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On the cover Grumpy Magazine est une publication trimestrielle digitale/ print internationale dirigée par Jasmine Perrier. Basée à Paris, elle est dédiée aux personnalités et esprits créatifs du monde du divertissement et de la mode, recherchant sans cesse de nouvelles histoires inspirantes à partager.

Grumpy Magazine is an international quarterly digital/print publication curated by Jasmine Perrier. Based in Paris, it is dedicated to the creative minds from entertainment and fashion, always looking for new inspiring stories to share.

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Rédactrice en chef Editor-in-chief

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Jasmine Perrier

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Photographie Photography

Carrie Rogers, Heather Koepp, Clark Atanacio, Margaret Leyva, Aanya Nigam, Valheria Rocha, Carolin Schild, Tatiana Katkova, Eliana Morte, Rachel Shoppy, Nathalie Dunn

Mentions spéciales A special thanks to

Brayen Madera, Brandon Densley, Michelle Wu, Aris Solidum, Mark Quijano, Madeleine Zöller, Iván Morelos, Tawni Nicole Tran, Veronica Graye, Alannah Jones, Deborah Gunther, Veronica Graye, Alyssa Bartley, Susie Salazar, Dion Xu, Keon Cruz, Sher Vasquez, Beth Follert, Giovanna Avila, Erika Lee, Mickey Hernandez, Andaz West Hollywood, The Kimpton Everly West Hollywood, Studio City Courtyard Hotel

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p l a y l i s t

(

New Daya Where I Belong

Hannah Zeile

Black Mirror

Sophie Simmons

Homesick Dua Lipa Survivor 2WEI Did I Offend You?

Lauren Ruth Ward

Heaven

INK.

Be There Krewella Inside The Lines The Nights

Mike Perry Avicii


lettre aux lecteurs

letter to the readers

Ce nouveau numéro est probablement celui qui a le plus poussé

mes limites jusqu’à maintenant. Et ce n’est pas parce que le printemps est ma saison préférée de l’année. Il est toujours irréel pour moi de réaliser à quel point les choses ont changé en si peu de temps pour la publication. En plus de cela, Grumpy Magazine a eu l’honneur de collaborer avec Issuu tout au long du mois d’avril en tant que ‘‘Publication du mois.’’ Étudiante à plein temps, c’est souvent un vrai défi d’équilibrer tout cela avec ma vie quotidienne, mais je suis chanceuse d’être soutenue par une équipe internationale et des collaborateurs qui m’ont fait suffisamment confiance pour me rejoindre dans cette aventure et m’aider à recevoir chaque jour des opportunités de plus en plus grandes. Aujourd’hui, je suis amenée à travailler avec des professionnels de l’industrie que j’admire, j’échange avec des créatifs qui sont la preuve vivante qu’un travail acharné finit par payer, même si cela prend parfois du temps. Malgré la distance géographique, je peux vous garantir qu’il y a un réel processus collaboratif derrière tout le contenu que vous voyez à présent dans notre publication. De Paris à Los Angeles, nous espérons que vous aimerez ce nouveau chapitre de notre histoire. Le prochain célébrera nos deux années d’activité. Merci!

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ot only because Spring is my favorite season of the year, this new issue is probably the one that has pushed most of my boundaries until now. It’s still unreal for me to realize how fast things have changed for the publication in such a short amount of time. In addition to that, Grumpy Magazine was honored to collaborate with Issuu throughout April as their ‘‘Publisher of the Month.’’ As a full-time student, it’s often a real challenge to balance all this with my daily life, but I feel lucky to be supported by a loving international team and collaborators who have trusted me enough to join me on this adventure and who help me every day to receive more and more exciting opportunities. Today I get to work with industry people I look up for guidance, I exchange with creatives who are the living proof that hard work pays off, even though it sometimes takes time. Despite the geographic distance, I can tell you that there is a real collaborative process behind the whole content you see now in our publication. From chic Paris to sunny Los Angeles, we hope you will enjoy this new chapter of our story. The next one will celebrate our two-year anniversary. Cheers!

Jasmine Perrier Founding editor-in-chief @jazzieperrier


Contents S P R I N G 2 0 1 8 THROUGH THE LENS 110

IN FRAME Valheria Rocha

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WANDERLUST

A travel diary by Eliana Morte

REFLECTIONS 24

IF YOU CAN DREAM IT, YOU CAN MAKE IT FASHION

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BECOMING FEATURES

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LAUREN RUTH WARD Musician

40

SOPHIE SIMMONS

46

HANNAH ZEILE

Musician

Actress 52

KARAN BRAR Actor

58

LOLA FLANERY Actress

64

NATHANIEL POTVIN Actor

70

KAYLA MAISONET Actress

76

THOMAS BARBUSCA Actor

82

MINA SUNDWALL Actress

90

RYDEL LYNCH Musician & YouTuber

COVER STORIES 98

MIKEY MURPHY Filmmaker & YouTuber

108

KREWELLA EDM band


In frame Interview by Jasmine Perrier

Photos by Valheria Rocha

Valheria Rocha 10


V

alheria Rocha est une photographe de 23 ans qui fait partie de ces âmes artistiques qui vous invitent dans un monde magique où la magie se poursuit jusque dans vos rêves. Inspirée par Annie Leibovitz, Tim Walker et Richard Avedon, Valheria est une jeune artiste originaire de Cali en Colombie, qui vit désormais à Atlanta en Géorgie et a toujours été passionnée par l’art. ‘‘Je suis engagée dans la création et l’art depuis que je suis petite car mes grandsparents étaient des artistes en Colombie’’, se rappelle-t-elle. Exposée à ce domaine à un très jeune âge, nul doute que cette voie était destinée à être la sienne.

T

wenty-three year-old artist and photographer Valheria Rocha is one of those creative minds who welcome you to a magical world where magic goes on even in your dreams. Inspired by Annie Leibovitz, Tim Walker and Richard Avedon, Valheria is a native of Cali, Colombia, who is now living in Atlanta, GA and has been passionate about art for as long as she can remember. ‘‘I was always involved with something creative and artistic since I was little because my grandparents were artists in Colombia,’’ she recalls. Exposed to this field at a very young age, there is not doubt this path was meant to be hers.

SES DÉBUTS DANS LA PHOTOGRAPHIE ‘‘J’ai choisi la photographie pendant mon année de Première au lycée car c’était le seul art facultatif restant. La photographie a toujours été quelque chose que j’admirais mais je n’avais jamais pris le temps d’y réfléchir. Ce que je veux dire est que je n’avais jamais pensé à cela en terme de forme artistique car pour moi c’était seulement un outil pour documenter et non un outil donnant la possibilité de créer. J’en suis venue à réaliser cela quand j’étais en Terminale pendant un cours de photo et que j’ai vu les possibilités que j’avais avec la photographie.’’ POURQUOI ELLE A ÉTÉ ATTIRÉE PAR LA PHOTOGRAPHIE ‘‘Ce qui m’a attirée dans le milieu est son large éventail. Il y a tant de facettes dans la photographie et j’apprécie l’idée de les explorer pour trouver ma niche. Je me suis vite retrouvée dirigée vers le théâtre, la mode et la photographie, en partie grâce à ma passion pour les comédies musicales et les films. Pendant mon cours de photo en Terminale, on nous avait donné comme missions basiques d’interpréter autant que nous voulions d’un point de vue créatif, et j’ai vraiment pris cela comme une opportunité de me lâcher, habiller mes amis, prévoir des photoshoots de groupe, et essayer d’imiter les styles photographiques qui m’inspiraient.’’ UNE ANCIENNE ÉTUDIANTE EN PHOTOGRAPHIE QUI TRAVAILLE AUJOURD’HUI À SON COMPTE ‘‘Je pense que de nombreuses choses que j’ai apprises seule sont basées sur les règles et techniques apprises à l’école, par des mentors et des tutoriels YouTube. Cela étant dit, je pense qu’une grande partie de mon travail est maintenant en quelques sortes contraire à tout ce qu’on m’avait enseigné à la base. Mais je dirais qu’il est important d’apprendre et d’apprécier

HER DEBUTS IN PHOTOGRAPHY ‘‘I picked up photography my junior year of high school because it was the only art elective left. Photography was always something I had admired but never something I had taken the time to think about. What I mean is, I never thought about it in terms of an art form because I had only ever thought about it as a tool to document and not as a tool with the possibility to create. I only came to realize this when I was in my 11th grade photo class and saw the possibilities I could have with photography.’’ WHY SHE FELL PHOTOGRAPHY

IN

LOVE

WITH

‘‘What attracted me to the medium is its broad spectrum. There are so many facets to photography and I like the idea of exploring them in order to find my niche. I quickly found myself steering towards the theatrical, fashion, people photography, in part, thanks to my love for musical theatre and movies. In my 11th grade photo class we were given basic assignments for us to interpret as creatively as we wished, and I really took that as an opportunity to go off and dress my friends up, schedule group photoshoots, and try to imitate the styles of photography that were inspiring me.’’ A FORMER PHOTOGRAPHY STUDENT WHO BECAME SELF-EMPLOYED ‘‘I think that a lot of the things I’ve learned by myself, are all built on the foundation of rules and techniques I was taught at school, by mentors and YouTube tutorials. That being said, I think a lot of my work now also kind of goes against everything I was formally taught.

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les règles et techniques basiques de tout ce que vous faites car vous pouvez alors davantage prendre une décision en connaissance de cause pour les briser. Je dirais que mon travail s’est amélioré car je pratique beaucoup. Je shoote beaucoup pour mon portfolio personnel. J’essaie de faire une chose créative par jour séparée du véritable travail en cours. Cela permet à mon cerveau de travailler pour trouver de nouvelles idées, cela m’accorde une pause dans mon travail, et c’est fun.’’ UN TRAVAIL COMPOSÉ DE PIÈCES ORIGINALES, ÉCLECTIQUES ET BRILLANTES UTILISANT UNE DOUCE PALETTE DE COULEURS ‘‘C’est important pour moi que les gens pensent cela de mon travail et remarquent les couleurs! La couleur est évidemment importante dans mon travail. Je trouve beaucoup l’inspiration dans les films de Wes Anderson. J’identifie mon travail aux photographies d’un film ou d’une histoire. Pour moi, chaque image ressemble à un moment unique à l’intérieur d’une histoire plus grande, passagère. Les gens me disent souvent que mon travail est nostalgique, et je ne sais pas si c’est bon ou pas, mais je préfère penser que c’est une bonne chose. J’adore l’idée de nostalgie. Je conserve vraiment mes souvenirs et mon passé car ils ont joué un rôle sur la personne que je suis aujourd’hui. Je suis toujours très inspirée par les cultures, les vêtements et la musique vintage. Et je suis vraiment fascinée par la manière dont les tendances de notre génération jouent avec les anciennes. J’adore l’esthétique des films, qui est super populaire en ce moment. J’aime également mixer mes écrits personnels en haut de mes images. Je tiens un journal où j’écris des choses aléatoires dès qu’elles me viennent à l’esprit, et parfois quand j’ai l’impression qu’une image irait bien avec un message, je feuillette mon journal jusqu’à ce que quelque chose ait du sens pour cette image. ‘‘

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But I will say that it’s important to learn and appreciate the rules and basic techniques of anything you do because then you can make a more conscious and well informed decision to break them. I would say that my work has improved because I practice a lot. I shoot a lot for my personal portfolio. I try to make one creative thing a day that’s separate from the work work I have going on. It keeps my brain working to come up with new ideas, it gives me a break from what I’ve been working on, and it’s fun.’’ A WORK COMPOSED OF ORIGINAL, ECLECTIC AND SHINING PIECES USING SWEET COLOR PALETTES ‘‘That really means a lot to me that people think that of my work and notice the colors! Color is obviously one of the most important parts of my work. I find a lot of inspiration in Wes Anderson movies. I view my work like stills from a movie or a story. To me, each image seems like a still moment within a larger, fleeting story. People tell me often that my work is nostalgic, and I don’t know if that’s good or bad but I prefer to think it’s a good thing. I love the idea of nostalgia. I really hold onto my memories and my past because they’ve played massive roles in who I am today. I’m always very inspired by vintage cultures and clothes and music. And I’m really fascinated by how the trends of our current generation are plays on past ones. I love the film aesthetic, which is super popular right now. I also love to mix my own personal writing on top of my images. I have a journal where I write random stuff down as it comes to me, and sometimes when an image feels like it could go well with writing, I’ll flip through my journal until something makes sense for that image.’’

LA RECHERCHE DE SON STYLE

ON FINDING HER STYLE

‘‘Il m’a fallu beaucoup de patience avant de trouver mon truc. J’ai essayé beaucoup de styles différents, de différentes techniques, mais je crois que ce qui m’a aidée a été de savoir clairement ce que j’aimais et ce que je n’aimais pas. J’ai passé, et passe toujours beaucoup de temps à collectionner des images qui m’inspirent. Je crois que s’entourer du travail que vous voulez faire vous aide à être créatif. Pratiquer aide à rendre parfait, ou à être proche de la perfection car je ne crois pas qu’une chose puisse être réellement parfaite. Plus je shoote, fais des collages et crée, plus je trouve ce que j’aime et ce que je n’aime pas, ce dans quoi que je suis bonne et ce qui a besoin de travail.

‘‘It required a lot of patience with myself before I kind of found my thing. I tried a lot of different styles, different techniques, but I think what helped me was having a clear sense of what I like and don’t like. I spent, and still spend, a lot of time collecting imagery that inspires me. I think surrounding yourself with the kind of work you want to be making, helps you to get creative. Practice really does make perfect, or close to perfect because I don’t think anything can ever truly be perfect. The more I shoot, the more I collage and create, the more I find out what I like and don’t like, what I’m good at and what needs work.


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‘‘ photography is how I visualize the things I

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want to say but am too scared to physically say

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SES INSPIRATIONS

HER INSPIRATIONS

‘‘J’ai une vive appréciation pour ‘‘Les Grands’’, Annie Leibovitz, Tim Walker, Richard Avedon, parmi beaucoup d’autres. Mais de nos jours grâce à Instagram et à la facilité d’accès que nous avons avec Internet et les réseaux sociaux, il y a tant d’artistes que j’adore et admire. Je dirais qu’Instagram est la plateforme principale sur laquelle je trouve actuellement de l’inspiration.’’

‘‘I have a deep appreciation for “The Greats”, Annie Leibovitz, Tim Walker, Richard Avedon, amongst many others. But nowadays, thanks to Instagram and the accessibility we have with the internet and social media, I have so many artists that I love and admire. I’d definitely have to say that Instagram is the main platform I am currently finding inspiration on.’’

UN ART POUR ELLE-MÊME

AN ART FOR HERSELF

‘‘Il est difficile pour moi de répondre car je ne m’engage pas à faire un travail qui je pense aura un impact sur les autres... Cela semble égoïste à dire, mais je fais surtout de l’art pour moi-même, de l’art qui me touchera, m’aidera, me guérira, me rendra fière et m’inspirera à faire plus d’art. C’est une bénédiction quand les autres ressentent la même chose. C’est vraiment incroyable quand les gens s’identifient à mon art, l’apprécient ou pensent que c’est beau. Je pense que le meilleur moment est, quand j’ai une idée pendant des semaines ou même plus longtemps, et que je parviens enfin à l’exécuter et que tout s’assemble: j’ai une bonne équipe, le modèle est parfait, les vêtements sont parfaits, le cadre est parfait, c’est simplement une visualisation parfaite de mon idée.’’

‘‘It’s hard for me to answer because I don’t actively make work that I think will impact others... That sounds selfish to say, but I mostly make art for myself, art that will impact me, help me, heal me, make me proud, and inspire me to make more art. It’s just a blessing when other people feel the same way. It’s really amazing when people relate to my art, appreciate it or think it’s beautiful. I think the best moment is, when I’ve had an idea for weeks or however long and I finally get around to executing it and everything comes together: I have a great team, the model is perfect, the clothes are perfect, the setting is perfect, basically, it is a perfect visualization of my idea.’’

SA VISION ARTISTIQUE

HER ARTISTIC VISION

‘‘Comme je disais plus tôt, la photographie est la manière dont je visualise les choses que j’imagine, les choses que je ressens, les choses que je veux dire ou commenter, mais que je redoute d’exprimer physiquement. J’espère que mon travail responsabilise les autres à créer de l’art et à s’exprimer à travers l’art. Je souhaite que les autres filles puissent être inspirées et sachent que, comme moi, elles peuvent accomplir les choses dont elles rêvent et les choses pour lesquelles elles travaillent.’’

‘‘Like I was saying earlier, photography is how I visualize the things I imagine, the things I feel, the things I want to say or comment on but am too scared to physically say. I hope my work does empower others to create art and to express themselves through art. I hope that other girls are inspired and know that, just like me, they can accomplish anything they dream and anything they work towards.’’ THE GREATEST THING HER LIFE EXPERIENCE HAS EVER TAUGHT HER

CE QU’ELLE A APPRIS DE SON EXPÉRIENCE ‘‘La vie n’est jamais ce à quoi tu t’attendais, c’est mieux.’’

‘‘Life is never what you expected, it’s better’’ HER DREAM COLLABORATION

SA COLLABORATION DE RÊVE ‘‘Honnêtement, je ne peux même pas dire à quel point j’ai besoin de photographier Beyoncé.’’

‘‘I honestly can’t even describe how much I need to shoot with Beyonce.’’

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SON PHOTOSHOOT COUP DE COEUR

HER FAVORITE PHOTOSHOOT

‘‘C’est tellement dur! Je dirais mon shoot avec Shannon Purser pour Crybaby Zine. Mon shooting avec Shannon Purser était ma première couverture, donc je suis très fière de cela. Mais je suis surtout fière car c’était vraiment un bon shooting. Shannon était si sympa et disposée à me laisser réaliser mes idées étranges. Je me souviens d’elle me disant qu’elle sentait que je captais vraiment son essence et personne ne m’avait dit cela auparavant, donc cela signifiait beaucoup pour moi, car je pense que c’est une chose que tous les photographes veulent accomplir avec les gens qu’ils photographient.’’

‘‘This is so hard! I think I’d have to say my shoot with Shannon Purser for Crybaby Zine. My shoot with Shannon Purser was my very first cover ever, so I’m very proud of that. But mostly I’m proud because it was a really great shoot. Shannon was so cool and so willing to let me carry out my weird ideas. I remember she told me she felt that I really captured her essence and no one had ever told me that before, so that meant a lot to me, because I think that that’s something every photographer wants to accomplish with the people they photograph.’’

LE MONDE DE LA PHOTOGRAPHIE, INDUSTRIE PLEINE DE DÉFIS

THE PHOTOGRAPHY WORLD, CHALLENGING INDUSTRY

UNE

‘‘Je pense personnellement que l’une des choses les plus difficiles pour faire de la photographie une carrière est d’obtenir les opportunités que vous voulez et d’être payé pour cela. Car cela revient à amener les bonnes personnes pour croire en vous autant que vous-même. Et les amener à voir que vous êtes qualifié et digne d’avoir cette opportunité. Nous vivons des temps où tout le monde se nomme photographe donc il devient plus compliqué de se démarquer parmi la foule. Je vois beaucoup d’opportunités que je pense pouvoir faire ou que je sais que je pourrais mieux faire mais le plus difficile est d’entrer en contact avec la personne en charge et de les amener à croire que vous pouvez le faire ou pourrez le faire mieux. Aussi, tout le monde veut que vous travailliez gratuitement. Vous faites tellement de travail gratuitement, et évidemment vous ne pouvez pas vraiment appeler une chose une carrière à moins de trouver un moyen de la monétiser.’’ SES CONSEILS ‘‘Mon conseil est de rester concentré sur vousmême et votre propre travail. Ne soyez pas stressé par ce que les autres personnes font ou le succès que les autres connaissent. Le succès de chacun arrive au bon moment et rien n’arrive par hasard. Aussi horrible que cela puisse paraître, ce n’est pas parce que vous n’avez pas eu un poste ou l’opportunité que vous vouliez de tout votre coeur que vous n’êtes pas assez bon. Cela veut simplement dire que cette opportunité n’était pas pour vous. Soyez patient, travaillez dur et souvent et continuez à vous améliorer ainsi que votre travail. Un jour ou l’autre les bonnes personnes commenceront à vous remarquer.

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‘‘I personally think that one of the hardest parts of making creative photography a career is getting the opportunities you want and getting paid for them. Because this comes down to getting the right people to believe in you as much as you do. And getting them to see you are qualified and worthy of having that opportunity. We’re living in times where everyone is calling themselves a photographer so this makes it difficult to stand out amongst the masses. I see a lot of opportunities that I believe I could do or know that I could do better but the hard part is getting to the person in charge and getting them to believe that you can do it or could do it better. Also, everyone wants you to work for free. You do so much work for free, and obviously you can’t really call something a career unless you figured out how to monetize it.’’ HER ADVICE ‘‘My advice is to stay focused on yourself and your own work. Don’t stress over what other people are doing or the success other people are achieving. Everyone’s success comes at the right time for them and everything happens for a reason. As shitty as it feels, just because you didn’t get a job or haven’t gotten an opportunity you want with all your heart doesn’t mean you aren’t good enough. It just means that opportunity wasn’t for you. Be patient, work hard and often and continue to better yourself and your craft. Eventually, the right people will begin to notice.’’


‘‘ I don’t know if I’ll be a photographer forever’’ Je ne sais pas si je serai pour toujours photographe

SA VISION POUR L’AVENIR

HER VISION FOR THE FUTURE

‘‘Idéalement, j’adorerais travailler pour un magazine cool ou une marque, et travailler au sein de leur équipe créative pour les aider à développer leur contenu. Un jour où l’autre j’aimerais utiliser mes compétences créatives pour devenir éditrice ou directrice artistique. Je reste vraiment ouverte au futur et aux choses qu’il pourrait amener. Je ne sais pas si je serai pour toujours photographe... Je prendrai probablement des photos pour le reste de ma vie, mais tant que je peux voyager, être entourée de créatifs sympas, et m’impliquer dans l’art qui me passionne, je serai heureuse.’’

‘‘Ideally, I’d love to work for a cool magazine or brand, and work on their creative team to help develop their content. I’d eventually like to use my creative abilities to transition into being an editor or a creative director. I’m really open to the future and what it may bring. I don’t know if I’ll be a photographer forever... I’ll probably take pictures the rest of my life, but as long as I get to travel, be surrounded by cool creatives, and get to be involved with art that I’m passionate about, I’ll be happy.’’ ONE LAST MESSAGE

UN DERNIER MESSAGE ‘‘Je dis toujours aux gens de prendre la peine de soutenir davantage les plus petits artistes! Ce que je veux dire est qu’il faut soutenir tous les artistes, peu importe l’ampleur de leur succès, mais faites tout ce qui est en votre pouvoir pour soutenir les plus petits, car ce sont ceux dont vous ne voyez pas le travail aussi souvent ou facilement. Mettez un point d’honneur à toujours trouver et créditer un artiste si vous partagez son travail ou si vous voyez quelqu’un d’autre le partager sans crédit! Il y a tellement d’artistes inconnus qui sont si brillants, si talentueux et qui travaillent jour et nuit pour réussir! Montrezleur un peu d’amour aussi!’’

‘‘I always tell people to make a point in being extra supportive with smaller artists! I mean, be supportive of all artists, no matter the scale of their success, but go out of your way to support the smaller ones because they’re the ones whose work you don’t see as often or find as easily. Make a point to always find and credit an artist if you share their work or if you see someone else share it without credit! There are so many undiscovered artists that are so brilliant, so talented and are working day and night to achieve their success! Show them some love too!’’

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‘‘ so many undiscovered artists are working day and night to achieve their success’’

‘‘ Show them some love too’’

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Wanderlust Words and photos by Eliana Morte

A travel diary by Eliana Morte D

epuis mes 14 ans, j’ai voyagé avec mes parents dans de nombreuses régions d’Europe. En même temps, la photographie a commencé à attirer de plus en plus ma curiosité et ils m’ont donné mon premier appareil digital. J’ai l’habitude de regarder et de réorganiser mes anciennes photos en permanence car j’adore revivre ces moments ou ces endroits qui sont parfois perdus dans notre esprit. Voir une photo des milliers de fois suscite toujours quelque chose de sympa à chérir. Deux ans après avoir fait des expériences avec un appareil digital, prenant de nombreuses photos du même endroit, revenant à la maison avec plus de 200 photos à éditer, j’ai décidé d’acheter une caméra analogique. C’est à ce moment-là que je suis tombée amoureuse du format. Ces photos font partie de cette initiation dans ce monde du grain mais sont également une sélection des dernières choses que je faisais à un moment donné. J’aime voyager car je reviens toujours

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ince I was 14 years old, I’ve traveled to many parts of Europe with my parents. At the same time, I started becoming more curious about photography and they gave me my first digital camera. I have the habit of looking and reorganizing my old photos all the time because I love to relive those moments or those places that are sometimes lost in our mind. Seeing a photo a thousand times always generates something nice to treasure. Two years after experimenting the digital camera, taking many shots of the same place, returning home with more than 200 photos to edit, I decided to buy an analog camera. That’s when I fell in love with the format. These photos are part of that initiation in this world of grain but are also a selection of the last things I was doing at one point. I like to travel because I always come back home with many new ideas and a lot of inspiration. I think that if you have the


chez moi avec de nombreuses nouvelles idées et beaucoup d’inspiration. Je pense que si vous avez la possibilité de voyager assez souvent, vous pouvez mieux vous connaître à travers de nouvelles expériences. C’est un défi constant de ne pas savoir où vous êtes ni où aller. L’endroit où je préfère voyager est l’Espagne. J’ai de la famille qui habite là-bas et j’ai des racines espagnoles très profondes. J’avais 6 ans quand je suis allée à Madrid pour la première fois. Chaque fois que je vais au musée du Prado j’aime me promener dans les galeries et me rendre compte de la dénaturation de la hauteur. Depuis aussi loin que je me souvienne, ma peinture triptyque préférée est le ‘‘Jardin des délices’’ de Bosch. En plus de cela, partout où vous allez dans ce pays, la nourriture est délicieuse. Le marché de San Miguel est l’un de ces endroits incroyables pour profiter de toute la gastronomie espagnole. Enfin, je viens d’Amérique latine, donc la lumière du soleil est quelque chose de très important pour moi. L’Espagne est l’un de ces lieux en Europe qui peut habituellement vous offrir une journée ensoleillée. C’est certainement un avantage significatif et ce que j’apprécie sur ce continent. C’est pourquoi nous le choisissons toujours avec ma famille. Les distances entre les différents paysages sont assez courtes. A Buenos Aires en Argentine, qui est aussi ma ville, nous devons parcourir plusieurs heures pour voir une plage ou une montagne, et c’est souvent frustrant car lorsque la ville vous lasse, il est difficile de prendre l’air.

possibility to travel quite often, you can get to know yourself better through new experiences. It is a constant challenge not to know where you are or where to go. My favorite place to travel is Spain. I have family there and I have very deep Spanish roots. I was 6 years old when I went to Madrid for the first time. Every time I go to the Prado Museum I love to walk through the galleries and realize the distortion of height. For as long as I can remember, my favorite triptych painting is the ‘‘Garden of Earthly Delights’’ by Bosch. In addition to that, anywhere you go in this country, food is delicious. The San Miguel market is one of those incredible places to enjoy all the Spanish gastronomy. Last but not least, I am from Latin America, so the sunlight is something very important to me. Spain is one of those places in Europe that is usually able to offer you a sunny day. This is definitely a significant advantage and what I love about this continent. That’s why we always choose it with my family. The distances between the different landscapes are quite short. In Buenos Aires, Argentina, which is also my city, we have to travel several hours to see a beach or a mountain, and it’s often frustrating because when you get tired of the city, it’s hard to go down for a breath of fresh air.

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If you can dream it, you can make it Words by Jasmine Perrier

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n jour, Stephen Hawking a dit: ‘‘Regardez vers les étoiles et pas vers vos pieds. Essayez de donner un sens à ce que vous voyez, et demandez-vous ce qui fait que l’univers existe. Soyez curieux. Et quelques soient les difficultés de l’existence, il y a toujours quelque chose que vous pouvez faire, et que vous pouvez réussir. Il est important de ne pas abandonner.’’ Alors que j’étais en route pour Londres il y a quelques jours, j’ai eu cette riche conversation avec ma soeur sur les aspirations et les rêves. Je lui ai dit que je croyais fortement en l’idée que vous avez besoin de rêver un minimum pour avoir une chance de réaliser vos objectifs dans la vie. Et elle a répondu: ‘‘Si tu rêves trop, tu risques d’être déçu et frustré.’’ Cependant, j’ai l’impression que la vie est faite de choix et de risques. Quand vous êtes déterminé à poursuivre vos rêves, vous êtes animé par une envie de faire de votre mieux pour réussir, même si vous vous dirigez vers un monde inconnu. Ainsi, je ne dis pas que le voyage est toujours facile, mais il ne vaut pas la peine si vous ne tentez pas le coup. Suivre votre passion implique des essais et des erreurs, et vous parviendrez à y arriver.

Depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé créer et sortir de ma zone de comfort pour découvrir le monde à ma manière et sortir des sentiers traditionnels, qui est une vision qui effraie encore parfois mes parents concernant mon avenir. Je ne crois pas que nous sommes destinés à suivre un chemin unique. Chaque jour, j’aspire à construire qui je veux être, ce que je veux faire, ce que je veux apporter à notre société. Il y a tant de personnes qui m’inspirent constamment, et certaines d’entre elles sont même la raison pour laquelle je continue de travailler dur sur les projets que j’entreprends, que cela concerne l’industrie du magazine ou ma vie personnelle. Aujourd’hui à travers mon travail de rédactrice et d’éditrice, j’espère pouvoir à mon tour inspirer les autres, et particulièrement les jeunes, à être audacieux et confiants vis-à-vis de ce qu’ils peuvent accomplir. Si vous rêvez de quelque chose, n’ayez pas peur de repousser vos limites. Il n’y a pas de petite réussite.

Photo by Valheria Rocha

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tephen Hawking one day said: ‘‘Remember to look up at the stars and not down at your feet. Try to make sense of what you see and wonder about what makes the universe exist. Be curious. And however difficult life may seem, there is always something you can do and succeed at. It matters that you don’t just give up.’’ On my way to London a few days ago, I had this rich conversation with my sister about aspirations and dreams. I told her I was a strong believer in the idea that you need to dream a bit to have a chance to achieve your life goals. And she answered: ‘‘If you dream too much, you take the risk to be disappointed and frustrated.’’ However, I feel like life is about choices and risks. When you are committed to chasing your dreams, you are driven to do your best to succeed, even though you walk up to an unknown world. Therefore, I am not saying that the journey is always easy, but it is not worth if if you don’t give it a shot. Following your passion involves trials and errors, and you will get there eventually.

For as long as I can remember, I’ve always loved creating and getting out of my comfort zone to discover the world in my own way and get off the traditional track, which is a vision that sometimes still scares my parents as far as my future is concerned. I don’t believe that there is one unique path we are meant to follow. Every single day, I aspire to shape who I want to be, what I want to do, what I want to bring to our society. There are so many people out there who inspire me all the time, and some of them are even the reason why I keep working hard on the projects I undertake, whether it concerns the magazine industry or my personal life. Today through my work as an editor and a publisher, I hope I can inspire others as well, and especially young people, to be daring and feel confident about what they can accomplish. If you dream of something, don’t be afraid to push off your limits. There is no small achievement.

dream on SPRING 2018

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Becoming

Photos by Rachel Shoppy

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Photo assisting by Shawn Throckmorton

Featuring Zoe Young


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endant cette période de ma vie, le mot ‘‘devenir’’ a été ancré dans mon esprit. Ce shooting est un produit de ces pensées. Alors que nous changeons, mûrissons et vivons de manière fluide dans ce monde, il est si important de nous en tenir fermement à nos racines et à notre identité. Cette série présente des poses et des tenues qui représentent la croissance et la rêverie de la transformation. Quand nous passons d’un état à l’autre, c’est le processus du ‘‘devenir’’. La feuille et le mouvement dans les cheveux du modèle représentent le mouvement du changement et la liberté de l’esprit. Ses tenues sont transitoires et crues, montrant sa personnalité à travers les étapes de la vie. Le premier est plus indiscipliné et le second est plus mature. Le style de prise de vue est censé être un peu flou et plus dépendant de l’imagination de l’observateur. Nous n’avons jamais fini de grandir.

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n this season of my life the word “becoming” has been ingrained in my mind. This shoot is a product of those thoughts. As we change and mature and live fluidly in this world, it is so important to hold fast to our roots and our identity. This series features poses and outfits that represent the growth and dreaminess of transformation. As we pass from one state to the next, this is the process of “becoming.” The sheet and the movement in the model’s hair represent the motion of change and the freeness of spirit. Her outfits are transitional and raw, showing her personality through stages of life. The first one is more unruly and the second is more mature. The shooting style is meant to be a bit out of focus and more reliant on the imagination of the observer. We are never done growing.

Rachel Shoppy

Photographer

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Lauren Ruth Ward Words by Jasmine Perrier

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Photos by Carolin Schild

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l était 9 heures du matin à Los Angeles quand Lauren Ruth Ward a décroché son téléphone pour discuter avec nous de son parcours musical. Il y a trois ans, l’artiste de 29 ans était encore coiffeuse dans sa ville natale sur la côte Est avant de devenir à plein temps l’authentique rock star qu’elle est aujourd’hui. Si Lauren Ruth Ward n’est pas encore dans votre champ de vision, il est temps pour vous de la connaître. Très attachée au contrôle de son image, Lauren Ruth Ward a déjà été comparée par le magazine NYLON à un ‘‘ange rock and roll’’ et nous ne pouvions pas être plus d’accord avec ce point de vue.

Si nous retournions quelques années en arrière, nous ne retrouverions pas Lauren Ruth Ward sur scène ou en studio en train de chanter ses morceaux, même si le monde artistique a commencé à l’attirer pendant son adolescence. ‘‘Quand j’avais 13 ans, j’ai commencé à jouer de la guitare et à écrire des chansons. Je ne prenais pas vraiment la musique au sérieux’’, déclaret-elle. ‘‘J’ai eu quelques loisirs et passions. La musique était une passion. Quand j’étais plus jeune, je faisais partie de ces enfants qui répondaient cinq choses différentes si vous m’aviez demandé ce que je voulais être en grandissant.’’

Back to a few of years ago, we wouldn’t have found Lauren Ruth Ward on stage or in studio performing her music, even though she started being involved in the arts during her teenage years. ‘‘When I was about 13, I started playing guitar and writing songs. I didn’t really take music seriously,’’ she states. ‘‘I’ve always had a couple of hobbies and a couple of passions going on. Music was a passion. When I was younger, I was one of those kids who would have said like five different things if you had asked me what I wanted to be when I grew up.’’

t was 9AM in Los Angeles when Lauren Ruth Ward picked up the phone from her home to discuss her musical journey with us. Three years ago, the 29 year-old artist was still a hairstylist in her hometown on the East Coast before she becomes full-time the authentic rock star she is now. If Lauren Ruth Ward isn’t already on your radar, it’s time for you to get to know her. Very particular about controlling her image, Lauren Ruth Ward has already been compared to a ‘‘rock and roll angel’’ by NYLON and we couldn’t agree more with this point of view.

‘‘ I felt like it was daunting to switch things up completely’’ J’avais l’impression que c’était audacieux d’interrompre complètement les choses

Originaire de Baltimore, Lauren a déménagé en Californie il y a deux ans et a commencé à jouer pour voir ce qui se passerait. ‘‘A Baltimore dans le Maryland, il y a beaucoup de culture, beaucoup d’art. Mais j’avais déjà une vie remplie là-bas comme coiffeuse. J’avais l’impression que c’était un peu audacieux d’interrompre complètement les choses, je ne savais pas comment faire cela. Je pensais également que ce ne serait pas facile de repartir à zéro et de faire cela dans une ville qui a vraiment un grand volume de musique.’’ Il n’a pas fallu longtemps à la chanteuse pour voir sa musique se propager rapidement

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Originally from Baltimore, Lauren moved out to California two years ago and started playing out to see what would happen. ‘‘In Baltimore in Maryland, there is definitely a lot of culture, a lot of art. But I’ve already had a full life there as a hairstylist. I felt like it was a bit daunting to switch things up completely, I didn’t know how to do it. I also thought it wouldn’t be easy to start fresh and to do it in a city that has a really high volume of music.’’ It didn’t take very long for the singer to see her music spreading like wildfire after beginning her new life on the West Coast.


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aussitôt sa nouvelle vie sur la côte Ouest démarrée. Lauren admet que son expérience à Los Angeles a influencé sa voie et sa musique, sentant qu’elle pouvait dire ce qu’elle avait à l’esprit et ne pas trop réfléchir. ‘‘Tout est une question de capacité à s’exprimer. Ce sentiment quand vous repartez de zéro, et que personne ne connaît vraiment votre nom, cela a été une influence pour moi’’, mentionne-t-elle. ‘‘Los Angeles signifie une chose différente pour chacun. C’est intéressant. Je n’en savais pas trop sur LA énergiquement. Vous ne savez pas vraiment jusqu’à ce que vous vous dirigiez vers quoi que ce soit, et vous tentez le coup.’’

Lauren admits that her experience in Los Angeles has influenced her path and her music, as she felt she was able to say what was on her mind and not to think too hard about things. ‘‘It’s just a matter of me being able to express myself. That feeling that you get when you start fresh, and no one really knows your name, that has definitely been an influence to me,’’ she mentions. ‘‘Los Angeles means something different to everybody. It’s interesting. I didn’t really know too much about LA energetically. You don’t really know until you go to anything, and you just give it a shot.’’

A la fois rebels et sensuels avec une touche d’ondes vintages des années 60, 70, les sons de Lauren comme Did I Offend You? ou Make Love to Myself de son premier album ‘‘Well, Hell’’ rendent sa musique unique, la chanteuse aimant parler dans ses morceaux de ce qu’elle traverse et des choses qui l’ont changée. Il est difficile de ne pas être captivé par sa voix. ‘‘J’aime le rock and roll et la musique pop des années 60 et 70. J’aime la décoration intérieure, les films, le style, les vêtements. Ce sont des choses qui m’attirent depuis enfant même’’, nous confie Lauren. ‘‘Je suis juste moi-même en tant qu’artiste. Je commence à être un peu politique. Mais mes opinions politiques sont personnelles pour moi. Quand vous écrivez, quand vous chantez sur scène, vous parlez de votre histoire à tous ceux qui sont là pour l’entendre. Mon style musical est le rock and roll, et il est honnête. Parfois je veux vraiment dire ce que j’ai sur le coeur.’’

Both rebellious and sensual with a touch of sixties, seventies and vintage vibes, Lauren’s sounds like Did I Offend You? or Make Love to Myself from her debut album ‘‘Well, Hell’’ make her music unique as she likes to sing about what she is going through and things that have changed her. It’s hard not to be captivated by her voice. ‘‘I love rock and roll and pop music from the sixties and the seventies. I love the home decor, movies, the style, the clothing. It has always been something that I’ve been attracted to even as a kid,’’ Lauren says. ‘‘I’m just coming into myself as an artist. I’m starting to get a bit political. But my political views are so personal to me. When you are writing, when you are singing on stage, you are blabbing your story to everybody who is here to hear it. My musical style is rock and roll, and it’s honest. Sometimes I really want to get something off my chest.’’

Lorsqu’elle a une collection de pensées et de choses qu’elle veut exposer, elle s’assoit avec Eduardo Rivera qui est son guitariste, son co-écrivain et membre de son groupe aux côtés de Liv Slingerland et India Pascucci. ‘‘Nous faisons cela la journée, nous faisons cela la nuit, dès que nous avons une minute de libre. Il est important dans le processus d’écriture’’, révèle Lauren. ‘‘Nous n’allons pas en studio pendant des mois ou des semaines. Nous aimons écrire une chanson, la finir complètement et ensuite nous prenons un jour pour l’enregistrer. Je n’aime pas quand les choses sont précipitées donc je planifie beaucoup. J’aime orchestrer les choses. Quand nous sommes en studio, Eduardo est davantage un producteur spontané alors que j’aime voir à travers les choses, et apporter des encas. J’aime le processus d’écriture, j’aime trouver la manière exacte dont nous allons jouer nos parties. Évidemment quand vous entendez le produit final, c’est toujours très gratifiant.’’

When she has a collection of thoughts and things she wants to expose, she sits down with Eduardo Rivera who is her guitarist, cowriter and member of her band alongside Liv Slingerland and India Pascucci. ‘‘We do it during the day, we do it at nighttime, whenever we get a free minute. He is a big part of the writing process,’’ Lauren reveals. ‘‘We don’t do studio time for months or weeks. We like to write a song, we have it done completely and then we take a day to record it. I don’t like when things are rushed so I’m a big planner. I like to orchestrate things. When we are in studio, Eduardo is more of a natural producer whereas I like to see things through, and bringing snacks. I like the process of writing, I like the process of discovering exactly how we are going to play our parts. Of course when you hear the end product, it’s always very fulfilling.’’

Honnête envers elle-même et femme indépendante, Lauren Ruth Ward est le genre d’artiste qui avance toujours seule. ‘‘Je ne fais appel à personne pour des conseils ou de

Truthful to herself and independent woman, Lauren Ruth Ward is the kind of artist who keeps moving forward on her own. ‘‘I don’t look to anybody for guidance or inspiration.

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l’inspiration. Je collectionne simplement en permanence de l’inspiration, vous êtes toujours inspiré. Heureusement, il y a de nombreux shows chaque soir à LA’’, déclare-t-elle. ‘‘En général, je sors et je vais voir un show 2 à 7 fois par semaine et je suis toujours inspirée. Et si par hasard un plus grand groupe arrive en ville pour une tournée, j’essaie de les voir.’’ L’année 2018 de Lauren Ruth Ward a commencé sur la bonne voie puisqu’elle a joué avec son groupe au festival SXSW à Austin et il ne s’agit que du début de ses voyages. ‘‘Nous nous sentons très chanceux d’avoir l’opportunité qui nous a été offerte’’, admet Lauren concernant ses showcases au Texas. ‘‘Nous avons quelques tournées à venir. Nous avons une tournée sur la côte Est où je vais être dans les environs de ma ville natale, et un mois après nous avons une tournée sur la côte Ouest. Ensuite nous avons eu quelques rencontres avec une agence de booking qui s’occupe de l’Europe et du RoyaumeUni. Avec un peu de chance nous jouerons en France, en Italie, Allemagne’’, assure-t-elle avec engouement.

I’m just always collecting inspiration, you are always inspired. Fortunately there are many shows every night going on in LA,’’ she says. ‘‘I usually go out and see a show like 2 to 7 times a week and I’m always inspired. And if by chance a bigger band is coming to town on tour, I’ll try to catch them.’’ Lauren Ruth Ward’s 2018 year started on the right track as she performed with her band at the SXSW festival in Austin and it’s only the beginning of her travels. ‘‘We feel very lucky to get the opportunity that has been offered to us,’’ Lauren admits about her showcases in Texas. ‘‘We have some tours coming up. We have an East Coast Tour where I’m going to be around my hometown, and a month after that we have a West Coast Tour. Then we’ve had a couple of meetings with a booking agency who books Europe and UK. Hopefully we will be playing in France, Italy, Germany,’’ she says with excitement.

‘‘ You support my music and that brought me here. A tour is what I

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have on the wishlist right now Si Lauren est parvenue à dépasser les frontières américaines, c’est grâce à sa forte relation avec ses fans du monde entier. Selon ses propres mots, elle est déterminée à se battre pour eux afin d’aller les voir et de jouer pour eux. ‘‘Je communique avec eux en ligne depuis ces dernières années, j’ai fait une liste de tous les clubs de fans et je l’ai envoyée à mon agent. Je me sens responsable de faire en sorte que je fasse ma part pour avoir cette expérience avec eux’’, partage-t-elle. ‘‘C’est une question de politique. Le monde dans lequel nous vivons est intéressant. Instagram est encore un nouvel outil, et c’est une chose qui est très directement liée aux artistes. Mon management, mon agent, mon équipe de presse peuvent voir les commentaires mais ils ne savent pas exactement ce qui se passe entre moi et mes fans sur Instagram comme je le vis. Donc j’ai vraiment pris le temps. Nous allons bientôt être en Europe. Vous soutenez ma musique et cela m’a amené ici. Pour l’instant une tournée est ce qu’il y a dans ma wishlist.’’

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If Lauren managed to make it happen outside America, it’s because of her close relationship with her fans across the world. According to her own words, she is committed to fight for them in order to go see them and play for them. ‘‘I’ve been communicating with them online for the past years, I made a list of all the fan clubs and sent it to my booking agent. I feel a responsibility to make sure that I do my part to get myself to have that experience with them,’’ she shares. ‘‘It’s a matter of politics. It’s an interesting world we live in. Instagram is still a new tool, and it’s something that is very directly connected to the artists. My management, my booking agent, my PR can see comments but they don’t really know exactly what’s going on between me and my fans on Instagram the way that I do. So I’ve really taken the time. We are going to be in Europe soon. You support my music and that brought me here. A tour is what I have on the wishlist right now.’’


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Sophie Words by Jessy Morgan Photos by Heather Koepp Styling by Madeleine Zรถller Beauty by Keon Cruz

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Simmons


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‘‘ I avoided being part of the family business for a long time’’ J’ai évité de faire partie de l’affaire familiale pendant longtemps

Forte

With a flurry of experience within

Avec des vibrations relaxantes, Black Mirror est déjà une chanson prometteuse, atteignant depuis sa sortie jusqu’à 500 000 écoutes sur des applications telles que YouTube et Spotify. ‘‘Je n’ai pas l’impression d’avoir choisi mon son, je sens que c’est ce qui sort naturellement de moi quand j’écris de la musique’’, commente Sophie. ‘‘Je ne pense pas avoir un seul processus d’écriture. Parfois, la mélodie vient en premier, parfois les paroles, et parfois elles se rejoignent. Je pense que ma manière préférée d’écrire des chansons est de m’asseoir dans ma voiture, de chanter dans le silence et de l’enregistrer sur mon téléphone, puis de réécouter toutes les idées sorties quand je n’y songeais pas vraiment.’’

With chill vibes, Black Mirror is definitely a rising favorite, reaching as high as 500.000 streams on applications such as YouTube and Spotify since its release. “I don’t feel like I chose my sound, I feel that it’s what naturally comes out of me when I write music,” Sophie comments. “I don’t think I have one set writing process. Sometimes the melody comes first, sometimes the lyrics, and sometimes they come together. I think my favorite way to write songs is to sit in my car, sing into the silence and record it on my phone and then listen back to all the ideas that came out when I wasn’t really thinking about it.”

de son expérience dans de multiples industries, la jeune musicienne Sophie Simmons s’est récemment révélée avec son premier single, Black Mirror. La piste déterminée par une forte intensité présente un mélange riche en basses complétant une rythmique de batterie et des harmoniques, qui rassemblées ensemble, créent une écoute contagieuse, avec des voix qui s’alternent et stimulent les récepteurs du cerveau. ‘‘Le concept est né de ma propre expérience personnelle’’, explique Sophie. ‘‘C’est un mélange d’histoire d’amour et d’autoréflexion. Je voulais explorer la relation que nous avons avec la technologie à la place de la relation que nous avons avec l’autre.’’

Avant son évasion musicale, Sophie avait de solides connaissances sur l’industrie. "J’ai vu de nombreuses facettes différentes de l’industrie de la musique et je pense que cela m’a profité. J’ai l’impression d’être peut-être mieux préparée au rejet qu’implique être une artiste, et c’est une chose à laquelle beaucoup de nouveaux artistes inconnus ne sont pas préparés’’, commence-t-elle. ‘‘99% de ce que nous créons n’est vu par personne, mais il y a 1% qui finit par l’être et qui nous donne envie de recommencer tout le processus.’’ A 25 ans, Sophie Simmons n’est pas étrangère à l’industrie du divertissement. Originaire d’une lignée familiale très en vue, Sophie est apparue à la télévision dès l’âge de 11 ans, sachant très tôt qu’elle aimait la musique. ‘‘Il fut un temps où je l’évitais volontairement parce que je ne voulais tout simplement pas faire face aux comparaisons entre ma famille et

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multiple industries, young musician Sophie Simmons has recently surged into stardom with her first single, Black Mirror. The intensity driven track features a concoction of heavy bass complimenting a fluid drum beat and harmonics pulled together creating an infectious listen, with fluctuating vocals stimulating brain receptors with a sense of intensity. “The concept came from my own personal experience,” Sophie says. “It’s a mix of a love story and self-reflection. I wanted to explore the relationship we have with technology instead of each other.”

Prior to her musical breakout, Sophie’s grasp on the industry was firm and knowledgeable. “I’ve seen a lot of different sides of the music industry and I think that’s benefited me. I feel as though maybe I’m more prepared for the rejection that comes with being an artist, and that’s something a lot of unknowing new artists are not prepared for,” she starts. “99% of what we create no one gets to see but then there’s that 1% that finally makes it through and it makes us want to go through the whole process all over again.” At age 25, Sophie Simmons is no stranger to the entertainment industry. Coming from a high-profile family line, Sophie had been on TV from the young age of 11, knowing from a young age that she loved music. “There was a time when I avoided it purposely because I simply didn’t want the comparisons between my family and what I do. And I think it was a


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FEATURE

‘‘ There’ s nothing that can substitute for hard work and time spend on a project

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ce que je fais. Et je crois que c’était une erreur de l’éviter pendant si longtemps quand il était clair que c’était ce que j’avais toujours voulu faire.’’ Entourée de créativité, Sophie Simmons est pleine d’idées et de concepts, prête à s’aventurer loin de sa zone de confort. ‘‘Je suis plus influencée par les autres auteurscompositeurs’’, commence Sophie. Avant de travailler avec des noms tels que Yellow Claw et Cesqeaux, Sophie a exploré l’industrie et a tiré son inspiration de multiples personnalités. ‘‘Chaque fois que j’ai une session d’écriture avec une nouvelle personne, je suis constamment inspirée par les différentes perspectives présentes dans la salle.’’ Black Mirror est sorti avec un clip vidéo passionnément dirigée en noir et blanc. Affichant une certaine férocité à travers un tableau physique, son art visuel met en valeur l’ardeur. ‘‘Le réalisateur James Kimball d’Anagram Films a fait un travail remarquable pour donner vie au concept. Il a complètement compris la vision et l’a exécutée parfaitement.’’ Capturée en vidéo en train de jouer son premier single, Sophie décrit le jeu comme une libération. ‘‘Quand j’étais plus jeune j’étais nerveuse, mais je crois que la raison est que j’essayais toujours de ressembler à quelqu’un d’autre. A présent que je suis moimême, être sur scène est devenu très facile et une chose que j’adore faire’’, ajoute Sophie en exprimant son dévouement envers sa carrière. ‘‘Être sur scène est la raison pour laquelle nous

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mistake to try to avoid it for so long when it was clearly what I’ve always wanted to do.” Surrounded by creativity, Sophie Simmons shines with ideas and concepts, willing to explore territory away from her comfort zone. “I’m more so influenced by other songwriters,” Sophie starts. Previously working with names such as Yellow Claw and Cesqeaux, Sophie has been exploring the industry and ricocheting her inspiration from multiple personalities. “Whenever I have a writing session with someone new, I am constantly inspired by the different perspectives in the room.” Black Mirror came out with a passionately driven music video in black and white. Featuring a display of ferocity through physical array, it’s visual artistry emphasizes the ardor. “Director, James Kimball at Anagram Films did an amazing job of bringing the concept to life. He understood the vision completely and executed it flawlessly.” Captured in video performing her first single, Sophie describes the act as freeing. “When I was younger I would get nervous, but I think it’s because I was always trying to sound like someone else. Now that I’m just myself, being on stage became very easy and has become something I love to do,” Sophie adds with devotion towards her career. “Being on stage is the reason that we spend so much time in the


passons tant de temps en studio. Nous passons toutes ces heures à créer de la musique dans l’espoir qu’une personne extérieure puisse la vivre.’’ Alors que Sophie a expérimenté l’industrie de la musique de multiples manières en accompagnant divers artistes, la jeune femme explique que la détente ne fait pas partie de son agenda. ‘‘Si je pouvais, je serais en studio chaque jour à créer quelque chose de nouveau’’, commence-t-elle. ‘‘Les jours où je ne peux pas aller en studio, je fredonne encore des mélodies et j’écris des idées de textes. Je pense que c’est juste une constante dans mon cerveau que je ne peux pas éviter. Mon frère peut attester que je mets à chanter tout au long de la journée’’, déclare-t-elle. Issue de la famille KISS, Sophie se rappelle avoir fui l’affaire familiale pendant longtemps. ‘‘J’ai fait du volleyball de haut niveau, je suis allée à l’université et ai pris des cours de génie informatique. Je crois que j’ai fait cela car je voulais aller vers ces domaines’’, se remémore Sophie. ‘‘Quelque chose faisait toujours de la musique une priorité dans mon esprit et je savais que je devais y retourner. Je ne pense pas que quiconque soit vraiment préparé quand il devient artiste. Nous ne cessons de grandir et de nous améliorer, alors je ne pense pas que prête soit le bon mot. Mon son est définitivement à l’opposé des artistes que j’écoute aujourd’hui. Je suis toujours inspirée par de nouveaux artistes et je vais en studio avec cette inspiration, mais je ressors toujours en étant moi-même. Je suppose que c’est une bonne chose.’’ Depuis le succès de Black Mirror en février et mars, Sophie a sorti son dernier morceau Burn Me Down contenant encore une fois la nature contagieuse de son prédécesseur. Débordant d’originalité, l’impressionnant portfolio créatif de Sophie continue de croître et de prospérer. ‘‘J’aime penser que toutes mes chansons sont d’une certaine manière connectées et font partie d’une histoire plus grande puisqu’elles sont basées sur mes propres expériences. Je pense que vous trouverez lyriquement des thèmes similaires dans mes chansons qui les relient ensemble’’, commente Sophie vis-à-vis de sa dernière sortie. ‘‘J’essaie toujours d’être honnête avec les gens qui me posent des questions sur la poursuite de leurs rêves dans l’industrie de la musique. C’est extrêmement difficile et compétitif. Même pour quelqu’un comme moi qui, selon vous, a beaucoup d’opportunités grâce à sa famille, ce n’est tout simplement pas le cas. Tout repose sur ce que vous êtes en tant qu’artiste, votre éthique de travail et votre oeuvre. Rien ne peut remplacer le travail acharné et le temps consacré à un projet.’’

studio. We spend all these hours creating music so that hopefully someone out there can experience it.” While Sophie has experienced the music industry in a variety of ways accompanying various artists, the young woman explains that relaxing isn’t part of her agenda. “If I could, I would be in the studio every single day creating something new,” she starts. “On days where I can’t get in the studio, I’m still humming melodies to myself and writing down lyrical ideas. I think it’s just a constant in my brain that I can’t avoid. My brother can attest to me randomly bursting into song throughout the day,” she says. Coming from the KISS family, Sophie recalls she avoided the family business for a long time. “I played volleyball at a high-level, I went to college and took computer engineering courses. I think I went as I wanted to go in those fields,” Sophie reminisces. “Something always made music a priority in my mind and I knew I had to go back. I don’t think anyone is really prepared when they step into the role of being an artist. We are all continuously growing and getting better, so I don’t think ready is the right word. My sound is definitely a contrast to the artists that I listen to today. I always get inspired by new artists and go into the studio with that inspiration, but always come out sounding like myself. I guess that’s a good thing.” Since the success of Black Mirror through February and March, Sophie has released her latest track Burn Me Down yet again containing the infectious nature of its predecessor. Bursting with originality, Sophie’s impressive portfolio of creativity continues to grow and blossom. “I like to think that all of my songs are somehow connected and part of one greater story since they all have roots in my own life experiences. I think you’ll find there are similar themes lyrically in my songs that tie them together,” Sophie comments on her latest release. “I always try to be honest with people who ask me about chasing their dreams in the music industry. It’s extremely difficult and extremely competitive. Even for someone like me who you would think has a lot of opportunity based on my family, it’s simply not the case. It really is based on who you are as an artist, your work ethic and your body of work. There’s nothing that can substitute for hard work and time spend on a project.”

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Coat Steph Audino - Earrings NMD

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Hannah Zeile Words by Thilda Riou

Photos by Margaret Leyva

Styling by Michelle Wu

Makeup by Erika Lee

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annah Zeile, connue pour jouer les jeunes années de Kate Pearson dans la série et succès international This Is Us, a récemment pris son envol au sein de l’industrie du cinéma. Depuis Los Angeles, l’actrice de 20 ans a répondu à notre appel afin de nous parler de son incroyable parcours. Saisissant chaque moment, Hannah est une personne passionnée et reconnaissante de pouvoir vivre son rêve.

Creative direction by Jasmine Perrier

C’est en grandissant qu’Hannah a découvert sa passion pour l’art dramatique. Quand elle a commencé à prendre des cours de théâtre, elle s’est rendue compte que pour la première fois, une chose la fascinait. Après une pause de quatre ans durant laquelle elle s’est concentrée sur ses années lycée et a même songé à s’inscrire dans une université, elle s’est décidée à auditionner à nouveau. ‘‘Au fond de moi je ressentais que j’étais destinée à jouer et que c’était ce que j’étais supposée faire de ma vie’’, raconte-t-elle.

Hair by Mickey Hernandez

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annah Zeile, best-known for playing the teenage version of Kate Pearson in NBC’s hit show This Is Us, recently took off in the acting industry. From Los Angeles, the 20 year-old actress answered our call to tell us everything about her crazy journey to get where she is today. As she makes sure to embrace every moment, Hannah couldn’t be more passionate and grateful to be able to live her dream.

As she grew older, Hannah discovered her passion for acting. When she went into acting classes, that was the first time she became really obsessed with something. After a four years break during which she focused on high school and even thought about applying to college, she decided to start auditioning again. ‘‘I just had the feeling inside of me that I was meant to act and that it was what I was supposed to do with my life,’’ she says.

‘‘ It’s important to push through your insecurities’’ Il est important de dépasser vos incertitudes Dès le départ, Hannah était attirée par l’interprétation car elle avait la possibilité de devenir une autre personne. Ses ambitions probablement trop grandes pour une seule vie, elle aime se mettre à la place de quelqu’un d’autre. ‘‘Je pense que c’est vraiment super de pouvoir vivre une vie que nous n’aurions pas pu vivre si nous ne jouions pas’’, admet-elle. Quand nous lui avons demandé quelles étaient ses inspirations, Hannah a mentionné sa mère qui s’était entrainée pour les Jeux Olympiques depuis qu’elle avait 12 ans. ‘‘Elle était vraiment déterminée et concentrée, donc cela m’a plutôt appris que si on veut réussir dans quelque chose, il faut s’y investir pleinement’’, se rappelle t-elle.

Hannah’s interest in performing was initially sparked by the possibility to leave herself behind and become another person. As her ambitions are probably too big for one life, she enjoys to put herself in someone else’s shoes. ‘‘I think it’s really cool to live a life you wouldn’t be able to live if you weren’t acting,’’ she admits. When asking about her inspirations, Hannah mentionned her mum, who has trained to be in the Olympics since she was 12 years old. ‘‘She was really determined and focused, so that kind of taught me that if you want to succeed in something, you have to fully commit to it,’’ she recalls.

Après avoir mis l’interprétation entre parenthèse, elle a tenté d’auditionner pour la version adolescente de Kate Pearson dans la série This Is Us. ‘‘A vrai dire, c’était ma première audition’’, mentionne-t-elle. Hannah nous

After taking a break from acting, she took on the challenge and auditioned for Kate Pearson’s teenage version in the TV show This Is Us. ‘‘This was actually my first audition,’’ she mentions. Hannah adds that it ended up being

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FEATURE

raconte que le processus a été très rapide. ‘‘Je suis allée à mon audition et le jour suivant j’ai rencontré Dan Fogelman, le créateur. Sur le chemin du retour, j’ai reçu un appel me disant que je devais être sur le plateau le jour suivant à 8h30 pour commencer à travailler’’, déclare-telle. Lors de son premier jour de tournage, elle était un peu intimidée car elle savait qu’elle allait travailler avec Milo Ventimiglia et Mandy Moore. ‘‘Mais ils étaient super gentils et super accueillants et cela a fini par être une expérience réellement positive!’’

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a super quick process. ‘‘I went into my audition and the next day I had a meeting with Dan Fogelman, the creator. On my way home from that meeting, I got a call saying that I needed to be on set the next day at 8:30AM to start working,’’ she says. On her first day on set, she was a little bit intimidated by the fact that she was going to be working with Milo Ventimiglia and Mandy Moore. ‘‘But they were super nice and super welcoming and it ended up being a really positive experience!’’

This Is Us a rapidement conquis le coeur des téléspectateurs et est devenu un grand phénomène dans le monde entier. Selon Hannah, les fans sont très attachés à cette série grâce à son côté réaliste. Elle pense que toute personne peut trouver quelque chose à laquelle elle peut s’identifier. ‘‘Souvent, je rencontre des personnes en pleurs, qui me disent qu’elles ne se sentent pas à l’aise avec leur corps et qu’elles sont très attachées à Kate. C’est vraiment super car j’ai l’impression que le travail que nous faisons est vraiment important.’’

This Is Us quickly won the hearts of the audience and became a huge success across the world. According to Hannah, fans are deeply attached to the TV show because of how real it is. She thinks that every person can find something that they can relate to in the show. ‘‘A lot of the times, I meet people who are crying saying that they are self-conscious about their body and that they are so attached to Kate. It’s really cool and it makes me feel like the work we are doing is really important.’’

Kate Pearson est une femme faisant face à des problèmes d’obésité et de confiance en soi qui ont commencé à se manifester après la mort de son père Jack, lorsqu’elle était plus jeune. ‘‘Je sais que je peux m’identifier à la gêne de Kate, comme beaucoup de personnes. Mais les fans peuvent retenir d’elle que souvent, elle laisse son manque de confiance en soi se dresser sur son chemin. Il est important de dépasser vos incertitudes car cela peut vous empêcher de faire de plus grandes choses’’, soutient Hannah.

Kate Pearson is a woman struggling with obesity and self-esteem issues which started after her father Jack passed away when she was younger. ‘‘I know that I can relate to Kate to being self-conscious, like a lot of people. But fans can learn from her that a lot of the time she lets her insecurities get in the way. It’s important to push through your insecurities because they can stop you from doing bigger things,’’ Hannah says.

Lorsque nous avons demandé à Hannah ce que cela faisait d’avoir une version plus âgée et plus jeune de son personnage, elle a affirmé qu’elle trouvait cela super car elle n’avait jamais à imaginer son enfance ou son futur. ‘‘En fait, j’ai l‘occasion de voir cela à l’écran’’, affirme Hannah. Cependant, la version adolescente de Kate est très différente du personnage adulte ou enfant. ‘‘Elle a beaucoup plus de caractère et est en quelque sorte rancunière. Elle a simplement cette attitude d’adolescente.’’ Bien que son rôle soit partagé avec d’autres acteurs, Hannah a l’opportunité de développer sa propre version de Kate. ‘‘J’ai le sentiment que les années de l’adolescence sont les miennes!’’

When we asked Hannah how it looks like to have an older and a younger version of her character, she told us that she finds it cool that she never has to try to imagine what her childhood was like or how her future is going to be like. ‘‘I get to actually see it on screen,’’ Hannah states. However, teen Kate is a lot different from the adult and child versions. ‘‘She’s much more sassy and she kind of has a chip on her shoulder. She just has that teenage attitude.’’ Even though her role is shared with other actors, Hannah has the opportunity to build her own version of Kate. ‘‘The teenage years definitely feels like my own!’’

Être sur le plateau avec l’équipe de This Is Us est vraiment épanouissant pour la jeune actrice. ‘‘Je suis toujours en train d’apprendre car l’équipe avec laquelle je travaille est si talentueuse et si professionnelle’’, explique t-elle. Concernant la scène qu’elle a préféré tourner, elle mentionne celle où Jack amène Kate chez un disquaire pour la session d’autographes d’Alanis Morissette. ‘‘J’ai beaucoup de travail

Being on set with the cast of This Is Us is really fulfilling for the young actress. ‘‘I’m always learning because the cast I’m working with is so talented and so professional,’’ she explains. As far as her favorite scene to shoot is concerned, she mentions the moment where Jack is taking Kate at the record shop for the Alanis Morissette signing. ‘‘I do a lot of really emotional work but this scene was really light-


‘‘ if you want to succeed in something, you have to fully commit to its ’’

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Dress OTT Dubai


émotionnel mais cette scène était vraiment légère et marrante, et elle est venue très naturellement quand on l’a filmée. C’était également important car cela montrait à quel point la relation entre Jack et Kate était facile.’’ Toute cette expérience est ressentie comme une consécration pour Hannah. ‘‘J’essaie de vivre chaque moment car je sais que ce que je vis est très rare et je me rappelle constamment que je suis très chanceuse.’’ Alors que la saison 2 a pris fin en mars, Hannah partage avec nous ce qu’elle attend de la saison 3. ‘‘Honnêtement, je n’en sais pas beaucoup sur la saison 3. Mais si je devais deviner, je dirais qu’il y aura beaucoup à traiter avec la famille gérant la mort de Jack. Surtout pour Kate, car elle était si proche de son père.’’ A l’avenir, elle voudrait jouer dans un film, afin qu’elle puisse se concentrer essentiellement sur un personnage et ensuite le laisser réellement derrière elle. ‘‘Je suis fan de tellement de personnes! J’adore Nicole Kidman, Margot Robbie, Bradley Cooper, alors c’est en quelque sorte le grand rêve’’, assure-t-elle. Mais Hannah a également un talent secret. Comme les fans l’ont sûrement remarqué dans This Is Us, elle a la voix d’un ange. ‘‘J’ai toujours été passionnée par le chant’’, confirme t-elle. Elle a même sa propre chanson sur la bande originale de la saison 2, qui est sortie sur plusieurs plateformes digitales. ‘‘J’étais très enthousiaste à propos de cela!’’ En ce qui concerne les défis auxquels elle a été confrontée, Hannah explique à quel point il est difficile de travailler sur les problèmes de confiance en soi, surtout dans le monde du cinéma. ‘‘Il y a beaucoup de rejet et on reçoit souvent la réponse non quand on essaie des choses. Alors, vous vous sentez en quelques sortes défaitiste mais je pense que j’ai toujours essayé de me surpasser et c’est une chose que j’ai réussi à dépasser. Elle conseille aux personnes rêvant de travailler dans le monde artistique de toujours s’assurer de donner 100% de leurs efforts. ‘‘Si tu donnes tout ce que tu as en toi, alors même si la réponse est non, tu pourras au moins être sûr que tu n’aurais pas pu faire mieux. Tu ne veux pas avoir de regrets!’’ Pour conclure nos 20 minutes d’échange, Hannah a fait part de sa gratitude. ‘‘Je suis si reconnaissante pour toutes les personnes qui m’ont soutenue et donné de l’amour. Il serait impossible pour nous de faire notre travail sans des personnes qui nous soutiennent, alors merci! Après un début de carrière si prometteur, Hannah a sans aucun doute un avenir brillant devant elle.

hearted and fun and it came really naturally when we filmed it. It was also important because it showed how effortless the relationship between Jack and Kate is.’’ This whole experience feels like a blessing for Hannah. ‘‘I’m trying to work on living every moment because I know this is so rare and I constantly remind myself that I feel very blessed.’’ As season 2 came to an end in March, Hannah shares with us what she is expecting for season 3. ‘‘Honestly I don’t know much about season 3. But if I could guess I would say it’s going to be a lot to do with the family dealing with Jack’s death. Especially for Kate, because she was so close to her dad.’’ In the future, she would like to play in a movie, so she can really focus on a character and then leave it behind for good. ‘‘I’m such a fan of so many people! I love Nicole Kidman, Margot Robbie, Bradley Cooper, so that’s kind of the big dream,’’ she says. But Hannah also has a secret talent. As fans may have noticed in This Is Us, she has the voice of an angel. ‘‘I’ve always been passionate about singing,’’ she confirms. She even has her own song on the soundtrack of season 2 which was released on several digital platforms. ‘‘I was really excited about it!’’ Regarding her own challenges, Hannah mentions how hard it is to work on confidence issues, especially in the acting industry. ‘‘There is a lot of rejection and you get the answer no a lot of the times when you are trying out for things. So, that can kind of make you feel defeated but I think that I’ve always tried to push myself and that is something I’ve overcome.’’ As a piece of advice for anyone who dreams to work in the artistic field, she thinks it is important to make sure to give a 100% of your efforts. ‘‘If you’re giving it everything that you have inside of you, then even if the answer is no, at least you can feel confident that there was nothing more that you could do. You don’t want to have any regrets!’’ To conclude our 20 minutes chat, Hannah expressed her thankfulness. ‘‘I’m so grateful to anyone that has ever giving me any support and any love. It wouldn’t be possible for us to do our job without people supporting, so thank you!’’ After taking the entertainment industry by storm, Hannah has for sure a bright future ahead of her.

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Karan Brar Words by Thilda Riou

Photos by Clark Atanacio

Grooming by Sher Vasquez

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aran Brar est déjà l’un des acteurs Disney Channel les plus connus et prend maintenant Hollywood d’assaut avec son rôle dans le nouveau film de Legendary Entertainment & Universal Pictures Pacific Rim: Uprising. Sa bonne humeur était communicative lors de notre échange au petit matin. Karan a assurément beaucoup à offrir à l’industrie du divertissement, prêt à introduire plus de diversité et de solidarité.

Bien que l’acteur de 19 ans ne souhaitait pas travailler dans l’industrie du film lorsqu’il était plus jeune, son père l’a encouragé à commencer des cours de théâtre. ‘‘Je suis allé d’un cours à l’autre et c’est à peu près comme cela que je suis tombé dedans’’, dit-il. A seulement 11 ans, il est choisi pour jouer dans Journal d’un dégonflé et doit déjà concilier ses études et son travail d’acteur. ‘‘Heureusement, j’avais un professeur au studio qui m’aidait à rester assidu dans mes études, donc je ne me suis jamais senti en retard.’’

Styling by Alannah Jones

Location Andaz West Hollywood

K

aran Brar is already one of Disney Channel’s best-known actors and is now taking Hollywood by storm with his role in the new Legendary Entertainment & Universal Pictures movie Pacific Rim: Uprising. His good mood felt contagious over the phone when he took our call in the early morning. Karan has fore sure a lot to offer to the entertainment industry, willing to bring more diversity and inclusivity.

Even though the 19 year-old actor didn’t intend to work in the film industry when he was younger, his dad encouraged him to start acting classes. ‘‘I went from one class to another, and that is how I kind of fell into it,’’ he says. At only 11 years old, he was cast on Diary of a Wimpy Kid and already had to conciliate his studies and his work as an actor. ‘‘Thankfully, I had a studio teacher on set who helped me to keep up with my studies on the side, so I never felt like I was behind the class.’’

‘‘An Indian guy can be more than the sidekick in the corner’’ Le gars indien peut être bien plus que l’acolyte ou l’intello coincé dans son coin

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En 2011, il est choisi pour jouer le rôle de Ravi dans la série Disney Channel Jessie. Histoire amusante: Karan avait en fait auditionné pour le rôle de Luke, qui devait être coréen à l’époque. ‘‘Je me suis retrouvé en compétition contre Cameron Boyce pour le rôle.’’ (rires) Quelques temps après son audition, Karan a reçu un coup de téléphone lui révélant qu’il avait eu un rôle, mais un nouveau que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Ravi. ‘‘Évidemment j’étais plus qu’heureux de prendre ce rôle!’’

In 2011, he booked the role of Ravi in Disney Channel’s show Jessie. Here is a funny fact: Karan actually auditioned for Luke’s role, who was supposed to be Korean at this time. ‘‘I finally found myself competing for what is the role of Luke right now, against Cameron Boyce,’’ Karan laughs. A while after his audition, Karan got a call saying that he got a part in the series, but for a new role that we all know today under the name of Ravi. ‘‘I was obviously more than happy to take this role!’’

Ravi est un immigrant aux États-Unis qui a été adopté par une famille américaine. Le personnage continue aussi d’évoluer dans la série spin-off Camp Kikiwaka. Ravi a une personnalité à la fois naïve et hilarante et est très sincère. ‘‘Je pense que ce qui est vraiment sympa, c’est de pouvoir voir son point de vue sur la vie’’, mentionne Karan.

Ravi is an Indian immigrant to the United States who was adopted by an American family. The character also continues to evolve in the series sequel Bunk’d. Ravi has a naive but hilarious personality, and has such an openheart. ‘‘I think what is really cool is to be able to see his perspective on life,’’ Karan mentions.


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‘‘ we forget what impact it has on kids to have a real representation

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of themselves on children’ s shows

Dans Jessie et Camp Kikiwaka, Karan incarne le premier personnage indien régulier sur Disney Channel. Ainsi, les questions touchant à la diversité et la représentation dans le monde du divertissement sont extrêmement importantes pour lui. ‘‘Je pense qu’on oublie quel impact la représentation dans les émissions pour enfants a sur eux’’, déclare Karan. Selon lui, son rôle est un petit pas parmi de grandes avancée. En ce qui concerne la représentation des personnages indiens, il admet que quelquefois elle soutient des stéréotypes. De ce fait, Karan estime que son devoir est de surpasser cela. ‘‘Je veux montrer aux gens que le gars indien peut être bien plus que l’acolyte ou l’intello coincé dans le coin.’’

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In Jessie and Bunk’d, Karan portrays the Disney Channel’s first-ever regular Indian character and the question of diversity and representation in the entertainment industry feels extremely important to him. ‘‘I think we forget what impact it has on kids to have a real representation of themselves on children’s shows,’’ Karan says. According to him, his role is a first step to many big steps. As far as the representation of Indian characters is concerned, he admits that sometimes it carries a lot of stereotypes. Therefore, Karan feels like he has the duty to overcome this. ‘‘I want to show people that an Indian guy can just be more than the sidekick or the nerd in the corner.’’


Continuant à aller de l’avant dans sa carrière, Karan s’est mis dans la peau de Suresh dans Pacific Rim: Uprising, un film de sciencefiction récemment sorti en salle. Lorsqu’il a auditionné, il n’imaginait pas obtenir le rôle. ‘‘Je ne pensais pas que cela allait aller plus loin que cela.’’ Mais une semaine plus tard, il recevait un appel affirmant qu’il devait aller en Australie quelques semaines plus tard. ‘‘C’était un retournement surprenant, mais j’étais aussi très enthousiaste à l’idée de travailler sur quelque chose qui était complètement différent de ce que j’avais fait avant’’, explique-t-il.

Keeping moving forward with his career, Karan put himself in Suresh’s shoes in Pacific Rim: Uprising, a sci-fi movie which recently hit theaters. When he auditioned, he didn’t expect to book the role. ‘‘I didn’t think it would go further than that,’’ he recalls. But a week later, he got a call saying that he had to be in Australia a few weeks later. ‘‘This was a very chocking turn around, but also I was very excited to be working on something that was completely different from anything I had ever done before,’’ he explains.

Suresh est une nouvelle recrue pour le programme Jaeger. Pendant le film, on suit son parcours pour faire ses preuves et suivre le reste des recrues, étant aussi le plus jeune. ‘‘Il a constamment besoin et envie de devenir meilleur. Je pense que dans une certaine mesure cela peut être un défaut, mais je pense que c’est vraiment sympa de voir un personnage vivre cette constante anxiété. C’est vraiment intéressant et amusant à jouer’’, affirme Karan. Pour préparer le rôle, il a suivi un entraînement sportif avec un coach personnel pendant plusieurs mois. ‘‘J’étais sur le tournage pour à peu près cinq mois et nous nous sommes entraînés à la fois avant et pendant le film, où nous nous entraînions encore un peu. Je n’avais jamais fait quelque chose qui demande autant physiquement pendant si longtemps.’’

Suresh is a new cadet in the Jaeger pilot program. During the movie, we see him on his journey to prove himself and keep up with the rest of the cadets, as he is also the youngest one. ‘‘He constantly needs and wants to get better. I think that at a certain extent it can be a flaw when you see someone trying to do that, but I think that it is very cool to see a character experience this constant anxiety. It’s very interesting and very fun to play,’’ Karan says. To prepare for the role, he had to work out with a personal trainer for several months. ‘‘I was on the shoot for approximately months and we trained both before and during the film, where we were also working out a little bit. I had never done anything that was this physically demanding for this long.’’

L’équipe du film a inclus des acteurs comme John Boyega et Scott Eastwood. Selon Karan, faire partie d’un tel projet l’a aidé à en apprendre beaucoup. ‘‘J’étais enthousiaste rien qu’à l’idée de regarder comment travaillent John et Scott.’’ Karan a aimé à quel point cette expérience a été stimulante et l’a poussé à devenir meilleur. ‘‘Tous les aspects du film étaient pleins de cases à cocher et c’était tellement une bonne expérience pour apprendre!’’

The cast included actors such as John Boyega and Scott Eastwood. According to Karan, being part of such a huge project helped him to learn a lot. ‘‘I would just be so excited to be sitting there and just watch John and Scott work.’’ Karan loved how challenging this experience was and how it pushed him to be better. ‘‘Every aspect of this film was a bunch of checking off new boxes for me and it was such a cool learning experience!’’

Karan s’est aussi impliqué dans la comédie dramatique Youth and Consequences diffusée sur YouTube Red. Son personnage, Dipankar, est un geek qui dirige le laboratoire informatique. Cependant, il n’est en réalité pas ce que tout le monde pense. ‘‘C’était vraiment amusant de jouer un personnage qui soit complètement l’opposé de ce que les gens pensent’’, admet-il. Voulant se détacher de l’image de Disney Channel, Karan pense que ses récents rôles l’ont beaucoup aidé à franchir ce cap. ‘‘Cela m’a aidé à faire une transition dans ma carrière, passant d’un simple acteur de comédie à des rôles plus dramatiques. Ce que j’attendais franchement depuis longtemps.’’

Karan also got involved in the YouTube Red dramedy series Youth and Consequences. His character, Dipankar, is a geek that runs the computer lab. However, he is actually not what everyone thinks. ‘‘It’s very fun to play a character that is completely the opposite of what people think,’’ he admits. Working on breaking his Disney Channel’s image, Karan thinks that his recent roles really helped him to make this jump. ‘‘It has helping me make a transition from going to comedy to introducing more dramatic characters into my career. Which I honestly really have been looking forward to.’’

A l’avenir, il veut faire différents films et jouer des personnages différents. Il a pour

Looking at the future, he wants to do different films and play different characters.

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‘‘En matière de collaboration avec certaines personnes, je dirais probablement ma femme Jennifer Lawrence’’, déclare-t-il en riant. ‘‘Ce serait très amusant!’’

‘‘In terms of collaborating with certain people, I would probably say my wife Jennifer Lawrence,’’ he laughs. ‘‘That would be really fun!’’

En plus du métier d’acteur, Karan est très engagé dans des causes qui lui tiennent à coeur. Il représente Thirst Project, la plus grande organisation de jeunes luttant contre la crise globale de l’eau dont le but est de construire une génération socialement consciente qui y mettra fin. ‘‘Selon moi, c’est un moyen de donner en retour au monde et d’aider à propager le message que quelque chose d’aussi simple que de l’eau, quelque chose que nous pouvons avoir en appuyant simplement sur un bouton, est une chose pour laquelle les gens ont besoin de marcher des kilomètres,’’ dit-il. Karan souhaite aussi retirer les stigmates autour des maladies mentales. ‘‘Il y a beaucoup de gens qui placent un stigmate négatif autour de cela ou qui ne veulent pas toujours aborder ces conversations ou parfois ne savent pas comment aider. Si vous vous cassez une jambe, les gens vous demanderaient à la fin de la journée si vous allez bien, et les gens devraient vous demander si vous allez bien d’avoir eu une mauvaise journée.’’

Besides acting, Karan is really committed to causes that are close to his heart. He is a celebrity ambassador for Thirst Project, the world’s largest youth water organization whose goal is to build a socially conscious generation that will end the global water crisis. ‘‘For me, I feel like it’s a way of giving back to this world and helping to spread the message that something as simple as water, something we can get at the press of a button, is something that people have to walk miles and miles for,’’ he says. Karan also wants to take the stigma away from mental illness. ‘‘There is a lot of people that put a very negative stigma around it or don’t always want to go into this conversation or sometimes don’t know how to help. At the end of the day, people would ask if you’re okay if you broke your leg, and people should ask if you’re okay for having a bad day.’’

En tant qu’acteur, Karan estime qu’il est possible de sensibiliser l’opinion publique grâce aux films. Selon lui, les films comme Black Panther ou Love, Simon aident les personnes à s’identifier et à voir qu’ils ne sont pas seuls. Il pense que l’industrie du divertissement a une grande influence. ‘‘Je pense que notre travail est de s’assurer que certaines conversations deviennent normales et mettent en lumière certains problèmes ou sujets’’, affirme-t-il. Notre échange touchant à sa fin, Karan a voulu nous expliquer la raison pour laquelle il souhaite voir la diversité devenir un standard. ‘‘Il y a tellement de perspectives différentes, intéressantes et cools qui doivent être racontées et partagées!’’ Étant donné ses ambitions et son talent, nous pouvons être sûrs de voir davantage le nom de Karan Brar dans l’industrie.

As an actor, Karan believes that it is possible to raise awareness with movies. According to him, films like Black Panther or Love, Simon help people relate and see that they are not alone. He thinks that the entertainment industry has a huge influence. ‘‘I think that our job is to help make certain conversations normal and bring certain issues or topics to light,’’ he says. As our chat came to an end, Karan wanted to let us know the reason why he wants to see diversity become a standard. ‘‘There are so many more different, interesting and cool perspectives that need to be told and shared!’’ Given his ambitions and his talent, we can be sure to be seeing Karan Brar’s name more inside the industry.

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Lola Flanery Words by Sammy Stricklin

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l est l’heure pour vous de rencontrer Lola Flanery. Que vous la connaissiez comme la Seelie Queen dans Shadowhunters, Madi dans The 100, Isabel dans Home Again ou que vous la découvriez à l’instant, vous réaliserez que Lola est une fille incroyable derrière la caméra qui a le talent de vous séduire en quelques secondes. La carrière de Lola devant la caméra a commencé pendant ses années de mannequinat, qui l’ont conduite à s’intéresser à l’interprétation. ‘‘Mon agent de l’époque m’a suggéré des cours de théâtre. Ma mère m’y a inscrite et j’ai adoré cela’’, se rappelle-t-elle. Et aujourd’hui avant même d’avoir atteint ses années adolescentes, elle travaille aux côtés de nombreux professionnels dont les noms sont partout comme Eliza Taylor, Harry Shum Jr. et Reese Witherspoon. Peu importe avec qui Lola joue, elle est la vedette dès la seconde où elle se montre à l’écran. Quand nous lui avons demandé ce qui l’avait inspirée à poursuivre devant la caméra, Lola a répondu qu’elle aimait simplement ce qu’elle faisait. ‘‘Je me sens chanceuse d’avoir un travail que j’aime et ai trouvé à un si jeune âge’’, déclare-t-elle. ‘‘Je crois qu’avoir 12 ans est la clé.’’ Même lorsqu’elle a des temps morts sur le plateau, Lola veut s’amuser. ‘‘Je porte mes vêtements post-apocalyptiques de Madi et j’incite les gens à jouer à cache-cache avec moi.’’

Photos by Tatiana Katkova

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t’s time for you to meet Lola Flanery. Whether you know her as The Seelie Queen from Shadowhunters, Madi from The 100, Isabel from Home Again or this is your first time hearing about her, you will realize that Lola is an incredible girl behind the camera who has the ability to sweep you off your feet in a matter of seconds.’’

Starting in modeling when she was younger ended up making her want to perform more in front of a camera. ‘‘My agent at the time suggested acting classes. My mom signed me up and I loved it,’’ she recalls. And now before even reaching teenage years, she’s starring alongside many famous industry professionals that have their names everywhere such as Eliza Taylor, Harry Shum Jr. and Reese Witherspoon. No matter who Lola is acting with, she is the star the second her face shows up on the screen. When asking what inspired her to keep getting in front of the camera, Lola replied that she just really loves what she does. ‘‘I feel so lucky that I have a job that I love and that I found it at such a young age,’’ she says. ‘‘I think being 12 is the key.’’ Even when she has downtime on set, Lola wants to have fun. ‘‘I’ll be dressed in my post-apocalyptic Madi wardrobe and trying to get people to play hide and seek with me.’’

Cela étant dit, Lola va au-delà de l’amusement et des jeux et cela est prouvé par son parcours. Tandis que l’âge ne détermine jamais le talent d’une personne, elle est parvenue à faire la différence comme la télévision ne l’avait jamais vu. Elle utilise même son jeune âge à son propre avantage. ‘‘Je décide (des rôles à prendre) en fonction de ce que j’aime et de ce qui va me faire passer du bon temps. J’ai douze ans, donc je n’ai pas à m’inquiéter de prendre soin d’une famille, et je ne cherche pas à être célèbre, alors mon choix vient du coeur.’’

With that being said though, Lola is much more than just fun and games and that is proven by her track record. While age never measures anyone’s talent, she has still managed to break the mold in ways television hasn’t seen before. She even uses being young to her advantage. ‘‘I decide (what roles to take) based on what I like and what I’m going to have fun doing. I am twelve, so I’m not worried about taking care of a family, and I’m not looking to be famous, so my choice comes from the heart.’’

Ce printemps, Lola sera de retour sur nos écrans dans la série Shadowhunters avec son personnage la Seelie Queen que les fans appréhendent à cause de ses multiples facettes, mais nul doute que Lola a honoré ces facettes à la perfection dès le moment où elle est apparue dans la seconde saison. Obtenant le

This Spring, Lola will be back on our small screens on Freeform’s Shadowhunters with her character The Seelie Queen who hasn’t been a fan favorite due to her many multiple sides, but there is no doubt Lola delivered those sides flawlessly from the

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rôle à seulement 11 ans, elle a rapidement dû apprendre à incarner cette puissante reine âgée d’une centaine d’années. ‘‘Je devais imaginer comment elle marchait, parlait et la façon dont elle tenait ses mains.’’ D’ailleurs, Lola ajoute qu’elle s’est inspirée de la Reine d’Angleterre pour tenir ses mains à la manière de la Seelie Queen.

moment she first appeared in the second season. Only being 11 when she got the part, she quickly had to learn how to embody this hundred of years old powerful queen. ‘‘I had to imagine how she would walk, talk and how she would hold her hands.’’ By the way, Lola adds that she got inspired by the Queen of England to hold her hands as the Seelie Queen.

Devenue une figure familière dans le monde de la télévision, Lola apparaîtra également dans la nouvelle saison de The 100. Tout le monde sait que le personnage de Lola Madi partage ses principales scènes avec Clarke (Eliza Taylor), qui est le personnage principal du show. ‘‘J’étais nerveuse à l’idée de travailler avec Eliza mais seulement parce qu’elle est Clarke! Après avoir obtenu le rôle j’ai regardé The 100 et était obnubilée par Clarke donc c’était incroyable d’avoir des dialogues avec elle’’, raconte Lola. En tant qu’actrice, elle était heureuse de partager des scènes avec Eliza Taylor. ‘‘J’ai l’impression que le show est ancré en elle et j’ai confiance en ce qu’elle fait. Pouvoir jouer face à une personne en laquelle vous avez confiance est la meilleure chose au monde.’’

As she became a familiar face in the television world, Lola will also be spotted in the new season of The 100. It’s no secret that Lola’s character Madi mainly has scenes with Clarke (Eliza Taylor), who is the main character of the show. ‘‘I was nervous to work with Eliza at rst but only because she is Clarke! After I got the part I binged The 100 and was obsessed with Clarke so it was unbelievable to be trading dialogue with her,’’ Lola tells. As a performer, she was happy to be able to share scenes with Eliza Taylor. ‘‘I feel like that the show is in her bones and I trust what she does. To be able to act opposite someone you trust is the best thing in the world.’’

‘‘ To act opposite someone you trust is the best thing in the world’’ Jouer face à une personne en laquelle vous avez confiance est la meilleure chose au monde

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Madi a beau être une nouvelle venue dans la saison 5, cela ne veut pas dire que son aventure sera facile pour elle. ‘‘La saison 5 incarne davantage ce que les fans aiment dans The 100, mais de manière nouvelle et intéressante. Comme toujours, les menaces sont réelles, les enjeux sont élevés, et tout le monde se bat pour ce qu’il aime et ce en quoi il croit, pour survivre’’, déclare Lola. The 100 a toujours eu l’aptitude à emporter le public dans un tourbillon émotionnel, et il semblerait que cette saison ne soit pas différente.

Madi might be a newcomer for season 5, but that does not mean her journey will be easy on her. ‘‘Season 5 is more of what fans have to come to love about The 100, but in new and interesting ways. Like always, the threats are real, the stakes are high, and everyone is fighting for they love and what they believe in, to survive,’’ Lola states. The 100 has always had the ability to send everyone on an emotional rollercoaster, and it seems like this season won’t be any different.

De nos jours, de plus en plus de femmes se manifestent et font entendre leurs voix, ce qui est beau et inspirant. Lola a certainement eu sa part en travaillant avec de nombreuses femmes pleines d’inspiration comme Katherine McNamara et Tasya Teles. Cela étant dit, Lola est indiscutablement en train de devenir l’une de ces inspirations pour les femmes de tout âge. ‘‘Avoir pu travailler si tôt avec des femmes si fortes a été incroyable. Elles ont assurément influencé mon jeu, mais je pense que plus important encore, en tant que jeune fille qui commence dans cette industrie, qu’avoir ces modèles me montre le bon chemin à suivre.’’

In this day and age, more and more women are coming forward and making their voice heard, which is beautiful and inspiring. Lola has definitely had her fair share working with many inspirational women such as Katherine McNamara and Tasya Teles. With that being said, Lola is absolutely becoming one of those inspirations for women of all ages to look up too. ‘‘Having been able to work with such strong women so early on has been amazing. For sure they influenced my acting, but I think even more importantly as a young girl starting in this industry to have those role models shows me the right path to follow.’’


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‘‘ How and why I got here in the 1 st place? I think it was written in the stars’’ En plus de parler d’inspiration, il est toujours fascinant d’entendre ce qu’un acteur veut retenir de sa carrière. En demandant à Lola quel impact elle voulait avoir à travers son travail, elle a déclaré que son objectif était d’incarner un échappatoire pour les gens. ‘‘Je souhaite qu’ils s’apprécient. Je souhaite qu’ils soient divertis et que pendant toute cette période, ils n’aient pas de soucis dans le monde. N’est- ce pas ce que le divertissement est censé faire?’’ Lola a admis qu’elle était ouverte à la réalisation, ce qu’elle a découvert après avoir rejoint l’industrie. ‘‘Comment et pourquoi je suis initialement arrivée là? Je pense que c’était inscrit dans les étoiles’’, conclut-elle.

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To add to inspiration what is always fascinating to hear is what an actor wants out of their career. When directly asking what impact she wanted to give through her work Lola said her goal is to be an escape for people. ‘‘I hope they’ve enjoyed themselves. I hope that they’ve been entertained and for whatever that period of time was they didn’t have a worry in the world. Isn’t that what entertainment is supposed to do?’’ Lola admitted she eventually wants to direct which she figured out after joining the industry. ‘‘How and why I got here in the first place? I think it was written in the stars,’’ she ultimately says.


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Nathaniel Potvin Words by Parker Schug Styling by Veronica Graye

Photos by Aanya Nigam Grooming by Dion Xu

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athaniel -Nate- Potvin est loin d’être un adolescent ordinaire. Non seulement il danse depuis l’âge de 7 ans, mais il a également joué dans de nombreuses productions majeures telles que la publicité Target ‘‘Back-to-School’’, la série Disney XD Mech-X4, ainsi que la sitcom originale Netflix Alexa et Katie. Toutefois ce qui rend Nate si unique, c’est sa longue liste de passe-temps en dehors de sa carrière comprenant la cuisine, la photographie et la mode. De plus, Nate utilise son influence à Hollywood pour discuter des progrès encore nécessaires à apporter à la diversité.

La carrière de Nate a commencé lorsqu’il a mis un pied dans un studio de danse, pratiquant le hip-hop, pop-lock et breakdance. Il a d’abord cru que la danse était une forme d’exercice, mais après des années de pratique, il a trouvé qu’il s’agissait davantage d’un exutoire pour s’exprimer. Nate ne savait pas qu’en suivant les pas de danse de son frère, il deviendrait luimême un si grand danseur. Après seulement quelques années de pratique, Nate a obtenu son premier rôle de danseur dans la publicité Target ‘‘Back-toSchool.’’ Cela s’est avéré être une excellente expérience grâce aux connexions que Nate a faites tout au long de ce processus. En parlant de sa première représentation professionnelle, Nate a déclaré: ‘‘J’ai rencontré des gens vraiment sympas et je me suis fait beaucoup d’amis.’’ De plus, cette opportunité était mémorable car elle a propulsé Nate vers une carrière d’acteur. ‘‘Je pensais que c’était une transition fiable pour apparaître à la télévision pour la première fois. Je savais depuis longtemps que je voulais jouer, mais obtenir la publicité Target m’a vraiment montré à quoi ressemblait le rôle de danseur/ acteur.’’ Récemment, Nate s’est emparé du rôle de Ryan Walker dans la série Disent XD Mech-X4. Ryan, un étudiant de première année au lycée Bay City, qui a découvert ses pouvoirs télépathiques en déversant une benne sur son frère Mark. Tout au long du show, Ryan utilise ces pouvoirs pour contrôler Mech-X4, un robot de cinquante pieds pour protéger sa ville du mal. Comme vous pouvez l’imaginer, ce rôle a été riche en cascades et action. Nate a accepté ce défi à bras ouverts. Décrivant le processus pour développer le personnage de Ryan, Nate a expliqué qu’il a

Photo assisting by Brandon Densley Location The Kimpton Everly West Hollywood

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athaniel -Nate- Potvin is the farthest thing from an ordinary teenager. Not only has he been dancing since the age of 7, but he has starred in many major productions such as the Target, ‘‘Back-to-School’’ commercial, Disney XD’s Mech-X4, as well as the Netflix original sitcom Alexa and Katie. What makes Nate so unique though, is his extensive list of hobbies outside of his career. Some include cooking, photography, and working with fashion. Additionally, Nate makes use of his influence in Hollywood in order to discuss the strides still necessary to bring in diversity.

Nate’s career began when he stepped into the dance studio, practicing hip-hop, pop-lock and break dancing. He first believed dancing to a form of exercise, but after years of practice found it to be more of an expressive outlet. Nate was unaware that by following his brother’s dancing footsteps, he would become such a great dancer himself. After only a few years of practice, Nate booked his first big dance role in Target’s ‘‘Back-to-School’’ commercial. This proved to be a great experience because of the connections Nate made throughout this process. When discussing his first professional gig, Nate stated, “I met some really nice people and made a lot of friends.” Additionally, this opportunity was monumental because it propelled Nate towards pursuing an acting career. “I thought it was a solid transition as way to appear on television for the first time. I had known for a while that I wanted to act, but booking the Target commercial really showed me what set was like as a dancer/actor.” Just recently, Nate has taken on the role of Ryan Walker in Disney XD’s Mech-X4. Ryan, a freshman at Bay City High School, discovered his telepathic powers when dumping a dumpster on his brother Mark. Throughout the show, Ryan uses these powers to control Mech-X4, a fifty foot robot to protect his town from harm. As you may imagine, this role was filled with stunts, and action. Nate accepted this challenge with open arms. In describing the process of developing Ryan’s character, Nate explained it was extremely physically

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été extrêmement exigeant physiquement. ‘‘Il m’a fallu une bonne compréhension des cascades et isoler certaines parties de mon corps pour qu’elles fassent certaines actions pendant que j’imaginais qu’il y avait un monstre devant moi. Il a vraiment poussé mon corps à effectuer certains mouvements. Parfois je revenais dans mon appartement avec des petits bleus ou je devais prendre des bains de sel d’Epsom pour apaiser mes muscles.’’ En dehors du fait que ce rôle était extrêmement éprouvant physiquement, Nate a également dû supporter un temps épouvantable pendant le tournage. Nous tournions au Canada où il pleut, fait froid et neige, et vous devez toujours jouer comme si vous n’aviez pas froid. Parfois il y avait des moments où je portais deux épaisseurs thermales sous mes vêtements et je devrais être dans le harnais ce jour-là.’’ Malgré les défis qu’ont impliqué le jeu de Ryan, Nate a été bienveillant pour cette expérience et a senti que cela l’a aidé à grandir en tant qu’acteur. De plus, il était ravi de faire partie de la famille Disney.

demanding.‘‘It required an adept understanding of stunts and isolating certain parts of my body to will them to perform certain actions while I was imagining there was a monster in front of me. It really pushed my body to perform certain movements. Sometimes I would go back to my apartment with small bruises or I would have to take Epsom salt baths to soothe my muscles.” Besides the fact that this role was extremely physically taxing, Nate also had to put up with horrendous weather while filming. “We were shooting in Canada where it rains, gets cold and snows, and you still have to act like you’re not cold. Sometimes there would be times when I would be wearing two layers of thermals under my clothes and I would have to be in the harness that day.” Despite the challenges that came along with playing Ryan, Nate was gracious for this experience and felt that it helped him grow as an actor. Plus, he was thrilled to have become part of the Disney family.

‘‘ I don’t want to be known as a celebrity that acts’’ Je ne veux pas être connu comme une célébrité qui joue

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En plus de son rôle sur Disney XD, Nate a également joué dans la nouvelle série Netflix Alexa et Katie. Ce show aborde l’histoire d’une jeune fille, Alexa, qui fait face aux épreuves du cancer, avec sa meilleure amie Katie à ses côtés. Non seulement les deux filles font plusieurs voyages à l’hôpital chaque mois, mais elles sont également confrontées aux défis qui accompagnent le début des études secondaires. Katie décide d’auditionner pour la pièce où elle rencontre Ryan, joué par Nathaniel Potvin. Alors que la série se développe, Ryan suit Katie, et ils finissent par établir un lien fort. En faisant partie de cette série, Nate abordait en profondeur un sujet important, le cancer. Il a eu l’impression que grâce à ce show, lui et ses collègues étaient capables d’exprimer d’importants messages de gentillesse. ‘‘Il est non seulement plein de leçons sur la persévérance et la compassion, mais montre également de grands exemples de familles et d’amis encourageants.’’

In addition to his role on Disney XD, Nate also starred in the new Netflix series, Alexa and Katie. This show is about a young girl, Alexa, whose facing the hardships of cancer, with her best friend Katie by her side. Not only are the two girls making multiple trips to the hospital each month, but they are also navigating the challenges that come with starting high school. Katie decides to audition for the play, where she meets Ryan, played by Nathaniel Potvin. As the series develops, Ryan pursues Katie, and they end up forming a strong bond. While being part of this series, Nate was in the depths of an important topic, teen cancer. He felt that through this show, he and his cast members were able to express important messages of kindness. “It is not only full of lessons about perseverance and compassion but also shows great examples of supportive families and friends.”

En dehors d’être un acteur accompli, Nate est un adolescent ordinaire. Il a de nombreux passe-temps incluant la cuisine, et aime passer du temps avec des amis. ‘‘J’aime sortir avec mes amis et ma famille, et j’aime faire de l’exercice. J’aime manger dans de bons restaurants ou cuisiner à partir de divers livres de cuisine à la maison.’’ De plus, Nate aime prendre des photos,

Despite being an accomplished actor, Nate is an ordinary teen. He has many pastimes including cooking, and spending time with friends. “I love to hang out with friends and family, and I enjoy working out. I like to eat out at nice restaurants or cook from various cookbooks at home.” Additionally, Nate enjoys


et créer des tenues. ‘‘Parfois je vais à Hollywood prendre des photos de rue et on peut aussi me trouver en train de faire du shopping pour des vêtements sympas ou vintage, en ligne ou en personne. J’aime regarder des films.’’

taking photos, and putting together outfits. “Sometimes I’ll be in Hollywood taking street photography pictures and I can also be found shopping for cool or vintage clothes, either online or in person. I love to watch movies.”

Tout au long de sa carrière, Nate a trouvé du soutien auprès de sa mère. ‘‘Elle a vraiment été la personne qui m’a permis de m’exprimer dans les arts. Elle a toujours été là pour s’occuper des affaires quand j’avais besoin d’elle et elle est un excellent modèle pour maîtriser l’industrie aujourd’hui parce qu’elle devait le faire pour moi comme j’étais mineur.’’ Grandissant en Californie, au coeur de l’industrie du divertissement, Nate avait besoin de tout le soutien qu’il pouvait obtenir. Lorsqu’on lui a demandé en quoi le fait d’être élevé à Los Angeles a influencé sa carrière, il a répondu: ‘‘Cela m’a rendu tellement plus critique envers moi-même. J’ai grandi dans une atmosphère si compétitive avec des concours de danse et des auditions. Cela m’a aussi vraiment forcé à voir l’industrie du divertissement dans cette optique, mais de façon amusante. Je ne la prends jamais pour acquis.’’

Throughout his career, Nate has found support from his mother. “She really was the person who made it okay for me to express myself in the arts. She has always been there to take care of the business side of things when I needed her and she is such a great role model for navigating the industry today because she had to do it for me as a minor.” Growing up in California, in the heart of the entertainment industry, Nate needed all of the support he could get. When asked how being raised in Los Angeles has influenced his career he answered, “It has made me so much more critical of myself. I grew up in such a competitive atmosphere with dance competitions and auditions. It has really forced me to see the entertainment industry in that light as well, but in a fun way. I never take it for granted.”

Nate a également été un leader du mouvement de diversité à Hollywood. En tant qu’acteur métisse, Nate a poussé Hollywood à devenir plus éclectique et ouvert. Il est ravi de voir plus d’acteurs et actrices afro-américains dans les films et les émissions de télévision. ‘‘Je vois de plus en plus de rôles pour des personnages ethniquement ambigus et afro-américains. Je continue de voir des films qui ont des gens très

Nate has also been a leader in the diversity movement in Hollywood. As a biracial actor, Nate has pushed for Hollywood to become more eclectic, and inclusive. He is overjoyed to see the increase in African American actors and actresses starring in movies and television shows. “I keep seeing more and more roles for ethnically ambiguous and African American characters. I keep seeing movies that have very

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beaux et ethniques comme Black Panther. Je pense qu’en raison de la récente montée de la diversité et de l’égalité des sexes, les jeunes ont été inspirés par leurs histoires, peu importe leur sexe, leur nationalité, leur race ou leur religion. Toutes les histoires sont aussi intéressantes les unes que les autres.’’ Et il n’y a aucune exception pour Nate. Il utilise sa voix et partage son histoire à travers les médias sociaux, sa danse et son jeu d’acteur.

beautiful and ethnic people like Black Panther. I feel because of the recent surge of diversity and gender equality it has really inspired the youth to speak their stories no matter their gender, nationality, race, or religion. All stories are just as interesting as the next.” And this is no exception for Nate. He uses his voice and shares his story through social media, his dancing, and acting.

Quant à l’avenir, Nate a l’intention de devenir réalisateur. Il a été inspiré par d’autres réalisateurs et croit que c’est le moyen le plus efficace pour partager ses propres histoires. Nate aspire à émouvoir les gens avec son travail. ‘‘Je me vois gagner un Oscar pour mon métier d’artiste. Cela a été mon objectif depuis longtemps et je ne veux pas être connu comme une célébrité qui joue mais plus comme un artiste qui est une célébrité. J’aimerais faire des films qui suscitent des discussions parmi les gens de tous les horizons.’’ De plus, Nate voit la valeur dans la collaboration. Ainsi il espère travailler avec ceux qui l’ont influencé. ‘‘J’espère travailler un jour avec des réalisateurs, des écrivains et des acteurs que je respecte, comme Spike Lee, Donald Glover, Jordan Peele, Ryan Coogler, Denzel Washington, David Fincher et Spielberg. C’est mon rêve de travailler avec tous ces narrateurs incroyables.’’

As for the future, Nate has plans to become a director. He has been inspired by other directors and believes that this is the most effective way to share his own stories. Nate aspires to move people with his work. “I envision myself winning an Academy Award for my craft as an artist. That has been my goal for the longest time and I don’t want to be known as a celebrity that acts but more as an artist that is a celebrity. I would love to make films that spark discussions among people of all backgrounds.” Additionally, Nate also see’s the value in collaborating. Thus he hopes to work with those who have influenced him. “I hope to one day work with directors and writers and actors that I look up to, like Spike Lee, Donald Glover, Jordan Peele, Ryan Coogler, Denzel Washington, David Fincher, and Spielberg. It is my dream to work with all of these amazing story tellers.”

Adolescent contrebalançant les difficultés des jeunes adultes, et le travail exigeant de l’industrie du divertissement, Nate a mûri rapidement. Il a appris diverses leçons de rigueur lors des moments où il joue. Lorsqu’on lui a demandé quel conseil il donnerait aux autres adolescents suivant leurs rêves, il a répondu: ‘‘Restez au top de votre travail. N’importe comment, vous devez être avide de ce que vous voulez. Il ne devrait jamais y avoir de temps mort dans vos rêves, vous devriez être capable de faire ce qui vous intéresse. Mais la seule façon d’y arriver est de baisser la tête et de travailler. Assurez-vous que vous êtes responsable de l’endroit où vous voulez que votre vie aille.’’ Nathaniel Potvin est une source d’inspiration pour beaucoup, et son travail changera certainement le monde.

As a teen balancing the struggles of young adulthood, and the demanding work of the entertainment industry, Nate has matured rapidly. He has learned various lessons regarding diligence during his time acting. When asked what advice he’d give to other teens following their dreams, he answered: “Stay on top of your work. No matter what, you have to stay hungry for what you want. There shouldn’t ever be a lull in your dreams you should be able to do what you are interested in. But the only way to get there is to put your head down and work. Make sure that you are in charge of where you want your life to go.” Nathaniel Potvin is an inspiration to many, and his work will for sure change the world.


‘‘ There shouldn’t ever be a lull in your dreams’’ Il ne devrait jamais y avoir de temps mort dans vos rêves

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Kayla Maisonet Words by Jasmine Perrier

Photos by Aanya Nigam

Styling by Tawni Nicole Tran

Makeup by Dion Xu

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i le monde de Disney Channel vous est familier, vous avez dû entendre parler de l’actrice de 18 ans Kayla Rose Maisonet. Depuis 2016, cette native de New York joue Georgie Diaz dans la sitcom Disney Harley, le cadet de mes soucis qui s’est aussi avérée être son premier rôle principal, même si sa carrière avait débuté auparavant dans des programmes jeunesse comme Bonne Chance Charlie ou #doggyblog.

Photo assisting by Brayen Madera

Avant de devenir californienne, Kayla passait son enfance sur la côte Est, partageant son temps entre le New Jersey et New York. Aimant depuis toujours chanter et danser, elle sentait que le monde créatif l’attirait depuis le début. ‘‘Je savais que je voulais faire quelque chose de grand: jouer, danser, chanter, peu importe... C’était pour moi!’’

Hair by Alyssa Bartley

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f you are familiar with the Disney Channel’s world, then you should have heard about 18 year-old actress Kayla Rose Maisonet. Since 2016, the native of New York has been starring in the Disney’s sitcom Stuck in the Middle as Georgie Diaz which also appeared to be her first main role, even though her career started earlier in kids programs including Good Luck Charlie or Dog with a Blog.

Before becoming a Californian girl, Kayla spent her early life on the East Coast, between New Jersey and New York. As she has always loved singing and dancing, she feels like she was drawn to the creative world from the very beginning. ‘‘I knew I wanted to do something huge: acting, dancing, singing, whatever... It was for me!’’

‘‘ I always want to be respectful but also be a real person’’ Je veux toujours être respectueuse mais également être une vraie personne

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S’intéressant de près à l’interprétation, Kayla a rendu visite à une compagnie de danse, et a ressenti la connexion avec la vie artistique qu’elle était décidée à entreprendre. ‘‘Un jour, nous avons décidé d’envoyer des headshots à des managers et agents à New York. Je suis allée à ma première audition, et je l’ai réussie. J’aimais travailler dans des publicités et au théâtre, donc j’imaginais que j’adorerais aussi travailler au cinéma et à la télé’’, déclare Kayla.

Deeply interested in performing, Kayla was brought up in a dance company, and felt the connection with the artistic life that she was decided to take on. ‘‘One day, we decided to send headshots to managers and agents in New York. I went on my first audition, and I booked it. I loved working on commercials and in theater, so I thought I would love working in film and TV too,’’ Kayla says.

A l’âge de 12 ans, Kayla et sa mère ont déménagé à Los Angeles pour poursuivre la carrière de Kayla dans l’interprétation. ‘‘Je jouais depuis un moment chez moi, alors nous avons décidé d’essayer cela à Los Angeles et de voir ce qui se passerait’’, se rappelle-t-elle. A présent qu’elle vit sur les deux côtes, Kayla apprécie trouver de l’inspiration entre Los Angeles et New York. ‘‘J’adore être sur les deux côtes. Beaucoup de choses m’inspirent dans les deux villes, mais j’aime l’agitation et l’effervescence de NYC que

At the age of 12, Kayla and her mom moved to Los Angeles in order to pursue Kayla’s career in acting. ‘‘I was acting back home for a while, then we decided to try it in Los Angeles and see what would happen,’’ she recalls. Now that she is a bi-coastal person, Kayla enjoys finding inspiration on both coasts between Los Angeles and New York. ‘‘I love being bi-coastal. A lot of things inspire me in both cities, but I love the hustle and bustle of NYC that we do not have in Los Angeles. Everyone is a lot more


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‘‘ Fear will hold you back and can affect how you perform’’ La crainte vous retiendra et peut affecter la manière dont vous jouez

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nous n’avons pas à Los Angeles. Tout le monde est beaucoup plus décontracté à Los Angeles. Je pense que les deux villes ont des qualités que j’adore. Il y a tant à aimer dans les deux!’’ Cependant, tout comme n’importe quel artiste voulant faire carrière dans l’industrie du divertissement, Kayla n’a pas échappé à des mois d’incertitude après avoir emménagé à Los Angeles en 2011. Mais son travail acharné a fini par payer lorsqu’elle est entrée en contact avec Disney un an plus tard. ‘‘Mon premier projet pour Disney était un pilote pour Disney XD tourné en 2012. C’est à ce moment-là que j’ai construit une relation’’, raconte-t-elle. Après avoir obtenu son rôle dans #doggyblog, elle a travaillé sur ce show pendant trois ans et 20 épisodes dans la peau de Lindsay. Faire ses débuts d’actrice avec Disney a certainement eu un impact sur la vie de Kayla après. Maintenant qu’elle fera toujours partie de l’histoire légendaire de Disney, Kayla n’aurait pu rêver d’une meilleure expérience pour mener son ascension fulgurante et vivre son adolescence. ‘‘Le meilleur aspect d’être dans Disney est de savoir que j’ai regardé la chaîne en grandissant et cela m’a beaucoup importé.’’ La forte présence de Kayla sur les réseaux sociaux est en partie due au succès de Harley, le cadet de mes soucis diffusé sur Disney Channel depuis 2016. La série comique se passe dans le Massachusetts, dans la ville fictive de Marshport, et suit la famille Diaz composée de sept enfants. Avant d’avoir eu le rôle, Kayla était certaine qu’elle voulait s’engager dans ce projet. ‘‘Le processus pour Georgie n’a pas été aussi intense que pour d’autres rôles. Je connaissais le casting, donc ils m’ont directement amenée aux producteurs, et ensuite j’ai été mise à l’épreuve! Pas le processus normal!’’ Georgie, le personnage de Kayla, est une personne amusante et positive avec un fort esprit de famille qui est également l’une des grandes soeurs d’Harley (jouée par Jenna Ortega) et la deuxième aînée des sept enfants. Trois années ont passé depuis que Georgie est entrée dans la vie de Kayla, et Kayla admet que grandir aux côtés de Georgie a eu une certaine influence sur la personne qu’elle est aussi. ‘‘Je pense que l’énergie de Georgie a déteint sur moi. Elle est très énergique.’’ En plus de cela, Harley, le cadet de mes soucis est l’un des rares shows Disney à être tourné en prise de vue unique, ce qui a permis à Kayla de connaître une nouvelle et inhabituelle facette du tournage. ‘’La prise de vue unique est exigeante mais si fun! Je pense que tourner à plusieurs caméras est plus facile car vous avez des jours pour préparer, mais en caméra unique

laid-back in Los Angeles. I think both cities have qualities that I love. There’s so much to love about both!’’ However just like any artist interested in making a career in the entertainment industry, Kayla didn’t avoid a few months of insecurity after her moving to Los Angeles in 2011. But her hard work ultimately paid off as she got in touch with the Disney family a year later. ‘‘My first project for Disney was a Disney XD pilot I shot in 2012. That’s when I built a relationship,’’ she says. After booking her part in Dog with a Blog, she has worked on that show for three years and 20 episodes as Lindsay. Making her acting debuts with Disney has certainly impacted Kayla’s life afterwards. As she will now be forever in Disney’s legendary history, Kayla couldn’t have dreamt of a better experience to undertake her rise to fame and live her teenage years. ‘‘The best part of being on Disney is knowing that I watched the channel growing up and it meant a lot to me.’’ Kayla’s huge social media presence today is in part due to the success of Stuck in the Middle which has been airing on Disney Channel since 2016. The comedy series takes place in Massachusetts, in the fictional town of Marshport, and follows the Diaz family composed of seven children. Before getting the part, there was no doubt for Kayla that she wanted to be involved in that project. ‘‘The process for Georgie wasn’t as strenuous as other roles. I knew casting, so they brought me straight to the producers, and then I tested! Not the normal process!’’ Kayla’s character Georgie is a fun and positive person with a very strong sense of family who is also one of Harley’s older sisters (portrayed by Jenna Ortega) and the second oldest of the seven children. It has been three seasons since Georgie came into Kayla’s life, and Kayla admits that growing by Georgie’s side has influenced herself to be who she is today. ‘‘I think Georgie’s energy has rubbed off on me. She’s very energetic.’’ In addition to that, Stuck in the Middle is one of the rare Disney’s shows to be shot single-camera, which has allowed Kayla to experience a new and uncommon side of the filming process. ‘‘Single camera is challenging but so fun! I think that multi camera is easier because you have days to prepare, but with single you go right into it. You need to go

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vous y allez directement. Vous avez besoin d’être direct pour mémoriser et apprendre. C’est un rythme soutenu.’’

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straight into memorizing and learning. It’s fast paced.’’

Kayla a beau avoir commencé sa carrière professionnelle jeune, elle n’en a pas négligé ses études pour autant. Tout est délicat. Aller à l’école et travailler n’est pas fun, c’est dur’’, confie-t-elle. Néanmoins, en partageant son temps entre le travail et ses cours, elle a eu la chance de pratiquer et d’explorer l’industrie du film chaque jour sur le plateau. ‘‘J’ai appris tellement dans Harley, le cadet de mes soucis. C’était comme une grande classe d’interprétation qui m’a tout appris sur l’industrie. Le show m’a beaucoup appris sur ce que je peux gérer en tant qu’actrice’’, déclare Kayla. ‘‘J’aime voir ce que tout le monde fait sur le plateau qui n’est pas devant la caméra. Ce que j’ai préféré apprendre est la manière dont les réalisateurs, réalisent, comment ils prévoient les plans...’’

Kayla might have started her professional career at an early age, but she has always managed to balance education and acting. ‘‘Everything is challenging. Going to school and working is not fun, it’s tough,’’ she confesses. Nevertheless, by balancing work and her classes, she has quite the chance to practice and explore the film industry everyday on set. ‘‘I’ve learned so much on Stuck in the Middle. It was like one huge acting class that taught me everything and anything about the industry. The show taught me a lot about what I can handle as an actress,’’ Kayla states. ‘‘I love seeing what everyone does on set that isn’t in front of the camera. My favorite thing I’ve learned thus far is how the directors, direct, how they plan the shots...’’

Allant de l’avant, Kayla aimerait que son travail d’actrice inspire les autres, et elle espère qu’ils apprécient ce qu’elle fait. ‘‘En tant que personne, je veux toujours être respectueuse mais également être une vraie personne! Toujours être moi-même, mais ne jamais franchir la ligne’’, affirme Kayla. Concernant ses projets pour l’avenir, Kayla déclare que l’un de ses objectifs est de s’aventurer dans la production, l’écriture et de jouer un rôle principal dans un de ses propres projets. ‘‘J’adorerais être en charge d’une chose que j’ai originalement trouvé.’’

Moving forward, Kayla would like the work she does as an actress to inspire others, and she hopes that they love her work. ‘‘As a person, I always want to be respectful but also be a real person! Always be myself, but never cross the line,’’ Kayla says. As far as her future plans are concerned, Kayla claims that one of her life goals is to go into producing, writing and play a lead role in one of her own projects. ‘‘I would love to be in charge of something I creatively came up with.’’

Tout comme elle n’a jamais abandonné ses rêves même pendant les temps difficiles, Kayla est la preuve vivante que quiconque passionné par une chose peut la réussir. Malgré les obstacles qui ont rencontré son chemin, Kayla a été en mesure de les surmonter et de devenir la jeune star montante que nous connaissons tous aujourd’hui. ‘‘Mes conseils pour ceux qui veulent commencer l’interprétation sont d’être audacieux. Foncez. La crainte vous retiendra et peut affecter la manière dont vous jouez ou passez une audition.’’

Just like she has never given up on her dreams even during hard times, Kayla is the living proof that anyone passionate about something can succeed in it. Despite the obstacles that came her way, Kayla was able to overcome them and become the young rising star we all know today. ‘‘My advice to others that want to start acting would be to be fearless. Go for it. Fear will hold you back and can affect how you perform or audition.’’


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Denim jacket Levi’s - Jacket Zara - Pants Ksubi - Shoes New Balance

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Thomas Barbusca Words by Parker Schug

Photos by Carolin Schild

Styling assisting by Mark Quijano

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15 ans, l’acteur Thomas Barbusca est en bonne voie pour prendre d’assaut l’industrie de la télévision. Jouant Chip Pemberton dans la sitcom The Mick, et Drew dans la série Netflix Wet Hot American Summer: First Day of Camp, Thomas a retenu l’attention des publics à travers le monde. Thomas Barbusca, autrefois habitant du New Jersey, domine maintenant Hollywood et nous montre à quel point on ne peut pas l’arrêter dans sa conquête.

Styling by Aris Solidum

Grooming by Sher Vasquez

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ifteen year-old actor Thomas Barbusca is taking the television screen by storm. Portraying Chip Pemberton on the sitcom The Mick, and Drew in the Netflix series Wet Hot American Summer: First Day of Camp, Thomas has grabbed the attention of audiences all around the world. Thomas Barbusca, once a New Jerseyan, is now dominating Hollywood, and showing us all how unstoppable he really is.

‘‘ Sacrifiice is what you have to do to be great in anything’’ Le sacrifice est ce que vous avez à faire pour être bon dans n’importe quelle chose

Comme certains d’entre vous ne le savent peut-être pas, Thomas Barbusca a rencontré l’industrie du divertissement par sa soeur aînée, Brielle. A seulement 6 ans, Thomas et sa famille proche ont quitté le sud du New Jersey pour s’installer à Los Angeles, afin que Brielle poursuive sa passion, l’interprétation. Une fois là-bas, Thomas a commencé à envier toute la joie que procurait le jeu à sa soeur alors il a décidé de tenter sa chance. ‘‘Ma soeur est devenue actrice très jeune. Elle disait que c’était amusant, et j’étais un peu jaloux. Je voulais moimême m’y engager.’’ Heureusement pour Thomas, avoir été présenté à la comédie par l’intermédiaire de sa soeur n’a pas été le seul avantage d’avoir un frère ou une soeur dans l’industrie. Encore à ce jour, Thomas recherche des conseils et du soutien auprès de sa grande soeur. Interrogé sur le processus hollywoodien des auditions, Thomas a déclaré que sa soeur était toujours celle qui l’encourageait et qui lui remontait le moral quand il ne réussissait pas. ‘‘Le fait qu’elle ait connu cette expérience m’aide vraiment car tu ne te sens pas seul, et tu as quelqu’un qui peut te parler et t’aider pendant tout ce temps.’’ Grâce au grand soutien de sa soeur, Thomas a pu réussir de nombreuses choses. A seulement 11 ans, Thomas a obtenu le rôle de Peter Pan, dans la publicité de Geico ‘‘Peter Pan

As some people may not know, Thomas Barbusca was initially brought into the entertainment industry by his older sister, Brielle. At only 6 years-old, Thomas and his immediate family relocated from Southern New Jersey, to Los Angeles, in order for Brielle to pursue her passion, acting. Once there, Thomas began to envy how much joy acting was bringing his sister so he decided to try it out. “My sister was an actor at a young age. I always remember her saying how fun it was, and I got a little jealous. I wanted to get into it myself.” Fortunately for Thomas, Brielle introducing him to acting wasn’t the only benefit of having a sibling in the industry. Still to this day, Thomas seeks advice and support from his older sister. When asked about the audition process in Hollywood, Thomas said that his sister is always the one to encourage him, as well as bring his spirits up when he does not succeed. “Having her had that experience really helps because it makes you feel not alone, and you have someone that can talk you through it and help you throughout.” Because of Thomas’s phenomenal support from his sister, he was able to achieve many great things. At just 11 years-old, Thomas

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Reunion: It’s What You Do.’’ Dans ce message publicitaire pour une assurance, Peter Pan est réuni avec ses vieux amis, et est ‘‘resté jeune’’ par rapport à eux. Thomas, dans la peau de Peter, était attaché à un harnais, et est arrivé en volant dans la réunion. Comme vous pouvez l’imaginer, être attaché à un harnais était extrêmement excitant pour un enfant de 11 ans. ‘‘Nous avons dû répéter avec ce harnais pendant deux jours avant de pouvoir tourner la publicité. Être âgé de onze ans, voler à l’aide d’un harnais... La plupart des personnes de onze ans n’ont pas l’opportunité de faire cela.’’

scored the role of Peter Pan, in Geico’s ‘‘Peter Pan Reunion: It’s What You Do’’ commercial. In this hysterical insurance commercial Peter Pan is reunited with old pals of his, and has “stayed young” in comparison to them. Thomas, as Peter, was strapped into a harness, and ew into the reunion. As you could imagine, being strapped to a harness was extremely exciting for an eleven-year-old. “We had to rehearse with that harness for two days before we could shoot the commercial. To be eleven-years-old, just flying around on a harness... Most elevenyear-olds don’t get to do that.”

Au fur et à mesure que Thomas a avancé dans sa carrière, il a obtenu des rôles dans des séries à succès telles que American Horror Story et Grey’s Anatomy. L’un de ses rôles les plus marquants a été Leo dans La 6ème, la pire année de ma vie. Leo est le personnage principal, le meilleur ami de Rafe, qui aide ce dernier à aller à l’encontre de toutes les règles du code de conduite de l’école après que le principal ait détruit le carnet de croquis de Rafe. Quand Thomas est arrivé sur le plateau après avoir eu ce rôle, il a pu assumer pleinement le personnage de Leo, au point qu’il déclare avoir eu l’impression d’être Leo. ‘‘Ce rôle m’a paru parfait, parce que Leo est un gamin amusant, aimant, toujours là pour son ami, et je suis ainsi dans la vraie vie. Vraiment, je suis toujours là pour mes amis, et je suis un enfant qui aime s’amuser.’’

As Thomas advanced in his career, he earned parts in hit series such as American Horror Story and Grey’s Anatomy. One of his most notable roles was Leo, in Middle School: The Worst Years of My Life. Leo is the main character, Rafe’s, best friend who helps Rafe go against every rule in the school’s code of conduct after the principal destroys Rafe’s sketchbook. When Thomas first stepped on set after getting this role, he was able to fully take on Leo’s character, so much so that he said that he felt like he was Leo. “That role kind of felt perfect for me, because Leo’s like a fun, loving kid, who’s always there for his friend, and that’s how I am in real life. Really, I’m always there for my friends, and I’m a fun loving kid.”

En plus de pouvoir s’identifier si bien à ce rôle, Thomas était aussi capable de représenter Léo de façon si naturelle parce qu’il avait étudié le roman sur lequel ce film était adapté. Grâce à l’aide de cette ressource prodigieuse, Thomas n’avait pas besoin de considérer les antécédents du personnage dans sa tête. C’était déjà écrit pour lui. De plus, Thomas a été en mesure d’en apprendre davantage sur le côté le plus profond de Leo. ‘‘Avoir le livre et lire le livre à plusieurs reprises a certainement aidé parce qu’il est tellement plus qu’un personnage.’’

In addition to being able to relate to this role so well, Thomas was also able to portray Leo so naturally because he studied the novel that this movie was based off of. Due to the help of this stupendous resource, Thomas had no need to consider the character’s backstory in his head. It was already written out for him. Plus, Thomas was able to learn about the deeper side of Leo. “Having the book and reading the book a couple times definitely helped because he is so much more than a character.”

Thomas a également joué le rôle de Drew dans la série télévisée Wet Hot American Summer: First Day of Camp. Dans cette série, Thomas a dû agir comme un tyran. C’était une expérience intéressante étant donné qu’il n’avait jamais joué de brute auparavant. ‘‘C’est tellement différent d’avoir cette attitude et ce pouvoir. Vous vous sentez si mal pour n’importe quelle personne que vous intimidez dans une scène.’’ Cette expérience instructive n’a pas été la seule chose que Thomas a retenu de ce tournage. Comme beaucoup d’autres jeunes acteurs travaillaient avec lui, il a pu rencontrer certains de ses plus grands amis au sein de ce camp d’été. ‘‘Vous êtes sur le plateau pour quelques mois avec des amis et quand vous avez cet âge

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Thomas also took on the role of Drew in the television series Wet Hot American Summer: First Day of Camp. In this series, Thomas had to act as a bully. This was an interesting experience considering he had never played a bully before. “It’s so different having that attitude and power. You just feel so bad for whoever you’re bullying in a scene.” This unique learning experience wasn’t the only thing that Thomas took away from being on this set. Since so many other young actors were working with him, he was able to meet some of his greatest friends in this summer camp style set. “You are on set for a couple of months with friends and when you’re that age


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‘‘Leonardo DiCaprio worked harder and harder to be legendary’’ Leonardo DiCaprio a travaillé de plus en plus dur pour être légendaire

vous vous faites beaucoup de meilleurs amis, donc nous avions l’impression d’être au camp d’été tout le long.’’ Actuellement, Thomas est présent dans la saison 2 de The Mick. Il joue à Chip Pemberton, un jeune garçon élevé par sa tante sans ambition, après que ses parents l’aient quitté. Cela a été l’expérience préférée de Thomas en terme de jeu en raison de la profondeur de son personnage. ‘‘Il y a des moments où il est drôle, très sombre, et il y a des fois où on voit son côté affectueux.’’ Bien que Thomas ait aimé jouer Chip, quelques défis ont fait surface, comme le fait d’être à la hauteur des autres acteurs. ‘‘Nous allons là- bas tous les jours et faisons de notre mieux pour rendre notre spectacle amusant. Chacun d’entre eux est un génie humoristique.’’ Thomas a également fait allusion à son lien fort avec Scott Macarthur, écrivain et acteur de The Mick, qui l’a motivé à dépasser les limites de la comédie.

you make a lot of best friends, so it really felt like we were at summer camp the whole time.” Currently, Thomas is featured on season 2 of The Mick. He plays Chip Pemberton, a young boy being raised by his unambitious aunt, after his parents left him. This has been Thomas’s favorite acting experience because of the depth behind his character. “There’s times when he’s funny, he’s very dark, then there’s times when you see his loving side.” While Thomas has loved playing Chip, there have been some challenges that come with it like keeping up with the other actors. “We all go there everyday and put in our best effort to make our show funny. Every single one of them are comedic geniuses.” Thomas also alluded to the fact that his strong bond with Scott Macarthur, writer and actor for The Mick, has motivated him to exceed the limits of comedy.

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‘‘ Having my sister had that experience really helps because it makes you feel not alone, and

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you have someone that can help you throughout

Selon Thomas, sa carrière d’acteur ne le rend pas très différent des autres adolescents. ‘‘C’est un peu comme l’école pour moi. Chaque jour, je me lève à une certaine heure pour aller jouer quelques heures, j’apprends et je joue, et je fais beaucoup d’autres choses, et les enfants qui ne sont pas des acteurs se lèvent, et font de nombreuses autres choses pour couronner le tout.’’ A ce stade, se lever et aller sur le plateau est la norme pour Thomas. En plus de son emploi du temps chargé, Thomas prend également le temps de sortir avec ses amis comme n’importe quel autre adolescent. Surprenant pour de nombreuses personnes, il est aussi un grand fan de basketball, et adore jouer aux jeux vidéo. Interrogé sur ses conseils pour les futurs acteurs, Thomas a répondu que le sacrifice est ce que vous avez à faire pour être bon dans n’importe quelle chose. ‘‘Juste pour être le travailleur le plus ardent dans la pièce’’, déclaret-il. Il a également mentionné Leonardo DiCaprio, se référant à son succès au début de sa carrière par rapport à sa renommée dans l’industrie du cinéma aujourd’hui. ‘‘Leonardo DiCaprio était génial quand il était plus jeune et il a travaillé de plus en plus dur pour être légendaire.’’ Bien que Thomas utilise cela comme un exemple de travail acharné, il semble être sur la même voie pour atteindre l’excellence.

According to Thomas, his acting career does not make him much different from other teenagers. “It’s kind of like school for me. Every day, I wake up at a certain time to go to set for a couple of hours, and I’m learning, and I’m acting, and I’m doing a bunch of other things, and kids who aren’t actors are waking up, learning and doing a bunch of other stuff on top of that.” At this point, waking up and going to set is the norm for Thomas. In addition to his busy acting schedule, Thomas also makes time to hang out with his friends as any other teen would. Surprising to many, he is also a big fan of basketball, and loves playing video games. When asked about his advice for aspiring actors and actresses, Thomas responded that sacrifice is what you have to do to be great in anything. ‘‘Just to be the hardest worker in the room,” he says. He also mentioned Leonardo DiCaprio, referring to his success early on in his career compared to his eminence in the acting industry now. “Leonardo DiCaprio was great when he was younger and he worked harder and harder to be legendary.” Although, Thomas uses that as an example of hard work, he seems to be on a similar path to excellence.

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Mina Sundwall Words by Sammy Stricklin

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seulement 16 ans, Mina Sundwall est sur la bonne voie pour devenir votre nouvelle héroïne adolescente rousse préférée. Si son nom n’est pas encore familier pour vous, ce n’est qu’une question de temps avant que vous soyez perdus dans l’espace avec elle puisqu’elle apparaît dans la nouvelle série Netflix Perdus dans l’espace qui a été lancée le 13 avril dernier. Née et élevée sur la côte Est, Mina est une native de New York qui a grandi dans une ville qui l’a inspirée chaque jour. ‘‘New York est un film en soi. Il suffit de s’asseoir dans le métro sur le chemin de l’école pour voir que tout le monde autour est un personnage de fiction pleinement développé. L’inspiration est partout, et le plus fascinant est dans chaque petit détail.’’

Photos by Tatiana Katkova

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t only 16, Mina Sundwall is on her way to become your new favorite ginger teen heroine. If her name isn’t familiar to you yet, it’s only a matter of time before you get lost with her in space as she stars in the new series Lost In Space which premiered on Netflix last April 13th.

Born and raised on the East Coast, Mina is a native of New York who grew up in a city that has inspired her every day. ‘‘New York is a movie in itself. It’s enough to sit on the subway on the way to school to see that everyone around is a fully developed fictional character. Inspiration is everywhere, and what’s most fascinating is in every little detail.’’

‘‘ I want to learn how to fi nd a story in every written page’’ Je veux apprendre à trouver une histoire dans chaque page écrite Entourée d’un environnement aussi inspirant, Mina se rappelle avoir des photos d’elle à l’âge de 3 ans, en train de mettre en oeuvre des spectacles dramatiques dans le salon familial avec des scénarios compliqués, et des poupées avec différentes voix et personnages. ‘‘J’aimais l’idée de devenir une personne différente dans différents scénarios’’, raconte-t- elle. ‘‘Cela m’a causé des ennuis plus d’une fois, surtout lorsque mes professeurs appelaient ma mère à la maison pour surveiller une nouvelle aventure phénoménale dans laquelle ma famille était censée embarquer.’’

Surrounded by such an inspiring environment, Mina remembers having photos of herself at age 3, putting on dramatic shows in her family’s living room with complicated storylines and lots of dolls with different voices and characters. ‘‘I loved the idea of getting to be a different person in different scenarios,’’ she says. ‘‘That got me in trouble more than once, especially when my teachers called my mom at home checking in on some new phenomenal adventure I had said my family was supposedly embarking in.’’

Sa famille se demandant alors si l’interprétation lui correspondait, Mina a commencé à travailler pour le plaisir, en faisant des courts métrages et de la télévision. Mais elle admet que ce sont les personnes de l’industrie qui l’ont réellement attirée dedans. ‘‘Les cerveaux créatifs fonctionnent différemment. Ils sont très sensibles, poussés par la curiosité et peuvent créer quelque chose de beau là où normalement vous ne verriez rien. Pour moi, c’est la satisfaction ultime. Je veux apprendre à trouver une histoire dans chaque page écrite mais aussi dans la vie de tous les jours.’’

As her family wondered if acting was a great fit for her, Mina started working mostly for fun, doing some short films and some little TV. But she admits that what really drew her to the industry is the people. ‘‘Creative brains work differently. They are highly sensitive, driven by curiosity and can create something beautiful where you normally wouldn’t see anything. That to me is the ultimate satisfaction. I want to learn how to find a story in every written page but also in everyday life.’’

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2018 va certainement être une année dont Mina se souviendra toujours étant donné qu’elle interprète Penny Robinson dans la série Netflix de science-fiction Perdus dans l’espace. Mina s’est retrouvée au coeur de ce projet après avoir suivi un processus assez standard, mais riche en défis et émotions. ‘‘J’ai reçu une annonce pour l’audition de mon agent et un email avec la scène à étudier. Au début nous devions soumettre une vidéo auto-enregistrée. La scène était un moment très dramatique du premier épisode’’, déclare Mina. ‘‘Je n’avais pas vu le scénario entier à l’époque, donc j’imaginais que nous allions être dans une cave gelée et j’ai en réalité tourné l’audition avec mon téléphone sous la table de la cuisine, avec des draps blancs tout autour pour décrire la neige, et je suppose que cela a marché.’’ En effet, la New-Yorkaise a pris l’avion jusqu’à Los Angeles après avoir été appelée pour une séance de lecture avec les producteurs. ‘‘J’étais terrifiée. A l’audition, il y avait deux autres filles et tout le monde semblait les connaître. J’étais la seule de New York et ne connaissait personne’’, se rappelle-t-elle. Mina reconnaît que l’idée de lire ‘‘Moby Dick’’ dans sa scène d’audition tout en étant perdue sur une planète et sur un glacier l’accrochait. ‘‘Le scénario commençait avec un crash très dramatique, des navettes spatiales, beaucoup d’effets spéciaux, ce qui rendait mon père complètement jaloux!’’ Enfant unique, Mina aimait également l’idée de faire partie d’une famille nombreuse avec un petit frère (joué par Maxwell Jenkins) et une grande soeur (Taylor Russell). ‘‘Après l’audition, Zack le show runner est apparu et a dit aux autres filles que c’était bon et qu’elles pouvaient rentrer chez elles, mais que j’avais sérieusement raté les répliques au point qu’ils imprimaient un nouveau scénario et qu’ils voulaient que j’essaie encore. Ils m’ont donné quelques minutes pour relire et j’ai répété l’audition. J’étais morte de honte. Je ne savais pas ce que j’avais mal fait. Une fois fini, j’ai appelé ma mère sur Skype dans la voiture et j’étais si nerveuse, je ne pouvais pas me taire et j’étais presque en pleurs, tremblant de la tête aux pieds.’’ Mina pensait alors que son aventure prenait fin jusqu’à ce que son agent l’appelle. Perdus dans l’espace est une série adaptée du show de 1965 du même nom, nous promettant un scénario et un contexte social pour les temps modernes. Prenant place en 2046 dans un monde où la survie de l’humanité est menacée, la famille Robinson est choisie pour être dans l’une des navettes Jupiter pour coloniser d’autres planètes. ‘‘Attendez-vous à une dynamique de famille plus complexe, des personnages féminins forts aux opinions arrêtées, une réalité entrelacée de la Terre en

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2018 is definitely going a year that Mina will always remember as she stars as Penny Robinson in Netflix sci-fi series Lost in Space. Mina got involved in this project through a pretty standard process, full of challenges and emotions though. ‘‘I received a notice for the audition from my agent and an email with a scene to study. At first, we were to submit a self-recorded video. The scene was a very dramatic moment from the first episode,’’ Mina says. ‘‘I hadn’t seen the full script at the time, so I imagined we would be in some frozen cave and I actually shot the audition on my phone under the kitchen table, with white bed sheets all around to give the sense of white snow, and I guess that worked.’’ Indeed, the New Yorker flew to Los Angeles as she was called for a reading with the producers. ‘‘I was terrified. At the audition there were two other girls and everyone seemed to know them. I was the only one from New York and didn’t know anyone,’’ she recalls. Mina confesses that having an audition scene in which she was reading ‘‘Moby Dick’’ while on a lost planet and on a glacier made her hooked. ‘‘The script started with a very dramatic crash, space-ships, lots of special effects involved, which made my dad super-jealous!’’ Being the only child of her own family, Mina also loved the idea of being a part of a big family with a little brother (portrayed by Maxwell Jenkins) and a big sister (Taylor Russell). ‘‘After the audition, Zack the show runner, came out and told the other girls that they did well and could go home, but that I had messed up the lines so badly they were printing out a script and they wanted me to try again. They gave me a few minutes to reread and I repeated the audition. I was mortified. I did not know what I had done wrong. As soon as we were finished, back in the car I skyped my mom and I was so nervous, I couldn’t shut up and I was almost in tears, shaking head to toe.’’ Mina thoughts then that was the end of that adventure until her agent called. Lost in Space is a TV series based on the 1965 show of the same name, promising us a script and a social setting updated to modern times. Taking place in 2046 in a world where humanity’s survival is threatened, the Robinson family is chosen to be in one of the Jupiter Colony ships to colonize other planets. ‘‘Expect a more complex family dynamic, female characters that are strong and opinionated, an interwoven reality of earth while still being true to a few of the core ideas from the original,’’ Mina shares. ‘‘We’ve held


‘‘ The beauty of the creative world is that it’s all interconnected’’

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restant honnête envers l’original’’, partage Mina. ‘‘Nous avons conservé l’idée de valeurs familiales fortes car les Robinson restent ensemble, nous avons notre propre version de Debbie et un Dr Smith qui rend tout plus compliqué.’’ Penny, le personnage de Mina, est l’un des enfants Robinson qui n’hésite jamais à enfreindre les règles et à suivre son instinct quand elle sait qu’il y a un meilleur moyen de sauver les personnes auxquelles elle tient. ‘‘Une partie cruciale de Penny en tant que personne et comme tous les Robinson est qu’elle a une incroyable volonté de survivre’’, déclare Mina. ‘‘Elle va également droit au but. Elle ne dresse jamais un faux personnage au profit des autres et je pense que j’ai appris d’elle à me sentir plus à l’aise dans ma peau.’’ Comme l’histoire originale avait déjà une importante base créative, Perdus dans l’espace a certainement défié Mina sur de nombreux niveaux. ‘‘Imaginer être perdue sur une planète inconnue, isolée avec des climats différents, potentiellement loin de chaque ami pour toujours, abandonner toute notion de normalité pour le reste de notre vie, entourée d’une variété de créatures effrayantes est certainement un bon exercice d’interprétation’’, commence-t-elle. ‘‘En plus de cela, étant donné que de nombreux endroits étaient en fait des plateaux et que nous jouions contre des écrans verts, regarder les petites marques X, pointer la glace et les roches en polystyrène, essayer de montrer un niveau d’authenticité au milieu de tout cela m’a défiée tous les jours à être meilleure, à être et à me sentir comme Penny. C’était la manière la plus facile de réagir à ce monde imaginaire.’’ Cependant, Mina admet qu’elle n’a pas fait appel aux anciennes versions de Perdus dans l’espace pour se mettre dans la peau de Penny. ‘‘J’ai regardé le show avant de commencer à filmer, mais la tonalité des deux est plutôt différente. J’adore la version d’Angela Cartwright de Penny mais je savais également que j’avais besoin de construire la mienne pour être réaliste et correspondre à cette prise plus moderne. Leur espace est plutôt différent de notre espace. Dans un sens, beaucoup de mon inspiration pour Penny vient de ma propre vie.’’ Une année s’est écoulée depuis que Penny côtoie Mina, et les deux semblent avoir plus en commun qu’il n’y paraît. ‘‘Je fais toujours des blagues de Penny. Penny est de bien des façons semblable à moi, que ce soit dans la délicate phase de l’adolescence où je ne me sens souvent pas dans mon élément au fait de saisir chaque opportunité pour interrompre une situation sérieuse. Avec Netflix qui est devenu une plateforme à l’empire florissant dans l’industrie

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onto the idea of strong family values because the Robinsons stick together, we have our own version of Debbie, and still a Dr Smith who makes everything more complicated.’’ Mina’s character Penny is one of the Robinson’s children who never hesitates to break the rules and to follow her gut instinct when she knows there is a better way to save the people she cares about. ‘‘A crucial part of Penny as a person and as all the Robinsons is that she has an incredible will to survive,’’ Mina states. ‘‘She’s also a straight-shooter. She never puts up a fake persona to benefit others and I think I’ve learned from her to be more comfortable in my own skin.’’ Because the original story already had a significant creative background, Lost in Space has for sure challenged Mina on many levels. ‘‘Imagining to be lost on an unknown, isolated planet with different climates, away from every friend potentially forever, giving up any notion of normality at all for the rest of our lives, surrounded by a variety of scary creatures is definitely a good acting exercise,’’ she starts. ‘‘In addition, given that many locations were actually sets and we performed against green screens, looking at small X marks and pointing at ice and rocks made of Styrofoam, trying to show a level of genuineness in the middle of all of it definitely challenged me every day to be better, to be and feel like Penny. This was the easiest way of reacting to this imaginary world.’’ However, Mina admits she didn’t really draw inspiration from the oldest versions of Lost in Space to put herself in Penny’s shoes. ‘‘I did watch the show before starting to film, but the tone of the two is quite different. I love Angela Cartwright’s version of Penny but I also knew that I needed to build my own to be realistic and t with this more modern take. Their space is quite different from our space. In a way, a lot of my inspiration from Penny comes from my own life.’’ It has been a year since Mina has been living with Penny, and both seem to have more in common that you think. ‘‘I still make Penny jokes. Penny is in many ways similar to me, anywhere from being in the awkward teenage stage and often feeling out of my element to embracing every opportunity to interrupt a serious situation.’’ With Netflix being a platform that has been building a thriving empire in the entertainment industry over the last few years, being a part of such a large-scale project has


du divertissement au fil des dernières années, faire partie d’un projet à une si grande échelle a permis à Mina de découvrir davantage le volet commercial de l’industrie. ‘‘Pour commencer, être sur le plateau tous les jours pendant 6 mois m’a permis d’apprécier énormément tous ceux qui travaillent dans l’industrie. C’était incroyable de voir toutes les pièces du puzzle s’assembler et c’est encore plus incroyable à chaque étape qui nous rapproche du lancement’’, se rappellet-elle. ‘‘Actuellement, je suis en admiration devant la machine marketing et la manière dont Netflix gère précisément chaque étape, du choix de la date de lancement jusqu’à la publication des informations’’, continue-t-elle. ‘‘Une chose que j’ai apprise est que faire le show en soi est seulement la première étape mais il y a une structure très complexe autour de cela qui peut déterminer le niveau de son succès ou de son échec. Et mieux encore, je sais que j’ai seulement gratté la surface. J’ai hâte d’apprendre et d’en voir plus au fur et à mesure que nous avancerons.’’ Une chose est sûre: l’interprétation est la chose sur laquelle Mina veut se concentrer pour le moment. ‘‘Je préférerais commencer par faire une chose du mieux que je peux, et en regardant les vrais maîtres de cet art, je suis touchée par tout ce je dois apprendre’’, confirmet-elle. ‘‘La beauté du monde créatif est que tout est interconnecté et en passant plus de temps sur le plateau, je deviens une meilleure actrice, mais j’apprends aussi de plus en plus sur tous les autres éléments, et nous verrons où cela me mènera un jour. Aujourd’hui, je veux me mettre au défi de devenir et de jouer des personnages complexes, véritables et mémorables.’’

allowed Mina to discover further the business side of the industry. ‘‘As a start, being on set every day for 6 months gave me a massive appreciation for everyone who works in the industry. It has been amazing to see all the pieces of the puzzle come together and it’s even more incredible every step we get closer to the launch,’’ she recalls. ‘‘Right now, I am in awe observing the marketing machine and how Netflix precisely manages every step, from the choice of the launch date, to the release of information,’’ she continues. ‘‘One thing I have learned is that making the show itself is only the first step but there is a very complex structure around it that can determine the level of its success or failure. And best yet I know that I’ve only scratched the surface. I can’t wait to learn and see more as we go.’’ One thing is sure: acting is what Mina wants to focus on for the moment. ‘‘I would rather start by doing this one thing the best that I can, and looking at the true masters of this art I am humbled by how much I have to learn,’’ she confirms. ‘‘The beauty of the creative world is that it’s all interconnected and as I spend more time on set I become a better actress, but I also learn more and more about all the other pieces, and we’ll see where that takes me one day. Today I want to challenge myself with becoming and acting characters that are complex, true and memorable.’’

‘‘ We need youth around the world to be supported’’ Nous avons besoin que les jeunes du monde entier soient soutenus Mais Mina reste ouverte à tout ce que le monde a à lui offrir. ‘‘J’ai seulement 16 ans donc j’ai en réalité un peu de temps avant de décider de ce que je veux faire pour le reste de ma vie. Une vie est longue est il y a du temps pour un grand nombre de choses différentes. J’aime vraiment l’interprétation, mais un autre jour je veux également être journaliste d’enquête ou chirurgienne.’’

But Mina remains open to all the things that the world has to offer her. ‘‘I’m only 16 so I actually have a bit more time before deciding what I want to do for the rest of my life. A life is long and there is time for plenty of different things. I do really love acting, yes, but on another day I also want to be an investigative journalist or a surgeon.’’

En plus de cela, Mina fait partie de ces acteurs adolescents qui continuent de partager leur temps entre l’école, les amis et les plateaux. ‘‘Quand je suis sur le plateau je dois étudier chaque minute entre les scènes, et quand je ne tourne pas je vais dans un lycée normal. Cela me permet de garder un pied dans l’industrie et un

In addition to that, Mina is one of those teen actors who are still keeping the balance in between school, friends and set-life. ‘‘When I’m on set I have to study every other minute in between scenes, and when I’m not shooting I go to a regular high school. This allows me to keep one foot in the industry and one

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pied dehors’’ déclare-t-elle. ‘‘Je profite d’amis qui ne connaissent rien de ma vie sur le plateau, ce qui est brillant. Mais d’un autre côté le plus dur dans tout cela est d’étudier entre les scènes, continuer de faire vivre l’émotion tout en résolvant une fonction logarithmique.’’

foot outside,’’ she says. ‘‘I get to enjoy friends who know nothing about my set life which is brilliant. But on the other side the hardest of all is trying to study in between scenes, keeping the emotion live while solving a logarithmic function.’’

A un si jeune âge, Mina utilise déjà sa voix pour aider à améliorer le monde. ‘‘Tout ce que fait une figure publique est amplifié, et en conséquence toutes les figures publiques ont un certain niveau de responsabilité morale à redonner à la société’’, partage Mina. ‘‘Je veux utiliser n’importe quelle petite influence que j’ai pour améliorer la vie des enfants et montrer leur potentiel. Comme l’ont montré les adolescents qui ont défilé ce mois-ci, nous pouvons avoir un impact énorme, nous devons faire savoir aux autres enfants qu’ils peuvent le faire aussi, peu importe leur situation sociale, leur pays ou leur langue. Nous avons besoin que les jeunes du monde entier soient éduqués, soutenus et montrés que l’avenir est entre leurs mains.’’

At such a young age, Mina already uses her voice to help do things better in the world. ‘‘Everything that a public figure does is magnified, and as a consequence all public figures carry some level of moral responsibility to give back to society,’’ Mina shares. ‘‘I want to use any small influence I have to improve kids’ lives and show their potential. As the teenagers marching this month have shown, we can have an enormous impact, we need to let other kids know they can too, no matter what social circumstances they come from, what country or language. We need youth around the world to be educated, supported and shown the future is in their hands.’’

En ce qui concerne ses rêves, Mina adorerait être dans une nouvelle version d’Une vie volée ou Fight Club. ‘‘Je pense que ces histoires compliquées et désordonnées sont fun et addictives’’ affirme-t-elle. ‘‘Il y a beaucoup d’acteurs et de réalisateurs phénoménaux avec qui j’aimerais travailler: Robert Downey Jr., Meryl Streep, Penelope Cruz, Woody Harrelson, Michelle Williams, Christopher Nolan, Robin Wright ou un acteur français ou espagnol de qui je pourrais apprendre. Ce serait surréaliste.’’ Alors qu’elle est récemment revenue de sa tournée mondiale pour promouvoir Perdus dans l’espace, voyageant de Tokyo à Dubai, les prochains plans de Mina comprendront la fin de son année de Première et les débuts de son chemin vers l’admission à l’université. ‘‘Je vais faire profil bas jusqu’à l’été. Après cela, c’est un secret... Il y a quelques projets intéressants qui se préparent, mais rien n’est encore prêt pour l’annonce.’’ En attendant, n’oubliez pas de retrouver Mina dans Perdus dans l’espace disponible dans le monde sur Netflix. ‘‘J’ai hâte de voir l’émotion dans le visage des spectateurs. A ce stade, je suis si proche de Penny, du scénario et des Robinson que je suis impatiente de prendre du recul et d’observer la réaction des gens qui vivent le spectacle. Je veux voir la tristesse, la peur, la joie passer à travers leurs yeux, comme cela a traversé les nôtres en tant qu’acteurs... J’espère que pendant une seconde ils oublieront la vie de tous les jours, se retrouvant sur une nouvelle planète et réimaginant leurs vies.’’

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As far as her dreams are concerned, Mina would love to be in a new version of Girl, Interrupted or Fight Club. ‘‘I think those complicated, messy stories are so much fun and addictive to watch,’’ she tells. ‘‘There are many phenomenal actors and directors I would love to work with: Robert Downey Jr., Meryl Streep, Penelope Cruz, Woody Harrelson, Michelle Williams, Christopher Nolan, Robin Wright, or a French or Spanish actor that I can learn from. That would be surreal.’’ Whereas she recently came back from her global Lost in Space Press Tour, traveling from Tokyo to Dubai, Mina’s next plans will include finishing her junior year and trying to navigate her way through college admission. ‘‘I am going to keep a low profile until the summer. After that, it’s a secret... There are a couple of interesting projects brewing but nothing quite ready for announcement yet.’’ In the meantime, don’t forget to catch Mina in Lost in Space available worldwide on Netflix. ‘‘I can’t wait to see the emotion in the face of viewers. At this point I am so close to Penny, to the script and to the Robinsons that I am looking forward taking a step back and observing the reaction of people experiencing the show. I want to see the sadness, the fear, the joy passing through their eyes, like it passed through ours as actors... I hope for a second they will forget every-day life, finding themselves in a new planet and re-imagining their lives.’’


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Rydel Lynch Words by Jasmine Perrier

Photos by Nathalie Dunn

Styling by Michelle Wu

Makeup by Beth Follert

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euxième enfant aîné et seule fille de la fratrie Lynch, Rydel Lynch a connu une ascension fulgurante dans l’industrie du divertissement, ce qui l’a conduite à devenir un grand modèle pour sa génération. Révélée comme la seule figure féminine du populaire groupe pop-rock R5 qu’elle a formé avec trois de ses frères et leur ami commun Ellington Ratliff, Rydel nous livre à présent sa personnalité positive et fraîche en dehors de la musique, puisqu’elle publie des vidéos sur sa chaîne YouTube chaque semaine et invite ses fans dans sa vie amusante. En plus de cela, elle a récemment lancé sa propre ligne de vêtements RYDEL.

Creative direction by Jasmine Perrier Hair by Giovanna Avila

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econd oldest child and only girl of the Lynch siblings, Rydel Lynch’s rise to fame in the entertainment industry lead her to become a huge role model for her generation. Revealed as the only female in the popular pop rock band R5 that she has formed with three of her brothers and their common friend Ellington Ratliff, Rydel shows us now her positive and fresh personality outside of music as she posts videos on her YouTube channel every week and welcomes her fans to her fun life. On top of that, she has also recently launched her own clothing line RYDEL.

‘‘My main goal is to inspire girls and guys to be themselves’’ Mon objectif principal est d’inspirer lles et garçons à être eux-mêmes

Originaire de Littleton dans le Colorado, l’intérêt de Rydel dans le monde créatif a commencé très tôt. Suivant les pas de ses cousins Derek et Julianne Hough, Rydel crée avec ses frères depuis longtemps. ‘‘Depuis que nous étions petits, nous faisions des clips vidéo dans la cour, en haut de la maison, dans le garage. Nous allions dans la cabane de ma grande tante dans les bois, et mon frère aîné Riker passait en mode réalisateur et nous tournions carrément un film entier’’, raconte Rydel. ‘‘Nous aimons tous la musique, nous avons tout le temps grandi avec de la musique dans la maison.’’ Comme toute la famille Lynch a été attirée par le monde de la musique, ce n’est pas surprenant que cela a fini par devenir l’affaire familiale principale. ‘‘Quand j’étais petite, mes frères ont commencé à jouer des instruments et ils avaient vraiment besoin d’un pianiste. C’est à ce moment-là que tout le côté divertissement a commencé’’, se souvient Rydel. ‘‘Ensuite en grandissant, nous avons formé un groupe et avons déménagé à LA. Nous avons commencé à auditionner, nous avons eu des agents, poursuivant notre passion pour l’industrie du divertissement. Et une chose en a amené une autre.’’

Originally from Littleton in Colorado, Rydel’s interest in the creative world started at an early age. Following in the footsteps of her cousins Derek and Julianne Hough, Rydel has been creating with her brothers for as long as she can remember. ‘‘Since we were little, we were making music videos in the backyard, on top of the house, in the garage. We would go off to my grand aunt’s cabane in the woods, and my oldest brother Riker would go like fulldirector mode and we would literally shoot an entire movie,’’ Rydel tells. ‘‘All of us love music, we grew up with music in the house all the time.’’ As the entire Lynch family got driven by the music world, it is not a surprise that it ended up being the main family business. ‘‘When I was little, my brothers started playing instruments and they really needed a piano player. That’s kind of where the whole entertainment thing started,’’ Rydel recalls. ‘‘Then when we got a little older, we formed a band and moved to LA. We started auditioning, we got agents, pursuing our love for the entertainment industry. And one thing lead to another.’’

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FEATURE

R5 est une aventure qui a fait partie de la vie de Rydel depuis 2009. Aux côtés de ses frères Ross, Riker, et Rocky et de l’ami familial de longue date Ellington Ratliff, Rydel a sorti 2 albums, 4 EPs dont 3 avec Hollywood Records, et a achevé trois tournées mondiales. ‘‘Honnêtement j’ai apprécié être la seule fille du groupe. C’est ce que je connais, c’est ce avec quoi j’ai grandi toute ma vie. J’ai toujours été la seule fille. J’aimais beaucoup être sur la route avec mes frères et ensuite Ellington. Cela a été le moment le plus amusant de tous les temps’’, déclare-t-elle. ‘‘J’aime aller en tournée et c’est sympathique car nous connaissons Ellington depuis près de 10 ans à présent. Nous étions de très bons amis avant même qu’il débute dans le groupe. Il a juste ajouté davantage d’alchimie au groupe dans son ensemble. Je ne sais pas si je pourrais partir en tournée avec pleins de groupes de filles’’, plaisante Rydel. Au début de l’année, Rydel et R5 ont terminé leur tournée mondiale pour promouvoir ‘‘New Addictions.’’ Se produisant dans plus de 30 pays à travers le monde tels que la France visitée en septembre dernier, Rydel et ses partenaires ont pu réaliser à quel point ils étaient soutenus par leur communauté de fans. ‘‘J’adore le côté voyage que cela implique. J’adore aller dans de nouveaux pays, et explorer de nouveaux endroits’’, affirme Rydel. ‘‘Je suis vraiment reconnaissante et chanceuse d’avoir pu voyager autant. C’est notre carrière donc c’est agréable

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R5 is a journey that has been a part of Rydel’s life since 2009. Alongside her brothers Ross, Riker, and Rocky and the long time family friend Ellington Ratliff, Rydel has released 2 albums, 4 EPs including 3 with Hollywood Records, and completed three world tours. ‘‘I honestly enjoyed being the only girl of the band. It’s what I know, it’s what I grew up with my whole life. I was always the only girl. I liked a lot being on the road with my brothers and then Ellington. It has just been the most fun time ever,’’ she says. ‘‘I love touring and it’s nice because we’ve all known Ellington now for about 10 years. We were really good friends before he even starts in the band. He just added even more chemistry to our whole group. I don’t know if I could tour with a bunch of girls groups,’’ Rydel laughs. At the beginning of the year, Rydel and R5 wrapped their ‘‘New Addictions’’ world tour. As they got to perform in over 30 countries across the world such as France that they visited last September, Rydel and her bandmates were able to realize the extent to which they were supported by their community of fans. ‘‘I love the entire travel side of it. I love going to new countries, and exploring new places,’’ Rydel says. ‘‘I’m really thankful and fortunate that we have got to travel so much. It’s our career so it’s cool that it’s a part of our job to travel


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que voyager fasse partie de notre travail. Je pense que c’est grâce à notre interaction sur Twitter et Instagram que nous pouvons aller en Argentine, à Paris et que les gens se montrent et nous regardent jouer’’, déclare Rydel. ‘‘L’une des choses que nous faisons toujours dans des villes au hasard est du karaoké. Nous avons aussi fait un show au Brésil avec Olivia Holt et d’autres personnes, et nous avons fait du karaoké toute la nuit. Je ne me suis jamais autant amusée’’, affirme-t-elle en rigolant. En dehors de son rôle dans le groupe, Rydel a gagné beaucoup d’influence sur les réseaux sociaux, comptant des millions d’abonnés. Reconnaissante du soutien qu’elle reçoit de ses fans, Rydel a créé sa chaîne YouTube il y a un an. ‘‘Concernant YouTube, ce sont honnêtement tous les fans qui ont inspiré cela’’, admet Rydel. ‘‘Ils me tweetaient toujours et un jour j’avais fini la tea party et je rentrais chez moi. J’ai installé ma caméra et j’ai filmé ma première vidéo qui était un tutoriel. J’étais si nerveuse de la faire’’, rigole-t-elle. ‘‘Mais je savais que les fans étaient plus qu’encourageants donc je savais qu’ils aimeraient. J’ai commencé à faire cela pour eux, pour leur donner plus de contenu et plus de choses à regarder.’’ Ainsi, Rydel a considéré cette nouvelle plateforme comme un moyen supplémentaire pour entrer en contact avec ses abonnés et leur parler, mais aussi pour leur montrer sa personnalité comique. ‘‘J’essaie de garder ma chaîne authentique et je sens que ma chaîne n’est pas perfectionnée. Je veux qu’elle soit réelle, je ne veux pas qu’elle ait l’air artificielle. Parfois vous regardez une chose où tout semble parfait. Je veux simplement qu’elle soit super fun et décontractée. Je veux qu’ils voient mes échecs, je veux qu’ils me voient rire. Mon objectif principal est d’inspirer ces filles et garçons, peu importe qui regarde, à être eux-mêmes.’’ De plus, Rydel a récemment lancé sa propre ligne de vêtements RYDEL destinée à incarner une bonne représentation de ce qu’elle aime personnellement porter, de son style. ‘‘Avec ma ligne de vêtements, je veux que les filles se sentent à l’aise, je veux que les vêtements soient confortables et qu’ils les rendent confiants’’, partage-t-elle. A la base, ce projet a débuté avec Rydel et sa mère Stormie. ‘‘Ma mère est vraiment ma meilleure amie, elle a les meilleures idées. Elle est le cerveau derrière tout le clan Lynch’’, révèle Rydel. ‘‘Même chose que la chaîne YouTube: quand vous avez une idée, vous devez simplement trouver comment y arriver et ensuite le faire. J’ai travaillé jour et nuit, essayant de faire progresser cela.’’

the world. I think it’s because we have been so interactive on Twitter and Instagram that we can go to Argentina, Paris and people show up and watch us play,’’ Rydel states. ‘‘One of the things we always do in random cities is we go karaokeing. We also did a show in Brazil with Olivia Holt and a couple of other people, and we’ve have been karaokeing all night. I’ve never had so much fun,’’ she laughs. Aside from her role in the band, Rydel gained a lot of influence across social media with a following counting millions of people. Grateful for the support she receives from her fans, Rydel created her YouTube channel a year ago. ‘‘As far as YouTube goes, it was honestly all of the fans who inspired that,’’ Rydel admits. ‘‘They were always tweeting me and one day I had finished the tea party and I’ve got home. I set up my camera and I filmed my first video which was a tutorial. I was so nervous to put it up,’’ she laughs. ‘‘But I knew that the fans are so beyond supportive so I knew they would like it. I started doing it for them, to give them more content and more things to watch.’’ Thus, Rydel considered this new platform as an additional way to connect with her followers and talk to them, but also to show them her funny side. ‘‘I try to keep my channel very authentic and I feel like my channel is not super polished. I want it to be very real, I don’t want it to look artificial. Sometimes you see that it’s like everything is so perfect. I just want it to be super fun and relaxed. I want them to see when I mess up, I want them to see me laugh. My main goal is to inspire these girls and guys, whoever is watching, to be themselves.’’ Additionally, Rydel has recently launched her own clothing style called RYDEL that she wanted to be a good representation of what she personally likes to wear, of her style. ‘‘With my clothing line, I want girls to feel comfortable, I want the clothes to be comfy and make them confident,’’ she shares. This whole project initially started with Rydel and her mom Stormie. ‘‘My mom is literally my best friend, she has the best ideas. She is the mastermind behind the whole Lynch clan,’’ Rydel laughs. ‘‘Same thing as the YouTube channel: when you have an idea, you just have to figure out how to make it happen and then do it. I’ve been working day and night, trying to get this done.’’

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Peu de temps après le lancement de son site, le succès était déjà garanti, voire même avant que les produits soient mis en ligne. ‘‘Tout était en rupture de stock. C’était incroyable. Ensuite j’ai réapprovisionné, nous mettons de nouvelles choses chaque week-end, et les deux dernières week-ends étaient encore en rupture de stock’’, confirme Rydel. De musicienne à créatrice de vêtements en passant par YouTubeuse, Rydel est toujours active et nous prouve qu’elle travaille presque jour et nuit pour faire évoluer sa carrière. ‘‘Je fais toujours une liste de tout ce que je dois faire le jour suivant. Je règle toujours mon alarme, même les jours où je dors tard. Je me réveille généralement à 7 heures, et je me mets immédiatement au travail. Je commence à dessiner de nouvelles choses pour le site, je prépare beaucoup de smoothies pour le petit-déjeuner. Ensuite je travaille tout simplement. Cela prend habituellement entre 4 et 10 heures pour monter une vidéo pour ma chaîne YouTube, et les emails ne s’arrêtent jamais’’, nous raconte Rydel sur sa journée typique. ‘‘Par chance, la plupart de mon travail implique ma famille. Même si je suis très occupée je suis toujours avec ma mère. Quand la nuit arrive, je prépare le dîner avec Ellington et ensuite nous nous posons et regardons Netflix.’’

Shortly after the launch of her website, the success was already guaranteed, if not before the products go online. ‘‘Everything was sold out. It was insane. Then I restocked, we put new stuff every weekend, and the last two weekends were sold out again,’’ Rydel confirms. From being a musician to having her clothing line and running a YouTube channel, Rydel is always busy and proves us she almost works day and night to make her career evolve. ‘‘I always make a list of everything I want to do the next day. I always set my alarm no matter what, even on days I’m sleeping in. I usually wakeup at 7AM, and I get to work right away. I start designing new stuff for the site, I make a lot of breakfast smoothies. Then I just work. It usually takes anywhere between 4-10 hours to edit a video for my YouTube channel, and emails never end,’’ Rydel tells us as she describes a typical day in her life. ‘‘Luckily, most of my work involves my family. Even if I’m super busy I’d still be with my mom. When nighttime comes, I make dinner with Ellington and then we sit down and watch a bunch of Netflix.’’

‘‘ You need to work as hard as you can and don’t stop’’ Vous avez besoin de travailler aussi intensément que possible et ne pas arrêter Fière de tout ce qu’elle a accompli au cours de son parcours professionnel, Rydel se sent privilégiée d’avoir été élevée avec une bonne éthique de travail à laquelle elle s’attache, notamment pour sa ligne de vêtements. ‘‘C’est beaucoup de travail acharné et de persistance. Tout prend beaucoup de temps, beaucoup de dévouement au travail’’, énonce Rydel. ‘‘Travaillez beaucoup car c’est un voyage plutôt long. Vous avez besoin de travailler aussi intensément que possible et ne pas arrêter.’’ Vis-à-vis de ses futurs projets, nous pouvons attendre de nouveaux articles de sa marque, et de nouvelles tea parties en sa compagnie sur Twitter. ‘‘J’adore les réseaux sociaux. J’adore poster de nouvelles choses et répondre aux fans. C’est un outil formidable pour pouvoir communiquer avec tout le monde. C’est formidable car vous pouvez parler de choses dont vous voulez parler. Je peux toucher ces filles et les aider. Parfois tout ce qu’ils veulent c’est un bonne chance pour leurs examens à l’école le lendemain. J’adore ces petites choses. Par exemple un joyeux anniversaire illumine leur journée.’’ Cela étant dit, Rydel est assurément une créatrice qui sait comment avoir un impact positif sur sa génération.

Proud of everything she has done throughout her professional journey, Rydel feels fortunate to have been raised with a good work ethic that she looks up to, especially for her clothing line. ‘‘It’s a lot of hard work and persistence. Everything takes a lot of time, a lot of work ethic,’’ Rydel says. ‘‘Work a lot because it’s quite a long journey. You need to work as hard as you can and don’t stop.’’ As far as her future projects are concerned, we can expect new products from her brand, and new tea parties that you will be able to join on her Twitter. ‘‘I love social media, I love posting stuff and replying to fans. It’s such a great tool to be able to connect with everybody. It’s so great because you can talk about the things you want to talk about. I can reach out to these girls and help them. Sometimes all they want is just a good luck on their tests for school the next day. I love those little things. Like a quick happy birthday makes their whole day.’’ That being said, Rydel is for sure a creator who knows how to have a positive impact on her generation.

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Mikey Words by Jasmine Perrier Photos by Carrie Rogers Styling by Deborah Gunther Grooming by Keon Cruz

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efore being a full-time creator in sunny Los Angeles, Michael -Mikey- Murphy could look like any average teenager when he started being involved in the entertainment business from his hometown in New Jersey. This still remains the case today, except the 20 year-old entertainer became a successful public figure who is now followed by thousands of people not only in America, but also all around the world. Just look at his YouTube channel initially called ‘‘MikeIsAverage’’ that has accumulated over 1.5 million subscribers and 80 millions of views in five years. As part of the new generation of modern influencers and creatives, Mikey is aware of the importance of his voice. Thus, he is strongly committed to use it to tell the stories that he thinks need to be told, while still entertaining his audience.

vant de devenir un créateur à plein temps sous le soleil de Los Angeles, Michael -Mikey- Murphy pouvait ressembler à n’importe quel adolescent typique lorsqu’il a commencé à être associé au monde du divertissement depuis sa ville natale dans le New Jersey. Il l’est toujours aujourd’hui, hormis le fait que l’artiste de 20 ans est devenu une heureuse figure publique et est désormais suivi par des milliers de personnes en Amérique ainsi qu’à travers le monde. Regardez sa chaîne YouTube initialement appelée ‘‘MikeIsAverage’’ qui a accumulé plus de 1,5 millions d’abonnés et 80 millions de vues en cinq ans. Appartenant à la nouvelle génération d’influencers et créatifs modernes, Mikey est conscient de l’importance de sa voix. Ainsi, il est fermement décidé à l’utiliser pour raconter les histoires qui selon lui doivent être dites, tout en continuant de divertir son audience.

Mikey se souvient avoir découvert son intérêt pour la caméra très jeune, que ce soit devant ou derrière l’objectif. ‘‘Cela a commencé aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. Même bébé je réclamais toujours la caméra’’, raconte-t-il. ‘‘En grandissant, j’ai commencé l’école et ai commencé à voir que YouTube était quelque chose. J’ai immédiatement été porté par cela. Je voulais le faire, je voulais en faire partie. C’était vraiment cette chose qui faisait partie de moi.’’

Mikey remembers him being very young, when he felt he was interested in evolving behind and in front of the camera. ‘‘It started as far back as I can remember. Even as a baby I’d always be pitching for the camera,’’ he says. ‘‘As I got a little older, I started school and I started to see that YouTube was a thing. I was immediately drawn to it. I wanted to do it, I wanted to be a part of it. It was really this thing that was a part of me.’’

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En grandissant, la curiosité de Mikey s’est développée parallèlement à son intérêt pour le divertissement. Il était en 6ème, lorsqu’il a découvert qu’il aimait faire des films et des vidéos. Tout a commencé avec un projet scolaire qu’il a conçu avec l’un de ses meilleurs amis pour son cours de science. ‘‘Je ne me débrouillais pas très bien en classe, et ma professeur m’avait dit qu’elle offrirait 7 unités de crédit supplémentaires’’, se rappelle Mikey. ‘‘Nous avions enregistrée et créé la vidéo la plus folle, nous avions ajouté chaque effet que nous pouvions trouver sur Windows Movie Maker. Nous l’avions exportée et nous l’avions montrée à notre classe. La classe entière avait ri tout au long et je trouvais que c’était très amusant’’, déclare-t-il. ‘‘J’adore divertir les gens, j’adore faire quelque chose et ensuite le regarder avec les autres, et les faire réagir.’’ Sa passion pour la création s’est intensifiée au fil des années, et Mikey a trouvé intéressant de la nourrir en postant des vidéos sur YouTube qui était pour lui la plateforme idéale pour se lancer depuis le New Jersey comme il n’avait pas besoin de déménager pour poursuivre ses aspirations. ‘‘L’ami avec lequel j’avais fait mon projet de science et moi-même adorions tous les deux YouTube. Nous avons commencé à sortir des vidéos ensemble. Je voulais faire quelque chose avec cela’’, admet Mikey. ‘’Je regardais les coulisses de chaque films que j’avais regardé depuis l’âge de 6 ans.’’ Étonnamment, Mikey n’a pas choisi de s’inscrire dans une école de cinéma après le lycée. Entre temps, sa communauté en ligne grandissait constamment et l’activité de sa chaîne YouTube était déjà conséquente pour Mikey, lui apportant des opportunités attractives dans l’industrie. De ce fait, le parcours de Mikey a fait de lui un artiste quasiment autodidacte. ‘‘Il y a certaines choses qui ont joué dans mon apprentissage et ma manière de faire ce que je fais. Je me pose encore des questions. Je n’ai jamais pris de cours techniques ou de choses similaires’’, révèle-t-il. ‘‘J’avais un professeur vraiment cool au lycée. C’était plus une classe de cinéma. Et elle était un mentor pour moi. Elle m’a appris les bases des choses simples que je devais savoir. Avec ces simples informations, j’ai commencé à me débrouiller seul, à jouer et à faire mon propre truc, j’ai commencé à avoir une idée générale de ce qui se passait. Progressivement au fil des dernières années, j’ai pu côtoyer plus de personnes. Je pense que cela a été une série d’essais et d’erreurs, mêlés à cette envie écrasante de le faire.’’ Quand il a déménagé à Los Angeles, Mikey avait des projets bien définis. Il n’avait qu’un manager à l’époque, et lorsqu’il s’est réuni avec Mikey pour lui demander ce qu’il voulait

Growing up, Mikey’s curiosity developed at the same time as his interest in entertainment. He was in 6th grade, when he found out he enjoyed making films and videos. Everything started with a school project for his science class he did with one of his best friends. ‘‘I wasn’t doing very well in class, and my teacher said she would offer 7 extra credit points,’’ Mikey recalls. ‘‘We recorded and made the most crazy video ever, we added every effect that we could find on Windows Movie Maker. We exported it and we showed it to our class. The whole class laughed the entire time and I thought this was a lot of fun,’’ he says. ‘‘I love entertaining people, I love making something and then getting to watch it with others, and have them respond to it.’’ His love for creating got bigger over the years, and Mikey found interesting to embrace his passion by putting videos on YouTube which was for him the right platform to start doing it from New Jersey as he didn’t have to move anywhere to pursue his aspirations. ‘‘The friend I’ve actually made my science projet with and I both loved YouTube. We started releasing videos togethers. I wanted to do something with it,’’ he admits. ‘‘I was watching the behind the scenes of every movie I’ve ever watched from age 6.’’ Surprisingly, Mikey didn’t decide to enroll in a film school after high school. Meanwhile, his online community was constantly increasing and his YouTube channel was already turning into a big deal for Mikey, bringing him compelling opportunities in the industry. As a consequence, Mikey’s journey made him almost a 100% self-taught artist. ‘‘There is a few little things that played into me learning how to do what I do. I still even question myself. I never took technical classes or anything like that,’’ he reveals. ‘‘I had a really cool teacher in high school. It was more of a movies class. And she was a mentor to me. She taught me the roots of the simple things that I needed to know. With that simple information, I started going on on my own, acting and doing my own thing, I started to get a general idea of what was going on. Progressively over the last few years, I’ve been able to be around more people. I think it has been a series of trial and error, mixed with this overwhelming urge to do it.’’ When he moved to Los Angeles, Mikey had set plans. He had only a manager at the time, and when he sat Mikey down and asked him what he wanted to do, Mikey

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faire, Mikey savait qu’il voulait avancer dans l’industrie du divertissement et YouTube. ‘‘Il m’a lentement présenté à des choses que je n’étais pas à l’aise de faire. Et la raison pour laquelle je ne réalisais pas et la raison pour laquelle je ne jouais pas, est que je ne me sentais pas suffisamment confiant pour le faire, je n’avais pas l’impression d’avoir ce qu’il fallait. Mais je voulais terriblement le faire. J’ai donc commencé à essayer différentes choses, je voulais réaliser, je voulais écrire, faire des choses différentes du côté de la production. Quand je suis arrivé ici, les choses se sont passées très vite, et j’ai simplement commencé.’’

knew that he wanted to move forward with the entertainment industry and YouTube. ‘‘He slowly introduced me to things that I wasn’t comfortable doing. And the reason I wasn’t directing and the reason I wasn’t acting is that I didn’t feel enough confident to do it, I didn’t feel that I had what it took. But I wanted to do it so badly. So I started to try different things, I wanted to direct, I wanted to write, to do different things on the production side. When I got here things happened really fast, and I’ve just kind of started.’’

‘‘ Everyone is trying to be a different part of the puzzle’’ Tout le monde essaie d’être une partie différente du puzzle

Los Angeles était certainement l’un des meilleurs endroits pour que Mikey devienne le réalisateur qu’il est aujourd’hui, et il a assurément utilisé les ressources de la ville pour aller de l’avant. Selon ses propres mots, la concurrence de l’industrie du film sur la côte Ouest a eu un impact sur son travail. ‘‘Je pense que savoir qu’il y a des centaines de personnes essayant de faire la même chose que vous vous conduit à apprendre de nouvelles choses, à vous améliorer à votre manière et à être plus créatif’’, assure Mikey. ‘‘Mais je crois aussi que la beauté de LA est que tout le monde essaie d’être une partie différente du puzzle. Certains de mes meilleurs amis sont tous des gens qui prennent part dans ce qui est fait sur le plateau. L’un de mes colocataires est un compositeur de musique, donc il crée la musique pour mes films. J’engage l’un de mes meilleurs amis Donald Turner pour tourner mes films. Vous rencontrez toutes ces nouvelles personnes. Elles essaient toutes d’être des choses différentes. Vous rencontrez des superviseurs de scénario, vous rencontrez des gens formidables, vous rencontrez des gens qui veulent juste produire. Les personnes qui veulent travailler dans le divertissement peuvent travailler ensemble et résoudre ce puzzle ensemble.’’ A 20 ans, l’impressionnante carrière de Mikey l’a amené à affronter de nombreuses choses et des journées difficiles, mais lorsqu’il n’est pas trop occupé il peut toujours profiter de sa jeunesse et passer du temps avec ses amis et sa famille. ‘‘Si j’ai du travail en cours, comme la pré-production d’un film, j’essaie de me faire une petite liste. Souvent cela implique de l’édition, de l’écriture, recevoir des appels.

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Los Angeles was certainly one of the greatest places for Mikey to become the filmmaker he is now, and he has for sure used the resources of the city to keep moving forward. According to his own words, the competitiveness of the filming industry on the West Coast has impacted his work. ‘‘I think that the knowledge that there is hundreds of people trying to do the same thing that you’re doing drives you to learn new things, get better and improve in your own way and be more creative,’’ Mikey states. ‘‘But I also think that the beauty of LA is that everyone is trying to be a different part of the puzzle. Some of my best friends are all people who take part in what’s done on set. One of my roommates is a musical composer, so he makes music for my films. I hire one of my best friends Donald Turner to shoot my films. You meet all these new people. They are all trying to be different things. You meet script supervisors, you meet great guys, you meet people who just want to produce. People who want to work in entertainment can work together and solve this puzzle together.’’ At 20, Mikey’s impressive career lead him to deal with plenty of things and tough days, but when he is not busy he is still able to enjoy his youth and have time for his friends and family. ‘‘If I have work in the progress, like pre-producing a film, what I try to do is that I make myself a little checklist. A lot of times that involves editing, writing, getting phone calls. The process of my most recent films was a lot making call to agents, making sure that set was up-to-date. It’s just a giant cluster


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Mes plus récents films impliquaient beaucoup d’appels aux agents, s’assurer que le plateau était à jour. C’est juste un ensemble géant pour essayer d’accomplir autant que choses que possible en un jour sans s’endormir au milieu’’, déclare-t-il en rigolant. ‘’La plupart du temps quand j’ai fini un film, je ne fais que de l’édition et je m’assure que les gens avec qui je travaille sont heureux. J’essaie également de prendre des photos pour mon Instagram, et je m’assure également que je sors avec mes amis, téléphone à ma famille dans le New Jersey.’’

of trying to get as much done in one day as possible without falling asleep in the middle,’’ he laughs. ‘‘When I’m done with the film, a lot of the time it’s just editing and making sure that the people I work with are happy. I’m also trying to make my YouTube videos, edit those and get those up on time. I’m making sure that I’m taking pictures for my Instagram, and I’m also making sure that I hang out with my friends, get on the phone with my family in New Jersey.’’

En dehors de ses vidéos comiques et personnes, Mikey a également partagé certains de ses courts métrages sur YouTube qui traitent souvent des histoires puissantes et des thèmes intenses tels que l’anxiété et le harcèlement. ‘‘Je suis encore en train de découvrir qui je veux exactement être en tant que réalisateur, à quoi mes films vont ressembler. J’ai essayé quelques styles différents, essayant de voir si cela fonctionne pour moi, si j’aime son allure, le ressenti, en plus d’essayer différentes histoires, et de voir ensuite à quel point je suis lié à l’histoire. C’est beaucoup d’apprentissage, beaucoup de tentatives, d’échecs et de succès différents. Il s’agit de moi qui traverse cette courbe d’apprentissage’’, affirme Mikey. ‘‘Je veux que les gens regardent mes films pour se sentir inspirés, tristes, ou heureux. Je veux qu’ils comprennent une histoire et comprennent les personnages sur lesquels j’essaie de raconter une histoire. J’aime quand je montre mon film à quelqu’un et qu’ils ont les larmes aux yeux.’’

Aside of his comical and personal videos, Mikey has also shared some of his short films on YouTube which often deal with powerful stories and intense themes such as anxiety and bullying. ‘‘I’m still trying to figure out exactly who I want to be as a filmmaker, what my films are going to look like. I’ve tried a few different styles, trying to see if this works for me, if I like the way this looks, the way it feels, in addition to trying different stories, and then seeing how close I am related to the story. It’s a lot of learning, a lot of different pieces of attempts, failures and success. It’s me going through this learning curve,’’ Mikey says. ‘‘I want people to watch my films to feel inspired, or sad, or happy. I want them to understand a story and understand the characters I’m trying to tell a story about. I love when I show someone my film and they have tears in their eyes.’’

Abordant le projet dont il est le plus fier, Mikey mentionne son court métrage Andy qu’il a co-écrit avec Emily Mattoon. L’histoire suit un adolescent harcelé qui a pensé à prendre sa revanche sur ses persécuteurs à travers les médias sociaux. ‘‘Revenant en arrière sur Andy, je pouvais le regarder l’autre jour et me sentir à l’aise en le regardant. C’est une chose dont je suis clairement fier’’, confirme-t-il. ‘‘J’ai eu quelques films dont je ne suis pas totalement fier et je ne suis pas fier de les regarder parce que j’ai commis des erreurs. Et je dois faire ces erreurs pour apprendre, mais en même temps c’est toujours quelque chose qui existe. Mais entre le film sur l’anxiété et Andy, ce sont définitivement mes deux favoris pour le moment ainsi que mes scénarios préférés.’’ Alors que Mikey reste sur la bonne voie pour réussir dans l’industrie du film, il a prouvé qu’il est capable de créer de réels chef-d’oeuvres en peu de temps ou avec un budget limité. ‘‘Souvent, je vais vers la simplicité pour faire ce que je peux réellement me permettre. Parfois, je dois un peu démonter cette vision, pour la rendre plus réaliste vis-à-vis de l’argent que j’ai’’, partage-t-il. Alors quelle est sa clé secrète? ‘‘Je

Talking about the project he is most proud of, Mikey mentions his short film Andy that he has co-written with Emily Mattoon. The story followed a bullied teen who thought about getting his revenge on his tormentors through social media. ‘‘Looking back on Andy I was able to watch it the other day and feel comfortable watching it. This is something I’m definitely proud of,’’ he confirms. ‘‘I had some films where I’m not totally proud of it and not proud of watching them because I made mistakes. And I have to make those mistakes to learn but at the same time it’s still something that is out there. But between the film about anxiety and Andy, they are definitely my two favorites right now and my favorite scripts.’’ While Mikey stays on track to prosper in the film industry, he has proven that he is able to create real masterpieces in a short amount of time or with a limited budget. ‘‘A lot of times I go more simple in order to do what I can actually afford. Sometimes I have to take that vision down a little bit, to make it more realistic for the money that I have,’’ he shares. So what is his secret key? ‘‘I think it’s really the

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‘‘ No one is going to walk up to you. It’s a tough industry’’ Personne ne va se diriger vers vous. C’est une industrie difficile crois que c’est lié au fait que nous travaillons tous ensemble depuis longtemps. J’ai cette équipe avec laquelle je travaille et nous avons beaucoup d’alchimie. A ce stade, après avoir travaillé ensemble pendant un an, nous avons fait près de 6 ou 7 courts métrages. C’est une chose que nous faisons et nous savons comment la faire rapidement. Le jour où nous aurons un peu plus de temps et un peu plus d’argent sera incroyable. Mais pour l’instant nous faisons du mieux que nous pouvons’’, indique-t-il en riant. Ayant principalement travaillé sur le drame, Mikey annonce que le dernier projet sur lequel il a travaillé sera une comédie. ‘Je veux que les gens regardent ce film et veuillent poursuivre leurs rêves. Il n’y a rien d’irréaliste pour moi’’, mentionne-t-il. ‘‘Pour les personnes qui veulent s’impliquer dans un film, mon plus grand conseil est de commencer à s’y mettre: commencez à faire des films avec votre iPhone, ou n’importe quoi d’autre Personne ne va se diriger vers vous. C’est une industrie difficile, c’est vraiment difficile. C’est une chose qui vous détruit et vous produit du soutien presque tous les jours. Mais c’est vraiment quelque chose d’excitant, c’est amusant et il y a tellement d’emplois, tellement d’endroits où travailler, et tellement de projets sur lesquels travailler.’’ Inspiré par des réalisateurs de renom comme Steven Spielberg ou Sam Mendes, Mikey espère un jour suivre leurs pas. ‘‘J’essaie de regarder des films qui sortent aujourd’hui et des films classiques pour trouver les différences. Mais j’apprends également de mes amis. J’apprends des personnes qui m’entourent. J’ai été amené à faire partie du Sundance Lab. Nous avons parlé et travaillé avec de nombreux cinéastes différents et vous apprenez beaucoup de leur expérience. En apprenant des gens autour de vous, vous créez votre propre version de la manière dont vous allez raconter une histoire.’’ Dans son monde de rêve, Mikey adorerait faire des longs métrages. ‘‘Je veux raconter ces histoires plus longues. J’adorerais explorer les séries télévisées et écrire mes propres films. Je commence à écrire mes premiers films, pour pour faire d’autres projets plutôt que des courts métrages. J’ai hâte d’en apprendre plus. Je suis impatient de savoir ce que je ferai d’autre à 25 ans, 30 ou 40. J’espère avoir une longue carrière devant moi et pouvoir apprendre davantage chaque année, continuer à m’améliorer et être plus confiant dans mon travail. Si tout cela m’arrive, je serai heureux à 100%.’’

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so long. I have this crew that I work with and we have a lot of chemistry. At this point, after working together for a year, we’ve made close to 6 or 7 short films. It’s something that we do and we know how to do it fast. It’s going to be amazing the day we get a little bit more time and a little more money. But for now we are doing the best we can possibly can,’’ he laughs. As he has been doing a lot of drama, Mikey announces that the latest project he has recently been working on is going to be a comedy. ‘‘I want people to watch this film and want to go after my dreams. There is nothing unrealistic for me,’’ he mentions. ‘‘To people who want to be involved in a film, My biggest piece of advice is to start doing it: start making films with your iPhone, or whatever it is. No one is going to walk up to you. It’s a tough industry, it’s really challenging. It’s something that breaks you down and builds you backup almost every day. But it’s definitely something that is exciting, it’s fun and there is so many jobs, so many places to work, and so many projects to work on.’’ Inspired by renowned directors like Steven Spielberg or Sam Mendes, Mikey hopes to follow their steps one day. ‘‘I try to watch films that come out now and classic films to find the differences. But I also learn from my friends. I learn from the people I’m surrounded by. I got to be a part of Sundance Lab. We got to talk to and work with a lot of different filmmakers and you learn a lot from their experience. As you learn from the people around you, you get to create your own version of how you are going to tell a story.’’ In his dream world, Mikey would love to be making feature films. ‘‘I want to tell these longer stories. I’d love to explore television shows and to write my own films. I’m starting to write my first features, to get into other projects rather than just short films. I’m excited about learning more. I’m very excited to know what else I’ll be doing at 25, 30 or 40. I hope I have a long career ahead of me and that I can learn more and more every year, keep getting better and more confident in my work. If all that happens to me, I’ll be 100% happy.’’


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Krewella Words by Jasmine Perrier Photos by Heather Koepp Styling by Ivรกn Morelos Makeup by Susie Salazar Hair by Alyssa Bartley Location Studio City Courtyard Hotel

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Duo

américain de musique électronique originaire de l’Illinois, Krewella frappe le monde de l’EDM depuis 2007. Dirigé aujourd’hui par les soeurs Yousaf Jahan et Yasmine, les filles de Krewella ne sont jamais restées en retrait pour en arriver là aujourd’hui. Quand elles se sont emparées de l’industrie de la musique en 2012 avec leur EP Play Hard, atteignant la première place dans le classement Billboard Dance Radio Airplay, les fans du monde entier ont commencé à s’accumuler comme une traînée de poudre. Plus de 10 ans après leurs débuts en tant que groupe, Jahan et Yasmine sont de retour plus fortes que jamais pour utiliser leur musique afin de diffuser un message de tolérance et d’inspirer les autres artistes féminines à ne pas avoir peur d’élever leur voix. ‘‘J’aimerais que les gens qui écoutent notre musique entendent le message que nous avons inséré et en ressortent plus ouverts d’esprit’’, commente Yasmine.

American

electronic dance music band from Illinois Krewella have been hitting the EDM world since 2007. Lead today by the Yousaf sisters Jahan and Yasmine, Krewella’s girls have never hold anything back to be where they are today. When they took the music industry by storm in with their EP Play Hard, reaching the first place on Billboard’s Dance Radio Airplay chart, fans all over the world started to accumulate like wildfire. More than 10 years after their debuts as a band, Jahan and Yasmine are back stronger than ever to use their sound to spread a message of tolerance and inspire other female artists not to be afraid to raise their voice. ‘‘I’d love the people who listen to our music to hear the message that we’ve put in and walk away more openminded. I’d hope that our music brings them to a more peaceful place,’’ Yasmine comments.

‘‘ Having family involved in anything keeps you grounded’’ Avoir de la famille impliquée dans quelque chose vous garde vraiment terre-à-terre

Nées d’une mère artiste et d’un père qui était un amateur de musique, Jahan et Yasmine ont grandi dans un foyer très créatif. ‘‘Nous étions exposées à la musique, de la musique classique à la musique bollywoodienne et au new rave’’, déclare Jahan. Ainsi, ce n’est pas une coïncidence si les deux soeurs ont fini par s’intéresser à la musique. ‘‘C’est réellement arrivé parce que nous sommes tombées dedans et que nous avons adoré cela. Aucun de nos parents ne nous a poussées dans quoi que ce soit. C’était une chose pour laquelle nous étions passionnées.’’ Revenant en arrière sur la raison pour laquelle elles ont uni leurs forces et fondé leur propre groupe, Jahan et Yasmine affirment que c’était avant tout un projet qui les passionnait. ‘‘Cela a commencé en étant un loisir. Nous étions également à l’école, nous avions des petits boulots à l’époque et il nous a fallu quelques années pour décider que nous voulions poursuivre la musique à plein temps’’, se souvient Jahan. ‘‘Donc nous avons pris le risque et avons abandonné l’école, et nous avons démissionné de nos emplois pour que cela devienne une opportunité à plein temps pour nous’’, poursuit-elle. ‘‘A un moment Jahan, notre ancien membre Rain Main et moi avons décidé que que nous devions soit essayer et aller

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Born to a mother who was an artist and a dad who was music lover, Jahan and Yasmine grew up in a very creative household. ‘‘We were exposed to music, from classic rock to Bollywood music and new rave,’’ Jahan says. As a consequence, it was no coincidence that both sisters ended up being interested in doing music. ‘‘It has really happened because we fell into it and we loved it. None of our parents didn’t push us into anything. It was something we were passionate about.’’ Looking back on what drove them to join their forces and found their own band, Jahan and Yasmine state that it was above all a passion project. ‘‘It pretty much started as a hobby. We were also in school, we had side jobs at the time and it took us a couple years to decide that we want to pursue music full time,’’ Jahan recalls. ‘‘So we took the risk and dropped-out school, and we quit our jobs to turn it into a full-time opportunity for us,’’ she goes on. ‘‘At one point me, Jahan and our former member Rain Main decided that we had to either try and go all in with it, or not pursuing it at all. So we decided to go 100% with it. That was back in 2010. And from there we kept working every single day, we made our


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totalement de l’avant avec, ou ne rien poursuivre du tout. C’était en 2010. Et à partir de là nous avons continué à travailler chaque jour, nous avons fait de la musique notre travail à plein temps et tout le reste était laissé de côté. Comme Jahan l’a dit, c’est tombé dans ce que c’est aujourd’hui’’, ajoute Yasmine. En plus de vivre ces moments uniques ensemble, Jahan et Yasmine se sentent chanceuses d’avoir dès le départ été pleinement soutenues par leurs parents pour poursuivre une carrière qui pouvait n’avoir aucune garantie. ‘‘Nos parents nous soutiennent beaucoup. Je pense que notre mère a compris dès le début car elle est elle-même graphiste autodidacte, elle est à son compte, a beaucoup de succès et elle a renoncé à l’université pour poursuivre son rêve d’être graphiste, illustratrice’’, raconte Jahan. ‘‘Mais elle a vraiment compris notre voie même si elle était inquiète. Car il n’y a aucune certitude quand votre carrière ne semble pas être un plan défini. Et notre père nous soutient beaucoup. Quand nous avons des shows sur la côte Ouest, ou à Los Angeles, il est toujours là.’’

music a full-time job and everything else was on the back burner. Like Jahan said, it fell into what it is today,’’ Yasmine adds. In addition to living all those unique moments together, Jahan and Yasmine feel lucky to have been fully supported by their parents from the beginning to pursue a career that could have no guarantee. ‘‘Our parents are very supportive. I think our mother understood from the start because she is herself a selfmade graphic designer, she is self-employed, she is very successful and she dropped-out out of college to pursue her dream of being a graphic designer, illustrator,’’ Jahan tells. ‘‘But she really understood our path even though she was concerned. Because there is no certainty when your career doesn’t seem to be a set plan. And our dad is very supportive. Whenever we have shows on the West Coast, or in Los Angeles, he is always there.’’

‘‘ Having family involved in anything keeps you grounded’’ Avoir de la famille impliquée dans quelque chose vous garde vraiment terre-à-terre Over the years, Krewella’s style has been influenced by many electronic sub genres and we can’t miss the touch of their ethnic roots that they add to their sound. ‘‘When we first started off, we were dabbling in different things. I feel like that’s what happens when you are trying to figure out your sound, your identity. You are just exploring different sounds,’’ Jahan explains. ‘‘Our current sound represents this merging of two worlds, the Western world and the Eastern world.’’

Au fil des années, le style de Krewella a été influencé par de nombreux sous-genres électroniques et nous ne pouvons pas passer à côté de la touche venue de leurs origines ethniques qu’elles ajoutent à leur son. ‘‘Quand nous avons commencé, nous touchions à différentes choses. J’ai l’impression que c’est ce qui arrive quand vous essayez de trouver votre son, votre identité. Vous explorez juste différents sons’’, explique Jahan. ‘‘Notre son actuel représente cette fusion de deux mondes, le monde occidental et le monde oriental.’’

Américaines avec des origines pakistanaises et européennes, Jahan et Yasmine se sont davantage attachées à leurs antécédents culturels en grandissant. ‘‘Plus jeunes, je ne crois pas que nous étions aussi en contact avec nos origines culturelles car il y a de la stigmatisation et quand vous grandissez vous ne savez pas qui vous êtes vraiment’’, déclare Yasmine. ‘‘A ce stade de notre vie, nous pensons que cela a tant influencé nos vies parce que c’est une culture si colorée. Nous aimons l’incarner dans notre musique car cela n’existe pas encore vraiment dans le monde de la musique électronique, ou cela n’a pas été nécessairement fait par quelqu’un qui est de cette culture. Cela nous rend fières de pouvoir le faire.’’

American with Pakistani and European roots, Jahan and Yasmine got more and more attached to their cultural background as they grew older. ‘‘When we were younger, I don’t think we were as in touch with our cultural roots because there is some stigma involved and also when you’re growing up you’re not really certain of who you are yet,’’ Yasmine states. ‘‘At this point of our lives, we think that it has influenced so much in our lives because it’s such a colorful culture. We love embodying it in our music because it doesn’t really exist in the EDM music space yet, or it has not been necessarily done by someone who is of that culture. It makes us proud to be able to do that.’’

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Depuis leurs débuts, Krewella n’a pas seulement réussi en studio, mais a aussi été en tête d’affiche lors de festivals internationaux comme Coachella, Ultra et Tomorrowland. Pour Jahan et Yasmine, voyager dans le monde et partager leur musique avec leur fidèle public est une chance de rester ouvertes d’esprit et de grandir humainement. ‘‘A part jouer les shows qui est toujours incroyable, je dirais que ce que je préfère, c’est rencontrer les fans du monde entier’’, affirme Jahan. ‘‘Car tout le monde a un univers de la musique différent, tout le monde a une culture différente. Entrer en contact avec des personnes qui ont une expérience peu familière est toujours enrichissant. Nous adorons l’idée que nous développons et cultivons notre propre voyage chaque fois que nous voyageons dans un nouvel endroit et que nous rencontrons des gens d’une culture différente.’’

Since their debuts, Krewella not only got successful in studio, but also got a headliner at international festivals like Coachella, Ultra and Tomorrowland. For Jahan and Yasmine, traveling across the world and sharing their music with their devoted audience is a chance to keep open-minded and to grow humanly. ‘‘Besides actually playing the shows which is always incredible, I’d say my favorite part is meeting fans from across the world,’’ Jahan says. ‘‘Because everybody has the world’s music differently, everybody has a different culture. Coming into contact with people who have an unfamiliar experience is always enlightening. We just love the idea that we are expanding and growing our own journey every time we travel to a new place and meet people from a different culture.’’

En dehors de leur musique, Jahan et Yasmine utilisent aussi leurs plateformes pour défendre les droits des femmes et partager leurs valeurs les plus profondes. ‘‘Nous avons besoin de plus de femmes sur le devant de la scène en musique, et je sens que souvent les femmes abandonnent leurs rêves quand elles ne voient pas de gens qui leur ressemblent’’, assure Jahan. ‘‘Si nous voyons plus de femmes surgir, cela va inconsciemment inspirer d’autres femmes à explorer une carrière dans la musique, le divertissement, l’écriture, la production, ou peu importe car nous avons besoin de plus de gens comme nous. Nous avons observé cela.’’

Aside from their music, Jahan and Yasmine also use their social platform to advocate for women’s rights and spread their deepest values. ‘‘We need more women in the forefront of music, and I feel like often women get out of their dreams when they don’t see people that look like them,’’ Jahan argues. ‘‘If we see more women popping up, that is going to subconsciously inspire other women to explore a career in music, entertainment, or songwriting, producing, or whatever it is because we need more people like us. We’ve witnessed that.’’ Whereas the EDM industry is a lot represented by male figures, Jahan and Yasmine succeeded in becoming a powerful female electronic band and they are certainly a huge inspiration to all the aspiring female artists who need to have someone they can rely on to encourage them. ‘‘Find a team that is incredibly supportive of you, who believes in your art. And above all, believe that even if you’re not doing your best, you are great now. The more time, energy and passion you’ll put into it, you will get there eventually,’’ Yasmine advises. ‘‘But I think what kept Jahan, me and our former member going on in the beginning is that we kept making music, every day.’’

Tandis que l’industrie de l’EDM est en grande partie représentée par des figures masculines, Jahan et Yasmine ont réussi à s’imposer comme le groupe électronique féminin de référence et elles incarnent une grande source d’inspiration pour les futures artistes féminines qui ressentent le besoin d’avoir un soutien moral. ‘‘Trouvez une équipe qui vous soutient énormément, qui croit en votre art. Et surtout, croyez que même si vous ne faites pas de votre mieux, vous êtes bon. Plus vous impliquerez de temps, d’énergie et de passion dedans, plus vous y arriverez’’, conseille Yasmine. ‘‘Mais je pense que ce qui a permis à Jahan, notre ancien membre et moi d’avancer au début est que nous avons continué à faire de la musique, chaque jour.’’ Heureusement, les deux soeurs peuvent compter sur l’autre pour affronter tous les défis de leur complexe carrière. ‘‘Avoir de la famille impliquée dans quelque chose vous garde vraiment terre-à-terre. Si Jahan ou moi faisions une chose inopportune, ou contre notre code moral ou éthique, l’autre serait toujours là pour surveiller l’autre personne donc nous sommes également là pour nous guider à travers ce qui est une industrie très chaotique. Nous

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Fortunately, both sisters can count on each other to face the challenges involved with their complex career. ‘‘Having family involved in anything really keeps you grounded. If Jahan or I would ever do something out of line, or against our moral or ethical code, the other one of us would always be there to check the other person so we are also there to guide each other through what is a very chaotic industry to be in. We make sure we are always trying


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‘‘ We need more women in the forefront of music’’ Nous avons besoin de plus de femmes sur le devant de la scène en musique

nous assurons que nous essayons toujours de prendre les bonnes décisions pour l’autre et nous-même’’, détaille Yasmine. ‘‘Si tu perds la tête, je serai ton ancre’’, disaient-elle dans leur morceau Be There sorti en 2016. Cette chanson sonnait comme une puissante déclaration révélant les forts liens entre les deux soeurs. ‘‘C’est comme si vous aviez toujours un soutien, peu importe où vous êtes, ce que vous faites et c’est vraiment réconfortant. Car je sais que beaucoup de gens dans l’industrie sont seuls. Ce sont des artistes solo, ou ils ont un manager, mais ils ne sont jamais vraiment entourés d’une équipe ou d’une personne qui leur gardent les pieds sur terre. Donc nous avons de la chance d’avoir cela en tout temps’’, admet Jahan. Après avoir sorti leur EP New World pt. 1 en 2017, Krewella a récemment annoncé son retour avec ses premiers singles de 2018 Alibi et Runaway. Impatientes d’explorer de nouveaux sons et de chanter sur de nouveaux sujets, Jahan et Yasmine ont mis le pied dans la nouvelle ère de Krewella. ‘‘Nous sommes toujours en train de trouver notre son en tant qu’artistes et êtres humains. Nous évoluons constamment. Le voyage humain se stagne jamais’’, énonce Jahan. ‘‘Ce son actuel parle plus à nos identités, il parle plus à nos êtres authentiques, Si vous voulez retourner 20 ans en arrière, tout cela aurait du sens. Je pense que nous venons juste d’effleurer la surface de ce que nous pouvons vraiment créer pour représenter nos origines, quelque chose en accord avec notre principe directeur, ce en quoi nous croyons et la manière dont nous voyons le monde. Nous puisons tout juste dans cette énergie.’’ Alors qu’elles prévoient de sortir d’autres singles entre le printemps et l’été, Krewella retrouvera également la scène cette année, annonçant une tournée nord-Américaine qui débutera en mai et bien d’autres voyages planifiés à travers le globe. ‘‘Nous allons jouer en Asie, nous allons aller en Chine. Nous avons beaucoup de dates européennes également. Nous jouerons à Lollapalooza à Paris, nous avons quelques festivals en Allemagne, nous avons l’Autriche, l’Espagne... Toutes les dates peuvent se retrouver sur notre site.’’

to make the right decision for each other and ourself,’’ Yasmine details. ‘‘If you lose your mind, I’ll be your anchor,’’ we heard in their track Be There released in 2016. This song sounded like a powerful declaration revealing the close ties of the two sisters. ‘‘It’s like you always have backup, no matter where you are, what you are doing and it’s really comforting. Because I know that a lot of people in the industry are out there alone. They are solo performers, or they have a manager but they are never really surrounded by a team or someone really keeping them grounded. So we are lucky to have that at all times,’’ Jahan admits. After releasing their EP New World pt.1 in 2017, Krewella came back more recently with their first singles of 2018 Alibi and Runaway. Excited about exploring new sounds and singing about new topics, Jahan and Yasmine have arrived in Krewella’s new era. ‘‘We are still in the process of finding our sound as artists and humans. We are constantly evolving. Human’s journey never stagnates,’’ Jahan says. ‘‘This current sound speaks more to who we are, it speaks more to our authentic selves. If you want to go back 20 years ago, it would all make sense. I think we’ve just scratched the surface of how we can really create something that represents who we are and our roots, something in line with our guiding principle, what we believe in and the way we see the world. We are just tapping into this energy.’’ While they have a few more singles set to come out between Spring and Summer, Krewella will also be back on stage this year as they have an upcoming North American Tour starting in May and many more travels scheduled across the globe. ‘‘We are going to be playing in Asia, we are going to China. We have a bunch of European dates as well. We are playing Lollapalooza in Paris, we are playing a couple of festivals in Germany, we have Austria, Spain... All dates can be found on our website.’’

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GRUMPY MAGAZINE #10 (Spring 2018) - Krewella  
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