Le présent document examine le porte-avions en tant que système central de projection de puissance navale, issu des transformations majeures de la guerre maritime au XXᵉ siècle. Historiquement conçu pour assurer la supériorité aérienne en mer et permettre des opérations militaires éloignées du territoire national, le porte-avions s’est progressivement imposé comme un instrument clé de dissuasion, de présence stratégique et d’intervention rapide.
L’analyse rappelle les fondements doctrinaux qui ont soutenu ce modèle, notamment la concentration des capacités, la maîtrise de l’espace aérien maritime et la capacité de projection autonome. Toutefois, ces postulats s’inscrivaient dans un environnement stratégique caractérisé par des menaces relativement prévisibles, des temps de réaction compatibles avec la défense en profondeur et une supériorité technologique asymétrique en faveur des puissances détentrices de porte-avions.
Le document met en évidence une rupture structurelle induite par l’émergence de systèmes