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FOTOLOFT

BIENNALE IMAGES ET PATRIMOINE #5 RENCONTRES DE RABAT

PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

#15

GALERIE NEGPOS

LES AZIMUTÉS D’UZÈS RENCONTRES IMAGES ET VILLE #15


AGENDA AGENDA

Rencontres Images et Ville #15 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

AGENCE PAS D’EMPLOI Du 18 mai au 5 juin, inauguration le samedi 18 mai 2019 à 18h AbriBus Coste-Bellonte Avenue Gal Leclerc 30000 Nîmes T : 0671080816 Tous les jours et toutes les nuits, de midi à minuit et de minuit à midi.

Agence Pas d’Emploi . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

L’épiderme de la ville - Manuel Benchetrit . . . . . . . . 6

Regards sur la ville 2019 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

De L’autre Côté Du Périph’ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Gilets - . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

Plus Rien Comme Avant - Yves Buraud . . . . . . . . . . . 18

Biennale Images et Patrimoine #5 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

Blowing In The Wind par SU Ping. . . . . . . . . . . . . . . . . 19

LIU Gang . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20

NING Zuohong . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21

MAO Wei-xin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22

XIZI (XI Wenlei) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

WANG Xiaoshuang . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24

Alpha City - Margaret Dearing . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

Daintree Forest - Laurent Gueneau . . . . . . . . . . . . . . 28

La Cité Du Soleil - Yann Sinic . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29

BIP’S Films. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30

Séminaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

10 Petits Gratte-Ciels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

Rencontres Photographiques de Rabat . . . . . . . . . . . . . . . 36 Printemps des Arts . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Les Azimutés d’Uzès . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42

ÉQUIPE Direction artistique : Patrice Loubon Direction artistique GILETS : Patrice Loubon, Matthieu Péronnet et Antonin Bost Régie technique & assistants de direction : Eve Chapput et Antonin Bost

Formation impression 3D : Gauthier Quercia Mise en page : Matthieu Péronnet Site web NegPos : Bruno Généré

RENCONTRES IMAGES ET VILLE

SOMMAIRE SOMMAIRE

GILETS Du 18 mai au 5 juin, inauguration le samedi 18 mai 2019 à 19h NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes T : 0671080816 De 10h à 19h du lundi au vendredi. GROUPE DE RECHERCHE REGARDS SUR LA VILLE POLIS, La Ville et son organisation Du 20 mai au 12 juillet, inauguration le lundi 20 mai 2019 à 18h30. FDE ESPE, 62, rue Vincent Faïta 30000 Nîmes T : 0466628484 Du lundi au vendredi de 12h30 à 17h. DE L’AUTRE CÔTÉ DU PÉRIPHÉRIQUE / COLLECTIVE / FOND RSV Du 24 mai au 19 juillet, inauguration le vendredi 24 mai 2019 à 12h. IFME 2117, Chemin du Bachas 30000 Nîmes T : 0466689960 Ouvert du lundi au vendredi de 8h à 18h. L’ÉPIDERME DE LA VILLE photographies de Manuel BENCHETRIT Du 24 mai au 19 juillet, inauguration le vendredi 24 mai 2019 à 18h30. Maison des Adolescents 34ter rue Florian 30000 Nîmes T : 0466052346 Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 19h (appeler pour confirmation) RIEN COMME AVANT une installation d’YVES BURAUD Du 5 juin au 19 juillet 2019. AbriBus Coste-Bellonte Avenue Gl Leclerc 30000 Nîmes T : 0671080816 Tous les jours et toutes les nuits, de midi à minuit et de minuit à midi. RIV’S FILMS - Projection en plein air. Le vendredi 14 juin 2019, à partir de 21h30. Esplanade centrale du Némausus, avenue Gal Leclerc, 30000 Nîmes LA VILLE ENTRE VIE ET MORT photographies des élèves du collège Jules Vallès, atelier conduit par Laurence CHARRIÉ Du 8 juillet au 30 aout, inauguration le lundi 8 juillet 2019 à 18h. Maison de la Région Place des arènes, 30000 Nîmes T : 0466368240 Du lundi au vendredi de 9h à 18h.

Site web Biennale Images et Patrimoine : Lys Le Corvec

Révision ortho-typo : Michèle Giraud 1, COURS NEMAUSUS 30000 NÎMES negpos.fr - contact@negpos.fr - T : 0975209589 - M : 0671080816 La revue fotoloft est éditée par l’association NegPos qui bénéficie du soutien de :

Remerciements : L’association NegPos remercie particulièrement tou.te.s les bénévoles engagé.e.s auprès de nos actions ainsi que les personnes qui participent gracieusement à l’accueil des artistes.

Photo en couverture : ©XIZI (XI Wenlei)


B I E N N A L E I M A G E S E T PAT R I M O I N E

AGENDA AGENDA ÉDITO ÉDITO DIX PETITS GRATTE-CIELS Du 8 juin au 19 juillet, vernissage le samedi 8 juin 2019 à 16h. MakerSpace NegPos 34, promenade Newton 30900 Nîmes T : 0411836888 Du mercredi au vendredi de 16h à 20h. DAINTREE FOREST photographies de Laurent GUENEAU Du 8 juin au 30 aout, inauguration le samedi 8 juin 2019. Espace public, promenade Newton 30900 Nîmes Tous les jours et toutes les nuits, de midi à minuit et de minuit à midi. ALPHAVILLE photographies de Margaret DEARING Du 6 juin au 19 juillet, inauguration le jeudi 6 juin 2019 à 18h30 CAUE du Gard 29 Rue Charlemagne, 30000 Nîmes T : 0466361060 Du lundi au vendredi de 10h à 18h. SÉMINAIRE LA VILLE ET SON FUTUR Le vendredi 7 juin 2019, de 9h à 17h à l’auditorium de la BU-Site Vauban 30000 Nîmes CITY OF MEMORY installation et photographies de NING Zuohong Du 7 juin au 19 juillet, BU-Site Vauban 1, rue du Docteur Salan 30000 Nîmes T : 0466364540 Du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 12h30. CONSTRUCTING CITY photographies de WANG Xiaoshuang Du 7 juin au 19 juillet, inauguration le vendredi 7 juin 2019 à 12h30 BU-Site Vauban 1, rue du Docteur Salan 30000 Nîmes T : 0466364540 Du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 12h30. LINKED BODIES RELAY FROM CITY TO CITY performance de MAO Wei-Shin Le 7 juin 2019 à 17h30. BU-Site Vauban 1, rue du Dr. Salan 30000 Nîmes T : 0466364540 INSIDE SHANGHAÏ photographies de XI Wenlei Du 7 juin au 19 juillet, inauguration le vendredi 7 juin 2019 à 19h NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes T : 0671080816 De 10h à 19h du lundi au vendredi. SHANGHAÏ, PAS À PAS photographies de LIU Gang Du 7 juin au 19 juillet, inauguration le vendredi 7 juin 2019 à 19h NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes T : 0671080816 De 10h à 19h du lundi au vendredi. BIP’S FILMS - Projection en plein air Le vendredi 14 juin 2019, à partir de 21h30. Esplanade centrale du Némausus, avenue Gal Leclerc, 30000 Nîmes LA CITÉ DU SOLEIL film de Yann SINIC Le samedi 15 juin 2019 à 17h30. Auditorium Carré d’Art Boulevard Victor Hugo 30000 Nîmes

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ne nouvelle fois nous vous invitons à visiter la ville en images, afin de mieux la comprendre. Le Mois de l’architecture Occitanie (MAO), splendide écrin conçu par la DRAC Occitanie pour valoriser les réalisations, les événements et les actions ayant trait à l’architecture, à l’urbanisme et à nos vies en ville, dans notre région et ailleurs, nous permet de vous offrir deux événements uniques en leur genre. Les Rencontres Images et Ville #15 qui sous le titre choc de « POLIS, la ville et son organisation » abordent la question l’extension/dilatation de la ville actuelle et la Biennale Images et Patrimoine #5 qui s’envolent vers le lointain en tachant de nous apporter des éclairages sur le futur de notre environnement urbain, accueilleront quelques uns des artistes et des photographes parmi les plus pointus et impliqués de notre époque à ce sujet. Ces deux événements s’achèvent en 2019 pour donner naissance à un seul en 2020. Pas encore baptisé, il évoquera bien sûr ce contexte urbain qui nous est si cher et reposera sur 3 piliers : des expositions, des projections de films et des rencontres professionnelles. Différemment de ces deux prédécesseurs il s’inscrira dans un territoire élargit prenant ainsi en compte la nouvelle donne et le fait que la ville n’est plus seulement un phénomène réduit à l’intramuros mais qu’elle se situe partout autour de ses anciennes limites. Toujours prêtes à tendre la main, les associations Passages de l’image et NegPos multiplient les partenariats et les coopérations… Voici à présent 4 ans que nous accompagnons les Rencontres Photographiques de Rabat organisées par l’AMAP et son valeureux président Jaâfar AKIL. Fruit d’une relation déjà ancienne (2007) avec le contexte de la photographie au Maroc, notre expérience s’enrichit et se consolide. Tissant des liens imputrescibles et construisant des passerelles en papier « galvanisées » entre nos rives méditerranéennes, à rebours de l’air du temps qui nous oblige à regarder l’autre comme un indésirable, l’histoire de NegPos et de l’AMAP s’inscrit au delà des frontières. La qualité de la photographie Marocaine actuelle n’a rien à envier au meilleur de ce que l’on peut découvrir ailleurs et la direction artistique exercée par Jaâfar AKIl, enseignant–chercheur en photographie à l’ISIC (Institut Supérieur d’Information et de Communication, Rabat) est du même acabit : sûre, professionnelle et instruite. Surgit il y a quelques années dans le panorama local, à Uzès plus exactement, nous sommes heureux de recevoir dans nos pages et de vous annoncer la tenue en août prochain du Festival des Azimutés, animé par Gisèle Soltys. Si l’économie professionnelle des photographes est aujourd’hui un champ de ruines, la photographie n’a pourtant jamais connu autant d’engouement et de présence. Souhaitons que cette progression et la multiplication des festivals et autres événements liés à l’image soit aussi le gage d’un renouvellement des habitudes. Que la rémunération des artistes visuels soit enfin obligatoire lorsqu’ils exposent, que les industries du livre si dynamiques avec la bande dessinée, s’emparent enfin avec force et enthousiasme du livre photo, que les collectionneurs d’arts se penchent un peu plus sur cet art qui même s’il est devenu omniprésent et d’un commun absolu n’en conserve pas moins tout son intérêt et ses problématiques initiales. Il convient de distinguer le bon grain de l’ivraie et de rester attentifs à la qualité. Relisons ainsi avec attention ces mots de Charles Baudelaire à propos de la photographie : « Je crois à la nature et je ne crois qu’à la nature […]. Je crois que l’art est et ne peut être que la reproduction exacte de la nature […]. Ainsi l’industrie qui nous donnerait un résultat identique à la nature serait l’art absolu.” Un Dieu vengeur a exaucé les vœux de cette multitude. Daguerre fut son Messie. Et alors elle se dit : “Puisque la photographie nous donne toutes les garanties désirables d’exactitude (ils croient cela, les insensés !), l’art, c’est la photographie.” À partir de ce moment, la société immonde se rua, comme un seul Narcisse, pour contempler sa triviale image sur le métal. » Je vous invite à méditer ces mots.

Patrice Loubon président de l’association NegPos directeur artistique des Rencontres Images et Ville et de la Biennale Images et Patrimoine

FOTOLOF T #15 PRINTEMPS - ÉTÉ 2019


RENCONTRES IMAGES ET VILLE #15

POLIS, LA VILLE ET SON ORGANISATION

DU 18 MAI AU 19 JUILLET 2019

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partir de la mission annuelle « Regards sur la Ville », les Rencontres Images et Ville s’élaborent depuis 2005 et associent des thématiques croisées liées aux images et à la ville. Elles sont aussi une occasion pour rencontrer des œuvres, des artistes et des photographes d’envergure nationale ou internationale. Les Rencontres Images et Ville se consacreront pour cette 15e édition à une question fondamentale : POLIS, la ville et son organisation, en d’autres termes, quelle est l’essence actuelle de la ville, comment se configure-t-elle ? Centre historique vs Périphérie ! Où est passé le centre ville ? Avec la Métropole que devient la ville même ? Puisant dans des registres de production très divers, allant de la photographie de reportage à la photographie amateur réalisée au mobile, jouant sur les codes et les déviations propres à la photographie contemporaine, enregistrement de l’acte performatif, mise en scène, expertise urbaine cette nouvelle et dernière édition des Rencontres Images et Ville #15, a tout d’un manifeste. Des Regards sur la ville qui rendent compte de la nouvelle donne territoriale et notamment de l’explosion des limites de la POLIS historique, à l’observation proliférante, réunissant 18 photographes, de l’ire sociale d’un peuple abandonné à un destin funeste… une occasion de plus de réfléchir à notre « umwelt », de goûter au plaisir de la découverte d’œuvres plastiques de haute qualité, subjectives représentations de cet environnement sensoriel urbain qui quoi qu’on en pense est le notre. Patrice Loubon président de l’association NegPos directeur artistique des Rencontres Images et Ville et de la Biennale Images et Patrimoine

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© Manuel Benchetrit


FOTOLOFT - RENCONTRES IMAGES ET VILLE

AGENCE PAS D’EMPLOI L’Agence Pas d’Emploi, Abribus Coste Bellonte avenue Général Leclerc, du 18 mai au 5 juin 2019. L’Agence Pas d’Emploi après avoir inauguré en grande pompe le 30 mars 2019 et avoir subi une fermeture prématurée, a réouvert ses portes le samedi 18 mai 2019. Comme il se doit elle ne propose aucun emploi. Lors de l’inauguration, un discours officiel a été prononcé suivi d’un apéritif sur le site même. L’Agence Pas d’Emploi est ouverte 24/24, 7/7, elle ne vous propose aucun d’emploi mais si le coeur vous en dit, vous pouvez toujours traverser la rue...

samedi 30/03 à 12h Ouverture de l’Agence Pas d’Emploi, Abribus Coste Bellonte avenue Général Leclerc, du 30 mars au 5 juin 2019 PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

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Manuel Benchetrit

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es images de projets urbains prennent forme sur des panneaux de chantier, des affiches publicitaires gigantesques, qui, physiquement clôturent l’espace, compartimentent la vue et flèchent les parcours. Elles organisent ainsi dans la ville les flux piétonniers, routiers, et visuels. Elles imposent à la vue un certain imaginaire, et restreignent l’accès à certains espaces, en particulier les chantiers des projets qu’elles annoncent.

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En marquant ainsi le moment de suspension entre l’intention de réaliser un projet, et sa réalisation propre, les images de projets urbains forment aussi une frontière - temporaire - dans le temps. Parfois la réalisation ne survient jamais. Ou, plus surprenant, l’intention réelle ne porte pas sur la réalisation mais sur l’habillage de la ville. Comme une seconde peau qui s’éternise.


FOTOLOFT - RENCONTRES IMAGES ET VILLE BIO L’Art et la photographie, ont toujours été pour moi une activité que j’exerce avec délectation et culpabilité en marge de mes activités réputées « sérieuses ». En 2007, je me suis expatrié au Sultanat d’Oman. J’ai fini par comprendre que je partais à la recherche d’une culture refoulée remarquant que mes grands-parents - séfarades d’Algérie mais de nationalité française - avaient un accent maghrébin. Avec Roman Stadnicki, un ami géographe, nous partons pour une mission de deux mois à la découverte des marges urbaines de la péninsule Arabique. Il étudie le terrain et j’ai carte blanche pour m’intéresser aux espaces parcourus. C’est ce dialogue qui a donné naissance à la série « l’épiderme de la ville ». Aujourd’hui, c’est le projet qui me tient le plus à coeur car il cristallise tous les éléments qui ont façonné mon parcours et qui m’interpellent.

« Images-vitrines pour villes-vitrines. Images-mirages qui, comme un épiderme, recouvrent le corps urbain »

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EGARDS SUR LA

VILLE

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a mission Regards sur la Ville 2019 a trait cette année, comme les Rencontres Images et Ville, à la thématique « la ville et son organisation ». Associant pour la première fois un public de scolaires (collégiens et élèves de primaire) encadrés par Laurence Charrié dans l’observation des transformations urbaines de leur quartier et des photographes membres de NegPos  : Erick Soyer, Patrick Thonnard, Renaud Lattier, Gérard Jeanjean et bien sûr, Laurence Charrié, les regards à la fois parcellaires et aigüs sur cet environnement en mutation permanente nous renvoient à des sentiments très divers, entre euphorie et sidération face aux prouesses du développement urbain et à ses conséquences, bonnes ou mauvaises. L’idée n’était pas de couvrir exhaustivement les transformations de la ville et de son organisation dans toutes ses dimensions, impossible  ! Mais plutôt de trouver avec des séries emblématiques de l’état physique de la POLIS, le sens que prennent nos vies en ville. Supermarchés, rond-points, tracés ferroviaires impactant, ville en chantier, boulevard périphérique... La ville de Nîmes n’est plus depuis longtemps celle que certains voudraient qu’elle soit encore, la déflagration urbaine est sans aucune mesure, la ville a explosé de ses propres limites et se répand tout autour lentement mais sûrement.

Gérard Jeanjean

Les grandes oeuvres de la ville Contournement ferroviaire LGV : la construction Après le remodelage du paysage à coups de bulldozers et la création de la base des travaux, vient le temps de la construction. Des centaines de tonnes de ballast sont étalées, des coulées de goudron fumant répandues, des forêts de pylones métalliques érigés, entrelacés de kilomètres de lianes électriques... Les essais commencent, le premier « cheval de fer » circule. Les travaux vont vite et se terminent en deux ans... Déjà on démonte les installations. Le nouveau paysage apparaît alors, enluminé de poteaux et grillages en tout genre où les oies sauvages y perdent leur chemin. Des collines artificielles parfois chapeautées de murs antibruit, s’échappent les refrains mécaniques des trains qui se succèdent. Une nouvelle gare sort de terre, à la campagne... La réussite du projet est incontestée. Une étape cruciale de la cité future est achevée. Déjà plus de 12.000 convois sont passés devant la base de travaux devenue friche stérile et polluée, hier encore terre de vignes, d’arbres fruitiers et de chênes verts. Gérard Jeanjean

Gérard Jeanjean se définit comme un « contemplographe ». Après une carrière dans l’industrie graphique où il s’imprègne de rigueurs et de codes, il reprend sa quête photographique. Passionné par la nature et les scènes « ordinaires » de la vie, il n’a de cesse d’apprendre (stages, expos, sites internet...). Il rejoint Negpos en 2013. 8

FOTOLOFT #15


FOTOLOFT - RENCONTRES IMAGES ET VILLE

Du 20 mai au 12 juillet, inauguration le lundi 20 mai 2019 à 18h30. FDE ESPE, 62, rue Vincent Faïta 30000 Nîmes 0466628484 Du lundi au vendredi de 12h30h à 17h.

Patrick Thonnard

Du renouvellement urbain et de l’art contemporain

Renaud Lattier

A propos du rond-point En quelques décennies, le rond-point est devenu le centre névralgique de la circulation urbaine moderne. Il fluidifie, organise, répartit le trafic à la périphérie et jusqu’au centre de la ville. Il est devenu passage obligé, inventé pour gérer le flux circulatoire il en vient même à transformer une part de nos vies de citadins. Il est à la fois carrefour, ralentisseur, aiguillage, lieu de vigilance et emblème symbolique des territoires qu’il permet de traverser. Il est le miroir de nos coutumes modernes, de notre relation à l’automobile et à la mobilité, de notre désir de visibilité, c’est un véritable vivier sociologique. Mais, paradoxalement, le rond-point est aussi un vide, une absence de sens, un lieu sans vie réduit à sa seule fonction, un non-lieu dirait l’anthropologue Marc Augé. Doit-on conclure en somme que la cité contemporaine est peu à peu en train de se transformer, avec ses giratoires omniprésents, en une forme de non-cité ?

Érick Soyer

La vie rêvée ou la ville rêvée Deux « villes » aux extrêmes. A ce jour rien n’existe, les photos sont justes des rêves. Deux villes rêvées, l’une pas encore sortie de terre et l’autre déjà écrasée sous les bulldozers. Je me suis toujours intéressé aux traces, signes et symboles. Ils laissent plus de place à l’imaginaire tout en gardant la mémoire du message. Là où on a prié, travaillé, et aimé je suis à l’affut.

Nîmes et sa métropole sont en perpétuel renouvellement. De nouveaux programmes urbains fleurissent aux quatre coins de la ville. Symboles de vitalité, ces projets prennent la forme de chantiers occupant des espaces souvent vastes et modifiant le profil du paysage. Cependant certains détails de ces constructions en devenir constituent des éléments éphémères, formes diverses, sculptures provisoires qui portent une esthétique industrielle évoquant l’art contemporain. Les voici évoqués pour la postérité. Des hommes façonnent ces ouvrages d’art, par tous temps, et méritent une galerie de portraits pour immortaliser le rôle fondamental qu’ils jouent dans l’accomplissement de ces édifices. Issu du monde de la publicité, la démarche photographique de Patrick Thonnard est naturellement empreinte d’esthétisme et d’humanisme. N’importe quel être humain est beau, tout objet mérite d’être mis en valeur. L’essentiel est de raconter une histoire.

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LAURENCE CHARRIÉ

LA VILLE, ENTRE VIE ET MORT chronique d’un atelier et d’une expérience urbaine

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es centres-villes sont-ils voués à devenir juste le souvenir d’une splendeur passée ou un laboratoire de nouvelles expériences ? Depuis plus d’un an maintenant et dans le cadre de l’opération ANRU au Mas de Mingue, j’anime des ateliers photo/mémoire. En effet, le collège et l’école primaire vont être démolis ainsi que des immeubles d’habitation. C’est là que j’interviens en sensibilisant de jeunes enfants de l’école A. Camus et des collégiens de J. Vallès à la question de la mémoire. Par l’image et par les mots. Tous disent, par la photographie, comment leur quartier va de l’avant et par les mots ils expriment leurs émotions de voir disparaitre des lieux qui déjà ont marqué enfance et adolescence ; ils disent aussi comment ils s’inscrivent dans la perspective d’un quartier en révolution. Moi qui demeure au centre-ville, je me dis que la périphérie de la ville va s’embellir, va s’enrichir des plus belles technologies alors que le centre se décrépit et se vide de ses commerces. Ces photographies illustrent ce questionnement. Celles du centre-ville m’appartiennent ; celles du chantier du Mas de Mingue appartiennent aux « petits reporters » (CE2) et aux collégiens (6e et 5e). Laurence Charrié

BIO Laurence Charrié a suivi des ateliers photographiques à Paris de 2008 à 2011, puis l’atelier photographique de Carlos Werner, Paris, 2011/2012. Elle a effectué des reportages photographiques sur les jardins familiaux de la Seine Saint-Denis (2007-2010), sur la ville de Figuig, oasis marocaine. Travail de montage à partir de photos tirées d’un vieil album familial. Recherche photographique sur la nature morte (2010-2014) et sur les lieux délaissés (en cours). Candidate au Salon National d’auteurs de Lyon en 2014 : série remarquée par le jury (titre honorifique) Actualité : exposition au restaurant l’Ever’in à Nîmes « Cri et chuchotement » avec la complicité d’une amie marocaine, Najat Boubekri, artiste peintre (mai 2019).

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Ci-contre : atelier photo/mémoire au chantier du Mas de Mingue avec les élèves « petits reporters » de l’école Albert Camus et du collège Jules Vallès Du 8 juillet au 30 aout, inauguration le lundi 8 juillet 2019 à 18h. Maison de la Région Place des arènes, 30000 Nîmes 0466368240 Du lundi au vendredi de 9h à 18h.

Ci-dessous : travail photographique effectué dans le cadre du groupe de recherche « Regards Sur La Ville » Du 20 mai au 12 juillet, inauguration le lundi 20 mai 2019 à 18h30. FDE ESPE, 62, rue Vincent Faïta 30000 Nîmes 0466628484 Du lundi au vendredi de 12h30h à 17h.


FOTOLOFT - RENCONTRES IMAGES ET VILLE

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DE L’AUTRE CÔTÉ DU PÉRIPHÉRIQUE… L

a ville, que devient la ville ? Plus la peine de parler de son centre, l’autopsie est évidente, le cadavre de ce qu’elle fut s’y étale sans fard. Les signes de sa disparition règnent autant dans le délabrement intentionnel que subissent certains quartiers, que dans les rénovations urbaines soient à la mode « high tech », soient insipides. Le petit commerce déserte les rues du centre et quand elle s’anime, la ville paraît mimer une vie passée. Autre signe des temps, une nouvelle « ville » émerge en périphérie, perdue entre rénovations urbaines, friches agricoles, lotissements standardisés et zones d’activités technologiques et commerciales. Cette ville vient, toute droite sortie de logiciels de conception architecturale, comme une sorte d’énigme au monde. Façades anonymes, répétées à l’envie ; la taule ondulée galvanisée, le béton et le verre scandent son impénétrabilité. En me promenant dans cette nouvelle ville, un dimanche, j’ai eu comme un frisson, l’impression fugace de marcher dans un scénario futuriste où l’homme aurait été banni de ce monde et où ne resterait plus qu’une sorte de décor froid, inauthentique, impossible à interpréter. Pourtant de ci, de là, chaleu-

reuse, l’empreinte humaine, mais aussi celle d’une végétation conquérante, résonnait avec pugnacité, renvoyant cette architecture abstraite et ses contenus occultes, à leur étrangeté. Je respirais à nouveau. Je pensais à Michel de Certeau et à ce qu’il nommait l’« obscur entrelacs des conduites journalières ». Cette part de créativité diffuse et de détournement qui nous permet de composer « le réseau d’une antidiscipline »* et d’apposer ainsi sur un territoire « verrouillé » nos propres marques, une accumulation d’indices révélant notre présence et indiquant que cet espace qui semble nous exclure est encore le notre. Patrice Loubon

* Véronique Bedin et Martine Fournier (dir.), « Michel de Certeau », La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Editions Sciences humaines, 2009.

© Patrice Loubon

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FOTOLOFT - RENCONTRES IMAGES ET VILLE

© Joseph Froc

© Anne-Marie Suire

Du 24 mai au 20 juillet, inauguration le vendredi 24 mai 2019 à 12h. IFME 2117, Chemin du Bachas 30000 Nîmes 0466689960 Ouvert du lundi au vendredi de 8h à 18h.

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GILETS

Nîmes, Avignon, Uzès,

© Stéphane Corre

Donnons nous l’occasion de nous retrouver pour célébrer ensemble cette lutte inédite et porteuse de beauté et d’espoir. L’esthétique est en effet présente au coeur du mouvement des Gilets Jaunes, «installations» sur les rond-points, constructions de cabanes aux architectures vernaculaires, gilets «customisés», production «fleuve» d’images et de vidéos réalisées par les acteurs eux-mêmes ou par des photographes. Curieusement, au même moment, c’est une des plus grandes icônes de la mode et du luxe qui disparait, laissant derrière lui une image et un message paradoxal, relatif à cet élément vestimentaire : « C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien, mais ça peut vous sauver la vie » !!! Prenons donc au mot ce bon vieux visionnaire de Karl (!) et rêvons ensemble !!! 14

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FOTOLOFT - RENCONTRES IMAGES ET VILLE

Paris, Montpellier

© Jean Segura

Les photographes : Aïcha Terbeche, Eric Bres, Iselyne Perez-Kovacs, Jonathan Dubosquet, Lahcene Abib, Patrice Loubon, Fati Dali, Marlène Charpail, Nikita Fedrov, Paul Winkelkötter, Guillaume Navarro, Karine Voinchet, Luc Zoia, Martin Noda, Fabrice Spica, Stéphane Corre, Jean Segura, Vitalia.

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mercredi 27/03 vernissage au Cinéma Le Sémaphore à 19h de GILETS I du 27 mars au 30 avril 2019 Exposition collective rassemblant des images de différentes manifestations ayant eu lieu à Nîmes et dans le Gard, ainsi que dans d’autres villes françaises (Montpellier, Paris, etc.)

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samedi 18/05 vernissage à la galerie NegPos Fotoloft à 19h de GILETS, du 18 mai au 5 juin 2019 Exposition collective rassemblant des images de différentes manifestations ayant eu lieu à Nîmes et dans le Gard, ainsi que dans d’autres villes françaises (Montpellier, Paris, etc.)

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14 15 16 1 : Jonathan Dubosquet © 2 : Luc Zoia © 3 : Marlène Charpail © 4 : Eric Bres © 5 : Aïcha Terbeche © 6 : Patrice Loubon © 7 : Paul Winkelkötter © 8 : Karine Voinchet ©

9 : Lahcene Abib © 10 : Fati Dali © 11 : Iselyne Perez-Kovacs © 12 : Fabrice Spica © 13 : Martin Noda © 14 : Vitalia © 15 : Nikita Fedrov © 16 : Guillaume Navarro © PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

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FOTOLOFT - RENCONTRES IMAGES ET VILLE

YVES BURAUD

PLUS RIEN COMME AVANT

installation éphémère à expérimenter du 5 juin au 19 juillet 2019

ABRIBUS : n. m. (1972 ; de abri et de bus). Arrêt d’autobus équipé d’un abri pour les voyageurs et d’un espace réservé aux publicités.  ® Géographie. L’abribus est un lieu spécifique de ma ville, un lieu de départ où chaque visiteur guette un bus, son bus, celui qui dessert sa destination. ® Transport Sous l’abribus, l’attente est en principe, l’amorce d’un départ. L’usager y va, on l’y mène et s’il patiente, imaginairement il est ailleurs, là où il va… Son stationnement se prolonge… La conséquence est qu’il reste sur place, à lire la pub, à regarder les herbes qui poussent avec tant de difficultés, au sol, en ville.

BIO Je suis un créateur de dispositifs « géo-artistiques ». J’investis l’espace public et j’explore la condition urbaine sous plusieurs formes, principalement avec des travaux graphiques ou littéraires mais je fais également usage de vidéos ou de performances. Un des grands intérêts de mes explorations urbaines et artistiques est de faire se croiser l’actualité, l’urbanisme et notre quotidien, nos villes et l’art. L’expression « géo-artistique » est une réponse directe à la dérive et à la psychogéographie de Guy Debord. Ce terme est également à mettre en relation avec l’ouvrage de Merlin Coverley intitulé Psychogeography, éditions Les moutons électriques. Travaux littéraires   Dans les années 2000, j’ai réalisé des tracts et des affiches pour régler mes comptes avec le chômage, la précarité et le monde urbain. J’ai travaillé un temps avec le collectif militant des Ne Pas Plier. Par la suite, mes tracts sont devenus des fictions puis des livres. Ainsi ont été publiés  Le Petit Atlas Urbain Illustré en 2005 aux éd. Al Dante & Ligne Manifeste, suivi de Agonie-Sous-Bois ouvrage librement inspiré des émeutes de 2005 à Clichy sous Bois et Aulnay sous Bois (ville où j’enseigne), enfinArchipel Précaire (2013), un recueil de neuf textes psychogéographiques qui révèlent la relation des individus en société aux paysages habités (l’œcoumène) et qui décrivent leur expérience vivante et poétique des lieux. Dans ces récits, le monde que je décris, indéniablement fantasque et poétique, est à la croisée de ceux de Swift, Kafka, Borges et également de Dos Passos.

Vidéos et performances Mes textes donnent lieu à des dispositifs vidéo ou à des lectures publiques. Les vidéos burlesques et foisonnantes de mes débuts comme L’Atlas Urbain, tendent maintenant vers un maximum de sobriété à l’exemple de La rue Le Pen ou la lecture de l’acteur prévaut. Mes textes sont lus ou interprétés par des comédiens (Emmanuel Curtil, Delphine Léonard…) et présentent au public un humour corrosif. Ils sont visibles sur le site web : http://www.yvesburaud.com/ Travaux graphiques  Pendant trois ans, j’ai dessiné plus d’une centaine de cartes urbaines. En 2016, lors de l’exposition  Nous utilisons le pays lui-même comme sa propre carte, j’en ai présenté un échantillon (18) au centre d’art la Maréchalerie à Versailles et j’ai réalisé un catalogue incluant un texte de Bruce Bégout. Ce catalogue possède un format de 23,5 X 32 cm pour 192 pages. Dans cet ouvrage conséquent, des nuages de mots accompagnent chacune des reproductions délivrant les références concrètes, picturales ou intellectuelles. Dans l’espace de ce centre d’art, mes cartes se trouvaient suspendues à une grande structure métallique, qui apparaissait comme une grille imitant les découpes longitudinales des atlas géographiques, ou comme une façade de fenêtres à explorer et à traverser. Mes dispositifs d’exposition sont simples, efficaces et modulables en fonction des lieux. Ils recréent, à eux seuls, des paysages urbains significatifs.


BIENNALE IMAGES ET PATRIMOINE #5 LA VILLE ET SON FUTUR

INVITÉE D’HONNEUR : LA CHINE Organisée par l’association Passages de l’image depuis 2011, la Biennale Images et Patrimoine (BIP) explore strates après strates, l’urbain par la porte du patrimoine. Après avoir traité la question de l’espace public (2011), de la ville générique (2013), de la ville et la carte (2015), de la ville et son passé (2017) la BIP se propose d’aborder en 2019 pour sa 5è édition, la thématique La ville et son futur. Cette édition sera aussi l’occasion de fêter les 5 ans de la manifestation avec de nombreuses surprises ! Mais de quoi sera faite la ville du futur ? Mettre en rapport direct la ville et son futur tel que nous le faisons dans ce nouvel opus, est bien sûr loin d’être anodin. A une époque où la ville connaît des modifications structurelles importantes et accélérées (extension permanente de la péri-urbanisation, propagation de nouvelles zones commerciales, rénovation urbaine des quartiers périphériques, rénovation et aménagement des centre-villes, etc.), et où la question environnementale est partout préoccupante, il est important de se projeter à présent dans l’avenir pour garantir une issue digne et humaine à nos vies en ville.

Au fil des siècles, la ville n’a en effet jamais cessé de se transformer, elle conserve pour autant une relation à son passé qui n’est pas sans effets sur son présent mais aussi sur son futur. Smart-city et ville connectée, conservation du patrimoine et développement durable, mixité sociale et habitat laboratoire..., les défis sont immenses pour faire de la ville cet espace qui est à présent celui de 80% de la population du globe. A travers 15 expositions et dispositifs, des projections de films, une rencontre universitaire avec des spécialistes de la ville et des logiques qui la génère actuellement, notre ambition est d’offrir aux Nîmois et aux visiteurs venus d’ailleurs une opportunité de se plonger dans le futur de la ville qui nous tend les bras ! Patrice Loubon Directeur artistique de la BIP http://bip2019.free.fr

BLOWING IN THE WIND par SU Bing, Directeur artistique de la sélection chinoise

D

es gens ont dit qu’il n’y avait pas de futur, qu’il n’y avait que le présent et le passé. Le futur, qu’est-ce que c’est ? S’agit-il du Big Data ? De l’intelligence artificielle ? D’une urbanisation ou d’une évolution culturelle plus rapide ? À l’époque où l’intelligence artificielle s’empare de plus en plus de la vie, tout est redéfini et devient incertain. Peutêtre les gens aspirent à un nouvel ordre chronologique. Chacun a sa propre ville à l’intérieur de son cœur, étant donné que la ville existe non seulement dans un espace physique, mais aussi dans l’imagination humaine et la réalité virtuelle. La ville incarne l’extension intellectuelle et émotionnelle des êtres humaines. Merci à Patrice Loubon pour son invitation. Merci à la ville de Nîmes réputée pour son charme artistique et historique. Cinq artistes chinois ont été invités à participer à la Biennale Images et Patrimoine de Nîmes 2019. Ils ont exprimé leurs interprétations de la thématique « La Ville et Son Futur » par des comportements, des photos, des vidéos et des arts plastiques. Ning Zuohong, artiste chinois résidant en

France, a créé une ville de mémoire composée d’objets du quotidien racontant pleins d’histoires, comme un journal intime visualisé. Mao Weixin a apporté son œuvre de l’art-performance intitulée « Corps Liés ». Il se déplace de ville en ville pour présenter, en collaboration avec une artiste locale, des performances improvisées. Ils portent une combinaison en noir et blanc façonnée par lui-même, comme si son identité ne cesse de transformer selon la ville, et son sexe aussi, pour que des sensations de conflits et d’anxiété se produisent directement devant les spectateurs. Liu Gang, architecte chinois qui s’intéresse au logement social (HLM) depuis ces dernières années, a pris des photos des HLM à Paris, manifestant une approche délicate et humaniste. Un autre photographe chinois Xi Zi se concentre sur des ruelles de Shanghai. Il utilise sa caméra pour enregistrer l’évolution de cette ville internationale et conserver les mémoires lointaines. Wang Xiaoshuang, jeune artiste et auteur d’une série de tableaux ayant pour thème la ruine urbaine. Sa dernière œuvre de l’installation artis-

tique « Construire la Ville » reflète ses doutes et réflexions à l’égard du développement de la ville. Dans une ère pleine d’incertitudes et de mutations, quel chemin fautil prendre ? Malgré que les artistes ne nous donnent pas de réponse, ils sont plus sensibles au bonheur, consacrent plus de temps à la réflexion, possèdent plus de capacités de création et d’imagination. La réponse se cache peut-être dans leurs toiles, derrière leurs caméras, sur la route qu’ils empruntent, ou à l’intérieur des œuvres d’art auxquelles ils se livrent jour et nuit. C’est comme la chanson de Bob Dylan, la réponse flotte dans le vent (Blowing in the Wind).

Remarque : À 13 heure le 13 octobre 2016, l’Académie suédoise a décerné le Prix Nobel de Littérature au musicien américain Bob Dylan à l’âge de 75 ans. Il a largement marqué la musique populaire américaine, avec des titres comme Blowing in the Wind. PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

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SHANGHAÏ PAS À PAS

LIU Gang

A l’instar d’Eugène Atget ou de Bérénice Abott, le photographe urbaniste de formation LIU Gang observe sa ville depuis de longues années, il nous introduit à sa population et aux détails architectoniques qui font de cette ville l’une des plus en avance de la Chine nouvelle.

NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes De 10h à 19h du lundi au vendredi. inauguration le vendredi 7 juin 2019 à 19h

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FOTOLOFT - BIENNALE IMAGES ET PATRIMOINE

INSIDE SHANGHAÏ

XIZI (XI Wenlei)

席子

Le regard de l’intérieur sur Shanghaï du chinois XIZI revêt une dimension historique indéniable et ouvre des perspectives sur l’avenir de cette ville, il nous apporte une compréhension en profondeur de l’évolution de la ville « étoile » de l’extrême Orient.

NegPos Fotoloft 1, cours Nemausus 30000 Nîmes De 10h à 19h du lundi au vendredi. inauguration le vendredi 7 juin 2019 à 19h

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CITY OF MEMORY

NING Zuohong

宁左宏

Une installation réalisée lorsqu’il quitte la Chine et qu’il documente les objets personnels et les déchets abandonnés dans la vie quotidienne d’une famille de trois personnes en Chine pendant plusieurs années, réarrangés et combinés par l’artiste pour former une œuvre d’installation ressemblant à un modèle de ville. Chaque élément de ce travail nous rappelle notre mémoire personnelle, touchant profondément notre cœur. Ceci représente une ville d’émotions personnelles de l’artiste.

BU Site Vauban 30000 Nîmes Du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 12h30. inauguration le vendredi 7 juin 2019 à 12h30

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FOTOLOFT - BIENNALE IMAGES ET PATRIMOINE

Constructing City

WANG Xiaoshuang

王小双

Dans l’oeuvre « Constructing City », des centaines de villes composées de «  bâtiments » en résine similaires sont photographiées. La forme des bâtiments en résine est constituée de différentes bouteilles en plastique mises au rebut dans notre vie. La résine est coulée avec toutes sortes de déchets de notre vie, nous indiquant que nous vivons dans des villes occupées par des déchets. Avec l’étalement urbain en cours, les années à venir verront une augmentation continue du nombre de bâtiments en résine dans ces travaux.

BU Site Vauban 30000 Nîmes Du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 12h30. inauguration le vendredi 7 juin 2019 à 12h30

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LINKED BODIES RELAY FROM CITY TO CITY (performance)

MAO Wei-Shin

毛唯辛

L’artiste Mao Weixin a recruté publiquement des participantes de différentes villes sur Internet. Il portait une combinaison et faisait un « relais des corps liés » avec des participantes locales où chacune d’elles marchait dans des directions opposées dans différentes villes. Un photographe a enregistré le processus et a soumis l’enregistrement à l’artiste en tant que document. Le relais des corps liés a été réalisé dans différentes villes par différentes participantes et l’artiste afin de compléter la superposition infinie de phénomènes comportementaux. Parmi ces hommes et ces femmes vêtus d’une seule pièce, qui marche en avant et qui marche en arrière dans un contexte de changement continu ? C’est un jeu de chorégraphie sur la compétition pour le pouvoir et la discussion sur le contrôle et la propriété. BU Site Vauban 30000 Nîmes Le 7 juin 2019 à 17h30

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> défense

> perception

> répartition des droits

Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe

d’ auteurs

Société civile dont la mission est de défendre, percevoir et répartir les droits des auteurs des arts visuels. En 2017, la SAIF représente plus de 7 000 auteurs en France, dont 4 000 photographes.

82, rue de la Victoire • 75009 Paris tél. 01 44 61 07 82 saif@saif.fr www.saif.fr

En adhérant à la SAIF, vous devenez collectivement propriétaire de votre société (achat d’une part sociale de 15,24 euros)

et participez à ses décisions lors de l’Assemblée générale,

au Conseil d’administration et dans les Commissions. Les ayants droit peuvent également adhérer à la SAIF.

Pourquoi adhérer à la saif ?

g rap h is m e : at e li e r A u fo n d à ga u c h e - 20 1 7

Pour bénéficier des droits  « collectifs » Les droits dits « collectifs » ne peuvent être gérés et perçus que par une société d’auteurs. Avec le foisonnement des nouvelles techniques de diffusion des œuvres qui rendent impossible le contrôle de leur utilisation, le législateur institue régulièrement de nouveaux droits (ou redevances) gérés collectivement par les sociétés d’auteurs.

Les droits « collectifs »  sont les suivants : • La copie privée audiovisuelle et numérique : La rémunération pour copie privée compense la possibilité pour un individu de copier des œuvres pour un usage strictement privé. Créée en 1985 uniquement pour les supports audiovisuels, elle est étendue depuis 2001 aux supports numériques. 25 % de la rémunération pour copie privée sont affectés à des actions culturelles comme l’aide aux festivals par exemple. • Le droit de reprographie : Cette rémunération est perçue pour les photocopies des œuvres publiées dans le livre ou dans la presse.

• Le droit de prêt public : Depuis 2003, la loi française institue une gestion collective obligatoire de la rémunération pour le prêt public des œuvres dans les bibliothèques. La SAIF perçoit et répartit cette rémunération au titre des images fixes publiées dans les livres. • La retransmission par câble : Cette rémunération est perçue au titre de la reprise des émissions de télévision sur les réseaux câblés. Seules les sociétés d’auteurs sont habilitées à percevoir et répartir ces sommes aux auteurs. • Usages pédagogiques Ces droits sont perçus sur une base forfaitaire négociée avec le Ministère de l’Éducation Nationale. Ils sont par la suite redistribués aux auteurs par les sociétés de gestion collective.

La SAIF peut également intervenir pour ses membres qui le souhaitent auprès et de tous types de diffuseurs (chaînes de télévision, sites Internet, etc.) : • pour le droit de présentation publique (expositions) ; • pour le droit de reproduction (presse, livres, cartes, posters…) ; • et également pour percevoir le droit de suite (rémunération sur la revente publique d’œuvres originales) ; La SAIF œuvre pour la défense et l’amélioration de la protection du droit d’auteur. Elle est ainsi présente auprès des institutions nationales et internationales (ministère de la Culture, Parlement, CSPLA, Union européenne…) et agit pour défendre collectivement les droits des auteurs.


Margaret Dearing

out d’abord, un décor d’architectures tertiaires sans qualité et des personnages : cadres en chemise blanche et costume ou employés. Le capot d’une voiture défoncé : les indices de comportements ou d’évènements violents, hors-champ, alors que les reflets glacés de l’aluminium, des vitres et de la pierre habillent les facades des immeubles de bureaux. Puis, le regard pensif d’une femme nous interpelle dans cet univers masculin de voitures et de béton. Les couleurs rabattues, les ca-

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drages serrés et la lumière évoquent le genre du film noir, et notamment Alphaville de Godart, référence annoncée par le titre. Une bande sonore, contrepoint aux photographies, construite à partir du son ambiant d’espaces urbains propose une déambulation solitaire, sourde et souterraine. L’ensemble amorce une fiction, à imaginer à partir des hors-champ visuels ou sonores.


FOTOLOFT - BIENNALE IMAGES ET PATRIMOINE

Présentation de l’artiste : Née en 1979, Margaret Dearing vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy en 2001, puis de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie, à Arles, en 2004, elle compose des ensembles de photographies autour de questions liées à la notion de paysage – les relations formelles, temporelles entre les espaces construits ou naturels, les traces de l’entropie, la difficulté à habiter un lieu. Son travail de prise de vue et d’accrochage, sous-tendu par l’idée de traduire une étendue, un flux, un continuum, confère un caractère d’immuabilité, de pérennité à ces petits riens, ce quotidien à priori plutôt dérisoire et transitoire. Marion Delage de Luget

Du 6 juin au 19 juillet 2019 Inauguration le jeudi 6 juin 2019 à 18h30. CAUE du Gard 29 Rue Charlemagne, 30000 Nîmes De 10h à 18h du lundi au vendredi. 0466361060 Entrée : gratuite www.margaretdearing.com/fr margaret@dearing.com PRINTEMPS - ÉTÉ 2019 27


LAURENT GUENEAU

DAINTREE FOREST

Quelques dates clés – 1964 : naissance à Tonnerre – 1980 : décide de devenir photographe – 1994 : Publication dans Connaissances des arts – 2005 : Résidence à Canton en Chine – 2006 : « Question de Nature » sélectionné par Raymond Depardon pour Les Rencontres d’Arles – 2008 : Exposition monographique au Guangdong Muséum of Art, Guangzhou Bibliographie – Question de Nature, TransPhotographic Press, 2007 – Canton, Portrait de ville, éditions Be-Pôle, 2016 – Le Ruban, Musée d’art et d’industrie, Silvana éditions, 2016

Le milieu m’est inconnu, le territoire si lointain et c’est pourtant un sentiment de proximité qui m’envahit. Comme si je ressentais la nature des émotions que cet environnement me procure. Difficile de les qualifier. Les mots ne me semblent jamais à la hauteur, trop abstraits, trop approximatifs, si souvent confus ou équivoques. Si difficiles à partager et si prompts à s’envoler quand on les lâche. Je me sens plus proche de l’image. Prendre des photographies est le meilleur moyen pour moi de révèler et mettre en forme cet environnement qui m’entoure. Je m’immerge. Plus qu’une tentative de représentation c’est une expérience corporelle et sensorielle que je tente de traduire en image. J’ai réalisé ces photographies dans la Daintree Forest, une région humide tropicale de la côte nord-est du Queesland en Australie. Elle porte le nom de Richard Daintree, (1832-1878) un géologue et photographe australien, en l’occurrence précurseur dans l’utilisation de la photographie lors de ses visites sur le terrain. Cette forêt primaire, aujourd’hui préservée et inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco approche les 125 millions d’années et serait l’un des plus vieux santuaires naturels de la planète.* De cet environnement, je ne connais rien et suis inexpérimenté. Mais je me sens rassuré d’avoir intuitivement mesuré cette méconnaissance avant mon départ. Longtemps je tournoyais dans mon atelier sans savoir si j’emportais ou non ma chambre photographique, cet appareil lourd et encombrant difficiillement tout-terrain. C’est presqu’à la dernière minute que je choisisais de m’allèger et glissais mon appareil 24 x 36 dans un coin de mon sac. Je sais maintenant que le choix de la pratique oriente la perception du lieu et participe à la construction de l’expérience. J’avais l’intuition avant d’arpenter les lieux que je n’aurai pas envie de me mettre à distance et qu’un appareil photographique facilement manipulable me mènerait naturellement dans l’immersion de l’espace. Tout ici est nouveau et extra-ordinaire : la moiteur de l’air, les odeurs d’avant et après la pluie, la pénombre ciselée par les eclats de lumière, le silence percé de cris et bruits méconnus, les matières végétales, la peau des arbres, l’architecture de l’espace et ses rapports d’echelle. Tout ici regorge de richesses. Jamais je n’avais ressenti une nature aussi vivante. Et c’est ce qui m’a le plus profondément marqué.

Installation dans l’espace public, Promenade Newton à Valdegour, Nîmes. Inauguration le 8 juin 2019 à 16h. 28 FOTOLOFT #15

Laurent Gueneau, Mars 2019 * Source Wikipédia, Le Monde.fr


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YANN SINIC

LA CITÉ DU SOLEIL La Cité du soleil, Yann Sinic, 2013, 52 min. La Grande-Motte, une ville du sud de la France où, enfant, le réalisateur passait tout le mois de juillet. De ces vacances, il lui reste des souvenirs de châteaux de sable, de glaces à l’italienne et de promenades sur le port. Imaginée par l’architecte Jean Balladur, la ville nouvelle qui sort du sable à la fin des années 1960, devait-elle incarner l’utopie de l’hédonisme comme mode de vie ? Promesse d’une vie de loisirs passée sous un soleil éternel, elle est vue ici comme une fable intemporelle entrainant le spectateur vers un voyage subjectif et lumineux. « Tout travail filmique s’inscrit dans la durée. Ici, le film s’inscrit dans le temps, non pas celui du tournage mais celui d’l’Histoire et ici elle est millénaire, inscrite dans la mythologie. La Cité du soleil (…) s’inscrit dans la postérité ». Pierre Mathiote (in Le Documentaire retrouvé, éditions Le Blog documentaire, 2016). Séance suivie d’une rencontre avec Yann Sinic et Patrice Loubon, directeur artistique de la BIP.

Projection – rencontre Samedi 15 juin 2019 - 17h30 Grand Auditorium – Carré d’art

BIO Auteur réalisateur, né en 1973. Dès ses débuts, Yann Sinic privilégie une écriture documentaire proche de l’essai filmique. Certains de ses premiers courts documentaires sont diffusés sur ARTE, dans l’émission “Brut“. En 2000 il crée une structure de production indépendante et s’engage dans une démarche de création solitaire, semblable à celle d’un peintre ou d’un écrivain. Cinéphile hanté par les films de Chris Marker et d’Alain Resnais, il trouve, avec l’arrivée de la vidéo numérique, une occasion d’expérimenter les nouvelles écritures filmiques décrites par Alexandre Astruc dans son texte sur la caméra-stylo. Influencés par un mode de tournage et de production très intimistes, ses films quittent alors le champ du documentaire pour entrer dans des formes hybrides, parfois expérimentales, où se mêlent l’autobiographie, l’essai et la fiction. Dès ses débuts, la voixoff tient une place prégnante dans son travail. Sa collaboration avec la scénariste Nathalie Combe renforce cette composante littéraire. Les films de Yann Sinic se caractérisent par une dimension onirique, soulignés par un travail très pointilliste sur la bande-son et la voix, par des images où prédominent des mouvements lents de travellings et, parfois, des vues aériennes réalisées en montgolfière. Ses films ont été diffusés sur les chaînes TV européennes (notamment ARTE, France Télévisions, RTBF) et dans les festivals internationaux, où ils ont, plusieurs fois, été primés. Aujourd’hui, il continue de développer des projets unitaires, tout en réalisant régulièrement des documentaires pour un magazine culturel «On dirait le Sud» diffuser par France 3 et produit par les Films d’Ici Méditerranée. PRINTEMPS - ÉTÉ 2019 29


BIP’S Projection en

STUDIO H5

LOGORAMA

(durée 16 minutes)

Une soirée au ciné avec la BIP 21h30, vendredi 14 juin 2019, projection sur l’esplanade centrale entre les 2 Némausus, Av. Gal Leclerc, 30000 Nîmes

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Réalisé par le studio H5, sans aucune autorisation des firmes concernées. Logorama est une course poursuite effrénée dans une ville de marques construite sur le modèle urbain américain. L’idée provient d’Hervé de Crécy, François Allaux et Ludovic Houplain, des graphistes français issus de l’industrie du disque. Ils ont souhaité mettre en vie tous les logos et marques qui constituent notre univers. Pour obtenir un rendu si réel dans les mouvements des personnages, H5 a employé la rotoscopie, permettant de transformer des scènes filmées en dessin-animé. Sur une trame scénaristique digne d’un blockbuster et toujours avec humour, Logorama est simplement bluffant. La fin, loin d’être une happy end, laisse réfléchir à notre devenir. Sur le sujet, les créateurs donnent libre cours à l’interprétation de chacun. François Allaux déclare d’ailleurs que « chaque pays ayant ses propres codes culturels et rapports aux marques, chacun aura sa vision du film »


FILMS

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plein air

WALTER DISNEY

The E.P.C.O.T. project (durée 25 minutes)

Aujourd’hui, Disney World en Floride, est la destination de vacances la plus populaire au monde. Mais à l’origine ce parc à thème était un projet de ville futuriste très organisée appelée The E.P.C.O.T project (The Experimental Prototype Community of Tomorrow). Pensé par Walter Disney en personne avec des conceptions et des technologies nouvelles et avancées, ce projet a été conçu entre 1962 et 1966 (la mort de Walt Disney) et même s’il a survécu quelques années, il a été arrêté au milieu des années 70 et n’a jamais été développé. Ce court document est une production Disney mettant en scène Walter devant des plans et des animations visant à l’époque à convaincre les industriels d’investir dans son projet. Il y explique le design très novateur mais simple de sa ville rêvée : le concept radial. Basé sur un concept similaire à celui du parc Disneyland, la ville rayonne comme une roue depuis un noyau central ce qui permet une organisation controlée et une meilleure répartition des populations. En plus de ces deux œuvres, vous pourrez découvrir quelques surprises tirées de nos archives et fonds de création.

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SÉMINAIRE

L

LA VILLE ET SON FUTUR

a ville du futur semble s’élaborer aujourd’hui devant des écrans d’ordinateur. Trop complexe pour être dessinée au crayon ou pour être conçue de manière participtative, intégrant toujours plus de multiples données, la ville du XXIe siècle se fait-elle en dépit de nous ? Entre la maison « connectée » annoncée par Mon oncle et l’univers kafkaïen de Play Time, deux films magistraux de Jacques Tati qui incarnent toujours et encore, malgré le temps qui passe, la complexité et l’absurdité que peut atteindre la technologie au pur service de concepteurs immobiliers et autres maîtres d’oeuvres peu enclins aux consultations publiques, serons-nous encore une fois, les dindons de la farce ? C’est ce à quoi nous vous invitons à réfléchir avec un panel de spécialistes et nos artistes invités.

Thomas FRANÇOIS Il transmet son goût pour toutes sortes de concepts et univers vidéoludiques. Auteur multimédia, il conçoit des formes à jouer qui ré-interrogent l’amusement et s’articulent autour du “jouer autrement”. Dans le cadre de Rennescraft, projet qu’il accompagne avec l’association 3 Hit Combo, il explore de nouveaux types de médiations autour de l’urbanisme numérique pour questionner une manière de construire et d’apporter des points de vues différents en terme d’urbanisme, de territoire, d’identité. Au-delà d’interagir avec l’aménagement urbain, de redessiner virtuellement son quartier, ou de découvrir et de partager la richesse de l’environnement, tant réel que virtuel, ne s’agit-il pas de réinventer et de démultiplier le débat public ? A propos de… RennesCraft est un projet de médiation numérique, qui vise à reproduire la ville de Rennes à travers le jeu vidéo Minecraft. A destination d’un public jeune, ce dispositif ludique permet de faire émerger des questionnements multiples sur la ville, au croisement entre la fiction et le documentaire, le comprendre et le faire, le numérique et le territoire. Rennescraft : rennescraft.fr 32 FOTOLOFT #15

Laurent VIALA

Hassan AIT HADDOU Directeur du Laboratoire Innovation Formes Architectures Milieux (LIFAM), Docteur en géométrie, enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (ENSAM). Directeur du laboratoire Innovation Formes Architectures Milieux -LIFAM-, Hassan Ait Haddou est enseignant-Chercheur à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier. Il est membre associé au ERPURS (Équipe de recherche sur les Politiques Urbaines Soutenables) et au Laboratoire d’Études et de Recherches Appliquées en Sciences Sociales (LERASS) de l’université de Toulouse. Docteur en mathématiques, ses travaux de recherche portent sur la modélisation, simulation, optimisation et aide à la décision pour les architectes et urbanistes.

Docteur en géographie, urbaniste, est enseignant chercheur à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier (ENSAM) depuis 2011. Au sein du Laboratoire Innovation Formes Architectures Milieux (LIFAM), ses recherches explorent notamment les imaginaires architecturaux et urbains, le sens qu’ils prennent dans la production de la ville. A propos de … Le Laboratoire Innovation Formes Architectures Milieux rassemble tous les enseignants ayant une activité de recherche au sein de l’ENSAM. Il est reconnu auprès du Bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère du Ministère de la Culture et de la Communication. Le LIFAM est rattaché aux écoles doctorales 58 (Langues, Littératures, Cultures, Civilisations) et 60 (Territoires, Temps, Sociétés et Développement) de l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, et à l’école doctorale 166 (Information, structures, systèmes) de l’Université Montpellier 2. LIFAM : lifam.montpellier.archi.fr D’autres intervenants sont en cours de confirmation.


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PROGRAMME DE LA JOURNÉE

Le vendredi 7 juin 2019 à la BU – Site Vauban 1, rue du Docteur Salan 30000 Nîmes Modération : Patrice LOUBON, directeur de la Biennale Images et Patrimoine

09h00 09h30 10h00 11h00

accueil du public et des intervenants introduction par Patrice LOUBON, directeur de la Biennale Images et Patrimoine intervention de Thomas FRANÇOIS, Rennescraft débat avec le public et les artistes présents

12h30

vernissage expositions : CITY OF MEMORY installation et photographies de NING Zuohong et CONSTRUCTING CITY photographies de WANG Xiaoshuang. Expositions ouvertes ensuite du 7 juin au 19 juillet 2019. BU-Site Vauban 1, rue du Docteur Salan 30000 Nîmes 0466364540 Du lundi au vendredi de 8h à 19h et le samedi de 9h à 12h30.

14h30 15h30 16h30

intervention de Hassan AIT ADDOU, directeur LIFAM et de Laurent VIALA, docteur en géographie et urbaniste débat avec le public et les artistes présents clôture et perspectives

17h00

performance de MAO Wei-Shin LINKED BODIES RELAY FROM CITY TO CITY. Cours de l’université de Nîmes Site Vauban 1, rue du Dr. Salan 30000 Nîmes 0466364540.

Renseignements, inscriptions dans la limite des places disponibles : passagesdelimage@gmail.com / 0671080816

Sylvaine LOBRY Depuis plusieurs années, le concept de « smart city » ou « ville intelligente » connaît un succès grandissant, auprès des acteurs publics et privés. Aujourd’hui, la « smart city » n’est plus seulement l’apanage des grandes villes ou des métropoles, et de plus en plus de villes moyennes (voire de territoires ruraux) se saisissent de ce concept. Comment définir la « smart city » et comment décliner territorialement cette définition ? Comment construire la ville du futur en répondant aux attentes et besoins des habitants, tout en évitant de tomber dans les pièges d’un concept « à la mode » et « marketing » et en prenant en compte les limites et risques qui émergent d’ores et déjà ? C’est sur ces questions que travaille actuellement la ville de Nîmes, à travers l’élaboration de sa propre stratégie « smart ». Sylvaine Lobry est chargée de mission ville intelligente à la ville de Nîmes et docteure en science politique urbaine. Son rôle dans la collectivité est de définir une stratégie de développement territorial autour du concept de smart city, en étroite collaboration avec l’ensemble des services de la collectivité et en lien avec toutes les parties prenantes du territoire. PRINTEMPS - ÉTÉ 2019 33


Du 8 juin au 19 juillet, vernissage le samedi 8 juin 2019 à 16h. MakerSpace NegPos 34, promenade Newton 30900 Nîmes 0411836888 Du mercredi au vendredi de 16h à 20h. 34

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FOTOLOFT - BIENNALE IMAGES ET PATRIMOINE

10 PETITS GRATTE-CIELS S

igne flagrant de la puissance de celui qui l’érige ou du contexte où il est érigé, le gratte-ciel connaît actuellement un renouveau. Après avoir traversé des phases de développement intense à Chicago ou New York à la fin du XIXè siècle, un brutal arrêt suite à la crise des années 30, puis une nouvelle envolée dans les années 60, depuis les années 90 et surtout 2000, malgré la destruction du WTC en 2001, le gratte-ciel est désormais partie intégrante du paysage urbain contemporain. Si les Etats-Unis sont à l’origine de ce mouvement, c’est aujourd’hui en Asie et dans la péninsule d’Arabie Saoudite que le gratte-ciel voit actuellement sa prolifération se généraliser. Cette exposition envisage sa représentation à travers différents supports : impressions 3D, photographies, patchwork brodé, gigantographies,… Présentée au Makerspace NegPos à Valdegour, le choix de son lieu de diffusion est loin d’être innocent. Voulues à l’origine comme l’incarnation d’une nouvelle ère de la ville de Nîmes, les ZUP Nord et Sud figurent cette même volonté de s’élever et de montrer la bonne santé économique de la supposée Rome française. Construites sur une colline aux flancs doux, composée de terres agricoles et de mazets, les ZUP affichaient à leur création, avec ambition, une certaine modernité. Qu’est devenu le projet et le rêve qu’il portait ? Nous vous laissons en juger. Ces géants aux pieds d’argile n’auront peut-être pas l’identique destinée pensée éternelle des pyramides égyptienne ou des cathédrales du Moyen-Âge. Ils nous renvoient à notre propre fragilité et à la fin probable d’un monde en pleine déroute.

© Gauthier Quercia PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

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RENCONTRES PHOTO Lorsque les frontières s’estompent…

L

es œuvres photographiques présentées lors de la quatrième édition des Rencontres Photographiques de Rabat (RPR 2019) suggèrent une série de scènes, de visions et d’expériences dans un style photographique qui puise son langage visuel, tantôt dans le répertoire local, tantôt l’universel. Aussi, lorsqu’il intercepte ces miroirs, l’œil du spectateur ne peut qu’être embrasé par cette espèce de feu provenant de photographes obnubilés et rêveurs, tout en étant chevronnés et engagés. Ainsi, ces photographes sont-ils parvenus à faire de la thématique ardue, choisie pour cette édition, à savoir « Frontières et mobilité », un terrain fertile pour déployer, en subtilité, leurs questionnements et expérimenter leurs choix et préoccupations esthétiques, et ce en dépit des difficultés multiples qu’une telle thématique revêt. Les approches visuelles des expositions, tout comme les échanges qui auront lieu dans le cadre de la présente édition, sont susceptibles de varier notoirement en contenu et en forme, mais les finalités demeurent identiques, en ce

sens où le tourment commun des participants reste celui de s’engager pleinement dans la description, l’analyse et la recomposition des fragments d’une question devenue, de nos jours, la question brulante, par excellence. Cette question consiste à s’interroger sur les possibilités et les conditions, mais également les limites susceptibles de nous rapprocher ou de nous éloigner de la question des frontières et de la mobilité, et ce, quelle qu’en soit la nature, physique ou imaginaire, subjective ou objective, individuelle ou collective. En outre, nous pouvons affirmer que les photographes dont les œuvres sont présentées, ont réussi, à bien des égards, dans la transmission de leurs messages faits de productions visuelles sagaces, pénétrantes et tordant le cou à moults représentations stéréotypées dont de nombreux écrans regorgent, tout en introduisant prestement d’intéressantes métaphores visuelles et d’importants rythmes « coloriels » en quête de plaisir, d’extase et de satisfaction visuelle. A notre sens, cela est dû à la grande richesse, à l’indéniable diversité esthétique et au multi-

culturalisme certain qui caractérisent les participants qui proviennent de : France, Mexique, Vénézuela, Liban, Algérie, Palestine, Irak et notamment le Maroc. Et partant de ces références, de ces sensibilités et de ces intentions fécondes, tout comme des tourments créatifs qui s’expriment par le biais de représentations visuelles inédites et se déploient via un vocabulaire nouveau, sous forme de photographies, d’installations photographiques, de vidéos ou de films, les œuvres de Karim Borjas, Nicolas Havette, Imad Mansour, Kenza Benjelloun, et Safaa Mazirh nous invitent à découvrir une magnifique kyrielle d’images qui célèbre les notions de frontière et de mobilité, notamment dans leur relation avec le corps, un corps relatif à des sujets fragiles, fissurés, harassés et inquiets. Cela s’effectue par le biais de l’exploitation ingénieuse et hautement professionnelle d’un langage graphique basé sur la fusion entre des expressions et des thèmes du répertoire universel de l’art contemporain (comme le clin d’œil à Magritte ou à d’autres artistes), donnant ainsi à ces œuvres un caractère pictural notoire.

© Nizar Laajali

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GRAPHIQUES DE RABAT

© Youssef Bensaoud

© El Ghoumari Nour Eddine

FOTOLOFT - PARTENARIAT

Pour leur part, Youssef Bensaoud, Nizar Laajali (la découverte de la 4e édition des RPR 2019), Pia Elizondo, Saad Tazi, Patrick Zachmann, Taysir Batniji, Mohamed Mali, Nour Eddine El Ghoumari, Hamadi Ananou et Thami Benkirane, proposent des représentations où la frontière et la mobilité se déploient via un mélange d’aspects expressifs et documentaires, donnant ainsi lieu à des productions caractérisées par leur densité et leur diversité, le tout dans un style qui, d’un côté privilégie la concision, et, de l’autre, le culte du détail, et faisant preuve d’une excellence dans la représentation d’événements, d’états et de situations au sein desquelles la frontière fait l’objet d’une présence amollie, dissoute, et déconstruite. Les œuvres de Halida Boughriet, Hassan Nadim, Mehdy Mariouch, Nissrine Seffar, Mostapha Romli et Abderrazzak Benchaâbane célèbrent les mêmes notions, avec de légères différences en excellant dans la mise en scène des univers relatifs aux frontières et à la mobilité, et ce en recomposant les fragments de leurs photographies, pièce par pièce, pour leur conférer de nouvelles apparences, tout comme de nouveaux horizons et significations. En procédant ainsi, ces artistes auront contribué grandement à modifier les perceptions et les représentations du spectateur, à propos de cette thématique à laquelle tant de clichés et de stéréotypes collent. En toute générosité, sensibilité humaine et vision critique s’écartant des sentiers battus, les œuvres de Jacqueline nous transmettent, des fragments de vies de personnes traversant des frontières et subissant le poids de la pérégrination et des aléas des départs. Le fait de passer sous silence l’être humain en l’excluant, constitue le trait principal distinguant cette approche qui semble nous provoquer et nous accuser de silence coupable à l’égard de ce qui se passe, se conformant ainsi à la mission noble de l’artiste engagé, soucieux des épreuves et des infortunes de l’humanité. Tels sont les quelques aspects qui sont susceptibles de nous rapprocher des préoccupations esthétiques et intellectuelles des participants à la présente édition et qui sont pleinement conscients que leurs œuvres constituent de simples seuils dans l’évocation de la problématique de la frontière et de la mobilité, et de modestes contributions au suivi des événements horribles et effrénés que nos sociétés contemporaines connaissent. Jaâfar Akil Directeur Artistique des Rencontres Photographiques de Rabat et Président de l’Association Marocaine d’Art Photographique PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

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© Hammadi Anannou

L’Association Marocaine d’Art Photographique (AMAP) organise, en partenariat avec la Fondation Caisse de Dépôt et de Gestion, ainsi que la galerie NegPos (Nîmes- France), la Maison de la Poésie au Maroc et avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication à Rabat, conjointement à l’Espace Expressions CDG et aux galeries Bab Rouah et Mohammed El Fassi du 30 avril au 30 mai 2019 la 4e édition des « Rencontres Photographiques de Rabat 2019 (RPR 2019)  ». En parallèle des expositions, l’AMAP a prévu un programme riche et varié, à savoir, des tables rondes, des projections photographiques, projection d’un film ainsi qu’un marathon photo pour les jeunes. Pour cette édition, dont le Directeur Artistique Jaâfar Akil, le thème choisi est : « Frontières et mobilité ». Le concept de frontière peut s’appliquer à délimiter d’autres réalités : juridiques, linguistiques, économiques, biologiques, sociologiques, philosophiques, littéraires, poétiques, artistiques, métaphoriques et symboliques etc. D’aucuns parlent des frontières de l’être (par exemple, les différents modes de représentation du corps, etc.), de l’art (limites entre les différentes pratiques artistiques, frontières entre art et non-art ou entre les différents mouvements esthétiques, transgression des frontières de l’art

par les avant-gardes, etc.). Les photographes n’ont de cesse de découvrir ou d’explorer de nouveaux territoires tout en redéfinissant et élargissant les frontières propres à leur médium. Nous tenons à rappeler que L’AMAP a été fondée le 18 décembre 1988. Elle regroupe les praticiens marocains de la photographie artistique. Elle organise des expositions individuelles et collectives, des colloques et rencontres au Maroc et à l’étranger. Elle est membre de la Coalition Marocaine de la Culture et des Arts. Elle a pour objectifs fondamentaux de rendre accessible la photographie et de développer une certaine culture photographique et de l’ancrer dans le paysage culturel, artistique et éducatif marocain. Elle œuvre pour créer un dialogue entre les photographes et pour instaurer des voies de communication entre les photographes et les associations culturelles et artistiques du Maroc et de l’étranger

Pour plus de renseignements, veuillez consulter le site www.amap.photo Contacts : 212 (0)6 66 11 28 13 — associationamap1988@yahoo.fr

© Patrick Zachmann

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FOTOLOFT - PARTENARIAT

4e édition des Rencontres Photographiques de Rabat 2019 Espace Expressions CDG Galeries Bab Rouah et Mohamed El Fassi Du 30 avril au 30 mai 2019

© Jacqueline Salmon

Directeur Artistique des Rencontres : AKIL Jaâfar

© Pia Elizondo PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

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PRINTEMPS DES ARTS F

estival organisé par les étudiant.e.s sous la direction d’un.e professeur.e référent.e, le Printemps des Arts est en continuité avec les Journées des Arts et de la Culture dans l’Enseignement Supérieur (JACES), qui existe depuis 2013 et qui a pour objectif de mettre en lumière les réalisations étudiantes, de permettre l’accès à la culture au plus grand nombre et de faire connaître les établissements de l’enseignement supérieur comme des lieux de vie et de culture.

A l’ouverture, le lundi 1er avril 2019, à la Bibliothèque de l’université de Nîmes, s’est déroulé le vernissage de l’exposition photographique, en partenariat avec NegPos : entre projection de chorégraphie, chant et exposition des photos et peintures acryliques réalisées par les étudiants, les visiteurs ont également pu avoir un aperçu de ce qui allait se dérouler dans la semaine. Au programme ? Un escape game de 20 minutes autour de la maladie mentale, des prestations de danses latines, hip-hop, contemporaines et modernes et un concert de clôture.

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FOTOLOFT #15

Du 1er au 5 avril 2019 a eu lieu, sur les différents sites de l’Université de Nîmes, la sixième édition du Printemps des Arts.


FOTOLOFT - PARTENARIAT

PRINTEMPS - ÉTÉ 2019

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5 FESTIVAL PHOTO D’UZÈS e

L’

association Les Azimutés d’Uzès organise, du 17 au 24 août 2019, la 5e édition du festival de la photographie d’Uzès. Cet événement invite à la découverte des créations artistiques de vingt auteurs photographes le long d’un parcours au cœur d’Uzès. Cette année, notre invité d’honneur est le photographe ethnographe, Pierre de Vallombreuse. Il présentera sa série « La Vallée », animera un workshop de 3 jours et une conférence/projection pour présenter son travail qui rend hommage à la précieuse diversité du monde. Comme autres invités nous aurons aussi le plaisir d’accueillir entre autres, les expositions «Un conte d’hiver» de Thierry Vezon, photographe de nature d’exception et «Ibaba» de Marie Moroni, plasticienne. Esprit du festival A chacun sa façon de voir la vie, la nôtre est positive, inspirante et humaniste. Nous avons l’envie de présenter le monde de façon ouverte, inviter à rêver et laisser la place à l’imaginaire. Dates du samedi 17 au samedi 24 août 2019 soirée d’inauguration samedi 17 août Lieux Hôtel de Ville d’Uzès (espace central) et 10 autres lieux en centre ville Son riche programme d’animation est très apprécié et devenu un des points forts du festival (conférences, ateliers, prestations créatives et artistiques en lien avec le travail de chaque auteur). Notre association Nous sommes une association « loi 1901 » composée uniquement de bénévoles. Elle a pour but de promouvoir et valoriser les créations d’auteurs photographes. Favoriser les échanges et la rencontre entre eux et avec le public. Organiser des événements culturels selon des valeurs de coopération, respect, partage et ouverture. lesazimutesduzes.com

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NIMES PALOMA //

30 mai au 1 juin er

THIS IS NOT A LOVE SONG NIMES SKATE PARK // 1 juin DA STORM RENDEZ-VOUS HIP-HOP er

NIMES // 4 au 13 juillet TURBUL’ EN CHAP

BLAUZAC // 5 au 7 juillet JAZZ A BLAUZAC

GRAU-DU-ROI PORT-CAMARGUE //

26 au 27 juillet

FEST’IN ZONE 2019 NIMES // 26 au 30 juillet

VILLENEUVE-LÈS-AVIGNON //

UN RÉALISATEUR DANS LA VILLE

UZÈS // 10 au 23 juin FESTIVAL DU CONTE EN UZÈGE

VILLENEUVE EN SCÈNE

BARJAC // 27 juillet au 1er août FESTIVAL BARJAC M’EN CHANTE

UZÈS // 14 - 15 - 16 - 21 - 22 juin FESTIVAL UZÈS DANSE

15 au 25 juillet

LE VIGAN // juillet - août FESTIVAL DU VIGAN

NIMES // 23 juin au 20 juillet

JUNAS // 16 au 20 juillet FESTIVAL JAZZ A JUNAS

VILLEVIEILLE // août FESTIVAL DE VILLEVIEILLESALINELLES

30 juin au 5 juillet

VAUNAGE //

UZÈS // 17 au 29 juillet NUITS MUSICALES D’UZÈS

ALÈS // 1 au 6 juillet CRATÈRE SURFACE

SUMÈNE // 20 et 21 juillet FESTIVAL LES TRANSES CÉVENOLES

FESTIVAL DE NIMES

PALABRAGES

9 au 21 juillet

PAYS D’UZÈS //

FESTIVAL AUTRES RIVAGES

NIMES // 9 au 14 août FESTIVAL INTERNATIONAL DE TANGO BARJAC // 22 au 25 août BARJAC EN JAZZ

Retrouvez tous les festivals sur


16 MAI — 16 JUIN 2019 3 E ÉDITION PORTES OUVERTES CONFÉRENCES DÉBATS EXPOSITIONS PERFORMANCES JEUNE PUBLIC VISITES ATELIERS  FILMS —

Direction régionale des affaires culturelles Occitanie www.culture.gouv.fr/drac-occitanie T. 04 67 02 32 00

WHY ART

La Criée - Sète / Architecte Jean Le Couteur / photo ©Jean-François Peiré / création graphique Albane Romagnoli

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