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Campagne de sensibilisation p.04

Gratuit

CAUSES TOUJOURS

2013

Service de Production p.09

#31

Trimestriel N°31 / Novembre 2013

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Filmer à tout prix 02

Iamacitizen.eu 2.0 06

Entretien avec Jan Vromman 03

Community Land Trust 06

Artivisme : se faire entendre à tout prix 04

Community Land Trust 06

IRM - Imagerie par Résonance Marketing 05 CRYPTOPARTY 06

« Prisonniers d’hier » 06


Festival « Filmer à tout prix » CT31

Filmer à tout prix

COMPETITION BELGE ET INTERNATIONALE

PERFORMANCES

WORKSHOPS

Astéroïde - Valérie Cordy

KinoDok

Parmi quelques petites centaines de films selectionnés par un comité composé de cinq personnes aux parcours et sensibilités différentes. Au programme : des courts, des moyens et des longs métrages, autant de propositions éclatées mais pertinentes de questionnement du réel et de son sens.

Questionnement sur nos utilisations des médias classiques et numériques.

Hors des modes de production traditionnels, libre de toutes formes, le KinoDok vous invite à la réalisation de documentaires durant un marathon de cinq jours. Ouvert aux amateurs et professionnels. Un Kinokabaret qui se terminera par une projection publique des films réalisés.

TROIS INVITES PRESTIGIEUX Le festival accueillera trois cinéastes de premier plan. Anand Patwardhan (INDE) réalisateur dont les films sont souvent frappés par la censure ou proscrits par les chaînes de télévision de son pays, Ross McElwee (ETATS-UNIS), un des pionniers du cinéma vérité et Bogdan Dziworski (POLOGNE), figure importante du documentaire polonais, auteur de véritables poèmes visuels.

Le pouvoir d’oublier, ou, pour m’exprimer en savante, la faculté de sentir - Annabelle Milon Détournant une conversation en transformant l’oral en écrit, Annabelle Milon reconstruit dans le temps et l’espace de la performance une autre structure de langage.

ROMS : RENCONTRES (CINEMATEK) CINE-CONCERTS Des concerts uniques accompagnant des films muets issus des collections de la Cinematek. Avec Spookhuisje, Squeaky Lobster and The Gold & Soil Arkestra, Floris Vanhoof et IGNATZ.

SPORT

RENCONTRES

En écho ou en contrepoint au fil rouge sportif qui traverse l’œuvre de Bogdan Dziworski, une dizaine de courts métrages tournés entre 1927 et 2011, abordent le sport sous des angles multiples (ses corps, ses gestes, ses codes, son spectacle).

Artivisme : se faire entendre à tout prix

OKIDOC Une séa nc e doc u menta i re à l’i nt ention du jeune public (dès l’âge de 5 ans). Expérience fondamentalement documentaire et performative, cette séance amènera aussi les enfants à tirer leurs propres conclusions sur le monde.

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Une rencontre joyeusement subversive autour des formes créatives de résistance et leurs « stratégies » de sensibilisation, mobilisation, médiatisation. En présence notamment de Yannick Kergoat (Acrimed, Les Nouveaux chiens de garde), John Jordan (The Laboratory of Insurrectionary Imagination), Philippe Dutilleul (Bye Bye Belgium).

« Roms : Rencontres » ne veut pas donner une vision surplombante ni prétendument exhaustive de ces réalités multiples, en privilégiant au contraire des expériences filmiques dont l’approche singulière permet de dépasser les clichés, voire d’établir des relations inédites.

CONCERTS & PARTIES Chaque soir la fête ! DJ Sofa, Nicolat Gardrat, Benjamin Franklin, Guillaume Maupin, Catherine Graindorge, Dario Mars & The Guillotines et DJ Billy Lebroncque.

Poésie et politique dans le cinéma documentaire En croisant cette année les thèmes de la poésie et de la politique, les auteurs de la Scam veulent mettre en évidence un cinéma actuel dont le travail formel sur les images, les sons, les lumières et les paroles, est le matériau d’œuvres aux accents politiques. Suivi par la projection de “Vers Madrid” de Sylvain George.

LES ELEGIES D’ALEKSANDR SOKUROV (BOZAR CINEMA) Da ns u ne sér ie de por tra its f il més, Aleksandr Sokurov se sert de l’élégie pour mettre en images des personnages issus d’un monde en disparition. Il nous offre des instantanés, des méditationssur le thème de mort et de la transcendance.


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Festival « Filmer à tout prix »

Entretien avec Jan Vromman Décrit comme « un esprit malicieux et loufoque » dans le Dic Doc (dictionnaire du documentaire belge publié en 1999), Jan Vromman est cinéaste (Tant que chanteront les constructeurs de navires, 10 formules pour conjurer le diable, La chaise sur laquelle je suis assis,…), professeur au RITS et au KASK Conservatorium, auteur de plusieurs pièces de théâtre et commissaire d’expositions (Beursschouwburg, P.M.M.K, Limelight, Argos). Il a fait partie du Comité de sélection du festival Filmer à tout prix, 15e édition.

Rencontre. L’engagement d’un cinéaste est essentiel pour vous… Oui je trouve qu’il faut être avec son temps. Etre contemporain, c’est prendre position. Sinon, on tombe vite dans le décor ou l’esthétisme. La création devient intéressante quand elle va au-delà du journalisme, au-delà du reportage. J’entends par reportage, une réaction immédiate à l’actualité. C’est déjà très physique lorsque tu es là avec ta caméra. Même lorsque tu essayes d’être neutre, tu es très souvent subjectif. Il est faux de prétendre à une neutralité et une objectivité. Tout est toujours fiction. Même si tu es dans une manifestation en Egypte et que tu postes ta vidéo en direct sur Internet, tu es dans la fiction. Ce sont des pixels sur un écran. Le média transforme toujours, les sons sont sélectionnés,…

Comment avez-vous vécu cette expérience au sein du Comité de sélection ? Cette expérience fut passionnante et angoissante en même temps. Un festival comme Filmer à tout prix se penche sur des formes et des écritures novatrices. Comment au sein du Comité de sélection, décide-t-on qu’un film est pour nous ou pas est une question délicate et intéressante. Tu sais que tu vas voir environ 200 titres et qu’une trentaine de titres seulement sera sélectionnée. Au départ, tu visionnes les films avec une certaine fraicheur. Progressivement, après le centième film visionné, une saturation s’installe. C’est inévitable. Tu deviens alors parfois impitoyable. C’est difficile de garder cette fraicheur sur la longueur. Le fait que certains films aient déjà tourné dans d’autres festivals, que l’on ait un a priori positif sur l’un ou l’autre réalisateur que l’on connaît,… influencent aussi ton jugement. Il nous faut donc rester humbles. Heureusement, nous sommes plusieurs dans le Comité de sélection et nous ne regardons pas tous les films dans le même ordre. Ensemble, notre jugement devient plus honnête puisque nous confrontons nos points de vue mais ça reste bien sûr toujours subjectif.

Il faut aussi faire preuve de patience car parfois tu as envie d’interrompre après 10 minutes mais il faut persévérer car tu as de belles surprises au fil de la construction. La vraie création est souvent dérangeante.

Si la vraie création est souvent dérangeante, quels sont les films dérangeants que vous avez sélectionnés ? En général, les films qui sont trop étranges ou dérangeants ne mettent pas tout le monde d’accord. Du coup, ils sont rarement sélectionnés. Ce qui est dérangeant pour moi ne l’est pas spécialement pour les autres membres du Comité. Alors on discute beaucoup et c’est passionnant ! Pour 80 % des films, nous sommes tous d’accord. Il y a toujours une idée du compromis. Au final, ce sont les films un peu fous et un peu dérangeants qui font l’unanimité.

Une autre tendance : parler de sa propre famille. Par exemple, la recherche de sa maison natale, le village du père, le tabou du grand-père nazi, le frère handicapé, le fils homosexuel,.. Je ne dis pas que c’est n’est pas confrontant ou de moindre qualité mais les auteurs se limitent bien souvent à raconter leur propre histoire. Je ne sais pas si on peut généraliser mais parmi les 200 films, j’ai aussi vu énormément de films bavards… trop bavards.

Y avait-il davantage de courts ou de longs métrages ? Il y avait beaucoup de longs métrages, durant parfois plus d’une heure. Ce n’est pas spécialement une mauvaise chose. Est-ce lié au marché (pour répondre aux demandes des télévisions ou des festivals) ? Je ne sais pas mais j’aime aussi qu’on me raconte une histoire en dix minutes.

Quels ont été vos critères de sélection ?

Quel est l’avenir du documentaire selon vous ?

Un de mes « critères » est la générosité de l’auteur. J’aime aussi quand un film est contemporain c’est-à-dire qu’il fasse ressentir l’esprit du temps. Il faut aussi que je sois surpris et que l’auteur assume sa subjectivité.

La pratique de la fiction me fatigue un peu. Ce sont soit des grosses productions à l’américaine, soit des films à la française, à savoir des histoires d’amour, l’exploration de la psychologie des personnages,…. Dans un cas comme dans l’autre, c’est profondément ennuyant !

A contrario, je n’aime pas les films prétentieux. Plutôt qu’un film qui prétend expérimenter mais qui n’y parvient qu’à moitié, je préfère un film plus « classique » mais abouti.

Avez-vous constaté certaines tendances dans le documentaire aujourd’hui ? Une grande tendance est le nombre important de films « empathiques ». j’entends par là, des portaits de personnes que l’auteur affectionne, des road movies,… C’est sympathique mais assez faible et facile. Ca va rarement pas plus loin que le « Human Interest ». Il n’y a aucun engagement politique, aucune analyse,.. Je n’apprécie pas quand on sent le réalisateur dans un rôle d’assistant social. La plupart des films font l’impasse sur le « pou rquoi ». L es docu menta r ist es s’imaginent sans doute que l’analyse est ennuyeuse. Il faut bien avouer que des films plus politiques ou analytiques ne plaisent pas au plus grand nombre. Quand un réalisateur raconte l’histoire d’une prostituée par exemple, il se contente généralement de la filmer avec sympathie et empathie mais rares sont les réalisateurs qui expliquent pourquoi et comment elle se retrouve dans telle ou telle situation, le trafic d’êtres humains,… Les documentaires évitent souvent le travail de recherche de longue haleine et surtout évitent la confrontation ! Le documentaire d’investigation est délaissé. Réaliser des interviews est, aux yeux des réalisateurs, du ressort de la télévision.

Dans ce paysage cinématographique, je trouve le documentaire très rafraichissant ! Il ne faut pas non plus sous-estimer le nombre important de docu-fictions qui se nour r issent de plus en plus d’une approche et d’une sensibilité documentaire. A l’inverse, beaucoup de documentaires empruntent aussi les codes de la fiction. On observe ainsi un mélange des genres.

Le festival Filmer à tout prix met à l’honneur des documentaires d’auteur, quelle est votre définition du film d’auteur ? En Flandre, on parle de documentaire de création. Peu importe les terminologies… Un film est toujours un film d’auteur, qu’est-ce que ca peut être d’autre ? Certains réalisateurs cachent en effet leur « moi », d’autres manifestent leur émoi mais dans les deux cas, ce sont des démarches d’auteur, seule la narration diffère. Propos recueillis par Aurélie Ghalim Membres du Comité de sélection Florence Aigner Geoffroy Cernaix Guillaume Maupin Jan Vromman Alexander Weiss

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Campagne de sensibilisation CT31

Artivisme : se faire entendre à tout prix Rencontre dans le cadre du festival « Filmer à tout prix » Samedi 9 novembre 14:00 - 16:30 Flagey (Studio 1)

A la fois artistes et activistes, les artivistes réinventent sans cesse les formes et les techniques de la contestation politique : un mélange de désobéissance civile, de carnaval contre le capital, de jeux collectifs comme ferments révolutionnaires. Héritiers des dadaïstes, des situationnistes, des provos, des yippies, les artivistes utilisent l’art, la poésie, l’expérimentation, l’imagination, l’impertinence et l’humour comme armes de résistance.

Dans cette galaxie, on trouve les Yes Men, les Guerilla Girls, JR, Zevs, Critical art ensemble, Reclaim the streets, Steven C ohen , R ever end Bi l ly,…… I l s r enversent-réinventent le monde et créent leurs propres armes : guérillas médiatiques à coup d’actions spectaculaires et de happenings photogéniques, contre-manipulation des médias dominants, sabotage ou appropriation des moyens de production. Autant de nouvelles formes de désobéissance médiatique. Nous vous invitons à une rencontre joyeusement subversive autour des formes créatives de résistance et leurs « stratégies » de sensibilisation, mobilisation, médiatisation.

En présence de : Yannick Kergoat : membre actif de l’Observatoire des Médias Acrimed (Action Critique - Médias) et réalisateur, avec Gilles Balbastre, du documentaire Les Nouveaux Chiens de garde John Jorda n : organise des actions directes créatives, depuis Reclaim the Streets et le Climate Camp, jusqu’aux Clown Army et Bike Bloc. Il a été un des caméramen du film The Take de Naomi K lein, et a codir igé le liv re We A re Everywhere. The Irresistible Rise of Global Anti-Capitalism (Verso). Avec Isabelle Frémaux, il a fondé The Laboratory of Insurrectionary Imagination, un collectif qui allie l’art, l’activisme, la créativité et la résistance. Isabelle Frémeaux : maître de conférences en Media & Cultural Studies au Birkbeck College-University of London. Sa recherche-action explore l’éducation populaire et les formes créatives de résistance. Avec John Jordan, elle a réalisé le livre-film Les sentiers de l’utopie (Éditions Zones/), explorant les communautés utopistes en Europe. Philippe Dutilleul : réalisateur de documentaires et journaliste au sein de la RTBF (Strip Tease, Sale temps sur la planète,…). En tant qu’imposteur assumé, il réalise le vrai faux JT Bye Bye Belgium, bousculant et détournant ainsi les codes et les dispositifs médiatiques.

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Cyprien Lepoivre : initiateur du Collectif Artivist. Irruptions théâtrales, actions directes non-violentes, scénarios inattendus, interpellations médiatiques, renforcement des réseaux activistes belges, bricolages, vidéos, photos, fêtes, workshops, sont autant de moyens que le Collectif use pour propager la révolution ludique (la manif de droite « osons l’austérité », incursion dans dans la Greenweek, la Brigade des clowns sur le champ de bataille OGM,…) Ben Borges : en tant que reporter citoyen, média-activiste, il s’engage activement dans la mouvement de protestation suite à la catastrophe de Fukushima, ainsi que dans les mouvances « Indignées » et « Occupy » un peu partout dans le monde. Valérie Cordy : artiste numérique, directrice de de Théâtre et organisatrice des APREM#3 consacrés aux « Résistances numériques, Crises, révolutions et réseaux / artivisme et hacktivisme ». Cette rencontre, animée par Mathieu Bie t l o t , p hil o s o p h e e t p o lit o l o g u e (Bruxelles Laïque), sera suivie (à 16 : 30) d’une PERFORMANCE de Valérie Cordy autour de l’affaire Tarnac


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Campagne de sensibilisation

IRM - Imagerie par Résonance Marketing

© Pepijn Barnard

Au vu des méthodes marketing qui se font de plus en plus furtives et ciblées, le Gsara s’est interrogé sur le fonctionnement de notre cerveau et sur la manière dont certaines pratiques marketing, neuromarketing, médiatiques et politiques tentent de piloter nos émotions, nos sens, notre inconscient pour mieux les exploiter.

Au programme :

Chaque séance permettra d’aborder les fonctions neurologiques individualisées telles que le langage, la vision ou la mémoire mais aussi les capacités d’apprentissage du cerveau : introduction à la notion fondamentale de plasticité cérébrale. Tout type de public : scolaires et périscolaires, publics en difficulté, publics empêchés, mais aussi universités, institutions muséales, congrès scientifiques… Plus d’infos :

http : //www.leschemins-buissonniers.fr/index.php ? option=com_ content&view=article&id=85 : le-cerveaurium&catid=83&Itemid=471

sites Internet…), les inf luences sensorielles (odeurs, musiques, couleurs…), les influences en magasin mais également les inf luences des citoyens dans le domaine politique. Concernant cette dernière thématique, il démontre notamment comment les connaissances scientifiques peuvent être exploitées pour « conquérir » les électeurs en suscitant dans leur esprit des sentiments favorables par rapport à des candidats et des partis politiques. Une conférence-vaccin pour nous immuniser contre les tentatives de manipulation, à l’horizon des élections de mai 2014 ? Gordy Pleyers est professeur à l’Universit é de L ouva i n, aut eu r du l iv re « L’endoctrinement affectif du citoyen » et responsable de l’agence de marketing MIND INSIGHTS. Performance

Que diriez-vous d’une plongée au cœur de notre activité cérébrale ? Nous accueillons le « Cerveaurium » : projet inédit, poético-scientifique, interactif, pédagogique, et immersif de projection de l’activité cérébrale en temps réel. Le « cerveaurium » permet à plusieurs personnes de se retrouver au centre d’un cerveau et de « visualiser » l’activité cérébrale enregistrée à la surface du scalp d’une des personnes du public sous forme d’animations et de sons, projetés en temps réel sur un écran hémisphérique ; une musicienne en assure la partie artistique. Ce projet lie de manière ludique art et science. Soyez le (s) bienvenu (s) pour participer aux 5 séances d’animation (de 40 à 45’ chacune) Toute la journée du mardi 10 décembre Horaires : 9h45 ; 11hr ; 13h30 ; 14h45 ; 16h. A la Maison des Cultures et de la cohésion sociale de Molenbeek Rue Mommaerts, 4 1080 Molenbeek-Saint-Jean Entrée libre

Une « conférence augmentée » grâce à l’intervention de Valérie Cordy, performeuse numérique, directrice de la Fabrique de Théâtre.

Projection / Conférence / Performance Film d’animation Une petite histoire de communication, de séduction et de manipulation Réalisation : Gsara Conférence « Les techniques de manipulation affective en politique » Au travers d’un parcours spécifique au croisement fondamental entre le marketing et les neurosciences cognitives, Gordy Pleyers développe des expertises particulières concernant les multiples mécanismes d’influence des individus, qui peuvent souvent s’exercer de façon inconsciente et puissante. Ses expertises concernent notamment les influences visuelles (publicités, packagings,

Ses performances sont autant de retours à la volée, immédiats comme des smashes, acceptant la rapidité non pas comme une règle d’un jeu mais comme un fait. Cette rapidité est le résultat d’un vrai travail de fond, une démarche de recherche et développement nous offrant, en guise de trajectoires et cratères, des performances, des conférences mêlant l’utilisation de moyens multimédias, sons, images, mais surtout un maniement virtuose en direct des outils de l’Internet : réseaux sociaux, sites scientifiques, informatifs, de positionnement géographique ou sociologique pour recréer ou parfois créer un lien au réel dans un contexte donné. Mercredi 11 décembre 19h30 Point Culture Rue Royale 145 à 1000 Bruxelles Entrée libre

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Mouvement CT31

CRYPTO PARTY

Qu’est-ce qu’une Crypto Party ? Une fête pour apprendre à sécuriser nos échanges en ligne. Il s’agit d’un regroupement informel avec des PCs, de la musique et des boissons, dans le but d’échanger / partager des connaissances permettant d’assurer la confidentialité de nos échanges via Internet.

Quels sont les objectifs ? Nous y apprendrons à utiliser des outils pour veiller au : - droit à l’anonymat - droit à la vie privée - d roit à la c on f identia l it é de la correspondance

Pourquoi organiser une Crypo Party ? - Le « prof ilage » des sites et ser vices (souvent gratuits). La lecture et le traitement de nos meta-données (pays, habitudes de navigation, habitudes d’achats, horaires de connexion, utilisation des réseaux sociaux, …) sont autant d’indices importants pour dresser notre profil en tant qu’internaute-consommat eu r - c it oyen. L es uti l isat eu rs de Facebook par exemple, sont aussi profilés selon la couleur de peau, les orientations politiques et sexuelles, la confession religieuse, la consommation de cigarettes et/ ou d’alcool,.. Ces métadonnées sont collectées et revendues à des régies publicitaires qui nous proposent ainsi des produits susceptibles de nous intéresser. Il est aussi prouvé que Google lit nos mails (même si nous ne faisons qu’écrire à un ami@gmail. com) grâce aux robots chargés officiellement d’aider au « profilage » publicitaire. Mais si demain, Google et Facebook s’autorisaient à revendre ces profils à notre assureur, à notre banquier, et à notre futur employeur ? - La surveillance Qu’elle soit commerciale, illégale ou d’Etat, la surveillance suscite beaucoup de méfiance. Depuis début juin dernier, les révélations en terme d’espionnage ne cessent de se multiplier depuis qu’un ancien analyste de la CIA, Edward Snowden, livrait l’existence de Prism, un incroyable système mis en place par la NSA, l’agence de sécurité américaine, pour surveiller des

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centaines de milliers d’ordinateurs à travers le monde. Autre scandale : les Etats-Unis auraient également espionné les dirigeants européens, des dirigeants sud-américains et dernièrement l’ONU. Face au manque de transparence et au laxisme de nos gouvernements européens sur ce sujet qui touche à la confidentialité, au droit à la vie privée et à l’espionnage généralisé des populations, il est urgent de se prémunir. De plus en plus conscients, les citoyens remettent en question leur confiance envers les autorités publiques et entités privées, surtout que la collecte électronique des données se fait souvent de manière non tranparente.

Pour qui ? Toute personne sensible à ce sujet, quel que soit le niveau de connaissances, souhaitant s’informer sur les risques ou apprendre les rudiments de protections de ses communications. Toute person ne qui a env ie de fa ire profiter de ses connaissances ceux qui s’y connaissent moins.

Même si nous n’avons rien à cacher ? Se plaindre de l’action d’un (e) élu (e) à un ami pendant un dialogue en direct sur Internet, mais ne pas oser dire ce qu’on pense réellement ou le dire différemment, poliment, de peur d’avoir des ennuis, à qui n’est-ce pas arrivé ? C’est pour lutter contre cette forme d’auto-censure désormais répandue que nous avons toutes et tous intérêt à chiffrer tous nos échanges passant par des réseaux de télécommunication. Que pensez d’une soi-disant démocratie où personne n’ose critiquer les puissant (e) s de peur d’avoir la visite des gendarmes quelques jours plus tard ? Le droit à la confidentialité, voire à l’anonymat, est un élément indispensable pour pouvoir prendre part au débat public. Ces droits ne sont malheureusement pas respectés, ni dans nos sociétés occidentales dites démocratiques, ni sous d’autres formes de gouvernements. C’est donc à nous, citoyens utilisateurs, individuellement et collectivement, de nous organiser pour les faire appliquer et respecter. Les outils présentés pendant les cryptoparties peuvent être utilisés par tout le monde, même celles et ceux qui, bien qu’elles-ils n’aient rien à se reprocher, sont susceptibles d’être surveillé (e) s, y compris rétroactivement. Être

surveillé (e), ce n’est pas seulement être sous écoute, c’est aussi voir nos données de connexion à tous les sites web que nous visitons être stockées pendant un an. Ce sont les fadettes qui retracent un an de nos communications par téléphone portable (voix ou sms) avec en prime l’endroit où nous nous trouvions, à quelques dizaines de mètres près. Nous ne sommes pas tous surveillés activement, mais à la moindre incartade, après toute critique plus ou moins radicale ou sérieuse du système en place, la justice ou l’Etat se réservent le droit de fouiller dans nos vies en remontant une ou plusieurs années en arrière… sauf si nous réagissons, et que nous décidons de reprendre nos destins numériques en main. Ne laissons pas nos vies s’étaler dans les moindres détails sur des bases de données, qu’elles soient commerciales ou gouvernementales !

Pour y faire quoi ? - Apprendre à identifier où sont les risques lors des échanges sur le Net, en fonction du matériel qu’on utilise, des sites qu’on fréquente, etc. - A c q u é r i r q u e lq u e s b o n s r é f le x e s (HTTPS,…) - Installer et s’entraîner avec quelques outils de base (Thunderbird, Firefox, Tor, OTR, VPNs, PGP,…) - GP G / P GP pa r ty : écha nge de clés publiques.

Comment participer ? Venez avec votre laptop sous le bras ou votre smartphone android ! Pour celles et ceux qui ne possèdent ni l’un ni l’autre, venez quand même, avec si possible une clef usb (4 Go) ou un dvd vierge, un bloc note et vous pourrez installer tous les outils chez vous

Join the Party ! Deux CryptoParties seront organisées à Bruxelles et à Charleroi (en décembre)

Plus d’infos à venir : www.gsara.tv/cryptoparty « C’est étonnant. Dans la sphère publique, on considère et on défend notre vie privée comme un droit humain fondamental. Mais dans le monde digital, il n’y a presque pas de conscience des dangers, du fait que quelque chose d’important est en jeu » Signé un « critical engineer »


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Mouvement

Petit exercice : l’Algorythme d’Euclide

La cryptog raphie est un exercice qui remonte à l’antiquité. L’utilisation la plus marquante est celle des Spartiates en 500 avant notre ère, où le cryptosystème utilisé était basé sur deux copies identiques d’un bâtonnet, appelé scytale, grâce auxquels on enroulait une bandelette de parchemin, puis après écriture du message, et déroulage, le message devenait incompréhensible pour celui qui ne connaissait pas l’astuce et qui ne possédait pas le bon scytale.

Enoncé emprunté à TiLapiot sur le forum Prise 2 Tête :

Par exemple, avec un diamètre spécifique (5 cm dans l’exemple du lien)

À vous de trouver le chemin à suivre : 350 -- -- --….. -- -- -- 351

- La sreti c’est facile sera traduite par Le’featea ! isc s ti rc l

TiLapiot

- Nul n’est censé ignoré la loi sera traduite par nennausso ltérl éonci i’egl

Alea Jacta Est Jules César, quant à lui, utilisait en 44 avant notre ère une simple méthode de substitution de lettres pour communiquer secrètement avec ses généraux. Cette méthode est connue sous le nom de code de César. Le message codé est obtenu à partir de l’original en décalant circulairement chaque lettre du message clair de trois positions. Par exemple :

À l’intérieur, on progresse d’une cellule à une cellule adjacente que si leur PGCD* est différent de 1. On ne progresse que de bord à bord, donc PAS en diagonale.

*PGCD veut dire Plus Grand Diviseur Commun Le PGCD de a et b s’écrit PGCD (a ; b) Nous avons 3 façons de calculer le PGCD de deux nombres : 1) Exemple avec la méthode des diviseurs Calculons le PGCD des nombres 15 et 26 15=1×15=3×5=5×3 Les diviseurs de 15 sont : 1,3,5 et 15. 26=1×26=2×13=13×2 Les diviseurs de 26 sont : 1,2,13 et 26.

- PVETE donne SYHWH

Le PGCD de ces nombres, est le plus grand diviseur commun, c’est-à-dire 1.

- SRETI donne VUHWL - CRYPTOGRAPHIE FUBSWRJUDSKLH.

Il vous faudra d’abord partir de la cellule 350 (à droite), pour déboucher à l’autre bout du lapin (!), à la cellule 351 (à gauche).

donne

Mais ce code est facilement cassable. En effet, les arabes ont été les premiers à comprendre les mécanismes de la cryptographie, et sont à l’origine d’une science qui cherche qui s’appelle la cryptanalyse. Elle utilise des méthodes statistiques simples fondées principalement sur la fréquence des lettres ou des suites de deux lettres dans un texte. Les premiers exercices de chiffrement d’un texte remontent, eux, au XVIe siècle : Il s’agit d’une tablette d’argile, retrouvée en Irak, et datant du XVIe siècle av. J.-C. Un potier y avait gravé sa recette secrète en supprimant des consonnes et en modifiant l’orthographe des mots. Par exemple, on peut crypter un message en attribuant un nombre à chaque lettre et ensuite brouiller cette suite de chiffres en les factorisant via un algorythme. Dans l’exercice ci-dessous, on utilise l’algorythme d’Euclide, bien connu des écoliers.

PGCD (26 ; 15) =1 2 ) Exemple avec la méthode des soustractions Calculons le PGCD des nombres 96 et 36 96-36=60 60-36=24 36-24=12 24-12=12 12-12=0 PGCD (96 ; 36) =12 3) Exemple avec la méthode d’Euclide (par division Euclidienne) C’est la méthode la plus simple et la plus courte Calculons le PGCD des nombres 306 et 758 758=306x2+146 306=146x2+14

146=14x10+6 14=6x2+2 6=2x3+0 PGCD (758 ; 306) =2 Exercice : Calculer le PGCD des nombres su iva nt ave c la mét ho de qu i VOUS convient…. essayez de varier les méthodes. Solutions : 350 275 77 143 91 84 9 111 74 259 56 96 39 65 91 117 99 126 35 112 147 49 91 143 121 165 99 108 60 62 155 186 217 93 31 217 161 299 46 69 529 506 667 87 145 406 377 91 104 39 52 104 65 55 187 323 95 133 209 22 253 161 133 133 209 187 55 205 123 287 451 165 265 159 477 424 376 329 235 5 115 437 342 306 221 65 377 87 319 363 847 154 33 187 391 69 115 161 7 679 485 291 194 504 42 21 51 221 299 161 115 253 143 559 129 99 319 377 145 95 38 323 493 87 957 377 247 209 187 119 85 391 51 119 49 161 217 341 22 209 55 253 391 867 3 195 95 437 46 529 437 361 38 57 957 319 145 485 291 679 553 395 869 649 413 295 767 91 221 34 391 493 87 525 679 91 119 187 51 323 437 46 529 253 319 87 899 713 391 323 221 187 143 121 209 703 111 185 481 247 437 209 649 177 295 445 623 623 721 515 995 597 579 386 214 402 118 295 295 177 118 82 943 529 253 143 169 845 338 65 169 351

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Régionale de Bruxelles CT31

Iamacitizen.eu 2.0

Il est humain, naïf, idéaliste, altruiste, généreux, curieux, homme ou femme… Yves Tantat, citoyen européen engagé, est de retour. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a du pain sur la planche ! La deuxième saison est lancée Yves Tantat est un citoyen européen. Il a un peu de temps libre et désire le mettre à disposition du vieux continent. L’année passée, il sillonnait Bruxelles à la recherche d’initiatives citoyennes dans lesquelles s’engager et se sentir utile. Une conclusion s’est finalement imposée à lui : trouver un moyen de s’investir pour l’Europe n’est pas aisé. Les internautes ont pu suivre ses pérégrinations sur son site www.imacitizen.eu et sur son profil Facebook jusqu’à son départ pour l’archipel de Madère où il a enfin trouvé un projet qui lui correspondait : l’observation des baleines européennes. Mais n’espérez pas voir ses photos, son appareil photo gît au fond de l’atlantique suite à une malencontreuse collision avec un cétacé.

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Passer un an sur une péniche au large du Portugal a totalement coupé Yves Tantat de l’actualité européenne. De retour sur le sol belge, il découvre un beau bordel. C’est qu’il avait presque oublié la crise économique, Yves Tantat ! Au diable les baleines, les péniches, les palmes et les tubas. Dans cette deuxième saison, notre citoyen engagé cherche à comprendre comment les démocraties européennes sont mises à mal par la crise économique.

Un projet de journalisme fictionnel et participatif Smoking dépareillé, chemise blanche qui sort du pantalon, bonnet péruvien enfoncé sur la tête, tel est le dress code à suivre pour devenir Yves Tantat. Il suffit de se rendre sur le site iamacitizen.eu pour comprendre que n’importe qui peut entrer dans la peau de ce personnage loufoque et terriblement attachant. « Un rôle protège celui qui l’interprète, c’est l’avantage d’un tel dispositif de journalisme fictionnel inspiré par des personnages tels qu’Antoine Citoyen ou Borat. Par sa naïveté, Yves Tantat permet à tous les citoyens de poser (et de se poser) des questions simples », explique Guillaume Abgrall, à l’origine du projet lancé par la régionale bruxelloise en 2012.

« Cette année nous tenterons de démontrer que l’Europe court-circuite les instances démocratiques sous prétexte qu’il faut faire face à la crise. Il suffit de s’intéresser à ce qui se passe en Grèce. Là-bas, les citoyens n’ont pas la maîtrise des politiques qu’ils subissent », poursuit-il. « La Grèce, ce maillon décrit comme faible, n’est peutêtre que la première démonstration d’une réaction en chaîne qui risque de priver les citoyens européens de leur droit à déterminer leurs conditions d’existence ».

Envie de participer au projet ? Rien n’est plus simple et tout le monde est le bienvenu. Rendez-vous sur la page contact du site www.iamacitizen.eu ou appelez le 02 218 80 88. Yves Tantat reprendra officiellement du service durant tout le mois de novembre.


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Service de production

Community Land Trust, une solution créative et durable en matière de logement. Le Gsara réalise un documentaire sur le projet pilote de Community Land Trust Bruxelles (CLT-B). Depuis un an, il accompagne le CLT, et en particulier le Groupe Arc-en-Ciel, qui regroupe une trentaine de familles autour d’un projet situé à la rue Vandenpeereboom à Molenbeek. Si les CLT existent depuis plus de 40 ans aux Etats-Unis, le premier Community Land Trust du continent européen est entré dans les faits en 2013, après quatre années de préparation. Avec 20.000 habitants supplémentaires par année, Bruxelles fait face à une crise du logement aigüe. Devenir propriétaire est un rêve de plus en plus inaccessible. Le modèle du CLT propose de repenser l’accès à la propriété. Le concept de CLT consiste à séparer la propriété du sol et la propriété du bâti pour permettre à des familles à faibles revenus de devenir propriétaires de leur logement. Le CLT (composé d’une ASBL et d’une Fondation d’Utilité Publique) reste le propriétaire du sol et revend les espaces qui composent la bâtiment. Comme la valeur du sol n’est plus prise en compte dans la valeur du bâtiment, celui-ci est dès lors moins cher que sur le marché classique. Le CLT participe ainsi à la régulation du marché immobilier et lutte contre la gentrification des villes.

Il s’agit d’une nouvelle forme de partenariat entre les ménages précaires qui investissent et les pouvoirs publics. Comme le souligne Thomas Dawance, de asbl CLTB « ni une réponse totalement publique, ni une absence d’Etat avec un marché totalement privé, cette nouvelle alliance entre citoyens et Etat ouvre de nouveaux modes de gouvernance participative ». En effet, les CLT se caractérisent par une dynamique participative qu’on ne trouve quasi nulle part ailleurs tant ils font l’objet d’une gestion tripartite entre les pouvoirs publics, le quartier et les habitants.

Blog du Community land Trust Bruxelles : http : //communitylandtrust.wordpress.com/

P r ojet s out enu pa r «  L a v i l le e st à nous », un appel à projets annuel du Gouvernement bruxellois dont l’objectif est la sensibilisation et la participation citoyenne aux enjeux urbanistiques : http : //www.lavilleestanous.be/fr/associations/gsara-clt.html

Sur 1 an de tournage, le Gsara a été le témoin privilégié des premiers pas du CLT-B, un riche et long parcours collectif qui apporte une solution au problème de l’inaccessibilité du logement, tout en permettant aux habitants de se confronter aux notions d’architecture, d’urbanisme, de citoyenneté, de « vivre ensemble » avec ses voisins, son quartier, sa ville,… Un premier film de 26’ est en cours de réalisation : un outil pédagogique, qui permettra aux spectateurs de saisir les tenants et aboutissants du CLT-B ainsi que son pouvoir émancipateur et mobilisateur.

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Service de production CT31

PROJECTION « PRISONNIERS D’HIER »

En 1990, le Gsara produisait un documentaire « Prisioneros » seule trace filmique de la situation à l’intérieur des prisons chiliennes à cette époque. Grâce à une caméra introduite clandestinement dans la prison de Santiago, les prisonniers politiques s’étaient improvisés cinéastes pour témoigner de leurs conditions de détention et de leur combat. Heriberto était de ceux-­là. Il a passé plus de 13 ans derrière les barreaux avant d’être extradé vers la Belgique. Carlo, ancien de la marine nationale, lui a été condamné à 40 ans d’exil pour avoir refusé de cautionner le coup d’état. Etudiant en médecine, Mario était aussi un militant révolutionnaire, cela lui a valu 4 ans de prison. Tous les trois ont participé à la création du film Prisioneros.

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Vingt ans plus tard, ils restent hantés par cette période extrême. Le Chili d’aujourd’hui reste, à leurs yeux, gangrené par la tyrannie d’hier. Projection : mi-novembre au Cine-club - Maison de l’amérique latine (s.r.) Durée : 26 min


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Service de production

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#31

2013

CONTACTS Gsara asbl

Rue du Marteau 26 - 1210 Bruxelles - 02 / 218 58 85

gGSARA asbl

info@gsara.be www.gsara.be

CONSEIL D’ADMINISTRATION Jean-Charles Luperto (Président), Olivia P’tito & Yanic Samzun (Vice-Présidents), Annie Valentini (Trésorière), André Ceuterick, Benoît Delbeque, Etienne Derue, Valérie Devis, Loïc Delhuvenne, Jean-Michel Heuskin, Ozlem Ozen, Mélanie Boulanger, Benoît Provost, Olga Zrihen.

STRUCTURE FAÎTIÈRE direction Renaud Bellen coordination pédagogique Bernard Fostier campagnes sensibilisation Julie Van der Kar secrétariat Karine Morales graphisme Clément Hostein informatique Roberto Paredes Communication Aurélie Ghalim

renaud.bellen@gsara.be bernard.fostier@gsara.be julie.vanderkar@gsara.be karine.morales@gsara.be clement.hostein@gsra.be roberto.paredes@gsara.be aurelie.ghalim@gsara.be

PRODUCTION service production chargée de production atelier de production réalisateur opérateur image son montage image service technique

Arrate Velasco Massimo Iannetta Joffrey Monnier Alain Mohy Omar Perez Loic Villiot Roberto Ayllon Sabhi Kraiem

service.production@gsara.be arrate.velasco@gsara.be massimo.iannetta@gsara.be joffrey.monnier@gsara.be alain.mohy@gsara.be omar.perez@gsara.be loic.villiot@gsara.be roberto.ayllon@gsara.be sahbi.kraiem@gsara.be

RÉGIONALES Bruxelles - Charleroi La Louviere Wallonie Picarde Liege Luxembourg

Thibault Coeckelberghs Rue Vandenboogaerde 93 -1080 Bruxelles - 02 / 218 80 88 Mario Leiva 02 / 250 13 24 (formation Cyberspace) Roland Schulte Rue de Montigny 39 - 6000 Charleroi - 071 / 651 945 Jean-Marie Blave Rue A. Chavée 60 - 7100 La Louvière - 064 / 882 120 Damien Seynave Rue de la Citadelle 124 - 7500 Tournai - 069 / 767 269 Éric Lumay Rue d’Ougrée 69 • 4031 Angleur - 04 / 344 52 02 Laurence Schalkwijk Fonteny Maroy 13 - 6800 Libramont - 061/ 658.576

thibault.coeckelberghs@gsara.be mario.leiva@gsara.be roland.schulte@gsara.be ll.gsara@skynet.be damien.seynave@gsara.be eric.lumay@gsara.be laurence.schalkwijk@gsara.be

DIFFUSION SOCIALE & CULTURELLE

DISC asbl Distribution/Médiathèque Duplication/Location

Sandra Démal Daniel Demaret

Rue du Marteau 26 - 1210 Bruxelles 02 / 250 13 10 02 / 250 13 20

distribution.disc@gsara.be info.disc@gsara.be

FESTIVAL

Festival Filmer à tout prix

Alexander Weiss www.fatp.be Nadia El Mahi Giorgina Becker Mathilde Lingrand Carline Albert Claire van Loo

alexander.weiss@gsara.be info.fatp@gsara.be prog.fatp@gsara.be

COLOPHON collaboration rédactionnelle Guillaume Abgrall, Bernard Fostier, Aurélie Ghalim, Julie Van der Kar, Arrate Velasco Graphisme Clément Hostein.

clement.hostein@gsara.be

Editeur responsable : Renaud Bellen - rue du Marteau 26 - 1210 Bruxelles

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