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MACHINERY AND EQUIPMENT

MEILLEURES PRATIQUES POUR RÉDUIRE LES TEMPS D’ARRÊT APPROCHE GLOBALE POUR ASSURER LA FIABILITÉ DES OPÉRATIONS

MAINTENANCE, RÉPARATION ET OPÉRATION 31,No. No.21 Vol. 5,

DÉCEMBRE 2019

Entente de publication postale no 40065710

LA MAINTENANCE PRÉVENTIVE ET PRÉDICTIVE AU SERVICE DE LA PRODUCTIVITÉ WHAT’S NEW QUOI DE NEUF

BEARINGS HARSH LASER ENVIRONMENTS RÉGULATEUR POMPE DRIVES ANALYSE ALIGNEMENT SÉCURITÉ Mail Agreement #40069240


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S O M M A I R E

MAINTENANCE, RÉPARATION ET OPÉRATION MRO

Décembre 2019 • VOLUME 5 • NUMÉRO 2

Dans ce numéro Rubriques Éditorial / 4 Nouvelles de l’industrie / 5

Produits de l’industrie Quoi de neuf dans l’équipement spécialisé? / 20

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USINE AUTOMOBILE

Honda of Canada Manufacturing a recours à la maintenance préventive et prédictive pour s’assurer une production continue

MAINTENANCE D’UN CENTRE DE DISTRIBUTION / 12

MAINTENANCE – QUESTIONS ET RÉPONSES / 16

Le distributeur utilise un ensemble de systèmes associé aux meilleures pratiques pour réduire les temps d’arrêt au minimum

Une approche globale pour assurer des opérations fiables

Photo de la couverture : Getty Images


É D I T O R I A L

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MAINTENANCE, RÉPARATION ET OPÉRATION MRO

Jumeler l’ancien et le nouveau

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RO a récemment participé à la conférence MainTrain 2019 de la PEMAC, qui s’est tenue à Edmonton sous le thème « Connecter, apprendre et contribuer ». Depuis de nombreuses années, cet événement majeur dans l’industrie permet aux professionnels de la maintenance et de la fiabilité d’actualiser leurs connaissances en synergie avec les meilleures pratiques du secteur. Les ateliers et séminaires éducatifs ont permis aux délégués de se réunir pour rechercher de nouvelles occasions visant à les aider à améliorer le temps de service de l’équipement, mais également demeurer à l’affût des technologies émergentes qui changent la donne de l’exploitation. En outre, MainTrain propose une vitrine des exposants permettant aux fournisseurs de faire valoir leurs produits et services. Si plusieurs conférences ont dressé un tableau de l’avenir, elles ont néanmoins rappelé que les activités doivent rester connectées sur la base. MainTrain a su trouver le parfait équilibre entre le présent et le futur. Par exemple, le séminaire traitant de l’intégration de la technologie de surveillance de l’état de l’équipement dans une installation vieillissante a démontré comment une entreprise mature peut mettre à profit la technologie pour améliorer ses activités. Plusieurs compagnies doivent composer avec une telle situation, alors que des machines anciennes et inefficaces desservent leur productivité. Une autre réalité prévaut également : la main-d’œuvre d’expérience doit transmettre les connaissances de maintenance de ces machines patrimoniales aux nouveaux professionnels portés vers les modèles numériques. Si la numérisation modifie les compétences requises en maintenance, les habiletés d’autrefois servent à améliorer l’efficacité des procédés. Les professionnels de la maintenance évoluent dans un monde en constant changement. De nouveaux produits et technologies – tels que les capteurs évolués et la technologie sans fil – de même que de nouvelles pratiques contribuent à améliorer la performance des modèles d’équipement plus anciens. Cependant, même si les machines se tournent de plus en plus vers le numérique, quand elles tomberont en panne, il faudra faire appel à une personne possédant les connaissances et les compétences nécessaires pour les réparer. Les entreprises à succès sauront ainsi jumeler adéquatement l’ancien et le nouveau. Elles sauront mettre à contribution les professionnels de la maintenance davantage axés sur l’aspect technologique et ceux davantage axés sur l’aspect mécanique. MainTrain a aussi tenu sa table ronde annuelle, autour de laquelle quatre experts de l’industrie ont eu l’occasion de partager leurs connaissances sur la GMAO mobile (Martha Myers), la gestion des renseignements sur les actifs (Richard Beer), les bons gestes à poser en maintenance (James Reyes-Picknell ) et la gestion modernes des actifs tenant compte de l’alignement et du suivi commercial (Ross Homeniuk). Les discussions interactives se sont avérées animées et stimulantes, et les participants y sont assurément repartis avec de nouvelles connaissances. MRO

Mario Cywinski Rédacteur en chef

Volume 5, numéro 2 Depuis 1985 www.mromagazine.com www.twitter.com/mromagazine Mario Cywinski, Rédacteur en chef 226-931-4194 mcywinski@annexbusinessmedia.com Michael King, Éditeur 416-510-5107 mking@annexbusinessmedia.com Mark Ryan, Directeur artistique Barb Vowles, Coordonnatrice de comptes 416-510-5103 bvowles@annexbusinessmedia.com Beata Olechnowicz, Directrice de la diffusion 416-442-5600 x3543 bolechnowicz@annexbusinessmedia.com Tim Dimopoulos, Vice-président tdimopoulos@annexbusinessmedia.com Mike Fredericks, Président-directeur général Le magazine Maintenance, Réparation et Opération est publié par Annex Publishing & Printing Inc., 111 Gordon Baker Road, Suite 400 North York, ON, M2H 3R1; tél. : 416 442-5600, téléc. : 416 510-5140. © 2019 Le contenu de cette publication est sous droit d’auteur et ne peut être reproduit entièrement ou en partie, de quelque façon que ce soit, sans la permission écrite de l’éditeur. L’éditeur n’assume aucune responsabilité ou engagement pour des réclamations résultant des articles publiés ou des produits annoncés. Le magazine Maintenance, Réparation et Opération est un supplément du magazine Machinery & Equipment MRO. ISSN 0831-8603 (imprimé). Entente de publication postale no : 40065710. Port de retour garanti. Note au maître de poste : Retourner les copies non livrables d’adresses canadiennes à MRO, Service de la diffusion, 111 Gordon Baker Road, Suite 400, North York, ON, M2H 3R1. De temps à autre, nous mettons notre liste d’abonnés à la disposition d’organisations dont les produits et services pourraient intéresser nos lecteurs. Si vous préférez ne pas recevoir ce genre d’information, veuillez communiquer avec nous de l’une des façons suivantes : tél.: 800 6682374; courriel : privacy@annexbizmedia.com; poste : Bureau des renseignements personnels, 111 Gordon Baker Road, Suite 400, North York, ON, M2H 3R1. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du Canada pour les périodiques (FCP) pour nos activités d’édition.

PEMAC


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Des produits certifiés, plus que conformes

L’usine québécoise Continental répond aux normes sanitaires L’usine de boyaux industriels Continental située à Granby dans la région de la Montérégie a récemment reçu une certification sanitaire de 3-A Sanitary Standards inc. (SSI) pour une gamme de boyaux de classe alimentaire. 3-A SSI est une organisation indépendante à but non lucratif qui pilote l’élaboration de normes encadrant les équipements et les pratiques acceptés avec les systèmes de transformation, par le biais d’un processus de consensus moderne se basant sur les exigences de l’ANSI (American National Standards Institute). La certification no 3727 et la désignation 18-03 (pour le caoutchouc et les matériaux analogues) reçues par

l’usine Continental de Granby placent ses produits dans une catégorie à part. « Il y a toute une différence entre la conformité et la certification », fait valoir Laszlo Dobo, directeur des boyaux industriels nord-américains chez Continental. « Tout le monde peut prétendre à la conformité, mais la certification ne peut être obtenue que par une organisation indépendante. Les normes de 3-A SSI s’avèrent des plus rigoureuses, car elles représentent les utilisateurs et le public. Elles fournissent des connaissances spécifiques à la conception d’équipements de classe alimentaire, contribuant ainsi à rehausser le professionnalisme et le service offert au secteur de la santé publique. »

Photo : Université Laval (Bas)

Procédés miniers plus écoresponsables En novembre, des chercheurs du centre d’innovation en traitement de minerais COREM et de l’Université Laval ont annoncé avoir entrepris un projet de recherche visant à combiner virus bactériens et acides aminés pour mettre au point des produits plus écoresponsables en remplacement des substances chimiques utilisées par l’industrie minière lors du trai- Une méthode de flottation écologique et innovatrice tement des minerais. D’une durée de trois ans, le projet bénéficiera d’un financement une suspension aqueuse. « Le problème de timiser les propriétés intéressantes. Des d’un million de dollars en provenance de dif- ce procédé réside dans le fait que certains bio-ingénieurs interviendront ensuite dans férents partenaires gouvernementaux et pri- produits chimiques utilisés peuvent avoir un le projet pour mettre au point des procédés vés. Pour expliquer simplement la démarche impact sur l’environnement. » qui permettront de produire ces peptides entreprise, le professeur Alain Garnier – inLe professeur Garnier et ses collabora- en grandes quantités à coût compétitif. Les génieur chimique à la Faculté des sciences teurs ont eu l’idée de remplacer ces produits principaux métaux visés sont le zinc, le nicet de génie et responsable du projet – ex- par des peptides, soit de courtes séquences kel, le cuivre, l’argent et l’or. « De par leur plique que les compagnies minières utilisent d’acides aminés qu’on retrouve dans la na- nature, les peptides ont un impact sur l’envicouramment un procédé appelé « flottation » ture et qui sont des composants de base ronnement beaucoup plus faible que les propour séparer le minerai des autres minéraux de la vie. Après avoir identifié des peptides duits utilisés actuellement, et ils seront aussi indésirables récoltés lors de l’extraction, prometteurs, les chercheurs feront appel bien plus faciles à dégrader », a fait valoir grâce à l’ajout de différents produits dans à la modélisation moléculaire afin d’en op- M. Garnier.


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TEMPS DE SERVICE

MAXIMAL Honda of Canada Manufacturing a recours à la maintenance préventive et prédictive pour s’assurer une production continue

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n 1986, Honda Motor Company fut le premier constructeur automobile japonais à construire une usine de production au Canada, inaugurant Honda of Canada Manufacturing (HCM) à Alliston en Ontario. L’usine a commencé par fabriquer la berline intermédiaire Honda Accord. Ce modèle, qui n’est plus fabriqué à cet emplacement aujourd’hui, a fait place à deux modèles très populaires : la Honda Civic berline et coupé (et les versions Si) ainsi que le CR-V. Ce dernier modèle vient répondre aux demandes croissantes pour les véhicules utilitaires sport (VUS) et les véhicules multisegments.

Photos : gracieuseté de Honda of Canada Mfg

PAR Mario Cywinski


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Photos : gracieuseté de Honda of Canada Mfg

MAINTENANCE, RÉPARATION ET OPÉRATION MRO

L’usine produit également des moteurs à quatre cylindres de 2,0 et 2,4 litres utilisés par ses installations et celles d’une usine en Indiana. Au total, un nombre imposant de 400 000 véhicules et 260 000 moteurs y sont produits chaque année. Étonnamment, lorsque l’usine a ouvert ses portes, elle produisait huit véhicules par jour. Aujourd’hui, ce nombre a légèrement augmenté... il est maintenant de 1670 par jour. Que fait-on exactement à l’usine? Les opérations effectuées varient considérablement, mais en voici quelques exemples : découpage de la tôle, emboutissage, soudage, peinture, moulage par injection de plastique, moulage de l’aluminium, usinage de l’aluminium, usinage des métaux ferreux, sous-assemblage et assemblage de véhicules, assemblage de moteurs, essais de véhicules et assurance qualité. Combien d’espace faut-il pour construire les véhicules et les moteurs? L’usine cumule une superficie de 4 millions de pieds carrés sur un terrain de 890 acres. Au total, elle a mobilisé un investissement en capital de 4,7 milliards de dollars, et elle emploie plus de 4 000 personnes. Des installations de cette taille, avec l’envergure de ses activités, nécessitent beaucoup de maintenance. Avec autant de machines, pièces mobiles, robots, et ainsi de suite, le risque de temps d’arrêt s’avère omniprésent. L’équipe de maintenance de HCM est chargée de veiller à ce que les temps d’arrêt soient aussi proches de zéro que possible. Pour savoir comment tout cela a été rendu possible, MRO s’est entretenu avec Mike Riddall, CMRP, CRL,

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responsable de la maintenance des équipements au service de la planification technique chez HCM. Maintenance, Réparation et Opération : Combien de robots sont-ils en fonction dans l’usine? Mike Riddall : Nos installations comptent plus de 1100 robots, dont la plus grande concentration se trouve dans nos services de soudage, avec environ 800 unités. Les robots utilisés ont une capacité de charge utile allant de 4 à 900 kilogrammes. Ils sont utilisés pour une combinaison de tâches, dont la manutention, le soudage, la peinture, la distribution d’adhésif, l’inspection, le meulage et la fixation. Ils sont conçus par plusieurs fabricants, notamment ABB, Fanuc et Yaskawa. MRO : Quelles sont les machines utilisées à l’usine? MR : De nombreux types d’actifs sont utilisés pour fabriquer nos produits. Les types les plus courants comprennent les robots, les convoyeurs, les systèmes de transport de pièces, les presses, les extrudeuses, les pompes, les réservoirs, les machines CNC, les outils de fixation, les compresseurs et divers appareils de test et d’inspection personnalisés. Au total, nous comptons plus de 60 000 actifs répertoriés dans notre logiciel de gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO). Plusieurs d’entre eux sont soumis à des stratégies de maintenance développées pour augmenter leur durée moyenne de fonctionnement avant défaillance (MTBF) et pour prolonger leur longévité.


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MRO : À quoi ressemblent l’entretien, les réparations et la remise en état de ces machines? MR : Les actifs soumis à des plans de maintenance suivent différentes stratégies pour assurer le bon fonctionnement de leurs activités. Parmi celles-ci, on peut noter les suivantes : • Maintenance préventive – Il s’agit des tâches de nettoyage, de lubrification, d’inspection et de remplacement programmé des composants. • Maintenance prédictive – Se regroupent ici les tâches qui ont recours à un appareil pour évaluer l’état de l’équipement, en y mesurant des éléments tels que la chaleur, le couple, la contamination de la lubrification, les vibrations ou le son. Ces lectures visent à repérer des modifications susceptibles d’annoncer une

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défaillance imminente. Si une modification est détectée, il s’en suivra une analyse. Il s’avère assurément rentable de réduire les défaillances à haut risque des actifs essentiels comme les compresseurs, les presses et les appareils de levage de grande taille. • Remise en état programmée – Cette stratégie vise à optimiser l’état de l’actif et prolonger sa durée de vie. Cette option est réservée aux actifs plus imposants ou essentiels dont le remplacement n’est pas rentable, pas plus que l’obsolescence. La décision de remise en état repose sur plusieurs facteurs, notamment le coût de maintenance de l’actif et ses valeurs de MTBF. La plupart des activités de maintenance planifiées sont effectuées pendant les fins de semaine ou en de-

Photos : gracieuseté de Honda of Canada Mfg

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Data Collector Détecter, Mesurer, Analyser

Photos : gracieuseté de Honda of Canada Mfg

Ultrasons et Vibrations

hors des périodes de production (quart de nuit), à l’exception de certaines mesures de maintenance prédictive réalisées en cours de production. La majorité des activités de maintenance préventive requiert une heure ou moins par tâche, et nous essayons de limiter leur durée totale à quatre heures. Les remises en état se déroulent généralement les fins de semaine ou lors des arrêts programmés de l’usine, et elles nécessitent plusieurs semaines de planification préalable et de préparation pour les exécuter sans erreur. MRO : Est-ce des personnes attitrées qui s’occupent des activités de MRO dans l’usine? MR : Oui. Un nos services est responsable de l’inventaire de MRO de l’usine. Les services de production ont

sdtultrasound.com/sdt340

Ultrasound Solu�ons


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néanmoins accès à des distributrices de pièces automatiques pour accéder rapidement et facilement à de nombreux composants courants. MRO : Selon vous, quelle est la plus grosse dépense de l’usine en matière de MRO? MR : En ce qui concerne la maintenance planifiée, comme les activités de maintenance préventive, les filtres, les câbles flexibles et les batteries représentent des quantités considérables sur une base régulière. En ce qui a trait à la maintenance non planifiée (pannes), le prix de l’outillage robotique et des composants internes des robots peut monter rapidement. MRO : À quelle fréquence les machines sont-elles remplacées? MR : Les gabarits, matrices, moules et outillages adaptés au modèle de véhicule fabriqué sont remplacés à chaque changement de modèle majeur ou environ tous les quatre à cinq ans. Pour les équipements de base tels que les convoyeurs, les robots et les compresseurs, les actifs sont maintenus jusqu’à l’obsolescence ou jusqu’à ce que le coût d’exploitation devienne trop élevé. En règle générale, les robots ont une durée de vie de 15 à 20 ans. Les actifs plus volumineux comme les presses et les convoyeurs durent généralement plus de 30 ans.

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MRO : Possédez-vous des machines autonomes? Si oui, quelles sont leurs fonctions? MR : Dans nos services d’assemblage de véhicules, nous utilisons un petit nombre de véhicules autonomes sans conducteur pour déplacer les composants assemblés des zones de sous-assemblage vers la chaîne d’assemblage principale. Plusieurs de nos grands processus de fabrication hautement automatisés fonctionnent en mode automatique, mais ils nécessitent une certaine supervision et une prise en charge externe pour assurer leur fonctionnement ininterrompu. MRO : De combien de pièces de rechange disposez-vous, et comment sont-elles stockées/remplacées? MR : Notre magasin central contient plus de 62 000 articles. Cela n’inclut pas l’inventaire des distributrices de pièces automatiques installées dans nos différents services, lequel est géré par les fournisseurs. MRO : Pouvez-vous nous parler des activités à l’usine? MR : Pour demeurer rentable et compétitive, HCM s’est fixé des objectifs d’efficacité de production très élevés. Par exemple, dans nos services d’assemblage, nous ciblons moins de sept minutes d’arrêt des équipements par changement de quart de travail. Cela nécessite une efficacité de l’équipement ou un temps

Photos : gracieuseté de Honda of Canada Mfg

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de service approchant les 100 % lorsque plusieurs machines sont interreliées dans une configuration synchrone. Étant donné que nous devons continuellement nous améliorer, nous continuons à travailler ensemble pour éliminer sans relâche les pertes résultant de nos activités. Cela inclut la conception de nouveaux équipements offrant une fiabilité, une disponibilité, une maintenabilité et une durabilité accrues; l’évolution de nos programmes de maintenance afin d’accroître la capacité de détection des défauts; et, plus important encore, la responsabilisation de nos collaborateurs pour que les défectuosités soient détectées dans leur zone de travail. Cet effort combiné, ajouté à nos valeurs fondamentales, permet à HCM de réussir et se démarquer dans son milieu. MRO Mario Cywinski est rédacteur en chef du présent magazine et de sa publication soeur anglophone Machinery and Equipment MRO. Il est membre de l’Association des journalistes automobile du Canada (AJAC) et juge au Canadian Truck King Challenge. Il cumule plus de 10 ans d’expérience en rédaction et plus de 15 ansAMdans l’inEBALLANGES-ECDRives-2017.pdf 1 08/09/2017 10:53:01 dustrie automobile ainsi que dans le secteur des petites entreprises.

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UN PROCESSUS AUTOMATISÉ AIDE

Le distributeur utilise un ensemble de systèmes associé aux meilleures pratiques pour réduire les temps d’arrêt au minimum PAR Mario Cywinski

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u’ont en commun un système de guidage câblé, un système informatisé de gestion de la maintenance et un système de convoyeur en mouvement continu? Il s’agit de trois systèmes à technologie de pointe utilisés par Acklands-Grainger dans son usine de distribution moderne en Ontario. Intrigué par le fonctionnement synergique de ces systèmes, le magazine MRO s’est récemment rendu aux installations de l’entreprise à Caledon, au nord de Toronto. Ouvert en juin 2015, l’établissement vaut assurément le détour avec sa superficie excédant 500 000 pieds carrés, ses quelque 150 employés et ses processus automatisés assurant le déplacement des produits.

L’un de ces processus automatisés se veut un système de guidage câblé utilisé par les chariots élévateurs pour la préparation des commandes et le réapprovisionnement du stock, alors qu’ils sillonnent les allées dans l’entrepôt. Une fois dans les allées, les chariots élévateurs Raymond sont pris en charge par le système. De ce fait, l’opérateur n’a plus besoin de conduire, ce qui améliore l’efficacité et la sécurité, surtout dans les allées très étroites. Les erreurs humaines se voient ainsi retirées de l’équation. « Du point de vue de la sécurité, vous n’avez pas à vous soucier du risque de collision entre le chariot et le rayonnage. Le cariste peut donc “conduire” plus confortablement, se concentrant uniquement sur la manipulation des marchandises. Sa productivité s’en voit grandement améliorée, comme il peut ramasser et replacer beaucoup plus d’articles dans la même plage horaire », a fait valoir Paul Distefano, directeur national principal des installations réseau au centre de distribution d’Acklands-Grainger.

Photos : gracieuseté d’Acklands-Grainger

LES PRODUITS À SE DÉPLACER


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Photos : gracieuseté d’Acklands-Grainger

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Le système nécessite très peu d’entretien. Lorsque les chariots élévateurs se pointent à l’atelier pour une maintenance planifiée, les opérations se résument souvent à vérifier que le système de câblage est toujours bien fixé et que la carte informatique fonctionne toujours correctement. Un système de gestion de la maintenance assistée par ordinateur (GMAO) Tririga d’IBM est mis à contribution, grâce auquel tous les actifs du site sont conservés en mémoire, y compris les pièces de rechange nécessaires au personnel de maintenance. Les travailleurs peuvent ainsi accéder au système aisément, et consulter l’historique des travaux effectués sur un actif donné. Le service d’entretien peut ainsi suivre en temps réel tous les éléments du système. Les bons de travail peuvent être imprimés depuis le système si nécessaire. En outre, Acklands-Grainger stocke les pièces de rechange dans une zone centralisée gérée par le système de GMAO. Les problèmes qui surviennent se voient


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Processus à l’usine Acklands-Grainger Une observation rapide des processus entrants et sortants sur le site de Caledon suffit pour se rendre compte de l’efficacité des meilleures pratiques de l’entreprise, et pour comprendre pourquoi elle les partage avec ses autres installations et ses partenaires dans l’industrie. Processus entrant • Le processus de réception favorise l’efficacité, la sécurité et les déplacements dans le centre de distribution, ainsi que sa cadence. • Les stations de réception sont situées le long de la chaîne de transport des entrants automatisée, laquelle est assistée par des élévateurs hydrauliques permettant d’effectuer le travail à une hauteur optimisant l’efficacité du flux et la sécurité du personnel. • Au fur et à mesure de leur réception, les produits sont étiquetés par le système, indiquant l’endroit où ils doivent être stockés. • Les produits ensuite sont acheminés par la chaîne de transport jusqu’à la zone de stockage correspondant à leur emplacement. • La chaîne de transport détourne automatiquement le produit lorsqu’il arrive à sa zone. • La dernière étape du processus de mise en stock rend le produit disponible dans l’inventaire du système, et le rend accessible en ligne pour les clients. Processus sortant • Les membres du personnel procèdent à la cueillette à l’aide d’unités à radiofréquences (RF) qui déterminent la meilleure route de ramassage. • Lors de la cueillette des produits, une étiquette est générée, laquelle suivra la commande tout au long du processus de ramassage. • Une fois la commande terminée, cette dernière retourne dans la chaîne de transport des sortants. Si aucun autre article n’est requis, elle prendra la direction de l’expédition : transporteur ou service de messagerie. • Une fois le groupage, l’emballage et la préparation de l’envoi terminés, l’unité RF envoie le message d’imprimer les documents pertinents (bon de livraison, connaissement du transporteur/service de messagerie). • Les étiquettes sont alors apposées sur la commande, et elle réintègre la chaîne de transport des sortants vers la remorque de courrier appropriée. rapidement résolus, comme les stocks de pièces et d’articles consommables (tels que les courroies et les roulements) s’avèrent facilement accessibles. Les pièces de rechange représentent environ 10 % du système complet. Un établissement de cette taille doit s’assurer un maximum d’efficacité et un minimum de temps d’arrêt. C’est l’équipe des installations qui s’acquitte de

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cette tâche en suivant le programme de maintenance préventive, lequel comporte des contrôles quotidiens, hebdomadaires et mensuels des actifs essentiels. Par exemple, la maintenance des convoyeurs est programmée tous les mois. Correctement entretenus, ils pourront offrir de précieux services pendant plus de 20 ans. En revanche, les chariots élévateurs sont remplacés après 10 000 heures. Parmi les autres machines sur le site nécessitant de la maintenance, on peut citer, sans s’y limiter, le système de tri de transport, les chariots élévateurs et les rayonnages à palettes. Selon l’entreprise, la dépense la plus importante en matière de maintenance concerne les courroies consommables pour le convoyeur (courroies trapézoïdales et courroies de transport), qui doivent être remplacées régulièrement. Parmi les autres opérations de maintenance considérées comme préventives, mentionnons la maintenance des installations : entretien des systèmes de CVC et des portes de quai, inspection et maintenance du système d’incendie, entretien de la toiture et de l’éclairage. Chaque aspect d’un tel établissement doit être maintenu à une efficacité opérationnelle optimale afin de minimiser les temps d’arrêt. Les activités de MRO sur le site sont réalisées par des mécaniciens d’entretien licenciés (mécaniciens industriels), des mécaniciens d’équipement lourd (pour les réparations de chariots élévateurs) et des fournisseurs de confiance avec lesquels Acklands-Grainger s’est assurée d’obtenir un service irréprochable en cas de problèmes. « Ce qui nous distingue des autres compagnies, c’est la relation que nos équipes de vente et d’exploitation entretiennent avec les entrepreneurs, les fournisseurs et les fabricants. Cela bâtit un partenariat solide avec nos fournisseurs, ce qui nous permet de bénéficier de toute leur attention », a commenté Mindy Weir, directrice de l’exploitation au centre de distribution d’Acklands-Grainger. « Ils ont également demandé à Acklands-Grainger de partager ses meilleures pratiques avec ses autres sites et d’autres compagnies. » Ces meilleures pratiques sont facilement repérables partout dans le bâtiment. À partir du moment où un produit rentre dans l’établissement jusqu’à ce qu’il se retrouve dans une semi-remorque prêt à être livré, chaque étape du processus est soutenue par un ensemble complexe et bien rodé. L’une des machines les plus intéressantes de l’usine fabrique des boîtes d’expédition en carton pour la multitude d’objets de forme irrégulière à expédier. Les ouvriers prennent les mesures de l’objet, et la machine crée une boîte qui lui correspond presque parfaitement. Cette approche personnalisée permet d’optimiser l’utilisation du carton, de réduire les coûts d’emballage et d’assurer un minimum de déchets une fois le produit rendu chez le client.


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Photos : gracieuseté d’Acklands-Grainger

En outre, comme les installations reçoivent un nombre impressionnant de boîtes en carton, un système a été conçu pour démanteler les boîtes et les compacter sous forme de ballots prêts à recycler. Ce processus fait partie de l’engagement d’Acklands-Grainger en matière de réduction des déchets et de recyclage. Bien que le site de Caledon soit le plus grand de l’entreprise, elle exploite néanmoins trois autres sites au Canada : à Edmonton (plus de 300 000 pi ca.), à Saskatoon (plus de 100 000 pi ca.) et à Winnipeg (plus de 50 000 pi ca.). Ces installations approvisionnent le marché de l’Ouest canadien. Au total, environ 500 personnes travaillent chez Acklands-Grainger au pays, et l’entreprise gère un stock de plus de 110 000 produits. « Notre centre de distribution de Caledon – l’un de nos quatre centres de distribution canadiens – allie la conception judicieuse, l’automatisation et la technologie de pointe pour rendre le produit le plus rapidement et le plus efficacement possible chez le client, a

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affirmé M. Distefano. Cela implique de maintenir les installations à leur rendement maximal. Nul doute qu’un programme de maintenance rigoureux des installations est requis. Des techniciens formés et certifiés par les fournisseurs, des relations étroites avec nos fournisseurs et un calendrier de maintenance proactive à plusieurs niveaux, voilà autant d’éléments qui nous aident à optimiser nos activités d’exploitation, afin que nous puissions fournir à nos clients les produits dont ils ont besoin pour continuer à faire rouler leurs affaires. » MRO Mario Cywinski est rédacteur en chef du présent magazine et de sa publication soeur anglophone Machinery and Equipment MRO. Il est membre de l’Association des journalistes automobile du Canada (AJAC) et juge au Canadian Truck King Challenge. Il cumule plus de 10 ans d’expérience en rédaction et plus de 15 ans dans l’industrie automobile ainsi que dans le secteur des petites entreprises.


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Une approche globale pour assurer des opérations fiables Par Mario Cywinski

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u cours du récent événement Reliable Plant 2019 Conference and Exhibition qui s’est tenu à Cleveland, le magazine MRO a eu l’occasion de participer à des séances

de formation couvrant un large éventail de sujets dans le domaine de la maintenance. Une de ces séances traitait du sujet suivant : Fiabilité opérationnelle – qu’est-ce que c’est, et comment l’atteindre?

Les conférenciers venaient de l’entreprise ReliabilityX : George Williams, fondateur et PDG, ainsi que Joseph Anderson, directeur de l’exploitation. Leur présentation portait sur

Photo : kali9 / Getty Images

Opérationnaliser la fiabilité


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la manière d’adopter une approche globale pour assurer la fiabilité opérationnelle. Ils ont expliqué comment des opérations fiables comblent le fossé entre les silos organisationnels de la compagnie (vision verticale) en intégrant tous les aspects des activités pour se concentrer sur la création de valeur dans l’entreprise. Ils ont présenté un tableau qui permet de mieux comprendre à quel point il est difficile pour une organisation de générer de la fiabilité. Le tableau

dressait un portrait de l’atteinte des objectifs organisationnels grâce à l’atteinte des objectifs d’actifs et des objectifs opérationnels, et ce, par le biais d’une stratégie judicieuse et d’une exécution tactique. Ils ont expliqué que la fiabilité opérationnelle visait à assurer que chaque parcelle de rendement repose sur l’élimination des pertes. Une exploitation fiable consiste à minimiser les pertes, pas seulement les pannes. La fiabilité opérationnelle se révèle une approche

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proactive suggérant que les pertes soient perçues comme des défaillances afin d’être éliminées. MRO s’est entretenu avec MM. Williams et Anderson pour approfondir l’approche globale de la fiabilité opérationnelle qu’ils ont présentée. Maintenance, Réparation et Opération : Vous avez parlé d’une approche globale de la fiabilité, pouvez vous expliquer ce concept? George Williams/Joseph Anderson :


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La fiabilité, un peu comme la sécurité, doit impliquer tout le monde. Une machine pourrait avoir un historique de zéro panne, si les achats cherchent à économiser un sou par conteneur, et que les nouvelles spécifications du conteneur nécessaires pour économiser ce sou causent de petits arrêts de production, non seulement ne réaliserez-vous jamais d’économies, mais vous augmenterez vos coûts de production en raison de ses arrêts. Les achats, évoluant dans leur silo, réclament des économies de coûts et s’encouragent quand le rendement diminue, sans que personne voie la relation de cause à effet. Cela se produit dans de nombreux groupes. Bien que chaque silo pense qu’il pose le bon geste, sans approche globale, sans objectifs communs et sans formation, le rendement en souffrira inévitablement.

GW/JA : Ne pas poursuivre les seuls objectifs de l’entreprise, mais bien comprendre ce qui est possible, et le réaliser. S’assurer que chaque personne comprend son impact sur la fiabilité; ainsi que la culture en évolution, non en mutation. MRO : Pouvez-vous approfondir sur l’analyse des pertes et son rôle dans la MRO? GW/JA : L’analyse des pertes cherche à identifier l’impact sur le rendement. Elle les répertorie dans 25 catégories, lesquelles nous indiquent quels types de pertes contribuent à un rendement inférieur au rendement accessible. Alors que la fiabilité opérationnelle vise à éliminer les pertes, la gestion de la MRO joue un rôle important dans l’élimination de certaines pertes. Par exemple, s’assurer que les consommables nécessaires aux activités de production sont dis-

ponibles ponctuellement et facilement s’avère essentiel en matière de rendement global. Un filtre pour l’encre d’imprimante obstrué qui ne peut pas être remplacé immédiatement peut avoir un impact majeur sur l’équipe de production. En outre, les composants nécessaires à la maintenance, comme ceux des pièces d’usure à remplacer dans le cadre de la maintenance préventive ou les pièces de rechange essentielles, doivent être gérés de manière appropriée.

d’outils, zones de magasin, hangars de stockage, etc. 2. Stockage inadéquat des pièces de rechange en raison : a.  de l’absence d’analyse mathématique ROP visant à ajuster le niveau de stock en fonction du roulement; b.  de l’existence de magasins satellites qui freinent le roulement et accumulent l’inventaire – réduisant le niveau de stock disponible ponctuellement.

Voici quelques pratiques à proscrire pour une saine gestion des MRO : 1.  Temps moyen de réparation (TMR) augmenté par le temps consacré à la recherche : chariots

3. Manque de contrôle du magasin et de ses articles. Cela occasionne les problèmes ci-dessus. La liste peut s’allonger, mais le point à retenir est qu’une bonne gestion des pièces de MRO contribue à

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MRO : Selon vous, quels sont les principaux objectifs de la fiabilité opérationnelle?


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GW/JA : La maintenance commence par les opérations. Elles constituent la première ligne de défense. Les gens qui y travaillent connaissent le pouls de la chaîne. Si nous choisissons d’investir en eux afin de leur faire comprendre le processus de fabrication d’un point de vue mécanique, et leur permettre de rechercher les défectuosités et les sources de pertes de manière proactive, ils pourront jouer un rôle considérable dans la fiabilité opérationnelle. MRO : À votre avis, quels sont les aspects les plus importants de la fiabilité opérationnelle?

réduire les pertes, tant pour les activités d’exploitation que de maintenance.

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MRO : Vous avez mentionné à quel point les organisations sont comme des équipes de football. Pouvez-vous développer? GW/JA : Il s’agit d’une analogie qui compare une usine à une équipe de football dont le plus grand rival est perdu : •L  e directeur de l’usine est le coach; • Le directeur de la maintenance se veut le quart-arrière; • Le service de maintenance est constitué des attaquants; • Le groupe d’exploitation est constitué des défenseurs;

•L  ’organisation de la qualité s’avère l’arbitre; • L’entreprise joue le rôle du service à la clientèle; • Les services de sécurité et de formation sont les entraîneurs sportifs; • La logistique est... la logistique. Les pertes sont le plus grand rival qui vous empêche d’être les champions du monde. Elles sont là pour vous avoir, et elles gagnent! Les usines sont en moyenne efficaces à 33 %. Néanmoins, les usines de classe mondiale le sont entre 70 et 85 %, selon la gamme de produits en cause. MRO : Dans quelle mesure est-ce important que les opérations participent à la maintenance?

GW/JA : Les gens, les gens, les gens! La compréhension des activités. La compréhension de l’impact des pertes sur les objectifs de l’entreprise et les pertes par lesquelles vous êtes concernés. La responsabilisation de votre équipe, afin de lui permettre d’éliminer ses propres pertes. La responsabilisation comporte deux volets. Tout d’abord, vous devez « instaurer » une politique de responsabilisation. C’est la partie facile. Si la direction rassemble tout le monde dans une salle et dit « vous êtes responsables », cette seule étape n’inculquera pas la responsabilisation. Le second volet s’avère plus important : les gens doivent « se sentir » responsabilisés. C’est là que la plupart des efforts pour « changer » la culture ou responsabiliser les gens échouent. MRO Mario Cywinski est rédacteur en chef du présent magazine et de sa publication soeur anglophone Machinery and Equipment MRO. Il est membre de l’Association des journalistes automobile du Canada (AJAC) et juge au Canadian Truck King Challenge. Il cumule plus de 10 ans d’expérience en rédaction et plus de 15 ans dans l’industrie automobile ainsi que dans le secteur des petites entreprises.


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Quoi de neuf dans l’équipement spécialisé? Boyau d’air robuste de Continental

Microtransformateur à tension primaire de Larson Electronics

Nouveau boyau d’air robuste Super Rock Drill 600 HT de Continental. Conforme aux directives de l’ARPM relatives à une usine de sécurité 4:1, ce boyau supporte une pression de travail de 600 psi. Son caoutchouc en EPDM offre une bonne résistance à l’ozone dans les applications extérieures. Ce boyau ARPM classe B en PE-C supporte la chaleur, résiste moyennement à l’huile et convient à une température de fonctionnement jusqu’à 135 °C. Ce tuyau industriel noir comporte des câbles torsadés permettant une pression de travail et des températures élevées. Il comprend un revêtement en EPDM jaune conforme aux normes de résistance à l’ozone de l’industrie. www.continental.com

Le microtransformateur de Larson Electronics fournit une tension d’alimentation primaire de 440 V et une tension de sortie de 220 V. Son noyau est fait de tôles d’acier au silicium. La conception du microtransformateur MMT400V-250VA-220V permet d’installer des douilles de fusible. Offrant fiabilité et protection contre les défaillances des équipements critiques, il est doté de couvercles moulés et sa puissance nominale s’élève à 0,25 kVA (250 VA). Il comprend une isolation de classe C (130 °C) et soutient une augmentation de température de 80 °C. Ses enroulements sont entièrement encapsulés et ses pieds de montage en acier solide sont soudés ou boulonnés au noyau. www.larsonelectronics.com/

Régulateurs MS2 de Festo Le régulateur d’air comprimé MS2 pèse de 28 à 31 g et le filtre-régulateur MS2 pèse de 35 à 38 g. La largeur des deux unités totalise 28 à 31 mm selon le raccord (M5 ou QS6) utilisé. Léger et de petite dimension, le MS2 peut être installé directement sur des composants en mouvement dans des applications dynamiques. Malgré leur grande capacité de commande, les unités MS2 ont un effet négligeable ou nul sur la cinématique de la machine ou du système sur lequel elles sont installées. Fabriquées en matériaux polymères, les unités de service MS2 procurent un débit de 350 l/min pour le régulateur de pression et de 310 l/min pour le filtre-régulateur. Elles sont en mesure de filtrer des particules aussi petites que 5 microns. Les boyaux d’un diamètre extérieur de 6 mm peuvent être raccordés directement au MS2 à l’aide de raccords QS6. www.festo.com

Pince-étau Vise-Grip d’Irwin Les pinces-étaux Vise-Grip d’Irwin sont offertes avec des mâchoires lisses pour une utilisation sans dommage et un mécanisme à cliquet GrooveLock. Les mâchoires antimarques minimisent les dommages aux pièces chromées et plaquées. Cet outil remplace les clés métriques et impériales jusqu’à 38 mm. Offertes en modèles 8 et 10 pouces, ces pinces sont équipées de poignées à double matériau ergonomiques et antipincement. www.irwin.com


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Logiciel Thermal Studio de Flir Le logiciel d’analyse et de génération d’images thermiques Thermal Studio de Flir Systems inc. est destiné aux thermographes qui utilisent des caméras thermiques portables Flir, des caméras d’imagerie optique du gaz (OGI) et des drones équipés de caméras thermiques. Ce logiciel propose des fonctions de mesure, une fonctionnalité de formule avancée et des modèles d’analyse personnalisés. Il permet de traiter des lots de photos ou de vidéos thermiques. Les opérateurs de drones qui enregistrent de nombreuses images lors d’une étude de lieu peuvent réviser ou extraire des données de points chauds et les exporter pour une analyse ultérieure. Le Thermal Studio de Flir permet d’accélérer le traitement postproduction d’images et de vidéos thermiques complexes, notamment des tracés multisources et des calculs informatisés de formules, l’exportation multiformats et l’imagerie dynamique multispectrale de Flir, laquelle superpose des détails de lumière visible sur des images thermiques. Prenant en charge plus de 20 langues, le programme est compatible avec Windows 7, 8 et 10. www.flir.com/thermal-studio

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de données, accessible partout et à tout moment. IT Advisor rend la gestion et l’exploitation des centres de données plus efficaces en permettant aux exploitants de centres de grande envergure et aux installations en colocation de réduire leurs dépenses d’exploitation et de maximiser leur temps de service en optimisant leurs capacités, en analysant l’impact de leurs activités et en automatisant leurs flux de travaux. Voici un résumé des caractéristiques et avantages des solutions offertes : gestion des actifs pour un inventaire précis (les données sont affichées en direct pour bénéficier d’un accès instantané aux paramètres des actifs); planification des risques pour une gestion proactive des incidents (le rapport d’analyse d’impact indique l’impact potentiel des incidents sur les équipements et l’infrastructure); gestion des modifications pour tous les mouvements, ajouts et remplacement d’actifs (l’automatisation du flux de travaux garantit la réduction des erreurs humaines et le déploiement des meilleures pratiques). Pour les fournisseurs de colocation, EcoStruxure IT Advisor offre une vue du plancher (zones, cages, étagères) et des actifs informatiques, ainsi que des rapports détaillés sur l’utilisation du plancher et des étagères. www.schneider-electric.ca

FLO Components présente sa pompe à huile rechargeable 18 V au Canada

Solutions de centre de données en nuage de Schneider Electric Les solutions de centre de données EcoStruxure IT Advisor de Schneider Electric constituent un moyen simplifié de déployer la gestion d’un centre

La Macnaught BOP20 de FLO Components ltée s’avère la première pompe à huile de qualité industrielle pour seaux de 5 gallons alimentée par pile rechargeable de 18 V, entièrement portable. La conception modulaire de la BOP20 permet de transférer sa tête motrice sur plusieurs tiges de pompe afin de réduire les coûts de configuration et d’éliminer la contamination croisée. www.flocomponents.com


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Rideau lumineux de sécurité Omron Omron Automation Americas a lancé le rideau lumineux de sécurité F3SG-SR afin d’ajouter de la flexibilité à la conception des chaînes de production. Les fabricants pourront ainsi se conformer plus facilement aux normes de sécurité mondiales. L’offre d’Omron permet de réduire la complexité et le temps d’installation en minimisant le nombre de connexions de câblage et en fournissant un code de couleur pour une vérification rapide de l’état et de l’alignement du faisceau. Le F3SG-SR répond à un large éventail de besoins de fabrication en convenant aux milieux rigoureux. Il est homologué IP67G pour résister à l’huile et peut fonctionner à des températures aussi basses que -30 °C (-22 °F). automation.omron.com

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sur site modernes dotés de la connectivité en un clic. Il prend également en charge les fonctions de surveillance et de diagnostic des instruments soutenues par les technologies Heartbeat et FieldCare d’Endress+Hauser. Livrée avec Windows 10 Pro, la tablette offre un écran tactile multipoint ACL HD de 10,1 po, un verre double Gorilla, une caméra à mise au point automatique de 5 Mpx, une caméra frontale de 2 Mpx et un espace de stockage pouvant atteindre 128 Go. Les ports de communication et les réseaux pris en charge comprennent les ports USB, Ethernet, HDMI, Wi-Fi et Bluetooth – 4G LTE et GPS offerts en option. L’autonomie de la batterie s’élève à cinq heures. www.us.endress.com/SMT77

Rotalign Touch EX de Pruftechnik

Field Xpert SMT77 d’Endress+Hauser Endress+Hauser a lancé la tablette robuste Field Xpert SMT77 permettant de gérer les instruments sur site et de documenter l’avancement des travaux. L’appareil permet la gestion des actifs d’une installation dans les zones dangereuses de classe 1, division 1. Comportant une bibliothèque de plus de 2700 appareils et de pilotes de communication préinstallés, le Field Xpert SMT77 prend en charge les interfaces de service HART, PROFIBUS DP/PA, Foundation Fieldbus, Modbus, CDI et Endress+Hauser. Il peut se connecter directement aux appareils d’instrumentation sur site via un port USB, un modem sans fil Bluetooth, une passerelle, une connexion E/S à distante ou un multiplexeur vers un jeu de barres. Ce système fonctionne donc avec de nombreux instruments

Le système ROTALIGN touch EX de Pruftechnik est destiné aux professionnels de la maintenance travaillant dans des milieux explosifs. Ainsi, les techniciens en maintenance oeuvrant dans les industries du pétrole et du gaz, de la pétrochimie et de la transformation chimique peuvent utiliser la technologie à laser unique de Pruftechnik et la tablette robuste à écran tactile pour effectuer l’alignement au laser de l’arbre des machines. Parmi les fonctionnalités du système, notons le mode Balayage continu (Sweep) et la fonction Déplacement en direct permettant de corriger simultanément et en temps réel l’alignement horizontal et vertical. La fonction vertiSWEEP permet de mesurer les machines verticales comprenant un seul arbre et un support de bras rotatif d’arbre à cardan. Un assistant d’analyse du désalignement (Soft Foot) et un simulateur de déplacement sont également offerts, lesquels permettent à l’opérateur de simuler des valeurs de calage et des corrections horizontales avant de modifier le réglage de la machine. Les utilisateurs du ROTALIGN touch EX bénéficient également d’une connectivité mobile complète comprenant le Wi-Fi, une caméra intégrée, la RFID et le logiciel Aligment Reliability Center 4.0 pour PC. La tablette se connecte directement au logiciel d’alignement via le réseau Wi-Fi de l’entreprise ou le nuage. www.pruftechnik.com


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Les solutions de joints Daemar permettent à la fois de prolonger la durée de vie des roulements et de réduire leurs frais d’entretien. De dimensions impériales et métriques, ces joints offrent une variété de conceptions et de matériaux pour satisfaire toutes les applications – grandeur de l’arbre : 1/4" à 40".

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