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Fugues Septembre 2023

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MODÈLES : Félix MARITAUD et Théodore PELLERIN dans le film SOLO de Sophie DUPUIS. Montage graphique : Éric PERRIER

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DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

Yves LAFONTAINE yveslafontaine@fugues.com

DIRECTEUR ARTISTIQUE

Éric PERRIER eperrier@fugues.com

DIRECTEUR DES VENTES, RESPONSABLE DE LA FACTURATION

Réal LEFEBVRE real@fugues.com

DIRECTEURS DE COMPTES

Marc LANDREVILLE mlandreville@fugues.com

Réal LEFEBVRE real@fugues.com

Alain LEMIEUX (Annonces classées) pa@fugues.com

Richard TRAVERSY rtraversy@fugues.com

GRAPHISTE EN CHEF Éric PERRIER eperrier@fugues.com

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RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT

André C. PASSIOUR apassiour@gmail.com

GESTIONNAIRE DE COMMUNAUTÉ ET PHOTOS ET VIDÉOS

Andréa ROBERT LEZAK andrea@fugues.com

CORRECTION/RÉVISION

Julie PAQUIN

ONT COLLABORÉ À CETTE ÉDITION

Denis-Daniel BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

Julie VAILLANCOURT julievaillancourt@outlook.com

Logan CARTIER cartierlogan@gmail.com

Benoît MIGNEAULT bmingo@videotron.ca

Robert GAREAU robertgareauastrologue@gmail.com

Samuel LAROCHELLE samuel_larochelle@hotmail.com

Ainsi que Chantal CYR, Étienne DUTIL, Olivier DE MAISONNEUVE, Sébastien THIBERT, André C. PASSIOUR, Steven ROSS, Karl MAYER, Serge FISETTE et Philippe GRANGER.

PHOTOGRAPHES

Serge BLAIS, Pascal FOREST et Andréa ROBERT LEZAK

DÉPÔT LÉGAL ISSN 0831-1625 Bibliothèque nationale du Canada, Bibliothèque nationale du Québec et Archives gaies du Québec.

AVIS LÉGAUX

Toute reproduction, adaptation ou traduction est interdite sans l’autorisation de l’éditeur. Les articles publiés n’engagent que leurs auteurs et ne sont pas nécessairement les opinions du magazine. Fugues n’est pas responsable des manuscrits, visuels, dossiers électroniques et photos qui lui sont soumis. Le matériel non sollicité envoyé demeure la propriété de Fugues. La parution du nom ou de la photographie d’un individu dans cette publication n’implique nullement une définition de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. L’exactitude de toute information fournie dans les annonces relèvent de la responsabilité des annonceurs. L’éditeur se réserve le droit de publier ou non tout matériel fourni par les annonceurs et/ou auteurs. La version imprimée et les versions numériques de FUGUES rejoignent plus de 330 000 personnes chaque mois (167 000 lecteurs pour la version imprimée et plus de 160 000, pour la version numérique). Dorénavant, le tirage imprimé de Fugues variera

(selon les mois) entre 22 000 et 27 000 exemplaires (le magazine est disponible dans plus de 180 lieux de distribution au Québec).

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FUGUES est publié 13 fois par année :

10 numéros mensuels réguliers (de février à novembre, inclusivement), 1 édition double (Décembre / Janvier), auxquels s'ajoutent

2 éditions du Hors-série DécorHomme (Automne / Hiver et Printemps / Été) et parfois 1 Guide Arc-en-ciel / Rainbow Guide, en mai.

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Fugues est membre de la Chambre de commerce LGBT du Québec et de l'Association québécoise des éditeurs de magazines (AQEM).

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OCTOBRE 2023

TOMBÉES

Réservation publicitaire : 15 sept. 2023

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Sortie : 25 oct. 2023

NOVEMBRE 2023

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Réservation publicitaire : 13 octobre 2023

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Sortie : 25 octobre 2023

DÉCEMBRE 2023 / JANVIER 2024

TOMBÉES

Réservation publicitaire : 17 novembre 2023

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LES TRANSFORMATIONS DE THÉODORE PELLERIN

PAGE 20

Un processus d’exploration de sa propre féminité, poussée à un niveau de satire, de clown un peu. La drag, souvent c’est ça quand même : c’est de pousser à l’extrême une féminisation qui, finalement, est très codifiée...

LUC PROVOST DANS HOSANNA OU LA SHÉHÉRAZADE DES PAUVRES PAGE 18

Il y a longtemps que je me posais cette question, mais c’est tout récemment que j’ai décidé de mettre sur pause le personnage de Mado et de tenter autre chose sur scène...

Sommaire septembre 2023 | no 471

CHRONIQUES / FICTION

8 Au-delà du cliché / Samuel Larochelle

10 Par ici ma sotie / Denis-Daniel Boullé

12 Où sont les lesbiennes / Julie Vaillancourt

14 Sonny Issues / Frédéric Tremblay

16 Place au Village / André C. Passiour

38 Newsmakers / Richard Burnett

120 Horoscope / Robert Gareau

ENTREVUES / ACTUALITÉS

18 Entrevue avec Luc Provost

20 Entrevue avec Théodore Pellerin

24 Entrevue avec Sophie Dupuis

26 Entrevue avec Samuel Larochelle

28 Entrevue avec Rita Baga

30 Entrevue avec Craig Major

32 Recherché·es

34 Zîlon, le Prince rebelle de la rue

36 Décès de Roger Thibault

40 MÉTA nous bloque!

CONSOMMATION / BIEN VIVRE

42 Des services transformés qui reflètent la nouvelle réalité du VIH

44 La Fondation Santé Urbaine  se mobilise pour les besoins de la communauté

46 Physotech, 40e anniversaire

48 Au volant

50 Alcools

COMMUNAUTAIRE

52 En octobre, un gala d’affaires en hommage aux personnes trans

54 Une étudiante en santé publique reçoit la bourse Frank W. Remiggi

56 HISTOIRE / Jacques Bélanger

58 Liste des groupes LGBTQ+

59 Équipe Montréal : sports et loisirs

64 Un week-end de formation pour les personnes vivant avec le VIH

FIÈREMENT!

72 Fête Arc-en-ciel de Québec

74 L’Estrie célèbre sa 11e « pride » avec Fière la fête!

78 La Fierté Montréal 2023 en photo!

QUOI FAIRE / GUIDE ARC-EN-CIEL

86 Plonger au cœur de l’île de Sappho

88 Vous entendez l’appel de Palm Springs ?

90 L’amoure au temps de la COVID selon Éric Noël

92 L’Essence des Ballets Jazz Montréal pour ses 50 ans

94 Rentrée théâtrale: Lever de rideau

95 Festival POP

95 La famille Plouffe renaît cet automne au Théâtre Denise-Pelletier

96 Jardins de lumière s’installe au Jardin botanique pour illuminer l’automne

98 Dansez sous les étoiles à TEMPÉO

100 Full House

101 La Piscine — édition Fierté

102 Cinq événements à découvrir en septembre

103 Bob Sinclar débarque au Piknic Electronik

104 SÉRIES / Red, White & Royal Blue

105 Chanter sous la douche pour ouvrir les esprits…

106 SÉRIES / Heartsopper, saison 2

107 SÉRIES / Minx

108 LIVRES / Nouveautés

112 Lieux LGBTQ+ de rencontres

116 L’événement de levée de fonds Oh! La! La! revient en version automnale

PETITES ANNONCES

66 Immobilier

68 Annonces classées

FUGUES

65 Points de distribution du FUGUES

118 Fugues y était

DEPUIS 1984

Magazine LGBTQ+ de société, culturel et communautaire, FUGUES est le seul média québécois/ canadien francophone à suivre l’actualité gai, lesbien, bisexuelle et transgenre d’ici et d’ailleurs. Sa diffusion multiplateforme à la fois imprimée et virtuelle vous donne votre dose régulière d’actus LGBTQ+. Ilreposesurunepetiteéquipedepassionné-e-s!

6 | FUGUES.COM
FÊTE ARC-EN-CIEL DE QUÉBEC 72
CRAIG MAJOR 30 DÉCÈS DE ZÏLON 34

Le 17 septembre prochain, le Gala des prix Gémeaux remettra pour la première fois des prix d’interprétation sans distinction du genre. La nouvelle a fait grand bruit durant les derniers mois. À lire certaines chroniques et autres commentaires, on pourrait croire que le monde va s’écrouler sous le poids d’un « lobby ultra minoritaire » et qu’on s’apprête à dépasser les limites de la décence. Non seulement je n’en crois rien, mais il m’apparait clair que les catégories genrées n’auraient jamais dû exister.

Selon Statistiques Canada, seulement 0,14 % des citoyen.nes se définissent comme non binaires. Admettons que l’une de ces personnes devienne une interprète de grand talent et qu’elle mérite une nomination pour sa performance dans une série ou un film. Que faire ? L’ignorer ? Lui offrir une nomination dans la catégorie correspondant au sexe qui lui a été attribué à la naissance, même si elle s’affiche

ouvertement non genrée ? Et si la solution était simplement de ne pas classer les interprètes en fonction de leur genre ?

Plusieurs individus s’insurgent contre la volonté de changer une tradition pour des exceptions. À mes yeux, c’est plutôt l’occasion de réaliser que le concept est inutile depuis toujours. L’interprétation n’est pas un sport. Contrairement aux adeptes du 100 m, du tennis ou du hockey, qui doivent être séparé.e.s lors des compétitions en raison des capacités biologiques propres aux genres, les interprètes utilisent leurs émotions, leur voix, leur âme et leur non verbal pour donner vie à leurs personnages. Cela n’a rien à voir avec le genre.

En télé et au cinéma, personne n’a réclamé une division des genres dans les catégories de la meilleure réalisation, du meilleur scénario ou du meilleur montage. Est-ce parce que ce sont des métiers derrière la caméra, alors que les interprètes évoluent devant la lentille ? Les esprits qui pensent ainsi n’ont-ils jamais réalisé que les prix soulignant l’excellence en animation télé n’ont jamais été genrés ? Pourquoi ne montent-ils pas aux barricades pour exiger des catégories de meilleur animateur et meilleure animatrice ? Est-ce parce que cela ferait doubler le nombre de trophées, étant donné que les prix en animation sont divisés en plusieurs créneaux (talk-show et émission de variétés, émission de sport, émission de service, etc.) ? Mais alors, qu’en est-il de l’humour ? Les apôtres des catégories genrées auraient dû faire résonner leurs voix depuis des années en constatant que le Gala des Olivier n’a jamais genré ses récompenses.

Au fond, les galas récompensant l’interprétation ne font que rattraper le gros bon sens. Les Grammy ont mis de côté la vision genrée en 2012. Les MTV Video Music Awards ont emboité le pas cinq ans plus tard. La Berlinale décerne des trophées sans genre depuis 2021. Depuis, les Brit Awards, les Spirit Awards et les prix Écrans canadiens ont pris la même direction. Bref, quiconque parle d’une mode passagère se met le doigt dans l’œil. En réponse au brouhaha créé par l’annonce des catégories d’interprétation non genrées, en décembre 2022, Maya Gourd-Mercado, directrice générale de l’Académie des prix Gémeaux, affirmait ceci à La Presse : « C’est dans l’air du temps, mais je n’ai pas l’impression que c’est juste une mode. C’est une chose dont on parle

depuis plusieurs années, vers laquelle on avance inexorablement. » Maintenant, on souhaite que l’ADISQ se mette à jour en imitant les événements qui ont entrepris le virage. Questionnée à ce sujet, Julie Gariépy, productrice exécutive des Galas de l’ADISQ, a affirmé que la parité au sein de l’industrie musicale est encore bien fragile.

Son argument fait écho à la crainte de plusieurs personnes qui voient les catégories non genrées comme une façon d’invisibiliser les femmes. À cela, on peut répondre que les galas au cinéma et à la télévision sont le dernier maillon d’une longue chaine qui part de la création, avant de passer par le financement, la production et la diffusion. Pour avoir des femmes en nomination, donnons-leur accès autant qu’aux hommes à des rôles substantiels qui leur permettront de nous éblouir et de récolter des distinctions lors des galas de récompenses. Cela dit, ne nous cachons pas la tête sous le sable : le milieu des arts est sexiste, tout comme la société. Aux Oscar, seules trois femmes ont remporté le prix de la meilleure réalisation pour un long métrage : Chloe Zhao, Jane Campion et Kathryn Bigelow. Bien sûr qu’on peut s’arrêter à la surreprésentation des hommes dans cette catégorie non genrée, mais on peut aussi aller plus loin et favoriser la diversité quand vient le temps de choisir qui réalisera quel film, tant pour les œuvres à petit et à grand budget. Si on veut faire un parallèle avec le monde de la musique, faisons jouer la musique des femmes dans les radios, engageons-les comme têtes d’affiches des festivals et mettons-les en lumière autant qu’on le fait avec les hommes.

Enfin, si vous affirmez que telle actrice et tel acteur mériteraient de gagner cette année, mais que le trophée non genré nous empêchera de célébrer les deux, dites-vous que toustes les finalistes des catégories genrées auraient aimé gagner également et que le public aura toujours des préférences, peu importe le genre, et des déceptions face aux choix finaux. 6

8 | FUGUES.COM
SAMUEL LAROCHELLE samuel_larochelle@hotmail.com Chronique Au-delà du cliché PHOTO : SANDRA LAROCHELLE PHOTOGRAPHE ON A BESOIN DE VOUS VOUS AIMERIEZ COLLABORER À FUGUES COMME PIGISTE? Contactez-nous à redaction@fugues.com en nous faisant parvenir des articles publiés.
Les prix d’interprétation non genrés et l’apocalypse annoncée…
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C’est enfoncer une porte ouverte que d’affirmer que la semaine de la Fierté a été une grande réussite et l’on peut sans forfanterie en remercier toute l’équipe de Fierté Montréal. Les quelques averses n’auront pas réussi à mettre une ombre sur ce grand moment d’être ensemble et de partager, rendant effectif pendant quelques jours ce sentiment d’inclusion. Chacun.e devait y avoir sa place. En somme, être soi en allant vers l’autre, avec la conviction que les différences peuvent aussi rassembler.

Pour moi qui vais bientôt totaliser bien plus qu’une trentaine de marches de la Fierté, sans oublier les premières manifestations en France, c’est toujours un étonnement, voire un émerveillement, ce grand rassemblement sous le signe de la fête et du partage. Bien loin, si je remonte dans mes souvenirs, des quelques centaines de militants (au masculin puisqu’il n’y avait que des hommes) surveillés par une police goguenarde et prête à en découdre et regardés sur les trottoirs par une population indignée dans les rues de Paris. Un de mes slogans préférés à l’époque était : « Hétéro, t’es foutu, les homos sont dans la rue ! »

Malgré cela, force est de constater aujourd’hui que la société patriarcale hétérocolonialiste a encore de beaux jours devant elle, même si les gains sont importants pour nos communautés. Même si nous pouvons

être un peu plus nous-mêmes, si nous pouvons le dire, le clamer, le fêter comme le 14 août dernier.

J’ai bien sûr profité de la semaine de la Fierté, profité des Journées communautaires, profité de cette grande bouffée d’air frais pour rappeler au reste du monde que nous sommes là pour de bon, que nous ne serons plus jamais invisibles et silencieux.

Ne croyez pas cependant que ce plaisir ressenti m’ait pour autant fait oublier tout sens critique. Et si j’avais été gagné par un endormissement militant, d’autres pendant cette semaine de célébration se sont chargés de me rappeler que tout n’était ni rose ni arc-en-ciel. Au-delà de la grande communion réunie sous un sigle qui n’en finit pas de s’allonger, il y a encore beaucoup de grains de sable, parfois des plages entières de sable, qui enrayent l’engrenage de ce mieux-être de nos communautés.

Entre autres, la notion d’inclusion. Ce beau concept de communication devenu un leitmotiv un peu lassant à la longue et dont on souhaiterait qu’il soit mieux défini. Car chacun.e en tire sa propre définition et surtout se demande si il, elle ou iel est vraiment inclus.e ou, au contraire, n’y a pas sa place. Le terme a une valeur universaliste puisque tout le monde devrait être inclus et personne ne devrait se retrouver sur le bord du chemin. Mais la réalité est autre et certain.e.s y voient surtout la dissolution et l’effacement des différences au profit toujours d’un groupe dominant qui imposerait les normes à atteindre et à respecter de cette inclusion souhaitée et revendiquée. En somme, comme c’est le cas depuis des décennies, que ce sont les hommes gais et blancs qui continuent de donner le la de cette inclusion, à leur rythme, selon les humeurs du moment, d’autant que ce sont ceux qui aujourd’hui sont — toute proportion gardée — les mieux acceptés dans nos sociétés.

Bien sûr, ils sont irréprochables sur le plan du discours. Ils connaissent sur le bout des doigts le discours de l’inclusion, et même donnent la parole à celleux qui sont en dehors de leur catégorie. Mais ce sont encore trop souvent ceux qui donnent le tempo encore aujourd’hui.

Lors de la Journée communautaire, le kiosque de Fugues devient un peu le réceptacle de toutes les frustrations des « membres » de nos communautés. Certaines récriminations sont farfelues et témoignent souvent d’une grande ignorance de nos communautés et de leur histoire. D’autres témoignages, au contraire, demandent peut-être que l’on s’y arrête.

« Où sont les lesbiennes et le discours féministe ? », me demandait une lesbienne qui regrettait que celles-ci

soient reléguées au second plan derrière les revendications trans. Peut-être pas tout à fait faux. Mais j’aurais envie d’ajouter que les questions de la représentativité lesbienne et de leur expression au sein de nos communautés se posent depuis les tous débuts des mouvements LGBTQ, dès les années 70, et qu’elles continuent de faire débat.

André Patry, dans une lettre ouverte sur les médias sociaux, déplorait que la minute de silence en hommage aux victimes du sida et qui est un moment fort du défilé, inclut aujourd’hui toutes les victimes d’homophobie et de transphobie, etc. Je suis d’accord avec lui. Je pense qu’il faudrait garder l’origine historique de ce moment de recueillement qui devrait rappeler pour les plus jeunes générations le drame du sida. Mais en même temps, je souhaiterais aussi qu’un hommage soit rendu à toutes les victimes, ici comme ailleurs, de l’intolérance, de l’obscurantisme et du fanatisme. Comment concilier les deux sans qu’un hommage disparaisse ou soit relégué au second plan par l’autre ? Je n’ai pas la réponse.

On pourrait multiplier les exemples de ce genre qui pointent les difficultés à vendre sans autre forme de question le concept d’inclusion. On pourrait parler de la voix des communautés racisées, de celles des personnes trans hors du discours officiel des grands organismes reconnus, ou encore de la misère sociale, voire de l’itinérance aussi des personnes qui, par choix ou par défaut, appartiennent aussi à nos communautés.

Bien sûr, le terme d’inclusion fait rêver, mais un des dangers perçus par certain.e.s, c’est qu’il dilue dans un même tourbillon des problématiques bien spécifiques qui demanderaient à ce qu’elles soient prises en compte, mises en relief, qu’elles ne tombent pas dans les craques du plancher au profit d’autres plus au goût du jour.

Beaucoup d’organismes, avec les contraintes dans lesquelles ils doivent survivre, continuent aujourd’hui d’œuvrer pour que ce terme d’inclusion soit plus qu’un simple concept de marketing et devienne effectif. Et pour celles et ceux qui, avec justesse parfois, soulignent les limites et les contradictions de nos communautés, se plaignent qu’elles ne sont pas si inclusives que cela, je n’aurai qu’un seul conseil, c’est de se retrousser les manches. En se commettant, ils et elles percevraient que les choses sont souvent un peu plus complexes qu’elles n’y paraissent.

Que voulez-vous, on cherche toujours à avoir le beurre, l’argent du beurre et les fesses du crémier ou de la crémière ou dux crémierx (assez inclusif comme écriture ?), mais en évitant d’avoir à bouger ses propres fesses. 6

10 | FUGUES.COM
denisdanielster@gmail.com Chronique Par ici ma sortie
L’inclusion, le travail de toustes
DENIS-DANIEL BOULLÉ
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Le mot en L

Le grand problème avec la définition des universitaires de Johns Hopkins, c’est que le lesbianisme est défini par inversion, en l’établissant par rapport aux hommes. Ainsi on parle de « non-homme » au lieu de femme. De ce fait, cette définition souligne à grand coup de Sharpie la domination du patriarcat, rendant invisible au passage le terme « femme », et donc, les fondements mêmes du lesbianisme. Ironiquement, leur définition d’un gai ne va pas dans le sens de l’inversion et met bien à l’avant-plan les hommes, plutôt que les femmes. « Gay : a man who is emotionally, romantically, sexually, affectionately, or relationally attracted to other men, or who identifies as a member of the gay community. »

Bref, si un gai n’est pas un « non-femme », dans la mesure où l’on parle d’homosexualité masculine ici, le même sort devrait être réservé à l’homosexualité féminine pour le mot en L…

femme et ce que celle-ci symbolise. Cette guerre des mots, qui engendrera plusieurs maux, doit cesser. La femme existe et continuera d’exister, au même titre que les lesbiennes, que ce mot vous plaise ou non. Sappho se retournerait dans sa tombe…

Sans surprise, même ChatGPT peut faire mieux que l’Université Johns Hopkins :

« Le mot "lesbienne" est un terme utilisé pour décrire une femme qui éprouve une attirance romantique, émotionnelle et/ou sexuelle envers d’autres femmes. Le terme tire son origine de l’île grecque de Lesbos, où la poétesse Sappho, qui vivait au 7e siècle avant notre ère, écrivait des poèmes d’amour dédiés aux femmes.

Juste à temps pour la rentrée des classes, je me disais qu’il pourrait être pertinent de revisiter certains mots. Du moins, le mot en L… Comme nous en sommes à une époque où l’écrit s’effrite et le parler se conjugue aux non-dits, certaines définitions deviennent troublantes.

Pour la « leçon » d’aujourd’hui, j’avais l’intention de m’attarder au mot en L… Vous aviez deviné : The L Word ! Mais dans la langue de Molière. Définissons « Lesbienne ». En fait, demandons à ChatGPT de le définir… Et là, je vous entends rire en disant : tout le monde sait définir le mot lesbienne, pas besoin de demander à ChatGPT. Vraiment ? Pourtant, une « nouvelle » définition du terme lesbienne, sortie en juin dernier par des universitaires supposément érudits de l’Université Johns Hopkins, fut pour le moins critiquée. Et pour cause, l’école d’études supérieures de Baltimore, dans le Maryland, a défini, au sein de son glossaire des termes LGBTQ+, le mot lesbienne comme étant « a non-man attracted to a non-men (1) » (« un non-homme attiré par un non-homme » [traduction libre]). Really ? Bien sûr, nous allons y préférer la définition provenant du lexique de la Fondation Émergence : « Femme qui ressent une attirance affective et/ou sexuelle pour les femmes. Préféré par certaines au terme “homosexuelle” car ce dernier peut posséder une connotation médicale et sexuelle. Certaines femmes attirées par des femmes utilisent également le terme “gaie” (2). »

Pourquoi cette misogynie flagrante dans la définition du mot lesbienne ? Le glossaire spécifiait que « si les définitions antérieures faisaient référence aux lesbiennes comme des femmes sexuellement attirées par d’autres femmes, la "définition mise à jour" vise à inclure les personnes non binaires qui peuvent s’identifier à l’étiquette. » Mais qu’en est-il des femmes qui veulent s’identifier à l’étiquette femme ? Et pourquoi n’avons-nous pas le même cas de figure dans la définition du mot gay alors ? Heureusement et à la suite d’une controverse, la définition, comme le glossaire, fut retirée de la toile. Cela dit, gardons en tête que ce sont des universitaires qui ont pondu cette aberrante définition. La direction des communications de l’université en question a maladroitement tenté de sauver les meubles avec une excuse ridicule : « Bien que le glossaire soit une ressource publiée sur le site Web du Bureau de la diversité et de l’inclusion (ODI) de l’Université Johns Hopkins, les définitions n’ont pas été examinées ni approuvées par la direction de l’ODI et les définitions en question ont été supprimées en attendant l’examen. » Donc non seulement ces universitaires pondent des définitions erronées, mais ils n’examinent pas leurs publications avant de les mettre en ligne ? Très professionnel. J’ai presque le goût d’applaudir ChatGPT…

Sur cet exemple de l’effacement des femmes dans la façon de définir leurs propres réalités, l’ex-joueuse de tennis Martina Navratilova a judicieusement tweeté :

« Lesbian was literally the only word in English language that is not tied to man- as in male - feMALE, man- woMAN. And now lesbians are non men?!?

Wtf?!? » (« Lesbienne était littéralement le seul mot dans la langue anglaise qui n’est pas lié au mot homme — comme le mot male dans feMALE, et man dans woMAN. Et maintenant les lesbiennes sont des nonhommes ?!? Wtf ?!? » [traduction libre). Définir une femme comme un « non-homme », c’est effacer le mot

Le lesbianisme est une forme d’orientation sexuelle et fait partie de la diversité des orientations sexuelles humaines. Les femmes qui s’identifient comme lesbiennes peuvent avoir des relations amoureuses, intimes et/ou sexuelles exclusivement avec d’autres femmes. Certaines lesbiennes peuvent s’identifier uniquement comme lesbiennes, tandis que d’autres peuvent se considérer comme queers, bisexuelles ou pansexuelles.

Il est important de noter que l’orientation sexuelle est une caractéristique personnelle et que chaque individu a le droit de s’identifier comme il le souhaite. Les lesbiennes, tout comme les personnes de toutes orientations sexuelles, méritent d’être respectées, acceptées et traitées de manière égale dans la société (3). »

On a presque le goût de référer les principaux intéressés de l’Université Johns Hopkins à ChatGPT, mais ça ne serait pas éthiquement ou politiquement correct, n’estce pas ? Maintenant que nous sommes réchauffé.e.s en matière de définitions, continuons, et définissions le mot en F… et je ne parle pas du mot F**k ! 6

• Source : https://studentaffairs.jhu.edu/ lgbtq/education/glossary/

• https://www.fondationemergence.org/lexique

• Le terme lesbienne expliqué par https://chat.openai.com/

12 | FUGUES.COM
JULIE VAILLANCOURT julievaillancourt@outlook.com Chronique Où sont les lesbiennes

Mettre, transmettre, remettre

en mordillant – et en chatouillant de sa barbe –chaque centimètre de son corps, y compris les fesses… et plus si affinités. Puis il se laisse lui-même dévêtir et administrer une bonne dose de plaisir oral avant d’entrainer l’autre dans son lit.

Une fois la sexualité entièrement consommée, ils se retrouvent tous deux à bout de souffle et en sueur et se laissent retomber dans les draps avec un soupir collectif. Il leur faut un moment pour se remettre à parler – si on peut considérer comme des paroles leurs gémissements coïtaux respectifs. «Je réalise que je ne t’ai même pas demandé ton nom.» «Antoine. Enchanté.» Ils se serrent la main et éclatent de rire. «Et qu’est-ce que tu fais dans la vie?» demande Antoine à Osman quand ils se remettent de leur hilarité. «À part défoncer de jolis étrangers? Je suis enseignant au primaire.» «Pas possible! Moi aussi, je suis prof, mais au secondaire. En sciences et technologie.» «Très chouette!» Ils échangent pendant un bon moment des anecdotes du métier qui les font bien rire, au point de leur faire oublier l’incongruité du fait d’en parler nus dans un lit après le sexe.

ou à partir de l’âge de l’adoption –, mais je me dis que je serais un bon père et que je diminuerais un peu le carnage que se ramasse trop souvent à être l’éducation par les parents.» «T’as l’air de vouloir le beurre et l’argent du beurre. Tu veux avoir une grande influence sur eux sans faire le travail d’être présent aux moments où on transmet le plus et le mieux. C’est facile de reprocher aux parents de faire du mauvais travail quand on en fait si peu.»

Osman est d’abord piqué, mais il prend le temps de réfléchir à la critique de son vis-à-vis – ou plutôt de son côte-à-côte – et il finit par admettre qu’il a bien raison. C’est dans le fin grain de toutes les secondes passées avec un enfant qu’on lui montre, par son propre exemple encore plus que par ses paroles, quoi faire, quoi dire et quoi être. Se limiter à l’enseignement, c’est se condamner à n’être un exemple et à ne parler qu’un nombre limité d’heures dans la vie d’une autre personne… et des heures qui ne sont d’ailleurs pas les plus significatives en termes émotionnels. Mais c’est le choix qu’il a fait.

En se réveillant une nuit avec une érection qui tarde à partir et l’oblige à se vider pour pouvoir se rendormir, Osman constate qu’il n’a pas eu de sexe (avec d’autres que lui-même) depuis longtemps. Il a été occupé à préparer sa rentrée au point de négliger ses besoins de base pour satisfaire ses désirs supérieurs – l’image le fait sourire.

Heureusement, de nos jours, trouver quelqu’un pour s’amuser est très simple. Dès le lendemain matin, il installe Grindr. À plusieurs reprises dans la journée, il jette subtilement des coups d’œil aux profils des autres et aux messages qu’on lui envoie pendant que ses élèves avancent les exercices qu’il leur donne à faire. De sorte qu’avant même d’être revenu chez lui, il a déjà trouvé quelqu’un avec qui s’amuser.

Après avoir parlé toute la journée, il ne se sent pas d’humeur à faire la conversation avant de plonger dans le vif du sujet de la rencontre. Il en a averti son partenaire éphémère, qui s’est dit tout à fait d’accord avec la chose. Dès que son invité entre chez lui, Osman le plaque au mur et l’embrasse sauvagement. Il le déshabille ensuite sensuellement

Puis Osman redevient sérieux malgré lui. «Je ne sais pas si c’est la même chose pour toi au secondaire, ou si c’est quelque chose de particulier au primaire – étant donné qu’à la limite, on est souvent plus concentrés sur leur développement comme personnes que sur les matières en tant que telles. Mais des fois, c’est tellement difficile, de voir à quel point des mauvais parents ont donné une mauvaise base à leurs enfants, et de se dire que ce qu’on peut faire pour compenser est tellement minime…»

«C’est peut-être un peu moins pire, mais je comprends quand même ce que tu veux dire. À l’âge où je les côtoie, c’est souvent la crise d’adolescence qui commence, et Dieu sait que j’ai beaucoup d’occasions de constater que trop de parents ne savent pas du tout gérer ça…»

«Est-ce que tu veux avoir des enfants?» Antoine semble désarçonné. «Tu es vite en affaires! C’est rare que je me le fais demander avant même qu’on ait déterminé si on est en date!» «Je ne pense pas qu’on le soit, mais j’étais juste curieux.» «Je ne pense pas en vouloir. Pourquoi?»

«Je voulais savoir si j’étais le seul prof qui n’en veut pas, mais qui regrette en partie de ne pas en vouloir. Je veux dire, je ne serais pas prêt à faire tous les sacrifices que ça prend pour en élever un à partir de sa naissance –

«Tu sais, t’as une tête sur les épaules, toi.» «Je sais. Ta queue en a pas assez bien profité tantôt pour que tu aies déjà remarqué?» Osman rit. D’une certaine manière, il avait décidé non seulement de ne pas avoir d’enfant, mais aussi de ne pas avoir de copain. La provocation d’Antoine vient ébranler cette certitude. Pour une raison ou pour une autre, cette pugnacité l’excite au plus haut point. Il y répond comme il peut, mais il n’a pas la répartie de son interlocuteur et finit par s’admettre battu au jeu de balle de l’esprit. Il n’en faut pas plus pour que son côté dominant lui fasse sentir le besoin de prendre le dessus. Il le fait en montant par-dessus Antoine, en levant ses jambes et en appuyant une verge de nouveau dure contre ses fesses. Aussitôt, Antoine se tait et baisse la tête en poussant un soupir, de nouveau gentiment soumis à la volonté de son hôte. Il ne faut pas plus que cette réponse à Osman pour perdre la tête et replonger dans le plaisir. 6

FRÉDÉRIC TREMBLAY frederic.tremblay9@gmail.com Fiction Sonny Issues ON A BESOIN DE VOUS VOUS AIMERIEZ COLLABORER À FUGUES COMME PIGISTE? Contactez-nous à redaction@fugues.com en nous faisant parvenir des articles publiés. 14 | FUGUES.COM
008004 008E14 1115 Boulevard René-Lévesque E 514-523-5535 | galeriedentaire.com Heures d’ouverture Lundi : 10h à 19h | Mardi : 8h à 16h | Mercredi : 9h à 18h30 | Jeudi : 9h à 17h | Vendredi : 8h à 14h BERRI-UQAM ans Fièrement dans le Village depuis 20 ans au service de la communauté

UNE ZONE ROSE DANS LE VILLAGE POUR RÉZO

Depuis le début août et jusqu’au 1er octobre, il y a du nouveau dans le Village… Ce n’est pas une nouvelle boutique ou un restaurant. Encore moins un sexshop. C’est une Zone rose ! On ne peut pas la manquer, un joli conteneur habillé de couleurs vives avec un cône rose géant de presque deux étages de haut sur le toit ! C’est simple, c’est le tout dernier projet de l’équipe de l’organisme RÉZO pour encourager les hommes gais, bisexuels et queers (GBQ) à se faire dépister pour le VIH et les autres ITSS.

Jusqu’au 1er octobre prochain, on peut passer pour faire des tests pour ces maladies, mais aussi pour discuter et pour échanger avec les intervenant.e.s de RÉZO.

Il s’agit ici d’une collaboration avec plusieurs partenaires, dont des cliniques médicales. On y offre également à côté la vaccination contre la variole simienne (Mpox). Depuis quand date votre dernière séance de dépistage ? Peut-être qu’un petit tour à la Zone rose s’impose ?

Devant le 1364, rue Sainte-Catherine Est, non loin de la rue Panet, on y a aménagé « une aire d’intervention, de discussion sans préjugés et de dépistage VIH/ITSS gratuit et sans rendez-vous », comme le mentionne le communiqué. Dépistage et prévention du VIH et des autres ITSS (infections transmissibles par le sexe et par le sang), comme la gonorrhée, la chlamydia, la syphilis et le VPH, parce que les chiffres ne mentent pas, les hommes GBQ constituent encore la majorité des cas recensés. En 2021, les hommes GBQ représentaient environ 60 % des nouveaux cas de VIH, dont une majorité dans la région de Montréal, selon l’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec). Les hommes GBQ sont aussi à 98 % infectés par la variole simienne (Mpox). « Il n’y a pas de statistiques, mais on sait que les hommes GBQ sont affectés par les autres ITSS (comme la gonorrhée, la chlamydia, etc.).

Donc, se faire dépister puis se faire traiter, c’est important ici […] », explique Alexandre Dumont Blais, le directeur général de RÉZO.

À l’intérieur de ce conteneur climatisé aux couleurs chatoyantes, il sera possible de se faire dépister grâce aux infirmiers et infirmières des partenaires de RÉZO, qui incluent la Clinique médicale l’Actuel, la Clinique médicale urbaine du Quartier latin, la Clinique médicale La Licorne et la clinique SIDEP+ du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. On pourra aussi discuter et échanger avec les intervenant.e.s de RÉZO, en plus de recevoir la vaccination pour la variole simienne/Mpox, le VPH, ainsi que les hépatites A et B. Dès l’année dernière, une collaboration entre RÉZO et le CIUSSS faisait en sorte qu’on avait établi des cliniques de vaccination de la variole simienne près du Village. Près de 26 000 premières doses et 11 000 deuxièmes doses du vaccin contre la Mpox ont été ainsi administrées à Montréal.

C’est donc quelque chose de différent qui est venu se rajouter à cette piétonnisation estivale. « Mais en réalité ce n’est pas si différent que ça », dit Alexandre Dumont Blais . « Nous sommes présents dans le Village depuis 30 ans et nous avons un kiosque chaque été depuis une quinzaine d’années à faire de l’intervention et de la sensibilisation, donc on continue de faire ce qu’a toujours fait RÉZO, mais cette fois-ci on fait du dépistage dans un environnement plus confortable, agréable et climatisé […]. »

Mais on ne se le cachera pas, installer un conteneur ainsi sur la voie publique représente bien des embûches en matière d’organisation, de règlementation, etc. « Nous avons eu la collaboration de la Société de développement commercial (SDC) du Village, de Fierté Montréal, entre autres. On voyait que les gens nous appuyaient et cela nous donnait de l’énergie pour continuer. On sentait que tout le monde voulait que ça fonctionne […] », souligne Alexandre Dumont Blais. C’est un projet qui a été pensé il y a trois mois seulement, mais qui a franchi bien des étapes. « Nous avons eu du soutien de plusieurs partenaires pour y aller plus rapidement et passer à travers les règles de la Ville », ajoute-t-il. Il y a eu, entre autres, l’agence Upperkut qui a fourni l’habillage artistique du conteneur et avec laquelle RÉZO avait mis sur pied plusieurs campagnes publicitaires.

De plus, le soir, lorsqu’il fait sombre et que le tout est éclairé, cela offre un aspect sans égal. Les pharmaceutiques Merck Canada, Viiv Soins de santé et Gilead Sciences Canada ont mis

16 | FUGUES.COM Chronique Place au village CRÉDIT PHOTO : CHARLES MACKAY

l’épaule à la roue pour soutenir financièrement cette initiative de RÉZO, de même que la Banque Nationale du Canada.

« Ce qui est intéressant est que même les touristes s’arrêtent, on l’a vu, ils nous disent “it’s so nice, it’s so cool”, c’est très encourageant et cela prouve qu’il y a un besoin pour ce type de service », dit Alexandre Dumont Blais.

« L’engouement des partenaires est inspirant […], cela augure bien pour la suite », rajoute-t-il.

« On sait qu’un service direct de dépistage dans la rue va rejoindre beaucoup de gens qui, pour bien des raisons, n’ont pas pu se faire dépister. Donc, est-ce qu’on peut le faire six mois par année, est-ce qu’on peut devancer la date d’installation du conteneur dès le début de la piétonnisation ? Il y a plusieurs questions qui se posent, mais l’appui des partenaires ici est intéressant parce qu’on sait que le projet peut évoluer, qu’il a le vent dans les voiles. […]»

« Mes équipes et moi appuyons fièrement la Zone rose de RÉZO. C’est une initiative inspirante qui s’inscrit directement dans une vision de réappropriation des enjeux de santé publique par les communautés. C’est un modèle à suivre et à reproduire ! », a déclaré par communiqué la Dre Mylène Drouin , directrice régionale de la Santé publique de Montréal, qui s’est fait connaitre par son expertise lors des nombreuses interventions dans les médias durant la pandémie de COVID-19.

« Nous sommes déjà très confiants que ça marche ! Déjà dès les premiers jours où on installait le conteneur, on voyait que les gens avaient beaucoup de curiosité, ils s’arrêtaient, ils voulaient savoir ce que c’était et accueillaient favorablement le fait que ce soit du dépistage du VIH et [des] ITSS. Cela nous semble très prometteur pour l’an prochain… », indique le directeur général de RÉZO, Alexandre Dumont Blais.

Horaire de la Zone rose de RÉZO : jusqu’au 1er octobre, du mercredi au dimanche, de 15 h à 21 h, et les dépistages de 15 h à 19 h, en fonction de la disponibilité de nos partenaires cliniques. 6

ANDRÉ C. PASSIOUR apassiour@gmail.com INFOS

L’ÉVÉNEMENT HOMMAGE À MADONNA

Malgré une météo digne de l’automne — avec ses 15 degrés et une pluie battante — , un peu plus d’une centaine de «Madonnas» se sont présenté.e.s à l’événement qui rendait hommage à cette chanteuse adorée par plusieurs générations de personnes LGBTQA. Dans les circonstances, on peut parler de miracle. Certain.e.s braves entousiastes ont même dansé sous la pluie froide pendant des heures, dans l’attente d’autres courageux·ses, motivé.e.s par un DJ et un animateur de foule. Près d’un millier de personnes, réunies sur Sainte-Catherine, ont pu profiter du spectacle gratuit de grande qualité, offert par l’impressionnant Jimmy Moore, qui nous a fait traverser les meilleurs moments de la carrière de la chanteuse avec différents looks iconiques. Jimmy Moore, qui célèbre cette année ses 25 ans de carrière, a sans contredit su se faire connaitre du monde de la nuit grâce à ses nombreuses personnifications de Madonna. Même si cet événement hommage à Madonna, un peu fou, n’a pas réussi à battre le record Guinness du nombre de personnes habillées en Madonna, il a réussi à changer le narratif négatif autour du Village pendant quelques semaines, et ce n’est pas rien. Bravo à l’équipe de production d’avoir créée le meilleur événement possible, en respectant toutes les contraintes liées à la sécurité d’un événement dans de telles conditions.

PLACE AU VILLAGE EST RENDU POSSIBLE GRÂCE À LA COLLABORATION DE LA SDC DU VILLAGE. 1211, rue Sainte-Catherine Est, Montréal QC. H2L 2H1 | 514 529.1168 villagemontreal.ca | facebook.com/villagemontreal
6
| https://www.rezosante.org/zone-rose/ CRÉDIT PHOTO : PASCAL FOREST

Sur les planches du théâtre

Luc Provost dans Hosanna ou la Shéhérazade des pauvres

Luc Provost a rangé pour un temps son costume de Mado pour celui, moins éclatant, d’Hosanna, le personnage flamboyant et dramatique qui traverse l’œuvre de Michel Tremblay. Hosanna, redevenu Claude Lemieux, qui à l’aube de ses 80 ans, végète dans la solitude de son appartement. Aigri, il n’a toujours pas digéré la trahison subie il y a 50 ans. Luc Provost, qui rêvait de jouer un autre personnage que Mado, voit son rêve se réaliser, dans un rôle de contre-emploi, bien loin des maquillages outranciers, des paillettes et des plumes dont il aime se revêtir.

« Il y a longtemps que je me posais cette question, mais c’est tout récemment que j’ai décidé de mettre sur pause le personnage de Mado et de tenter autre chose sur scène », confie Luc Provost dès le début de l’entrevue. « Puis Michel Morin m’a approché, il m’a parlé de son projet d’adapter le dernier roman de Michel Tremblay, Hosanna ou la Shéhérazade des pauvres, et d’y insérer d’autres parties de son œuvre où le personnage d’Hosanna apparaissait, et d’en faire une pièce de théâtre. Puis à la fin de notre rencontre, à ma grande surprise, il m’a demandé si j’accepterais de jouer cette Hosanna vieillissante revisitant ses souvenirs. »

Luc Provost a demandé un temps de réflexion avant d’accepter, mais il savait au fond de lui-même que la réponse serait oui. « Je crois que j’ai pris un temps de réflexion pour me rendre compte véritablement de ce qui m’arrivait, je ne pensais pas qu’une telle proposition arriverait si vite », avance-t-il dans un rire.

L’œuvre de Michel Tremblay, Luc Provost la connait parfaitement, d’autant que sa lecture des romans ou encore des pièces de l’auteur des Chroniques du Plateau-Mont-Royal a aussi inspiré son personnage de Mado. « Je n’ai pas grandi sur Le Plateau-Mont-Royal, mais plus au nord, avec des voisines qui ressemblaient aux femmes décrites par Michel Tremblay. C’est donc un univers qui m’est familier et qui me touche beaucoup, ajoute Luc Provost, un univers qui m’est proche. » D’autant que Michel Tremblay, qui a donné son accord pour cette adaptation, était très content que Luc Provost, alias Mado, ait accepté de s’insérer dans la peau de cet homme vieillissant, mais qui n’a rien perdu de sa verve et de sa langue de vipère.

Contrairement à Hosanna jeune, la Hosanna isolée a perdu de sa superbe, donc pour Luc Provost le défi est de taille, car il devra jouer dans la retenue. « C’est un vieillard aigri qui n’a rien fait de sa vie pendant 50 ans, sinon regarder la télé ou rester sur sa galerie à boire du gin et à fumer. C’est donc un jeu sur scène plus introverti, bien loin de celui d’une drag queen, explique Luc Provost . En plus c’est un homme beaucoup plus âgé que moi, fatigué, usé, ce qui demande tout un travail, mais en même temps c’est super excitant, car je voulais sortir du registre de Mado, sortir de ma zone de confort. »

Pour faire un court résumé de la pièce, nous sommes en pleine pandémie. Hosanna reçoit un journaliste de Fugues qui veut écrire sur elle. Il doit rester plusieurs jours avec elle et donc l’écouter raconter sa vie, dont certains épisodes sont représentés par d’autres comédien.ne.s.

« Il y a trois Hosanna sur scène en fait, continue Luc Provost. Mon personnage d’Hosanna, Hosanna enfant, et Hosanna au temps de sa gloire et on reste très proche du roman de Michel Tremblay. »

À travers l’histoire tragique d’Hosanna, c’est aussi un retour sur l’histoire des communautés LGBTQ2S+, puisque le sida sera évoqué, les conditions de vie des homosexuels de l’époque ou encore l’isolement et la solitude que peuvent vivre aujourd’hui des gais vieillissants qui, comme Hosanna, se retrouvent en marge de la société et qui se raccrochent à leurs souvenirs.

Mais est-ce la fin de Mado ? Point s’en faut. Même si Luc Provost espère qu’on lui fera d’autres propositions, comme de jouer du Molière, Mado ne sera jamais très loin. Elle fera toujours des apparitions au Cabaret qui porte son nom et puis il y aura bientôt la sortie d’une biographie sur la vie de Mado, Soirée intime avec Luc et Mado, qui pourrait, ne sait-on jamais, faire l’objet d’une adaptation théâtrale.

En attendant, nombreux sont celles et ceux qui ont hâte de voir Luc Provost dans un rôle de composition, là où plusieurs ne l’attendaient pas. Et c’est tant mieux. 6

DENIS-DANIEL BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

INFOS | Hosanna ou la Shéhérazade des pauvres

À partir du 12 septembre 2023 + 19 autres dates

Texte : Michel Tremblay

Adaptation et mise en scène : Maxime Robin

Théâtre Le Trident

http://www.grandtheatre.qc.ca

18 | FUGUES.COM
ENTREVUE | LUC PROVOST

Il y a trois Hosanna sur scène en fait,continue Luc Provost. Mon personnage d’Hosanna, Hosanna enfant, et Hosanna au temps de sa gloire ...

CRÉDIT PHOTO MARTINE POULIN
20 | FUGUES.COM CRÉDIT PHOTO : LOU SCRAMBLE ENTREVUE | THÉODORE PELLERIN

Les transformations de Théodore Pellerin

Théodore Pellerin ne peut se défaire de Sophie Dupuis. Le premier film de la réalisatrice, Chiendegarde, lui aura valu le prix Iris de la révélation de l’année. Pour Souterrain, deuxième long métrage de la réalisatrice, il obtient le prix Iris du meilleur acteur de soutien. Théodore Pellerin enchaine donc les performances remarquables, que ce soit ici, ou aux États-Unis, avec Boy Erased,BeauIsAfraid et OnBecomingaGodinCentralFlorida. Dans Solo, troisième collaboration avec Sophie Dupuis, l’acteur ne fait pas exception et brille, en drag et hors drag, dans ce film qui, à ses yeux « devient politique par son côté non politique ».

Quel a été ton plus grand défi pour ce film ? Ta préparation de drag ?

THÉODORE PELLERIN : Je crois que oui. C’était un processus d’exploration qui était intéressant en tout cas. Un processus d’exploration de sa propre féminité, poussée à un niveau de satire, de clown un peu. La drag, souvent c’est ça quand même : c’est de pousser à l’extrême une féminisation qui, finalement, est très codifiée. On a pris des cours et travaillé les chorégraphies avec Gerard Reyes, on a appris à marcher avec des talons…

Je pense que ce qui a été le plus intéressant aussi ça a été la recherche. De vraiment découvrir plus profondément ces personnes-là et cette culture-là du ballroom et de la drag. C’est vraiment des pionnières. Il fallait être quelqu’un de tellement fort et de tellement puissant parce que, aujourd’hui, ça représente quelque chose de totalement différent, c’est entré dans le mainstream. Avant, c’était tellement une horreur dans l’imaginaire collectif, ça représentait quelque chose de tellement sale, de tellement impossible, qui n’avait tellement pas sa place. J’ai énormément d’admiration. Donc, je ne pense pas qu’il y avait des défis particuliers, mais il y a eu une exploration, une recherche et des découvertes qui étaient intéressantes et riches.

L’aspect « danse » ne devait pas être nouveau pour toi, ta mère étant la danseuse et chorégraphe Marie Chouinard ?

THÉODORE PELLERIN : La danse, c’est sûr que c’est un monde que je connais un peu. J’ai grandi là-dedans. Même Gerard Reyes, qui a fait des chorégraphies pour le film, a dansé pour ma mère durant quelques années, donc je le connaissais déjà de quand j’étais enfant. La danse, ça fait quand même partie de moi. Mais c’est quand même différent d’explorer la féminité dans le corps, ça, je pense que c’est un travail qui est assez précis. La danse chorégraphiée, codifiée, en talons, c’est quelque chose d’autre. On est ailleurs. Ça prend une vraie rigueur et un vrai travail. Ce n’est pas juste de l’interprétation et de la liberté.

Laquelle de tes performances de drag as-tu préférée ?

THÉODORE PELLERIN : Je pense que tous les moments en drag étaient assez forts à vivre. Il y a quelque chose qui se passe sur le plateau quand on est en drag. Je pense que l’équipe était très impliquée et très heureuse. Je pense que d’avoir des shows c’était l’fun pour tout le monde. Je pense que la scène de la fin — celle qu’on a tournée en premier — c’est une

des seules dans laquelle on n’avait aucune chorégraphie, aucune préparation. Donc, on est arrivés sur le plateau, il n’y avait pas Gerard, c’était juste Sophie et moi, et on a juste trouvé ce qu’on allait faire on the spot. Il y avait un sentiment de liberté et de découverte de la drag. C’était fort quand même, un beau moment à tourner.

Quels projets t’attendent ?

THÉODORE PELLERIN : Depuis Solo, j’ai tourné une série pour Apple. Il n’y a pas de titre encore. C’est sur Benjamin Franklin, avec Michael Douglas, Ludivine Sagnier, Jeanne Balibar et Thibault de Montalembert. C’est sur la période de Franklin quand il était en France, pour convaincre la France de participer à la révolution américaine. Moi, je joue le marquis de Lafayette, qui est un peu le « hero of two worlds » — en tout cas, c’est ça son nom aux États-Unis, il est allé devenir le bras droit de Washington pendant la révolution. C’est un très gros tournage, avec huit épisodes. C’est très bien écrit. J’ai vu quelques images, c’est vraiment magnifique, donc j’ai hâte que ça sorte. Ça sortira en 2024.

Je viens de finir une série sur Disney+ sur Karl Lagerfeld où je joue Jacques de Bascher, qui était son seul compagnon dans sa vie, dans les années 70-80. La première saison c’est six épisodes, c’est très, très bien écrit, avec Daniel Brühl, un acteur extraordinaire, en Karl Lagerfeld. Donc, on explore la compétition entre Karl Lagerfield et Yves Saint Laurent , et toutes les histoires de nuit, de fête et de sexe que l’époque a connues. Mon personnage est un peu un dandy provocateur.

Si tu avais à faire une performance en drag, quelle chanson choisirais-tu ?

THÉODORE PELLERIN : Je sais tellement pas ! Ça dépend du mood, ça dépend c’est quoi la soirée ! J’irais peut-être avec quelque chose de hors-normes. J’irais avec une chanson de Barbara. 6 PHILIPPE GRANGER pg.philippegranger@gmail.com

INFOS | www.instagram.com/theodorepellerin/ https://www.solo-lefilm.com https://axiafilms.com/film/solo

CONCOURS

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AXIA FILMS en collaboration avec FUGUES vous offre la possibilité de gagner UNE DES 10 PAIRES de BILLETS pour LA PREMIÈRE DU FILM SOLO DE SOPHIE DUPUIS, le mercredi 11 septembre à 19H au Cinéma Impérial.

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Le concours se termine le 5 septembre 2023, à 23h59. Le tirage se fera le 6 septembre. CERTAINES CONDITIONS S’APPLIQUENT.

ENTREVUE | THÉODORE PELLERIN 22 | FUGUES.COM

UN FILM DESOPHIE DUPUIS

THÉODORE PELLERINFÉLIX MARITAUD

AU CINÉMA LE 15 SEPTEMBRE

TOMMY JOUBERT ANNE-MARIE CADIEUX JEAN MARCHAND VLAD ALEXIS ALICE MOREAULT MARC-ANDRÉ LECLAIR

Le monde (drag) de Sophie

24 | FUGUES.COM ENTREVUE | SOPHIE DUPUIS PHOTO DE SOPHIE DUPUIS : EVA-MAUDE TC

Sophie Dupuis est désormais bien établie dans l’environnement cinématographique québécois. Après Chien de garde et Souterrain , la réalisatrice propose désormais une incursion dans le monde de la drag avec le film Solo, mettant en vedette Théodore Pellerin, Anne-Marie Cadieux et le Français Félix Maritaud, remarqué notamment dans 120 battements par minute. Le film sera présenté ce mois-ci au Festival international du film de Toronto.

Comment présenterais-tu le film ?

SOPHIE DUPUIS : C’est l’histoire de Simon, joué par Théodore Pellerin, qui est une dragvedette de la scène montréalaise. Il rencontre Olivier, une nouvelle drag queen qui est arrivée récemment au Québec et qui se joint à leur bar. C’est une rencontre fulgurante et il va se développer une grande histoire d’amour. Ils vont se mettre à créer ensemble, à faire de la drag ensemble et à former un duo. Puis, la relation va devenir toxique, va devenir difficile à vivre pour les deux parties. En même temps, Simon vit le retour de sa mère qui est une grande chanteuse d’opéra qui a quitté le pays (et sa famille) il y a 15 ans pour aller travailler à l’étranger. Simon, qui est jeune quand même, dans la mi-vingtaine, essaie de reconnecter avec elle et c’est difficile. Donc, c’est deux relations difficiles en même temps.

Quelles ont été tes inspirations ?

SOPHIE DUPUIS : Il y avait deux sujets qui m’intéressaient vraiment et pour lesquels je faisais beaucoup de recherche depuis longtemps. Il y a les rouages, les développements, les mécanismes d’une relation toxique. Je lisais beaucoup là-dessus et je trouvais que c’était un beau défi scénaristique. J’avais envie d’aborder ça avec les acteurs : c’est mon gros trip, travailler avec les acteurs. Je pense que c’est ma partie préférée. Je me disais que ça allait être intéressant d’approfondir ça ensemble. Je trouvais ça riche comme base de travail. Puis il y a mon obsession pour l’art [de la] drag qui se développait depuis plusieurs années déjà : pour tout ce que c’est, pour tout ce que ça représente dans la société… Pour moi, c’est des grands artistes, les artistes drags.

À un moment donné je me suis dit : pourquoi pas mettre ces deux trucs-là ensemble ? Je ne voulais pas faire un film sur l’art de la drag. J’avais envie que ça soit leur environnement, leur passion, leur contexte de vie, mais que ce soit un film d’amour. Donc, quand j’ai mixé ça ensemble, ça a fait un joyeux mélange. Ce qui est intéressant aussi c’est le rapport à l’image. Quand t’es un artiste drag, tu te présentes sur une scène devant public et après ça quand tu es dans une relation amoureuse, tu commences à avoir comme un souci de performance, de bien faire les choses, d’être un bon amoureux. J’aimais […] aussi mettre ça en relation, cette sorte de performance-là constante d’un personnage, autant lorsqu’il est sur scène que lorsqu’il est en intimité avec son amoureux.

Quel a été ton plus grand défi dans la réalisation de ce film ?

SOPHIE DUPUIS : Je dirais […] que c’était vraiment tout l’aspect « drag » du film. Parce que, déjà, chacun de mes personnages drag devait construire deux personnages : le personnage de drag et le personnage derrière la drag. C’était comme un peu préparer deux films en même temps, en fait, on se disait parfois, surtout au niveau du CCM (coiffure costume maquillage).

J’ai aussi laissé beaucoup de place aux acteurs. On avait Tracy Trash dans le film, qui est une grande professionnelle, qui a dû créer un autre personnage dans le film, autant dans sa drag que le personnage derrière. Mais chaque acteur a fait des cours de danse avec Gerard Reyes — qui était notre chorégraphe, mais aussi coach — pour explorer la féminité, apprendre à marcher en talons, faire explorer sa physicalité. On voulait que le personnage de drag vienne des comédiens. C’est sûr que moi j’ai imposé des musiques, mais je discutais quand même avec eux pour voir si ça les intéressait, si c’était le genre de performance qu’ils pourraient avoir envie de faire et donc on créait tous ensemble ces choses-là. Ça a été un gros défi, mais c’était tellement fun. C’était jouissif. C’était festif, on était toujours comme un peu dans la célébration, c’était tripant. Puis en plus j’ai tout fait ça avec une jambe cassée ! C’était un défi de plus. Avec du recul, tout le monde on se demande comment j’ai réussi à faire ça. J’étais tellement heureuse et passionnée de faire ça, on dirait que ça m’énergisait. Je pense que le film a aidé à ma guérison plus que ma jambe cassée a nui au film.

Ton film porte une attention particulière aux relations frère-sœur. D’où t’est venu cet intérêt ?

SOPHIE DUPUIS : Moi, je suis enfant unique, mais ça a toujours été quelque chose qui m’a fasciné, les relations fraternelles. J’ai des beaux exemples de belles et magnifiques relations fraternelles ou entre sœurs. Des relations très proches, très bienveillantes, douces, pleines d’amour… J’idéalise ce genre de relation-là parce que je l’envie. Je voyais cet amour-là qui dépasse beaucoup le jugement, on dirait que c’est un lien très fort difficile à défaire, à déconstruire. J’avais envie que Simon ait ce point de repère-là dans sa vie : quelqu’un qui allait l’aimer, même s’il fait des erreurs. Parce que souvent, ce qui arrive, c’est que les gens qui vivent des relations toxiques vont perdre beaucoup de bonnes relations saines autour d’eux et s’isoler. Je l’aime beaucoup le personnage de Maude [la sœur], qui est joué par Alice [Moreault]. Alice voulait faire un hommage à sa relation avec son propre frère.

Ton film a déjà de bons échos auprès des LGBTQ+ ?

SOPHIE DUPUIS : Le film n’est pas encore sorti et je vois à quel point c’est important, et que ce film va faire du bien. Quand je parle avec des gens de l’aspect LGBT de mon film, il y a beaucoup de gens, j’ai l’impression, qui disent « enfin ! » Avec ce film-là, je dis à la communauté queer : « Vous aussi vous faites partie de la culture québécoise ». Parce que ce qu’on voit sur les écrans, ça ne les représente pas vraiment. Ce qu’on voit sur nos écrans, c’est « ah non je suis gai, ah non je découvre que je suis trans, qu’est-ce que je vais faire avec ça ? Est-ce que les gens vont m’aimer encore ? » Là, dans ce film, c’est célébré, ce n’est jamais un problème. C’est une histoire d’amour, point. C’est important qu’on décide de financer et de produire ça.

Si tu avais à faire un spectacle de drag, tu choisirais quelle chanson ? J’avais le fantasme de faire un numéro de drag pour le wrap party sur Nasty de Janet Jackson. Toxic de Britney Spears — surtout avec le sujet du film — ça fonctionnerait. Sinon, Free yourself de Jessie Ware, ou Fais-le encore de ROSE LA MATRAK, une chanson qu’on a utilisée pour la bande-annonce ! 6 PHILIPPE GRANGER pg.philippegranger@gmail.com

INFOS | https://www.solo-lefilm.com

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Jusqu’où l’amitié peut-elle nous mener ? Entrevue avec Samuel Larochelle

Samuel Larochelle célébrera ses 10 ans dans le domaine de la littérature en publiant un tout nouveau roman, intitulé Elias et Justine. Le prolifique auteur, qui agit également en tant que journaliste et chroniqueur pour Fugues, a multiplié les genres au fil des années, passant de la littérature jeunesse à la poésie narrative et à la biographie. EliasetJustine est son 12e livre.

Comment présenterais-tu ton livre ?

SAMUEL LAROCHELLE : Avec ce livre, j’explore grâce à deux personnages — une Québécoise de 34 ans et un Libanais de 25 ans — jusqu’où on est prêt à aller par amitié. En société, on se pose beaucoup la question à propos de l’amour. Moi, j’avais envie d’amener ça complètement ailleurs. Les deux personnages se rencontrent lors d’un séjour à Paris. Ils ont un coup de foudre amical énorme, alors qu’Elias avait déjà entrepris un processus d’immigration au Québec. Quand il arrive à Montréal, on les voit poursuivre leur amitié. Lui va apprivoiser une nouvelle culture, une nouvelle ville, un nouveau pays, puisqu’il est homosexuel et qu’il arrive dans un endroit où il peut être lui-même librement. Leur amitié va devenir encore plus forte. Justine va lui proposer un projet qui pourrait complètement bouleverser sa vie. Il accepte en posant une condition qui est pratiquement impossible à ses yeux. Puis on va voir jusqu’où ils vont aller là-dedans.

Quelles ont été tes inspirations pour ce livre ?

SAMUEL LAROCHELLE : Ça s’est passé en plusieurs étapes. L’étincelle de départ s’est produite quand j’avais 19 ans, avec la fin de mon programme d’études en journalisme. Mes deux amis les plus proches partaient à Sherbrooke, et moi, je m’en allais à Montréal. Une autre amie m’a dit : « Mais pourquoi tu ne déménages pas à Sherbrooke toi aussi ? Déménager par

amitié ? » C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me questionner et à me demander quels sont les grands gestes qu’on serait prêt à faire pour l’amitié. J’ai laissé ça germé dans ma tête pendant très longtemps. Je me suis dit que si ces deux personnes viennent de cultures différentes, elles ont encore plus d’enjeux ou de choses à apprivoiser. Je mets aussi au défi les gens qui me connaissent et tous les lecteurs de savoir lequel des personnages me ressemble plus !

Comment as-tu déterminé qu’Elias serait libanais ? Comment as-tu préparé l’écriture de ce personnage ?

SAMUEL LAROCHELLE : Je me suis dit que si la fille est québécoise, j’aimerais que le garçon d’une autre origine vienne d’un pays où il ne peut pas vivre son homosexualité librement, mais où ce n’est pas non plus l’extrême dangerosité. Et comme je voulais que ce soit un immigrant qui vit des défis à Montréal, mais pas mur-à-mur, je me suis dit que s’il parle français, ça viendrait simplifier beaucoup de choses. Tout m’a orienté vers le Liban. J’ai des amis originaires du Liban autour de moi et ça ne me tentait pas de juste faire relire le livre à la fin pour me dédouaner, faire comme « ah, c’est correct. » Je voulais, avant même de construire la personnalité de mon personnage libanais, consulter mes proches. Je suis allé au Liban pendant deux semaines. J’ai eu la chance d’être invité dans une famille, de poser un milliard de questions et de me faire conseiller des lectures. J’ai aussi eu ce qu’on appelle des lecteurs sensibles. Mais là c’est important de rappeler qu’Elias n’est pas le représentant de tous les Libanais !

Tu parles dans ton livre des différences entre la France, le Liban et le Québec. Sens-tu que le Québec est plus proche du Liban que de la France ?

SAMUEL LAROCHELLE : C’est une question à un million de dollars. Le premier voyage outremer que j’ai fait de ma vie, c’était à Paris et à Londres, en 2010. Je me rappelle avoir senti que

26 | FUGUES.COM ENTREVUE | SAMUEL LAROCHELLE
CRÉDIT PHOTO MAXYME G DESLILE

j’étais beaucoup plus proche — à ma grande surprise — des Anglais que des Français. Même si on parle la même langue et qu’on pense que ça nous définit au point que nos cultures seraient inévitablement très proches, il y avait quelque chose dans le calme, l’humour et la chaleur des Anglais qui m’avait un peu soulagé. Je sais que les Parisiens ne sont pas les Français, mais je les avais trouvé fermés, rudes, dans le jugement.

Donc déjà, je pense qu’on a moins en commun avec les Français qu’on le croit et qu’on a beaucoup plus en commun avec les Libanais qu’on pense. Il ne faut quand même pas oublier qu’on a, les deux pays, une histoire coloniale avec la France. On a eu un rapport de forces coloniales avec la France et nos aspirations d’autodétermination n’ont pas fonctionné autant qu’on l’aurait voulu. Il y a une chaleur, un humour, une profonde humanité chez les Libanais et les Québécois, qui me faisaient sentir tellement bien quand je suis allé au Liban. C’est peut-être parce que j’avais eu la chance d’avoir accès à une famille libanaise. C’est peutêtre plus facile de connecter avec les Libanais qu’avec les Français, en général.

Sens-tu que l’écriture fictive est pour toi un exutoire face au journalisme?

SAMUEL LAROCHELLE : Toute l’écriture littéraire, peu importe le genre, me permet de me connecter à mon extrême sensibilité, à mon envie de devenir quelqu'un d'autre, à mon besoin d'exprimer qui je suis. Que j’écrive pour les enfants, les ados, les adultes, je suis capable de devenir mon personnage. Je suis comme un acteur-écrivain qui se met dans la peau de quelqu'un d'autre.

Je sens même que je suis capable plus que la majorité des collègues [journalistes] de laisser filtrer ma sensibilité dans mes textes, dans mes questions, dans mes choix de sujet. Mais l’écriture littéraire est nécessaire pour que tout ce qui bouillonne comme émotion puisse sortir.

Quels sont tes projets à venir ?

SAMUEL LAROCHELLE : Quelques jours après l’arrivée de Elias et Justine, je publie la biographie de Louise Portal, la comédienne, chanteuse et écrivaine. En théorie, au printemps 2024, je publie un livre dans la même lignée que J’ai échappé mon cœur dans ta bouche, c’est-à-dire la poésie narrative basée sur du réel, mais je change complètement de thématique. Ça va être des réflexions et des anecdotes sur les voyages.

Puis, à l’automne 2024, je publie la suite du roman graphique Le plus petit sauveur du monde. Le premier Le plus petit sauveur du monde arrive à la fin septembre en anglais au RoyaumeUni, aux États-Unis, au Canada anglais. Il a déjà été publié en janvier dernier en France, en Belgique, au Luxembourg et en Suisse.

Le 16 novembre, il y a la 6e édition du cabaret Accents queers, je n’ai pas encore les artistes à partager — ça va se faire en début d’automne — mais ça change d’en droit ! L’Usine C m’a demandé d’in clure les deux éditions annuelles montréalaises dans sa programma tion. 6

PHILIPPE GRANGER pg.philippegranger@gmail.com

INFOS | Elias et Justine, de Samuel larochelle, Éditions Druide, Montréal, 2023. Parution prévue autour du 13 septembre.

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Rita Baga se donne tout entière, une paillette à la fois

28 | FUGUES.COM ENTREVUE | RITA BAGA CRÉDIT PHOTO PHILIPPE DAABOUL

Après deux participations à DragRace, un séjour dans la maison de Big BrotherCélébrités, plusieurs émissions de télé, des chroniques à la radio, un parfum à son nom et une tournée de spectacles, Rita Baga franchit une nouvelle étape en publiant Une paillette à la fois. Un livre dont la sortie en librairies est prévue le 13 septembre, qui démystifie l’art de la drag et qui lève le voile sur sa vie, son parcours et les coulisses du show-business . Une œuvre qu’on lit d’une traite grâce au sens du rythme et du punch de la nouvelle autrice que Fugues a rencontrée quelques jours après Fierté Montréal.

Que retiens-tu de la dernière édition de Drag Superstars ?

RITA BAGA : Comme tu as pu le constater dans le livre, j’ai eu l’idée du show en 2016. Cette année, c’est la première fois qu’une édition se termine et que je suis globalement satisfaite du déroulement. Les drags qui ont participé étaient tellement dans la reconnaissance. Je n’ai jamais vu ça ! Elles m’ont envoyé plein de messages de gratitude d’avoir pu être de la soirée. Après l’année particulièrement instable dans la relation amour-haine avec les drags, ça faisait un petit baume. On était dans la totale appréciation de notre art.

Dans Une paillette à la fois, tu vulgarises la drag, tu te racontes et tu donnes accès aux coulisses de grosses émissions et de tes années à Fierté Montréal. Pourquoi le livre était-il le moyen idéal pour ça ?

RITA BAGA : Ayant fait des études durant quelques années, j’avais une approche très scolaire de la chose et je trouvais qu’il n’y avait aucune théorie en livre sur la drag. Quand on m’a proposé d’ajouter une dimension autobiographique au projet, je trouvais que le livre était le meilleur moyen. C’est un exercice de grande introspection. Je pouvais choisir ce que je racontais et de quelle façon. Il y a beaucoup de choses que je n’ai jamais dites avant. Quand mon chum l’a lu, il était en grosses larmes. Puisqu’il avait vécu tout ça avec moi, il avait accès au fond pur de qui je suis. Ça lui a pris deux jours pour m’en reparler.

En revisitant tes débuts, lorsque tu as vu une drag (Miss Butterfly) pour la première fois en 2004, jusqu’à aujourd’hui, tu fais un survol historique de la drag montréalaise depuis 20 ans. Ça t’a fait quoi ?

RITA BAGA : Ça m’a plongée dans une certaine nostalgie. Autant ce qu’on vit depuis quelques années, avec l’essor de la drag et l’amplitude du phénomène, c’est bénéfique pour la plupart, autant je souhaiterais aux personnes de la nouvelle génération d’avoir connu ce que c’était avant. On avait une espèce de liberté qu’on a un peu moins maintenant. Les gens venaient dans les bars voir le spectacle à travers leurs yeux et non pas en tenant un téléphone devant eux. Ce n’était pas mieux, ni pire, mais différent. Les gens de notre âge qui vont lire le livre vont certainement se rappeler comment c’était dans le temps.

Tu écris que Drag Race t’a challengée sur le sérieux de ta drag, en influençant ton maquillage, ton registre de chansons, tes costumes et l’audace de tes concepts. Est-ce que ça signifie que la Rita de tes premières années n’aurait pas pu atteindre les stratosphères dans lesquelles tu évolues aujourd’hui ?

RITA BAGA : Je n’ai aucun doute là-dessus ! Quand on voit les photos qui accompagnent le livre, c’est dur de penser que la Rita de mes débuts aurait pu avoir ma carrière actuelle. On dirait une autre personne. En même temps, c’était ça, la drag, quand j’ai commencé. Le côté plus poli et parfait était moins présent. On pouvait compter sur les doigts d’une main les drags qui avaient un beau look, une belle personnalité et une bonne présentation sur scène. Puis, un jour, j’ai vu la première saison de Drag Race et je me suis demandé si la drag allait rester un hobby, si je devais m’appliquer davantage, changer de nom de famille, dépenser plus ou mieux étudier ma profession.

En lisant sur l’intensité de tes 15 dernières années à multiplier les heures dans différents emplois et à investir beaucoup de temps à Rita, on comprend que ton agenda débordait.

Pourquoi en faisais-tu autant ?

RITA BAGA : Si je ne m’épanouissais pas dans mon emploi de jour, je voyais Rita comme une façon d’avoir du plaisir au travail. Je pense aussi que ça vient du désir de performer qui a toujours été le moteur de ma vie. Juste me concentrer sur une chose, c’est difficile. Quand j’ai fait un voyage humanitaire au Sénégal, je voyais que les gens faisaient une chose à la fois. Ça m’avait marquée, parce que j’ai toujours fait mille affaires en même temps. Au fond, j’ai toujours vu un agenda occupé comme une façon de ne pas vivre ses angoisses.

Tu t’es déjà cru à l’abri du burn-out. Est-ce encore le cas ?

RITA BAGA : Pas du tout ! J’ai valsé avec l’épuisement professionnel très souvent au cours des trois dernières années. Ça s’est calmé quand j’ai décidé de reprendre ma gérance et de choisir mes projets. L’an prochain, j’ai prévu deux mois complètement vides à mon horaire. Je vais avoir une petite accalmie. Je voulais prendre le temps de me déposer avant que d’autres projets repartent.

Tu t’exprimes aussi sur ton manque de confiance en toi. Ça vient d’où ?

RITA BAGA : Du milieu gai. Pendant mes années de jeune adulte, j’avais le sentiment constant de ne pas être du même calibre que mes ami.e.s et que les gens qui fréquentaient les bars. Je ne croyais pas avoir un physique ingrat, mais j’étais tellement bourré.e de complexes que j’avais l’impression de devoir en faire plus que les autres.

Tu as grandi dans un contexte qui n’était pas riche. Plus tard, tu as investi des dizaines de milliers de dollars pour participer à DragRace et pour produire ton spectacle. Est-ce que ça te déchirait de l’intérieur ?

RITA BAGA : Oh oui ! Je me demande souvent s’il faut prendre moins de risques et coller plus d’argent, ou en économiser moins maintenant pour investir plus et en gagner davantage éventuellement. C’est toujours un dilemme. Heureusement, la confiance en mes capacités a toujours été présente. La tournée Créature était un très gros risque financier. J’aurais pu tout perdre. Mais j’ai décidé de bien m’entourer, de faire toute la promotion possible et de m’assurer que le show soit bon. Je sentais que les billets allaient se vendre. N’empêche, on a eu peur plusieurs fois, surtout avec les relents de pandémie.

DragRace a généré beaucoup de haine à ton égard sur les réseaux sociaux. Tu as reçu des menaces de mort et développé de l’anxiété sociale. Où en es-tu face à cela ?

RITA BAGA : Ce sont des difficultés avec lesquelles je compose encore. Je suis suivie pour ça. Il faut que je me parle et que ma garde rapprochée me soutienne pour éviter de passer à côté d’une belle opportunité, parce que je suis en crise d’anxiété. Quand j’arrive dans une pièce, je compte toujours le nombre de personnes qui s’y trouvent. Lorsqu’il y en a plus que huit, je me sens mal. Pourtant, sur les plateaux, il peut y avoir jusqu’à 100 personnes, mais comme je suis au travail, avec tous mes apparats, j’ai comme une petite armure.

À DragRace, on te voyait en mode compétition et en contrôle, avec une certaine réticence à te montrer vulnérable. Alors que tu l’es dans le livre. Souvent. Comment as-tu vécu cette vulnérabilité ?

RITA BAGA : C’est sûr qu’en parlant de certains traumas, les médias et les personnes qui vont me lire vont probablement me questionner là-dessus, et ça peut être dangereux de retomber là-dedans. Néanmoins, c’est ça, le livre. Je voulais donner accès à qui je suis. J’avais envie de me donner, en le faisant dans mes mots. 6

SAMUEL LAROCHELLE samuel_larochelle@hotmail.com

INFOS | Une paillette à la fois : Journal d'une reine, de Rita Baga, Les Éditions de L'homme, Montréal, 2023. Disponible à partir du 13 septembre.

Craig Major Le styliste qui fait tourner les têtes

30 | FUGUES.COM ENTREVUE | CRAIG MAJOR
CRÉDIT PHOTO AHMAD NASER ELDEIN. POUR LA MAISON SIMONS

Craig Major ne chôme pas ! Styliste personnalisé auprès du grand public depuis plus d’une décennie, celui qui a présenté une chronique mode durant quatre ans à la quotidienne de Marina Orsini coanime désormais sa propre émission, LaRobe, une compétition avec sa collègue Emmanuelle Rochon afin de trouver la robe parfaite pour de nombreuses femmes et un homme.

Les 10 épisodes de La Robe sont disponibles sur la plateforme Vrai. Comment le projet est-il né ?

CRAIG MAJOR : C’est un concept qui nous a été proposé par l’équipe de Sphère Média. J’ai accepté d’y participer, car j’aime travailler devant la caméra. Quand j’étais plus jeune, j’ai fait beaucoup de théâtre et j’ai flirté avec l’idée d’étudier en interprétation au cégep. Donc, de pouvoir animer avec mes habiletés de styliste, c’est comme si je mettais deux mondes ensemble et que ça créait un parfait mélange.

Qui participe à l’émission ?

CRAIG MAJOR : Il y a une grande diversité dans tous les sens. La plus jeune candidate est une demoiselle de 15 ans avec des racines asiatiques, qui se prépare pour sa graduation. La plus âgée a 77 ans. On a une drag queen, ainsi qu’un homme qui voulait trouver une robe : il n’est pas une personne trans ou un homme qui se costume, mais seulement quelqu’un qui désirait démystifier les tabous associés à la robe. De plus en plus, il y a des robes avec des coupes masculines. Plusieurs marques vendent des robes pour hommes partout dans le monde. J’aimais l’idée qu’on propose cette alternative à certaines personnes qui ont peutêtre une vision un peu plus fermée.

Vos interventions ne sont pas lisses ni complaisantes. Vous critiquez vos idées respectives. Pourquoi vouliez-vous inclure cette facette à l’émission ?

CRAIG MAJOR : Pour sentir la compétition ! Emmanuelle et moi, nous sommes deux stylistes avec de l’expérience, du bagage et un égo, alors la compétition était au rendez-vous. Ça permettait aussi de montrer deux visions différentes du métier. Chaque personne qui regarde l’émission va préférer une robe ou une autre, mais selon moi, nos propositions fonctionnent dans tous les épisodes.

Tu es styliste depuis 15 ans. Comment as-tu commencé ?

CRAIG MAJOR : À partir de mes 17 ans, j’ai travaillé dans la vente au détail pour Le Château et puis, pour la Maison Simons, en tant que vendeur-styliste, alors j’habille les gens depuis toujours. Pendant mes études en mode au Collège LaSalle, j’étais encore au Simons du centre-ville. Je stylisais les vêtements chaque jour de ma vie. Ensuite, je suis passé d’habiller des mannequins de vitrine à des vraies personnes, en 2008. Durant les premières années, j’assistais de nombreux stylistes à Montréal pour comprendre l’univers, l’esthétisme et l’éthique de travail. Et depuis 2013, je travaille surtout en solo et j’en vis pleinement. Je fais du stylisme personnalisé.

À quel point analyses-tu le style des gens de ton entourage ?

CRAIG MAJOR : Pas tant que ça. Quand j’organise des soirées à la maison, plusieurs personnes me disent être stressées avant de venir et me demandent si c’est correct ce qu’elles portent. Pourtant, je ne suis pas quelqu’un qui analyse ses proches de façon critique. Quand la personne est ma cliente, c’est autre chose. En général, j’aime aussi partager le message que tant et aussi longtemps qu’on est bien, on peut s’habiller comme on veut. Il y a la mode et les tendances, mais la libre expression dans le look, c’est très important aussi.

Comment la clientèle a-t-elle évolué avec le temps ?

CRAIG MAJOR : Depuis la fin de la pandémie, les stylistes s’efforcent de ramener du style, un peu plus de finesse et d’audace. La COVID a poussé les gens à adopter des styles plus monotones et davantage orientés vers le confort. Les gens sont plus frileux à porter des vêtements qui sortent de l’ordinaire. Depuis environ 18 mois, les gens se « réhabillent » à nouveau, mais il reste encore une certaine réticence envers les morceaux osés.

On pense souvent que c’est un service réservé aux personnes fortunées. Qu’en penses-tu ?

CRAIG MAJOR : Je dis souvent que c’est se payer un service personnalisé, comme avoir un.e entraineur.e, un.e nutritionniste, un.e coach de vie ou un.e psychologue. C’est aussi un investissement à long terme. Lorsqu’on fait appel à mes services, je n’habille pas les gens dans l’optique de les revoir dans quatre mois nécessairement. Si je refais une garde-robe complète, c’est un investissement qui va durer longtemps. Je mise toujours plus sur la qualité que la quantité.

En parallèle, quelle place occupe ta carrière de mannequin ?

CRAIG MAJOR : Une place très importante. Je suis à l’aube de mes 40 ans. Dans la carrière d’un mannequin homme, il y a des fluctuations. Quand la maturité s’installe et qu’on commence à voir les marques du temps, ça vient avec une nouvelle ère de mannequinat. On travaille avec différentes marques. On m’habille plus souvent en veston-cravate qu’avant. Mais je ne travaille pas moins pour autant. Comme je prends soin de mon corps, je collabore encore beaucoup avec les marques de maillots, de golf et de vêtements de sport.

T’imposes-tu une pression afin de maintenir le même corps que tu avais à 30 ans ?

CRAIG MAJOR : Je suis en paix avec le fait que mon corps ne peut pas être le même qu’avant. Rien ne réagit de la même façon à 39 ans. Je fais attention à ce que je mange et à comment mon corps réagit. Pour le reste, j’ai eu quelques interventions et corrections à droite et à gauche, mais rien de trop fou. Je ne suis pas fanatique des injections. Cela dit, c’est important pour moi de me maintenir et de me sentir beau.

As-tu un projet à venir ?

CRAIG MAJOR : Cet automne, on pourra me voir à l’écran comme chroniqueur mode invité à l’émission J’aime ton style, sur la chaine ELLES fiction. 6

SAMUEL LAROCHELLE samuel_larochelle@hotmail.com

INFOS | L'émission LA ROBE, avec le styliste Craig Major, est diffusée sur le canal VRAI (pour les abonnés de Videotron / Helix)

CRÉDIT PHOTO : HUGO B. LEFORT

Recherché·es

NOUS | MADE cherche des ambassadeur·drices numériques aux quatre coins du pays pour faire rayonner les contenus de chez nous.

Appel aux cinéphiles, télévores et technophiles aimant être devant la caméra: NOUS | MADE cherche ses prochain·es ambassadeurs·drices auprès de créateur·trices de contenu numérique expérimenté·es, issu·es des quatre coins du pays et suivi·es par une communauté établie et grandissante.

Depuis 2018, NOUS | MADE célèbre les talents d’ici dans le domaine du cinéma, de la télévision, des jeux vidéo et du divertissement numérique. La marque souhaite cependant élargir son auditoire, titiller la curiosité des internautes et faire découvrir encore plus d’histoires et de contenus de chez nous, et ce, en comptant sur une « escouade numérique » composée de pros des plateformes sociales et numériques.

« Cette nouvelle initiative vise à susciter une rencontre entre l’univers de la création médiatique traditionnelle et celui, axé sur le mobile, de la création vidéo numérique, explique Mathieu Chantelois, premier vice-président, marketing et affaires publiques au Fonds des médias du Canada (FMC), et responsable de la marque NOUS | MADE. Avec celle-ci, nous voulons combler le fossé entre les adeptes des contenus en ligne et les fanatiques du petit et grand écran. Nous souhaitons qu’un plus grand nombre de gens qui ne consomment pas ou peu les productions d’ici finissent par découvrir, apprécier et soutenir nos productions locales. Plus encore, nous espérons stimuler leur sentiment d’appartenance envers le divertissement et la culture de chez nous. »

Les ambassadeur·drices recherché·es doivent avoir :

• une excellente maîtrise de l'anglais et/ou du français à l'oral comme à l'écrit;

• une expertise dans la création de contenus pour Instagram, TikTok, et/ou YouTube;

• une communauté bien établie sur les plateformes sociales;

• une facilité à s’exprimer devant la caméra et à interagir avec les artistes et créateur·trices d’ici lors d'événements en direct (si nécessaire);

• un intérêt marqué pour la culture et le divertissement de chez NOUS.

NOUS | MADE souhaite accueillir des ambassadeurs·drices de tous les horizons et de toutes les cultures. Son équipe invite donc les personnes autochtones (Premières Nations, Inuit ou Métis) et celles issues des communautés racisées et/ou 2SLGBTQ+ et/ou en situation de handicap à soumettre leur candidature afin de pouvoir vivre une expérience rémunérée unique en son genre.

À qui la chance? Les candidatures seront acceptées jusqu’au 15 septembre 2023. 6

INFOS | https://postuler.celebronsnous.ca

À PROPOS DE NOUS | MADE

NOUS | MADE souligne le travail des créateur·trices de chez nous dans le domaine du cinéma, de la télévision, des jeux vidéo et du divertissement numérique, ici comme ailleurs. NOUS | MADE braque les projecteurs sur les réussites et les accomplissements des gens d’ici qui donnent vie à des histoires, tout en encourageant le public à découvrir et à célébrer ces réussites. NOUS | MADE est le fruit de la collaboration entre des acteurs importants du milieu du divertissement, dont le Fonds des médias du Canada (FMC) et Téléfilm Canada, ainsi que 30 autres partenaires – jusqu’à maintenant – de l’industrie. Pour de plus amples informations, consultez nous-made.ca 6

32 | FUGUES.COM ACTUALITÉS | NOUS | MADE
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Le Prince rebelle de la rue

Tout le monde connait l’œuvre de Zïlon. Pendant plus de 40 ans, l’homme n’a cessé de créer, n’a cessé de bousculer les codes. Une démarche artistique sans concession, une méfiance vis-à-vis de tout ce qui pouvait ressembler à une compromission avec les institutions et le monde de l’art, et en même temps le désir de voir son travail reconnu à sa juste valeur. En résumé, Zïlon se trouvait symboliser la fracture qu’il partageait avec beaucoup d’autres artistes : comment rester rebelle et fidèle à soi-même et aspirer dans un même mouvement à la reconnaissance ? Montréal a eu son Keith Haring et son Jean-Michel Basquiat dans la même personne.

Louis Costa et Simon DuPlessis ont été des proches de Zïlon. Le premier l’a connu alors qu’il était étudiant à l’UdeM au début des années 80. Il avait invité Zïlon pour une conférence sur l’art de la rue, alors que sa signature commençait à circuler dans les rues de la métropole. « J’étais tout jeune et j’ai été impressionné par l’artiste, se souvient Louis Costa, on sentait cette détermination dans la création. Il savait qu’il avait du talent, et il était d’autant plus fier qu’il n’avait jamais suivi de cours, il aimait rappeler qu’il était un autodidacte. » À partir de cette rencontre, Louis Costa va toujours rester dans l’entourage de Zïlon. « Il y a eu des années où l’on a été plus proches et où l’on a travaillé ensemble sur des projets comme les soirées F_CKSTARS au Sky, continue Louis Costa. Zïlon était un très bon DJ et adorait se retrouver derrière les tables tournantes le temps d’une soirée. » Tout au long de sa carrière, Zïlon participe à des projets qui croisent des arts et des genres différents. Il sera à l’origine des soirées Porn Pop Star au Cléopâtre, entouré sur scène d’anciennes pornstars invitées pour l’occasion.

En parallèle, il continue sa propre démarche artistique. Pour le poète Simon DuPlessis, qui le côtoiera jusqu’à son décès, Zïlon était dans un état de création perpétuelle. « Tout l’interpelle. Quand on se promenait, il y avait toujours quelque chose qui retenait son attention et il élaborait sur-le-champ ce qu’il pourrait faire, ce qu’il pourrait en tirer, cela pouvait être une situation, une personne, une maison, témoigne Simon DuPlessis. J’étais admiratif de voir que tout était source de création pour lui. »

Ne dis pas ce que tu veux faire, fais-le !

Simon DuPlessis rencontre Zïlon au début des années 90, alors qu’il organise et participe à des shows qui se déroulent à la Galerie Dentaire. « J’étais tout jeune et bien sûr impressionné de le rencontrer, d’autant qu’on sait qu’il n’était pas toujours facile d’approche, confie Simon DuPlessis, mais je ne sais pas pourquoi ça a fonctionné entre nous. Et je dois dire qu’il a été pour moi comme un mentor, il m’a soutenu dans mon travail d’écriture comme poète. Une de ses phrases qu’il me répétait souvent quand je lui parlais d’un projet, c’était : Ne dis pas ce que tu veux faire, fais-le ! Il pouvait être très critique, mais en même temps il respectait les autres artistes, il se déplaçait pour voir leurs expositions, et même parfois les aidait, c’est une facette de Zïlon que l’on connait moins, sa grande générosité. »

Une des leçons qu’a retenu Simon DuPlessis , c’est celle sur l’accident dans la création. « En fait, à partir du moment où l’on dessine, où l’on écrit quelque chose qui nous échappe, qui n’était pas prévu à l’origine, explique Simon DuPlessis, c’est vers cet accident qu’il faut

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ACTUALITÉS | DÉCÈS

que l’on se dirige, […] c’est là que se trouve l’unicité, l’originalité, la véritable création. » En multipliant les supports sur lesquels il s’exprimait, Zïlon poursuivait une quête dont il ne connaissait pas l’issue, mais qu’il découvrait dans chacune de ses œuvres et qui l’obligeait à aller encore plus loin.

« On a bien sûr parlé beaucoup du caractère de Zïlon, continue Simon DuPlessis, des aspects de sa personnalité contradictoires, des rapports conflictuels que l’on pouvait avoir avec lui, mais il était bien plus que cela. Il faut se rappeler que Zïlon était avant tout un punk, il avait passé son adolescence dans cet univers-là, dans la rébellion contre le système. Il avait commencé par des graffitis dans les tunnels, dans des lieux désaffectés, puis un début de reconnaissance était arrivé. Il avait, comme tout le monde, besoin de reconnaissance, mais cela le mettait dans une position difficile face à sa propre conception de l’artiste qui ne doit faire aucune concession par rapport à sa création. »

Entre les dessins sur les portes de toilettes des bars signés Zïlon, des performances underground, ou encore la murale des Foufounes Électriques, l’artiste est aussi touché quand des galeries et des collectionneurs commencent à s’intéresser à son travail. « Il y avait une dualité perpétuelle chez Zïlon, avance Louis Costa, il voulait être reconnu, admiré et en même temps il avait une méfiance face aux témoignages de reconnaissance qu’il recevait, on ne savait pas toujours s’il se sentait alors exploité ou si au contraire il en voulait encore plus. »

Zïlon obtient une reconnaissance artistique plusieurs fois. Il crée trois grands panneaux pour un lancement de Givenchy à Paris et plus tard en 2016 il monte une installation pour le Centre d’art Diane-Dufresne à Repentigny, intitulée Apocalypse Disco. Sans oublier sa contribution aux décors du jeu vidéo Far Cry d’Ubisoft. On peut aussi souligner sa collaboration avec Robert Lepage, avec sa conception de l’affiche de la pièce Songe d’une nuit d’été présentée au TNM en 1998 et sa contribution au scénarimage du Confessionnal en 1993. Des percées sur la scène montréalaise des arts visuels, mais qui ne seront pas suffisantes pour qu’il se sente à l’aise dans ce milieu au sein duquel il continuait à regretter, voire à lui reprocher de ne pas lui faire une plus grande place.

« Il faut aussi souligner à sa décharge que le monde de l’art est un milieu assez dur, avance Louis Costa , et Zïlon ne possédait pas les codes pour dealer avec ce monde-là. Cela ne l’intéressait pas et donc il y avait alors des frictions avec les galeristes ou encore avec celles et ceux qui voulaient devenir son agent.e. » Zïlon avait gardé de son adolescence le caractère rebelle, indocile, voire insolent, qui ne plaisait pas à tout le monde, même si cette résistance était le terreau de sa création. « Il y avait aussi chez lui quelque chose de l’enfant blessé, qui pouvait se révéler aussi très tendre, affectueux, attentionné », ajoute Simon DuPlessis.

Il se peut qu’avec son décès on souhaite lui re-donner la place qui lui revient dans le paysage artistique montréalais. Que l’on découvre qu’à l’instar de New York, Montréal a eu son Keith Haring ou son Jean-Michel Basquiat. Le célèbre visage zïlonesque au regard perçant et colérique témoigne de façon emblématique de la vision que Zïlon posait sur le monde qui l’entourait. « Je garde le souvenir d’un gars complexe, extrêmement doué, conclut Louis Costa, avec qui j’ai vécu d’incroyables moments, même s’il était souvent le premier à se saborder dans les relations sociales. »

Pour Simon DuPlessis, le départ de Zïlon est une grande perte. « Je ne serais pas ce que je suis, ce que serait mon travail comme poète, si je ne l’avais pas rencontré. Il avait un grand cœur, torturé, mais si l’on passait au-delà des apparences, on rencontrait vraiment quelqu’un d’exceptionnel. »  6

DENIS-DANIEL BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

Un des deux premiers mariés civilement au Québec, Roger Thibault, est décédé

Roger Thibault, un des conjoints de la première union civile au Québec est décédé le 11 aout dernier à l’âge de 77 ans. Son mari, Theo Wouters, nous l’a annoncé par courriel. Le septuagénaire souffrait de la maladie de Parkinson depuis plusieurs années.

«Roger est mort paisiblement dans mes bras cet après-midi à 15h30. Je suis complètement dévasté», nous a écrit Theo Wouters (81 ans). Theo Wouters encaisse le coup durement. Le couple aurait célébré son 50e anniversaire de rencontre en décembre prochain.

La dernière fois que le couple a été vu en public c’était le 15 mai, dans la foulée de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie, à l’hôtel de Ville de Montréal, pour une réception présidée par la mairesse Valérie Plante. Theo Wouters et Roger Thibault, avaient été faits «citoyens d’honneur» de Montréal. Madame Plante avait souligné dans son allocution que Roger Thibault et Theo Wouters, qui est originaire de la Hollande, «s’étaient unis civilement le 18 juillet 2002 au Palais de justice de Montréal. C’était la première fois qu’un couple s’unissait civilement au Québec, au Canada et en Amérique du Nord», avait noté la mairesse à ce moment-là. Présent, Roger Thibault, affaibli par la maladie, était en chaise roulante et s’exprimait peu.

Rappelons qu’en 2001, plus de 4000 personnes avaient manifestées» en soutien au couple, qui se disaient victime d’actes homophobes. Cette année-là, une vingtaine d’autobus étaient partis du Village en direction de la demeure du couple pour les appuyer dans leur combat.» En 2002, en entrevue avec Fugues, ils avaient discuté avec nous de la longévité de leur relation. C'est lors d'un staff party du piano-bar La Rose Rouge (qui était situé coin Mackay et de Maisonneuve) que Roger et Theo se sont rencontrés un soir de décembre 1973. «D'ailleurs, cela fait 29 ans (à l’été 2002) qu'on s'obstine sur la date, parce que l'un dit qu'on s'est rencontré le 22 décembre et l'autre dit le 23. Donc on célèbre deux fois, mais on a bien du plaisir», expliquait alors Roger. Theo venait de terminer une relation avec un gars et il était sorti avec des amis. Quant à Roger, il venait de divorcer de sa femme et sortait pour s'amuser un peu. «J'ai vu ce gentleman qu'était Theo. J'ai été vers lui sans hésitation et on ne s'est pas laissé depuis», se remémorait Roger, en 2002.

En 1973, Roger travaillait comme photographe au département de biologie de l'Université de Montréal. Theo, lui, était arrivé de Hollande, en 1969, pour œuvrer dans le domaine de la haute couture à Montréal et confectionnait des chapeaux de fourrure. Quelques mois après leur rencontre, en mai 1974, ils prenaient un appartement au centre-ville. «On ne se posait pas de questions, on partageait vraiment tout sans se demander qu'est-ce qui appartenait à qui», dit-il. Le couple a donc vécu des jours heureux dans ce milieu gai de l'ouest de la ville. En 1974, ils achètent leur maison à Pointe-Claire et passent des mois à la rénover.

Le secret de la longévité de leur couple? «On a toujours été des amis, des complices dans la vie, en plus d'être des amants, nous indiquait M. Thibault. Ce qui est important, c'est le respect, la liberté de l'autre. Il ne faut pas être l'esclave de l'autre ou être suspicieux. Il faut se donner une certaine liberté.»  6 ANDRÉ C. PASSIOUR apassiour@gmail.com

UNION CIVILE VS MARIAGE ENTRE PERSONNES DE MÊME SEXE

Le 18 juillet 2002, Roger Thibault et Theo Wouters, de Pointe-Claire, unissaient leurs destinées au Palais de Justice de Montréal et devenaient les deux premiers Québécois à profiter de la loi québécoise autorisant l’union civile entre deux personnes du même sexe, qui venait d’entrer en vigueur, le 1er juillet 2002.

Notons toutefois que le mariage, lui-même, est de compétence fédérale au Canada et que le mariage entre personnes de même sexe ne fut légal partout au Canada qu’en 2005. Au Québec toutefois, le premier mariage civil gai a uni les destinées de Michael Hendricks et de René Leboeuf au Palais de justice de Montréal, en avril 2004. C’est ce couple, qui avait parti le bal de la contestation judiciaire cinq ans auparavant (un combat qui leur aura coûté quelques centaines de milliers de dollars en frais d'avocats). On se rappellera que dans cette affaire, la validité de l’article 365 du code civil, stipulant que les parties à un mariage doivent être un homme et une femme, était soulevée, et ce, tant en regard de la compétence législative de la province que de l’égalité de traitement prévu à l’article 15 de la Charte canadienne.

Dans une décision historique, le juge Lemelin de la Cour supérieure du Québec, avait déclaré inopérante la partie de la définition du mariage de l’article 365 du code civil. Décision que la Cour d’Appel avait confirmée en mars 2004, permettant quelques semaines plus tard au couple Hendricks / Leboeuf de se marier. 6

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ACTUALITÉS | DÉCÈS THEO WOUTERS
ROGER THIBAULT

Candi Staton is one of the most enduring acts in music. Best known for her iconic liberation anthem YoungHeartsRunFree that reached No. 1 in 1976, Staton has released 30 albums in several musical genres over the course of her acclaimed 70-year career, but dance music has always been her main groove.

The Alabama native started singing professionally at age 13 with The Jewel Gospel Trio who toured with music icons Sam Cooke and Mahalia Jackson in the 1950s. After signing with legendary impresario Rick Hall’s FAME Records label in 1968, Staton was crowned the First Lady of Southern Soul before she became a disco princess and gay icon with a series of smash club hits.

By 1983, Staton had beaten an alcohol addiction, joined a church and recorded several critically hailed gospel albums. This fall the multiple-Grammy nominee releases her 31st album, Back to My Roots, a roots-inspired set of gospel songs with a 1960s soul and country music retro vibe.

But Staton never left pop music, and after the British press this year reported her current tour is her last, Ms. Staton—now 83—gave me a candid interview to preview her much-anticipated September 29 concert at POP Montreal, her first concert in Montreal since the 1970s.

I cannot let this opportunity pass without asking you what it was like touring America in the 1950s with Mahalia Jackson, and with Sam Cooke and the Soul Stirrers, when you were a teenager.

CANDI STATON : I was 13, just starting out, I didn’t know very much. They were more like mothers and big brothers to me. They talked to us a lot and gave us advice about life, what to expect when we grow up. We travelled in caravans in five or six cars. We had to be together—especially in the South where I was frightened. I knew about the hangings and killings. It was frightening just to be Black in Mississippi or Alabama, North Carolina, South Carolina, places where segregation was really bad.

Mahalia had her own car and driver. And she only had a keyboard player. They traveled together. Mahalia did a lot of the cities in the north and would very seldom get to the south. One day we were on the same program at the Grand Ole Opry in Nashville. I was peeking through the peekhole to her dressing room when her keyboard player tapped me on the shoulder and said, “Would you like to meet her?” I said, “Yes, ma’am.” So she opened the door and let me in. Wow! I used to hear Mahalia sing on the radio at home. She was one of my favourite singers, just a wonderful voice.

And so Mahalia said, “You come on over here and give me a hug!” That show she came to watch us, I looked in the curtains and there she was smiling!

Your career has bridged many musical genres. You have been inducted into the Christian Music Hall of the Fame and the Alabama Music Hall of Fame, been nominated

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CRÉDIT

An audience with Candi Staton

for Grammys. You have recorded great gospel albums but many people also love your secular career which began in Muscle Shoals. What was it like working with Rick Hall at his FAME Recording Studios where Etta James recorded Tell Mama and Aretha Franklin recorded INeverLovedAMan(TheWayILoveYou)?

CANDI STATON : I learned so much about the music industry from Rick. I was just so green. I met him through Clarence Carter. I was right in the middle of a divorce or trying to get rid of this abusive husband of mine. And I had four children to think about. Rick had mentioned to Clarence that he was looking for female artists and Clarence called him up and said, “I found one for you.” And the rest is history. But working with Rick was very difficult. Rick was a very serious, single-minded producer, but he was a really good one.

You’ve overcome many obstacles in your life—domestic abuse, bad relationships, alcoholism, battling record labels for royalties, and your successful 2-year fight against breast cancer. During each battle you never gave up. Do you see yourself as a survivor and role model?

CANDI STATON : Yes, I do. I keep a positive mental attitude. I am also a Christian and I’m not ashamed of it. I’m a tenacious woman. If you tell me “No”, I’m going to prove you wrong. That’s the kind of person I am. I love proving to people that we can be strong and singleminded. That’s the one thing I learned from Rick. He wouldn’t stop until he got what he wanted.

Your liberation anthem YoungHeartsRunFree was written for you by David Crawford. How was that song created?

CANDI STATON : Warner Bros. Records president Mo Ostin called me up and asked if I would be interested in working with David and they flew me to California. I told David about the abusive relationship I was in. I would talk to David as a friend and he wrote it down and when I walked into the studio and heard that music I said, “David, that is the most beautiful music I’ve ever heard in my life. What is that?” He said, “I’m writing you a song that’s going to last forever.” How right he was.

The 2023 Benji LaVida remix has spurred tens of thousands of TikTok videos and millions of streams. A new generation has discovered YoungHeartsRunFree.

CANDI STATON : I’m so glad because the song has a great message. And each generation goes through this.

During your career you had a period where you were crowned one of our great disco divas. Why is disco still important?

CANDI STATON : Because it makes you feel good. It’s a happy feeling. And you can dance to it. People love to dance. We need to dance!

You are also a gay icon, adored by the LGBTQ community where YoungHeartsRunFree became part of the soundtrack of gay liberation. How does that make you feel?

CANDI STATON : It makes me feel great! You know what, I don’t want to be judged and I don’t judge anybody else. I have never had any bad feelings about the gay community. I don’t think I would have sold that many records had it not been for the gay community. They are very loyal.

We adore Candi Staton!

CANDI STATON : (Beaming.) I adore you as well!

The British press is reporting that this is your final tour. Is it?

CANDI STATON : I did so many interviews with the BBC and The Guardian and you know what? I can’t answer that question. I don’t know the future.

Well, I like that! That means we can still get some more Candi Staton!

CANDI STATON : (Laughs happily.) I just put it like this: If I’m able, you will see me again.

How do you feel when people call you a living legend?

CANDI STATON : I don’t know. I’ve been doing this for 70 years. I’m still living. I guess that’s a legend, right? I don’t get prideful. But I appreciate that people recognize and appreciate my music and contribution that I’ve done to the music industry.

If living legend means you’ve paid your dues, you certainly have.

CANDI STATON : Why, thank you, I sure have. And that is the truth! 6

INFOS | Candi Staton headlines the Rialto Theatre at POP Montreal on September 29. https://popmontreal.com/events/candi-staton-invites

RICHARD BURNETT richard@bugsburnett.com

Nouveau festival de l’art de la drag

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Des services transformés qui reflètent la nouvelle réalité du VIH

De nos jours, les avancées scientifiques et les diverses méthodes de prévention de la propagation du VIH permettent aux personnes atteintes du virus de vivre une vie longue et normale. La mission des organismes de soutien créés au cours des années 80 a donc dû évoluer au fil des années. C’est le cas de la maison d’hébergement Marc-Simon, par le Mouvement d’information et d’entraide dans la lutte contre le VIH-SIDA à Québec (MIELSQuébec), qui est devenue en 2020 le SAMS (Soutien et accompagnement Marc-Simon). Discussion d’évolution avec Sandy Laflamme, codirectrice générale — programmes et services de l’organisme de Québec.

Créée au plus fort de la crise du SIDA en 1988, la maison d’hébergement Marc-Simon avait comme objectif premier d’être un répit dans la vie et dans la convalescence des personnes atteintes du sida, spécialement celles en fin de vie. Avec l’avènement heureux des traitements antirétroviraux et l’introduction de nouveaux médicaments, les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) ont vu de moins en moins d’impact sur leur corps, entrainant une diminution des besoins d’hospitalisation et de convalescence liés à leur diagnostic.

Selon Sandy Laflamme, l’évolution des traitements dans le temps a eu un impact direct sur les besoins des clients de la maison Marc-Simon : « Vers les années 2010, les taux d’occupation annuels du centre d’hébergement étaient moindres, et les raisons de l’arrivée des personnes que nous accueillions n’étaient plus nécessairement reliées avec le VIH. Il s’agissait davantage

de problèmes psychosociaux ou médicaux autres, qui n’étaient pas en lien directement avec leur diagnostic. »

C’est donc dans ce contexte qu’en 2020, la maison d’hébergement Marc-Simon s’est transformée en SAMS, un programme d’accompagnement et de soutien à domicile sur mesure et adapté aux besoins actuels des personnes vivant avec le VIH.

Cette nouvelle approche a permis au SAMS de passer d’un établissement qui n’offrait qu’un seul service à un programme complet d’intervention de proximité permettant de multiples actions pour une même personne, élargissant ainsi la gamme de services disponibles dans la région de la Capitale-Nationale.

Force est de constater que les besoins étaient criants puisque le SAMS a effectué 3 916  interventions lors de la première année de service de l’organisme (2020-2021), et 6 135 pour l’année suivante (2021-2022). Les actions de l’organisme sont multiples. Il est notamment question de visites à domicile, d’accompagnements médicaux ou de tout autre type d’action nécessaire à une meilleure prise en charge du VIH, comme faire des suivis téléphoniques pour des personnes qui ont de la difficulté à se déplacer, assurer la présence d’un.e intervenant.e lors de jalons importants d’un dossier social, etc.

Sandy Laflamme rappelle également que la vision du SAMS est de faire de l’innovation communautaire et que l’organisme est présent pour faciliter l’accès aux traitements

BIEN VIVRE | VIH
SAMS
42 | FUGUES.COM PHOTO FOURNIES PAR MIELS-QUÉBEC

préventifs pour les personnes de la région : « Nous sommes un corridor d’accès à la PrEP, les autotests du VIH ou les services de dépistages, par exemple. »

La transformation de l’hébergement en service d’intervention de proximité a non seulement permis au SAMS d’élargir ses services, mais également d’agrandir le secteur couvert par ceux-ci. En effet, l’organisme dessert les territoires de Portneuf et de Charlevoix, mais n’hésite pas à élargir son territoire en passant par quelques secteurs de Chaudière-Appalaches, dont la Beauce. Bien que hors du territoire officiel du MIELS-Québec, il est important de savoir qu’aucune PVVIH ne sera laissée sans soutien si aucune autre ressource spécialisée n’est offerte dans leur secteur.

Selon Sandy Laflamme, ceci permet à son équipe d’être plus agile en offrant des services alignés avec les besoins des réalités régionales : « Du côté de Québec, on constate un certain caractère un peu plus conservateur dans les milieux cliniques. Cela nous amène à agir en tant que facilitateurs dans la relation thérapeutique entre le membre et le personnel de soins afin d’établir un climat de confiance, et ce, de manière bilatérale. Auprès des membres, nous travaillons principalement sur la promotion de l’empowerment et sur leur motivation à être impliqués lors des consultations ; quant aux médecins, les interventions prennent la forme de sensibilisation à prodiguer des soins de manière participative et à entamer la discussion avec le membre au sujet de la variété des traitements disponibles, notamment les traitements avant-gardistes. »

Après trois années de service, le SAMS fait donc une différence réelle pour les communautés de la région. Bien que son équipe ne soit composée que de trois intervenants, plusieurs centaines de personnes et de familles ont recours à ses services, démontrant toute la pertinence de la réorientation du service.

Lorsque l’on demande à la dynamique leader de l’organisme quels sont les défis qui attendent son équipe dans un futur proche, elle pense immédiatement aux besoins de sa communauté : « Le visage du VIH change continuellement, nous voulons donc continuer de développer notre identité et nos services pour nous adapter aux besoins de la population ! En ce moment, les personnes issues de l’immigration composent plusieurs de nos nouveaux membres. L’adaptation linguistique et culturelle est donc une réalité que nous devons absolument prendre en compte lors de la prise en charge de la personne. Cependant, celle-ci demande des ressources financières et humaines que nous n’avons pas. C’est pourquoi il est important de faire preuve de créativité et d’innovation afin d’être en mesure de soutenir chaque personne vivant avec le VIH sur le territoire de la Capitale-Nationale au meilleur de nos capacités. » 6

STEVEN ROSS steven.ross.com@outlook.com

INFOS: Pour en apprendre davantage à propos du MIELS-Québec et de son programme SAMS, visitez le miels.org/sams/.

CET ARTICLE A ÉTÉ RENDU POSSIBLE GRÂCE AU SOUTIEN DE VIIV HEALTHCARE

Présente aux côtés d’organismes du Village et des secteurs avoisinants depuis plus de cinq ans, la Fondation Santé Urbaine apporte un appui financier aux établissements du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal (CCSMTL) afin de les aider à soutenir les populations locales au moment où elles en ont réellement besoin. Depuis le début de 2023 uniquement, l’organisme a déjà octroyé plus de 275 000 $ dans le secteur du Village, notamment pour aider à réduire les inégalités dans l’accès à certains services.

Afin de démystifier sa mission et d’inviter la population à y participer, la Fondation propose une rétrospective sur quelques-unes de ses initiatives destinées à la communauté LGBTQ+.

Soutenir la recherche pour réduire les inégalités de manière proactive Dans une perspective de proactivité continue pour assurer que tous et toutes reçoivent un traitement équitable et exempt de discrimination, la Fondation Santé Urbaine soutient financièrement l’équipe du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales, les discriminations et les pratiques alternatives de citoyenneté (CREMIS) dans un projet de recherche qui vise à comprendre les enjeux qui caractérisent l’adaptation des services de santé à la diversité sexuelle et de genre.

En effet, en dépit de l’évolution des mœurs, les personnes qui ne répondent pas aux normes de l’hétérosexualité et de l’identité cisgenre peuvent encore de nos jours continuer d’être confrontées à de l’incompréhension, notamment lorsqu’elles doivent avoir accès aux services publics.

En santé, ce contexte peut favoriser la stigmatisation et l’exclusion sociale et créer des inégalités. Par ailleurs, comme les personnes issues de la diversité sexuelle ont des besoins précis qui requièrent des services spécifiques, les barrières à l’accès peuvent être encore plus exacerbées.

La plus récente étude s’intéressant à ce sujet démontrait notamment que certaines lacunes existaient sur le plan de l’offre de services destinés à accompagner la communauté LGBTQ+ dans les établissements de santé, toutefois ce portrait datait de 2015.

Le projet auquel la Fondation a participé financièrement visait dans un premier temps à dessiner un portrait à jour de l’inclusion de la diversité sexuelle et de genre dans les services de santé offerts sur le territoire du CIUSSS du CCSMTL. Dans un second temps, le projet a cerné trois pratiques porteuses et identifié les façons d’étendre ces stratégies à l’ensemble des services du CCSMTL.

Ultimement, la démarche soutient les gestionnaires et les praticien.ne.s dans la mise en œuvre de services toujours plus inclusifs et le partage des connaissances acquises au cours du processus avec le reste des professionnel.le.s à l’échelle de la province.

Selon Marie-Andrée Lefebvre, directrice générale de la Fondation Santé Urbaine, ce projet de recherche est au diapason de la mission de la Fondation, qui a pour objectif d’humaniser les soins de santé pour les communautés vivant sur le territoire du CCSMTL : « Contribuer à humaniser les soins de santé, ça signifie rendre le parcours toujours plus facile, plus accueillant et mieux adapté à la réalité des personnes qui ont besoin de soins. C’est un travail en continu. Dans le cas de la communauté LGBTQ+, ça signifie notamment de favoriser la visi-

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La Fondation Santé Urbaine se mobilise pour les besoins de la communauté

bilité et l’inclusivité et d’aider à offrir des services sur mesure qui évoluent avec les besoins bien précis de ces personnes. Le projet de recherche du CREMIS était aligné en tous points avec cette vision, c’est pourquoi nous sommes vraiment heureux d’avoir pu contribuer à sa mise en branle. »

Un partenaire bien présent pour la communauté LGBTQ+ Outre le CREMIS, la Fondation collabore avec une panoplie d’autres acteurs s’adressant aux minorités ou à la clientèle LGBTQ+. Grâce à un Fonds d’accès compassionnel de prévention du VIH, elle contribue par exemple à permettre au SIDEP+ du CLSC de la Visitation de couvrir les frais de prophylaxie post-exposition (PPE) pour les personnes qui ne pourraient autrement y avoir accès.

Elle est également active auprès des clientèles de l’Hôpital Notre-Dame et des CHSLD du Village et des environs, dont les CHSLD Armand-Lavergne, Bruchési, Émilie-Gamelin et ErnestRouthier.

La Fondation apporte aussi un soutien à la clinique Relais, qui traite et accompagne les personnes dépendantes des opioïdes vivant en marge des réseaux sociaux et de la santé.

Pour Marie-Andrée Lefebvre, si la Fondation est en mesure de poser des gestes concrets pour venir en aide à la communauté, c’est en grande partie grâce aux donateurs issus de celle-ci qui décident de faire une différence : « Souvent, quand les gens se rendent compte que la Fondation pose des gestes bien réels qui touchent directement leur communauté immédiate, ils ont envie de contribuer à leur tour en faisant un don. Qu’il s’agisse d’un projet

de recherche pour favoriser l’inclusivité, de l’achat d’un autobus pour le CHSLD du quartier ou encore du paiement d’un traitement vital, il est possible de participer concrètement. On invite donc les membres de la communauté à devenir des acteurs de changement avec nous ! »

Les organismes et festivalier.ère.s qui ont participé aux Journées communautaires de Fierté Montréal en août dernier ont d’ailleurs eu la chance de faire connaissance avec l’équipe de la Fondation, qui était présente pour rencontrer la population, expliquer sa mission et parler de ses différentes initiatives au sein de la communauté LGBTQ+.

Pour la gestionnaire de l’organisme, la participation au festival allait bien au-delà de l’aspect festif des célébrations : « Pour nous, c’était un must cette année de participer aux Journées communautaires de Fierté Montréal. En plus de prendre part aux célébrations, notre équipe avait deux objectifs bien concrets : le premier était de s’afficher comme allié.e.s et d’être présent.e.s avec notre communauté, et le second, de faire connaitre nos initiatives et d’encourager la communauté à y contribuer. »  6

STEVEN ROSS steven.ross.com@outlook.com

INFOS | Pour en apprendre davantage sur la mission de la Fondation Santé Urbaine ou pour faire un don, rendez-vous au www.fondationsanteurbaine.com

PHYSOTECH

Un 40e anniversaire sous le signe de l’optimisme

Mine de rien, ce commerce installé à l’angle de René-Lévesque et Atateken souffle déjà ses 40 bougies ! Physotech, le «spécialiste en manscaping», soit l’ensemble des soins du corps pour hommes, peut se féliciter d’avoir passé à travers quatre décennies en s’adaptant constamment. Un dernier déménagement en date de janvier 2018 lui a permis d’intégrer un espace au look design industriel et fonctionnel qui plait à une clientèle qui se rajeuni et se renouvelle. D’autant plus que, situé à un carrefour, Physotech bénéficie du «boom» de construction dans le quartier. Réal Veilleux, l’administrateur et propriétaire de l’établissement, peut être fier d’avoir mené le navire à bon port !

«Il me semble que c’était encore hier qu’on a ouvert Physotech, cela a passé si vite, c’est incroyable, de déclarer Réal Veilleux. On ne pensait pas qu’on ‘’tougherait la run’’, comme on dit, mais on y est maintenant ! On vient de renouveler le bail pour un autre cinq ans donc, on sera encore ici pour un petit bout de temps. […]»

Aujourd’hui, Physotech offre toute une gamme de services pour hommes : épilation au laser, épilation à la cire, électrostimulation, XBody - dont des exercices de 20 minutes équivalent à 2 heures d’entrainement dans un gym et, évidemment, selon un suivi personnalisé -, on retrouve aussi d’autres soins tels massothérapie, soins esthétiques, barbiercoiffeur et bronzage. Mais qu’est-ce qui fait le succès de Physotech et qui lui a permis de perdurer ? «Au fil des ans, on a su s’adapter aux différents besoins de la clientèle, on a su innover aussi, de souligner Réal Veilleux. On a acquis l’appareil XBody pour la faire connaître à la clientèle, par exemple. On vient, d’ailleurs, d’acheter le tout nouveau modèle, le ActiWave, encore plus performant et à la fine pointe de la technologie. Il y a eu aussi l’épilation au laser qui était, pendant un certain temps, réservé aux médecins et on a investi, encore là, dans l’équipement (LightSheer), cela a été coûteux, mais cela en a valu la peine, il faut l’entretenir et aussi former le personnel, mais la clientèle l’apprécie. Je crois que ce sont de telles raisons qui font que Physotech est toujours là! »

Presque à chaque dix ans, Physotech déménageait pour trouver une niche plus confortable, plus alléchante et qui, encore là, répondait aux besoins de la clientèle et des services. Situé auparavant sur Atateken presque au coin de Maisonneuve, Physotech a fait le choix en 2018 d’emménager pas très loins dans un local encore plus visible du boulevard René-Lévesque Est, coin Atateken. «Le quartier est en plein développement, au sud de RenéLévesque, on construit beaucoup et ce n’est pas fini. À côté du Auguste & Louis, il y a un autre édifice en construction, ils sont situés sur les terrains de l’ancien stationnement de Radio-Canada.  Et c’est la même chose vers Viger où l’on va bâtir de nouvelles tours d’habitation. C’est tout un potentiel de nouvelle clientèle pour nous. Déjà, on a gagné une certaine clientèle anglo-

phone résidant plus à l’ouest, et qui n’aurait pas connu Physotech si nous étions restés plus haut. Et nous sommes encore à quelques pas du Village, c’est bénéfique pour nous», indique Réal Veilleux.

Tout n’a pas toujours été rose toutefois, les confinements de la pandémie de Covid-19 auraient pu faire mal, très mal même. «Dans la vie de Physotech, les restrictions, les fermetures ont été un gros souci, continue Réal Veilleux. Puis, il y a eu l’aide au loyer du gouvernement, cela nous a fait respirer un peu. Le gouvernement s’est adapté aussi en offrant cette aide directement aux commerçants et entreprises au lieu de passer par les propriétaires. C’était inquiétant de se demander comment on allait pouvoir payer un loyer alors que nous sommes fermés et qu’on ne fait pas d’argent. On voyait aussi que des commerces fermaient littéralement [et définitivement]. Mais la clientèle est revenue et, avec les développements immobiliers du secteur, on a gagné de nouveaux clients. Nous sommes très contents d’être passé à travers la pandémie. […]»

Physotech compte sur une équipe de cinq personnes, y compris Réal Veilleux et son adjoint Luc Teasdale (technicien laser).  Il y a aussi Daniel et Bristol, massothérapeutes, ainsi que Éli, le barbier.  «Éventuellement, on aimerait louer une chaise de barbier et une salle de massothérapie à quelqu’un d’expérimenté de l’extérieur. On verra selon les besoins de la clientèle», confie Réal Veilleux. L’avenir est presque tout tracé pour Physotech et nous lui souhaitons un bon 40e et bien plus encore !  6

ANDRÉ C. PASSIOUR apassiour@gmail.com

INFOS: Physotech, 1070, Boulevard René-Lévesque Est, Montréal, Qc, H2L 0E1. T. 514-527-7587 ou https://physotech.com

BIEN VIVRE | ANNIVERSAIRE
46 | FUGUES.COM PHOTO FOURNIE PAR PHYSOTECH

40 MILLE FOIS MERCI ! À vous tous

Nos clients passés, présents et futurs

Ainsi que nos employés et ex-employés

Sans oublier nos travailleurs autonomes

Et bien évidemment tous nos amis De votre confiance et loyauté

Que vous nous avez témoignées tout au long de ces

40 ANS

C’est grâce à vous, si aujourd’hui PHYSOTECH est devenu

LE Centre d’Esthétique au Masculin à Montréal

008002

Au volant septembre 2023

Rendant la voiture de location à l’aéroport à la fin de mes vacances en juillet dernier, je découvre que le locateur a déjà en location le Volkswagen ID Buzz, dans sa version européenne. Pour l’Amérique du Nord, on nous promet une version allongée (LWB) du mythique minibus de Volkswagen Kona 2024. Le temps me manquait pour qu’un.e employé.e de l’agence de location me fasse découvrir l’intérieur du Buzz, mais je me suis dit que lors de mon prochain séjour je me laisserai tenter par ce véhicule qui ne devrait pas tarder à faire le « buzz » sur nos routes (jeu de mots un peu facile, je l’avoue).

VinFast dans le vent

J’ai aperçu, stationné près du Village, le premier VinFast VF 8. Le constructeur vietnamien arrive un peu par la petite porte. Il ne fait pas autant de bruit dans la sphère automobile que d’autres marques ou d’autres modèles mieux établis en Amérique du Nord. VinFast a mis sur la glace son projet de louer des batteries au Canada. Pour l’instant, la direction de VinFast n’a pas émis de commentaires sur cet abandon ni précisé s’il était définitif. Le plan prévoyait une location mensuelle variant selon les kilomètres effectués par mois, moins de 500 km par exemple, ou encore une location avec kilométrage illimité. Pourtant, la direction affirme que selon leur prévision, 50 % des futur.e.s acheteurs et acheteuses opteraient pour la location de batteries.

Actuellement sur le marché canadien, seuls deux modèles sont disponibles : le VUS F8 et un VUS pleine grandeur VF 9. Le premier se détaille entre 64 990 $ et 75 000 $ et le second entre 103 790 $ et 120 000 $. S’inspirant peut-être de Tesla, il n’y a plus d’écrans de contrôle derrière le volant. Tout est réuni sur un immense écran central de 15,6 cm qui réunit l’infodivertissement et les informations relatives à la conduite, éliminant ainsi tous les commutateurs et autres boutons de réglage et rendant l’environnement particulièrement spartiate. En revanche, les adeptes du minimalisme apprécieront.

Suzuki Crosstrek 2024 : changement dans la continuité

On aime le Crosstrek au Canada puisque c’est le modèle le plus vendu du constructeur proposé sur le territoire. Il est de plus souvent recommandé comme le meilleur VUS de taille sous-compacte de sa génération. Pour son dixième anniversaire de présence ici, le Crosstrek se refait une beauté et bénéficie de nombreuses améliorations pour faire face à la concurrence. Il faudra tout de même avoir un œil averti pour distinguer la nouvelle mouture des anciennes. Subaru est reconnu pour faire évoluer ses modèles dans la douceur. Si, généralement, un modèle renouvelé gagne en grandeur, le Crosstrek 2024 n’offre pas plus d’espace que celui qu’il remplace, et ses dimensions extérieures sont sensiblement les mêmes.

Pourtant, tous les panneaux de carrosserie sont nouveaux, les blocs optiques et la calandre ont été redessinés. On a opté pour un châssis plus rigide — ce qui était déjà une des forces du Crosstrek — l’amortissement n’en sera que meilleur. On a choisi aussi pour la mouture 2024 d’améliorer l’insonorisation ou encore le maintien sur les sièges avant.

Aucun changement sous le capot, si ce n’est l’abandon du Crosstrek hybride rechargeable. On retrouve donc les mêmes quatre cylindres de 2 L et de 2,5 L associés à une boite automatique à variation continue, le constructeur ayant abandonné la boite manuelle pour le marché nord-américain. Avec une motorisation inchangée, la consommation sera identique à celle des modèles précédents.

Pas de grand changement notable à l’intérieur de ce VUS sous-compact. Notons simplement un écran tactile plus grand (11,6 po) disposé verticalement au centre du tableau de bord, pour les versions les mieux équipées. Le Crosstrek de base se voit attribuer deux écrans de 7 po. Enfin, les fonctionnalités Apple Carplay et Android Auto sont accessibles sans fil.

Des petits changements qui seront grandement appréciés par ceux et celles qui opteront cette nouvelle version. D’autant que Subaru bénéficie d’une clientèle fidèle, qui n’hésite pas à acheter le même modèle dès qu’il subit une refonte.

48 | FUGUES.COM CONSOMMATION | AU VOLANT
HYUNDAI KONA 2024

Hyundai Kona 2024 : un peu plus long, un peu plus large, un peu plus haut  Loin de s’inscrire dans les traces de Subaru qui joue la carte du changement dans la discrétion, la nouvelle mouture du Hyundai Kona joue la carte de l’expansion. De plus, il sera facilement reconnaissable entre autres avec les feux de jour réduits à une bande lumineuse qui ceinture l’avant du véhicule. Le VUS sous-compact phare de Hyundai tient également à se démarquer avec des lignes plus épurées en éliminant le relief sur le hayon arrière.

Le Kona 2024 a été pensé comme un véhicule électrique. Des versions à essence sont disponibles, mais elles sont déclinées à partir de la matrice du Kona électrique. Un changement notable, puisque généralement on sortait en premier un véhicule à motorisation traditionnelle, à partir duquel on dérivait ensuite une version électrique. Un indice de la disparition progressive des motorisations thermiques.

Qui dit modèle plus grand, dit plus d’espace pour les occupant.e.s et un volume de chargement plus grand, ce qui sera sans doute apprécié par la clientèle.

Pour le modèle électrique, le constructeur coréen annonce une autonomie de 418 km avec une seule charge et l’on peut atteindre une charge de 80 % en 43 minutes à partir d’une borne de recharge rapide. Autre nouveauté : Hyundai propose la conduite à une seule pédale. Entendre que le freinage commence lorsque vous soulevez le pied de l’accélérateur, ce qui demandera aux utilisateurs et utilisatrices un temps d’adaptation pour être à l’aise avec cette nouvelle technologie. Cependant, ce système a toutes les chances de se retrouver dans l’ensemble des véhicules dans quelques années.

Hyundai n’a pas abandonné pour autant le Kona, version essence. On retrouve deux motorisations. La première est un quatre cylindres de 2 L, associé à une boite automatique à variation continue. Petit changement pour la version N-Line équipée d’un quatre cylindres turbo de 1,8 L : la transmission est revenue à une automatique conventionnelle de 8 rapports remplaçant la boite robotisée à double embrayage et 7 rapports.

Les premiers Kona 2024 devraient être en vente sur le marché à partir de la fin de cet automne, avec des prix s’échelonnant de 25 999 $ à 38 499 $ selon les versions. Pour le Kona électrique, au moment de la publication, les prix n’avaient pas encore été annoncés. j’emprunterai à Danton : il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace. Le révolutionnaire terminait par : et la France sera sauvée. En fait, l’hésitation à un rond-point quand on cherche la bonne direction, une conduite plus relaxe pour admirer le paysage, ne pas faire peur aux piéton.ne.s en freinant au dernier moment pour les laisser passer, n’ont pas leur place. Il faut aller vite, et respecter toutes les indications, informations, et autres flèches sur les panneaux que lorsqu’on ne peut plus faire autrement. Avant de surveiller sa conduite, il faut commencer par surveiller les autres usagers-gères de la route. Ils et elles ne vous ferons aucun cadeau. Et ils et elles vous le feront savoir, injures comprises.

Pour mon malheur, l’escargot au volant duquel j’étais ne m’a pas aidé pour entrer dans la danse et jouer ma partition avec brio, souvent en retard sur le tempo. Le conseil que je me donne déjà pour le prochain voyage, c’est de bien choisir mon véhicule de location pour qu’il m’aide à me fondre dans la circulation et ne plus apparaître comme un touriste au volant… dans mon pays d’origine. 6

DENIS-DANIEL BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

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LA RÉSISTANCE

LES VIGNERONS DE L’ENCLAVE, AOP CÔTES-DU-RHÔNE

(FRANCE) 2021

CODE SAQ : 14533001 1725$

Un côtes-du-rhône rouge combo de luxe : bio, végane et nature. C’est un vin sans soufre ajouté, mais qui a bien traversé l’Atlantique. C’est un brin étable au nez, mais une étable propre, au moins. Ses notes de cuir sont séduisantes. C’est un assemblage syrah grenache noir, donc en bouche les notes poivrées et fruitées en font un super compagnon de table. Les fruits noirs sont bien présents et les tannins, légèrement rustiques, plaisamment intégrés. Il saura assurément raccrocher un sourire, au milieu d’une semaine chargée.

Escapades liquides exotiques pour achever l’été

OLIVIER DE MAISONNEUVE

SOMMELIER CONSEIL Animation de dégustation de vins à votre domicile ou en entreprise 438 881-7276 • www.vinsconseil.com

FRANCUSÀ, S.C. COTNARI

DOC COTNARI (ROUMANIE) 2021

CODE SAQ: 14982391

1510$

Petit moment de nostalgie de mon voyage prépandémique en Roumanie. La visite de ce domaine m’avait frappé, car un bâtiment vert et jaune qui semble sortir d’Expo 67 côtoie le château de Vladoianu, construit en 1901 ! Le moderne et le traditionnel se reflètent également dans leur gamme de vins. J’aime beaucoup ce blanc à base du cépage francusà. C’est un original, un peu comme moi. Au nez, il y a un capiteux parfum de fleurs blanches et de miel. En bouche, c’est bien sec, plutôt amer, mais joliment texturé. En fait, ça m’a fait penser à la sauce aigre-douce, sans le goût sucré. C’est fruité, légèrement astringent et frais en finale. Donc, on pense doigts de poulet, cuisine thaïe ou vietnamienne avec citronnelle et feuille de lime kéfir, ou un apéro un brin exotique. Ou un poke bol !

MAVRO KALAVRYTINO NATUR

DOMAINE TETRAMYTHOS, IGP PELOPONESE (GRÈCE) 2020

CODE SAQ : 11885457 1840$

Le nez de ce super rouge bio grec m’a évoqué certains beaujolais. Il y a un côté très organique, très terrien, mais joyeux en même temps. La bouche délicieuse a un côté vibrant, éclatant de fraicheur. C’est très fruits rouges croquants, assez floral, et ce plaisir festif s’étire longtemps jusqu’à une finale poivre noir. On n’a pas souvent la chance de déguster le cépage mavro kalavryto, donc si vous voulez élargir votre horizon vinicole, ne ratez pas ce ravissant rendez-vous. Assurément avec une moussaka, mais aussi avec un steak de thon, une pizza, ou je serais curieux avec des pâtes Alfredo.

ECHOES, A & A MARKOU

IGP STEREA ELADA (ATTIKI, GRÈCE) 2019

CODE SAQ : 15148964 2305$

J’ai eu un gros coup de cœur pour ce rouge à base d’agiorgitiko ! Quelle belle découverte. Le nez m’a fait m’exclamer : wow !

Un appétissant mélange de viande fumée, de tapenade et de ratatouille tourbillonne dans les narines. Et quelle bouche gourmande et noire ! Ça fait voyager les papilles, avec ses parfums de goudron, de bois, de moka, entre le raisin noir et le bleuet très mûr. Ce n’est pas un vin timide ; en fait, il pourrait être un cousin éloigné d’un porto. C’est charnu, corsé, mais équilibré par une belle fraicheur dans sa longue finale. Un super choix pour le barbecue ou ce que vous avez fait mariner dans votre marinade au bourbon. Un vin de fin d’été.

50 | FUGUES.COM
CONSOMMATION | ALCOOL
OLIVIER O

OLIVIER

DAIQUIRI FRAISES COMONT MAÎTRES DISTILLATEURS, ÉLABORÉ AU QUÉBEC

CODE SAQ : 15148331 1580$

4 X 355 ML, CANNETTES

Le nez est assez intrigant, avec ce mélange de fraises des champs et de lime température pièce. En bouche, c’est comme un daiquiri avec une touche bien nette de jus de lime. La fraise est plus ou moins en arrière-plan jusqu’à ce que le verre se réchauffe peu à peu. Ça donne un prêt-à-boire frais et avec une bonne amertume en même temps. Son taux d’alcool assez bas le rend particulièrement attrayant par journée de canicule. Plus comme un cocktail-terrasse que comme un compagnon de pique-nique.

ROSSO DI MONTALCINO COL D'ORCIA SOCIETA AGRICOLA, DOP ROSSO DI MONTALCINO

(TOSCANE, ITALIE) 2021

CODE SAQ : 13927964 2725$

Autre gros coup de cœur, influencé peut-être par le souvenir de mon 50e anniversaire, passé à parcourir les routes si bucoliques de la Toscane. Le paysage autour du domaine est magnifique dans la lumière dorée de septembre. C’est un rouge bio, issu de sangiovese vendangé à la main. Le nez est riche avec des notes de fruits rouges, de fines herbes séchées, avec une touche boisée. La bouche est pimpante, juteuse et d’une belle longueur. Ce que j’aime particulièrement c’est l’harmonie finale entre la matière, la fraicheur et l’amertume parfaitement intégrée. Et les affriolants parfums de cerise et de canneberge, bien sûr. Une belle gâterie, à boire en jeunesse.

ROMEO'S GIN V GIN TONIC LÉGER

DUVERNOIS ESPRITS CRÉATIFS, ÉLABORÉ AU QUÉBEC

CODE SAQ : 15124410 • 15$

4 X 355 ML, CANNETTES

Un prêt-à-boire assez original et un peu déroutant ! Il n’est pas vraiment dans les notes du gin V, qui est plus sur les agrumes débordant de fraicheur. Ici, au nez, ça fait pas mal pamplemousse rose confit et biscuit au gingembre. La bouche de ce breuvage estival réduit en calories est un mélange de notes herbacées et de zeste d’agrumes confits légèrement épicé. Peu sucré, il a un air exotique de hard seltzer oriental. Les couleurs de l’étiquette, qui est une œuvre d’Aeforia, reflètent bien ce qui se trouve dans la cannette.

TEQUILA CHERRY RIVER SILVER

DISTILLERIE CHERRY RIVER, DO TEQUILA (MEXIQUE)

CODE SAQ : 14954892 40$

Découvrez sans faute ce nectar de la distillerie Cherry River, de Magog ! De la vraie téquila de l’état de Jalisco qui est envoyée au Québec, où on l’adoucit avec l’eau locale. C’est tellement soyeux en bouche ! C’est savoureux, avec de jolies notes de poire William, de lime, d’olive verte et de poivre concassé, en finale. Les adeptes de dirty martini se doivent de l’essayer. Même la bouteille fait fureur. Vraiment, à ce prix-là, on peut dire que c’est un coup de circuit.

Il n’y a pas eu depuis 2019 de Phénicia, ce gala organisé par la Chambre de commerce LGBT du Québec, qui était alors dirigée par l’ancien directeur général Steve Foster. Lorsque la pandémie de Covid-19 a frappé, comme tout le monde le sait, tout s’est arrêté, y compris le Phénicia de 2020. Le mercredi 18 octobre prochain, la Salle des boiseries RBC (à la Place Ville-Marie), recevra la 16e édition du Gala Phénicia. Ce gala de la communauté d’affaires LGBT est de retour sous une nouvelle formule. C’est donc un rendez-vous !

Le «Grand prix» Phénicia sera remis à Dre Martine Rothblatt, une scientifique et entrepreneure trans de renom. Katie Dudtschak, de la RBC, une femme trans elle aussi, recevra quant à elle un «Phénicia Inspiration». «C’est la première fois que l’on fait ça à la Chambre de commerce de rendre hommage à des personnes trans du milieu des affaires, explique Thierry Arnaud, le président de la Chambre de commerce LGBT du Québec (CC-LGBT-Q). Nous avons eu des discussions au conseil d’administration au sujet de quelques personnes et, par la suite, nous en sommes venus à la conclusion qu’on pourrait, pour le ce premier gala post-pandémie, se concentrer sur une thématique concernant les entrepreuneur.e.s trans. Ça ne s’est encore jamais fait. […]» Ici, c’est Michelle Blanc qui pilote ce dossier et qui travaille activement à contacter les gens.

«Dre Rothblatt devait recevoir ce prix lors du gala qui devait avoir lieu au printemps de 2020 et, puis, tout a été annulé comme on le sait. Donc, on a tout simplement remis ça à plus tard. Pour de multiples raisons, le Gala Phénicia n’a pas pu avoir lieu comme prévu en 2022. […] C’était une question de trouver la bonne date pour tout le monde impliqué dans cet événement-là. Donc pour la Dre Rothblatt, cette date d’octobre 2023 lui convenait très bien […]», poursuit Thierry Arnaud.

Une femme d’exception

Femme d’affaires, inventrice, autrice, communicatrice, entre autres, Dre Martine Rothblatt cumule les chapeaux et semble exceller dans tout ce qu’elle touche de près ou de loin. Vous connaissez la radio Sirius XM, la plus grande entreprise de divertissement audio au monde ? Eh bien c’est Rothblatt qui l’a fondée et dirigée. Grâce à elle, les satellites lancés par Sirius XM permettent également d'améliorer la qualité des informations météorologiques numériques en temps réel pour les pilotes en vol. Elle a conçu le premier hélicoptère électrique au monde, établissant par la suite plusieurs records. Entre autres prix et distinctions, en 2019, elle reçoit le «National Space Society Pioneer Award». Inspirée par la maladie rare d'une de ses filles, Martine Rothblatt fonde United Therapeutics, vouée à la création de nouvelles thérapies pour les maladies rares, on a pu ainsi décoder les propriétés pharmacogénomiques des médicaments et fabriquer des organes transplantables.

«Madame Rothblatt fait partie de ces femmes précurseures qui, par leur vision, leur intelligence et leur humanité, transforment la vie des gens et contribuent à créer un monde meilleur. Son parcours humain et professionnel exemplaire mérite toute notre admiration», déclare Thierry Arnaud.

Une carrière pleine de succès Katherine «Katie» Dudtschak, vice-présidente régionale de du Groupe RBC, est parente de quatre enfants, deux garçons et deux filles. Elle dirige et conseille les plus de 20 000 experts conseillers en entreprise de la banque à travers le pays touchant ainsi environ 15 millions de personnes. Les parent de Dudtschak ont grandi durant la Deuxième Grande guerre mondiale, sa mère était une réfugiée et son père un prisonnier de guerre d’origine russe. Après ce conflit, ils ont immigrés au Canada. D’après le site Rotman.utoronto.ca, Dudtschak s’est retrouvé dans un foyer traumatisé par la guerre où régnait, entre autres, les abus verbaux et l’anxiété. Le 17 juin 2019, elle fait sa sortie, à l’époque elle était déjà une «senior executive» avec plus de 30 ans d’expérience et

ayant gravi les divers échelons de la hierarchie de ce groupe financier. «Mais pourquoi faire sa sortie à ce moment là de ma vie ? La réalité pratique [de la vie] est que nous sommes des êtres humains à part entière. Oui, je suis une femme en transition avec des expériences [de la vie], mais je suis d’abord et avant tout une femme [entière]. Cela m’a pris plusieurs, plusieurs années à me rendre à un point dans ma vie où je pouvais être authentique et en paix avec moi-même. Et, aujourd’hui, je peux dire que je suis rendu à un moment dans ma vie où je peux dire que honnêtement que je m’aime [telle que je suis]», a expliqué en entrevue Katie Dudtschak. Dudtschak prend toutes les occasions possibles et imaginables que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du Groupe RBC de parler de leadership, d’inclusion, de diversité sexuelle et de la pluralité des genres, etc.

À noter qu’il y aura une entrevue avec Katie Dudtschak, le 18 octobre, un cocktail pré-gala, de 15h à 17h, dans les locaux de la RBC. C’est l’ex-administratrice de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) et journaliste Catherine Cano qui mènera cet entretien.

Pour ce gala automnal, on attend environ de 125 à 150 personnes. «La tenue du gala chez la RBC fait en sorte que tout l’aspect logistique était pris en charge par cette institution financière et donc on pouvait se concentrer sur le reste des détails. […] Il faut se rappeler que la Chambre n’a pas de personnel payé, nous sommes tous bénévoles ici. Bien entendu, il y aura plus de détails sous peu concernant le gala», souligne Thierry Arnaud.  6

INFOS | Rappel : Gala Phénicia, le 18 octobre, dès 18h, à la Salle des Boiseries RBC, Tour Ville-Marie, 41e étage. Pour plus d’informations : https://galaphenicia.org

52 | FUGUES.COM
COMMUNAUTAIRE | GALA
En octobre, un gala d’affaires en hommage aux personnes trans
CRÉDIT PHOTO ANDRE CHUNG

Vivre aux portes du centre-ville

Portes ouvertes samedi 23 septembre

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PREMIÈRES UNITÉS EN OCCUPATION DÈS CET HIVER !

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Parmi toutes les activités auxquelles participaient les Archives gaies du Québec (AGQ), dont les Journées communautaires et le défilé de Fierté Montréal, le jeudi soir du 10 août on procédait à la remise du prix Frank W. Remiggi dans les locaux de ce groupe communautaire. La lauréate, Mariane Fournier, de l’Université de Montréal, était tout sourire, entourée de la sœur du défunt professeur de l’UQAM, Maria Remiggi, et de l’un de ses neveux. Jacques Prince, le président du conseil d’administration des AGQ, a remis un chèque de 1 000 $ à la lauréate.

Les homosexuels face au VIH/sida au Québec : sociohistoire d’une mobilisation intersectorielle, tel est le titre du mémoire de maitrise de Mariane Fournier, présenté dans le cadre du programme à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, sous la direction de recherche de Gabriel Girard et Alexandre Klein. C’était en date de 2022.

Mais pourquoi une jeune étudiante au début de la vingtaine s’est-elle intéressée au mouvement VIH/sida des années 1980-1990 ? La réponse a été autant savoureuse que surprenante et pertinente. « C’est effectivement extrêmement loin de ma vie et de ma réalité », explique Mariane Fournier. « À la base, je suis une très grande fan de Freddie Mercury et du groupe Queen. Je lis une biographie sur Mercury, mais c’était plus qu’une biographie, oui, il y avait la vie du chanteur, mais on parlait aussi du sida et de ses ravages. Cette lecture m’amène à lire And the Band Played On : Politics, People, and the AIDS Epidemic (Et l’orchestre continua à jouer : la politique, les gens et l’épidémie du sida) [par le journaliste Randy Shilts, publié en 1987, NDLR].  J’ai alors 21 ans et je commence à peine à réaliser qu’il y a eu tout un mouvement social et des droits, qui s’étend depuis les années 1980 jusqu’à aujourd’hui. C’était incroyable parce qu’il y a eu toute cette épidémie et ce mouvement et on n’en sait presque rien aujourd’hui de tout ce qui s’est passé, ni moi ni la génération de mes parents, c’est presque nul, on n’en a jamais entendu [parler dans ma génération]. Cela m’a intéressée [de] fouiller un peu plus et de connaitre véritablement ce qui s’est passé. […]»

Rappelons que le chanteur, compositeur et auteur Freddie Mercury est mort des suites des infections liées au sida en 1991.

« J’ai donc décidé de faire ma maitrise là-dessus pour essayer de comprendre », rajoute Mariane Fournier.

Dans le cadre des activités du 40e anniversaire des AGQ, les responsables de l’organisme qui

possède un fonds des plus étendu sur le VIH/sida avaient décidé de créer un prix en l’honneur de Frank W. Remiggi. Décédé il y a cinq ans maintenant, Frank W. Remiggi est reconnu, entre autres, pour son ouvrage sur l’historique du Village qui, encore aujourd’hui, est une référence importante pour qui désire comprendre le contexte et les enjeux sociocommunautaires et commerciaux de la création du « Village gai » de l’époque. Le critère était que des gens, des chercheurs, se soient servis de ce fonds d’archives des AGQ pour effectuer leurs recherches universitaires ou autres.

« Deux cents invitations ont été envoyées et il y a eu une douzaine de réponses », indique Christiane-Marie Cantwell, archiviste adjointe. « Pour beaucoup, à cause de la durée de la pandémie [et des restrictions], ils n’avaient pas terminé leurs recherches, donc c’était difficile pour ces personnes-là de participer. » Mariane Fournier avait été la première à soumettre son travail. Le jury était composé de trois personnes, soit : Iain Blair, vice-président des Archives gaies du Québec ; Julie Podmore, professeure affiliée à l’Université Concordia, membre des Archives lesbiennes du Québec et membre pendant huit ans du conseil d’administration des Archives gaies du Québec (2011-2019) ; et enfin Serge Fisette, historien et écrivain, dont le dernier livre, L’homosexualité masculine au Québec (Québec Amérique, 2021), fut unanimement salué par la critique.

« Il faut le rappeler, ce prix n’était offert qu’une seule fois et fait partie de la programmation du 40e anniversaire des AGQ », de souligner Pierre Pilotte, le coordonnateur des Archives gaies du Québec (AGQ).

« Il faut rester réaliste, un mémoire a une circulation limitée, je travaille activement à le transformer, l’adapter en livre et ce prix vient m’appuyer dans cette démarche », dit Mariane Fournier. « Je dirais que c’est la façon principale que je voudrais mettre de l’avant pour faire connaitre mes recherches. […] ». Mariane Fournier poursuit maintenant des études à l’École polytechnique de Montréal.

« Pour les AGQ, on pense que cela pourrait être intéressant d’organiser quelque chose comme une conférence où Mariane viendrait parler de son mémoire. On le ferait en collaboration avec des organismes du milieu VIH/sida. On verra pour une future date cet automne. C’est un projet qui pourrait très bien rentrer dans nos activités du 40e anniversaire des Archives », renchérit Pierre Pilotte. 6 ANDRÉ C. PASSIOUR apassiour@gmail.com

INFOS | AGQ Archives gaies du Québec, mémoires LGBTQ2S+ hhtps://www.agq.qc.ca

54 | FUGUES.COM
COMMUNAUTAIRE | PRIX FRANK W. REMIGGI
Une étudiante en santé publique reçoit la bourse Frank W. Remiggi

Jacqueline Bélanger

Certains héros de notre histoire ont eu des vies hors-normes pour le moins surprenantes. C’est le cas de ce garçon qui, durant sa courte existence, a changé quatre fois de nom !

Né en 1949, c’est au départ un bambin joufflu qui se nomme Jacques Bélanger. À 11 ans, il devient célèbre : « Ma mère, raconte-t-il, possédait un restaurant, Le Petit Baluchon, à Montréal. Chaque jour, à l’heure du midi, je chantais devant les clients. Pour me remercier, les gens me donnaient de l’argent. Un jour, un homme a proposé à ma mère de me faire passer une audition chez TransCanada Disques. C’est à ce moment que j’ai enregistré ma première chanson sur 45 tours, intitulée Maman, la plus belle du monde. Elle a connu un succès presque instantané 1. » Peu après, la compagnie lui fera enregistrer un album 33 tours avec des titres comme Oh mon papa, Ne fais jamais pleurer ta mère, Bercé par la houle et Granada 2

Toutefois, malgré cette popularité inattendue, Jacques est mal dans sa peau et subit un rejet à l’école : « Les élèves, dit-il, étaient très méchants avec moi et me traitaient de tous les noms. Ils me disaient que j’avais l’air d’une fille et me traitaient de fifi. […] Vers l’âge de 20 ans, j’ai décidé de chanter dans une revue de travestis sous le nom de Jacqueline Bélair. J’ai alors entendu dire qu’il était possible de changer de sexe, ce que j’ai finalement fait en 1972 3. »

Elle devient alors la première célébrité d’ici à subir une chirurgie de réattribution sexuelle — appelée également chirurgie d’affirmation de genre. Elle sera désormais Brigitte Martel ! « Si tu recules dans les années 1970, avoue-t-elle, les gens étaient pas prêts vraiment encore à ça. Mais moi je me suis dit : “Je fais le grand saut puis advienne que pourra !” Puis avec les années, ça s'est tassé, puis les gens m'ont bien acceptée après 4. » Elle ira même jusqu’à se marier, mais pas à l’église puisque le curé, apprenant qu’elle est un transsexuelle, refusera de lui offrir un office religieux. Il faut dire qu’on est en 1981…

Cette même année, elle fait paraître Né homme, comment je suis devenu femme, la première autobiographie d’une personne trans au Québec. « Il m'est difficile de m'exprimer par l'écriture, avoue-t-elle. Je le fais plus aisément par le geste ou la chanson 5. » Mais « j’ai voulu publier ce livre pour que les gens, même s’ils ne comprennent pas, nous acceptent et voient qu’on n’était pas des déchets de la société et que tout le monde pouvait avoir sa place au soleil 6. »

C’est cette même volonté de s’impliquer dans sa communauté qui l’amènera à participer avec Marie-Marcelle Godbout 7, à la fondation de l’ATQ (Aide aux Trans du Québec), « l’organisation caritative [qui veille] au soutien individuel et à l’éducation sociale en matière de transidentité 8 », notamment avec une ligne d’écoute et d’intervention 24/7 et des rencontres de groupes hebdomadaires sur ZOOM. En 1996, Brigitte Martel reçoit le Trophée Lana St-Cyr. Elle reconnaît que cet hommage la touche profondément car elle se sent alors reconnue parmi son monde. Ayant de nouveau changé son nom pour celui de Jacqueline Bélanger, elle reprend sa carrière de chanteuse et passe ses dernières années à se produire dans des cabarets montréalais.

Elle meurt des suites d’un arrêt cardiaque, le 3 juin 2006, dans sa résidence des Laurentides.6

SERGE FISETTE serge.fisette@videotron.ca

NOTES

1. Richard Thérrien, « Autrefois Jacques Bélanger, Brigitte Martel : le chanteur devenu femme ». Source : Dernière Heure, 1 avril 1997.

2. http://www.retrojeunesse60.com/jacques.belanger.html. Consulté le 2 novembre 2022.

3. Richard Thérrien, op. cit.

4. Mirha-Soleil Ross, documentaire produit lors du gala de l’ATQ pour la Journée internationale de la transsexualité, Toronto, 1998.

5. Brigitte Martel, Né homme, comment je suis devenu femme, Montréal, Éditions Québecor, 1981, p. 5.

6. Extrait du documentaire de Mirha-Soleil Ross, diffusé le 2 mai 1998 au Café Cléopâtre à Montréal. Source : https://www.youtube.com/watch?v=ja6nx2fg868. Consulté le 2 novembre 2022.

7. Née Marcel Godbout en Abitibi, Marie-Marcelle Godbout sera magicienne sous le nom de Mimi de Paris et tiendra le rôle d’une barmaid dans le film Il était une fois dans l’Est.

8. https://fr.wikipedia.org/wiki/Brigitte_Martel. Consulté le 4 novembre 2022.

56 | FUGUES.COM COMMUNAUTAIRE | HÉROS DE NOTRE HISTOIRE
alias Jacqueline Bélair, alias Brigitte Martel, alias Jacques Bélanger

NOUS RECRUTONS DE NOUVEAUX MEMBRES POUR LA SAISON 2023-2024

Soirée retrouvailles mardi 29 août dès 18h30

Début de la nouvelle saison mardi le 5 septembre à partir de 19h

Salon de quilles Darling 3350 Rue Ontario E, Montréal POUR PLUS D’INFOS

Benoît : 514 865 1171 Guy : 514 772 0791

RENDEZ-VOUS BEAUTÉ

LE SAMEDI 9 SEPTEMBRE

Joignez-vous à nous en personne pour notre RENDEZ-VOUS BEAUTÉ

Dorlotez-vous avec une mise en beauté et une consultation en soins de la peau.

Faites-vous beau pour une bonne cause.

DE PLUS

Pour chaque billet vendu, 5$ seront remis à la Fondation Pharmaprix pour la santé des femmesMC

Rencontres bi-mensuelles avec 2 THÈMES PAR RENCONTRE, de 19h à 20h30 Plus d’infos : menardreal@gmail.com

Réal Ménard et Laurent Bernier vous invitent au Cercle de discussion LGBTQ+.

ET C’EST GRATUIT!

14 SEPTEMBRE 2023

1. Qu’est devenu le Village: est-ce un endroit où je me reconnais encore ?

2. Humour sur et par les gais.

28 SEPTEMBRE 2023

1. Voyager gai ou la croisière s’amuse !

2. Le mariage gai: pour ou contre ?

12 OCTOBRE 2023

1. Les infidélités sont-elles inhérentes aux gais ?

2. Les Drags Queens : spectacle ou scandale ?

26 OCTOBRE 2023

1. Mentir ? Une obligation pour un gai, une nécessité pour vivre en société ?

2. Psychologues, psychiatres et sexologues : est-ce un tabou que de les consulter ?

9 NOVEMBRE 2023

1. Qu’est-ce que vous reprochez aux gais ?

2. L’héritage du SIDA.

23 NOVEMBRE 2023

1. Les gais et leur histoire: combats, mobilisations et victoires.

2. Êtes-vous heureux ?

7 DÉCEMBRE 2023

1. Fugues: reflet de la communauté gaie ? Avec la participation d’Yves Lafontaine, directeur du magazine Fugues.

2. Qu’est-ce que le cercle de discussion vous apporte ?

14 OU 21 DÉCEMBRE SOIRÉE DU TEMPS DES FÊTES.

Les cercles de discussion ont lieu dans les locaux de la Confédération des Syndicats nationaux (CSN) au 1601 avenue de Lorimier à Montréal

008E73
308004
Ligue de quilles amicale gay friendly fondée en 2005 dont tous sont bienvenue.
308003
Réal Ménard Laurent Bernier

Veuillez communiquer avec le groupe LGBTQ+ qui vous intéresse pour connaître leur horaire d’activités.

AFFAIRES

MONTRÉAL

CHAMBRE DE COMMERCE

LGBT DU QUÉBEC

T. 514-522-1885

www.clgbtq.org info@cclgbtq.org

SDC DU VILLAGE

T. 514-529-1168

AINÉS MONTRÉAL

ARCG - AÎNÉS ET RETRAITÉS DE LA COMMUNAUTÉ GAIE www.arcgai.org / info@arcgai.org

T. 514-730-8870

Activités, soutien, entraide

GAY AND GREY MONTREAL

T. 514-487-6760 www.gayandgreymontreal.com

QUÉBEC

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29111

CENTRES

COMMUNAUTAIRES

MONTRÉAL

CENTRE ALEXANDRE-DE-SÈVE DES LOISIRS SACRÉ-COEUR

T. 514-872-2928

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COMITÉ SOCIAL CENTRE-SUD

T. 514-596-7092 1710, rue Beaudry

OUTAOUAIS / OTTAWA

CENTRE DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE DU CENTRE-VILLE

T. 613-233-4443 info@centretownchc.org

CULTURE

MONTRÉAL

ARCHIVES GAIES DU QUÉBEC

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BIBLIOTHÈQUE À LIVRES OUVERTS (LGBTQ+)

T. 514-528-8424 www.biblio.cclgbtqplus.org

FIERTÉ MONTRÉAL

T. 514-903-6193 fiertemontrealpride.com

FESTIVAL IMAGE+NATION image-nation.org

MTL EN ARTS

T. 514-370-2269

QUÉBEC

FÊTE ARC-EN-CIEL

T. 418-809-FETE 435 du Roi, bur. 4

OUTAOUAIS / OTTAWA

FIERTÉ DANS LA CAPITALE

T. 613-252-7174

DISCUSSIONS, SOUTIEN ET SENSIBILISATION

MONTRÉAL

AU-DELÀ DE L’ARC-EN-CIEL

T. 514-527-4417 Lutte contre l’homophobie au sein des communautés immigrantes.

AL-ANON

T. 514-866-9803 Groupe pour gais et lesbiennes amis et familles des alcooliques, les samedis à 10h.

ALCOOLIQUES ANONYMES

T. 514-376-9230 pour obtenir la liste des meetings gais.

ANGLOPHONE LESBIANS sistersunited2014@outlook.com

Social activity group.

AQAPMM-SANTÉ MENTALE

T. 514-524-7131

CENTRE DES FEMMES VERDUN

T. 514-767-0384. Groupe de soutien pour lesbiennes.

CENTRE D’ORIENTATION

SEXUELLE DE L’UNIVERSITÉ MCGILL (COSUM)

T. 514-934-1934 #43585

CREACC-DIVERSITÉS info.creacc@gmail.com

CENTRE SOLIDARITÉ LESBIENNE

T. 514-526-2452

TOUTES TENDANCES DES COCAÏNOMANES ANONYMES https://www.caquebec.org

LGBTQ+ et ami.e.s, jeudis 19h30, 1945 Papineau H2K 4J3

COLLECTIF CARRÉ ROSE

T. 514-831-3150 ou Facebook

CRYSTAL METH ANONYMES Horraire complet sur cmamtl.org

DÉPENDANCE AFFECTIVE

SEXUELLE ANONYME DASA

T. 514-983-0671

L’ÉCHO DES FEMMES DE LA PETITE-PATRIE

T. 514-277-7445

FONDATION ÉMERGENCE

T. 514-866-6788

GROUPE INTERVENTION VIOLENCE

CONJUGALE LESBIENNE

T. 514-526-2452

GRIS – MONTRÉAL

T. 514-590-0016 gris.ca

NARCOTIQUES ANONYMES LGBTQ+ 2075, rue Plessis, groupe MEETING DU VILLAGE, le dimanche à 14h.

POMPIER GAI OU BI pompiergb.com

PRINCIPES COGNITIFS

T. 514-485-2194 (10h-17h)

RÉZO

T. 514-521-7778 #226 rezosante.org info@rezosante.org

SILK

silk@caeoquebec.org

TOUTES TENDANCES DES COCAÏNOMANES ANONYMES

Pour personnes LGBTQ+ et ami.e.s, 1945 Papineau H2K 4J3

QUÉBEC

ALLIANCE ARC-EN-CIEL DE QC

T. 418-809-3383 435, rue du Roi, bur. 4, Québec, Qc, G1K 2X1 GRIS – QUÉBEC

T. 418-523-5572 www.grisquebec.ca.

PRISME

T. 418-649-1232 prisme.org

BAS-ST-LAURENT

GAI-CÔTE-SUD

T. 418-856-3566, M. Dionne.

CHAUDIÈRE-APPALACHES

GRIS CHAUDIÈRE-APPALACHES

T. 581-225-8440

CHICOUTIMI

FÉMIN’ELLES

T. 418-550-2259.

ESTRIE

GRIS ESTRIE

T. 819-823-6704 info@grisestrie.org

GASPÉSIE

LGBT+ BAIE-DES-CHALEURS lgbt-bdc.net

LGBT HAUTE-GASPÉSIE facebook.com/lgbt.hg

LAVAL/LAURENTIDES

L'ARC-EN-CIEL

T. 450-625-5453

Les mardis à 19h30.

MAURICIE

LGBT MAURICIE

T. 819-531-0770, Louis Facebook : @lgbtshawinigan

GRIS-MAURICIE/ CENTRE-DU-QUÉBEC

T.819-840-6615 ou 1 877 745-0007 info@grismcdq.org grismcdq.org

TANDEM MAURICIE

T. 819-374-5740, Kayla Palin

MONTÉRÉGIE

CAFÉ-CAUSERIE POUR FEMMES LESBIENNES ET BISEXUELLES

T. 450-651-9229 #26

DÉPENDANTS AFFECTIFS

T. 450-780-2813

ÉMISS-ÈRE

T. 450-651-9229 #24 emiss-ere.ca

JAG — ORGANISME LGBT

T:. 450 774-1349/1 800 774-1349 lejag.org

OUTAOUAIS / OTTAWA

PROJET ENTRE HOMMES

T. 819-776-2727 ou 1 877 376-2727

MAX OTTAWA

T. 613-701-6555 www.maxottawa.ca

RIMOUSKI

FLIQR

Facebook.com/FliQr

Groupe queer féministe

COMITÉ DIVERSITÉ

T. 418-722-7432

SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN

DIVERSITÉ 02

T: 581-447-2211 www.diversite02.ca

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU

GROUPE GLBT-LGBT

ST-JEAN-SUR-RICHELIEU

T. 514-464-9555, Ian Ouellet ou

T. 438-274-4986, Christian White monmeilleurami@hotmail.com

SHERBROOKE

ENTRE-ELLES SHERBROOKE

T. 819-580-7460, Sophie entre.elles.sherbrooke@gmail.com

GROUPE DE DISCUSSIONS POUR HOMMES GAIS

T. 819-823-6704.

IRIS ESTRIE

T. 819-823-6704 Intervention régionale et infos sur le VIH et ITSS.

PARTOUT AU CANADA

COORDINATION LGBT D’AMNISTIE INTERNATIONALE CANADA FRANCOPHONEE

T. 514-766-9766 ou 1-800-565-9766 Facebook.com/Réseau-LGBTAmnistie-International

EGALE CANADA

T. 1-888-204-7777

PARTOUT AU QUÉBEC

CAEO QUÉBEC caeoquebec.org Service d’écoute et de ressources en anglais.

FIERTÉ AGRICOLE

T. 450-768-6995 fierteagricole.org

RÉSEAU DES LESBIENNES DU QUÉBEC

T. 438-929-6928 rlq-qln.ca

ÉCOUTE MONTRÉAL

INTERLIGNE

1-888-505-1010 interligne.com

Écoute téléphonique et clavardage

SUICIDE ACTION MONTRÉAL

T. 514-723-4000

NARCOTIQUES ANONYMES

514-249-0555

Écoute téléphonique 24h/24

AIDE AUX TRANS DU QUÉBEC

T. 1-855-909-9038 #2 atq1980.org

Écoute téléphonique 24h/24

PARTOUT AU QUÉBEC

CAEO QUEBEC caeoquebec.org Service d’écoute et de ressources en anglais.

INTERLIGNE

1-888-505-1010 interligne.com

Écoute téléphonique et clavardage.

ETHNIQUES ET IMMIGRATION

MONTRÉAL

AGIR MONTRÉAL agirmontreal.org

GA’AVA info@gaava.org

HELEM-GROUPE LGBT LIBANAIS

T. 514-806-5428 montrealhelem.net

LEGIT-QUÉBEC

514-907-5366 Aide pour les conjoints de même sexe et l’immigration.

JEUNES ET FAMILLE MONTRÉAL

ALTER HÉROS alterheros.com

L’ALTERNATIVE lalternative.ca Ass. des GLBT et leurs amis de l’Université de Mtl. ASSOCIATION PÈRES GAIS DE MONTRÉAL (APGM)

T. 1 855-237—2746 apgmqc.wordpress.com

L’ASTÉRISK

T. 514-523-0977 coalitionjeunesse.org

COALITION DES FAMILLES LGBT

T. 514-878-7600 familleslgbt.org info@familleslgbt.org

COMITÉ FAMILLE ET QUALITÉ

DE VIE DES GAIS ET LESBIENNES

T. 514-521-4993

847, rue Cherrier, #201

CONCORDIA QUEER COLLECTIVE

T. 514-848-7414

FONDATION ÉDUCATION

ÉMOTIONNELLE LOVE (FEEL)

T. 438-992-8542 feelvie.blogspot.ca

GRIS – MONTRÉAL

T. 514-590-0016 www.gris.ca

JEUNESSE, J’ÉCOUTE

1-800-668-6868 Aide et écoute 24/7, les 5 à 20 ans. jeunessejecoute.ca

JEUNESSE LAMBDA

T. 514-528-7535 Pour les 25 ans etFacebook.com/JLAMBDA.MTL

LGBTQ YOUTH CENTER WEST ISLAND

T. 514-695-0600 lgbtq2centre.com

PARENTS D’ENFANTS GAIS

T. 514-282-1087

PROJET 10

T. 514-989-4585 p10.qc.ca

QUEER MCGILL

T. 514-398-2106 queermcgill.org

RÉPITSS-UQAM

T. 514-987-3000, #4041 320, rue

Ste-Catherine Est, local DS-3125

QUÉBEC

ARCO IRIS (ÉTUDIANT)

T. 418-658-5389

Asso étudiante du Cégep Ste-Foy.

COALITION DES FAMILLES LGBT

T. 418-523-5572

L’ACCÈS

T. 418-523-4808 Pour 14-25 ans.

GROUPE GAI UNIVERSITÉ LAVAL

T. 418- 656-2131 ggul.org

GRIS – QUÉBEC

T. 418-523-5572 grisquebec.org

PÈRES GAIS DE QUÉBEC

T. 418-572-7273, Marc

CHAUDIÈRE-APPALACHES

GRIS CHAUDIÈRE-APPALACHES

T. 581-225-8440

GRANBY

DIVERS-GENS

T. 579-488-8004 170, St-Antoine Nord, local 107, Granby divers-gens@hotmail.com

LANAUDIÈRE

LE NÉO

T. 450-964-1860 ou 1 800 964-1860 www.le-neo.com

LONGUEUIL

AMALGAME

T. 450-651-9229 #24, 1-888-227-7432

462, Boul. Sainte-Foy

MAURICIE

GRIS-MAURICIE/ CENTRE-DU-QUÉBEC

T. 819-840-6615 ou 1 877 745-0007 info@grismcdq.org grismcdq.org

58 | FUGUES.COM COMMUNAUTAIRE | LISTE DES GROUPES LGBTQ+
POUR TOUTES MODIFICATIONS: INFO@FUGUES.COM

ÉQUIPE MONTRÉAL

Septembre

Club Bolo

Le 8 septembre 2023, c’est la rentrée ! Des cours de niveau débutant, intermédiaire et avancé seront offerts les vendredis à compter de 19 h. Gratuité des trois premiers cours pour les nouveaux. Félicitations à Alan Gaudet, président et cofondateur du Club Bolo, pour avoir participé à une entrevue radio à CBC Radio-Canada le 10 août dernier concernant la danse en ligne country. N’hésitez pas à consulter le site Web www.clubbolo.com ou la page Facebook du Club Bolo pour de plus amples informations concernant les activités. Venez expérimenter le plaisir de la danse country. Hee Yaw ! 514-849-4777 info@clubbolo.com

Yoga Gai Zone

Yoga gai zone/mtl se veut un groupe amical de pratique collective du power yoga. L’entrainement a lieu tous les samedis du mois de septembre au parc des faubourgs, si la température le permet. Pour confirmation de la séance, consultez : https://yogagaizonemtl. wixsite.com/yogi/blog. De 9 h 30 à 10 h pour les débutant.e.s, une demi-heure d’initiation aux mouvements de yoga. Bienvenue aux nouveaux et nouvelles yogis ! sur réservation : yogiclaude.57@gmail.com de 10 h à 11 h. L’entrainement en power yoga s’adresse aux adeptes du yoga et à celleux désirant s’initier (tout en demeurant dans votre zone de confort). sans réservation. L’activité est gratuite. près du métro papineau. voir la carte : https://montreal.ca/lieux/parc-des-faubourgs

Armada Montréal RFC

La saison 23-24 pour l’Armada, c’est de Charlotte à Rome avec escale à Toronto et NYC. Saviezvous que l’équipe de rugby Armada Mtl RFC se promène un peu partout sur la planète pour jouer au rugby?  Ce sport de combat qui « permet aux enfants de devenir adultes et aux adultes de rester des enfants » est un excellent prétexte pour te pousser au maximum de ce que ton corps peut donner. Rappelons que Armada Montréal RFC est constamment en recrutement pour inviter d’autres joueurs à se joindre à l’aventure d’une vie aux 4 coins du monde. Pour plus d’info : Insta : @ArmadaMontreal

Plein air Hors sentiers

Septembre annonce l’arrivée des couleurs !!

Voici les activités à venir :

Du 1er au 4 septembre : camping au Lake Harris, Adk, NY (rando)

Samedi 2 septembre : rando à la montagne Grise, lac Supérieur

Samedi 9 septembre : rando au mont Foster, lac Brome

Du 15 au 17 septembre : chalet et les couleurs au parc du Mont-Tremblant (rando et spa)

Samedi 16 septembre : vélo sur la Riveraine et vignoble Domaine du fleuve à Varenne

Du 22 au 24 septembre : refuge au mont Armstrong, Adk, NY (rando)

Samedi 23 septembre : rando au mont Hurricane, Adk, NY

Samedi 30 septembre : rando à la montagne d’Argent, La Conception.

Info et inscription : horssentiers.ca

Ensemble vocal Ganymède Ganymède recrute ! Vous aimez chanter et cherchez un milieu respectueux et inclusif pour faire vos premiers pas dans le monde choral ? Vous avez de l’expérience de chant et cherchez un groupe sympathique pour chanter régulièrement les mardis soirs ? L’ensemble choral Ganymède (chœur de voix graves : ténor, baryton, basse) vous invite à participer à une séance d’introduction le 5 septembre prochain, qui vous permettra de connaitre les choristes, de tester le chant choral et de vous joindre au groupe maintenant, sans devoir faire d’audition. La saison d’automne sera magnifique ! En effet, l’Ensemble vocal Ganymède travaillera trois sublimes Magnificat qui seront prêts à point nommé pour le temps des Fêtes. Vous êtes intéressés ? Contactez-nous au (514) 992-5362 ou par courriel : info@evganymede.com

Les Galopins Front Runners Montréal

En semaine maintenant, on court le lundi  ! Venez courir ou marcher avec nous et profitez du merveilleux panorama que le mont Royal vous offre. Peu importe que vous soyez débutant.e ou expérimenté.e, l’expérience sera exceptionnelle. Il y a des participant.e.s de tous les niveaux. Devenez membre des Galopins (20 $/année) et faites partie du réseau mondial des clubs de course à pied et marche LGBT Front Runners. Venez à un de nos rendez-vous hebdomadaires pour découvrir l’esprit Galopins. Vous pouvez venir à une de nos sorties pour faire connaissance avec notre club, sans frais pour vos premières visites. Rendez-vous tous les samedis au début du chemin Olmsted du mont Royal, à côté du monument GeorgeÉtienne Cartier à 9 h 30 pour la course et la marche. En semaine, le rendez-vous est maintenant le lundi à 18 h pour la course. Le samedi, la rencontre est suivie d’un brunch au restaurant Bagel Etc., boulevard Saint-Laurent, où l’amitié et les échanges sont au rendezvous. Contactez-nous via notre page Facebook /galopinsmontreal ou par courriel : info@galopins.ca  Téléphone : 514-503-6905

Tennis Lambda

Dans le cadre de la journée des Fiertés de l’Omnium Banque Nationale qui se tenait le mercredi 9 août dernier, Robert Dumas, administrateur de Tennis Lambda et directeur du tournoi de la Coupe de la Reine, a eu l’honneur d’effectuer le tirage au sort avant le match opposant la Montréalaise Leylah Fernandez à la brésilienne Béatrice Haddad Maia. De plus, le samedi 12 août, lors de la Journée communautaire du festival Fierté Montréal, Tennis Lambda a partagé un kiosque avec Équipe Montréal et a accueilli de nombreux amateurs et amatrices de tennis qui ont profité de l’occasion pour se renseigner sur ses activités. Tennis Lambda regroupe plus de 125 joueurs et joueuses de tous les calibres et célèbre l’amour du tennis pendant les quatre saisons. Du 1er octobre au 30 avril, les joueuses et les joueurs se réunissent au Club de tennis Île-des-Sœurs les samedis après-midi et du 1er mai au 30 septembre sous le beau soleil d’été au parc Louis-Riel, les dimanches après-midi. C’est avec plaisir que nous accueillerons les personnes intéressées lors de notre journée Portes ouvertes le samedi 7 octobre au Club de tennis de L’Île-des-Sœurs à 15 h. Pour plus de détails : tennislambda.com

Veuillez communiquer avec le groupe LGBTQ+ qui vous intéresse pour connaître leur horaire d’activités.

POUR TOUTES MODIFICATIONS: INFO@FUGUES.COM

OUTAOUAIS / OTTAWA

JEUNESSE IDEM

T. 819-776-1445 ou 1-877-776-1445

SHERBROOKE

ASSOCIATION LGBTQ DE L’UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE glebus@usherbrooke.ca

TROIS-RIVIÈRES

L’ACCÈS

T. 819-376-1721 #2529

SANTÉ

MONTRÉAL

CENTRE D’AIDE AUX PERSONNES

ATTEINTES DE L’HÉPATITE C

T. 514-521-0444 ou 1-866-522-0444

CENTRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE

T. 514-683-4588

CENTRE DE RESSOURCES ET D’INTERVENTION EN SANTÉ ET SEXUALITÉ

T. 514-855-8991

PROJET TRAVAILLEURS DU SEXE

T. 514-521-7778 # 224

T. 514-529-7777

RÉZO

T. 514-521-7778 #226 rezosante.org info@rezosante.org

STELLA (TRAVAIL DU SEXE)

T. 514-285-8889

SUICIDE-ACTION MONTRÉAL

T. 514-723-4000 ou 1-800-Appelle

SPIRITUALITÉ

MONTRÉAL

BELIEVE

believe@mail.com Soutien et discussion LGBTQ+ sur la spiritualité.

COMMUNAUTÉ CHRÉTIENNE

SAINT-PIERRE-APÔTRE

T. 514-524-3791 1201, Visitation

FOI ET FIERTÉ

T. 514-866-0641

110, rue Ste-Catherine E.

QUÉBEC

GROUPE CHRÉTIEN GAI

T. 418-656-2189

SPIRITUALITÉ ENTRE NOUS

T. 418-623-4086, Ginette Lauzon.

TRANS PARTOUT AU QUÉBEC

AIDE AUX TRANS DU QUÉBEC

T. 1-855-909-9038 #2 atq1980.org

Écoute téléphonique 24h/24

OUTAOUAIS / OTTAWA

TRANS OUTAOUAIS

www.transoutaouais.com

T. 343-202-5006

VIH/SIDA MONTRÉAL

ACCM

T. 514-527-0928 accmontreal.org

AIDS Community Care Montreal

COCQ-SIDA

T. 514-844-2477 cocq sida

Coalition des orga-nismes communautaires de lutte contre le sida.

FONDATION BBCM

T. 514-875-7026 bbcm.org

FONDATION L’ACTUEL

T. 514-270-4900

FONDATION QUÉBÉCOISE DU SIDA

T. 514-315-8839

MAISON D’HÉRELLE

T. 514-844-4874 www.maisondherelle.org

MAISON DU PARC

T. 514-523-7420

MAISON PLEIN CŒUR

T. 514-597-0554

PORTAIL VIH/SIDA DU QC

T. 514-523-4636 ou 1-877-Portail

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LGBT+ & ALLIÉ-E-S. equipe-montreal.org

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BADMINTON G-BLEUS contactgbleus@gmail.com gbleus.com

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CHŒUR GAI DE MONTRÉAL

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CHORALE TRANSMASC/ MOC CHOIR OF MONTREAL QC Facebook.com/Chorale Transmasc choraletransmasc@ equipe-montrreal.org

CURLING - LES FOUS DU ROI

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DODGEBALL LGBT DE MONTRÉAL LES RATONS CHASSEURS facebook.com/lesratonschasseurs

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60 | FUGUES.COM COMMUNAUTAIRE | LISTE DES GROUPES LGBTQ+

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Avez-vous récemment tenté de partager un article de Fugues sur votre fil Facebook (ou de La Presse, du Journal de Québec ou encore de Xtra Magazine)? Si vous avez remarqué une absence de nouvelles dans votre fil Facebook ou Instagram, vous n’avez pas la berlue! C’est le résultat direct d’un bras de fer qui se joue présentement entre Meta (compagnie mère de Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger) et le gouvernement fédéral canadien concernant la nouvelle loi C-18.

Qu’est-ce que la loi C-18? La « loi sur les nouvelles en ligne » vise à forcer Google et Meta à négocier des redevances aux médias dont les contenus sont partagés sur leurs plateformes. Le prix de ces redevances devra être négocié avec les médias. Si aucune entente n'est conclue, Ottawa pourra faire office d'arbitre. La loi C-18 devrait entrer en vigueur en décembre prochain.

En d’autres mots, on veut qu’enfin Facebook et Google paient un peu pour le trafic qui est occasionné quand les utilisateurs cliquent sur l’URL partagé dans un fil de nouvelles ou qui apparait dans une recherche en ligne. Or, Meta (qui a pourtant déjà signé un accord avec l’Australie, suite au dépôt là-bas d’une loi similaire) a clairement fait savoir qu’elle n’a pas l’intention de se conformer à cette loi, ce qui l’a mené à retirer au Canada tout lien menant à un média officiel sur sa plateforme. Google aussi est en désaccord, mais est demeuré pour l’instant à la table des négociations avec Ottawa pour trouver une solution. Alors que Youtube partage une partie de ses revenus publicitaire avec les producteurs de contenus, et ce, depuis des années et que Tik Tok et X le proposent aussi depuis peu), l’attitude de bully de Meta s’apparente de plus en plus à celle d’un quasi-monopole qui profite de sa position et veut imposer sa volonté au-delà des lois.

D’ici à ce que l’entreprise Californienne revienne sur terre, cela signifie qu’énormément de nouvelles, d'articles et de reportages liés aux communautés LGBTQ+ qui circulent en provenance de médias officiels dont Fugues ne seront plus ou pas aussi visibles sur Facebook ou Instagram qu’avant. Rappelons que nous effections près de 120 publications par mois sur Facebook seulement et au moins une trentaine sur Instagram. Nous n’étions pas les seuls. Selon les plus récentes études, entre 25 et 40% des Canadiens accèdent dorénavant à l’information des médias officiels… via les médias sociaux!

Nous avons laissé les médias sociaux développer des algorithmes qui nous rendent accroc de ces plateformes sans imposer jusqu’à récemment de réglementation. Quel sera l’impact pour la communauté LGBTQ+, si on ne voit plus passer ces publications dans Facebook et Instagram?

Vous savez, ces entrevues avec les personnes qui font l’événement à chaque mois, ce dossier sur les voyages dans des destinations LGBTQ, ce reportage sur les fiertés à venir à Québec ou à Sherbooke? Ou la plus récente chronique de Samuel Larochelle, de Julie Vaillancourt ou de Denis-Daniel Boullé? Souvent, on voit d’abord passer cette information sur Facebook, pour ensuite lire l’article au complet sur le média en question en ligne ou en version imprimée. Dorénavant, il vous faudra (re)prendre l’habitude d’aller directement sur le site

de 6 mois notre projet d’une appli pour téléphone intelligent. Cette l’appli devrait être lancée d’ici le début janvier prochain.Le fait demeure, avec ce blocage de META, il y aura un accès plus réduit aux nouvelles « officielles » pour ceux qui passent leur temps sur Facebook ou Instagram, soit entre le tiers et le quart de la population. Et ce, avec tout ce que cela suppose de conséquences pour la désinformation, déjà trop présente sur les médias sociaux… Pour certains, ce débat ne concerne que les médias qui se battent déjà pour leur survie et une plus grande partie des revenus publicitaires en ligne qui leur échappent, justement en allant vers Google et Meta. Mais c’est oublier que le retrait des contenus des entreprises de presse ne correspond pas à une demande du public. La disparition des médias d’information sur les plateformes du groupe va laisser une place plus importante à des acteurs pour l’instant secondaires dans la transmission d’informations biaisées sur l’actualité, avec les risques potentiels que cela comporte. Car contrairement à ce que l’entreprise sous-entend, il est difficile de croire que ces contenus ne sont qu’accessoires dans l’utilisation qu’on fait d’un média social comme Facebook ou une plateforme comme Instagram. Comme citoyen.ne.s, comme lecteurs.trices nous vous invitons à ralentir votre temps sur ces réseaux et à adopter d’autres Réseaux qui se comportent plus comme des citoyens corporatifs responsables.

Vous utilisez Facebook ou Instagram pour faire connaître vos produits ou services? Envisagez plutôt l’utilisation d’un média traditionnel comme le magazine Fugues et constater combien ce type de placement est aussi efficace, sinon plus au niveau de la cible atteinte. Travaillez avec des créateurs de contenu locaux et diffusez votre contenu sur les plateformes de Fugues. Redistribuez votre budget numérique sur un portail comme Fugues.com ou l’Infolettre de Fugues.

Consultez notre trousse média à https://www.fugues.com/annoncer-avec-fugues Écrivez nous à Marc Landreville mlandreville@fugues.com  6

YVES LAFONTAINE yveslafontaine@fugues.com

62 | FUGUES.COM
Meta et le blocage des médias, ce que ça signifie concrètement
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COMMUNAUTAIRE | MÉDIA COMMUNAUTAIRE
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Me PHILIPPE FORTIN Notaire Philippe.fortin@notarytogo.ca 3800-A, rue St-Hubert, Montréal, H2L 4A5 Tél : 514.908.2222 fax : 514.908.2232 Immobilier Copropriété Succession Testament Mandat Nous nous déplaçons Accessible aux fauteuils roulants 008E15 Steve Samson NOTAIRE TESTAMENT • MANDAT MARIAGE • IMMOBILIER 1760 rue Atateken, Montréal 514 596-1731 | notairesamson.com 008E19 008E20 008E16 Me André Laflamme NOTAIRE Immobilier, Testament, Mandat, Tél.: 514.388.3868 Fax: 514.388.3620 alaflamme@notarius.net notaireandrelaflamme.com 2409, Fleury Est, suite 105 Montréal, H2B 1L1 008009e 008E74EX

L’Institut du développement du leadership positif (IDLP) propose aux personnes vivant avec le VIHsida (PVVIH) une formation en leadership intitulée Qui suis-je en tant que leader ?. Il s’agit d’un séjour à Orford, dans la belle région des Cantons de l’Est, du 19 au 22 octobre, à l’Hôtel Chéribourg, où l’on présentera le module de base en présentiel. C’est un programme de développement du leadership pour les personnes vivant avec le VIH. Peut-on mieux vivre avec sa maladie, veut-on mieux connaitre sa communauté VIH, veut-on développer des compétences ? C’est avec en tête ces quelques questions parmi tant d’autres qu’on passera à travers cette formation durant ce week-end-là du mois d’octobre.

« Ce n’est pas un groupe de soutien, mais lorsqu’on parle d’empowerment il y a des questions qui ressortent comme l’estime de soi, la confiance en soi, l’engagement des PVVIH, etc. », explique Daniel-Claude Gendron, le coordonnateur de l’IDLP volet Québec. « Par exemple, je suis un bénévole dans un organisme et je n’arrive pas à m’exprimer, à prendre la parole en public, et bien dans ces ateliers on apprend à combattre la timidité. Les plus jeunes aussi ont l’opportunité de s’informer sur ce qui s’est passé lors de l’atelier sur l’historique du VIH. Il y a parfois des moments touchants qu’échangent les gens sur les combats qui ont été menés, sur les gens qui sont décédés et qu’ils ont connus, sur les droits qu’on a acquis, mais qui n’existaient pas au début de l’épidémie du VIH, etc. Donc, encore une fois, ce n’est pas un groupe de soutien, mais ça vient donner des opportunités aux gens de s’exprimer et, parfois, ils racontent des choses qu’ils n’ont jamais dites à personne et cela leur donne plus d’assurance […] »

La notion d’empowerment vient des mouvements sociaux qui luttent de façon générale pour l’égalité des droits

(femmes, personnes racisées, LGBTQ+, etc.) ou pour l’écologie, l’environnement, etc. On accole à l’empowerment, en français, des définitions d’autonomisation, d’émancipation, de renforcement de la personne, etc.

Voici ce qu’on trouve sur le site de l’Institut et ce qu’on nous apprend sur les objectifs et la mission de telles formations : « La formation vise à créer un réseau de personnes vivant avec le VIH informées et conscientes de leur empowerment et qui participeront et contribueront à leur communauté. Les quatre principaux domaines de développement visent à : développer la résilience personnelle des participants face à la stigmatisation et la discrimination à l’égard du VIH ; identifier ses valeurs et sa philosophie personnelles liées au leadership ; développer des compétences et des pratiques de leadership ; enfin, acquérir des connaissances sur la communauté et devenir plus sensible à l’importance d’une participation accrue dans les efforts communautaires ».

Du 19 au 22 octobre, les personnes suivront le module de base en leadership, mais il y a en fait trois niveaux au total, soit : le développement des compétences en communications, une formation offerte en deux jours et demi, et un atelier sur les compétences en gouvernance si l’on veut, par exemple, devenir membre d’un conseil d’administration d’un organisme ou encore responsable d’un comité ou d’un projet. Cette formation de 13 à 14 heures est disponible en ligne seulement et s’étale sur trois semaines et comprend des séances de groupes et individuelles. Mais qu’est-ce que ça donne réellement aux PVVIH ? « Cela réénergise une personne, cela lui donne un boost dans sa vie », souligne DanielClaude Gendron. « On prend pour exemple une femme avec un enfant qui a la maladie du VIH, elle n’arrive pas à le dire à son entourage ou aux organismes desquels elle reçoit des services, cela va lui apporter la confiance en elle et le boost pour révéler qu’elle est PVVIH. Mais ce n’est pas que pour ça, cela octroie un réel boost pour plusieurs choses dans la vie. Les retombées sont extraordinaires pour la personne, c’est une prise de conscience personnelle, oui, ça peut “brasser” à l’intérieur, mais par la suite c’est énergisant. On développe

des capacités et on trouve des ressources en soi [pour accomplir des choses] qu’on ne connaissait pas nécessairement. […]»

Il y a une limite de 12 personnes pour cette formation. « Si vous n’êtes pas accepté cette fois-ci, ce n’est pas pour d’autres raisons que parce qu’on a atteint la limite, indique Daniel-Claude Gendron. On est obligé de mettre une limite pour que chaque participant.e puisse avoir le temps de s’exprimer et de partager avec les autres et que la discussion et l’animation soient plus faciles et fluides […] »

Si ces ateliers en leadership et en empowerment existent au Canada et aux États-Unis depuis plusieurs années, tous les exemples et l’animation sont « adaptés à la situation particulière du Québec », dit Daniel-Claude Gendron. Ici, l’Agence de santé publique du Canada (ASPC) soutient l’IDLP et les ateliers présentés par l’Institut, qui est relié à la COCQ-SIDA (Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida). Cette formation de l’IDLP est offerte en français en présentiel ici, mais si on est francophone et qu’on habite la Colombie-Britannique ou l’Ontario, par exemple, celle-ci est disponible en ligne, « On a développé une plateforme d’apprentissage sous forme de vidéos que l’on peut ainsi suivre et passer à travers les trois modules prévus », ajoute Daniel-Claude Gendron.

« Notre plus grand défi et notre objectif en ce moment à l’IDLP est de pouvoir rejoindre les jeunes, les personnes autochtones et les anglophones. Ce n’est pas facile de sensibiliser ces personnes-là, mais on y travaille très fort », dit Daniel-Claude Gendron. Le transport, l’hébergement et les repas sont pris en charge par l’IDLP, de même que des frais de garde pour les gens avec des enfants.  6

INFOS | Date limite pour s’inscrire : 8 septembre. Hôtel Chéribourg, 2603, chemin du Parc, à Orford (en Estrie).

Informations : https://idlp.ca

64 | FUGUES.COM
COMMUNAUTAIRE | ÉVÉNEMENT
Un week-end de formation pour les personnes vivant avec le VIH

Le 12 août dernier, la magnifique terrasse extérieure du Club La Cité, située au coin de l’avenue du Parc et de la rue Prince-Arthur, a été le lieu de convergence pour l’un des événements les plus attendus de la Fierté à Montréal : La Piscine. Sous un soleil éclatant (presque toute la journée !), la fête estivale a accueilli 1 200 participant.e.s venu.e.s célébrer l’acceptation, la diversité et la Fierté dans un environnement musical, sécuritaire et inclusif.

L’événement conçu par Jam Depaname et Jean-François Gervais a connu une croissance fulgurante, attirant pas moins de 1 200 participant.e.s passionné.e.s, contre 600 l’année précédente. L’engouement pour La Piscine a été si vif que tous les billets se sont vendus en seulement 34 minutes, confirmant la place de l’événement aquatique dans le paysage festif estival de la ville.

« On envoie un gros message d’amour à toutes les personnes qui ont assisté, partage Jam Depaname, co-organisateur de La Piscine. Nous avons travaillé toute l’année sur cet événement et nous sommes très contents et reconnaissants de l’engouement des invité.e.s lors de l’annonce de la tenue d’une nouvelle édition de La Piscine ! »

La terrasse extérieure du Club La Cité, baignée de lumière solaire, a offert une toile de fond exquise à cette journée. La piscine cristalline est devenue le point central de la fête, un havre rafraichissant où les participant.e.s pouvaient se détendre, se rafraichir et s’amuser tout en étant caressé.e.s par les doux rayons du soleil. L’événement a su équilibrer habilement les plaisirs de la musique, de la danse et de l’eau, créant une symphonie d’expériences sensorielles qui se sont fondues en une journée mémorable. Cette année, « l’événement le plus chaud de la Fierté à Montréal » a été brillamment mis en scène, avec une ambiance enflammée qui a réchauffé les cœurs et créé des souvenirs inoubliables. L’expérience musicale a en effet été l’un des points forts de La Piscine. Avec un line-up de DJ talentueux tels que K.Nox, Reid Bourgeois, Samuel Villagomez, Sandy Duperval (BLK PRL) et The Neighbors, l’ambiance était électrique et envoûtante. Les rythmes enivrants ont ponctué les vagues d’énergie qui parcouraient la foule, créant une symbiose parfaite entre la musique, les gens et l’atmosphère ensoleillée.

En plus de cette riche brochette de DJ, les participant.e.s ont aussi eu droit à des prestations enlevantes de cinq drag queens plus pétillantes les unes que les autres : Dahlia Sin, Paolo Perfeccion, Zeino, Lady Boom Boom, Aizysse Baga et Amber Hilton, qui ont été accueillies par des applaudissements à tout rompre de la part des invité.e.s. L’aspect visuel de l’événement n’était pas en reste, avec les maillots de bain comme véritable vedette. Lors de cette journée chaude, les participant.e.s arboraient des tenues de bain audacieuses et révélatrices, rivalisant de créativité pour exprimer leur individualité. Les speedos, plus colorés les uns que les autres étaient à l’honneur, reflétant l’audace et la confiance en soi qui caractérisent La Piscine. Cet événement se transforme ainsi en une véritable vitrine de la diversité corporelle, où chaque personne peut se sentir à l’aise et belle dans sa propre peau.

Les organisateurs ont su créer une expérience unique, plaçant la convivialité et l’inclusivité au cœur de la fête. Selon Jam Depaname, l’objectif était de créer un espace où tout le monde se sentirait le bienvenu et où chacun pourrait s’amuser sans crainte de jugement.

C’est d’ailleurs la notion d’inclusivité qui a donné naissance à l’événement : « Chaque année, la communauté est très enthousiaste à l’idée d’aller au T-Dance de la Fierté, qui est un day party et qui est à mes yeux l’un des partys les plus inclusifs du festival, partage Jam Depaname . Je voulais donc recréer un événement inclusif similaire, tout en y ajoutant l’élément de l’eau, parce que c’est l’été ! »

Lorsqu’on lui demande si d’autres éditions de La Piscine verront le jour dans le futur, Jam Depaname laisse entrevoir plusieurs projets : « Les idées ne manquent pas ! Nous pensons peut-être à un événement hivernal. Nous travaillons sans relâche pour améliorer nos activités, alors gardez l’œil ouvert pour l’an prochain. Peut-être pourrons-nous vous offrir un événement encore plus grand avec, qui sait, peut-être une plus grande piscine ! »6

PHOTO FOURNIE PAR LES PROMOTEURS
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LA PISCINE — ÉDITION FIERTÉ  Plongée dans l’événement le plus chaud de l’été
DE «LA PISCINE»

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Fête Arc-en-ciel de Québec

une édition des plus fastueuses

Pour une 19e édition, l’Ancienne capitale accueille cette célébration de la Fierté, la deuxième en importance au Québec après Montréal et c’est peu dire. Organisée par l’Alliance Arc-en-ciel de Québec, la Fête Arc-en-ciel de Québec se déroulera du 31 août au 4 septembre, soit lors du week-end de la fête du Travail. Une pléthore d’activités attend les festivaliers et festivalières, qui ne sauront où donner de la tête cette année tellement il y a d’activités.

Bien sûr, il ne faut pas rater la marche de solidarité, le 3 septembre. En plus des spectacles avec de grand.e.s artistes d’ici est d’ailleurs, la Fête Arc-en-ciel propose une série de conférences pour nous aider à mieux comprendre la diversité des genres et des orientations sexuelles. Voici donc quelques temps forts de cette édition 2023 parmi la constellation d’activités présentées, cette année, par TD et Québecor.

Jeudi 31 août

On commence ce festival, le 31 août, par plusieurs événements comprenant Glam à l’honneur, au resto TUMI avec, entre autres, Barbada, Gabry Elle et Jojo Bones, mais il y a également le Queer Party, mettant en vedette Kendall Gender, Juiceboxx, Océane Aqua-Black ou encore Adriana, pour ne nommer que celles-ci, et ça se passe au bar Le Drague.

Vendredi 1er septembre, On inaugure la scène Banque TD à la place d’Youville, dès 18 h, avec à l’animation Katia Lévesque accompagnée par le DJ White Fatigue. Puis, la soirée Icônes à 20 h en éblouira plusieurs. Joël Legendre animera cette soirée qui verra monter sur l’estrade les Nathalie Simard, Brigitte Boisjoli, Véronique Claveau, Éléonore Lagacé et Julien Charbonneau. En première partie se tiendra un hommage à la diva Madonna par nul autre que Jimmy Moore qui célèbre ses 25 ans de carrière cette année, avec plus de 1000 spectacles.

Du côté des spectacles intérieurs, le Palais Montcalm a donné carte blanche à Narcisse, un groupe électro-pop qui proposera une soirée aux saveurs queers et festives, avec Fabien Piché (danseur contemporain), Les Butchs Médiévales alias Lé Aubin et Camille Léonard (théâtre), ainsi que Xavier Gould (poésie). À 22 h, vous aurez le choix entre deux shows de drags d’envergure : The Best Dolls of All mettra en vedette, au bar St-Matthew’s, Océane Aqua-Black, Alix de Courcy, Mary J. Kay, Jacky DiBella, Aliss Love et Ruby Keene; pour leur part, Sashs Baga, Adriana et plusieurs autres vous attendront au bar Le Drague, pour le spectacle Girl Groups.

Samedi 2 septembre

Pourquoi ne pas commencer la journée en beauté avec vos enfants (ou vos neveux et nièces), si vous en avez, avec la merveilleuse Barbada de Barbades et L’heure du conte ! De 10 h à 11, au Palais Montcalm, 100 personnes auront la chance d’assister à la lecture d’un conte qui intéressera grand.e.s et petit.e.s. Ce n’est pas la première fois que l’Alliance Arc-en-ciel propose une heure du conte, la drag « Victoria Rockwell l’avait fait, le 13 mai dernier, au Saint-Suave Librairie-Café, et ce fut un franc succès », rappelle Nicolas Caron,

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responsable des communications de la Fête Arc-en-ciel. Ensuite, dès 11 h et jusqu’à 16 h, la rue Saint-Jean s’animera avec la Journée communautaire. « C’est un de nos plus gros événements. À l’heure actuelle, on enregistre environ 30 inscriptions, mais d’habitude il y a toujours entre 40 et 50 groupes communautaires et organisations qui tiennent des kiosques », ajoute Nicolas Caron. Profitez-en pour découvrir ou redécouvrir des organismes communautaires LGBTQ+ locaux et québécois, des entreprises et des commerçant.e.s allié.e.s de nos communautés.  De plus, le P’tit marché sera également présent avec la coopération de la SDC Saint-Jean. Si vous êtes des « Gaymers » , il ne faudra pas rater, toujours le 2 septembre, l’enregistrement devant public du balado LGBTQ-Geek, de 13 h à 17 h, où l’on abordera la place des LGBTQ+ dans l’industrie des jeux vidéo, par exemple. « On sait qu’il y a chez les jeunes une clientèle qui s’intéresse aux jeux vidéo et qui ne se sentent pas nécessairement interpellé.e.s par les spectacles ou autres événements. On a prévu ici des sujets qui vont les concerner et les attirer », explique Nicolas Caron

En soirée, la place d’Youville brillera sous les paillettes des drag queens avec le spectacle Supernova (à partir de 19 h), animé par Barbada. Défileront sous les projecteurs les Tynomi Banks (Canada’s Drag Race-CDR S1), Kiara (CDR S1), Soa de Muse (Drag Race France S1), Pythia (CDR S2), Kimmy Couture (CDR S3) ainsi que Denim.

Dimanche 3 septembre

Soyez en forme parce que vous voudrez assister à plusieurs événements… D’abord, présenté par la Coalition des familles LGBT+, il y aura une activité familiale au parc Berthelot, de 10 h à 12 h 30. Puis, de 11 h à 16 h, le Marché queer rassemblera artistes, artisan.e.s et commerçant.e.s de la communauté sur la rue Saint-Jean. L’ensemble vocal Les Nanas et Djembés Québec animeront également la rue.

Puis, rendez-vous à la place d’Youville puisque, sous le coup de 13 h, la marche de solidarité se mettra en branle avec une multitude d’organismes communautaires et de personnalités.

« C’est une marche authentique de mobilisation de la communauté et pour les droits des personnes LGBTQ+ », rappelle le responsable des communications de la Fête Arc-en-ciel.

« On invite vraiment tout le monde à y participer. On y attend certainement plus de

3 000 participant.e.s cette année. »  Après cette marche, il y a toujours le Marché queer. Pour l’occasion, plusieurs artisan.e.s et commerces locaux célébreront la diversité directement sur la rue Saint-Jean. Joaillerie, peinture, entreprise écoresponsable et bien plus seront au rendez-vous afin de vous faire découvrir leurs produits. Et on vous permettra de vous détendre en vous déhanchant, en dansant et en tapant des mains avec le spectacle Groove & Glamour, à thématique disco, à la place d’Youville. Foxxy Lexxy Brown, IGAnne, Jojo Bones, La Gladu, Lady Boom Boom (CDR S3), Rock Bière, RV Métal et Scarlett Paris Evans vous enchanteront avec leurs prestations. Le tout sera animé par Gabry Elle. C’est à 19 h.

Dans le but de démystifier et de rassembler les communautés 2SLGBTQ+, des conférences sous le thème  Ensemble : une série de discussions sur le commun des communautés 2SLGBTQ+ seront présentées gratuitement en collaboration avec EY à la place d’Youville les 2 et 3 septembre, ainsi qu’au Saint-Suave Librairie-Café le 4 septembre. Au programme : entrepreneur.e.s queers de la ville de Québec, table ronde sur les réalités des personnes trans, présentation d’un rapport d’étude sur les enjeux de la communauté lesbienne par le Réseau des lesbiennes du Québec (RLQ), ainsi qu’une table ronde sur les collectifs queers et leur importance.

« Nous sommes très fiers de cette édition de la Fête Arc-en-ciel et de la nouvelle collaboration avec l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec et Air Transat, entre autres, qui nous permet d’offrir aux gens ces grands spectacles avec des artistes de renom à la place d’Youville. Nous sommes très contents de les compter parmi nos commanditaires cette année […] », conclut Nicolas Caron 6

ANDRÉ C. PASSIOUR apassiour@gmail.com

INFOS | Bien entendu, cela n’est qu’un survol des multiples activités. Pour suivre toute la programmation, il faut consulter : https://fetearcenciel.ca

L’Estrie célèbre sa 11e « pride » avec Fière la fête!

Du 12 au 16 septembre 2023, Sherbrooke se peint aux couleurs de l'arc-enciel pour la onzième édition de Fière la fête, la « pride » en Estrie, sous le thème de Se Créer Ensemble ! Ce rassemblement festif, familial et inclusif promet une panoplie d’événements pour tous les goûts et tous les publics.

Une fierté près de chez vous Fière la fête est née en 2013 grâce à la communauté étudiante de Sherbrooke, offrant aux personnes de la diversité sexuelle et de la pluralité de genre en Estrie un événement près de chez-eux pour célébrer leurs fiertés. Organisé par une équipe 100% bénévole, en partenariat avec plusieurs organismes et comités locaux, l’événement est porté par des gens passionnés qui font partie de la communauté. L’inclusion n’est pas seulement importante dans les grands centres et des événements comme celui-ci aident à faire de la région un milieu inclusif où toustes peuvent vivre authentiquement en tant qu’elleux-mêmes! Fière la fête permet donc à la vibrante communauté 2SLGBTQAINB+ de l’Estrie de se rassembler et de tisser des liens en invitant les régions environnantes à découvrir ce qu'elle a à offrir.

Une programmation de toutes les couleurs

Que vous soyez en famille ou entre amies ; amateur.e de musique, de bars ou de littérature ; membre de la communauté ou alliée ; la onzième édition de Fière la fête a quelque chose pour vous! D’autres événements pourraient s’ajouter, vous êtes encouragées à suivre Fière la fête sur les réseaux sociaux!

Le 12 septembre, pour bien débuter les festivités, vous êtes invité·es à la soirée d’ouverture où vous pourrez assister à deux conférences qui élargiront vos horizons. Maude-Miguelle Mercier présentera “Le poids des courbes : la pression à l'androgynie et la grossophobie internalisée chez les personnes non-binaires” tandis que Mariana De la Rosa nous exposera “La fluidité de genre et le queer représentés subtilement (ou pas?) dans l'opéra”.

Le lendemain, 13 septembre, nous vous invitons au concert Dualité: concert de personnages d'opéra de Mariana De la Rosa. Avec 10 airs d’opéra, 8 personnages et 2 genres, régalezvous d’une heure de musique et théâtre. En soirée, passez au Boquébière pour une soirée karaoké!

La soirée littéraire Fière des mots, organisée avec Fierté littéraire, est de retour le jeudi 14 septembre. En plus des invitées d’honneur Xavier Gould et Laura Doyle Péan, un segment micro ouvert permettra à des auteurices émergent es de prendre la scène. (Les personnes intéressées sont invitées à garder l’œil sur la page Facebook pour s’y inscrire!)

Le vendredi 15 septembre se tiendra le forum Génération 5+, une initiative qui permet de soutenir les milieux scolaires estriens dans la mise en place de comités LGBTQ+ et Allié.es. Le forum invite les intervenant es et les élèves de niveau secondaire et collégial à se rassembler pour des ateliers, panels, formations et moments d’échanges. En soirée, l’organisme TransEstrie vous invite à un « drop-in » pour découvrir comment il dessert les personnes trans, non-binaires et en questionnement de l’Estrie. Vous pourrez aussi aller au

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Boquébière pour un 5 à 8 de la fierté! Comme la tradition le veut, la dernière journée des festivités est la plus grandiose! En matinée, venez déguster pâtisseries et café en assistant à la conférence de Jeannot Clair : « Petite histoire du queer avec l’aide de la littérature ». Rejoignez-nous ensuite pour la journée communautaire afin de rencontrer les groupes et organismes 2SLGBTQAINB+ qui desservent la région. Pour une finale en beauté, retrouvez nous à la Marche des diversités pour brandir vos drapeaux et défiler en toute fierté! Les festivités ne s’arrêtent pas là : terminez la semaine en grand avec un spectacle Drag Queer mettant en vedette nulle autre que la merveilleuse Gina Gates et ses invité es.

Restez informée

Ce n’est pas tout! Pour rester au courant des détails de chaque événement, vous pouvez suivre Fière la fête sur Facebook et Instagram. Nous avons hâte de vous voir! 6

THÉO-ROSE FRÉCHETTE redaction@fugues.com

INFOS | https://www.facebook.com/fierelafete https://www.instagram.com/fiertesherbrooke

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L’ARISTOCRATIE INTERNATIONALE DE LA DRAG À FIERTÉ MONTRÉAL

Le spectacle Drag Superstars a réuni sur scène la royauté mondiale de l’art de la drag en un spectacle grandiose animé par Rita Baga. Bien que l’entrée sur le site a été retardé à cause de l’orage électrique qui a traversé la ville, le spectacle très attendu a débuté à l’heure prévue devant une foule enjouée (pour ne pas dire en délire), qui a grandi toute la soirée. Sur la scène, on a retrouvé plusieurs participant·e·s issu·e·s des différentes franchises de  RuPaul’s Drag Race comme  Jimbo, Icesis Couture, Aquaria, Yvie Oddly, Heidi N Closet, Alexis Mateo, Envy Peru, Drag Couenne, Kerry Colby, Marcia, Marcia, Marcia Vanessa von Cartier, Vanity Milan, Océane Aqua-Black, pour n’en nommer que quelques-unes ainsi que bien d’autres artistes drags kings en vogue — Will Charmer, Landon Cinder, Johnny Jones ou des drags fluides, comme Heaven Genderfuck. Toustes se sont donné.e.s entièrement sur scène au grand plaisir de la foule qui en redemandait constamment. À la mi-temps du spectacle, on a eu droit à un moment attendrissant où, Hugo, le conjoint de Gisèle Lullaby, gagnante l’an dernier de Canada’s Drag Race, l’a demandé en mariage après la prestation de cette dernière, ce qui a fait dire à Rita Baga, maitresse de cérémonie, qu’on pouvait maintenant présenter Gisèle, comme «journaliste d’enquête, femme du peuple… et fiancée». À l’animation, Rita Baga a été sans fautes, alliant présentation des artistes, promotion de spectacles ou événements à venir, et le rappel de l’actualité récente en lien avec la montée de la droite et les mouvements anti-drags et anti-trans en Amérique. Poursuivant la tradition entamée par sa mère-drag, Mado, Rita portait de nouvelles robes à chacune de ses apparitions. Le spectacle s’est terminé avec un numéro de groupe de près de 15 minutes, en hommage à l’icône qu’est Madonna 6 YVES LAFONTAINE yveslafontaine@fugues.com

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JOURNÉES COMMUNAUTAIRES

Sur deux journées ensoleillées, les 11 et 12 aout dernier, le public a pu rencontrer des représentants de plus d’une centaine d’associations, d’organismes communautaires ou entreprises LGBTQIA, dans le cadre des populaires Journées communautaires de Fierté Montréal. Fugues était de la partie pour discuter et échanger avec les lecteurs et lectrices. 6

Par ailleurs, Fugues a profité de la Journée communautaire du 12 aout 2023 pour faire le tour des kiosques et donner la parole aux organismes. Nous avons eu le temps de discuter avec 32 groupes, associations ou organisme et produit une vidéo que vous pouvez visionner sur Fugues.com

https://www.fugues.com/2023/08/18/les-organismes-se-presentent-lors-de-lajournee-communautaire-2023-de-fierte-montreal/

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UN DÉFILÉ RASSEMBLEUR

Avec un nombre record de plus de 15 500 marcheurs·euse·s, le Défilé de la Fierté a commémoré les luttes et les victoires du passé, honoré ceux et celles qui nous ont précédé et mis en lumière les revendications des organisations 2SLGBTQIA+ qui étaient nombreuses cette année. En tout, 192 cortèges ont déambulé sur près de trois kilomètres pour rejoindre le Village. Des membres des Premières Nations ont ouvert le défilé, qui a mobilisé 208 employés et 152 bénévoles. La marche a débuté à 13 h, en face du square Dorchester, après de brefs discours du gratin politique sur place. La procession a fait son chemin le long du boulevard René-Lévesque sur trois kilomètres jusqu’à la rue Alexandre-DeSève, prenant une pause à 14 h 30 pour une minute de silence dédiée aux victimes du sida et des différentes phobies sexuelles et de genre. Et c’est sans compter qu’une foule de plus de 200 000 personnes a démontré au centre-ville de Montréal que la fierté est essentielle face à la montée de la haine et de la discrimination. Plusieurs personnalités politiques de différents partis et ordres gouvernementaux étaient sur place pour montrer leur soutien. Lors des allocutions précédant le départ, toustes ont souligné leur joie d’être présent, mais aussi l’importance de continuer la lutte contre la haine et l’intolérance. « Oui, on veut célébrer et on veut faire la fête, a dit la mairesse de Montréal, Valérie Plante, mais on veut aussi se rappeler les combats et ne pas oublier que rien n’est gagné. Notre ville, Montréal, on l’aime inclusive, ouverte. » La présence de politiciens de différentes allégeances « démontre à quel point au Québec et au Canada, il y a un consensus sur les questions LGBTQ », a déclaré Martine Biron, ministre responsable de la lutte contre l’homophobie et la transphobie. « Il ne faut jamais baisser les bras, il faut travailler à chaque moment pour surveiller et protéger nos droits », a-t-elle souligné. La députée fédérale d’Hochelaga et ministre du Tourisme, Soraya Martinez Ferrada, a profité de l’occasion pour annoncer un financement de 1,1 million de dollars à cinq organismes afin de « s’assurer de donner un contrepoids à cette montée de la haine. Malgré tout le progrès que nous avons fait, il reste encore du travail à faire », a-t-elle déploré. La ministre fédérale du Patrimoine canadien, Pascale St-Onge, a dévoilé ne presque jamais avoir manqué un défilé depuis ses 18 ans : «Il ne faut jamais tenir nos droits pour acquis. Encore aujourd’hui il y a des gens qui s’organisent pour tenter de faire reculer nos droits, qui pensent encore qu’on ne devrait pas exister. On le voit partout dans le monde, mais on le voit aussi ici au Canada», a scandé la ministre libérale.  Le Service de police de la Ville de Montréal n’a répertorié aucun incident en lien avec l’événement. 6

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Plonger au cœur de l’île de Sappho

Troisième île grecque en superficie, Lesbos n’a pratiquement plus besoin de présentation, du moins pour les lesbiennes qui la considèrent comme un lieu mythique, chef-lieu de la poétesse et musicienne de la Grèce antique Sappho.

Néanmoins, Lesbos est plutôt demeurée vierge sur le plan du tourisme, dans le sens où l’affluence, en plein mois de juillet, est moindre que ses populaires sœurs d’îles, Santorin et Mykonos. Vous pouvez ainsi visiter monuments et plages sans avoir une panoplie de touristes dans vos jambes et dans vos photographies, ce qui est grandement apprécié. Visiter Lesbos, c’est aussi visiter une abondante nature dans une superficie de 1632 km2 . Pour cette raison, louer une voiture s’avère nécessaire pour admirer tout ce que l’île peut offrir. Sachez d’emblée que les routes sont très sinueuses, parfois étroites et bordées de précipices et que les Grecques conduisent vite. En ce sens, privilégiez la location de petites voitures si vous comptez sillonner les petits villages de l’île et le littoral et portez une attention particulière à vos préférences de conduite (automatique ou manuelle) au moment de la location (qui est, soit dit en passant, très chère). Pour le reste, la Grèce est plutôt très abordable, que ce soit pour le logement ou pour la nourriture.

Vous aurez le choix d’arriver sur l’île en bateau ou en avion. Pour ma part, je suis arrivée d’Athènes par Aegean Airlines, la compagnie grecque, après un peu moins d’une heure de vol, ce qui nous a permis de profiter au maximum de notre séjour à Lesbos. L’arrivée est dans sa capitale, Mytilène, soit la principale ville de l’île ; si elle vaut le détour pour sa statue de Sappho, son port, ses comptoirs à baklavas, sachez que tout est fermé le dimanche, si vous comptez profiter de l’effervescence de sa rue marchande achalandée. Non loin de la ville, à quelques kilomètres, se trouve le Therma Spa Lesvos / Mytilini Hot Springs. L’eau curative dans laquelle vous profiterez de votre bain commence son chemin vers la surface à une profondeur de 2 500 m depuis les entrailles de la Terre et jaillit à une température de 39,5 degrés Celsius près des emplacements des sources chaudes. D’autres spas, ainsi qu’une plage, se trouvent également à cet emplacement qui offre rafraichissements et massages. Le prix d’entrée est ridiculement bas pour cet endroit magique auquel on attribue des propriétés curatives.

Notre périple de l’île a néanmoins débuté à notre superbe logis, à Méthymne, couramment appelé Molyvos, au Villa Molyvos Castle, un hébergement quatre étoiles situé à moins de 1 km de la plage

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de Molyvos ou de celle de Petra. L’emplacement propose un bar, un jardin et des hébergements climatisés avec balcon et vue sur la mer. Sans oublier l’incomparable piscine à débordement avec vue sur la mer, qui caractérise l’unicité de cet endroit perché sur la colline. Entre Petra et Molyvos, vous avez donc l’embarras du choix côté plages : celle de Petra nous a paru beaucoup moins propre, probablement en raison du port non loin de là. Celle de Molyvos est non seulement attrayante, mais possède aussi plusieurs restaurants à proximité, avec de petites boutiques dans ses rues sinueuses en hauteur, menant au Château, qui vaut la peine d’être visité ne serait-ce que pour la vue imprenable qu’il offre sur la mer et la ville.

Faire le tour de l’île et se rendre à la forêt pétrifiée, inscrite au patrimoine des géoparcs de l’UNESCO, vaut le détour, même si la chaleur dans cette zone, comme le côté escarpé des routes, peut représenter un défi pour certain.e.s (c’est notamment pour cette raison que nous ne nous sommes pas rendues au monastère Ipsilou, le plus vieux de l’île, car je doute que la voiture ait tenu le coup dans l’aride montée…). La forêt pétrifiée mérite d’être visitée pour ses troncs d’arbres figés dans le temps, jadis pétrifiés par la lave et fossilisés à la suite d’une éruption volcanique il y a de cela 18 millions d’années ! Mais le spectacle se retrouve tout autant dans le trajet pour s’y rendre : à travers ces routes sinueuses, la beauté des paysages vous sidère, tantôt avec vue sur les terres, tantôt avec vue sur la mer.

Aller à Lesbos sans visiter Skala Eressos, la terre mère de la poétesse Sappho, est pratiquement impensable. Depuis plusieurs décennies, des femmes du monde entier viennent à Skala Eressos pour l’été, attirées par le lieu de naissance de Sappho, la poétesse grecque qui a écrit et chanté son amour pour les femmes. Pour les femmes lesbiennes, le petit village de pêcheurs de Skala Eressos offre la possibilité de se détendre et d’être soi-même. J’aurais pensé que des institutions comme Sappho Travel soient plus accessibles/visibles (leur bâtiment avec l’enseigne principale était à louer au moment de ma visite, bien que l’agence soit toujours ouverte selon leur site Web).

Aussi, j’ai vu quelques lesbiennes ici et là, mais je me doute que l’affluence est plus grande lors des festivals de l’île tels que le Queer Ranch Festival en mai (qui en était à sa deuxième édition cette année), ou encore le plus connu, soit l’International Eressos Women’s Festival : Sappho Women, un festival de 10 jours en septembre et qui célèbre l’amour entre femmes.

Unique et préservé, le village balnéaire de Skala Eressos offre une alternative relaxante et adulte à certaines des stations balnéaires les plus connues et les plus chères de Grèce,

pour vous permettre ainsi d’avoir exactement le genre de vacances que vous désirez. La plage y est sublime : propre et sans être fréquentée par une foule, elle est faite de sable et de galets et l’eau y est peu profonde. Une autre plage qui vaut le détour — et probablement l’une des plus belles (avec une clientèle plus hétéro) — est celle au sud de Mytilène, Agios Isidoros : sa plage de sable et son eau bleu turquoise en font une destination de choix pour découvrir les splendeurs de la mer Égée (pour une plage encore moins fréquentée, rendez-vous sur la plage de Melinta). Cette dernière se situe près du village de Plomari, haut lieu de confection de l’Ouzo, boisson nationale grecque. Confectionnée avec de l’anis, nous pourrions la comparer au pastis de nos cousins français. Nous avons eu la chance de visiter la distillerie de Barbayanni (qui fait notamment l’ouzo Aphrodite) active depuis 1860 et dans la famille depuis cinq générations ! La visite est très sympathique et gratuite ! (Oui, vous avez bien lu !)

Enfin, peu importe où vous irez en Grèce, il y aura toujours des chats errants sur votre passage, comme pour vous accompagner dans votre périple. Bien sûr, si vous n’êtes jamais allé.e.s en Grèce, ne visiter que Lesbos sans passer par Athènes est à mon sens se priver d’un joyau de la civilisation occidentale. Voir des monuments au sein de l’Acropole, construits plusieurs siècles avant Jésus-Christ, alors que nos routes, nos ponts et nos maisons modernes ne tiennent pas plus d’une centaine d’années, vaut le détour et le coup d’œil ! Ils demeurent la base tangible pour vous initier aux splendeurs de la Grèce. Ensuite, les îles se positionnent un peu comme la cerise sur le sundae. Bon voyage !

JULIE VAILLANCOURT julievaillancourt@outlook.com

PHOTOS DE JULIE VAILLANCOURT

Καλό ταξίδι ! 6

Vous entendez l’appel de Palm Springs ?

Du 20 au 24 septembre prochain, des membres de la communauté LGBTQ+ et leurs allié.e.s afflueront du monde entier vers le désert californien pour assister à la 32e édition du plus grand et plus célèbre festival annuel de musique pour femmes queers, The Dinah.

Cette année encore, le festival promet une fois de plus une expérience inoubliable et distincte pour la communauté, un moment fort d’acceptation et de fierté dans un espace sûr, renforcé par une programmation rafraichissante mettant en évidence les visages changeants de la musique incarnant la communauté LGBTQ+ contemporaine : « Le Dinah consiste autant à célébrer notre homosexualité sans filtre et de la manière la plus authentique [qui soit], [que] d’élever les nouvelles voix queers inspirantes du moment — les idoles queers de demain — qui améliorent la vie de la communauté LGBTQ+ et de ses allié.e.s à travers le monde », déclare Mariah Hanson, fondatrice et productrice de The Dinah. C’est dans l’hôtel le plus emblématique de Palm Springs, le Margaritaville Resort and Spa, que l’évènement présentera une programmation mélangeant des têtes d’affiche grand public et queer et des talents de l’heure.

À commencer par Princess Nokia, la rappeuse new-yorkaise queer non conforme au genre qui offrira une performance à titre de tête d’affiche le samedi soir 23 septembre. Continuant à résonner à la fois dans la communauté queer et dans la musique underground, Princess Nokia a sorti son dernier microalbum, I love you but this is goodbye, en mars dernier, tout en faisant ses débuts à Coachella au printemps. La rappeuse Doechii occupera le devant de la scène en tant que tête d’affiche le vendredi soir 22 septembre. Celle qui s’est fait connaitre en 2021 avec le succès viral de sa chanson « Yucky Blucky Fruitcake » sur Tik Tok, a reçu des nominations pour un MTV Video Music Award, deux Soul Train Music Award, et le Rising Star Award de Billboard Women in Music. Puis, le vendredi soir, l’icône dance des années 90, Black Box, apportera son répertoire intemporel de succès radiophoniques stimulants au mix du Dinah.

Parmi les moments forts du week-end, il y aura sans conteste les légendaires soirées piscine du Dinah mettant en vedette une série d’artistes émergent.e.s queers galvanisant.e.s.

Mentionnons l’auteure-compositrice-interprète native de LA, Phem, qui vient tout juste de terminer une tournée mondiale avec Avril Lavigne, en assurant sa première partie européenne.

G Flip, batteur, chanteur et producteur non binaire né à Melbourne et basé à Los Angeles (et marié à Chrishell Stause de la série Selling Sunset) lancera les festivités du pool party le vendredi. Enfin, Xana, puissance pop montante queer et mannequin lesbienne d’origine lettone basée à New York, devenue la pop star Keeana Kee, prendra d’assaut le Pool Party du dimanche pour clôturer l’évènement de cinq jours.

Avec un répertoire impressionnant de vedettes ayant foulé son tapis rouge, et ce, sur plus de trois décennies, le Dinah a su marquer l’histoire de la culture queer, capturant année après année les pionniers et pionnières de la culture populaire. Le plus ancien festival de musique pour femmes queers s’inscrit dans la légende, depuis trois décennies, non seulement sous le signe d’une grande fête inclusive, mais avant tout comme une expérience inoubliable sous le soleil de Palm Springs. Il ne reste qu’à amener votre maillot et votre crème solaire ! 6

JULIE VAILLANCOURT julievaillancourt@outlook.com

INFOS | https://thedinah.com

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L’AMOURE LOOKS SOMETHING LIKE YOU

Programmation qui démarre en force au Théâtre Denise-Pelletier avec la création du comédien et dramaturge Éric Noël, L’AmoureLooksSomething

LikeYou, pour un voyage intérieur, mais comme l’amour se décline de façon singulière selon chacun.e, Éric Noël a eu l’idée de confier à 10 comédien.ne.s d’horizons différents — on dirait aujourd’hui de la diversité — le soin de s’approprier son texte et de lui apporter ses propres couleurs.

Le confinement a eu ses mauvais côtés, mais aussi ses bons coups. Profitant de cet arrêt sur image de nos propres vies, il a permis à des artistes, comme Éric Noël, de faire le point sur leur propre carrière tout en menant à bien des projets laissés en suspens. « C’est avant tout une commande, je devais produire un monologue bien plus court que ce qu’il est devenu et cherchant un sujet, je me suis rendu compte que dans les réflexions qui naissaient en raison du confinement, je m’intéressais en parallèle à l’histoire d’un rorqual dans le SaintLaurent, explique Éric Noël, en suivant ses aventures sur le site du Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac (CIMM). De là est née l’idée de cette histoire d’amour improbable entre un être humain et le cétacé, et de parler de ce qui nous arrivait en temps de pandémie, mais à travers un autre prisme. »

Cette histoire est l’occasion à peine détournée des thèmes qui sont chers à l’auteur-comédien depuis toujours. Éric Noël se définit aujourd’hui comme non binaire, ce qui a été une libération pour lui. « En me reconnaissant et en m’acceptant comme non binaire, je n’avais plus à me poser de questions sur mon identité de genre, avance le comédien, à savoir si j’étais un homme ou une femme, je pouvais enfin passer à autre chose et je me suis senti plus libre dans l’expression de ce que j’étais. »

Et, bien évidemment, le texte fait une part belle à toutes ces questions sur le genre, d’où l’idée que d’autres voix s’approprient le texte. « Je voulais aussi établir comme un dialogue avec nos communautés au-delà des barrières de genre, de sexe, mais aussi d’origines, continue Éric Noël. Et j’ai fait appel à 10 autres interprètes, avec qui je n’avais jamais travaillé, et pour la moitié que j’ai découvert au moment des auditions. Je savais que le texte résonnerait de façon différente selon les voix qui le porteraient. »

Si la prémisse de L’Amoure Looks Something Like You peut sembler choquante puisqu’il est question d’une histoire d’amour interespèce entre un être humain et un animal, Éric Noël souhaite avant tout nous entrainer dans son univers imaginaire, là où effectivement, les barrières peuvent être franchies pour et aller vers l’autre, quelles que soient les différences.

Pour être en phase avec chaque comédien.ne, le texte a subi de légères adaptations afin de tenir compte du genre de chacun et d’être le plus inclusif possible. D’ailleurs, c’est volontairement qu’Éric Noël a choisi d’écrire dans le titre « Amour » avec un « e ». « Le mot amour ne veut plus souvent rien dire, conclut-il. En ajoutant un E on dérange, on remet de l’attention sur le mot, ça appelle une réflexion sur ce qu’il signifie. Amour qui devient amoures au pluriel en français est féminin, alors je me suis dit pourquoi pas au singulier. »

Selon la soirée choisie, les spectateurs.trices ne verront pas tout à fait le même spectacle, et l’on se prend à rêver d’être là chaque soir pour être surpris par une histoire en mouvement qui nous entraine aux confins de nos propres réflexions sur la manière dont nous nous définissons. 6 DENIS-DANIEL BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

INFOS | L'Amoure Looks Something Like You du 2 août au 16 septembre 2023. Texte et mise en scène Éric Noël. Un.e interprète différent.e chaque soir ; Vlad Alexis, Philippe Cousineau, Xavier Gould, Katia Lévesque, Éléonore Loiselle, Alex. M. Dauphin, Gabe Maharjan, Parfaite Moussouanga, Éric Noël, Cha Raoutenfeld, Émily Marie Séguin. Théâtre DenisePelletier, Salle Fred-Barry.

http://www.denise-pelletier.qc.ca

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Quoi faire théâtre
PHOTO : RÉPÉTITIONS EN GROUPE POUR L'ÉQUIPE | CRÉDIT ELENA STOODLEY
Ou L’amoure au temps de la COVID selon Éric Noël

L’Essence des Ballets Jazz Montréal pour ses 50 ans

Un peu plus de cinquante ans pour les Ballets Jazz Montréal (BJM). cette vénérable institution continue à nous faire découvrir des chorégraphes d'ici et d'ailleurs tout en offrant la scène à de remarquables interprètes (danseurs et danseuses). C'est en gardant cette perspective que la — encore — toute récente directrice artistique des Ballets Jazz Montréal, Alexandra Damiani propose ESSENCE dans le cadre de Danse Danse : trois chorégraphies, coup de cœur pour elle, deux reprises et une création.

Les chorégraphes choisies sont Crystal Pite, Aszure Barton et Ausia Jones. «C'est après avoir fait ce choix que je me suis rendu compte que c'étaient des œuvres de trois femmes que j'avais retenues, mais cela ne faisait pas partie de mon intention première», explique Alexandra Damiani.

Crystal Pite et Aszure Barton sont des chorégraphes canadiennes reconnues sur la scène internationale, et elles ont travaillé et été inspirées par Forsythe, Kylián, Baryshnikov, entre autres. «Quand j'ai parlé avec Crystal Pite», continue Alexandra Damiani, «tout de suite elle m'a dit qu'elle aimerait que soit reprise sa pièce, Ten Duets on a Theme Rescue. C'est une pièce que j'avais déjà déjà dansée et qui est un véritable petit bijou pour cinq interprètes qui conserve toute sa pertinence même si elle a été créée il y a plus de 20 ans».

C'est dans le même état d'esprit, celui du cœur, que la directrice artistique de BJM a approché Aszure Barton pour reprendre une pièce de la chorégraphe, Les chambres de Jacques. «C'est une pièce très théâtrale qui demande beaucoup d'expressivité des interprètes, commente la directrice artistique, qui résonne bien avec ce que nous vivons aujourd'hui, et Aszure Barton a choisi de la refaire sur mesure pour cet événement, c'est une grande chance pour nous d'avoir avec Crystal Pite et Ausia Jones, des moments très forts qui mettent en valeur le talent des interprètes de la compagnie».

Ausia Jones est une des danseuses de la compagnie de BJM, qui développe son propre langage chorégraphique, un talent prometteur selon Alexandra Damiani. «Je souhaitais aussi offrir une fenêtre aux nouvelles générations dans ce programme, de faire le lien entre le passé de la compagnie et aujourd'hui, et de montrer la créativité que l'on trouve à Ballets Jazz Montréal.

Ausia est une jeune danseuse qui a dansé pour les plus grands, et elle s'est jointe à Ballets Jazz Montréal en 2020. Avec We Can't Forget About What's His Name, elle démontre sa grande capacité à s'inspirer des langages gestuels actuels et elle assure donc un lien avec le passé mais aussi témoigne de la volonté de BJM d'être toujours en état de recherche, de ne pas avoir peur de prendre des risques, d'explorer des territoires inconnus ou encore de repousser les limites».

Immense laboratoire chorégraphique qui où l’on aime relever les défis, Ballets Jazz Montréal, refuse de s'enfermer dans un seul style de danse, bien au contraire. Ils restent ouverts aussi bien à ce qui passe dans les écoles de danse que de ce qui peut naître dans la rue, loin des formes académiques. Avec ESSENCE, ce triple programme est une plongée dans l'univers contemporain dans la danse sachant qu'il touchera tous les publics, aussi bien les aficionados que les néophytes. Alors pourquoi bouder notre plaisir.6

DENIS-DANIEL BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

INFOS | Dans le cadre de Danse Danse, Essence, par les Ballets Jazz Montréal, les 27, 28, 29 et 30 septembre 2023, au Théâtre Maisonneuve https://www.dansedanse.ca

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Quoi faire danse CRÉDIT : BALLETS JAZZ MONTRÉAL / ESSENCE : ASTRID DANGEARD, GUSTAVO BARROS, AUSTIN LICHTY, TUTI CEDEÑO ET EDEN SOLOMON © PHOTO : SASHA ONYSHCHENKO

Rentrée théâtrale: Lever de rideau

Comme chaque rentrée culturelle, il suffit de se pencher sur la programmation des nombreux théâtres à Montréal pour se rendre compte que nombre de dramaturges et de metteurs-euses en scène questionnent nos identités qu'elles soient sociales, culturelles ou de genre. Enfin, même si la pandémie est derrière nous, on ne lasse toujours pas de se retrouver ensemble dans une salle, une sensation que l'on ne retrouvera jamais assis dans son salon devant un écran. Ne boudons donc pas notre plaisir.

Les programmations de certaines salles n'étant pas dévoilées au moment d'aller sous presse, elles seront relayées sur le site de Fugues (Fugues.com).

À tout seigneur, tout honneur au Théâtre de Quat'Sous. On y rend hommage au génial metteur en scène André Brassard décédé il y aura bientôt un an et dont le nom est indissociable de Michel Tremblay. La dernière cassette revient sur les dernières années d'André Brassard, limité dans ses déplacements et qui réécoute des enregistrements réalisés au cours de sa vie. Seule en scène, Violette Chauveau, dans le rôle d'André Brassard, dans une mise en scène du directeur artistique du théâtre de Quat'Sous, Olivier Choinière (du 5 au 30 septembre). On pourra aussi se familiariser avec l'écriture de Hervé Bouchard dont on présentera Parents et amis sont invités à y assister dans une mise en scène de Christian Lapointe (du 17 octobre au 11 novembre).

Pour celles et ceux qui l'auraient manqué, l'Usine C ouvre la saison avec la reprise de Tableau final de l'amour de Larry Tremblay dans une mise en scène de Angela Konrad. Une autopsie imaginaire et tragique de la relation entre le peintre Francis Bacon et George Dyer, quand la passion dévore tout sur son passage. (du 5 au 16 septembre). Dans une mise en scène épurée, Angela Konrad expose sans filet la violence passionnelle et physique sans filet. Un autre auteur qui ne cesse de surprendre, est le dramaturge Martin Crimp dont de nombreuses pièces ont été montées sur les scènes montréalaises. Le metteur en scène Christian Lapointe a choisi de présenter Pas une de ces personnes (Not One Of The People), une oeuvre où 299 humains fictifs, générés par une intelligence artificielle, prennent vie (du 28 au 20 septembre). L'Usine C, c'est aussi de la danse et la chorégraphe Mélanie Demers s'est associée à la danseuse interprète Angélique Willkie pour une Confession publique, un spectacle à ne pas manquer (du 23 au 30 novembre).

La saison de l'Espace Libre s'ouvre sur une programmation ficelée par le nouveau directeur artistique, Félix-Antoine Boutin. L'espace Libre comme son nom l'indique se veut un lieu de toutes les expérimentations au-delà de tout conformisme. L'intranquillité y est de mise pour nous garder vivant. Félix-Antoine Boutin signe d'ailleurs la mise en scène du premier spectacle de la rentrée, Vois mes yeux - Battements, une pièce hybride où se rencontre la musique de Vincent Legault et des textes écrits et joués par Évelyne de la Chenelière (du 26 au 30 septembre).

Du doute et de l'ambiguïté au Théâtre du Rideau Vert avec Ombre, une démarche de la metteure en scène Marie Brassard qui entourée de neuf comédien.ne.s tout juste sortis d'écoles de théâtre qui exploreront l'ombre pour tenter de rendre visible l'invisible (jusqu'au 9 septembre).

Dès les premiers jours de septembre, Robert Lepage s'installe au TNM, avec Courville, sa dernière création où il est question de l'adolescence, du Québec des années 70 le tout inspiré par le théâtre japonais de marionnettes, le bunraku. Un incontournable de la rentrée (du 12 septembre au 7 octobre). Si vous ne l'avez toujours pas vu, Hedwig et le Pouce en Furie un show rock n roll s'installe sur les planches du TNM. Une histoire racontée en chansons de ce personnage ni drag, ni trans, interprétée par un impressionnant, Benoît McGinnis, dans une mise en scène de René Richard Cyr (du 20 au 28 octobre).

S'il ne fallait voir qu'une seule pièce cet automne au Théâtre Jean-Ducepe, ce serait N'essuie jamais des larmes sans gants d'après le roman de Jonas Gardell. Alexandre Fecteau signe la mise en scène de cette tragédie annoncée. Des jeunes gais qui aspirent enfin à sortir du carcan de la société de l'époque sans se douter qu'un invité non désiré se présentera : le sida. À voir ou à revoir pour ne pas oublier (du 6 au 16 décembre).

Mais aussi

L'Amoure Looks Something Like You de Éric Noël au théâtre Denise-Pelletier (Voir article dans Fugues).

La traversée du siècle d'après Michel Tremblay dans une mise en scène d'Alice Ronfard. Une pièce fleuve, plus de 12 heures, qui tournera dans sept théâtres montréalais au cours de la saison 2023-24.' 6

DENIS-DANIEL BOULLÉ denisdanielster@gmail.com

INFOS | Théâtre de Quat'Sous / https://www.quatsous.com

Usine C / https://www.usine-c.com

Centre du Théâtre d'Aujourd'hui / https://www.theatredaujourdhui.qc.ca

Espace Libre / https://www.espacelibre.qc.ca

TNM / https://www.tnm.qc.ca

Théâtre Jean-Duceppe / https://www.duceppe.com

Théâtre Denise-Pelletier / https://www.denise-pelletier.qc.ca

Quoi faire à voir 94 | FUGUES.COM

Quand Montréal fait Pop pour la 22e fois!

Musique indépendante, expos, cinéma, artisanat et partys se croisent durant 5 jours de découvertes. Pour la 22e édition de POP Montréal cet automne, on aura droit, du 27 septembre au 1er octobre, à plus de 200 concerts dans une vingtaine de salles de spectacles. Offrant un mélange de diverses formes d’art et d’événements, ce festival encourage l’indépendance artistique en présentant des artistes émergents et renommés dont Beyries, Laurence-Anne et le groupe de pionniers de la musique électronique Tangerine Dream.

La légendaire diva  Candi Staton (lire l’entrevue avec Richard Burnett dans cette édition de Fugues) se joindra aux têtes d'affiche du festival pour un spectacle spécial dans le cadre de sa tournée d'adieu, de même que le troubadour folk iconoclaste Bonnie "Prince" Billy, la déesse du rap arc-en-ciel Junglepussy et l'intellectuel transcendant et candidat à la présidence des États-Unis, le Dr. Cornel West. Bahamadia l'un des plus grands emcees de tous les temps, le supergroupe instrumental d'avant-garde Bell Orchestre, le captivant duo belge Charlotte Adigéry & Bolis Pupul, seront aussi de la partie, ainsi que Gavsborg, l’innovateur du dancehall jamaïcain et producteur d'Equiknoxx,  Bernice, considéré par certains comme le meilleur groupe de tout le Canada,  Kate NV, l’expérimentatrice surréaliste de la pop dancefloor,  Ratboys, favoris de la folk de Chicago, ainsi que le free jazz folk spirituel de Mali Obomsawin

Et la célébration du meilleur de la scène musicale montréalaise avec le tout nouveau groupe La Securité, les expérimentations d'Yves Jarvis, les provocateurs pop montréalais originaux d’Islands. On pourra également y entendre  Gayance, nominée dans la courte liste du Prix Polaris 2023, l'emo dance pop de  Ura Star & Fireball Kid , le retour de la harpiste pop  Emilie Kahn ; le flow jazz folk psyché de  Thanya Iyer ; les tourbillons disco

La famille Plouffe renaît cet automne au Théâtre Denise-Pelletier

L’adaptation théâtrale du roman LesPlouffe, grand classique de la littérature québécoise, sera présentée pour la première fois sur scène à Montréal, du 27 septembre au 21 octobre au Théâtre Denise-Pelletier. La dramaturge Isabelle Hubert signe l’adaptation du roman de Roger Lemelin, mis en scène par Maryse Lapierre. Succès public et critique lors de sa présentation au Théâtre du Trident à l’hiver 2020, cette coproduction a été honorée à Québec de plusieurs distinctions, dont le Prix Théâtre et le Prix AQCT, tous deux décernés pour la Meilleure mise en scène. Rappelons que LesPlouffe a été adapté à de nombreuses reprises, notamment en radioroman et en téléroman sur les ondes de Radio-Canada dans les années 1950, ainsi qu'au cinéma, par gilles Carle, en 1981. On y suit les hauts et les bas d’une famille ouvrière habitant le quartier Saint-Sauveur à Québec, dans le sillage de la Grande Dépression et de la Seconde Guerre mondiale, dans les années 1930 et 1940. Y sont abordés des thèmes récurrents de l’époque comme le nationalisme canadien-français, le pouvoir du clergé et l’influence de la culture américaine. Plus inspirée par le roman de Lemelin que par le film de Gilles Carle, Isabelle Hubert offre aux comédiens une partition finement orchestrée que la mise en scène de Maryse Lapierre vient magnifier. La version des Plouffe proposée aux spectateurs est portée par l'énergie de la jeunesse. La famille Plouffe au grand complet vit dans un petit appartement. Tous tentent tant bien que mal de trouver leur chemin. Guillaume,

scintillants de  Crushhh  ; le cyber-acrobate électronique Martyn Bootyspoon  ; la pop expérimentale de Laurence-Anne ; la vague futuriste hyper core de LaFhomme ; la pop psychédélique de Vanille ; la voix éthérée de Russel Louder et un spectacle «secret» sur le toit d'Ubisoft...

La programmation de Pop Montréal ne se limite pas à des spectacles de musique, mais propose également des conférences et des ateliers au POP Symposium (de l’univers AI dans l'industrie musicale, aux influenceurs musicaux, en passant par une soirée musicvidéo POP/MTV, cette année sera d’intérêt pour tous ceux qui travaillent en domaines créatifs), des expositions en arts visuels à Art POP (avec les œuvres de Gabriel Asselin, Juliette Blouin, Frea Buckler, Renée Forest, Pascale LeBlanc Lavigne, Marion Paquette, Pénélope et Chloë, Julie Roch-Cuerrier, Studio Rat), des projections d’une dizaine de films à Film POP (dont North Circular et le programme invité de la Fondation PHI,  Révolutionnaires fictifs), des créations uniques aux Puces POP et de quoi distraire la famille à Kids POP. 6

CHANTAL CYR redaction@fugues.com

INFOS | POP MONTRÉAL 22e édition, du 27 septembre au 1er octobre, 2023 https://popmontreal.com/fr

le benjamin, est une future vedette du baseball. Ovide, l'intellectuel, hésite entre l'opéra et la prêtrise. Napoléon espère être heureux. Et Cécile, l'aînée, se meurt d'amour pour un homme marié. Théophile, le père, combat l’hypocrisie, tandis que la mère, Joséphine, essaie tant bien que mal de préserver l’âme du nid familial. La pièce remet également à l'avant-scène le personnage de Denis Boucher, aspirant journaliste, l'alter ego de Lemelin dans le roman LesPlouffe. 6 LOGAN CARTIER cartierlogan@gmail.com

INFOS | Les Plouffe, du 27 septembre au 21 octobre au Théâtre Denise-Pelletier https://www.denise-pelletier.qc.ca/pieces/les-plouffe-2023/

À nouveau, Espace pour la vie nous convie à cheminer sur les sentiers des trois jardins culturels illuminés du Jardin botanique dans le cadre de son événement phare de l’automne. Ne manquez pas la nouveauté du Jardin de Chine qui présente l’une des plus grandes légendes chinoises : les amants papillons.

Au Jardin japonais — Le cycle des saisons

Au Japon, il y a une grande sensibilité au moment présent et aux multiples manifestations des changements de saison. L’impermanence des choses les rend d’autant plus précieuses. Le Jardin japonais illuminé se vit ainsi comme une œuvre vivante où les végétaux, leur structure, leurs coloris, mais aussi les éléments d’aménagement, sont mis en valeur. La pinède, habillée de sons d’instruments acoustiques représentant le vent, offre un moment de sérénité aux passantes et aux passants.

Au Jardin des Premières Nations — Le rythme de la vie

Au cœur du cercle où se succèdent, dans un mouvement perpétuel, les saisons de la vie, la Lune marque le temps et rythme la vie. Habité par ces grands principes que partagent les peuples autochtones, portés par les mots de la poétesse innue Joséphine Bacon et le chant de Moe Clark, le parcours illuminé du Jardin des Premières Nations propose un voyage immersif et poétique au cœur du cercle de la vie.

Au Jardin de Chine — La légende des amants papillons

Au milieu du lac du Rêve se dresse une végétation luxuriante de lanternes au sein de laquelle se posent les deux papillons les plus célèbres dans la culture chinoise : Liang Shanbo et Zhu Yingtai, les amants papillons chinois. Ils ont traversé le temps et s’illuminent cet automne au Jardin de Chine, au rythme du fameux concerto pour violon homonyme, l’une des œuvres les plus connues de la musique chinoise. Cette belle légende intemporelle inspire et nourrit les gens depuis des siècles en offrant une vision profonde sur l’amour et la vie.

Billets à heure fixe

Le succès ne se démentant pas, la formule de réservation de billet à heure fixe est de retour. Pour profiter pleinement du parcours, vous devrez réserver une heure fixe de visite au moment d’acheter vos billets. Vous pourrez ainsi déambuler librement dans les trois jardins culturels du Jardin botanique. Le billet donne aussi accès au Jardin botanique qui peut être visité à n’importe quelle heure au cours de la même journée. 6

LOGAN CARTIER cartierlogan@gmail.com

INFOS | Billetterie et horaire : https://www.espacepourlavie.ca/billetterie

Quoi faire à voir 96 | FUGUES.COM
Jardins de lumière s’installe au Jardin botanique pour illuminer l’automne

Dansez sous les étoiles au Festival

TEMPÉO Danse et Musique

Six soirées inoubliables vous attendent au Festival TEMPÉO Danse et Musique ! Que vous ayez les deux pieds dans la même bottine ou que vous soyez la reine ou le roi de la danse, sautez sur la piste à ciel ouvert de l’esplanade de la Place des Arts et explorez des styles issus de différentes cultures, en compagnie de danseurs et de danseuses professionnel.le.s, de groupes de musique et de DJ qui n’ont qu’une mission : vous faire bouger !

Du 14 au 23 septembre prochain, la Place des Arts présente la cinquième édition de son festival de danse sur l’Esplanade, le Festival TEMPÉO Danse et Musique. Au total, six soirées dansantes — du Bollywood à la culture autochtone, en passant par les rythmes haïtiens, la cumbia, le disco et un plongeon dans les années 1960 — permettront à la population montréalaise de venir se déhancher sur une grande piste de danse à ciel ouvert.

Philippe Fehmiu animera ces rassemblements festifs entre artistes professionnel.le.s et le public curieux. Pas besoin de réserver, et c’est gratuit ! Chaque soirée commencera avec de la musique d’ambiance dès 18 h 30. À 19 h, les participant.e.s pourront s’initier à la danse thématique du jour, guidé.e.s avec bienveillance par des danseurs et danseuses professionnel.les. De 20 h à 21 h, tout le monde dansera ou profitera de la prestation de musicien.ne.s en direct. Ce sera ensuite au tour des meilleur.e.s DJ de la métropole de faire bouger la compagnie !

Soirée danse et musique Bollywood — Jeudi 14 septembre

Caractéristique du cinéma du même nom, cette danse mystique aux racines classiques et folkloriques indiennes déploie ses couleurs et lance la programmation du festival. Avec sa troupe Veils of Bollywood, le chorégraphe et performeur contemporain Rameez Karim fera

découvrir au public les positions des mains (mudras), le travail des jambes et la théâtralité qu’il maitrise grâce à ses expériences auprès des chorégraphes les plus renommés de Bollywood. DJ Sunpreet Singh Uppal mettra la touche finale à cette soirée dynamique.

Soirée danse et musique haïtiennes — Vendredi 15 septembre

Plongez au cœur d’Haïti et de sa pluralité de danses traditionnelles ! Petwo, Ibo, Yanvaloo : la troupe EKSPRESYON, sous la direction de Régine Cadet et de Sibyl Graham, initiera les participant.e.s, avec son énergie contagieuse, à quelques-uns des rythmes les plus connus. Accompagné de musiciens de la scène haïtienne, le percussionniste hors pair et chanteur expressif Joans Attis offrira ensuite une atmosphère unique avec sa musique mariant tradition haïtienne, vaudou, rara et pop, le tout suivi de DJ Gab Padilla. Une expérience hors du commun !

Soirée danse et musique disco — Samedi 16 septembre

Pionnière de la danse disco à Montréal, Nedge « Blak Kat » Valmé enseignera les mouvements énergiques et rythmés qui caractérisent ce style. Par la suite, les membres du groupe Chanda and The Passengers, dont la chanteuse est la leader électrisante, chaufferont la fièvre de cette soirée bien « groovy » avec des sonorités funk, soul et R&B propres au disco, suivi de DJ Le Monk. Une occasion de sortir ses plus beaux atours et de briller de mille feux !

Soirée danse et musique des années 1960 — Jeudi 21 septembre

Le 21 septembre, la Place des Arts fêtera ses 60 ans, jour pour jour ! Pour l’occasion, les citoyen.ne.s sont invité.e.s à un voyage dans le temps avec la troupe Swing 'n' Rhythm, dirigée par Myriam Tétreault, danseuse professionnelle, qui enseignera les pas de leur danse rockabilly pétillante, unique, dynamique et colorée. Par la suite, le groupe Baby Boomer’s Band interprétera les classiques rock & roll que toustes pourront chanter et danser.

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Quoi faire festival

Pour clore la soirée, le sourire aux lèvres, les pépites musicales rétro se succèderont avec DJ Lucky Luc. Nostalgie garantie !

Soirée danse et musique latine — Vendredi 22 septembre

La soirée latine célébrera cette année la cumbia ! À la fois un genre musical et un style de danse folklorique colombienne, la cumbia est maintenant dansée partout en Amérique latine. Le Ballet Raices de Colombia guidera les danseurs en herbe à travers les mouvements sensuels et fluides inspirés des danses africaines. Ensuite, le groupe Bumaranga opérera sa magie avec un mélange de tambours traditionnels et de flûtes, avec une touche moderne insufflée par des instruments électriques. DJ El Heavy bouclera joyeusement cette soirée dans une ambiance festive.

Soirée danse et musique autochtones — Samedi 23 septembre

La dernière soirée du Festival TEMPÉO, Danse et Musique fera vibrer les Montréalais.e.s aux sons des artistes autochtones. La lumineuse Barbara Kaneratonni Diabo, danseuse Kanien'keha:ka (Mohawk), apprendra aux participant.e.s quelques danses culturelles autochtones, ainsi que les histoires les entourant. L’auteur-compositeur-interprète atikamekw Pako, le groupe Matten et le rappeur Shauit, tous deux Innus, uniront leurs talents le temps d’un spectacle à ne pas manquer. DJ Geronimo clôturera la soirée.

Toutes les activités sont gratuites et ouvertes à toutes et à tous, sans réservation préalable. 6

LOGAN CARTIER cartierlogan@gmail.com

INFOS | https://www.placedesarts.com/festival-tempeo

Full House

Les speedos et la crème FPS 30 seront prochainement remplacés par les pantalons et les hoodies, alors que l’été cède tranquillement sa place à l’automne ! Que vous prévoyiez passer du temps au chalet ou accueillir vos ami.e.s autour d’un cidre et d’une tarte aux pommes, vous aurez besoin de bonne musique pour accompagner vos moments automnaux. Heureusement, cette chronique est de retour pour vous aiguiller et vous aider à renflouer votre bibliothèque Spotify au cours des semaines à venir. Voici donc votre habituel tour d’horizon mensuel des chansons qui se démarquent sur la scène house et dance. Comme le nom de la chronique l’indique, je vous suggère trois nouveautés à découvrir et deux succès à réentendre, pour compléter votre FULL HOUSE. Puisque le hiatus de l’été a laissé plusieurs nouveautés en suspens, je rattrape le temps perdu ce mois-ci avec des chansons un peu plus récentes. Bonne écoute !

TROIS SORTIES RÉCENTES À DÉCOUVRIR

Ariane Moffatt : Nuit magique

Mon histoire d’amour avec Ariane n’est plus à écrire, mais ce nouveau chapitre tout en fraicheur arrive comme une surprise inespérée, une idylle en toute simplicité. Ça devait être l’histoire d’une soirée, un one night, une Nuit magique. Finalement, c’est devenu un délice estival avec quelques notes d’électro à écouter fort en repeat lors de nuits chaudes, un cocktail à la main. On le sait, l’artiste québécoise maitrise l’art subtil de fusionner la musique et les sentiments, créant des voyages sonores riches et évocateurs. Ce dernier simple ne fait donc pas exception. Dans la version d’Ariane Moffatt, les paroles nostalgiques et quasi mélancoliques du tube de Catherine Lara sont portées par une mélodie rythmée et entrainante, créant une délicieuse opposition entre deux émotions. À découvrir (ou redécouvrir) absolument avant la fin des vacances !

Troye Sivan — Rush

La nouvelle chanson de Troye Sivan est une immersion sonore dans l’élan irrésistible de la jeunesse et de l’amour. La chanson évoque un tourbillon d’émotions et de sensations, capturant l’essence de la passion naissante. Les notes électriques et la voix envoûtante de Sivan créent une atmosphère enivrante, nous plongeant dans un état d’urgence et de désir. Les paroles

DEUX SUCCÈS À RÉÉCOUTER

expriment l’excitation qui accompagne le début d’une histoire d’amour. Une véritable déclaration d’intensité, un rappel vibrant des émotions palpitantes qui accompagnent le voyage vers l’inconnu du cœur. Au-delà de la vidéo qui a provoqué un tollé en raison de ses images sensuelles, la chanson de l’artiste sudafricain se démarque de ses créations précédentes par son approche résolument pop et son refrain, ma foi… touchant : I feel the rush, addicted to your touch, Oh, I feel the rush, It’s so good, it’s so good.

Kylie Minogue — Padam Padam

Inspirée de la chanson du même titre d’Edith Piaf, Padam Padam se taille déjà une place parmi les hits de la chanteuse australienne qui marqueront la communauté pour les années à venir. Le ver d’oreille résonne comme une renaissance artistique, où l’icône pop explore des horizons musicaux inattendus. La chanson, imprégnée de sensualité, témoigne de la capacité de Kylie à évoluer tout en maintenant sa signature vocale distinctive. Sa voix chaude et aiguë est en effet accompagnée dans cette pièce de sonorités rapides et presque robotiques, donnant au tube une rythmique tout à fait accrocheuse. Le simple a été lancé en mai dernier pour propulser la sortie du seizième album de Kylie Minogue, Tension, à paraitre ce mois-ci. 6 STEVEN ROSS steven.ross.com@outlook.com

Kungs + Taylor Swift — Anti-Hero (Kungs Remix) Quand une sommité française rencontre une artiste tout ce qu’il y a de plus américain, ça donne un heureux mariage, ou devrait-on dire un anti-mariage ? Anti-Hero (Kungs Remix) de Kungs et Taylor Swift est une rencontre d’âmes musicales, où les battements électroniques du DJ fusionnent avec la voix charismatique de l’ancienne vedette de country pour créer une surprenante alchimie. Ce remix transcende les genres, tissant un paysage sonore où les rythmes électros se mêlent à l’intensité émotionnelle de Swift. Les pulsations et les harmonies se fondent dans une mélodie magnétique, laissant place aux paroles qui évoquent la rébellion contre le statu quo. Que vous soyez adeptes de la méga pop star ou non, la version revisitée par Kungs de sa chanson vaut une écoute, ou quelques-unes.

Alaia & Gallo (feat. Kevin Haden) (Claptone remix) — Who Is He

Par où commencer ? Cette toune est juste excellente. Point final. Je vous mets au défi de la faire jouer et de ne pas fredonner la ligne de basse qui roule incessamment dans votre tête. Le morceau est l’un des exemples les plus réussis de croisement entre l’univers du soul et le monde de l’électronique. Le résultat est une pièce de house ultra percutante qui saura plaire à tous les publics. Reprise du succès de 1972 de Bill Whithers, la chanson a été créée originalement en 2016 par Alaia & Gallo puis remixée en 2021 par Claptone lui-même. On le sait, Claptone est une énigme musicale masquée qui domine la scène électronique avec son mélange unique de sons captivants. Sa musique, teintée de mystère et d’énergie, fait courir les amateurs et amatrices de house à travers le monde. Il n’est donc pas étonnant que ce tube de 2021 refasse surface dans cette chronique. À écouter lors d’un 5 à 7 si vous voulez impressionner vos invité.e.s !

100 | FUGUES.COM Quoi faire musique

PHÉNOMENA

Inclusif, interdisciplinaire et indiscipliné

Le Festival Phénomena nous revient du 3 au 21 octobre, pour une 12 e fois. Créé en 2012 par D. Kimm et Les Filles électriques, Phénomena est un festival interdisciplinaire qui offre une tribune aux artistes inclassables et atypiques. Cabarets, danse, marionnette contemporaine, propositions théâtrales et performances éclatées seront présentés dans différents lieux dont le quartier général du festival : La Sala Rossa.

Cette 12e édition marque un tournant vers l’international avec le spectacle La Messe de l’Âne, du plasticien français Olivier de Sagazan, présenté à l’Usine C, un spectacle puissant et très visuel qui a connu un succès fulgurant en France. Le passage d’Olivier de Sagazan à Phénomena en 2016 avait marqué les mémoires et son nouveau spectacle s’annonce un must. Aussi à ne pas manquer : L.U.C.A. (Last Universal Common Ancestor), une proposition ludique et politique des belges Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli, à La Chapelle Scènes Contemporaines. Le festival présente aussi une soirée de musique électronique avec des musiciens du label indonésien indépendant YesNoWave.

Fidèle à sa mission, Phénomena présente une programmation inclusive et diversifiée avec la compagnie de street dance Forward Movements, la chorégraphe Mara Dupas et les artistes autochtones Natasha Kanapé Fontaine (performance), Soleil Launière (lancement d’album) et Keenan Komaksiutiksak (danse). Phénomena est connu pour ses cabarets éclatés. On pourra voir un Cabaret Céline… mais sans Céline, orchestré par Claudia Chan Tak et notre incontournable Cabaret DADA concocté cette année par la délinquante équipe du Théâtre du Futur.

À souligner, la 2e édition du Cabaret féministe pas gentil du tout, animé par Salomé Corbo, avec une dizaine d’artistes et de féministes impertinentes… et pertinentes. Autres propositions éclatées et très physiques: la soirée hors-norme organisée par Rosie Bourgeoisie (habitué.e du festival) et Émilie Versailles, et le Battle Waacking coloré et festif organisé par la très énergique Axelle Munezero.

Finalement, la comédienne Julie Vincent propose un spectacle poétique inspiré de son parcours, et la photographe Caroline Hayeur et D. Kimm nous présentent l’exposition Portraits de femmes sur paysages imaginés mettant à l’honneur 22 femmes sourdes.

Le public pourra aussi assister à une soirée à la Grande Bibliothèque mettant en scène une dizaine de femmes et personnes non-binaires, artistes sourdes ou aveugles, qui témoignent avec éloquence et émotion de la force de la diversité capacitaire en art. 6

CHANTAL CYR redaction@fugues.com

INFOS | 12e Festival Phénomena du 3 au 21 octobre, https://www.electriques.ca

Cinq événements à découvrir en septembre

L’été tire déjà à sa fin et les derniers rayons de soleil caressent notre peau. Avant de laisser place officiellement aux couleurs et aux petites laines, voici cinq événements musicaux à découvrir à Montréal en septembre pour célébrer la venue de l’automne en beauté. Que la fête commence !

Bareoke : Strip Karaoke @ Café Cléopâtre – 8 septembre

Pour résumer le thème des soirées Bareoke le plus simplement possible : il s’agit de monter sur scène, de se mettre dans son plus simple appareil et de chanter une chanson. Bien que ça puisse sonner farfelu et probablement peu attirant aux yeux de plusieurs, le concept cartonne. Les premiers et troisièmes vendredis de chaque mois, les files s’allongent sur Saint-Laurent pour pouvoir dénicher une place au deuxième étage du Café Cléopâtre. Selon la description officielle de l’événement, Bareoke est la soirée par excellence pour les exhibitionnistes, les voyeurs et les mordus de karaoké. Que vous fassiez partie de l’une ou l’autre de ces catégories, il faut absolument tenter l’expérience une fois dans sa vie. N’ayez crainte, si l’idée de chanter Bohemian Rhapsody dans vos plus beaux habits vous terrifie, sachez que personne n’est forcé à chanter, et encore moins à se dénuder. Après tout : le consentement est très sexy, et obligatoire. C’est ce qui fait le charme des soirées Bareoke : l’ouverture, la camaraderie et le respect de tous, peu importe leur origine, leur âge, leur identité de genre ou leur aspect corporel. Alors, êtes-vous plus du genre Céline ou Whitney ?

NORA EN PURE @ Festival MEG Montréal — 9 septembre

Elle nous a gracié.e.s de sa présence à Igloofest l’hiver dernier et cela a été une soirée épique. Surprise, voilà que la reine de la deep house d’Afrique du Sud est de retour à Montréal pour présenter son événement Purified dans le cadre du Festival MEG Montréal au parc Jean-Drapeau ! En plus de Nora En Pure, MEG Montréal propose du 7 au 10  septembre plusieurs concerts au bord des rives du parc Jean-Drapeau et du Village au Pied-du-Courant, mettant en vedette notamment le phénomène rap français Vacra, ainsi qu’une pléiade d’artistes de renommée internationale.

The Dark Eighites @ Le Ritz – 15 septembre

L’événement Dark Eighties qui devait avoir lieu le 18 août dernier a été repoussé au 15  septembre prochain. C’est donc votre chance d’aller vous déhancher au Ritz sur les hits les plus cultes des années 80 ! Comme l’indique le nom de l’événement, il ne faut pas s’attendre nécessairement à entendre seulement Cyndi Lauper et Boy George. Au menu, on propose notamment de la musique industrielle, de l’italodisco, du post punk et du death rock. Pour ceux et celles qui ont envie de revivre les meilleures années de l’underground des années 80, direction rue Jean-Talon !

102 | FUGUES.COM
Quoi faire musique

Le 30 septembre, ne manquez pas l’événement MIROIR au Cabaret Berlin. Plongez dans une nuit de célébration où vous serez libre de briller à votre manière et de dévoiler votre véritable essence. Dress code : miroirs, argent, noir, blanc ou gris pour refléter votre éclat unique. Les DJ Ian Jackman et Guillaume Michaud prendront les platines pour vous faire danser comme s’il n’y avait pas de lendemain. Que vous soyez mélomane ou simplement en quête d’une soirée endiablée, MIROIR promet une expérience sensorielle exceptionnelle en compagnie d’autres esprits scintillants. Pour joindre l’utilise à l’agréable, un don sera remis à l’équipe de rugby LGBTQ2S+ Armada Montréal grâce aux recettes de la soirée ! 6 STEVEN ROSS steven.ross.com@outlook.com

Bob Sinclar débarque au Piknic Electronik

Bob Sinclar débarque à Montréal pour rocker le party au Piknic Electronik le 22 septembre prochain. Le concert promet de passer à l’histoire alors que le vétéran français de la scène électronique sera accompagné par nul autre que Nico de Andrea (France) et Heidy P. (Montréal). L’événement donnera le coup d’envoi officiel à l’automne montréalais, c’est donc un rendez-vous pour accueillir la nouvelle saison en musique !

Présenté en mode OFF Piknic, le spectacle se tiendra exceptionnellement un vendredi, contrairement à la formule habituelle du dimanche. Ceci offre aux participant.e.s l’avantage (non négligeable !) de pouvoir faire la fête librement sans se soucier de devoir rentrer tôt pour le travail. À partir de 16 h, les festivités débuteront avec la DJ montréalaise Heidy P. Celle qui maitrise l’art de mélanger les rythmes et les mélodies vous plongera dans une transe musicale dont vous ne voudrez plus émerger. Ses vibrations électroniques feront résonner le jardin Le Petit Prince, offrant une première partie de journée exquise aux festivaliers et festivalières. À mesure que le soleil descendra à l’horizon, le public sera transporté dans l’univers captivant de Nico de Andrea. Venu tout droit du sud de la France, le DJ propose une signature distinctive qui marie la pop émotionnelle et mélancolique à des rythmes afro house, disco et techno. On le connait pour ses succès The Shape, Disappear et Wish We Could. On l’adore pour son remix de la chanson thème des Mystérieuses citées d’or. Sa prestation à 18 h sera sans aucun doute un moment fort de la soirée. À 20 h, la légende de la house prendra les commandes pour un set de deux heures qui promet d’être un moment d’anthologie. Pour les personnes qui ne sont pas familières avec les rythmes électrisants de Bob Sinclar, le DJ est l’une des figures les plus influentes de la musique house telle qu’on la connait aujourd’hui. Avec plus de 35 ans de carrière, Bob Sinclar nous a offert des succès radio planétaires comme World, Hold On, Love Generation et Rock This Party — Everybody Dance Now, qui ont contribué à populariser la house auprès du grand public et à faire de lui une vedette internationale. Au même titre que les Daft Punk et autres David Guetta, l’artiste pourrait facilement être identifié comme l’un des pères fondateurs de la French Touch. Parmi ses autres titres emblématiques, on compte Far l’amore, Kiss My Eyes, I Feel for You ou The Beat Goes On. Plus tôt cette année, l’artiste a lancé l’excellente Adore, et, plus récemment en août, l’entrainante Capoeira Mata Um (Zum Zum Zum). Signe que l’impressionnante distribution rassemblée par l’équipe du Piknic Electronik touche une corde émotive chez les festivaliers et festivalières, l’événement affiche quasi complet au moment d’écrire ces lignes. N’ayez crainte, il reste toutefois encore quelques billets en mode « dernière chance », alors dépêchez-vous de rassembler vos ami.e.s et préparez-vous à une immersion musicale incomparable avec Montréal et ses eaux scintillantes pour toile de fond. 6 STEVEN ROSS steven.ross.com@outlook.com

MIROIR @ Cabaret Berlin — 30 septembre

Fils de la présidente des États-Unis, Alex Claremont-Diaz se voit contraint d’assister aux célébrations d’un mariage royal en Angleterre. Son agacement tient en ce qu’il devra faire des courbettes devant le prince Henry qui a le don de l’exaspérer. Noyant son irritation dans l’alcool, il provoque une catastrophe impliquant l’écroulement d’une pièce montée sur lui-même ainsi que sur l’objet de son déplaisir, changeant leurs destins à jamais.

Pour calmer les esprits, les deux hommes sont amenés à se fréquenter afin de simuler une « virile amitié ». Contre toute attente, ils se découvrent des points communs et amorcent même une correspondance assidue. Au détour d’une célébration du Nouvel An, c’est au tour d’Henry de prendre un verre de trop et d’embrasser passionnément son homologue américain.

Alex réalise qu’il n’est pas insensible aux charmes d’Henry et les deux hommes multiplient les occasions officielles de se rencontrer. Ce qui n’est tout d’abord qu’un simple exutoire sexuel se transforme rapidement en un sentiment véritable. Un piratage informatique bouleversera les cartes en étalant leurs sentiments sur la place publique, mais l’amour peutil l’emporter face aux exigences politiques de leurs États respectifs ?

Red, White & Royal Blue (Rouge, blanc et bleu royal, au Québec) prend le temps de bien développer les affres qui agitent ses deux personnages principaux, en particulier le prince Henry qui a le sentiment de n’être que le symbole d’une Nation devant lequel ses désirs et aspirations doivent s’incliner. Le scénario est truffé de réparties fort amusantes et de sous-entendus délicieusement grivois que s’échangent les deux hommes. Nicholas Galitzine et Taylor Zakhar Perez sont particulièrement justes et nuancés dans les rôles d’Henry et d’Alex et le réalisateur Matthew Lopez met bien en évidence la beauté plastique de leur corps, des cils allongés de l’un jusqu’aux lèvres ourlées du second, en passant par le bouillonnement étonnamment crédible de leur passion. Uma Thurman livre une prestation impeccable, dans le rôle de la présidente, navigant avec adresse entre la politicienne aguerrie

et la mère attentionnée, et il serait criminel de ne pas souligner la performance de Sarah Shahi dans le rôle de son adjointe, dont les répliques mordantes ponctuent plusieurs des scènes emblématiques du film (à un Alex récalcitrant à l’idée de rencontrer le Prince, elle s’exclame : « Dès qu’il y a une caméra, tu fais comme si le soleil lui sortait du cul et que tu manquais de vitamine D »).

Les comédies romantiques gaies à grand déploiement ne sont pas monnaie courante et le film se distingue non seulement parce qu’il occupe une rare place dans ce créneau, mais également par la qualité de sa mise en scène et la crédibilité des émotions dépeintes. Le ton navigue allègrement entre l’humour, les enjeux psychologiques et politiques et les scènes passionnelles. Il faut d’ailleurs noter que la sexualité des deux hommes y est dépeinte d’une manière étonnamment plus explicite que ce qui est d’ordinaire associé au genre.

Tirée du pavé éponyme de 421 pages, Amazon Studios a su conserver l’essentiel de l’intrigue d’un roman qui a parfois tendance à s’éparpiller dans de trop nombreuses directions. On peut cependant s’interroger sur la curieuse décision de ne pas révéler l’identité du pirate responsable de la fuite des courriels, alors qu’il s’agit d’un point cathartique de l’intrigue du roman original. Sur une note plus amusante (ça ne s’invente pas), en France le roman et le film portent le titre « français » de : My dear f***king prince ! 6

BENOIT

INFOS | Red, White & Royal Blue (Rouge, blanc et bleu royal, au Québec et My Dear f**king prince, en France) est disponible sur Prime Video en anglais et dans deux excellents doublages français : un réalisé au Québec et l’autre en France.

104 | FUGUES.COM
RED, WHITE & ROYAL BLUE
Quoi faire écrans
Fais comme si le soleil lui sortait du cul et que tu manquais de vitamine D !

Chanter sous la douche pour ouvrir

les esprits…

Alors que le Festival Fierté Montréal battait son plein début août, un jeune réalisateur canadien, George Karkour, lançait sur YouTube, TheShowerSong avant que le film prenne le chemin des festivals de films queer. Tout comme l’extra-terrestre dans le film, vous avez sûrement eu envie de tasser les manifestants anti-LGBT d’un coup de tentacule lors du défilé !

Ce court métrage musical de dix minutes tourne autour des rêveries et des aventures chantantes d’un homme espiègle sous la douche, interprété par le réalisateur, qui s’est clairement entouré d’une équipe de talent. À travers l’humour et l’hyperbole, le projet aborde des sujets de société

de plus en plus d’actualité, comme le sexisme, l’homophobie/transphobie, la santé mentale et la cruauté envers les animaux. Pour le réalisateur, «l’activisme peut conduire au progrès social, c’est-à-dire à l’ouverture des esprits», explique-t-il. «Pour moi, des projets créatifs comme The Shower Song / La Chanson sous la douche peuvent diffuser des idéologies progressistes dans le monde entier sans être assommant. Et c’est une conviction qui nous est chère». Si vous êtes une personne progressiste qui estime que le sexisme, l’homophobie et la transphobie existent toujours autour de nous et que vous rêvez d’un monde meilleur où règnent la paix, l’amour et la coexistence, vous apprécierez probablement cette expérience audiovisuelle créée par George Karkour. Le plaisir supplémentaire de tout cela est que le projet a été filmé à Montréal (dans de nombreux lieux qu’on reconnait, comme la Place des Festivals) à travers une lentille aquatique, qui reproduit le langage de l’eau. En prime, on y apercoit les drags Barbada de Barbades et Victoire De Rockwell ! Avec The Shower Song, George Karkour voulait communiquer des pensées et des valeurs multiples, «mais si je veux que le public en ressorte avec une seule, c’est que nous devons faire de notre mieux, pour invoquer et exprimer le plus grand bonheur humainement possible, avec le temps limite dont nous disposons. La vie est courte. II faut aussi faire le bien, et ne jamais baisser les bras. Pour tous les talents participants qui ont cru en moi et dans le projet, ce fut un pur privilège de travailler avec des artistes d’une telle envergure. » 6

CHARLES GAGNÉ redaction@fugues.com

INFOS | Pour visionner ce court métrage : https://youtu.be/Suu-ZIFzLJA

The Shower Song – Réalisé par OK George! Studio Visitez okgeorgestudio.com et theshowersong.com Abonnez-vous à tiktok.com/@theshowersong

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Après avoir séduit des milliers de lecteurs et de lectrices, l’adaptation au petit écran de la bande dessinée Heartstopper rencontrait un grand défi : lui rendre justice ! Un pari remporté haut la main puisque loin de trahir l’œuvre originale, la première saison a su en respecter l’essence, si ce n’est même la magnifier. Avec cette seconde saison, Netflix propose à nouveau un univers à la fois charmant et étonnamment émouvant.

À titre de rappel, l’action se déroule dans un collège d’Angleterre (l’équivalent du secondaire, au Québec) où Nick (Kit Connor) est le très populaire capitaine de l’équipe de rugby et Charlie (Joe Locke), le bouc émissaire désigné en raison de sa timidité et de son orientation sexuelle. Le hasard amène les deux ados à partager des pupitres contigus : coup de foudre pour Charlie et cheminement identitaire pour Nick qui réalise qu’il est bisexuel.

De nombreux autres personnages se greffent à cet arc principal : Ella (fantastique Yasmin Finney), une étudiante trans, Tara (Corinna Brown) et sa petite amie Darcy (Kizzy Edgell) et Tao (William Gao), protecteur autoproclamé d’Ella et de Charlie. Les thèmes de l’homophobie, du racisme, de la transphobie et de l’intimidation ordinaire sont présents en filigrane, mais sans jamais verser dans le mélodrame et toujours avec, en dominante, ceux du cheminement identitaire, de l’amour et du soutien des proches. Dans cette seconde saison, Nick est confronté à une nouvelle réalité : il ne sait pas comment annoncer à ses proches, notamment à son père et à son frère ainé, qu’il est bisexuel et en amour. De son côté, Charlie s’abandonne complètement dans cette relation, au point de parfois s’y perdre. Ella et Tao cherchent à déterminer la nature exacte de leur relation, craignant que tout changement puisse entrainer la fin d’une amitié que tous deux chérissent. Tara et Darcy vivent en apparence le parfait amour, mais la pomme semble cacher un ver puisque Darcy se révèle incapable de réellement s’abandonner. La passion des premières rencontres et des embrassades tendres et passionnées est étonnamment bien représentée, de même que la ronde des hésitations à sortir du placard avec, en parallèle, le fardeau de devoir mentir à ses proches. La tourmente

des émotions contradictoires de chacun trouvera son point cathartique lors d’un voyage scolaire à Paris, où de grandes vérités seront échangées, mais où se révéleront également de nouveaux enjeux qui alimenteront certainement la prochaine saison. Un clin d’œil se glisse par ailleurs lors d’une scène où Charlie déclare à Nick ne pas être un grand amateur de Marvel. La scène est particulièrement amusante puisque tout semble confirmer que l’acteur Joe Locke interprétera le rôle de Billy, fils de Wanda et futur grand sorcier de l’univers Marvel, dans la série Agatha : Coven of Chaos dont la diffusion est prévue en 2024 !

La nouvelle saison se révèle une parfaite réussite, tant sur le plan de la progression des personnages que de l’interprétation de ces derniers. Une réécoute permet par ailleurs de relever le soin minutieux avec lequel des marqueurs relationnels ou de personnalités y sont soigneusement disposés pour se moduler suivant le contexte : le jus de pomme partagé par Ella et Tao, les « Hi! » (« Salut ») de Charlie et Nick ou les « Sorry » (« Désolé ») de Charlie. L’urgence entourant la production d’une troisième saison se fait cependant parfois sentir puisque la distribution vieillit et que des décalages importants commencent à être visibles entre l’âge fictif des personnages (13-14 ans) et celui, réel, des acteurs et actrices. C’est plus particulièrement le cas de Kit Connor, maintenant âgé de 19 ans, qui fréquente assidûment le gym et pour lequel, dans certaines scènes, les coutures des vêtements semblent à deux doigts d’éclater. Impossible de ne pas dévorer les épisodes en rafale, le sourire aux lèvres et, souvent même, une petite larme au coin des yeux. 6

BENOIT MIGNEAULT bmingo@videotron.ca

INFOS | Les deux saisons de Heartstopper sont offertes sur Netflix en anglais et dans un excellent doublage français.

https://www.youtube.com/watch?v=9tTq5EmOgO4 (Bande-annonce française)

Autres articles : https://www.fugues.com/2022/04/29/

heartstopper-et-le-fremissement-des-amours-adolescentes/

106 | FUGUES.COM Quoi faire écrans
HEARTSOPPER, SAISON 2
L’émotion est toujours au rendez-vous !

De retour pour une vigoureuse nouvelle saison !

Les hauts et les bas entourant le lancement du premier magazine érotique féminin — Minx — ont sans aucun doute constitué l’une des belles surprises du printemps 2022. Non seulement nous présentait-on des modèles masculins en gros plan et dans leur plus simple appareil, ce qui est une rareté au petit écran, mais la série se révélait riche en personnages iconiques tout en proposant une incursion extrêmement bien ficelée au cœur des années 70.

Le coup de cœur fut instantané et une seconde saison était considérée comme d’ores et déjà acquise jusqu’à ce que la fusion de WarnerMedia avec Discovery vienne brouiller les cartes et entraine l’annulation de nombreux projets, dont ce petit bijou. Heureusement, la série fut sur le champ récupérée par Starz, permettant ainsi la résolution des nombreuses intrigues laissées en suspens.

La relation professionnelle entre Joyce Prigger (Ophelia Lovibond) et Doug Renetti (Jake Johnson) est-elle rompue à jamais ou le magazine saura-t-il renaitre de ses cendres ? Bambi (Jessica Lowe) se réalisera-t-elle autrement qu’en tant que page centrale ? La sexualité de Shelly Prigger (Lennon Parham) pourra-t-elle s’épanouir en dépit d’un mari plutôt conservateur : la réponse vous surprendra. Richie (Oscar Montoya), le photographe gai du magazine, fera-t-il sa marque ? Tina (Idara Victor) se contentera-t-elle d’un rôle de secrétaire glorifiée ou volera-t-elle de ses propres ailes ?

Les trois premiers épisodes apportent des réponses rapides à plusieurs de ces questions tout en soulevant de nouveaux enjeux. Joyce et Doug forment une nouvelle alliance auprès de Constance Papadopoulos (Elizabeth Perkins), une richissime veuve qui souhaite se lancer dans une nouvelle aventure. La dynamique change donc soudainement alors que Doug réalise qu’il doit dorénavant composer avec deux femmes qui détiennent autant de pouvoir que lui. Il demeure cependant un expert en manigances de toutes sortes, ce qui génère des

moments toujours hilarants. C’est notamment le cas d’une soirée de gala épique où se met en place une course effrénée pour dénicher les six bobines de Deep Throat afin de remplacer le film de Disney L’apprenti sorcière (Bedknobs and Broomsticks) reçu par erreur.

La série s’inspire très librement de la publication du magazine Viva, fondé en 1973 par Bob Guccione (Penthouse), et s’inscrit résolument au cœur des mouvements sociaux de libération des mœurs, de même que dans l’effervescence et l’insouciance générale des années 70.

Les questions féministes et raciales sont toujours au cœur de la trame narrative, avec cette fois-ci en supplément les tensions suscitées par l’esthétique résolument homoérotique des photographies, qui génère de nombreux fans dans la communauté gaie et avec laquelle la direction du magazine hésite à s’associer.

Bref, une nouvelle saison tout aussi captivante que la première ! 6

BENOIT MIGNEAULT bmingo@videotron.ca

INFOS | La saison 2 est disponible, en anglais, sur Starz via diverses plateformes. La saison 1 est disponible sur Crave, Super Écran et Starz, en anglais et en français (dans un excellent doublage).

https://www.youtube.com/watch?v=MzKylM8l5f8

MINX

BENOIT MIGNEAULT

bmingo@videotron.ca

CHÈRE PISCINE

Plusieurs mois après le suicide de son époux, Philippa pénètre à nouveau dans la résidence qu’elle a partagée avec celui-ci. Elle y contemple les reliefs d’une vie commune qui s’est étalée sur plus de 10 ans et, la solitude aidant, plonge progressivement dans une relecture des événements du passé. Mais est-elle véritablement seule ?

Au cœur de la nuit, elle s’éveille et erre au gré des pièces, hantée par le souvenir de la piscine où elle a découvert le corps inanimé de son conjoint. Un malaise grandissant l’habite alors même que ressurgissent les souvenirs d’une relation placée sous le signe de la manipulation et de la violence. Elle réalise bientôt qu’une jeune femme occupe également les lieux, mais pour quelles raisons ? Et surtout, qui peut-elle bien être ?

Narré en deux temps, ce premier roman de Marie-Pier Favreau-Chalifour alterne entre les souvenirs d’un passé douloureux et un présent qui se situe aux frontières de l’étrange et de l’imaginaire. En effet, l’intruse est-elle bien réelle ou n’est-elle qu’une simple manifestation de son esprit ?

LA REVANCHE D’UN BLOND

Blaine Bowers est un ado qui a tout pour être heureux. Il jouit d’une certaine notoriété en peignant des murales, peut compter sur un groupe d’amis dévoués et réussit parfois même à dompter sa tignasse blonde. La cerise sur le gâteau est que Joey, son petit copain, l’a invité dans un grand restaurant, sans doute pour planifier les vacances qui approchent. La réalité est cependant tout autre puisque c’est plutôt pour lui annoncer leur rupture ! Les motifs entourant cette décision sont simples : Blaine est trop bohème, pas suffisamment sérieux. Joey doit penser à son avenir et Blaine n’est pas de l’étoffe dont on fait les petits copains de prestige. Pour ajouter à son malheur, la période de deuil de Joey s’avère particulièrement réduite puisqu’il se case dans les jours qui suivent. Il jette en effet son dévolu sur Zach, dont l’élection au titre de président du collège est presque assurée. Bref, un gars « sérieux » ! Blaine décide donc de regagner le cœur de Joey en remportant les élections, afin de prouver ainsi sa valeur !

Deuxième roman de Robbie Couch (The Sky Blues), le titre français se veut une référence au film Legally Blonde (La revanche d’une blonde, en France, et Blonde et légale, au Québec) et suit la même prémisse, mais transposée au cœur d’une école secondaire. Blaine se lance donc dans la course électorale, épaulé par Trish et Camilla, sa directrice de campagne et la petite copine de celle-ci, de même que par Danny, un voisin qui n’hésite pas à lui remettre les pendules à l’heure. Le ton de sa campagne s’articule autour des enjeux de santé mentale en milieu scolaire, ce qui permet ainsi au récit d’aborder plusieurs questions qui touchent de près les jeunes (et les moins jeunes). Mais plus le récit progresse et plus Blaine réalise que les motifs entourant sa mise en candidature sont assez superficiels et que, même si son entrée dans l’arène politique lui permet d’élargir ses horizons, il risque sans doute d’y sacrifier une bonne part de ce qu’il est réellement. Évidemment, toute une série de manigances se dressera en cours de route et révélera éventuellement la personnalité et les intentions véritables de plusieurs personnages, tant positivement que négativement. Un roman fort amusant et bien rythmé, qui tient en haleine de la première à la dernière page tout en ménageant quelques rebondissements inattendus et en évitant les clichés habituels du roman initiatique pour ado.6

INFOS | LA REVANCHE D’UN BLOND / ROBBIE COUCH. PARIS : ELLIPSIS, 2023, 300 P.

Quelle qu’elle soit, la jeune femme suscite la résurgence d’un passé que Philippa préférerait sans doute oublier, mais qu’elle ne peut et ne veut plus éluder. Elle éveille également l’émergence de désirs qu’elle croyait éteints : « Elle sourit. Ses yeux brillent. Son regard est plongé directement dans le mien. Elle se rapproche de moi. M’embrasse la main. La chaleur de la flamme chauffe ma joue. Je bats des paupières. Une odeur de soufre se répand. »

Mais est-ce bien l’appel du corps d’une autre, celui d’une femme, qui l’agite ou plutôt celui de se réapproprier le sien : être à nouveau maitresse de son destin et de son plaisir ? Difficile de trancher alors même que l’ombre laisse place à la lumière au rythme d’une aube qui s’annonce. Un récit envoutant, déstabilisant, mais toujours profondément lyrique, où l’autrice navigue avec adresse entre les fragiles frontières du réel et de l’intangible. 6

INFOS | CHÈRE PISCINE / MARIE-PIER FAVREAU-CHALIFOUR. MONTRÉAL : VLB, 2023, 179 P.

108 | FUGUES.COM Quoi faire livres

LIVIDE

Vingt-sixième aventure de la médecin légiste Kay Scarpetta, qui implique un crime potentiel sur un bateau de pêche, un attentat à l’encontre du président des États-Unis, le meurtre de la sœur d’une juge et une arme du crime qui sort de l’ordinaire. Le roman débute au cœur d’un procès complexe au cours duquel témoigne la médecin légiste et où elle se fait littéralement charcuter par le procureur public qui cherche à la discréditer. Pourquoi la juge, amie de longue date de Kay, ne met-elle pas fin aux stratégies et effets de manche très discutables de l’avocat ? Mystère ! L’intérêt du lecteur et de la lectrice est immédiatement happé : Gilbert Hooke a-t-il poignardé son épouse puis jeté son corps à la mer ? Ou bien, comme le soutient Scarpetta, s’agit-il d’un simple accident ? Après une centaine de pages, cette intrigue est cependant délaissée, du moins en apparence, alors que la sœur de la juge est retrouvée morte, sans cause apparente. Amenée à examiner la scène du crime, Kay remarque la présence incongrue d’insectes et de feuillages morts à proximité des lieux, ce qui l’oriente rapidement vers une piste surprenante : l’utilisation d’un faisceau à micro-ondes comme arme du crime. L’enquête ne fera que se corser après la découverte d’une seconde victime. Appuyée dans son enquête par son époux, Pete Marino, ainsi que par sa nièce, Lucy, et la conjointe de cette dernière, la médecin légiste réalisera bien vite que les forces et les enjeux en place sont beaucoup plus importants que ce qui s’annonçait au départ comme un simple fait divers. La grande force de Patricia Cornwell peut également s’avérer un défaut pour certain.e.s, puisqu’elle se montre très disserte dans l’analyse des scènes de crime et des théories scientifiques sous-jacentes. Alors que plusieurs auteur.trices se limitent habituellement à quelques paragraphes ou pages, elle n’hésite pas à discourir sur le sujet pendant un chapitre entier. Force ou faiblesse  : c’est à chacun.e de trancher ! On peut demeurer dubitatif devant la résolution de l’énigme, mais les adeptes seront sans aucun doute heureux et heureuses que l’autrice y développe plusieurs des personnages composant l’entourage immédiat de Scarpetta, de même que les enjeux inhérents à sa nouvelle position de médecin légiste en chef de l’État de Virginie. 6

INFOS | LIVIDE / PATRICIA CORWELL. PARIS : JC LATTÈS, 2023, 364 P.

STRIPSHOW, NO 4

WASABI POUR CASSANDRA

Le Village gai de Montréal est en émoi puisque des chats sont retrouvés charcutés, alors même qu’une série de meurtres atroces frappent certains résidents. Les victimes présentent une série de points communs : ils sont dans une forme physique spectaculaire et aiment tous goûter au corps d’autres hommes. Par ailleurs, difficile de ne pas remarquer l’aspect stylisé des scènes de crime.

Un trio improbable se penche sur cette sinistre affaire : l’inspecteur Bruno Lagacé, le frère Ludovic et Béatrice Lemieux, une historienne de l’art. En effet, lorsque l’inspecteur est confronté à l’aspect artistique des crimes, rien ne lui semble plus naturel que d’interpeller son amie, spécialiste de l’art. Ludovic, un ancien danseur de ballet, s’ajoute au groupe puisqu’il assiste déjà Bruno dans ses enquêtes, tout en œuvrant à ses fonctions monastiques et en occupant la position de cousin et d’amant du policier.

L’enquête se complexifie lorsque Cassandra, une femme trans, se retrouve bien malgré elle au centre de cette hécatombe puisqu’elle est liée à chacune des victimes. Simple hasard ou pourrait-elle également être dans la mire du tueur ou, plus tordu encore, constituer le bouc émissaire de celui-ci qui chercherait ainsi à brouiller les pistes ? L’auteur, Denis Morin, fait montre d’une imagination débordante dans la mul tiplication des meurtres et de leur macabre mise en scène, de même que dans la mise en place de per sonnages hors du commun qui captent immédiate ment notre intérêt. On peut regretter que la progression de l’intrigue soit parfois un brin elliptique, puisque l’on souhaiterait en savoir bien plus au sujet des personnages ainsi qu’au regard des aspects plus surnaturels de l’intrigue.

Le roman peut cependant se targuer de présenter un univers inquiétant et on ne peut qu’être intrigué par d’autres œuvres à venir qui mettraient à nouveau en scène le trio des « L » : Lemieux, Lagacé et Ludovic.6

INFOS | WASABI POUR CASSANDRA / DENIS MORIN. BUSSY-SAINT-GEORGES, FRANCE : JHD ÉDITIONS, 2023, 173 P.

Quatrième opus d’un titre qui renoue avec le strip, l’une des plus vieilles formes de bande dessinée, apparue dès la fin du 19e siècle : un récit composé de quelques images et généralement limité à une seule bande ou à une page ou deux. L’occasion est ainsi donnée à de nombreux artistes de présenter leur propre vision de personnages issus de la mythologie des éditions Class Comics.

Les scénarios sont tous signés de Patrick Fillion, à l’exception de quelques contributions de son conjoint Robert Fraser, et on retrouve au graphisme une ribambelle d’artistes aux styles très variés : Alexander, Michael Broberick, David Cantero, Tom Cray, Leon de Leon, Jacob Mott, PPMAQ, Sunny Victor, Toastwire, de même que le coéditeur en chef, Patrick Fillion lui-même.

Science-fiction, démons en tous genres et vie de bureau s’enchainent allègrement dans un entrelacs d’érotisme et d’humour au cœur d’un nouveau recueil de 41 pages, auquel s’ajoutent près de 90 pages de planches de travail ou dénuées de phylactères et de dessins supplémentaires. Disponible en format numérique chez www.classcomics.com.6

INFOS | STRIPSHOW, NO 4 / PATRICK FILLION. COQUITLAM, BC : CLASS COMICS, 2023, 139 P.

BENOIT MIGNEAULT

bmingo@videotron.ca

WOKE WASHING : CAPITALISME, CONSUMÉRISME, OPPORTUNISME

On veut tous effectuer des choix responsables et opter pour des produits en accord avec nos valeurs. Le discours progressiste et vertueux des entreprises s’inscrit cependant parfois avant tout au cœur de stratégies de communication beaucoup plus anciennes que l’on pourrait croire.

Dans le fort bien documenté Woke washing, Audrey Millet retrace les racines de l’activisme de marque : ces stratégies de communication opportunistes associées à des services ou à des produits. On pourrait penser que le phénomène est relativement récent, mais comme elle le démontre, il y a déjà plus de deux siècles que l’industrie détourne les revendications populaires pour se donner bonne figure, pour accroitre son capital de sympathie et pour augmenter son chiffre d’affaires.

Bien évidemment, il est tout à fait possible qu’une entreprise soit dotée d’une véritable conscience sociale et se positionne comme vecteur de changement, mais cela peut également n’être que de la poudre aux yeux. L’autrice cite, par exemple, la contradiction entre le discours social de Benetton et le fait que certains de ses vêtements soient fabriqués dans des usines du Pakistan où règnent des conditions de travail déplorables. Même son de cloche du côté de Tiffany qui se targue d’activisme climatique, alors même que les mines d’or déversent jusqu’à 1 900 tonnes de cyanure par an pour extraire la matière première utilisée par l’entreprise.

L’ouvrage s’amorce par une petite histoire du mouvement woke et de son évolution. À noter que, même si certain.e.s l’utilisent pour qualifier un militantisme extrême, le terme désigne simplement le fait d’être conscient des inégalités. L’autrice retrace ensuite le développement des stratégies d’appropriation sociale. Dans la dernière partie, elle aborde les différentes formes que peut prendre cette « économie du politiquement correct », par exemple l’écoblanchiment (greenwashing), le genderwashing et le pridewashing. Comme elle le souligne, il est facile de tenir un discours pro LGBTQ, mais beaucoup moins de cesser de produire dans des pays qui criminalisent ces mêmes communautés. La finalité de l’ouvrage n’est pas de rejeter tout discours social issu d’une entreprise, mais bien plutôt de maintenir un regard critique face à des stratégies qui ne sont parfois que préfabriquées et factices. 6

INFOS | WOKE WASHING : CAPITALISME, CONSUMÉRISME, OPPORTUNISME / AUDREY MILLET. PARIS : LES PÉRÉGRINES, 2023, 221 P.

DRAG

Tony est un petit dur à cuire de Noisy à la virilité brutale, alors que Nita est la Reine des boites de nuit parisiennes. Le langage du premier est truffé de verlan (un argot caractérisé par l’inversion de syllabes), alors que celui de la seconde se caractérise par sa préciosité. Deux individus que rien ne devrait rapprocher si ce n’est qu’ils forment une seule et même personne.

Les romans de Johann Zarca se caractérisent par une exploration des marges sociales et celui-ci ne fait pas exception. C’est à la suggestion d’un professeur de théâtre que Tony explore l’art de la drag, alors même qu’il n’y ressent tout d’abord aucun point d’attache puisqu’il l’associe exclusivement à l’homosexualité et qu’il est hétéro.

Il réalise cependant que l’ajout de tant de maquillage, de rembourrage et de paillettes lui offre paradoxalement la possibilité de mettre bas ses masques, de se réinventer et de devenir enfin pleinement lui-même. Difficile cependant de faire coexister deux univers aussi disparates, et la vérité se révèle éventuellement au détour d’une perruque et de talons oubliés au fond d’un sac de sport

Rejeté par ses potes et ses proches, il ne trouve de soutien qu’auprès de sa famille drag d’adoption, qui l’accepte dans toutes ses contradictions. Il participe alors à un concours national de drag afin d’imposer Nita au regard des autres, mais également au sien propre.

« Je suis Votre Altesse, Reine Nita, et la nuit m’appartient. Quand le soleil dort, je cajole les cœurs écorchés. Les ténèbres apportent leur lot de souffrances et les fêtards manquent trop souvent d’amour : du crépuscule jusqu’à l’aube, je suis là pour essuyer leurs peines. »

Au fil des chapitres, le roman entrecroise adroitement les discours de Tony et de Nita, distincts non seulement en raison du langage utilisé, mais également par des personnalités au départ bien tranchées. Bien évidemment, les mots en verlan présentent un exercice de décryptage tout d’abord un peu ardu, mais qui se résorbe assez rapidement. Les plus fin.e.s auront d’ailleurs remarqué que « Nita » se veut l’inversion féminisée de « Tony ». Une œuvre complexe où les artifices de la scène se révèlent non pas un instrument de dissimulation, mais bien plutôt de révélation et d’acceptation de la différence. 6

INFOS | DRAG / JOHANN ZAROA. PARIS : GRASSET, 2023, 212 P.

110 | FUGUES.COM
Quoi faire livres

TROIS SAISONS

Écrivain et activiste, Francis Lamberg est un poète belge à qui l’on doit déjà la publication de plusieurs nouvelles et textes poétiques. Après L’ombre des hanches, publié il y a déjà plus de 10 ans, il présente un tout nouveau recueil — Trois saisons — qui se compose de textes de jeunesse et d’autres, plus récents, dans lesquels il prend la mesure et conjugue avec adresse le temps qui passe. Naviguant adroitement entre l’amour, la révolte, la ferveur des étreintes et le sentimentalisme, les 65 textes sont articulés autour de trois saisons, un peu à l’image de son propre cheminement et font office, comme il le souligne bien, de machine à démonter le temps : le printemps, l’été et l’automne. « Tu as levé mon corps / au levain de tes mains / tu m’as dressé / à l’appel sans mesure / de ta musique coulante. Chavirant mon âme / mal accosté / affolant mes boussoles / d’aventure. Dans chaque port / je laisse mes étreintes oubliées / et mon vaisseau au grand mât / vient mouiller dans ta rade. Je jette à la mer les cadavres d’habitudes / pour que tu montes à mon bord / et deviennes mon équipage des beaux jours. »

L’ouvrage s’accompagne d’une préface de Bruno Bisaro.6

INFOS | TROIS SAISONS / FRANCIS LAMBERG. PARIS : L’HARMATTAN, 2023, 121 P. (POÉSIE(S))

AU PIED DE LA MONTAGNE

Alors que sévit la Seconde Guerre mondiale, Élise grandit dans le village de SaintThuride-de-Porneuf et hésite entre deux choix de carrière : devenir institutrice ou travailler au magasin général. La seconde option l’emporte finalement puisque le très séduisant Antoine y œuvre également. Tout s’accorde vers un parfait bonheur et pourtant… L’auteur, Michel Bélanger, indique s’être inspiré, sans y coller parfaitement, des souvenirs de sa tante. L’époque est très fidèlement reconstituée et regorge de multiples détails, qu’il s’agisse du quotidien de la campagne, de la ville ou des communautés religieuses. Le récit s’ouvre sur une scène se déroulant plusieurs mois après les événements ensuite relatés, où Élise se lamente d’être littéralement prisonnière et spoliée d’un bonheur annoncé. Ce n’est que progressivement que la nature de cet emprisonnement nous est révélée. En effet, les affres de la guerre font rage et Antoine est appelé à y prendre part, laissant la jeune femme dans une position délicate puisqu’elle est enceinte et célibataire. Contrainte de faire des choix difficiles, Élise garde cependant l’espoir de retrouver son fiancé et elle trouve du soutien auprès de son amie de cœur, Claire. En filigrane demeure cependant une question lancinante : ce premier amour de jeunesse peut-il survivre à la distance et au passage du temps ? L’auteur propose la chronique détaillée d’une époque, débutant en 1944 et se terminant à l’été 1947. Le récit aurait sans doute mérité d’être un peu plus resserré, mais a cependant le mérite de ne pas sombrer dans les clichés romanesques propres aux sagas historiques et de regorger de détails et d’anecdotes sur le contexte social et culturel. Il se termine par ailleurs sur une scène inattendue qui promet une thématique LGBTQ dans une suite qui est en cours de rédaction. 6

INFOS | AU PIED DE LA MONTAGNE / MICHEL BÉLANGER. [QUÉBEC] : ÉDITIONS DE L’ANGE, 2023, 354 P.

Fugues y était...

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PHOTOS SERGE BLAIS

FIERTÉ LITTÉRAIRE, GRAND EFFEUILLAGE FIERTÉ LITTÉRAIRE, GRAND EFFEUILLAGE FIERTÉ LITTÉRAIRE, COMBAT AUX MOTS

TRACY SHOW

LIEUX LGBTQ+ DE RENCONTRES Quoi

BARS, CABARETS, CLUBS, TAVERNES ET PUBS

1309 TAVERNE URBAINE

1309, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. Bar de quartier, ouvert à tous, où se côtoie une clientèle diversifiée de tous les genres et de tous les âges.

Neighborhood bar with a diversified clienteleofallgenresandallagesmix.

AIGLE NOIR

1315, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 514-529-0040

www.aiglenoir.ca

Populaire bar pour hommes, ouvert à tous, où se côtoie une clientèle diversifiée de tous les genres et de tous les âges. C'est un lieu inclusif impliqué dans la communauté. Dans la Zone sport, on diffuse des événements sportifs. Table de billard.

Popularbarformen,opentoall,wherea diversified clientele of all genres and all ages mix. It's an inclusive place involved inthecommunity.IntheSportZonegiant screenmajorsportingevents.Pooltable.

BAR LE COCKTAIL

1669, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 514-597-0814

www.barlecocktail.com

Le Cocktail est certainement l'un des plus chics endroits du village ! Il vous offre des performances de drag queens et des soirées de karaoké enflammées. Karaoké tous les soirs. Du jeudi au dimanche : spectacles de personnificateurs féminins et soirées à thème sous la direction artistique de Michel Dorion. Atmosphère enjouée.

Stylish cabaret with a varied clientele where you can let go and relax with friendswhileenjoyingadragqueenshow or karaoke. Thursday through Sunday : Drag Queen Shows under the artistic directionofMichelDorion.Karaokeevery night. One of the funniest places in the Village!

CABARET

MADO

1115, rue Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514-525-7566

www.mado.qc.ca

Cabaret populaire, Mado présente des spectacles de drags ou des événements spéciaux tous les jours. Mado Lamotte «reçoit« les vendredis et samedis soirs…

Mado's popular Cabaret features drag shows or special events every day. Mado Lamotte"receives"onFridayandSaturday evenings...

CAMPUS

1111, rue Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514-526-3616 www.campusmtl.com

Populaire bar où les danseurs nus, pour la plupart assez musclés ou découpés exhibent leur anatomie... pour le plus grand plaisir de la clientèle. Ouvert tous les jours de 15h à 3h.

Popular bar where guys show their muscles, shizelled body... and the rest. Opendailyfrom3pmto3am.

COMPLEXE SKY

1474, rue Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514-529-6969 www.complexesky.com

Le Complexe Sky avec ses trois étages et sa terrasse sur le toit dotée d’un jacuzzi est le plus grand complexe gai de la ville. Au 1er étage, Le Branché, un bistro-bar avec bouffe, des cocktails signatures et plusieurs ambiances, table de billard et plus encore. Au 2e étage, le Ballroom est un endroit où les adeptes de musique Top 40 peuvent danser et s’éclater tous les weekends; clientèle mixte 18-30 ans. Au 3e étage, le Blue Sky Club : le vendredi soir, son house et happy house, tandis que le samedi, les amateurs d'électro et de house seront comblés.

SkyComplexisthelargestgaycomplexin thecityandoffersthreelevelsincludinga terraceontheroofwithajacuzzi.Onthe streetlevel,abistro-barcalledLeBranché with food and Cocktails, pool table and muchmore.Onthe2ndfloor,theBallroom welcomes clubbers fans of top 40 music every weekend, nights. Mixed crowd of 18-30. On the 3rd floor, the Blue Sky Club is where you can dance on House music on Fridays and Progressive house on Saturdays.

DISTRICT VIDEO LOUNGE

1365, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 438-387-3622 www.districtvideolounge.com

Bar concept à l’ambiance relaxe avec clientèle de jeunes professionnels LGBTQ. Écrans géants avec diffusion de vidéoclips de groupes LGBTQ de préférence et beaucoup plus.

VideobarattheheartoftheGayVillage. Relaxed atmosphere with mainly LGBTQ young professionals. Large screens with musicclips.

LE DATE PIANO BAR

1218, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 514-521-1242

Bar relax et soirées karaoké tous les jours. Neighbourhood bar with karaoke every night.

EXPOSÉ CABARET

1681, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 514-521-1242

Cabaret Expose est un strip bar qui permet à sa clientèle d’apprécier visuellement l’esthétique des corps masculins par des prestations scéniques de pole dancing. CabaretExposeisastripclubthatallows itscustomerstoappreciatetheaesthetics ofmalebodiesbyscenicperformancesof pole dancing. Open from Monday to Saturday,from3pmto2am.

MINÉRAL

1641, rue Atateken, Mtl. www.barmineral.ca

Lieu festif à l’atmosphère confidentielle, le Minéral est un bar à vin de jour et une boîte de nuit de soir.

This festive place with a confidential atmosphere,theMineralisawinebarby dayandnightclubbynight.

MOTEL MOTEL

1276, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. www.instagram.com/motel_motel_

Motel Motel est une adresse fluide. C’est une buvette de quartier, mais en franchissant la porte dans les toilettes on accède à un bar à l’arrière qui s’inspire du concept de bar clandestin.

MotelMotelisafluidaddress.It'saneighborhoodbar,butthroughthedoorinthe toilets you reach a bar at the back which isinspiredbytheconceptofaclandestine bar.

LE NORMANDIE

1295, rue Atateken, Mtl. T. 514-303-4013 www.taverne-normandie.ca

Récemment redécoré, le Normandie est l’un des plus anciens établissements gais dans le Village. Vous y retrouverez une clientèle des plus sympathiques pour vos 5 à 7 avec une sélection de bières et de scotchs d’une grande variété. Tous les soirs de la semaine, c’est le karaoké.

Opensince1981,TheNormandieisoneof the oldest gay establishments in the Village.Redecoratedrecently,itgathersa friendly clientele. It offers a variety of beers and scotches. Every night it’s karaokenight!

PIANO BAR LE DATE

1276, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 514-576-088

www.ledatekaraoke.com

Piano bar relax avec soirées karaoké tous les jours.

Neighbourhood piano bar with karaoke everynight.

LE RENARD

1272, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. www.bar-renard.com

Petit bar de quartier, très charmant à la déco design face à la station Beaudry. Small, trendy and design neighborhood barinfrontofBeaudrymetrostation.

LE ROCKY

1673, rue Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514-521-7865

Bar de quartier avec une clientèle mature où l’on propose régulièrement des spectacles de chanteurs.

Neighbourhoodbarwithamaturecrowd. Guestsingersregularly.

STUD

1812, rue Sainte-Catherine Est, Mtl. T. 514-598-8243

www.lestudmontreal.com

Bar à la clientèle variée où les hommes aiment les hommes et où les Bears se rencontrent aussi. Nombreux partys et soirées à thème tout au long de la semaine. Piste de danse. Il faut visiter «L’Atrihom», une verrière de 30 pieds de haut avec des plantes et où l’on peut se régaler. Terrasse l’été.

Diversecrowd,ameetingplaceforBears. Popularbarwithdancefloor.Severalpartysandthemednightsmonthly.The‘’Atrihom’’isa30feethighgreenhousewhere you can also eat. Terrace during summer season.

STOCK BAR

1171, rue Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514-842-1336

www.stockbar.com

Récemment rénové, le Stock Bar est un club de danseurs nus qui offre un cadre festif, respectueux et sécuritaire. Le lieu compte aussi un speakeasy plus cosy pour les danses… et un bar-terrasse ouvert sur la rue.

Stud Bar is a nude dance club that offers afestive,respectfulandsafeenvironment. More cosy in the new speakeasy space idealforprivatedancesandalsoasection openonthestreet.

1115 STE-CATHERINE EST MADO.QC.CA
LES DIMANCHES LE
LES MARDIS FULL GISÈLE
LES VENDREDIS ET SAMEDIS MADO REÇOIT
faire 112 | FUGUES.COM
308009EX

Quoi faire

LIEUX LGBTQ+ DE RENCONTRES

STÉRÉO BAR

858, rue Ste-Catherine Est, Mtl.

T. 514-658-2646

www.stereobar.tickit.ca

Le légendaire afterhour de la rue Sainte-Catherine situé dans le Village est doté d’un excellent système de son. Clientèle mixte. DJ's de renommée internationale de passage régulièrement. Ouvert dans la nuit de vendredi à samedi et de samedi à dimanche, d’environ 2h à 10h. Legendary after-hours in the Village. Mixed crowd. WorldreknownDJ’sareregularlythereasguests.

TABOO

1950, boul. de Maisonneuve Est, Mtl.

T.514-504-6161

www.facebook.com/BarleTaboo

Sympathique bar de danseurs nus Pleasant bar with nudedancers.

UNITY CLUB

1171, rue Sainte-Catherine Est, 2e Mtl.

T. 514-523-2777

www.clubunity.com

Le club Unity est un grand club gai où on danse les jeudis, vendredis et samedis. Les styles musicaux du vendredi sont Top 40 et hip hop et les samedis prennent une saveur house.

The Unity Club is a large gay dance club open on Thursday,FridayandSaturday.Top40/vocal/hiphopare Fridays'stylewhileSaturdaysarehousemusic.

RESTOS AVEC BAR À COCKTAILS

KEELA

1237, rue Atateken, Mtl.

T. 514-528-7617

www.restokeela.ca

Ce resto de quartier convivial offre des vins pour la plupart bios ou natures et de délicieux cocktails.

BLOSSOM

1101, boul. de Maisonneuve est, Mtl.

T. 514-379-3699

www.leblossom.ca

Ce resto propose de la cuisine néo-japonaise, des suschis, mais aussi une importante sélection de saké et de whiskys japonais.

PALME

1487, Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514 529-8480

www.restopalme.ca

Resto qui propose des saveurs originales des caraïbes. Grande sélection de rhums et de cocktails de haute voltige.

SALOON

1333, rue Ste-Catherine Est, Mtl www.lesaloon.ca

Populaire bistro-bar à l’atmosphère décontractée où l’on peut simplement prendre un verre avant un événement ou y passer la soirée entière.

BARS EN RÉGION

CABARET CLUB LE DRAGUE

815, rue Saint-Augustin, Québec

T. 418-649-7212 www.ledrague.com

Complexe ouvert à tous et à toutes avec borne wifi, comprenant: la verrière et le Cabaret. La discothèque sur deux niveaux est ouverte du jeudi au samedi avec sa musique à la fine pointe des tendances musicales.

Complex open to all with wifi terminal, including: the glass roof and the Cabaret. The two-level nightclub is open from Thursday to Saturday with its music at the cuttingedgeofmusicaltrends.

MAXX DISCOTHÈQUE

335 A, Route 122, St-Germain-de-Grantham, Drummondville

Ouvert les vendredis et samedis de 15h à 3h. Clientèle de 40 ans et plus. Musique des années 70, 80 et 90.

LE ST-MATTHEW’S

889, Côte Sainte-Geneviève, Québec, QC G1R 5M2

T. 418-524-5000 www.facebook.com/bar.stmatthews

Bar gai principalement fréquenté par des hommes. On y trouve une table de billard, une terrasse et des appareils de loterie vidéo. Les moments forts sont les weekends, de même que les 5 à 7. Thisgaybarmostlyfrequentedbymen.Thereisapool table,patioandvideolotterymachines.Thehighlights aretheweekends,aswellastheHappyHour.

SAUNAS DE MONTRÉAL

BAIN COLONIAL BATHS

3963, ave Coloniale, Mtl. T. 514 285-0132 www.baincolonial.com

Fréquenté par une clientèle majoritairement gaie. Sur trois étages, le Colonial vous permet la détente et, qui sait, de belles rencontres. Le Colonial vous offre 3 saunas, bain tourbillon, salle de vidéo-tv, salle d'exercices, service de massage, 2 terrasses ainsi qu’un stationnement. Attractsacrowdofregulars,mostlygay.Genuinesteam systemwithnaturalrocks.Colonialoffersyou3saunas, hot tub, video room, gym equipment and massage service.

SAUNA CARPEDIEM

3481, Montée Saint-Hubert, St-Hubert. T. 450 462-3481 www.saunacarpediem.com

Seul sauna de la Rive-Sud à offrir un sauna vapeur en plus des services réguliers (sauna sec et tourbillon) ainsi qu’une salle vidéo de type «auditorium». On peut y faire l’achat de certains gadgets sexuels. Stationnement gratuit à l’arrière

TheonlySouthShoresaunawithasteamroomwithall regularservices(hottub&drysauna)andan«Auditorium»stylevideoroom.Onecanalsobuyadiversityof sexualtoys.Freeparkingattheback.

G.I. JOE

1166, rue Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514 528-3326

www.saunagijoe.com

Le Sauna GI JOE est, entre autres, le lieu des amateurs de fétichisme qui retrouvent là un endroit pour réaliser leurs fantasmes. Le sauna possède une grande terrasse.

SAUNA CENTRE-VILLE

1465, rue Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514 524-3486

www.saunacentreville.com

Situé dans le Village, le Centre-Ville est fréquenté par une clientèle de tous âges et de toutes catégories professionnelles. Une soixantaine de chambres et autant de casiers, répartis sur deux étages.

Situated in the heart of the Gay Village. This sauna attractsavariedclientelefromallagesandprofessional backgrounds.Roomsandlockersontwofloors.

SAUNA OASIS

1390, Ste-Catherine Est, Mtl. T. 514 521-0785

www.saunaoasis.net

En plein cœur du Village. Plus d'une centaine de chambres et autant de casiers avec tous les équipements appropriés. Des spéciaux sont proposés en fonction des jours et des heures.

IntheheartoftheVillage.Overonehundredroomsand alltheappropriateservices.ofspecialdependingofthe timeandday.

SAUNA DE QUÉBEC

SAUNA BACKBOYS

264, Rue de la Couronne, Québec T. 418-521-6686

www.saunabackboys.com

Situé dans le quartier St-Roch, de Québec, ce sauna compte 45 chambres et casiers, glory holes, chambres pour les adeptes du cuir, salle de visionnement, bain vapeur, labyrinthe, sauna sec et bain tourbillon. LocatedintheSt-RochdistrictofQuebec,thissaunahas 45 rooms and lockers, glory holes, rooms for leather enthusiasts, viewing room, steam bath, labyrinth, dry saunaandwhirlpool.

G.I. Joe Sauna is the sauna of the fetish loving crowd. Withslings,gloryholesandabunker.
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Quoi faire sur scène

en version automnale

La Maison du Parc, l’une des deux rares maisons d’hébergement pour personnes vivant avec le VIH/sida au Québec, tient normalement son concert Voix d’espoir autour du 1er décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida. Beaucoup de gens le savent et y ont déjà assisté. Mais ce que le public sait moins est que la Maison du Parc organise aussi un événement plus festif et divertissant appelé «Oh! La! La!» qui est un cabaret spectacle de drag queens ! Donc, prière de se déplacer au Cabaret Mado, le jeudi 28 septembre, dès 19h.

Plastik Patrik animera la soirée avec des performances de plusieurs drags, dont Manny Tuazon de la House of Manny . Le tout pour amasser des fonds pour la Maison du Parc. Manny Tuazon, CC Chanel, Ruby Doll, Rawxy et, pour la première fois, Walter Ego, un drag king, et un DJ seront de la partie pour des performances enlevantes. Manny Tuazon est ici, en fait, la directrice artistique de ce show en plus d’y participer.

L’autre partie amusante de la soirée, est que l’on choisit au hasard une personne dans l’audience et on la transforme en drag queen, avec costumes, maquillage, etc.

Deux ou trois artistes peintres locaux et internationaux participeront à un encan silencieux au cours de la soirée, «nous devrions avoir, également, deux œuvres offertes par Mado Lamotte pour cette vente-là», dit Julia Mobbs, la nouvelle coordonnatrice à la levée de fonds de la Maison du Parc.

Comme pour les éditions précédentes, le personnel de MAC Cosmétiques sera sur place pour du maquillage et des conseils.

Cette 4e édition devait se tenir, normalement, au mois de juin, mais malheureusement le décès soudain de Monique Drolet, la dynamique et joviale directrice du développement de la Maison, a chamboulé les vies du personnel de l’organisme ainsi que le calendrier événementiel.

Il faut se rappeler que de telles activités de levées de fonds sont essentielles au bien-être des résidents et résidentes de cette maison d’hébergement communautaire offrant du soutien et de la réhabilitation, mais aussi des soins palliatifs pour ceux et celles dont la situation est plus grave. Ainsi, il ne reste plus que deux résidences dans toute la province pour 20 000 personnes vivant avec le VIH/sida au Québec. «L’an dernier, nous avons récolté 15 000$ lors de la soirée Oh! La! La!, poursuit Julia Mobbs. Nous espérons ramasser de 20 000$ à 25 000$ cette fois-ci. Nous sommes bien contents que Morgan Stanley et Gilead nous appuient ici.»

«C’est sûr qu’avec la pandémie que nous avons vécu, cela a été très dur d’amasser des fonds pour la Maison du Parc. Il y a des réparations et de la rénovation à faire, donc cela demande plus de financement. Nous espérons pouvoir récolter assez de fonds lors de cet événement pour pouvoir effectuer ces travaux. […]», rajoute Julia Mobbs.

«C’est une activité amusante, c’est comme un party, dit Julia Mobbs. Éventuellement, on aimerait voir cet événement grandir, prendre plus d’ampleur ou que l’on puisse le faire peutêtre deux fois par an. Il y a bien du potentiel à exploiter ici. On verra dans le futur comment les choses évolueront […] On souhaite que ce soit encore un vif succès cette année !»

Oh! La! La! est vraiment très différent du concert annuel Voix d’espoir en ce qu’il rejoint, pourrait-on penser, deux publics totalement différents, l’un préférant la musique classique, et l’autre plutôt un rythme plus joyeux, «mais il y a des gens qui assistent au deux, donc ce n’est pas nécessairement des clientèles diversifiées autant qu’on pourrait le croire, certaines personnes apprécient et viennent aux deux événements, c’est ça qui est intéressant aussi et que l’on constate […]», souligne Julia Mobbs. 6

ANDRÉ C. PASSIOUR apassiour@gmail.com

INFOS | Maison du Parc, 514-523-6467 ou maisonduparc.org Au Cabaret Mado, 1115, rue SainteCatherine Est, Montréal. À noter que chaque billet vendu au coût de 50$ vous donne droit à un reçu pour fin d’impôt au montant de 25$. Pour se procurer les billets : https://www.zeffy.com/en-CA/ticketing/9c826309-9e3e-4444-9f2b-485e803d7493

116 | FUGUES.COM
L’événement de levée de fonds Oh! La! La! revient
PHOTO FOURNIE PAR MANNY PHOTO PASCAL FOREST

Fugues y était...

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118 | FUGUES.COM
CHUTNEY au Cabaret Lion d'Or | PHOTOS PASCAL FOREST

Lundi 21h30 CONTRIBUTION VOLONTAIRE C'EST JUSTE LUNDI PLACE À LA RELÈVE AVEC SALLY -D

DE L’ÉMISSION L’AGENCE À 21H

Jeudi 22h ADMISSION 11$

BUTTERFLY DE NUIT

Vendredi 22h ADMISSION 11$

VENDREDI FOU

Dimanche 18h

Samedi 22h ADMISSION 15$ DRÔLE DE DRAGS

9$

SOIRÉE SANS PANTALON

1669 Rue Sainte-Catherine E, Mtl • 514.597.0814 • barlecocktail.com
VISIONNEMENT
AVEC MICHEL DORION ET INVITÉS
ANIMATION
ALTERNANCE CIATHA NIGHT, EMMA DÉJÀVU, MISS BUTTERFLY, CRYSTAL STARZ & LEURS INVITÉS MISS BUTTERFLY SALLY-D EMMA DÉJÀVU CIATHA NIGHT CHOUCHOUNE CRYSTAL STARZ 11oE27
EN
ADMISSION
ANNÉES
3 SEPT / AVEC MICHEL DORION ET INVITÉS DIMANCHE SHOW 10 SEPT / AVEC MICHEL DORION ET INVITÉS 15e ANNIVERSAIRE DU DIMANCHE SHOW 17 SEPTT / AVEC MICHEL DORION ET INVITÉS DIMANCHE SHOW 24 SEPT / AVEC MICHEL DORION ET INVITÉS Michel Dorion
90
VENDREDI 15 SEPTEMBRE PRÉSENTÉ EN COLLABORATION AVEC ARMADA PAR THE MEN’S ROOM

Vierge

23 août au 23 septembre 2023

On est rendu à la fête du Travail, aux épluchettes de délicieux blé d’Inde et à la rentrée un peu partout, ainsi qu’au signe de la travaillante et sage Vierge. C’est le dernier signe de l’été, il faut donc profiter des rayons finissants du soleil pour prendre de bonnes marches dans la nature, car la Vierge s’intéresse à la santé, à notre équilibre intérieur. Et justement, dans l’année qui vient, le natif recevra l’influence sérieuse et solide de Saturne, en Poissons. Enfin, surtout ceux des deux premiers décans. Bien que ceux du dernier décan ne devraient pas y échapper, parce que l’influence de Saturne est forte. Et probablement en aspect avec leur Mercure et Vénus natals, jamais très loin du Soleil. Enfin, les natifs de la Vierge entreront souvent en contact avec des gens sérieux qui les guideront et les aideront aussi, comme lorsqu’ils auront à voir où sont leurs limites ou celles de leur environnement. En fait, les natifs de la Vierge se retrouveront souvent avec des gens sérieux et avisés comme Saturne. Ils vivront aussi des événements dont l’esprit est saturnien. Ils devront donc parfois attendre patiemment et contenir leurs ardeurs alors qu’ils voudraient plutôt agir. Ils obtiendront des résultats concrets lorsqu’ils auront assez attendu. Ceux qui sont seuls pourraient amorcer une relation avec un être réfléchi, mais fiable et vivant dans un univers concret et réel. Il devrait être assez mature, sans être rabat-joie quand même, parce que l’autre influence importante que la Vierge recevra sera celle du jovial Jupiter, qui le guidera de son puissant ami du Taureau. Jupiter l’empêchera souvent de faire des gaffes, enfin les pires. Il le conduira aussi

vers les chemins les plus profitables et chanceux. Le natif pourrait être invité à faire un voyage fabuleux, parfois très exotique et sans que cela lui coûte trop cher. La mythique aubaine. Jupiter l’amènera aussi à mieux se comprendre et à savoir comment la vie fonctionne vraiment. À être spirituel, sans délirer. Mais à partir de mai 2024, Jupiter arrivera en Gémeaux, où il favorisera la carrière de la Vierge, ainsi que son appétit de travailler, de se réaliser dans du concret, ce qui entrainera l’éternel conflit entre le bonheur intime et celui, plus social, de réussir dans la société, en oubliant d’être attentif à l’être aimé ou à l’ami proche et fidèle et à la famille qui le soutient. Ou, au contraire, en laissant filer une chance extraordinaire de se réaliser au boulot pour éviter de déplaire à l’Autre. Des conflits vont apparaitre, il faudra gérer ça. Mais en attendant, bonne fête la symétrique Vierge ! Toujours aussi séduisante !

Balance Votre anniversaire approche, mais vous n’êtes pas encore rendu à cette ère de rafraichissement. Vous avez même l’impression de trainer la même vieille peau ou d’attirer une poisse peut-être pas extrême, mais tenace. Rancunière. Et pourtant, vous allez bientôt régler bien des problèmes, l’un après l’autre. De plus, tous les éléments d’une nouveauté se mettent en place là, pour vous rebooster.

Scorpion Jupiter trône au beau milieu du Taureau, en face de chez-vous. Et il devrait vous envoyer des occasions de grandir, d’évoluer du côté des relations intimes, mais aussi dans votre vie en société. Des gens chercheront votre présence. Vous pourriez vous faire un bon ami à ce moment ou un chum, mais aussi on devrait vous proposer du nouveau au travail ou une nouvelle situation dans la communauté.

Sagittaire Votre magnétisme sera fabuleux, on vous remarquera en public. Cela n’attirera pas que des regards, on vous abordera aussi pour faire plus ample connaissance ou simplement pour vous saluer. Et ça devrait aussi amener l’occasion d’être mieux reconnu pour les artistes, surtout ceux qui ont une image, avec une présence sur scène. Sinon, vous aurez de la réussite au travail. Un aboutissement après de bons efforts.

Capricorne Vous comprendrez une ou deux vérités, vous saurez alors le pourquoi de plusieurs de vos aventures. D’ailleurs, vous vous déciderez à en vivre une, même si vous en avez peur à brailler. Vous pourriez décrocher la toison d’or ainsi ou le cœur intrépide d’un héros. C’est un bon moment pour partir en voyage, mais aussi pour fréquenter des gens sages, d’une belle expérience, en marchant ensemble en forêt.

Verseau Vous aurez de la facilité à gérer vos finances. Vous les simplifierez seulement en les consultant. Vous aurez aussi l’occasion de faire un bon placement ou un investissement avantageux. Vous deviendrez très attiré par quelqu’un après l’avoir croisé, même s’il ne corre-

spond pas à votre genre. Et pourtant, vous êtes rendu là, ça annonce de bons chamboulements dans vos relations. Vos intuitions deviennent pressantes.

Poissons Vous serez invité à bien des endroits, des événements. Les gens rechercheront votre présence et votre avis sur à peu près tout. Et quelqu’un avouera ses sentiments envers vous. On vous proposera aussi du nouveau au travail ou dans la communauté. Et vous devriez franchir une étape cruciale dans une question sérieuse, peut-être légale. Votre sincérité attire la grande loyauté de votre entourage.

Bélier Vous serez assez énergique et vous le deviendrez plus si vous posez des gestes pour être plus en forme. Rien de radical, mais si vous êtes constant, vous arriverez à de bons résultats. Il sera aussi naturel pour vous d’être frugal, de sorte que vous perdrez du poids rapidement. Vous devrez être présent au travail, d’autant plus qu’un changement vous touchera. Vous pourriez ainsi quitter la retraite plate pour retravailler.

Taureau Vous aimez bien travailler, concrétiser vos idées, mais là vous vous appliquerez davantage à fêter, à être en amour, à courir après, de bar en terrasse. Et finalement, vous devriez arriver à une histoire significative. Si vous êtes déjà en couple, vous apprécierez vraiment la présence de l’être aimé. Vous pourriez même voir l’arrivée d’un enfant ! Vous aurez de bonnes idées, servezvous-en ! Créez !

Gémeaux Vous serez sensible au changement d’atmosphère, au fait que le soleil se couche plus tôt. Vous vous intéresserez davantage à la vie au foyer, à l’ambiance que vous y avez créée et que vous voudrez peut-être améliorer. Certains auront une occasion en or d’aller vivre dans un logis de rêve. Le passé viendra parfois vous toucher, vous aidant à cheminer encore. Vous serez heureux d’échanger avec votre famille.

Cancer Vous aurez des échanges significatifs avec bien des gens, parfois rencontrés par hasard, sur la rue. Vous aurez d’ailleurs des occasions de faire des virées dans les alentours ou aux States. Votre bonheur y sera vif. Vous percevrez mieux l’esprit des gens, parfois plus allumé que vous le pensiez. Vous recevrez enfin des nouvelles qui tardaient, la plupart du temps bonnes. Votre santé va s’améliorer si vous marchez.

Lion Vous voyez clair, de sorte que vous savez comment bien gérer votre pécule. Vous recevrez d’ailleurs de bons montants à la suite du travail ou des placements. On pourrait aussi vous offrir une transaction en or, sachez en profiter. Et vous réaliserez que vous avez des amours convenables et des amis pas trop envahissants, mais amusants. Vous êtes riche de tout ceci, vous en êtes de plus en plus convaincu. 6

120 | FUGUES.COM
ROBERT GAREAU robertgareauastrologue@gmail.com Chronique horoscope
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