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MOTO CROSS 1947 - 1996

50 Ans d’Histoire

Michel MONCLER Jean BOUGIE


1953 (23 août) - SKILLINGARYD (Suède) Pour cette seconde édition suédoise, disputée sous la pluie, les pilotes locaux donnent le tempo dans la première série avec Kuno Johansson (1er), Lars Gustafsson (2è) et Karl Karlsson (4è). Les Anglais résistent mais sont pénalisés pour la finale par l’abandon sur bris de boîte de vitesse de Basil Hall. Les Belges Victor Leloup (auréolé du premier titre de champion d’Europe individuel acquis en 1952) et Auguste Mingels assurent sagement leur qualification. La seconde série voit Phil Nex s’envoler en tête mais l’Anglais est incapable de résister à la fougue du Belge René Baeten, très à l’aise dans les sables de Skillingaryd. Nic Jansen, mal parti remonte second mais se fait coiffer sur le fil par Geoff Ward. Dix-neuf pilotes sont qualifiés pour la finale : six Suédois, cinq Belges, cinq Britanniques et trois Danois. Les représentants Finlandais, pour leur entrée dans la compétition internationale, ne font que de la figuration dans les séries. Les Britanniques annoncent leurs prétentions avec un départ canon de Leslie Archer suivi de Johnny Draper. Les Suédois Eric Eriksson et Bill Nilsson tentent de suivre la cadence mais cèdent à la pression des Belges Mingels, Jansen et surtout Baeten. Celui-ci, pointé dernier au bout d’un tour, remonte jusqu’à la troisième place dans la roue de Mingels (les deux pilotes sont crédités du même temps). La victoire des Belges reste probable quand Jansen (alors 6è) casse sa roue arrière. Les Anglais triomphent grâce à Archer qui ne faiblit pas et gagne la course, bien épaulé par Draper et Ward. Manche 1 : 1-Kuno Johansson (S/BSA) ; 2-Lars Gustafsson (S/BSA) ; 3-Johnny Draper (GB/BSA) ; 4-Karl Karlsson (S/Ariel) ; 5-Leslie Archer (GB/Norton) ; 6-Lucien Donnay (B/FN) Manche 2 : 1-René Baeten (B/Sarolea) ; 2-Geoff Ward (GB/AJS) ; 3-Nic Jansen (B/Saroléa) ; 4-Brian Stonebridge (GB/Matchless) ; 5-Phil Nex (GB/BSA) ; 6-Bill Nilsson (S/AJS) Finale : 1-Leslie Archer ; 2-Auguste Mingels (B/FN) ; 3-René Baeten ; 4-Johnny Draper ; 5-Geoff Ward ; 6-Lars Gustafsson ; 7-Brian Stonebridge ; 8-Victor Leloup (B/FN) ; 9-Kuno Johansson ; 10-Bill Nilsson ; 11-Karl Karlsson ; 12-Lucien Donnay ; 13-Ejvind Hansen (DK/AJS) Par équipes : 1-Grande-Bretagne : Leslie Archer/Johnny Draper/Geoff Ward ; 2-Belgique : Auguste Mingels/René Baeten/ Victor Leloup ; 3-Suède : Bill Nilsson/Lars Gustafsson/Kuno Johansson

1954 (29 août) - NORG (Pays-Bas) De retour au pays fondateur, le MotoCross des Nations a lieu à Norg, sur un circuit très sablonneux dans le nord du pays (près d’Assen, ville réputée pour sa piste de vitesse sur lequel se dispute depuis 1949 le «Dutch TT»). C’est cette année que l’on attribue au MotoCross des Nations l’appellation «Trophée Chamberlain»9. Six équipes sont présentes. Aux concurrents réguliers que sont les Hollandais, les Belges, les Anglais, les Suédois et les Danois s’ajoute une équipe d’Allemagne, débutante dans la compétition internationale et d’une discrétion liée à un manque d’expérience manifeste et légitime (les premiers championnats d’Allemagne ne sont organisés que cette même année). La motivation des pilotes néerlandais, soutenus par un public nombreux (25000 personnes) et enthousiaste, leur aisance sur un tel type de terrain et la prudence affichée par certains favoris lors des séries qualificatives (on se souvient des forfaits contraints par la casse mécanique de Mingels à Namur en 1951 ou de Basil Hall en 1953) pemettent aux pilotes locaux de s’imposer dans ces courses. Frans Baudoin gagne la première devant Leslie Archer et Nic Jansen...Hennie Rietman s’impose dans la seconde devant René Baeten et Geoff Ward. Les «bataves» créent l’événement ! Le ton change lors de la finale, disputée par vingt-quatre concurrents...les favoris refont surface. Gunnar Eriksson part en tête (alors qu’Auguste Mingels -champion d’Europe en titre- est totalement enfermé) avant d’être débordé par Leslie Archer. Celui-ci garde le commandement jusqu’à deux tours du but mais abandonne (moteur grippé). Auguste Mingels, bien revenu, pointe en quatrième position, progresse mais chute et renonce aussi. C’est finalement le jeune Suédois Bill Nilsson (21 ans) qui réalise la bonne opération. Il gagne la finale et, par sa constance, inscrit ainsi sur sa carte de visite la première ligne d’un palmarès émérite. Par équipe, la Grande-Bretagne est une nouvelle fois à l’honneur, devant les Suédois et les Belges, habituels pensionnaires du podium. Manche 1 : 1-Frans Baudoin (NL/Matchless) ; 2-Leslie Archer (GB/Norton) ; 3-Nic Jansen (B/Saroléa) ; 4-Brian Stonebridge (GB/BSA) ; 5-Dave Curtis (GB/Matchless) ; 6-Lars Gustafsson (S/BSA) ; 7-André VanHeuverswijn (B/Saroléa) Manche 2 : 1-Hennie Rietman (NL/BSA) ; 2-René Baeten (B/Saroléa) ; 3-Geoff Ward (GB/AJS) ; 4-Phil Nex (GB/BSA) ; 5-Jean Somja (B/FN) ; 6-Karl Karlsson (S/BSA) ; 7-Bill Nilsson (S/BSA) ; 8-Victor Leloup (B/FN) Finale : 1-Bill Nilsson ; 2-Geoff Ward ; 3-Brian Stonebridge ; 4-Hennie Rietman ; 5-Dave Curtis ; 6-Kuno Johansson (S/BSA) ; 7-Phil Nex ; 8-Victor Leloup ; 9-Frans Baudoin ; 10-André VanHeuverswijn Par équipes : 1-Grande-Bretagne : Brian Stonebridge/Geoff Ward/Dave Curtis ; 2-Suède : Bill Nilsson/Kuno Johansson/Gunnar Eriksson(Ariel) ; 3-Belgique : Victor Leloup/André VanHeuverswijn/Nic Jansen ; 4-Pays-Bas : Frans Baudoin/Hennie Rietman/Jan Clynk

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Brian Stonebridge - Grande Bretagne

Lars Gustafsson - Suède Bill Nilsson - Suède

Leslie Archer - Grande Bretagne


1976 Le succès est total pour Suzuki…Ses représentants Roger DeCoster et Gerrit Wolsink maîtrisent les opérations de bout en bout. Ils remportent, à eux deux, dix GP sur douze (Italie, Autriche, Suède, Allemagne, Grande-Bretagne et Belgique pour le Belge...Suisse, Finlande, USA & Canada pour le Hollandais) malgré la combativité de l’Allemand Adolf Weil, leader de l’usine Maïco, vainqueur en France à Pernes-les-Fontaines et bien épaulé par la révélation de l’année (pressentie lors du GP du Luxembourg 1975), l’Anglais Graham Noyce, vainqueur d’une manche dans son pays. Les deux pilotes d’usine Suzuki connaissent des fortunes diverses lors de l’épreuve suisse inaugurant la saison (double victoire pour le hollandais, double abandon sur chutes pour le belge). DeCoster domine ensuite nettement les débats jusqu’à la tournée outre-Atlantique (USA/Canada) qui ne lui réussit pas cette année encore. Wolsink y est par contre en état de grâce (quatre manches = quatre victoires), prend provisoirement la tête du championnat et inquiète son équipier jusqu’au terme de la saison. DeCoster coiffe une cinquième couronne mondiale au prix d’un ultime effort dans la seconde manche du dernier GP, au Luxembourg (malgré deux secondes places de Wolsink), mais il s’en faut de peu. Ce GP de clôture permet à Jaak VanVelthoven, sur le circuit d’Ettelbrück lui réussissant particulièrement -déjà victorieux en 1972 et 1974- d’imposer dans les deux manches sa KTM. Il offre à la firme autrichienne un premier succès en grosse cylindrée et sauve, à titre personnel, une saison mitigée. L’industrie européenne est très présente dans ce millésime et insère six machines entre les Suzuki et la Honda expérimentale de Pier Karsmakers (de retour en Europe), alors que Yamaha prend un congé sabbatique d’un an. Dixième de la seconde manche du GP de France, Patrick Drobecq sauve l’honneur tricolore et inscrit son nom dans les annales FIM.

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1-Roger De Coster (B-Suzuki-183 pts) ; 2-Gerrit Wolsink (NL-Suzuki-177 pts) ; 3-Adolf Weil (D-Maïco-141 pts) ; 4-GrahamNoyce (GB-Maïco-103 pts) ; 5-Brad Lackey (USA-HVA-99 pts) ; 6-Herbert Schmitz (D-Puch-96 pts) ; 7-Jaak VanVelthoven (B-KTM-92 pts) ; 8-Ake Jonsson (S-Maïco-87 pts) ; 9-Pier Karsmakers (NL-Honda-72 pts) ; 10-Willy Bauer (D-KTM-50 pts) ; 11-Bengt Aberg (S-Bultaco) ; 12-Vic Allan (GB-CCM) ; 13-Christer Hammargren (S-Kawasaki) & Frans Sigmans (NL-Maïco) ; 15-Vladimir Khudiakov (SU-CZ) ; 16-Vic Eastwood (GB-CCM) ; 17-Alberto Angiolini (I-%aïco) ; 18-Raymond Heeren (B-Maïco) ; 19-Steve Stackable (USA-Suzuki) & Arne Lodal (DK-HVA) ; 21-Tony DiStefano (USA-Suzuki) ; 22-Valery Korneev (SU-CZ) ; 23-Anatoly Botchkov (SU-CZ) ; 24-Gaylon Mosier (USA-Maïco) ; 25-Tommy Croft (USA-Honda) ; 26-Jean-Claude Laquaye (B-Bultaco) ; 27-John Banks (GB-CCM) ; 28-Fritz Kobele (D-Maïco) & Arne Lindfors (S-HVA) ; 30-Gilbert DeRoover (B-Beta) ; 31-Nicky Kinoshita (J-Yamaha) & Jim Turner (CND-Suzuki) ; 33-André Massant (B-Yamaha) ; 34-Patrick Drobecq(FMaïco-1 pt), Robert Harris (USA-CZ), Ivan Miller (NZ-Bultaco) & Christoph Hüsser (CH-Yamaha) (37 pilotes classés)

1977 Yamaha a mis a profit son éloignement des GP 500cc en 1976 pour mettre au point la machine destinée à contester l’hégémonie Suzuki dans cette catégorie. Confiée au talent de Heikki Mikkola (auréolé du titre 250cc cette année-là... sur HVA), celle-ci permet au Finlandais de s’imposer. Roger DeCoster ouvre pourtant la saison en Autriche par une victoire, la clôture de la même manière en Suisse, mais -entre-temps- ne peut rien contre la machine à gagner finlandaise. En petite condition pour le premier GP (récemment blessé en cross inter), Mikkola gagne ensuite successivement ceux des Pays-Bas, de Suède, de Finlande, d’Allemagne et d’Italie...Aux USA (où Jim Pomeroy remporte la première manche), le chronomètre laisse la victoire à Gerrit Wolsink, mais le N°1 Yamaha fait jeu égal aux points, et le succès lui revient au Canada. Une victoire en Belgique (au soir duquel le titre est assuré) et au Luxembourg assoient définitivement sa domination. Au Grand-Duché, sur le circuit d’Ettelbrück, une victoire de manche sympathique et symbolique, marque la fin de la saison : celle de Bengt Aberg, au guidon d’un des derniers 4-temps en piste, la Yamaha «HL»16. Mise au point par les ex-champions du Monde Hallman (H) et Lundin (L), cette machine artisanale est à la fois puissante et belle mais très fragile et n’a qu’une gloire éphémère. Ce succès conforte cependant le titre mondial acquis par la marque aux «trois diapasons». L’épreuve suisse, qui reste à courir, permet à Roger DeCoster de sauver l’honneur par une victoire qui le hisse au rang de vice-champion, au préjudice de son coéquipier Wolsink qui l’a menacé tout au long de la saison. L’usine Honda s’investit de plus en plus au fil des mois, toujours avec Pier Karsmakers (qui fait valoir ses droits à la retraite en cours de saison) mais surtout avec l’Américain Brad Lackey, vainqueur de son premier GP en GrandeBretagne, en constante progression. Graham Noyce, révélation de l’année passée, se blesse, manque cinq GP en milieu de saison et ne pointe qu’au huitième rang final.


Coté mécanique, si la technologie japonaise se montre de plus en plus compétitive, les usines européennes font de la résistance : Herbert Schmitz et sa Maïco pointent au 5è rang final, font jeu égal avec le couple ibéro-suédois Hakan Andersson/Montesa (mandaté par l’usine espagnole pour la mise au point d’une 500cc compétitive, l’ex-champion 250cc présente cependant un bilan frileux ! ) et le belge Jaak VanVelthoven, encore excellent (1/2) lors du dernier GP de l’année au guidon de sa KTM. La France, accueillant le MotoCross des Nations à Cognac, est absente du calendrier des GP...à l’image de ses pilotes...absents du palmarès final ! 1-Heikki Mikkola (SF-Yamaha-272 pts) ; 2-Roger De Coster (B-Suzuki-222 pts) ; 3-Gerrit Wolsink (NL-Suzuki-202 pts) ; 4-Brad Lackey (USA-Honda-168 pts) ; 5-Herbert Schmitz (D-Maïco-85 pts) & Hakan Andersson (S-Montesa-85 pts) ; 7-Jaak VanVelthoven (B-KTM-81 pts) ; 8-Graham Noyce (GB-Maïco-74 pts) ; 9-Bengt Aberg (S-Yamaha HL-62 pts) ; 10-Adolf Weil (D-Maïco-45 pts) ; 11-John Banks (GB-CCM) ; 12-Pier Karsmakers (NL-Honda) ; 13-Willy Bauer (D-KTM) ; 14-Ivan VanDenBroeck (B-Maïco) ; 15-Arne Lindfors (S-HVA) & Jim Pomeroy (USAHonda) ; 17-Tommy Croft (USA-Honda), Siegfried Lerner (A-KTM) & Gaylon Mosier (USA-Maïco) ; 20-Peter Herlings (NL-Maïco) & Arne Lodal (DK-HVA) ; 22-Alberto Angiolini (I-Maïco), Tony DiStefano (USA-Suzuki) & Ake Jonsson (S-Maïco) ; 25-Ove Hogberg (S-Beta) & Afro Rustignoli (I-Montesa) ; 27-Jim Ellis (USA-CanAm), Italo Forni (I-Montesa), Frans Sigmans (NL-HVA) & André Vromans (B-Suzuki) ; 31-Oldrich Hammerschmid (CS-CZ) & Matt Hensen (NL-Maïco) ; 33-Bob Wright (GB-CCM), Billy Grossi (USA-Suzuki) & Marty Smith (USA-Honda) ; 36-Vic Eastwood (GB-CCM), Fritz Köbele (D-Maïco), Frank Svendsen (DK-HVA) & Sylvain Geboers (B-Maïco) ; 40-Vic Allan (GB-HVA), Yves Bertrand (CND-Suzuki) & Bob Levy (CND-HVA) (42 pilotes classés).

1978 La domination du «Finlandais volant» s’accentue. Le binôme Mikkola/Yamaha est irrésistible. Mis à part un abandon lors de la première manche suédoise et une 6è place en Autriche, le futur lauréat pointe à chaque course dans le trio de tête. Impérial dans huit GP (Suisse, France/Gaillefontaine, Allemagne, Finlande, USA, Italie, Belgique et Luxembourg), vainqueur de quatorze manches, le Finlandais impose un tempo que, seul, Brad Lackey parvient à suivre. L’Américain, vainqueur du GP d’Autriche et de Grande-Bretagne, reste menaçant (à distance respectable toutefois!) jusqu’au GP du Luxembourg -avant-dernier de la saison- mais y est victime d’une chute collective, au premier départ, qui le conduit à l’hôpital...Rien de très grave mais sa saison s’arrête ici ! Mikkola gagne le GP et reconduit son titre avec un score sans appel (85 points d’avance sur son dauphin). Celui-ci est donc Brad Lackey, qui tire le meilleur profit de sa Honda, alors que les duettistes Suzuki Roger DeCoster et Gerrit Wolsink restent un peu en marge. DeCoster, gagne une manche en Autriche et au Luxembourg ainsi que le GP de Suède mais n’inquiète à aucun moment les leaders. Il figure néanmoins sur le podium final partagé, sur le plan mécanique, par les trois grands constructeurs japonais. Wolsink, conclut la saison par une victoire (les deux manches) en Hollande qui lui permet de grimper in extremis deux échelons dans la hiérarchie après une saison très moyenne. Il laisse cependant la 4è place finale au duo allemand Herbert Schmitz/Maïco, qui se pose une nouvelle fois en rempart de l’industrie européenne. Celui-ci gagne une manche en Suède et récidive une semaine plus tard lors du GP des USA, où il fait même jeu égal (1/3) avec Mikkola – vainqueur du GP- sur l’ensemble des deux manches. Une autre usine européenne est à l’honneur  : KTM...mais si Jaak VanVelthoven (8è) reste une valeur sûre, c’est l’arrivée du Belge André Malherbe (6è) et du Français Jean-Jacques Bruno (9è), transfuges des 250cc, qui retient l’attention. 1-Heikki Mikkola (SF-Yamaha-299 pts) ; 2-Brad Lackey (USA-Honda-214 pts) ; 3-Roger De Coster (B-Suzuki-172 pts) ; 4-Herbert Schmitz (D-Maïco-127 pts) ; 5-Gerrit Wolsink (NL-Suzuki-124 pts) ; 6-André Malherbe (B-KTM-109 pts) ; 7-Graham Noyce (GB-Honda-92 pts) ; 8-Jaak VanVelthoven (B-KTM-78 pts) ; 9-Jean-Jacques Bruno (FKTM-41 pts) ; 10-Ivan Van den Broeck (B-Maïco-40 pts) ; 11-André Vromans (B-Suzuki) ; 12-Hakan Andersson (S-HVA) ; 13-Bengt Aberg (S-Yamaha) ; 14-Fritz Köbele (D-Maïco) ; 15-Mike Bell (USA-Yamaha), Frans Sigmans (NL-Maïco) & Adolf Weil (D-Maïco) ; 18-Frank Svendsen (DK-HVA) ; 19-Peter Herlings (NL-Maïco) & Arne Lindfors (S-Yamaha) ; 21-Matt Ghielen (NL-Maïco), Rick Burgett (USA-Yamaha) & Bob Wright (GB-CCM) ; 24-Lasse Axelsson (S-Maïco), Terry Clark (USA-Maïco), Danny Laporte (USA-Suzuki) & Afro Rustignoli (I-Maïco) ; 28-Rex Staten (USA-Yamaha), Franco Perfini (I-Montesa), Gary Semics (USA-CanAm), Torbjörn Winzell (S-Maïco), Rob Wilkinson (IRL-Maïco) & Ake Jonsson (S-Kramer Rotax) ; 34-Ad Verstegen (NL-Yamaha), Italo Forni (I-Montesa), Raymond Heeren (B-Maïco), Tommy Croft (USA-Honda) & François Wellens (B-Yamaha) ; 39-Soren Mortensen (DK-Kramer), Franco Picco (I-Montesa) & Johan Scheele (NL-Maïco) ; 42-Toon Karsmakers (NL-HVA) (42 pilotes classés)

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GP du Luxembourg – Ettelbrück-1977 Heiki Mikkola (19) (FIN), Roger de Coster (8) (BEL), Brad Lackey (13) (USA), Bengt Aberg (1) (SWE)

GP d’Angleterre –Farleigh Castle -1977 – Gerrit Wolsink (NED) devant Roger de Coster –

GP des Pays-Bas – Markelo 1979 – Graham Noyce (GBR)

Podium – Gerrit Wolsink- Graham Noyce- André Malherbe

GP du Luxembourg – André Malherbe (BEL)


1986 Vainqueur dans le sable en Hollande puis dans la boue profonde en Autriche, le jour de Tchernobyl, Jacky Vimond confirme par un 3è succès lors du GP de France à Villars-sous-Ecot, banlieue de Montbéliard dans le Doubs, sa détermination pour le titre suprême. Les succès partiels de VanDoorn, Rinaldi ou Michele Fanton (vainqueur du GP d’Italie) n’entament ni son enthousiasme ni sa combativité. Jeremy Whatley, au guidon d’une Cagiva, capable du pire comme du meilleur, gagne les deux manches tchécoslovaques mais le Français après deux GP en demi-teinte s’impose en Yougoslavie et en Grande-Bretagne. En Belgique, à Angreau, «Maximum» Vimond est victime d’un double abandon (incident mécanique et chute sévère) tandis que le fantasque Britannique Andy Nicholls, gagne les deux manches. L’exploit éphémère de ce dernier n’hypothèque pas pour autant les chances du Français qui reste leader avec 38 points de mieux que son second, l’Italien Rinaldi. Vainqueur des deux manches en Suisse et en Allemagne, Vimond s’octroie le titre tant convoité au soir du GP de ce pays (cause de tous ses déboires un an plus tôt) alors qu’il reste deux GP à disputer ! Le GP des USA, sans enjeu pour Vimond qui abandonne à deux reprises, est remporté par Bob Hannah -son unique victoire en GP dans une carrière légendaire- devant Billy Liles et Eric Kehoe. Le meilleur Européen est Jörgen Nilsson. L’ultime rendez-vous, en Suède, est dominé par Gert-Jan VanDoorn qui, après trois GP manqués suite à une blessure, conserve sa plaque N°3 grâce à une double victoire dans les sables scandinaves. Chez les Français, tout n’est cependant pas «rose» comme la panthère !... Yannig Kervella se blesse (fracture du tibia) après le second GP et pénalise ainsi toute sa saison. Patrick Fura et Olivier Perrin naviguent en fond de tableau et c’est finalement le jeune frère de Jacky, Christian, qui s’en tire le mieux avec quelques points cueillis en Italie, Suisse et Allemagne. Et, voilà...depuis le temps qu’on en parlait, c’est fait !!!…un Français est champion du Monde !!! Jacky Vimond marque l’histoire du MotoCross de sa griffe. Sept GP remportés (sur douze), onze victoires de manches, près de cent points d’avance sur son rival principal, l’Italien Michele Rinaldi, le verdict est sans équivoque ! La joie des supporters est au Zénith, mais c’est du Paradis Latin que vient la mauvaise nouvelle qui plombe la fin d’année : Jacky Vimond se blesse sévèrement lors d’une cérémonie de gala organisée en son honneur dans le cabaret parisien à l’automne (…il entrait en scène en descendant du plafond, assis sur sa moto accrochée à des câbles… lorsque ceux-ci ont cédé !). Il ne pourra défendre son titre en 1987. 1-Jacky Vimond (F-Yamaha-315 pts) ; 2-Michele Rinaldi (I-Suzuki-222 pts) ; 3-Gert-Jan VanDoorn (NL-Honda-188 pts) ; 4-Jeremy Whatley (GB-Cagiva-178 pts) ; 5-Jörgen Nilsson (S-Suzuki-164 pts) ; 6-Peter Hansson (S-HVA-160 pts) ; 7-Jo Martens (B-HVA-160 pts) ; 8-Michele Fanton (I-Yamaha-137 pts) ; 9-Kurt Ljungqvist (SF-Yamaha-128 pts) ; 10-Peter Johansson (S-Honda-95 pts) ; 11-Anders Eriksson (S-Yamaha) ; 12-Marc Velkeneers (B-Yamaha) ; & Soren Mortensen (DK-Yamaha) ; 14-David Watson (GB-Honda) ; 15-Roland Diepold (D-Kawasaki) & Simo Taimi (SF-HVA) ; 17-Andy Nicholls (GB-Yamaha) ; 18-Dirk Geukens (B-Honda) ; 19-Mark Banks (GB-Honda) ; 20-Andreï Ledovskoï (SU-KTM) ; 21-Arno Drechsel (I-KTM) ; 22-Bob Hannah (USA-Suzuki) ; 23-Franco Rossi (I-Honda) ; 24-Billy Liles (USA-Kawasaki) ; 25-Romano Nannini (I-KTM) & Manfred Schauble (Suzuki) ; 27-Leo Combee (NLHonda) ; 28-Henk VanMierlo (NL-Honda) ; 29-Leif Nicklasson (S-Maïco) ; 30-Dimitar Rangelov (BG-Kawasaki) ; 31-Kari Tiainen (SF-KTM) ; 32-Eric Kehoe (USA-Suzuki) & Karl Sulzer (A-KTM) ; 34-Johnny O’Mara (USA-Honda) ; 35-Johnny Verwijst (NL-Yamaha) & Kurt Mahr (A-KTM) ; 37-Jeff Nilsson (S-Kawasaki) ; 38-Aloïs Niedermayr (I-Suzuki) ; 39-Guy VanGijseghem (B-Honda), Andres Krestinov (SU-KTM) & Alexandr Morozov (SU-KTM) ; 42-Christian Vimond (F-Honda-11 pts) ; 43-Yannig Kervella (F-Honda-10 pts), Arthur-John «A.-J.» Whiting (USASuzuki) & Jürgen Schächinger (D-Yamaha); 46-Maurice Golay (CH-Honda) ; 47-Jonas Norrrman (S-Yamaha) ; 48-Maurizio Dolce (I-Honda) & Robert Greisch (B-Suzuki) ; 50-Collin Dugmore (RSA-Maïco), Adriano Ferrarini (I-Kawasaki) & Adrian Bosshard (CH-Honda) ; 53-Stefan Andersson (S-Kawasaki), Mark Murphy (USA-Yamaha), Chris Symons (B-KTM), Carlo Rinaldi (I-KTM) & Tom Carson (USA-Honda) ; 58-Torbjorn Axelsson (S-Honda) ; 59-Jacky Martens (B-KTM) ; 60-Patrick Fura(F-Honda-2 pts), Olivier Perrin(F-KTM-2 pts) & Klaus Kinigadner (A-KTM) ; 63-Theo Bouchee (NL-Honda), Freddy Verherstraeten (B-Yamaha), Ricky Ryan (USA-Kawasaki), Pablo Colomina (SP-KTM), Viestours Gaouchis (SU-KTM) & Hakon Huseby (N-Kawasaki) (68 pilotes classés)

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Jacky Vimond Champion du Monde 250 -1986

Grand Prix de France- 1985 - Gimont

Grand Prix de France –1986 - Villars sous Ecot

Grand Prix des Pays-Bas- 1986 -Venray Henk van Mierlo, (72 )(NED), Peter Hansson, (75)(SWE), Johnny Verwijst, (74) (NED), Jacky Vimond, (2) (F), Anders Eriksson, (7) (SWE), Jo Martens, (25) (BEL), Yannig Kervella, (8) (F)

Michele Fanton, (66) (ITA), Anders Eriksson, (7)(SWE), David Watson, (52) (GBR), Gert Jan Van Doorn, (3) (NED), Yannig Kervella, (8) (F), Jacky Vimond, (2) (F), Mark Banks, (57) (GBR)

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