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LA NEWSLETTER DE LA HAUTE ÉCOLE DU PAYSAGE D’INGÉNIERIE ET D’ARCHITECTURE DE GENÈVE
© hepia / Jess Hoffman
MARS 2017
À LA UNE
Filière Technique des bâtiments et le graal européen La création de la filière Technique des bâtiments a été et est un projet innovant non seulement par rapport à la Suisse (unique en Suisse romande), mais aussi dans l’environnement européen proche. Son positionnement va donc au-delà du Grand Genève même et se caractérise par un large rayon d’action tant au niveau du bassin de recrutement des étudiants que du marché du travail. Après l’étape de la mise en place du cursus d e la filière en Technique des bâtiments, celle de son accréditation* suisse nous guettait. Devant le parcours du combattant qui s’annonçait, fallait-il en plus réaliser une accréditation au niveau européen ? Le simple fait d’évoquer cette possibilité semblait en effrayer plus d’un ; seul l’expert de l’agence suisse d’accréditation et d’assurance qualité (AAQ) nous présentait cela avec un enthousiasme hors du commun, nous faisant aussi miroiter un lien de grande importance avec l’Europe. Après tout, cette filière de formation à hepia n’avait-elle pas été créée pour répondre aux défis du grand Genève ? N’ayant jamais été très fort en géographie, l’Europe suffirait-elle à mes ambitions ? Nous voilà donc partis tête baissée dans cette nouvelle quête. Forces, faiblesses, répartition entre formations théoriques et travaux pratiques, qualifications et analyses de performances, correspondances
avec le plan d’études-cadre, synergies avec d’autres filières, le profil de compétences est-il en adéquation avec le métier, les demandes professionnelles et les débouchés sont-ils réalistes et adaptés aux besoins du marché, l’auto-évaluation du système de formation… Tant de questions auxquelles il nous a fallu apporter des réponses pour peut-être obtenir le graal. Et voilà, à l’issue de notre labeur, après l’audit par des experts externes européens et de multiples réponses à leurs interrogations, l’attente, la longue attente… Puis par un jour de décembre 2016, la nouvelle tombe… Qu’il est beau ce label « EUR-ACE » ! José Boix Professeur HES Responsable de la filière Technique des bâtiments * L’accréditation est une reconnaissance par un tiers de la compétence d’un organisme dans un domaine donné, par exemple la formation.
QUELQUES ÉLÉMENTS ET CHIFFRES CLÉS • Deux années pour la mise en place du profil de compétences et du cursus avec le concours des professionnels du métier et de plusieurs institutions cantonales • Ouverture en septembre 2012 • Quatre années de formation à temps partiel • Deux options à choix : - Énergétique du bâtiment - Rénovation et sécurité du bâtiment • Une moyenne de 70 étudiants • Première volée de diplômants en 2016 • Les plus de la formation : - un projet en développement durable - deux projets sur des thématiques métiers - un projet interdisciplinaire en échange avec une autre HES Suisse Plus de détails sur : http://hepia.hesge.ch/
À VOUS LA PAROLE
© The Global Goals Organization / Tröllback & Co
Genève au cœur de l’Internet des Objets
Les 17 Objectifs du Développement Durable de l’ONU
qui présentera les articles et publications les plus récents sur le thème, et un Hackathon où de jeunes développeurs auront la possibilité de démontrer leurs compétences le temps des 3 jours à disposition.
Sébastien Ziegler Directeur, Mandat International
Une envie de faire bouger les choses
© AEH / Sébastien Thorimbert
L’Internet des Objets, c’est une révolution déjà présente. La progression exponentielle des appareils connectés via Internet (50 milliards en 2020) conduit à une capacité sans précédent à collecter, analyser, stocker des données pour ensuite les restituer sous forme d’informations. Un bouleversement qui touche des secteurs comme la santé, les transports, la domotique. L’espace de quelques jours, Genève, siège de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), sera au cœur de l’Internet des Objets. En effet, la conférence IoT Week 2017 sera accueillie au Centre International de Conférences Genève (CICG) du 6 au 9 juin et co-organisée par IoT Forum, l’UIT, Mandat International et la HES-SO, avec un soutien direct d’hepia. Quelques jours intenses qui verront se rassembler experts et chercheurs de haut niveau, centres de recherche et entreprises innovantes, étudiants et ingénieurs, tous venus du monde entier pour discuter, échanger, identifier les nouvelles tendances et découvertes technologiques qui auront un impact sur notre avenir et nos sociétés. Lors de plénières, d’ateliers, de tables rondes thématiques, les participants débattront de nombreux domaines liés à l’Internet des Objets : technologies émergentes, sécurité et protection des données, défis sociaux, perspectives de marché et modèles d’affaires, industrie 4.0. Les instituts de recherche et les entreprises présents auront également l’occasion de faire connaître leurs projets Internet des Objets dans une zone d’expositions au sein du CICG. Une opportunité rêvée pour développer un réseau de contacts, ouvrir des partenariats et créer des liens dans la communauté de l’Internet des Objets. En parallèle, auront lieu deux autres événements : la 1re édition du Global IoT Summit
Mais ce n’est pas tout. L’Internet des Objets et cette conférence en particulier s’inscrivent dans un cadre plus large et responsable, celui du Développement Durable. Avec l’adoption à la fin de la manifestation de la « Déclaration Internationale sur Internet des Objets et le Développement Durable », loT Week 2017 vise à soutenir par des contributions concrètes les 17 Objectifs du Développement Durable de l’ONU dont l’image illustrant cet article en est le symbole. loT Week 2017 sera une plate-forme incontournable pour affronter une thématique complexe, porteuse de perspectives enthousiasmantes comme de challenges risqués. Pour toute personne intéressée, consulter : www.iot-week.eu
Marie Dayer, présidente AEH et ambassadrice égalité du domaine I & A
Étudiante dans la filière Génie Mécanique, en 2e année de Bachelor, je suis également présidente de l’AEH, représentante de degré et ambassadrice égalité du domaine I & A de la HES-SO. Pour comprendre les raisons qui m’ont poussée à prendre toutes ces casquettes,
j’imagine qu’il faut regarder un peu en arrière, à savoir, ma scolarité. J’ai commencé mes études supérieures à l’EPFL, également dans la filière Génie Mécanique, et j’ai vite adhéré à la vie estudiantine. En effet, la vie de campus et la volonté d’une
poignée d’étudiants à faire bouger toute une école m’ont motivée à rejoindre une association, le Coaching, qui poussait à l’intégration des premières années dans l’école et la filière. Lors de ma deuxième année à l’EPFL, je me suis présentée en tant que déléguée et j’ai pu créer des liens avec des personnes intéressantes grâce à cette expérience. En arrivant à hepia, c’est donc de façon évidente que je me suis proposée en tant que représentante de degré. Au cours de mon premier mois à hepia, je n’ai pu que constater le manque de vie estudiantine et d’événements au sein du campus. En apprenant l’existence d’une association d’étudiants, c’est pleine de curiosité que j’ai demandé à rejoindre l’AEH. En même temps que moi s’est inscrite toute une équipe d’étudiants de filières différentes ; nous avons, tous ensemble, pris l’initiative de redonner un peu de vie à cette école. Grâce à elle, nous avons construit une dynamique
associative incroyable et si je suis arrivée au poste de présidente, c’est un peu par hasard. Nous avons chacun nos responsabilités, nous avançons de manière soudée, et les titres ne sont pas vraiment d’une grande importance. J’ai également eu la chance, de par les rencontres que j’ai faites au sein de l’école, d’intégrer la Junior Entreprise hepia. J’ai tenu le poste de vérificatrice aux comptes, et encore une fois, ai pu établir des contacts et gagner de l’expérience associative et professionnelle. Pour ce qui est du poste d’ambassadrice, j’imagine que c’est ma position de femme au sein d’une filière dite « d’homme » qui m’a motivée à me présenter et le fait que j’aime bien écrire pour parler des choses qui me passionnent. Ce statut me permet de partager mon quotidien et sans doute, qui sait, de motiver d’autres filles à emprunter la voie de l’ingénierie qui n’est pas du tout réservée qu’aux hommes. Pour avoir été victime de ce
stéréotype plus d’une fois, je sais qu’il est difficile de faire sa place dans ce milieu. Je pense que saisir les opportunités qui s’offrent à nous dans une école telle qu’hepia est essentiel pour vivre l’expérience étudiante jusqu’au bout. Elle est vraiment unique avec tout ce qu’elle apporte et je ne suis pas sûre que l’on puisse avoir de telles occasions à d’autres moments de notre vie. Voilà comment je me retrouve, peut-être par hasard, impliquée dans toutes sortes d’activités au sein d’hepia. Mais, en fait, je pense que la raison principale est que j’aime me sentir utile, m’investir dans des actions pour l’ensemble des étudiants et surtout, j’ai envie de faire bouger les choses. Marie Dayer Présidente AEH Ambassadrice égalité du domaine I & A
EURÊKA
L’Institut Terre Nature Environnement (inTNE) d’hepia s’est doté de séquenceurs d’ADN de 3e génération permettant d’effectuer des travaux de séquençage de l’ADN, dans une très grande diversité de domaines. Ces équipements matérialisent une plate-forme de génomique appliquée à hepia, localisée dans les laboratoires du groupe Plantes et Pathogènes. Il s’agit d’un nanoséquenceur Minion MK1b et d’un séquenceur parallèle de masse MiniSeq. Ils permettent de réaliser des travaux de métagénomique ou de métatranscriptomique.
© hepia / Romain Chablais
Une plate-forme de génomique appliquée à hepia
Nanoséquenceur Minion MK1b (Nanopore Technologies)
Métagénomique ? Métatranscriptomique ? Quid ? La métagénomique c’est l’étude simultanée de tous les génomes d’une communauté de micro organismes dans un environnement donné. Elle permet d’allouer une identité génétique ou fonctionnelle à des fragments d’ADN d’origine inconnue. La métatranscriptomique donne une image réelle des gènes exprimés, donc des fonctions actives et de leur niveau d’expression. Applications Les premiers travaux de métagénomique en écologie microbienne intestinale ont décrit une diversité bactérienne d’une richesse jusqu’alors inconnue. D’autres applications sont maintenant
explorées dans l’agroalimentaire, l’agriculture et l’environnement. La métagénomique permet de comprendre les microbiotes* associés aux sols cultivés, aux plantes et animaux domestiques, mais également à la nourriture produite. Ces connaissances aident à la détection d’organismes pathogènes dans les cultures, les élevages, dans les produits alimentaires et à la prévention des maladies, ainsi que le développement de nouvelles pratiques agricoles utilisant les avantages de communautés bactériennes bénéfiques associées aux plantes et aux animaux. En biotechnologie, de nouveaux produits alimentaires, pharmaceutiques et industriels pourront être élaborés. La sécurité alimentaire,
le contrôle de qualité, l’amélioration des processus de fabrication et de conservation des aliments en seront bénéficiaires. Les microbiotes des milieux naturels, des plantes et animaux sauvages peuvent aussi être analysés de même que les macroorganismes par les traces laissées dans l’environnement. La métagénomique sera donc grâce à l’analyse de l’ADN environnemental un outil majeur de la génétique des paysages et de l’environnement. En génie de l’environnement, la compréhension de ces microbiotes améliorera les processus de traitement biologique des eaux usées, de développer les techniques de bioremédiation par les champignons et les bactéries, et donc de remédier les dommages causés à l’environnement provoqués par les fuites d’hydrocarbures et les pollutions chimiques des eaux. Ainsi, cette plateforme de génomique appliquée offre des technologies devenues incontournables aux équipes HES-SO du domaine ingénierie et architecture, dans un très large éventail de domaines. François Lefort Professeur HES * Ensemble des microorganismes vivant dans un environnement spécifique.
FLASH SUR :
© hepia / MIP
CAS 3D GEO : une formation continue innovante
Maquette numérique du Parc des Eaux-Vives
En matière de gestion du territoire, l’apport des données géographiques en trois dimensions constitue une percée prépondérante pour l’élaboration des projets d’aménagement et de construction. La création de maquettes virtuelles représentant la topographie, l’hydrographie, la végétation, les bâtiments, les infrastructures routières et le sous-sol, ouvre de nouvelles perspectives pour améliorer la gestion du territoire. La complexité croissante des opérations de transformation de la ville et de ses équipements requiert des méthodes et des outils innovants pour assurer la planification, aider à la conception des projets, favoriser la concertation entre
les acteurs, afin d’étayer des prises de décisions éclairées. Pour répondre à l’évolution des métiers de gestion du territoire et des nouvelles technologies de traitement de l’information en trois dimensions, hepia lance un Certificat de formation continue en géoinformation 3D (CAS 3D GEO). Ce programme représente plus de 250 heures de formation et s’adresse aux professionnels de la géomatique, géographes, architectes, urbanistes, gestionnaires du patrimoine et de la construction. Il vise à développer les compétences de manière large dans l’acquisition, le stockage et la gestion des données 3D, la visualisation et l’impression en
3D, la modélisation et l’analyse, les infrastructures et la construction (BIM), ainsi que la mensuration officielle, le droit et l’éthique. Cette formation est développée de manière coordonnée avec la HES FHNW de Muttenz pour la version allemande, avec le soutien de swisstopo et Cadastre suisse, et en collaboration avec la HEIG-VD. Pour toute personne qui serait intéressée à se lancer dans cette nouvelle formation, inscriptions et informations détaillées sont disponibles sur le site http://3dgeo.hesge.ch
À HEPIA
RA & D
CONCOURS
Dans le cadre du cycle de conférences consacrées au CEVA qu’hepia accueille régulièrement, la prochaine rencontre aura pour thème « La Technique ferroviaire ». Cette dernière recouvre tous les éléments techniques de la pose des rails : caténaires, sécurité, signalisation, etc. La conférence aura lieu le 27 avril 2017 à l’Aula Georges Charpak à 18h00 et sera ouverte au public. Entrée libre.
En collaboration avec hepia, la Fondation Campus Biotech Genève organise le 12 avril 2017 sur le site même du Campus une matinée de colloques concernant les compétences en matière de recherche appliquée au sein des HES. Conférences et discussions aborderont de nombreux projets en lien étroit avec les acteurs économiques et scientifiques de la « Health Valley ».
La HES-SO lance un concours de vidéos ouvert à tous les étudiants en ingénierie et architecture sur… la participation des femmes dans ces domaines ! Expériences vécues, regards croisés, idées originales, points de vue divergents ou convergents, les étudiants auront trois minutes avec leur caméra pour s’exprimer d’ici au 13 avril 2017 !
Alain Dubois Chargé d’enseignement HES
Pour des raisons éditoriales, l’usage du masculin pour toute désignation de personne, de statut ou de fonction vise indifféremment un homme ou une femme. Rue de la Prairie 4 CH-1202 Genève
Tél. +41 (0)22 546 24 00 Fax +41 (0)22 546 24 10
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