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Société canadienne des postes Envois de publications canadiennes Contrat de vente no. 40069240

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septembre/octobre 2008 www.lpdq.ca

Blanchiment de la pâte

Trois usines très « XXIe siècle »

Journal Officiel des Archives, association technique des pÂtes et papiers du canadA

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Dans ce numéro... ARTICLES   6  Trois usines dans le nouveau siècle Une nouvelle génération de papetières radicalement différente de la précédente. Par Yves Lavertu, rédacteur en chef

UNE PUBLICATION DU GROUPE D’INFORMATION D’AFFAIRES ISSN 0847-2645 NOUS REMERCIONS LE GOUVERNEMENT DU CANADA POUR SON APPUI FINANCIER POUR NOS FRAIS POSTAUX, VIA LE PROGRAMME D’AIDE AUX PUBLICATIONS Un tour d’actualité complet de l’industrie des pâtes et papiers du Québec et de l’est du Canada avec ses nouvelles sur les innovations en cours dans les domaines de la recherche, de la technologie et de la gestion d’usine. Se joignent à cela des rapports détaillés sur l’application de ces innovations et des analyses sur les tendances futures et des textes techniques. Rédacteur en chef Assistante à la rédaction Composition artistique Services publicitaires Directrice de la production Éditrice VP, Publications Président, Groupe

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Publication dont l’administration et la rédaction se situent au 6600 Route Transcanadienne, bureau 209, Pointe-Claire, QC H9R 4S2; tél.: 514-630-5955, téléc.: 514-630-5980.

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  9  Sésame, ouvre-toi ! Un système de clé simple, mais ingénieux conçu pour ouvrir les portes de wagons les plus récalcitrantes. Par Yves Lavertu, rédacteur en chef 10  Le Québec, une société forestière ? Renouer collectivement avec cette réalité pourrait contribuer à dénouer certaines impasses. Par Yves Lavertu, rédacteur en chef

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LeS PAPetiÈReS DU QUÉBeC, une division du Groupe d’information d’affaires partenariat Limitée, qui est chef de file canadien dans le secteur de l’information possédant des quotidiens, des journaux régionaux et des services d’information d’affaires. PDQ est membre affilié de l’Assocation technique des pâtes et papiers du Canada ainsi que du “Canadian Business Press” et de l’Office canadien de la vérification et de la diffusion “ABC”. LeS PAPetiÈReS DU QUÉBeC (ISSN 0847-2645) est publiée cinq fois au cours de l’année 2008 par le Groupe d’information d’affaires, 12 Concorde Place, Suite 800, Toronto, ON M3C 4J2. tarifs d’abonnement: Canada: 34,00$ par année; 54,00$ pour deux ans, 64,00$ pour 3 ans. États-Unis: 53,00$ par année, 66,00$ pour deux ans. Autres pays: 81,00$ par année. Toute copie additionnelle: 13,00$ l’unité. Tous droits réservés. Le contenu de cette publication ne peut être reproduit en partie ou en totalité sans l’autorisation du propriétaire des droits d’auteur. À l’attention de Postes Canada: Numéro de produits pour envois postaux de Postes Canada, catégorie publications canadiennes: 40069240. Faites parvenir s’il-vous-plaît les formulaires 29B et 67B à l’adresse suivante: 12 Concorde Place, Suite 800, Toronto, ON M3C 4J2. Retour postal garanti. Dépot légal, Bibliothèque nationale du Québec. US office of publication, 2424 Niagara Falls Blvd., Niagara Falls, NY 14304-0357. Periodical Postage Paid at Niagara Falls, NY, USA. Postmaster send address correction to: Les Papetières du Québec, PO Box 1118, Niagara Falls, NY 14304. occasionnellement, nous partageons notre liste d’abonnés avec certaines compagnies ou organisations dont les produits ou services peuvent vous intéresser. Si vous ne voulez pas que vos coordonnées soient partagées, prière d’en faire la demande au 1-800-0668-2374, Fax 416-442-2191 ou par courriel au privacyofficer@bizinfogroup.ca. Une demande peut aussi être postée au Privacy Officer, Business Information Group, 12 Concorde Place, Suite 800, Toronto, ON M3C 4J2.

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Nouvelle éditrice au Groupe de publications Pulp & Paper Canada

Alex Papanou, vice-président à la division des publications au Groupe de publications d’information d’affaires LP est heureux d’annoncer la nomination d’Eileen Walters au poste d’éditrice du Groupe de publications Pulp & Paper Canada. Eileen travaille depuis plus de cinq ans au sein du Groupe d’information d’affaires où elle a occupé des postes senior pour les ventes. Elle a joint l’équipe de Pulp & Paper Canada en 2004. Ses nouvelles fonctions en tant que qu’éditrice incluront la mise sur pied de produits imprimés et en ligne pour le Groupe, le développement de nouvelles opportunités d’affaires et des responsabilités liées à la supervision financière. L’expertise d’Eileen au sujet de l’industrie canadienne des pâtes et papiers et sa maîtrise des nouveaux médias et de leur environnement constituent une excellente combinaison pour assurer le succès futur du Groupe de publications Pulp & Paper Canada. Eileen remplace Jim Bussiere qui vient de se retirer après 30 ans de service au sein du Groupe d’information d’affaires. Jim continuera de travailler pour le Groupe en tant que consultant.

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Un projet qui prend vie

entre autres l’avantage de permettre une plus grande synergie onnaissez-vous Le Parchemin ? Chaque semaine, ce bulletin fait le point sur l’actualité dans l’industrie des produits foresentre les différentes publications du Groupe. tiers au Québec, dans le reste du Canada et sur la scène interDans cette mouvance et dans le but de garder élevées nos normes de qualité en matière journalistique, nous venons nationale. Il s’agit en fait du seul bulletin de langue française d’engager Elyse Amend à titre d’assistante à la rédaction pour dédié à ce vaste secteur. ce Groupe. Elyse est une jeune journaliste de talent qui a déjà Fait à souligner, une grande majorité de ses lecteurs le trouve à sa feuille de route d’impressionnantes réalisations dans le utile, voire très utile. C’est ce que révèle un sondage qui a été domaine du journalisme. mené ce printemps auprès de ses abonnés. En grand nombre, Au cours des prochains mois, vous retrouverez donc dans nos ces derniers ont accepté de prendre le temps de répondre aux pages une foule d’articles de quatorze questions qui comfond qui traiteront de sujets des posaient ce questionnaire. Ce « 88 % des lecteurs souhaitaient plus pertinents pour l’industrie. portrait prend d’autant plus de recevoir Le Parchemin gratuitement. Et nous avons d’autres projets en valeur. C’est maintenant chose faite ! » tête, dont certains reliés à nos Le sondage visait à prendre sites Internet ... le pouls des lecteurs quant à leur En terminant, je vous invite à communiquer avec moi en tout degré de satisfaction face à ce bulletin, mais avait aussi pour temps, qu’il s’agisse de me signaler une nouvelle importante but de sonder ces derniers en regard de leur intérêt vis-à-vis de touchant votre secteur d’activité ou de discuter avec moi d’un certains projets futurs, notamment celui de le rendre gratuit. 65 % des répondants ont déclaré qu’ils considéraient sujet d’actualité. La revue Les Papetières du Québec est votre magazine. Nous avons besoin de votre point de vue pour conLe Parchemin comme étant très utile à leurs yeux tandis que 30 % l’ont qualifié d’utile. 3 % l’ont jugé assez utile et un autre tinuer à l’améliorer. Yves Lavertu 3 % l’ont trouvé peu utile. Concernant les habitudes de lecture, 91 % des répondants ont déclaré le lire à toutes les semaines. Quant au temps alloué à sa lecture, 26,5 % ont confié qu’ils le lisaient d’un couvercle à l’autre tandis que 47 % ont mentionné qu’ils lisaient la plupart de ses pages. Une autre portion de 26,5 % a déclaré qu’elle en lisait environ la moitié. Par ailleurs, 85,3 % des répondants ont indiqué qu’ils préféraient recevoir 100 Le Parchemin une fois par semaine contre 14,7 % qui souhaitaient le recevoir une fois à toutes les deux semaines. Notre récent coup de sonde a permis de découvrir que95les rubriques les plus populaires du Parchemin sont celles consacrées aux pâtes et papiers, à l’énergie, à l’environnement, au 75 bois d’œuvre et aux opérations forestières. Le Concours de l’usine la plus sécuritaire au Canada et le Tableau des prix des produits forestiers se classent également en tête de liste du palmarès. 25 Enfin, le projet d’offrir gratuitement Le Parchemin à tous les lecteurs de la revue Les Papetières du Québec a recueilli la faveur 5 de pas moins de 88 % des répondants. Ce projet est maintenant chose faite : Le Parchemin est désormais gratuit. Vous trouverez 0 dans cette page toutes les informations utiles pour vous inscrire 100 à gratuitement à ce bulletin. Si vous êtes déjà inscrit, parlez-en votre entourage afin de leur en faire profiter à leur tour. * * * * *

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Certains de nos lecteurs ont peut-être déjà pris connaissance de la nomination récente d’Eileen Walters à titre de nouvelle éditrice du Groupe de publications Pulp & Paper Canada, un 25 groupe à l’intérieur duquel fait partie Les Papetières du Québec. Les changements des derniers mois au sein de notre Groupe ne 5 s’arrêtent pas là. Pour ma part, je porterai désormais le chapeau de rédacteur 0 en chef, non seulement pour Les Papetières du Québec et le bulletin Le Parchemin, mais aussi pour le magazine de langue anglaise Pulp & Paper Canada. La nouvelle formule présente Les Papetières du Québec

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COnférenCe internatiOnale Sur le blanChiment de la pâte

Trois usines dans le nouveau siècle Une nouvelle génération de papetières radicalement différente de la précédente. par Yves lavertu, rédacteur en chef

Construite en mai 2003 et ayant démarré ses opérations en novembre 2004, l’usine  de hainan Jinhai dans le sud de la Chine représente la plus grande installation  papetière au monde dotée d’une seule ligne de production. l’usine a une production annuelle de 1 million de tonnes de pâte bKp (feuillus).

à

quoi ressembleront les papetières du XXIe siècle ? Dresser le portrait de certaines des plus récentes usines qui sont sorties de terre à autant d’endroits différents sur la planète est un exercice susceptible de contribuer à en donner un bon aperçu. C’est ce à quoi s’est employé le Néo-Zélandais Tony Johnson de la firme de consultants et d’ingénierie AMEC dans sa présentation d’ouverture faite le 3 juin dans le cadre de la Conférence internationale sur le blanchiment de la pâte. L’événement qui s’est tenu à Québec du 2 au 5 juin a regroupé des sommités en provenance des quatre coins de la planète. Dans sa communication présentée au nom de ses six autres collègues*, M. Johnson a passé en revue trois des plus récentes usines de pâte à avoir été érigées au XXIe siècle. Il s’agit des papetières Veracel Celulose à Eunapolis au Brésil, de l’usine de Hainan Jinhai Pulp and Paper Co. Ltd., construite sur l’ile de Hainan en Chine, et celle de Celulosa Arauco y Constitucion, une papetière établie près de la localité de Valdivia au Chili.

UN NOUVEAU CONTEXTE

Au cours de sa présentation, M. Johnson a mis en relief les facteurs-clé qui ont joué dans l’établissement de ces papetières, le procédé retenu, les équipements et le rendement de chacune d’entre elles. Ce dernier aspect s’avère particulièrement important, a-t-il fait valoir, puisqu’il peut constituer un point de repère utile pour distinguer, par rapport à celle qui l’a précédée, la nouvelle génération d’usines en voie d’émergence dans certaines parties du globe. La conception des nouvelles usines de pâtes et papiers, a soutenu M. Johnson, est radicalement différente de celle du passé. Les pressions qui visent à optimiser l’efficacité énergétique, à améliorer la qualité du produit, à réduire l’impact des opérations sur l’environnement et à maximiser le rendement ont façonné de manière significative les procédés de blanchiment et de fabrication de la pâte.     Septembre/Octobre 2008 

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UN MARCHÉ EN EXPANSION

Cela dit, avant de faire le saut dans le vif du sujet, M. Johnson a tenu à brosser un portrait du marché de la pâte kraft blanchie (BKP) à travers le monde. À l’échelle internationale, a-t-il souligné, le marché de la pâte BKP connait depuis des années une expansion régulière. Par exemple, en 2005, les capacités mondiales pour le marché de la pâte avoisinaient les 54 millions de tonnes par année. De ce volume, la pâte kraft blanchie représentait 85 % de la production. Celle-ci était composée pour moitié de pâte de feuillus et pour l’autre de pâte faite à partir de résineux. En tête du peloton, on comptait l’Amérique du Nord avec 37 % des capacités de production, suivie de l’Europe de l’Ouest (25 %) et de l’Amérique latine (18 %). De 1990 à 2005, on a enregistré une hausse significative des capacités mondiales de production de la pâte BKP. Elles sont passées de 29 à 45 millions de tonnes par année. Fait à souligner, la hausse de la production de la pâte BKP faite à partir de feuillus a été particulièrement vigoureuse durant cette période. En conclusion de cette partie, Tony Johnson a fait observer que les deux tiers de l’augmentation récente des capacités de production de la pâte sur le plan mondial — toutes catégories confondues —, sont attribuables à des usines qui ont été construites en Amérique latine et en Asie. Dans une moindre mesure, cette hausse est également attribuable au secteur canadien des pâtes et papiers et à celui de l’Europe de l’Ouest.

DES FACTEURS-CLÉ

Avant de construire de nouvelles usines, de dire M. Johnson, les décideurs se doivent aujourd’hui d’avoir en tête non seulement des éléments associés au bon rendement économique et à la protection de l’environnement, mais ils doivent de plus être capables de composer avec de nouveaux concepts tels que la responsabilité sociale des entreprises. Au XXIe siècle, les facteurs essentiels à considérer lors d’un projet d’établissement d’une nouvelle papetière sont les ressources en bois, les économies d’échelle à réaliser, l’impact environnemental, l’efficacité énergétique, les coûts d’investissement et d’opération, les marchés et la qualité des produits offerts. Les nouvelles usines de pâtes et papiers Les Papetières du Québec

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COnférenCe internatiOnale Sur le blanChiment de la pâte

qui sont nées récemment offrent des réponse nouvelles aux exigences mentionnées. On retrouve au sein de ces installations moins d’équipements alors qu’elles ont pourtant des capacités de production beaucoup plus importantes que celles qui les ont précédées. Principalement érigés en Asie et en Amérique du Sud, ces établissements ultramodernes se situent à proximité de leur approvisionnement. Leur matière première possède aussi l’énorme avantage de connaître une croissance rapide. Ces installations, de noter M. Johnson, ont fait leur apparition à la faveur d’un contexte politique et économique stables. Deuxièmement, elles ont vu le jour alors qu’émergeait durant cette période une demande substantielle en produits papetiers de la part de certains pays d’Orient. Cette demande leur assure aujourd’hui d’avantageux retours sur l’investissement. Enfin, pour faire face au nouveau contexte, de nouvelles technologies et de nouveaux équipements ont été mis au point. Les trois usines que M. Johnson a ciblées sont, à cet égard, tout à fait représentatives. Bref, la conception et le rendement affiché par ces nouvelles papetières offrent un net contraste par rapport à la génération d’usines de pâte BKP qui ont été édifiées au cours des années 1990.

DES CAPACITÉS ACCRUES

Ayant démarré ses opérations en mai 2005, l’usine de Veracel Celulose au Brésil produit de la pâte kraft blanchie à partir d’eucalyptus. Fruit d’une alliance entre Aracruz Celulose et Stora Enso, la papetière a une capacité de production annuelle de 900,000 tonnes. Signe des temps, depuis son démarrage, l’usine a même excédé ses objectifs de production. Par exemple, en 2007, elle a atteint une production de 1,050 ,000 tonnes. Certains des équipements majeurs qui y ont été installés ont été fournis par la compagnie Andritz. Conçue pour une production annuelle de 1 million de tonnes de pâte BKP (feuillus), l’usine de Hainan Jinhai dans le sud de la Chine représente la plus grande installation papetière au monde dotée d’une seule ligne de production. L’usine a été construite en mai 2003 et a démarré ses opérations en novembre 2004. Elle tire sa matière première de 233,000 hectares de forêts et importe le reste de l’Indonésie, du Cambodge et du Vietnam. En matière d’approvisionnement, l’usine entend d’ailleurs mettre en place un ambitieux plan de reboisement. Ce programme lui permettra d’atteindre éventuellement l’autosuffisance dans ce domaine. Notons enfin que des normes d’environnement strictes et des taux d’émission endessous des standards permis caractérisent cette usine. Tout comme Veracel, la papetière chinoise produit plus que ce que ne lui permettent ses capacités initiales. À long terme, la stratégie à long terme de l’usine consiste à devenir un super complexe industriel qui intégrera à la fois des activités de production de bois d’œuvre, de pâtes, de papiers et de d’autres produits papetiers. Jetons un coup d’œil du côté de l’usine de Celuloso Arauco y Constitucion, à Valdivia au Chili. Ayant amorcé son démarrage en février 2004, la papetière fabrique quelque 550,000 tonnes de pâte par année. Sa matière première est constituée à 60 % de pins de Monterey tandis que le reste provient d’eucalyptus. L’usine a été conçue pour produire un maximum de 1 700 tonnes de pâte de pin par jour et de 1,900 tonnes de pâte d’eucalyptus. La papetière est située à un endroit particulièrement sensible sur le plan environnemental. Là aussi, on se montre pointilleux quant au respect des normes en matière d’émission, aussi bien dans l’atmosphère que dans l’eau.

DES POINTS EN COMMUN

Les trois papetières sont dotées de solides systèmes de contrôle de procédés et elles possèdent toutes des technologies de pointe conçues pour leur garantir un rendement supérieur. Ceci leur assure une faible variation sur le plan des paramètres et une qualité Les Papetières du Québec 

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le néo-Zélandais tony Johnson de la firme de consultants et  d’ingénierie ameC lors de sa présentation faite le 3 juin dans le  cadre de la Conférence internationale sur le blanchiment de la  pâte.

uniforme en matière de produits fabriqués. Question blanchiment, toutes trois se signalent par une très faible consommation en produits chimiques. De plus, on observe qu’elles ne fabriquent qu’une seule pâte de qualité supérieure. Ce choix a pour effet d’éliminer la logistique entourant les changements de production tout en maximisant les gains en productivité. Dans les trois cas, les performances sur le plan environnemental sont surveillées de près par la direction. Ceci se reflète notamment dans le soin apporté à choisir le type de traitement des effluents.

LES PLANS FUTURS

Que trouve-t-on dans les cartons de ces usines pour les prochaines années ? À l’heure actuelle, Veracel étudie la possibilité d’accroître ses capacités de production. Elle a pour objectif de les faire passer à 1,200,000 tonnes par année. L’usine est en voie d’installer des contrôles de procédés d’avant-garde pour la fabrication de sa pâte, pour ses opérations de blanchiment ainsi que pour ses installations de séchage. Par ailleurs, une nouvelle déchiqueteuse de biomasse vient d’y être installée afin de réduire sa dépendance en énergie et en pétrole. Enfin, une étude préliminaire a été entreprise dans le but d’étudier la possibilité d’installer une seconde ligne de production. Celle-ci serait dotée d’une capacité annuelle de 1,300,000 tonnes. Quant à elle, l’usine de Hainan Jinhai planche sur certains plans à long terme. Elle projette ainsi d’installer une nouvelle machine à papier, laquelle sera principalement vouée à la production de papiers fins. L’usine a en effet suffisamment de terrain pour y loger une seconde ligne de production. Enfin, du côté de l’usine chilienne de Celulosa Arauco y Constitucion à Valdivia, les dépassements dans ses capacités de production actuelles ouvrent, là aussi, la voie à de nouveaux développements. Bref, on le constate, les plans d’expansion ne manquent pour ce trio de papetières de dernier cri. LPDQ * Les autres co-auteurs de la communication qui a été présentée à Québec le 3 juin par M. Johnson sont : Barbara Johnson, AMEC, Tauranga, Nouvelle-Zélande ; Peter Gleadow, AMEC, Vancouver, Canada ; Flavia Azevedo Silva, Veracel Celulose, Bahia, Brésil ; Ronaldo Morales Aquilar, Veracel Celulose, Bahia, Brésil ; Chen Jui Hsiang, Hainan Jinhai Pulp and Paper, Hainan, Chine et Héctor Araneda, Celulosa Arauco y Constitucion, Valdivia, Chili. Septembre/Octobre 2008    

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Par Yves Lavertu, rédacteur en chef

usine SFK Pâte de Saint-Félicien au Lac Saint-Jean vient de se voir décerner, le 8 avril, une mention d’excellence dans la catégorie « Grandes entreprises » dans le cadre du Prix Innovation en santé et sécurité du travail. La papetière a reçu cet honneur à Québec lors d’un gala provincial organisé par le responsable du concours, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). L’organisme a voulu reconnaître par cette distinction — la deuxième d’importance après le Premier prix — l’apport que représente le système de clé qui a été mis au point par les travailleurs de l’usine. Depuis quelques années, l’outil leur sert quotidiennement à ouvrir les portes de wagons. L’an dernier, toujours dans la même catégorie, la papetière a remporté, avec la même invention, le premier prix pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

développé sur place. Mais rien de concluant n’était ressorti de ces investigations.

SIMPLE ET LÉGER

Revenus à la case départ, les travailleurs de Saint-Félicien n’avaient eu d’autre choix que de continuer à discuter de leurs attentes et de leurs critères en vue de façonner une solution-maison. « Cela prenait quelque chose de léger, rappelle Jérôme Laprise, un outil simple et manuel avec lequel on serait capable de forcer dans toutes les positions, peu importe la position de la manivelle. » Autour de l’an 2000, l’étincelle jaillit enfin. Voici comment. « Chaque usine a son patenteux », raconte M. Laprise. À SaintFélicien, celui-ci avait pour nom Aimé Bureau. Après avoir recueilli les suggestions des opérateurs, le soudeur s’est mis à « patenter » l’objet tant recherché. Sa mise au point allait contribuer à faire RISQUES DE BLESSURES tourner les choses plus rondement. À Saint-Félicien, les 1 050 tonnes de pâte kraft blanchie que la Le dispositif consiste en une pièce métallique qui épouse la papetière produit chaque jour sont acheminées aux clients par forme d’une section importante de la manivelle. Le morceau est camion et par train. Sur une base hebdomadaire, les employés chard’ailleurs conçu pour s’y mouler. Au centre de la composante gent la pâte dans pas moins de 40 wagons. d’acier — qui prend la forme d’une grande barre —, on a soudé Dans 40 % des cas, affirme Jérôme Laprise, surintendant à une clé à rochet d’une longueur d’environ 24 po. Le dispositif est la sécurité à l’usine, les portes de wagons sont difficiles à ouvrir. retenu par une goupille de sécurité, laquelle assure le maintien du Quand les wagons d’un train arrivent système en place. dans l’entrepôt, qu’il s’agisse de celui de Lorsque vient le temps d’ouvrir une SFK Pâte ou de toute autre établisseporte de wagon, le travailleur encastre ment du genre, certaines manivelles le dispositif sur la manivelle. La clé à se présentent en position verticale, rochet qui y est fixée fait le reste. Sur d’autres à l’horizontale, etc. Le travaille plan ergonomique, le travailleur est leur est souvent mal placé pour les toujours bien positionné pour effectuer faire tourner. Par conséquent, il doit son travail, qu’elle que soit la position de la manivelle. « S’il a besoin d’amener peiner pour faire pivoter la manivelle avant que, finalement, son mécanisme sa barre horizontalement, explique ne se débloque et ne permette de faire Jérôme Laprise, il place la clé en posiglisser la porte du wagon. tion horizontale. Il se trouve alors en Avant le développement du disbonne position pour forcer, pour tirer, positif, les travailleurs de l’usine se serpour pousser et pour faire tourner la manivelle. » vaient d’un moyen rudimentaire en cas Grâce au système de clé mis au point chez de problème, c’est-à-dire d’un tuyau SFK Pâte de Saint-Félicien, le travailleur est touLes opérateurs en sont très satisfaits, d’acier qu’ils inséraient dans un bout jours bien positionné pour effectuer son travail, affirme le surintendant. Le disposide la manivelle pour créer un effet de qu’elle que soit la position de la manivelle. tif, explique-t-il, permet d’appliquer « l’effort physique requis et nécessaire levier, lequel rendait leurs manœuvres pour activer le mécanisme d’ouverture et de fermeture des portes ». plus faciles. De cette façon, on venait à bout de tourner la manivelle, mais non sans avoir déployé beaucoup d’efforts et risqué d’être Non seulement a-t-on de cette façon mieux gérer l’énergie des trablessé. Mal positionnés, les travailleurs s’exposaient à des risques de vailleurs, mais on a éliminé du coup les risques potentiels de bleschutes et des problèmes musculaires. « Parfois, expose M. Laprise, sures associés à ce genre de manœuvres. il fallait mettre deux hommes là-dessus. Et parfois, la manivelle casL’innovation mise au point à Saint-Félicien est facilement sait. » De plus, lorsque les travailleurs voulaient refermer la porte, exportable, soutient M. Laprise. On peut penser, bien sûr, à une souvent le scénario se répétait. application dans d’autres papetières, mais également dans des usines Conscient depuis des années de ce problème, SFK Pâte avait de d’autres secteurs qui recourent, elles aussi, au transport par train logé diverses plaintes auprès du transporteur, mais sans que cela de marchandise. SFK Pâte a d’ailleurs accueilli des papetiers en aboutisse à des résultats probants. Des investigations avaient aussi provenance de Baie-Comeau et de d’autres coins de la province. été entreprises pour étudier comment d’autres usines s’y prenaient Des industriels du secteur des alumineries sont également venus pour faire face à ce casse-tête. Des travailleurs de Saint-Félicien prendre des photos de l’invention. Gageons que l’usine de Saints’étaient informés, par exemple, à l’usine de Domtar à Lebel-surFélicien accueillera d’autres visiteurs dans les mois et les années qui Quévillon dans le but de se renseigner sur le dispositif qu’on avait viennent. LPDQ Les Papetières du Québec

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Septembre/Octobre 2008



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CONGRÈS 2008 DU CIFQ

Le Québec, une société forestière ?

Conférencier d’honneur lors du Congrès  du CIFQ, le ministre des Ressources  naturelles du Québec, Claude Béchard,  a invité l’industrie forestière à partici­ per activement cet automne aux con­ sultations sur l’avant­projet de loi qui  doit paver la voie à la naissance du  nouveau régime forestier.

Renouer collectivement avec cette réalité pourrait contribuer à dénouer certaines impasses. Par Yves Lavertu, rédacteur en chef

i

l est des thèmes qui, lors d’un colloque ou d’un congrès, ne figurent officiellement dans aucun des titres d’ateliers pré­­vus au programme, mais qui dans les faits se retrouvent en toile de fond de ce genre de rencontre. C’est ce qui s’est produit à Qué­­bec les 7, 8 et 9 mai derniers au Congrès 2008 du Conseil de l’industrie forestière du Qué­­bec (CIFQ). Le Qué­­bec est une socié­­té­­ forestière ; reconnaître ce fait pourrait faciliter le dé­­nouement de certains dossiers chauds en la matière. Tel est le thème qui s’est inscrit en filigrane dans maintes discussions qui ont eu cours dans l’un ou l’autre des quatre blocs de confé­­rences proposé­­s à cette occasion. À sa façon, l’é­­noncé­­ a fait é­­cho au thème central du congrès de cette anné­­e dans la mesure où il en a repris deux mots essentiels. Celui-ci avait en effet 10    Septembre/Octobre 2008 

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pour titre : « Forêt et socié­­té­­ : ré­­alité­­s et perceptions ». À la faveur d’un bref commentaire ou dans le cadre d’une ré­­flexion approfondie, les thèmes de la forêt et de la socié­­té­­ se sont retrouvé­­s soudé­­s l’un à l’autre dans les propos de bien des confé­­renciers. Cette association a surgi dans les confé­­rences traitant du nouveau ré­­gime forestier tout comme dans l’atelier sur les changements climatiques. On l’a vu apparaître é­­galement dans les pré­­sentations abordant les enjeux relié­­s à la forêt boré­­ale de même que dans l’atelier portant sur la forêt sur la place publique. Parler du Qué­­bec comme d’une socié­­té­­ forestière amène à é­­voquer, entre autres figures, celles du camionneur forestier de SaintMichel-des-Saints, du mé­­canicien de l’usine de pâtes et papiers de la Mauricie, du travailleur sylvicole du Lac Saint-Jean et du restauLes Papetières du Québec

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LES LABORATOIRES BUCKMAN DU CANADA continue de se développer et d’évoluer en offrant des

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services d’amélioration continue et d’innovation.

ans de puissance d’action

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MISSION « Nous, les membres du personnel des Laboratoires Buckman du Canada ltée visons à exceller auprès de notre clientèle en lui offrant des produits et des services spécialisés dont l’amélioration sera mesurable et axée sur un rapport qualité-prix avantageux, tout en favorisant le transfert d’un savoir-faire innovateur. »

Vers minuit le 2 avril dernier, trois cadres supérieurs descendaient d’un Airbus A-319 à l’aéroport international Trudeau de Montréal. Ils venaient de passer plusieurs jours à l’usine de Kruger Publications Paper de Corner Brook, T.-N., où ils avaient établi de nouveaux canaux de communication avec des employés clés dans le cadre d’une entente globale d’approvisionnement avec Kruger, le géant forestier international

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Tom Johnstone, président des Laboratoires Buckman du Canada ltée

Photo de couverture : Dan Morrison, représen­ tant de Buckman avec Terry Gerhardt, vice­ président aux opéra­ tions, Minas Basin Pulp & Power.

« Nous étions là dans le cadre du pro­ cessus de transition à nos nouveaux services et pour construire des liens de confiance », explique Tom Johnstone, président de Buckman Canada depuis 1998, et, pendant les 20 années précé­ dentes, vice­président senior et directeur général. L’an dernier, Buckman a signé avec Kruger une entente mondiale à ti­ tre de fournisseur privilégié, ce qui lui a donné l’opportunité de démontrer sa capacité à combler les besoins en produits chimiques de spécialité de Kruger. « Les pâtes et papiers sont dans une situation difficile au Canada. En mai 2007, j’ai envoyé une lettre à tous nos four­ nisseurs, les informant que nous avions besoin d’aide et que nous étions à la recherche de méthodes afin de réduire

nos coûts », explique Georges Richer, vice­président senior des approvisionne­ ments chez Kruger. « Buckman a été ce­ lui qui nous a proposé la meilleure valeur ajoutée. Une partie de l’entente impli­ quait de leur octroyer un volume beau­ coup plus considérable. Ils ont aussi ac­ cepté de nous aider sur le plan des coûts et du rendement. » Buckman Laboratories, dont Buck­ man Canada est une filiale transnatio­ nale, est une société à responsabilité limi­ tée, appartenant depuis trois générations à la famille Buckman, et un fournisseur global de services et de produits chimi­ ques de spécialité. L’entreprise offre une gamme complète de produits chimi­ ques conçus pour répondre aux besoins de l’industrie des pâtes et papiers, qu’il s’agisse d’applications spécifiques telles que le contrôle des dépôts, la rétention, l’encollage, la force, le traitement des bouil­ loires ou de l’effluent, ou qu’il s’agisse de produits chimiques pour le procédé glo­ bal de l’usine « de l’affluent à l’effluent » ainsi que tous les produits d’utilité. « Les stratégies ainsi que les ateliers et les processus de transition de Buckman m’ont réellement impressionné, » déclare Richer. « Ils incluent tout le personnel, de la direction à la production. Il y a des entrevues et le processus intègre les pré­ occupations et les besoins de tous. C’est très bien organisé et conçu. » Quand Buckman assume de nouvelles respon­ sabilités que ce soit avec un nouveau client ou avec un client de longue date comme Kruger, l’entreprise organise des ateliers de transition. « Leur objectif est

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CINQ VALEURS FONDAMENTALES (BASE SUR LAQUELLE REPOSE LA MISSION) 1. Sécurité : travailler de façon sécuritaire afin de nous protéger, nous, les autres et l’environnement. 2. Éthique : faire preuve d’intégrité dans notre travail. 3. Relations : développer un environnement de confiance et de respect. 4. Réussite : atteindre les buts individuels et organisationnels. 5. Plaisir : avoir du plaisir en créant un environnement dans lequel il est agréable de travailler.

de rencontrer toutes les personnes clés af­ fectées par les changements et de recueil­ lir leurs préoccupations, leurs attentes et leurs exigences concernant le nouveau programme », explique Chantale Rou­ leau, directrice, marketing technique, di­ vision pâtes et papiers. Employée de Buckman depuis 15 ans, madame Rouleau a agi comme animatrice à l’atelier de transition de Corner Brook. Elle a présenté une vue d’ensemble et a mené des entrevues avec le personnel dans lesquelles chaque personne a pré­ cisé ce qu’il ou elle souhaitait voir ou ne

pas voir se produire. Leur rétroaction a constitué la base d’un plan d’action qui a donné le coup d’envoi d’un partenariat à long terme avec l’établissement de nou­ veaux objectifs, la définition du succès et l’engagement à l’effet que les résultats de chaque projet d’amélioration continue serait clairement mesuré et documenté. L’évolution de Buckman vers une ap­ proche intégrée des relations axées sur le service a débuté dans les années 1990 alors que l’industrie des pâtes et papiers commençait à ne plus faire des affaires avec plusieurs fournisseurs, chacun étant

Chantale Rouleau, directrice marketing technique, division pâtes et papiers

Les Laboratoires Buckman du Canada à Vaudreuil

Dr Stanley J. Buckman, fondateur de Buckman Laboratories

Steve Buckman, chef de la direction / Kathy Buckman Gibson, présidente du conseil d’administration, Buckman Laboratories International

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« Minas Basin et Buckman sont toutes deux des compagnies appartenant à une famille avec des objectifs, des énoncés de mission et des valeurs très similaires. Buckman a démontré qu’il était le meilleur partenaire corporatif avec qui nous avons voulu faire des affaires. » — Terry Gerhardt, vice-président aux opérations, Minas Basin Pulp & Power.

John Carter, superviseur de production. À droite : Boris Nikolov, opérateur d’usine

concentré sur des marchés cibles tels que l’approvisionnement en produits chi­ miques uniquement pour le contrôle des dépôts, ou la rétention, ou l’encollage. Le recours à plusieurs fournisseurs fonctionnait bien lorsque les usines avaient des équipes d’ingénieurs au sein de leur personnel, mais des questions de responsabilité surgissaient lorsque se présentaient des problèmes, déclare Tom Johnstone. « Des personnes étaient visées. Les usines voulaient pouvoir appe­ ler quelqu’un et lui dire “Nous avons un problème. Il nous importe peu de savoir qui l’a causé. Nous voulons seulement qu’il soit réglé.” ».

Les usines ont aussi commencé à ex­ ternaliser la résolution de problèmes et les autres services basés sur le savoir­ faire. « Elles voulaient des fournisseurs pour résoudre leurs problèmes de procé­ dés mais aussi des fournisseurs qui leur offraient des services complets. », ajoute Tom Johnstone. Al Ward, vice­président exécutif et chef de l’exploitation chez Alberta Pa­ cific Forest Industries, approuve. « Une chose que j’ai observée au cours des 10 à 25 dernières années, c’est qu’il y a désor­ mais beaucoup moins de personnel tech­ nique dans les usines. Nous nous sommes appuyés sur des fournisseurs pour réduire

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ce nombre. Leur expertise technique est venue s’ajouter à nos propres connais­ sances et à notre expérience. » Depuis plusieurs années, Buckman est un fournisseur de services et de produits chimiques de procédé pour Al­Pac (la plus grosse usine à ligne simple de production pour la pâte kraft en Amérique du Nord). Comme pour plusieurs autres usines de ses clients, Buckman a des représentants, experts dans le domaine de la pâte et des procédés utilitaires, qui travaillent à plein temps chez Al­Pac.

Histoire et transition

Buckman Laboratories a été fondé à Memphis, TN, en 1945 par le Dr Stan­ ley J. Buckman, un microbiologiste qui avait développé le premier microbiocide industriel pour utilisation dans les pâtes et papiers. Encore aujourd’hui, la com­ pagnie reste une entreprise familiale de troisième génération avec à sa tête la petite­fille du Dr Buckman, Kathy Buck­ man Gibson comme présidente du con­ seil d’administration et son neveu Steven Buckman comme chef de la direction. En 2007, les ventes totales de la compagnie étaient de 540 US $ millions, dont 330$ millions provenaient des pâtes et pa­ piers (plus du double de ce que c’était il y a sept ans). Buckman Laboratories œuvre maintenant dans plus de 90 pays, approvisionné grâce à 10 installations manufacturières et centres techniques stratégiquement situés aux États­Unis, au Canada, au Mexique, au Brésil, en Bel­ gique, en Afrique du Sud, en Australie, à Singapour et en Chine. En 1946, Buckman a vendu son pre­ mier plein chargement de produits, le premier agent commercial de contrôle microbiologique des dépôts appelé BSM­ 11, à un client canadien des pâtes et pa­ piers installé dans la ville de Québec,

Le laboratoire des services techniques de Buck­ man à Vaudreuil

aujourd’hui Stadacona, pour résoudre un problème chronique de défauts de papier. Soixante ans plus tard, Stadacona reste un fidèle client de Buckman. Denis Berthiaume, directeur des servi­ ces techniques pour le Groupe de papiers fins Cascades à l’usine de Saint­Jérôme ne peut remonter si loin en arrière mais il se rappelle que « nous sommes partenaires depuis que je suis arrivé ici il y a 17 ans ». « L’avantage avec Buckman est qu’ils ont une connaissance pratique du procé­ dé. Ils ont un travail difficile et ils arrivent ici avec des gens prêts à se retrousser les manches et à travailler avec nous. Pour moi, des bons partenaires sont des gens qui peuvent réduire mes coûts de pro­ duits chimiques du procédé tout en me proposant constamment des améliora­ tions continues. C’est ce qu’ils font à chaque année. » En 1948, les Laboratoires Buckman Supplément des Laboratoires Buckman du Canada à la revue Les Papetières du Québec • B5

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Nous aidons nos représentants à appliquer avec succès nos produits / tech

du Canada ltée est incorporé avec son siège social à Montréal et opère un bu­ reau de ventes et de distribution jusqu’en 1986. Selon Tom Johnstone, les anciens de l’industrie canadienne des pâtes et pa­ piers qui ont vécu les débuts diraient que les noms de Pat Pattison, Bill Stitt et Stan Buckman étaient synonymes de con­ trôle microbiologique des dépôts dans les usines. Les ventes ont constamment augmenté dès que Buckman, au début des années 1960, est devenu le leader des fournisseurs de l’industrie canadienne du marché des produits de contrôle micro­ biologique des dépôts. Dans les années 1960 et 1970, l’atten­ tion de Buckman s’est concentrée sur l’expansion dans d’autres régions du monde. Au Canada, la croissance stagnait tandis que l’on assistait au même moment à l’établissement de compétiteurs locaux. Mais au début des années 1980, Buckman est reparti avec une nouvelle croissance dans l’industrie des pâtes et papiers et une diversification dans d’autres industries. L’entreprise a réussi en changeant son objectif de compagnie axé sur le produit à une compagnie axée sur le marché met­ tant l’emphase sur l’embauche, la forma­ tion, la rétention des personnes compé­ tentes et l’établissement local d’une usine de production et de services techniques. En 1986, Buckman est devenu un manufacturier local quand il a installé ses propres opérations de mélange chimique et de services techniques de laboratoire à Dorval, au Québec. Cette stratégie l’a conduit à une croissance rapide qui a dé­ passé les capacités de production de ses installations. En 1991, l’entreprise a construit un nouveau bâtiment de 35 000 pieds car­ rés à Vaudreuil­Dorion pour y loger ses bureaux administratifs, ses installations manufacturières et son entrepôt ainsi

que ses services techniques de labora­ toire. Puis, en 2002, l’ajout de 30 000 pieds carrés a permis l’installation de nou­ veaux équipements de production, plus d’espace d’entreposage et un laboratoire de recherche. « À l’origine, Buckman c’était des microbiologistes qui servaient toutes les industries, » rappelle Tom Johnstone. Comme la compagnie se développait au­ delà du secteur du contrôle des dépôts, l’énoncé de sa mission, axé jusque là sur le produit, s’est transformé pour deve­ nir l’actuel énoncé de mission de « pour­ voyeur de solutions ». « Nous avons res­ treint notre champ d’action global à un noyau de trois industries, les pâtes et papiers, le traitement des eaux et le cuir dont les pâtes et papiers occupe la part la plus importante », ajoute Tom Johnstone. Depuis 1995, la part de marché de la compagnie dans la gestion du bout hu­ mide du papier journal (le contrôle des matières organiques colloïdales et de la rétention afin de stabiliser les opérations de la machine) a augmenté au Canada de zéro à près de 36 %. Les applications pour le papier journal comprennent la gestion du bout humide, les biocides, les bouillages, le conditionneur de feutre, les anti­mousses, le contrôle de la poix et du tartre. Buckman a adopté la même approche dans le traitement des eaux, par exemple, le traitement des eaux de bouilloires, la clarification des affluents et des effluents ainsi que la déshydratation des boues. « Ce que les clients obtiennent, ce sont les services de représentants très bien informés », déclare Ken Rossel, vice­pré­ sident, division du traitement des eaux chez Buckman. Ses clients l’appellent « Water Doctor » en raison de plus de 35 ans d’expérience dans l’industrie du traite­ ment des eaux. « La plupart des produits

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uits / technologies en leur démontrant l’effet de ces derniers sur le procédé.

dans l’industrie du traitement des eaux sont semblables », ajoute Ken Rossel. « La différenciation vient du service, de l’application du produit et de l’expertise en traitement des eaux en général. » Chez Minas Basin Pulp & Power à Hantsport, en Nouvelle­Écosse, Buck­ man est, depuis 15 ans, le seul fournisseur de produits chimiques et de services pour cette usine de procédés de fabrication de pâte et de carton. Buckman désirait aussi devenir le seul fournisseur du traitement des eaux et, il y a trois ans, l’usine a fait le changement, en lieu et place de son fournisseur de 30 ans. « Nous n’avons pas fait le saut tout de suite. Nous étions nerveux. » se rappelle

Terry Gerhardt, vice­président aux opéra­ tions chez Minas Basin. « Nous avons dit non à plusieurs reprises, mais éventuel­ lement nous n’avons pas pu continuer à dire non. Nous avions besoin de services et d’aide venant de l’extérieur de notre usine. Buckman a répondu à toutes nos préoccupations. Nous avons fait le pari et ils ont pris en charge tous nos besoins. » Buckman a, plus ou moins, 500 clients actifs au Canada. Environ 60 d’entre eux sont des usines de pâtes et papiers telles que Kruger, AbitibiBowater, Catalyst Paper, White Birch, Tembec, Domtar, Cascades, Sonoco, Irving, Minas Basin, Al­Pac et Howe Sound. Buckman fait ses expéditions à par­

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COMMUNICATIONS EFFICACES À titre de fournisseur de savoir-faire, les Laboratoires Buckman accorde une grande importance aux communications efficaces, commençant par des cartes du T-planificateur (Think-T) rappelant à nos employé(e)s comment bien se préparer, bien mener et faire un suivi efficace de chaque rencontre jusqu’à « K’Netix », le réseau international de partage du savoir-faire sur les problèmes et les solutions. Les normes internes de communication avec chaque client sont régies par le programmes de gestion de comptes (AMP), qui traite de transition, d’évaluation, de satisfaction de la clientèle, de résolution de problèmes, etc., ne laissant rien au hasard. Sur le plancher de l’usine et lors des rencontres de production, les représentants sur le terrain travaillent de pair avec les travailleurs de l’usine et parlent leur langage. « Nous ne nous jetons pas de blâme quand les choses ne tournent pas rond. Nous travaillons ensemble afin de trouver ce qui ne marche pas et si c’est nécessaire, nous faisons table rase et nous recommençons. Buckman partage la douleur et les honneurs », de dire Al Ward, viceprésident exécutif et chef de l’exploitation chez Alberta Pacific Forest Industries.

Davor Mehes, vice-président, division pâtes et papiers

Glenn Mudaly, spécialiste en R & D, division pâtes et papiers

L’équipe du service à la clientèle. Debout : France Lemieux, Jessica Thériault, Nora BorbonLund. Assise : Katherine Bizanis, directrice

tir de Vaudreuil, Québec, et maintient des entrepôts à Vancouver, Edmonton et sur le site de plusieurs de ses clients. Quelques livraisons en vrac par camions citernes sont faites à partir des usines de la compagnie, à Memphis et à Cadet aux États­Unis. « Nous travaillons constam­ ment avec nos représentants des ventes et nos clients afin d’optimiser la gestion des niveaux d’inventaire et les coûts d’expédition », déclare Rosemary Ghaly, trésorière et sous­secrétaire adjointe du Conseil. Elle supervise également chez Buckman le département des commandes et du service à la clientèle. « Nous maintenons un haut niveau de flexibilité afin de répondre aux besoins de nos clients et nous faisons ce qui doit être fait. Ils apprécient cela. », indique madame Ghaly. Le service à la clientèle conserve en filière des instructions spécifiques pour chaque client. Par exemple, à quelle porte doit­on faire la livraison et le meilleur moment de la journée de même que quel équipement spécial doit être sur le ca­ mion pour décharger l’inventaire. « Cha­ que dossier d’instructions des clients est différent. » note madame Ghaly. L’usine de Vaudreuil utilise un système moderne de codage à barres. Tout ce qui entre dans l’usine reçoit un code à barres et tout ce qui est expédié est passé au scanner mettant automatiquement à jour

les données d’inventaire. « Cela nous per­ met d’assurer un suivi en temps réel très serré de nos inventaires. La codification à barres nous permet également de savoir combien d’expéditions nous pouvons faire en un jour et ainsi de déterminer si nous pouvons expédier une commande le même jour. » explique Ihab Wassef, vice­ président aux opérations. Le système facilite aussi le réapprovisionnement au­ tomatique et permet le contrôle du pre­ mier arrivé/premier sorti des inventaires. « La codification à barres conserve l’exactitude des inventaires à plus de 98 % se traduisant par la prise de com­ mande plus rapide puisque nous savons instantanément ce que nous avons en in­ ventaire », affirme Ihab Wassef. À Vaudreuil, Buckman recycle 100 % de ses déchets de produits chimiques. « Nous ne déversons aucun produit à l’extérieur du bâtiment ; il n’y a aucun égout de déversement chimique. Nous re­ cyclons les eaux de nettoyage des procé­ dés chimiques ou les eaux de nettoyage et les déchets résiduels sont mis au rebut dans un contenant de déchet réglementé par le gouvernement. Nous avons un pro­ gramme environnemental corporatif très rigoureux », explique monsieur Wassef. « En fait, nous plaçons la sécurité au premier rang de nos principes de valeur, i.e. des conditions de travail sécuritaires afin de nous protéger, nous, les autres et

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« Le personnel exécutif chez Buckman est prêt à sortir de ses bureaux et à se salir les mains, ce qui ressemble beaucoup à ce que nous faisons. Ils n’arrêtent pas de chercher à comprendre nos problèmes. Ils travaillent avec nous pour nous offrir des solutions. Ils ne promettent pas des choses qu’ils ne peuvent pas livrer et respectent la parole donnée. » — Al Ward, vice-président exécutif et chef de l’exploitation chez Alberta Pacific.

l’environnement », déclare Tim Packer, directeur, application des principes de base de Buckman, qui supervise les pro­ grammes de sécurité, d’environnement et de qualité de Buckman. « Nous sommes certifiés ISO tant pour les normes envi­ ronnementales avec ISO 14000 que les normes de qualité avec ISO 9001 et, dans la compagnie, nous n’avons eu aucun in­ cident avec arrêt de travail depuis plus de 13 ans. » Buckman possède, fournit et entretient la plupart des systèmes d’alimentation pour l’application de ses produits dans les usines — une valeur équivalente d’environ 12$ millions d’actif sur le ter­ rain. Dans le secteur du service des équi­ pements des installations de Vaudreuil, nous trouvons des étagères élevées, rem­ plies de tuyaux en acier inoxydable et autres quincailleries, des palettes sur les­ quelles sont posés de nouveaux systèmes d’alimentation prêts à être expédiés ou d’autres retournés par les usines pour être réusinés. Dans les dix dernières an­ nées, l’équipe des équipements a expédié plus de 1000 systèmes d’alimentation.

Les gens

Nonobstant les ventes de produits chi­ miques et les investissements sur le ter­ rain, les activités de Buckman sont es­ sentiellement basées sur les gens, les communications efficaces et le partage

Réservoirs de mélange à l’usine de Vaudreuil

du savoir­faire. Selon Tom Johnstone, Buckman apprécie ses employé(e)s et, en plus de 60 ans, n’a jamais mis à pied quelqu’un pour manque de travail, ce qui représente l’un des aspects majeurs de son code d’éthique. On peut toujours fabriquer des nouveaux lots de produits chimiques et de nouveaux équipements pour répondre à la demande, mais les employé(e)s sont irremplaçables. Pour la compagnie, le savoir­faire représente, de loin, le capital le plus précieux. « L’une de nos valeurs fondamentales consiste à avoir du plaisir et à établir Supplément des Laboratoires Buckman du Canada à la revue Les Papetières du Québec • B

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un environnement de travail qui soit plaisant », de dire monsieur Johnstone. Il croit qu’il s’agit là d’ingrédients clés pour fidéliser les employé(e)s et, par conséquent, pour développer le capital de savoir­ faire de la compagnie. « Chez Buckman Canada, nous avons présentement plus de 135 employé(e)s dont 32 % ont 10 ans ou plus de services tandis que 60 % ont cinq ans et plus de services, alors nous de­ vons faire quelque chose de correct. », note monsieur Johnstone.

Environ 80 des employé(e)s sont des représentants sur le terrain qui travaillent côte à côte et qui parta­ gent leur expertise avec les employés des usines. La responsable du support technique pour la clientèle des pâtes et papiers, madame Rouleau, a sous sa su­ pervision sept spécialistes techniques qui travaillent dans divers domaines : gestion du bout humide, tissu, pâtes, désencrage et recyclage, contrôle des dépôts, traitement des eaux, encollage et résines de forces. Ils sont sur la route 75 % du temps pour du dépannage et pour montrer aux représentants comment appliquer les technologies. « Nous aidons nos représentants à appliquer avec succès nos produits/ Un innovateur technologies en leur démontrant performances amplifiées l’effet du produit sur le procédé », traitement du papier tissu explique madame Rouleau. « Un contrôle des coûts produit peut ne pas fonctionner de agents antimousse la même manière dans les usines performances améliorées A, B et C. Certains de nos spécia­ matériel d’assouplissage listes techniques ont plus de 25 ans Un partenaire de solutions d’expérience dans l’industrie. Ils savent qu’une technologie en par­ expansion géographique ticulier résoudra un problème ou support technique fera fonctionner une machine plus options efficacement. Vous avez besoin de entente de fabrication l’expertise et du savoir­faire des gens Un pionnier derrière la technologie pour favo­ fabrication de la pâte riser le « transfert du savoir­faire in­ papier recyclé novateur » comme dans l’énoncé de fabrication de papier notre Mission. » Chez Al­Pac, deux représentants, Un allié Craig Collier et Travis Dryden, sont performances démontrées à l’usine chaque semaine. « Ils tra­ développement de marché vaillent côte à côte avec nos gens approvisionnement global et développent de solides relations examen de conformité avec notre personnel des opérations et des services techniques afin de trouver les meilleures solutions. Ils Des solutions qui vous rendront heureux. ont l’avantage de l’expérience ac­ quise par les nombreuses visites dans Imaginez comme vous seriez heureux si pouviez améliorer votre produit ou votre processus, accroître la productivité et diminuer vos coûts. Dow Corning peut vous aider. Nous sommes d’autres usines ainsi que la grande un chef de file en matière de technologie avec, à notre actif, des réalisations comme fournisseur force que constituent toutes ces res­ de solutions innovatrices pour les secteurs de la pâte, de la fabrication de tissu, de la fabrication sources à travers le monde. », indique de papier et de papier recyclé. Pour en savoir plus, visitez www.dowcorning.com/pulp. monsieur Ward, Ou appelez un centre d’information technique de Dow Corning : Dan Morrison est le représentant + 1 800 248 2481 (N.A.), +55 11 3759 4300 (S.A.), sur le terrain de Minas Basin. Il vit +49 (0)611 237 778 (Europe) ou +86 21 3774 7110 (Asie) à Hantsport, NE, là où traditionnel­ lement la plupart des employés de l’usine habitent. « Il est disponible lorsque nous avons besoin de ses ser­ vices, soit dans le domaine des pro­ duits chimiques ou autre chose. Tous

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UN STANDARD INTERNATIONAL Les « Huit normes de gestion des affaires » de Buckman maximisent la fidélisation de la clientèle. Elles sont appliquées de façon structurée à chaque client, afin que la compagnie réponde à leurs attentes. • Communication : communiquer efficacement ; • Connaissance des systèmes : connaissance approfondie des systèmes et des affaires du client ; • Planification mutuelle : atteinte des objectifs, analyse des risques et prévention ; • Gestion des produits / Sécurité : vous êtes sécuritaires, nous sommes sécuritaires, le système est sécuritaire ; • Manuel des programmes : manuels des programmes dans l’usine comme référence pour le client ; • Rapports de services et d’activités : rapports réguliers des activités ; • Revue des pratiques commerciales : gérer les relations d’affaires et s’assurer de l’alignement avec les objectifs du client ; • Amélioration continue / RSI : preuve des bénéfices et de la valeur reçue pour l’argent investi.

les représentants que nous avons font par­ tie de l’équipe. Ils assistent à nos réunions de production, de l’environnement et de stratégie. Ils constituent une ressource à valeur ajoutée amenant les experts dont nous avons besoin. » indique Terry Ger­ hardt. (Buckman, ajoute Terry Gerhardt, a même fait venir des experts pour aider l’usine à s’attaquer à des problèmes en dehors de ses responsabilités officielles.) « C’est la façon dont nous nous dis­ tinguons de nos compétiteurs. Ce n’est pas seulement une question de produits chimiques. C’est aussi l’approche intime avec la clientèle qui ajoute la valeur aux opérations de nos clients. », déclare Davor Mehes, vice­président, division de pâtes et papiers chez Buckman. En 2002, Glenn Mudaly, un chimiste spécialisé dans la chimie organique et de surface, est transféré des bureaux de Buckman en Afrique du Sud à ceux de Buckman au Canada. Ses respon­ sabilités comprenaient la direction d’un département de projets de recherche et développement afin de mettre au point une nouvelle génération de produits an­ timousses de haute performance pour l’industrie canadienne. Ses vingt ans d’expérience pratique lui permettent de prendre un concept du banc d’essai jusqu’aux tests laboratoires sur le ter­ rain, d’adapter la formule d’antimousse

au contexte particulier d’une usine, de revenir aux installations pour y effectuer une fabrication à grande échelle, puis de retourner à l’usine pour l’optimisation de l’application à l’échelle industrielle. « Mon poste inclut de travailler de pair avec le personnel des ventes dans les phases d’essai puis de transférer à nos représentants et à nos clients la confiance que nous avons le meilleur produit afin de résoudre leur problème. Le représentant est mon client et l’usine est le sien. Nous effectuons beaucoup de travail avec le personnel des usines afin de développer les produits chimiques les plus efficaces et au meilleur coût », explique Glenn Mudaly. Quand Glenn Mudaly est arrivé au Canada, beaucoup d’usines utilisaient des produits chimiques à base d’huile. Buckman a alors voulu faire le saut vers une nouvelle génération de produits chi­ miques à base d’eau qui ont des avantages environnementaux et économiques. Les usines utilisent moins les nouveaux anti­ mousses plus efficaces qui réduisent les problèmes tels que le développement de la poix. « La passion et la concentration de Glenn sur cet objectif ont amené une croissance significative de notre marché des antimousses au Canada sur une pé­ riode de temps relativement courte. », confirme Davor Mehes.

Ihab Wassef, viceprésident aux opérations

Rosemary Ghaly, trésorière

Ken Rossel, viceprésident, division traitement des eaux

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Assemblage d’un système d’ali­ mentation de produits chimiques. Charlie Hinves

Amélioration continue

Buckman développe constamment de nouveaux produits chimiques pour des applications dans les secteurs de la pâte, du papier et du traitement des eaux. En fait, 30 % des ventes de la compagnie proviennent de produits ayant moins de cinq ans d’existence. L’une des plus récentes technologies de Buckman est l’agent de renforcement, un enzyme de modification des fibres appelé Buzyme. Cela permet aux usines de réduire l’utilisation des raffineurs et d’utiliser moins d’énergie pour obte­ nir la même qualité de fibre. Il y a aussi Optimyze, une gamme de produits en­ zymatiques qui réduit les matières gom­ mantes dans les systèmes de machine à papier. Buckman Canada contribue à garder la compagnie en tête du peloton dans le développement du programme de microparticules Mosaic de Buckman Laboratories, lequel est dédié à la réten­ tion et au drainage sur les machines à papier. Buckman a une approche de collabo­ ration en R&D avec un groupe central de développement R&D situé à Mem­ phis, TN, lequel maintient des liens avec un groupe international d’experts tech­ niques (dont fait partie Chantale Rou­ leau). Ce groupe de travail fait des re­

Expédition/réception dans l’entrepôt. Tony De Iuliis

commandations sur les projets R&D qui devraient être mis de l’avant en se basant sur les idées et les propositions de diver­ ses provenances, incluant les clients. et à titre d’agent de liaison avec les clients. À un niveau encore plus étroit d’inter­ action avec les clients, Buckman est en­ gagé dans plusieurs projets d’amélioration continue. Chacun de ses projets respecte un processus normalisé, tant pour le développement des nouvelles formules chimiques destinées à résoudre les pro­ blèmes spécifiques d’une usine que pour la mise à l’essai de techniques suscep­ tibles de sauver de l’argent aux clients. Dans chaque usine, Buckman travaille simultanément sur plusieurs projets. Buckman demande que les clients s’engagent à signer les projets complétés, ce qui inclut de documenter leurs coûts. Comme l’a si bien dit Tom Johnstone un matin dans son bureau : « Idéalement, vous ne voulez pas que les produits chi­ miques coûtent quelque chose. Les com­ pagnies devraient pouvoir faire un profit avec eux. » Davor Mehes résume ainsi le proces­ sus d’amélioration continue : « Nous ac­ cueillons les intervenants dans une salle, identifions les problèmes, développons un plan et présentons comment cela fonc­ tionnera. Nous nous interrogeons aussi

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sur la façon dont nous saurons si le projet a réussi. dollars. Par exemple, le prix de la fibre et les dollars sauvés. Terry Gerhardt a sa propre histoire concernant un Nous établissons une formule et nous y insérons les problème de matières gommantes que Buckman a chiffres afin de calculer les économies. À la fin du résolu pour Minas Basin : « Nous avions un problème processus, nous demandons au client de confirmer s’il majeur de matières gommantes — les contaminants comme la poix qui affectent la qualité du produit fini y a eu réussite du projet. » La réalisation d’un projet d’amélioration continue et la productivité (s’ils s’agglutinent sur les rouleaux peut prendre 12 mois. Il comporte les éléments clés ils causent des temps d’arrêt). Nous avions l’habitude propres à toute expérience scientifique bien con­ de discuter des matières gommantes sur une base çue, soit l’identification du problème, la Buckman conception quotidienne. Buckman est alors arrivé avec un Lab 60th Ann Ad F:Layout 1 8/11/08 3:38 PM Page 1 de l’expérience, la définition opé­ rationnelle des termes, incluant des mots nébuleux comme « succès », le déroulement du projet et l’analyse des résultats. « Quelques usines travailleront avec nous comme partenaires dans le développement de produits parce que c’est ce dont elles ont besoin. C’est de cette manière que nous et les clients sommes en mesure de progresser. Quand nous parlons d’innovation continue, nous le pensons vraiment », souligne Chantale Rouleau. Davor Mehes ajoute : « Au fond, qu’est­ce qui intéresse le client ? Ce dans quoi nous excellons, c’est la résolution de problèmes et la documentation des améliorations continues dans les L’Assurance collective opérations des clients. » et les Solutions Épargne Il y a quelque temps, Al­Pac vou­ lait réduire le volume de talc néces­ et retraite collectives de saire pour enduire les particules de la Financière Manuvie poix et diminuer le taux de dépôts sur les équipements. Buckman a tra­ félicitent les Laboratoires vaillé avec le personnel technique et Buckman à l’occasion de des opérations de l’usine pour déve­ lopper des technologies et des points leur 60ième anniversaire. d’application utilisant ses produits chimiques de contrôle de la poix www.manuvie.ca pour réduire efficacement le taux de dépôts. « Avant les applications chi­ miques de Buckman, nous étions obli­ gés de faire « bouillir » ce système sur une base annuelle afin d’enlever ces dépôts. Mais depuis près de trois ans, nous n’avons pas eu à faire bouillir le système », explique Al Ward. Le nom Financière Manuvie et le logo qui l'accompagne sont des marques de service et Buckman a également développé de commerce déposées réservées à l'usage de une solution afin d’éliminer certains la Compagnie d'Assurance-Vie Manufacturers et de ses sociétés affiliées, y compris la Société des produits chimiques requis pour le Financière Manuvie. lavage des feutres faisant économiser à Al­Pac des centaines de milliers de 00323

… pour célébrer votre succès

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produit chimique appelé Optimyse 540 pour le contrôle des matières gomman­ tes, un produit qu’ils avaient développé environ cinq ans auparavant. Ils ont com­ mencé à l’appliquer à notre pâte et cela a très bien fonctionné. Nous ne parlons plus de ‘’stickies’’ quotidiennement. Au cours des douze dernières années, nous avons appliqué plusieurs programmes de Buckman. » Buckman s’assure que chacun des pro­ jets réussis ainsi que tout manque dans les services sont régulièrement mis à l’ordre du jour des discussions. Cette transpa­ rence démontre plusieurs des « Huit normes de gestion des affaires », le fruit de plus de 400 sondages menés auprès de clients et de clients potentiels et de 290 entrevues personnelles approfondies. Davor Mehes explique : « Nos clients passent en revue nos manières de faire avec, en tête, les normes de service aux­ quelles ils sont en droit de s’attendre de notre part. De notre côté, nous pas­ sons en revue nos succès et nos projets d’amélioration continue. Nous présen­ tons les nouvelles technologies, les in­ novations et les autres améliorations continues que nous voulons introduire. Nos représentants font compléter à notre clientèle des formulaires de sondage sur la satisfaction de la clientèle en rapport avec des sujets tels que les services à l’usine, les programmes d’amélioration continue ... bref chaque aspect du travail que nous faisons avec eux. Nous consoli­ dons ces informations et les présentons lors de la réunion de revue des pratiques commerciales. C’est notre manière de régler les problèmes. »

Traitement des eaux

Traiter l’eau d’alimentation de l’usine s’avère aussi important que la gestion des produits chimiques du bout humide.

Par exemple, les systèmes de refroidisse­ ment ont besoin de surfaces propres pour le transfert de chaleur et aucun système ne peut se permettre une accumulation de dépôt. La corrosion est l’ennemi des chaudières à haute pression. Les appli­ cations d’eau dans le procédé exigent une eau pure et les effluents doivent être traités avant d’être retournés à l’environnement. Désirant accroître son volume d’affaires dans le secteur du traitement des eaux, Buckman a acquis en 2000 la compagnie Eclipse Chemical. « Suite à cette acquisition, nous avions besoin d’équipements industriels additionnels capables de produire les multiples élé­ ments de notre ligne de traitement des eaux. Buckman a investi plusieurs mil­ lions de dollars dans l’achat de nouveaux équipements et l’agrandissement de ses entrepôts pour notre marché du traite­ ment des eaux. », déclare Ken Rossel. Buckman conçoit et produit sa pro­ pre ligne de produits chimiques Bulab à Vaudreuil ; les produits pour les eaux de chaudières, les produits pour les eaux de refroidissement, les produits pour les eaux des affluents et des effluents. Appliquant le même modèle de ser­ vice que pour la gestion du bout humide, Buckman a connu une croissance dans le marché du traitement des eaux, depuis 1998, il est passé de 1 % de ses ventes à 22 %. Dans l’entente de services exclusifs négociée il y a trois ans entre Minas Ba­ sin et Buckman, Terry Gerhardt indique : « Ils ont pris en charge le dossier et nous ont fait sentir confortables. Quand Buckman décide de prendre en charge de nouvelles responsabilités, ils vont de l’avant. » La compagnie désire offrir un service unifié et coordonné entre ses représen­ tants des pâtes et papiers et ceux du traite­

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ment des eaux afin d’offrir un service firme Ken Rossel. Buckman maintient des relations complet de l’affluent à l’effluent. « Dans quelques usines, les activités des pâtes et d’affaires avec plus de dix fournisseurs papiers et celles du traitement des eaux canadiens d’énergie indépendants. « Nous peuvent apparaître comme étant deux réussissons parce que nous possédons compagnies différentes. Cela peut créer une expertise approfondie des chaudières de la confusion chez à haute pression. Il le client. Nous vou­ y a plusieurs appli­ « Nous avons une lons que tous nos ser­ cations de traitement excellente réputation des eaux et nous vices leur apparais­ professionnelle au Canada. pouvons transférer sent comme étant l’affaire d’une seule le savoir­faire des Nous avons une équipe compagnie. Nous pla­ pâtes et papiers à ce­ nifions nos services, exceptionnelle d’employé(e)s lui des utilités », ex­ la résolution de pro­ qui ont la passion d’offrir à plique Ken Rossel. blèmes et la planifica­ Johnstone notre clientèle des produits estTom tion de nos activités fier de voir qu’en ensemble, sans cloi­ et services spécialisés tout en dépit de la consoli­ son. C’est vraiment favorisant le transfert d’un dation à laquelle on assiste ces dernières important. », fait va­ savoir-faire innovateur. » années dans l’indus­ loir Ken Rossel. Le secteur des trie des pâtes et pa­ pâtes et papiers compte pour 40 % du vo­ piers, Buckman continue d’accroître ses lume d’affaires de traitement des eaux de affaires avec ses clients de longue date Buckman. Les autres marchés ciblés sont et de développer de nouvelles affaires ce que l’on appelle des marchés intermé­ avec des nouveaux clients. Avec la sta­ diaires incluant l’industrie alimentaire et bilité et la profondeur de l’expertise qui des breuvages ainsi que l’industrie lourde viennent avec 60 ans de pratique au sein incluant les chantiers pétrochimiques et de l’industrie, il affirme : « Nous avons la les raffineries de pétrole. Par exemple, conviction que nous sommes un joueur Buckman compte parmi ses clients l’un majeur sur le marché et que nous con­ des plus grands chantiers d’extraction de tinuerons à nous développer. Nous avons sables bitumineux à Fort McMurray. l’avantage d’être une compagnie privée « Notre stratégie est de continuer à et, à ce titre, nous pouvons nous concen­ croître dans le secteur du traitement des trer sur le long terme à servir les besoins eaux appliqué aux pâtes et papiers, mais de nos clients plutôt que de s’en tenir à aussi de s’assurer d’une expansion rapide des exigences à court terme fixées par les du côté des autres marchés. Ce sont des marchés financiers. » marchés très concurrentiels. Ce qui dif­ « Nous avons une excellente réputation férencie ce n’est pas le produit mais la professionnelle au Canada. Nous avons connaissance et l’application des produits une équipe exceptionnelle d’employé(e)s dans un segment de marché spécifique qui ont la passion d’offrir à notre clientèle comme le bon dosage, le monitoring du des produits et services spécialisés tout niveau de traitement actuel et l’assurance en favorisant le transfert d’un savoir­faire qu’il est appliqué aux bons endroits », af­ innovateur. » Supplément des Laboratoires Buckman du Canada à la revue Les Papetières du Québec • B15

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Félicitations à

Buckman L A B O R A T O R I E S

60 ans

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d’innovations et de services dédiés à l’industrie canadienne des pâtes et papiers !

Le magazine technique français d’Amérique pp B1-B16 Buckman(Fr-REV3).indd 16

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CONGRÈS 2008 DU CIFQ

Dans le débat sur les différents enjeux reliés à la forêt, les  gens doivent placer la dimension sociale au cœur de  leurs préoccupations, estime Lise Caron, doyenne de la  Faculté de foresterie de l’Université de Moncton.

rateur de Port-Meunier, sur l’île d’Anticosti. Mais dans la foulé­­e, on peut aussi parler du citadin de Montré­­al qui promène son chien le matin au milieu des arbres du Parc Lafontaine. Face à un thème qui embrasse large, on peut comprendre que les nuances dans les interpré­­tations divergent d’un intervenant à l’autre ...

un peuple forestier

Cette é­­cologiste fière de ses origines rurales sent le besoin aujourd’hui d’intervenir sur la place publique. Lise Caron a choisi de sortir de sa ré­­serve pour ré­­tablir certains faits. « Il y a actuellement, soutient-elle, des personnes qui font de la forêt boré­­ale leur cheval de bataille, mais qui propagent des donné­­es ou des idé­­es un peu fantaisistes qui plaisent aux mé­­dias, qui cherchent malheureusement trop souvent le sensationnalisme. Je ne peux que dé­­plorer cette situation car cela discré­­dite les intentions et les actions valables. » Par exemple, signale la doyenne, lorsqu’on aborde la question de la biodiversité­­, on ne peut comparer la forêt boré­­ale à la forêt tropicale. « Même s’il est vrai que certaines espèces animales et vé­­gé­­tales de la forêt boré­­ale sont uniques et pré­­cieuses pour le patrimoine de l’humanité­­, l’attention qu’on leur donne ne doit pas primer outre mesure sur le sort des collectivité­­s forestières. Il faut faire attention à bien é­­quilibrer les besoins humains et é­­cologiques. » Les collectivité­­s forestières, souligne-t-elle, possèdent une bonne ré­­silience. Il suffit de leur donner un coup de pouce pour qu’elles restent fortes et bien implanté­­es. « On peut, é­­voque-telle, dé­­mé­­nager des usines. Mais des collectivité­­s entières, ce n’est pas é­­vident et ce n’est pas souhaitable. La forêt, elle non plus, on ne peut la dé­­mé­­nager. » On assiste pré­­sentement à un phé­­nomène de conscientisation du public à l’é­­chelle plané­­taire en ce qui concerne la forêt. C’est ce que pré­­tend Christian Messier du Groupe de recherche en é­­cologie forestière interuniversitaire (GREFI). En principe, l’arrivé­­e en force du citoyen sur le terrain forestier devrait se reflé­­ter, selon lui, sur le travail des ingé­­nieurs forestiers. Car, rappelle le chercheur, « le travail d’un forestier, c’est de ré­­pondre aux besoins de la socié­­té­­ ». Aussi, un changement d’attitude de la part de ces professionnels s’avère-t-il né­­cessaire d’après M. Messier. La nouvelle foresterie On assiste présentement à un phénomène de conscienti­ sation du public à l’échelle planétaire en ce qui  concerne la forêt. C’est ce que prétend Christian Messier  du Groupe de recherche en écologie forestière inter­ universitaire (GREFI).

Pour Gilles Desaulniers, sous-ministre associé­­ à Forêt Qué­­bec, il ne fait pas de doute que « nous sommes un peuple forestier ». Dans les dé­­bats publics qui entourent le futur ré­­gime forestier, cette dimension se doit d’être prise en compte. Le pré­­sident de la Fé­­dé­­ration qué­­bé­­coise des municipalité­­s, Bernard Gé­­né­­reux, abonde dans le même sens. « Il faut renouer avec cette ré­­alité­­ » et « rebâtir une relation avec la forêt ». « Dans plusieurs ré­­gions du Qué­­bec, fait valoir M. Gé­­né­­reux, les communauté­­s ont é­­té­­ progressivement exclues de la capacité­­ d’influencer sur le dé­­veloppement forestier. » Or, l’aspect social est plus que jamais un é­­lé­­ment incontournable dans ce domaine. « L’acceptabilité­­ sociale et populaire, dit-il, est requise pour ré­­ussir le nouveau ré­­gime forestier. » Dans le dé­­bat sur les diffé­­rents enjeux relié­­s à la forêt, les gens doivent placer la dimension sociale au cœur de leurs pré­­occupations, estime Lise Caron, doyenne de la Faculté­­ de foresterie de l’Université­­ de Moncton. « Au centre, il doit y avoir l’humain », insiste-t-elle. Il est d’ailleurs temps, à ses yeux, de parler de « durabilité­­ pour les collectivité­­s forestières ». Au Qué­­bec, mentionne la doyenne, on ne peut parler de foresterie sans é­­voquer la forêt boré­­ale. « C’est 20 % de la forêt au Canada. » Pour bien des gens, cette forêt constitue « une manière de vivre ». Certaines collectivité­­s entretiennent avec leur forêt des liens serré­­s. Le respect pour ces territoires y est palpable, et cela depuis des gé­­né­­rations. On y voit se côtoyer des parents, des voisins, des proches qui s’adonnent en ces lieux à des activité­­s diverses. Les Papetières du Québec 

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CONGRÈS 2008 DU CIFQ

La forêt est un mythe fondateur au Québec, affirme Anne Panasuk, journaliste   au Téléjournal de Radio­Canada. Pour sa part, le pdg du CIFQ, Guy Chevrette   réclame plus d’équité de la part de la presse quant à son traitement des  enjeux reliés à la forêt.

exige des ingé­­nieurs forestiers qu’ils endossent dé­­sormais une vision plus complexe de la forêt, laquelle se rapproche davantage de celle des é­­cologistes. Effectuer pareil virage peut constituer à ses yeux une façon pour les forestiers de « regagner le respect du public ».

Des AMoureuX De lA forÊt ?

« La forêt est un mythe fondateur au Qué­­bec », affirme de son côté­­ Anne Panasuk, journaliste au Téléjournal de Radio-Canada. Qu’il soit fondé­­ ou non, affirme cette anthropologue de formation, ce mythe est un symbole fort bien ancré­­ dans l’imaginaire qué­­bé­­cois. Les Qué­­bé­­cois, note-t-elle, ont vé­­cu dans la forêt et de la forêt. Les histoires de draveurs et de « pitounes » ne sont jamais bien loin en eux. « Cela nous reste. Je me mets là-dedans. On y tient à notre forêt. » C’est pourquoi, on peut comprendre qu’ils voient la forêt comme un bien public. Parce qu’elle se trouve à la proue dans ce secteur, l’industrie forestière doit prendre acte de cet attachement et de la valeur symbolique que les Qué­­bé­­cois accolent à la forêt. « Nous les aimons les arbres », de dire Mme Panasuk. D’après elle, l’industrie ne s’est pas encore suffisamment bien positionné­­e face à cette donné­­e. Ancien ministre de l’Environnement et de la Faune et ancien ministre des Ressources naturelles sous le gouvernement du Parti Qué­­bé­­cois, Jacques Brassard, aujourd’hui chroniqueur au Quotidien de Chicoutimi, ne partage pas cet avis. « Madame Panasuk dit que les Qué­­bé­­cois aiment la forêt, ré­­plique-t-il. Pour aimer la forêt, il faut la fré­­quenter. » Or, dit-il, le Qué­­bec é­­tant urbanisé­­ à 80 %, il y a beaucoup d’ignorance à ce sujet au sein de la population. C’est ce qui lui fait dire que cet amour des arbres, s’il existe, serait un « amour platonique ». Toutefois, nuance l’ex-ministre, les gens du Saguenay-LacSaint-Jean ou de l’Abitibi ont, en revanche, une vé­­ritable connaissance de la forêt. Cela les rend d’ailleurs moins vulné­­rables face aux « erreurs », aux « fausseté­­s » et aux « omissions » vé­­hiculé­­es et relayé­­es par une presse complaisante et d’ordinaire peu inté­­ressé­­e à la question forestière.

lA forÊt sur lA plACe puBliQue

Selon le chroniqueur, il existe pré­­sentement une « distorsion entre 12    Septembre/Octobre 2008 

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Pour Jacques Brassard, chroniqueur  au Quotidien de Chicoutimi, il existe  une distorsion à l’heure actuelle  entre l’image de la forêt et de sa  gestion projetée dans les médias et  ce qui est la réalité effective.

l’image de la forêt et de sa gestion projeté­­e dans les mé­­dias et la ré­­alité­­ ». Cette image, qui n’est pas à l’avantage de l’industrie, consiste en une forêt « saccagé­­e et surexploité­­e ». Bref, une forêt « livré­­e au pillage des entreprises ». L’é­­vé­­nement-clé­­ responsable de cet é­­cart, dit-il, s’est produit à la fin des anné­­es 1990. Il a pris la forme du film L’Erreur boréale, un documentaire co-ré­­alisé­­ par Richard Desjardins et que l’ancien ministre des Ressources naturelles qualifie de « gourou de l’Abitibi ». « Desjardins, soutient Brassard, a imposé­­ ou rendu dominante la croyance centrale de son caté­­chisme ou de son bré­­viaire (à savoir) que la forêt est dé­­vasté­­e. » Depuis, cette idé­­e a é­­té­­ reprise par nombre d’é­­cologistes et de mé­­dias. Exprimant un autre avis, Anne Panasuk croit plutôt, à l’instar d’un participant dans la salle, qu’il est temps de « dé­­crocher » de L’Erreur boréale. « On est au-delà du film de Desjardins. Cela fait dix ans. On devrait passer à autre chose. » Ce n’est d’ailleurs pas en dé­­nigrant ceux qui ne pensent pas comme soi, soutient-elle, qu’on fera avancer le dossier. « Cela fait dix ans, concède Jacques Brassard. Mais les dé­­gâts sont (toujours) pré­­sents et ils s’amplifient d’autant plus qu’on en a fait un film-culte dans les é­­coles. » Pour le pré­­sident-directeur gé­­né­­ral du Conseil de l’industrie forestière du Qué­­bec, Guy Chevrette, le dé­­bat sur la forêt ne se mène pas en termes de confrontation des personnes, mais dans l’arène des idé­­es. Cela dit, il y a d’après lui plusieurs mythes à dé­­gonfler au sujet de la forêt. Il s’est d’ailleurs employé­­ à en dresser un inventaire dans son discours d’ouverture. Si le message ne passe pas auprès du grand public, estime M. Chevrette, il faut en attribuer la cause en partie au fait qu’il est très difficile de faire passer des rectificatifs informatifs dans certains mé­­dias nationaux. Le pdg ré­­clame à cet effet plus d’é­­quité­­ de traitement de la part de la presse. « On demande juste d’avoir le pendant des choses », dé­­clare-t-il. Le dirigeant du CIFQ salue en revanche le travail effectué­­ en la matière par la presse ré­­gionale. « Il y a un mur, convient-il, entre la presse nationale et la presse ré­­gionale ». Quoiqu’il en soit, il se fé­­licite d’avoir, par le biais de ce congrès, lancé­­ le dé­­bat public en ce qui concerne le rôle des mé­­dias face à la question forestière. LPDQ Les Papetières du Québec

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pÂte kraft

Approche alternative de collecte et de conditionnement des GNC dilués de la trémie d’un lessiveur L’approche s’est avérée trois fois moins coûteuse en capital et a généré une économie d’énergie substantielle. Par André Normandin1, Pierre Slusarek2, Serge Cloutier2 et Jacques Déry2

L

André normAndin

Pierre SLuSArek

es soufres réduits totaux (SRT) con­ tenus dans les gaz non condensables (GNC) sont en partie responsables de l’odeur caractéristique des usines de pâte à papier utilisant le procédé kraft. L’origine de ces odeurs est en partie impu­ table aux évents associés aux équipements de pro­ duction de la pâte tels lessiveurs, réservoirs de soufflage et laveurs de pâte brune ou encore aux équipements de récupération de la lessive noire. Depuis le début des années 1990, les provinces canadiennes, et plus récemment les États­Unis, ont imposé aux manufacturiers de pâte kraft de collecter et de traiter les évents des équipements contenant des SRT. De manière plus spécifique, les évents asso­ ciés à la cuisson du bois, tel l’évent d’une tré­ mie à copeaux, par laquelle transitent les gaz d’échappement de l’alimentateur à basse pres­ sion, doivent être traités si la concentration en SRT dans les gaz excède 10 ppmv suivant la régle­ mentation québécoise. L’approche traditionnelle du traitement de ces gaz consiste à les collecter, les intégrer aux GNC concentrés ou dilués ou encore de les convoyer seuls vers un dispositif de traitement. Ces gaz peu­ vent être oxydés thermiquement soit dans le four à chaux, soit dans une chaudière de l’usine, dans un incinérateur dédié ou plus récemment par oxydation chimique. Le lecteur intéressé à con­

naître plus de détails sur les pratiques entourant chacune des alternatives de traitement est référé à des articles plus fondamentaux [1,2]. L’objectif de cet article vise à décrire la tech­ nique de collecte et de conditionnement des SRT dilués provenant de la trémie à copeaux implan­ tées à l’usine de Smurfit­Stone, à La Tuque, afin de mettre en évidence la simplicité et les faibles coûts de cette approche par rapport à l’approche traditionnelle du traitement de ces gaz au moyen d’un cyclone, d’un éjecteur et d’un condenseur.

DONNÉES DESCRIPTIVES

Le problème consiste à collecter les GNC dilués émis par la trémie à copeaux d’un lessiveur con­ tinue comme un Kamyr. Le procédé est illustré sur le diagramme de procédé, à la figure 1. En fait, l’évent de l’alimentateur à basse pres­ sion de l’autoclave est le plus souvent dirigé vers le bas de la trémie à copeaux, ou vers un con­ voyeur intermédiaire. De cette manière, lorsque le niveau de la trémie est suffisamment élevé, l’adsorption/absorption des SRT sur les copeaux peut­être suffisante pour rencontrer les normes d’émissions de ces gaz, en particulier avec du bois résineux. Récemment l’usine de La Tuque a entrepris un projet de conversion de son Kamyr de résineux pour du bois dur, et bien que les émissions de SRT étaient conformes aux normes en vigueur,

Serge CLoutier

JACqueS déry

1. Mesar/Environair Inc., 410, boul. Charest Est, bur. 550, Québec, QC Canada G1K 8G3 2. Smurfit­Stone Inc., Usine de La Tuque,1000, Chemin de l’Usine, La Tuque, QC, Canada G9X 3P8

14

Septembre/Octobre 2008

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Figure 1. Diagramme de procédé du système d’évacuation des gNC dilués de la trémie du Kamyr #1.

Figure 2. Diagramme de procédé du système de collecte et de conditionnement des gNC dilués en SrT de l’usine de Smurfit-Stone, à La Tuque. Les Papetières du Québec

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pÂte kraft

TabLe i. Liste des tubes d’échantillonnage utilisés durant la mise en service des gNC dilués du Kamyr #1. Composés

Sulfure d’hydrogène Méthyle Mercaptan Sulfure de diméthyle

Unités

ppmv ppmv ppmv

Range Min. Max. 0.025 0.25 1.0

120 140 150

Limite de Détection ±0.01 ±0.13 ±0.50

TabLe ii. Liste des caractéristiques des gNC dilués gaz de Paramètres

Débit de la source Charge de fibre [6] > 10 µm   ≤ 10 µm   ≤£ 2.5 µm Charge de SRT

Figure 3. Séparateur de fibre et du tamis secondaire.

le personnel a anticipé une plus faible absorption des contaminants avec du bois dur, et ainsi décidé de collecter ces gaz au niveau du convoyeur doseur afin d’éviter que les contaminants n’atteignent la tré­ mie tampon. Cependant, la collecte et le raccorde­ ment de ces gaz sur le système de GNC dilués de l’usine impliquait que ces gaz soient conditionnés avant d’être introdu­ its sur la conduite principale de GNC de manière à minimiser tous risques de col­ matage de cette conduite de 36″ et de plus de 1000 pieds. La figure 2 illustre le sys­ tème de collecte et de conditionnement de ces gaz à La Tuque. L’approche traditionnelle de la capture de ces gaz consiste à les faire passer dans un cyclone comportant une dépression de 8 à 15 pouces d’eau, munie de buse de rinçage au niveau de la partie conique de l’équipement. Les gaz sont le plus souvent tirés via un éjecteur de vapeur et dirigés vers le traitement ou vers le collecteur de GNC dilués. Le nouveau système de collecte con­ siste en un tamis primaire qui permet d’éviter l’entraînement des copeaux vers l’épurateur. La section est suffisamment grande afin de limiter les vitesses au point de collecte. À la sortie du tamis, une conduite de raccordement est verticale, jusqu’à l’entrée d’un nouveau séparateur de fibre. Ce dernier consiste en un éducteur de type venturi lequel génère une suc­ cion suffisante pour vaincre la résistance à l’écoulement de la chaîne d’équipements vers la conduite de GNC dilués. Ce type d’épurateur permet d’enlever des fibres aussi fines que 5 microns de diamètre. Les fibres captées sont retournées avec l’eau de lavage par gravité vers l’égout alcalin Les Papetières du Québec

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de la pulperie. Finalement, les gaz lavés sont pas­ sés à travers un tamis secondaire avant d’être dirigés vers le collecteur principal de GNC dilués de la pulperie. Ce tamis a pour fonction de capturer les fibres dans les situations anormales d’opération, par exemple lorsque le tamis de copeaux du Kamyr #1 est contourné, et ainsi éviter toute accumulation de fibres dans la con­ duite principale de GNC dilués. La figure 3 illustre les nouveaux équipements instal­ lés après la mise en service, en décembre 2007.

MATÉRIEL ET MÉTHODE

Durant la mise en service du système en décembre 2007, les concentrations de SRT à la sortie du ventilateur de la trémie à copeaux du Kamyr #1 ont été mesurées à l’aide de tube d’échantillonnage de type GASTEC® et d’une pompe d’extrac­ tion. Les SRT mesurés furent le sulfure d’hydrogène, le méthyle mercaptan et le sulfure de diméthyle. Le tableau I donne les composés échantillonnés, les domaines de concentration ainsi que les limites de détection des tubes. Les autres variables du procédé (pres­ sion, température, niveau) ont été enregi­ strées à partir de jauge locale ou encore à partir du système de contrôle de l’usine.

RÉSULTATS

L’origine des SRT dans les gaz de la tré­ mie est la vapeur contaminée émanant de la lessive noire faible dans l’autoclave via l’évent de l’alimentateur à basse pression. Les principales caractéristiques de ces gaz sont résumées dans le tableau II. Avant la conception du système, nous nous sommes assurés que le système existant de GNC dilués comportait une

Unités

Range Min. Max.

scfm acfm lbs/h %w/w %w/w %w/w ppmv lbs/h

350 380 0.9

1000 1200 9.0

4.5 0.05

45 0.5

Design

1000 1200 2 50 50 23 45 0.5

réserve suffisante pour traiter ces nou­ veaux gaz. Nous avons ouvert une vanne de 10″ sur la conduite principale afin d’évaluer la réaction des contrôles du système existant. Le débit de design du nouveau système a été établi à partir de cet essai. La charge de fibres dans ces gaz est basée sur les facteurs d’émissions rappor­ tés [3] pour des opérations de décharge­ ment et de tamisage du bran de scie et des copeaux. La distribution des tailles des particules est tirée de la même référence. Lors de la mise en service du système de collecte, nous avons ouvert une vanne manuelle de 0 %, 12 %, 24 %, 36 % et 48 % de manière à mesurer la concentra­ tion des SRT à la sortie du ventilateur de la trémie. La figure 4 présente les résultats des SRT individuels caractérisés en fonc­ tion de l’ouverture de la vanne. L’objectif de ces mesures était d’iden– tifier le pourcentage d’ouverture mini­ mum telle que cette concentration était conforme au règlement en vigueur de 10 ppmv tout en minimisant l’entraînement probable des fibres, et sous contrainte de maintenir le système sous vide. La figure 5 présente la pression en amont du tamis secondaire en fonction du débit de GNC dilués extrait du Kamyr #1. On voit que le débit doit être au moins de 900­950 acfm afin de maintenir le système sous vide. Quatre mois après la mise en service du système, le tamis secondaire a été ouvert sur un arrêt du Kamyr, et apparemment aucune accumulation significative de fibres n’a été observée dans le tamis. L’approche traditionnelle [1] retrou­ vée dans une majorité d’usine en Améri­ que du Nord consiste à installer un cyclone dont la partie inférieure est con­ tinuellement rincée soit avec de la con­ Septembre/Octobre 2008

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Figure 4. Concentration des SrT à la sortie de la trémie en fonction du débit d’extraction des gNC dilués.

dense contaminée, soit avec de la lessive noire faible ou encore de l’eau d’usine. Le procédé est illustré à la figure 1. Les gaz sont ensuite refroidis au moyen d’un condenseur direct et/ou indirect, puis soutirés au moyen d’un éjecteur. Les trois équipements ont été substitués par le séparateur venturi dans l’approche précédemment décrite, et les tamis ajoutés afin de conférer au système une grande résistance aux conditions anor­ males d’opération. Si on considère que les coûts de pompage sont équivalents dans les deux approches, les économies nettes d’opération sont les coûts de vapeur de l’éjecteur, qui auraient représenté plus de 500 000 BTU/h dans le cas décrit dans cet article. Quant aux coûts de capital, les coûts d’un cyclone, d’un échangeur indirect de type tube et calandre et d’un éjecteur représentent de 100 à 120k$ soit plus de

Figure 5. Vide sur le circuit de collecte des gNC dilués du Kamyr #1 en fonction du débit d’extraction.

trois fois les coûts de capital du séparateur et des tamis installés à La Tuque.

CONCLUSION

Un système de collecte et de condi­ tionnement des gaz de la trémie a été implanté avec succès à l’usine de La Tuque. Le système permet à l’usine d’être con­ forme au règlement, tout en comportant des coûts de capital et d’opération signifi­ cativement moindre qu’avec l’approche traditionnelle.

RÉFÉRENCES

1. BURGESS, Thomas L., “Chemical recovery in the alkaline pulping processes”, Ch.3, 2nd edition, TAPPI PRESS, Atlanta, GA, 1991. 2. NORMANDIN, André, “Comparative Annual Cost Efficiency Between Thermal and Chemical Oxida­ tion of TRS in Kraft Mill’’, TAPPI J., Vol.4: No.7, July 2005. 3. SAFFORD, W., “Air Discharge Permit ADP 03­ 2490R3, Southwest Clean Air Agency, ID, June 11, 2007.

résumé:

Une technique innovatrice de collecte et de conditionnement des gaz non condensables (GNC) dilués d’un les­ siveur continu a été implantée à l’usine de Smurfit­Stone de La Tuque. Le projet con­ sistait à la collecte et au conditionnement de l’évent de la trémie à copeaux d’un Kamyr, avant son introduction au système de GNC dilués existant de l’usine. Lors de la amise en service, le débit de collecte a été réglé de manière à rencontrer la norme de 10 ppmv de soufres réduits totaux (SRT) au niveau de l’évent de la trémie, tout en respectant la capacité du système de GNC existant et en maintenant un vide de 0.5’’ WC au niveau de la collecte, au moyen d’un séparateur de fibre de type venturi. Cette approche alternative à l’approche traditionnelle de l’utilisation d’un cyclone, d’un éjecteur et d’un condenseur s’est avérée environ 3 fois moins coûteuse en capital, et une économie de plus de 500 000 BTU/h en vapeur a été réalisée.

Nominations chez Pulp & Paper Canada Eileen Walters, éditrice du Groupe de publi­ cations Pulp & Paper Canada est heureuse d’annoncer la nomina­ tion de Yves Lavertu au poste de rédacteur en chef de la revue Pulp & Paper Canada. Yves continuera à diriger en parallèle le magazine soeur, Les Papetières du Québec, de même que le bulletin hebdo­ madaire Le Parchemin. Il supervisera aussi la production d’une autre LAVERTU publication, Le Reporter, et veillera au contenu rédactionnel de deux sites Internet consacrés au secteur des pâtes et papiers. Yves est à l’oeuvre au sein de l’industrie comme jour­ naliste forestier depuis plus de 20 ans. Il est l’un des mem­ bres fondateurs du magazine Les Papetières du Québec, une publication qui a été lancée au début des années 16

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1990. Depuis juillet 2007, il est de nouveau à la barre de ce magazine et dirige depuis ce temps le bulletin d’actualités Le Parchemin. * * * * * Eileen Walters et Yves Lavertu sont par ailleurs heureux d’annoncer la no­ mination de Elyse Amend au poste d’assistante à la rédaction pour le Groupe de publications Pulp & Paper Canada. Le Groupe comprend les publications Pulp & Paper Canada, Les Papetières du Québec, Le Reporter, Le Parchemin et deux sites Internet. Elyse est une diplômée en jour­ AMEND nalisme de l’université Concordia à Montréal. Elle arrive à Pulp & Paper Canada avec dans son bagage des années d’expérience dans le monde du journalisme, notamment au sein du journal The Chronicle, une publication dont les bureaux sont situés dans l’Ouest de l’île de Montréal. Les Papetières du Québec

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noir sur blanc

Michel Ruel

Gestion des alarmes

ans la chronique précédente, nous D vous avons présenté plusieurs outils d’optimisation. Dans cette chronique,

nous discuterons de la gestion des alar­ mes, laquelle permet de maximiser la pro­ ductivité des opérateurs et de rendre les usines plus sécuritaires. La gestion des alarmes ne consiste pas seulement à réduire les alarmes, mais aussi à amener les opérateurs à intervenir plus efficacement en obtenant la bonne informa­ tion au bon moment. La gestion des alar­ mes inclut l’ensemble des méthodes et des processus qui servent à déterminer, à docu­ menter, à désigner, à superviser et à main­ tenir en bon ordre les systèmes d’alarmes. Puisque les alarmes sont facilement con­ figurées par la programmation, il est cou­ rant d’avoir une foule d’alarmes inutiles.

Figure 1. Performance globale des alarmes. Mesure

Devrait être

Taux moyen d’alarmes Taux de pointe d’alarmes Temps hors contrôle Alarmes persistantes 20 alarmes les plus fréquentes Distribution des priorités

< 6 alarmes/heure/opérateur < 10 alarmes/10 minutes <1% < 10 alarmes (en moyenne) < 50 % du total Haute << Médium << Basse

PROJET TYPIQUE Un projet de gestion des alarmes est géné­ ralement mis en œuvre par le personnel d’opération. Le comité formé doit regrou­ per un ou deux opérateurs expérimentés, un ingénieur, un responsable de l’entre­ tien et un facilitateur qui est en général un spécialiste de la méthodologie et des outils utilisés. Il faut aussi compter sur le support soutenu de la haute direction. Les outils informatiques utilisés sont simples et permettent de réaliser des économies de temps substantielles. Les étapes à suivre 1. Évaluation de la performance actuelle du système, benchmarking ; 2. Rédaction de la philosophie de gestion des alarmes. Il s’agit d’un document qui définit les règles et les concepts clés (priorités, rôles, responsabilités, gestion des changements, objectifs) ; 3. Rationalisation (élimination des cas pro­ blèmes et revue de la configuration) ; 4. Correctifs (programmation et modifica­ tion de la configuration pour minimi­ ser les alarmes futiles). Cela permet de s’assurer que l’information acheminée aux opérateurs est utile et pertinente ; 5. Amélioration continue (mesure des performances et identification des cas problèmes) ; 6. Entretien (intégration de la gestion des alarmes dans les pratiques d’usine).

Figure 4. Vue générale.

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C — Autres rapports hebdomadaires ou journaliers (ingénieurs) Les ingénieurs doivent surveiller les alar­ mes les plus fréquentes et les changements dans les réglages. EXEMPLES DE RAPPORTS Les graphiques présentés dans les figures 2 et 3 illustrent les 20 alarmes les plus fréquentes dans une papetière, avant et après un projet de rationalisation des alarmes. Les figures 4 et 5 présentent des exemples de rapports. Ces outils permettent d’analyser les anomalies ou de prédire les problèmes. Des rapports et graphiques permettent de diagnostiquer les problèmes et d’intervenir rapidement.

Les images sont tirées du logiciel Alarm Manager de Matrikon™. La prochaine chronique expliquera plus en détail le déroulement d’un projet de gestion des alarmes. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions.

Figure 2. Alarmes les plus fréquentes avant le projet (une semaine).

Les Papetières du Québec

B — Les évaluations hebdomadaires ou journalières Les évaluations hebdomadaires, qui visent à s’assurer que les objectifs sont atteints et que les divergences sont identifiées, s’a­ dressent aux superviseurs des opérations.

CONCLUSION Pourquoi tolérer de voir les opérateurs sur­ chargés? Rendre une usine sécuritaire par une gestion rigoureuse des alarmes s’avère possible et cela demande peu d’efforts.

Tableau 1. Mesure des alarmes.

Figure 3. Alarmes les plus fréquentes après le projet (une semaine).

MESURE DES PERFORMANCES A — Les évaluations mensuelles Les évaluations mensuelles qui suivent visent à évaluer la fiabilité et la sécurité. Elles s’adressent à la haute direction : • Surcharge • Réaction • Stabilité • Robustesse • Prévention

Figure 5. Distribution dans le temps des alarmes.

M. Michel Ruel, ing. est président de Régla­ ges Mire inc./Top Control inc., une entreprise d’optimisation, de formation et de consultation. M. Ruel est consultant, enseignant et auteur de plusieurs livres, publications et logiciels scienti­ fiques se rapportant à l’instrumentation. M. Ruel se spécialise dans la résolution de problèmes de contrôle et dans l’optimisation de procédé. Il a donné de la formation à des milliers d’ingé­ nieurs et techniciens dans plusieurs pays. septembre/octobre 2008 17

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