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« ...répétant cette sempiternelle phrase «touche pas, Bernard, tu vas tout planter ! ». Mais çà n’avait aucune incidence sur le bonhomme, ce Bernard-là, quand bien même il était prévenu, n’hésitait pas à ôter la vie de la machine, froidement, et s’en aller, tel Steven Seagal se débarrassant d’un « problème ».   Bernard, c’est un peu le parrain, ou le Parrain. Il est toujours là pour donner des conseils aux gens en difficulté, pour diriger ses ouailles sur quoi faire ou ne pas faire, donnant la ligne directrice des futurs projets. Et il est souvent là pour recueillir les âmes en perdition, lorsque celles-ci se trouvent dépourvues d’un toit pour on ne sait quoi faire. C’est son côté « chef de famille », son côté adulte, qui prend le pas sur l’enfant qui est en lui quand il le faut. Et ce n’est pas si facile ! Bernard l’enfant est très turbulent, hyperactif même. Impossible pour lui de rester concentré plus de 3 minutes sur quelquechose lors de ces phases, spécialement lorsqu’il discute de ses multiples passions.   Le « raccourci-clavier », vous connaissez ? C’est cette combinaison de touches sur le clavier d’un ordinateur qui permet d’effectuer une tâche sans avoir à passer par les différents menus et sous-menus. Bernard est spécialiste en raccourci-claviers mentaux. Très souvent, je n’irai pas jusqu’à dire systématiquement car ce n’est pas vrai, il va aller, dans une discussion, du point A au point E sans passer par B,C et D. Et repasser au point T d’un autre repère, étudié précédemment, sans aucune gêne. Pour lui, tout se tiendra, alors que vous serez perdu. Discuter avec Bernard, c’est une gymnastique à laquelle on s’adapte, ou pas du tout ! C’est tout ce qui fait son charme, cette bonhommie et bonne humeur qui peuvent passer pour de la bêtise, ou de la beauferie, mais on en est bien loin; pour preuve cette anecdote ô combien parlante... »

Un grand Merci à tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ce numéro : Tramber, Zeb, Artus, Donger, François, Laurent, 2-Fre et sa cliqua (j’ai plus les noms en tête, mais ils se reconnaitront !), tAd. Et, bien évidemment, un maximum respect à Bernard qui donne encore de son temps pour que vive la petite flamme qui nous anime, tant bien que mal, par monts et par vaux, envers et contre tous... This is for you ! P.S. : merci à FBZ pour la couve !


il nous conseilla d’aller au théâtre ou j’ai pu rencontrer tout le reste de la scène de l’époque….(dams,mimo,mon voisin donger,Etienne, julien,Jay ,jib, Laurent, tom,……). Et c’est à force de nous balader, de nous faire tourner les vidéos, de squatter au Bij , que le skate est resté de manière plus que naturelle dans ma vie. Mais Bernard ce n’est pas que s’occuper des gosses qui arrivent… c’est aussi la seule personne que je connaisse qui eut le droit à une haie d’honneur de board le jour de son mariage, la personne la plus motivée pour bouger sur un spot même un jour de mauvais temps,le seul à avoir un pro-modèle

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our ceux qui ne connaissent que le pseudo Internet( les pauvres) homerbd , Bernard n’est qu’un activiste plus ou moins fondateur de ftbx, présent depuis longtemps,qui poste beaucoup et qui tient au courant de certains bon plans,s’occupe de ftbx… our les autres,enfants du théâtre et des rues de Beauvais: Bernard est un personnage incontournable. Tout le monde l’a croisé au moins une fois et peu l’ont oublié .Outre son physique ne passant pas inaperçu et sa voix de ténor, il est toujours la où on a besoin de lui;chacun a un jour du faire appel à ses services, de part sa qualité première de responsable du Bureau Information Jeunesse de la ville de Beauvais( où

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tous les skateurs de Beauvais se sont déjà réfugié les jours de pluie,pour regarder des vidéos (et s’en faire copier…ahhh la grande époques des cassettes copiées..)ou pour savoir si il y avait du monde dans le coin, et aussi pour ses qualités de chauffeur d’enfant ( tjs le cœur sur la main pour emmener les kids sur les divers spot éloignés )). i je l’introduis de cette façon c’est que c’est comme ça que je l’ai connu. Il habitait l’appartement d’à coté d’un camarde de collège avec qui je me suis mis a skater , il y a environ 8 ou 9 ans ,et à qui Bernard prêtait sa board Vision pour aller rouler…Après 2 ou 3 copies de vidéos et quelques sessions de saut de banks sous sa fenêtre, 

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de board chez ftbx skateboard°tm et son pro modèle de module (modules bernards°tm)avec des matières de récup.. e mec comme je le vois, sa motivation , sa bonne humeur naturelle, sa persévérance même au plus profond du creux de la vague, son plaisir a juste faire participer les autres a un délire :pour moi ça c’est un vrai skateur! Et rien d’autre. n pourra en écrire des tas, je pense que c’est surtout cela que je retiendrais. Merci mec.

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Zébulon


Beauvais, Californie

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e ne sais plus trop quand j’ai rencontré Bernard Daburon pour la première fois, ni où, ni comment. J’imagine que ce devait être autour de mes quinze ans, peut-être au point jeune où il travaillait, ou tout simplement à la place du théâtre, ou de la mairie, ou nous faisions du Roller. Bernard était « un mec de la première vague », un skateur qui avait toujours des idées plus étranges les unes que les autres. Un mec qui voulait nous faire faire des trucs qu’il ne pouvait ou ne voulait pas faire lui-même. Sans aucun doute Ber-

nard aurait fait un bon coach si nous avions été une équipe de foot, seulement nous n’étions qu’une bande de branleurs qui n’étaient pas loin de vouloir tourner mal. Voler à la tire, faire toutes les conneries du monde, le roller permettait tout. Il était la liberté comme la négation. Dès que nous chaussions nos rollers, nous avions un peu l’impression d’être des supermans. Bernard nous aidait à rester les pieds sur terre. Il aimait bricoler et nous voir bricoler avec lui. Nous étions pour ainsi dire une bande, et lui était « l’ancien ». Puis nous nous sommes tous plus ou moins mis  au skate. Je me souviens de 

downhill à fond à l’heure allongés sur nos planches, de mini-rampe dans le jardin, de barbecue et de ballades en voiture à chercher le spot à Beauvais Californie. râce à Bernard et à ses contacts jeunes à la mairie nous sommes plusieurs fois partis faire du snowboard à la montagne, nous avons créé FTBX, et nous avons appris à monter des projets pour avoir des choses. Le groupe et devenu famille et lui papa. Quinze ans après il ne reste pas grand-chose de cette époque. Beauvais n’a jamais été la Californie et beaucoup d’entre nous ont

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oublié qu’un jour ils avaient rêvé d’être grand sans pour autant avoir eu à renier leurs rêves d’adolescence. Bernard n’a jamais renié ce qu’il avait été et toujours sera : un grand rêveur qui n’a qu’eu le malheur de naître sur le mauvais continent, dans la mauvaise région, et peut-être dans la mauvaise famille ; non que sa famille soit mauvaise, ou que notre pays n’en vaille pas un autre, mais qu’il soit dur de s’extraire d’un certain milieu quand il est notre vie. eux qui me connaissent savent mon côté revanchard.  Bernard et Mimosa m’ont foiré 

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mon mariage, c’était une date importante pour moi. Dix ans plus tard, d’autres amis n’ont pas compris l’importance d’une date anniversaire… Peut-on pour autant en vouloir à ceux dont la bonne foi n’a d’autres limites que l’éducation qui la permit ? M’étant élevé seul, je n’ai pas de réponse à cette question, d’autant plus que ma solitude a toujours été très influencée par un environnement familial varié, et très libre. Né d’un père aristo, élevé par une mère hippie et un beaupère architecte, une belle mère documentaliste, entre l’Inde, les communautés des Cévennes, le Loir et Cher, et un pensionnat catholique dans la Sarthe, Beauvais Paris et Angoulême, j’ai vite compris que les voyages, et ce que l’on voyait, lisait, comprenait, forgeait un caractère bien plus sûrement que les baffes de beaufs au chômage qui n’avaient jamais quitté leurs canapés. Tout dépend encore une fois de

l’énergie que l’on met à s’échapper, et certains n’en ont aucune. Ici, je ne parle de personne en particulier, juste une idée générale de ce que la Picardie profonde, et toute région profonde évoque pour moi. Le manque de curiosité étant ce qu’il y a de pire sur la planète. Aristo dans l’âme, j’ai toujours haï Beauvais et sa bourgeoisie. Vous savez, ces gens qui croient toujours tout savoir sur tout, et dont le goût se transmet de génération en génération et n’évolue qu’avec la taille de l’écran qui envahit de plus en plus le sal o n…M a i s je m’égare.

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’ai vite assimilé Bernard comme un « gentil Beauf », avec ses cinq zappeuses et sa télé 16/9, sans pour autant savoir réellement d’où il venait et quel était exactement son vécu, peut-être pour ne jamais m’être vraiment intéressé au personnage autrement que par ce qu’il pouvait m’apporter. C’est un tort sans doute. Peut-être un moment as-t-on été ami,

peut-être un moment y a t-il eu du respect entre nous, peut-être pas. Là n’est pas le sujet de cet article. Le sujet de cet article est de rendre hommage à son esprit d’entreprise, au cadeau qu’il fait à tous avec sa bonne humeur, sa gentillesse, et sa serviabilité en toute occurrence. Bernard, c’est avant tout une histoire. L’histoire d’un mec effectivement sympa, qui, à un moment, n’as pas d’hésitation pour partager son expérience avec nous et nous permettre de grandir dans des meilleures conditions que celles qui étaient les nôtres, pour nous aider à donner une forme physique et intéressante à notre rébellion, dans le direct prolongement de son travail à la mairie. Un mec sympa qui a dû passer des heures à scanner, classer et choisir ce qui allait constituer les archives d’une époque, sans jamais

réellement juger et condamner quiconque. Un mec qui devait savoir de quoi il parlait quand il disait d’aller plus vite dans les descentes, ou de pousser plus avec le pied arrière en 360 flip « comme dans les vidéos », comment emboîter, scier et visser telle et telle planche pour faire une belle mini-rampe, alors que comme nous il apprenait. n mec qui, quand il empilait des trucs devant le banks, et nous encourageait à sauter « encore plus haut qu’avant », continuait d’espérer un meilleur pour nous, alors que souvent nous le moquions et lui faisions voir le pire avec nos railleries d’adolescents impubères. ernard n’a jamais, selon moi, été dupe, tout d’abord de par son métier, en suite de par son caractère. J’étais artiste, je suis artiste, 

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par nature comme par choix, il est normal que je me batte contre l’autorité même si celle-ci peut aussi parfois avoir du bon… l y a quelques jours, j’ai reçu un Email de quelqu’un que j’avais beaucoup aimé et qui disait ne pas avoir de très bon souvenirs de son aventure avec moi, et pourtant, à l’époque ou nous étions ensemble, rien ne pouvait entacher notre optimisme et notre joie de vivre. J’ai la même impression à l’inverse en pensant à Bernard et à toutes ces années que j’ai passé à Beauvais, sous son influence et celle de quelques autres. 

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Dans ma mémoire, le souvenir est souillé par une rupture violente, alors que j’y ai aussi passé des jours heureux et souriants. ’est à cette mémoire que je rends ici hommage. Un instant ou la recherche du spot, et la joie de le skater oblitérait tout le reste. Bernard était toujours au volant de la voiture qui nous emmenait vers de nouvelles aventures, le soleil dans le rétroviseur, et le tee-shirt pourri d’une saine transpiration. erci à toi Bernard, pour ces années folles, et l’optimisme qui ne t’as jamais quitté, et ce malgré des

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galères de vie, les mêmes que nous affrontons tous un jour ou l’autre, que tu as j’en suis sûr su confronter avec dignité et justesse, une composante importante de ton travail journalier au CIDJ où tu as chaque jour à orienter des jeunes vers leur meilleur devenir… e skateboard était une très bonne école, ta bonne humeur en était une autre. erci donc encore une fois, et puisse FTBX vivre encore dans nos cœurs comme sur le papier, comme l’élan de générosité qui lui permit d’exister.

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loire soit rendue à Bernard et à sa famille, femme et fils. Il y a souvent beaucoup à apprendre de ceux qui ne nous ressemblent pas, et tant à faire que perdre son vtemps à juger, à Beauvais-Californie comme ailleurs. Let’s Ride each other. Make peace not war. Whatever… Artus.


Comment j’ai rencontré HomerBD Alors comme çà ! c’est la teuf à HomerBd... bien, bien... alors qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter... - Le début : une rencontre sur internet quelque part en 1998 et 2000... c’etait l’époque de «La Bataille des sites Perso», chacun dans son coin oeuvrait pour conquérir le monde... et tel le célébre gaulois et son village, n’en avait que faire de cette Bataille le FTBX, qui a cette époque ressemblait de loin à une horde de sauvages perdus au fin fond de la Picardie... - Puis surement une rencontre dans le cadre de la «Vraie vie», je sais plus à quel occas, mais nous nous somme retrouvés sur le Parvis de la Mairie de Paris pour une sombre manif

pour la «légalisation du skateboard»... c’te rigolade. - «La Chute de l’Empire», c’est la fin de la bulle internet, les sites perso errent sur la toile, les start-up disparaissent... HomerBd toujours là, à base de mise a jour, le trop fameux fanzine en pdf... y’a une teuf pour le 300 ? winking smiley Puis quelques autres rencontres, toujours dans la «vraie vie» et sur le net... surtout sur le net. Le skateboard est une activité ingrate... on se lance... on se taule.. etc, etc... et un jour çà passe !!! 2-fre - www.sk8.net - webmaster


torale dans Beauvais et le Lycée à coups de stickers@fbegnez. t pendant ce temps là, l’animal construit un mini chez ses parents, organise une semaine de folie à la Foire Expo de Beauvais…le skate a déjà pris de l’ampleur dans la ville, il est maintenant à la tête d’un gang d’une vingtaine de gus. e niveau monte avec l’organisation du premier contest, les

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lascar, air over the 104, les concours à la con, j’vais m’faire engueuler par ma femme, l’anniversaire au bois du Parc (NDLR : ah putain, celuilà je ne l’oublierai pas !), l’éternelle jeunesse (je sais pas dans quoi il est tombé quand il était ptit mais l’Oréal devrait faire des recherches sur le gène Homer-Bd), l’ami du château gonfable du Quick d’Amiens, le roi de l’elevator en rampe, le coach « Huggy les conseils foireux pour rentrer un trick », la mémoire vivante du skate toujours à la pointe du hi-tech, Bernard « éleveur de skateur depuis 20 ans » utilise Apple…………. En bref, Bernard, Changes rien !!! Par Tramber

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our ce numéro 250 et après la célébration des 15 ans de FTBX, il fallait rendre hommage à l’icône du skate beauvaisien : Bernard aka Homer ! La ressemblance n’est pas que physique, elle est surtout emblématique…pourtant Bernard n’est pas l’amateur de bière que vous croyez, je l’ai d’ailleurs rarement vu bourré !

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remier contact avec le personnage autour de 87 place de l’Hotel de Ville : il roulait avec quelques potes (novices et anciens) sur sa Roskopp face. C’est à partir de là que le skate s’est développé sur

Beauvais…Bernard était le point incontournable de toutes les virées en 104, à l’origine de tous les contacts sur la région. Après l’idée de créer un zine, c’est aussi devenu le centre multimédia des skaters de BVS, les journées au BIJ à glander…des grands moments.

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ote for Bernard + Bernard président! une fois FtBX lancé, il décide de fonder le BSC de manière à avoir un peu plus de poids face à la mairie…on aura un « park �� 10 ans plus tard. Voilà Bernard président du BSC…campagne d’affichage élec-

trips de plus en plus fréquents sur Paris pour rider, voir les démos, faire les courses…la rave party dans le garage des parents LOL !!!  Depuis, rien n’a changé…ou presque.

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ais HomerBD c’est surtout la déconne permanente, les modules à la Bernard, la caisse gratuite de La Flèche, la terreur des stands de l’Apple Expo et des salons/magasins/expos, les heures passées au BIJ, les Km dans la 104 (moins confortable que le Picasso – même en preum’s devant – mais tellement plus roots), 104 : 1 pot de fleurs à Mme Husson : 0, 104 barefoot de


Page de gauche en haut: ? en nosegrind Page de gauche en bas : Laurent en front grab, et Florent en 180° front (?) Ci-contre à droite : Camille en feeble En bas : Dams en b-side nose grab


Double effet pour Laurent avec en fat un fs 180째, et en vignette une fin de boneless to tail


Après une lutte acharnée tout au long de la nuit, le FTBX Crew s’est brillamment qualifié pour les quarts de finale de la Coupe du Monde de la Fête


FTBX #250 Homerbd issue