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Petit meurtre entre famille

Édition Camaraderie À notre Denis nationale qui nous a fais passer du bon temps en classe l’année dernière.


Tout le monde était réuni au salon pour porter un toast aux nouveaux fiancés. François venait tout juste de monter dans sa chambre. Geneviève parlait avec Axelle la nouvelle femme de François, alors qu’Éléonore, accompagné de son fiancé, discutait avec Anaïs. Marie-Jeanne n’aimait pas sa nouvelle famille, surtout François parce qu’il a trompé Geneviève. En fait, elle n’aimait que Fabrice puisque c’était le plus jeune et il la considérait comme sa vraie grand-mère. Le temps passait et François n’était toujours pas revenu. Éléonore décida donc d’aller voir qu’est-ce que son père faisait pour être enfermé dans son bureau si longtemps. Elle ouvrit la porte et vit que son bureau était un peu en désordre. La chaise était tournée dos à Éléonore alors elle ne pouvait pas voir son père. Elle se dirigea donc vers son père d’un pas empressé. « PAPA!! Allez ce n’est pas le temps de discuter là! » « Tu as de la visite et c’est important pour moi et… » Elle n’a pas eu le temps de finir sa phrase qu’elle a vu son père les yeux grands ouverts et le corps mou comme un poisson sans arête, puis cria d’une puissance si grande que le cri en devenait strident et horrible. Tout le monde se précipita et constata la mort de François. Aucune tristesse rien. Ils se regardaient tous avec un regard inhabituel, puis Marie-Jeanne dit : « Fallait bien que le Bon Dieu le punisse pour ce qu’il a fait! » Éléonore prit le téléphone, puis appela au 911. Pendant ce temps, Marie-Jeanne est descendue pour regarder la deuxième période du match de hockey. Quelques minutes plus tard, on sonna à la porte. Éléonore descendit d’un pas rapide pour répondre. En ouvrant la porte, elle aperçut un jeune homme très grand avec les cheveux rasés, et les yeux verts. Il portait un complet gris, un pantalon gris, un veston gris, une cravate noire et une chemise blanche. Malgré son air sérieux, il semblait sympathique. « Bonjour, je me présente lieutenant détective Bruno Maranda de la police de Québec. Je vous demanderais bien vouloir me montrer la victime. » « Oui bien sûr. Il est au deuxième étage dans son bureau; suivez moi », dis Éléonore. Il est monté avec Éléonore pour se rendre dans la pièce, puis aperçut la famille de la victime. Il se dirigea pour examiner la pièce ainsi que le corps. Il prit son enregistreur électronique pour observer les lieux et tenter d’y des indices « Aucun signe de violence ou de résistance face à l’agresseur. », dit Bruno « L’agresseur ne semble pas avoir attaqué la victime par-derrière; il n’y a aucun signe de poignard dans le dos. » Une odeur forte est présente dans la salle, un verre de cognac est versé sur le bureau et la porte du minibar est ouverte. Avec son cellulaire, la victime essayait d’appeler les urgences puisqu’il y avait le 9 et le 1 déjà composé.


On en vint à la conclusion que le riche industriel est mort d’empoisonnement. Les coroners prirent le corps et l’amenèrent à l’autopsie. Maranda redescendit au rez-de-chaussé et interrogea les membres de la famille. « Votre père souffrait-il d’une maladie? », demanda le détective « Non, reprit la famille, pas à ce que l’on sache », répondit la famille. « Où étiez-vous tous à l’heure présumée du crime? » « Toute la famille!? », insista Maranda « Oui, mis à part ma mère qui était partie aux toilettes », répondit Fabrice. La femme détourna le regard du détective. Maranda mit fin au court interrogatoire avec la famille et demanda à Geneviève de venir le voir. Savoir qu’elle fut aux toilettes et non avec la famille faisait d’elle la suspecte numéro un à ce stade-ci de l’enquête. « Depuis quand êtes-vous divorcée? », demanda le détective Maranda « Cela fait 5 ans. Il m’a laissée pour cette jeune garce! », répondit Geneviève. « Vous n’aimez pas votre ex-mari à ce que je vois. » « Non. Il est mieux de m’avoir mise dans son testament. Je ne pensais pas que sa mort arriverait aussi vite! » « On m’a dit que vous êtes allée à la toilette alors que François était dans son bureau. Avez-vous un alibi? » « Allez donc fouiller les égouts et vous trouverez ce je suis allée faire aux toilettes. Je n’ai pas tué François. » Détective Maranda mit fin à l’interrogatoire familial et les salua. Le lendemain, Maranda se précipita au bureau pour examiner la dépouille de l’homme. Il avait bien la trace d’un poison dans son sang. Il s’agissait donc d’un meurtre. Le détective embarqua dans sa voiture et retourna voir la famille. Il gara sa voiture dans l’entrée et cogna deux fois à la porte avant que Fabrice vienne répondre. Avant de rentrer, il vit avec son œil de détective, des fourmis qui se suivaient à la file indienne vers le seuil de la porte. « Belle colonie de fourmis que vous avez là! », dit l’inspecteur. « Bonjour, M. Maranda. Oui, vous avez raison; c’est un problème que nous essayons de résoudre depuis des années, mais les résultats non jamais été bons. » « Pourrais-je te poser quelques questions au sujet de ton père? Cela ne prendra que quelques minutes. »


« Oui absolument » « Votre père était un riche industriel donc il devait sûrement aller à l’extérieur de temps à autre? » « Oui assez souvent même. » « Aviez-vous connaissance d’ennemies envers votre père? » « Non, absolument pas. Par contre, dans ce métier on a souvent des rivaux, soit en ce qui concerne l’argent (ce que François ne manquait pas), soit en ce qui concerne les secrets industriels. Mais je ne vois vraiment pas qui aurait pu faire une chose pareille. » Bruno demanda à Fabrice s’il pouvait aller dans le bureau du défunt examiner les lieux du crime. Fabrice accepta et se dirigea vers le bureau. Un verre de scotch était vide sur le bureau. Voici l’arme du crime se dit-il. Il examina le verre puis s’aperçut qu’il y avait présence d’un résidu dans le fond du verre. Plus loin, il vit un minibar que M. François s’était fait installé il y a quelques mois de cela. Il examina les bouteilles une à une minutieusement et n’y trouva rien. Il décida d’amener le tout au laboratoire pour une analyse approfondie. Après le minibar, le détective s’installa sur la chaise devant l’ordinateur et commença à fouiller un peu. En ouvrant les courriels de la victime, il vit un message qui s’adressait à cette dernière et qui avait l’apparence d’une querelle.

Le courriel était anonyme; il était signé par une compagnie inconnue. Cependant, c’était suffisant pour retracer l’origine du courriel et peut-être son auteur. Le détective envoya le courriel au poste de police pour tenter de retracer l’origine. Quelques minutes plus tard, Bruno reçut l’adresse du correspondant en question. Détective Maranda sortit de la maison et se dirigea vers sa voiture pour aller au 1313 rue des Épinettes à Saint-Augustin. Il ne mit que quelques minutes pour se rendre jusqu’au 1313. Rendu sur place, Bruno se rend compte que l’homme a taillé la route. La maison était déserte. Détective Maranda inspecta les lieux à la recherche d’indices, mais il ne trouva rien. Il retourna à son véhicule et se mit en route vers la maison de François. C’est alors qu’il reçut un appel du labo. « Bonjour détective Maranda, nous avons fini les testes sur les échantillons de la bouteille de boisson alcoolisée et du verre de cognac que vous nous avez apportés. Nous avons constaté la présence d’un insecticide dans la bouteille ainsi que dans le verre. Par conséquent, la victime a bel et bien été empoisonnée. » « Merci beaucoup, je vais aller faire un tour à la maison de la famille du défunt voir ce qu’ils font et leur poser mes dernières questions afin de leur faire un compte rendu de l’enquête. »


Il gara sa voiture devant la maison et regardait les résultats des analyses sur l’ordinateur de son auto. Pendant ce temps, croyant être invisible grâce à la noirceur de la nuit, Geneviève marchait d’un pas sournois sur le côté de la maison. Maranda sortit de son véhicule pour la suivre. Elle se retourna sans cesse et l’inspecteur faillit se faire voir. Elle se dirigea vers le cabanon. Sans se douter qu’elle était suivie, elle ouvrit une trappe dans laquelle gisaient des millions de dollars en liquide. C’est alors que Maranda entra dans le cabanon en disant : « Que faites-vous là? Ce ne serait pas l’argent de la victime? » Geneviève se retourna l’air surprise et coupable. « Euh… Non,… c’est l’argent de la famille! Vous… avez un problème? », bégaya la femme. « Remontez donc ici », ordonna le détective. Il l’a menotta et entra dans la maison pour finalement s’installer dans le salon, là où tout le monde était encore réuni. « Mais que se passe-t-il ici? », demanda Fabrice. Bruno fit un signe de s’asseoir sur sa chaise et commença son monologue. « Bonsoir la petite famille! J’ai fini mon enquête. Je vous prie de bien m’écouter pour les deux prochaines minutes. J’ai bien peur que toutes les pistes de mon enquête me mènent à vous tous. Vous avez cru me tromper avec la fausse lettre de menaces de mort que j’ai lue sur l’ordinateur de François. En arrivant là-bas, je me suis rendu compte que personne n’y vivait et qu’il n’y avait aucun indice. Par contre, hier en venant ici j’ai aperçu une fourmilière et Fabrice m’a dit que vous aviez des problèmes avec ces dernières. C’est alors qu’en voyant les analyses du labo sur la bouteille de cognac, la dernière boisson que François avait bue avait des traces d’insecticide pour les fourmis. Ce fut donc facile de remonter à vous puisque vous en utilisez. Aussi, je savais que François était un homme riche et qu’à sa mort il donnerait toute sa fortune à la famille. Je sais que Fabrice manque d’argent et que Geneviève souhaitait avoir une parte de l’héritage étant donné qu’à leur séparation elle n’a rien eu du tout. Suivant cette idée, tout le monde s’est mis François à dos et complotait contre lui. Je sais aussi que François était un homme froid et qu’il n’entretenait pas une bonne relation avec toute la famille. J’en ai donc conclu que, le soir du meurtre, prétextant aller aux toilettes, Geneviève s’est précipitée dans le bureau de François pour mettre de l’insecticide à fourmis dans la bouteille de cognac en espérant que François ne se relève jamais. » Fabrice se leva soudainement du divan et s’enfuit sur-le-champ. « On avoue tout! », dit Geneviève avec une larme glissant sur sa joue.


La famille se fit embarquer par les policiers que l’inspecteur avait appelés au préalable « Ils sont tous coupables et passeront un long séjour en prison pour meurtre prémédité et complicité. », dit l’inspecteur Maranda. Fabrice fut retrouvé 24 h plus tard dans la rue avec un de ses amis puis fut arrêté. Maranda remplit les dernières paperasses de l’enquête laquelle s’ajoute à sa carrière qui, malheureusement, est sur le point de se terminer. Une belle façon de finir les choses se disait-il.


Suivez le célèbre enquêteur Bruno Maranda tout au long de l’une de ses dernières enquêtes.

L'action de se déroule lors d'une réunion pour célébrer les fiançailles de François et Axel.

Pendant la soirée, François s'absente et il est retrouvé mort dans son bureau par Éléonore, sa fille. Éléonore composera le 911 afin de contacter les policiers.

L'enquêteur Bruno Maranda se rendra sur les lieux du crime pour commencer son enquête.

En inspectant le bureau de François, il constatera qu'aucun signe de violence n'a été commis sur le corps. En revanche, une forte odeur sera présente dans la salle.

Les analyses démonteront que François est mort d'empoisonnement. À ce moment, Maranda décidera d'interroger tous les membres de la famille pour connaître leurs alibis. Après avoir fait l'analyse de la scène de crime, c'est à l'aide de la découverte d'un courriel douteux et de l'analyse d'un poison mortel qu'il dévoilera le véritable meurtrier.

Écrit par Pierre-Olivier Audet Thomas Simard Dufour Félix-Antoine Rousseau Gabriel De Blois


Petit meurtre entre famille