé d’études en sciences sociales de Rockefeller à ILRI, Addis Ababa, Ethiopie. L’adresse email de Gavian est sgavian@ifdc.org. M. Christopher B. Holt est entré en fonction à l’IFDC le 8 janvier 2007 en tant que responsable du budget adjoint au Département des finances et de l’administration. En mai 2006, Holt obtint son diplôme avec mention à l’Ecole de comptabilité de Culverhouse de l’Université d’Alabama, Tuscaloosa, Alabama, avec une licence en commerce et gestion des entreprises. Avant d’entrer à l’IFDC, Holt avait occupé le poste de contrôleur adjoint à Jobcenter Inc., Florence, Alabama. Holt est au bureau No 246 et au poste 292. Son email est cholt@ifdc.org. (La suite à la page 8)

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IFDC–un Centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole B.P. 2040 Muscle Shoals, Alabama, États-Unis

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Dr Steven P. Kovach a joint l’IFDC en tant que chef du Programme de la dynamique des sols et des éléments nutritifs, Division du développement de marché et de la recherche. Il a travaillé à l’IFDC en tant que consultant pour le projet FARMS à Kabul en Afghanistan ; au Citizen’s Network for Foreign Affairs (CNFA), Washington D.C., en Afghanistan ; au World Food Logistics Organization (WFLO), à Alexandria en Virginie ; et en Amérique centrale. Il aussi travaillé avec Sheladia Associates à Rockville au Maryland, au Pakistan sur le Projet de la gestion de l’eau au champ de l’USAID. Kovach était chercheur agronome à Dole en Hawaï et au Honduras. Il a été aussi chercheur et spécialiste de la vulgarisation des cultures maraîchères à l’université Auburn en Floride. Il a travaillé en Iran comme agent de vulgarisation agricole pour le Corps de la paix. Kovach a obtenu son Ph.D en horticulture et cultures maraîchères à l’Université Technique de Virginie, Blacksburg, USA. Il travaille au bureau No 151 et est au poste 284. Son email est skovach@ifdc.org. M. Geoffrey Livingston est entré en fonction à l’IFDC le 5 février 2007 en tant que chef de partie du projet CATALIST (Catalyzing Acceleration of Agricultural Intensification for Stability and Sustainability). Il est basé à Kigali au Rwanda. Il était le Directeur la Division Afrique de Chemonics International ; chef de partie du projet d’assistance au développement de l’agribusiness au Rwanda, à Chemonics, Kigali, Rwanda ; Coordinateur de l’Unité du développement du commerce du projet sur la Croissance Economique Durable de Fintrac, Inc dans le cadre d’une sous-traitance à Chemonics à Bamako au Mali ; agroéconomiste principal et directeur de la région Afrique australe à Louis Berger International. Il a mené des consultations en Egypte, en Russie et au Sénégal. Livingston a obtenu son diplôme en économie agricole à l’université du Michigan en 1985. Son adresse email est glivingston@ifdc.org. Avis de décès : M. David Rutland, spécialiste principal de la technique des engrais, Division de la recherche et du développement des marchés est décédé le 31 octobre 2006. Il a travaillé à l’IFDC pendant près de 28 ans. Il a conduit des missions techniques relatives à la production des engrais et à la conception des systèmes de réglementation dans plus de 20 pays. Il fut récemment le chef du programme Food for Progress Program en Afghanistan. Il a conçu et mis en œuvre le programme de monétisation pour la vente de 5 200 tonnes d’huile de soja en Afghanistan. 8—IFDC Report, Mars 2007

IFDC Report, Volume 32, No., 1 French  

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