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Volume 32, No. 2 Juin 2007 ISSN 0149-4521

www.ifdc.org

Actualité des travaux et des progrès de l’IFDC—un Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole

De milliers à des millions : les progrès réalisés au cours de la première année « De milliers à des millions » est un projet de l’IFDC qui vise à augmenter la productivité et la croissance agricoles pour un 1 million de familles agricoles (10 millions de personnes) en Afrique de l’Ouest. Le Projet 1000+ relie les producteurs aux marchés par la mise en œuvre de l’approche CASE (Systèmes et Entreprises Agricoles Compétitifs). L’approche CASE permet d’augmenter la productivité agricole en améliorant la fertilité des sols. Elle renforce également l’accès des paysans aux marchés d’intrants et de produits agricoles, dit Dr Arnoldus J. Maatman, chef de partie du projet Alliance Stratégique pour le Développement Agricole de l’IFDC. Dr Maatman est basé au Mali. La production et les revenus agricoles ont augmenté de manière spectaculaire et ont profité à 150 000 paysans dans les zones où l’approche CASE a été pratiquée. Le Projet 1000+, non seulement profitera à un million de plus de familles paysannes, mais aussi, renforcera la capacité de 2 000 entreprises agro-alimentaires. Le Projet 1000+ est mis en œuvre dans sept pays : Bénin, Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Nigeria et le Togo. « Bien que le Projet 1000+ ait démarré il y a peu de temps, en collaboration avec des organisations locales de producteurs et des services de développement d’entreprises, nous avons pu élaborer des plans d’action pour une trentaine de pôles d’entreprises agricoles, parmi lesquels le pôle des producteurs de maïs au sud du Mali et le pôle des producteurs de soja au nord du Nigeria », dit Maatman. « L’approche CASE a été développée sur la base d’expériences d’apprentissage acquises dans les exploitations agricoles et dans les entreprises », déclare Maatman. « Elle part du constat que les petits exploitants, les transformateurs locaux, les distributeurs d’intrants et les entreposeurs se connaissent à peine et souvent se méfient les uns des autres. Cette situation limite les possibilités d’accès à des marchés rémunérateurs. » « L’approche CASE n’est pas une solution miracle. Elle met ensemble les participants, développe des plans d’action à (La suite à la page 2)

Dr Maatman (à droite) rencontre les représentants d’une association de producteurs de coton à Banikoara au nord du Bénin. Photo by Mariëtte Gross

Des femmes au sud du Niger accueillent une équipe de l’IFDC avec une chanson sur la GIFS.

Sommaire De milliers à des millions, ou le Projet 1000+ : les progrès réalisés au cours de la première année .......................................................................... 1 L’IFDC aide à développer des marchés agricoles en Afghanistan ......... 2 L’IFDC monétise des produits agricoles pour améliorer la production agricole afghane ............................................................................................. 3 Publication de la biographie de Dr Norman Borlaug ................................... 4 Annonces ........................................................................................................... 5 Le système d’aide à la décision concernant le phosphate naturel développé par l’IFDC est disponible sur l’Internet ................................... 6 Le projet AIMS finance un atelier des parties prenantes au Mozambique ..................................................................................................... 6 L’IFDC détache un économiste auprès du NEPAD pour aider à mettre en œuvre la déclaration d’Abuja .................................................................. 7

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IFDC Report Publication: IFDC–Un Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole Editeur: Thomas R. Hargrove Traduction: Wisdom Tenge/Ketline Adodo Le IFDC Report est une publication trimestrielle de l’IFDC, Muscle Shoals, Alabama, USA. Téléphone : 256-381-6600, Téléfax : 256-381-7408, E-Mail : general@ifdc.org, Web Site : www.ifdc.org. Sauf indication contraire, les textes publiés dans IFDC Report tombent dans le domaine public et peuvent être reproduits librement à condition de mentionner la source et de nous envoyer une copie du texte reproduit. Les abonnements sont gratuits. Les versions espagnole et française de l’IFDC Newsletter sont disponibles à l’IFDC. L’IFDC est une organisation internationale publique à but non lucratif, gouvernée par un conseil d’administration international composé de représentants de pays développés et de pays en développement. Le centre bénéficie de l’appui de différentes agences bilatérales et multilatérales, de fondations privées et de gouvernements. L’IFDC se concentre sur la croissance et la durabilité de la productivité alimentaire et agricole dans les pays en développement par la mise au point et le transfert de technologies efficaces de gestion des éléments nutritifs et d’expertise en agro-industrie. Président – Directeur Général : Amit H. Roy Conseil d’administration: M. Peter McPherson (U.S.A.), Président du Conseil d’Administration Abdelmajid Slama (Tunisie), Vice-président du Conseil d’Administration Margaret Catley-Carlson (Canada) Soumaïla Cisse (Malí) G. J. Doornbos (Pays-Bas) John B. Hardman (U.S.A.) Hiroyoshi Ihara (Japon) Fayez E. Khasawneh (Jordanie) Patrick J. Murphy (U.S.A.) Mortimer Hugh Neufville (U.S.A.) Ruth Oniang’o (Kenya) Edward C.A. Runge (U.S.A.) M. Ann Tutwiler (U.S.A.) Changement d’adresse : Veuillez prévoir six semaines pour tout changement d’adresse et envoyer la nouvelle adresse à : IFDC Report, P.O. Box 2040, Muscle Shoals, Alabama 35662, U.S.A.

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« Nous nous sommes donné l’échelle des pôles d’entreprises cinq ans pour atteindre ces objectifs, mais cela dépendra agricoles et progressivement des pôles d’entreprises », dit favorise une compréhension Maatman. « La plus grande commune des avantages difficulté sera de créer des comparatifs potentiels. » liens durables avec les En 2007, les activités du marchés. » Projet 1000+ s’étendront à 60 Le personnel du Projet 1000+ ou 70 pôles d’entreprises compte douze membres dont agricoles selon l’approche le chef de l’équipe CASE. Les résultats escompagrobusiness, des conseillers tés de ce projet sont : en pôles d’entreprises • Une augmentation de 50% agricoles et des spécialistes de la productivité agricole et régionaux. de 30% des revenus pour « En principe, toutes les un million de ménages activités de terrain sont mises ruraux agricoles. en œuvre par l’intermédiaire • Une augmentation mesurable d’une production de sous-traitants, des organisations locales de producdurable sur le plan teurs et des services de environnemental sur deux millions d’hectares de terres développement d’entreprises, » dit Maatman. « Cela agricoles. combiné avec une approche à • Une meilleure sécurité faible budget, aidera à alimentaire grâce à une maintenir un processus augmentation de la productivité agricole globale d’innovation rurale après la fin du projet. » de l’équivalent de 500 000 tonnes de céréales. « En Afrique de l’Ouest, les • Un accroissement des conditions sont difficiles. services du secteur privé Cependant, nous avons la aux paysans possibilité d’accélérer le • Un renforcement de la changement, de cibler les capacité institutionnelle des consommateurs les plus organisations de pauvres et développer de producteurs, des agronouveaux produits et marentrepreneurs, des chés en remplaçant ou en fournisseurs de services de complétant les importacrédit et développement tions », ajoute Maatman. d’entreprises, des Le Projet 1000+ est financé associations par le Ministère du Développrofessionnelles et des pement et de la Coopération services nationaux de des Pays-Bas et l’IFDC. recherche et de vulgarisation agricoles.

Le rapport du Sommet Africain sur les Engrais maintenant disponible Le rapport du Sommet Africain sur les Engrais, tenu en juin 2006 à Abuja au Nigeria, est maintenant disponible. Ce document de 182 pages contient les exposés, les documents de travail et le résumé des débats sur des sujets relatifs au lancement d’une Révolution Verte en Afrique. Parmi les intervenants figuraient des Chefs d’Etat et de gouvernement Africains, des ministres de l’Agriculture et des scientifiques internationaux dont le Prix Nobel Dr Norman Borlaug, Jimmy Carter, l’ancien président des Etats-Unis. Pour commander des exemplaires, veuillez consulter le site web de l’IFDC http:// www.ifdc.org. Chacun est accompagné d’un CD Rom.

L’ifdc aide à développer des marchés agricoles en Afghanistan L’IFDC aide l’Afghanistan à développer son système de commercialisation des intrants agricoles dans le cadre du Programme accéléré pour l’agriculture durable (ASAP) en partenariat avec Chemonics International, Inc. ASAP s’inspire du succès du programme de Reconstruction des Marchés Agricoles (RAMP), ayant pour but d’améliorer la sécurité alimentaire en Afghanistan, qui a commencé en 2003 et s’est achevé en juin 2006. L’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID) avait financé les programmes RAMP et ASAP dont Chemonics était l’agence d’exécution. « Des décennies de trouble avaient laissé l’Afghanistan pratiquement sans industrie, avec peu d’activités commerciales et d’infrastructures agricoles », dit Dr Har Bhajan Singh, spécialiste du marketing de l’IFDC. L’agriculture représente plus de 50% du produit intérieur brut de l’Afghanistan dont 80% de la population est rurale. L’IFDC a élaboré un programme de formation en gestion des affaires pour environ 1 700 distributeurs d’intrants agricoles. Les participants ont reçu un lot de documents gratuits et ont aussi appris à nouer des relations d’affaires. « Le programme ASAP formera 300 à 400 autres (La suite à la page 3)


L’IFDC monétise des denrées pour améliorer la production agricole en Afghanistan L’IFDC a monétisé ou vendu plus de 15 000 tonnes de denrées agricoles à des entrepreneurs privés et s’est servi des recettes pour stimuler la production agricole en Afghanistan. De décembre 2005 à mai 2006, environ 5 150 tonnes d’huile de soja ont été vendues en Afghanistan et 10 000 tonnes au Pakistan, grâce à un don octroyé par le Programme Food for Progress du Département de l’Agriculture des Etats-Unis. L’IFDC a utilisé les produits de ces ventes pour mettre en œuvre le projet FARMS en Afghanistan (Food for Agricultural Revitilization and Market Systems).

Un détaillant formé vend de l’engrais aux paysans.

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distributeurs d’intrants », dit Singh. Tout comme le RAMP, l’ASAP mettra en place des associations de distributeurs d’intrants agricoles en Afghanistan. L’IFDC a aidé des distributeurs locaux d’intrants agricoles à créer des associations professionnelles : une au niveau national et sept au niveau régional par l’intermédiaire de RAMP. Au cours de voyages d’étude au Pakistan et en Inde, les participants ont rencontré des responsables d’entreprises d’associations professionnelles et. « Le volume du commerce d’intrants agricoles a augmenté de plus de 100% grâce aux meilleures pratiques commerciales introduites par RAMP », dit Singh. L’ASAP s’appuiera sur ces réalisations pour développer des chaînes de valeurs basées sur le marché et améliorer le contrôle de la qualité des engrais. L’IFDC facilitera les relations entre les commerçants d’intrants agricoles et les agriculteurs en vue d’aug-

menter la production et la valorisation des produits tels que le raisin, l’abricot, la grenade, les amandes, les noix, les pistaches, les moutons pour la laine et les chèvres pour le cachemire. « L’ASAP veut ajouter de la valeur aux fruits crus en les transformant en produits industriels », dit Singh. « Par exemple le jus de tomates rapporte plus que les tomates fraîches. »

« L’IFDC introduit des techniques et des pratiques de gestion des éléments nutritifs au travers du projet FARMS en vue d’améliorer la production des cultures de base dont le blé et le maïs, et des cultures à forte valeur économique dont les oléagineux et les légumes », dit Dr Deborah Hellums, Coordinateur des projets de l’IFDC sur le terrain. « L’IFDC envisage également de travailler avec l’industrie céréalière afghane en vue d’améliorer la qualité du blé moulu et d’identifier de nouveaux marchés. » « Des essais sur le blé ont été installés dans cinq stations de recherche et cent vingt champs pour des démonstrations sur les variétés améliorées, une meilleure utilisation des engrais et d’une lutte efficace contre les insectes et les maladies des cultures. » FARMS collabore avec le Ministère afghan de l’Agriculture, l’Irrigation et l’élevage pour déterminer les meilleures pratiques nécessaires pour accroître la production des cultures. (La suite à la page 4)

L’IFDC facilitera aussi la mise en place de deux laboratoires d’essai sur les engrais et formera des techniciens et des inspecteurs dans le domaine du contrôle de qualité. « L’Afghanistan ne dispose pas actuellement de laboratoire d’essai sur les engrais », dit Singh. « Les paysans se plaignent de la mauvaise qualité des produits. Nous sommes en train de renforcer la capacité de production d’engrais de qualité dans ce pays. » L’IFDC continuera d’intervenir en Afghanistan par le biais de l’ASAP jusqu’en 2010.

M. Hassamuddin Hashmi (à gauche), agent de liaison de l’IFDC auprès du Ministère Afghan de l’Agriculture et Dr Paul Wilkens, Scientifique et Programmeur de l’IFDC lors de l’inspection d’une parcelle de démonstration sur le blé près de Kunduz.

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Des membres du personnel local de l’IFDC et de MAIL collectent des données sur la croissance végétale pour tester des modèles de simulation végétale. « Le fait de relier ces modèles à des systèmes d’information géographique nous permettront de développer des outils d’aide à la décision dont des cartes de convenance des sols, en vue de diffuser les connaissances », dit Hellums. Feu David Rutland de l’IFDC avait initié le succès du projet FARMS en adoptant une approche marketing efficace pour la phase de monétisation des denrées agricoles, ajoute Hellums. « David a mené des enquêtes sur le marchés. Il a fait la publicité pour les ventes et essayé de suivre les transactions, » dit Hellums. « Son évaluation détaillée du marché des oléagineux nous a aidé à maximiser les bénéfices. » Ces bénéfices servent encore à FARMS pour développer l’économie agricole de l’Afghanistan.

Un travailleur afghan inspecte des raisins dans une station de recherche près de Kabul en Afghanistan.

Un ouvrier agricole de MAIL prépare des plants de légumes pour le repiquage.

Publication de la biographie de Dr Norman Borlaug The Man Who Fed the World, une nouvelle biographie de Dr Norman Borlaug a été publiée en septembre 2006 par Durban House Publishing Co., à Dallas, Texas aux Etats-Unis. Ce livre décrit les réalisations scientifiques et humanitaires du Lauréat du prix Nobel de la paix en 1970. L’auteur, Leon Hesser, est un ancien agent du Service extérieur des Etats-Unis qui avait travaillé avec Borlaug en vue de renforcer la production du blé au Pakistan dans les années 1960. « Le livre The Man Who Fed The World, offre la possibilité d’écouter Dr Borlaug et de suivre le déroulement de sa carrière », écrit Dr Ed Runge du Texas A&M University dans une critique parue dans le Crops, Soils, Agronomy News. « C’est un must pour tous les personnes intéressées par l’agriculture et particulièrement les agronomes, les phytogénéticiens et les pédologues. » Runge est membre du Conseil d’Administration de l’IFDC. Hesser montre comment l’enfance de Borlaug dans une ferme à Iowa, a influencé sa carrière de scientifique agricole et suscité un intérêt particulier pour les crises alimentaires mondiales. Borlaug, âgé de 93 ans, est connu comme le « père de la Révolution Verte » pour avoir mis au point des variétés de blé à haut rendement qui ont augmenté la production céréalière de manière spectaculaire en Asie et en Amérique latine. « Mon ami Borlaug a contribué plus que quiconque à la lutte mondiale contre la faim », écrit Jimmy Carter, l’ancien Président des Etats-Unis, dans l’avant-propos du livre. En 2006, Borlaug a été décoré de la médaille d’or du Congrès américain—la plus haute distinction civile aux Etats-Unis. Il est professeur émérite d’agriculture Internationale à Texas A&M University. Borlaug fut membre du Conseil d’Administration de l’IFDC de 1994 en 2003.

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M. David E. Benafel est entré en fonction à l’IFDC le 5 mars 2007 en tant qu’administrateur de programme au sein du projet pour le Renforcement du Secteur Coton en Afrique de l’Ouest (WACIP). Il est posté à Bamako au Mali. M. Benafel a une licence en sciences politiques de Willamette University, Salem, Oregon. Son expérience inclut les postes suivants : chef de partie ACDI/VOCA, Cabinda, Angola ; représentant local, de Opportunities Industrilization Centers International, Guinée ; directeur de programme adjoint, du Bureau de Nutrition et Développement (BND), Port au Prince, Haïti ; directeur régional de Catholic Relief Services, Les Cayes, Haïti ; coordinateur de projet, Africare, Inc., Guinée Bissau ; gestionnaire de crédit / Coopératives, Africare, Inc., Mali, chef de projet de coopérative pour l’aide américaine au monde entier (CARE), Inc., Mali ; volontaire du corps de la paix, Mali. L’adresse e-mail de M. Benafel est dbenafel@ifdc.org. M. Omprakash Choudhury est entré en fonction à l’IFDC le 1er juin 2007 en tant que spécialiste—ingénieur au sein de la Division de la recherche et du développement de marché. M. Choudhury a une licence en technologie et génie chimique de l’Université de Calcutta, en Inde et une maîtrise en génie de l’environnement de South Dakota School of Mines and Technology. Il a été auparavant ingénieur des procédés de fabrication de DAP à Oswal Chemicals and Fertilizers Limited, Paradeep, Orissa, en Inde, et ingénieur chimiste à Hindustan Petroleum Corporation Limited, Tamilnadu, en Inde. M. Choudhury est basé à l’usine pilote au poste de 328: Son e-mail ochoudhury@ifdc.org. M. Robert P. (Bob) Gray est entré en fonction à l’IFDC le 15 mai en tant que spécialiste au sein de la Division de la recherche et du développement de marché (RMDD). M. Gray a une licence en génie chimique de l’Université de South Florida. Avant d’entrer à l’IFDC, M. Gray avait travaillé à HiTech Solutions, Inc., Floride, en tant qu’ingénieur/coordinateur des procédés de fabrication avec Litwin Italia à Milan en Italie, sur le projet de phosphate de Ma’aden, et ingénieur de projet pour l’équipe de concepteurs des travaux sur le terrain à PCS White Springs, Florida ; Aurora, Caroline du Nord ; et Oswal, Paradeep, Inde. M. Gray avait aussi travaillé à Integrated Environmental Solutions, Inc, Winter Haven, en Floride en tant que chef du personnel. M. Gray est basé à l’usine pilote au poste de 318. Son e-mail est bgray@ifdc.org. Dr Joaquin Sanabria est entré en fonction à l’IFDC le 7 mai 2007 en tant que spécialiste—biométricien au sein de la Division de la recherche et du développement de marché (RMDD). Dr Sanabria obtint son Ph. D. en sciences des sols (domaines de spécialité : physique des sols, évapotranspiration, et statistiques) à Oklahoma State University. Dr Sanabria possède plus de 15 ans d’expérience dans l’application de concepts expérimentaux de base et plus avancés, des modèles de linéarité généraux, des modèles mixes, des méthodes catégoriques, des méthodes non paramétriques, l’analyse de survie, l’analyse multivariable, la série chronologique, la théorie des probabilités et des modèles de simulation dans la recherche agricole, pédologue, environnementale, de science de la vie et chimique. Son expérience dans le domaine de la recherche inclut plusieurs postes en tant qu’employé au Texas A&M University System –Station des essais agricoles de Texas, Centre de Recherche et de Vulgarisation de Blackland, Temple TX ; Oklahoma State University, Département d’agronomie ; Institut Colombien de Recherche Agricole (CIA). Département des statistiques et de la biométrie. Bogotá, Colombie : l’Université La Salle. Département de la science de l’alimentation. Bogotá, Colombie ; et l’Université Nationale de Colombie; Département de l’Agronomie. Dr Sanabria est au bureau 147 au poste 322, e-mail jsanabria@ifdc.org. M. Manfred Smotzok est retourné à l’IFDC le 15 février 2007 en tant que chef de partie du projet FARMS (Food and Agricultural Revitilization and Market Systems). Il est posté à Kabul en Afghanistan. Au début, M. Smotzok avait travaillé à l’IFDC en tant que chef de partie du projet de Développement de marchés d’intrants agricoles (AMDA) à Azerbaïdjan, Baku, Azerbaïdjan. Depuis lors, il a occupé le poste de chef de mission pour le Développement économique et rural dans des régions sélectionnées de l’Ouzbékistan et de conseiller en gestion, agroindustrie et promotion des PME dans le secteur des fruits et des légumes en Bosnie-Herzégovine. M. Smotzok a une maîtrise en études du développement (aménagement rural et développement agricole) de l’Institut des études sociales, la Hague, Pays-Bas. Son email est msmotzok@ifdc.org. Dr Julio Henao, Scientifique principal—Biométrie, au sein de la Division de la recherche et de développement de marchés a pris sa retraite le 30 avril 2007. Dr Walter T. Bowen a achevé sa mission de coordinateur de projet résident –ANMAT II démarré le 30 avril 2007.

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Le système d’aide à la décision sur les phosphates naturels développé est disponible sur l’Internet Des scientifiques de l’IFDC en collaboration avec l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) ont développé un système d’aide à la décision pour les phosphates naturels (SDDPN) qui permet de prédire la faisabilité de l’application directe des phosphates naturels sur les cultures. Le SDDPN est disponible sur le site web de la FAO/AIEA http://wwwiswam.iaea.org/dapr/srv/en/resources. On s’intéresse de plus en plus au PN pour une application directe d’autant

plus que le PN comme matière première est source d’éléments nutritifs riche en phosphore, selon Dr Upendra Singh, Scientifique principal—Systèmes de modélisation (la fertilité des sols). « L’intérêt généré par le PN en tant que source naturelle de phosphore peut ouvrir des perspectives de marché d’exportation pour les pays en développement, » dit Singh. L’Afrique abonde en gisements de phosphate naturel. Le SDDPN est le résultat d’une évaluation de 25 ans d’application du PN sur les cultures en Amérique latine, en Asie et en Afrique subsaharienne. L’outil d’aide à la décision ne requiert qu’un minimum d’intrants : le pH du sol, la source du PN et l’espèce végétale. Le SDDPN se sert également des prix à la production pour déterminer si le phosphate hydrosoluble ou le PN est plus économique.

Cet outil électronique est convivial et facile à explorer, dit Dr Henk Breman, scientifique principal à l’IFDC et conseiller du projet CATALIST (Catalyze Accelerated Agricultural Intensification for Social and Environmental Stability) basé au Rwanda. « Je me suis servi du SDDPN pour comparer le phosphate naturel du Burundi et celui de la Tanzanie. Même en tant que profane, j’ai pu obtenir des résultats. » Un article technique sur l’outil, « Le développement d’un système d’aide à la décision pour les phosphates naturels pour une application directe, » écrit par Suzette Smalberger, Upendra Singh, Sen H. Chien, Julio Henao et Paul W. Wikens a été publié dans le numéro de juin 2006 de Agronomy Journal.

Le projet AIMS finance un atelier des parties prenantes au Mozambique Environ 50 scientifiques et chercheurs agricoles ont participé le 22 mars à Beira, au Mozambique, à l’atelier national des parties prenantes pour le développement de marchés d’intrants agricoles (AIMS). Cet atelier a été organisé par l’IFDC en collaboration avec l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA), l’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) et le Citizen Network for Foreign Affairs (CNFA). Le projet AIMS est financé par l’Agence Internationale des Etats-Unis pour le développement international (USAID). « Au Mozambique, l’approvisionnement en intrants est crucial pour l’amélioration de la production agricole », dit Dr Amit Roy, Président Directeur Général de l’IFDC lors de son intervention au cours de cet atelier. Le projet AIMS offre des formations et de l’assistance technique en vue d’améliorer l’efficacité et la rentabilité des entreprises privées impliquées dans l’approvisionnement en intrants. Ces objectifs accordent avec ceux de la Déclaration d’Abuja sur les engrais pour une Révolution Verte Africaine, adoptée en juin 2006 lors du Sommet Africain sur les Engrais. L’allocution principale a été prononcée par Dr Calisto Bias, le Directeur général de l’Institut Agricole du Mozambique. Le renforcement de la capacité du système de distribution d’intrants agricoles au Mozambique est extrêmement important, a dit Dr Bias aux participants. Le cadre logique actuel présente des insuffisances et les intrants sont chers et pas toujours disponibles. « Un environnement politique défavorable, l’absence de réseaux de distributeurs ruraux et de systèmes d’information de marché, l’accès limité aux financements et la mise en œuvre inefficace des cadres de réglementation contribuent à la faible utilisation d’intrants au Mozambique », dit Dr Balu Bumb, chef de programme et Scientifique principal au sein du programme Politique, Commerce et Marchés de l’IFDC. Il a aussi souligné la nécessité d’un partenariat entre le secteur privé et le secteur public. Dr Larry Hammond, le chef de partie du projet AIMS et expert en marketing a fait remarquer que les activités de formation des distributeurs seront principalement concentrées dans un premier temps sur les corridors de Beira et Nacala.

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L’IFDC détache une économiste auprès du NEPAD pour assister dans la mise en œuvre de la Déclaration d’Abuja L’IFDC a détaché l’agroéconomiste Dr Maria Wanzala auprès du secrétariat de NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) à Johannesburg en Afrique du Sud. Ce détachement d’une durée de deux ans a pour objectif d’appuyer la mise en œuvre de la Déclaration d’Abuja sur les engrais pour une Révolution Verte Africaine, qui a été le principal résultat du Sommet Africain sur les Engrais tenu du 9 au 12 juin 2006 à Abuja au Nigeria. Ce Sommet fut la première initiative collective prise par les Chefs d’Etat et de gouvernement africains en vue de résoudre la crise des engrais en Afrique. Le Sommet d’Abuja a déclaré l’engrais, tant minéral qu’organique, « produit stratégique sans frontière », c’est-à-dire que les engrais doivent être exonérés des taxes et des impôts transfrontaliers. Par cette Déclaration, les Etats membres de l’Union Africaine s’engagent à atteindre un niveau d’utilisation d’engrais de 50 kilogrammes en moyenne par hectare d’ici à 2015. La Déclaration précise des actions concrètes que les Etats membres et les Communautés Régionales Economiques peuvent mettre en œuvre pour atteindre cet objectif. « L’Afrique fait face actuellement à une crise de la santé des sols due à l’épuisement des éléments nutritifs depuis des décennies sans réapprovisionnement », dit Wanzala. « Les douze résolutions contenues dans la Déclaration visant une augmentation du niveau d’utilisation d’engrais sont ambitieuses mais nécessaires pour renverser la faible productivité de l’agriculture en Afrique et atteindre le premier objectif de développement du Millénaire des Nations Unies qui consiste à éliminer l’extrême pauvreté et la faim en Afrique d’ici 2015. »

Dr Maria Wanzala (à gauche), agroéconomiste à l’IFDC détachée auprès du NEPAD pour aider à mettre en œuvre les 12 résolutions de la Déclaration d’Abuja sur les Engrais pour une Révolution Verte Africaine (accrochée au mur). A droite, le Prof. Richard Mkandawire, conseiller agricole du NEPAD.

Dr Wanzala, de nationalité ougandaise, collabore aussi étroitement avec l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) qui est basée à Nairobi au Kenya et financée par la Fondation Rockefeller. Elle partage son temps entre le NEPAD et l’AGRA. Le Sommet, organisé par l’IFDC fut l’une des plus importantes rencontres agricoles jamais tenues en Afrique. Les 1 100 participants étaient venus de 40 pays parmi lesquels des Chefs d’Etat, des Ministres de l’agriculture et des centaines de leaders d’organisations internationales, des centres de recherche agricole, des ONG et des compagnies privées. « Dr Wanzala possède toutes les compétences requises pour assister à la mise en œuvre de la Déclaration d’Abuja—elle travaille déjà avec plusieurs des experts agricoles en Afrique, » dit Dr Amit Roy, le Président directeur général de l’IFDC. Wanzala a représenté l’IFDC d’octobre 2005 à juin 2006 en tant que conseillère du Sommet Africain sur les Engrais auprès de NEPAD. Elle a été donc conseillère du Secteur de développement des engrais auprès de NEPAD jusqu’en janvier 2007. Elle est actuellement la Coordinatrice du Programme de Développement des marchés d’intrants au sein du Département Agriculture du NEPAD. « Les variétés végétales améliorées requises pour faire la Révolution Verte Africaine existent », dit Wanzala. « Mais le rendement potentiel de ces variétés améliorées ne peut être réalisé sans une augmentation importante du niveau d’utilisation d’engrais chimiques. » Les taux d’engrais varient de 100 à 200 kilogrammes par hectare dans les pays de la « Révolution Verte » en Asie. La Déclaration souligne la nécessité de renforcer les capacités des organisations paysannes, de la société civile et du secteur privé sans oublier l’amélioration des infrastructures et le développement des marchés d’intrants et de produits agricoles. La Déclaration fait appel à la Banque Africaine de Développement (BAD) pour mettre en place un Mécanisme africain de financement du développement des engrais en vue de développer des réseaux de distributeurs, de soutenir l’approvisionnement et la distribution d’engrais, de faciliter le cautionnement pour les importateurs et distributeurs d’engrais et de développer la production locale d’engrais en Afrique. La Déclaration appelle la Commission de l’Union Africaine (CUA) et le NEPAD à mettre en place un mécanisme de suivi et d’évaluation de sa mise en œuvre. La CUA est également appelée à soumettre un rapport semestriel aux Chefs d’Etat lors de l’Assemblée Générale de l’Union Africaine. (La suite à la page 8)

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IFDC–un Centre international pour la fertilité des sols et le développement agricole B.P. 2040 Muscle Shoals, Alabama, États-Unis

(Suite de la page 7

« Les Etats membres de l’Union Africaine font face à des défis dans leurs efforts de mise en œuvre des résolutions de la Déclaration du fait de la diversité de leurs situations économiques, culturelles, linguistiques et politiques et aux contraintes techniques et financières », dit Roy. « Maria n’aura pas la tâche facile—elle veillera à ce que les mesures et les actions définies dans la Déclaration soient mises en œuvre au niveau des pays et des Communautés Economiques Régionales. » « Le NEPAD a déclaré que la vision du développement économique en Afrique doit être basée sur l’augmentation durable des taux de croissance économique », dit Wanzala. Pour réaliser cette vision, les Chefs d’Etat et de gouvernement africains ont adopté le Programme global de développement de l’agriculture Africaine (CAADP) pour relancer la croissance agricole, la sécurité alimentaire et le développement rural. Wanzala devra participer à toutes les tables rondes locales du CAADP et faciliter la préparation et la mise en œuvre des plans nationaux de CAADP. La baisse constante de la production par habitant en Afrique, combinée avec une pauvreté et une faim croissantes, a mené Kofi Annan, l’ancien Secrétaire Général des Nations Unies à faire appel à « une Révolution Verte uniquement Africaine ». Il a souligné que la production alimentaire en Asie a triplé, alors que « l’Afrique n’a pas encore expérimenté sa propre Révolution Verte ». « Je suis honorée de contribuer à la dynamisation de l’agriculture africaine en travaillant avec le NEPAD et AGRA en vue d’atteindre un objectif collectif—une Révolution Verte propre à l’Afrique », dit Wanzala. 8—IFDC Report, Juin 2007


IFDC Report - Volume 32, No. 2, June 2007, French