L’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a été créée en 1980 en reconnaissance de l’importance biblique de Jérusalem et de son lien unique avec le peuple juif. Aujourd’hui, l’ICEJ représente des millions de chrétiens, d’églises et de dénominations à la nation et au peuple d’Israël. Nous reconnaissons au travers de la restauration d’Israël la fidélité de Dieu à garder son ancienne alliance avec le peuple juif.
Nos principaux objectifs sont :
• Se tenir aux côtés d’Israël ;
• Équiper et enseigner l’Église mondiale par rapport aux desseins de Dieu avec Israël et les nations du Moyen-Orient ;
• Être une voix active de réconciliation entre juifs, chrétiens et arabes et soutenir les églises et congrégations de Terre Sainte. Depuis son siège social à Jérusalem, l’ICEJ s’adresse à plus de 170 pays, avec des branches dans plus de 90 pays. Notre vision est :
• D’atteindre chaque segment de la société israélienne avec un témoignage chrétien de confort et d’amour ;
• D’atteindre et de représenter activement le soutien des dénominations, des églises et des croyants envers Israël
L’ambassade chrétienne est un ministère chrétien non confessionnel soutenu par les contributions volontaires de nos membres et amis à travers le monde. Nous vous invitons à vous joindre à nous dans nos œuvres pour Israël et pour le peuple juif dans le monde en faisant un don aux projets en cours de l’ICEJ.
Traduction et adaptation: Catherine Pierre-Léandre
Administration : Josiane Brassac josbra@me.com
ROSH CHODESH POUR LES FRANCOPHONES Une réunion hebdomadaire, organisée par l’ICEJ France à lieu par Zoom, tous les vendredis soir de 20h à 21h (heure d’Europe centrale) pour prier ensemble en français pour Israel. En plus, une fois sur deux, une deuxième heure supplémentaire est rajoutée de 21 h à 22h. Pour vous connecter et participer, veuillez utiliser le lien suivant : on.icej.org/RCPanelist
Chers amis,
Quelques heures après les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre, le monde a changé de manière dramatique et profondément troublante. Au lieu d’assister à des rassemblements de solidarité avec l’État juif en difficulté, nous avons été témoins de manifestations massives de centaines de milliers de protestataires exprimant leur soutien à la milice terroriste du Hamas. Il y a quelques jours à peine, nous avons discuté avec un rabbin du RoyaumeUni qui nous a décrit à quel point cette journée avait profondément changé l’atmosphère pour les communautés juives en Angleterre. Il nous a dit qu’ils avaient tous immédiatement senti que la situation avait pris une tournure dramatique. Porter une kippa ou une étoile de David en public était soudainement devenu trop dangereux. Fait remarquable, certains de ses voisins musulmans ont commencé à l’avertir que sa famille n’était plus en sécurité là-bas. Ils avaient entendu à plusieurs reprises dans la mosquée locale que le « Juif » de leur quartier ne pouvait plus être toléré. Après plusieurs avertissements de ce type, il a finalement déménagé avec sa famille et trouvé un refuge temporaire chez un pasteur à plusieurs villes de là.
Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de ce qui se passe, non seulement au Royaume-Uni, mais aussi dans de nombreux autres pays. Nous assistons à des niveaux de haine anti-israélienne et anti-juive sans précédent depuis la Shoah.
Ma plus grande préoccupation, cependant, concerne l’Église. Allons-nous trouver notre voix en ces temps critiques ? Les pasteurs relèveront-ils le défi, informeront-ils leurs congrégations et se tiendront-ils aux côtés du peuple de Dieu - qui est toujours « aimé à cause de ses pères » et dont l’appel est « irrévocable » ? (Romains 11.28-29)
Conscients de l’urgence de la situation, nous nous sentons obligés d’agir en convoquant un sommet d’urgence à Jérusalem. Il n’y a pas de temps à perdre. L’une de nos amies et panéliste au rassemblement mondial de prière, Christine Darg, l’a récemment décrit de manière poignante : « On a l’impression que l’Église est en train de se vider de son sang aux urgences et qu’elle a désespérément besoin de soins urgents. » Nous prions pour que ce sommet de Jérusalem fasse émerger une voix prophétique claire, qui aide l’Église à trouver une direction et du courage en ces temps difficiles. Merci de prier pour le sommet de Jérusalem, qui se tiendra du 9 au 11 juin, et d’envisager d’y participer en présentiel !
En attendant, nous continuons à bénir et à réconforter Israël en cette période critique. Par moments, on peut se demander de combien de “réconfort” une nation devenue l’une des plus prospères au monde a encore besoin. Pourtant, c’est précisément en ces temps d’hostilité mondiale envers l’État et le peuple juifs que notre amitié et notre soutien sont les plus nécessaires. Nous avons vraiment le sentiment que nous sommes appelés à être ici pour un temps comme celui ci.
Chaque projet que nous soutenons transmet le message qu’il y a des millions de chrétiens à travers le monde qui aiment Israël et se soucient profondément de son peuple. Qu’il s’agisse de la reconstruction dans la zone frontalière de Gaza, de l’aide aux survivants de la Shoah, de l’aide aux nouveaux immigrants ou de l’aide aux personnes dans le besoin, nous sommes là pour vous, en tant que votre ambassade à Jérusalem.
Je prie pour que vous soyez bénis en lisant ce magazine. Merci pour vos prières, votre fidélité et votre soutien. Que Dieu vous bénisse depuis Sion !
Dr. Jürgen Bühler Président de l’ICEJ
PHOTO DE COUVERTURE : Manifestation anti-israélienne en juillet 2024 à Washington, alors que le Premier ministre Netanyahou s’adressait au Congrès ( photo AP )
Le Sommet de Jérusalem : un appel à la clarté à un moment critique
- par le Dr Jürgen Bühler, président de l’ICEJ
Nous vivons l’un des moments les plus décisifs de l’histoire moderne de l’Église. Depuis le 7 octobre, le monde a changé. À travers l’Europe, l’Amérique du Nord, l’Amérique latine et au-delà, nous avons assisté à une recrudescence de l’antisémitisme à des niveaux jamais vus depuis des générations. Les communautés juives se sentent à nouveau vulnérables. La haine qui se cachait autrefois dans l’ombre défile désormais ouvertement dans les rues. Israël est jugé, isolé et délégitimé, non seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan moral et théologique.
Dans certains pays et même dans de nombreuses églises, le mot « sionisme » est devenu un terme péjoratif. Selon le dictionnaire Oxford, le sionisme est « un mouvement visant à rétablir une nation juive en Palestine (terre d’Israël) et à développer et protéger Israël ». Aujourd’hui, cependant, il est mondialement qualifié de racisme et d’apartheid. Pourtant, Israël est tout sauf un système d’apartheid. C’est la nation la plus démocratique et la plus diversifiée du Moyen-Orient.
Le concept même de sionisme trouve son origine dans la Bible. Il remonte au tout premier mouvement de restauration du peuple juif en exil à Babylone, lorsque le psalmiste chantait : « Sur les bords des fleuves de Babylone, Nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion. » (Psaume 137.1) Le sionisme est l’ancienne croyance et l’espoir du peuple juif que Dieu le ramènera toujours de l’exil vers sa patrie ancestrale, conformément à ses promesses dans la Bible. Mais cet espoir et cette croyance durables ont été remis en question.
Le prophète Ésaïe déclare : « Car c’est un jour de vengeance pour l’Eternel, Une année de représailles pour la cause de Sion. (Esaïe 34.8). » La version King James traduit ce verset par « une année de récompenses pour la controverse de Sion ». Nous vivons en effet une année de controverse au sujet de Sion, alors que l’espoir millénaire d’une patrie juive en Israël est attaqué dans le monde entier.
Alors que l’avenir d’Israël est confirmé par d’innombrables déclarations bibliques, beaucoup dans l’Église restent silencieux et indifférents face à la vague mondiale actuelle d’antisémitisme, incertains de ce que la Bible dit
au sujet du retour des Juifs, ou pire encore, farouchement opposés au sionisme.
Ésaïe s’est également écrié un jour : « Pour l’amour de Sion je ne me tairai point, Pour l’amour de Jérusalem je ne prendrai point de repos, Jusqu’à ce que son salut paraisse, comme l’aurore, Et sa délivrance, comme un flambeau qui s’allume. » (Ésaïe 62.1) En ces temps de confusion morale, le silence n’est jamais neutre. Les chrétiens cherchent des réponses et une direction en ces jours, et celles-ci devraient se trouver dans l’Église du Dieu vivant – que Paul décrit comme « colonne et appui de la vérité » (1 Timothée 3.15). Mais dans beaucoup trop d’églises, Israël, l’antisémitisme et l’appel irrévocable des Juifs sont complètement ignorés. Nous ne pouvons plus rester silencieux !
C’est pourquoi l’ICEJ organise d’urgence le Sommet de Jérusalem !
Du 9 au 11 juin, nous réunirons à Jérusalem un ensemble de leaders chrétiens, de théologiens et d’érudits de renom venus du monde entier pour aborder les questions brûlantes de la montée actuelle de l’antisémitisme mondial, des racines historiques des opinions anti-juives au sein de l’Église, et de l’apathie et de l’opposition théologiques qui entourent aujourd’hui la restauration d’Israël. Nous voulons fournir aux leaders chrétiens et aux laïcs les réponses bibliques dont ils ont besoin pour faire face aux défis redoutables qui se présentent actuellement.
FAIRE FACE À LA MONTÉE MONDIALE DE L’ANTISÉMITISME
L’amour pour Jérusalem n’est pas une émotion sentimentale, c’est une responsabilité biblique fondée sur l’alliance
éternelle de Dieu et l’appel d’Israël. Le chapitre 12 de l’Apocalypse décrit comment une attaque démoniaque serait lancée contre la femme, qui représente Israël. Ce dragon satanique de haine a plusieurs têtes. Il peut se présenter sous les traits d’un fanatique islamique, d’un professeur d’université, d’un politicien de gauche ou de droite, ou même d’un ecclésiastique. Le résultat est visible aujourd’hui dans les synagogues qui doivent adopter des mesures de sécurité strictes, chez les étudiants juifs qui ne se sentent pas en sécurité sur les campus universitaires, et dans les vieilles théories antisémites du complot qui réapparaissent sous de nouveaux habits et sont même colportées par des influenceurs conservateurs.
L’Église ne peut pas vivre dans la confusion à un tel moment. Apocalypse 12 nous dit également qu’à la fin, le Dragon s’en prendra aussi à ceux qui ont le témoignage de Jésus. Cela signifie que ceux qui exécutent ses ordres s’en prendront d’abord aux personnes qui observent le Shabbat, puis à celles qui observent le dimanche. L’apôtre Paul nous rappelle également dans Romains 11 que les croyants en Jésus issus des nations ont été greffés sur l’olivier d’Israël. Ainsi, si les branches naturelles souffrent, comment les branches greffées peuventelles rester indifférentes ?
Nous devons doter les responsables chrétiens d’une clarté théologique et d’un courage moral leur permettant de lutter contre l’antisémitisme, non seulement en tant que question politique, mais aussi en tant que défi à la santé spirituelle de l’Église elle-même, afin de ne pas finir maudits et coupés des desseins rédempteurs de Dieu. L’antisémitisme a toujours été plus qu’un préjugé. C’est une résistance aux promesses que Dieu a scellées par serment. C’est une tentative de délégitimer le peuple par lequel Dieu a choisi de révéler sa Parole et de faire venir le Messie. Si l’Église reste silencieuse en ce moment, nous risquons de perdre complètement notre voix prophétique.
Aborder la nouvelle perspective paulinienne et d’autres formes de théologie du remplacement
Au fil des siècles, divers cadres théologiques ont vu le jour, qui ont subtilement – ou ouvertement – rompu les liens entre l’Église et Israël. La théologie du remplacement a pris de nombreuses formes. À notre époque, elle se présente souvent sous un langage académique plus sophistiqué, notamment sous la forme de ce qu’on appelle la « nouvelle perspective sur Paul ».
Les discussions académiques ont leur place. Cependant, lorsque les points de vue théologiques mènent à la conclusion que l’alliance de Dieu avec Israël a expiré, ou que le peuple juif n’a plus d’appel distinct dans le plan rédempteur de Dieu, nous devons revenir à l’Écriture elle-même. Paul demande dans Romains 11.1 : « Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! »
Il ne s’agit pas d’une note de bas de page mineure. C’est un élément central de l’intégrité de l’Évangile. La fidélité de Dieu envers Israël est indissociable de sa fidélité envers l’Église. Si les promesses de l’alliance de Dieu avec Israël peuvent être réduites à de simples abstractions spirituelles, quelle garantie subsiste pour l’Église ??
Le Sommet de Jérusalem fournira les fondements scripturaires permettant d’affirmer les alliances durables d’Israël, son élection divine et la promesse de la Terre, tant du point de vue de l’Ancien Testament que du Nouveau Testament. Nous cherchons à aider les pasteurs et autres responsables d’Église
à enseigner de manière responsable et claire les vérités bibliques à notre époque.
REVISITER LE CONCILE DE NICÉE COMME UN TOURNANT DANS L’HISTOIRE DE L’ÉGLISE
L’année dernière a marqué le 1700e anniversaire du premier concile de Nicée, qui a été un moment déterminant dans l’histoire de l’Église. S’il a clarifié des doctrines essentielles concernant la divinité de Jésus, il a également cimenté la séparation de l’Église de ses racines hébraïques. Après Nicée, ce fossé entre les Églises établies et le peuple juif n’a fait que se creuser.
Plus particulièrement, si le concile de Nicée de 325 après J.-C. est parvenu à des vérités puissantes sur la divinité de Jésus, il n’a pas reconnu que notre foi était enracinée dans les patriarches et les prophètes d’Israël. Les fêtes bibliques ont été abandonnées et remplacées par un nouveau calendrier païen. Dans une lettre adressée aux Églises depuis Nicée, Constantin déclara fièrement : « Nous ne devons donc rien avoir en commun avec les Juifs... Nous désirons, très chers frères, nous séparer de la compagnie détestable des Juifs... »
Le Sommet de Jérusalem reviendra sur ces décisions historiques de l’Église et cherchera à corriger certaines erreurs théologiques concernant le peuple juif. Si le credo de Nicée doit être pleinement affirmé en ce qui concerne la nature divine de Jésus, nous proposerons un credo actualisé qui affirme la judéité de Jésus.
Pourquoi Jérusalem ? Jérusalem n’est pas seulement un lieu géographique, c’est le carrefour entre le ciel et la terre. Jérusalem était le centre de l’Église primitive à l’époque du Nouveau Testament, et il est approprié de tenir à nouveau un tel concile à Jérusalem pour résoudre les questions qui secouent et remettent en question l’Église aujourd’hui. Bien que cette réunion soit convoquée dans un délai relativement court, les questions sont urgentes et ne permettent pas de retard. Lors d’une récente réunion mondiale de prière, notre sœur Christine Darg a comparé l’Église à un corps malade qui saigne et qui a besoin de soins médicaux immédiats. Cela est vrai même pour de nombreuses églises évangéliques. Et Jérusalem est la salle d’urgence où l’on peut le soigner.
Jérusalem est le lieu où le ciel rencontre la terre. Dieu y a placé son nom pour toujours, et tous les actes rédempteurs de l’histoire se sont déroulés et se dérouleront dans cette ville. Nous avons confiance que Dieu s’exprimera en cette période critique par l’intermédiaire de fidèles enseignants bibliques et théologiens.
Une responsabilité et une opportunité historiques Si vous êtes pasteur, théologien, responsable de ministère, éducateur, ou si vous vous souciez simplement d’Israël et de l’Église aujourd’hui, alors c’est le moment pour vous de venir au Sommet de Jérusalem. Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne disparaîtront pas si nous les évitons. Ils exigent une profondeur biblique, une conscience historique et un courage spirituel.
Aujourd’hui, la crédibilité de l’Église est en jeu et Jérusalem est l’endroit où vous devez venir vous engager, agir et changer le destin de votre Église et de votre nation concernant Israël. Alors, rejoignez-nous en juin prochain.
Je me réjouis de vous accueillir au Sommet de Jérusalem !
DÉCLARATION DE L’ICEJ SUR LE SIONISME CHRÉTIEN
En janvier, un ecclésiastique anonyme a publié une déclaration énigmatique prétendant parler au nom de tous les patriarches et chefs des Églises historiques de Jérusalem, qui dénonçait le sionisme chrétien comme une « idéologie néfaste ». Il est rapidement apparu que cette déclaration n’était pas approuvée par tous les chefs religieux de Jérusalem, notamment par le patriarche latin, le cardinal Pierbattista Pizzaballa. Cette déclaration visait une association civile israélienne qui cherche à mieux intégrer les chrétiens arabophones indigènes dans la société israélienne, en dehors de la supervision des chefs traditionnels des Églises. Leur « péché » était d’avoir commencé à collaborer avec des chrétiens évangéliques qui soutiennent Israël, notamment l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee. En réponse, l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a publié une déclaration défendant le sionisme chrétien, qui disait en partie :
« L’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem conteste la récente déclaration des patriarches
purement biblique dans son origine, ses croyances, sa portée et sa pratique, reflétant nos convictions religieuses sincères et non des objectifs politiques changeants. La restauration promise d’Israël à l’époque moderne bénéficie de nombreuses références bibliques dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Le retour des Juifs en Terre d’Israël reflète et affirme la nature et le caractère fidèles de Dieu, qui tient toujours les promesses de son alliance, renforçant ainsi la foi chrétienne plutôt que de la nuire ou de le fragiliser. »
« De plus, le retour promis des Juifs à Sion a été enseigné et adopté par de nombreux chrétiens pieux tout au long de l’histoire de l’Église, depuis les apôtres originels et certains des premiers pères de l’Église jusqu’aux ecclésiastiques médiévaux, en passant par les mouvements protestants et évangéliques modernes. Le sionisme chrétien est donc antérieur au supersessionisme et survivra à sa disparition. »
« Le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne et prélat catholique respecté, a un jour exprimé son soutien au sionisme biblique, affirmant qu’il
L’ÉGLISE DANS LA VALLÉE DU JUGEMENT SUR ISRAËL
- PAR LE RÉVÉREND PETER TSUKAHIRA
EXTRAITS
DU MESSAGE DE
PETER LORS
DE LA
RÉCENTE CONFÉRENCE DES PASTEURS ENVISION ORGANISÉE PAR L’ICEJ À JÉRUSALEM.
Le thème de cette conférence est « Israël et votre Église ». Pourquoi Israël est-il important pour votre congrégation ? Notre génération de chrétiens a été témoin de l’implosion de l’influence des Églises protestantes traditionnelles dans la société occidentale. Partout en Europe, la perte de membres et d’influence des Églises protestantes soutenues par l’État est stupéfiante. Leur place a été prise au cours de la dernière génération, en particulier aux ÉtatsUnis, par l’aile évangélique et charismatique, ainsi que par les méga-Églises indépendantes. Aujourd’hui, le mouvement évangélique traverse une véritable crise et se bat pour son avenir, autour de deux grandes questions : l’autorité et l’authenticité.
Plus précisément, où est l’autorité dont nous parlent les Écritures dans l’Église primitive ? Pourquoi n’est-elle pas présente dans l’Église d’aujourd’hui ? Et comment peut-elle être restaurée ? Est-ce dans les miracles ? Dans le fait d’être prophétique ? Dans l’attribution des bons titres ministériels ? Ce sont là des symptômes du manque d’autorité. Franchement, nous voyons des signes de désespoir, et je dirais même de profonde désillusion. Cela se voit dans le nombre de responsables de ministères que nous aimons et respectons qui tombent de leur position, après qu’on ait découvert qu’ils menaient une double vie depuis des années. C’est comme si les responsables eux-mêmes étaient désillusionnés. Et cela indique une crise d’autorité. Quelle est l’autorité de l’Église moderne ? Et d’où vient-elle ?
L’autre crise concerne l’authenticité. La jeune génération ne recherche pas une bulle religieuse dans laquelle se réfugier. Elle recherche un mode de vie authentique fondé sur la foi, qu’elle puisse emporter partout avec elle, quelque chose qui touche à la culture, à la société et à l’identité personnelle, quelque chose qui dépasse le simple chant. Elle recherche l’authenticité, et la fréquentation des églises évangéliques dans le monde entier est en baisse, et ce n’est pas seulement dû à la pandémie de Covid.
Les jeunes ne sont pas attirés par ce milieu. La prochaine génération est désespérée et assoiffée de quelque chose de réel dans la foi chrétienne, et elle ne le trouve pas dans la plupart des ministères qui nous entourent aujourd’hui.
Or, l’autorité et l’authenticité sont toutes deux liées à un autre mot : auteur ! Un auteur est à l’origine de quelque chose. C’est lui
qui devrait avoir l’autorité et l’authenticité. Et pour les chrétiens du monde entier, ce que nous savons avec certitude au sujet de Dieu, c’est ce que nous trouvons dans les Écritures. Une fois cette conclusion tirée, la prochaine étape est facile : les auteurs des Écritures sont le peuple juif. Pas seulement certains auteurs, mais tous les auteurs que Dieu a choisis pour écrire Sa parole. Tout ce que chaque chrétien a jamais su depuis 2000 ans au sujet du seul vrai Dieu provient d’un seul groupe ethnique. Est-ce un hasard ? Si nous voulons avoir autorité sur ce que Dieu a dit et ce qu’Il veut, il n’y a qu’une seule adresse. Si nous voulons l’authenticité, nous devons restaurer cela. Ce n’est pas facultatif, car l’Église mondiale est en crise, que nous le reconnaissions ou non.
La véritable question pour l’Église est la suivante : quelle est votre position vis-à-vis d’Israël ? Chaque église, chaque responsable de ministère, chaque croyant sera contraint de prendre cette décision. Des multitudes se trouvent dans la vallée de la décision. Dieu appelle l’Église dans cette vallée. Quelle est votre position visà-vis d’Israël ? Car c’est dans cette vallée que se détermineront les caractéristiques de l’Église en tant qu’épouse à la fin des temps. Certains sortiront victorieux de cette vallée, tandis que d’autres seront laissés pour compte.
Examinons donc les Écritures. Par exemple, Romains 11, au milieu du Nouveau Testament, où Paul, l’apôtre juif des croyants des nations, nous dit que le fait qu’Israël ait trébuché sur l’Évangile a apporté la richesse aux païens, tandis que leur acceptation signifiera « la vie d’entre les morts de l’ » (versets 11.11-12). Dieu était assez puissant et sage pour transformer le rejet de Jésus par les Juifs en une glorieuse victoire pour les chrétiens des nations. Mais combien plus grande sera leur acceptation ? Ma congrégation du Mont Carmel est composée de Juifs israéliens qui viennent au Seigneur et adorent Yeshua sur sa propre terre, dans sa propre langue, parmi son propre peuple, pour la première fois depuis 2000 ans. Vous pouvez venir le voir de vos propres yeux et faire le lien avec ce passage des Écritures. C’est révélateur de le voir de vos propres yeux et de le lire dans les Écritures, et soudain, tout devient clair. C’est ce dont l’Église a besoin. D’où vient l’autorité ? D’où vient l’authenticité ? C’est comme une source jaillissant du sol, la vie ressuscitant les morts. C’est ce dont votre Église a besoin.
LA CONTROVERSE DE SION
-PAR DAVID PARSONS, VICE-PRÉSIDENT SENIOR ET PORTE-PAROLE DE L’ICEJ
De nombreux chrétiens hésitent aujourd’hui à soutenir Israël, craignant d’être la cible de mépris. En effet, depuis le 7 octobre, une ligne de démarcation claire s’est dessinée autour du « sionisme », même au sein de l’Église. Étonnamment, le prophète Ésaïe avait prédit ce jour, proclamant : « Car c’est un jour de vengeance pour l’Éternel, Une année de représailles pour la cause de Sion.» (Ésaïe 34.8) Ou pour la controverse de Sion » (KJV)
Il est certainement temps de décider de quel côté vous vous situez ! J’ai constaté qu’il est beaucoup plus facile de se ranger du côté d’Israël aujourd’hui si l’on comprend deux vérités bibliques et prophétiques :
1) La restauration d’Israël dans ces derniers jours est affirmée dans le Nouveau Testament ; et 2) Le conflit actuel est essentiellement une bataille spirituelle pour la rédemption nationale d’Israël.
LA RESTAURATION D’ISRAËL DANS LE NOUVEAU TESTAMENT
La Bible dit clairement qu’Israël a reçu la promesse d’une restauration dans les derniers jours, à la fois un retour physique sur la Terre et un retour spirituel vers Dieu par l’intermédiaire du Messie promis (Ézéchiel 36.24 et suivants ; Romains 11.25-27).
Ce retour en deux phases est conforme aux promesses solennelles faites par Dieu aux patriarches Abraham (Genèse 17.8), Moïse (Lévitique 26.44-45 ; Exode 33.14 ; Hébreux 4.9) et David (2 Samuel 7.12-16 ; 1 Chroniques 22.7-10).
Les prophètes hébreux sont ensuite venus nous dire comment Dieu tiendrait ces promesses faites à Israël dans son alliance. Ézéchiel 36.24 et suivants est le passage le plus clair sur le retour physique d’Israël dans son pays, puis son retour spirituel vers Dieu. Amos 9.15 a également assuré au peuple juif qu’après deux exils et deux retours, il ne serait « plus jamais déraciné ». Et Ésaïe 9.6-7 promettait que le résultat final serait que le Messie s’assiérait sur le trône de David et régnerait sur le monde entier dans un royaume éternel.
Mais que dit le Nouveau Testament à ce sujet ? Certains chrétiens affirment que le Nouveau Testament ne mentionne jamais la restauration d’Israël à la fin des temps. Ils disent également que Jésus luimême a rejeté la restauration du royaume d’Israël dans Actes 1.6-7. Pourtant, il a simplement dit que le moment de cette restauration promise était entre les mains de Dieu seul.
Ailleurs, Jésus a clairement affirmé la restauration physique et spirituelle d’Israël dans les derniers jours. Dans Luc 21.24, il a prédit avec précision l’exil de son peuple et la domination des nations sur Jérusalem « jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis ». En d’autres termes, l’exil physique des Juifs de Jérusalem et de leur terre prendrait fin un jour. Puis, dans Matthieu 23.39, Jésus a également prédit la restauration spirituelle d’Israël, en disant à Jérusa-
lem : « Tu ne me verras plus, jusqu’à ce que tu dises : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. »
Jésus a également assuré qu’Élie reviendrait et « rétablirait toutes choses » (Matthieu 17.11). Il a en outre déclaré que lors de la « régénération » - l’ère messianique à venir - ses disciples les plus proches siégeraient sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël (Matthieu 19.28). En d’autres termes, Israël entre dans le Millénium en tant que peuple racheté !
L’apôtre Pierre a également prêché que Jésus ne reviendrait pas avant la « rétablissement de toutes choses » annoncée par les prophètes hébreux (Actes 3.19-21).
Tous ceux qui écoutaient ces promesses répétées de « restauration » savaient qu’elles faisaient référence au grand espoir juif d’un royaume restauré et éternel promis à David et à Salomon.
Enfin, l’apôtre Paul a prédit un temps – après que la totalité des païens soit entrée – où « tout Israël sera sauvé ». Cela se produira lorsqu’un Libérateur viendra de « Sion » et ôtera l’impiété de Jacob (Romains 11.25-27). Quelle approbation retentissante du sionisme et de son objectif rédempteur !
LA BATAILLE SPIRITUELLE POUR LA RÉDEMPTION D’ISRAËL
La Bible annonce également une intense bataille spirituelle pour la rédemption nationale d’Israël. Cette lutte finira par attirer toutes les nations à Jérusalem, où elles seront humiliées et jugées par Dieu pour avoir maltraité Israël (Psaume 2 ; Ésaïe 2 ; Daniel 2.34-35, 44-45 ; Joël 3 ; Sophonie 3.8 ; Zacharie 12 et 14).
Considérez qu’en Apocalypse 12, l’apôtre Jean a une vision d’une femme vêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur la tête. Cette image provient directement du rêve de Joseph dans Genèse 37.9 et représente clairement la nation d’Israël. Elle est engagée dans une grande bataille spirituelle dans les cieux avec un dragon féroce qui cherche à contrecarrer son rôle dans le plan de rédemption de Dieu. Et la question brûlante est la suivante : pourquoi Satan cherche-t-il toujours à détruire la femme Israël après que son fils ait été enlevé au ciel ? La réponse est qu’Israël a toujours de l’importance pour Dieu. Et le sionisme vise à accomplir le plan rédempteur de Dieu pour le bien du monde entier. Cela vaut la peine de le soutenir !
Crédit photo : AP - Des manifestants pro-Israël et anti-Israël s’affrontent à Washington, DC.
PRO-ISRAÉLIENNE À WASHINGTON
Récemment, le président de l’ICEJ, le Dr Jürgen Bühler, et le vice président principal, David Parsons, se sont rendus à Washington D.C. pour représenter l’Ambassade chrétienne lors de la conférence annuelle des présidents de la Israel Allies Foundation, dont l’ICEJ est l’un des soutiens. Ils y ont été rejoints par la directrice nationale d’ICEJ USA, le Dr Susan Michael, ainsi que par d’autres membres clés de son équipe.
Cette rencontre de l’IAF a réuni cette année des dizaines de parlementaires issus de groupes pro Israël dans plus de soixante parlements nationaux à travers le monde. Le programme comprenait notamment des séances d’information à la Maison Blanche avec de hauts responsables de l’administration Trump, ainsi qu’un gala destiné à honorer le président américain pour sa position ferme en faveur d’Israël.
Le Dr Bühler a pris la parole lors de la session d’ouverture de la conférence. Plus tard, lors d’une réception et d’un dîner au Capitole, lui et David Parsons ont pu engager une discussion animée avec l’invité d’honneur, le prince héritier Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah d’Iran. Pahlavi y a exposé son projet de transition vers un système plus libre et démocratique pour son pays, dans l’hypothèse où le peuple parviendrait à renverser le régime clérical oppressif de Téhéran. Ce projet inclurait notamment l’établissement de relations beaucoup plus amicales avec Israël, dans le cadre des Accords de Cyrus.
Le Dr Jürgen Bühler et le ‘vice-président senior David Parsons lors de la conférence annuelle des présidents de la Fondation des alliés d’Israël, en compagnie du Dr Susan Michael et d’autres membres clés de son équipe ▲▲ et en compagnie de l’invité spécial, le prince héritier Reza Pahlavi. ◄
L’ICEJ COMMÉMORE LES VICTIMES DE L’HOLOCAUSTE
-PAR LE PERSONNEL DE L’ICEJ
Dans un contexte de montée de l’antisémitisme à l’échelle mondiale, de nombreuses branches de l’ICEJ à travers le monde ont organisé des événements pour commémorer la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah, le 27 janvier, qui coïncidait cette année avec le80eanniversaire de la libération d’Auschwitz.
En Allemagne, notre équipe ICEJ a accueilli Eva Erben, survivante de l’a Shoah, pour une nouvelle tournée réussie au cours de laquelle elle s’est exprimée dans des écoles et des églises à travers tout le pays. Les jeunes Allemands ont accueilli Eva avec émotion lorsqu’elle a raconté comment elle avait survécu au ghetto de Terezin, à Auschwitz et à une marche de la mort. Elle a également établi un lien direct entre la cruauté nazie qu’elle a subie dans son enfance et les actions du Hamas le 7 octobre.
Au Danemark, la branche de l’ICEJ a organisé un concert commémoratif de la Shoah qui a réuni des leaders des communautés chrétienne et juive, ainsi que l’ambassadeur d’Israël au Danemark, Zvi Tal. L’événement a mis en scène des performances d’élèves du secondaire et de groupes musicaux de l’ICEJ originaires du Danemark et des îles Féroé.
Aux Philippines, les partisans de l’ICEJ ont participé à l’événement « Light for Tomorrow » (Lumière pour demain) organisé à Cavite City à l’occasion de la Journée du souvenir de la Shoah, en présence de l’ambassadrice israélienne Dana Kursch.
Et à Chypre, le coordinateur de l’ICEJ pour le Moyen-Orient, Tom Craig, a assisté à un événement commémoratif de la Shoah avec des responsables israéliens et la communauté juive locale memoración del Holocausto con funcionarios israelíes y la comunidad judía local.
Philippines
Chypres
Danemark
Allemagne
ENVISION 2026
APPORTE AUX PASTEURS UNE NOUVELLE RÉVÉLATION SUR ISRAËL
-PAR LAURINA DRIESSE (AVEC LA CONTRIBUTION DE NAOMI AMMON)
Alors que grondent les rumeurs d’une nouvelle guerre avec l’Iran, plus de 70 pasteurs et responsables de ministères de 20 nations se sont réunis à Jérusalem début février pour la conférence Envision 2026 de l’ICEJ. Cette conférence de quatre jours, dont le thème était « Israël et votre Église », a apporté une nouvelle révélation et une compréhension biblique sur Israël, dans un contexte marqué par la montée effrayante de l’antisémitisme mondial et même par les dénonciations du sionisme chrétien par d’autres évangéliques. Les délégués ont pu écouter toute une série d’intervenants israéliens et internationaux, notamment des spécialistes de la Bible, des diplomates et des experts en sécurité.
Ingolf Ellßel
David Parsons
Josh Reinstein
Mojmír Kallus Peter Tsukahira G. McDermott
John Ahern Moshe Tur Paz Nick Hansen
Ramin Parsa Ihab Shlayan Amir Avivi
Israel Pochtar Daniel Yahav mari et femme Lischinski
DÉFI INITIAL
Le révérend Ingolf Ellßel, président du conseil d’administration de l’ICEJ, a ouvert la conférence en mettant les pasteurs au défi de se tenir fermement aux côtés d’Israël, citant des exemples tirés des Écritures où des païens ont aidé et réconforté Israël d’une manière qui a plu au Seigneur. Considérant le long parcours d’Israël, M. Ellßel a fait remarquer que c’est une nation qui semble souvent seule. Mais il a évoqué le roi perse Cyrus, ainsi que la Moabite Ruth qui a fait preuve de bienveillance envers Naomi, alors même que sa belle-sœur Orpah s’était détournée d’elle. Cela révèle deux types de chrétiens
aujourd’hui, a-t-il déclaré : ceux qui connaissent Israël mais restent indifférents, et ceux qui choisissent de se tenir véritablement aux côtés d’Israël.
« Je ne veux qu’aucun pasteur passe à côté d’une bénédiction de Dieu », a conclu Ellßel, rappelant aux délégués la bénédiction spéciale promise par Dieu à ceux qui se tiennent aux côtés d’Abraham et de sa descendance juive.
DEUXIÈME JOUR : ENSEIGNEMENT ET DIPLOMATIE DE LA FOI
Le lendemain, une excellente équipe d’enseignants bibliques a pris la parole, suivie de visites à la Knesset et au ministère israélien des Affaires étrangères.
Le Dr Mojmir Kallus, vice-président des affaires internationales de l’ICEJ, a ouvert les sessions du matin avec une interprétation très originale du Psaume 122 et de son appel à « prier pour la paix de Jérusalem ! ». Il a utilisé les versets de ce psaume très apprécié pour offrir une image prophétique de la manière dont l’Église devrait refléter les desseins de Dieu sur Jérusalem en tant que « maison de prière pour tous les peuples ». Il a souligné qu’une compréhension précise de l’Israël d’aujourd’hui relie étroitement de nombreux chrétiens divers, tout comme Jérusalem a été « bâtie comme une ville dont les parties sont liées ensemble ». Le Dr Kallus a ajouté que les trônes destinés au jugement dans ce passage incluent le jugement ultime de Dieu sur les nations pour la manière dont elles ont traité le peuple juif.
Peter Tsukahira a évoqué la crise actuelle d’autorité et d’authenticité dans l’Église évangélique, et a exhorté à revenir aux auteurs juifs originaux de la Bible pour remédier à cette crise et renouer avec l’héritage hébraïque de l’Église (voir l’enseignement à la page 7).
Le professeur Gerald McDermott, théologien anglican, a expliqué le fondement biblique du sionisme chrétien et a exhorté à une compréhension plus profonde du rôle central et durable d’Israël dans le plan rédempteur de Dieu. Son message s’est concentré sur l’importance historique et théologique de la promesse de la Terre tout au long de la Bible, et en particulier dans le Nouveau Testament. « Ce n’est pas seulement l’Ancien Testament qui enseigne que Dieu a donné la terre des Cananéens comme un don permanent au peuple juif. La promesse de la Terre est enseignée et sous-entendue tout au long du Nouveau Testament », a assuré McDermott. « Le sionisme est omniprésent dans le Nouveau Testament. »
Le pasteur irlandais John Ahern, qui dirige une jeune congrégation dynamique à Dublin, a ensuite parlé de la nécessité de lutter pour la foi de nos pères. Il a souligné la nécessité pour les pasteurs d’être bien informés, courageux et animés par la conviction de s’exprimer en faveur d’Israël et du peuple juif. « Si vous aimez le Dieu de la Bible, vous aimez le peuple de la Bible... Israël fait toujours partie des plans éternels de Dieu », a-t-il proclamé. Ahern a ajouté qu’Israël est au cœur de notre foi et de notre histoire chrétiennes, et que l’Église doit aujourd’hui se tenir aux côtés d’Israël malgré les pressions sociales qui vont dans le sens contraire.
Dans l’après-midi, les délégués d’Envision ont été accueillis
à la Knesset, le parlement israélien, et dans les bureaux du ministère des Affaires étrangères.
Josh Reinstein, directeur du Caucus chrétien allié de la Knesset, a accueilli les pasteurs au parlement de la seule véritable démocratie du Moyen-Orient. « La Knesset est le seul endroit où vous pouvez venir, dire ce que vous pensez, où il y a la liberté d’expression, où vous pouvez dire ce que vous voulez et où vous pouvez prier », a déclaré M. Reinstein.
Il a également expliqué que l’idée derrière la création du « groupe des alliés chrétiens » (Christian Allies Caucus) était d’établir des voies de communication et de coopération directes avec les dirigeants chrétiens du monde entier.
« Nous avons réalisé pendant la deuxième intifada que ce sont les chrétiens, et non les pays, qui soutenaient Israël », a raconté M. Reinstein. « Nous savions que nous devions établir une nouvelle relation entre les juifs et les chrétiens, et c’est pourquoi nous nous sommes associés à l’ICEJ. L’ambassade chrétienne a toujours sa place à la table des négociations. »
« Aujourd’hui, le KCAC est en relation avec des groupes parlementaires pro-israéliens dans 64 pays à travers le monde », a-t-il poursuivi. « Nous menons une diplomatie fondée sur la foi, lorsque les gens transforment leur soutien biblique à Israël en actions politiques concrètes. »
Moshe Tur Paz, membre de la Knesset et coprésident du KCAC, a déclaré aux délégués d’Envision que, de nos jours, la diplomatie fondée sur la foi est parfois la seule diplomatie qui fonctionne dans le monde.
« Les liens communautaires et confessionnels ont toujours été quelque chose de très essentiel pour moi », a-t-il déclaré. « Certaines personnes se lient à travers des bâtiments, d’autres à travers le temps, mais en réalité, les personnes croyantes se lient à travers leurs convictions. »
David Parsons, vice-président senior et porte-parole de l’ICEJ, a expliqué que de nombreux Occidentaux pensent que nos systèmes et valeurs démocratiques modernes proviennent de la culture gréco-romaine, alors qu’ils trouvent en réalité leur origine en Israël et dans la Bible. M. Parsons a souligné qu’Ésaïe 33.22 dit : « Car l’Éternel est notre juge, l’Éternel est notre législateur, l’Éternel est notre roi. »
« Ici, nous avons le pouvoir judiciaire, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif représentés par une seule personne, car seul Dieu peut assumer à la fois ces trois rôles de gouvernance », a-t-il expliqué. « Nous devons les séparer et mettre en place un système de contrôle et d’équilibre des pouvoirs, qui est le fondement de nos démocraties constitutionnelles. Cela fait partie de notre héritage judéo-chrétien et c’est à Israël que revient le mérite de nous l’avoir transmis, et non à Athènes ou à Rome. »
Ensuite, notre délégation a été reçue au ministère israélien des Affaires étrangères et a écouté quatre diplomates de haut rang, dont trois ambassadeurs. Ils ont présenté un aperçu des défis actuels auxquels Israël est confronté dans le monde, notamment la vague montante d’antisémitisme, le plan Trump pour la reconstruction de Gaza et la menace persistante que représente l’Iran.
Ce soir-là, Parsons a délivré un message sur « La controverse de Sion », s’appuyant sur Ésaïe 34.8 pour parler des fondements bibliques de la restauration moderne d’Israël et du jugement imminent de Dieu sur les nations qui s’opposent à ce processus de rédemption (voir l’enseignement à la page 8).
TROISIÈME JOUR : LE PRÉSENT ET L’AVENIR D’ISRAËL
Le lendemain, Nick Hansen, directeur national de l’ICEJ-Danemark, a commencé par discuter de l’importance d’intégrer Israël dans nos enseignements pastoraux. Il a présenté une étude fascinante, étayée par des données statistiques, montrant que les puissances historiques ont connu des hauts et des bas économiques en fonction de leur attitude envers Israël et le peuple juif.
Hansen a également établi une analogie qui donne à réfléchir entre les souffrances de Job et les réactions critiques de ses amis, par rapport à la façon dont les chrétiens ont toujours eu tendance à mépriser un Israël souffrant. « Quand Israël souffre, que dit l’Église ? », a-t-il demandé. « Trop souvent, nous nous comportons comme les amis de Job à l’époque de la persécution d’Israël, en critiquant et en donnant des conseils, au lieu de réconforter et de servir. »
Ramin Parsa, un chrétien iranien vivant aujourd’hui à Jérusalem, a partagé son parcours transformateur de l’islam au christianisme alors qu’il était encore dans son Iran natal. Il a également appelé à prier de toute urgence pour la liberté de l’Iran aujourd’hui. Il a insisté sur le fait que le peuple iranien a soif de l’Évangile. « Ils ont entendu dire que l’islam est une imposture et se tournent vers le Seigneur », a-t-il déclaré.
Le lieutenant-colonel Ihab Shlayan, officier supérieur issu de la communauté chrétienne indigène d’Israël, a ensuite évoqué les défis auxquels est confrontée la communauté chrétienne locale arabophone et ses efforts pour l’intégrer pleinement dans la société israélienne. Ihab a déclaré qu’il se considérait fièrement comme un « sioniste » car il soutient l’État d’Israël en tant que patrie historique des Juifs et lieu d’accueil pour toutes ses minorités.
Ensuite, le général de brigade Amir Avivi a présenté un excellent exposé stratégique sur les défis actuels d’Israël en matière de sécurité, les échecs et les conséquences de la guerre du 7 octobre, ainsi que la menace toujours présente des missiles et du programme nucléaire iraniens. Il a estimé qu’une attaque menée par les États-Unis contre l’Iran était toujours probable et a insisté pour qu’elle vise une victoire décisive. Si Israël parvient à consolider sa victoire contre l’Iran et ses mandataires, le Hamas et le Hezbollah, il s’attend à une vague d’aliyah vers Israël de la part des Juifs du monde entier.
Les sessions de l’après-midi et du soir ont été marquées par d’autres présentations du professeur McDermott et des pasteurs israéliens Israel Pochtar d’Ashdod et Daniel Yahav de Tibériade, ainsi que par un temps de prière dirigé par Joshua Gooding, responsable du département de prière de l’ICEJ. De plus, les participants à Envision ont écouté Daniel et Ruth Lischinsky, des croyants israéliens locaux, raconter l’histoire déchirante de leur fils Yaron, un jeune diplomate israélien prometteur qui a été abattu avec sa fiancée par un terroriste dans les rues de Washington, DC, l’année dernière.
QUATRIÈME JOUR : IL FAUT LE VOIR POUR LE CROIRE !
Le dernier jour d’Envision a été consacré à une excursion dans les communautés israéliennes situées le long de la frontière avec Gaza, qui ont été les plus touchées par l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre. Là-bas, les pasteurs d’Envision ont visité un nouveau lycée agro-technologique innovant que l’ICEJ a aidé à lancer en fournissant des fonds pour une grande serre expérimentale et un centre d’apprentissage de quatre salles de classe. Le corps enseignant de l’école a expliqué comment la vision de l’école est née des événements tragiques du 7 octobre. Plusieurs élèves ont également donné des explications impressionnantes sur les raisons qui les ont poussés à venir de tout Israël pour étudier dans ce lycée unique (pour en savoir plus sur cette visite, voir pages 14-15).
Ils se sont ensuite rendus sur le site du festival de musique Nova, devenu un mémorial national pour les centaines de victimes massacrées et kidnappées le 7 octobre. Les délégués d’Envision ont été profondément émus par la manière dont les Israéliens rendent hommage à ceux qui sont tombés en ce jour sombre.
La prochaine étape était le kibboutz Be’eri, où le groupe a visité les maisons endommagées et incendiées laissées dans le sillage de l’invasion du Hamas et a écouté le récit personnel d’un survivant de l’attaque alors qu’il se tenait dans ce qui était autrefois sa maison. Au kibboutz Be’eri, l’ICEJ s’est lancé dans trois grands projets de construction, notamment une clinique dentaire, un centre d’activités et de soins traumatologiques pour les personnes âgées et un centre d’activités extrascolaires pour les jeunes, que les délégués ont pu voir en cours de construction (pour en savoir plus sur la visite au kibboutz Be’eri, voir page 13).
L’après-midi s’est terminé par une cérémonie commémorative organisée par le Fonds national juif et la plantation d’un olivier et de dizaines de tulipes rouges et jaunes à l’entrée du kibboutz Be’eri, en mémoire des personnes disparues le 7 octobre. Avant le coucher du soleil, les pasteurs d’Envision ont également fait un rapide trajet en bus pour voir le parc naturel de l’ambassade chrétienne, situé juste à la frontière avec Gaza. L’ICEJ parraine la replantation de cette zone avec des chênes et d’autres espèces indigènes, et il était passionnant de voir toute la nouvelle végétation verdoyante qui a poussé grâce aux abondantes précipitations de cet hiver..
SALLES DE CLASSE POUR LE SUD D’ISRAËL
-PAR LAURINA DRIESSE
Votre soutien à notre fonds « Israël en crise » aide les Israéliens à se reconstruire après les événements du 7 octobre. Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/crisis.
Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.
Lors de la récente conférence des pasteurs Envision organisée par l’ICEJ, les délégués ont visité le sud d’Israël et découvert une nouvelle école secondaire innovante spécialisée dans les technologies agricoles, située à Sde Nitzan, où de jeunes étudiants s’enracinent profondément dans le pays.
En entrant dans le campus de l’école, les délégués ont appris qu’avant les attaques du 7 octobre, les travailleurs étrangers jouaient un rôle essentiel dans l’agriculture israélienne. Mais à la suite de l’invasion terroriste du Hamas, beaucoup de ces travailleurs ont quitté le pays, ce qui a entraîné une forte baisse de la production agricole.
En réponse, les éducateurs locaux et les dirigeants communautaires ont décidé de créer un projet scolaire spécial dédié à l’agrotechnologie près de la frontière avec Gaza. Son objectif est de doter la prochaine génération de jeunes Israéliens de compétences agricoles afin de les aider à reconstruire le secteur agricole local, à favoriser l’innovation et à renforcer leur lien avec ce coin particulier de la terre d’Israël. Il est situé dans la vallée d’Eshkol, où les douze espions israélites ont autrefois trouvé une région où coulaient le lait et le miel et où poussaient de nombreux fruits (Nombres 13).
En juillet 2024, les logements des travailleurs étrangers ont été rénovés pour servir de dortoirs aux étudiants et la recherche d’enseignants a commencé. En septembre, 30 étudiants venus de tout Israël ont quitté leur famille pour commencer à étudier à l’école Agro-Tech, même si celle-ci ne disposait pas encore de salles de classe. Au départ, il était urgent de construire une salle de classe sous forme de serre, et l’ICEJ est rapidement intervenue pour financer ce projet. Plus tard, l’ICEJ s’est engagé à fournir les quatre salles de classe nécessaires. Lors de notre visite, nous avons été très heureux de constater que les quatre salles de classe préfabriquées et un centre d’apprentissage plus grand étaient en cours d’installation pour accueillir bientôt des cours. Ofek, le directeur de l’école, nous a raconté son parcours, depuis le nord du pays où il est venu pour aider à créer l’école Agro-Tech de Sde Nitzan.
« Nous avons simplement réalisé que cela était nécessaire pour apporter de l’espoir, pour construire, pour éduquer les jeunes afin qu’ils soient connectés à la terre », a déclaré Ofek. « L’année dernière, nous
avons ouvert la première classe avec 30 élèves, et aujourd’hui, 50 élèves sont inscrits dans les classes de 10e à 12e année. »
Ofek a souligné que bon nombre des premiers leaders visionnaires d’Israël étaient des agriculteurs et des éleveurs. L’école met l’accent sur le dur labeur et le développement du caractère afin de former les leaders de demain.
Trois élèves ont partagé leur routine quotidienne et leurs motivations pour fréquenter l’école. Leur journée commence à 5 heures du matin pour travailler dans les fermes voisines, puis ils rentrent chez eux pour déjeuner, avant d’étudier intensivement pendant 4 à 5 heures jusqu’en début de soirée. Malgré un emploi du temps chargé, les élèves ont un sens aigu de leur mission et de leur communauté.
« Chaque jour, je me réveille avec un sentiment de me sentir utile, ce que je recherchais, et c’est pourquoi je suis venu ici. Chaque jour, je me réveille avec le sentiment que je suis en train de reconstruire... », a confié Roy, aujourd’hui âgé de 16 ans. « Il est vraiment important pour moi de travailler la terre d’Israël. »
Natan, 15 ans, raconte qu’il a travaillé dans de nombreuses fermes différentes, où il a cueilli des citrons, des oranges, des fleurs, des avocats, des tomates et de la laitue.
« Personnellement, j’aime beaucoup les fermes où nous travaillons, car j’ai vraiment l’impression de faire quelque chose d’utile », a déclaré Natan. « Les aider et reconstruire cette région [après le 7 octobre] me procure un sentiment très positif... Chaque soir, quand je m’endors, j’ai le sentiment d’avoir fait quelque chose de bien. »
Tamar, 16 ans, a expliqué que sa mère
était productrice de champignons, mais qu’après le 7 octobre, elles ont été évacuées et que son entreprise a fait faillite.
« J’ai compris à quel point il est difficile d’être agriculteur et à quel point on a besoin d’aide, alors j’ai décidé que je voulais faire quelque chose d’utile pendant mon adolescence », a déclaré Tamar. « Je suis venue ici et j’ai vu que les enfants faisaient tout cela eux-mêmes et que les enseignants étaient juste là pour les aider. On apprend à devenir un leader. »
Omri, l’agronome de l’école, a présenté aux visiteurs les principales recherches en cours à l’école, notamment la lutte intégrée contre les ravageurs (IPM) pour les oignons, la culture de carottes dans de l’eau salée et l’augmentation des rendements des pleurotes. La serre explore également la culture hydroponique et la culture d’algues. À elle seule, la recherche sur les oignons pourrait révolutionner la lutte contre les ravageurs dans le monde entier.
À la fin de la visite, les responsables de l’école ont remercié l’ICEJ pour son soutien, tout en saluant tout particulièrement les donateurs allemands, suisses et américains. Les délégués d’Envision ont ensuite été invités à planter des citrouilles et des courgettes dans le champ avant de partir.
Les élèves Tamar (à gauche), Roi et Natan ont partagé leur expérience et leur motivation à fréquenter cette école spéciale.
DES KITS D’ACTIVITÉS AIDENT LES ENFANTS BÉDOUINS À SURMONTER LEURS PEURS LIÉES À LA GUERRE
-PAR
NATIVIA BÜHLER
En période de crise nationale, les victimes les plus silencieuses sont souvent les plus jeunes. Lorsque l’Iran a lancé des salves massives de missiles sur Israël l’année dernière, la peur s’est emparée de tous les foyers. Cela a particulièrement touché les familles arabes et bédouines du Néguev qui vivent à proximité des bases de l’armée israélienne, spécifiquement visées par le régime radical de Téhéran.
Dans les communautés bédouines isolées du sud d’Israël, la plupart des familles n’ont pas accès à des abris anti-bombes adéquats, ce qui les laisse totalement exposées. Pour les enfants, la vie normale, faite d’école et de jeux, s’est brusquement arrêtée, remplacée par de longues heures d’incertitude, enfermés entre quatre murs.
Lorsqu’une demande d’aide urgente nous est parvenue, l’ICEJ a répondu, convaincue que chaque enfant en Israël mérite de vivre son enfance. Nous avons rapidement distribué des kits d’activités pour les jeunes aux familles arabes et bédouines du Néguev afin d’aider les enfants à surmonter leurs peurs. Les kits avaient déjà été préparés et stockés à l’avance, ce qui nous a permis de commencer à les distribuer dès que les protocoles d’urgence du Commandement du front intérieur de l’armée israélienne ont été activés.
Ces kits d’activités se sont avérés essentiels pour aider ces familles vulnérables à faire face à ces circonstances difficiles.
Le contenu des kits d’activités pour les jeunes a été sélectionné par des spécialistes afin de répondre à leurs besoins émotionnels et de rendre l’apprentissage ludique. Conçus pour de petits groupes, ils ont finalement bénéficié à 640 enfants dans toute la région. Les kits comprenaient :
• Du matériel de dessin, des pastels à l’huile aux couleurs vives et de la pâte à modeler pour aider les enfants à transformer leur énergie en art, leur offrant ainsi un exutoire sain pour apaiser leurs tensions.
• Des livres éducatifs et des blocs magnétiques qui ont permis de stimuler l’intérêt et la curiosité des jeunes esprits, afin que leur développement ne soit pas interrompu par la guerre.
• Des petits ballons, des jeux de cartes et des jeux de dés pour transformer les pièces tendues en espaces de rire et d’interaction.
Les kits d’activités ont également contribué à instaurer une routine qui a permis aux parents inquiets de se détendre quelque peu.
La longévité de cette initiative constitue une valeur ajoutée supplémentaire. La période critique du conflit s’est apaisée, mais son impact perdure. Bon nombre de ces kits sont restés dans les familles, où ils continuent de servir d’outils de croissance et de développement. D’autres ont été redirigés vers des crèches et des centres pour enfants locaux, renforçant ainsi l’infrastructure éducative de ces municipalités à long terme.
rrollo. Otros se han redirigido a guarderías y centros infantiles, fortaleciendo la infraestructura educativa de estos municipios a largo plazo.
POUR LES ENFANTS, LA VIE NORMALE, FAITE D’ÉCOLE ET DE JEUX, S’EST BRUSQUEMENT ARRÊTÉE...
L’ICEJ reste profondément engagée dans le bien-être de tous les citoyens israéliens. En soutenant ces familles arabes et bédouines pendant ces moments difficiles, nous investissons dans l’harmonie future de la société diversifiée d’Israël. Soutenez nos projets « Future & Hope » en faisant un don sur : help.icej.org/futurehope; Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.
TÉMOINS DES CICATRICES, PORTEURS
“He heals the broken-hearted and binds up their wounds.”
(Psalm 147:3)
D’ESPOIR AU KIBBOUTZ BE’ERI
L'un des moments forts de la conférence des pasteurs Envision organisée par l'ICEJ en février a été la visite très émouvante du kibboutz Be'eri, l'une des communautés frontalières de Gaza les plus touchées par l'invasion des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
«
-PAR NICK HANSEN
IL GUÉRIT CEUX QUI ONT LE CŒUR BRISÉ, ET IL PANSE LEURS BLESSURES. »
Situé dans l’ouest du Néguev, à seulement deux kilomètres de Gaza, le kibboutz Be’eri a été le théâtre d’un horrible massacre au cours duquel 101 civils et 31 membres des forces de sécurité ont été tués et des dizaines d’autres ont été pris en otage par des terroristes gazaouis. Des quartiers entiers ont été dévastés et, plus de deux ans après, une grande partie du kibboutz est toujours vide et en ruines, les bâtiments incendiés témoignant en silence de cette terrible matinée.
Pour de nombreux participants à Envision, il s’agissait de leur première visite en Israël, et voir de leurs propres yeux les conséquences tangibles du 7 octobre leur a laissé une impression inoubliable. Des guides locaux du kibboutz nous ont conduits d’un site à l’autre, entrant même dans les maisons calcinées et criblées de balles où des familles ont été brutalement assassinées, et nous racontant les histoires obsédantes qui s’y sont déroulées. L’expérience a une prise de conscience profondément marquante.
Le pasteur Wayne Sandeman, qui visitait Israël pour la première fois avec l’ICEJ, a été ému par le témoignage personnel du guide. Il a conduit le groupe dans sa propre maison brûlée et criblée de balles, où lui et sa famille avaient lutté pour survivre pendant 16 heures au cours de cette journée horrible. Lentement, il a révélé toute la réalité de ce moment sombre.
(PSAUME 147.3)
« Cela vous mettait face à face avec le Hamas, la bête qu’il est », se souvient le pasteur Wayne. « Cette haine cruelle et froide qui pousse à entrer dans un quartier civil et à commettre de tels actes. »
Pourtant, au milieu de ce témoignage poignant de douleur et de destruction, la visite a également été marquée par l’espoir et le renouveau. Dans le cadre de l’excursion organisée le dernier jour d’Envision, les participants ont découvert plusieurs projets de reconstruction clés parrainés par l’ICEJ qui contribuent à redonner vie et sens à Be’eri et aux communautés voisines.
L’une de ces initiatives est le nouveau centre d’activités pour les jeunes de Be’eri. Complètement détruit le 7 octobre, l’établissement d’origine est en cours de reconstruction grâce au financement de l’ICEJ. Une fois terminé, il offrira aux enfants et aux adolescents un espace sûr pour des activités récréatives et éducatives, un espace de thérapie et une vie communautaire, les aidant ainsi à se remettre de leur traumatisme et à redécouvrir la joie et le sentiment d’appartenance.
Un deuxième projet majeur est la construction d’une clinique dentaire moderne dans l’une des parties les plus touchées du kibboutz. Également construite à partir de zéro, cette nouvelle installation vise à restaurer la dignité, le bien-être physique et la normalité dans la vie quotidienne.
L’ICEJ participe également à la rénovation d’un centre de soins pour personnes âgées dans le kibboutz, offrant ainsi aux seniors un lieu accueillant où ils peuvent se retrouver et bénéficier de soins médicaux. Pour les résidents qui ont perdu leur maison et des années de souvenirs, ces centres communautaires représentent un chemin vers la guérison qui va bien au-delà des briques et du mortier.
Pour les pasteurs venus en Israël afin d’approfondir leur compréhension des Écritures et de la signification spirituelle durable de cette nation, voir ces projets d’aide leur a profondément rappelé que la foi et la compassion doivent se traduire par des exemples visibles d’amour en action.
Devant les nouveaux bâtiments, Nicole Yoder, vice-présidente de l’ICEJ chargée de l’aide et de l’aliyah, a expliqué que « cela représente une étreinte des nations... c’est notre expression tangible d’amour ».
Le pasteur Wayne a ensuite réfléchi à son expérience dans le kibboutz.
« Le mot qui ressort le plus est celui de résilience », a-t-il déclaré. « Ces gens continuent de choisir la vie. Ils vont reconstruire. Ils vont rendre les choses meilleures qu’avant. »
La visite à Be’eri a aussi été un moment particulièrement fort, presque hors du temps. Alors que les plans de démolition des maisons détruites avancent et que le site se prépare à renaître, c’était l’une des dernières occasions pour les visiteurs de voir l’empreinte brute laissée par l’attaque du 7 octobre, avant que le renouveau ne transforme le paysage.
Centre d’activités pour les jeunes en cours de construction.
Les délégués d’Envision entendent les témoignages du 7 octobre.
L’ICEJ reste déterminé à accompagner ces communautés, en les aidant à reconstruire non seulement des structures, mais aussi l’espoir, la résilience et les opportunités. Cela est possible grâce à votre soutien, qui permet d’apporter guérison et vie là où il y a eu rupture et perte. Continuez à soutenir le fonds « Israël en crise » de l’ICEJ. Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/crisis. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.
L’ALIYAH DEPUIS L’ORIENT
-PAR A. HOWARD FLOWER, DIRECTEUR DE L’ALIYAH À L’ICEJ
Regardez une carte de l’ancienne Route de la Soie, et vous verrez les chemins bien tracés du commerce et des conquêtes humaines. Mais regardez avec les yeux de la foi, et vous verrez quelque chose de plus : la route de l’exil d’Israël et du retour prophétique annoncé depuis longtemps. Pendant des siècles, les tribus israélites dispersées ont habité les confins de cette vaste région, depuis les steppes d’Asie centrale jusqu’aux villes fortifiées de Chine et aux collines brumeuses de l’Inde.
Aujourd’hui, cet exil touche à sa fin avec le retour de la tribu des Bnei Menashe en Israël. L’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem a joué un rôle clé en contribuant à faciliter ce miracle moderne de la grande aliyah venue de l’Est.
Il ne s’agit pas d’une simple histoire de migration, mais de l’accomplissement réel des Écritures. Lorsque Ésaïe a proclamé que Dieu « ferait venir tes descendants de l’Occident » (Ésaïe 43.5) et les rassemblerait du « pays de Sinim » (Chine - Ésaïe 49.12), il parlait de notre époque. Quand il a parlé d’un grand shofar sonnant pour ceux qui étaient « perdus dans le pays d’Assyrie » (Ésaïe 27.13), il faisait référence à des communautés comme les Bnei Menashe, dont
(Jérémie 3.18)
« EN CES JOURS, LA MAISON DE JUDA MARCHERA AVEC LA MAISON D’ISRAËL... »
Notre implication pratique dans ce rassemblement spécial des exilés a commencé lorsque les portes se sont ouvertes après la chute de l’Union soviétique. Alors que nous commencions à aider les « Juifs des montagnes » de Boukhara en Asie centrale, en 1998, une équipe de l’ICEJ-Finlande a conduit un bus jusqu’en Ouzbékistan pour les aider à se rendre aux aéroports et aux séminaires sur l’Aliyah. Lorsque la Chine s’est davantage ouverte, nous avons tendu la main à l’ancienne communauté juive chinoise de Kaifeng, aidant la première famille à faire son aliyah en 2000. Il ne s’agissait pas seulement de victoires logistiques, mais de moments de profonde confirmation biblique. Mais le cœur de cette histoire en cours est le retour des Bnei Menashe. Voici une communauté qui n’a jamais oublié son héritage. Pendant 27 siècles, de l’Assyrie à la Perse, en passant par la Chine et l’Inde, ils ont observé le Shabbat, rejeté les aliments impurs et chanté un ancien chant qui fait sans aucun doute écho à l’Exode. Lorsque l’ICEJ a commencé à parrainer leurs vols en 2012, nous avons rejoint une histoire prophétique écrite par Dieu. Nous avons maintenant aidé plus de 1 300 d’entre eux à rentrer chez eux. Voir un village Bnei Menashe du nord-est de l’Inde se vider et partir pour Sion, c’est être témoin d’un miracle biblique. Les difficultés et les retards de ces dernières années ont mis leur détermination à l’épreuve. Pendant la pandémie de COVID, nous les avons aidés à surmonter les obstacles à l’aéroport de New Delhi, lorsque des familles qui avaient approuvé et préparé leur aliyah se sont retrouvées bloquées à cause de tests positifs, leurs rêves
mis en suspens. Mais l’ambassade chrétienne a fait don de fonds pour leur fournir un abri, de la nourriture et des médicaments jusqu’à ce que la voie soit à nouveau ouverte. Pourquoi ? Après avoir attendu leur retour pendant 2 700 ans, nous n’avions d’autre choix que de les aider à franchir les derniers obstacles sur le chemin du retour vers Israël.
Aujourd’hui, un autre moment remarquable est arrivé. À la fin de l’année dernière, le gouvernement israélien a lancé l’opération « Wings of Dawn » (Kanfei Shahar), un plan quinquennal financé par l’État visant à ramener tous les Bnei Menashe – quelque 5 800 enfants d’Israël – chez eux d’ici 2030. Si l’État d’Israël prend les devants, le soutien des chrétiens reste essentiel. Notre défi consiste désormais à nous associer aux chrétiens du monde entier dans ce dernier chapitre glorieux en parrainant des vols d’aliyah, en contribuant aux frais d’intégration et en offrant une chaleureuse étreinte d’amour chrétien aux enfants qui reviennent en Israël. Quelque 1 200 Bnei Menashe devraient arriver cette année, à commencer par un premier vol de 180 personnes en mars. L’ICEJ parrainera les vols d’aliyah pour 100 d’entre eux.
Imaginez la scène : un avion décolle de New Delhi, transportant les descendants de l’ancienne tribu de Manassé. Sous leurs pieds, la terre de leur exil s’estompe ; devant eux s’étend la terre de leurs ancêtres. Ils sont l’accomplissement littéral de la tendre promesse de Dieu : « Je les ramènerai, car j’ai compassion d’eux, Et ils seront comme si je ne les avais pas rejetés. » (Zacharie 10.6).
L’aliyah venue de l’Est touche à sa fin, telle que Dieu l’a ordonnée. Vous pouvez y participer en vous joignant à nous dans cette cause prophétique. Aidons ces précieux exilés à rentrer chez eux. Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/aliyah. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.
Une arche accueillante faite de ballons attend les nouveaux immigrants juifs qui font leur aliyah depuis la France. (photo: JAFI)
L’ALIYAH DEPUIS L’OCCIDENT
LES JUIFS REVIENNENT EN NOMBRE RECORD D’EUROPE ET D’AMÉRIQUE
-PAR A. HOWARD FLOWER, DIRECTEUR DE L’ALIYAH
En repensant à l’année 2025, nous avons été témoins d’un phénomène remarquable. L’aliyah a changé, l’immigration juive vers Israël en provenance des pays occidentaux ayant atteint des niveaux historiques. Des Juifs de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne et d’ailleurs reviennent en Israël en nombre jamais vu depuis des années, et l’ICEJ les accompagne dans leur voyage, travaillant fidèlement en partenariat avec l’Agence juive pour Israël.
Selon les chiffres officiels de la JAFI, l’aliyah en provenance de nombreux pays occidentaux a connu une croissance spectaculaire au cours des deux dernières années. Les chiffres racontent une histoire inspirante.
En Europe occidentale, l’immigration totale a atteint 5 103 personnes en 2025, soit une augmentation remarquable de 138 % depuis 2023. La France est en tête de cette vague, avec 3 357 Juifs français ayant fait leur aliyah en 2025, soit plus du triple des 1 051 arrivés en 2023. Cette augmentation de 219 % reflète à la fois la montée inquiétante de l’antisémitisme en France et le désir renouvelé des Juifs français de construire leur avenir dans la patrie juive.
La Grande-Bretagne a suivi le mouvement, avec 890 olim (nouveaux arrivants) en 2025, soit une augmentation de 136 % par rapport à 2023. L’Allemagne a également affiché une croissance régulière de 34 %.
En Amérique du Nord, les chiffres continuent de grimper. Les États-Unis ont accueilli 3 638 nouveaux immigrants en 2025, soit une augmentation de 45 % par rapport à 2023. L’aliyah canadienne a augmenté de 51 % au cours de la même période, atteignant 447 nouveaux arrivants.
Au total, l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord ont accueilli plus de 9 000 nouveaux immigrants en 2025, soit près
du double des 4 954 arrivés en 2023. Cette augmentation de 85 % démontre que malgré les défis auxquels Israël est confronté, les Juifs du monde entier choisissent de rentrer chez eux.
Des enquêtes récentes indiquent qu’environ 38 % des Juifs français, soit environ 200 000 personnes, envisagent désormais de faire leur aliyah en Israël. Avec la montée de l’antisémitisme en Europe et en Amérique du Nord, nous nous attendons à ce que cette tendance se poursuive fortement en 2026.
L’ICEJ participe également à des programmes d’immigration destinés aux familles juives d’Amérique latine. L’Argentine reste le principal pays d’origine de la région en raison de l’importance de sa communauté juive. L’ICEJ aide actuellement des familles d’Argentine et d’autres pays hispanophones
dans le cadre d’un programme de mentorat et d’intégration, mais un soutien beaucoup plus important est nécessaire pour répondre à la demande croissante due à la montée de l’antisémitisme.
Le prophète Ésaïe a prédit un temps où les nations aideraient activement le peuple juif à retourner dans sa patrie.
«Ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel : Voici: Je lèverai ma main vers les nations, Je dresserai ma bannière vers les peuples; Et ils ramèneront tes fils entre leurs bras, Ils porteront tes filles sur les épaules. » (Ésaïe 49.22)
L’image de porter nos fils et nos filles dans nos bras suggère un rôle tendre et nourricier, alors que les nations non juives soutiennent et facilitent l’Aliyah. Ce moment est arrivé !
L’ICEJ est prêt à aider encore plus d’immigrants juifs à rentrer chez eux depuis l’Occident en 2026. Votre soutien finance les vols, la préparation à l’Aliyah, les cours d’hébreu et l’aide à l’intégration des familles qui commencent une nouvelle vie en Israël. Merci de vous associer à l’ICEJ pour accomplir la promesse biblique du retour des Juifs dans leur ancienne patrie. Faites un don dès aujourd’hui sur : help.icej.org/aliyah. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJFRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.
Une photo de Noa avec sa mère.
▼ Noa anime une séance de mouvement basée sur la musique pour nos résidents.
SOUVENIR, RÉSILIENCE ET ESPOIR
COMMENT LES CHRÉTIENS
SOUTIENNENT
LES SURVIVANTS DE LA SHOAH
-PAR YUDIT SETZ
JOURNÉE INTERNATIONALE DÉDIÉE
À LA MÉMOIRE DE LA SHOAH
Le 27 janvier a marqué le 81e anniversaire de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau en Pologne. Alors que le monde entier s’est arrêté pour commémorer cette journée désignée par l’ONU en mémoire des six millions de victimes juives de la Shoah, le Foyer de l’ICEJ qui accueille les survivants de la Shoah à Haïfa a marqué l’occasion en organisant une cérémonie très émouvante dans un centre culturel local.
À notre arrivée, un bus rempli de nos résidents est entré dans la salle où se déroulait l’événement. C’était une scène très émouvante de voir ces survivants de la Shoah, dont beaucoup utilisent désormais des déambulateurs ou s’appuient sur les bras de jeunes bénévoles, assis ensemble en train de discuter. Ce sont les visages de personnes qui ont survécu aux ghettos, aux camps, aux marches de la mort et à bien d’autres choses encore. On pouvait les voir se pencher les uns vers les autres, parler en hébreu, en russe et en yiddish, partageant un lien que peu d’autres peuvent pleinement comprendre.
Ils étaient entourés d’une foule nombreuse et diversifiée. À côté des survivants se trouvaient de jeunes soldats de l’armée israélienne, des écoliers locaux et des familles de plusieurs générations. Des dignitaires et des responsables, dont le ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, et des représentants de diverses ambassades étrangères, remplissaient également la salle.
Le programme était solennel et comprenait des prières commémoratives traditionnelles. Les orateurs à la tribune ne se sont pas contentés de revenir sur les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale, ils ont également évoqué avec urgence le climat mondial actuel. L’un des thèmes principaux de la soirée était la forte montée de l’antisémitisme dans le monde entier. Pour les survivants qui écoutaient ces discours, il ne s’agissait pas de préoccupations abstraites, mais du rappel de la même haine dont ils avaient été témoins il y a plusieurs décennies. Malgré le sujet grave, la présence de tant de groupes différents venus soutenir les survivants de la Shoah a créé une puissante atmosphère de solidarité.
À la fin de la cérémonie, une présentation spéciale a rendu hommage au président de l’ICEJ, le Dr Jürgen Bühler, pour les décennies de dévouement de l’Ambassade chrétienne envers les survivants de la Shoah. Dans sa réponse, le Dr Bühler s’est inspiré de la portion de la Torah de cette semaine, dans Exode 17. Il a rappelé comment Josué a combattu les Amalécites tandis que Moïse tenait le bâton de Dieu. Tant que les mains de Moïse étaient levées, Israël l’emportait ; lorsqu’elles s’alourdissaient, l’ennemi prenait le dessus. Aaron et Hur sont intervenus pour soutenir ses bras jusqu’à la victoire.
« En tant que chrétiens, nous représentons Aaron et Hur », a déclaré le Dr Bühler. « Nous sommes ici pour soutenir Israël par la prière et par une aide concrète alors qu’il fait face
à ceux qui cherchent à le détruire. »
La cérémonie s’est terminée avec les enfants de l’école primaire sur scène et le reste du public chantant l’hymne national d’Israël, HaTikvah (« L’espoir »). Leurs jeunes voix ont agi comme un baume apaisant, rappelant à tous que le peuple d’Israël est bien vivant et que nous avons le privilège d’être témoins de la fidélité de Dieu à sa Parole à notre époque.
« JE NE SUIS PAS SEUL »
En rentrant chez eux ce soir-là, les résidents étaient fatigués mais visiblement émus. Pour beaucoup, comme Naomi, le plus beau cadeau a été de réaliser qu’ils n’étaient pas oubliés.
« C’est un tel privilège de vivre ici et de ne pas être seule », a confié Naomi alors qu’on la raccompagnait à son appartement. « Avoir une communauté d’amis, partager des repas et bénéficier d’un personnel qui prend soin de nous à tous les niveaux... Je me sens vraiment bénie. »
QUELQUES FAITS SUR LES SURVIVANTS DE LA SHOAH :
En janvier 2026, 111 000 survivants de la Shoah vivaient en Israël (ministère des Affaires sociales).
Israël accueille un peu plus de 50 % des quelque 196 000 survivants de la Shoah encore en vie dans le monde.
Environ 37 % des survivants de la Shoah vivant en Israël sont originaires de l’ancienne URSS. L’âge moyen des survivants de la Shoah est aujourd’hui de 87-88 ans.
L’ESPOIR ET LA GUÉRISON AU-DELÀ DE LA SURVIE
Le traumatisme de la Shoah ne s’est pas terminé avec la libération des camps nazis par les Alliés. Ses cicatrices sont restées profondément ancrées dans l’esprit des survivants et ont souvent été transmises à la génération suivante. Des recherches montrent que de nombreux enfants de survivants portent des blessures invisibles, souffrent de niveaux plus élevés d’anxiété, de dépression et même de stress post-traumatique, façonnés par une enfance marquée par la perte, la peur et la survie.
Au Foyer de Haïfa, nous sommes témoins de cette réalité chaque jour. Mais nous assistons également à quelque chose de puissant : lorsque les survivants sont entourés de dignité, de joie et d’une communauté aimante, la guérison s’étend bien au-delà d’eux-mêmes, touchant également leurs enfants et leurs petits-enfants.
Noa Eldar Zakai comprend cela profondément.
Une fois par semaine, Noa anime des séances de mouvement basées sur la musique pour nos résidents, en utilisant la méthode
Ronnie Gardiner d’exercices rythmiques qui activent le corps et le cerveau.
« À chaque fois qu’ils ont terminé, ils repartent en souriant », nous a confié Noa.
L’amour de Noa pour les survivants de la Shoah est profondément personnel. Ses deux parents ont survécu : son père en fuyant la Yougoslavie, sa mère en sortant d’Auschwitz. Elle n’avait que 17 ans lorsqu’elle a été déportée dans les camps. Aucun membre de sa famille n’est revenu.
Faites un don dès aujourd’hui à : help.icej.org/survivors.
Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.
Bien que les parents de Noa aient reconstruit leur vie en Israël, le traumatisme ne les a jamais complètement quittés. Sa mère a lutté contre une profonde dépression pendant des années et s’est suicidée lorsque Noa n’avait que dix ans.
« Cela a laissé un vide dans ma vie », a confié Noa. « J’étais en colère, jalouse des familles qui semblaient normales, et j’avais le cœur brisé par ce que ma mère avait enduré. »
Des années plus tard, une visite dans la ville natale de ses parents avec son père et sa sœur aînée lui a révélé des histoires sur le courage et la force de sa mère, mais aussi sur les atrocités indescriptibles qu’elle a endurées à Auschwitz.
L’été dernier, Noa a commencé à travailler au Foyer d’accueil de Haïfa.
« J’ai vécu à Haïfa pendant des années et je ne savais pas que cet endroit existait. Cela m’a ouvert un tout nouveau monde », dit-elle.
Ce qui l’a le plus frappée, c’est le concept même du Foyer de Haïfa. D’une part, les résidents qui vivent dans quelques rues adjacentes à Haïfa, dans leurs propres maisons, peuvent profiter de conversations avec différents voisins plus jeunes, entendre les enfants jouer et rire tous les jours dans les écoles voisines, voir les chats errer dans les rues, fêter les anniversaires, partager les vacances et être entourés d’un amour sincère. Cela contraste fortement avec de nombreuses maisons de retraite luxueuses et coûteuses, où les personnes âgées ont tout ce dont elles ont besoin, mais sont complètement coupées de la société.
Dans notre cas, le concept d’une organisation caritative israélienne travaillant en étroite collaboration avec un ministère chrétien représentant des chrétiens des nations étrangers – l’ICEJ – l’a étonnée à bien des égards.
« Découvrir que les chrétiens du monde entier aiment Israël et nous soutiennent m’a remplie d’espoir », a raconté Noa. « En tant que Juive israélienne, j’ai toujours cru que tout le monde nous détestait, alors cela me réjouit beaucoup qu’il y ait des chrétiens qui
Remise du Lifetime Achievement Award au Dr Jürgen Bühler et à l’ICEJ.
aiment Israël. Je ne peux qu’espérer qu’il y aura davantage de personnes comme vous qui ne nous détesteront pas autant et nous comprendront un peu mieux. »
« Après le traumatisme de la guerre récente, je comprends sans aucun doute que ma place est en Israël », a-t-elle poursuivi. « Les survivants continuent de me conforter dans cette conviction et cette compréhension malgré toutes les guerres et les difficultés. » En prenant soin des survivants de la Shoah avec compassion et dignité, nous rendons non seulement hommage au passé, mais nous contribuons également à guérir des générations entières.
TOU BISHVAT – LE NOUVEL AN JUIF DES ARBRES
La fête juive de Tou Bichvat tombe le quinzième jour du mois hébraïque de Shvat et est célébrée en Israël en plantant des arbres et en dégustant des fruits secs, un beau rappel du renouveau et de la providence divine à travers la terre. C’est encore le milieu de l’hiver en Israël, mais le printemps n’est pas loin.
Dans notre cours d’art-thérapie, les chants de Tou Bichvat ont rempli la salle, créant une atmosphère joyeuse et paisible. Ensemble, nous avons réfléchi avec gratitude aux fruits de cette terre et aux pluies hivernales qui permettent à la nature de s’épanouir à nouveau. Chaque résident a reçu un pot de fleurs à décorer dans l’esprit de la fête, en utilisant des couleurs qui représentent la vie, la lumière et l’amour.
« Je viens toujours quand vous organisez quelque chose de spécial dans ce cours », a déclaré Chaya à notre art-thérapeute, Nancy. « Chaque fois que vous créez quelque chose de beau, l’atmosphère est si agréable et respectueuse. J’adore venir, même si je ne vois pas très bien. »
À la fin de la séance, les résidents sont repartis avec un petit sac cadeau contenant des fruits secs et leur pot de fleurs décoré, agrémenté d’une plante colorée pour apporter un peu de printemps dans leur foyer.
Yudit Setz serre la main du ministre israélien de l’Énergie, Eli Cohen, lors de la cérémonie.
L’HISTOIRE DES SOINS
À DOMICILE
- PAR CORRIE VAN MAANEN
« ... ELLE VOUS MONTRERA LE CHEMIN QUE VOUS DEVEZ SUIVRE, CAR VOUS N'AVEZ POINT ENCORE PASSÉ PAR CE CHEMIN. » (JOSUÉ 3.4)
Il y a beaucoup d’autres histoires à raconter sur l’impact de l’ICEJ Homecare dans l’amélioration de la vie des immigrants âgés et infirmes dont nous nous occupons. Merci de soutenir ce ministère essentiel par vos prières et vos dons sur : help.icej.org/homecare. Vous pouvez aussi faire un don sur le site de l’ICEJ-France à WWW.ICEJ-FRANCE.FR ou pour l’ICEJ-Suisse sur ICEJ.CH/DONS.
Parfois, Dieu conduit son peuple sur des chemins inconnus. Il révèle le premier pas à faire sur une certaine voie, et ce n'est que bien plus tard que nous regardons en arrière et voyons comment il a réuni différents chemins. C'est l'histoire des Soins à domicile.
Lorsque le monde a assisté à la chute spectaculaire du rideau de fer en 1991, cela a également ouvert les portes à un million de Juifs soviétiques qui ont pu affluer vers leur patrie ancestrale, Israël.
La prophétie s’est réalisée sous nos yeux. «Voici, je les ramène du pays du septentrion, Je les rassemble des extrémités de la terre; Parmi eux sont l’aveugle et le boiteux, La femme enceinte et celle en travail; C’est une grande multitude, qui revient ici. » (Jérémie 31.8)
En réponse à l’arrivée de quelque 5 000 immigrants juifs par mois, le département des Juifs soviétiques de l’ICEJ est devenu un nouveau chapitre passionnant dans la jeune histoire de l’Ambassade chrétienne.
De plus, des chrétiens néerlandais bénévoles en Israël ont reconnu que les nouveaux arrivants avaient des besoins et ont lancé un programme visant à offrir des soins infirmiers de base aux nouveaux immigrants âgés à leur domicile. En 1996, cette initiative divine a été adoptée par l’ICEJ sous le même nom de « Homecare » (soins à domicile) et est devenue un ministère essentiel de notre département chargé des Juifs soviétiques.
C’est ainsi que les chemins se sont croisés ! La nouvelle équipe ICEJ Homecare a été formée d’infirmières néerlandaises et finlandaises qui ont noué des liens merveilleux en fournissant des soins continus aux immigrants russes, notamment aux personnes âgées, aux infirmes, aux survivants de la Shoah et aux jeunes familles.
Lorsque la nouvelle s’est répandue que des chrétiens de nombreux pays étaient là pour aider, les demandes d’assistance ont commencé à affluer. La mission fondatrice de l’ICEJ, « Consolez, consolez mon peuple », a trouvé un autre moyen concret de s’accomplir.
UNE VOITURE SYNONYME DE GRATITUDE
Au départ, l’équipe de soins à domicile prenait le bus pour ses visites quotidiennes, ce qui avait ses avantages, mais prenait plus
de temps. L’ICEJ-Finlande a donc fini par fournir un véhicule pour le travail infirmier, élargissant ainsi notre champ d’action. La voiture de soins à domicile est devenue un outil essentiel pour étendre le ministère de soins à domicile à de nombreux autres foyers juifs dans tout le pays. Après des visites hebdomadaires à Jérusalem, nous avons commencé à couvrir tout Israël, du nord au sud. Pour de nombreux immigrants âgés confrontés à la solitude, nos visites de soins à domicile sont devenues un moment fort.
Lorsque j’ai commencé à travailler dans le cadre des soins à domicile auprès d’immigrants russes, j’ai décidé d’apprendre le russe. Cela n’a pas été facile, mais j’ai découvert que les erreurs linguistiques pouvaient faire rire et égayer un cœur solitaire. J’ai appris à faire confiance au Seigneur pour qu’il utilise même mes erreurs à bon escient. J’ai également appris que le langage de notre cœur est le plus éloquent, un langage qui ne s’exprime pas par des mots, mais par des actes.
Depuis ces humbles débuts, le service de soins à domicile a continué à exercer son ministère avec compassion, changeant une vie à la fois !
« Ils ne m’ont pas aidée par obligation, mais avec leur cœur », a déclaré une femme originaire d’Ukraine à propos des soins à domicile de l’ICEJ.
Après 30 ans de travail, il est presque impossible de choisir une histoire préférée, car chaque personne est spéciale et chaque histoire est unique.
Je me souviens de mes visites hebdomadaires à une vieille femme juive russe seule dans une maison de retraite. Un jour, elle m’a parlé de la guerre, car c’était le jour de la Libération en Russie, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Son frère est mort en tant que soldat, et ses grands-parents ont été fusillés et enterrés dans une fosse commune. Elle a tellement souffert ; qui peut la réconforter mieux que le Seigneur ? Quand je lui ai posé la question, elle m’a répondu : « Je sais qu’Il
le fait. » Lorsque j’ai insisté, elle a répondu : « Parce qu’Il vous a envoyé vers moi aujourd’hui. » Soudain, cette visite a pris tout son sens.
SEIZE ANS AVEC SARA
L’équipe de soins à domicile a également soutenu Sara et sa mère pendant seize ans. Au début, elles étaient renfermées et ne faisaient confiance à personne, n’acceptant que l’aide pour se laver les pieds avant la douche. Après le décès de sa mère, une femme juive intègre, à l’âge de 97 ans, Sara est restée profondément désorientée. Elles avaient vécu ensemble pendant 72 ans. J’ai continué à lui rendre visite dans une maison de retraite, et elle était toujours heureuse de me voir. Puis, soudainement, elle est tombée malade et a été hospitalisée pendant plusieurs semaines difficiles. Un soir, avant son décès, je me suis assise à son chevet, lui tenant la main et repensant à nos seize années passées ensemble. J’ai senti que Sara incarnait l’essence même des soins à domicile, tendant la main à ceux qui sont invisibles. Cette nuit-là, Sara est décédée et a été enterrée, après avoir réalisé son rêve de retourner en Israël.
UNE VIE BIEN REMPLIE POUR SIMA
Je pense aussi à Sima, qui vit avec sa fille à Jérusalem. C’était une belle journée d’hiver lorsque je lui ai rendu visite. J’avais apporté quelques roses du jardin pour Sima. Quand je suis entrée, elle était assise à la table de la cuisine et j’ai senti qu’elle m’attendait et qu’elle était heureuse de me voir. C’était l’anniversaire de Sima, elle avait cent ans !
Sima est née dans la Russie tsariste, avant la révolution de 1917. Mais elle a grandi sous le communisme, a souffert pendant la Seconde Guerre mondiale et a été gravement malade. Elle savait ce que signifiait survivre avec le souci quotidien de nourrir sa famille. Son mari est mort jeune.
À un âge avancé, elle est venue en Israël avec sa fille.
Sima a vécu pour profiter de l’amour de ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Quand je lui ai demandé ce qui la rendait le plus heureuse dans la vie, elle n’a pas eu besoin de réfléchir longtemps. Là où sont ses enfants, elle est heureuse.
Un peu plus tard, l’ordinateur a sonné, quelqu’un l’appelait sur Skype. Elle s’est traînée avec son déambulateur jusqu’à l’ordinateur et s’est rapidement lancée dans une conversation animée avec un neveu en Ukraine. De la révolution russe à une conversation sur Skype en Israël, Sima a eu une vie riche en expériences. Même si elle a encore du mal avec l’hébreu et à payer ses factures à temps, elle se sent chez elle en Israël. Et je suis souvent consciente de la façon dont notre travail d’aide à domicile s’intègre dans les incroyables parcours de vie de ceux dont nous nous occupons et dans leur aliyah, qui a changé leur vie, vers la patrie juive.
MARIA ET LES SOURIS
J’ai rendu visite une fois à une mère russe célibataire qui vit avec ses enfants dans un quartier pauvre de la côte israélienne. Maria savait que je venais et était heureuse de me voir. Il m’a fallu un moment pour m’habituer au désordre : pas de placards, juste des piles de vêtements pliés contre les murs gris, la peinture écaillée au plafond. Un chat dormait près de Maria sur le canapé.
« Celui-ci est doué pour attraper les souris », m’a-telle dit. Je lui ai demandé :
« Avez-vous des problèmes avec les souris ? » Elle a haussé les épaules avec dégoût, insistant : « C’était horrible. » Maria avait honte de son apparence et de sa situation désastreuse. Le réconfort ne vient pas des mots ou des conseils, mais du partage d’un thé, avec le chat sur le canapé et les piles de vêtements contre le mur. J’ai écouté son histoire, son cœur et ses besoins. L service de soins à domicile a pris en charge les frais dentaires de Maria, qui dit commencer à se sentir à nouveau humaine. Elle retrouve son estime de soi et a commencé à mettre de l’ordre dans sa maison. L’espoir renaît dans une situation qui semblait désespérée.
DES CADEAUX DE NOËL QUI
VIENNENT DU CŒUR
Un autre aspect significatif de notre travail d’aide à domicile consiste à rappeler à ces immigrants âgés leur héritage juif. Issus d’un système communiste, beaucoup ont été coupés de leur foi et sont arrivés en Israël sans connaître grandchose de la Bible. Pendant les fêtes juives, nous avons touché de nombreuses vies en leur remettant personnellement des cadeaux spéciaux, des produits alimentaires traditionnels et une belle carte avec un verset de la Bible. Certains conservent ces cartes et les ressortent dans les moments de solitude.
Lorsque Noam, un survivant du ghetto et des camps de concentration, a reçu l’année dernière un bon d’achat pour le supermarché et une carte de vœux, il les a examinés attentivement et a déclaré : « Le bon d’achat m’est utile, mais la carte me touche profondément. »
L’année 2026 marque un tournant pour le Moyen Orient. Au moment où j’écris ces lignes, la guerre contre le régime islamiste en Iran vient de commencer. Cela fait désormais près de deux ans et demi que l’attaque du Hamas du 7 octobre a eu lieu. Depuis ce jour, nous nous réunissons quotidiennement, ainsi que chaque vendredi soir, pour prier et intercéder pour Israël et pour tout le Moyen Orient. Le monde tel qu’il existait avant le début de cette guerre a disparu. La question est désormais : qu’est ce qui émergera de la poussière de ces conflits ?
L’un des faits les plus marquants de ces deux années de guerre est le nombre croissant de Juifs qui ont choisi de rentrer en Israël, malgré les hostilités. Le flux d’Olim faisant leur Aliyah augmente au lieu de diminuer.
Selon le rapport de l’Agence juive publié fin novembre dernier, voici les quatre pays ayant enregistré la plus forte progression de l’Aliyah par rapport à l’année précédente :
• Le Royaume Uni : +16 % en 2024
• L’Allemagne : +19 %
• L’Éthiopie : +34 %
• Et en tête, la France, avec une hausse extraordinaire de 45 %.
Chers amis, nous devons rendre gloire à Dieu pour cette grâce exceptionnelle. Je souhaite également remercier tous nos guerriers de prière et tous nos intercesseurs qui ne cessent d’intercéder pour l’Aliyah française. Dieu entend vos prières, et il agit.
Il est vrai que les actes antisémites ont augmenté en France — une réalité que nous condamnons avec la plus grande fermeté. Mais l’augmentation de l’Aliyah ne s’explique pas uniquement par la peur de l’antisémitisme.
Les Juifs de la diaspora constatent que les voisins d’Israël s’affaiblissent rapidement, tandis qu’Israël se renforce et prospère malgré les menaces. Beaucoup voient désormais en Israël un avenir meilleur que partout ailleurs. S’il existe un point positif dans cette guerre, c’est bien celui ci : Israël sortira de ces conflits plus fort et plus résilient. À Dieu soit la gloire. Si vous lisez cet article et que vous ne faites pas encore partie d’un groupe de prière pour Israël, rejoignez nous chaque jour à 15h30 sur Zoom, ou participez à notre rencontre francophone du vendredi soir à 20h, où nous prions pour Israël et pour la France. Devenez partenaires avec nous dans l’accomplissement des promesses divines pour le peuple de Dieu. Nous serons heureux de vous accueillir.
Robert Baxter Directeur de la Branche Française de l’ICEJ
Zacharia, 100 ans, assis avec Corrie lors d’une visite à domicile.
Chers amis d'Israël,
Au moment où j'écris ces lignes, la première réunion du Conseil de paix convoqué par le président Trump a déjà eu lieu, tandis que l'Iran multiplie les menaces et que toujours plus de forces américaines se rassemblent au Proche-Orient.
Allons-nous assister à des attaques, à une nouvelle guerre et à la destruction, ou bien à une paix (apparente) ?
Nous vivons une période d'incertitude. Le monde entier est en ébullition, mais notre Dieu, le Dieu d'Israël, a promis à son peuple qu'il serait son gardien et qu'il ne sommeillerait ni ne dormirait.
Psaume121.4: " Non, il ne somnole pas, il ne dort pas, celui qui garde Israël."
Prions ensemble pour qu'Israël place sa confiance en Lui et qu'il puisse Le reconnaître comme son Sauveur (Messie), mais aussi pour que les chrétiens puissent reconnaître le plan de salut de Dieu au travers de son peuple élu.
Je crois que les Chrétiens auraient un grand avantage à penser comme leur Père céleste !
Shalom
TROIS CONFÉRENCES
INSPIRANTES AVEC LE PROFESSEUR GERALD R. MCDERMOTT EN SUISSE
Nous avons eu le privilège d'accueillir à trois reprises un invité spécial : le théologien américain Gerald R. McDermott. Les deux conférences données à l'église 'Zollhaus' de Lucerne et à la Faculté de théologie indépendante de Bâle (STH) ont attiré un public nombreux, témoignant ainsi de l'intérêt suscité par le sujet.
Au cours des trois événements, McDermott a clairement expliqué pourquoi Israël joue encore aujourd'hui un rôle central dans le plan de salut biblique de Dieu. Il a expliqué que les promesses de Dieu à Israël n'ont pas été annulées ou « transférées » à l'Église, mais qu'elles restent valables. À l'aide de nombreuses références bibliques, il a montré que le Nouveau Testament ne relativise pas l'élection d'Israël, mais la confirme et l'approfondit.
Le témoignage personnel de McDermott a été particulièrement impressionnant. Il a décrit comment il a lui-même été long-
temps influencé par une forme de théologie dite du remplacement, c'est-à-dire l'idée que l'Église a complètement remplacé Israël. Cependant, en étudiant intensivement les Écritures, il est parvenu à une nouvelle vision. Petit à petit, il a compris que l'élection d'Israël par Dieu n'était nullement révoquée. Ce processus d'apprentissage théologique a été pour lui non seulement académique, mais surtout déterminant sur le plan spirituel.
Outre les conférences, les trois événements ont laissé place à des questions et à des discussions personnelles. Les discussions animées et la forte participation nous ont beaucoup réjouis et ont montré à quel point le sujet est pertinent aujourd'hui.
Nous sommes reconnaissants pour ces événements et pour les réflexions claires et bibliques qui ont relancé la discussion sur l'importance durable d'Israël. (JK)
Le 8 février 2026, nous avons eu un stand lors de la Journée Inter-Églises du Réseau Évangélique de Genève. Ce dimanche la majorité des églises ont participé à cette journée commune à Palexpo avec prédications et temps de louanges. Cette présence nous a permis aussi cette année de précieux échanges et contacts. (DW) Timothée Gerber, Dominique Walter et Markus Lauper, pasteur et enseignant biblique au Togo, sont prêts à accueillir les visiteurs.
La délégation Suisse avec de g. à d. Hansjörg, Juri, Jemina, Elias, David
ENVISION 2026
– UNE EXPÉRIENCE RAFRAICHISSANTE ET ENRICHISSANTE
En tant que « voyageur fréquent » à la fête des Tabernacles, ce fut pour moi une nouvelle expérience que de pouvoir participer à la conférence Envision. D’autant plus que j’ai pu vivre cette rencontre de responsables à Jérusalem en tant que « vétéran » avec quatre jeunes participants venus de Suisse.
Après trois jours passés à explorer la vieille ville de Jérusalem, la conférence Envision s’est ouverte lundi soir sur le thème « Israël et votre communauté » avec une louange profonde et un appel passionné d’Ingolf Ellssel aux pasteurs présents, les exhortant à soutenir Israël avec courage, d’autant plus que le sionisme devient de plus en plus un mot tabou. « Je ne veux pas qu’un seul pasteur passe à côté de la bénédiction que Dieu promet à ceux qui soutiennent Abraham et ses descendants », a-t-il averti.
Le deuxième jour, une série de conférences bibliques et théologiques de haut niveau a eu lieu dans la matinée. L’après-midi, nous avons fait une visite intéressante à la Knesset, le parlement israélien, et au ministère des Affaires étrangères.
Le troisième jour a également été riche en excellentes contributions de la part de
politiciens, de militaires et de pasteurs messianiques et arabes d’Israël.
Le point culminant final a été la visite de villages dans les environs de Gaza, qui ont subi toute la brutalité de la terreur du Hamas et qui, après une longue période d’évacuation, retournent progressivement dans leurs nouvelles maisons. Dans une école agro-technologique innovante à laquelle l’ICEJ a fait don d’une serre expérimentale et d’un complexe d’enseignement, nous avons pu avoir des échanges animés avec les jeunes étudiants et découvrir comment de jeunes pionniers de tout Israël contribuent à cultiver le sud du Néguev.
Au kibboutz Be’eri, nous avons vu les maisons détruites et entendu des récits bouleversants du massacre du 7 octobre. Ici aussi, 80 % des habitants reviendront en mars pour redonner vie au village et cultiver la terre. Ces journées ont été une expérience profonde qui a changé notre vie et un témoignage de la grâce de Dieu et de son royaume plein d’espoir.
Hansjörg Bischof Fondateur et président honoraire de l’ICEJ Suisse
David Spies, Pasteur (FEG Emmen et FEG Balsthal) Pour moi, Envision 2026 était plus qu'une conférence, c'était une rencontre spirituelle. Les exposés ont clairement montré à quel point Israël occupe une place centrale dans le tableau biblique global et quelle responsabilité nous avons aujourd'hui en tant qu'Églises. La promesse faite par Dieu à Abraham dans Genèse 12:3 n'est pas une note marginale historique, mais l'expression de son action continue : « Je bénirai ceux qui te béniront et maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les nations de la terre seront bénies en toi. »
Au cours de cette semaine, j'ai pris conscience d'une chose : Dieu n'est pas passif, il agit. Il agit en Israël, dans ses communautés à travers le monde et dans nos cœurs. Les échanges avec d'autres pasteurs et responsables de différents pays m'ont montré de manière impressionnante comment Dieu relie, guide et fortifie les gens à travers le monde. Cela m'a profondément encouragé et a renforcé ma foi.
18.02.2026, 14:19
Juri Blaser
Ce fut un privilège de participer à Envision. Nous avons eu des aperçus inhabituels sur Israël et nous avons également entendu des témoignages passionnants, notamment celui d'un ancien musulman iranien.
16.02.2026, 19:46
Jemina Künzli
Pour moi, le point fort d'Envision a été les nombreuses rencontres avec des personnes merveilleuses venues du monde entier, unies par leur amour pour Jésus et pour Israël. J'ai été particulièrement impressionné par l'école Agro-Tech à Sde Nitzan, par leur passion et leur dévouement inlassable pour reconstruire le pays et ce, malgré la situation sécuritaire persistante et le danger palpable dans cette région frontalière à Gaza.
12.02.2026, 15:58
Elias Blaser
Ce fut un privilège de faire partie de cette formidable communauté. Bien que les participantssoient venus du monde entier, on sentait les valeurs communes. Grâce aux exposés et aux conversations personnelles, j'ai reçu un cœur nouveau pour le peuple d'Israël. Je garde en mémoire des témoignages impressionnants, des apports instructifs, des réalités dures, de nouvelles amitiés et des moments inoubliables. 19.02.2026, 19:46
Rejoignez-nous cette année à Jérusalem pour célébrer la Fête des Tabernacles. Nous vous informerons de l’évolution des différents plans.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur feast.icej.org ou envoyez un e-mail à events@icej.org