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2012 CENTENAIRE JEAN VILAR

S È T E C O M M É M O RAT I O N N AT I O N A L E

© Angnès Varda

W W W. C E N T E N A I R E J E A N V I L A R . F R

EXPOSITION

DANS LES PAS DE JEAN VILAR 21 MARS - 31 AOÛT 1 3 R U E G A M B ET TA T E L 0 4 - 6 7- 7 4 - 7 3 - 8 8


Service public : deux mots, de multiples missions : l'eau, l'électricité, le gaz, les transports, l'éducation, les soins... et, depuis Vilar, enfin, la culture. La culture décentralisée, loin des salons parisiens, accessible à tous, rendue à tous : tel est l'engagement d'une vie, celle de Jean Vilar dont nous célébrons le centenaire cette année, et l'héritage fondamental qu'il nous a transmis, au travers d'une devise chevillée au corps : « assembler pour unir ». Le service public, ce fil conducteur suivi par tous les ministres de la Culture qui se sont succédés, doit beaucoup à Vilar. Jamais la résonance de son travail n'aura été aussi forte qu'en ce début de XXIème siècle, en ces temps difficiles où pourtant la fréquentation des salles de théâtre et de spectacle continue de s’accroître. L’exposition biographique qui lui est consacrée dans sa maison natale, montée avec l’aide de la Maison Jean Vilar, nous rappelle l'homme connu internationalement tant pour l'ensemble de son œuvre multiple que pour ses engagements d'artiste et de citoyen. Elle nous fait également replonger dans ses origines sétoises, dans son paysage d’enfance où il aimait tant venir se recentrer, face à la mer dont il disait dans sa Chronique romanesque qu’elle était « ce plateau où tout est possible ». Vilar s’est toujours revendiqué de ses origines sétoises, que ce soit pour ses décors, ses mises en scène, la musicalité de ses créations. Lorsqu'un doute apparaissait, lorsqu'une décision était à prendre, c'était dans son paysage d'enfance qu'il venait puiser l'énergie pour défendre ses idées, pour trouver les réponses à ses questions. Ainsi, a t-il déclaré, en s'engouffrant dans un Paris-Méditerranée pour Sète, avant de donner son accord pour diriger le Palais de Chaillot – dont il fera le Théâtre National Populaire : « il faut éprouver l'urgente nécessité d'aller à la plage quand la chance désire très violemment se marier avec vous». On vit la culture à Sète comme on respire l'air marin. Elle fait partie du décor, comme la mer et le Mont Saint Clair, la Pointe Courte et l'étang de Thau, les joutes et leur Cadre Royal... Comme tous les Sétois, Vilar en a profité, il s'en est imprégné dès son enfance. Lorsque l'on naît sur la terre de Paul Valéry, que l'on est bercé dès le plus jeune âge par ses vers comme par le bruit du ressac, que la vie est rythmée par les refrains de Georges Brassens, les films de Henry Colpi, que les œuvres de Pierre Soulages, d'Hervé di Rosa, de Robert Combas, d'Agnès Varda et de tant d'autres se reflètent dans vos yeux au même titre que la luminosité des lieux, on peut déclarer comme Valéry : « je suis né dans un de ces lieux où j’aurais aimé de naître. » À Sète, la politique culturelle accessible à tous, voulue par son maire François Commeinhes, peut prendre appui sur une scène nationale, le Théâtre de la mer, trois musées, le Centre régional d’art contemporain, l’Ecole municipale des Beaux-arts, son Conservatoire - autant d’institutions qui, enrichies de nombreux festivals comme Jazz à Sète, Voix Vives, Images singulières, entre autres, tissent une vie culturelle particulièrement intense. Je tiens à saluer chaleureusement l’engagement de la Maison Jean Vilar, animée par l’Association Jean Vilar en partenariat avec la ville d’Avignon, la Bibliothèque nationale de France et mon ministère, ainsi que l’Institut National de l’Audiovisuel, pour leur appui à cette exposition biographique qui restitue un magnifique héritage celui qu’il aura légué tant au théâtre qu’à l’action culturelle en France. Frédéric Mitterrand Ministre de la Culture et de la Communication


Ce qui nous fait aimer Jean Vilar

Comme tous les Sétois, j’aime Jean Vilar parce qu’il est un habitant de l'ile singulière à part entière, qu’il est demeuré attaché à sa ville natale et a entretenu avec elle des relations étroites et fusionnelles. Il y est né, s’y est marié avec une Sétoise, Andrée Schlegel, et y est mort. Il repose désormais au Cimetière Marin, ce lieu mythique, éternel et internationalement connu grâce à la beauté infinie du poème de Paul Valéry que Vilar admirait tant au point d’appeler sa maison « Midi le Juste »... Sète a toujours été pour Vilar un havre de paix, un lieu privilégié loin du bruit et de la fureur, un espace d’inspiration face à la mer, une véritable fontaine de jouvence. C’est ici qu’il aimait à se recueillir, le long du rivage, lorsqu’il avait une décision importante à prendre, ou pour passer du temps en famille. Il avait plaisir ainsi à inviter sur la plage quelques comédiens du TNP, entre les répétitions et les représentations. Lors des nombreuses interviews qu’il a données, Vilar a souvent fait référence à ses racines, à ses origines méditerranéennes. Il a souri de la réputation qu’on lui faisait d’être un homme du nord à la rigueur toute janséniste alors qu’il était l'enfant du soleil et de la mer. Mon attachement pour Vilar s'explique aussi par son lien avec les gens « simples » (d'origine modeste ?)de Sète. Il ne faut pas oublier que ses parents fournissaient les pêcheurs, les artisans et les ouvriers. Leur boutique, à la devanture arborant « Côme-Vilar », est restée longtemps comme la trace d’une époque aujourd’hui disparue, celle de ce monde si vivant et vibrant d’un accent dont le futur comédien aura d'ailleurs bien du mal à se défaire. Il aboutira à ce phrasé inimitable porté par sa voix magnifique. C'est également pour ce timbre si particulier que nous l'aimons. J’aime surtout Vilar pour sa ténacité, son esprit d’ouverture. Homme de convictions, il est le messager de cette lignée de metteurs en scène en rupture avec les conventions qui, d’André Antoine et Lugné-Poe en passant par Jacques Copeau, Louis Jouvet ou Charles Dullin, se sont battus pour faire évoluer le genre et développer la décentralisation théâtrale. Jean Vilar se trouve au confluent de tous ces courants, il en est la plus riche incarnation et a pleinement réalisé les rêves de ses prédécesseurs, en amenant le théâtre sur les routes, auprès de tous les publics, et en réinventant le TNP. Il a non seulement créé le Festival d'Avignon, mais il y a encore élaboré un lieu unique de rencontres des différentes formes artistiques, un espace d’échanges et de créativité intellectuels, tel un laboratoire pour les politiques culturelles à venir dans un souci de véritable démocratisation. Enfin, j'estime Vilar parce que toute sa vie il aura été l’image même de l’intégrité. Capable de refuser net des compromissions inconciliables avec sa pensée, il a fait preuve d’un engagement sans faille pour le théâtre, l’art, la culture partagée. Il a lutté afin de faire vivre ses idées de toute son âme et de tout son cœur. Un cœur qui n’a malheureusement pas résisté lorsqu’il s’est senti incompris. C’est la grandeur et la générosité de ce destin que nous avons souhaité faire découvrir, avec l’aide précieuse du ministère de la Culture et de la Communication, aux générations d’aujourd’hui, afin de les sensibiliser à la lumière, la vertu morale, le courage de cette personnalité hors du commun qui va de l’intime, lorsqu’il est à Sète, à l’universel sur la scène du TNP. Pour tenter de définir ce qui nous a animés dans la réalisation de cette exposition, j'emprunterai des mots de Gabriel Monnet, autre grande figure du théâtre contemporain : « D’abord pour accueillir et multiplier cet hommelà »... Une idée toujours portée aujourd'hui par de nombreux comédiens et metteurs en scène. Cette passion de Vilar pour sa ville et ses habitants, me conduit à cette réflexion quelque peu narcissique : Ce qui nous fait aimer Jean Vilar, c’est aussi le fait qu’il nous a tant aimés... François Commeinhes Maire de Sète, Conseiller général de l’Hérault


UNE EXPOSITION PRODUITE PAR LA VILLE DE SÈTE AVEC LE SOUTIEN DU MINISTÈRE DE LA CULTURE ET DE LA COMMUNICATION ET DE L’INSTITUT NATIONAL DE L’AUDIOVISUEL COMMISSARIAT GÉNÉRAL : ASSOCIATION JEAN VILAR (MAISON JEAN VILAR - AVIGNON)

SÈTE 2012 - CENTENAIRE JEAN VILAR

“L'art du théâtre ne prend toute sa signification que lorsqu'il parvient à assembler et unir”. Jean Vilar

Le 25 mars sera célébré le centenaire de la naissance de Jean Vilar. Cet événement, inscrit sur la liste officielle des commémorations nationales 2012, offre l'occasion extraordinaire pour la Ville de Sète de rendre hommage à l'un de ses plus illustres enfants.


POURQUOI SÈTE ? Évoquer un lien charnel entre Vilar et sa ville natale ne relève pas de l'imaginaire, ni de la légende. C'est l'artiste luimême qui le revendique :

“Mais toi, enfant de Sète, fils de la ville, quand tu tentes de mieux comprendre ce qui t'amarre à jamais à ces quais, t'enchaîne à ces ponts anciens et ces soleils (...), n'est ce pas cette sensation permanente et comme diffuse cependant d'un lien charnel que le Sétois fait avec les forces naturelles de ces lieux ? (...). Hors de Sète, un Sétois est toujours un enfant exilé...”. Jean Vilar, 1965. Fils de Sétois, né et ayant vécu ses 20 premières années dans la petite boutique familiale du centre ville, l'homme au destin national ne cessera tout au long de sa vie de venir se ressourcer sur le sol singulier de l'Ile. Il y trouve un élément vital à l'aboutissement de ses créations.

“Le plus beau théâtre du monde. Offrande à l'imagination. ” Jean Vilar, 1965 Ainsi, les mâts qui circonscrivent l'espace scénique lors du festival d'Avignon, les tons rouge, bleu et blanc, sont inspirés, selon ses propres mots, par les joutes sétoises dont il raffolait. Il y puise régulièrement l'énergie nécessaire à l'affirmation de ses convictions et décisions.

“Il faut éprouver l'urgente nécessité d'aller à la plage quand la chance désire très violemment se marier avec vous”. Jean Vilar 1951 déclare-t-il ainsi en s'engouffrant dans un Paris-Narbonne pour se rendre à Sète, avant d'accepter la direction du Théâtre national du palais de Chaillot à qui il rendra son nom d’origine : Théâtre National Populaire - TNP. Il y construit sa vie intime. En 1942, c'est une sétoise qu'il épouse, Andrée Schegel. Et acquiert en 1954 une maison sur ce Mont Saint Clair qu'il chérit tant, la rebaptisant “Midi le Juste”, en hommage à un autre enfant du pays, pour lequel il éprouve une profonde admiration : Paul Valéry. Ils reposent désormais non loin l'un de l'autre, au cimetière marin. Il y compose, face à la mer, ses œuvres littéraires.

“Ici, sur ce plateau, tout était possible. Toute chose pouvait être attendue, imaginée, toute présence et toute existence...” Jean Vilar 1971 C'est notamment dans la préface de son dernier ouvrage, “Chronique romanesque”, que Vilar confie l'inspiration qui lui est insufflée par le mouvement incessant du paysage marin de l'ile singulière.


QUI ES TU, JEAN VILAR ? Il n'est assurément pas le seul à y avoir pensé, ni à en défendre l'idée. Mais il est le premier à l'avoir imposée : le théâtre, et dans son ensemble la production culturelle, doit à Jean Vilar sa mission de “service public”.

“Le Théâtre est une nourriture aussi indispensable à la vie que le pain et le vin... Le Théâtre est donc, au premier chef, un service public. Tout comme le gaz, l'eau, l'électricité ” Jean Vilar

Assoiffé de connaissances, Vilar quitte Sète, sa ville natale, à l'âge de 20 ans. Un départ “coup de tête”, comme le permet l'impétuosité de cet âge. Il ne part pas sans bagages. Tout du moins intellectuels. Dans l'arrière boutique de ses parents, il s'est nourri tout au long de son enfance des multiples œuvres que comporte la bibliothèque hétéroclite de son père. La littérature est sa passion, la maîtrise du violon sera son gagne-pain, du moins le pense-t-il. Mais un autre avenir l'attend. La révélation se fait à Paris, alors qu'il se rend à une répétition de Richard III de William Shakespeare, jouée et mise en scène par Charles Dullin. Ce dernier devient son maître, et l'élève n'aura de cesse de travailler jusqu'à ce que son talent éclate, en 1945. Dès lors, tout s'enchaîne et le destin de Jean Vilar prend une dimension nationale. Au service de son art, il ajoutera un combat de citoyen. Héraut/héros de la culture partagée, celui qui a rendu ses lettres de noblesse au Théâtre National Populaire combattra pour la décentralisation culturelle et des spectacles accessibles à tous, loin des salons parisiens.


“DANS LES PAS DE JEAN VILAR” C'est le nom de l'exposition biographique qui tiendra lieu de fil rouge à l'ensemble des événements de l'Année Vilar. Cette rétrospective, montée en partenariat avec la Maison Jean Vilar, qui en assure le commissariat général, et le soutien de l'Institut National de l'Audiovisuel, se situe dans les lieux mêmes de la naissance et de la jeunesse du Sétois, au 13 rue Gambetta à Sète. Foisonnante de documents inédits sonores, audiovisuels, photographiques et manuscrits, cette manifestation présentera un portrait sensible de l'artiste auteur, acteur et metteur en scène, mais aussi du citoyen engagé, fidèle à ses racines. La scénographie se dessinera donc autour de cinq grands thèmes : Jean Vilar, le Sétois ; La recherche d’un destin ; L’homme de théâtre ; Le Citoyen ; Sète, la tanière.

Renseignements pratiques : EXPOSITION BIOGRAPHIQUE “DANS LES PAS DE JEAN VILAR” À partir du 21 mars 2012, 13 rue Gambetta - 34200 SÈTE Téléphone : 04-67-74-73-88 centenairejeanvilar.fr facebook : centenaire Jean Vilar

Ouvert tous les jours de 9h30 à 19h30 Nocturne jusqu'à 21h vendredi et samedi Fermé le lundi matin Tarifs : 4 euros entrée public 3 euros pour les groupes de + de 10 personnes et/ou sur présentation d’un ticket acquitté dans un autre musée de la Ville (Paul-Valéry, MIAM, Espace Brassens) 2 euros tarif réduit chômeurs, étudiants, - de 20 ans Gratuit jusqu'à 7 ans Accueil scolaires : 1, 50 euros - Dossier pédagogique fourni à la demande. Afin d'organiser au mieux les visites scolaires, et de profiter des différentes possibilités offertes dans ce cadre, merci de contacter madame Aghazarian au : 04-67-74-73-88. Rappel : entrée gratuite le jour de l'inauguration, de 15 heures à 19 heures


“JE ME SOUVIENS DE JEAN VILAR” La cinéaste et plasticienne Agnès Varda - Sétoise elle aussi - présentera au Chai Skalli son exposition photographique, produite par la Ville de Sète et la Scène Nationale. Ces clichés - devenus légendaires pour certains - ont été réalisés alors qu’elle était la photographe officielle du Théâtre National Populaire. Renseignements pratiques : EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE AGNÈS VARDA “JE ME SOUVIENS DE JEAN VILAR” Du 24 mars au 15 Juillet 2012 - CHAI SKALLI - SÈTE Ouvert tous les jours de 13 heures à 18 heures Entrée Gratuite.


SÈTE ANNÉE VILAR 2012 “À tenter l'aventure, il faut la tenter entièrement...” Jean Vilar, 1947

Sète est riche d'un terreau artistique exceptionnel : Brassens, Valéry, Vilar, Colpi... La relève est assurée par de grands personnages contemporains : Pierre Soulages, Robert Combas, Hervé Di Rosa, Agnès Varda... Aussi, la dynamique culturelle de notre ville s’enorgueillit d'abriter des structures telles qu'une Scène Nationale, le musée Paul-Valéry, l’Espace Brassens, le Musée international des arts modestes, le Centre régional d'art contemporain... L'ensemble de ce vivier fait notre renommée. Et les nombreux festivals - Voix Vives, FiestaSète, Jazz à sète, Quand je pense à Fernande, Images Singulières, Klive, Worldwide.... assoient encore un peu plus cette réputation. Tous sont d'ores et déjà mobilisés pour accueillir au long de l'année 2012 des conférences et spectacles de poésie, lectures, pièces de théâtre, musique, expositions afin de témoigner des liens extraordinaires qui les unissent autour de la pensée de Vilar, et de la résonance sur le 21° siècle de ses œuvres et de ses engagements.

Inauguration de l'Année Jean Vilar à Sète. Semaine du 20 au 25 mars 2012 Sollicitée par le ministère de la Culture et de la Communication, et forte de son soutien, la Ville de Sète déclarera donc ouverte, ce 20 mars, sous le patronage de Monsieur Frédéric Mitterrand, “l'Année Jean Vilar”. À 15 heures l'exposition biographique “Dans les pas de Jean Vilar” sera inaugurée. Son entrée sera exceptionnellement ouverte gratuitement au public jusqu'à 19 heures. Dès 17h45 heures, un spectacle commémoratif sera présenté au musée Paul-Valéry, au cœur du paysage qui a tant inspiré Vilar. Riche de projections de films mis à disposition par l’Association Jean Vilar et l’INA, ainsi que de nombreuses animations autour de l’œuvre de l'artiste - et notamment avec la participation du comédien Sétois Jean-Marie Winling -, cet hommage national et républicain sera suivi d'une réception. Programme de la semaine d'inauguration du 20 au 25 mars : Mardi 20 mars De 15 h à 17h : inauguration de l'exposition Dans les pas de Jean Vilar, au 13 rue Gambetta - Sète 17h45 : hommage national suivi d'une réception au musée Paul-Valéry - Sète Mercredi 21 mars Intervention de la compagnie « Mot pour mot » à la médiathèque Jeudi 22 mars 18 h 00 : conférence “Vilar ou la ligne droite” au musée Paul-Valéry animée par Jacques Téphany, directeur délégué de l’Association Jean-Vilar Intervention de la compagnie “Mot pour mot” à la médiathèque Vendredi 23 mars Toute la journée : intervention de la compagnie Mot pour mot au lycée Paul-Valéry 18h30 : rencontre et dédicace avec Laurence Abel, auteur de Jean Vilar expliqué aux jeunes et aux autres, au Glacier Saint Clair. Sète. Entrée gratuite 20h30 : projection du film Jean Vilar, une belle vie réalisé par Jacques Rutman en 1972 au cinéma le Palace (avenue Victor-Hugo) en présence du réalisateur - entrée gratuite.


Samedi 24 mars 12h : inauguration de l’exposition photos d’Agnès Varda “Je me souviens de Jean Vilar” en présence de l'artiste au Chai Skalli - entrée gratuite Dimanche 25 mars 17h : Christian Gonon - sociétaire de la Comédie française - joue Jean Vilar au miroir (choix de textes de Jean Vilar). Entrée gratuite, sous réservation des places à la Scène nationale, Chai Skalli, Quai Paul-Riquet. Tél. : 04.67.74.66.97. La programmation future des manifestations 2012 vous sera communiquée ultérieurement. Pour tous renseignements, Jean-Claude Dugrip, conseiller du maire de la Ville de Sète aux Affaires culturelles, aura le plaisir de vous répondre au : 06.30.49.54.01 04.99.04.70.49 dugrip@ville-sete.fr

VILAR, EN QUELQUES DATES... 1912 : Jean-Louis-Côme Vilar naît à Sète le 25 mars. 1932 : Il “monte” à Paris. Études de Lettres, surveillant au collège Sainte-Barbe. Assistant par hasard à une répétition de Richard III par Charles Dullin, au Théâtre de l'Atelier, il trouve sa vocation. Second régisseur, il suit les cours de celui dont il restera l’élève. 1941 : Il rejoint La Roulotte, jeune troupe dirigée par André Clavé. Il effectue de nombreuses tournées en province et découvre le plaisir de jouer devant des publics populaires. 1942 : Il fonde sa propre compagnie dite des Sept. Première mise en scène : La Danse de Mort de Strinberg. 1943 : Orage (toujours Strindberg) et Césaire de Jean Schlumberger au Théâtre de Poche 1945 : Meurtre dans la Cathédrale de T.S. Eliot au théâtre du Vieux-Colombier (150 représentations). 1947 : À l’initiative de René Char, la Semaine d'Art en Avignon (septembre) est liée à une grande exposition d’art contemporain. Trois créations dans trois lieux différents, cour d'honneur du palais des papes, verger d'Urbain V et théâtre municipal, réunissent un peu plus de 4000 spectateurs. Cette “semaine” devient “festival” en juillet 48. 1951 : Nommé directeur de théâtre du palais de Chaillot (août), il lui rend son nom d'origine, Théâtre National Populaire. 1952 : La première représentation du TNP à Chaillot, L'Avare (avril), inaugure une impressionnante série de créations. En 12 ans, le palais de Chaillot enregistrera 5 193 895 entrées (486 000 la dernière année), soit en moyenne 2336 spectateurs par représentation, et plus de 30 pays étrangers visités. 1959 : Vilar ouvre une seconde salle pour le TNP, le théâtre Récamier, réservé aux auteurs contemporains. 1963 : Vilar ne demande pas le renouvellement du contrat qui le lie à l’État. Il poursuit l’aventure d’Avignon et signe des mises en scène lyriques (Venise, Milan) ou théâtrales (au théâtre de l’Athénée avec Le Dossier Oppenheimer). 1966 : Le festival ouvre de nouveaux lieux de représentation et s’élargit à d’autres disciplines artistiques, particulièrement la danse avec Maurice Béjart. 1967 : André Malraux missionne Jean Vilar sur la réorganisation de l’Opéra mais en 1968, à la suite du discours du général de Gaulle du 30 mai, Jean Vilar l’informe qu’il refuse de servir un gouvernement avec lequel il est en profond désaccord. 1969-71 : Vilar continue de diriger Avignon tout en poursuivant ses innombrables activités, et ses fréquents voyages (URSS et Amérique du Sud). Il rédige un roman qui sera édité après son décès le 28 mai 1971 dans sa maison de Sète, Midi le Juste. Il est inhumé au Cimetière Marin. Contact presse : Service communication Tel. 04-99-04-70-80 / communication@ville-sete.fr

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