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Passion et partage La Fondation de bienfaisance de la banque Pictet est fière de soutenir le projet «Les jeunes au cœur du Grand Théâtre». En participant à ce programme de formation, nous nous engageons en faveur de la génération à venir. Nous sommes particulièrement heureux de pouvoir offrir aux talents de demain l’opportunité de découvrir les joies de l’opéra et du ballet, et peut-être même de susciter des vocations. Les associés de Pictet & Cie vous souhaitent une très belle saison 2013-2014.

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P A R T E N A I R E S D U G rand T h é â tre de G en è v e Ville de Genève

Partenaire de saison

Association des communes genevoises

Partenaire fondateur de la troupe des jeunes solistes en résidence

Département de l’instruction Publique, de la culture et du sport

Partenaire de production

Partenaire de saison cercle du Grand Théâtre de Genève

Partenaire de production

P A R T E N A I R E S D U gene v a o pera p o o l

Partenaire de production

Banque Pictet & Cie Cargill International SA Mirelis InvesTrust SA Totsa Total Oil Trading Union Bancaire Privée SA Partenaire du ballet du Grand Théâtre

Partenaire du programme pédagogique

Partenaire des récitals

P A R T E N A I R E S d ’ é c h ange Exersuisse Fleuriot Fleurs Generali Assurance taittinger Unireso Visilab

Fondation Valeria Rossi di Montelera Partenaires de projet

Thespina & Trifon Natsis

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P A R T E N A I R E S m edia

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La troupe du Ballet du Grand Théâtre (de gauche à droite et de bas en haut) Isabelle Schramm, Vladimir Ippolitov, Sarawanee Tanatanit, Xavier Juyon, Geoffrey Van Dyck, Virginie Nopper, Joseph Aitken, Fernanda Barbosa, Nathanaël Marie, Daniela Zaghini, Nahuel Vega, Angela Rebelo, Yu Otagaki, Aurélien Dougé, Armando Gonzalez, Natan Bouzy, Ornella Capece, Andie Masazza, Gabriela Gomez, Loris Bonani, Paul Girard, Sara Shigenari

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Joseph Aitken (Puck/Obéron) et Yu Otagaki (Une fée/Titania)

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Daniela Zaghini (Hermia) et Nathanaël Marie (Démétrius)

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au Grand Théâtre de Genève nouvelle production création mondiale 4 | 5 | 7 | 9 octobre 2013 à 19 h 30 6 octobre 2013 à 15 h b a l l et

du

grand

t h é â tre

de

gen è v e

l e son g e d’une nuit d’été chorégraphie

m i c h e l

k e l e m enis

inspiré par l'ouverture et la musique de scène pour A Midsummer Night's Dream de William Shakespeare par Félix Mendelssohn, représentées ensemble pour la première fois à Potsdam, le 14 octobre 1843.

Durée du spectacle : approx. 1 h 20, sans entracte

Avec le soutien de

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Sarawanee Tanatanit (Héléna) et Geoffrey Van Dyck (Lysandre)

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Chorégraphie

Michel Kelemenis

Scénographie, costumes & lumières Lumières

Nicolas Musin Jean-Marc Skatchko

Joseph Aitken Yu Otagaki Sarawanee Tanatanit Geoffrey Van Dyck Daniela Zaghini Nathanäel Marie Paul Girard Loris Bonani Natan Bouzy Armando Gonzalez Vladimir Ippolitov

Puck / Obéron Une fée / Titania Héléna Lysandre Hermia Démétrius Pyrame Thisbé Trois comédiens

Avec Fernanda Barbosa, Ornella Capece, Gabriela Gomez, Andie Masazza, Virginie Nopper, Angela Rebelo, Isabelle Schramm, Sara Shigenari, Aurélien Dougé, Xavier Juyon, Nahuel Vega

Basel Sinfonietta Direction

Robert Reimer Ballet du Grand Théâtre de Genève Direction

Philippe Cohen

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Sommaire Un philtre, un âne... par Michel Kelemenis Un bestiaire d'objets et de corps par Nicolas Musin Argument par Michel Kelemenis « Elle me prend... par la bride »... extrait des Métamorphoses d’Apulée Promenons-nous dans les bois... par Daniel Dollé Félix Mendelssohn par Benoît Payn

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Cette année-là. Genève en 1843 Production Biographies

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Informations pratiques Billetterie du Grand Théâtre Cercle du Grand Théâtre

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Le Ballet en tournée

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La musique Ein Sommernachtstraum (Le Songe d’une nuit d’été), op. 61

- Fanfare (N° 10a Allegro comodo)

Octuor pour cordes en Mi bémol majeur, op. 20

- Allegro moderato ma con fuoco - Andante - Scherzo - Presto

Lieder ohne Worte (Romances sans paroles)

- N°1 en Mi bémol majeur, pour piano seul, op. 30

Ein Sommernachtstraum (Le Songe d’une nuit d’été), op. 61

- Danse bergamasque (N°11 Allegro di molto) - Scherzo (N°1 Allegro vivace) - Marche des elfes (N°2 Allegro vivace) - Intermezzo (N°5 Allegro appassionato) - Notturno (N°7 Con moto tranquillo) - Marche nuptiale (N°9 Andante comodo) - Marche funèbre (N°10b Andante comodo) - Ouverture (Allegro di molto)

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Titania, Bottom et les fées (détail) Johann Heinrich Füssli, 1790 Tate Gallery, Londres huile sur toile

Un philtre, un âne... par Michel Kelemenis

L

a pièce de théâtre Le Songe d’une nuit d’été trace une satire de société. Texte empreint d’ironie, trois intrigues s’y entremêlent. William Shakespeare use de cette complexité pour malmener la moralité et la relation amoureuse. Il s’amuse de la magie divine d’un philtre associée avec hardiesse aux assauts d’un âne, symbole s’il en est des errements du désir. Une anecdote discrète offre à l’auteur l’articulation dramaturgique idéale entre le monde des dieux et celui des hommes  : une flèche du maladroit Cupidon échoue sur une fleur dont l’infusion magique agit comme un irrépressible aphrodisiaque.  La musique de scène de Félix Mendelssohn illustre idéalement la comédie théâtrale. Elle paraît moins adaptée au ballet, et sa durée, courte, invite à lui associer la puissance de l’Octuor à cordes. Rapprochées, ces deux œuvres révèlent un compositeur fougueux à la fibre mélodique subtile. Une Romance sans paroles pour piano articule les deux mondes, tangible pour les hommes et les femmes, onirique pour les elfes et les fées. L’obstacle musical majeur reste la Marche nuptiale, qu’un rituel païen au regard de la coutume détourne dans cette transposition scénique, pour s’adresser aux sens

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plutôt qu’aux sentiments.  Ici, le personnage maladroit est Puck. Il tire les fils d’un récit adapté pour être « lisible en scène par la danse ». De son nuage fantaisiste, le lutin lance les projectiles stupéfiants et s’amuse de tous. Il s’éprend d’une fée et la contraint pour en faire sa reine en même temps qu’il désunit deux couples d’humains. La forêt, emblème récurrent de la mise à l’épreuve, prend les atours d’un élégant cortège succombant sans discernement au désir charnel et au ravissement. Les univers emmêlés s’éclairent par la grâce de cinq ordonnateurs de réjouissances, et les noces, fussent-elles forcées, se consomment finalement en légitimité. Le merveilleux, le grotesque et le mystère présents dans le Songe d’une nuit d’été l’assimilent à un conte pour adultes. Le contexte sociétal historique disparu, ses ingrédients s’assemblent en une texture poétique dans laquelle se reflètent encore et certainement pour toujours passion, pouvoir et vanité. Tracés par le scénographe et costumier Nicolas Musin, les lieux sont éthérés et les silhouettes raffinées, qu’habitent et incarnent les vingt-deux artistes exceptionnels du Ballet du Grand Théâtre de Genève. MK

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Un bestiaire d’objets par Nicolas Musin

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ette nouvelle fonction de plasticien, après une longue carrière de danseur, est une sorte de retour à mes origines. Je me suis réconcilié avec cette Belgique natale que j’avais longtemps ignorée. Il y a dans ce pays quelque chose de foncièrement « bipolaire » : un gouvernement quasi parodique face à une créativité foisonnante. Mélange de pragmatisme, d’innovation et de romantisme, la création belge se démarque par sa singularité et son approche alternative. Nourri par une constellation d’artistes tels Ensor, Magritte, Spilliaert ou encore Walter Van Beirendonck et Martin Margiela (designers), je peux affirmer que les accessoires et les costumes du Songe ne viennent pas de nulle part ? Le Songe d’une nuit d’été, pièce parodique, émou-

vante et onirique – aux sous-entendus majoritairement sexuels – est évidemment un vivier en matière de création scénographique. Mais aussi un piège car on ne peut se situer uniquement dans un univers naïvement magique ou à l’inverse dans un univers banalement provocateur. S’il aurait été « facile » de dessiner des créatures imaginaires dénuées de sens, des anatomies qui dérangent ou encore une scénographie décalée, « habiller » le Songe de Michel Kelemenis fut avant tout le refus de cette trivialité. Michel souhaitant privilégier une lisibilité de l’œuvre par la danse, j’ai du imaginer un espace qui n’entraverait ou ne déporterait pas son axe dramaturgique très subtil. Mes intuitions et sensations de danseur demeurent quand je pénètre le paysage d’une œuvre ou d’un chorégraphe. À chaque nouvelle

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et de corps création plastique, je continue de questionner la nature du geste et de penser à cette sorte d’invisibilité, d’immatérialité qui sied au mouvement. Le décor de ce nouveau Songe est une sorte de « vêtement » estival, léger, fluide, presque transparent (rappelant le ciel ouvert de certains théâtres élisabéthains dont le Globe), largement accessoirisé. Ces accessoires qui illustrent autant la nature corrompue des rapports humains que la féérie, l’alternance des lieux entre intérieur et extérieur, sont une interprétation ludique sinon disproportionnée de certains classiques du design – dont le mobilier amoureux ou la fraise élisabéthaine – ou encore de certains objets circassiens. Pour développer de nouveaux rapports avec le danseur, son corps et son personnage, pour souligner la bestialité profonde de l’oeuvre. 

Les corps sont habillés ou déshabillés selon les scènes. Pas de masques. L’image de Puck (et Cupidon !) est démultipliée, jouant avec l’ambiguité sexuelle et la notion de créature. Les couples (Lysandre, Hermia, Démétrius et Héléna) sont en connexion étroite avec le monde réel. La cour est « végétale », tel un reflet ou une mémoire de la forêt. Les comédiens sont plus artificiels, exacerbés sinon stéréotypés. La nudité est suggérée. C’est ma première collaboration avec Michel Kelemenis et le Ballet du Grand Théâtre de Genève. J’ai découvert un chorégraphe d’une grande intelligence totalement dévouée à la danse. Je crois avoir mis mes idées au service des siennes face à une œuvre complexe tant au niveau dramaturgique que musical. Une œuvre qui englobe tout ce que l’art de la scène représente. NM

Croquis des costumes de Nicolas Musin pour la création du Songe de Michel Kelemenis.

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argument

par Michel Kelemenis

(avec l’aide de William Shakespeare, en gras)

[Un bois près d’Athènes. Il fait nuit. La lune brille.]

C’est la nuit la plus courte de l’année. La nuit du solstice d’été, le 21 juin, quand, à peine couché, on est déjà réveillé par les oiseaux qui jasent et le soleil qui se prépare à monter très haut dans le ciel. Une nuit où, sans être éveillé, on ne dort pas vraiment non plus. Le sommeil n’est plus qu’un rêve à demi-éveillé : c’est le songe d’une nuit d’été où les chemins des mortels croisent ceux des fées.

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Dans cette nuit un peu spéciale, une bande de comédiens amateurs vient nous raconter que l’Amour a commencé à faire des siennes. Cupidon, en s’exerçant avec son arc, a perdu une flèche qui s’est fichée en terre, quelque part. À l’endroit où cette flèche est tombée, une fleur magique a poussé. Le pistil de cette fleur contient un suc qui « exprimé sur les paupières endormies d’un homme ou d’une femme, les rend amoureux fous de la première créature vivante qui s’offre à leurs regards. »

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Dans le monde de la nuit d’été, cette fleur va mettre les choses en mouvement. Les rois et les reines ne s’aiment plus. Obéron et Titania, le roi et la reine des fées, se sont disputés. Thésée et Hippolyta, le roi et la reine d’Athènes, n’ont jamais été amoureux, on les a obligés, par raison d’état, à se marier. On raconte que c’est sous l’effet du jus de la fleur magique que leur mariage forcé a pu avoir lieu. Mais l’effet des philtres d’amour ne suffit pas pour rendre le bonheur possible… Le roi des fées a un serviteur, Puck, le « bouffon des esprits », un lutin qui lui sert de messager et

d’esprit-à-tout-faire. Il a l’ordre de ramasser la fleur et de s’en servir pour se venger de sa reine : il faudra « frotter légèrement les yeux de Titania, et lui remplir le cerveau d’odieuses fantaisies. » Ainsi, la reine des fées tombera amoureuse du premier être vivant qu’elle verra : « Réveille-toi à l’approche d’un objet hideux ! » Dans mon rêve de chorégraphe (comme dans ceux, un peu fous, du petit matin des courtes nuits d’été !), les identités se superposent et les sentiers se compliquent. Puck, la fleur à la main, n’est plus si différent du roi des fées, son maître. Et celui qui se saisit du pouvoir de la fleur, ne devient-il pas aussi un peu Cupidon ?

De bourreau des cœurs, Puck va devenir sa propre victime. Par maladresse, comme Cupidon, cet archer qui rate ses cibles, il va goûter accidentellement de son suc magique. En ouvrant les yeux, la première créature qu’il voit, loin d’être un objet hideux, est l’une des fées venues festoyer dans la forêt avec les elfes sous la pleine lune. La Fée dont Puck tombe amoureux ne veut rien savoir de lui, alors que ce pauvre Puck n’a d’yeux que pour elle. La poursuite s’engage : Puck veut faire de la Fée récalcitrante une véritable Reine Titania.

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Joseph Aitken (Puck/Obéron) lors des répétitions cet été au studio Balanchine du Grand Théâtre de Genève.

parmi les amoureux humains, ce qui va donner à Puck l’occasion de procéder à de nouvelles aspersions du jus magique. Sur le terrain / Dormez profondément. / Je vais appliquer / Sur vos yeux, / Doux amant, un remède, Quand tu t’éveilleras, / Tu prendras / Un vrai plaisir / À revoir / Ta première amante.


Quatre jeunes Athéniens se sont égarés à la tombée de la nuit dans les bois où pousse la fleur magique. Démétrius est amoureux de Hermia et la malheureuse Héléna aime Lysandre… qui n’a d’yeux que pour Hermia. Leurs histoires de couple vont se déployer par une danse qui leur fait vivre différentes situations d’approche et de séparation. La Fée, poursuivie par Puck, vient se réfugier

Et pendant ce temps, les comédiens amateurs, qui sont des artisans au quotidien, n’ont jamais cessé de nous raconter une vieille légende d’un couple d’amoureux Pyrame et Thisbé. Normalement, cette histoire finit très mal, mais à force d’être interrompus par des amants égarés et des fées harcelées, ils n’arrivent pas à la conclure selon leur scénario. Thésée se rappelle ce qu’il a dit à Hippolyta : « Je t’ai courtisée avec mon épée, et j’ai gagné ton amour en te faisant violence ; mais nous allons nous remarier et cette fois par amour, au milieu de la pompe, des spectacles et des réjouissances. » Fées et esprits, roi et reine, amantes et amants, ne se rappelleront des « accidents de cette nuit que comme les tribulations d’un mauvais rêve ». Et le proverbe connu / On prend son bien où on le trouve, / S’accomplira à ton réveil. / Jeannot aura sa Jeanneton ; / Rien n’ira de travers / Chacun reprendra sa jument, / Et tout sera bien. MK

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« Elle me prend... par la bride »... Apulée, Les Métamorphoses ou L’Âne d’or, IIème siècle après J.-C.

L

ucius, un aristocrate, est curieux de magie. Ayant appris que Pamphile, une dame, est tenue pour une dangereuse sorcière, il entreprend de séduire Photis, sa servante. Un soir, celle-ci lui permet d’observer sa maîtresse en cachette, pendant qu’elle se transforme en hibou afin de voler sans obstacles vers le jeune homme qu’elle convoite. Lucius, fasciné par ce qu’il vient de voir, demande à Photis de le transformer à son tour en oiseau. Mais celleci se trompe dans le choix de sa pommade magique.

Lucius a été puni pour sa curiosité. Voilà ce qu’il en coûte aux mortels de vouloir conquérir des pouvoirs surnaturels ! C’est l’aspect édifiant de l’histoire, exposé de façon explicite dans l’épisode central de l’œuvre : « Amour et Psyché ». Lucius est retombé de l’état d’homme à celui d’animal. D’où s’ensuivent pour le jeune homme quantité de malheurs. Après de nombreuses péripéties, il est enfin acheté par Thiasus qui le dresse à contrefaire l’homme et le montre à la foire. À Corinthe, une dame riche s’amourache de l’âne savant et négocie avec le maître une nuit d’amour en sa compagnie.

Après m’avoir répété cette instruction, elle se glisse dans le réduit, non sans trembler de tous ses membres. Elle prend dans le coffret une petite boîte dont je m’empare et que je baise, en la suppliant de faire que je puisse voler. En un clin d’œil je me mets nu, et je plonge mes deux mains dans la boite. Je les remplis de pommade, et je me frotte de la tête aux pieds. Puis me voilà battant l’air de mes bras, pour imiter les mouvements d’un oiseau ; mais de duvet point, de plumes pas davantage ; ce que j’ai de poil s’épaissit, et me couvre tout le corps. Ma douce peau devient cuir. À mes pieds, à mes mains, les cinq doigts se confondent et s’enferment en un sabot ; du bas de l’échine il me sort une longue queue, ma face s’allonge, ma bouche se fend, mes narines s’écartent, et mes lèvres deviennent pendantes ; mes oreilles se dressent dans une proportion démesurée. Plus de moyen d’embrasser ma Photis ; mais certaine partie (et c’était toute ma consolation) avait singulièrement gagné au change.

Le dîner du patron fini, nous passons de la salle à manger dans la chambre où je logeais, où nous trouvâmes la dame languissant déjà dans l’attente. Quatre eunuques posent à terre quantité de coussins moelleusement renflés d’un tendre duvet, et destinés à former notre couche. Ils les recouvrent soigneusement d’un tissu de pourpre brodé d’or, et par-dessus disposent avec art de ces petits oreillers douillets dont se servent les petites maîtresses pour appuyer la figure ou la tête ; puis, laissant le champ libre aux plaisirs de leur dame, ils se retirent, fermant la porte après eux. La douce clarté des bougies avait remplacé les ténèbres. La dame alors se débarrasse de tout voile, et quitte jusqu’à la ceinture qui contenait deux globes charmants. Elle s’approche de la lumière, prend dans un flacon d’étain une huile balsamique dont elle se parfume des pieds à la tête, et dont elle me frotte aussi copieusement, surtout aux jambes et aux naseaux. Elle me couvre alors de baisers, non de ceux dont on fait métier et marchandise, qu’une courtisane jette au premier venu pour

(Livre III - section XXIV)

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son argent ; mais baisers de passion, baisers de flamme, entremêlés de tendres protestations : Je t’aime, je t’adore, je brûle pour toi, je ne puis vivre sans toi ; tout ce que femme, en un mot, sait dire pour inspirer l’amour ou pour le peindre. Elle me prend ensuite par la bride, et me fait aisément coucher. J’étais bien dressé à la manœuvre, et n’eus garde de me montrer rétif ou novice, en voyant, après si longue abstinence, une femme aussi séduisante ouvrir pour moi ses bras amoureux. Ajoutez que j’avais bu largement et du meilleur, et que les excitantes émanations du baume commençaient à agir sur mes sens. Mais une crainte me tourmentait fort. Comment faire, lourdement enjambé comme je l’étais, pour accoler si frêle créature, pour presser de mes ignobles sabots d’aussi délicats contours  ? Ces lèvres mignonnes et purpurines, ces lèvres qui distillent l’ambroisie, comment les baiser avec cette bouche hideusement fendue, et ces dents comme des quartiers de roc ? Comment la belle enfin, si bonne envie qu’elle en eût, pourrait-elle faire place au logis pour un hôte de pareille mesure ? Malheur à moi ! me disais-je, une femme noble écartelée ! Je me vois déjà livré aux bêtes, et contribuant de ma personne aux jeux que va donner mon maître. Cependant les doux propos, les ardents baisers, les tendres soupirs, les agaçantes œillades, n’en allaient pas moins leur train : Bref, je le tiens, s’écrie la dame, je le tiens, mon tourtereau, mon pigeon chéri ! Et, m’embrassant étroitement, elle me fit bien voir que j’avais raisonné à faux et craint à tort ; que de mon fait il n’y avait rien de trop, rien de trop pour lui plaire ; car, chaque fois que, par ménagement, je tentais un mouvement de retraite, l’ennemi se portait en avant d’un effort désespéré, me saisissait aux reins, se collait à moi par étreintes convulsives, au point que j’en vins à douter si je ne péchais pas plutôt par le trop peu. Et, cette fois, je trouvai tout simple le goût de Pasiphaé pour son mugissant adorateur. La nuit s’étant écoulée dans cette laborieuse agitation, la dame disparut à temps pour prévenir l’indiscrète lumière du jour, mais non sans avoir conclu marché pour une répétition. (Livre X - sections XX-XXII)

Les Sorcières de Thessalie (couverture) Georges Pichard, 1985 Editions Glénat, Grenoble Illustration

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Connaissez-vous cette histoire frivole D’un certain âne illustre dans l’école ? Dans l’écurie on vint lui présenter Pour son dîner deux mesures égales, De même force, à pareils intervalles ; Des deux côtés l’âne se vit tenter Également, et, dressant ses oreilles, Juste au milieu des deux formes pareilles, De l’équilibre accomplissant les lois, Mourut de faim, de peur de faire un choix.

Le scénographe Nicolas Musin et le chorégraphe Michel Kelemenis dans le parc des Bastions, à Genève en septembre 2013.

Voltaire, La Pucelle d’Orléans (1784)

Promenons-nous dans les bois...

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par Daniel Dollé

’où provient le suc que Puck instille sur la paupière des amants ? Saurions-nous le découvrir dans un manuel de botanique ou dans un grimoire de magie des siècles fertiles en sorcellerie ? S’agit-il du poligonia qui fait coïter beaucoup ? Qu’importe. Qui n’a pas rêve d’un tel suc qui rend amoureux, dissipe la tristesse et fait correspondre la vie à nos songes ? Michel Kelemenis, qui nous a déjà séduit avec sa relecture fine et intelligente de Cendrillon, connaît ce suc et sait l’utiliser avec adresse et malice. Il l’instille dans nos yeux et nous fait rêver en faisant parler les corps sur des musiques de Mendelssohn. Sa plume trace dans l’espace l’expression de sa pensée. Ne serait-il pas ce lutin malicieux et adroit qui, sans artifice, nous conduirait dans la forêt des songes grâce à un langage dont il a le secret ? Shakespeare n’avait qu’un seul Puck pour nous

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ensorceler, nous en aurons un second, Nicolas Musin, danseur, chorégraphe, scénographe et costumier. Sans nul doute, ils vont nous entraîner dans la forêt, dans leur bois magique où les arbres sont superflus, mais où règnent la magie et la féerie. À l’époque de Shakespeare, on croyait fortement aux enchanteurs, aux philtres, aux fées et aux lutins. En 2013, Obéron et Puck continuent à attester des croyances magiques. La vie est-elle imaginable sans magie, sans féerie, sans art ? Le songe embrouille et débrouille à la fois. Avec Michel Kelemenis et Nicolas Musin, il n’est point besoin d’analyste, ce qui est sûr, c’est que rien n’est bien certain. La vie est un songe dira Calderón, un songe muable et passager. Le songe amoureux reste sans doute le plus fort, à moins que ce ne soit la déception qui s’ensuit, à en croire Ronsard : « Je fusse mort d’ennui sans ta forme douteuse, / Qui vient, ô doux remède, allé-

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toujours et le songe restera toujours indispensable et intemporel. Le Songe de William Shakespeare Probablement écrit entre 1594 et 1596, Le Songe d’une nuit d’été est le premier chef-d’œuvre du célèbre dramaturge anglais. La scène la plus connue est l’apparition de Bottom, qui porte une tête d’âne, avec Titania, qui par la magie de Puck, en est tombée amoureuse. On pourrait résumer l’intrigue de la manière simple suivante : deux couple d’amoureux transis, une dispute entre le roi des elfes et la reine des fées, Puck et sa potion magique qui s’en mêlent et une troupe de comédiens amateurs qui répètent une pièce pour le mariage d’un prince. Tous vont s’entrecroiser dans une forêt enchantée, le temps d’une nuit d’été ensorcelante qui ressemble à un rêve. L’action est sensée se dérouler aux temps légen-

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ger mon amour, / Et faisant, toute nue, entre mes mains séjour, / Refraîchit ma chaleur, bien qu’elle soit menteuse ». Les caprices du hasard et de l’amour décident de ne pas mener directement au bonheur dans Le Songe d’une nuit d’été, il faudra l’intervention de la magie pour que tout revienne dans l’ordre, ou le désordre. Sommes-nous sûrs que l’amour de Titania pour Bottom était illusoire ? Peut-être a-telle connu un amour ineffable dans les « pattes de Bottom », avant de retourner vers le bel Obéron. Une goutte dans l’œil et tout change. Éros a de nombreuses flèches dans son carquois. Gageons que Michel et Nicolas n’hésiteront pas à faire appel à leur magie blanche, et qu’ils nous décocheront quelques flèches pour nous attirer dans leur univers, échappatoire aux certitudes étroites et rassurantes. L’ordre et le désordre ont toujours coexisté et la poussée d’imaginaire et d’irrationnel existera

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daires, à la cour du duc d’Athènes, Thésée. Mais en réalité, elle se déroule dans une forêt, lieu de tous les mystères et des esprits. Les humains croisent les créatures surnaturelles et à leur contact, ils deviennent moins réels. La forêt abrite la poésie du sommeil et devient le lieu féerique des rêves auxquels il convient de s’abandonner. La nuit, le rêve, le bois rendent parfois la liberté et permettent de connaître un univers nouveau où la frustration est absente et où règnent la paix et la fantaisie. La nuit et la forêt sont effectivement les puissances matricielles de nos rêves. Hermia refuse d’épouser Démétrius qui l’aime et qui vient d’abandonner Héléna. Hermia lui préfère Lysandre, menacée de sanctions graves, elle fuit avec lui. Les quatre couples s’enfoncent dans la forêt, le domaine des divinités sylvestres qui se querellent également. Obéron est en conflit avec son épouse, Titania, à propos d’un page. Il décide d’envouter la reine grâce à la complicité d’un lutin domestique, Puck. Sur les paupières de Titania, il presse le suc d’une fleur magique. Il seconde son maître avec un zèle maladroit en confondant Démétrius et Lysandre. La reine tombera amoureuse du premier être qu’elle verra à son réveil, Héléna sera doublement courtisée et Hermia, que les amants se disputaient, sera délaissée. Dans les bois, on rencontre également les rustiques, les artisans, les « ploucs » qui viennent répéter Pyrame et Thisbé sous la direction de Bottom, le tisserand. Son ardeur d’acteur néophyte est grande et l’incite à vouloir interpréter tous les rôles. Puck l’affuble d’une tête d’âne, et c’est lui que Titania aperçoit à son réveil. Titania-la Belle tombe amoureuse de Bottom-la Bête. Ainsi les artisans deviennent le trait d’union avec le monde féerique que les artisans ne connaîtront pas. Ce qui est certain, la zizanie amoureuse règne chez les humains et chez les êtres surnaturels. L’âne, ce mal aimé Depuis l’Antiquité, l’âne est un sujet de dissertation, et on s’interroge, notamment, d’où provient cette image négative attribuée à l’animal que La Fontaine jugeait « bonne créature » et qui avait

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réussi à terrasser le lion. Alors que le cheval est lié au chef, l’âne reste en revanche l’animal du paysan. Don Quichotte est sur un cheval, certes vieux et efflanqué, et Sancho Pança va sur un âne. Lorsque Démosthène raconta l’histoire de l’âne de l’ombre, à une assemblée qui ne l’écoutait pas, il faisait allusion à une chose sans importance, moins que rien. L’âne demeure dans le registre de l’ordinaire et du bas, il ne peut donc être que comique, mais en aucun cas épique ou élégiaque. Son ignorance et sa stupidité en font l’antithèse de l’homme et ses oreilles demeurent le symbole de la bêtise. L’âne peut aussi être symbole de sexualité. Sa lubricité, sa libidinosité, le désir sous sa forme bestiale sont évoqués chez les Anciens. Il entre en compétition avec Priape à propos de la taille de leur organe. Dans les Métamorphoses d’Apulée, le héros voulait devenir un Éros ailé, un oiseau, il devint un Priape. L’auteur évoque la réversibilité qui existe entre l’homme et l’âne. Ainsi la lubricité de l’âne est largement évoquée à travers les siècles (Satires de Juvénal, Le livre des subtilités des créatures divines de Hildegarde de Bingen, l’auteur de Mens sana in corpore sano, Voltaire, ou encore Les Pas de Jerzy Kosinsky). Il convient également d’évoquer les traits positifs, ou ambivalents de l’animal. Il fournit une quantité de remèdes, le lait d’ânesse préserve la douceur de la peau d’Agnès Sorel, il sert de monture à des dieux, et l’on fait de son braiement disgracieux un instrument de victoire. Dans la Bible, chez les Hébreux, il joue un rôle noble. Cependant ce qui domine est l’image péjorative, voire négative, mais il est important de constater que le symbolisme attaché à l’âne dépend des civilisations. Nicandre de Colophon, poète et médecin grec, et Élien le sophiste (Sur la nature des animaux) nous donnent une explication quant au « haro sur le baudet » : si l’homme a perdu l’éternelle jeunesse, l’immortalité, c’est que l’âne, qui transportait, sur son dos, la jeunesse offerte par Zeus aux hommes, l’abandonna au serpent afin de boire à la source. Songeons un instant à la fable de La Fontaine Les Animaux malades de la peste, l’âne est désigné comme le responsable de l’épidémie, il devient le bouc émissaire, victime de la vindicte des

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autres animaux. Mais revenons à sa sexualité. Dès l’Antiquité et dans de nombreuses civilisations, l’âne joue un grand rôle dans ce domaine. Chez Aristote, Pline et Aristophane, l’âne sert de métaphore pour désigner l’excès des plaisirs sexuels. Un lien direct est établi entre ce rôle et la taille de son pénis. L’âne ithyphallique est le compagnon de Dionysos ou représente Priape à Rome. Dans d’autres traditions, des personnes au comportement sexuel déviant sont installées à rebours sur le dos d’un âne. On retrouve là, l’ancien rituel du charivari, au cours duquel la femme adultère monte à rebours un âne. La métamorphose de Bottom Dans Le Songe d’une nuit d’été, la reine des fées, Titania devient amoureuse d’un âne symbole de la bassesse de son statut et de sa puissance sexuelle. La métamorphose de Bottom, de l’artisan, touche à l’incongru, mais fournit à Shakespeare un canevas propice à l’émergence des thèmes principaux. Le songe procède de l’intrigue apuléenne (Métamorphoses ou L’Âne d’or). Par magie un homme est transformé en âne, et s’en suit une liaison érotique entre une femme et un homme-âne. Il serait vain d’établir de longues comparaisons entre Apulée et Shakespeare. Car si les pérégrinations de Lucius, le héros des Métamorphoses constituent un voyage initiatique, la transformation de Bottom ne fait que contribuer à la complication et à la résolution de l’énigme. Bottom se soustrait au monde des mortels et s’introduit dans le monde des fées et des elfes. Dans la pensée antique et médiévale, les fées et les sorcières détenaient le pouvoir de métamorphoser les hommes en animaux, comme c’est le cas des compagnons d’Ulysse tombés aux mains de Circé. La transformation en âne, qu’elle soit d’origine magique ou démoniaque, nous rappelle la valeur ambiguë de la symbolique de l’âne, étape intermédiaire entre l’homme et Satan. Bottom n’est coupable d’aucun crime, il est simplement l’instrument du châtiment de Titania dans son différend avec Obéron, le roi des elfes. La fée ne manipule plus les humains, elle est prise à son propre piège et tombe amoureuse

d’une créature dont elle se sert habituellement dans ses enchantements. Dans la distribution des rôles pour Pyrame et Thisbé, Bottom se propose pour jouer le rôle du lion, mais également tous les autres. Mais au lieu d’incarner le lion, il se voit transformé en son contraire, en un animal vil, rappelant les fables d’Ésope, doté d’une confiance aveugle et illusoire. Symbole de la paresse, l’âne représente les péchés du corps et est souvent utilisé dans les représentations picturales et littéraires des sept péchés capitaux. L’accouplement de Titania avec un âne doit être considéré comme la conséquence de sa querelle avec Obéron et replacé dans le contexte du charivari, sanction populaire de la dépravation morale et des transgressions. Dans toute l’Europe médiévale on trouve des traces de cette pratique qu’attestent les expressions : corre l’ase, donkeying, Eseltritt, Eselhochzeit, etc. En somme, Obéron drogue Titania et organise son viol. Elle noue avec l’âne une alliance perverse et lubrique. Obéron apparaît clairement comme un personnage aux pulsions sadiques, et Titania se montre une fée rebelle qui découvre son attrait pour le monstrueux. Le Songe réunit des femmes désobéissantes, des couples mal assortis, des maris complaisants qui pourraient être associés à des charivaris. La métamorphose de Bottom est avant tout un moyen de résoudre le conflit Titania – Obéron, une vengeance conjugale, et ne correspond nullement à une transgression érotique. Il serait probablement erroné d’interpréter l’amour aveugle de Titania pour Bottom, comme une attirance pour l’animalité, ou la satisfaction d’un rituel bestial qui se déroulerait dans la forêt au solstice d’été. Bottom (le « fond » ou « fondement ») est temporairement porté aux nues du pouvoir, puis l’ordre traditionnel et la hiérarchie sont rétablis. L’équilibre délicat entre le monde vert et la cour est rétabli. À la clarté de la lune Une promenade dans un bosquet, sans bosquet, à la clarté de la lune. Il est loin le Shakespeare sombre qui peignait les gorgones et les effrayantes chimères. La nuit d’été ensorcelante est devenue

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un rêve. Et lorsque les lumières de la salle se rallument, Michel Kelemenis pourrait s’adresser à nous en empruntant les mots du lutin malicieux : « Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement que vous n’avez fait qu’un mauvais somme. » (Puck) Nous repartirons dans la nuit, espace de fantasmes et du désordre, en attendant le jour, espace de réalité et de l’ordre. Le merveilleux s’est disputé au comique. Le rêve a dominé l’arbitraire de la loi, il permet d’échapper aux rigueurs de l’aveuglement, donne libre cours aux passions les plus débridées et permet la libération des pulsions. Les excès nocturnes ne seront plus qu’un lointain souvenir : « Comme l’imagination prête un corps aux choses inconnues, la plume du poète, du chorégraphe, de l’artiste, leur donne une figure, et assigne à ces bulles d’air un lieu dans l’espace et un nom. » (Thésée) Le théâtre, la danse restent des choses puissantes, ils naissent d’un esprit communautaire. Il y a du futile, on joue, du faux, on fait semblant, du vain. Mais la danse, comme le théâtre, porte sous nos yeux la réalité du monde et de l’existence. Elle nous apporte un espace symbolique, cathartique et analytique. Elle offre une autre scène pour rejouer sa vie et l’actualité, les mythes, pour exorciser des peurs, des rages et des pulsions, pour se comprendre. Le Songe est une nuit d’initiation, car l’amour est une épreuve qui transforme : « Et je traverserais des flammes pour l’amour de toi. » (Lysandre) Shakespeare remet en question la réalité même de l’existence qu’il compare à un songe qui se termine dans le profond sommeil de la mort. « Nous sommes faits de la même étoffe que les songes et notre petite vie, un somme la parachève. » (La Tempête) La nuit, le rêve ouvre une brèche. Il nous reconnecte à quelques vérités enfouies, à des dimensions refoulées, à une libido désordonnée. Il met sous le boisseau l’ordre social et les tabous, et probablement, nous permet-il d’accéder à un niveau de conscience plus élevé. Serions-nous plus intelligents en rêvant ? « Toi, quand tu te réveilleras, vois de nouveau avec tes propres yeux d’imbécile. » (Puck) DD

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La rencontre de Titania et d’Obéron (détail) Arthur Rackham, 1905 Collection privée, Londres Encre et aquarelle

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Félix Mendelssohn (1809-1847) par Benoît Payn

Contemporain de Schumann et Chopin, Félix Mendelssohn est certainement le compositeur le plus conservateur de la première génération romantique. Plutôt que d’expérimenter de nouvelles formes et repousser les limites de l’intensité expressive, Mendelssohn s’est davantage tourné vers le style classique de Mozart, Haydn et Beethoven. Enfant prodige issu d’une famille juive aristocratique très cultivée – il côtoyait régulièrement Goethe, Hegel et Heine dans le cadre intimiste du salon familial –, Mendelssohn a cultivé tout au long de sa carrière un langage musical acquis dès son plus jeune âge. Sensible aux arts de son temps, ce compositeur a mis au point une musique qui porte tantôt la trace de la poésie de Goethe, tantôt celle du théâtre de Shakespeare. Ses voyages à travers l’Europe furent également l’occasion d’emmagasiner des impressions ensuite exprimées en musique (Les Hébrides op. 32 ou ses 3ème et 4ème symphonies, dites « Italienne » et « Écossaise »). Parallèlement à ses nombreux engagements à l’étranger, il fut chef principal de l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig et fonda le conservatoire de cette ville de Saxe. Pianiste, organiste et chef d’orchestre, Mendelssohn est également l’auteur du célébrissime Concerto pour violon op. 64, de pièces pour chœur et orchestre (dont les oratorios Paulus op. 36 et Elias op. 70), de nombreux opus pour formation de chambre (dont six quatuors à cordes) et de compositions pour piano (trois sonates notamment) et pour orgue. Perpétuant les formes traditionnelles, la musique de Mendelssohn est souvent dominée par d’envoutantes mélodies d’une élégance rare. Son langage musical tire également profit de sa profonde connaissance des œuvres de Händel et ses contemporains – c’est lui qui exhuma la Passion selon Saint Matthieu de Bach en 1829.

La musique ouvre à l’homme un royaume inconnu totalement étranger au monde sensible qui l’entoure, et où il se dépouille de tous les sentiments qu’on peut nommer pour plonger dans l’indicible. E.T.A. Hoffmann

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Échos de la forêt enchantée et braiements de Bottom Dès l’intronisation de Frédéric-Guillaume IV de Prusse en 1840, Mendelssohn est chargé de superviser les activités de la nouvelle Académie des Arts et de collaborer à la réalisation de pièces classiques. Après avoir composé des intermèdes musicaux pour Œdipe, Antigone et Athalie, Mendelssohn retrouve avec bonheur une œuvre qui lui avait déjà inspiré l’une de ses plus brillantes ouvertures en 1826 : Le Songe d’une nuit d’été, créé à Potsdam le 14 octobre 1843. À chaque entracte correspond un intermède et des musiques de scène, comme l’archi-connue Marche nuptiale ou la Marche funèbre, viennent enrichir l’action scénique. Dès les premiers accords de l’Ouverture – l’évocation musicale des rideaux s’ouvrant peu à peu sur le royaume d’Obéron ? –, l’auditeur est plongé dans un univers aux multiples facettes ; une exquise variété d’atmosphères se dégage de la ronde féerique du Scherzo, de l’Intermezzo et son atmosphère anxieuse et de la sérénade du Notturno. Premiers signes d’un formidable talent À 16 ans seulement, Mendelssohn achève la composition de l’Octuor pour cordes op. 20, une œuvre qu’il dédie à Eduard Rietz, violoniste et ami de la famille. Même si deux ans auparavant Louis Spohr est l’auteur d’un Double Quatuor, cet Octuor exploite une instrumentation presque inédite pour l’époque, en lui conférant une dimension quasi symphonique. Pour le troisième mouvement, un scherzo à l’atmosphère surnaturelle, le compositeur a puisé son inspiration dans le Faust de Goethe, plus précisément dans les derniers vers de la scène de la Nuit de Walpurgis. Avec cette œuvre de jeunesse, Mendelssohn révèle déjà toute l’originalité de son langage musical. « Chanter avec les doigts » Composés tout au long de sa carrière, les Lieder ohne Worte (Romances sans paroles) de Mendelssohn sont des pièces pour piano qui évoluent entre l’esthétique du Charakterstück – caractérisée par la transcription musicale d’une idée ou d’une émotion – et le genre du lied. L’accompagnement en triolets du premier numéro, en Mi bémol majeur, de l'opus 30 des Lieder ohne Worte soutient une délicate mélodie qui pourrait tout à fait être celle d’une chanteuse. BP

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La querelle de Titania et d’Obéron Joseph Noel Paton, 1846 Scottish National Gallery, Édimbourg Huile sur toile

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cette année là... genève en 1843

par Prohistoire *

* Prohistoire est un cabinet d’études historiques créé en 2006 par Gérard Duc et Olivier Perroux, deux historiens indépendants issus du milieu académique. Prohistoire a participé à l’élaboration d’expositions (centenaire du tunnel du Simplon ; transports dans la zone Salève), et à la rédaction d’ouvrages historiques, dont une histoire des énergies à Genève parue fin 2008. Prohistoire collabore à divers projets privés de mise en valeur du patrimoine historique industriel, commercial et familial. www.prohistoire.ch

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En début d’année, procédant au tableau général du pays, la libérale Gazette de Lausanne place Genève au sein des cantons dont la situation politique suscite l’inquiétude : «  Genève souffre toujours du malaise qu’a laissé dans son sein un état de choses récemment établi  ; les partis agitent encore cette petite république, où chaque jour paraît être la veille ou le lendemain d’une catastrophe affligeante » (10 janvier 1843). Cette instabilité provient de la constitution de juin 1842 qui ne satisfait guère les radicaux engagés dans la révolution de l’année précédente et qui ont fait, par ailleurs, une entrée limitée au Grand Conseil élu dans la foulée de l’adoption de la nouvelle constitution. Les positions ne cessent de se durcir entre radicaux et conservateurs. Le 13 février, une prise d’armes dans le faubourg de Saint-Gervais menace de renverser le gouvernement établi. Le Conseil administratif de la ville, à majorité radicale, parvient à calmer les choses. La Chine, un marché prometteur ? La Chine est-elle un marché prometteur ? En 1843, alors que les canonnières britanniques ont forcé depuis une année les portes de l’Empire du Milieu et que la première puissance mondiale s’est arrogée le droit d’établir ses marchands dans cinq ports et a gagné le territoire de Hong Kong, la question est légitimement posée par les horlogers genevois. Sans doute ont-ils intuitivement présente à l’esprit cette cinglante réplique de l’empereur de Chine aux Britanniques en 1816 : « Ma dynastie n’attache aucune valeur aux produits étrangers : les marchandises étonnantes et astucieusement travaillées de votre nation ne me séduisent nullement. » Dès janvier pourtant, des horlogers de la Chaux-deFonds initient le mouvement en expédiant pour près de deux millions de francs de marchandises en direction de la Chine. Si elle ne veut pas se faire devancer par la concurrence, la Fabrique genevoise se doit de réagir. Les articles sur la Chine se multiplient dans la presse : on vante la fulgurante croissance de Hong Kong ; on met en évidence la faiblesse des droits d’entrée pour les produits que la Chine ne fabrique pas, les montres notamment.

L’eau à profusion et bientôt l’éclairage au gaz L’antique machine hydraulique construite en 1708 par l’ingénieur Joseph Abeille à la tête de l’Île et qui permet d’amener péniblement 700 l/min. d’eau du Rhône dans les fontaines de la ville arrive en fin de vie. En 1843, l’ingénieur Jean-Marie Cordier livre à la ville sa nouvelle machine hydraulique installée en amont de l’île et capable de lever plus de 5 000 l/min. Dans le même temps, une passerelle en bois transitant par la machine Cordier permet de relier les deux rives du Rhône. Le bâtiment gagne sa forme actuelle par l’ajout d’une première aile en 1864 et d’une seconde en 1872. À cette amélioration promet de s’en ajouter une autre, touchant l’éclairage public. Le comité provisoire de la Société genevoise pour l’éclairage au gaz se constitue début avril. Les travaux de l’usine à gaz seront menés tambour battant puisque le 24 décembre 1844, 297 becs de gaz sont allumés simultanément et illuminent la cité. Où déposer les « boues » de la ville ? Une question politique En ces temps de confrontations exacerbées, la question des déchets organiques (fumiers, boues, déjections humaines – le tout-à-l’égout n’existant pas encore) prend une tournure politique. Sur demande du conseil municipal, Odier-Baulacre, qui possède une pépinière dans les environs de Cornavin, transfert ce riche et disputé terreau destiné à engraisser les cultures depuis la porte de Cornavin, où on a coutume de l’étendre et où il nuit aux proches quartiers populeux des Grottes et de la Servette, en direction d’une prairie inoccupée entre les Délices et les Charmilles. Les odeurs se répandent désormais dans le faubourg de St-Gervais. Il n’en faut pas plus pour que certains conservateurs tentent de s’attirer les bonnes grâces des électeurs de ce faubourg acquis aux radicaux en pointant du doigt la municipalité radicale, responsable de ce transfert.

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production Ballet du Grand Théâtre Directeur Philippe Cohen Adjoint du directeur du ballet Vitorio Casarin Coordinatrice administrative Emilie Schaffter Maîtres de ballet Grant Aris Grégory Deltenre Pianiste Serafima Demianova Directeur technique Philippe Duvauchelle Régisseur lumières Alexandre Bryand Régisseur plateau Mansour Walter Service médical Dr Jacques Menetrey HUG Physiothérapeute Florence Nguyen Huu

Danseuses Fernanda Barbosa, Ornella Capece Gabriela Gomez, Andie Masazza, Virginie Nopper, Yu Otagaki, Angela Rebelo, Isabelle Schramm, Sara Shigenari, Sarawanee Tanatanit, Daniela Zaghini Danseurs Joseph Aitken, Loris Bonani, Natan Bouzy, Aurélien Dougé, Paul Girard, Armando Gonzalez, Vladimir Ippolitov, Xavier Juyon, Nathanaël Marie, Geoffrey Van Dyck, Nahuel Vega

Ostéopathe Bruno Soussan Partenaires d’échanges Generali Assurances Exersuisse Partenaire de saison Vacheron Constantin

Piano Réginal Le Reun

Basel Sinfonietta Violons Martina Albisetti Joel Bardolet Katharina Bircher Alessandro d'Amico Wipke Eisele Nina Eleta Kyoko Tamami Hickel Rafael Martinez Nela Mendelson Luis Montes Ruggero Pezzani Katharina Pflüger-Schamboeck Maria Ramirez Marín Lisa Rieder Mirjam Sahli Mirka Scepanovic Claudia Troxler Alexej Wirth Altos Monique Fornallaz Anne-Françoise Guezingar Elisabeth Kappus Regula Schädelin Ursina Staub Christine Wagner-Burkardt Violoncelles Martina Brodbeck Catherine Fornallaz Elisabeth Ramseier-Hohler Helena Surgik Ana Barbara Weishaupt Contrebasses Claudia Brunner Lukas Burri Thomas Lähns Bernd Schöpflin Flûtes Julian Cawdrey Ruth Gessler

Personnel technique auxiliaire Technique de scène Régie lumière Arnaud Viala William Ballerio Electricité Louis Riondel Lionel Rocher Romain Toppano

Hautbois Martin Bliggenstorfer Katherine Pigott Cors anglais Alexandre Emard Sylvain Lombard Clarinettes Mariella Bachmann Karin Dornbusch Bassons Elise Jacoberger Marc Kilchenmann Cors Udo Schmitz Takashi Sugimoto Trompettes Sebastian Baumann Stephan Jourdan Janos Nemeti Trombones Anita Kuster Artur Smolyn Sebastian Smolyn Tuba Heléne Berglund Timbales Matthias Würsch Percussions Markus Ernst Administrateur & responsable concerts/tournées Felix Heri Administratrice & responsable relations publiques Eva Ruckstuhl

La Basel Sinfonietta est fondée en 1980 par de jeunes musiciennes et musiciens désireux de faire apprécier la musique contemporaine et d’aborder des œuvres classiques plus ou moins connues. Cette orchestre a mis sur pied, en plus de ses concerts traditionnels, de nombreuses productions explorant d’autres domaines artistiques comme le jazz, la danse et la performance ; il a aussi accompagné plusieurs films muets et réalisé des projets multimédias. L’orchestre passe régulièrement des commandes auprès de compositeurs actuels. Les membres de la Basel Sinfonietta jouent aussi dans des ensembles et formations de musique de chambre. Tous participent au travail artistique et organisationnel de l’orchestre. Pour ses projets, la Basel Sinfonietta fait à chaque fois appel à des chefs d’orchestre invités. L’orchestre, dans sa plus grande formation joue avec plus de cent musiciennes et musiciens. Des compositeurs et des chefs d’orchestre et solistes de renom collaborent régulièrement avec l’orchestre, notamment Stefan Asbury, Fabrice Bollon, Dennis R. Davies, Mark Fitz-Gerald, Jürg Henneberger, Peter Hirsch, Michael Hofstetter, Johannes Kalitzke, Karen Kamensek, Jun Märkl, Emilio Pomàrico, Kasper de Roo, Steven Sloane et Jonathan Stockhammer. Chaque année, la Basel Sinfonietta met sur pied entre cinq et sept productions. La Basel Sinfonietta a été invitée quatre fois au Festival de Salzbourg. Au Grand Théâtre de Genève : Richard III (11-12).

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biographies Michel Kelemenis

Robert Reimer

Né à Toulouse en 1960, il étudie la danse à Marseille. De 1983 à 1987, il est interprète de D. Bagouet au Centre chorégraphique national de Montpellier et signe ses premières chorégraphies dès 1984. En 1987, il fonde sa propre compagnie avec laquelle il crée une trentaine de pièces. Six de ses chorégraphies sont au répertoire des ballets de l’Opéra national de Paris, du Rhin, du Nord et du Grand Théâtre de Genève. En novembre 2007, il crée Tattoo pour le Ballet national de Marseille où il a déjà mis en scène L’Atlandide d’Henri Tomasi. Il participe à des actions régulières mêlant création et formation. Au Festival d’Aix-en-Provence, il chorégraphie Renard de Stravinski dans un spectacle mis en scène par K. M. Grüber et dirigé par P. Boulez en 2003. Durant la saison 08-09, il signe L’Electroacoucycle, sur une musique de C. Zanési (trois pièces Aléa, Viiiiite, Frissons) et L’Amoureuse de Monsieur Muscle, spectacle pour enfants. En 2010, il crée la formation CROSSINGS, ouverte aux jeunes artistes sud-africains et l’année suivante il inaugure le KLAP Maison de la danse de Marseille. Ses dernières créations : Tout un monde lointain / variation pour le Jeune Ballet du conservatoire de Lyon (2010), Henriette & Matisse à la Biennale de Lyon (2010), Le Baiser de la fée à l’Opéra national du Rhin (2011), My Way à l’Espace Robert-Hossein à Grans (2012), Le Sixième Pas avec K. Christl pour le Ballet national de Marseille. En mai 2013, il crée Siwa, pour hommes et quatuor à cordes, au Théâtre national de la Criée à Marseille. En 1987, il est Lauréat de la Villa Médicis hors les murs, en 1991 de la Bourse Léonard-de-Vinci et du Fonds japonais Uchida Shôgakukan. En 1995, il est nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres et en 2007 chevalier de l’ordre national du Mérite. Au Grand Théâtre de Genève : Tout un monde lointain, Kiki la rose 98-99, 02-03 et 04-05, Image 08-09, Cendrillon 09-10.

Né au Luxembourg, Robert Reimer est engagé au Staatstheater de Darmstadt alors qu’il étudie encore à Cologne et Düsseldorf. Il y assiste le directeur artistique, Hans Drewanz, et y remplit la fonction de Kapellmeister. Il travaille ensuite avec des chefs tels que Christoph Eschenbach, Sylvain Cambreling, Marc Albrecht, Jiří Bělohlávek, Michael Schønwandt, Rafael Frühbeck De Burgos et Daniele Gallegari, notamment au Festival de Salzbourg, aux opéras de Paris, Copenhague, Barcelone, Anvers, Gand, Bruxelles et Leipzig. Il est ensuite engagé à diriger des productions aux opéras de Cologne, Essen, Wuppertal, Leipzig, Copenhague, Oslo et Düsseldorf/Duisbourg, où il fait ses débuts avec Don Giovanni. Récemment, il est salué dans sa direction de Der Freischütz, Káťa Kabanová, Peer Gynt et Eugène Onéguine par les publics du Staatsoper et du Deutsche Oper de Berlin, du Staatsoper de Stuttgart, du Kongelige Teater de Copenhague et du Gran Teatre del Liceu de Barcelone. Son vaste répertoire comprend aussi des opéras comme Ariadne auf Naxos, Dialogues des Carmélites, Lulu et des ballets comme La Belle au bois dormant (objet d’une captation pour Arte à l’opéra de Leipzig). En concert, il dirige aussi le hr-Sinfonieorchester, les orchestres philharmoniques du Luxembourg, de Halle, de Strasbourg, l’Orquesta de las Islas Balears, le Tonkünstler-Orchester Niederösterreich, l’Orchestre royal du Danemark et le Gewandhausorchester de Leipzig. Il dirige la Deutsche Radio Philharmonie Saarbrücken Kaiserlautern lors d’un enregistrement pour une série intitulée « Les Ballets russes  » chez Hänssler Classic.

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© dr

Direction musicale © gtg / Gregory Batardon

Chorégraphie

Débuts au Grand Théâtre de Genève.

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biographies

Nicolas Musin

Jean-Marc Skatchko

Après une formation à l’École de danse de l’Opéra de Paris et des études d’histoire de l’art à l’École du Louvre, il se tourne vers une carrière de danseur et intègre les Ballets de Monte-Carlo en 1986. Il sera l’interprète de chorégraphies classiques et contemporaines tout en créant ses premières pièces chorégraphiques. En 1994, il devient soliste principal au Ballet de Hambourg. John Neumeier lui donne le rôle du Prince dans Cinderella Story, de Drosselmeier dans Casse-Noisette, Armand dans La Dame aux Camélias et Mats Ek celui du Prince dans sa version de La Belle au bois dormant. Il continue de créer ses propres œuvres pour le Bayerisches Staatsballett, le Stuttgart Ballett, le Wiener Staatsoper Ballett et le New National Theater Tokyo. En 1999, il s’installe à Vienne et danse avec le ballet du Staatsoper des œuvres de Rudolf Noureev, Kenneth McMillan, Jérôme Robbins et collabore avec la télévision autrichienne, le Volkstheater et les Wiener Festwochen. En 2002, il fonde sa compagnie ABCDcompany où il invite des chorégraphes tels que A. Preljocaj, W. McGregor, Y. Godder, W. Forsythe et K. Armitage et collabore avec la Biennale de Danse de Venise, le Suzanne Dellal Centre de Tel-Aviv ou le Festival de Bregenz. Grâce à cet outil de travail, et de fréquentes interactions avec le monde du design et de l’art contemporain, il oriente progressivement son travail vers les arts plastiques. En 2010, il s’installe à Genève et se consacre à la création plastique, collaborant avec des acteurs du monde de la mode, Jean-Paul Goude, le Central St-Martins College de Londres, la Fondation Andy Warhol, des lieux d’art contemporain (dont le Centre d’Art Contemporain Genève), le Comité Olympique, le New National Theatre Tokyo, le Théâtre Nanterre-Amandiers et la HEAD Genève où il enseigne. Projet : Mémoires de l’ombre à Genève en février 2014. Débuts au Grand Théâtre de Genève.

Arrivé en 2001 au Théâtre Nanterre-Amandiers, Jean-Marc Skatchko crée les lumières des spectacles mis en scène et adaptés par Jean-Louis Martinelli dont Une nuit à la présidence de ce dernier, avec la contribution d’Aminata Traoré (2013), Calme de Lars Norén (2013), Britannicus de Racine (2012), J’aurais voulu être égyptien d’après Alaa El Aswany (2011), Ithaque de Botho Strauss (2011), Le Solitaire d’Eugène Ionesco (2010) et Une maison de poupée de Henrik Ibsen (2010). Il signe les lumières des mises en scène de Serge Avédikian, d’Anouche, d’après l’opéra d’Armen Tigranian sur un poème de Hovhannès Toumanian (2013). Il crée les décors et lumières pour les mises en scène de Mathieu Bauer Qu’on me donne un ennemi, d’après des textes de Heiner Müller (2013), Une faille – 5 à 8, d’après un texte de Sophie Maurer et un scénario de Sylvie Coquart-Morel (2013) et Une faille – 1 à 4 (2012), de Jade Duviquet (2011). Pour Luc-Antoine Diquéro, il signe les lumières de For the Good Times, Elvis de Denis Tillinac (1998). Il travaille avec la compagnie Sentimental Bourreau pour les décors et lumières de Please Kill Me, d’après Gillian McCain et Legs McNeil (2011), L’Exercice a été profitable, Monsieur, montage de textes à partir de l’œuvre de Serge Daney (2010 et 2003), Tristan, et..., libre adaptation d’après les livrets de Richard Wagner et des textes de Lancelot Hamelin (2009), Tendre jeudi d’après John Steinbeck, (2007), Alta Villa de Lancelot Hamelin, (2007), Top Dogs d’Urs Widmer (2006), Rien ne va plus, montage de textes de Stefan Zweig et de Georges Bataille (2005). Il signe aussi les lumières de Chantier Beckett de Samuel Beckett mis en scène par Katia Hernandez (2011), Épousailles et Représailles d’après Hanokh Levin mis en scène par Séverine Chavrier (2010) et Je t’appelle de Paris écrit et mis en scène par Moussa Sanou (2010). Débuts au Grand Théâtre de Genève.

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Lumières © gtg / Gregory Batardon

Scénographie, costumes et lumières

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informations pratiques Horaires des représentations Les représentations ont lieu généralement à 19 h 30 en semaine et à 15 h le dimanche. Pour certains spectacles, ces horaires peuvent être différents. Les horaires sont toujours indiqués sur les billets. Ouverture des portes Le Grand Théâtre ouvre ses portes une heure avant le début de la représentation et l’accès à la salle est possible trente minutes avant le spectacle. Retardataires Par respect pour le public et les artistes, après le début du spectacle l’accès à la salle se fait à la première interruption et aux places accessibles. Un circuit vidéo permet généralement de suivre le début du spectacle. Aucun remboursement ou échange de billet ne sera effectué en cas de retard. Vestiaires Des vestiaires payants sont à la disposition du public aux différents niveaux du Grand Théâtre (Fr. 2.-). Jumelles Des jumelles peuvent être louées dans tous les vestiaires (Fr. 5.-). Rehausseurs Disponibles aux vestiaires (service gratuit).

Conférence de présentation

Trente minutes avant chaque opéra, un musicologue vous donne quelques clés pour mieux apprécier le spectacle.

sur l’œuvre

Pour chaque opéra* et création chorégraphique de la saison 12-13, une conférence très complète sur l’œuvre est organisée quelques jours avant la première représentation, toujours à la même heure, 18 h 15, par l’Association genevoise des amis de l’opéra et du ballet www.amisdelopera.ch * sauf pour Il Barbiere di Siviglia

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Bars 1 heure avant le spectacle Les bars du hall et du sous-sol vous proposent boissons et petite restauration. Dès 30 minutes avant le spectacle Le bar des foyers vous propose boissons et petite restauration. À l’entracte Les bars du hall, des foyers, du sous-sol et de l’amphithéâtre vous proposent boissons et petite restauration.

Restaurant Avant le spectacle et durant l’entracte Le restaurant du sous-sol propose, lors de certains spectacles, une assiette composée servie directement à la table qui vous a été préalablement réservée (Fr. 35.- avec une boisson). Menu sur www.geneveopera.ch, réservation obligatoire à la billetterie.

Enregistrements Il est interdit de photographier, de filmer ou d’enregistrer les spectacles. Surtitrage Les ouvrages font généralement l’objet d’un surtitrage. Au Grand Théâtre, il est désormais bilingue français-anglais. Le Grand Théâtre remercie vivement la Fondation Hans Wilsdorf grâce à laquelle ce surtitrage vous est proposé. Programmes et affiches Les programmes et les affiches des spectacles passés ou en cours sont en vente à la billetterie du Grand Théâtre. Boutique du Grand Théâtre de Genève Avant chaque représentation, Le Ménestrel – magasin de musique classique connu à Genève depuis 1952 – vous propose notamment des articles en lien avec le spectacle en cours.

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Billetterie du Grand Théâtre Au Grand Théâtre de Genève 5, place de Neuve. Du lundi au samedi de 10 h à 18 h et jusqu’à 19 h 30 les jours de spectacle. Le dimanche dès 1 h 30 avant le début de la représentation. Par téléphone T + 41 22 418 31 30. Du lundi au samedi de 10 h à 18 h Par courriel, fax ou courrier Billetterie du Grand Théâtre CP 5126 - CH 1211 Genève 11 billetterie@geneveopera.ch F + 41 22 418 31 31 En ligne sur le site www.geneveopera.ch Réservez vos places et collectez-les à la billetterie du Grand Théâtre ou imprimez-les directement à votre domicile. Les places réservées sont à régler dans les 48 h. Selon les délais, les billets réservés et payés peuvent être envoyés à domicile (Fr. 4.- / frais de port). Modes de paiement acceptés : Mastercard et Visa

Soirées entreprises Les entreprises souhaitant organiser une soirée au Grand Théâtre peuvent prendre contact avec Johanna Lachenmann  T +41 22 418 30 58 F + 41 22 418 30 98 j.lachenmann@geneveopera.ch

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Tarif spéciaux

Dans le réseau FNAC en Suisse et en France

Billets jeunes 25 % de réduction sur le plein tarif billetterie à partir de la catégorie C pour les jeunes de moins de 26 ans.

Tarifs réduits Un justificatif doit être présenté ou envoyé pour tout achat de billet à tarif réduit.

Carte 20 ans/20 francs Réduction de Fr 2.- sur l’achat de billet au tarif jeune et un programme de spectacle offert (Une pièce d’identité sera demandée pour accéder à la salle).

Remboursement / échange Les billets sont remboursés ou échangés seulement lors d’annulation de spectacle et non en cas de modifications de programmation ou de distribution en cours de saison. Les abonnés du Grand Théâtre ainsi que les détenteurs de la carte fidélité du Grand Théâtre de Genève peuvent changer leurs dates de spectacles jusqu’à la veille de la représentions avant midi (1 er échange gratuit, puis Fr. 5.- par commande sauf pour les détenteurs du Grand abonnement Carré d’or). Réservation de groupe Les associations et groupements à but non lucratif peuvent réserver des places de spectacle à tarifs préférentiels durant toute la saison. Dossier spécial et réservation T +41 22 418 31 30 F + 41 22 418 31 31 c.druelle@geneveopera.ch

Titulaires du chéquier culture Réduction de Fr. 10.- par chèque sur l’achat de places de spectacle à la billetterie du Grand Théâtre (chèques cumulables) Passedanse Avec le Passedanse (valeur de Fr. 20.-), vous obtenez des réductions tarifaires sur les spectales chorégraphiques du Grand Théâtre de Genève et des partenaires du Passedanse. Tarifs personnes en situation de handicap Gratuité pour l’accompagnant d’une personne malvoyante ou aveugle ; surclassement pour les personnes à mobilité réduite, malentendantes ou sourdes. Billets Last minute Dans la limite des places disponibles, des places à Fr. 30.ou Fr. 50.- sont proposées dès une heure avant le début des spectacles aux jeunes jusqu’à 26 ans, aux étudiants et aux adhérents Labo-M sur présentation d’une pièce justificative.

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cercle du grand Théâtre Fondé en 1986, le Cercle du Grand Théâtre s’est donné pour objectif de réunir toutes les personnes et entreprises qui tiennent à manifester leur intérêt aux arts lyrique, chorégraphique et dramatique. Son but est d’apporter son soutien financier aux activités du Grand Théâtre et ainsi, de participer à son rayonnement. Bureau (septembre 2013) M. Luc Argand, président M. David Lachat, vice-président M. Gabriel Safdié, trésorier Mme Véronique Walter, secrétaire Mme Françoise de Mestral Autres membres du Comité (septembre 2013) S. A. S. la Princesse Andrienne d’Arenberg Mme Muriel Chaponnière Rochat M. Gerson Waechter M. Pierre-Alain Wavre Membres bienfaiteurs M. et Mme Luc Argand Mme René Augereau M. et Mme Claude Demole M. et Mme Guy Demole Fondation de bienfaisance de la banque Pictet Fondation Hans Wilsdorf M. et Mme Pierre Keller MM. Lombard Odier & Cie M. et Mme Trifon Natsis M. et Mme Yves Oltramare Mrs Laurel Polleys-Camus Union Bancaire Privée – UBP SA M. Pierre-Alain Wavre M. et Mme Gérard Wertheimer Membres individuels S. A. Prince Amyn Aga Khan Mme Diane d’Arcis S. A. S. La Princesse Etienne d’Arenberg Mme Dominique Arpels M. Ronald Asmar Mme Véronique Barbey Mme Christine Batruch-Hawrylyshyn

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M. et Mme Gérard Bauer Mme Maria Pilar de la Béraudière M. et Mme Philippe Bertherat Mme Antoine Best Mme Saskia van Beuningen Mme Françoise Bodmer M. Jean Bonna Prof. et Mme Julien Bogousslavsky Mme Christiane Boulanger Comtesse Brandolini d’Adda Mme Robert Briner Mme Caroline Caffin M. et Mme Alexandre Catsiapis Mme Maria Livanos Cattaui Mme Muriel Chaponnière-Rochat Mme Anne Chevalley M. et Mme Neville Cook M. Jean-Pierre Cubizolle M. et Mme Olivier Dunant Mme Denise Elfen-Laniado Mme Maria Embiricos Mme Diane Etter-Soutter Mme Clarina Firmenich Mme Pierre-Claude Fournet M. et Mme Eric Freymond Mme Manja Gidéon Mme Elka Gouzer-Waechter Mme Claudia Groothaert M. et Mme Philippe Gudin de La Sablonnière Mme Bernard Haccius M. Alex Hoffmann M. et Mme Philippe Jabre M. et Mme Eric Jacquet M. Romain Jordan Mme Madeleine Kogevinas M. et Mme Jean Kohler M. David Lachat M. Marko Lacin M. et Mme Pierre Lardy Mme Guy Lefort Mme Eric Lescure Mme Eva Lundin M. Ian Lundin M. Bernard Mach Mme France Majoie Le Lous

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M. et Mme Colin Maltby M. Thierry de Marignac Mme Mark Mathysen-Gerst M. Bertrand Maus Mme Anne Maus M. et Mme Charles de Mestral Mme Vera Michalski M. et Mme Francis Minkoff M. et Mme Bernard Momméja M. et Mme Christopher Mouravieff-Apostol Mme Pierre-Yves Mourgue d’Algue Mme Laurence Naville M. et Mme Philippe Nordmann M. et Mme Alan Parker M. et Mme Shelby du Pasquier Mme Sibylle Pastré M. Jacques Perrot M. et Mme Gilles Petitpierre M. et Mme Charles Pictet M. et Mme Guillaume Pictet M. et Mme Ivan Pictet M. et Mme Jean-François Pissettaz Mme Françoise Propper Mme Ruth Rappaport M. et Mme Andreas Rötheli M. Jean-Louis du Roy de Blicquy M. et Mme Gabriel Safdié Comte et Comtesse de Saint-Pierre M. Vincenzo Salina Amorini M. et Mme Paul Saurel M. Julien Schoenlaub Mme Claudio Segré Baron et Baronne Seillière M. Thierry Servant Marquis et Marquise Enrico Spinola Mme Christiane Steck M. André-Pierre Tardy M. et Mme Riccardo Tattoni M. et Mme Kamen Troller M. Richard de Tscharner M. et Mme Gérard Turpin M. et Mme Jean-Luc Vermeulen M. Pierre Vernes M. et Mme Julien Vielle M. et Mme Olivier Vodoz

Mme Bérénice Waechter M. Gerson Waechter Mme Véronique Walter M. et Mme Lionel de Weck Mme Paul-Annik Weiller Mme Julie Wynne Membres institutionnels 1875 Finance SA Banque Pâris Bertrand Sturdza SA Christie’s (International) SA Credit Suisse SA Fondation BNP Paribas Suisse Fondation Bru Givaudan SA Gonet & Cie, Banquiers Privés H de P (Holding de Picciotto) SA JT International SA Lenz & Staehelin MKB Conseil & Coaching La Réserve, Genève SGS SA Vacheron Constantin Inscriptions Cercle du Grand Théâtre de Genève Mme Gwénola Trutat 11, boulevard du Théâtre • CH-1211 Genève 11 T +41 22 321 85 77 F +41 22 321 85 79 du lundi au vendredi de 8 h à 12 h cercle@geneveopera.ch

Compte bancaire N° 530 290 MM. Pictet & Cie Organe de révision Plafida SA

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Le ballet du Grand Théâtre Tournées 2013/2014 le songe d'une nuit d'été

Chorégraphie : Michel Kelemenis Saint-étienne, France 22 et 23 novembre 2013 Vicence, Italie 23 et 24 mai 2014 Ljubljana, Slovénie 27 mai 2014

Sed Lux Permanet

Chorégraphie : Ken Ossola

Glory

Chorégraphie : Andonis Foniadakis

Roméo et Juliette

Chorégraphie : Joëlle Bouvier Bangkok, Thaïlande 14 octobre 2013 Victoria, Canada 14 et 15 mars 2014

Préludes & Fugues

Chorégraphie : Emanuel Gat Seattle, États-Unis 3, 4 et 5 avril 2014

Amoveo Le Spectre de la Rose Les Sylphides

Chorégraphies : Benjamin Millepied Fribourg, Suisse 19 novembre 2013 Nevers, France 26 novembre 2013 Cergy-Pontoise, France 29 avril 2014 Fréjus, France 16 et 17 mai 2014

Sceaux, France 30 et 31 janvier, 1er février 2014 Pittsburg, États-Unis 8 mars 2014 Détroit, États-Unis 21 et 22 mars 2014 Monaco, Principauté de Monaco 15 et 16 avril 2014 Nîmes, France 23 et 24 avril 2014 Sète, France 13 mai 2014 Bonn, Allemagne 25 et 26 juin 2014 Ludwigshafen, Allemagne 28 juin 2014

Le Sacre du printemps

Chorégraphie : Andonis Foniadakis

Les noces

Chorégraphie : Didy Veldman Zurich, Suisse 9 mai 2013

Giselle

Chorégraphie : Pontus Lidberg

Glory

Chorégraphie : Andonis Foniadakis

Shanghai, Chine 1er et 2 novembre 2013 Pékin, Chine 5, 8 et 9 novembre 2013 Winterthour, Suisse 16, 17, 18 et 19 janvier 2014 Reggio Emilia, Italie 28 février 2014

Joyce Theater, New York, États-Unis 25, 26, 27, 28, 29 et 30 mars 2014

Toutes les photographies des danseurs du Ballet du Grand Théâtre de Genève en début de programme sont de Gregory Batardon. Elles ont été réalisées en septembre 2013 au parc des Bastions à Genève.

Directeur de la publication : Tobias Richter Responsable de la rédaction : Daniel Dollé Responsable de l’édition : Aimery Chaigne Coordination : Corinne Béroujon Ont collaboré à ce programme : Sandra Gonzalez, Isabelle Jornod, Benoît Payn Révision : Christopher Park Impression : SRO-Kundig Genève Achevé d’imprimer en septembre 2013

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La Fondation BNP Paribas soutient la troupe des jeunes solistes en résidence du Grand Théâtre de Genève

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TOURBILLON VOLANT Édition limitée à 20 exemplaires numérotés. Or blanc 18 carats, serti de 228 diamants (~7,7 carats).

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1314 - Programme Ballet n°1 - Le Songe d'une nuit d'été - 10/13