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Soma #3

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Je crois avoir entendu dire que tu jouais régulièrement dans un club à Paris…

« LES SPONSORS C’EST UN PEU COMME L’AMOUR, QUAND ON CHERCHE ON NE TROUVE JAMAIS ! »

Où en es-tu de la photo ? Je me souviens avoir vu de très bonnes photos que tu avais prises en Afrique, au Gabon je crois.

Et la vidéo Lakai ? Ça t’intéresse encore ce genre de choses ?

Oui, des jam-sessions. C’est assez patique pour former un novice qui tente de jouer d’un instrument. J’ai eu la chance aux US de rencontrer des musiciens expérimentés qui ont eu la gentillesse et la patience de me transmettre quelquesunes de leurs connaissances qui feront à jamais partie de mon style, mais il n’existe aucune école comme celle d’Albert King, Jimi Hendrix, Buddy Guy, Albert Colins, Roy Buchanan, Jimmy Page, Ray Charles, Bob Marley, Otis Redding, Marving Gaye, Willy Dixon, Robert Jonhson, et bien entendu the one and only Stevie Ray Vaughn !

Excuse toi ! - (rires) - Au Congo tu veux dire ! La photo fut contrainte de laisser place à la musique. Mais t’inquiètes, mon sac photo fait toujours aussi peur !

Oui, Marc Johnson est incroyable mais en même temps on connaissait l’animal. Guy Mariano, ça fait tellement plaisir… Lucas, qu’il continue ! Pour moi cette vidéo reste comme la « Mouse », une source d’inspiration intarissable. Ty Evans déchire…

Et où en es-tu avec le skateboard ? À voir les photos de cet article, ça semble aller pour le mieux, pourtant tu n’as pas énormément skaté pendant ta période parisienne. Quel est ton rythme de skate aujourd’hui ?

Est ce que tu as gardé le contact avec tes anciens team-mates ?

À l’époque de Paris, une journée classique ressemblait à celle d’un adolescent ricain obèse en mode télé, manger, dodo. Puis de retour à Hyères, l’excitation et la motivation ont évidemment pris le dessus sur ma baisse de motiv’ et cet ancien style de vie parisien, d’où cette interview.

Est-ce qu’aujourd’hui tu abordes le skateboard de la même façon que lorsque tu étais aux US ?

Tu sais, le skate aux US ressemble plus à une usine de chaussures à Shanghai qu’à un rêve, une passion ou même un style de vie que nous, français, appelons le skateboard. À 22 ans, le fait de me réveiller tous les jours à deux minutes du skate-park me permet d’apprécier, en compagnie de mes amis d’enfance, de vraies sessions de plaisir essentielles a l’épanouissement de tout être humain… - (rires) -

On a parcouru tellement de kilomètres et voyagé sur tant de continents ensemble que j’étais persuadé qu’ils feraient partie de ma vie et de mes amis, mais malheureusement il est possible que je n’ai pas compris la vraie nature de l’amitié. Mais je n’oublierais jamais Salman Agah, Steve Van Doren, Rune Glifberg, Geoff, pour leur confiance et leur gentillesse. Merci pour tout ce qu’ils ont fait pour moi à mes débuts. Tu cherches un nouveau sponsor ?

Tu sais les sponsors c’est un peu comme l’amour, quand on cherche on ne trouve jamais ! Comment vois-tu ton futur dans le skateboard ? Et ton avenir en général ?

Étant donné que ce repos de 2006 a été bénéfique au point de vue psychologique et, bien entendu, pour mon corps, je ne me suis jamais senti autant en accord avec ma personne. Avec l’aide de Jart, j’ai en ma possession toutes les cartes pour mener à bien mes plus grands projets... Est-ce que cette interview annonce le véritable comeback de Bastien Salabanzi ?

Pour un come-back, il aurait déjà fallu que je parte, cependant le futur est aujourd’hui. Je remercie ma plus grande fan maman, les frangins, Albert, Jart skateboard, les potes du sud (le crew) et tous les gens qui ont pendant une seconde tenté de se glisser dans mes pompes… Merci. Lao Wilt coming soon…

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