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Causes toujours Groupe Socialiste d’Action et de Réflexion sur l’Audiovisuel

asbl

Trimestriel 24 Décembre 2011 Janvier - Février 2012

Sommaire Festival Filmer à tout prix 2-15 • Service Production 16 • Atelier Production 17- 19 Coin régionales 21-25 • Campagnes de sensibilisation La Neutralité du Net - Violences policières 26-33 • Contacts 34




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Filmer à tout prix

Une très belle 14ème édition La 14ème édition de “Filmer à tout Prix” a démontré une fois de plus au vu de sa fréquentation, de sa qualité de programmation, l’importance que représente son existence dans le paysage des festivals organisés au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Nous sommes très heureux du succès de cette édition : tant par la qualité de sa programmation, sa fréquentation et par l’atmosphère de vitalité et d’enthousiasme qui régnait dans le magnifique bâtiment de Flagey. Ce succès est la réponse d’un public à la recherche de programmations originales, que l’on ne trouve pas en télévision et peu ailleurs. Environ 6000 spectateurs se sont rendus dans les quatre différents lieux du festival (Flagey, Bozar Cinéma, Cinematek, Espace Magh). C’était l’occasion pour les professionnels et le public de se rencontrer dans un lieu convivial et de faire le point sur la production documentaire des deux années précédentes. De nombreux réalisateurs belges et étrangers étaient présents pour accompagner leurs films et permettre la discussion après la projection. Grâce aux différentes workshops, nous avons pu accueillir un public extrêmement mixte, composé de professionnels du secteur, plus âgés et jeunes et voire même très jeune (les enfants pour les séances OKIDOC).


La programmation de la 14 ème édition du festival “Filmer à tout prix” s’est construite dans la prolongation de l’esprit des éditions précédentes, mais en y intégrant une série de nouveautés – comme par exemple KINODOC, un projet qui permettait au public (ouvert à tous - amateurs ou professionnels) de réaliser collectivement un documentaire court en 4 jours pour le voir ensuite projeté sur place. Et pour la première fois, tous les films belges étaient sous-titrés en néerlandais et en français, confirmant l’ouverture du festival vers l’autre communauté linguistique. La soirée d’ouverture a présenté un film en lien immédiat avec l’actualité récente “Tahrir”, de Stefano Savona (le printemps arabe). Ce film a donné le ton du festival. Il a plongé le spectateur dans la réalité du quotidien des Égyptiens qui ont occupé la place principale du Caire et pris part à ce moment historique pour l’histoire du pays. A la sortie, l’engouement et l’énergie générée par cette projection sur le public étaient palpables. Au total, une centaine de films ont été projetés dans d’excellentes conditions grâce à la qualité de nos techniciens et au soutien des équipes du Flagey, de Bozar Cinéma, de la Cinematek et de l’Espace Magh. Plusieurs personnalités du cinéma documentaire belge et étranger étaient invitées : cinéastes, critiques, programmateurs, théoriciens. Ils ont manifesté leur enthousiasme pour le Festival et la qualité du cinéma documentaire belge. Ils contribueront à donner une dimension internationale au Festival et permettront de faire rayonner le cinéma documentaire belge à l’étranger.

Grâce au prix du jury des Centres culturels, il sera encore possible au public de voir en 2012 dans une dizaine de Centres culturels répartis sur tout le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les deux films lauréats : Recardo Muntean Rostas de Stan Zambeaux et Le nom des choses de Boris Van der Avoort. Le Festival est maintenant terminé et nous espérons qu’il aura laissé quelques traces et suscité des vocations de cinéastes. Nous tenons à remercier sincèrement le public d’être venu et l’ensemble de nos partenaires pour leur participation et leur contribution à la réussite du Festival. Pour la prochaine édition, nous avons l’intention de continuer à garder le même niveau de qualité de programmation, à faire grandir le Festival, et à poursuivre son ouverture vers des nouveaux publics. Bonnes fêtes et au plaisir de vous revoir lors de la 15 ème édition !! Alexander Weiss Directeur artistique www.fatp.be




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Palmarès

Filmer à tout prix

14ème édition

PRIX DES CENTRES CULTURELS Attribué à

“Le nom des choses” de Boris Van der Avoort Pour son humour, sa sincérité, la découverte d’une approche pédagogique originale, la qualité des animations, son traitement cinématographique clair et les questions qu’il renvoie aux adultes. Attribué à

“Recardo Muntean Rostas” de Stan Zambeaux Pour nous proposer un instantané, empli de dignité, de la vie d’un enfant d’immigrés, responsable de sa famille. Les deux films documentaires primés bénéficieront d’une diffusion dans plus de dix Centres culturels répartis sur tout le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles : Watermael-Boitsfort, Morlanwelz, Verviers, Durbuy, Ath, Welkenraedt, Amay, Leuze-enHainaut, Tubize, Marche-en-Famenne, Andenne, Gembloux. Ce Prix des Centres culturels s’inscrit dans une volonté d’accorder une fenêtre de diffusion supplémentaire. Membres du jury Philippe Hesmans (Centre culturel de Morlanwelz), Christophe Latet (Centre culturel de Durbuy), Sylvia Pigarella (Centre culturel de Tubize), Evelyne Thomas (Centre culturel de Verviers).


COMPÉTITION BELGE PRIX HENRI STORCK DÉCERNÉ PAR LA SABAM (3.500€)

COMPÉTITION PREMIÈRES OEUVRES PRIX DE LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES

Attribué à l’unanimité à

(3.500 €)

“Gnawa” d’Olivier Dekegel

Attribué à

Pour sa capacité à rendre perceptible l’âme de la musique par le seul biais des puissances du cinéma, pour la démonstration évidente que la qualité d’un film n’est pas dépendante des sommes engagées mais du point de vue et de la sensibilité adoptés pour restituer le réel.

“Na Vespera” de Lotte Knaepen

PRIX DE LA COMMUNAUTÉ FLAMANDE (2.500€) Attribué à

“Spectres” de Sven Augustijnen Pour se positionner du côté des vaincus et faire face à la réecriture de l’Histoire par les vainqueurs, pour sa subtilité et la profondeur avec lesquelles il explore les méandres de cette Histoire, pour sa capacité à savoir la filmer, non comme une simple succession de faits, mais comme la plus formidable machine à fiction. Membres du Jury Nicolas Azalbert Adèle Seelmann-Eggebert Luc Deneulin Erik Lambert

Pour le regard délicat et fort d’une jeune cinéaste qui nous donne à voir avec talent une véritable œuvre cinématographique où les relations intenses entre une jeune mère et sa fille sont l’épicentre de ce bijoux visuel d’une qualité rare qui augure du meilleur.

PRIX DE LA SCAM (2.500 €) Attribué à

“Safar” de Talheh Daryanavard Pour le regard poétique et engagé du cinéaste sur l’émancipation de trois jeunes femmes en Iran, avec leurs rêves, leurs combats et leurs doutes. Un voyage intérieur qui permettra à chacune d’entre elles de libérer la parole pour mieux construire l’avenir.

PRIX DES ATELIERS D’ACCUEIL WIP-CBA

(AIDE MATÉRIELLE D’UNE VALEUR DE 10.000 €) Attribué à

“Algérie, images d’un combat” de Jérôme Laffont Pour l’engagement d’un jeune cinéaste à vouloir sauver de l’oubli la figure d’un gardien de la mémoire comme le cinéaste René Vautier qui, à travers ce film, continue à s’interroger sur la manipulation des images filmées pendant la guerre d’Algérie.

Mention spéciale “Because We Are Visual” d’Olivia Rochette et Gerard-Jan Claes Pour ce travail expérimental sur une réalité qui se cache dans ce territoire chaotique qu’est le net. Membres du Jury José-Luis Penafuerte, Sara Garcia Villanueva, Patrice Vivancos, Stoffel Debuysere




festival

Ceux qui font l’histoire et ceux qui la relayent, vivent généralement séparés. Les premiers agissant, les seconds réunissant, bien au chaud, les rushes et les envois par Iphone et portables interposés. C’est ainsi qu’on cuisine au plus vite des montages formatés pour l’actu. C’est donc bien par bribes que le “printemps arabe” est apparu sur les chaînes du monde avant de disparaître dans le trou noir de l’info en temps réel et ainsi d’ échapper à l’Histoire.

PLACE TAHRIR “Tahrir. Liberation Square”

un film de Stephano Savona. Ex-archéologue, armé de son Canon 5D Mark II, a oublié les restes du passé pour mettre sa science au service du présent. 2011 - France/Italie - 90’ - VO ar s-t.fr

Stefano Savona né à Palerme en 1969. Il a étudié l’archéologie et a participé à plusieurs missions au Soudan, en Égypte, en Turquie et en Israël. À partir de 1995, il a travaillé comme photographe indépendant. Depuis 1999, il se consacre à la réalisation et à la production de films documentaires et d’installations vidéo. 

Son long-métrage “Carnets d’un combattant kurde” (2006) a reçu un Prix au Cinéma du Réel. Son film “Plomb durci” (2009) a remporté le Prix Spécial du Jury au Festival International du film de Locarno. Il a fondé en 2010 à Paris avec Penelope Bortoluzzi la société de production Picofilms. Il est le producteur et le réalisateur principal de “Palazzo delle Aquile”, qui a remporté le

Grand Prix du Cinéma du Réel 2011 et le Human Rights Award au BAFICI de Buenos Aires et a été sélectionné dans le cadre de la programmation de l’Acid au festival de Cannes 2011.


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ette fresque historique d’un genre nouveau a un soubassement poétique profond qui la protège de toute froideur documentaire. Le scénario implicite adopté par la caméra est évidemment occidental, on se prend parfois  trop à l’oublier. Il évacue de par ses choix, la part d’ombre menaçante et réelle qui se profile derrière une lutte qui ne fait que commencer.

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l se précipite dès le 29 janvier au milieu des manifestants réunis sur la place Tahrir sans trop se douter de ce qui l’attend et se lie rapidement d’amitié avec Elsayed, Noha, Ahmed, universitaires branchés, des leaders moyens très engagés. Il va les suivre au pas de charge, jusqu’au 12 février. Ce tournage improvisé accumule 25 heures d’image et 35 heures de son. Quatre mois de montage sont nécessaires pour les décortiquer et les assembler.

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eu importe, au bout du compte, Stefano Savona nous a ramenés des pépites d’espérance humaine qui ont engendré une oeuvre bouleversante. On devrait la programmer sans tarder sur toutes les chaînes afin de remettre certaines pendules à l’heure avec plus d’acuité.

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l sent en tant qu’artiste que ces jeunes qu’il a repérés au feeling, ont la capacité de devenir les acteurs d’une épopée dont il fera  des héros provisoires. C’est autour d’eux que va graviter sa vision de révolution en train de se faire.

l est hélas, permis d’en douter. Jacques Charlier

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ls sont ses médiateurs et ses facilitateurs de contact, les proues humaines qui le guident à travers la foule. Elles lui permettent d’aborder à distance et parfois de très près, le bon angle de vue pour filmer les snipers, jets de pierre et barricades. Infatigable,  il  saisit avec virtuosité et sensibilité  chaque déplacement de groupes  qui semble animé par une mystérieuse stratégie collective qui se communique comme une traînée de poudre.

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l capte ainsi sans relâche la parole au hasard des rencontres. Tous les âges et origines sociales y passent. Hommes et surtout femmes clament avec passion, espoir et rage, leur désir de liberté totale. Ils s’adressent à nous sans pudeur ni retenue, face caméra, avec des paroles cinglantes et sans détour. Leur détermination farouche nous émeut jusqu’aux larmes. Le montage de Penelope Bortoluzzi et le son de Jean Mallet, nous entraînent dans l’action à vive allure, en hachant dans les plans au coup par coup. D’une discussion politique intime, on est précipité vers ceux qui haranguent la foule avec des mots d’ordre scandés avec une musicalité inventive qui laisse loin derrière elle, les logorrhées pleurnichardes des rappeurs et slameurs de tous poils.




festival


filmer à tout prix

Le P’tit Ciné - Atelier : rencontres professionnelles Mardi 15 novembre 2011, amoureux du cinéma documentaire, de l’amateur au réalisateur, nous étions réunis afin de débattre de la question suivante :

“Quelle place pour les films que les publics n’ont pas l’habitude de voir ?” Discussion encadrée notamment par Pauline David du P’tit Ciné > Structure ayant pour but de diffuser des documentaires dans les salles de cinéma et les Centres culturels.

1. Définition du cinéma documentaire Voici la définition du documentaire selon le CBA (le Centre de l’audiovisuel de Bruxelles - Atelier d’accueil et de production): “toute démarche cinématographique qui interroge le réel et qui met en place un regard personnel sur le monde”.

2. L’accompagnement du spectateur L’introduction de la discussion est restée dans les sillons posés par la question de départ.

Le WIP souligne l’importance de voir des films en collectivité. En effet, un enjeu particulier résiderait dans le fait de faire découvrir des films qui pourraient toucher des publics n’y ayant d’habitude pas accès. Dès lors, une responsabilité existe, que ce soit de la part du programmateur, du producteur ou du cinéaste, d’une part à susciter la curiosité et d’autre part, à être attentif à certaines attentes afin d’orienter les participants vers de nouvelles réflexions par rapport au monde dans lequel ils évoluent.

Claudio Pazienza réalisateur

Il nous expose son point de vue quant au non-accompagnement du spectateur. Il ressentirait, dans le fait de prendre par la main ce dernier, l’impression de faire partie d’un packaging “all-in”, une sorte de “prêt à penser”. S’il se mettait à jouer ces cartes-là, il se sentirait soumis à expliquer, ce qui reviendrait, pour lui, à faire de la pédagogie. Et cette démarche-là lui semble contreproductive. Ensuite, Pazienza se pose la question du “pourquoi suivre son public ?”




festival Nicolas Bruyelle

programmateur Plaza-Art, salle d’art et d’essai au cœur de Mons

3. Diffusion du cinéma documentaire

Karin Tshidimba

journaliste à la Libre Belgique

En effet, réaliser un documentaire, c’est faire l’expérience du monde, d’une rencontre. Ce qu’il souhaite, c’est que le spectateur vive également cette expérience. Il se dit inlassablement que ces rencontres produisent quelque chose d’unique du côté du langage, une sorte de lien singulier que le spectateur établirait avec ce “nouveau monde”. Par conséquent, sa position est de laisser ces explorateurs que nous sommes “jouir du monde” au travers de ces croisements imprévisibles de par leur singularité. Cela transcende le pédagogique. Claudio parle d’un lieu où cultiver des singularités qui formeraient une communauté en dialogue. Pourquoi est-il néanmoins si difficile d’échanger sur les documentaires ? Sûrement parce qu’ils s’inscrivent contre une logique marchande. Lorsque Claudio réalise un documentaire, il s’interdit de se poser la question “pour qui ?”. En effet, pour lui, un spectateur, c’est toujours une sorte de miracle. Même s’il aimerait que les gens se disent “j’appartiens à cette communauté”, composée d’une multiplicité de regards. Comme équilibre entre accompagner un spectateur ou bien le lâcher, Claudio choisit de le laisser repartir avec une certaine frustration plutôt que de lui donner un packaging tout prêt. 10

Elle fait référence au Festival de Biarritz (http://www. festivaldebiarritz.com) dont le slogan était “une semaine de télévision idéale”. Des gens de tous âges et de toutes générations venaient voir les films. L’important, nous confie-t-elle, ce n’est pas le nombre de personnes présentes ! Effectivement, la qualité peut rencontrer la quantité mais nous pouvons également y vivre des choses moins attendues. Les questions relatives au documentaire viendraient plus de la forme dans le sens du “comment le réalisateur a-t-il fait ?”, plutôt que du fond. Aujourd’hui, dans notre société où l’on reçoit de plus en plus à voir, à partager, on peut se soutenir les uns les autres afin d’amener les spectateurs vers des films documentaires. Travailler ensemble à l’instar d’un réalisateur qui porterait son film avec un producteur, un diffuseur... Quelle est votre liberté de manœuvre quant au choix de diffusion des documentaires?

Comment choisis-tu parmi les documentaires ? Et comment travailles-tu avec tes publics ? Cela fait 13 ans qu’il programme des documentaires créatifs. Actuellement, le rendez-vous se fait de manière mensuelle afin d’appuyer ce genre cinématographique. Le choix se fait au sein de la production cinématographique quotidienne. Pour cela, il va puiser dans le catalogue de la Fédération Wallonie-Bruxelles et va à la rencontre des producteurs, des ateliers de production... Ainsi, il possède un éventail au sein duquel il peut étudier l’offre. Un de ses critères de sélection s’appelle le coup de cœur. “Le rendezvous documentaire suppose une prise de risques plus importante” nous avoue-t-il. La condition sine qua non quant à sa mise en place résulte en la présence d’un représentant du film; que ce soit le réalisateur, le producteur ou le technicien. Tes choix sont-ils dirigés par des écritures singulières ou bien par rapport à un thème ? Sa démarche est un mélange des deux. Si le coup de coeur constitue bien un de ses critères de choix, il n’oublie pas qu’il programme pour un public. Par exemple dans “Mémoire d’envol” (documentaire sur la colombophilie), il a trouvé qu’il s’agissait d’un bon équilibre entre le fond et la forme, entre le contenu et le point de vue.

A la Libre, les journalistes sont assez libres quant au choix des articles. Par contre, s’il y a des “buzz”, ces derniers auront la priorité sur les documentaires.

Et le public venant des écoles ?

Y a-t-il un intérêt à aller vers elle afin de diffuser un film documentaire, même s’il sera très peu montré ?

be/index.php?option=com_content& view=article&id=3&Itemid=5), une

Elle peut avertir les gens de la diffusion, même unique, d’un film considéré comme magnifique! En effet, son isolement dans le temps ne doit pas nuire à sa visibilité.

Selon lui, bien qu’il propose des séances cinématographiques dans le cadre de l’initiative “écrans larges sur tableaux noirs” (http://cinemarche.marche. programmation de films de qualité du point de vue des thèmes et de la mise en scène à destination des écoles allant du maternel au secondaire, il suspecte un problème de communication envers ce public-là.


filmer à tout prix

Xavier Joachim

Abel Carlier

Il programme par rapport à des thèmes comme par exemple la semaine contre la violence. Le choix du film est déterminant car il n’y a pas autant de public qu’à Bruxelles et puis les Gembloutois aiment sortir de Gembloux. Les thèmes Nord-Sud sont particulièrement abordés, notamment parce que la faculté de Gembloux est demandeuse de documentaires. Parfois, il est préférable d’avoir peu de personnes afin de créer un débat constructif. Malheureusement, en tant qu’animateur culturel, la question de la rentabilité est parfois posée. Or, selon Xavier, il est important de pouvoir proposer des activités gratuites.

Il nous pose la question suivante:

programmateur Centre culturel de Gembloux

Comment a-t-il accès à la programmation, quelles sont ses sources ? Il nous explique qu’il éprouve des difficultés à voir des films sans penser aux enjeux d’une éventuelle programmation. Après 7 ans, il commence seulement à être capable de combiner les deux. Il nous informe sur une association nommée “Entrevue” qui propose un temps pour discuter du travail documentaire ainsi qu’échanger sur ces questions. Selon lui, il existe un grand potentiel pour les documentaires au sein des centres culturels. Un des enjeux propre au documentaire réside dans la recherche de lieux collectifs de diffusion. Selon lui, il y a des faiblesses au niveau de l’échange. Des moments comme celui où Joachim Lafosse était venu au Centre culturel de Gembloux parler du langage cinématographique sont trop rares.

professeur à l’IHECS Ecole de communication

Qu’en est-il des chaînes télévisées ? En effet, en ce qui concerne la télévision belge, le service communication de la RTBF est chargé de la promotion documentaire c’est-à-dire que son rôle consiste en la diffusion de documentaires sur la RTBF et en leur visibilité au sein de la presse. Selon lui, la télévision idéale diffuserait des documentaires de création à 20h15. Or, aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Par ailleurs, il nous faudrait sortir de l’image d’une télévision ne diffusant des documentaires qu’à minuit et demi. Ce n’est pas vrai! A en croire la RTBF, il y a trois chaînes de diffusion et, sur les trois, il n’y a pas un seul soir où il n’y a pas de documentaires! Et ces derniers ne sont pas seulement diffusés à minuit et demi! Par exemple, plusieurs fois par semaine, La Trois (nouvellement créée il y a 1 an et demi) diffuse des documentaires à 21h. Elle met en valeur aussi bien la création effectuée en Fédération Wallonie-Bruxelles que des documentaires achetés et orientés vers le plus grand public (enquête, histoire...). Donc, nous ne pouvons plus dire que la télévision ne diffuse pas des documentaires à des heures normales. Est-ce qu’il y aura du public ? En effet, l’objectif de la RTBF est qu’il y ait du public! Il y a mille et une raisons pour que le public ne vienne pas. Mais ce qui est sûr, c’est que ce documentaire, du fait qu’on en ait parlé, aura une vie par après !


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4. Le cinéma documentaire et les jeunes Différentes interventions sont venues ponctuer la présentation, orientant la discussion vers un débat collectif. Karin: Dans le cadre de la programmation du festival FATP (Filmer à Tout Prix), elle nous fait remarquer la démarche intéressante de “OKIDOC”. En effet, il est vrai que le documentaire peut parfois faire peur. Or, des enfants de 4 à 7 ans peuvent être introduits au documentaire. Le documentaire est constitué de tellement de choses différentes qu’on ne peut pas vraiment se dire: “Ça va être sérieux”. En pourcentage de marché (les chiffres parlent de 1 ou 2%), cela peut paraitre anodin mais quand on compte en salles de cinéma, ce n’est pas peu! A noter que les enfants ne se posent pas la question de savoir s’il s’agit d’une fiction ou non. Il apparait que le public a une fausse idée du documentaire. Lola: Elle s’occupe du Zineglüb, une initiative cinématographique hébergée à l’Arenberg ayant pour volonté de donner aux jeunes un accès au cinéma d’art et d’essai. L’idée de base réside en une non pré-conception de ces séances cinématographiques c’est-à-dire à un appel vers les participants 12

afin de situer leur demande. Des jeunes entre 17 et 30 ans ont donc eu les rênes de la programmation en main. L’équipe a eu des coups de coeur pour des films auxquels on n’avait pas donné de place. Mais ils leur ont donné leur chance!

“Je ne crois pas à la consommation individuelle”

“Quand on est programmateur, on a une responsabilité par rapport à ce qui va être vu.”

6. Coût du cinéma documentaire

5. Le cinéma documentaire en tant qu’expérience collective Claudio Pazienza: Pour lui, il est fondamental que la visualisation d’un film soit une expérience collective. La disparition de lieux publics dans lesquels cette expérience collective est encore possible l’inquiète. Dans notre société actuelle, la possibilité nous est donnée d’être seul face à son petit écran. Mais même si Claudio a particulièrement utilisé le mot “singulier”, cela ne traduisait pas le fait de vivre cette expérience tout seul ! A quel moment cette expérience peut-elle être identifiée par un lieu où une parole circulerait ? Cet éclatement de lieux possibles lui semble tragique. C’est d’ailleurs pour cela qu’il milite pour que des lieux communs d’expérimentation cinématographique existent !

Pierre Duculot: cinéaste, enseignant, programmateur de festival, journaliste et Secrétaire général du WIP (Wallonie Image Production)

Claudine Van O

Centre Vidéo de Bruxelles

Elle s’occupe de l’émission “Coup2pouce” faite par les jeunes et pour les jeunes. Cette diffusion de documentaires se fait dans une idée d’interaction où regarder la télévision ne se ferait plus chacun chez soi. Cette émission est diffusée par Télé-Bruxelles. Selon Claudine, il est important que les films soient accompagnés. C’est pourquoi ils essayent d’inviter le réalisateur, le technicien... lors de la présentation des films. Elle nous explique également qu’il n’y a pas de contraintes économiques à être sur Télé Bruxelles. En effet, coup2pouce a été diffusé sur la RTBF pendant une année et ensuite, il ne l’a plus été car cela ne correspondait plus à la ligne éditoriale ! Alors que Télé Bruxelles permet cette liberté éditoriale.


Xavier Depovere

Directeur-adjoint production Télé-Bruxelles

Cela fait partie de la mission des télévisions locales de répondre à ce genre de demandes.

7. Le cinéma documentaire et l’éducation aux médias Pierre Chemin Media Animation

> Association essayant de former à l’autonomie critique et citoyenne face aux médias.

L’émission est mise sur antenne. Après, en ce qui concerne son évolution proprement dite, elle est liée à leur mode de financement car ils ont d’autres émissions à assumer.

Qu’est-ce que Media Animation? Ils endossent plusieurs casquettes au sein de l’Education permanente: l’éducation aux médias, la création de documentaires avec une équipe qui se met au service d’un projet. Les gens interviennent en tant que journalistes au niveau du contenus et ils sont là afin d’apporter la forme.

Comment cela se passe-t-il lorsque Claudine va voir des diffuseurs ?

Quelle est la place du documentaire dans l’éducation à l’image ?

Elle nous explique qu’ils ont un arrangement par lequel les frais de diffusion sont offerts.

Le documentaire est utilisé en tant qu’outil dans l’analyse de l’image. Par exemple dans l’exploration des aspects tels que la manière dont le réalisateur a réalisé son contenu, le budget qu’il a dû déployer, le temps qui lui a été nécessaire... Il est intéressant que les gens se rendent compte des dessous de la mécanique de construction, du langage cinématographique utilisé...

Qu’en est-il par rapport au budget, au coût d’une émission comme “Coup2pouce” ?

Y a-t-il des équivalents en Wallonie ? Cette réalité ne lui est pas apparue. En collaboration avec le P’tit Ciné, Claudine a proposé à un interlocuteur d’avoir carte blanche quant à la programmation de certains films qui seraient diffusés sur la chaîne. Il y a donc un rapport d’interactivité au sein et en dehors de la chaîne ainsi que la présence de retours. Les gens sont renvoyés vers les producteurs ainsi que les diffuseurs de films comme, par exemple, dans le cas où quelqu’un voudrait réutiliser le thème abordé dans une des émissions de coup2pouce.

construit un film afin de devenir un citoyen averti. Ce type de travail est différent pour la fiction, le documentaire... D’une part, ils déconstruisent la mécanique des films, mais, d’autre part, quelle est la place du cinéaste qui vient transmettre son savoir ? Ils demandent au réalisateur quelles sont les certitudes qui sont apparues lors de son tournage. Abel Carlier, précise que l’éducation à l’image englobe aussi bien le récit médiatique que le travail des auteurs. Il s’agit donc bien de deux choses différentes. “On transforme le réel dès le moment où l’on raconte quelque chose”. Une des intervenantes a soulevé deux points primordiaux : Premièrement, l’introduction du cinéma à l’école n’est pas une chose aisée. Voilà pourquoi, selon elle, il faudrait l’introduire en tant que cours à options. Deuxièmement, elle discerne un problème au niveau de la manière dont on va parler des films en termes de communication. Une réalité l’interroge: “Pourquoi, en France, y-a-t-il une plus grande initiation au cinéma dans le système scolaire”? Il ressort de la discussion que la France fait plutôt figure d’exception heureuse. Selon Massimo Iannetta,

Comment sont-ils informés des documentaires qui passent ?

Secrétaire Atelier de Production du Gsara (Groupe Socialiste d’Action et de Réflexion sur l’Audiovisuel ), nous

Ils se renseignent via les professeurs dans les écoles, les Centres culturels... Le but de ces démarches cinématographiques étant de pousser les gens à devenir des observateurs c’està-dire à comprendre comment se

souffrons en Belgique d’un grand manque de tradition critique. Les études telles que la section Elicit, Ecriture et analyse cinématographique, un Master en arts du spectacle de l’ULB ou bien des hautes écoles de type 13


universitaire telles que l’IHECS, sont très récentes. Nous manquons vraiment d’outils critiques tels qu’une revue du cinéma belge, par exemple. Ce qui reflète un certain dénuement au niveau d’une tradition journalistique critique, bien qu’il existe depuis peu un Master en documentaire à l’Université de Liège.

8. Et internet ? Une des intervenantes exprime le fait que, selon elle, si l’on ne passe pas par Facebook ou autres réseaux sociaux, on passerait à côté du public. Mr.Willemans nous dirige vers Roch Tran (Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel, Fédération Wallonie-Bruxelles) afin de parler d’internet c’est-àdire aussi bien des TV doc que de la plateforme du centre du cinéma et de l’audiovisuel. Mr Roch Tran présente la plateforme plutôt comme une interface. Il nous explique qu’il y a deux ans, des professionnels sont venus afin de parler de la diffusion du documentaire dans le secteur non-marchand (c’està-dire l’enseignement, les centres culturels...). Son rôle a été de voir à quel point les propositions étaient en accord avec la réalité. Le problème, dans ce cas-ci, est qu’on touche seulement les gens qui sont déjà intéressés par la question ! Au sujet d’internet, une élève de l’IHECS intervient en rectifiant que, selon elle, le constat que les jeunes regardent des documentaires via internet de manière individuelle n’équivaut pas au fait qu’ils n’en discutent pas par après entre eux!

9. La production liée à la diffusion Joseph Coché (diffuseur de documentaires Libération Films) On produit beaucoup trop de films et on ne peut évidem-ment pas tous les voir ! Statistiquement, d’ailleurs, il paraît que l’on regarde moins de films ! Cependant, les seuls chiffres que l’on peut observer 14

sont les chiffres d’entrées en salle. Le reste n’est donc pas pris en considération. Il prend l’exemple du documentaire “Inside Job” qui a été en désacccord avec Sony. Selon Joseph Coché, au sein d’une production de 100 films, 5-6 vont mettre leur nez “à l’affiche”, 20 vont circuler et les 70 autres vont rester dans une boîte ! Les distributeurs de documentaires sont restés en position “standby” puis, avec Michael Moore, ont réapparu. Joseph Coché se dit non pessimiste, à part le fait que les jeunes vont beaucoup moins au ciné-club, se cantonnant au visionnage solitaire. Mais, grâce aux initiatives tel que le Cinéma d’ATTAC, pas mal de spectateurs ont été “brassés”. Une intervenante nous expose les trois temps du documentaire: la durée du film, le temps d’échange, et, souvent oublié, le temps où l’on se rassemble autour d’un verre afin d’échanger autrement. Selon lui, la seule solution afin d’aiguiser le regard des jeunes est l’éducation artistique à l’école. Claudine soulève le fait que nous sommes dans une période de surproduction de films. Une solution serait-elle d’instaurer des quotas ? D’un autre côté, la démarche actuelle est d’inscrire les films et de voir par après. La philosophie est de se dire que “plus on crée et mieux c’est”. Tout en gardant en tête la réalité de surproduction cinématographique. Thierry de Taille ( distributeur et producteur - WIP) Il nous confie que la RTBF demande des films gratuits à diffuser sur La Trois. Or, diffuser des films gratuits ne doit pas devenir un alibi culturel au risque de diffuser n’importe quoi ! Une intervenante de l’asbl “Centre de Dynamique des Groupes et d’Analyse Institutionnelle” propose de travailler sur la manière dont le public s’empare du documentaire.

Jérôme le Maire réalisateur de “Le Grand’Tour” (http://www.laparti.com/fr/Longs_ metrages/Le_Grand__Tour.html) Il explique sa démarche de réalisation: Tout d’abord, ils ont décidé de produire le film par eux-mêmes. Ensuite, ils ont organisé une tournée en passant par tous les Centres culturels. Cette façon de faire rejoignait tout à fait l’esthétique du film parlant justement d’une fanfare qui voyage. Les membres de cette petite troupe rencontrent des gens sur leur route, tels que issus des centres culturels, des ciné-club, etc. La réponse à la question au “Qu’est-ce que l’on fout, ce n’est pas rentable !” est justement la rentabilité! Une rentabilité aussi bien personnelle que sociale via les personnes qu’ils rencontrent. Le crédo de Jérôme semble être “J’ai fait ça pour 25 personnes ? Eh bien... C’est génial !”

10. Conclusion Pauline conclut en mettant en avant le manque de ressources en termes de liens. Il serait donc intéressant de réfléchir à un moyen modérateur, une sorte de passeur de lieux. Il s’agit donc d’un système à mettre en place sous forme de liens unissant le secteur socioculturel et le cinéma. Claudine pose un dernier mot et nous offre une conclusion ouverte en évoquant les nouveaux décrets concernant l’Education permanente. Avec ces obligations de production et de résultats, nous allons clairement vers une marchandisation de l’Education permanente. Sur ce, j’ajouterais que, par notre conscience de ces faits, nous possédons les moyens d’agir ainsi que de réagir. Luna Litvak


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Service production

Bibliobus Documentaire sonore

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Un bus se baladant de village en village afin que les personnes puissent emprunter des livres, cela paraît anodin, voire banal de nos jours. Non ? Eh bien, je peux constater que vous n’avez pas encore écouté ce documentaire radiophonique qui nous plonge au cœur d’une vie bien animée et surtout, très touchante. Cette cargaison de livres va à la rencontre de personnes, de leurs questions, de leurs envies jusqu’à dessiner les différentes relations entretenues entre ces individus.

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L’histoire commence avec un vieux monsieur que l’on suit dans ses tournées. Nous reprenons, en marchant dans ses pas, un sens du travail peutêtre perdu de nos jours ; celui d’un plaisir se construisant au fil de la journée une fois un pied mis à terre. Bien que la réalité soit bien éloignée de toute féérie livresque lorsqu’il nous parle de verglas et d’éventuelle chute, nous ressentons toute la passion, la modestie et en même temps la rationalité de ces personnes se déplaçant pour donner à voir, à savoir, à vivre, à lire. Il nous fait rencontrer des écoliers hésitant à choisir le livre qui leur plait vraiment par peur du regard des autres. Ou bien, au contraire, il s’amuse à nous faire observer l’entraide s’opérant entre des enfants dans leur recherche de livres, l’un connaissant les goûts de l’autre. Au sein de l’école, cette démarche véhiculaire permet de bénéficier d’un roulement hebdomadaire, une sorte de souffle littéraire, à l’opposé de ces pages dont on ne devine même plus le contenu, tant elles sont poussiéreuses. La visite de la bibliothèque roulante suppose également toute une organisation de la part des professeurs et ce, aussi bien quand ils viennent accompagnés de leur classe avec des mots-clefs que lorsqu’ils débarquent seul, la liste des livres désirés en main. Mais détrompez-vous, nous n’allons pas rester dans le scolaire ! Les familles sont loin d’être désintéressées par ce genre d’initiative. L’opportunité nous est offerte de suivre une mère demandant conseil quant aux choix de livres pour chacun des membres de sa famille : de l’un de ses enfants à une personne adulte ! “Le livre, nous confie un des habitués du bibliobus, c’est comme une drogue !”. Et qu’en est-il de ceux qui le côtoient 24h sur 24 ? Et bien non, heureusement, ils ne sont pas victimes d’une 16

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overdose mais bien d’un manque de lecture ! “Ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés” nous confie un des conducteurs du bus. En effet, ils ont très peu de temps pour lire, à part lorsqu’il y a journée pédagogique ! Il semble que ce soit donc plus par amour de la diffusion livresque, voire humaine que ce bibliobus circule parmi nos contrées. Un crédo pourrait y être peint : “Lire et puis libérer”. Libérer les livres des étagères poussiéreuses. Leur conférer une vie infinie entre les mains de tous les humains qu’ils rencontrent sur leur route. Luna Litvak Pour écouter le bibliobus : http://gsara.be/fr/index.asp?ID=55

“Le Bibliobus” est une réalisation radiophonique de Quentin Jacques produit par le Gsara asbl en collaboration avec le PAC (Présence et Action Culturelles) dans le cadre de l’exposition “Bibliothèques publiques ? ça se passe près de chez vous !”. Une mise en sons et en images de quelques-unes de bibliothèques publiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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Atelier de production

Films terminés en 2011

Films soutenus en 2011

QUI VOIT SES VEINES

BOURSE D’AIDE A L’ECRITURE & REPERAGES - 2011

de Marie GÉHIN

Documentaire de création

Production : Les Films Nus - SIC (Sound-Image-Culture) - Super Mouche Production (FR) - FWB - Atelier de Production GSARA • Video - 43’ - Couleur

CIRCE’S PLACE

de Guy BORDIN & Renaud DE PUTTER Documentaire de création

Production : Helicotronc - FWB - Atelier de Production GSARA • Video - 77’ - Couleur

BIROBIDJAN de Guy Marc HINANT AIDES A LA PRODUCTION - POST-PRODUCTION PROMOTION CE QUE PEUT LE LION de Olivier PAGANI TU OUBLIERAS AUSSI HENRIETTE de François DUCAT

HIMSELF HE COOKS

LITTLE SISTER de Ségolène NEYROUD

Documentaire de création

SIDEROADS de Lydie WISSHAUPT-CLAUDEL

de Valérie BERTEAU & Philippe WITJES Production : Polymorfilms - VAF - DGCD - Centre du Cinéma de la FWB - Atelier de Production GSARA • Video - 60’- Couleur

ENTRE ICI ET LÀ-BAS de Alexia BONTA

DANS L’OMBRE / SCHADUWKRIJGERS

UN ENDROIT POUR TOUT LE MONDE de Hans Ulrich GOESSL & Angelos RALLI

Documentaire de création

LES MAINS NUES de Denis DEWIND

de Bart S. VERMEER

Production : Epeios Productions - VAF - CBA (Centre de l’Audiovisuel à Bruxellles) - FWB - Atelier de Production GSARA • Vidéo - 43 Min. - Couleur

LITTLE SISTER

de Ségolène NEYROUD Documentaire de création

Production : Les Films Nus - Centre de Promotion Culturelle (CPC) - FWB - Atelier de Production GSARA • Video - 33 Min. - Couleur

CE QUE PEUT LE LION de Olivier PAGANI

Documentaire de création

Production : Dschubba (FR) - Atelier Graphoui - Le Fresnoy (FR) - Périples (FR) - CRRAV (FR) - FWB - Atelier de Production GSARA • Video - 22 Min. - Couleur

TU OUBLIERAS AUSSI HENRIETTE de François DUCAT

Documentaire de création

Production : Seingalt - Molotov Films - Polymorfilms - Le Fresnoy (FR) - FWB - Atelier de Production GSARA • Video - 49 Min. - Couleur

BLEU CERISE

de Manon COUBIA

Documentaire de création

Production : VOA films - CBA (Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles) - Région Rhône-Alpes - FWB - Atelier de Production GSARA • Video - 52 Min. - Couleur

PASSÉ COMPOSÉ de Isabelle REY

Documentaire de création

MIRAMEN de Khristine GILLARD

Calendrier 2012 Si vous avez un projet de film documentaire et que vous désirez faire une demande d’aide auprès de l’Atelier de Production du GSARA, voici l’agenda : BOURSE ANNUELLE D’AIDE A L’ECRITURE & REPERAGES • Dépôt des dossiers • Réunion du comité de lecture

13 février 15 mars

AIDES A LA PRODUCTION - POST-PRODUCTION PROMOTION • Dépôt des dossiers • Réunion du comité de lecture • Dépôt des dossiers • Réunion du comité de lecture

21 mai 21 juin 15 octobre 15 novembre

Avant le dépôt de votre demande d’aide, merci de prendre contact avec le responsable de l’Atelier de Production et d’éventuellement le rencontrer, afin de vous assurer de la recevabilité de votre dossier : Massimo Iannetta Tel - 0032 2 250 13 18 Mob - 0032 498 88 93 98 massimo.iannetta@gsara.be www.gsara.be

Production : Luna Blue Film - Av Brahler - Tipi’mages (CH) - TSR - Centre du Cinéma de la FWB - 2 temps 3 mouvements - Atelier de Production GSARA • Video - 52 Min. - Couleur 17


Atelier de production

Ce que peut

le lion

un film court d’Olivier Pagani

autour de l’état d’enfance propos recueillis par Sandra Démal

Peux-tu nous parler de la genèse du film ? Le brouillard. J’ai l’impression d’être né dans le brouillard. Depuis 10 ans, je fais des films pour en sortir, à chaque fois, ça se lève en cours de film et puis ça s’embrume à nouveau. L’origine de chaque film vient de l’état dans lequel me laisse le précédent. En 2009, je sortais de “Résidence Bachelard”, une rêverie darwinienne très “chameau”, la question était: pourquoi construire sa maison sachant que tout sera détruit? Il m’a fallu ça pour franchir le pas de la paternité (ma compagne était partante depuis 8 ans). Entre-temps, notre fils était né et la question devenait toute autre: comment le laisser tranquille? Le film est-il parti de ce que tu vivais ou plutôt de la thématique qu’il soulève ? Pourquoi l’avoir inscrit dans ton intimité, dans celle de ton père et de ton enfant ? D’abord parce que mon intimité est une altérité incroyable! Ensuite, parce que j’utilise le cinéma comme un moyen de métamorphose à usage personnel. Enfin, parce que mon père et mon fils, je les ai sous la main et que mon cinéma est un bricolage fait à partir de ce que j’ai sous la main. Mais je crois que le plus important, c’est la question de la métamorphose. J’ai fait mes films précédents comme on entre dans une chrysalide, je ne suis jamais devenu papillon mais à chaque fois un mammifère différent! Fort de ça, j’ai tenté ici une métamorphose à trois ! Enfin, le principal destinataire du film, ça reste moi-même, mais sous le regard de mon père, et avec l’ambition d’un exorcisme en faveur d’un nouveau-né. Il y avait le risque de tomber dans “la lettre au fils”, qui aurait par exemple chargé l’enfant d’être heureux à la place du père, commode pour le père mais pas terrible pour le fils... Ce que j’ai essayé de faire avec ce film, c’était de proposer un horizon commun, en tâchant d’être au clair avec mon histoire, pour que Swann puisse démarrer la sienne sans prologue. Comme je ne pouvais pas faire de roman à cause de ma mémoire limitée, j’ai fait un conte. Tu es aussi instituteur, donc ton travail est aussi inscrit dans l’idée de la transmission, peux-tu nous parler du lien entre ton métier et ton film ? Je suis instituteur avec des enfants migrants. J’ai commencé à faire des films quand j’ai commencé à faire ce métier. D’abord, économiquement je suis réalisateur (de ce genre de cinéma) car je suis instituteur, je suis un agent double car je suis un agent 18

hyperactif. Mais plus profondément, je crois que je me suis senti autorisé à créer à partir du noeud intérieur qu’en trouvant mon utilité sociale, qui est de travailler avec l’enfance des autres pour leur donner la parole et les aider à se passer de maîtres. Je salue au passage ce grand belge de Jacques Duez, mort l’an dernier, et son “Journal de classe”, car je me sens cousin. Ce qui me donne la force d’être devenu instit (dans la famille Freinet), c’est de chercher la première manière d’être au monde. Philosophiquement, l’enfance, c’est mon moteur. ça me sort de la torpeur et du désespoir. Comme dit Bachelard dans mon film précédent, “avant d’être jeté au monde, l’homme est déposé dans le berceau de sa maison”. Même chez le plus angoissé d’entre nous, l’état d’enfance a précédé l’état d’angoisse. Il y a donc un espoir à retrouver ce premier état, le premier élan, qui est adhésion, curiosité, disponibilité, confiance. C’est cet état que je trouve en salle de classe et qui me donne l’énergie. Finalement, j’ai eu plus d’intuition en choisissant ce métier d’instit qu’en faisant mes films, mais voilà, c’est tout un, l’un m’autorisant à faire l’autre. D’ailleurs si je m’en tiens aux statistiques de consultation en ligne et au comptage des gens en salle, je suis plus “connu” comme instit (http://demonsaumonde. free.fr) que comme réalisateur de documentaires de création (c’est quoi ?)...


Je dirais que le premier à m’avoir donné l’espoir que quelque chose était possible, c’est Francis Ponge. Puis Henri Michaux (et surtout Henri Michaux). Car ils étaient pour moi la preuve qu’une langue personnelle était possible. Trouver la forme, le faire au cinéma, je crois que c’était les films de Chris Marker. Il y a Pasolini aussi, quand j’étais à Rome. Comment se fait-il que tu te sois orienté vers une coproduction avec la Belgique ? La vraie raison : totalement par hasard parce que je cherchais un atelier pour le dessin animé et qu’on m’a parlé de Graphoui, ce qui m’a permis ensuite de solliciter le Gsara. La raison romancée : je suis de Lille, de ce coin de France où on dit que ce qu’on a de mieux, c’est la Belgique, ce qui repose sur quelques mythes: une bonhomie légendaire, les frites à 3 bains d’huile et la bière de garde. Surtout, je me sens à l’aise dans ce pays car c’est le seul où l’on puisse faire du cinéma intello avec autant de simplicité, ce qui console un peu l’intello malgré lui que je suis et puis il y a cette absence d’affectation, qui est la maladie des statues. Je me dis que Jean-Pierre Léaud aurait été impossible en Belgique.

Peux-tu nous parler du dispositif “fictionnel” de ton documentaire ? De la mise en scène très présente ? Je fais du documentaire parce que je suis plus surpris par ce que je vois dans le monde que par ce que j’ai dans la tête. Ou plutôt j’ai envie de faire quelque chose du monde que je vois dehors, et pas de celui que j’ai dedans. J’ai bien conscience que je construis surtout des figures dans des mises en scène ludiques qui tiennent du “tableaupiège”. Le chameau, le lion, l’enfant. Le grand-père, le père, le fils. La brouette contre la chaise. Dans tout le travail de film, le tournage est un temps de confrontation de l’écriture avec un réel qui résiste mais que je suis bien contraint de maîtriser tant la construction est complexe. Cette maîtrise commence à me poser question, peut-être que je maîtrise trop pour être honnête. Voilà pourquoi mon prochain film cherche autre chose, car je vais faire en sorte de me faire doubler par un clown. Comment es-tu venu au cinéma ? Quels sont les cinéastes qui t’ont donné envie d’en faire ? En 1995, j’écrivais des poèmes dans une revue lue par 30 personnes et je faisais des photos de mobilier urbain flou, c’était pas une période heureuse. Tout en continuant ça, j’ai fait des études de lettres modernes et de cinéma, je me suis intéressé surtout à la poésie contemporaine et à l’anthropologie visuelle. J’ai toujours voulu mélanger les deux. Mais je n’ai commencé à faire mon cinéma (plus que “du cinéma”) quand je suis enfin sorti de la fac et que je suis rentré dans la vie.

Ce que peut le lion Conte documentaire Ce film est un conte documentaire sur l’état d’enfance. Un grand-père, un père et un fils se promènent au zoo. Trois personnages, aux trois âges de la vie, avec chacun un rapport particulier à l’enfance. Le grand-père, la soixantaine passée, se souvient qu’il a été un enfant étranger. Le fils, un an et demi à peine, est encore un enfant qui s’ignore. Le père, lui, ne se souvient pas de son enfance. Alors, il va et vient entre l’enfance de son père et celle de son fils, à la recherche d’une origine, d’un horizon. Mais, au milieu des animaux, cette quête se mute bien vite en récit de métamorphoses. 22min - DVCPRO HD 16/9 - 2011 (c) Dschubba / CRRAV Nord Pas de Calais / Atelier Graphoui / Atelier de production Gsara contacts réalisateur

Olivier Pagani (Lille) olivierpagani@free.fr 06.34.16.63.86

diffuseur

Gsara (Bruxelles) sandra.demal@gsara.be +32.2.250.13.10 19


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ette institution accueille des délinquants reconnus irresponsables, à la dangerosité variable et qui nécessitent un suivi psychiatrique. Dans l’enceinte de cette prison d’un type très particulier, la photographie a pris ces deux dernières années une place importante. En effet, le GSARA anime depuis 2010 des ateliers de prises de vue pour les patients et pour les membres du personnel. Si au départ, les ateliers étaient destinés prioritairement aux patients, le personnel a en effet lui aussi souhaité pouvoir bénéficier de cette initiation pour croiser leur point de vue à celui de ceux dont ils s’occupent chaque jour. A raison de 2h 1/2 d’animation par semaine durant trois mois, ces ateliers avaient pour objectifs : l’initiation à la prise de vue et au langage de l’image, le développement de leur esprit critique et de leur sens artistique, l’acquisition d’une plus grande autonomie face aux médias et aux contenus qu’ils véhiculent, la réalisation d’un travail photographique sur une thématique choisie au préalable, en vue d’une exposition collective.

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e nombreuses images ont ainsi été produites, chacune ancrée dans la réalité singulière de son auteur, qu’il soit d’un côté ou de l’autre de la barrière : humour, tendresse, violence, échappées de ciel bleu ou portraits dessinent une image toute en nuances du quotidien de l’établissement. Très éloignées des images préconçues et fantasmées que tout un chacun peut avoir de la “prison psychiatrique”, ces clichés tissés du personnel et des patients seront exposés dans un premier temps au sein même du Centre de Défense social, où seront conviés les patients et leur famille ainsi que les habitants du village de Paifve. Dans un second temps, ces photographies seront présentées dans le cadre de BIP2012-OFF (Biennale Internationale de la Photographie de Liège), et confrontées à une troisième forme de regard, celui de l’artiste Lieven Nollet qui est venu photographier les personnes et les lieux de Paifve et témoigner de la vie de l’établissement. Trois “catégories” de regards donc, pour mieux approcher, à travers ce pluriel, les singularités irréductibles de la folie, de son emprisonnement et de sa sensibilité, souvent complexe et profondément humaine.


Coin régionales

GSARA Liège

Regards pluriels sur l’ E.D.S.* de Paifve Exposition de photographies l

* Etablissement de défense sociale (Paifve, province de Liège) : jusqu’au 11 décembre 2011.

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Centre culturel des Chiroux : 26 janvier > 26 mars 2012

Place des Carmes, 8 - 4000 Liège - Tel. 04 / 223.19.60. Une exposition réalisée grâce au soutien de la Direction générale des Etablissements pénitentiaires, à la Régie du travail pénitentiaire et à l’Etablissement de défense sociale de Paifve.

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Coin régionales

Bonnevie revit !

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e Parc Bonnevie se situe au cœur du centre historique de Molenbeek, dans l’un des quartiers les plus denses de la capitale, aussi bien au niveau du bâti, que du nombre de jeunes habitants. Historiquement, il constitue le premier exemple de parc à vocation sociale réalisé par Bruxelles Environnement sur une base participative. Dans les années 80, une première plaine de jeux provisoire fut construite par des habitants sur l’immense trouée laissée à l’abandon par le chantier de construction de la ligne de métro entre “Comte de Flandre” et “Étangs Noirs”. 22

La demande en espace de jeux était immense dans ce quartier dense et familial et très pauvre en espaces verts.

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n 1996, la Maison de quartier Bonnevie consulte les riverains, pour définir leurs besoins et leurs attentes afin de réaliser un nouvel aménagement avec la volonté que les habitants s’approprient cet espace. En effet, les jeux y ont été imaginés par les enfants, puis réalisés en polyester par les plus grands dans le cadre d’une coopérative d’insertion sociale. “Bonnevie, ça ne s’invente pas. Ce nom de rue est devenu un étendard qu’on brandit, le symbole

d’un quartier, la concrétisation d’un grand espoir. Ici, chez nous, des gens mus par un idéal, des habitants, des jeunes, des enfants, se sont battus durant des années pour pouvoir imaginer, créer un espace de jeux et de rencontres... le parc Bonnevie”, livrait Roland Vandenhove, de l’association “Notre coin de Quartier”, engagée alors dans ce combat.

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uelque 10 ans plus tard, les problèmes de respect de cet espace public apparaissaient, malgré la présence de gardiens animateurs qui veillent à la convivialité et au respect de l’espace vert. Vandalisme, dégradations,


appropriation des lieux par les adolescents, déchets, incivilités. Les habitants avaient perdu la mémoire de ce projet d’appropriation du parc par le quartier, et ignoraient les conditions de sa réalisation. L’esprit du projet participatif d’autrefois a désormais disparu.

GSARA Bruxelles

Les animations sont prises en charge par la Maison de Quartier Bonnevie, comme autrefois.

“On veut vraiment que les gens, les usagers et aussi les habitants peuvent s’exprimer sur ce qu’ils aiment bien dans le parc, ce qu’ils veulent changer, qu’est ce qui manque encore, donc on veut donner l’occasion D’autre part, les jeux installés sur à tout le monde de s’exprimer. Et pour ça, on a la La volonté étant de reconnaître mission d’organiser des activités, ateliers les habitants comme experts et informer vraiment dans le journal, dans dans les besoins du quartier. des panneaux d’infos. Que tout le monde sache qu’il le site ont vécu et sont désormais va se passer quelque chose fortement abîmés, et ne ici”, affirme Gwendoline Daems, correspondaient plus aux normes. chargée du projet. Il était donc nécessaire de remettre sur pied une nouvelle dynamique Quant à l’architecte, Christophe positive, aussi bien au niveau des Mercier, il se considère comme habitants, que des associations, afin de reconstruire un parc qui réponde aux attentes actuelles.

le catalyseur du projet : “Nous on va laisser les gens dont c’est le métier organiser la participation, en étant présents, en étant interactifs. Mais à la fin, il y a quelqu’un qui va devoir faire un résumé, une synthèse de ça, et apporter par la créativité qu’on pourra y mettre, la synthèse de ce qui aura été soulevé. Je crois qu’on sert un petit peu à ça, car il faut bien que quelqu’un résume, quelqu’un décide. C’est ça notre rôle dans le processus.”

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a volonté étant de reconnaître les habitants comme experts dans les besoins du quartier. Au programme, des introductions historiques, des séances de brainstorming autour de photographies, et bien d’autres idées pour faire émerger les mots qui traduisent les désirs et les possibilités.

“L’intérêt à la démarche participative, la relance de la démarche participative ici s’appuie sur un historique très intéressant qui a fait ses preuves... S’il y a bien un endroit où nous devions prolonger cette approche-là, c’est bien au Bonnevie. Par rapport à une démarche qui aurait été une simple commande et une simple installation, c’est tout le contenu, tout le lien qui a été relancé avec le quartier, les habitants et les associations... C’est tout ce contenu là qui apporte une valeur ajoutée” affirme Robert Vanderhulst, responsable du projet pour l’IBGE.

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’est ainsi qu’en 2008, Bruxelles Environnement mettait en place, en collaboration avec un architecte et la Maison de quartier Bonnevie, une nouvelle démarche participative pour la rénovation de tout l’espace vert. 23


Coin régionales

A plusieurs moments, des feedback ont été organisés, lors de fêtes de quartier, de petits déjeuners, de séances d’information. La maquette provisoire a ainsi voyagé dans divers lieux de discussion, et fait l’objet de multiples critiques, observations et confrontations. En juin 2009, le projet définitif est approuvé, et l’appel d’offre pour la construction est lancé. Le chantier démarre quelques mois plus tard. Il a fallu presque 1 ans pour que le nouveau parc soit enfin ouvert au public. Notre film en retrace l’aventure. Réalisation Régine Langsner • Images Régine Langsner, Alain Mohy Montage Roberto Ayllon • Montage Son Omar Perez • 23’• VOF/NL, s-t. F/NL•Production GSARA/IBGEbim 2011

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GSARA Bruxelles


Coin régionales

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e deuxième semestre 2011 de la régionale Brabant wallon a été plus particulièrement marqué par la réflexion sur le thème Le blog, comme outil d’information et de communication, réflexion concrétisée par l’organisation d’un nouvel atelier d’expression informatique dès septembre. Cet atelier a rapidement débouché sur la création et la mise en ligne d’un blog/site : gsarabw.wordpress.com Parmi les activités récurrentes, notons aussi l’atelier d’expression photographique Free Tag Zone. Les participants à l’atelier sont allés au fil des semaines à la découverte des tags et des graffs de Louvain-la-Neuve. Ils se sont penchés sur ce mode d’expression dans toutes ses diversités et sa typologie. Se faisant, ils réalisent progressivement un “Inventaire de l’éphémère”. 2012 verra se poursuivre cet atelier ainsi que “LLN365”, autre atelier d’expression photographique.

GSARA Brabant wallon

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ans le cadre de l’atelier d’expression audiovisuelle, poursuite du projet Agriculteurs et néoruraux, quelle cohabitation ? avec la réalisation d’un deuxième volet consacré cette fois aux néoruraux. La parole leur sera donnée pour savoir comment ils abordent leur changement de cadre de vie et quelles relations ils entretiennent avec le monde rural qui les entoure.

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omme les années précédentes depuis 2006, les diffusions/débats des Rencontres du GSARA se tiendront à la Maison Galilée de Genappe un mardi soir par mois. Dates pour le premier semestre 2012 : 17 janvier, 7 février, 6 mars, 3 avril et 15 mai. Vous retrouverez toute la programmation sur le blog/site de la Régionale ainsi que la sélection de photos de “Free Tag Zone”, un diaporama, la vidéo “Agriculteurs et néoruraux, quelle cohabitation ?” et suivre les différents projets en cours.

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La neutralité du net

Pourquoi le gsara soutient-il l’inscription

du principe de neutralité dans la constitution belge ? Equat. Incinis nit nos autpat, velit adit adip ent accum Il vrai queraessi l’exercice est in est utpatue blaorti compliqué pour le législateur. onsequamcon henim iriusci Le secteur étant euisl ute de vel l’Internet eui exercin en perpétuelle évolution, velisim zzril ut prat loreil faut veiller àercillaor énoncerinle hent princonsenim cipe sans mettre en péril de loreet lut laor aliquisim possibles futures innovations quamet, consed eum vel ut technologiques. lor sit inci blaor sis dion vel ilit adest tece ditprincipe ? nisci eu Ce feuipit Quel que nos adipis ex estrud tatum tente de figer le projet de dui el utpatum quisi des te loi belge c’est la place vullaor sequisit adipit vullam Fournisseurs d’accès à Interzzriliq ex exerilit net, lesuiscillaore FAI, comme simple lan essit nullan hendre con distributeur (et non comme ullaorperos at. surveillant ou responsable des publications) et une protection du citoyen et vie privée. Magnim delde sa delissequisl Il veut aussi vel à court terme proirilismolore ipit, consequis téger unehendrerit certaine égalité dit in velit des la services/applications et une feugiamet autatue rcilit ad diversité desalit contenus sur la estrud et nonsequisis toile en restreignant posnon hent nullandreet,les quatie sibilités vampirisation de la min et de num dolorem vulla bande passante par de futures corercil erat aut lore euis alliances entre les distribuniam irilis nummy nulla teurs (FAI) et entreprises consenibh et les lorer susting du divertissement plus ero consent adigna les feugiam puissantes. iriustisis nim dit velenit lam, vel ullaorper se tie détaillé minim Comme nous l’avons irit lore ming ent euis au sein du précédent autet, article vel ipsusci liquatiscing (CT n°23 “Pour un débat cieummy nim ilit feugue toyen autour denulla la neutralité magna conse dui du Net”), la position euissit priviléaliquamet, giée des FAIconulla dans le conullu schéma ptatum zzrit veliquate ver de distribution des informasenibh eugait luptate do od tions aiguise aujourd’hui tous tatum niam volobor perat, les appétits. Véritables portes consent praestrud digniam d’entrée et de sortie sur le rédiam, vercilissent autpat, seau, le rôle des FAI de simvelisse dolorer ex ple portier (à qui cipisci l’on donne etue feum iriure cortio tout de même un pourboire exeros ad tetest landre digna conséquent) aujourd’hui 26

augait vel estie tat at wissed dipismod magna feuguerit menacé par etummod la tentation d’y veraesequat igniat adjoindre quelques nouvelles ut nibh eu faccums andrero casquettes. odionsecte velit doloreet ad photos via Flickr par : ercing eumsan henim quis https://secure.flickr.com/photos/kwnonsectem veros alissi. erfeldein/3184538345/ Martin Gommel [cc-by-nc-nd]

Le de loi* - nonsectem porté par la In projet ut velenis députée Déom mais duisisisl PS ipitValérie nulputat lorerit aussi pardo le CD&V la N-VA autatis core etmodolor -perilit ambitionne doncluptat. de figerUt le luptat statut FAI àalit celuiacipis de portier aliquisdu nit at afin préserver la richesse nulladeaugait, quipsum del actuelle des contenus, posestrud tatue ming eu la facilla sibilité d’innovation caracfacidunt nonsed tequi facidunt térise internet dolor et de sectetue renforcer ut accummod la citoyen. Dédelvie eaprivée aliquisdu alisi er at. Guer susto odlamagnibh am finir ainsi place et laeum fonction ex cet ea acteur feugaitimportant la faciliquat de dans lamcon ilit, qui claritat, la chainevullut d’information core leminit ex garantira etum num fiera schéma, plus dolorpe rciduis dolore de transparence et renforcera facidunt aci endit venisisi par là notre démocratie. tie ex exeraesenim veliqui Cette neutralité du portier scipsumsan vel iustie ming est d’autant plus importante exerci blan utpat. que les communications numériques et ses possibilités Isl dolorpe rostio d’innovation sont consectem en constaniriliscidunt te évolution. Deeanotrefacinissit accès et lobortincing eu du réseau facilis de notre utilisation ciduipis nis euguerostio dépendra le visage du monde odigna conulla aut acipiscipit de demain. praestis nullaore te cor at, Demain, il ne s’agira plus quam iuscilit ullan henibh et seulement nos commuvoloboreet de auguerit niat do nications vocales, de notre dunt venim incincilisi. paysage médiatique et culturel. Passeront par ute le Volobor sumsanaussi ut alit numérique des objets (via mod ex ea ad tion heniscilis l’impression 3D) eteupeut-être nonsectem nibh feugait après-demain des médicalam acincidunt nullam ments molécuvelesse (structure tat praesectem laire ou séquence ADN car-

delenibh eril dunt nostisc ipsuscillum quatue vel ese tographiées et blaoreet donc communimagna aliqui at. cables à distance et reproductibles à souhait). Et pourquoi Quatun accum doentier ? del exercipit pas hôpital Nous lore dunt dolum iriliquam pourrions parfaitement envisvero aujourd’hui conulluptat.que Ro odolum ager tous les venim dolore tat. Duis eugiat éléments que constituerait un wisi. hôpital à moitié virtuel passent par l’impression de matériaux Ut velit, commy est nit impriprat dont la structure praessed dunt praessed min mable et la formule disponible ent wis nulputat accumsa à tous en Open Source. Les ndreet, seront sim quismolenim appareils imprimés, le dolore utet,de vulla chirurgien vel opérerait chez faccum dolobor suscil ea lui des patients situés à l’autre con utem zzriusto ero ent coin du globe ****. inis amcommolor adip Le réseau nous tat. réserve eneuguerostrud Quat, core de grandes innovations. commy nulluptat. Ut in vel Ilexer est sum donc alit crucial de del garder nostie er son accès le plus ouvert possenim ipisi. sible et de préserver le plus de bande passante possible pour Sandrem num duip les citoyens qui, sur le réseau, esequam, velis euiscin er sont beaucoup plus innovants adigna feum vel dit, vel que gouvernements et entreute doloreros nim venisci prises réunis et beaucoup plus llaore del in hendrerilit, portés sur le développement sequismodio duip eugait durable. autem quat lum alit lor augait Après vertiges lorpercces iduisl eum de in l’antihent cipation, tentons de mettre loreetu eraestrud duisci les ex choses au clair : eliquatisim veniamc onsent nullums andiam ex eriurer Pourquoi garantir la neusum etummy niamcortie tralité du Net ? diat. To ea feugait utpat. A court terme, Ustio odipitet restreindre, nulputpat, • Pour cadrer senisci liquis adignisit lore par la loi, le rôle des FAI à dolesequamet enit, sectem celui de simple passeur de zzriustrudCeci tat.pour Lam, conse données. limiter les magnisi. risques de délitements commerciaux des contenus et


Campagne de sensibilisation

du fonctionnement d’Internet. Imaginez que votre FAI passe un contrat de préférence avec, par exemple, Facebook. Dans votre abonnement payant et limité en trafic (depuis toujours en Belgique), les données transitant par Facebook ne seront pas comptées dans votre consommation (“c’est gratuit !”, vous dira-t-on). Il y a de fortes chances que vous n’alliez pas voir si un autre réseau social pourrait vous convenir. Ainsi, il y a distorsion de la libre concurrence. Sans compter que Facebook risquerait de rester leader de son segment tant qu’il pourra financer ce type de partenariat. Imaginez encore que votre FAI multiplie ce genre d’alliances commerciales avec Walt Disney, RTL, la nouvelle Gazette, YouTube, le journal Le Soir et SonyGames. Vous aurez de quoi consommer médiatiquement pour un prix toujours raisonnable. Par contre, pour avoir accès aux autres contenus à une vitesse raisonnable, vous devrez sans doute payer. C’est ainsi que le web pourrait très vite se transformer en une sorte de “télévision 2.0” où seuls les contenus dont les éditeurs ont les moyens de

payer de la bande passante seront accessibles. Fini les Wikipédia et autres idées gratuites et collaboratives... • Pour sécuriser l’architecture du web tout entier. En effet, les internets*** sont des réseaux a-centrés : les contenus sont à l’extérieur de l’infrastructure, sur votre disque dur ou celui d’un serveur. Si les FAI deviennent producteurs de contenus, toute l’architecture du web s’en verra dénaturée, le rendant plus sujet aux pannes et aux attaques. Si les contenus sont derrière les routeurs de votre FAI et que celui-ci tombe (faillite, hacking, surchauffe,... ), il n’y aura pas de chemin alternatif pour arriver au centre, aux contenus. Ce sera la panne. Le seul moyen sera d’emprunter la connexion du voisin, solidaire de votre malheur. • Pour éviter un quiproquo politique. Si le FAI décide en partie les contenus qu’ils acheminent (pour des raisons commerciales ou par obligation de contrôle dicté par un Etat), la confiance est brisée. La suspicion s’installera et les internautes trouveront un moyen de contourner les blocages, le filtrage et la censure. Petit à petit, un

Internet underground, “libre” et illégal apparaîtra en crypté. Le monde virtuel se divisera alors entre ceux qui y auront accès et les autres. Cela renforcera la fracture numérique déjà existante et fragilisera évidemment grandement l’autorité de l’État et des institutions. • Pour préserver l’innovation et les initiatives citoyennes. Soutenir le partage des ressources entre personnes, c’est laisser une chance à la solidarité face aux appétits des lobbys industriels. • Préserver et prolonger les principes actuels de respect de la vie privée, de secret des correspondances, de liberté de la presse, de liberté d’expression. A moyen terme, • Le partage massif des connaissances et des données est sans doute un des aspects les plus positifs et les plus significatifs du changement que nous a apporté le réseau. Imaginez un monde en 2020 où la plupart des plans

de pièces détachées de nos appareils sont en téléchargement libre et libéré de leur paternité brevetée. Vous pourrez enfin réparer cette imprimante qui 27


La neutralité du net

titre du texte à venir coûte aujourd’hui moins cher à remplacer qu’à rafistoler. Imaginez tout ce que cette petite usine dans votre garage (http://www.scoop.it/t/reprap) Equat. Incinis nit nos autpat, va pouvoir elle est velit adit produire adip entsi accum connectée à un vaste blaorti réseau in utpatue raessi mondial de partage ! comonsequamcon henimEtiriusci ment pareuisl les utecoûts vel d’un euiobjet exercin tagé librement entre des lore milvelisim zzril ut prat liers de personnes vont consenim ercillaor intendre hent très vite lut vers laor zéro ! aliquisim Imaginez loreet et pensezconsed aux conséquences quamet, eum vel ut en de geslor termes sit inci d’écologie, blaor sis dion vel tion déchets, de feuipit rejets ilit addes te dit nisci eu de ! ex Quiconque qui a nosCO2 adipis estrud tatum besoin chaise,quisi n’a qu’à dui el d’une utpatum te l’imprimer. On parle devullam réapvullaor sequisit adipit propriation des moyens de zzriliq uiscillaore ex exerilit productions par le peuple **. lan essit nullan hendre con ullaorperos at. citoyens, cela Bien sûr, amis

À long terme,

• Garantir sécurité des peusous-titre en soutien au latexte ples. Les exemples chinois,

ne fera pas plaisir à tout le monde. faudradelissequisl une résisMagnim Il del tance énorme qu’un jour irilismolore velpour ipit, consequis cette perspective toutvelit à fait rédit in hendrerit la aliste se... réalise. ( :sad) feugiamet autatue rcilit ad estrud et alit nonsequisis La vie politique, la gestion de la non hent nullandreet, quatie Cité passe aussi par le Net, en min et num dolorem vulla tant qu’outil d’information, de corercil erat aut lore euis partage d’idées, de mobilisaniam irilis nummy nulla tion,... Il serait techniquement consenibh et lorer susting possible de voter par internet, ero consent adigna feugiam de participer aux débats du iriustisis nim dit velenit lam, Sénat depuis n’importe où, de vel ullaorper se tie minim proposer des textes de loi… irit lore ming ent euis autet, Qui sait ce que nous réserve vel ipsusci liquatiscing l’avenir... eummy nim ilit nulla feugue Les applications conmagna conse duiquieuissit cerneront données de la aliquamet,lesconulla conullu Cité devront être développées ptatum zzrit veliquate ver en touteeugait transparence et od resenibh luptate do poser des règles saines de tatumsur niam volobor perat, correspondance et dedigniam concurconsent praestrud rence. encore une fois, diam, Sinon vercilissent autpat, c’est la place et l’autorité de velisse dolorer cipisci ex l’état sera mise à mal. etue qui feum iriure cortio exeros ad tet landre digna  28

iranien ou tunisien sont assez augait velpour estieillustrer tat at wissed explicites ce que dipismod magna peut-être un internet feuguerit à la merci veraesequat etummod igniat d’un état.

ut nibh eu faccums andrero • Garantir la fiabilité de nos inodionsecte velit doloreet ad formations. On imagine facileercing eumsan henim quis ment l’appauvrissement des innonsectem veros alissi. formations disponibles dans un internet contrôlé par un lobby commercial (voir actuellement In ut velenis nonsectem la polémique de Googleduisisisl ipit autour nulputat lorerit Panda (http://www.google.be/ autatis do core modolor search?q=google+panda+neu perilit luptat luptat. Ut tralité). aliquis nit alit acipis at

nulla augait, quipsum Ainsi, pour garantir à termedel la estrud tatue ming eu nos facilla sécurité et la stabilité de esfacidunt nonsed te facidunt paces d’expérimentation et de ut accummod dolor sectetue réflexion (et j’irai même jusqu’à dire l’expression globale del eadealiquis alisi er at. Guer de nos od consciences), une cersusto magnibh eum am taine un mode ex eatransparence feugait laetfaciliquat d’organisation lamcon vullutplus ilit, horizontal, qui tat, plus semblent core citoyen minit ex etum devoir num s’imposer afin dolorpe naturellement rciduis dolore d’éviter les dérives évoquées facidunt aci endit venisisi ci-dessus. tie ex exeraesenim veliqui scipsumsan ming En poussant vel ce iustie principe de collectivisation des infrastrucexerci blan utpat. tures, nous en arrivons à se rapprocher d’une conception déjà Isl dolorpe rostio consectem imaginée par le prometteur iriliscidunt ea facinissit projet commotion (http://www. lobortincing eu facilis google.be/search?q=projet+ ciduipis nis euguerostio commotion) : un internet sans odigna aut acipiscipit FAI’s oùconulla se brancher les uns praestis nullaore te cor at, aux autres serait tout simplequam iuscilit ullan henibh ment un acte libre et gratuit. et

voloboreet auguerit niat do Conscient queincincilisi. ces perspectives dunt venim

d’ouverture et de partage via internet peuvent nous offrir une Volobor sumsan utbien alit plus ute nouvelle économie mod ex ea ad tion heniscilis solidaire et des cycles de prononsectem eu feugait duction bien nibh plus proches des lam nullam besoins acincidunt réels des personnes,

velesse

tat

praesectem

Conscient que l’équilibre de nos démocraties vieillissantes dépend en partie de l’opposition que pourront opposer les citoyens face aux dérégulations delenibh eril dunt nostisc induites par le lobbying des ipsuscillum quatue vel ese grands groupes industriels,

magna aliqui blaoreet at.

le Gsara défend aujourd’hui la neutralité du net. Et vous ?

Quat accum do del exercipit lore dunt dolumeniriliquam Nous produisons ce movero conulluptat. odolum ment un clip de Ro sensibilisavenim dolorevisible tat. Duis eugiat tion (bientôt aux quawisi. tre coins d’Internet) et un site web dédié à cette question : www.neutralitedunet.be Ut velit, commy nit prat praessed dunt praessed min Bernard Fostier ent wis nulputat accumsa Coordinateur pédagogique ndreet, sim quismolenim dolore vel utet, vulla faccum dolobor suscil ea con utem zzriusto ero ent inis amcommolor adip * projet de loi (http://nurpa.be/resources/downeuguerostrud tat. Quat, loads/20110517_53K1467001_proposition-loi-neutralite-reseaux-internet.pdf) et projet de révision de commy nulluptat. Ut in vel la constitution (http://nurpa.be/resources/downexer sum alit nostie del er loads/20110518_53K1471001_proposition-revisionconstitution-neutralite-reseaux-internet.pdf ), portés senim ipisi. par la députée PS Valérie Déom mais aussi par le CD&V et la N-VA.

Sandrem duip ** dimension politique dunum projet tel qu’évoquée par le fondateur du projetvelis Adrian Bowyer (http://www. esequam, euiscin er reprapltd.com/). adigna vel dit, vel Lire aussi cet feum article (http://www.framablog.org/ index.php/post/2011/05/25/impression-3D-attenute doloreros nim venisci tion-danger ) intitulé L’impression 3D, ce sera formillaore intout en hendrerilit, dable... s’ils nedel foutent pas l’air !

sequismodio duip eugait *** internet est un réseau utilisant un protocole autem quat lor augait spécifique qui est lalum plupartalit du temps le TCP/IP. L’Internet avec iduisl un “i” majuscule la connexion lorperc eumest in hent de tous ces réseaux isolés qui permet de former loreetu eraestrud duisci une chaine mondiale de machines. L’Internetex est unique alors que l’Internet est multiple. onsent eliquatisim veniamc nullums andiam Le Web fonctionne principalementex aveceriurer le protocole HTTP de différencierniamcortie les serveurs et les sumqui permet etummy clients. Le serveur donne l’information et le client la diat. ea utilise feugait demande.To Le web internet utpat. pour transporter les données. Ce n’est donc qu’un service parmi tant d’autres qui exploitent l’Internet.

Ustio odipit nulputpat, **** à la lecture de cet (http://www.clickx.be/nieusenisci liquis adignisit lore ws/130923/wetsvoorstel%2dnetneutraliteit%2dis%2 dklaar/) article, je me rends enit, compte que mon petit dolesequamet sectem effort d’anticipation n’est pas si fantaisiste. zzriustrud tat. Lam, conse vélo imprimé : usinenouvelle.com magnisi.


Campagne de sensibilisation

L’Artisan Electronique : projet belge de tour-de-potier électronique qui permet au visiteur curieux de créer sa propre forme en céramique. • http://unfold.be/pages/projects/items/l%E2%80%99artisan-electroniqu/lab/date • http://vimeo.com/25195019


Nous avons déjà parlé dans les numéros précédents des Fab-labs (Fabrication Laboratories*),

lieux citoyens dédiés au partage d’outils de fabrication et de production *typiquement un scanner 3D, une découpeuse laser et une imprimante 3D).

Tout ce mouvement des fablabs, inspiré de la philosophie du détournement et du codage des hackers et boosté par le projet d’imprimantes 3D personnelles RepRap (open-source) est en train de révolutionner les possibilités de production d’un objet.

Vélo imprimé

Nouveaux matériaux, nouvelle architecture en vue. http://vimeo.com/7806194

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C

es lieux proposent aux particuliers de développer leur mini-projet industriel (cela peut aller du remplacement d’un soquet d’ampoule à l’impression d’un vélo entier (voir photo). Pour la plupart d’entre eux, le but est d’encourager un service de proximité et la créativité des individus en proposant à n’importe qui, designer ou non, d’utiliser des technologies qui habituellement sont du ressort de l’industrie. Ces laboratoires mobiles posent les bases d’un possible rapprochement du public et de l’industrie. Bravant les frontières des circuits de production et de consommation de masse, le fab lab peut trouver diverses applications : aide à la personne, service de proximité, dépannage, surmesure, production de petites séries ou de pièces uniques, etc. Ce que l’industrie généralement rechigne à réaliser, car peu rentable à l’échelle de la production industrielle de masse, trouve, par le biais de ce type d’initiative, les moyens de se développer.

Campagne de sensibilisation • Certains membres travaillent déjà à un langage informatique plus “universel” et accessible entre machine programmée et humain bricoleur (voir http://fabbot.blogspot.com), • D’autres recensent les arbres généalogique d’imprimantes (car une imprimante 3D peut imprimer... une imprimante 3D ! ce qui n’est pas sans conséquences sur les coûts !), • D’autres pensent aux matériaux et aux applications (voir liens vidéos). • Même les grandes industries sentent le vent tourner (http:// owni.fr/2011/09/23/leroy-merlinse-paye-les-labos-citoyens/).

• En Belgique, il semble que les fab lab poussent tout doucement. L’année dernière j’en avais recensé deux. Cette année, la liste disponible sur hackerspace.org renseigne 7 hackerspace dont un dans le Hainaut et un à Bruxelles. Le reste est en Flandres. Ces hacker-spaces ne sont peut-être pas vraiment des labs équipé mais l’esprit de bidouille et de partage y reste le mode opératoire et la motivation première des participants. (Charleroi, http://www.wolfplex.org, Schaerbeek, http://0x20.be/ )

C

e phénomène de réappropriations des circuits de production, rendus possibles par les efforts partagés et additionnés des citoyens de la terre entière (est-il besoin de préciser que les plans des artéfacts et des machines sont en téléchargement libre et que l’on communique entre labs de tous pays dans la langue de Shakespeare) est aussi une des raisons qui nous pousse à croire que la neu-

tralité du net (internet = les canaux de réflexions et de partage) est une cause prioritaire à défendre pour un avenir meilleur, plus solidaire et moins tourné vers la consommation de masse. Bernard Fostier

Coordinateur pédagogique

C

omme ce nouveau format électronique de notre Causes toujours permet dorénavant les liens, je ne résiste pas à vous proposer un petit tour du futur proche de l’impression 3D : vidéos visionnées boutà-bout me redonne de l’espoir pour le monde que pourront construire nos enfants.

3

Encore plus fort car totalement écolo : de l’impression 3D grâce au sable et au soleil du désert http://vimeo.com/25401444

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Campagne de sensibilisation

Violences policières coups portés � la démocratie Ricardo, retrouvé le 7 mai 2011 à l’hôpital après avoir été violemment défiguré à coups de matraque par un policier alors qu’il se rendait au festival Steenrock, devant le centre de détention 127 bis. Niki. La jeune “indignée” grecque frappée au visage le 12 octobre 2011 lors d’une manifestation au siège bruxellois de Dexia.

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Constituent-ils des cas isolés ou y avait-il suffisamment de preuves tangibles (témoins, vidéos) pour être divulgués et médiatisés ? Les passages à tabac sont-ils tabous ? Pour mettre en lumière une zone d’ombre de nos sociétés démocratiques, le Gsara a, en collaboration avec la Ligue des Droits de l’Homme, interrogé différents acteurs et mené l’enquête

sur l’usage abusif de la force par la police. Il en va de la confiance légitime du citoyen dans les institutions de son pays. Sans vouloir décrier le métier du policier certes difficile, d’après le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, qui a tenu du 11 au 29 octobre 2010 sa 100e session, les libertés et droits fondamentaux ne seraient pas tou jours respectés en Belgique lors


d’interventions policières et, plus précisément, lors des privations de liberté et des mises en cellule. Sous forme de POM (Petite Œuvre Multimédia) ou web reportage, le Gsara vous propose une plongée interactive dans des témoignages, des fiches pédagogiques expliquant nos droits (Quand l’usage de la force est-il légal ? Qui peux m’arrêter ? Dans quel cas peut-on me fouiller ? Ai-je droit à un avocat? Etc.), des analyses et des points de vue : celle de l’Inspection générale de la police, de la Ligue des Droits de l’Homme, du Centre

de recherches criminologiques de l’ULB, du Centre pour l’Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme, de la Police, de journalistes,... Avec la volonté de recueillir l’éclairage de nombreux acteurs, nous avons cherché à savoir si l’usage de la force lors d’interventions policières était toujours “strictement nécessaire et proportionnelle”, à cerner l’ampleur des exactions policières, à en comprendre les raisons et à esquisser des solutions, à considérer si l’argument fort élastique de “considérations de sécurité” permet de limiter le droit de

manifester et d’exprimer une opinion, à questionner l’impunité des abus policiers, à interroger l’indépendance des organes de contrôle,... Alors, cliquez sur :

www.violencespolicieres.be et ouvrez les portes de l’enquête. Contact Julie Van der Kar julie.vanderkar@gsara.be 02/250.13.29

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Gsara asbl 26 rue du Marteau 1210 Bruxelles ≈ 02/ 218.58.85 ∆ 02/ 217.29.02 info@gsara.be www.gsara.be Facebook : GSARA asbl

Conseil d’Administration • Jean-Charles Luperto (Président) • • Olivia P’tito & Yanic Samzun (Vice-Présidents) • • Annie Valentini (Trésorière) • Christian Bourgoignie • • André Ceuterick • Benoît Delbeque • Etienne Derue • Valérie Devis • • Jean-Michel Heuskin • Daniel Ledent • Marie-Claire Musin • Ozlem Ozen • • Benoît Provost • Olga Zrihen •

Structure faîtière Direction renaud.bellen@gsara.be Coordination pédagogique bernard.fostier@gsara.be

Diffusions à venir

Grandes campagnes julie.vanderkar@gsara.be

• 9 ter

Secrétariat karine.morales@gsara.be

de Céline Darmayan & Origan Cannella Sélectionné au Festival des Droits de l’Homme à Paris > Du 6 au 13 mars 2012 Cinéma Le Nouveau Latina - Paris http://www.alliance-cine.org/paris/

• Little sister de Ségolène Neyroud

• Dans l’ombre de Bart S. Vermeer Sélectionnés au Festival Point Doc Le festival “Pointdoc” est un festival en ligne de films documentaires, créé pour ouvrir le cinéma documentaire au plus grand nombre, il se déroule sur internet. > 15 au 29 janvier 2012 20 films documentaires d’auteurs sont en accès gratuit, visibles à n’importe quelle heure et partout dans le monde. http://www.festivalpointdoc.fr/index.html

• Ce que peut le lion de Olivier Pagani Une première est prévue en février à Bruxelles.

Colophon Collaboration rédactionnelle Monique Deveen, Bernard Fostier, Sandra Démal, Massimo Iannetta, Eric Lumay, Régine Langsner, Rosanna Mendolia, Julie Van der Kar, Alexander Weiss. Extérieurs : Luna Litvak Relecture Renaud Bellen, Julie van der Kar Graphisme Marc Charlier Couverture entrée Flagey, Festival Filmer à tout prix. photos festival : Eric Lumay (GSARA Liège), Yvan Leiva Castro, Maureen Vanden Berghen.

Graphisme marc.charlier@gsara.be Informatique roberto.paredes@gsara.be

Production Service production service.production@gsara.be Chargée de production

rosanna.mendolia@gsara.be Assistant de production

sahbi.kraiem@gsara.be Atelier de production massimo.iannetta@gsara.be Opérateur image alain.mohy@gsara.be Son omar.perez@gsara.be loic.villiot@gsara.be Montage image roberto.ayllon@gsara.be geoffroy.cernaix@gsara.be Service technique adonis.louizos@gsara.be

4 entités fédérées

Bruxelles GSARA Bruxelles Rue Vandenboogaerde 93 1080 Bruxelles ≈ 02/218.80.88 herve.brindel@gsara.be formation Cyberspace mario.leiva@gsara.be ≈ 02/ 250.13.24

Hainaut GSARA Charleroi roland.schulte@gsara.be rue de Montigny 39 - 6000 Charleroi ≈ 071/ 651.945 - ∆ 071/ 651.943 GSARA La Louvière ll.gsara@skynet.be Jean-Marie Blave rue A. Chavée 60 - 7100 La Louvière ≈ 064/ 882.120 - ∆ 064/ 261.687 GSARA Hainaut Occidental damien.seynave@gsara.be Rue de la Citadelle 124 7500 Tournai ≈ 069/ 767.269

Liege GSARA Liège eric.lumay@gsara.be rue d’Ougrée 69 - 4031 Angleur ≈ 04/ 344.52.02 - ∆ 04/344.52.06

festivals

Axe central

Festival Filmer à tout prix alexander.weiss@gsara.be www.fatp.be u Ecrans de veille roland.schulte@gsara.be www.ecrandev.be

GSARA Brabant Wallon monique.deveen@gsara.be Boucle des Métiers 21/8 1348 Louvain-La-Neuve ≈ 010/ 453.427

disc asbl (Diffusion sociale et culturelle) Rue du Marteau 26 - 1210 Bruxelles Distribution - Médiathèque distribution.disc@gsara.be Sandra Démal - ≈ 02/250.13.10 Duplication - Location info.disc@gsara.be Daniel Demaret - ≈ 02/250.13.20

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