Skip to main content

GMT Magazine 93 - Fall 2025

Page 1


Interviews

Jean-Christophe Babin (Bvlgari, TAG Heuer, Hublot, Zenith)

Edouard Meylan (H. Moser & Cie.)

Saga

Van Cleef & Arpels

Le temps d’une rêverie poétique

Poetic temporal reveries

Grand Prix d’Horlogerie de Genève

Dossier spécial et catalogue officiel

Special feature and official catalog

Geneva Watch Days

Les nouveautés et les temps forts

New releases and highlights

Blancpain

Villeret Quantième Complet Phases de Lune

Edito 25 ans !

Né à l’aube du troisième millénaire, votre Great Magazine of Timepieces célèbre son 25e anniversaire. Nous avons partagé avec nos lecteurs du monde entier des milliers de lancements horlogers, interviewé des personnalités captivantes de marques de toutes les tailles, visité les manufactures, des plus innovantes aux plus traditionnelles, arpenté les salons et événements sur tous les continents, rencontré des passionnés et collectionneurs de nombreux pays. Quel bonheur réitéré à chaque numéro et chaque temps fort du calendrier horloger ! GMT n'est d’ailleurs pas le seul acteur incontournable du paysage horloger (avec son « sister site » WorldTempus) à fêter son quart de siècle : le Grand Prix d’Horlogerie de Genève va tenir en haleine toute l’industrie au cours de sa 25e cérémonie de remise de prix et récompenser les créations les plus méritantes de l’année. Nous avons décidé de fêter le double anniversaire à cette occasion, en organisant un événement en commun. Au-delà des bougies et des trophées, nous sommes heureux d’offrir à nos lecteurs en exclusivité le catalogue officiel du GPHG, et de compléter cette lecture par un dossier immersif sur les « Oscars de l’horlogerie. »

Nous revenons également sur une sixième édition des Geneva Watch Days en plein essor. Deux des cofondateurs analysent leur pertinence aujourd’hui, ainsi que celle du GPHG, et la situation de leurs marques dans la conjoncture actuelle : Jean-Christophe Babin (division horlogère de LVMH) et Edouard Meylan (H. Moser & Cie.). Parmi les marques qui se distinguent en affirmant leur savoir-faire et leur style, Blancpain offre une cure de jouvence à sa collection classique Villeret, ce qui lui vaut la Une de GMT, et Van Cleef & Arpels nous ouvre les portes de ses ateliers horlogers, afin que nous puissions nous plonger dans les secrets de ses Complications Poétiques… une expérience éblouissante ! La passion permet de rester jeune, le prochain quart de siècle s’annonce sensationnel !

RM 35-03 Rafael Nadal

Skeletonised automatic winding calibre

55-hour power reserve (± 10%)

Baseplate and bridges in grade 5 titanium

Function selector

Patented butterfly rotor

Case in Blue and Pastel Blue Quartz TPT®

A Racing Machine On The Wrist

25 years young! Editorial

Born at the dawn of the third millennium, your Great Magazine of Timepieces is celebrating its 25th anniversary. We have shared thousands of watch launches with our readers around the world, interviewed fascinating personalities from brands of all sizes, visited Manufactures ranging from the most innovative to the most traditional, attended trade shows and events on every continent, as well as meeting with enthusiasts and collectors from many countries. What recurrent joy with each issue and each highlight in the watchmaking calendar! However, GMT is not the only key player in the watchmaking landscape (along with its sister website WorldTempus) to be celebrating a silver jubilee: the Grand Prix d'Horlogerie de Genève (GPHG) will keep the entire industry on tenterhooks during its 25th awards ceremony honouring the year's most deserving creations. We have decided to celebrate this double anniversary by organizing a joint event. Above and beyond the candles and trophies, we are thus delighted to offer our readers an exclusive copy of the official GPHG catalog, accompanied by a a fascinating feature article on the watchmaking “Oscars”.

We also look back at the sixth edition of the rapidly growing Geneva Watch Days with two of the co-founders, Jean-Christophe Babin (LVMH watch division) and Edouard Meylan (H. Moser & Cie.), analyzing the event’s current relevance, as well as that of the GPHG and how their brands are doing amid the current economic climate. Among the Maisons that stand out for their expertise and style, Blancpain has given its classic Villeret collection a facelift, earning it the GMT cover; while Van Cleef & Arpels opens the doors to its watchmaking workshops, enabling us to delve into the secrets of its Poetic Complications – a truly dazzling experience! Passion preserves youthfulness and the next quarter-century looks set to be sensational!

Plumes

Plumes

Hermès, un dessin commence

Sommaire

Blancpain

10 pièces en vue aux Geneva Watch Days

Ten timepieces in the limelight at Geneva Watch Days

5 nouveautés à ne pas manquer

Five not-to-be-missed new launches

Jean-Christophe Babin

CEO de Bvlgari et de la division horlogère de LVMH

CEO of Bvlgari and LVMH's watch division

Edouard Meylan

CEO H. Moser & Cie.

Montres en lumière et futur suspendu

Watches in the limelight and an uncertain future

Jaeger-LeCoultre, Reverso Tribute Geographic Force constante, solutions variables

Constant force, variable solutions

Cartier, la métamorphose des icônes

Cartier, transforming icons

Breitling Superocean

Chopard

L’heure chocolat

Cocoa time

GMT célèbre ses 25 ans

GMT celebrates its 25th birthday

Sébastien Faramond, La Table de Pavie

Raye

96

38 Le temps d’une rêverie poétique Poetic temporal reveries

78 GPHG ou les contes des « 1001 Académiciens » GPHG Tales of the “1001 Academicians”

Hublot

Sommaire

sur 15 nouveautés of 15 new releases

Le plein d’autonomie

Filling up on autonomy

Nouveau jalon du temps

A new temporal landmark

Tableau vivant

A vibrant tableau

Zeste horloger

Horological zest

Échappée céleste

Celestial escapism

Le temps du cœur

Time with heart

Oiseau rare

A rare specimen

La R&D en action

R&D in action

Dragon d’or Gold dragon

Le maître du temps

The master of time

Millésime étoilé

Stellar vintage

C’est la goutte d’eau ! Aqua temporis

Le retour des fifties

Back to the fifties

Un fil orange entre passé et présent

An orange thread between past and present

Ma bohème

My Bohème

DUAL TIME GMT RESONANCE MANUFACTURE EDITION

Villeret Quantième Complet Phases de Lune

Villeret Quantième Complet Phases de Lune

En architecture, la rénovation d’un monument historique n’est jamais prise à la légère : il faut savoir respecter les lignes et l’esprit de l’œuvre originale, tout en lui donnant les atouts esthétiques contemporains attendus des utilisateurs.

En horlogerie, la collection Villeret représente un jalon historique : ses origines remontent à la crise du quartz, période durant laquelle Blancpain choisit de s'affirmer à contre-courant. Elle est revisitée cet automne, à l’aube du deuxième quart du XXIe siècle.

En 1983, Blancpain se distingue en contribuant de manière significative au redéploiement de la haute horlogerie avec son calibre 6395, le plus petit mouvement de calendrier complet avec phases de lune de son époque. Une déclaration passionnée de savoir-faire mécanique alors que l’industrie horlogère émerge tant bien que mal de la plus grande crise de son histoire.

Le cœur est là, il lui faut un corps. Il sera fin et élégant, en un mot classique, s’affirmant dès les prémices comme un hommage au patrimoine de tout un pays. Président et CEO de Blancpain, Marc A. Hayek l’évoque avec respect : « Ce garde-temps était plus qu’un hommage à la tradition horlogère, il a ouvert de nouvelles perspectives en matière de design et ravivé l’intérêt pour la montre mécanique. » Avec une dimension muséale admise dans toute une industrie, redessiner la collection quatre décennies plus tard a nécessité beaucoup d’attention, de minutie et de précaution. Chaque évolution de la Villeret demande une grande retenue. Il s'agit de ne jamais rompre avec ses codes, mais de les sublimer, afin que cette collection demeure une référence de distinction et d’intemporalité. 

In architecture, renovating a historic monument is never taken lightly: it is essential to respect the design and spirit of the original work, while giving it the contemporary aesthetic appeal expected by users.

In watchmaking, the Villeret collection represents a historic milestone: its origins date back to the quartz crisis, a period during which Blancpain chose to row against the tide. It is being revisited this fall as we prepare to enter the second quarter of the 21st century.

In 1983, Blancpain distinguished itself by significantly contributing to the redeployment of Haute Horlogerie with its Caliber 6395: the smallest full calendar movement with moon phases of its time. It was a passionate statement of mechanical expertise at a time when the watch industry was struggling to emerge from the greatest crisis in its history.

The heart was there, but needed a body. The latter would be refined and elegant – in a word classic – asserting itself from the outset as a tribute to the heritage of an entire country. Blancpain President & CEO Marc A. Hayek speaks of it with great respect: “This timepiece was more than a tribute to watchmaking tradition; it broke new ground in design and revived interest in mechanical watches.” For a model that acquired museumworthy stature recognized across the industry, redesigning the collection four decades later required a great deal of attention, meticulous care and caution. Every evolution of the Villeret calls for great restraint. It is never a question of breaking with its codes, but of further enhancing them in such a way that this collection remains a benchmark of distinction and timelessness. 

Si les mouvements de manufacture des nouveaux modèles Villeret conservent les performances de la dernière génération, leur masse oscillante a été modifiée, pour le plus grand plaisir des observateurs avertis : très sculpturale avec ses arêtes anglées et son centre ajouré, elle se décline en or jaune ou rouge 18 carats, en accord avec le fameux boîtier à double pomme. Pour le Quantième Complet Phases de Lune, ce dernier bénéficie même d’un profil légèrement affiné, ainsi que d’un soin ergonomique qui se reflète dans la couronne subtilement élargie et les cornes redessinées. Brevetés, les correcteurs sous cornes restent en place. Dans le prolongement, les bracelets sont dorénavant interchangeables. Naturellement, le changement le plus visible provient du cadran et des bracelets, de multiples façons. De nouvelles couleurs apportent du choix et de la gaieté sans rien enlever à l’élégance classique de la collection : cadrans golden brown soleillés ou blancs opalins craquelés aux nuances dorées, accompagnés de bracelets en cuir miel, marron, beige ou bleu. Prenant ses

While the Manufacture movements of the new Villeret models retain the performance of the latest generation, their oscillating weight has been modified, much to the delight of discerning observers. With its extremely sculptural design featuring chamfered edges and an openworked center, it comes in 18K yellow or red gold versions matching the famous double-stepped case. For the Quantième Complet Phases de Lune, the latter even features a slightly slimmer profile, as well as reflecting concern for ergonomics expressed through a subtly enlarged crown and redesigned lugs. The patented under-lug correctors remain in place and the straps are now interchangeable. Naturally, the most visible changes relate to the dial and straps. New colors bring ample choice along with cheerful vibes without detracting from the collection’s classic elegance: sunburst golden brown or opaline white dials with golden hues, accompanied by honey, brown, beige or blue leather straps. Taking center stage thanks to a larger opening, the moon phase makes an elegant statement of its own, as

« Ce garde-temps a ouvert de nouvelles perspectives en matière de design et ravivé l’intérêt pour la montre mécanique. »
“This

timepiece broke new ground in design and revived interest in mechanical watches.”

aises grâce à une ouverture élargie, la phase de lune affirme sa présence avec élégance : l’applique bombée en or, satinée et polie, paraît léviter sur un disque en céramique. Toujours sur le cadran et dans une volonté de confort et de modernité, les aiguilles ne sont plus ajourées mais en or massif et luminescentes, et les chiffres romains satinés en surface voient leurs flancs polis. Le XII a d’ailleurs cédé sa place au symbole JB, en honneur au fondateur de la marque dont ce sont les initiales.

Dans son ensemble, la nouvelle collection Villeret se compose de 16 références en deux tailles, 40 mm et 33,2 mm, dont la moitié se décline avec deux types de sertissage (cadran ou cadran + lunette). Le modèle phare reste le Quantième Complet Phases de Lune (40 mm, acier inoxydable ou or rouge 18 cts) – accompagné du Quantième Phases de Lune (33,2 mm, mêmes matériaux) –, mais les adeptes de designs particulièrement épurés opteront peut-être pour la Villeret Ultraplate (40 mm, acier inoxydable ou or rouge 18 cts). Toutes sont dorénavant garanties 5 ans. Quoi qu’il en soit, Blancpain parvient à combler les amateurs de classicisme et de haute horlogerie en sublimant davantage ce fleuron de son patrimoine horloger

the domed, satin-brushed and polished gold applique appears to be levitating on a ceramic disk. Still on the dial, with comfort and modernity in mind, the hands are no longer openworked but made of solid gold and luminescent, while the satin-brushed Roman numerals have polished sides. The XII has been replaced by the JB symbol honoring the brand founder’s initials.

Overall, the new Villeret collection comprises 16 references in two sizes – 40mm and 33.2mm – half of which are available with two types of gemsetting (dial or dial + bezel). While the flagship model remains the Quantième Complet Phases de Lune (40mm, stainless steel or 18K red gold) – accompanied by the Quantième Phases de Lune (33.2mm, same materials) – fans of particularly refined designs may opt for the Villeret Ultraplate (40mm, stainless steel or 18K red gold). All models now come with a five-year warranty. Blancpain has succeeded in satisfying devotees of classicism and Haute Horlogerie by further enhancing this jewel in the crown of its watchmaking heritage.

Un nouveau CEO pour Longines

Patrick

Aoun prend les rênes de Longines, qu’il avait rejointe dès 2007 en tant que directeur régional pour le Moyen-Orient, puis l’Asie du Sud-Est, avant de superviser le développement de la marque.

A new CEO for Longines

Patrick Aoun

is taking the reins at Longines, which he joined in 2007 as regional director for the Middle East, then Southeast Asia, before overseeing the brand's development.

Un trophée pour

Acrotec

Acrotec décroche le « Gold Standard ». Une belle reconnaissance de la capacité du groupe à conjuguer croissance externe soutenue, décentralisation intelligente et création de synergies industrielles.

A trophy for Acrotec

Acrotec has earned the “Gold Standard.” This is a wonderful acknowledgement of the group's ability to combine sustained external growth and intelligent decentralization with the creation of industrial synergies.

L.Leroy

fête ses 240 ans en majesté en dévoilant une pièce hautement compliquée à la hauteur de son savoir-faire historique, la Osmior « Bal du Temps ». Produite en série limitée et en trois variations, elle illustre la volonté de L.Leroy d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire.

L.Leroy celebrates

240 years in style

unveiling a highly complicated timepiece worthy of its historic expertise, the Osmior “Bal du Temps”. Produced in a limited series and in three variations, it clearly illustrates L.Leroy's desire to begin a new chapter in its history.

Genève accueille la Maison des Arts & de la

Culture Horlogère

carrefour dédié à l’horlogerie est prévu au cœur du quartier des banques : la Maison des Arts & de la Culture Horlogère (MACH). Installé dans un bâtiment emblématique de quatre étages ouvert au public, ce projet indépendant à but non lucratif ambitionne de faire rayonner l’art horloger sous toutes ses formes.

Geneva

welcomes the Maison des Arts & de la Culture Horlogère hub dedicated to watchmaking is to be created in the heart of the banking district: the Maison des Arts & de la Culture Horlogère (MACH). Housed in an iconic four-story building open to the public, this independent, non-profit project aims to promote the art of watchmaking in all its forms.

Mauron Musy,

le retour aux sources

une ancienne ferme du village de St-Aubin, dans le canton de Fribourg, aujourd’hui entièrement métamorphosée en manufacture. Ce lieu atypique avait accueilli Christophe Musy des années plus tôt, en tant que stagiaire dans l’atelier de micromécanique situé juste en dessous.

Mauron Musy,

back to its roots

the independent company returned to where it all began: a former farm in the village of St-Aubin in Canton of Fribourg, now completely transformed into a Manufacture. Years earlier, this unusual place welcomed Christophe Musy as an intern in the micromechanics workshop located just below.

Marteau &

Co : repenser les enchères (à gauche sur la photo) revient sur le devant de la scène horlogère avec une nouvelle plateforme de ventes aux enchères au concept inédit. Chaque adjudication inclut une commission de 3 % reversée directement aux horlogers indépendants dont les pièces sont revendues.

Plus d’informations sur marteauandco.com

Marteau & Co:

rethinking auctions

(pictured left) returns to the forefront of the watchmaking scene with a new auction platform based on a unique concept. Each sale includes a 3% commission directly paid to the independent watchmakers whose timepieces are resold.

More information at marteauandco.com

Breitling & NFL : la collab’ inédite performance et passion sont au cœur de la collaboration car ces valeurs animent le football américain autant que Breitling, qui entre sur le terrain en tant que partenaire horloger officiel de la NFL avec ces exigences en ligne de mire.

Breitling & NFL: an unprecedented

collab’

performance and passion are at the heart of this collaboration, as these values drive American football just as they do Breitling, which is entering the field as the NFL's official timekeeping partner with these requirements in mind.

TAG Heuer,

chronométreur officiel du marathon de New York

TAG Heuer a annoncé le retour de son partenariat avec les New York Road Runners, l’association à but non lucratif qui organise le marathon. Le principe ? Un compte à rebours officiel, des horloges de course estampillées TAG Heuer et, pour finir en beauté, une montre connectée de la maison offerte aux gagnants.

TAG Heuer, official timekeeper of the

New York Marathon

TAG Heuer announced the renewal of its partnership with New York Road Runners, the non-profit association that organizes the marathon. The concept? An official countdown, TAG Heuerbranded race clocks and to top it all off, a smartwatch from the brand for the winners.

américain

déclare Clément Etienvre, PDG de Lorige SAS. Cette décision stratégique permet à la maison de répondre à la demande croissante de ses modèles aux États-Unis, où ils seront distribués grâce à Lorige USA LLC.

Lorige

now on the American market says Clément Etienvre, CEO Lorige SAS. This strategic decision enables the company to meet the growing demand for its models in the United States, where they will be distributed by Lorige USA LLC.

Lorige entre sur le marché

BL-EVOLUTION

BLEU ASPHALTE

LIMITED TO 50 PIECES

From the thrill of competing on American asphalt to the focus of our watchmakers in Geneva, it’s just a stone’s throw away. To celebrate the grand return of one of Britain’s greatest manufacturers to endurance racing, Lorige has partnered with the Heart of Racing team to unveil the new BL-Evolution Bleu Asphalte.

A trophy on your wrist.

Official timekeeper of

GMT Watch Safari 2025

Une série limitée de 25 pièces pour les 25 ans de GMT A 25-piece limited series for GMT’s 25th anniversary

Chopard Mille Miglia GMT & BMC
Chopard Mille Miglia GMT & BMC

À l’occasion du GMT Watch Safari 2025 qui permet à des lecteurs du monde entier de découvrir une dizaine de manufactures de pointe, GMT dévoile la Mille Miglia GMT & BMC, une édition de seulement 25 exemplaires sur le thème du safari, lors de la visite de Chopard.

C’est la première fois que Chopard conçoit une série limitée de 25 exemplaires de la Mille Miglia, avec un cadran grené beige safari complètement inédit au recto et un calibre différent de celui de la collection courante au verso. Une triple exclusivité !

Le mouvement automatique certifié COSC se distingue par sa décoration inspirée de l’univers automobile et une réserve de marche de 60 heures. Elle s’affiche sur un indicateur qui évoque une jauge de carburant. Les clins d’œil racing se poursuivent sur le bracelet en cuir de veau brun perforé, avec doublure en caoutchouc à finition pneu noir, et sur la couronne vissée gravée d’un volant. Inspiration logique pour la Mille Miglia, d’autant plus quand la série limitée est réalisée en partenariat avec le Bonmont Motors Club, dont Karl-Friedrich Scheufele (coprésident de Chopard) est membre et dont les fondateurs sont passionnés de montres.

Le design harmonieux de ce garde-temps de collection intègre des contrastes soutenant sa lisibilité, dont les index et aiguilles peints de Super-LumiNova® noir en écho à l’insert en aluminium de la lunette. Le boîtier étanche à 100 m et la boucle déployante sont coulés dans un acier éco-circulaire breveté par Chopard, le Lucent Steel™.

Les participants du GMT Watch Safari et les membres du Bonmont Motors Club ont eu la primeur de la nouveauté, mais un tiers de la micro-production est réservée aux autres lecteurs de GMT.

Plus d’infos et réservation sur fine-watch-club.com et via ce QR code

À propos du GMT Watch Safari :

Une semaine d’immersion tout compris, cette année avec les visites des manufactures de Bovet, Breguet, Breitling, Cartier, Chopard, Jaeger-LeCoultre, L’Épée 1839, Montblanc et TAG Heuer, et des expériences avec Bianchet, Eberhard & Co., GPHG et Lorige !

Inscription pour 2026 sur watch-safari.ch

As part of the GMT Watch Safari 2025, which enables readers from around the world to discover a dozen cutting-edge Manufactures, GMT unveils the Mille Miglia GMT & BMC –a 25-piece limited edition featuring a safari theme – during a visit to Chopard.

This is the first time that Chopard has designed a triply exclusive 25-piece limited series of the Mille Miglia, featuring a completely new frosted safari beige dial on the front, while the back reveals a caliber different from the current collection.

The COSC-certified self-winding movement stands out with its automotive-inspired decoration and a 60-hour power reserve, displayed on an indicator reminiscent of a fuel gauge. The racing references continue on a perforated brown calfskin leather strap, with a black rubber lining finished to resemble a tire, as well as on the screw-lock crown engraved with a steering wheel. This is a logical source of inspiration for the Mille Miglia, especially as the limited edition is produced in partnership with the Bonmont Motors Club, of which Chopard’s Co-President Karl-Friedrich Scheufele is a member and whose founders are passionate watch enthusiasts.

The harmonious design of this collector’s timepiece incorporates contrasts that enhance its readability, including hour-markers and hands painted with black Super-LumiNova® to echo the aluminum insert on the bezel. The 100-meter water-resistant case and folding clasp are cast in Lucent Steel™, a Chopard-patented eco-circular alloy.

While participants in the GMT Watch Safari and members of the Bonmont Motors Club were the first to see this new model, a third of the micro-production is reserved for other GMT readers.

For more information and reservations, visit fine-watch-club.com and scan this QR code

About the GMT Watch Safari

An all-inclusive week-long immersion, this year featuring visits to the Bovet, Breguet, Breitling, Cartier, Chopard, Jaeger-LeCoultre, L’Épée 1839, Montblanc and TAG Heuer watchmaking workshops, as well as experiences with Bianchet, Eberhard & Co., GPHG and Lorige! Register for 2026 at watch-safari.ch

Chevaliers et nouvelle boutique pour les 30 ans de

Roger

Dubuis

Roger Dubuis célèbre son 30e anniversaire de multiples manières : boutique entièrement rénovée et plus décontractée au centre de Genève ou nouveau chapitre de la saga Excalibur Les Chevaliers de la Table Ronde, avec une série limitée de 28 pièces « Merlin l’Enchanteur » fabuleuses.

Knights

and a new boutique for Roger Dubuis' 30th anniversary

Roger Dubuis is celebrating its 30th anniversary in a number of ways: a completely renovated and more relaxed boutique in the center of Geneva, as well as a new chapter in the Excalibur Les Chevaliers de la Table Ronde saga, with a 28-piece limited series of fabulous “The Enchanter Merlin” timepieces.

La surprise d’Antoine Pin, CEO de

TAG Heuer

lancée durant les Geneva Watch Days, il déclare dans une interview exclusive accordée à WorldTempus : « Honnêtement, au départ, j’ai été surpris, et j’ai beaucoup aimé être surpris parce que c’était de façon juste. »

TAG Heuer CEO

Antoine Pin’s big

surprise

Antoine Pin said in an exclusive interview with WorldTempus: “Honestly, at first I was surprised and I really liked that, because it was the right kind of surprise.”

À découvrir en intégralité sur WorldTempus

Read the full interview on WorldTempus

Time to Watches à

Las Vegas

la prochaine édition s’annonce très prometteuse et sera suivie d’un Time to Watches Las Vegas, fin mai 2026 durant le salon Couture.

Time to Watches in Las Vegas

which saw 77 exhibitors and 9,500 visitors converge on the Villa Sarasin during Watches and Wonders 2025, the next edition looks very promising and will be followed by Time to Watches Las Vegas during the Couture show at the end of May 2026.

Time to laugh

Vacheron Constantin

célèbre ses 270 ans à la maison

Vacheron Constantin a convié la presse internationale, les clients et les partenaires à fêter son 270e anniversaire lors de trois soirées fabuleuses à la manufacture, mettant à l’honneur ses forces vives et sa créativité avec beaucoup d’émotion et de magie, sur le thème de The Quest. Les plus chanceux ont pu découvrir 15 pièces exceptionnelles Les Cabinotiers qui s’y rapportent.

Vacheron Constantin celebrates its 270th

anniversary

at home

Vacheron Constantin invited the international press, clients and partners to celebrate its 270th anniversary during three fabulous evenings at the Manufacture, showcasing its driving forces and creativity with a great deal of emotion and magic, around the theme of The Quest. The luckiest guests enjoyed a chance to discover 15 exceptional Les Cabinotiers timepieces related to this theme.

AP

: trois QP en 38 mm pour les 150 ans qui déroule les festivités de son 150e anniversaire depuis le début de l’année, vient de présenter trois nouveaux quantièmes perpétuels, pour la première fois dans des boîtiers de 38 mm en acier ou or. Cette maîtrise des grandes complications dans un si petit volume se décline en 3 séries limitées de 150 exemplaires (deux Royal Oak et une Code 11.59).

AP: three 38mm perpetual calendars for the 150 th anniversary which has been celebrating its 150th anniversary since the start of the year, has just unveiled three new perpetual calendars, issued for the first time in 38mm steel or gold cases. This mastery of grand complications within such a small volume is available in three 150-piece limited editions (two Royal Oaks and one Code 11.59).

Le Louvre

expose La Quête du Temps

La Quête du Temps exposée au Louvre revêt plus qu’une dimension philosophique : 6 293 composants mécaniques et 1 020 pour l’habillage, 144 gestes de l’automate, 23 complications et 15 brevets !

The Louvre exhibits

The Quest of Time

The Quest of Time clock on display at the Louvre comprises far more than just a philosophical dimension, as the following figures confirm: 6,293 mechanical components and 1,020 for the exterior, 144 movements performed by the automaton, 23 complications and 15 patents!

Interview

JEANCHRISTOPHE BABIN

CEO de Bvlgari et de la division horlogère de LVMH

CEO of Bvlgari and LVMH's watch division

« Je crois que l’innovation et la nouveauté ont toujours suscité le désir chez l’être humain. »
“I believe that innovation and novelty have always kindled human desire.”

Nous sommes dans le même ordre de grandeur que Watches and Wonders, qui est le salon des marques et des acteurs en majorité très connus. Les Geneva Watch Days offrent diversité et découverte en mettant en lumière quelques grandes maisons et de très nombreuses marques émergentes. Celles-ci ont rarement l’occasion de bénéficier d’une visibilité collective et, sans les GWD, elles resteraient souvent dans l’ombre. L’événement leur ouvre l’accès à plus de 300 détaillants, 500 médias et 1900 collectionneurs. Ces derniers adorent découvrir – et si possible acquérir en avant-première – des pièces qu’ils jugent innovantes, excitantes et complémentaires à leur collection. Pour de jeunes marques, il s’agit donc d’un formidable accélérateur de notoriété, renforcé par la crédibilité que leur apporte la présence d’exposants mondialement reconnus tels que Bvlgari, Breitling, TAG Heuer ou Zenith. 

We are on the same scale as Watches and Wonders, which is the show for major brands and mostly very well-known players. Geneva Watch Days offers diversity and discovery by highlighting a few big names and a large number of emerging ones. These micro-brands rarely have the opportunity to benefit from collective visibility and without GWD, they would often remain in the shadows. This event gives them access to more than 500 retailers, 700 journalists and 1,500 collectors. The latter love to discover – and, if possible, acquire in preview mode – timepieces that they consider innovative, exciting and complementary to their collection. For youthful brands, this is therefore a tremendous boost to their reputation, reinforced by the credibility afforded them by the presence of worldrenowned exhibitors such as Bvlgari, Breitling, TAG Heuer and Zenith. 

Suite à cette séquence de records à la fois inattendus et soigneusement planifiés, je souhaite capturer l’essence du succès. Car ce n’est qu’un début pour l’Octo Finissimo, devenue en une décennie une véritable icône. Elle a maintenant une légitimité horlogère qui n’existait pas encore en 2013, quand j’ai pris les commandes de la marque. Nous l’aurions acquise tôt ou tard, mais beaucoup plus lentement sans cette démonstration d’innovation en profondeur, sur les fondamentaux de la chaîne horlogère. Nous avons dû la revoir complètement, la réinventer, afin de réduire son volume et de la mettre dans une boîte ultra-plate, offrant ainsi aux clients une élégance contemporaine qu’aucune autre marque ne propose. Les autres acteurs de l’extra-plat proposent des montres plus classiques. Bvlgari, elle, est pionnière et moderne. Elle s’adresse à l’homme d’aujourd’hui, celui qui s’habille en slim-fit et vit dans un appartement orné d’art contemporain, baigné de lumière grâce à de grandes baies vitrées.

L’Octo Finissimo est immédiatement reconnaissable, même à dix mètres. Tout le monde la connaît, mais peu la possèdent encore : son potentiel est immense. Selon moi, seules deux véritables icônes horlogères ont émergé au XXIe siècle : la Big Bang d’Hublot et l’Octo Finissimo. À nous de hisser cette dernière encore plus haut.

D’ailleurs, nous sommes en train de créer la même chose avec Serpenti. Il est en effet très rare pour une maison de faire table rase de ses modèles précédents et de repartir de zéro. Or, Bvlgari a réussi ce pari : créer depuis 2009 des montres devenues pièces de collection, qui suscitent autant chez la femme que chez l’homme un désir intense et une forte reconnaissance. Des créations à la fois différentes, élégantes et sophistiquées.

Je crois que l’innovation et la nouveauté ont toujours suscité le désir chez l’être humain, et il existe de multiples façons d’innover. Cela peut passer par les matériaux, comme le marbre utilisé dans l’Octo Finissimo. Sa déclinaison en bleu est un véritable exploit : il est extrêmement complexe de couper le marbre en tranches très fines, et seule la plus haute qualité de pierre peut être utilisée, sans quoi elle devient translucide. Ici, l’innovation réside de l’utilisation d’un matériau rare, qui renforce la différenciation de la montre tout en affirmant sa romanité. Idem avec le bronze qui habille maintenant notre Octo Aluminium, avec un traitement de surface lui conférant une évolution homogène. Mais l’innovation peut aussi venir de la collaboration. L’exemple de l’artiste sud-coréen Lee Ufan est emblématique : connu pour ses sculptures associant miroirs et minéraux aux réverbérations extraordinaires, il a créé pour nous un cadran miroir, pur et lisible, inspiré de sa technique. Il a surtout réussi à « minéraliser » le titane, un fait exceptionnel, donnant à la pièce une identité absolument unique et une dimension artistique rare.

Following this sequence of unexpected yet carefully planned records, I want to capture the essence of success – because this is only the beginning for the Octo Finissimo, which has become a true icon in just ten years. It now has watchmaking credibility that did not exist in 2013 when I took over the brand. We would have achieved this sooner or later, but much more slowly without this demonstration of in-depth innovation in watchmaking’s fundamentals. We had to completely redesign and reinvent it in order to reduce its volume and put it in an ultra-thin case, offering customers a contemporary elegance that no other brand offers. Other players in the ultra-thin market offer more classic watches. Bvlgari itself is a modern, pioneering brand targeting today’s man, who dresses in slim-fit clothes and lives in a contemporary art-decorated apartment bathed in light thanks to large bay windows.

The Octo Finissimo is instantly recognizable, even from ten meters away. Everyone knows it, but few yet own it, meaning it has huge potential. In my opinion, only two true watchmaking icons have emerged in the 21st century: Hublot's Big Bang and the Octo Finissimo. It's up to us to elevate the latter even further.

We are in fact doing the same thing with Serpenti. It is very rare for a Maison to make a clean break from its previous models and start from scratch. Bvlgari has however succeeded in this challenge: since 2009, it has been creating watches that have become collector's items, stirring intense desire and strong recognition in both women and men. These models are distinctive, elegant and sophisticated.

Chez Hublot, j’opterais pour la Big Bang des 20 ans, parce que c’est une évolution astucieuse de la Hublot originale, qui reste pour moi l’une des deux ou trois icônes nées au XXI une pièce fascinante à posséder. Du côté de Zenith, je trouve la Defy Skyline extrêmement contemporaine et réussie ; elle témoigne de la maîtrise de la maison en matière de mouve ments. Son design, antérieur à celui de la plupart des montres de sport, remonte aux années 1960. Il ne doit rien à Gérald Genta, ce qui rend la pièce d’autant plus intéressante. Mon autre choix serait la Chronomaster Sport Météorite, à propos de laquelle j’ai lu des articles qui, vu son cadran, la présentent comme une alternative à la Daytona. Elle l’est sans aucun doute, mais en version plus contem poraine, avec le cadran météorite qui lui confère une valeur intrinsèque supplémentaire. Sans oublier le calibre El Primero qui, d’ailleurs, équipait la Daytona par le passé. Quant à TAG Heuer, je choisirais le chronographe Monaco Rattrapante. La collection évolue de manière remarquable, conservant un fort ancrage vintage lié à la montre légendaire, tout en offrant une vision d’avenir à travers des déclinaisons très contemporaines et des mouvements sophistiqués, le tout habillé de façon inattendue. Interview complète à retrouver sur WorldTempus Full interview available on WorldTempus

I believe that innovation and novelty have always kindled human desire and there are is can for example be through materials, such as the marble used in the Octo Finissimo. Its blue version is a real feat, as cutting marble into very thin slices is extremely complex and only the highest-quality stone can be used to avoid it becoming translucent. Here, the innovation lies in the use of a rare mateerentiation while affirming its Roman character. The same is true of the bronze that now adorns our Octo Aluminium, with a surface treatment creating a uniform finish. Innovation can also come from collaboration, as exemplified by South Korean artist Lee Ufan. Renowned for his sculptures combining mirrors and minerals with extraordinary reflections, he has created a pure, legible mirror dial for us, inspired by his technique. Above all, he has succeeded in “mineralizing” titanium, an exceptional accomplishment, endowing the model with an absolutely unique identity and a rare artistic dimension.

At the same time, we are bringing innovation to our points of sale with new services. For example, we have installed small, fast, free demagnetization systems that prevent 30% of after-sales service returns. This saves time and money for everyone. We also offer a polishing service for watches entrusted to us by customers, who can discover new products in the store while their watch is being dealt with.

At Hublot, I would opt for the 20th anniversary Big Bang, because it is a clever evolution of the original Hublot, which for me remains one of the two or three icons born in the 21st century and a fascinating timepiece to own. At Zenith, I find the Defy Skyline extremely contemporary and successful, demonstrating the Maison’s mastery of movements. Its design dates back to the 1960s, before most existing sports watches. It owes nothing to Gérald Genta, which makes the model all the more interesting. My other choice would be the Chronomaster Sport Météorite, about which I have read articles that present it as an alternative to the Daytona given its style. It undoubtedly is just that, but in a more contemporary version, with a meteorite dial instilling it with additional intrinsic value. Not to mention the El Primero caliber, which incidentally used to equip the Daytona. As for TAG Heuer, I would choose the Monaco Rattrapante chronograph. The collection is experiencing remarkable development, retaining a strong vintage feel linked to its legendary predecessor, while offering a vision of the future through very contemporary variations and sophisticated movements, all attired in unexpected ways.

Interview

EDOUARD MEYLAN

En général, je pense que les salons sont de belles plateformes de lancement, pour rencontrer les clients et les médias, mais il faut veiller à ce qu’il n’y en ait quand même pas trop, comme à Genève par exemple. À moins de pouvoir renouveler l’audience, pour que cela ne revienne pas à s’adresser toujours aux mêmes personnes. Au-delà du coût qui reste très raisonnable, nous déployons beaucoup d’énergie avec nos équipes sur les Geneva Watch Days. Le nombre de visiteurs augmente et c’est très positif, mais la base reste similaire et la question de la pertinence se pose. Lors du Covid, c’était une excellente initiative, mais Watches and Wonders a depuis été propulsé dans une tout autre dimension, et nous sommes déjà investis à 200 % sur son organisation. D’ici là, nous exposons en outre au SIAR et à Watch Time sur le continent américain, qui sont très spécifiques et importants pour ces marchés, puis à la biennale Dubai Watch Week qui s’est imposée comme un magnifique événement incontournable, auquel toutes les marques se réjouissent de participer. 

In general, I think trade shows are great launch platforms for meeting customers and the media. However, one must be careful not to have too many, as is the case in Geneva, unless one can renew the audience so as to avoid always addressing the same people. Above and beyond the cost, which remains very reasonable, we pour a lot of energy into Geneva Watch Days with our teams. While the number of visitors is increasing and that’s very positive, the base remains similar and the question of relevance arises. It was an excellent initiative during Covid, but Watches and Wonders has since been propelled into a whole new dimension and we are already 200% invested in its organization. Meanwhile, we also exhibit at SIAR and Watch Time on the American continent – which are very specific and important for these markets – and then at the biennial Dubai Watch Week, which has established itself as a magnificent, unmissable event in which all the brands are delighted to participate. 

« H. Moser & Cie. doit aussi

rester sur le segment premium et le marketing renforce sa désirabilité. »

En premier lieu d’après moi, cet événement permet de rassembler la communauté horlogère. Par ailleurs, il me paraît intéressant que celle-ci récompense les meilleures créations de l’année, et formule ainsi une reconnaissance des pairs envers les plus méritants. Cette année, deux de nos montres sont sélectionnées, et je vois que nos équipes sont super enthousiasmées par cette perspective. Que l’on gagne ou pas, cela va renforcer la notoriété de la marque mais sans changer son année pour autant, c’est le succès commercial qui compte le plus. Par contre, ramener un prix à la manufacture constitue toujours une grande fierté pour les collaborateurs. Je trouve ça assez fort et hyper motivant. Comme tout le monde, je trouve dommage que de nombreuses marques renoncent à y participer. Même si tout n’est pas parfait, le GPHG appartient aux rendez-vous incontournables du calendrier horloger.

La clé de la réussite, pour moi, c’est une société avec une assise financière saine qui permette de générer de la marge. Avec une base financière forte, même dans une conjoncture compliquée comme celle que nous traversons, il est possible de continuer à investir. Notamment en marketing, par exemple avec des surfaces d’exposition plus élevées dans les salons, et en R&D. Tout cela nécessite des moyens conséquents. Or la société n’a aucune dette et s’avère profitable, elle est extrêmement saine. Nous maîtrisons nos coûts afin de pouvoir proposer des produits à des prix raisonnables, tout en nous positionnant clairement sur le segment du luxe. La maîtrise de notre croissance passe par une obsession de l’efficacité et l’efficience à tous les stades de la production et de la distribution, surtout quand nous franchissons des étapes en termes de volume. Nous employons aujourd’hui 120 personnes et nous réalisons des ventes parfois supérieures à certaines marques qui alignent deux ou trois fois plus de collaborateurs, cela n’a pas de sens. H. Moser & Cie. doit aussi rester sur le segment premium et le marketing renforce sa désirabilité. Nous pouvons encore gagner des parts de marché de manière significative. Nous abordons 2026 avec énormément de nouveaux produits et de défis, ce sera un feu d’artifice !

First and foremost, in my opinion, this event serves to bring the watchmaking community together. Furthermore, I find it interesting that this community rewards the year’s finest creations, thus providing peer recognition for the most deserving candidates. This year, two of our watches have been nominated and I can see that our teams are really excited about this prospect. Whether or not we win, it will boost the brand's reputation while not significantly changing the outcome of the year which primarily stems from successful sales. On the other hand, bringing a prize back to the Manufacture is always a source of great pride for our employees and I find that quite powerful as well as extremely motivating. Like everyone else, I think it's a shame that many brands choose not to participate. Even if it's not perfect, the GPHG is an inescapable fixture in the watchmaking calendar.

Nous investissons beaucoup dans l’innovation : il y a une dizaine de personnes qui s’y consacrent, notamment en recherche et développement. Nous sommes très créatifs et nous devons apprendre à devenir encore plus innovants. De plus, nous nous entourons de personnes et de partenaires à l’état d’esprit très créatif, comme Agenhor, et nous nous efforçons de rester ouverts aux technologies issues d’autres domaines. Les marques qui ont eu du succès ces dernières années se distinguent par leur capacité à innover, telles qu’Audemars Piguet ou Richard Mille. Les moyens que nous allouons nous permettent de travailler sur des projets à long terme, qu’il s’agisse de nouveaux matériaux ou de nouveaux calibres. Le potentiel fait rêver.

“H. Moser & Cie. must also remain firmly the premium segment – and marketing reinforces its desirability.”

D’après moi, justement en nous montrant très actifs et innovants, et en le faisant savoir. Cela demande des moyens et nous avons la chance d’être dans une situation suffisamment confortable pour y parvenir. Nous investissons aussi beaucoup dans l’expérience clients, pour nous rapprocher d’eux, afin qu’ils deviennent nos ambassadeurs et continuent à faire grandir la communauté. Nous restons naturellement vigilants sur l’état du monde, mais nous faisons preuve de confiance et de dynamisme, comme vous le découvrirez à Watches and Wonders.

Interview complète à retrouver sur WorldTempus

For me, the key to success is a company with a sound financial base that enables it to generate margins. Even in a tough economic climate such as the one we are currently experiencing, a strong financial footing makes it possible to continue investing. This includes marketing, such as with larger exhibition spaces at trade shows, as well as R&D. All of this requires significant resources. Both debt-free and profitable, the firm is thus extremely healthy. We manage our costs in such a way that we can offer products at reasonable prices, while clearly positioning ourselves in the luxury segment. Controlling our growth requires a focus on effectiveness and efficiency at all stages of production and distribution, especially when we reach new milestones in terms of volume. We currently have a 120-strong workforce and sometimes achieve sales figures exceeding those of certain brands with two or three times as many employees, which makes no sense. H. Moser & Cie. must also remain firmly in the premium segment – and marketing reinforces its desirability. We can still gain significant market share. We are heading towards 2026 with a host of new products and challenges – it's going to be spectacular!

We invest heavily in innovation with around ten people dedicated to this aspect, notably in R&D. We are very creative and we need to learn to become even more innovative. In addition, we surround ourselves with people and partners such as Agenhor who have a very creative mindset and we strive to remain open to technologies from other fields. The brands that have been successful in recent years stand out for their ability to innovate, such as Audemars Piguet and Richard Mille. The resources we allocate enable us to work on longterm projects, whether they involve new materials or new calibers. The potential is really exciting.

In my opinion, by being very active and innovative – and letting people know about it. This requires resources and we are fortunate to be in a comfortable enough position to achieve this. We also invest heavily in the customer experience, to remain closely attuned to them so that they become our ambassadors and continue to grow the community. While we naturally remain vigilant about the state of the world, we are currently both confident and dynamic, as you will discover at Watches and Wonders 2026.

Dossier

De l’idée géniale aux « Oscars de l’horlogerie »

From a brilliant idea to the “watchmaking Oscars”

Les 24 Aiguilles d’Or

The 24 “Aiguilles d’Or”

Les montres présélectionnées sont dévoilées

Nominated watches revealed

Trois voix qui comptent

Three opinions that matter

10 montres en lice au GPHG

Ten watches competing in the GPHG

GPHG

ou les contes des « 1001

Académiciens »

Tales of the “1001 Academicians”

Né à l’aube du troisième millénaire, le Grand Prix d’Horlogerie de Genève relate des histoires captivantes de passions horlogères comme autant de contes merveilleux à chaque cérémonie, largement applaudis par une audience éblouie. Clou du spectacle, à l’image de la lampe magique d’Aladin, l’Aiguille d’Or change de mains et fait le bonheur d’un créateur ou leader horloger durant 365 jours. La saison suivante, le destin de la nouvelle élue se forge sous l’impulsion des « 1001 Académiciens » qui votent pour la plus belle création horlogère de l’année. Dans le sillage de la consécration suprême, puissants garde-temps, sveltes chronomètres et reines scintillantes de beauté se partagent les autres récompenses, dans une quinzaine de catégories. Les larmes et les rires abondent sur scène, les lauréats savourent leurs victoires et les partagent avec leurs équipes, les nominés se contentent de leur statut de finalistes, dont les petites merveilles ont sillonné l’Orient et le monde sur leur tapis volant, d’exposition en exposition mises sur pied par le GPHG, se promettant de faire mieux la prochaine fois. Dans les pages suivantes, découvrez les fées qui se sont penchées sur le berceau de l’événement, son premier quart de siècle, la vision du calife, les tendances de cette édition, une sélection de candidates. D’ailleurs, Shéhérazade elle-même n’a-t-elle pas inspiré joailliers et horlogers ?

Born at the dawn of the third millennium, the Grand Prix d’Horlogerie de Genève tells captivating stories of watchmaking passions, playing out like a wealth of wonderful tales at each ceremony, widely applauded by a dazzled audience. Like Aladdin’s magic lamp, the show’s highlight is the “Aiguille d’Or” Grand Prix (best-in-show award) that is presented and brings 365 days of joy to a watchmaker or watch brand director. The following season, the fate of the new winner is forged under the impetus of the “1001 Academicians” who vote for the year’s most beautiful watch creation. In the wake of the supreme accolade, an array of powerful timepieces, slender chronometers and sparkling horological beauty queens share the other awards in some 15 categories. Tears and laughter abound on stage, the winners savor their victories and share them with their teams. Meanwhile nominees are content with their status as finalists – with their miniature wonders having traveled the East and the world on their magic carpet, from exhibition to exhibition organized by the GPHG – and vow to do even better next time. In the following pages, discover the fairies who watched over the event’s birthplace, its first quartercentury, the caliph’s vision, the trends of this edition and a selection of candidates. After all, hasn’t Scheherazade herself inspired jewelers and watchmakers?

Histoire De l’idée géniale

aux « Oscars de l’horlogerie »

From a brilliant

idea to the “watchmaking Oscars”

Fondé par deux entrepreneurs en 2001, le Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) a connu plusieurs étapes majeures pour atteindre une stature institutionnelle et une consécration internationale.

Si l’on peut considérer que l’évolution du GPHG s’est effectuée d’édition en édition au fil des cérémonies, des adaptations du règlement et de la composition du jury, deux virages stratégiques sont intervenus à l’issue de chaque décennie.

2001 : AND THE WINNER IS…

En 2001, le tandem Gabriel Tortella et Jean-Claude Pittard crée le Grand Prix d’Horlogerie de Genève et cofonde avec 22 grandes marques le site d’actualités horlogères WorldTempus (intégré depuis 2014 à GMT Publishing). Ce lancement dans une ambiance bon enfant, sous la houlette d’un duo charismatique (qui éditait aussi la Tribune des Arts), rallie les plus grandes marques dès les premières éditions : Vacheron Constantin remporte la première Aiguille d’Or en 2001, Patek Philippe en 2002 et 2003, F.P.Journe en 2004, Richard Mille en 2007. Tous les groupes horlogers et les marques indépendantes les plus en vue y participent, et l’événement prend ses quartiers au Grand Théâtre de Genève. Un impressionnant parterre de CEO peuple les premiers rangs pendant la cérémonie de remise de prix, qui est suivie d’un dîner de gala très couru et de l’after festif organisé par GMT. L’ensemble fonctionne plutôt bien et la notoriété du GPHG progresse, mais de plus en plus de voix s’élèvent contre le manque de transparence dans l’attribution des prix et le manque d’indépendance du jury. 

Founded by two entrepreneurs in 2001, the Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) has undergone several major stages in achieving institutional stature and international recognition.

While the GPHG’s evolution can be seen as having evolved from edition to edition in step with ceremonies, rule changes and jury composition, two strategic shifts have occurred at the end of each decade.

2001: AND THE WINNER IS...

In 2001, Gabriel Tortella and Jean-Claude Pittard created the Grand Prix d’Horlogerie de Genève and co-founded the WorldTempus watch news website (part of GMT Publishing since 2014) with 22 major brands. Characterized by its social atmosphere and under the leadership of a charismatic duo who also published the Tribune des Arts, the launch attracted the biggest brands featured in the very first editions: Vacheron Constantin won the first “Aiguille d’Or” Grand Prix in 2001, Patek Philippe in 2002 and 2003, F.P.Journe in 2004 and Richard Mille in 2007. The event was held at the Grand Théâtre de Genève with all the most prominent watchmaking groups and independent brands taking part. An impressive array of CEOs filled the front rows during the awards ceremony, followed by a highly popular gala dinner and a festive after-party organized by GMT. Despite the event being a success and steady growth of the GPHG’s reputation, there was increasing criticism relating to the absence of transparency in awarding the prizes as well as the jury’s lack of independence. 

En 2009, les fondateurs du GPHG vendent les entreprises qu’ils avaient créées au groupe Edipresse. Conscients du problème de l’indépendance du jury, les dirigeants du groupe média décident alors d’instaurer une fondation reconnue d’utilité publique, patronnée par le canton et la ville de Genève. Cofondateur de GMT (avec le soussigné) dont il vient de céder les droits, Pierre Jacques est nommé directeur du GPHG et accompagne cette transition de 2009 à début 2011. Sous sa houlette, le GPHG s’internationalise et expose la sélection de montres finalistes à Singapour, chez The Hour Glass. Pour la première fois également, les détaillants emblématiques du monde entier montent sur scène afin d’y remettre les prix. Pierre se remémore aussi le 10e anniversaire du GPHG, auquel il avait convié les danseuses du Lido : « Elles étaient magnifiques sur scène avec leurs grandes plumes brésiliennes, c’était une période exceptionnelle ! » Une fois la fondation du GPHG lancée, sa présidence est confiée à l’ancien président du Conseil d’État de Genève, Carlo Lamprecht, qui lui donne une nouvelle dimension (jusqu’en 2017). À ses côtés, Carine Maillard (déjà employée par le GPHG depuis 2004) en devient la directrice. Elle commente ce tournant clé : « Tout le fonctionnement du Grand Prix a été repensé dès cette date, afin d’assurer sa pérennité, son indépendance, son internationalisation. Dans ce même objectif, l’Académie a été créée en 2020. J’ai appris qu’en plus d’une vision, il fallait du temps et de la persévérance pour mener à bien un tel projet, qui grandit et évolue sans cesse, heureusement. »

« Au-delà d’une compétition, le GPHG est un instrument de promotion fédérateur, qui met en lumière la créativité, la vitalité et l’excellence de l’horlogerie dans son ensemble. »

In 2009, the founders of the GPHG sold the companies they had created to the Edipresse group. Aware of the issue relating to the jury’s independence, the media group’s executives decided to establish a foundation of recognized public interest, sponsored by the Canton and City of Geneva. Co-founder (with yours truly) of GMT, to which he had just sold the rights, Pierre Jacques was appointed Director of the GPHG and oversaw this transition from 2009 to early 2011. Under his leadership, the GPHG went international and exhibited the selection of finalist watches at The Hour Glass in Singapore. For the first time, iconic retailers from around the world took to the stage to present the awards. Pierre recalls the tenth anniversary of the GPHG, to which he invited dancers from the Lido: “They were magnificent on stage with their large Brazilian feathers. It was an exceptional period!” Once the GPHG Foundation was launched, its presidency was entrusted to the former President of the Geneva State Council, Carlo Lamprecht, who served in this position until 2017, endowing it with a whole new dimension. Alongside him, Carine Maillard (who had been working for the GPHG since 2004) was appointed Director. She comments on this key turning point: “The entire operation of the Grand Prix was redesigned at that time to ensure its sustainability, independence and internationalization. With the same objective in mind, the Academy was created in 2020. I have learned that, in addition to a vision, it takes time and perseverance to carry out such a project, which fortunately is constantly growing and evolving.”

Avec l’arrivée de Raymond Loretan en tant que président de la fondation en 2018, un nouvel essor se profile. Ancien ambassadeur, homme d’affaires et de réseaux, il entend renforcer encore la crédibilité et l’influence du GPHG, et il s’inspire de l’académie des Oscars pour lancer l’Académie du GPHG : « Il s’agit d’amplifier son champ de promotion et d’action, en invitant tous les acteurs de la branche qui croient en la communauté du destin de l’horlogerie dans le monde à prendre part aux différentes étapes de la sélection des montres. » Pari réussi puisqu’aujourd’hui, l’Académie du GPHG rassemble plus de 1100 Académiciens du monde entier. Carine Maillard va plus loin : « Audelà d’une compétition, le GPHG est un instrument de promotion fédérateur, qui met en lumière la créativité, la vitalité et l’excellence de l’horlogerie dans son ensemble, tout en soulignant sa dimension culturelle internationalement. Ouvert à tous, il récompense les marques les plus nouvelles comme les plus établies, offrant un panorama unique sur la production contemporaine, notamment au travers de ses expositions qui présentent les finalistes aux quatre coins du monde. » 

With the arrival of Raymond Loretan as President of the Foundation in 2018, a new era dawned. Determined to further strengthen the GHPG’s credibility and influence, this former ambassador, businessman and keen networker drew inspiration from the Academy of Motion Picture Arts and Sciences in launching the GPHG Academy: “The aim is to broaden its scope of promotion and action, inviting all industry players who believe in the shared destiny of watchmaking around the world to take part in the various stages of the watch nomination process. “The gamble has paid off, as the GPHG Academy now encompasses more than 1,100 members from around the world. Carine Maillard continues: “More than just a competition, the GPHG is a unifying promotional tool that highlights the creativity, vitality and excellence of watchmaking as a whole, while emphasizing its international cultural dimension. Open to all, it rewards both the newest and the most established brands, offering a unique overview of contemporary production, particularly through its exhibitions presenting the finalists around the world.”

“More than just a competition, the GPHG is a unifying promotional tool that highlights the creativity, vitality and excellence of watchmaking as a whole.”

Aujourd’hui, personne ne peut nier que le GPHG fait partie des rendez-vous incontournables du calendrier horloger, et que son palmarès compte plus que celui de n’importe quel autre prix horloger initié par d’autres entités. À tel point que le succès d’une marque passe par la case GPHG ? C’est tout le dilemme du GPHG à l’heure actuelle : de plus en plus de « petites » marques y participent, et gagnent, ce qui dissuade certaines marques établies qui ne souhaitent pas risquer de voir leurs montres nominées « perdre » devant des candidates de moindre envergure.

Au contraire, certaines marques ne se laissent pas décourager par un ou plusieurs revers. Bovet (2018) et IWC (2024) ont participé et obtenu des nominations pour leurs montres pendant des années, sans jamais devenir lauréates. Jusqu’au jour où les membres du jury leur ont attribué l’Aiguille d’Or ! En plus d’elles, depuis 2011, les marques qui ont décroché la récompense suprême sont (par ordre chronologique) : De Bethune, TAG Heuer, Girard-Perregaux, Breguet, Greubel Forsey, Ferdinand Berthoud, Chopard, Audemars Piguet (2019 et 2023), Piaget, Bvlgari et MB&F.

Sur le podium des marques les plus titrées depuis 2011 (toutes catégories confondues) figurent trois marques horlogères-joaillières : Van Cleef & Arpels avec 13 prix, Bvlgari et Piaget récoltant 10 prix et faisant ex-aequo avec le surprenant Voutilainen, juste devant Tudor (9 prix) et deux grandes marques indépendantes, Audemars Piguet et Chopard (7 prix). Il paraît cohérent d’affirmer que la diversité horlogère s’illustre ici. Vive le prochain quart de siècle du GPHG !

En 2025, le Great Magazine of Timepieces et le Grand Prix d’Horlogerie de Genève célèbrent chacun leur 25e anniversaire. Autant d’années d’émotion, de précision et de narration horlogère. Pour marquer ce jalon, ils ont décidé de créer ensemble un moment à part : GPHG Off – L’Autre Scène by GMT. Un rendez-vous imaginé pour celles et ceux qui ne pourront pas assister à la cérémonie officielle, mais souhaitent en vivre l’esprit autrement. Dans une ambiance élégante et complice, GMT et le GPHG réunissent leurs invités privilégiés autour d’une retransmission sélective, de conversations horlogères inspirées, de bulles choisies… et d’un regard affûté sur la création contemporaine. À suivre dans notre numéro des fêtes de fin d’année.

Today, the GPHG is undeniably one of the must-see events on the watchmaking calendar and its prize list carries more weight than any watchmaking award initiated by other entities. Does that mean a brand’s success is entirely dependent on the GPHG? Such is the dilemma facing the GPHG at the moment: an increasing number of “small” brands are participating and winning, which dissuades certain established brands that do not want to risk seeing their nominated watches “lose” to lesser-known candidates.

Conversely, certain brands are not discouraged by such setbacks. Bovet and IWC participated and obtained nominations for their watches for years, without ever becoming winners, until the day the jury members awarded them the “Aiguille d’Or” Grand Prix in 2018 and 2024 respectively! In addition to these, the brands that have won the supreme “best in show” award since 2011, are (in chronological order): De Bethune, TAG Heuer, Girard-Perregaux, Breguet, Greubel Forsey, Ferdinand Berthoud, Chopard, Audemars Piguet (2019 and 2023), Piaget, Bvlgari, and MB&F.

The podium for the most titled brands since 2011 (all categories combined) features three watch and jewelry Maisons: Van Cleef & Arpels with 13 awards; Bvlgari and Piaget with ten awards each, tying with the surprising Voutilainen; closely followed by Tudor (nine awards) and two major independent brands, Audemars Piguet and Chopard (seven awards). It seems fair to say that watchmaking’s diversity is well represented in this roster. Here’s to the next quarter century of the GPHG!

In 2025, the Great Magazine of Timepieces and the Grand Prix d’Horlogerie de Genève are both celebrating their 25th anniversary. Two and a half decades of emotion, precision and watchmaking storytelling. To mark this milestone, they have decided to create a special moment together named GPHG Off – L’Autre Scène by GMT: an event designed for those who cannot attend the official ceremony but wish to experience its spirit in a different way. GMT and the GPHG are bringing their special guests together in an elegant, intimate atmosphere for a selective broadcast, inspired watchmaking conversations, carefully selected bubbles... and a keen vision of contemporary creation. To be continued in our holiday issue.

Être vraiment soi

Chez Beachcomber Resorts & Hotels, chaque instant est une invitation à être pleinement soi-même. Découvrez dans nos hôtels des expériences sur-mesure qui résonnent avec vos passions. Que vous recherchiez l’aventure, la détente ou la découverte, nous vous offrons un cadre exceptionnel pour exprimer votre individualité.

Rétrospective

Les 24

The 24

Aiguilles d’Or

Tendances GPHG 2025

Les montres présélectionnées sont dévoilées

Nominated watches revealed

La Fondation du Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) a révélé la liste des 90 montres présélectionnées pour la grande finale du 13 novembre prochain. Elles sont réparties en 15 catégories, dont une première lecture dévoile les tendances.

Trouver les gagnants du GPHG relève des arts divinatoires. Chaque année, la concurrence est de plus en plus féroce. Les prétendants de plus en plus nombreux. Les grandes maisons institutionnelles se confrontent aux ateliers indépendants, favoris de bien des collectionneurs. La cuvée 2025 du GPHG promet des conversations enflammées. Elle est riche, ouverte. Elle dépasse les horizons géographiques, transcende les générations. Un jeune horloger d’à peine 30 ans toise un établissement né au XVIIIe siècle. L’indépendant qui réalise 50 montres par an, à la main, se mesure à la manufacture dotée d’un parc de CNC dernier cri. C’est une bonne chose car, au final, la grande gagnante n’est pas le nom, le passé ou la réputation, mais l’unique pièce maîtresse de ce mikado genevois : la montre. Seulement la montre. En cela, le premier pari du GPHG est déjà remporté. 

The Grand Prix d’Horlogerie de Genève (GPHG) Foundation has revealed the list of 90 watches nominated for the grand finale on 13 November. This preview reveals certain trends in the 15 categories.

Predicting the winners of the GPHG is akin to fortune telling. Every year, the competition gets fiercer and the number of contenders grows, with the major institutional houses competing with independent workshops, favored by many collectors.

The 2025 edition of the GPHG promises heated discussions with a rich, wide-open field transcending geographical boundaries and generations. A young watchmaker barely 30 years old is vying with an establishment founded in the 18th century. The independent craftsman who makes 50 watches a year by hand is competing with a Manufacture equipped with state-of-the-art CNC machines. This is a good thing because at the end of the day, the big winner is not the name, the past, or the reputation, but the unique focus of this Geneva-based “mikado”: watches themselves. In this respect, the GPHG’s first challenge has already been met.

Avec cette présélection se dessinent quelques contours saillants. Le premier s’impose de luimême : la prédominance des marques indépendantes. Certes, techniquement, Chopard ou Audemars Piguet sont indépendantes. Mais on parle ici de marques de niche : Amida, Simon Brette, Otsuka Lotec, Beda’a, Tasaki, Trilobe, parmi d’autres.

Il y a fort à parier que le grand public ne les connaît pas. Sur ce point, le GPHG a gagné son second pari, puisque sa vocation est d’ouvrir le champ horloger aux yeux de tous. Il est à ce titre réjouissant qu’une montre signée Fam Al Hut, provenant d’une Chine autrefois honnie pour ses dérives en matière de contrefaçon, se frotte aujourd’hui à Bvlgari, empereur de l’extra-plat, dans une catégorie aussi suisse que celle de l’emblématique Tourbillon.

Ce sera d’ailleurs la deuxième grande tendance de cette édition 2025 : l’ouverture internationale. Elle n’est pas nouvelle. Une marque comme Grand Seiko a franchi depuis des années le Rubicon du Rhône pour se mesurer aux seigneurs de Bienne ou de La Chaux-de-Fonds. Mais cette année, dans plusieurs catégories, l’horizon géographique semble s’étirer à l’infini.

C’est particulièrement notable dans la catégorie Challenge. Avec six concurrentes, elle agrège le franco-chinois Atelier Wen, Beda’a (Qatar), Behrens (Chine), Kurono (Japon), ou Christopher Ward (UK). Même constat en Horloge Mécanique ou Time Only. Ce qui, par contraste, permet aussi une lecture plus fine : dans les catégories reines (Femme, Homme, Chronographe, Iconique), la Suisse se battra principalement... contre ellemême. Une sorte de pré carré Swiss made encore bien verrouillé.

The list of nominations reveals a few salient features. The first self-evident one is the predominance of independent brands. While Chopard and Audemars Piguet are of course technically independent, in this case we are talking about niche brands including Amida, Simon Brette, Otsuka Lotec, Beda’a, Tasaki and Trilobe.

One can safely wager that the general public is unfamiliar with these and in this respect, the GPHG has won its second bet, since its mission is to open up the world of watchmaking to everyone. It is therefore gratifying to see a watch by Fam Al Hut – from a nation such as China once reviled for its counterfeiting practices – now rubbing shoulders with Bvlgari, the emperor of ultrathin watches, in a category as quintessentially Swiss as that of the iconic Tourbillon.

International openness will indeed be the second major trend of the 2025 edition. This is nothing new in itself, as brands such as Grand Seiko have been crossing the Rubicon of the Rhône for years to compete with the big names from Biel/Bienne and La Chaux-de-Fonds. This year however, the geographical horizons in several categories appear to be infinitely wide.

This is particularly noticeable in the Challenge category. The six competitors notably include the Franco-Chinese Atelier Wen, Beda’a (Qatar), Behrens (China), Kurono (Japan) and Christopher Ward (UK). The same goes for the Mechanical Clock and Time Only categories. In contrast, this also provides scope for a more subtle analysis, as in the premier categories (Ladies’, Men’s, Chronograph, Iconic), Switzerland will mainly be competing against itself in a sort of national preserve that remains firmly locked down.

Par ailleurs, on ne saurait exclure une lecture simplement arithmétique de la présélection 2025. Quatre marques écrasent littéralement la concurrence par leur présence dans différentes catégories. D’abord, à égalité, Audemars Piguet et Chopard, avec 6 pièces chacune. Ensuite, Louis Vuitton et Piaget, avec 5 montres chacune. Le calcul est vite fait : près de 25 % des entrées (22 montres sur 90) appartiennent à ce quartet. Le coup de projecteur sur Audemars Piguet pour ses 150 ans cette année pourra peut-être jouer en sa faveur...

Enfin, une lecture plus ciblée des montres présélectionnées révèle un attrait pour les pièces techniques et discrètes. Ce n’est pas une révolution. C’est une évolution, une lame de fond. Poussés par la mode des montres néo vintage, sobres et de diamètre réduit, les collectionneurs s’éloignent de plus en plus des affichages ostentatoires au sein des boîtiers XXL.

Le GPHG confirme ce quiet luxury assumé. Le jury a sou vent présélectionné des montres dont l’attrait n’est pas visible au premier regard. C’est ce qui explique la nette domination des travaux sur l’échappement (Resonance chez Armin Strom, Force Constante chez Arnold & Son), le second fuseau horaire le mieux caché au monde (Tonda GMT Rattrapante de Parmigiani Fleurier), la haute fréquence (Alpine Eagle 41 SL Cadence 8HF chez Chopard), l’animation à la demande (Arceau Rocabar de rire chez Hermès) ou l’épure maximale de deux seules aiguilles (Sixtie de Piaget, Royal Oak Mini Frosted Gold Quartz chez Audemars Piguet).

Furthermore, one cannot rule out a simple arithmetic interpretation of the 2025 nominations. Four brands literally crush the competition with their presence in different categories. First, tied for second place, are Audemars Piguet and Chopard, with six timepieces each. Next are Louis Vuitton and Piaget, with five watches each. The math is easy: nearly 25% of the entries (22 watches out of 90) belong to this quartet. The spotlight trained on Audemars Piguet for its 150th anniversary this year may perhaps work in its favor...

Finally, a more targeted analysis of the nominated watches reveals an attraction to technical and discreet is is not a revolution but instead an evolution or groundswell. Driven by the trend for neo-vintage watches that are understated and smaller in diameter, collectors are increasingly moving away from ostentatious displays in XXL cases.

The GPHG confirms this embrace of quiet luxury. The jury has often nominated watches whose appeal is not immediately apparent. This explains the clear dominance of work on the escapement (Resonance at Armin Strom, Force Constante at Arnold & Son); the world’s best-hidden second time zone (Tonda GMT Rattrapante by Parmigiani Fleurier); high frequency (Alpine Eagle 41 SL Cadence 8HF by Chopard); on-demand animation (Arceau Rocabar de rire by Hermès); as well as the ultimate simplicity of just two hands (Sixtie by Piaget, Royal Oak Mini Frosted Gold Quartz by Audemars Piguet).

Interviews

Trois voix qui comptent

Three opinions that matter

Qu’est-ce que le GPHG représente pour eux ?

Les réponses du CEO de Breguet qui opère son grand retour au GPHG, du CEO d’IWC, gagnant de l’Aiguille d’Or en 2024, ainsi que du président du jury.

What does the GPHG represent for them? Answers from the CEO of Breguet, which is making a big comeback to the GPHG; the CEO of IWC, winner of the “Aiguille d’Or” Grand Prix in 2024; as well as the President of the Jury.

GREGORY KISSLING

CEO Breguet

Breguet a remporté plusieurs prix au GPHG depuis son origine et votre pièce de Souscription a été sélectionnée cette année, que représente-t-elle pour vous ?

La Classique Souscription 2025 est une pièce emblématique pour notre Maison, un véritable hommage au modèle originel qu’Abraham-Louis Breguet avait imaginé pour relancer son activité, juste après la Révolution française – une montre simple en apparence, mais ingénieuse et visionnaire. Devenue une véritable icône, la Souscription représente la continuité ininterrompue de l’esprit Breguet : la capacité à traverser les époques en alliant sobriété et ingéniosité. La version 2025 reprend cet esprit en conservant un design épuré, tout en se distinguant par sa mono-aiguille bleuie à la main et sa signature secrète gravée à l’aide d’un pantographe du XVIIIe siècle. Elle introduit également notre tout premier alliage exclusif, l’or Breguet. Elle illustre parfaitement ce que nous voulons célébrer pour nos 250 ans : la capacité de notre fondateur à innover en toutes circonstances, et notre volonté de perpétuer cet héritage en le réinterprétant pour aujourd’hui et demain.

Que pensez-vous de l’évolution récente du GPHG ?

Le GPHG joue un rôle essentiel pour célébrer et promouvoir l’horlogerie dans toute sa diversité. L’évolution récente avec l’Académie et les expositions internationales a permis d’élargir son rayonnement et de rendre ce patrimoine accessible à un public plus large. C’est une dynamique très positive pour notre industrie : elle valorise nos savoir-faire et stimule l’innovation.

After

Breguet has won several awards at the GPHG since its inception and your Souscription watch has been nominated this year.

What does this mean to you?

The Classique Souscription 2025 is an emblematic timepiece for our Maison, a true tribute to the original model that Abraham-Louis Breguet designed to relaunch his business just after the French Revolution – a watch that is simple in appearance, yet ingenious and visionary. Now a true icon, the Souscription represents the unbroken continuity of the Breguet spirit: the ability to transcend the ages by combining simplicity and ingenuity. The 2025 version echoes this spirit with its refined design, while standing out with its hand-blued single hand and secret signature engraved using an 18th-century pantograph. It also introduces our very first exclusive alloy, Breguet gold. It perfectly illustrates what we want to celebrate for our 250th anniversary: our founder’s ability to innovate in all circumstances, as well as our desire to perpetuate this heritage by reinterpreting it for today and tomorrow.

What do you think of the recent developments at the GPHG?

The GPHG plays an essential role in celebrating and promoting watchmaking in all its diversity. Recent developments with the Academy and international exhibitions have broadened its reach and made this heritage accessible to a wider audience. This is a very positive dynamic for our industry: it promotes our expertise and stimulates innovation.

Arrivé à la tête de Breguet en 2024, Gregory Kissling orchestre le retour de la marque au GPHG.
taking the helm at Breguet in 2024, Gregory Kissling orchestrated the brand’s return to the GPHG.

Quand vous avez reçu le prix l’an dernier, vous avez levé les bras vers le ciel. Comment faut-il interpréter ce geste  ?

Remporter ce prix marque une véritable étape pour notre maison. C’est la confirmation d’un parcours entamé il y a dix ans, qui valide tout notre travail de recherche et de développement autour des calendriers depuis la création, dans les années 1980, du brillant calendrier perpétuel à couronne imaginé par Kurt Klaus. Cette reconnaissance souligne aussi notre savoir-faire en haute horlogerie. Au moment de l’annonce, j’ai vu en un éclair tout ce que nous avions accompli.

À votre avis, qu’a apporté le GPHG à l’horlogerie au cours des 25 dernières années ?

Le Grand Prix d’Horlogerie de Genève est souvent qualifié d’« Oscars de l’horlogerie suisse », et ce titre est amplement mérité. Cet événement exceptionnel n’a pas d’équivalent : chaque année, il réunit une grande diversité de marques et des professionnels passionnés venus de tous horizons. En 25 ans, le GPHG est devenu une vitrine particulièrement dynamique de notre secteur. Pour moi, c’est une source d’inspiration majeure. C’est fascinant de découvrir, année après année, comment l’ingénierie et l’artisanat s’unissent pour donner naissance à des créations aussi émouvantes que spectaculaires.

Le CEO d’IWC remettra cette année L’Aiguille d’Or au nouveau lauréat.

IWC’s CEO will hand the "Aiguille d’Or" to a new winner this year.

CHRISTOPH GRAINGER-HERR CEO IWC Schaffhausen

Read the full interview on WorldTempus © Miguel Bueno / GPHG

When you received the award last year, you raised your arms to the sky. How should we interpret that?

Winning this award stands as a true milestone for our brand. Representing the confirmation of a decade-long journey, it confirms all the research and development work we have been undertaking in calendars since Kurt Klaus created his brilliant crown-controlled perpetual calendar in the 1980s. This achievement also highlights our capabilities in Haute Horlogerie. In that moment of being announced as winners, everything we have worked for came together in my mind.

In your opinion, what has the GPHG brought to watchmaking over the past 25 years?

The Grand Prix d’Horlogerie de Genève is often referred to as the Swiss watchmaking “Oscars” and that designation is well-deserved. This magnificent event is unparalleled in many ways. Each year, it attracts a diverse array of brands and brings together dedicated professionals from various sectors. Over the past 25 years, the GPHG has evolved into a highly dynamic showcase for our industry. I personally find it a great source of inspiration. It’s unbelievable to discover each year how engineering and craftsmanship combine to create stunning and emotional works of art.

Interview complète à lire sur WorldTempus

NICK FOULKES

Président du jury, écrivain et auteur

President of the Jury, writer and author

Avant le GPHG, il n’y avait pas vraiment de point de rencontre authentique pour l’horlogerie en dehors des salons commerciaux. Il s’est imposé dans le calendrier comme le seul vrai pilier international de l’horlogerie avec Watches and Wonders. Il permet aux nouvelles marques de se faire connaître, et aux grandes marques d’être récompensées pour leurs contributions à l’univers horloger, comme IWC l’an passé. J’ai été témoin de l’émotion et de la fierté des personnes qui reçoivent les prix, ils constituent une énorme reconnaissance. En outre, cette plateforme interagit avec d’autres entités, comme la Dubai Watch Week. Elle suscite vraiment un intérêt universel pour l’horlogerie. Le buzz généré atteint son pic durant la cérémonie mais tourne encore longtemps après l’événement.

Pendant la réunion du jury pour le vote final, mon travail consiste à assurer que les différents membres du jury soient entendus et que les deux côtés d’un argument soient présentés. C’est très intéressant d’assurer cet équilibre des voix, car certaines ont plus de force que d’autres. Parfois, les experts de domaines spécifiques comme les métiers d’art ou le sertissage sont timides et il faut les encourager à s’exprimer. En amont de cette phase de sélection, je m’efforce de faire participer au jury des personnalités brillantes comme le designer Marc Newson ou l’historienne en joaillerie Vivienne Becker, leurs points de vue sont fascinants et complètent ceux des membres issus de la communauté horlogère.

Before the GPHG, there wasn’t really an authentic meeting place for watchmaking outside of trade shows. It has established itself in the annual calendar as the only true international watch industry pillar alongside Watches and Wonders. It enables new brands to make a name for themselves and major brands to be rewarded for their contributions to the world of watchmaking, such as IWC last year. I have witnessed the emotion and pride of the people who receive the awards, which represent huge recognition. In addition, this platform interacts with other entities such as Dubai Watch Week, truly arousing universal interest in watchmaking. The buzz thus generated peaks during the ceremony but continues long after the event.

During the jury meeting for the final vote, my job is to ensure that the different members of the jury are heard and that both sides of an argument are presented. It is very interesting to ensure this balance of opinions, as some are stronger than others. Sometimes, experts in specific fields such as artistic crafts or gemsetting are shy and need to be encouraged to speak up. Ahead of this nomination phase, I strive to involve brilliant personalities such as designer Marc Newson and jewelry historian Vivienne Becker in the jury. Their perspectives are fascinating and complement those of various members from the watchmaking community.

Exclusive Real Estate in Movement

FGP Swiss & Alps and GPHG showcasing the world’s finest constructions… and the stories behind them.

Sélections

10 montres en lice au GPHG

Ten watches competing in the GPHG

Business Geneva Watch Days

Montres en lumière et futur suspendu

Watches in the limelight and an uncertain future

Les « GWD » ont à nouveau fait briller l’horlogerie sous le soleil genevois. Entre néo-vintage, collaborations créatives et mécaniques innovantes, la cinquième édition a fait se rencontrer créateurs, conteurs, amateurs et collectionneurs – sur fond de contexte économique incertain.

Comme de joyeuses retrouvailles, les Geneva Watch Days ont toujours bénéficié d’un supplément d’amour. Le rendez-vous naissait il y a 5 ans, bébé covid porté notamment par Jean-Christophe Babin et Bvlgari, synonyme de rencontres « in real life », au nez et à la barbe du virus et du boom des Zoom. Cette année, l’événement persiste et signe – face à un nouveau défi, celui des taxes douanières américaines.

Lors de cette édition, 66 marques ont exposé (contre 54 l’an passé). Les chiffres de fréquentation globaux ont dépassé ceux de 2024, preuve de la pertinence de ce jalon dans le calendrier. Seule la présence des médias était réduite, passant de 650 à 500 – en raison d’une mise à jour des listes de diffusion, et à la faveur d’une présence particulièrement qualitative, précise le service de presse des Geneva Watch Days. Les horlogers ont signalé les visites de collectionneurs (au nombre de 1900 selon le chiffre officiel), avec des ventes à la clé.

La rénovation de l’hôtel Beau-Rivage inquiétait ? Les indépendants ont investi d’autres lieux, comme la Potinière, derrière l’emblématique Horloge Fleurie, sous l’égide du détaillant spécialisé Watchmakers United. Avec un espace inversement proportionnel au nombre de marques, le groupe LVMH a réuni ses maisons Bvlgari, Zenith, Louis Vuitton, Daniel Roth, Gérald Genta, L’Épée et TAG Heuer, pour la première fois aussi massivement, au Ritz-Carlton Hôtel de la Paix. 

AThe “GWD” once again turned the spotlight on watchmaking under the Geneva sun. Offering a range of neo-vintage, creative collaborations and innovative mechanics, the fifth edition brought together designers, storytellers, enthusiasts and collectors – against a backdrop of economic uncertainty.

kin to a joyful reunion, Geneva Watch Days has always enjoyed extra love. The event was born five years ago, a Covid baby notably carried by Jean-Christophe Babin and Bulgari, synonymous with “in real life” encounters, right under the nose of the virus and the Zoom boom. This year, it continued in a context of fresh challenge posed by U.S. tariffs.

During this edition there were 66 exhibiting brands (compared to 54 last year). Overall attendance figures exceeded those in 2024, confirming the relevance of this calendar milestone. Only media attendance was down, from 650 to 500, due to an update of mailing lists and focusing on particularly high-quality attendees, according to the Geneva Watch Days press office. Watchmakers reported visits from collectors (1,900 according to official figures), with corresponding sales.

Was the renovation of the Beau-Rivage hotel a cause for concern? Independent watchmakers took over other venues, such as La Potinière, behind the iconic Flower Clock, under the aegis of specialist retailer Watchmakers United. With a space inversely proportional to the number of brands, the LVMH group brought together its Bulgari, Zenith, Louis Vuitton, Daniel Roth, Gérald Genta, L’Épée and TAG Heuer brands for the first time on such a large scale at the RitzCarlton Hotel de la Paix. 

L’atmosphère ? Souriante et largement solaire (malgré un premier jour pluvieux). Pourtant, le couperet des taxes douanières, fixées à 39 % depuis le 1er août pour les importations de produits suisses à destination des États-Unis, glaçait le tableau. En guise de réponse face à la question lancinante du « comment allez-vous faire ? », les réactions reposaient souvent sur l’espoir né de l’incertitude : « Finalement, ces taxes ne vont-elles pas à nouveau changer ? » Une photo montrant « Potus » (pseudo de Donald Trump sur Instagram) et Jean-Frédéric Dufour, CEO de Rolex, ensemble à l’US Open, ravivait les espérances d’un scénario plus favorable. Les interlocuteurs relevaient également que « les clients du luxe voyagent pour faire leurs achats », soulignant que les marques au positionnement de prix plus bas, ainsi que celles faisant de la vente en direct, sans intermédiaires aptes à contribuer à lisser la hausse, souffriraient le plus. Pour l’heure, les maisons mentionnent aussi des stocks encore importants sur place, grâce aux importations réalisées avant la date fatidique. Et côté montres, principales intéressées ? Plusieurs tendances ont été observées aux GWD : du néo-vintage toujours, des couleurs vives ou douces encore (en accords monochromes ou tranchés), des collabs transversales bien entendu, mais aussi de l’innovation et de la créativité, incontournables. Sans oublier les inspirantes rencontres avec les horlogers présents – pour certains de légende. Ainsi, Michel Navas présentait avec émotion une nouvelle Répétition Minutes que Gérald Genta aurait sans conteste approuvée. Dominique Renaud vulgarisait, par LEGO interposés, le fonctionnement d’un micro-rotor couplé à un volant d’inertie pour la marque Renaud Tixier. Autant d’instants précieux qui ont fait scintiller les Geneva Watch Days.

The atmosphere? Friendly, warm and largely sunny (despite a rainy first day). However, the Damocles’ sword of tariffs — set at 39% since 1 August for Swiss products imported into the United States — cast a chill over the proceedings. In response to the nagging question of “How are you going to manage this?”, reactions were often based on hope born of uncertainty: “Won’t these tariffs change again in the end?” A photo showing Donald Trump and Rolex’ CEO Jean-Frédéric Dufour together at the US Open revived hopes for a more favorable scenario. Interviewees also noted that “luxury customers travel to make their purchases”, emphasizing that lower-priced brands, as well as those selling directly without intermediaries to help absorb part of the increase, would suffer the most. For now, companies also mention that they still have significant stocks onsite due to imports made before the fateful date.

So what about watches, the main point of interest? Several trends were observed at GWD: neo-vintage continues to be popular, as do bright or soft colors (in monochrome or contrasting combinations), cross-disciplinary collaborations, of course, as well as innovation and creativity, which are essential. Not to mention the inspiring encounters with the watchmakers present — some of whom are legendary. Michel Navas gave an emotional presentation of a new Minute Repeater of which Gérald Genta would undoubtedly have approved. Dominique Renaud used LEGO to explain the workings of a micro-rotor coupled with a flywheel for the Renaud Tixier brand. These were just some of the precious moments that contributed to Geneva Watch Days’ undeniable sparkle.

Sélections

10 pièces en vue aux Geneva Watch Days

Ten timepieces in the limelight at Geneva Watch Days

Focus

Filling up on

autonomy

Le plein d’autonomie

la Khaki Field est une institution, une vraie « field watch » conçue pour durer et affronter les éléments. Avec cette nouvelle Power Reserve Mechanical, la marque suisse d’origine américaine injecte une dose de technicité bien sentie dans le classique militaire : un indicateur de réserve de marche vient s’intégrer au sein du cadran, renforçant ainsi la fonctionnalité de la pièce. Positionné à 9 h, l’affichage indique en rouge l’état de tension du ressort, du « F » (Full) au « E » (Empty), un subtil clin d’œil aux anciens chronomètres de marine. Cette complication prend tout son sens dès lors que le garde-temps est animé par un calibre à remontage manuel bien particulier, doté d’un mécanisme qui permet au système de se resynchroniser automatiquement pendant le remontage. Deux options de cadran, noir ou blanc, au sein d’un boîtier en acier de 40 mm, complétées par deux options de bracelet, NATO ou acier trois rangs. La Khaki Field évolue sans trahir sa vibe militaire grâce à une fonction qui rend la montre encore plus essentielle.

a true “field watch” built to endure and withstand the elements. With this new Mechanical Power Reserve model, the Swiss brand with American origins injects a dose of technical sophistication into the military classic: a power-reserve indicator is integrated into the dial, enhancing the functionality of the timepiece. The 0 o’clock display shows the spring’s tension in red, ranging from “F” (Full) to “E” (Empty) – a subtle nod to historical marine chronometers. This complication makes perfect sense given that the timepiece is driven by a very special hand-wound caliber, equipped with a mechanism enabling the system to automatically resynchronize during winding. Two black or white dial options framed by a 40mm steel case, complemented by two strap/bracelet options: NATO or triple-row steel. The Khaki Field evolves without betraying its military vibe, thanks to a complication that makes the watch an even more essential piece of kit.

Khaki Field Power Reserve Mechanical
Khaki Field Mechanical Power Reserve

du temps

Cette nouvelle marque vise le sommet de la pyramide horlogère suisse. Sa première collection se distingue par la prouesse à la fois esthétique et technique contenue dans un cadran flottant, pourvu de fixations invisibles et d’un système breveté à deux disques développé en interne. Sa texture est proposée en deux versions, nid d’abeille ou soleillée, disponibles en plusieurs couleurs. Le design exclusif des aiguilles renforce la singularité de ce « Temps en équilibre », dont l’élégance rappellera aussi à certains collectionneurs le style des années 1960. Le choix se poursuit dans l’habillage du boîtier de forme coussin, que l’amateur de belle horlogerie pourra préférer en acier, en or ou serti de diamants. La beauté se déploie au verso, où le fond transparent révèle les finitions particulièrement soignées d’un calibre exclusif certifié COSC, réalisé par le fabricant de mouvements Clamax, en mains de la famille de la fondatrice. Ses 117 composants sont assemblés et décorés à la main : étirage, poli miroir, côtes de Genève en éventail. Akhor symbolise à la fois l’éternel renouveau de l’horlogerie suisse et une promesse de trésors à découvrir pour les adeptes exigeants d’horlogerie raffinée.

«

Le Temps en équilibre »

“Le

Temps en Équilibre”

A new temporal landmark

akhor evokes the immortal power of the soul. Targeting the top of the Swiss watchmaking pyramid, this new brand’s first collection stands out with its aesthetic and technical prowess, embodied in a floating dial with invisible fastenings and a patented in-house developed twin-disk system. Its texture is available in honeycomb or sunburst versions, in several colors. The exclusive design of the hands reinforces the uniqueness of this “Le Temps en Équilibre”, whose elegance will also remind some collectors of 1960s style. The choice continues with the cushion-shaped case, which devotees of Haute Horlogerie can choose in steel, gold or set with diamonds. The beauty continues on the reverse side, where the transparent caseback reveals the particularly meticulous finishes of an exclusive COSC-certified caliber made by movement manufacturer Clamax, owned by the founder’s family. Its 117 components are assembled and decorated by hand: straight-grained, mirror-polished and adorned with fan-shaped Côtes de Genève. Akhor symbolizes both the eternal renewal of Swiss watchmaking and a promise of treasures to be discovered by discerning enthusiasts of sophisticated watchmaking.

Nouveau jalon

Focus

Avibrant tableau

Tableau vivant

ou plutôt un jardin miniature. Avec cette pièce – très – confidentielle (10 exemplaires), à la croisée de la haute horlogerie et de la haute joaillerie, Tiffany & Co. signe une œuvre d’art qui s’inspire de la broche « Bird on a Rock » créée par Jean Schlumberger pour la maison en 1965. Véritable tableau vivant, le cadran est le fruit de cinq métiers d’art. Sur un fond en émail champlevé travaillé par couches successives, il dévoile une multitude de fleurs laquées, un oiseau en or blanc sculpté à la main serti de 70 diamants et un sous-cadran pavé pour les heures et les minutes. Telle une pierre précieuse en rotation, le tourbillon volant parfait ce fascinant paysage luxuriant. Des diamants, encore et toujours, sur le boîtier en or blanc serti neige, la boucle du bracelet en alligator et la couronne ornée d’un solitaire made in Tiffany & Co. Clou du spectacle ? Le fond saphir laissant apparaître deux plaques décoratives entièrement serties. L’émerveillement dans toute sa splendeur.

At the confluence of Haute Horlogerie and Haute Joaillerie with this highly exclusive ten-piece edition, Tiffany & Co. has created a work of art inspired by the “Bird on a Rock” brooch designed for the brand by Jean Schlumberger in 1965. Offering a veritable living tableau, the dial showcases five artistic crafts. Against a champlevé enamel background crafted in successive layers, it reveals a multitude of lacquered flowers, a hand-sculpted white gold bird set with 70 diamonds and a pavé hours and minutes subdial. Like a rotating gemstone, the flying tourbillon completes this fascinating, lush landscape. Diamonds adorn the snow-set white gold case, the buckle of the alligator strap and the crown set with a solitaire stone made by Tiffany & Co. The highlight? The sapphire crystal caseback revealing two full-set decorative plates. Sheer wonderment in all its splendor.

Bird on a Flying Tourbillon Azure Blossom
Bird on a Flying Tourbillon Azure Blossom

Horological zest

Zeste horloger

C’est une manu-

facture de niche. Fondée en 1967, elle a été revitalisée en 2009 par le maître horloger

Claude Greisler et l’entrepreneur Serge Michel. Le duo reste proche de ses clients. Il crée pour eux des séries limitées espiègles, ludiques et 100 % manufacture, à un prix raisonnable. Les deux nouveaux modèles de la collection System 78 en témoignent. Ils se nomment Orbit Lime Green et Orbit Ice Blue. Il n’y en aura que 20 exemplaires de chaque. C’est la seule montre au monde dont la date s’affiche à la demande sur la lunette. Une pression sur le poussoir à 10 heures déplace l’aiguille centrale sur la date du jour. Une nouvelle pression la remet à la verticale. Le mouvement est largement apparent. À 5 h, le grand barillet assure 72 heures d’autonomie pour une marche à force constante, une spécialité maison. L’architecture à trois ponts évoque le XVIIIe siècle mais avec une modernité assumée. On note la fréquence atypique, établie à 3,5 Hz, choisie pour sa performance chronométrique. Ultime twist à la tradition : la petite seconde décentrée, sur cadran lui-même décentré. Loin du simple gimmick, l’ensemble a exigé de réels développements techniques.

Founded in 1967, this niche Manufacture was revitalized in 2009 by master watchmaker Claude Greisler and entrepreneur Serge Michel. The duo remains close to its customers for whom it creates affordable limited editions that are playful, fun and 100% produced in-house. Witness the two latest models in the System 78 collection. Named Orbit Lime Green and Orbit Ice Blue, only 20 of each will be made. The System 78 is the only watch in the world whose date is displayed on demand on the bezel. Pressing the 10 o’clock pusher moves the central hand to the current date. Another press returns it to the vertical position. The rest of the movement is clearly visible. At 5 o’clock, the large barrel provides 72 hours of constant-force power reserve, a house specialty. The three-bridge architecture is reminiscent of 18th century style but in a resolutely modern interpretation; while the atypical 3.5Hz frequency was chosen for its chronometric performance. The final twist on tradition is the offcenter small seconds hand on the likewise offset dial. Far from a simple gimmick, the whole design required significant technical development.

Orbit Lime Green et Orbit Ice Blue
Orbit Lime Green and Orbit Ice Blue

Échappée

céleste

« Faubourg of Dreams » et révèle le flagship de la maison parisienne dans un monde imaginaire, à la frontière du rêve et du cosmos. Dans un décor céleste gravé et peint à la main, un cheval argenté s’envole en apesanteur. Sculpté avec minutie, il trône au centre d’un disque en aventurine illuminé de paillons dorés sur lequel gravitent des étoiles et des planètes. Au-dessus, des objets lévitent sur un anneau en saphir transparent : sac à main, fer à cheval, combiné téléphonique, casque audio… Autant d’éléments qui, sous le trait délicat de l’illustrateur londonien Stuart Patience, transforment le 24 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré en capsule spatiale. Deux versions du garde-temps en édition limitée (24 exemplaires chacune) s’appuient sur un calibre manufacture à remontage automatique qui cadence les heures et les minutes au sein d’une boîte en or blanc de 39,5 mm. À sa manière bien à elle, Hermès invite à s’échapper et à rêver. Tel un carré de soie qu’on aurait laissé s’envoler, l’objet horloger devient prétexte à raconter le temps autrement, en conjuguant métiers d’art et imagination.

Celestial escapism

“Faubourg of Dreams” silk scarf and reveals the Parisian fashion house’s flagship boutique in an imaginary world, hovering between dreams and the cosmos. A silver horse flies weightlessly amid a hand-engraved and handpainted celestial setting. Meticulously sculpted, it sits enthroned in the center of an aventurine disk lit up by golden spangles, with stars and planets gravitatating all around. Above, objects levitate on a transparent sapphire ring: a handbag, a horseshoe, a phone receiver, headphones... All these elements, delicately drawn by London-based illustrator Stuart Patience, transform the 24 Rue du Faubourg-SaintHonoré into a space capsule. Two limited-edition 24-piece versions of the timepiece are powered by a self-winding Manufacture caliber keeping track of the hours and minutes, housed inside a 39.5mm white gold case. In its own unique way, Hermès issues an invitation to escape and dream. Like a silk scarf that has been left to fly away, this timepiece becomes a pretext for telling time in a different way, combining artistic crafts and imagination.

Slim d’Hermès Faubourg of Dreams

Slim d’Hermès Faubourg of Dreams

Focus

Le temps du cœur

Pour célébrer ce partenariat, la maison dévoile deux garde-temps qui transposent l’intensité brute de la course au poignet, façonnés à partir des plaquettes de frein en Carbone/Carbone des hypercars Aston Martin Valkyrie utilisées sur les circuits de Sebring, Daytona, Le Mans et bien d’autres. Forgé par le feu, la pression et la victoire, chaque boîtier renferme l’âme du sport automobile, avec un calibre manuel offrant 7 jours de réserve de marche. Le modèle Bleu Asphalte se distingue par ses chiffres arabes en néoralithe bleue et sa couronne ponctuée d’inserts jaunes, tandis que l’hyperblack arbore des index vert British Racing et des détails de couronne en néoralithe teinte kryptonite. Au-delà d’une démonstration de performance, Lorige est fière d’apporter son soutien dans cette alliance qui met la course au service de la recherche mondiale sur les maladies cardiaques infantiles.

Time

with heart

To mark the partnership, two new timepieces from Lorige bring endurance racing’s raw intensity to the wrist, crafted from the very Carbon/ Carbon brake pads that slowed Aston Martin’s Valkyrie hypercars at Sebring, Daytona, Le Mans and beyond. Forged from fire, pressure and victory, each case carries the soul of motorsport, housing a manual-winding caliber with a seven-day power reserve. The Bleu Asphalte showcases blue néoralithe Arabic numerals and yellow neoralithe crown inserts, while the Hyperblack stands out with British Racing Green numerals and kryptonite-colored neoralithe crown details. This alliance is about more than performance and Lorige is proud to be thus associated in racing to support pediatric heart research worldwide.

BL-Endurance Evolution – Bleu Asphalte & Hyperblack
BL-Endurance Evolution – Bleu Asphalte & Hyperblack

A rare specimen Oiseau rare

la vraie révolution est une montre ronde à trois aiguilles et date. Richard Mille en a produit extrêmement peu. La première RM 033 date de 2011. Il a fallu attendre 2019 pour voir arriver la RM 33-02. Et 2025 pour la 33-03. Au total, trois déclinaisons en 14 ans. Et la seule RM à micro-rotor. Un oiseau rare. Les variations de la famille « 33 » sont fortes. De la première édition, il ne reste plus grand-chose. La parenté avec la deuxième est aussi lointaine. La toute nouvelle RM 33-03 comporte une petite seconde inédite, ainsi qu’une grande date. Tout le génie de la manufacture est d’avoir ajouté ces deux complications sans véritablement épaissir le mouvement, qui ne prend que 0,68 mm d’épaisseur – un tour de force avec l’ajout des deux disques de la date. Côté esthétique, RM vise l’épure. Les 12 index, tant romains qu’arabes, ont disparu. Il n’en reste plus que trois. Les aiguilles sont plus squelettées que jamais. L’or est relégué sur la carrure, au profit d’une lunette et d’un fond 100 % carbone, aux côtés d’une seconde version tout titane.

the real revolution is a round watch with three hands and a date display. Richard Mille has produced very few of these. The first RM 033 dates back to 2011. It wasn’t until 2019 that the RM 33-02 arrived – and 2025 for the 33-03. That means a total of three interpretations in 14 years – and the only RM with a micro-rotor. A rare specimen indeed. The variations in the “33” family are striking. Little remains of the first edition. The second is also a very distant relative. The brand-new RM 33-03 features a new small seconds display and a large date. The genius of the Manufacture lies in having added these two complications without really increasing the thickness of the movement, which stands at just 0.68mm – a veritable feat given the addition of the two date disks. In terms of aesthetics, RM has opted for a minimalist look. The 12 numerals – both Roman and Arabic –have vanished. Only three remain. The hands are more openworked than ever; while gold has been relegated to the caseband, in favor of a 100% carbon bezel and caseback, alongside a second all-titanium

La R&D en

action

la Royal Oak « Jumbo » Tourbillon Volant Chronographe Automatique Extra-Plat RD#5 est conçue pour la meilleure ergonomie possible, une voie que la manufacture explore de plus en plus. Fruit de cinq ans de développement, cette RD#5 présentée pour les 150 ans de la Maison est le dernier sommet en date en la matière. La pièce reprend les 39 mm de la Jumbo d’époque, mais avec un tourbillon volant et un chronographe, une double complication inédite cadencée par le nouveau calibre 8100 exclusif. Parmi les innovations, on note de nouveaux poussoirs qui offrent une sensation proche de ceux d’un smartphone : au lieu d’une course de 1 mm pour une pression de 1,5 kg, AP est passée à 0,3 mm pour une force de 0,3 kg. La couronne intègre désormais un sélecteur de fonction. La remise à zéro des aiguilles du chrono utilise une crémaillère qui restitue l’énergie emmagasinée, au lieu des freins habituels. Le tourbillon bénéficie d’un nouvel échappement. Les aiguilles sont en titane, la masse oscillante est désormais périphérique. Boîte et bracelet combinent titane et BMG (Bulk Metallic Glass) pour allier légèreté et résistance. Une pièce de haut niveau !

R&D in action

the Royal Oak “Jumbo” Selfwinding Flying Tourbillon Extra-Thin Chronograph RD#5 is designed for optimal ergonomics, an approach increasingly explored by the Manufacture. Stemming from a five-year development process, this RD#5 presented to mark the brand’s 150th anniversary is the latest peak expression in this field. The timepiece retains the 39mm diameter of the original Jumbo, but with a flying tourbillon and a chronograph, a unique double complication powered by the exclusive new Caliber 8100. Among the innovations are new pushers featuring a feel similar to those of a smartphone: instead of a 1mm traval of the pushers exerting 1.5kg pressure, AP has moved to 0.3mm for a 0.3kg force. The crown now incorporates a function selector. The chronograph hands are reset using a rack-and-pinion system that releases the stored energy, instead of the usual brakes. The tourbillon has a new escapement. The hands are made of titanium and the oscillating weight is now peripheral. The case and bracelet combine titanium and BMG (Bulk Metallic Glass) offering a unique blend of lightness and strength for this top-flight model!

Royal Oak « Jumbo » Tourbillon Volant Chronographe Automatique Extra-Plat RD#5

Royal Oak “Jumbo” Selfwinding Flying Tourbillon Extra-Thin Chronograph RD#5

Focus

Tourbillon Skelet Red Gold – Dragon Mask

Gold dragon Dragon d’or

Il serait difficile de trouver un autre adjectif pour cette pièce unique réalisée par Jaquet Droz pour un collectionneur privé. Considérant le thème central du dragon, on l’imagine venu(e) d’Asie. La composition est d’une richesse ébouriffante. Sur un ciel d’émail cloisonné rose et bleu trône l’animal mythique. Fascinant autant que terrifiant, il prend la forme d’une applique en or rouge, jaune et blanc. Il a fallu 200 heures d’artisanats combinés pour lui donner vie. Outre les gravure, sculpture, micropeinture et sertissage, on note la présence d’émeraudes cabochonnées, serties en clos. C’est un savoir-faire peu commun que Jaquet Droz s’est récemment attaché, ce qui ouvre de belles perspectives pour de futures pièces uniques. Sur le plan horloger, la pièce bat au rythme du fameux tourbillon à huit jours de réserve de marche de la maison, l’une des plus étendues du marché. On aperçoit le précieux régulateur à midi, sur un niveau différent de celui du dragon, offrant toute sa profondeur à la composition. Mais le plus savoureux reste l’inscription que le collectionneur a fait graver au dos de sa montre : « ONE MORE ». Quand on aime...

It would be hard to find another adjective to describe this one-of-a-kind timepiece created by Jaquet Droz for a private collector. Given the central dragon theme, one naturally imagines Asian origins. The composition is breathtakingly rich, with the legendary creature appearing enthroned against a backdrop of pink and blue cloisonné enamel sky. Both fascinating and terrifying, it takes the form of a red, yellow and white gold applique. No less than 200 hours of combined craftsmanship were required to bring it to life. In addition to engraving, sculpture, micropainting and gemsetting, the depiction is enhanced with cabochon-cut bezel-set emeralds. Jaquet Droz has recently acquired this rare skill, which opens up exciting prospects for future one-of-a-kind creations. On the horological side, the timepiece is powered by the Maison’s famous eight-day tourbillon, one of the longest-running on the market. This high-performing regulator is visible at 12 o’clock on a different level from the dragon, thus endowing the composition with pleasing depth. The most delightful detail is doubtless the “ONE MORE” inscription engraved on the back of the watch in a personal nod to the collector.

Tourbillon Skelet Or Rouge – Masque Dragon

Focus

Le maître du temps

Les adjectifs manqueront pour qualifier cette série de 20 pièces, sobrement nommée « Métiers d’Art – Hommage à La Quête du Temps » et inspirée par l’exceptionnelle horloge astronomique « La Quête du Temps ». Ici, nulle ostentation ni débauche technique. La pièce est en finesse et retenue. Elle s’impose avec évidence : côté cadran, un homme dont les bras indiquent les heures et minutes. En dessous, la réserve de marche, elle aussi double rétrograde (6 jours au total). À midi, une large lune tridimensionnelle. Côté fond, le jour sidéral. Il faut entrer dans l’intimité de la pièce pour en découvrir la subtilité. Elle offre deux modes d’affichage. En mode actif, l’heure est visible en permanence. En veille, les bras restent dans une position neutre jusqu’à ce qu’ils soient activés par le poussoir à 10 h. Après avoir indiqué l’heure, ils reviennent en position neutre lorsque le poussoir est réactivé. La figurine se tient au centre du cosmos qui représente la voûte céleste à Genève le 17 septembre 1755, date de fondation de la maison. La composition est matérialisée par deux verres saphir superposés. Lune et figurine sont en titane. Fruit de 3 ans de développement, le Calibre 3670 conçu exclusivement pour la pièce compte 512 composants contenus dans seulement 43 mm de diamètre.

The master

of time

Words fail to describe this 20-piece limited series, simply named “Métiers d’Art – Tribute to the Quest of Time” and inspired by the exceptional “The Quest of Time” astronomical clock. There is no ostentation or technical excess. The timepiece is refined yet restrained. It makes a clear statement: on the dial side, a man whose arms indicate the hours and minutes. Below, the likewise double-retrograde power reserve (six days in all). At 12 o’clock, a large 3D moon. On the back, the sidereal day. A closeup look at this model reveals its many subtle features. It offers two display modes. In active mode, the time is visible at all times. In standby mode, the arms remain in a neutral position until they are activated by the 10 o’clock pusher. After indicating the time, they return to their neutral position when the pusher is reactivated. The figurine stands at the center of the cosmos, which depicts the night sky in Geneva on 17 September 1755, the Maison’s founding date. The composition is expressed on two superimposed sapphire crystals. The Moon and figurine are made of titanium. Resulting from three years of development, Caliber 3670 designed exclusively for this timepiece comprises 512 components contained within a mere 43mm diameter.

Métiers d’Art – Hommage à La Quête du Temps

Métiers d’Art – Tribute to the Quest of Time

étoilé

« XS », qui traduit un diamètre qui passe de 42 mm à 40,6 mm. Pour l’occasion, un cadran bordeaux lui est offert, une première pour une collection courante. Il est présenté en boîte soit titane, soit or rose. La combinaison, qui évoque immanquablement un grand cru, fait mouche. Diamètre réduit, deux aiguilles Breguet centrales, couronne à trois heures, chiffres romains : De Bethune joue malicieusement avec le lexique de l’horlogerie classique et intemporelle pour mieux en détourner les codes, notamment avec des cornes maison très élancées. Un nouveau bracelet alligator y est arrimé. Au centre du cadran, on retrouve une projection de la Voie lactée, composée alternativement de gravures laser avec dépôt de feuilles d’or et de goupilles de trois diamètres différents pour en figurer les étoiles les plus massives. Côté fond ouvert, chaque pièce portera une plaquette gravée de son numéro de série individuel. Une pièce rare et précieuse, hors des cépages battus, comme De Bethune a toujours su en faire. À porter un soir de pleine lune, ciel ouvert sur la Voie lactée, un grand cru bordelais à portée de chaise longue.

Stellar vintage

has been given an explicit suffix in reference to its diameter trimmed from 42mm to 40.6mm. While its burgundy dial has already appeared on one-of-a-kind models and limited series, this is the first time it has been included in a regular collection. This glowing watch face is framed by a titanium or rose gold case and the combination inevitably evoking a Grand Cru is an unmistakable visual hit. With its slimmer diameter, two central Breguet hands, crown at 3 o’clock and Roman numerals, De Bethune playfully draws on the lexicon of classic and timeless watchmaking to subvert its codes, notably with very slender in-house lugs. The timepiece is secured by a new alligator leather strap and the dial center offers a projection of the Milky Way, alternately composed of laser engravings coated with gold leaf deposits and pins of three different diameters representing the biggest stars. The exhibition back of each model bears a plate engraved with its individual serial number. This is exactly the kind of rare and precious creation – far removed from usual vintages – that De Bethune has always known how to craft. To be worn on a full moon night, gazing at the Milky Way from a deckchair beneath a starlit sky, a fine burgundy within reach.

Starry Varius

DB25xs Starry Varius

DB25xs

Focus

C’est la goutte

d’eau !

demande d’où vient cet ovni horloger. Du passé ? Du futur ? Pour Daniel Arsham, peu importe, son approche du design consiste à « effacer le temps ». Après une montre de poche, l’artiste américain s’est inspiré de la dynamique naturelle de l’eau, source de transparence, de clarté et de mouvements, pour réaliser sa première montre-bracelet pour Hublot. Au sein d’un boîtier en titane microbillé de 42 mm, c’est une sculpture horlogère aux lignes organiques fluides qui se dévoile. Entièrement squelettée, elle laisse apparaître, de face comme de dos, les rouages du nouveau mouvement manufacture Meca-10 et ses composants en saphir transparent, deux aiguilles, un indicateur de réserve de marche à 3 h et une petite seconde à 9 h. Le vert Arsham signature vient égayer par petites touches une montre au cadran en forme d’éclaboussure. Titane, saphir, caoutchouc pour le bracelet, c’est bien l’art de la Fusion made in Hublot qui transparaît dans cette MP-17 Meca-10 Arsham Splash Titanium Sapphire gravée « Arsham Splash Edition » sur le fond de la boîte.

Aqua temporis

one naturally wonders about whether this horological UFO is a blast from the past or a glimpse into the future? For Daniel Arsham, it doesn’t matter, as his approach to design is to “erase time.” Following his creation of a pocket watch, this American artist was inspired by the natural dynamics of water – a source of transparency, clarity and movement – to design his first wristwatch for Hublot. Housed in a 42mm microblasted titanium case, the result is a watch sculpture featuring fluid, organic lines. From both front and back, its entirely openworked design reveals the intricacies of the new Manufacture Meca-10 movement and its transparent sapphire components: two hands, a power-reserve indicator at 3 o’clock, as well as a small seconds indication at 9 o’clock. Arsham’s signature green adds a touch of color to this watch with its splash-shaped dial. Titanium, sapphire and rubber for the strap: Hublot’s inimitable art of Fusion shines through in this MP-17 Meca-10 Arsham Splash Titanium Sapphire, engraved on the caseback with the inscription “Arsham Splash Edition”.

MP-17 MECA-10 Arsham Splash Titanium Sapphire
MP-17 MECA-10 Arsham Splash Titanium Sapphire

Calatrava Référence 6196P

Calatrava Reference 6196P

Le retour des

fifties

La référence 6196P a trouvé le juste équilibre entre sobriété et détails subtils, insufflant de la vitalité à un design d’une pureté exemplaire. L’un des paradoxes heureux de la Calatrava 6196P est d’avoir su trouver la couleur idéale pour son cadran. Si cette teinte rose saumon, de plus en plus recherchée, évoque avec raffinement l’élégance des années 1950, l’expérience prouve qu’elle s’avère difficile à assortir. Les bruns, les bleus, les gris et même l’or semblent toujours décevoir. Contre toute attente, c’est la nuance presque noire des index qui réussit à créer l’accord parfait. Le résultat est une harmonie sophistiquée entre l’éclat froid du boîtier en platine (avec son diamant signature dissimulé entre les cornes à 6 heures), la chaleur feutrée du cadran opalin doré (que la maison se garde bien d’appeler « saumon », jugé trop trivial pour une pièce de ce rang) et la précision des index facettés, des aiguilles Dauphine et des pastilles encastrées de la minuterie. Cette association trouve immédiatement son équilibre, comme il se doit chez Patek Philippe.

Back

to the fifties

Reference 6196P found the exactly right amount of frills and details to enliven an otherwise perfectly clean design. One of the oddly great things the Calatrava Reference 6196P achieves is finding a color to match its salmon pink dial. While this increasingly popular tone exudes a sophisticated 1950s vibe, experience proves it’s hard to pair. Browns, blues, grays and golds keep falling short. However counter-intuitive, the near-black hue of the hour-markers ends up doing the trick. The result is a sophisticated harmony between the cold gleam of the platinum case (with its signature diamond hidden between the lugs at 6 o’clock), the pared-down warmth of the opaline gilt dial (which the brand is reluctant to call salmon as it may be too vernacular for a high-brow timepiece) and the faceted, applied hour-markers, hands and recessed dots in the minutes track. This association achieves instant balance, as is expected of such a brand as Patek Philippe.

An orange thread between past

entre passé et présent

and present Un fil orange

Ce dernier n’est pas un choix cosmétique, mais un fil conducteur, tendu depuis les années 1970 pour tisser les traits d’une légende mécanique signée Eberhard & Co. Née dans une décennie où le quartz imposait son efficacité – mais également sa froideur –, la Contodat originelle affichait déjà son esprit frondeur : mécanique, expressive et colorée. La version chronographe sortie cette année en ravive l’héritage avec finesse et cohérence. Boîtier de 39 mm en acier, bracelet intégré, et ce fameux cadran à la géométrie assumée. Décliné en bleu, vert ou argenté, il arbore deux sous-compteurs caractéristiques du chronographe, 30 minutes à 3 h et petite seconde à 9 h, sans oublier un guichet date à 9 h. L’échelle tachymétrique sur le rehaut (base 1000 km/h) parachève l’hommage aux chronos d’époque. Et puis l’orange qui égaye par petites touches cette merveille mécanique. Un ton vitaminé qui souligne, accentue et donne du relief. Le fond de boîte, gravé de la citation latine « UBI TU IBI EGO » (« Où que tu sois, je serai »), offre au porteur une belle promesse de continuité et de fidélité faite par Eberhard & Co.

The latter is not a cosmetic choice, but truly a common thread that has been woven since the 1970s, shaping the features of a mechanical legend by Eberhard & Co. Born in a decade when quartz imposed its efficiency as well as its coldness, the original Contodat already displayed its rebellious spirit: mechanical, expressie and colorful. This year’s chronograph version revives this heritage in a subtly sophisticated, coherent manner with a 39mm steel case, an integrated bracelet, as well as the famous boldly geometrical famous dial. Available in blue, green, or silver-toned versions, it features two characteristic chronograph subdials: a 30-minute counter at 3 o’clock and small seconds at 9 o’clock, not to mention a date aperture at 9 o’clock. The “base 1000km/h” tachymeter scale on the flange completes the tribute to vintage chronographs. Nor could one possibly ignore the orange that brings small touches of color to this mechanical marvel, as this vibrant tone highlights, accentuates and adds depth. Engraved with the Latin phrase “UBI TU IBI EGO” (“Wherever you are, I will be”), the caseback offers the wearer a beautiful promise of continuity and loyalty from Eberhard & Co.

Contodat Chronographe

Contodat Chronograph

bohème

Ce délicat garde-temps de 36 mm de diamètre parvient à conjuguer grâce féminine et haute horlogerie sans pour autant simplifier le propos. Sur la lunette sertie, mais également au centre, au sein d’un disque micropavé rappelant un ciel nocturne étoilé, des diamants accentuent la préciosité et la féminité de la pièce. Sur l’extérieur, un cercle blanc et argenté se pare d’un motif « filé d’étoiles » inspiré des photographies astronomiques en pose longue qui documentent la rotation de la terre. Ce clin d’œil céleste sert de toile de fond aux différents disques du calendrier perpétuel : jours, mois, années bissextiles... jusqu’à la lune, peinte ici façon aquarelle. Une complication animée grâce à un calibre manufacture qui ne nécessite aucune correction jusqu’en 2100 pour une parenthèse poétique au poignet. Une bohème, en somme !

The dainty 36mm-diameter timepiece successfully combines feminine grace and Haute Horlogerie without simplifying its substance. Diamonds accentuate the precious, feminine nature of this timepiece on both the gemset bezel and the dial center, inside a micro-pavé disc reminiscent of a starry night sky. On the outside, a white and silver-toned circle is adorned with a filé d’étoiles (star trail) motif inspired by longexposure astronomical photographs documenting Earth’s rotation. This celestial nod serves as a backdrop for the various perpetual calendar disks: days, months, leap years... and even the Moon, painted here in watercolor. This complication is driven by a Manufacture caliber requiring no correction until 2100 and providing a poetic interlude on the wrist – in true Bohemian style!

Bohème Perpetual Calendar

One Week - Titanium Skeleton

My Bohème Ma

Sélections

5 nouveautés à ne pas manquer

Five not-to-be-missed new launches

Banc d’essai

JAEGER - LECOULTRE

Reverso Tribute Geographic

Lorsque l’on évoque JaegerLeCoultre, on pense à la pendule Atmos, objet unique tirant son énergie des différences de température, mais également, et surtout, à la Reverso et son boîtier convertible offrant deux, parfois trois, ou même quatre visages. Ce qu’on oublie facilement, c’est que ces deux légendes figurent au catalogue de la marque depuis respectivement 95 ans (Atmos) et 94 ans (Reverso). Votre magazine préféré célébrant cette année son 25e anniversaire, nous avons choisi de placer ce banc d’essai sous le signe de la longévité et de nous pencher sur l’un des derniers modèles de la collection Reverso : la Tribute Geographic.

Initialement destiné à préserver la glace de la montre des chocs subis lors des matchs de polo, le célèbre boîtier réversible a su tirer profit de ses deux visages pour o une multitude de complications réparties sur deux faces. Les pro portions inchangées demeurent efficaces, quelles que soient les dimensions. Seuls quelques détails techniques invisibles ont permis d’améliorer au du temps la réversibilité du boîtier et son verrouillage. Côté recto, le cadran bleu a chant heures, minutes, petite seconde et grande date est dans le plus pur style Art déco des modèles originels. Le verso affiche la complication : une heure universelle constituée d’une traditionnelle bague rotative, ponctuant les vingtquatre fuseaux horaires, au centre de laquelle est gravée la projection circulaire de l’hémis phère Nord, laquée du même bleu que le cadran. Cette séparatio l’affichage facilite la lisibilité.

The name Jaeger-LeCoultre immdiately brings to mind the Atmos clock – a unique object drawing its energy from temperature differences – but also and above all the Reverso and its convertible case offering two faces and sometimes even three or four. It is easy to forget that these two legends have been in the brand’s catalog for 95 years (Atmos) and 94 years (Reverso) respectively). As your favorite magazine celebrates its 25th anniversary this year, we have chosen to focus this test bench on longevity and take a look at one of the latest models in the Reverso collection: the Tribute Geographic.

Originally designed to protect the watch glass from the inevitable hard knocks sustained during polo matches, the famous reversible case has taken advantage of its two ffer a multitude of complications spread across both The unchanged proportions remain effective, regardless of the dimensions. Only a few invisible technical details have improved the reversibility of the case and its locking mechanism over time. On the front, the blue dial displaying hours, minutes, small seconds and large date echoes the purest Art Deco style of the original models. e reverse side shows the complication: a world-time function consisting of a traditional rotating ring marking the 24 time zones – of which the center is engraved with a circular projection of the Northern Hemisphere, lacquered in the same blue as the dial. This separate-display approach considerably facilitates readability. 

Il s’agit du calibre 834, une déclinaison du mouvement grande date au dos duquel a été ajouté le module d’heure universelle. À l’instar de l’ensemble des modèles de la collection, il s’agit d’un mouvement à remontage manuel dispensant, selon les données du constructeur, une autonomie de 42 h. Point de bride glissante au ressort : de la tradition pure dont on salue le choix. L’organe régulateur oscille à la fréquence de 21’600 A/h et garantit une précision exemplaire. La décoration est qualitative sans être excessive. Chez Jaeger-LeCoultre, on sait définitivement fabriquer des mouvements de très haute performance sans la moindre esbrouffe. La grande date intégrée s’affiche par deux disques disposés côte à côte. La correction de l’heure universelle se fait par une targette linéaire disposée sur le côté supérieur du boîtier, et donc dissimulée par le brancard. Celle de la grande date se fait hélas par un correcteur disposé sur le flanc de la boîte et nécessite un outil correcteur. Une uniformisation des correcteurs aurait imposé le développement d’un nouveau calibre complet, avec des répercussions sur le prix de la montre qu’on imagine facilement. Toutefois, les deux systèmes de correction surprennent et on aurait peut-être même préféré trouver deux correcteurs « à l’ancienne », plutôt que cette hybridation un brin désarmante. Le calibre 834 demeure cependant, à l’instar de tous les calibres de la manufacture, une référence en termes d’efficience et de fiabilité.

Caliber 834 is a variation on the large-date movement, enriched here with a world-time module on the back. Like all models in the collection, it is a hand-wound movement with a 42-hour power reserve as per the data provided by the Manufacture. We applaud the absence of a slipping spring confirming a traditional choice. The regulator oscillates at a frequency of 21,600 vph and guarantees exemplary precision. The decoration is high quality without being excessive. At Jaeger-LeCoultre, they definitely know how to make high-performance movements without any fuss. The integrated large date is displayed by two side-by-side disks. World time is adjusted by using a linear lever on the upper case ank, concealed by the cradle. Unfortunately, the large date is operated via a corrector on the side of the case, which requires a dedicated tool. Standardizing the correctors would have required the development of an all-new caliber, with obvious repercussions on the price of the watch. Nonetheless, the two correction systems are surprising and one might even have preferred two “old-fashioned” correctors to this somewhat unsettling hybrid option. Nevertheless, like all the Manufacture’s calibers, the 834 remains a benchmark in terms of efficiency and reliability.

L’ergonomie est parfaite et le boîtier rectangulaire s’adapte étonnamment à grand nombre de poignets. Le remontage et la mise à l’heure se font aisément en dépit d’une couronne de relative petite taille. Il en est de même pour les corrections de la grande date et de l’heure universelle. Elles sont à la fois douces et franches. La chronométrie est exemplaire malgré la relative petite taille du balancierspiral, imposée par la platine de forme rectangulaire (voir tableau des mesures). La réserve de marche s’est révélée largement supérieure à celle annoncée (48-50 heures mesurées pour 42 heures annoncées !). Là encore, la surprise, c’est de ne pas en avoir, ou alors, qu’elle soit encore meilleure que celles auxquelles la marque nous a habitués depuis … toujours.

Jaeger-LeCoultre n’occupe pas la place qu’elle mérite sur l’échiquier horloger. La qualité, l’innovation et la précision des montres que la maison produit depuis près de deux siècles devraient en faire une star auprès des collectionneurs. Cette Reverso perpétue dignement 192 ans d’excellence à un rapport qualité-prix imbattable. À se demander si les coûts « abordables » des montres produites par la manufacture ne sont pas la cause illégitime de ce déficit de reconnaissance. Gageons que cette Tribute Geographic contribuera à élever la renommée de Jaeger-LeCoultre à sa juste position.

The ergonomics are perfect and the rectangular case fits surprisingly well on a wide range of wrists. Winding and time-setting are easy despite the relatively small crown. The same goes for the large-date and world-time corrections that are both smooth and accurate. The chronometry is exemplary despite the relatively small size of the balance-spring, imposed by the rectangular shape of the mainplate (see measurement table). The power reserve proved to be much greater than advertised (48-50 hours measured compared with the 42 hours previously announced!). Once again, the surprise is that there is no surprise, or rather that it is even better than what the brand has accustomed us to since... well, forever.

Jaeger-LeCoultre does not hold the place it deserves in the watchmaking world. The quality, innovation and precision of the watches that the Maison has been producing for nearly two centuries should make it a star among collectors. This Reverso is a worthy continuation of 192 years of excellence at an unbeatable price-quality ratio. One wonders whether the “affordable” prices of the watches produced by the Manufacture are not the illegitimate cause of this lack of recognition. Let’s hope that this Tribute Geographic will help raise the brand’s reputation to its rightful position.

POSITIONS

MESURES / MEASUREMENTS

Technique

Force constante,

solutions variables

Constant force,

variable solutions

L’énergie du barillet évolue sans cesse, au détriment de la précision. Pour la forcer à rester dans le droit chemin, l’horlogerie exploite des techniques parfois anciennes, parfois nouvelles, toujours inventives.

Pour qu’un mouvement soit précis, il faut que son balancier oscille avec la plus grande régularité possible. Parmi les conditions nécessaires à cette linéarité, il doit recevoir une énergie toujours égale, que les horlogers nomment force constante. Or en pratique, cette énergie varie en permanence, parce qu’elle est fournie par un ressort enroulé dans le barillet. Il délivre son couple moteur de manière différente selon son état d’enroulement. Quand il est remonté à bloc, le couple est très fort, pendant les 10 premiers pour cent de son ouverture. Puis il reste stable durant 70 à 80 autres pour cent, plage d’utilisation idéale. Les dernières heures la voient s’effondrer, perturbant sérieusement la précision avant de s’arrêter. Pour maintenir la marche, il faut donc se mettre dans les conditions où le couple varie le moins. Pour ce faire, on peut le découper ou le compenser. 

A watch barrel’s energy fluctuates constantly, thereby affecting accuracy. To keep it on track, watchmakers use techniques that are sometimes old, sometimes new, but always inventive.

For a movement to be accurate, its balance must oscillate as regularly as possible. One of the prerequisites for this linearity is a constant supply of energy, which watchmakers call constant force. In practice, however, this energy is inherently variable because it is supplied by a spring coiled inside the barrel. The spring delivers its driving torque differently depending on its degree of wind. When fully wound, the torque is very strong during the first ten percent of its unwinding. It then remains stable for another 70 to 80 percent, which is the ideal range of use. In the final hours, it drops off, seriously affecting accuracy before stopping. To keep the watch running, it is therefore necessary to create conditions involving the smallest possible torque variation. This can be achieved by either division or compensation. 

Pour compenser les aléas du couple moteur, l’horlogerie a inventé la boîte de vitesse automatique dès le XVIIe siècle. La fusée est un composant conique, sur lequel est enroulée une chaîne (pour encaisser la puissance transmise) reliée au barillet. Au plus fort du remontage, la chaîne connecte fusée et barillet par le haut de la fusée, plus étroit. Sur la fin, la chaîne s’enroule sur sa base. Le couple est compensé en continu. C’est typiquement l’approche qu’utilise Chronométrie Ferdinand Berthoud sur quasiment toutes ses montres, dont sa Naissance d’une Montre 3, ainsi qu’A. Lange & Söhne sur ses modèles Pour le Mérite. Pour éviter les toutes dernières heures, fatales à la précision, un arrêtage stoppe les dernières heures de marche plutôt que de laisser la précision se dégrader. Cette solution est exploitée, sans chaîne ni fusée, par Armin Strom dans ses montres Gravity Equal Force.

Découper le couple consiste à le fractionner pour en tirer le meilleur. Cela nécessite un réservoir intermédiaire d’énergie, où la force varie peu et d’où elle est transmise directement au balancier. C’est le cas de l’échappement Ulysse Anchor Constant d’Ulysse Nardin : un ressort en silicium est interposé juste devant le balancier. Une fois la bonne quantité d’énergie accumulée, il s’inverse et, ce faisant, alimente le balancier toujours avec la même force. L’autre solution est le remontoir d’égalité, que Grand Seiko exploite dans son Tourbillon Kodo. Un petit ressort moteur secondaire est relié d’un côté au rouage, de l’autre à la roue d’échappement, le tout contrôlé par un système qui contrôle l’arrivée de l’énergie. Il fonctionne comme un échappement à ancre, avec une période de remontage classique d’une seconde.

To compensate for the vagaries of torque, 17th century watchmakers invented the automatic “gearbox”. The fusee is a conical component around which a chain is wound (to absorb the power transmitted) and connected to the barrel. At peak winding, the chain connects the fusee and the barrel via the narrower top section of the fusee. At the end, the chain winds around its base. The torque is continuously compensated. This is typically the approach used by Chronométrie Ferdinand Berthoud on almost all of its watches, including its Naissance d’une Montre 3, as well as by A. Lange & Söhne on its Pour le Mérite models. To avoid the final hours that are fatal to precision, a stopwork mechanism halts the last few hours of operation rather than allowing the accuracy to deteriorate. This solution is notably used – without a chain or fusee – by Armin Strom in its Gravity Equal Force watches.

Splitting the torque involves dividing it to get the most out of it. This requires an intermediate energy reservoir, where the force varies little and from whence it is directly transmitted to the balance. Such is the case with the Ulysse Anchor Constant Escapement by Ulysse Nardin: a silicon spring is inserted just in front of the balance. Once the right amount of energy has been accumulated, it reverses and in doing so, supplies the balance with the same force. The other solution is the constant-force escapement, which Grand Seiko uses in its Kodo Tourbillon. A small secondary mainspring is connected on one side to the going train and on the other to the escape-wheel – all controlled by a system that regulates the flow of energy. It functions like a lever escapement, with a classic onesecond winding period.

Le remontoir d’égalité n’est rien d’autre qu’un condensateur, qui stocke une quantité déterminée d’énergie et la libère à intervalles réguliers. Il peut donc aussi bien alimenter une fonction sautante très exigeante. Ainsi, dans la Zeitwerk Date d’A. Lange & Söhne, l’affichage entier est contrôlé par un mécanisme de force constante qui ne dit pas son nom. Il n’est pas dédié à la régulation, il sert juste à alimenter avec une précision redoutable un ou deux voire trois sauts de disque simultanés par minute, sans compter celui du dateur. De condensateur, il devient filtre de puissance chez Jacob & Co. Dans ses Astronomia Revolution, le mouvement entier fait un tour par minute, nécessitant une énergie bien trop forte pour l’échappement. La marque a donc développé un mécanisme de fouet, un mini remontoir. Il se recharge une fois par oscillation avec la dose limitée de force que peut encaisser l’échappement. La force constante n’est donc pas un raffinement resurgi du passé, mais bien une énergie créative permanente.

The constant-force escapement is basically a capacitor that stores a specific amount of energy and releases it at regular intervals. It can therefore also power a very demanding jumping function. In the Zeitwerk Date by A. Lange & Söhne, for example, the entire display is controlled by a constant-force mechanism in everything but name. It is not dedicated to regulation, but simply to powering one, two or even three simultaneous disk jumps per minute with formidable accuracy, as well as that of the date display. At Jacob & Co., the capacitor becomes a power filter. In its Astronomia Revolution, the entire movement rotates once per minute, requiring far too much energy for the escapement. The brand has therefore developed a whip-style mini-winding mechanism. It recharges once per oscillation with the limited amount of force that the escapement can withstand. Constant force is therefore not a refined touch representing a blast from the past, but instead a permanent source of creative energy.

Art & Culture

Cartier

La métamorphose des icônes

Transforming icons

Comment fait-on évoluer une montre emblématique ? Éclairage sur les ressorts créatifs d’une maison dont le répertoire stylistique, riche en icônes horlogères, ne cesse de se réinventer.

Faire vivre le présent sans trahir le passé, tel est le jeu de funambule auquel se piquent souvent les marques horlogères séculaires, partagées entre une glorification de l’histoire et l’envie de se jeter tête baissée vers l’avenir. Au fil d’un équilibre très subtil, Cartier suit sa propre trajectoire et envisage l’exploration de son patrimoine avec un indolent mélange de respect, de responsabilité et de légèreté. Comme si cette fameuse signature qui est la sienne – la montre de forme souvent conjuguée au savoir-faire joaillier – suffisait à faire revivre éternellement les classiques imaginés au siècle dernier. Santos, Tank, Baignoire, Panthère… On ne compte plus les icônes qui peuplent le répertoire horloger de Cartier, ces collections incontournables que la maison enrichit sans jamais ternir leur aura historique. 

How does one shape the evolution of an emblematic watch? We shed light on the creative forces behind a Maison whose stylistic repertoire brimming with horological icons constantly reinvents itself.

Bringing the present to life without betraying the past is a balancing act often attempted by long-established watch brands, torn between glorifying their history and rushing headlong into the future. Striking a very subtle balance, Cartier blazes its own trail and approaches the exploration of its heritage with a languid blend of respect, responsibility and light touches. It is as if its famous style signature–‘form’ (special-shaped) watches often combined with jewelry expertise – were enough to eternally revive 20th century classics such as the Santos, Tank, Baignoire, Panthère... There are countless icons in Cartier’s watchmaking repertoire, essential collections that the Maison enriches without ever tarnishing their historical aura. 

“At Cartier, time is transformed and enhanced through multiple creative metamorphoses”, says Arnaud Carrez, Cartier’s Senior Vice President and Chief Marketing Officer. Does this mean that absolutely nothing in the Maison’s creative process is set in stone by virtue of its heritage? “As a watchmaker of shapes, Cartier reinvents its rich heritage of signatures and reinterprets its stylistic codes with ever greater creativity and virtuosity”, says President and CEO Louis Ferla. The answer is clear, backed up by new products for 2025 that speak for themselves, starting with the watches unveiled in the spring during Watches and Wonders Geneva. According to Arnaud Carrez: “Material is transfigured and brought to life by the Maison’s watchmakers and jewelers in creating a fascinating face-to-face encounter between the panther and a precious watch – as well as transformations of the Maison’s great watchmaking classics, whose inventiveness Cartier continues to perpetuate. I’m notably thinking of the Panthère watch, which has undergone a spectacular jewelry makeover – and of course the Tank à Guichets watch from 1928, for which we specially developed the 9755 MC movement.”

« Transformer, sublimer, chez Cartier, le temps fait l’objet de multiples métamorphoses créatives », souligne Arnaud Carrez, vice-président senior et directeur marketing de Cartier. Rien dans le geste créatif de la maison, absolument rien, ne serait donc figé dans un carcan imposé par l’héritage ? « Horloger des formes, Cartier réinvente son patrimoine riche de signatures et réinterprète ses codes stylistiques avec toujours plus de créativité et de virtuosité », affirme Louis Ferla, président et CEO de la marque. La réponse est claire, étayée par des nouveautés 2025 qui parlent d’elles-mêmes, à commencer par les montres dévoilées au printemps, pendant Watches and Wonders Genève. « Il y a les métamorphoses de la matière, à laquelle horlogers et joailliers de la maison donnent vie en faisant surgir la panthère dans un fascinant face-àface avec une montre précieuse, poursuit Arnaud Carrez. Mais aussi celles des grands classiques horlogers dont Cartier perpétue l’inventivité. Je pense à la montre Panthère, qui opère une mutation joaillière spectaculaire, et bien sûr à la montre Tank à Guichets datant de 1928, pour laquelle nous avons développé tout spécialement le mouvement 9755 MC. »

En 2018, sous l’impulsion de son ancien CEO, Cyrille Vigneron, Cartier avait amorcé un important virage stratégique en freinant les développements de spectaculaires mouvements de haute horlogerie pour remettre en lumière les collections horlogères issues de l’héritage légué par Louis Cartier. La montre Santos, qu’il a dessinée en 1904 pour son ami Alberto Santos-Dumont, la Tank, née à la fin de la décennie suivante et réinventée en de multiples variations tout au long du siècle dernier, la Tortue, la Baignoire ou encore la montre Panthère sont toutes revenues avec succès sur le devant de la scène. Point commun entre ces collections aux multiples visages ? Une grammaire stylistique identifiable au premier regard. « Je dis toujours que Cartier, c’est une signature en un trait, souligne Marie-Laure Cérède, directrice de création de l’horlogerie et de la joaillerie de la marque. Quand on valide un dessin en interne, il faut que tout le monde se soit dit en le voyant : « C’est Cartier ! »

In 2018, under the impetus of its former CEO Cyrille Vigneron, Cartier began a major strategic shift by slowing down the development of spectacular Haute Horlogerie movements and redirecting the spotlight to watch collections inherited from Louis Cartier. The Santos watch that he designed in 1904 for his friend Alberto SantosDumont; the Tank, created at the end of the following decade and reinvented in multiple variations throughout the last century; the Tortue, the Baignoire and the Panthère watch have all made successful comebacks. What do these multifaceted collections have in common? An instantly recognizable style vocabulary. “I always say that Cartier is a signature in a single stroke”, emphasizes Watches & Jewelry Creative Director Marie-Laure Cérède. “When we approve a design internally, that means everyone’s first reaction on seeing it has to have been: ‘That’s Cartier!’”

Ainsi, même drapée de pierres précieuses formant un motif zébré, la montre Panthère n’en reste pas moins fidèle à elle-même. Même constat pour la Tank à Guichets, relancée cette année, qui reprend presque trait pour trait l’esthétique d’un modèle de 1928, un nouveau mouvement et un zeste de modernité en plus. Idem pour la Tank Louis Cartier en version agrandie ou la Tank Américaine dont les lignes imaginées en 1988 ont récemment été revisitées, dans une édition spéciale de 120 pièces empreintes d’une touche d’Art déco. « Dans la logique créative de la maison, il y a toujours une recherche de formes nouvelles, précise Pierre Rainero, directeur du style, de l’image et du patrimoine. Pour Cartier, un design fort réside dans son originalité comme dans sa capacité à marquer une différence avec l’existant et à offrir des variations possibles dans le futur. » De quoi laisser présager de passionnantes futures variations sur un même thème, tout comme des pas de côté créatifs, à l’image des modèles Cartier Libre ou de la montre Tressage présentée au printemps. Avec, quelle qu’en soit la forme ou la géométrie, cette même signature unique qui nous fait dire : « C’est Cartier ! »

Thus, even draped in precious stones forming a zebra pattern, the Panthère watch remains true to itself. The same goes for the Tank à Guichets relaunched this year, which retains almost every feature of the 1928 model, with the addition of a new movement and a modern touch. The same goes for the enlarged version of the Tank Louis Cartier and the Tank Américaine – whose lines first designed in 1988 have recently been revisited in a special 120-piece edition with a hint of Art Deco. “The Maison’s creative logic always involves the quest for new shapes”, explains Image, Style & Heritage Director Pierre Rainero. For Cartier, the strength of a design lies in its originality, as well as in its ability to stand out from that which already exists and to offer possible subsequent variations.

All of which suggests exciting future variations on the same theme, as well as creative “sidesteps”, such as the Cartier Libre models or the Tressage watch presented in the spring. Whatever the shape or geometry, they all bear the same unique signature that makes us all say: “That’s Cartier!”

Van Cleef & Arpels

Pour Van Cleef & Arpels, le temps se mesure avec justesse, mais il est surtout prétexte à raconter de belles et émouvantes histoires. À travers sa collection Complications Poétiques, la Maison décline une palette de montres qui se lisent comme un conte de fées et murmurent à l’âme sensible qui sommeille en chacun de nous.

At Van Cleef & Arpels, time is accurately measured, but is above all a pretext for telling beautiful, moving stories. Through its Poetic Complications collection, the Maison offers a range of watches that read like fairy tales and whisper to the sensitive soul inside each of us.

Le temps d’une rêverie poétique

Poetic temporal reveries

De tendres baisers échangés par deux amoureux sur un pont parisien ; la silhouette charmante d’une fée qui, du bout de sa baguette magique, pointe la course du temps ; un fantastique ballet astral se donnant en spectacle sur une voûte céleste constellée d’étoiles ; des fleurs qui se balancent au rythme d’une brise légère… Vecteur d’émotion et d’émerveillement, un vent de poésie infuse les collections horlogères de Van Cleef & Arpels. Un souffle créatif empreint d’une vision joyeuse et romantique de la vie, qui se déploie à travers des histoires en mouvement inspirées par l’amour, l’Astronomie Poétique, la Nature Enchantée, les ballerines et les fées. 

Tender kisses exchanged by two lovers on a Parisian bridge; the charming silhouette of a fairy who points to the passing of time with the tip of her magic wand; a stunning stellar ballet staging a mesmerizing show against the backdrop of a starry sky; flowers swaying to the rhythm of a gentle breeze... Conveying emotion and wonderment, the Van Cleef & Arpels watch collections are infused with poetic murmurings. A creative spirit imbued with a joyful and romantic vision of life unfolds through moving stories inspired by love, Poetic Astronomy, Enchanting Nature, ballerinas and fairies. 

Cette approche narrative de la course du temps, Van Cleef & Arpels l’a tout naturellement baptisée Le Temps Poétique. « Le Temps Poétique pour moi, c’est indiquer le temps en racontant une histoire, et non seulement avec les moyens classiques de l’horlogerie », souligne Rainer Bernard, directeur Recherche et Développement Horlogerie de Van Cleef & Arpels. Une vision sensible, pareille à un gracieux pas de côté, qui s’épanouit depuis 2006 à travers les créations Complications Poétiques. Dans cette collection, rares sont les modèles dotés d’aiguilles des heures et des minutes. Ces dernières laissent place à des fleurs qui s’ouvrent et se ferment sur le cadran du modèle Lady Arpels Heures Florales. Elles se muent en baguette magique maniée avec grâce par une jolie fée sur la montre Lady Féerie. Elles prennent l’allure de deux papillons survolant un jardin fleuri sur la montre Lady Arpels Brise d’Été ou encore celle d’une étoile filante, gardienne de l’orbite des planètes sur le modèle Lady Arpels Planétarium. « De prime abord, un tableau magnifique se dévoile, poursuit Rainer Bernard. Puis un deuxième regard permet de révéler la beauté du temps qui passe. »

Van Cleef & Arpels has naturally coined the expression Poetry of Time to describe this narrative approach to time and its passing. “For me, the Poetry of Time is telling time by telling a story, and not just through the traditional means of watchmaking”, says Rainer Bernard, Head of Van Cleef & Arpels Watchmaking Research and Development. This sensitive vision, resembling a graceful side step, has been blossoming since 2006 through the Poetic Complications creations. In this collection, few models are fitted with hours or minutes hands. The latter are replaced by flowers opening and closing on the dial of the Lady Arpels Heures Florales model. They are transformed into a magic wand gracefully wielded by a pretty fairy on the Lady Arpels Féerie watch. They take the form of two butterflies fluttering over a flower garden on the Lady Arpels Brise d’Été creation; or a shooting star watching over the orbits of the planets on the Lady Arpels Planétarium model. “At first glance, a magnificent scene unfolds”, as Rainer Bernard explains. “Then, a second glance reveals the beauty of time as it passes.”

Le temps, il faut le remonter et traverser le siècle dernier pour revenir aux sources des inspirations de Van Cleef & Arpels. L’amour, tout d’abord. Il est à l’origine de l’histoire de la Maison de Haute Joaillerie et d’Horlogerie fondée en 1906. Car derrière le nom Van Cleef & Arpels se cache la rencontre d’Alfred Van Cleef et Esther (dite Estelle) Arpels, unis par les liens du mariage en 1895. La toute première pièce mentionnée en 1906 dans les registres de ventes de la Maison n’est autre qu’un cœur serti de diamants. Une symbolique dont Van Cleef & Arpels continue de s’inspirer pour enrichir la collection Complications Poétiques, en particulier avec les montres Lady Arpels Pont des Amoureux et Lady Arpels Bal des Amoureux Automate. 

One must indeed turn back the hands of time and travel through the last century to Van Cleef & Arpels’ key sources of inspiration. First and foremost among them is love, which gave rise to the High Jewelry and Watchmaking Maison founded in 1906. Behind the name Van Cleef & Arpels lies the encounter between Alfred Van Cleef and Esther (known as Estelle) Arpels, who were married in 1895. The very first piece of jewelry mentioned in 1906 in the company sales records is none other than a diamond-set heart. A symbolism that continues to inspire Van Cleef & Arpels in enriching the Poetic Complications collection, notably with the Lady Arpels Pont des Amoureux and the Lady Arpels Bal des Amoureux Automate watches. 

L’Astronomie Poétique puise elle aussi dans le patrimoine de la Maison comme le rappellent, notamment, les médailles Zodiaque et le bracelet-montre Météore créés dans les années 1950. Une inspiration stellaire qui exalte la danse des astres du système solaire sur la montre Midnight Planétarium, depuis 2014, et sa déclinaison féminine Lady Arpels Planétarium révélée en 2018. La Nature Enchantée déploie quant à elle un bestiaire et un herbier enchanteurs : fleurs et feuillages délicats, oiseaux merveilleux, papillons graciles et coccinelles espiègles illustrent la vitalité de la nature, tant sur les créations joaillières historiques de la Maison qu’au cœur de ses montres Complications Poétiques. Sans oublier les fées et les ballerines dont les premières apparitions remontent au début des années 1940. Aux côtés des motifs chers à Van Cleef & Arpels, ces dernières continuent d’inspirer la collection Complications Poétiques qui invite à se plonger dans de belles histoires dont chaque chapitre se raconte avec délicatesse. 

Poetic Astronomy also draws upon the Maison’s heritage, as notably exemplified by the Zodiaque medals and the Météore wristwatch created in the 1950s. This stellar inspiration has been exalting the dance of the stars in the solar system on the Midnight Planétarium watch since 2014; as well its feminine counterpart, the Lady Arpels Planétarium unveiled in 2018. Enchanting Nature features a fascinating bestiary and herbarium: dainty flowers and foliage, marvelous birds, graceful butterflies and playful ladybugs illustrate the vitality of Nature, both in the Maison’s historic jewelry creations and at the heart of its Poetic Complications watches. Not to mention the fairies and ballerinas, whose first appearances date back to the early 1940s. Alongside other cherished Van Cleef & Arpels motifs, these graceful creatures continue to inspire the Poetic Complications collection which extends an ongoing invitation to steep oneself in beautiful stories of which each new chapter is told with delicate charm.

« Les montres Complications Poétiques, développées, assemblées et contrôlées en interne depuis plusieurs années, sont le fruit de 3 à 6 ans de travail suivant la complexité de la création. »
“Developed, assembled and inspected in-house for several years now, the Poetic Complications watches are the result of three to six years of work, depending on the complexity of the design.”

Chaque création horlogère de Van Cleef & Arpels est une œuvre collective née d’un dialogue nourri entre le Studio de création et les Ateliers Horlogers Van Cleef & Arpels où sont réunis, sous un même toit, le département de recherche et développement, les ateliers d’assemblage et les artisans spécialisés dans les métiers d’arts tels que l’émaillage, la peinture miniature ou la gravure. Quel sera le sujet de l’histoire ? Le ballet du Soleil et de la Lune, astres du jour et de la nuit qui jamais ne se rencontrent, mis en scène sur la montre Lady Arpels Jour Nuit ? Ou peut-être, avec la montre Lady Arpels Heures Florales, le spectacle d’un jardin fleuri qui se métamorphose au fil du temps pour indiquer les heures ? Sur cette pièce, le temps se mue en tableau vivant d’une évidente poésie à mesure que les fleurs s’épanouissent et se referment, renouvelant toutes les 60 minutes le paysage du cadran. Ce dernier, composé de plus de 225 éléments finement décorés, s’anime grâce à un module mécanique entièrement conçu et développé par les Ateliers Horlogers de la Maison. Pour ce faire, chaque pétale est articulé et minutieusement relié au mécanisme de la montre. Un ouvrage extrêmement complexe auquel s’ajoutent différentes séquences d’ouverture des fleurs, donnant l’impression d’un mécanisme aléatoire. Celui-ci est basé sur un cycle de trois séquences différentes, permettant aux corolles qui fleurissent de différer de celles qui s’ouvriront à la même heure le lendemain. Un spectacle floral sans cesse renouvelé, à l’image d’un jardin en perpétuelle métamorphose. Ce dernier ne fait pourtant pas oublier la mesure du temps chère à Van Cleef & Arpels, puisque le porteur peut aussi consulter les minutes affichées au sein d’un guichet, sur la tranche du boîtier.

Each Van Cleef & Arpels watch creation is a collective work of art born of a fruitful dialog between the Creation Studio and the Van Cleef & Arpels Watchmaking Workshops where the R&D department, assembly workshops and artisans specializing in artistic crafts such as enameling, miniature painting or engraving all work together under one roof. What will be the theme of the next story? The dance of the Sun and Moon, the day star and night star that never meet, as depicted on the Lady Arpels Jour Nuit watch? Or perhaps, with the Lady Arpels Heures Florales watch, the spellbinding sight of a flower garden that transforms over time to indicate the passing hours. With this model, time becomes a resolutely poetic living tableau as the flowers bloom and close, renewing the scene gracing the dial every 60 minutes. The latter is composed of more than 225 finely decorated elements, brought to life by a mechanical module entirely designed and developed by the Maison’s Watchmaking Workshops. To achieve this, each petal is articulated and meticulously connected to the watch’s mechanism. This extremely complex feat is further enhanced by various flower-opening sequences, creating the impression of a random mechanism. It is based on a cycle of three different sequences, enabling the flowers that bloom for example at 7pm today to be different from those that will open at the same time tomorrow. It is an ever-changing show, like a garden in perpetual transformation, yet one that does not detract from the measurement of time so dear to Van Cleef & Arpels, as the wearer can also consult the minutes displayed in a window on the side of the case.

L’intention naît systématiquement d’une esquisse. Une intention créative rapidement partagée avec les ingénieurs et les artisans des Ateliers Horlogers, à Genève, qui ont la charge complexe de déployer une fantastique virtuosité technique afin de répondre aux besoins de la narration. « Ce dialogue est clé pour susciter l’enchantement grâce aux objets que nous créons, explique Rainer Bernard. Il implique une rencontre et des discussions intenses entre deux mondes très exigeants. C’est ce qui rend nos métiers vivants et tellement passionnants. »

Pour Van Cleef & Arpels, la maîtrise mécanique reste un moyen et non une fin, mais les efforts consentis à la mise en mouvement d’une histoire et leurs corollaires en matière d’innovations sont essentiels. Les montres Complications Poétiques, développées, assemblées et contrôlées en interne depuis plusieurs années, sont le fruit de 3 à 6 ans de travail suivant la complexité de la création. Afin de capturer la nature du vent, sa caresse fugace et son élan bucolique, sur le cadran de la montre Lady Arpels Brise d’Été, un nouveau mouvement a été mis au point au terme de plusieurs années de recherche. Sur cette pièce, l’histoire se révèle à nouveau au fil d’un spectacle narratif d’une grande poésie. L’œil s’amuse à suivre la ronde de deux papillons qui, grâce à une pression sur le bouton poussoir, s’élancent pour effectuer un tour de cadran avant de se positionner à l’heure exacte, tandis que les fleurs ondulent, comme bercées par une légère brise d’été. 

The intention always stems from a sketch. A creative idea is quickly shared with the engineers and artisans within the Geneva-based Watchmaking Workshops, who have the complex task of exercising incredible technical virtuosity to meet the needs of the narrative. “This dialog is essential to inspire enchantment through the pieces we create”, explains Rainer Bernard. “It involves meetings and deep discussions between two very demanding worlds. This is what makes our professions so alive and so exciting.”

For Van Cleef & Arpels, mechanical mastery remains a means to an end, yet the effort expended on bringing a story to life and the corresponding innovations is essential. Developed, assembled and inspected in-house for several years now, the Poetic Complications watches are the result of three to six years of work, depending on the complexity of the design. In order to capture the nature of the wind, its fleeting caress and bucolic momentum, a new movement was developed over several years of research for the dial of the Lady Arpels Brise d’Été watch. On this timepiece, history is revealed once again through an exquisitely poetic narrative spectacle. The spectator’s gaze is held by the dance of two butterflies which, at the push of a button, take flight to circle the dial before settling at the exact time, while the flowers undulate, as if swayed by a gentle summer breeze. 

« Peindre un paysage, révéler une lumière, sculpter des personnages… Ces gestes séculaires s’appliquent toujours avec une infinie maîtrise, au service d’une histoire. »

Dans un autre registre esthétique, plus urbain cette fois, il aura fallu quatre ans et trois brevets pour mettre au point le nouveau mouvement automate qui anime la montre Lady Arpels Bal des Amoureux Automate. « Nous voulions doter nos amoureux d’une gestuelle la plus naturelle possible, indique Rainer Bernard. Cela a nécessité de les articuler et de combiner deux mouvements simultanés – leur rapprochement et leur inclinaison –, tout en leur donnant un certain degré de liberté pour assurer la souplesse de l’animation. Toute la difficulté a résidé dans cette volonté d’obtenir plusieurs gestes naturels sans altérer la précision du mécanisme. » Sur cette pièce, au déclenchement de l’animation, les deux personnages prennent vie : ils se rapprochent et s’inclinent l’un vers l’autre tandis que leurs bras liés s’abaissent avec réalisme grâce à une translation et trois articulations. « À chaque fois que nous concevons un mécanisme, l’innovation est toujours guidée par l’histoire que nous souhaitons raconter, insiste Rainer Bernard. La technologie est au service de la créativité : elle permet à la poésie de s’exprimer. »

“Painting a landscape, revealing a light, sculpting characters... These age-old gestures are always applied with infinite mastery, in the service of a story.”

On another, more urban aesthetic theme, it took four years and three patents to perfect the new automaton movement powering the Lady Arpels Bal des Amoureux Automate watch. “We wanted our lovers to move as naturally as possible”, says Rainer Bernard. “This required articulating them and combining two simultaneous movements – their coming together and leaning towards each other – while nonetheless giving them a certain degree of freedom to ensure the fluid nature of the animation. The challenge lay in achieving several natural gestures without compromising the mechanism’s precision.” On this timepiece, once the animation is activated, the two characters spring to life, moving closer together and leaning into each other, while linking arms via three articulations. “Whenever we design a mechanism, innovation is always guided by the story we want to tell”, Rainer Bernard insists. “Technology serves creativity: it allows poetry to express itself.”

Pour raconter ces histoires dont la poésie fait surgir l’émerveillement, Van Cleef & Arpels s’appuie sur un procédé narratif qui entremêle le savoir-faire mécanique et les métiers d’art. Au sein de la collection Complications Poétiques, la technique s’efface pour laisser place à un spectacle orchestré par les artisans spécialisés dans l’émail, la peinture miniature et la gravure. Autant de savoir-faire continuellement approfondis dans les ateliers de Genève et minutieusement choisis au cas par cas pour mettre en valeur les intentions narratives du Studio de création de Van Cleef & Arpels. Peindre un paysage, révéler une lumière, sculpter des personnages… Ces gestes séculaires s’appliquent toujours avec une infinie maîtrise, au service d’une histoire. 

To tell these stories, whose poetry inspires wonder, Van Cleef & Arpels uses a narrative process that intertwines mechanical expertise and artistic crafts. In the Poetic Complications col lection, technique takes a back seat in a show staged by artisans specializing in enamel, min iature painting and engraving. These skills are continually refined in the Geneva workshops and meticulously selected on a case-by-case basis to highlight the narrative intentions of Van Cleef & Arpels’ Creation Studio. Painting a landscape, revealing a light, sculpting characters... These age-old gestures are always applied with infinite mastery, in the service of a story. 

« La recherche de l’excellence est le dénominateur commun à tous nos métiers d’art, rappelle Rainer Bernard. Cela se traduit par une très grande attention portée à deux éléments centraux à nos yeux : la lumière et la couleur. Toutes nos créations jouent avec la lumière. Surfaces polies, émaillées, gravées… Nous pouvons échanger pendant des heures pour trouver l’association de textures qui produira les plus beaux reflets. Il en va de même pour les couleurs. Deux ans de recherche ont par exemple été nécessaires afin de créer la tonalité idéale de rose pour la montre Lady Arpels Ballerine Enchantée Or Rose. » Cette pièce est un parfait exemple de la conjugaison des savoirfaire de Van Cleef & Arpels. Le cadran présente un effet guilloché recouvert d’émail rose poudré, décor délicat du spectacle offert par une ballerine sculptée en or blanc, sertie de diamants au niveau du visage et du buste. Afin d’indiquer les heures et les minutes à la demande, son tutu présente une combinaison subtile de diamants et d’émail translucide, dans des tonalités de rose et de bleu, apposé en plique-à-jour. Les voiles du dessus se lèvent et s’abaissent, à la manière d’aiguilles rétrogrades, pour afficher l’heure et les minutes.

Champlevé, cloisonné, plique-à-jour, paillonné, grisaille… Dans l’atelier d’émaillage de Van Cleef & Arpels, les artisans maîtrisent une quinzaine de techniques. Celle de l’émail grisaille, choisie notamment pour orner le cadran du modèle Lady Arpels Pont des Amoureux, s’avère particulièrement complexe.

Apparu en France au XVIe siècle, l’émail grisaille permet de retranscrire des dégradés de clair-obscur en apposant sur un fond foncé des nuances de poudre d’émail historiquement appelée « blanc de Limoges ». Un travail minutieux qui renforce les perspectives et la profondeur du décor. Parti culièrement sur cette pièce où, sous un ciel étoilé surplombant les toits de Paris baignés de lueurs contrastées, deux amoureux se rejoignent à midi et à minuit. Il n’en faut pas plus pour suggérer leur émotion et porter à son comble l’émerveillement de celui ou celle qui aura la chance d’observer cette scène poétique.

“The pursuit of excellence is the common denominator in all our artistic crafts”, says Rainer Bernard. “This translates into a great deal of attention lavished on two elements that are central to us: light and color. All our creations play with light. Polished, enameled, engraved surfaces... We can spend hours discussing the combination of textures that will produce the most beautiful shimmer. The same goes for colors. For example, it took two years of research to create the ideal shade of pink for the Lady Arpels Ballerine Enchantée Or Rose watch.” This model is a perfect example of combining Van Cleef & Arpels’ skills. The dial features a fine guilloché pattern covered with powder pink enamel, a delicate decoration complementing the sight of a ballerina sculpted in white gold set with diamonds emphasizing her face and waist. Providing an ondemand indication of the hours and minutes, the outline of her tutu features a subtle combination of diamonds and translucent enamel in shades of pink and blue applied using the plique-à-jour technique. The upper flounces rise and fall, acting as retrograde hands to display the hours and minutes.

Champlevé, cloisonné, plique-à-jour, paillonné, grisaille... In the Van Cleef & Arpels enameling workshop, the artisans master some 15 techniques. Notably chosen to adorn the dial of the Lady Arpels Pont des Amoureux model, grisaille enameling is particularly complex.

Appearing in France in the 16th century, grisaille enameling serves to reproduce chiaroscuro effects, adding depth and contrast to the design by applying shades of enamel powder historically called “blanc de Limoges” to a dark backis particularly meticulous process enhances the design’s perffects and depth. This is especially true of this timepiece on which, beneath a starry sky overlooking the rooftops of Paris bathed in contrasting glimmers, two lovers meet at noon and midnight. That is all it takes to hint at their emotion and instill wonder into the heart of those fortunate enough to observe this poetic scene.

Icône

Superocean

Le grand plongeon

The big dive

Breitling a flirté avec les abysses dès 1957, en dévoilant le tout premier chronographe de plongée au monde. Maintes fois revisitée et améliorée, la Superocean se réinvente dans une version Heritage entièrement repensée, dont les modèles automatiques battent au rythme du nouveau calibre in-house B31.

Plonger dans le grand bain avec l’élégance et ce petit supplément de précision qui font toute la différence : c’est en suivant cette philosophie que Breitling s’est aventurée dans les abysses avec la Superocean. En 1957, en plein avènement de la plongée de loisirs, cette dernière n’était certes pas la première montre de plongée de l’histoire, puisque la Submariner de Rolex et la Fifty Fathoms de Blancpain, entre autres, flirtaient avec les grandes profondeurs depuis quelques années déjà. Mais elle fut la toute première montre de plongée de l’histoire à être munie d’un chronographe. Rien de plus naturel pour une maison réputée pour sa maîtrise de la plus sportive des complications horlogères.

L’histoire raconte que le jour de son 25e anniversaire, le dirigeant de l’entreprise familiale, Willy Breitling, avait littéralement osé le grand plongeon avec, à son poignet, la toute première Superocean conçue pour résister à une pression de 20 bar. Un exploit symbolique pour un garde-temps peu ordinaire et innovant à plus d’un titre. La SuperOcean 807 de 1957 s’est imposée non seulement comme le premier chronographe de plongée, mais aussi comme le tout premier doté d’un « panda inversé ». Ce design de cadran noir à sous-cadrans blancs, conçu pour une lisibilité optimale dans l’obscurité abyssale, s’accompagnait alors d’aiguilles en forme de lance et de flèche et d’une lunette tournante en aluminium anodisé. Un style aussi élégant que fonctionnel pour une montre aux lignes épurées et aux proportions élégantes. Au fil des années, la SuperOcean a évolué au travers de multiples innovations, notamment avec le premier chronographe de plongée à aiguilles des minutes, la Superocean Slow Motion de 1964, ou le premier chronographe de plongée automatique, la Superocean ChronoMatic de 1970. 

Breitling began flirting with the depths in 1957, unveiling the world’s first diving chronograph. Repeatedly revisited and improved, the Superocean has been reinvented in a completely redesigned Heritage version, with self-winding models powered by new in-house Caliber B31.

Exploring the deep with elegance and that little extra precision that makes all the difference: it was with this philosophy in mind that Breitling ventured into the abyss with the Superocean. In 1957, at the height of the recreational diving boom, it was certainly not the first-ever diver’s watch, since the Rolex Submariner and the Blancpain Fifty Fathoms, among others, had already been involved in this field for several years. It was however the very first diving watch to be equipped with a chronograph. This was only natural for a company renowned for its mastery of the most athletic horological complication of them all.

The story goes that on his 25th birthday, the head of the family business, Willy Breitling, literally took the plunge with the very first Superocean –equipped to withstand 20-bar pressure – on his wrist. A symbolic feat for a timepiece that was unusual and innovative in more ways than one. The 1957 Superocean 807 established itself not only as the first diving chronograph, but also as the very first to feature a “reverse panda” watch face. Designed for optimal readability in the darkness of deep sea, this black dial with white counters was accompanied by spear-shaped hands and a rotating bezel in anodized aluminum. This elegant, functional style perfectly suited a watch distinguished by crisp lines and harmonious proportions. Over the years, the Superocean has evolved through multiple innovations, notably in 1964 with the first diving chronograph to feature hands, the Superocean Slow Motion; as well the 1970 Superocean Chrono-Matic, the first selfwinding diving chronograph. 

De la montre-instrument des années 1950, la collection Superocean a conservé les exigences de performance et de précision essentielles à une époque où la montre de plongée était encore synonyme de sécurité et de survie pour les plongeurs. Mais au travers de ses diverses évolutions, elle a encore gagné en élégance. Notamment avec la gamme Superocean Heritage entièrement revisitée cette année, dont la dernière évolution en date remontait à 2017. Pour ce renouveau, célébré lors d’un lancement international organisé à Biarritz en présence de sa squad de surfeurs, Breitling a frappé très fort. La collection comprend six références chronographes de 42 mm en acier ou en acier et or rouge, équipées du calibre Breitling Manufacture 01 et prolongées par un bracelet en caoutchouc ou un bracelet en acier Ocean Classic. Les modèles automatiques sont quant à eux proposés dans des diamètres de 40, 42 et 44 mm, en acier ou bicolores acieror rouge, cadencés pour la première fois par le mouvement B31, le calibre manufacture à trois aiguilles exclusif lancé par Breitling au printemps dernier. Sans oublier un modèle de 36 mm muni du Calibre 10 à remontage automatique ainsi qu’une édition spéciale de 40 mm réalisée en collaboration avec le surfeur Kelly Slater. Côté design du cadran, Breitling opte pour trois couleurs phares, noir, bleu et vert, assorties à la teinte de la lunette en céramique. Un classique, raffiné et sportif à la fois, à l’aise dans toutes les situations. « Avec ses nouvelles proportions, l’introduction du mouvement B31 et des collaborations stimulantes, la Superocean Heritage reste l’une des montres les plus élégantes dans l’eau et sur la terre », souligne Georges Kern. Un must depuis bientôt sept décennies !

The Superocean collection has retained the performance and precision of the 1950s instrument watch, requirements that were essential at a time when dive watches were still synonymous with safety and survival for their users. In the course of its various evolutions, it has become more elegant than ever. This is particularly true of the Superocean Heritage range that has been entirely revamped this year for the first time since 2017. Breitling made a big splash with this revival, celebrated at an international launch event in Biarritz attended by its team of surfers. The collection includes six 42mm chronograph models in steel or steel and red gold, powered by the Manufacture Breitling Caliber 01 and fitted with a rubber strap or an Ocean Classic steel bracelet. The selfwinding models are available in 40, 42 and 44mm diameters, in steel or two-tone steel and red gold, powered for the first time by the B31 movement, the exclusive three-hand Manufacture caliber launched by Breitling last spring. Not forgetting a 36mm model equipped with self-winding Caliber 10 and a 40mm special edition created in collaboration with surfer Kelly Slater. For the dial design, Breitling has opted for three key black, blue and green colors matching the shade of the ceramic bezel. The result is a classic, refined and sporty watch that is at home in any situation. “With its new proportions, the introduction of the B31 movement and exciting collabs, the Superocean Heritage remains one of the most elegant watches in the water and on land”, says Georges Kern. A must-have for almost seven decades!

Ne laissez rien au hasard.

Nos experts vous accompagnent pour identifier et déployer les meilleures solutions. Stratégie | Organisation | Expérience client | Ressources

M&BD Consulting SA | www.mbdconsulting.ch +41 22 575 33 77

Av. Mon-Repos 22 Rue de Cornavin 11 1005 Lausanne 1201 Genève

M&BD est un cabinet de conseil qui soutient les dirigeants d’entreprise.

Qu’il s’agisse de pérenniser votre société, optimiser vos ressources, améliorer votre fonctionnement interne ou mieux répondre aux attentes de vos clients, notre équipe a l’expertise pour vous soutenir tant au niveau stratégique qu’au niveau opérationnel.

Dans l’atelier de…

Chopard

L’alchimiste de l’or The gold alchemist

Éminemment secrète, la fonderie Chopard donne à la manufacture sa totale indépendance ainsi que la garantie que ses alliages sont 100 % éthiques. Découverte d’un lieu atypique, où officie un artisan primordial, héritier d’un savoir-faire qui n’a pas véritablement changé depuis l’Antiquité.

The Chopard foundry is an eminently secluded area that gives the Manufacture complete independence and guarantees that its alloys are 100% ethical. Discover this unusual place, where a master artisan deploys expertise that has remained virtually unchanged since ancient times.

C’est un paradoxe que cultive l’horlogerie. De son or, on sait presque tout : son poids, sa composition, sa provenance. Mais nul n’a droit de regard sur son lieu de naissance. Ces fonderies, bien peu de manufactures en possèdent. Chopard fait partie de ce cercle très fermé. À Genève, la maison familiale dispose de la sienne, un site hautement sécurisé. C’est Karl Scheufele, le père de Caroline et Karl-Friedrich Scheufele, coprésidents de Chopard, qui a voulu s’en doter en 1978. Objectif : verticaliser sa production, gagner sa complète indépendance.

Cet espace hors du temps, assez réduit, est une exception artisanale. Il se situe à Genève, aux sous-sols de la manufacture. On y travaille la matière première. 100 % de l’or utilisé par Chopard y est fabriqué. Mais alors qu’horlogerie et joaillerie se distinguent par la qualité de leur finition manuelle, la fonderie façonne l’or pur, brut, le lingot. Il y réside quelque chose de noble, massif, en même temps qu’une part de mystère : nul ne sait, à ce stade, quelle montre ou quel bijou en sera fait. Le lingot est un embryon. Il contient la somme de tous les possibles en général, mais aucun en particulier.

La fonderie cultive par ailleurs sa singularité artisanale. Si les CNC ont depuis longtemps droit de cité aux côtés des brucelles d’horloger, la modernité reste à la porte de la fonderie. Le procédé n’a pas véritablement changé depuis l’Antiquité : une balance pour peser les composants de l’alliage désiré, un creuset, un four à 1100 °C, un gant pour extraire le matériau en fusion, un bac d’eau pour le refroidir. Cette simplicité explique la présence d’un seul artisan pour effectuer les coulées. Chez Chopard, c’est Paulo qui en est responsable. Il effectue 10 à 11 coulées par jour. « On me considère parfois un peu comme un alchimiste, parce que je transforme l’or. Il n’y a pas d’école pour devenir fondeur d’or, ça s’apprend sur le tas », précise l’intéressé. Pour Chopard, posséder sa propre fonderie permet également de s’assurer du caractère 100 % éthique de l’or. Il en est ainsi depuis juillet 2018. L’enjeu a toujours été central pour la manufacture, pionnière en son temps de l’or Fairmined. Les clients, notamment les plus jeunes, sont attentifs aux critères de responsabilité et de traçabilité. 

It is a paradox that watchmaking loves to cultivate: despite almost everything about gold – its weight, composition and origin – being common knowledge, no one has any insight into where it is born. Very few Manufactures own their own foundries and Chopard belongs to this highly exclusive circle. In Geneva, the family Maison has its very own, highly secure site. It was Karl Scheufele, father of Chopard Co-Presidents Caroline and Karl-Friedrich Scheufele, who wanted to acquire it in 1978, the aim being to vertically integrate and gain complete independence.

This small, timeless space is a rare example of traditional craftsmanship. It is located in Geneva, in the basement of the Manufacture. This is where the raw material is worked. One hundred percent of the gold used by Chopard is produced here. However, whereas watchmaking and jewellery are distinguished by the quality of their manual finishing, the foundry shapes pure, raw gold into ingots. There is something noble and solid about them, as well as an element of mystery: at this stage, no one knows which watch or piece of jewellery will be made from them. The ingot is an embryo. It contains the sum of all possibilities in general, but none in particular.

The foundry also cultivates its own unique form of craftsmanship. While CNC machines have long been accepted alongside watchmaker’s tweezers, modernity remains at the door of the foundry. The process has not really changed since ancient times: a scale to weigh the components of the desired alloy, a crucible, a 1100°C furnace, a glove to extract the molten material, along with a water tank to cool it.

This simplicity explains why only one artisan is needed to perform casting procedures – and at Chopard, these are done by Paulo, at a rate of between ten and 11 per day. “People sometimes think of me as a bit of an alchemist, because I transform gold. There is no school where you train to become a gold casting specialist, you learn on the job”, he explains.

For Chopard, having its own foundry also ensures that the gold is 100% ethical. This has been the case since July 2018. The issue has always been central to the Manufacture, which was a pioneer in its time with Fairmined gold. Customers, especially younger ones, are attentive to responsibility – andd traceability-related criteria. 

Les étapes de façonnage de l’or Chopard sont immuables. Il y a d’abord la préparation de la recette. Trop malléable à l’état pur pour être utilisé en horlogerie comme en joaillerie, l’or est associé à d’autres éléments qui modifient ses propriétés. En fonction du résultat attendu (or jaune, blanc ou rouge), les taux de cuivre, zinc, palladium ou argent varient. Pour fabriquer un lingot d’or de 8 kilos, Paulo emploie 6 kilos d’or pur et 2 kilos d’alliages. La couleur qui en résulte est étalonnée. On compte ainsi sept nuances allant du jaune clair au rouge soutenu, s’étirant de 0 N à 6 N.

S’ensuivent les étapes de travail de l’or fondu : mélange des matières, coulée dans un four sous vide chauffé par une bobine d’induction, démoulage, refroidissement, brossage et laminage (réduction de l’épaisseur du lingot). L’or pur, refroidi, affiche un indice de dureté de 160 Vickers. Une fois laminé, il atteint 210 Vickers, ce qui reste suffisamment tendre pour pouvoir le travailler. Le processus se termine par la vérification de conformité interne.

Elle se double d’un second contrôle, externe, car les lingots d’or doivent tous répondre au même cahier des charges. Le CMP, Contrôle des Métaux Précieux Suisse, en est dépositaire. Il est héritier des premiers organismes de contrôle de pureté, poinçonnage et commerce de l’or, de l’argent, du platine et du palladium, créés en 1880. Chaque lingot Chopard en porte le poinçon.

The steps involved in shaping Chopard gold are unchanging. First, the “recipe” is prepared. Too malleable in its pure state to be used in watchmaking or jewellery, gold is combined with other elements that modify its properties. Depending on the desired result (yellow, white or red gold), the proportions of copper, zinc, palladium or silver vary. To make an eight-kilogram gold ingot, Paulo uses six kilograms of pure gold and two kilograms of alloys. The resulting colour is calibrated according to seven shades ranging from light yellow to deep “red”, stretching from 0N to 6N.

This is followed by the stages of working the molten gold: mixing the materials, casting in a vacuum furnace heated by an induction coil, de-moulding, cooling, brushing and rolling (reducing the thickness of the ingot). Pure, cooled gold has a hardness rating of 160 Vickers. Once rolled, it reaches 210 Vickers, which is still soft enough to be worked. The process concludes with an internal compliance check.

This is accompanied by a second, external inspection, as all gold ingots must meet the same specifications. The Contrôle des Métaux Précieux Suisse (CMP - Swiss Precious Metals Control) is the custodian of these specifications. It is the successor to the first authorities created in 1880 responsible for the purity, hallmarking and trade of gold, silver, platinum and palladium. Every Chopard ingot bears the Maison’s hallmark.

L’HEURE CHOCOLAT

Pour l’édition 2025 des Geneva Watch Days, le magazine GMT a orchestré une rencontre savoureuse entre l’horlogerie suisse et son compatriote le plus gourmand : le chocolat. Chaque garde-temps présenté ici est une nouveauté du salon de cette année, mise en scène dans des compositions inspirées par les riches nuances du cacao. Un artisanat à déguster dans les moindres détails.

or the 2025 edition of Geneva Watch Days, GMT Magazine staged a delicious encounter between Swiss watchmaking and its most decadent compatriot: chocolate. Every timepiece presented here was a new release at this year’s fair, showcased against rich cocoa-inspired compositions. Craftsmanship to be savored in every detail.

Cocoa Time
Photoshoot

Le premier trimestriel de qualité pour celles et ceux que la joaillerie séduit

Abonnez-vous pour 2026 et recevez le premier numéro en cadeau cette année

The first high-quality quarterly for those captivated by jewelry

Subscribe for 2026 and receive the first issue as a gift this year

Lifestyle

Geneva Watch Days

GMT célèbre ses 25 ans GMT celebrates its 25th birthday

En tant que partenaire média historique des GWD, le Great Magazine of Timepieces a choisi d’y célébrer son 25e anniversaire, en conviant 500 clients et leaders de l’industrie. Merci aux sponsors Biwi, Autobritt - Range Rover et Saint Chaffray.

A longstanding Geneva Watch Days media partner, the Great Magazine of Timepieces chose to celebrate its 25th anniversary here at by inviting 500 customers and industry leaders. Sincere thanks to sponsors Biwi, Autobritt - Range Rover and Saint Chaffray.

THE MILLENNIUM WATCH BOOK

24 heures dans la vie de…

Sébastien Faramond

Chef de La Table de Pavie Chef at La Table de Pavie

C’est dans l’ombre dorée des vignes de Saint-Émilion que se trouve La Table de Pavie, restaurant 2 étoiles membre des Grandes Tables du Monde. Ici, sous les voûtes majestueuses d’une demeure chargée d’histoire, le chef Sébastien Faramond, maître du détail, orchestre une cuisine à la hauteur des plus grands millésimes, avec de la patience, de l’intuition et un profond respect pour le terroir.

La Table de Pavie – a Michelin two-starred restaurant and member of Les Grandes Tables du Monde – lies nestled in the golden shade of the Saint-Émilion vineyards. Beneath the majestic vaults of a historic residence, Executive Chef Sébastien Faramond who is a master of fine details, orchestrates cuisine worthy of the finest vintages with a blend of patience, intuition and profound respect for terroir.

Récemment, une cliente suédoise, qui avait choisi d’y organiser un déjeuner et un dîner pour l’anniversaire de son mari, m’a pris dans ses bras pour me remercier de ces beaux moments. Cela peut paraître anodin mais c’est pour moi le plus beau compliment, car il souligne l’expérience gastronomique et humaine que nous arrivons à faire vivre à notre table.

Depuis cinq ans, j’ai la chance de collaborer avec le chef triplement étoilé Yannick Alléno. Nous avons appris à nous connaître, à apprivoiser le terroir bordelais ensemble pour offrir à nos clients une expérience innovante, riche et sincère. Avec ma brigade, nous cherchons à offrir le meilleur de nous-mêmes à chaque service. Il est tout aussi important d’entretenir des relations de proximité avec les fournisseurs, de les connaître, d’apprendre d’eux. Je pense notamment à ce pêcheur local qui m’a fait découvrir la crevette blanche de l’estuaire de la Gironde : une merveille quand elle est grillée avec du fenouil sauvage !

J’aime le côté pratique de ces montres modernes et leur utilité au quotidien, mais je vous avoue que je réfléchis à acquérir une TAG Heuer Carrera Chronograph ou Monaco. Mon cœur balance. J’aime les courses automobiles, la F1, et j’apprécie leur style intemporel, racé, précis, non ostentatoire.

Sans hésiter, je dirais une Richard Mille. Technicité, design, matériaux utilisés, endurance… Pour moi, c’est le Saint-Graal de l’horlogerie moderne. J’en rêve !

Recently, a Swedish customer who had chosen to organize a lunch and dinner there for her husband’s birthday hugged me to express her thanks for these wonderful moments. While that may seem inconsequential, for me it’s the greatest compliment, because it highlights the gastronomic and human experience that we manage to create in our restaurant.

For the past five years, I have had the good fortune to work with three-Michelin-starred chef Yannick Alléno. We have gotten to know each other and learned to master the Bordeaux terroir together in order to offer our customers an innovative, rich and sincere experience. My team and I strive to give our very best at every meal. It’s just as important to maintain close relationships with suppliers, to get to know them and learn from them. I’m notably thinking of local fisherman who introduced me to white shrimp from the Gironde estuary: they’re wonderful when grilled with wild fennel!

I like the practicality of these modern watches and their everyday usefulness, but I must admit that I’m thinking of buying a TAG Heuer Carrera Chronograph or Monaco. I can’t make up my mind. I love car racing, F1 and I appreciate the timeless, sleek, precise, unostentatious style of these watches.

Without a second thought, I would say a Richard Mille. Technicality, design, materials, endurance... For me, it’s the Holy Grail of modern watchmaking and definitely something I dream of owning!

Jet Set

1. Excalibur Knights of the Round Table, The Enchanter Merlin

Roger Dubuis dévoile le deuxième chapitre de la collection dédiée aux chevaliers de la Table ronde : ici, ils se font face autour du cadran. En hommage au palais de cristal construit par Merlin pour la Dame du Lac, les 28 pièces de cette série honorée du Poinçon de Genève sont surmontées d’un dôme saphir transparent et abritent 56 colonnes de tailles différentes, agrémentées pour quelques-unes de diamants en serti invisible.

Excalibur Knights of the Round Table: The Enchanter Merlin

Roger Dubuis unveils the second chapter in its collection dedicated to the Knights of the Round Table in which they face each other around the dial. In tribute to the crystal palace built by Merlin for the Lady of the Lake, the 28 timepieces in this series bearing the Poinçon de Genève quality hallmark are topped with a transparent sapphire dome and house 56 columns of varying sizes, some of them embellished with invisible-set diamonds.

2. Richard Mille X Brough Superior RMB01, la collab’ extraordinaire

C’est un bolide d’exception ! Inspirée des boardtrackers des années 1910, la RMB01 combine design radical et savoir-faire horloger : châssis carbone façon exosquelette, jantes aux allures d’engrenages, finitions main… Animée par un bicylindre de 997 cm³ taillé dans l’aluminium, elle délivre 130 ch. Disponible en 150 exemplaires dès la fin de l’année.

Richard Mille X Brough Superior RMB01, an extraordinary collab’

What an exceptional machine! Inspired by the boardtrackers of the 1910s, the RMB01 combines radical design with watchmaking expertise: an exoskeleton-style carbon chassis, gear-like rims and handfinished details Powered by an aluminum 997 cm³ twin-cylinder engine, it delivers 130 hp and is available in a 150-piece limited edition from the end of this year.

3. Thira 80, catamaran de luxe

Pionnier français des catamarans de croisière, Fountaine Pajot les élève maintenant au rang supérieur, en déclinant sa nouvelle gamme Thira 80 en version voile et en version moteur. Avec une surface habitable de 400 m2 et 24 m de coque, ils offrent un confort qui séduit les navigateurs les plus exigeants.

Thira 80, the luxury catamaran

French pioneer of cruising catamarans Fountaine Pajot is now taking them to the next level by offering its new Thira 80 range in both sailing and motor versions. Featuring a 400sqm living area and a 24m hull, they offer a level of comfort that appeals to even the most demanding sailors.

4.The Phoenix Eternis Ignis : la renaissance du temps

En collaboration avec le maître horloger Vincent Calabrese, L’Épée 1839 présente une horloge animée par un double tourbillon volant et sublimée par un phénix éclatant des nuances orange du feu, grâce au pinceau de l’artiste Morena Fetoshi.

The Phoenix Eternis Ignis: the rebirth of time

In collaboration with master watchmaker Vincent Calabrese, L’Épée 1839 presents a clock powered by a double flying tourbillon and enhanced by a phoenix bursting with fiery orange hues, thanks to the talented brush of artist Morena Fetoshi.

5. Matis : le marché de l’art devient accessible !

Fondée en 2023 par François Carbone et Arnaud Dubois, Matis bouscule le marché en proposant des club deals : plusieurs investisseurs unissent leurs forces et participent pour au moins 20’000 € à l’acquisition des œuvres d’art. Chaque pièce est achetée via une société dédiée, exposée dans des galeries de prestige, puis revendue pour partager une éventuelle plus-value.

Matis: facilitating access to the art market!

Founded in 2023 by François Carbone and Arnaud Dubois, Matis is shaking up the market by offering club deals in which several investors join forces and contribute at least €20,000 to the acquisition of artworks. Each piece is purchased through a dedicated company, exhibited in prestigious galleries and then resold to share any profits.

6. Explora Journeys : la croisière de luxe réinventée

Imaginés par le groupe MSC Cruises basé à Genève, les navires de croisière Explora s’apparentent à des palaces itinérants : design à la pointe de l’élégance inspiré des super-yachts, suites spacieuses avec terrasses privées, gastronomie d’exception et expériences immersives, et tous les jours un nouveau paysage à couper le souffle.

Explora Journeys: luxury cruising reinvented

Designed by the Geneva-based MSC Cruises group, Explora cruise ships are like floating palace hotels: cutting-edge, elegant design inspired by superyachts, spacious suites with private terraces, exceptional cuisine and immersive experiences, along with breathtaking new scenery every day.

Tête d’affiche

3 choses à savoir sur Three things worth knowing about

Raye

1

En 2024, Raye remporte pas moins de six trophées lors d’une seule et même cérémonie des BRIT Awards.

Un exploit inédit qui fait d’elle la femme la plus récompensée en une soirée, et une consécration éclatante pour une artiste longtemps restée dans l’ombre en tant qu’auteure pour les autres.

In 2024, Raye won no fewer than six trophies at a single BRIT Awards ceremony. This unprecedented achievement made her the most-titled artist in a single ceremony and was a resounding triumph for a musician who had long remained in the background as a songwriter for others.

2

Grande adepte de Mario Kart depuis l’enfance, elle avoue avoir envisagé de se faire tatouer le célèbre champignon rouge et blanc ! En tournée, la chanteuse aime se détendre en jouant avec son équipe dans le bus, car c’est pour elle le seul véritable moyen de décompresser.

A big fan of Mario Kart since childhood, Raye admits to having considered getting a tattoo of the famous red and white mushroom! When on tour, the singer likes to relax by playing with her team on the bus, as this is the only real way for her to unwind.

3

Raye a également prêté sa plume à un projet inédit : aux côtés du DJ Mark Ronson et à l’occasion des 150 ans d’Audemars Piguet, elle a co-écrit la chanson Suzanne, dont le nom lui est venu spontanément. Il fait d’abord écho à un souvenir cher à Mark, et puis il résonne chez Audemars Piguet puisque Suzanne Audemars, ancêtre directe des fondateurs, a joué un rôle décisif dans la naissance de la manufacture. Coïncidence ?

Raye has also lent her talent to a unique project, marking Audemars Piguet’s 150th anniversary alongside DJ Mark Ronson by co-writing the song Suzanne, a name that came to her spontaneously. It initially echoed a fond memory for Mark and then resonated with Audemars Piguet, as Suzanne Audemars – a direct ancestor of the founders –played a decisive role in the birth of the Manufacture. Is that merely a coincidence?

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook