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MAG’

© Photo : Lionel MONTICO

12 Generation-Trail

Michel Lanne

Février - Mars 2012

www.generation-trail.com

Team Salomon Vainqueur du Trail Blanc de Serre Chevalier


SALOMONENDURANCE.COM

LA ROMEUFONTAINE 21 / 22 janvier FONT ROMEU

---GRAND-BRASSAC HIVERNAL TRAIL 4 / 5 février GRAND BRASSAC

---TRAIL DU VENTOUX 25 mars BEDOIN

---LYON URBAN TRAIL 1 avril LYON

---TRAIL DE L’ARDECHOIS 28 / 29 avril DESAIGNES

---TRAIL DE GUERLEDAN 26 / 27 mai ST GELVEN

---MARATHON DU MONT BLANC 29 juin au 1er juillet CHAMONIX

---TRAIL UBAYE SALOMON 12 août BARCELONNETTE

---BELLE ILE EN TRAIL 22 septembre BELLE ILE EN MER

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PARTENAIRES

COpYRYRIGHT© SALOMON SA. TOUS DROITS RESERVES. pHOTO : JMKCONSULT


Sommair

4 Teams 2012 16 Jorro 24 Interview de Julien evalier 32 h -C e rr e S e d c n la Trail B Hivernatrail 36 re 42 o D tn o /M y c n a S u Trail d r 50 u e il a tr le r u o p e g t du sécha DOSSIER : Intérê smes » 54 li a im in m « n e B M e l’UT Sur le parcours d 62 Everest Sky Race is 70 Marathon des Oas Transtica 80 uine 86 Week-end à Tatao Tendances

Responsable et Directeur de la publication : Fabrice Breton Conception graphique - réalisation : Peggy Chopin - www.design-peggy.com - 06 74 29 48 25 Contact : Tél : 06 42 72 68 62 - contact@generation-trail.com

Entreprises, organisateurs, pour communiquer dans Generation-Trail Magazine contactez-nous au : 06 42 72 68 62 ou par mail : contact@generation-trail.com


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INOV 8 Race PRO 12 La Race Pro 12 est un sac léger pouvant contenir une poche à eau H2O d’Inov8. Son système unique de placement de la poche à eau est très accessible et permet de garder une stabilité hors du commun au sac. La grande poche en maille sur l’arrière du sac est facilement accessible pour un stockage assez important. La conception minimaliste rend ce sac idéal pour les Trails Poids : 440 g Prix : 59,90 euros


Tendances Sac à dos Raidlight ULTRALIGHT OLMOS Girl 2 bidons Le sac ultralight Olmo 5 vous fera bénéficier de toute l’expérience et les astuces qui ont contribuées aux victoires de Marco Olmo en trail et ultra-trail ! La caractéristique EXCLUSIVE de ce sac se retrouve dans les deux porte-bidons avant déportés et stabilisés qui permettent un équilibrage de la charge, et un ravitaillement facilité, tout en offrant le confort des pipettes qui ont fait le succès des poches à eau. La forme de ces portes-bidon permet de les convertir en poches pour ravitaillement et la présence d’un compartiment poche à eau offrent ainsi de nombreuses configurations d’utilisation possible.

Par ailleurs, le sac Olmo 5 L regroupe dans un poids minimaliste (330 g) de nombreuses fonctionnalités, élastiques porte-bâtons, 3 poches filets, en plus de sa poche principale zippée. Un sac indispensable pour les trails où la légèreté et la fonctionnalité représente plus qu’un atout ! Livré avec deux bidons raid 750 ml. Poids : 290 g / Prix : 69 euros.


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Plug-n-Play pour une hydratation rapide. Caractéristique : Sensifit, twin link, rappel de charge sensi, 1 compartiment principal, 1 compartiment extensible, 2 poches poitrine, 1 poche de sécurité, 2 rangements latéreaux, poche à eau souple, valve buccale avec systeme marche arrêt, accroche batons 4D, volume 13 litres. Poids : 420 g Prix : 130 euros


Tendances

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Ouverture des inscr iptions le 10 février Nouveau partenaire

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Nouvelle épreuve

TRAIL FAVERGES ICE B R E AKER Aux

sources du lac d’An necy, une course mythique dans un décor idylli que

Samedi 9 Juin 2012

MaraTrail : 42.195km , 2700m dénivelé Trail 28 : 28km, 160 0m dénivelé, épreuv e du Trail Tour Natio NOUVEAU » Relais nal «court» 2012 : 42.195km, 2700m dénivelé, relais à 19 .5km Genève

Annecy Lyon

Faverges

Albertville Chambéry

Grenoble Valence

TR AIL FAVERGES ICEB REAK ER


Teams 2012 TEAM ADIDAS

TEAM ALTECSPORT

Fiona Porte

> > >

> > > > > >

Fiona PORTE Maud GOBERT Laurence KLEIN Thierry BREUIL Sylvain COURT Gilles GUICHARD

> > > >

Romuald De PAEPE Damien VIERDET David ROUFFIANGE Benoit HOLZERNY

> > > > > > >

TEAM ASICS

Pierre AUBERY Chantal BAILLON Serge BARTHES Jean-Paul BATTESTI Lisel DISSLER Céline DODIN Jules-Henri GABIOUD Oscar PEREZ LOPEZ Sandra MARTIN Yannick PIERRAT

> Renaud CASTIGLIONI (Ambassadeur) > Ludo POMMERET (Team mixte) Altecsport/Hoka ) > Manager : Stéphane Le DÛ

www.teamaltecsport.com

TEAM GARMIN

Erik Clavery > > > > > > >

> Vincent FAILLARD Patrick BOHARD > Xavier THÉVENARD Franck BUSSIÈRE Erik CLAVERY > Team Manager : Emmanuel GAULT Raymond FONTAINE Laurent ARDITO Thomas SAINT GIRONS Emmanuel MEYSSAT www.outdoorexperiences.net

Sylvain CAMUS Sébastien CAMUS > René ROVERA > Frederic GARRANDES > Caroline FRESLON-BETTE > Steeve LAURENT > Jonathan BRUNEL >

>

>

> > > >

Vincent VILAIN Gaëtan FERRANDO CedrickDUBOIS Tony SBALBI Germain GRANGIER


TEAM HOKA

TEAM INOV8

Maxime Durand

Sean Van Court

Renaud JAILLARDON > Benjamin LEMAY > Sean Van COURT Maxime DURAND > Nicolas TARDIEU > Sébastien CORNETTE > Nom du responsable > Cyril HANRIOT du Team : > Bertille FAURE Sean Van Court > Sébastien NAIN (Ambassadeur Ultra www.team-inov8-france.com distance) > Pierre Laurent VIGUIER >

> > > >

Maud COMBARIEU Ludovic POMMERET Christophe LE SAUX Gilles SEGRIS

> > > > > > >

Lucas HUMBERT Arnaud LEJEUNE Aurélien COLLET Nicolas CANTAGREL Michael PERRIN Stephane VINOT Cyril COINTRE

>

TEAM LAFUMA

TEAM MIZUNO

Anroine Guillon, Karine Herry, Pascal Blanc

Isabelle Jaussaud-Grenier

> > > > > > > >

Antoine GUILLON Pascal BLANC Jérôme CHALLIER Hervé GIRAUD SAUVEUR Maurizio SCILLA Julien JORRO Guillaume MILLET Renaud ROUANET

> > > > > > >

Virginie GOVIGNON Corine FAVRE Karine HERRY Quentin STÉPHAN François FAIVRE Nathalie MAUCLAIR Lionel TRIVEL

> > >

Anne VALERO Isabelle JAUSSAUD-GRENIER Christophe BOEBION


Teams 2012 TEAM NEW BALANCE >

Stéphane JOUVANCE

>

Julien NAVARRO

>

Julien RANCON

>

Mikael PASERO

>

Team manager :

>

Bastien BRAVAIS

Jack PEYRARD

>

Sylvain COUCHAUD

>

Adélaide PANTHÉON

>

Sylvie CARTOUX-BOISSY

>

Florent TROILLET

>

Sébastien CHAIGNEAU

>

Jez BRAGG

Julien Rancon

TEAM THE NORTH FACE

>

Lizzy HAWKER

Sébastien Chaigneau

TEAM QUECHUA

Dawa Sherpa

>

Emilie LECOMTE

>

Dawa SHERPA

>

Vincent DELEBARRE

>

Guillaume LE NORMAND

>

Sébastien TALOTTI


TEAM RAIDLIGHT >

Marie-Line ASTIER

>

Benoît LAVAL

>

Juliette BLANCHET

>

Alexandre MAYER

>

Maud COMBARIEU

>

Yann NOURRY

>

Cécile LEFEBVRE

>

Alexandra RENAUD

>

Alexandra ROUSSET

>

Augustin GUIBERT

>

Christophe JACQUEROD

>

Stephanie DUC

>

Severine BOVERO

>

Fabien ANTOLINOS

>

Jeremy PIGNARD

>

Eric LEGAT

>

Stephane CELLE

>

Alexandre DAUM

>

Michel LANNE Michel RABAT Andy SYMONDS Laetitia ROUX Thomas LORBLANCHET Julien CHORIER François D’HAENE

Yann Nourry

TEAM RUNNING CONSEIL

Fabien Antolinos

TEAM SALOMON > > > > > >

Team Manager : Jean-Michel FAURE-VINCENT >

Andy Symonds

TEAM SALOMON ESPOIR France 2012 : > Cyrille GARDET > Fabien NABIAS > Thibaut BARONIAN > Guillaume BEAUXIS


Teams 2012 TEAM SCOTT

TEAM SIGVARIS

Yoan Meudec > > > > >

Céline LAFAYE Alexis TRAUB Charles DUBOULOZ Damien PIQUEMAL Nicolas PIANET

>

Pascal GIGUET

TEAM TECNICA

> > > > > > > >

> Patrick REY Aurélia TRUEL Sandrine MOTTO ROSS > Thierry GALINDO > Gregory VINOT Cathy DUBOIS > Maxime LEGER Lionel BONNEL > Laurent TISSOT Aurélien BRUN Stephane RICARD > TEAM Manager : Bruno BAREILLES Olivier SAVOY Xavier BLOEM

Patrick BRINGER Yann CURIEN > Nicolas MARTIN > Martin REYT > Yoan MEUDEC (Manager) > >

www.teamsigvaristrail.com


trail a m u f a L e Dr么m et 9 km Buis-

vril 2 a 5 1 s e i n n o les-Bar

Atelier Guillaume-S

Cyril Crespeau

m k 0 1 , m k 3 2 41 km,

National

012

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Julien Jorro

team Lafuma

INTERVIEW

1) Pour ceux ou celles qui ne te connaîtraient pas encore, peux-tu te présenter ? Julien JORRO, 27 ans, chargé d’études en urbanisme, licencié au Séméac Olympique Athlétisme et membre du Team Lafuma France depuis septembre 2010. Je suis marié à Floriane, dite Flopett la célèbre créatrice des barres de céréales maison du même nom : les « Flopett’s ». J’habite à Tarbes dans les Pyrénées et j’en suis très heureux ! 2) Comment en es-tu arrivé à pratiquer le Trail ? J’ai fait dix ans de course de vélo sur route dont la dernière année au niveau national. Et puis, je me suis lassé de l’ambiance (au grand désespoir de mon grand-père qui, ancien cycliste, aimait venir me voir dans les courses). J’ai préféré faire du vélo pour mon plaisir, en parcourant les cols pyrénéens plutôt que d’aller faire 4h de route pour tourner 60 fois autour de la place d’un village ou d’une zone commerciale. Dans la foulée, un copain m’a invité à participer à une course à pied « pour le fun ». J’ai eu la surprise de bien terminer cette course et là, le goût de la compétition m’est revenu. Je me suis aligné sur plusieurs autres courses sur route et les résultats suivaient. Dès lors j’ai pris le virus de la course à pied. J’ai découvert le trail en regardant une vidéo de l’UTMB. Je ne savais pas que l’on pouvait courir en montagne.. alors j’ai essayé et ça m’a passionné. J’ai enchaîné les courses et je me suis lancé des défis toujours plus grands... toujours plus longs... toujours plus beaux !

3) Qu’est ce qui te plaît dans cette discipline ? C’est l’aventure et la découverte des paysages. Finalement, c’est comme une randonnée... mais plus rapide ! J’y retrouve les mêmes attraits : l’amour de la montagne, des odeurs liées aux saisons, des paysages, du partage avec les gens que l’on croise ou qui nous accompagnent. Le trail c’est aussi le dépassement de soi à l’état brut. On court souvent contre soimême et j’adore ça. J’aime rentrer « rincé » d’une course ou d’un entraînement, les yeux pleins de belles choses. D’ailleurs lorsque je raconte à mon épouse mes sorties, c’est du genre : « oh j’ai vu ça... et de la haut on voyait tel pic...,etc, ». Bref, pour moi le trail c’est l’alliance parfaite du sport et de la nature. 4) Quel bilan tires-tu de ta saison 2011 ? Cette année, j’ai vécu deux saisons en une. Les cinq premiers mois ont été difficiles car j’ai été blessé au bassin. Une fracture de fatigue que l’on a mis du temps à détecter. Du coup, je l’ai mal soignée en reprenant toujours trop tôt. Je voulais prouver que je méritais ma place dans le team Lafuma cette année. Je me suis mis la pression et moralement ça a été dur. Puis un jour tout va mieux. J’ai pu reprendre l’entraînement, mais avec une motivation d’autant plus incroyable. Recourir était comme une résurrection ! J’ai appris beaucoup de cette période. J’ai mûri et envisagé ma pratique du trail de manière bien différente. Plus en qualité. D’ailleurs le nom de mon blog vient d’évoluer


INTERVIEW


de « Toujours plus » ... à « Toujours plus... mais toujours mieux ! ». J’ai fais appel à Alain Aubrion, un ami à la base, pour me coacher et les bons résultats se sont vite faits voir. Du coup, ma deuxième partie de saison a été plus heureuse, avec une belle 12e place à la CCC et une excellente 13e place aux Templiers. En plus j’ai gagné ou fait de bonnes places sur quelques courses régionales. Donc étant positif de nature, je dirais que 2011 était une belle année ! 5) Quels seront tes principaux objectifs pour cette saison 2012 ? En 2012, je souhaite courir le plus longtemps sans blessure (oui, si possible, c’est tout de même mieux !). Ça c’est déjà mon objectif principal ! Côté courses, j’ai programmé plusieurs objectifs principaux, avec le Trail Drôme Lafuma (42 km), l’Andorra Celestrail (85 km), la CCC (98 km) et enfin les Templiers (75 km). J’irai aussi sur plusieurs autres évènements pour le plaisir et pour me préparer (Trail du Pastel, Trail des Cazelles, L’Ardechois, L’Euskal trail... et d’autres certainement). 6) Tu entames ta 2ème saison au sein du Team Lafuma, qu’est ce que cela t’a apporté d’intégrer ce team ? D’abord une grande joie. Lorsque j’ai appris la nouvelle, Floriane et moi avons explosé de joie ! C’était comme avoir de nouveau son bac ! La récompense aussi de beaucoup d’efforts et d’heures d’entraînements. Ensuite j’ai pu rencontrer de grands champions qui sont devenus proches, comme Virginie Govignon, Antoine Guillon... et tous les autres du Team. C’est une ambiance très conviviale, et sans pression, une grande famille ! Nous avons tous notre spécialité et personne n’est mis plus haut ou plus bas qu’un autre. Nous nous entendons tous bien et c’est très appréciable.

L’intégration dans le team m’a bien sûr apporté de la notorieté. Par exemple à l’UTMB cette année j’ai signé mes premiers autographes. Je peux vous dire que ça fait bizarre ! Enfin, le Team met a notre disposition des moyens importants pour que l’on ai juste à penser à bien courir. Nous avons du bon matériel, des techniciens à l’écoute de nos besoins et avis. C’est très important. Le team nous permet de développer les produits Lafuma. C’est une grande chance ! Alors j’essaie de m’investir pleinement dans ma mission de « conseiller technique ». C’est passionnant ! Bref, le team ne m’a apporté que du bon et je ferai tout pour que ça dure ! 7) Aujourd’hui tu fais parti des meilleurs traileurs français, et pour en arriver à ce niveau c’est beaucoup d’entraînements ? Houla !!! Il faut relativiser. « Un des meilleurs traileurs français »... je pense qu’il y en a bon nombre dans mon cas. J’ai de bonnes aptitudes et des capacités, c’est sûr, mais beaucoup de coureurs ont un excellent niveau... mais ne sont pas connus... Je suis encore tout petit dans le monde du trail et il me manque encore pas mal d’expérience et un niveau à atteindre pour pouvoir réellement peser sur de grandes courses. Mais j’y travaille ! Je m’entraîne 5 à 6 fois par semaine, selon les échéances. Et souvent deux fois par jour à coup d’une heure car avec mon travail je n’ai pas d’horaires aménagés. Donc c’est par exemple 1h de home-trainer tôt le matin (très tôt) et 1h de course à pied le soir. Mon coach me planifie les semaines avec du travail sur piste, etc. et j’applique le plan à la lettre. J’aime bien ce rythme car ça donne la pêche pour toute la journée. Et on dort bien la nuit ! Le week end et les vacances, je fais du long, en alliant course à pied et vélo. En nombre d’heures d’entraînement, cela représente entre 10 et 20h par semaine.


INTERVIEW J’adore le sport, il fait partie intégrante de ma vie. Me lever pour aller courir c’est comme aller déjeuner. C’est devenu vital ! 8) Les Pyrénées sont tes lieux d’entraînements ? Et quels beaux lieux d’entraînement ! C’est une région que j’affectionne énormément car j’y suis né mais surtout car elle est remplie d’histoire. Lorsque je pars en montagne j’aime connaître le lieu dans lequel je cours... les anecdotes, savoir si des contrebandiers ou des résistants ont emprunté ce chemin ! Et puis les paysages sont tellement sauvages ici. J’ai de la chance de vivre dans les Pyrénées. J’aime les autochtones, les purs Pyrénéens, ceux avec le berret et leur caractère bourru. J’ai l’accent du sud-ouest et j’en suis fier ! Je trouve dommage qu’il y ait si peu de « grandes » courses. Le GRP commence à être être médiatisé et à attirer de grands noms, mais elle est l’une des rares. Je regrette aussi que de beaux spots d’entraînements ne soient pas des lieux de courses de haut niveau. Il y a un tel potentiel ! Dans les Alpes, chaque station de ski, chaque massif, a son trail avec une grande marque associée. Chaque course crée le buzz et les traileurs viennent de toute la France. Chez nous, les courses, bien qu’il y ait du niveau, ne sont pas autant connues et mises en valeur. Les organisateurs sont moins nombreux... Ils voient aussi moins grand peutêtre, et sont moins soutenus par des équipementiers. Bon, je reconnais que c’est facile à dire. Après tout, je pourrais organiser une course moi aussi.... mais je n’en ai pas les compétences et le temps pour l’instant. Alors organisateurs... contactez-moi ! J’ai plein d’idées et de beaux endroits à vous montrer pour faire des Pyrénées un haut lieu du trail ! 9) Peux-tu nous donner un repas type que tu prends avant de prendre le départ d’une course ?

Déjà, je précise que je suis végétarien (et bio, of course !). Je ne mange pas non plus de produits laitiers (et NON, je ne suis pas carencé !!!). L’alimentation est très importante pour moi et elle fait partie intégrante de la préparation à la course. Floriane est la cuisinière de nos bons petits plats équilibrés et goûtus. La semaine précédent l’échéance, je mange sans gluten. Cela me permet de limiter les désordres intestinaux qu’il provoque souvent. Le matin de la course, j’ai deux possibilités. Je m’entraîne souvent à jeûn le matin et mon corps est habitué maintenant. Donc il m’arrive de partir à jeûn le matin des courses et de manger au bout de 30 minutes, surtout quand la course démarre très tôt. Là je pars l’estomac léger et ça me va bien. Mais il faut s’y habituer pour pouvoir faire ça. Sinon, si le repas de la veille a été très léger, et suivant l’heure du départ de la course, je me prépare une mixture à base de crème de céréales (sans gluten si possible, crème de riz ou de millet), diluée dans du lait de riz avec un peu de miel (de beau papa !). Et le tour est joué ! Vous obtenez une boisson pateuse énergétique, très digeste et riche en bon nutriments ! Le tout se trouve facilement en magasin bio. 10) Il y a un Trail que tu rêves de gagner un jour ? Oui, le Grand Raid des Pyrénées. Je connais ces terrains par cœur, chaque col, chaque pic. Ils me sont si familiers. Je rêve de lever les bras à la maison, sur mes terres d’entraînement. Pour l’instant je cours à la même période dans les Alpes à la CCC. Mais très bientôt je vais revenir c’est sûr! 11) Y-a-t-il aujourd’hui un coureur qui t’impressionne ou que tu prends en exemple ? Oui, je ne vais pas être très original, mais je répondrais Kilian Jornet, de par ses capacités extraordinaires et sa simplicité. A l’UTMB, cette année, je l’ai vu passer au


130e km, frais comme un gardon trottinant comme s’il allait acheter son pain ! C’est un réel enfant de la montagne, un passionné qui en même temps valorise notre sport médiatiquement dans le monde entier. Le coureur que je prends en exemple c’est un copain. Il ne le sait pas, mais bon du coup maintenant … il va le savoir ! Je vais lui déclarer ma flamme (désolé Sylvaine !)... c’est Manu (Emmanuel Gault). Pourquoi lui ?? Et bien parce que je le connais un peu maintenant. C’est un grand champion qui allie humilité et gentillesse, tout en étant un compétiteur « affamé ». Alors évidemment, ça ne me laisse pas insensible. Il a une vie professionnelle et familiale bien remplie et continue à faire des prouesses en course. Donc chapeau l’artiste ! J’envie aussi ses

énormes mollets... mais là je crois que je ne pourrais jamais rivaliser ! 12) Si tu veux faire passer un message .... Oui je vais faire passer un message. Un remerciement à mon épouse qui m’accompagne dans ma pratique du trail. Ma Flopett me suit, m’encourage, est ma nutritionniste attitrée, me laisse le temps nécessaire à mon entraînement et se passionne pour le trail. Courir dans ces conditions devient tout de suite plus facile ! Vous pourrez retrouver les détails sur ma pratique de la nutrition du sportif sur mon blog : http://julienjorro-toujoursplus.blogspot.com/2011/04/alimentation-chez-lesportif.html

Julien Jorro


Trail Blanc de Serre-Che Le snow trail à l’état pur Près de 800 concurrents massés sous l’arche rouge New Balance baignée de soleil. En ce dimanche 8 janvier, les conditions étaient idéales pour courir à Serre Chevalier. Les trailers ignoraient encore que la neige allait leur réserver quelques surprises ! Ils ont sans doute tremblé. Pour les uns, de peur de voir leur épreuve se dérouler pour la troisième année consécutive dans des conditions terribles. Pour les autres, de peur de courir dans une véritable tempête. Trois jours avant cette 11e édition du Trail Blanc de Serre Chevalier, les organisateurs assistaient au déchaînement des éléments : neige, pluie, bourrasques violentes… Pourtant, à la veille de l’épreuve pionnière du snow trail en France, le calme baignait de nouveau la station des Hautes Alpes. Le soleil inondait Serre Chevalier, rassurant du même coup l’équipe de Patrick Michel, chef d’orchestre de l’épreuve, et les quelque 800 concurrents inscrits sur le grand parcours de 30 km et le petit itinéraire de 12 km. A 8h45 en ce dimanche 8 janvier 2012, le peloton se massait en rangs serrés au départ, histoire de ne pas trop souffrir du vent froid qui soufflait sur l’esplanade toute de blanc vêtue. Dès les premières foulées menées à une allure d’enfer, un homme se détachait seul en tête, Michel Lanne (Team Salomon), bientôt rejoint par Laurent Beuzeboc (Team Gap Ultra Cimes).

Les deux compères allaient cheminer ensemble jusqu’à la mi-course, maintenant un écart confortable sur leurs poursuivants. Parmi ceux-ci, l’ultratrailer Ludovic Pommeret (Team Altec Sport), parti prudemment, reprenait un Laurent Beuzeboc à la peine dans les secteurs techniques. Au deuxième passage des coureurs dans le village du Casset, la hiérarchie était ainsi établie. Tout étonné de caracoler en tête sans inquiétude, Michel Lanne s’offrait même le luxe de gérer son effort avant de produire une belle accélération dans les cinq derniers kilomètres. Il bouclait l’épreuve en 2h19 tandis que ses dauphins franchissaient la ligne d’arrivée en 2h21 et 2h24. « C’est vraiment parti trop vite ! Mais c’est de ma faute car j’étais devant », s’exclamait le vainqueur à l’arrivée, souriant et visiblement heureux. « Je me suis senti plus à l’aise dans les zones typées trappeur tandis que Laurent était en difficulté. J’ai donc décidé de temporiser avant d’accélérer franchement à partir de Monêtier. C’était ainsi une très bonne manière de travailler la puissance. » La puissance, la vétérane Anne Favier n’a guère eu besoin de s’en inquiéter. En l’absence des têtes d’affiche qui avaient animé l’épreuve l’an dernier (Lisel Dissler et Fiona Porte), la Belge a tranquillement gouverné la course sans jamais sentir le souffle de ses dauphines dans son dos. « Je savais que les


evalier


Trai de

Courir pour le fun

1

2

3


il Blanc e Serre-Chevalier conditions de course seraient difficiles car j’allais passer après une grande quantité de concurrents, ce qui allait transformer la neige », analysait Anne Favier au terme de 3h15 d’effort. « Je me répétais qu’il ne fallait pas m’emballer, que je devais gérer ma course. C’était sans doute l’année où il fallait courir ici car aucune concurrente de haut niveau ne s’est alignée au départ. Pour moi, à 53 ans, c’est une grande joie de l’emporter ! » Derrière cette adepte des randonnées en montagne, Amélie Chenensse (Stade Sottevillais) devançait Françoise Barrière (Cévennes Trail Club) tandis que celle qui était initialement annoncée favorite, Marina Plavan (Italie), ne pointait qu’à la 5e place. Au-delà des champions qui caracolaient en tête de cette épreuve incontournable dans le paysage du trail hivernal français, les quelque 800 concurrents engagés sur les deux distances souffraient visiblement d’une neige inconstante. Tantôt profonde et molle, tantôt gelée (surtout dans les descentes), elle n’eut aucune pitié pour les

4

mollets des coureurs bien souvent soumis à la douleur des crampes. Nombreux sont ceux qui, à l’arrivée, racontaient, mi-amusés, mi-éreintés, leurs chutes et leurs déboires sur un terrain décidément bien plus capricieux que les cailloux en été ! REACTIONS Michel Lanne (Team Salomon), vainqueur du Trail Blanc : « Le snow trail est à mes yeux une excellente manière de travailler le cardio et la puissance. Je profite des courtes distances comme celle de Serre Chevalier pour préparer le début de la saison estivale. » Ludovic Pommeret (Team Altec Sport), 2e du Trail Blanc : « Je n’avais pas couru depuis la Saintélyon, course pendant laquelle j’avais vraiment souffert. Courir dans la neige est toujours difficile car on déploie beaucoup d’efforts pour ne jamais avancer très vite ! Aujourd’hui, j’étais juste physiquement. Je suis donc très satisfait de terminer à cette place. Je vais désormais consacrer la saison hivernale au ski alpinisme. » Texte : Marie PATUREL © Photos : Lionel MONTICO

1. Laurent Beuzeboc 2. Ludovic Pommeret 3. Milieu de course Village du Casset 4. Près de Monetier les Bains


Hivernatrail Pour briller sur les sentiers de la garrigue nîmoise, nul besoin d’avoir de grosses cuisses : il suffit de savoir danser ! A ce petit jeu, le flegme et le pas très assuré du britannique Andy Symonds ont triomphé.

Hivernatrail : Symonds sur Roi des Causses aux Templiers fin octobre, roi de la garrigue nîmoise début décembre, l’anglais du team Salomon International a confirmé qu’il faudra compter sur lui en 2012 sur le circuit du trail français. Installé depuis six mois en famille dans la région avignonnaise, il s’impose aisément en 2h35 (13,3 km/h de moyenne) sur cette 6e édition de l’Hivernatrail. Malgré un plateau qui n’avait rien à envier aux “top trails” nationaux, le spécialiste de course de montagne a autant impressionné par son aisance que par son sens de la formule : « Il faut savoir danser la salsa pour se sortir de ce parcours où l’on ne cesse de virer », commenterat-il, amusé, sitôt la ligne d’arrivée franchie. Avant d’enchaîner, à tête reposée : « C’est très original et ludique comme parcours. Je ne connais pas encore bien les trails français, mais

s’ils sont tous comme ça, je vais bien m’amuser en 2012 ! » Derrière lui, Geoffroy Sarran (à 4 mn), Alex Munoz (à 10 mn), Ludovic Pellé, Cyril Ollagnier, Laurent Beuzeboc, Jean-Claude Canals, Stéphane Avrillon ou encore David Martin (à plus de 20 mn), au déhanché moins assuré et rythmé, ne pourront que se partager les miettes. Sarran, Munoz : les locaux se rapprochent Retenez bien ces deux noms là, ils devraient rapidement faire des étincelles sur les chemins escarpés. « J’étais au maximum de mes possibilités, et Andy semblait très à l’aise, observe le jeune Geoffroy Sarran, du Montpellier Athlétic Méditerranée, très entamé à l’arrivée et meurtri par une chute à quelques kilomètres de l’arrivée. Pourtant, à 6 km du but, il ne


OLA ! un air de salsa comptait qu’une petite minute trente sur le Britannique, après être passé en tête avec Andy Symonds et Ludovic Pellé au ravitaillement du km 19. J’ai préféré assurer la deuxième place et je suis très heureux d’y être arrivé. Courir derrière Andy pendant des kilomètres m’a beaucoup appris. J’ai calqué mes foulées et mes appuis sur les siens. » Prometteur pour le jeune spécialiste des courses sur route, qui dépasse rarement les 20 km. Le gardois Alex Munoz, lui, ne s’est pas posé de questions. Seulement 18 secondes de retard au km 19, le rêve restait permis pour le champion de France de VTT master, qui s’était préparé comme jamais pour l’Hivernatrail. A plus d’une minute de Ludovic Pellé à 6 km du but, il finira cependant par le doubler, grâce à une gestion de course très intelligente.

Après le podium, la victoire en 2012 ? Le bal des sourires… et des grimaces Imperturbable, Nathalie Henriques signe sa 5e victoire sur 6 épreuves au Challenge des Trails Gardois, après avoir fait cavalier seul du départ à l’arrivée chez les féminines. Son visage rayonnant sur le podium parlait de lui-même : « Le trail a été une révélation pour moi cette année. C’est un bonheur de pouvoir emprunter des sentiers aussi techniques et d’apprécier la beauté de ces collines vallonnées. » Le grenoblois Ludovic Pellé (2e au TTN court 2011), qui a gagné une place par rapport à l’an passé (4e), fera pour sa part la soupe à la grimace, malgré son attachement pour l’épreuve : « Même si ça ne grimpe pas beaucoup, c’est un parcours très usant à la longue…


Hivernatrail


sans doute trop long pour moi ! Mais je reviendrai encore avec l’espoir de faire mieux. » Combien d’anonymes et de favoris, comme lui, se sont une nouvelle fois cassé sur les dents sur ce parcours surprenant…. Viguier et Durand prix en flagrant excès de vitesse Autre technique, autre succès : celle adoptée par le toulousain Pierre-Laurent Viguier (2h25 au marathon de Paris 2011), victorieux en relais (19+16 km) avec Maxime Durand (team Inov8), avec plus de 11 mn sur les locaux Laurent Colombero et Jean-Phi-

lippe Delon : « J’ai suivi les conseils des organisateurs : je me suis mis dans la peau de Mario Kart et j’ai envoyé les gaz. J’ai bien fait car ce parcours a tout d’un jeu vidéo, entre zigzags, obstacles à éviter, accélérations et freinages permanents. » Et des dizaines de petites bosses, à la longue, ça fait mal… Nombreux sont les coureurs(euses) qui termineront très émoussés. Pour préparer l’édition 2012, vous savez ce qu’il vous reste à faire : investir dans une console Wii ou vous inscrire à des cours de danse ! Texte et photos : Benoît GOISET (Nîmes Trail Attitude)


Trail du Sancy M


Mont-Dore

Des conditions météo difficiles pour une 9ème édition réussie ! Brouillard, pluie et température très fraîche pour cette 9ème édition qui a vu plus de 1000 traileurs prendre le départ ce dimanche 22 janvier 2012. Ces conditions météo difficiles ont rendu les parcours déjà techniques encore plus compliqués à arpenter avec la boue, la neige et la glace. Il fallait donc être très vigilant pour ne pas terminer les « 4 fers en l’air ». Particularité du Trail hivernal du Sancy / Mont-Dore est que chaque coureur pouvait choisir au 10ème kilomètre sa distance, 20 km ou 30 km.

Etienne DIEMUNSH

Le 20 km : Yvan Bizet remporte pour la 3ème fois consécutive ce 20 km. Habitué de ce parcours il avait décidé dès le départ de suivre la « fusée » Etienne Diemunsch. Au moment du choix de parcours au col du Guéry, voyant que les 3 coureurs qui le devançaient (Diemunsch, Martin et Meudec) s’étaient orientés sur le 30 km, l’aspect tactique a pris le dessus, l’orientant sur le 20 km où il se retrouvait ainsi seul en tête. « Chaque année est vraiment différente au MontDore. La partie montante était pire qu’un cross. Etienne Diemunsch était vraiment très fort devant et j’ai attendu la confirmation à la bifurcation pour faire le choix du 20 km par défaut. Le parcours présentait beaucoup de pièges avec le brouillard. Avec Cyrille Mulot nous avons fait une course d’équipe puis au dernier ravitaillement j’ai fait la différence. » confiait Yvan sur la ligne d’arrivée dans le Gymnase du Mont-Dore. Cyrille Mulot son compère de club prend la seconde place et Sébastien Moreau (puissance 3 Cournon) monte sur la troisième marche du podium.


Trail du Sancy M Marlène Vigier de l’Ydes Athlétisme s’imposait chez les fille. Céline Martin (AS Romagnat) et Corinne Antoine (MAT 72) complètait ce podium féminin. : « Le parcours était très boueux avec du vent de face en pleine montagne. Je suis très contente d’inscrire mon nom au palmarès du Trail du Sancy/Mont-Dore. », Marlène Vigier.

Le 30 km : Etienne Diemunsch (qui aurait dû partir en stage avec l’équipe de France de triathlon aux Canaries 15 jours auparavant mais suite à la perte de son passeport s’est retrouvé bloqué en Auvergne) n’aura laissé que des miettes aux autres concurrents. Un départ ultra rapide pour compter plus de 3 minutes d’avance après 10 km de course sur les deux sociétaires du Team Sigvaris, Nicolas Martin et Yoan. Cet écart ne fera qu’augmenter tout au long du parcours pour atteindre près de 8 minutes au passage de Murat. Au final Etienne termine avec un écart impressionnant de 21 minutes sur son dauphin Nicolas Martin. « J’avais déjà remporté ce Trail en 2009 où l’on s’enfonçait dans la neige mais aujourd’hui c’était très différent, très gras et très rapide.», Etienne Diemunsch. A noter que Nicolas Martin et Yoan Meudec ont perdu environ 5 à 6 minutes en s’égarant à la Banne d’Ordanche. Du côté des filles, Stéphanie Guiho (côte de Jade Athlétisme club), venue de Pornic, remporte sa deuxième victoire consécutive en 3h03 devançant la gagnante du Grand Raid de la Réunion, Karine Herry. qui était venue préparer le championnat de France des 100 km sur route qui se déroulera le 14 avril prochain. Lauriane Foulet- prend la 3ème place de ce podium. Texte : Coralie JOURDE / Generation-trail Photos : Generation-Trail


Mont-Dore


Trail du Sancy

Photo : Viviane VIDALINC

Photo : Viviane VIDALINC


Mont-Dore

Ce trail hivernal du Sancy est une épreuve qui s’affirme comme un rendez-vous incontournable, le record de participants étant battu à chaque édition !


Samedi 30 juin 2012 Départ unique des courses 17h30

Conception : www.letb-synergie.com – Impression : IGC – Images : © Fotolia ; © MDPV.

La Ville-aux-Clercs (Vendôme – 41)

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Intérêt du séchage pour le traileur 1. La quête du « poids de forme » passe par l’amélioration de la composition corporelle ! Le poids idéal passe par la formule inévitable incluant le rapport de la taille par rapport au poids, en passant par l’indice de masse corporelle (IMC) : cette notion est en fait secondaire. Les médias et les milieux spécialisés dans le domaine de la minceur l’avance comme un paramètre incontournable. Pour ne pas être « catégorisé » en surpoids, vous devez impérativement être dans la fourchette IMC « 18 – 25 ». Au-dessus, attention ! On tire la sonnette d’alarme : c’est à ce moment là que l’on commence à provoquer chez les personnes les plus vulnérables des troubles du comportement alimentaire comme les dérives boulimiques, compulsions alimentaires… qui amènent dans un second temps une résistance à l’acquisition d’un « poids de forme » au fil des années ! En d’autres termes, je préfère parler de « séchage » notamment en préparant une épreuve que l’expression « IMC » ou « poids sur la balance à atteindre». L’expression « sécher » correspond d’une manière plus littérale à « perdre du poids, du gras mais surtout pas de muscle », le but étant in fine de conserver la masse active favorable à l’acquisition « poids de forme » : il correspond au poids pour lequel le sportif est dans les meilleures conditions physiques, physiologiques et psychologiques pour réaliser une performance.

Pour permettre la réduction d’un excédent de poids, les procédures alimentaires mises en œuvre doivent avant tout permettre la mobilisation et la combustion du tissu adipeux de l’organisme, plus communément appelé « réserves de graisses ». Un « régime », nom médical pour exprimer une forme de diététique, doit présenter, pour être efficace, plusieurs caractéristiques : - « rendre occasionnel » les aliments qui ont une valeur énergétique élevée et peu d’intérêt nutritionnel : graisses, sucre (saccharose), alcool… - couvrir les apports recommandés en protéines, vitamines, oligo-éléments, acides gras essentiels, pour anticiper les éventuels « dépressions » physiques (perte de masse musculaire, mauvaise récupération, accélération de l’apparition des symptômes du surentraînement…) et psychologiques (pseudo-dépression, mal-être, estime de soi diminuée…),


Par Nicolas Aubineau Diététicien D.E. D.U. Nutrition du Sport D.U. Troubles du Comportement Alimentaire D.E.S.S. Ingénierie de l’Entrainement Sportif Plan alimentaire personnalisé sur :

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- être facile à suivre (notion de pérennité dans le temps, gage de qualité d’une diététique efficace et répondant à une éthique humaine et alimentaire) : pas de privations, de modifications « conscientes ou inconscientes » au niveau de l’organisme des habitudes alimentaires… un seul mot d’ordre : « Adaptabilité de l’alimentation par rapport à l’individu et son environnement direct ».

glandes mammaires, cerveaux, tissus nerveux….), ces graisses étant essentielles à leur fonctionnement : tissu adipeux viscéral. - Les graisses « périphériques » qui se trouvent sous la peau : tissu adipeux souscutané. Aussi les masses grassent représentent un « poids mort » sous forme de lest, qui pénalisent l’organisme dans sa quête de performance.

2. La balance et ses dérives ! Beaucoup de personnes basent leur régime diététique sur le « poids brut » affiché par la balance ou le pèse-personne, sans convenir du ratio masse maigre/ masse grasse (mesuré par impédancemétrie). Ce paramètre unique ne traduit pas d’une manière optimale les effets d’un programme à visée « perte de poids » dans son sens le plus large et commun. Il faut tenir compte de : • La masse maigre comprenant les os, les muscles, l’eau (cette dernière représentant environ 65% du poids corporel), les tissus viscéraux (intestins, coeur, poumons...). Cette masse maigre est forte consommatrice d’énergie… c’est le support du « métabolisme de base » (correspondant à la dépense d’énergie de base pour assurer les fonctions vitales du corps humain, à savoir respirer, assimiler, excréter...). • La masse grasse comprenant : - Les graisses « centrales » qui se trouvent dans les organes (poumons, foie, cœurs,

Le poids total du corps peut donc se définir par l’addition de deux masses : la masse grasse (ou masse « inactive ») et la masse maigre (ou masse « active »). En effet, si vous perdez 4 kg de « graisse » et que vous gagnez 3 kg de « muscles », la balance traditionnelle va vous donner une perte de 1 kg sans tenir compte du détail masse maigre / masse grasse ! Un sportif suivant un programme « Affûtage » va voir sa composition corporelle se modifier, sans forcément changer de poids sur le pèse-personne. Il s’agit de trouver un équilibre savant en différents ratios tels que les rapports Masse grasse/ Masse Maigre, Poids/Puissance, Psychique/ Physique… Remarque : en l’absence de mesures spécifiques de la composition corporelle, les sensations « physiques » (« Ressenti individuel ») et « esthétiques », et dans un second temps « psychiques » (« Regard de soi ») constituent de bons indicateurs sur les effets d’un programme « hygiéno-diététique » réussi !


Intérêt du séchage pour le traileur 3. Comment « sécher » chez le traileur ? Globalement, pour faire « fondre la masse grasse », il est nécessaire que les dépenses énergétiques soient plus importantes que les apports. Cela signifie qu’il faut augmenter l’effort physique (cf. paragraphe suivant) tout en maintenant une alimentation normale ou légèrement moins calorique. Privilégiez le travail en mode « aérobie » (correspondant à des activités d’intensité moyenne ou faible type footing lent, marche nordique, cyclisme, cardio-training) qui augmente la consommation de lipides (graisses) à l’effort d’autant plus que la masse musculaire est développée (d’où l’importance de programmes de musculation sous forme de force qui favorise le développement musculaire). De plus, ces activités permettent d’accroître les dépenses énergétiques pendant et après l’effort pendant plusieurs heures. Entretenez un rythme minimal d’une séance tous les deux jours. Ainsi, je vais vous orienter sur une démarche diététique qui permet de potentialiser la phase de séchage, en parallèle de votre préparation physique et sportive. Sécher par l’alimentation : Au niveau alimentaire, fractionnez vos apports en 3 prises (petit-déjeuner, déjeuner, diner) à 5 ou 6 prises (3 + collation du matin et/ou de l’après-midi et/ou en soirée). Ceci permet d’augmenter le métabolisme de base, de faciliter le maintien de la masse musculaire par un effet anti-catabolique (effet qui lutte contre la phase pendant laquelle le corps dégrade les tissus afin de fournir un complément d’éner-

gie nécessaire au fonctionnement général de l’organisme), de récupérer plus rapidement (donc un rendement meilleur pour un travail physique optimal) et de ce fait, votre corpulence et votre composition corporelle sera améliorée. Optimisez votre apport en protéines, en privilégiant autant les protéines animales (tous les types de poissons, viandes peu grasses comme la dinde, poulet, lapin,…) que végétales (légumes secs, soja, céréales…). Il est intéressant que cet apport soit d’environ 1,5 g/kg-1.j-1 (par exemple pour une personne de 70 kg, environ 105 g de protéines) afin de limiter les dégradations musculaires liées à l’effort physique couplé à une balance énergétique négative. En association, les glucides simples (miel, sirop d’érable, fruits secs,…) sont préconisés en fin de séance pour remplir les réserves de glycogène, faciliter la récupération. Autrement, la plus grande part revient aux glucides complexes qui participent au support de l’énergie sur la journée pour supporter les charges d’entraînement hebdomadaires. L’apport de lipides, quant à lui, doit être minima mais de bonne qualité nutritionnelle, c’est ainsi qu’il est souhaitable d’apporter dans votre alimentation quotidienne des acides gras essentiels via les huiles de colza (assaisonnement) et d’olive (assaisonnement et cuisson) mais aussi noix, noisette, sésame : 2 cuillères à soupe de chacune d’entre elles minimum. Remarque : chauffez le moins possible les huiles pour minimiser leur « dévaluation nutritionnelle » !


Par Nicolas Aubineau Diététicien D.E. 4. S’affûter par l’alimentation n’est pas suffisant ! Encore faut-il « user et abuser » intelligemment des « dépenses d’énergie » orientées quantitativement et qualitativement ! Quand on pratique la course à pied de manière régulière, et en l’occurrence le trail, et que l’on a la volonté de se dépasser jour après jour, année après année, dans les facteurs de la performance intervient la notion de poids optimal. C’est une qualité directement corrélée au coût énergétique et donc, dans le cadre de longues distances, allant du demi-fond à l’ultra, il est primordial de « lâcher du lest ». Il faut savoir que le kilo de poids corporel est ressenti par le corps à environ 4 kilos à la marche, 8 kilos à la course à pied. Par exemple, si un athlète a « 4 kilos en trop », alors ce qui est « perçu » par le corps à la marche, c’est 4*4= 16 kilos et à la course 4*8= 32 kilos, d’où l’intérêt d’atteindre son poids de forme, qui correspond à un poids optimal en adéquation avec son intégrité physique et psychique. Mais cela est plus complexe qu’il n’y parait. Cette activité sportive demande certes de l’ « Endurance » mais aussi une composante « Résistance ». En effet, derrière ce poids se cache la notion de composition corporelle, le ratio entre la masse « active » (musculaire principalement) et la masse « inactive » (masse grasse). Il est démontré que des exercices de musculation, associés à une alimentation adaptée, permettent d’orienter vers une harmonie corporelle améliorant efficacité de la contraction musculaire, une plus grande résistance à l’effort et donc une meilleure performance à la course.

Dans le prochain article, j’aborderai avec vous concrètement les modalités pratiques du renforcement musculaire spécifique à la course ainsi que celles de l’hydratation et de l’alimentation. Les uns n’allant sans l’autre, l’ensemble ne faisant pas seulement « 1 + 1 » mais ayant une action synergique ! Sportivement. Nicolas Aubineau


Sur le parcours de l’UTMB


B en « minimalistes » …


Sur le parcours de l’UTMB Dans le domaine de la chaussure de trail, depuis une dizaine d’années, on nous a tout fait : pare-pierre, renforts, amorti, accroche, … Les marques ont rivalisé d’imagination pour « sécuriser » le pied du trailer afin de lui ouvrir les chemins de montagne. Or, subitement cette année, la tendance minimaliste, apparue sur la route, gagne le domaine montagnard. Gros buz et tendance venue tout droit des US alimentent aujourd’hui le débat dans nos montagnes françaises. Pour valider ce concept minimaliste dans le monde du trail, je me suis sorti du petit bois à côté de chez moi pour aller faire un « vrai test » sur le parcours de l’UTMB … Lors d’un « off » de 4 jours autour du MontBlanc j’ai donc testé chaque jour une chaussure minimaliste de trail différente en choisissant les 4 modèles dont on parle le plus.

Première étape : Chamonix - Les Contamines Mise en jambes sur une distance de 28 km avec 1700 m de D+ chaussé des Merrell Glove qui est la plus minimaliste de mon casting chaussures. Sortie de Chamonix direction les Houches le pied léger … C’est très agréable de grimper le col de Voza ainsi chaussé. La semelle Vibram me fait participer pleinement aux aspérités du chemin, j’apprécie franchement la balade. Par contre, souffrant encore du lumbago du déménageur, je n’ai pas pu descendre facilement. Ces chaussures trouvent leur limite sur les pierriers et j’ai peiné dans la descente du col de Miage. Il faudra un pied précis et une cheville solide pour l’utiliser à fond en descente.

Deuxième étape : Les Contamines - Courmayeur

Cette étape est la plus difficile du parcours et vu le profil (43 km et 2900 m de D+) j’ai choisi la Montrail Rogue Racer qui me semble la plus apte pour cette étape. Et j’ai bien fait car c’étaient les bonnes chaussures pour passer le col du Bonhomme et le col de la Seigne. Pour les Rogue Racer examen de passage réussi. Cette chaussure, que l’on peut classer dans les minimalistes avec ses 235 g, est la plus amortie de mon panel. Elle accroche super bien sur les rochers plats même mouillés. Elle est super précise dans les descentes et les montées …

Troisième étape : Courmayeur - Champex

Belle étape encore pour ce 3ème jour (45 km et 2300 m de D+) avec le franchissement du grand col Ferret, qui est le juge de paix de l’UTMB. Les sentiers en balcon entre Bertone et Bonatti sont magnifiques à cette époque et l’on se croirait dans un vrai jardin botanique. Le test minimaliste du jour portait sur la fameuse Minimus MT 10 de New Balance (210 g) qui vient tout juste de débarquer en France … Je l’ai trouvé géniale sur les sentiers et notamment sur cette partie qui comporte très peu de zones pierreuses. Malgré une semelle avec très peu de relief, l’accroche même sur le mouillé est surprenante. La vie à bord est agréable : l’avant pied bien large, pas de couture agressive, laçage efficace, …

Quatrième étape : Champex - Chamonix

Dernier jour du périple autour du Mont Blanc … Pour cette dernière j’ai utilisé l’Inov 8 X-talon 190. Malgré sa légèreté (220 g) elle offre un amorti suffisant et sur 42 km et plus de 2000 m de D + c’était de la


B en « minimalistes » … gourmandise dans les descentes un peu grasses. La belle anglaise se plaît aussi bien dans les sentiers boueux que sur les roches de la montée de Bovines. Cette chaussure m’a séduite dans les montées avec sa légèreté, sa précision et son dynamisme. Dans les descentes ça va bien tant que l’on n’est pas dans un champ de cailloux … Une bonne minimaliste avec ses 3 mm de drop, sa taille basse et son poids plume.
 LE BILAN … Après mon périple en montagne avec ces « pantoufles », mes pieds vont devoir se reposer un peu. Mais je suis arrivé indemne de cette course de 4 jours ce qui démontre qu’avec des chaussures minimalistes on peut se faire plaisir en montagne. J’ai même couru la Crazy Jog le lendemain de mon retour … c’est dire ! … Il faut préciser

que j’ai bénéficié de conditions météos très bonnes, que mon pied est habitué aux chaussures « light » et plates et que je pèse 65 kg. Par ailleurs j’avais choisi chaque chaussure en fonction des caractéristiques de chaque étape … Alors le minimalisme en montagne : oui mais attention ! … La montagne est belle mais elle peut réserver des surprises et je conseille aux amateurs de minimalisme de se lancer sur des étapes courtes en étudiant bien le terrain et les passages difficiles. Ces précautions prises c’est vraiment un plaisir de courir léger …

Patrick VAN DEN BOSSCHE TMB en off réalisé du 5 juillet au 8 juillet 2011


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By Generation-Trail


Everest Sky Race


Everest Sky Race : la course la plus HIGH du monde. En franchissant le Tashi Lapsa, un col aux limites de la haute montagne à 5755 m, la 5e Everest Sky Race a plus que jamais flirté avec la véritable aventure. Sportive, humaine, voyageuse. Plus qu’une course, une véritable épopée.


Everest Sky Race Une course en Himalaya est toujours la promesse d’une découverte qui va au-delà du simple trail près de chez nous... L’ampleur du massif, le dépouillement des cimes, les conditions de vie plus spartiates garantissent à chaque fois une plongée dans une sphère particulière, celle du voyage et du dépassement. Un voyage à plusieurs échelles, celle de la découverte de paysages impressionnants et de cultures inédites, de chemins au plus près du ciel, et celle du voyage intérieur, de l’introspection dans la transcendance de l’effort. Avec le parcours proposé par cette 5e Everest Sky Race, les 31 concurrents au départ ont pu expérimenter cette 5e dimension de la course, en version XXL...

En traversant la Rolwalling Valley et en franchissant, avant de rejoindre le plus classique Khumbu, le difficile Tashi Lapsa, le parcours était en effet un cran plus sauvage et plus alpin ou himalayen qu’à l’habitude. La longueur de certaines étapes a également donné un piment inédit à l’épreuve où, à l’instar de l’Himal Race l’an passé, la compétition a souvent cédé le pas à l’aventure. Certes, la course a bien eu lieu, avec même à l’avant une compétition d’un niveau très relevé et là aussi pimentée d’une façon inédite par la présence de l’anglaise Lizzy Hawker, mais l’essentiel était au-delà du simple palmarès. La traversée de la Rolwalling offrait en effet la vision d’un Népal différent de celui du Khumbu, habitué à accueillir des milliers de trekkeurs. Une vallée à l’écart, presque oubliée. Les premières étapes emmèneront les coureurs le long d’une large rivière, où les chinois construisent une route. Mais à part cette trace toute nouvelle d’un

intérêt économique, les lieux et les chemins demeurent sauvages. Des villages préservées certes, mais qui n’offrent pas le même niveau de confort. A Na, au-delà de 4000 mètres d’altitude, les coureurs perdront ainsi pas mal d’énergie à se réchauffer et à essayer de dormir dans des lodges sommaires. Mais c’est aussi ça le Népal, une terre de contraste. La moraine qui conduit au pied du Tashi Lapsa apportera encore un cran de plus dans cette rudesse de l’altitude. Le temps n’est également pas vraiment au rendez-vous : le brouillard est épais et le froid enveloppe les corps. Mais le décor est grandiose. Pour l’ascension proprement dite, le soleil est heureusement de retour. La progression se fera ainsi plus facilement, les yeux braqués sur les difficultés du terrain mais soudainement attirés par les cimes et les glaciers en surplomb. Ambiance haute-montagne.


Certes, franchir le Tashi en basket est parfois limite en terme de sécurité pure, mais tout se passera bien. Après une longue descente, un bon bout de moraine reconduit les coureurs vers des contrées plus hospitalières : la végétation refait son apparition, les premiers villages se dessinent à l’horizon, en bas. Les premiers coureurs, pour cette étape de liaison plus que marquante, mettront dix heures pour rejoindre Thame et rentrer ainsi dans le Khumbu. Le poêle bien chaud du lodge sera plus que le bienvenu.


Everest Sky Race La course reprendra ensuite ses droits. Trois longues et exigeantes étapes dans la vallée de l’Everest en passant par les cols «classiques» que sont le Renjo La, à 5400 m, le Cho Lah Pass puis le Khala Pattar à 5550 m. Pour le peloton, la reprise de la compétition est souvent difficile : les jours précédents ont été exigeants et le froid et l’altitude ont fait quelques dégâts. Si l’on ne dénombrait que deux abandons avant le col, il ne restera plus que 18 concurrents sur 31 à terminer l’intégralité de ce parcours à l’issue de la dernière étape. C’est souvent avec les bronches bien attaquées que les coureurs devront affronter les dernières pentes. Mais avec l’impression, et même plutôt la conscience, d’avoir vécu des instants exceptionnels. Exceptionnelle aussi fut la résistance opposée pour la victoire aux coureurs népalais. Et si très rares sont les européens à avoir pu concurrencer les coureurs des cimes sur leur terrain, le fait que ce soit cette fois-ci une femme qui tienne la dragée haute à Jorbir Ray et Deepak Ray (tout de même recordman du Marathon de l’Everest, une référence dans le pays) a marqué les esprits. Ceux des coureurs népalais en premier lieu : «Je n’oublierai jamais les étapes courues en sa compagnie.» déclarait ainsi le vainqueur final, Jorbir.


La petite et très discrète anglaise, qui se classe régulièrement dans le Top 10 scratch, ou pas loin, des plus grands ultras (Transgrancanaria, UTMB) et venait de battre le record du monde des 24 heures route avec 246 km, démontrant ainsi une rare polyvalence, prouve qu’elle est sans doute la meilleure ultra-traileuse du monde. La plus «tout-terrain» en tous cas. Seules ses bronches bien marquées par plusieurs jours dans le froid lui auront fait céder du terrain en altitude pour lui permettre tout de même de terminer 3e au scratch. Sa détermination, sa concentration de tous les instants ont impressionné tout le monde... à se demander où ce petit bout de femme puise une telle énergie et une motivation sans faille, de celles qui poussent à déplacer des montagnes. Dans cet environnement aussi extrême, une telle force de caractère ne pouvait que s’exprimer au firmament de son art. Derrière elle, c’est un montagnard français qui sera la grande révélation de cet ESR. A 42 ans Emmanuel Rémy réalisait «un rêve d’enfant», nourri par la lecture des livres de montagne et notamment du fameux «Annapurna premier 8000.» en venant fouler les chemins du ciel. Une édition aussi «montagne» que ce 5e opus de l’ESR a forcément ravi cet adepte des sports de montagne qui aime parcourir en tous sens notamment «son» massif des pyrénnées (il habite Tarbes) : du trail bien sûr (avec de belles places d’honneur notamment sur le GRP) mais aussi l’hiver venu du ski-alpinisme (il est moniteur fédéral) et de la cascade de glace. Et bien sûr de l’alpinisme. Une passion globale que Cali- c’est son surnom- pourra assouvir «complètement» après sa 4e place puisqu’il restera, en compagnie d’une partie des coureurs, pour tenter (et réussir) l’ascencion du Lobuche Est à plus de 6000 mètres d’altitude. Il en repartira des images pleins les yeux et de nouveaux rêves en tête. De la difficulté particulière de cette Everest Sky Race sont nés des souvenirs exceptionnels et des aspirations encore plus folles, dans le souffle des chevaux du vent... Texte : Sylvain BAZIN Photos : Bruno RINGEVAL


Everest Sky Race Lizzy Hawker La petite et très discrète anglaise, qui se classe régulièrement dans le Top 10 scratch, ou pas loin, des plus grands ultras (Transgrancanaria, UTMB) et venait de battre le record du monde des 24 heures route avec 246 km, démontrant ainsi une rare polyvalence, prouve qu’elle est sans doute la meilleure ultra-traileuse du monde.


Marathon d


des Oasis « Chaque matin, s’éveiller en un point différent du vaste désert. Sortir de sa tente et se trouver dans la splendeur du matin vierge : détendre ses bras, s’étirer demi-nu dans l’air froid et pur. Sur le sable, enrouler son turban et s’y draper. Se griser d’espace. Connaître, au réveil, l’insouciante ivresse de seulement respirer, de seulement vivre... ». Lever les yeux au ciel empli d’une encre noire, des milliards d’étoiles scintillent

encore. Chercher la sienne dans l’immensité de l’univers. Ici Cassiopée vous devine, pénètre votre imagination et donne un sens à votre vie. En paix avec vous-mêmes, vous obtenez là ce que vous êtes venus chercher. Puis le soleil pointe à l’horizon, l’aube s’enflamme, la lumière se ravive, le sable fin prend les couleurs du feu : jaune, orange, ocre rouge, fabuleux.


Marathon Au milieu de nulle part, en plein désert saharien, perdu dans les dunes, le camp s’agite peu à peu. Autour du feu ravivé, les participants de la septième édition du marathon des oasis s’ébranlent, se dégourdissent, s’agglutinent pour le petit déjeuner. Les muscles, les jambes, les pieds sollicités, meurtris depuis trois jours font encore souffrir. L’épreuve bascule aujourd’hui dans sa seconde moitié, la quatrième des six étapes concoctées par l’organisation. L’autoroute de sable emmène le peloton d’oasis en oasis et il se laisse aller. Un voyage peu commun, exceptionnel, entre dépassement de soi et féérie, chargé d’efforts, d’émotions indicibles, à la découverte d’un autre, à la découverte de l’autre. « Voir la vie des autochtones, l’immensité saharienne... ça ne peut laisser personne indifférent. L’homme ne s’incline que lorsqu’il rencontre ce qui le

surpasse... Et c’est bien ce qui lui arrive dans le Sahara ». L’organisation Carthago est parfaitement rôdée. L’équipe est depuis sept ans, stable, unie, complémentaire, polyvalente et maitrise parfaitement le sujet. Aucun grain de sable aussi fin soit-il n’enraye la jolie mécanique reconduite chaque année. L’instigateur du marathon est tunisien et vit à Paris. Cultivé, passionné par les deux pays, Azdine Ben Yacoub orchestre avec talent l’organisation de l’épreuve qu’il a lui-même créée. Sa gouaille, son verbe, son sens du troc, ses qualités en relations humaines, ses connaissances lui ouvrent les portes du désert, offrent à la caravane qui passe la clé des villes, l’eau désaltérante des oasis. La population locale prend part à l’événement, acclame, applaudit, chante, danse et inévitablement sourit à ses hôtes. La télévision se saisit du


des Oasis sujet. Les notables déroulent à chaque arrivée sous les pas des coureurs en transit les plus beaux tapis orientaux. L’épreuve ne se limite pas aux courses pédestres quotidiennes. Azdine est citoyen du monde. Aucune frontière quelle qu’elle soit ne saurait barrer le passage de son imagination. Aucune d’ailleurs, nulle part, ne se justifie. Babel n’aurait jamais du exister. En une traversée du désert, de Tozeur à Djerba, Azdine propose aux participants du marathon des oasis une pénétration totale dans la culture tunisienne, un partage, une découverte, un mélange.


s e d n o h t a

r a M

é ? marqu st n a t l’a ran e qui ont être ret r. Il c r e i l b e rr ent ou ons ne pou t se racont raim , i ot ven ant re v Les ém lles ne peu our se rend l’habit us z e h c p e e leur so s d rs , r e s u , e e u e e t c r s n i s é r u u c je he co ir v eur ric ne les s privées, dé ères, diner es avo l l è t e m u d a m f Il e pte villa erb . ur des nomades b eraie, ou se nt com leur impact e œ c m u a des les uront palm , de l a t s I a r l e . t t o s s n l n p n e e e p t a a em s hô ed les t rs seul n des dune de lun s plus beaux culinaires, u r e i r a l u c o fi au qc urs s le tait ble x er dan re, aux save usique, au nte cin e foulé le sa dizaine s’é nt s e s r a T l é d u la cult souks, à la m e des dare anné . Une autre parallèleme n t à t e e i c t i m n s , t i ouran randonnée , l’épreuve e ous de nts. Le ryth ce des guic s s e n d e a n e a nt au aux ch ls, la lancina t encore. ite à l abituelleme e. Les évén s , r s c s e s n i n n e da H le ain tab résonn e ne pours, des posée. bonne cent be dernier, es a o r d k p e u u o u b e iq zo ra soulèv ersion ne un mps a es me tourist tas, d prestation jours d’imm bain alig s du printe 14 janvier, le mise en e e x la ment tations du Aucun ux faire. Si i a pu vivre c t renline à ues ont c n s e e e f s u ie tiq ess mani rait m ’Européen q on stress. Il e leine a jeun rs démocra manant. l e d t L p s . le eu is, te men totale de val que, effrayé s ennu omblé, la tê é et ree r s u é e s u s ni id ,c vig y a lai la chro i repu s, heureux, v un peu u é l y a z r e f h dé es en tré c et de s es sont cert er. Coms e g a b lég d’im Les jam cœur est si . é g r a le ch s mais e d r u lo


s i s a O s

a Avec l . e s s e ne rich prit. U ce de r u e s o s o sm fut oupe ce, l’o rit. r n g a i b le tou e am un seul esp n Tuu n e o r n t é o n d b a r ist se es, e inex pe pou des Oasis en six étap , as ont i u i u q d i q é é m m a s isl rse hon re, eur. Le isme boude risme marat nt novemb chaque cou np g é t e t L n n a i ’ t r L i u ra ur ucoup rba. A t le to ale est rs cou ait po nisie f é l’affaire e qui vit bea Parce jou zeur à Dje pulation loc défient s is de To jour, la po jeunes emble diabol ’hui un pay Dommage. as le e d e e s r u d t. .P chaq nomb crits à l’en t ausn aujour son appor tte retenue est à o b s t u n à vitée e athoniens i isation se ve bon ifie ce sécurité n’ t s grâce u j u s e e r n nn d’in i ont u istribu , de es ma uve. L’orga l u d q t que rie soupçon e s t re les vre re cipan ont e de l’ép nitaire, déli , de médail ation moind r. Les parti édiatiques si rea ts ci e m in si hum de tee-shir par l’asso de la déplor des pièges ls se sont a e n e . U ,i nombr res remises tion chargée usafaire fi ent raison etit comité siens, em haussu un (Associa s de course Pari s p c u , l s p grand e s r n dive s en , Lyo rican R es chaussure s f d A n a trouvé D’origines e d . , Norm s, Lan collect chance ns, Bretons urguignon ameC Bo lie gées). Franci ulousains, cains, unié, o r a M o , m nais, T ens, Belges t ainsi com coui n c dé guedo Tunisiens o t ouverts, ru, ou n is, rouna rtagé, se so eaucoup cou e du a b p m a s i t t e u c n e o a l t c a carav é. L’é verts. L ent march m simple


Marathon des Après un prologue de treize kilomètres dans la palmeraie du Jérid tunisien, l’affaire se corse plus singulièrement dès la seconde étape avec un semi proposé le long de l’Ongh Djemel, sans évidemment gratter le moindre centimètre carré de bitume. Un départ donné depuis les décors de cinéma de « la guerre des étoiles », un tracé sur une piste désertique, sur une étendue de pierres, de sable et de sel située bien au dessous du niveau de la mer. Au loin, plus loin, l’eau apparaît comme un mirage. Lorsque la course se déroule le matin, l’autre demi-journée est réservée à l’imprégnation dans la culture tunisienne, aux visites, aux invitations, aux liaisons effectuées en 4x4 jusqu’à l’oasis suivant. Dès lors, les étapes s’enchaînent et s’avèrent de plus en plus longues, de plus en plus difficiles. La troisième et la quatrième étape, respectives de dix huit et vingt-cinq kilomètres, de Douz à Khar Ghilane, pénètrent au cœur du désert, au milieu de nulle part, isolent les coureurs au milieu des dunes. Un bivouac perdu. Du sable fin à perte de vue et, parfois, un azimut lointain en guise de fléchage de parcours. Les guêtres sont alors

de mise et l’effort pour se dépêtrer du sable est conséquent. Il fait chaud et chaque chaussure ne trouve guère son appui. « Ce qui sauve, c’est de faire un pas, encore un pas. C’est toujours le même pas que l’on recommence ». Un dromadaire est passé là, le coureur poursuit sa trace. Il n’est pas évident de progresser efficacement. Le sol est certes plus ferme au pied des dunes mais serpenter entre les monticules rallonge considérablement la ligne d’arrivée enfin salvatrice. « Ce qui embellit le désert c’est qu’il cache un puits quelque part ». L’erg sablonneux laisse place le cinquième jour au reg rocailleux. La cinquième étape est encore plus belle, comme si ce fut encore possible. Elle parcourt et gravit des canyons sculptés par l’eau et le temps, elle achemine la caravane à Douiret, petit village composé d’habitations troglodytes, si haut, si beau. Puis, du décor de montagne, la caravane gagne finalement, entre terre, ciel et mer, l’île douce de Djerba. Les oliveraies de Mellita, le village natale d’Azdine, servent de cadre à la dernière course de dix huit kilomètres. Sur la ligne d’arrivée, l’ambiance est alors à son paroxysme. Chants,


Oasis

danses et musique traditionnelle sont devenues coutume. « Amanamanama ». L’animateur-organisateur exulte. La foule en liesse envahit la rue, les trottoirs, les terrasses. Les dromadaires ont revêtu leur plus bel apparat. Un millier d’enfants est là, qui sourit. Le marathon est terminé. Chaque concurrent a donné le meilleur de lui-même, s’est défendu, s’est démené pour préserver sa place, gagner son classement. Chacun a couru, ou marché, avec ses possibilités, son talent, sa volonté. Pour l’exemple, la Lyonnaise Sylvie Ojeda, souffrante de fibromyalgie, est venue se prouver à elle-même, courageusement, qu’elle était toujours capable de se dépasser et que la vie est toujours aussi belle. Et que penser de Salah Cinaour ? Le jeune athlète marocain originaire d’Agadir a, à vingttrois ans, surclassé l’épreuve, remporté les six étapes, devançant chaque jour les délégations locales. Il relègue au classement général final les Tunisiens Jalel Somrani et Ali Ben Youssef à plus d’une heure. Légèreté, amplitude de la foulée, Salah fait sans doute partie des meilleurs athlètes du monde.

Et son talent n’a d’égal que sa gentillesse, sa disponibilité, son amour pour les autres. Il serait sensé qu’il puisse trouver un partenaire, un sponsor, qui lui donne les moyens de s’exprimer bien au-delà de ses frontières. Amoureux de la montagne et spécialiste de ses trails, aura-t-il un jour l’occasion de courir l’UTMB pour montrer au monde qui il est ? Le marathon des oasis est vraiment une épreuve peu commune. La course reste le fil directeur, certes, mais aussi un fabuleux prétexte pour découvrir les autres, la Tunisie. « Il n’est qu’un luxe véritable, c’est celui des relations humaines ». Azdine Ben Yacoub et son association Carthago organisent et reconduisent chaque année trois manifestations du genre : le semi marathon de Djerba en avril, le marathon des oasis en novembre et, fin décembre, pour le réveillon du 31, un trail évasion à Tataouine, sur trois jours. Les inscriptions pour cette fin d’année ne sont pas closes. Les vols de la compagnie Tunisair remerciée pour sa participation ne sont pas encore complets. Il vous appartient d’y songer. Je rêve d’en être. On ne rentre pas de chez Azdine comme on en est parti. Trêve de salamalecs. Rendez-vous vous est donné, n’en rêvons plus, faisons-le. Inch’Allah. Texte : Brice DE SINGO Photos : Philippe MOULIÉ- Marathons Tunisiens


Transtica


Les 21 coureurs en gagés sur cette Tr anstica 2011 ont pu découv rir au travers des étapes proposées, un parc ours varié qui les a am enés des Côtes Pacifique aux Côtes Caraïbes. Ils ont été confront és à des conditions météo changeantes, souv ent pluvieuses, al ternant chaleur lourde et m oite des plaines, plui es tropicales rafraîchissan tes, vent et pluie gl aciale des forêts d’altitud es. Ils ont pu participer au volet solidaire de La Transtica et les diff érentes donations au ront été autant de mom ents d’émotion que les coureurs ont su partag er. Ils ont été reçus, no urris et fêtés par le s communautés locales, moment de partag e et d’échange privilégi é à la rencontre du mode de vie des différentes po pulations Costa Rici enne. L’organisation 2011 , forte de l’expérie nc e des éditions précédente s, renforcée par 5 m em bres de la Croix Rouge Co sta Ricienne, s’est m ontrée exceptionnellemen t efficace, soudée et réactive, et a permis à tous les coureurs de vivre pleinement cette av enture, en toute co nv ivialité et en toute sécu rité. Notre objectif « La dé couverte d’un pays et son mode de vie à traver s une compétition sp ortive à caractère humanita ire » a été largemen t atteint, cette fois enco re, grâce et au prix du travail énorme et effic ace de chaque mem bre de l’organisation que je remercie. Le groupe des 21 co ureurs de 7 nations différentes a lui aussi su répondre présent, chacun apportant sa touc he, réalisant son défi et contribuant ainsi à la réussite totale de cette Transtica 2011. Les retours chaleure ux qui nous ont ét é faits, pendant et après la course, le soutien de nos partenaires ou spon sors, l’Ambassade de Fr ance au Costa Rica, Alte c Sport, Génératio n-Trail, 6éme Sens, Incomm et Sportips, nous ont ap porté la motivation qu otidienne et l’énerg ie nécessaire à cette réus site. Texte et photos : Be rnard MARCHAL


Transtica

Nous avons été 44 coureurs et organisateurs à avoir eu le privilège d’avoir pu partager une édition de La Transtica qui fut grande et intime.


Transtica


La Transtica 2012 se déroulera du 21 Novembre 2012 au 1 Décembre 2012 et sera limitée à 50 participants. « C’est ma première course par étapes et j’ai vraiment eu beaucoup de chance que ce soit la Transtica 2011, parcours Extrême. Cette course est un diamant pur, ‘’Pura Vida’’. Les paysages fantastiques, l’organisation à l’image de son boss : humaine, pro, que du bonheur. En résumé, connaitre La Transtica, Bernard et son team a été un privilège pour moi. Je reviendrais pour 2012 d’une façon ou d’une autre !!! » Franck Ducerf, France, Extrême.

CLASSEMENTS : Parcours Aventure (120km) : Muriel Boust et Véronique Sternat terminent 1éres du général en couvrant les 120 km en 15h17’48’’, ex aequo, devant Véronique Gruson Coustenoble en 15h40’13’’ et Jacky Malassagne en 17h28’49’’. Parcours Extrême (196km) : Pierre Aubery (Action 18/Altecsport) en 19h29’52’’ devant Roiny Villegas Costa Rica, (Ambassade de France en 20h47’09 et Juan Carlos Sagastume, Guatemala, (North Face/GNC) en 20h55’03’’.

TEMOIGNAGE « Cette épreuve permet aux concurrents de rejoindre la Mer des Caraïbes en partant de l’Océan Pacifique, en traversant bons nombres de parcs nationaux à la faune et la flore très riches. Le tout dans une ambiance chaleureuse que cela soit entre les participants de diverses nationalités, les membres de l’organisation ou l’accueil des habitants des villages étapes. En effet, le fait de bivouaquer dans des écoles ou salles des fêtes avec des repas préparés par les villageois et les nombreuses remises de dons ont permis de nous faire découvrir la cuisine, les coutumes locales et même la fabrication artisanale de certains produits locaux comme le sucre de cannes. Pour ce qui est de la météo, les nombreuses pluies nous ont permis de ne pas souffrir de la chaleur durant les étapes. Elles étaient même salutaires, lorsque l’on pense à l’état de transpiration dans lequel nous étions à la fin du prologue couru sur une plage au bord du Pacifique sous le soleil couchant. Le parcours emprunte de nombreuses pistes forestières rendues parfois techniques et glissantes par les pluies tropicales. Avec parfois de purs moments de bonheur pour les traileurs, lors de passage en jungle avec des singles tracks hypers techniques et glissants dans le parc du Tanpenti et sur la côte des Caraïbes. Le travail de l’organisation et les soins de l’équipe médicale auront permis aux concurrents d’arriver au bout de cette épreuve malgré les nombreuses difficultés réparties sur les 196 km et 6500 m D+. Un grand merci à Action 18 et Altecsport qui m’ont permis de vivre cette aventure. » Pierre AUBERY


WEEK-END A TATAOUINE


TRAIL

Pour se perdre en courant au bout du monde.

Dunes, terre et lune, asile des pierres. Nuit, désert et soleil, parterre des merveilles. Dans le sable, naît un désir, c’est l’haleine du plaisir. Il brame comme une âme qu’une flamme toujours suit. La voie plus haute mène au château. D’un coureur qui saute, c’est le galop. Il fuit, s’élance, puis en cadence, sur ses pieds danse, au bout de son eau… Passer le nouvel an à Tataouine et aller y courir pour se perdre intentionnellement au bout du monde, traverser le désert, parcourir au galop l’erg et le reg. Du sable fin aux pierres qui s’enchevêtrent. Un weekend trail. Trois spéciales de course à pied disputées en deux jours et une nuit, 31 décembre et 1er janvier, toutes brillamment élaborées par les associations partenaires et complices « Week-end trail » et « Carthago ». Finir l’année, mettre Sylvestre sur son 31, en short et petite tenue, commencer l’épreuve par une échauffourée dans le sable, autour de l’oasis de Ksar Ghilane, s’enliser dans les dunes, se noyer dans l’immensité du désert, chercher son azimut. Le soleil inonde de lumière chaque grain de matière ocre jaune. Là, les couleurs variées des maillots de course résonnent. Et le rouge finit toujours par l’emporter, enflammant l’horizon, l’embrasant jusqu’à l’éteindre. Puis terre de feu et cieux étreints laissent place au firmament étoilé. Aux clémentes températures succède un froid rigoureux. Sous la lune, la seconde étape invite chaque concurrent à un galop encore plus insolite. Dans la nuit, sur le plateau qui surplombe Douiret, chaque pas tâtonne et

doit deviner sous ses semelles le sol obscur. Chaque foulée répète et précède celle qui suit. Dans le noir, les lampes du peloton défilent comme autant d’étoiles filantes. Dans l’immensité du désert, sous la voûte d’un ciel d’encre tachetée, les lueurs des torches se confondent aux milliers de soleils brillant dans l’infini. Baigné dans l’encre, le scribouillard cherche là son inspiration. Comme lui, les autres coureurs inspirent, respirent. D’une course haletante disputée un soir de réveillon, tous franchissent ligne d’arrivée et cap de la nouvelle année. 2011 est morte, que vive 2012. Champagne de sable. Cailloux, joujoux, bijoux. Au-delà d’un court sommeil, pour finir l’épreuve, dernier volet, une longue course leur est proposée matinalement, le jour de l’an. Un galop entre les écueils de pierres, de Douiret à Guermassa, une longue traversée du désert tunisien où les paysages, les villages troglodytes traversés s’allient avec la beauté, les efforts avec le recueil sur soi. Une manière bien originale de festoyer la nouvelle année quand la société délaissée volontairement s’enivre plus communément. Cap sur les 366 prochaines journées. Penser les bonnes résolutions. Le temps de la course est à la réflexion. Quand la tête réfléchit, les jambes cherchent à signer le meilleur temps possible, à jouer les kilomètres et le chronomètre. Aller au bout de soi, jusque Tataouine. Qu’évoque cette cité si ce n’est le bout de tout. Du sport, de l’aventure, un voyage, un partage, la découverte d’un pays, d’un autre, des autres. S’en repaître et rentrer, dans tous les cas, vainqueur.


WEEK-END TRAIL A TATAOUINE

Les deux associations coorganisatrices sont parfaitement rôdées, rompues à l’exercice. D’une part, « Week-end trail », dirigée par les deux anciens champions que furent Olivier Gui et Alain Aubrion et soutenue par Adidas, est à l’œuvre toute l’année dans l’organisation des plus grandes épreuves nationales, du semi marathon de Paris au marathon de Nice-Cannes, des gendarmes voleurs de temps au festival des templiers, et tant d’autres encore. Autant de compétences acquises que d’expériences partagées. Des bagages posés en Tunisie. D’autre part, l’instigateur de l’épreuve, reconduite cette année dans sa seconde édition est Tunisien, vit à Paris et préside « Carthago ». L’équipe d’Azdine Ben Yacoub organise chaque année le semi marathon de Djerba et le marathon des Oasis. La Tunisie est son terrain de jeu préféré. Aucun grain de sable, même le plus fin, celui qui s’immisce inexorablement dans vos chausses et vos guêtres de coureurs du désert au point d’en réduire considérablement la pointure, n’enraye sa belle mécanique motrice. Djerbien d’origine, passionné des cultures fran-

çaise et tunisienne, profondément athée, Azdine orchestre avec talent les animations des épreuves qu’il a lui-même créées. En gardant comme point d’orgue l’épreuve qu’il est venu disputer, tout en crapahutant dans la vaste contrée, le participant est parallèlement initié à la culture, aux saveurs culinaires, à la musique, aux danses, aux chants. Le rythme effréné des darboukas, des tablas et des mezoueds accompagne quotidiennement celui des coureurs. Avec le dépaysement, la beauté des paysages et des sites traversés, le week-end trail est une immersion totale. Et s’il ne demeure qu’un seul luxe véritable à retenir, ce sera celui des relations humaines. Un groupe homogène composé d’individualités surprenantes. Pour un seul esprit. Partir, découvrir, rencontrer, échanger, partager. Se souvenir. Un rendez-vous international. Une cinquantaine de coureurs. Beaucoup de Français, Paris, Bordeaux, le Mans, Toulouse, Marseille… des Anglais, des Tunisiens, des Marocains. Chacun est venu courir pour soi, donner le meilleur de lui-même et parvenir


TATAOUINE

TATAOUINE TAT

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à se faire plaisir. Karim Mosta, la légende, l’homme aux cent cinquante ultra-trails, aux vingt-trois marathons des sables. Jacqueline Keller, venue accompagner son mari Dominique, mal voyant. Et les autres. Les bons, les moins bons, tant et tant de partages... Et il y eut bien compétition. Dominique Chauvelier, quatre fois champion de France de marathon et vainqueur de la précédente édition, était revenu mettre son titre en jeu. Son camarade de club, Stephan Vernay du Free Run 72 a su lui tenir la dragée haute sur les deux premières spéciales, plus techniques, avant de s’incliner sur la dernière, plus longue, plus haletante, plus déterminante. Valeureux Chauchau. Talent et verve demeurés purs. Et que penser de Fiona Porte ? A vingt-deux ans, l’impressionnante gamine, rayonnante et délurée, enflamme l’ambiance du week-end trail par son insolente énergie, confirme son statut d’espoir du sport français, ravit le monde et hisse sa jolie frimousse et sa verte tenue d’agente Adidas sur la plus haute marche du podium féminin, crânement, outrageusement.

Le temps d’un week-end comme celui là est vite compté, la traversée du désert est vite terminée. Tunisair a ramené tous les petits princes de ce côté de la Méditerranée. La nouvelle année maintenant est commencée, chacun retrouve sa tâche, son quotidien. Quels enrichissements ! De l’aventure, chacun s’en est rentré, repu, requinqué. Nul doute que l’intensité de tels moments ne peut être inoubliée. En avril, « Carthago » propose le semi marathon de Djerba, un bain djerbien de plus d’une semaine. Audelà du printemps, fut-il une nouvelle fois arabe, il serait sensé, trailers, d’y participer.

Texte : Brice DE SINGO Photos : Terre et Piste Evènement


Le numĂŠro de Generation-Trail Magazine sera en ligne

DĂŠbut AVRIL 2012

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