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Rapport du mĂŠdecin-chef

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RAPPORT DU MÉDECIN-CHEF DR. CHRIS BOURDON ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE 19 JUIN 2014 Comme par les années passées, en 2013, notre personnel et nos médecins ont composé avec d’importants défis pour obtenir au bout du compte des résultats remarquables. Cette année, il y a eu plus de 66 000 visites au Service des urgences, soit 5 000 de plus que l’année précédente, ce qui fait de l’urgence d’HSN les plus achalandées de la province. Pourtant, la durée de séjour d’ensemble des patients s’y est améliorée de deux heures. Le temps de déchargement des ambulances, pratiquement réduit de moitié, est maintenant 22 minutes plus bas que la moyenne provinciale. Le délai avant d’obtenir un lit d’hospitalisation pour les patients du Service des urgences a diminué de 17 heures par rapport à l’année dernière. On doit grandement attribuer le mérite à toute l’équipe du Service des urgences concernant l’adoption de nouvelles méthodes visant à améliorer l’accès aux soins. Des améliorations ont également eu lieu dans d’autres secteurs de notre hôpital. Nous avons admis 250 personnes de plus à l’hôpital cette année, portant ainsi le total annuel des admissions à bien plus de 22 000 patients. Malgré cela, la durée de séjour y est l’une des meilleures de la province. Le nombre de patients nécessitant un autre niveau de soins (ANS) a considérablement diminué depuis un an, soit de moitié. On le doit à la collaboration incroyable entre HSN et les principaux partenaires de soins de santé comme le centre d’accès aux soins communautaires, le Centre de santé St-Joseph de Sudbury et le Réseau local d’intégration des services de santé du Nord-Est. D’autres progrès sont nécessaires. Les premières réussites, nous les devons à toutes les personnes participant directement aux soins des patients, qu’il s’agisse des médecins ou des infirmières, des aides de maintien à domicile ou des familles. Notre établissement a également fait des progrès sur le plan de son mandat d’enseignement et de recherche. Le nombre d’apprenants dans toutes les disciplines a augmenté. Plus de 1 800 étudiants en médecine, en soins infirmiers et dans les domaines paramédicaux ont reçu une précieuse formation à notre centre. Ils apprennent tout en donnant des soins de première ligne aux patients. Environ 1 000 apprenants et employés ont fait plus de 10 000 heures dans le Laboratoire simulation de pointe pour acquérir de nouvelles compétences et parfaire celles qu’ils ont déjà. Cette année, nous avons mis sur pied de nouveaux programmes et services, tous conçus pour améliorer les soins aux patients.

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Notre programme chirurgical a toujours été reconnu pour son innovation et cette année n’y a pas fait exception. Notre équipe chirurgicale a réalisé de nouveaux types d’opérations qui améliorent les résultats pour les patients et accélèrent le temps de rétablissement. L’une de ces équipes a réalisé la toute première microchirurgie au laser par voie transbuccale à HSN. Il s’agit d’une opération au laser afin d’enlever une tumeur de la gorge. Aucune incision externe n’est nécessaire et donc, il n’y a aucune cicatrisation et la personne se rétablit plus rapidement qu’après une intervention traditionnelle. Nous avons également commencé à pratiquer des hystérectomies par laparoscopie. Il y a donc peu de cicatrisation, les risques de complications postopératoires sont réduits et la période de rétablissement est grandement réduite. Deux nouvelles interventions cardiaques sont maintenant offertes à HSN. Dans le premier cas, soit un remplacement valvulaire aortique à effraction minimale, on pratique une incision aux deux tiers plus petite que s’il s’agissait d’une intervention standard. La deuxième opération est une mini-thoracotomie durant laquelle on fait une petite incision afin d’insérer un conducteur électrique au cœur, qu’on raccorde ensuite à un mini-défibrillateur implanté sous la peau, ce qui aide à synchroniser les battements cardiaques. L’ouverture de l’Unité de soins critiques virtuels constitue un autre bel exemple d’innovation. Il s’agit du seul service du genre en Ontario. On y fait appel aux dernières technologies de vidéoconférence et des dossiers de santé électroniques pour relier notre unité des soins intensifs aux petits hôpitaux du Nord-Est de l’Ontario. Cela permet à ces hôpitaux d’avoir accès instantanément et en temps réel aux connaissances spécialisées d’HSN afin d’améliorer les soins, tout en diminuant la nécessité de transférer les patients. Au Centre de cancérologie du Nord-Est, on a mis en place une nouvelle radiothérapie, soit la radiothérapie stéréotaxique ablative. De façon extrêmement précise, on administre ainsi des doses de rayonnement six fois plus fortes que dans le cadre des thérapies traditionnelles. L’effet sur les tissus environnants est ainsi mitigé et les patients peuvent terminer leur radiothérapie en aussi peu que quatre séances comparativement à plus de 30 habituellement, tout en obtenant possiblement des résultats améliorés. Le personnel de première ligne, les médecins, les sages-femmes et les gestionnaires du Programme famille-enfance ont terminé une autre étape de l’Approche multidisciplinaire en prévention des risques obstétricaux (AMPROOB), soit un système de formation qui constitue une pratique exemplaire contribuant à la normalisation des compétences et des protocoles pour l’ensemble des professionnelles et professionnels de la santé travaillant dans le domaine de l’obstétrique. Il en résulte une communication et une collaboration accrues entre les professionnels. Rapport du médecin-chef

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Ce ne sont là que quelques exemples des façons dont les médecins, nos infirmières, les professionnels paramédicaux et nos dirigeants ont adopté l’innovation et pris l’initiative d’améliorer les soins. Ainsi, HSN devient clairement une destination de choix pour certains des meilleurs membres des professions médicales. Ce n’est pas simplement une déclaration puisque des informations précises l’appuient. Depuis 2002, le Grand Sudbury a connu une augmentation nette de 100 médecins, près de la moitié étant de spécialistes. Il y a eu bien des réalisations à HSN depuis un an. Nous savons cependant qu’il existe d’autres défis systémiques auxquels HSN et tous les grands hôpitaux de la province et du pays doivent faire face. Pensons notamment aux services des urgences très achalandés, aux temps d’attente plus longs qu’on le souhaite pour certaines interventions et la demande élevée pour des lits de soins actifs. Ces pressions existeront tant et aussi longtemps que les éléments suivants feront partie de la conjoncture, à savoir une population vieillissante, des niveaux accrus de maladies chroniques, des lacunes dans l’infrastructure de soins communautaires et des fonds publics limités. Ensemble, ces facteurs continueront d’exercer une pression soutenue sur les ressources de soins actifs des hôpitaux. Cependant, je peux vous assurer qu’HSN progresse à un rythme remarquable pour devenir l’un des centres universitaires des sciences de la santé en émergence du Canada. À titre de médecin de première ligne et de médecin-chef, je suis persuadé qu’HSN possède le personnel, la volonté et la capacité de relever ces défis.

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