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FOTO O OFT3 Printemps Photographique 2013 Photographes voyageurs

ImageSingulières Le GRaPh Lumière d’Encre Urbiscopie Formations


PRI SOMMAIRE Édito ________________________________________________________________ p. 3

Photographes voyageurs

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p. 4

Jean-Jacques SALGON

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Jean-Claude WOILLET

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p. 6

Roger LOUBON __________________________________________ p. 7 Cédric CROUZY

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p. 8

Joseph FROC ______________________________________________ p. 9 Maya BRACHER

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ImageSingulières Lumière d’Encre

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p. 10 - 11 p. 12 - 15

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p. 16- 17

Le GRaPh ____________________________________________ p. 18 - 19 Urbiscopie

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p. 20 - 21

Conférences et formations __________________________ p. 22 La revue FOTOLOFT est éditée par l’association NEGPOS à 2 000 exemplaires. ISBN en cours Avec le soutien de la Ville de Nîmes, du Conseil Général du Gard, du Conseil Régional LanguedocRoussillon, de la DRAC Languedoc-Roussillon, de l’ACSE et de la SAIF (Société des Auteurs d’Images Fixes). Direction artistique : Patricet Loubon Graphisme : Jean-Louis Escarguel & Lys Le Corvec Corrections : Françoise Salgon Webmaster : Bruno Généré Régie technique : Francine Lafuentes

NegPos 1, cours Némausus B301 30000 Nîmes www.negpos.fr - contact@negpos.fr T : 04 66 76 23 96 - M : 06 71 08 08 16

AGENDA Printemps photographique 2013 Jean-Jacques SALGON + Jean-Claude WOILLET À la recherche du Lointain et du Temps perdu + Vallées afghanes, 1972 Du vendredi 19 avril au jeudi 23 mai 2013, vernissage le vendredi 19 avril à 18h30. FOTOLOFT 1, cours Némausus 30000 Nîmes Roger LOUBON Tunisie 1973, un voyage en famille Du vendredi 3 mai au samedi 31 mai 2013, vernissage le vendredi 3 mai à 18h30. La Passerelle, 27, rue Fresque 30000 Nîmes - T : 04 66 21 93 37 Cédric CROUZY + Joseph FROC De l’autre côté du lac… + Very Good Trip ! Du lundi 27 mai au mercredi 26 juin 2013, vernissage le lundi 27 mai à 18h30. FOTOLOFT 1, cours Némausus 30000 Nîmes Maya BRACHER Reportage pour la MISOES Du vendredi 29 juin au mercredi 31 juillet 2012, vernissage le vendredi 29 juin à 18h30. FOTOLOFT 1, cours Némausus 30000 Nîmes Organisation & partenariats : Le Printemps Photographique (7ème édition) Photographes voyageurs, est un événement organisé par NEGPOS avec le soutien de la Ville de Nîmes, du Conseil Général du Gard, du Conseil Régional Languedoc-Roussillon, de la DRAC Languedoc-Roussillon, de l’ACSE, de la SAIF (Société des Auteurs d’Images Fixes) et la complicité de La Passerelle. ImageSingulières 5ème rendez-vous photographique du 8 au 26 mai à Sète www. imagesingulieres.com / www.la-mid.fr Lumière d’Encre Résidences pour photographes à Céret www.lumieredencre.fr Le GRaPh Groupe de recherche et d’animation photographique à Carcassone www.graph-cmi.org

Photo de couverture : Joseph Froc

Urbiscopie Un projet et un réseau en construction :

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APIEU CPIE Territoires de Montpellier, Mélando, L’Atelline, La Manufacture des paysages, NegPos.


INTEMPS-ÉTÉ ÉDITO Photographes voyageurs En ce début de printemps, NegPos vous invite à travers une série d’expositions, en duo ou singulières, à une découverte du travail de six photographes amateurs et professionnels, appartenant à plusieurs générations de 1928 à 1986. Ces photographes ne travaillent pas dans des registres extraordinaires ou spectaculaires. Aucun d’entre eux n’est un grand reporter, ils ne sont pas non plus des baroudeurs infatigables, ils habitent Nîmes ou sa périphérie, ils sont écrivain, travailleur indépendant, animateur culturel, père ou mère de famille ou retraité. Avant tout des êtres humains intéressés par l’ailleurs et les différences, qui ont choisi à un moment de leur vie la photographie comme outil de récit. Notre but à travers cette programmation n’est pas de créer purement du spectacle, mais plutôt de nous interroger sur cette pratique à travers leurs regards. Pour clôturer la programmation de ce Printemps photographique, une surprise viendra illuminer le ciel étoilé nîmois par une « Nuit de la photographie de voyage » qui proposera sous la forme de projections sonorisées le travail d’autres photographes voyageurs, unis par le désir de nous montrer ce qu’ils ont vu.

Invités Fidèle à son principe de départ, la revue FOTOLOFT vous offre au-delà de Nîmes, une ouverture vers le panorama photographique du LanguedocRoussillon. Pionnière, notre revue souhaite devenir peu à peu l’organe unificateur des expériences photographiques à l’échelle régionale. Car nous pensons qu’il est essentiel de donner plus de lumière et de présence aux efforts produits par tous les acteurs locaux : festival, résidences, galeries, écoles, associations, etc. et leurs partenaires institutionnels. Nos premiers invités sont le Festival ImageSingulières et la Maison de l’image documentaire (Sète), Lumière d’Encre (Céret) et Le GRaPh (Carcassone). Vous découvrirez ces structures au fil de nos pages et en vous rendant bien sûr à leurs événements.

Réseau

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Le projet Urbiscopie a vu le jour dans le cadre de la politique menée par la Direction régionale des affaires culturelles du Languedoc-Roussillon en matière de valorisation et de diffusion de la culture architecturale. La finalité de ce projet est d’associer les structures et les professionnels de l’architecture et de l’urbanisme avec les acteurs culturels et artistiques intervenant en lien avec ces problématiques. Membre d’Urbiscopie, NegPos poursuit avec ce nouveau réseau son travail d’études et de créations réalisé chaque année au sein des Rencontres Images et Ville et de la mission Regards sur la ville. En attendant pour la fin d’année la 2ème édition de la Biennale Images et Ville # la Ville générique, vous pourrez découvrir à Montpellier le samedi 15 juin, les premiers ébats du réseau... L’équipe de NegPos


PRINTEMPS PHOTOGRAPHIQUE

PHOTOGRAPHES VOYAGEURS Préambule

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Depuis son origine, la photographie a entretenu avec le voyage des relations aux dynamiques pour le moins éclectiques. Des grandes missions exploratrices et patrimoniales, telle la fameuse Mission héliographique lancée en France en 1851, aux expéditions coloniales en Afrique et au MoyenOrient du XIXe siècle ; des photographes itinérants nordaméricains qui circulent en nombre avec leur roulotte sur les chemins caillouteux du Far West aux aventures picaresques de Henry de Monfreid (1879-1974) ; de projets anthropologiques douteux aux fascinations esthétiques questionnables de Leni Riefenstahl (1902-2003), des pérégrinations de plusieurs générations de photographes du XXe siècle, dont la liste des noms serait bien trop longue à énumérer, aux dernières expériences de la culture nomade contemporaine, la photographie et le voyage s’accompagnent pour ainsi dire « naturellement ». Cela étant énoncé, si nous observons dans le détail ces diverses relations, elles illustrent individuellement des desseins bien distincts, reliés parfois, il est vrai, par des éléments communs qui appartiennent à des époques différentes, qui s’accumulent ou se dissocient : découverte et recherche, documentation, reportage, trace du parcours, existentialisme romantique, voyage initiatique, etc. Des missions aux voyages intérieurs La Mission héliographique commandée par la commission des Monuments historiques, dirigée par Prosper Mérimée, répond à un souhait de l’État français de recenser et d’expertiser le patrimoine monumental de la France. La mission se donne pour but de conserver les traces parfois menacées et précaires du passé afin de pouvoir entreprendre des travaux de rénovation à partir d’un état des lieux. Cette mission vise exclusivement le bâti sans s’attacher aux hommes. Elle rassemble cinq photographes : Édouard Baldus, Gustave Le Gray, Henri Le Secq, Hyppolite Bayard et Auguste Mestral. Envoyés sur les routes de France du sud au nord, de l’est à l’ouest, ils effectuent des périples solitaires et se croisent peu. D’une autre façon, les studio-mobiles nord-américains participent à l’établissement de la légende de l’Ouest. La base documentaire qu’ils fournissent permet à chacun de suivre l’émergence d’une nation. Ils médiatisent l’acte colonisateur en train de se produire, lui conférant une vérité et des justifications jusqu’alors jamais connues. D’autres missions photographiques liées aux processus coloniaux cachent quant à elles des processus directement

politiques. Elles participent à la hiérarchisation des territoires et des corps. Elles marquent encore aujourd’hui l’ordre du monde et les imaginaires des masses. La photographie à caractère anthropologique et sociologique qui envisage l’étude des peuples sous les auspices positivistes du XIXe siècle met en place une domination physique et morale qui sert le propos de l’institution colonisatrice. Elle introduit un paradigme, celui qui associe l’observateur scientifique occidental et son sujet d’étude indigène, dans une relation de dominants à dominés. Il est aujourd’hui intéressant de constater que cette logique s’est reconduite et transformée, ce sont toujours les photographes des pays à l’origine des colonisations qui se rendent dans les pays anciennement colonisés afin de photographier, décrire les mœurs et coutumes, dans une perspective de découverte et anthropologique banalisée, voire « touristisée ». Au fil du XXe siècle, les photographes voyageurs développent néanmoins une conscience avancée répondant à des principes sociaux ou existentialistes qui font évoluer le périple photographié vers d’autres registres plus humanistes, ou encore, intimistes. Parmi eux, des auteurs comme Robert Frank et, plus tard, Bernard Plossu, font apparaître une nouvelle photographie, où le producteur d’images décrit en premier lieu sa relation personnelle aux territoires et aux gens qu’il y croise. Les Américains de Robert Frank, premier grand récit moderne de voyage photographique, à la fois journal intime et documentaire critique, emprunte la route comme fil conducteur. Il répond directement aux expériences de « dérives » poétiques urbaines et routières vécues par les poètes de la Beat Generation, dont Jack Kerouac qui écrira la préface de l’édition française (Édition Robert Delpire, 1960). Ce récit photographique marque une bascule dans l’histoire de la photographie de voyage car il est le premier à poser aussi directement la question de l’autobiographie. Bien d’autres ont suivi depuis… Aujourd’hui, si le voyage et la photographie conjuguent volontiers la découverte et le désir de montrer, le tourisme et la rencontre avec l’autre, la médiatisation massive du monde et le reportage amateur, le vacancier se transforme en témoin inattendu de catastrophe climatique et humanitaire, comme cela fut par exemple le cas en décembre 2004 dans l’océan Indien.


À LA RECHERCHE DU LOINTAIN ET DU TEMPS PERDU

Jean-Jacques SALGON

Jean-Jacques SALGON, écrivain français, 1948. Il grandit à Aubenas en Ardèche dans une famille d’instituteurs laïques. Depuis 2010, il vit à Nîmes où il avait déjà séjourné à la fin des années 70, occupant alors un poste d’enseignant au lycée Dhuoda. Scientifique de formation, il a enseigné la Physique en divers lieux. Il a vécu en Algérie, en Côte d’Ivoire, à Paris et à La Rochelle et effectué de nombreux voyages (Turquie, Afrique noire, Amérique du Sud). Parallèlement à sa carrière d’enseignant, il a publié un certain nombre d’ouvrages littéraires à caractère autobiographique chez divers éditeurs (Verdier, L’Escampette). Il est aussi verbicruciste et conçoit des grilles pour plusieurs revues (Alliage, Le Quotidien du Médecin, L’Impossible) Son dernier livre, Fernand, est paru en février 2013 aux éditions de L’Escampette.

Jean-Jacques SALGON

Photographies et écrits

Du vendredi 19 avril au vendredi 24 mai 2013 à la galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le vendredi 19 avril à partir de 18h30.

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BIO

Sud algérien, années 1970. En fouillant récemment dans mes archives, j’ai retrouvé un certain nombre de négatifs. Il s’agissait de clichés au format 13 x 17 pris à l’aide d’un petit appareil pocket Kodak Instamatic au tout début des années 70, lors de voyages que j’effectuais alors dans le Sud algérien. Pour certains, ces clichés n’avaient jamais été tirés ou du moins les tirages avaient depuis si longtemps disparu que ces images étaient complètement sorties de ma mémoire. En les scannant, je les ai vus ainsi s’arracher à l’oubli et comme ces images n’étaient pas de bonne qualité, que pour une raison que j’ignore (sans doute liée à un mauvais fonctionnement des cartouches) elles étaient quelquefois bizarrement coupées ou cadrées, que leur définition était médiocre, il m’a semblé qu’elles revenaient vers moi avec un décalage spectral, une sorte de patine qui était précisément la marque que cette traversée du temps leur avait imprimée. Je voyais donc réapparaître ces paysages parcourus jadis, ces portraits de gens croisés, ces instants épinglés d’une période plutôt heureuse de ma vie, cette époque bénie où l’on pouvait encore voyager librement et sans danger dans le désert, en ayant la délicieuse impression d’être des pionniers. Même si je savais déjà que l’exotisme n’existait pas, que l’Ailleurs était toujours une variation de l’Ici, que selon le proverbe africain « l’étranger ne voit que ce qu’il sait », il y avait dans ces voyages le plaisir d’une déambulation aimantée par le goût de l’Autre, l’excitation de la découverte, l’exaltation parfois de se réveiller sous des cieux nouveaux, la joie de se sentir en train de parcourir le monde. Comme je ne suis pas vraiment photographe, que l’écriture occupe une place centrale (ou plutôt décentrée, décentrante) dans ma vie, j’ai choisi de montrer ces images entourées de mots écrits et de lignes tracées, les mots n’étant pas là à titre de commentaire ni d’illustration, mais plutôt comme des sortes d’échos diffus, d’harmoniques, espérant que le bruissement de la langue puisse venir soutenir un peu ces frêles apparitions, ces paysages et ces moments qui portent en eux la marque du Lointain et du Temps perdu. Il faut voir tout cela un peu comme on feuilletterait un album retrouvé dans un grenier.


VALLÉES AFGHANES, 1972

Jean-Claude WOILLET D’août à octobre 1972, je suis en mission d’étude en Afghanistan pour le compte de l’Agence française de coopération internationale et à la demande du gouvernement afghan. Un Afghanistan en paix que je parcours en toute liberté du nord au sud et d’ouest en est. Comme je suis chargé d’étudier les provinces centrales et de proposer, pour elles, un plan de développement, je passe beaucoup de temps avec un ami – Alam Rechnou – conseiller du ministre du Plan. Ensemble nous sillonnons ces provinces occupées en majorité par l’ethnie Hazara, d’où le nom d’Hazaradjat donné à cette région. Nous sommes ici au cœur de l’imposant massif de l’Hindu Kush qui culmine à 5 000 m et où d’étroites vallées luxuriantes en été sont cernés de hautes montagnes arides dénuées de toute végétation et recouvertes d’une épaisse couche de neige en hiver, interdisant toute circulation. En hiver, l’Hazaradjat est coupée du monde et par endroits la température descend en dessous de – 50°. Dès octobre, – 15° annoncent déjà la suite. Pour le survol en avion, il faut voler à l’intérieur de profondes vallées car le petit avion – un Twin Otter de la Bakthar Afghan Airlines – monte difficilement à 5 000 m et il n’est pas pressurisé. En voiture, en Land-Rover plus précisément, il faut affronter les versants abrupts, longer des précipices, utiliser des pistes souvent ouvertes par la population elle-même, composée de Hazaras facilement reconnaissables car ils ont des traits asiatiques ; ils sont les descendants de Gengis Khan et de Tamerlan. L’État reste, lui, absent de ces montagnes. Au gré des étapes, se dévoilent les grottes de la falaise de Bamyan avec ses deux Bouddhas géants au style gréco-bouddhique âgés de 16 siècles, le plus grand atteignant 53 m, les lacs turquoises de Band-e-Amir, des forteresses ghaznévides en ruine depuis de longs siècles, des villages blottis sur

eux-mêmes pour affronter le terrible hiver, en cohabitation avec les animaux, des vallées verdoyantes où se mêlent pendant les mois d’été légumes, céréales, fruits, peupliers dans un mélange harmonieux, de vastes dépressions où des mirages laissent imaginer de grandes caravanes de nomades Kutchis, des Hazaras de tous âges, dont un centenaire. La démesure des montagnes et la douceur des vallées, presque immuables depuis la nuit des temps, illustrent un Afghanistan présent dans l’histoire du monde depuis la préhistoire, grande zone de passage entre la Mésopotamie le Gange et la Chine, centre d’apparition des premiers villages et lieu de célébration du mariage d’Alexandre le Grand et de Roxanne. L’émerveillement est permanent et je tente d’en garder la trace grâce à des photos prises avec un Exakta Varex acheté 10 ans auparavant à Madagascar, et sous la forme d’un livre « Vallées afghanes » publié en juin 2011. Les guerres sont une terrible injustice pour ce grand et magnifique pays qu’est l’Afghanistan. Jean-Claude WOILLET

BIO

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Jean-Claude WOILLET, écrivain français, 1938, vit à Nîmes. Bourlingueur infatigable et spécialiste de la géographie de terrain, il fut mandaté par l’État dans différents pays dont Madagascar, le Mali et l’Afghanistan. Jean-Claude Woillet a commencé à photographier de façon parallèle à l’écrit, pour utiliser le bel appareil (un Exakta Varex) qu’il avait acheté avant ses premiers voyages. Il pratique une photographie documentaire non dénuée de qualité plastique. On sent que derrière l’œil du scientifique siège un savoir esthétique « inné ». Mais ce qu’il y a de plus évident dans son processus de création est la précision descriptive de ses écrits qui renvoie sans aucune hésitation à la fidélité réaliste de sa photographie.

Photographies, écrits et film S8

Du vendredi 19 avril au vendredi 24 mai 2013 à la galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le vendredi 19 avril à partir de 18h30.


TUNISIE 1973, UN VOYAGE EN FAMILLE

Roger LOUBON Unique voyage au long cours effectué par mon père en famille... En 1973, j’ai 8 ans, et toute la famille, à l’exception de mon petit frère Marc, s’embarque durant les vacances d’été, pour un voyage sur l’autre rive de la Méditerranée : en Tunisie. En compagnie d’une autre famille : Ali et Najia El Karoui et leur fils Gradzig, amis proches et de longue date. Nous transitons vers cet autre rivage à bord d’une Caravelle d’Air France, avion à biréacteurs tel qu’on en fait plus ! Pour mon premier vol, mes oreilles bourdonnent et j’ai beau mâcher des quantités de chewing-gums, rien n’y fait… À l’arrivée, je ne sais pourquoi je garde cela en mémoire, on nous nourrit de sandwichs poulet-mayo et un enfant tunisien nous propose des petits bouquets de jasmin. Nous récupérons les véhicules à Tunis arrivés de leur côté en bateau : notre estafette Renault 1100, « customisée » par mon père en camping-car 4 places-couchettes et la 4L des El Karoui. La première étape est Bizerte où nous nous réunissons dans un complexe touristique avec une bonne partie de la famille d’Ali. Puis direction Tunis où nous découvrons la Médina et les ruines de Carthage. Avec mon copain d’enfance, Gradzig, on se gave de sodas… on rigole de n’importe quoi et en particulier des prières de sa grand-

mère courbée au sol, aperçue dans l’entrebâillement d’une porte… ridicule et hilarante pour nous… on se fout de tout, on est des gamins ! Après cette station urbaine, les véhicules empruntent la route et nous enfilons les kilomètres, de ville en ville, de paysage en paysage. Le désert, les dromadaires et les scorpions attisent notre curiosité et nos peurs d’enfants. Tout est si différent ! Les routes se transforment souvent en piste. La police corrompue sollicite en permanence nos parents pour du bakchich. Des tempêtes de sable inconnues jusqu’alors s’invitent dans notre panorama quotidien. Les photos de mon père ont produit sur moi quelques effets : en tant que fils, je lui suis reconnaissant de cette mémoire en images qu’il nous a léguée et qui a sans doute modelé mon désir futur de devenir à mon tour un « pêcheur de temps ». Si j’en garde le souvenir d’un voyage fondateur, c’est qu’il fut pour moi une première excursion à l’étranger et le début d’un goût certain pour les horizons lointains… Patrice LOUBON

BIO Roger LOUBON, photographe français, 1928, décédé en 1981. Roger Loubon est dès sa prime jeunesse un expérimentateur prolifique : il dessine, il peint, il sculpte, il photographie et il filme en 8mm et en Super 8 les premiers loisirs que permettait la société française des années soixante : fêtes, balades et vacances entre amis. La photographie a été cependant l’outil privilégié qui l’a accompagné tout au long de sa courte vie. De facture classique, son regard savait construire savamment les images, il était très attentif à la lumière et à l’organisation des formes entre elles. Photographe de sa vie et de sa famille, Roger Loubon a fait un seul voyage lointain en Tunisie en 1973. Ce travail nous révèle un œil curieux et papillonnant. Du petit rien aux paysages du désert, des portraits familiaux aux scènes de rue.

Du vendredi 3 mai au vendredi 31 mai 2013 à la Passerelle Vernissage le vendredi 3 mai à partir de 18h30.

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Photographies et film S8


DE L’AUTRE CÔTÉ DU LAC...

Cédric CROUZY Indonésie 2010, Cédric Crouzy entreprend un voyage à caractère familial dans le cadre du mariage de l’un de ses amis. Une fois les « cérémonies » d’usage accomplies et quelques désirs sportifs assouvis (le surf !), poussé par l’envie irrépressible de découvrir un contexte inconnu qu’il pressent à portée de roues de scooter, c’est au guidon de l’un de ces véhicules qu’il commence à sillonner de long en large l’île de Java. Elle n’est pas très grande et peut se parcourir facilement. Grâce à un ouvrage du type « guide du routard », il apprend l’existence d’un lieu où les morts sont entreposés à l’air libre en guise de dernière sépulture… Il décide de s’y rendre, terriblement excité par la prochaine découverte. Après la visite de quelques temples, sur l’une des rives du lac proche du dit lieu, il s’aventure un peu plus loin, à sa façon, suivant des « petits chemins » et, par conviction idéologique, sans passer par les réseaux touristiques « officiels ». C’est alors que les choses se compliquent… Au bout d’une petite route de montagnes, dont les sommets sont cachés par de grosses masses nuageuses qui lui donnent une impression « encore-plus-perdu-au-bout-du-monde-en-modeIndiana-Jones », il déboule au cœur d’un hameau de deux ou trois maisons habitées par des autochtones auprès desquels il apprend que le lieu tant recherché n’est accessible que par le lac ! Dépité, il engage une âpre négociation avec l’un des hommes présents qui lui propose

de le convoyer avec sa petite embarcation jusqu’au site tant espéré. Après moult stratagèmes, pour obtenir un « bon prix », ils parviennent enfin à s’entendre. Mais pour Cédric, si la négociation faisait partie du jeu… le prix du passeur aurait été le sien, tellement le désir de connaître cette « île des morts » se faisait pressant ! Effrayé à la fois par le frêle esquif, constitué ni plus ni moins d’un tronc d’arbre creusé, et par la taille du rameur, aussi imposant que lui-même, le jeune photographe n’ose bouger tant le moindre de ses mouvements déclenche un tangage des plus stressants. Cédric porte avec lui plusieurs appareils photos contenant tous les souvenirs de son voyage ! Ils parviennent finalement au lieu et Cédric halluciné par la vision de ce cimetière à ciel ouvert commence sa séance de prises de vue. Le passeur lui explique que du grand arbre qui veille sur tous les ossements, émane une odeur puissante qui couvre l’odeur de mort lorsque les corps se décomposent. Dernier endroit où une telle pratique est tolérée, il semblerait que bientôt elle n’existera plus… Revenu sur l’autre berge, Cédric enfourche rapidement son scooter, l’orage menace au loin et le chemin de retour n’est pas dans le meilleur état. Patrice LOUBON et Cédric CROUZY

BIO Cédric CROUZY, photographe français, 1986, vit à Nîmes. À 21 ans, après de courtes études en aménagement paysager, il part vivre à Montréal. Ce séjour marque le début de plusieurs années de voyages où il a du mal à tenir en place. Photographe autodidacte, sa pratique a été intensément influencée par les heures qu’il passe à traîner dans la rue sur sa planche à roulettes : observer son environnement direct et tenter de créer à partir de celui-ci. Petit « opportuniste » de l’ère numérique, il « shoote » depuis environ 7 ans. Il affectionne aujourd’hui la photographie argentique pour son côté organique et aléatoire qui lui procure beaucoup de joie. Depuis peu, ses créations intègrent davantage l’utilisation d’autres médias.

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Photographies Du lundi 27 mai au mercredi 26 juin 2013 à la galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le lundi 27 mai à 18h30.


VERY GOOD TRIP !

Joseph FROC Rajasthan, 2012. Passionné et voyageur, Joseph Froc se rend en 2012 au Rajasthan dans un cadre qui associe directement photographie et voyage. Empruntant une entrée « inhabituelle » pour le voyage contemporain, une sorte de voyage organisé « version 2.0 ». Joseph Froc découvre le Rajasthan via une agence de voyages qui propose des séjours photographiques encadrés par un photographe professionnel. Au menu donc, un parcours confortable et savamment préparé débouchant sur une exploration éclairée d’un environnement reconnu. En photojournalisme, ce genre d’accompagnateur local prend le nom de « fixeur », un éclaireur en quelque sorte, expert du contexte, qui permet à un photographe étranger de sauter des « étapes » et d’aller plus rapidement à l’essentiel. Reste que si ceci est une méthode largement éprouvée, rien ne peut améliorer « miraculeusement » le regard de chacun. On peut néanmoins imaginer que les conseils prodigués par l’accompagnateur-pro sont une aide importante à la production photographique des stagiaires/voyageurs. En tout cas les résultats sont là et les images explosent littéralement du champ d’une photographie amateur de basse qualité caractéristique de ce que l’on peut observer à l’issue d’un voyage organisé. L’immersion est forte et le travail conséquent. Observant la vie quotidienne et l’anecdote, Joseph Froc a structuré à travers plusieurs séries, un portrait pertinent du territoire

traversé, loin d’un regard d’auteur visant un angle particulier, les images sont diverses et rayonnantes. Belle promotion du Rajasthan, paysages et portraits ponctuent cette série où la Fête de Holi, parfois appelée Fête des couleurs ou Phâlgunotsava, est le « clou visuel » du spectacle. Une série d’images hallucinantes et colorées où l’on se demande parfois si tout cela est bien réel… Patrice LOUBON

BIO Joseph FROC, photographe français, 1952, vit à Caveirac (Gard). Parcours atypique… Après l’école hôtelière de Granville et de nombreuses années en tant que chef de cuisine, propriétaire, puis consultant formateur en hôtellerie, la passion pour la photo nourrie depuis sa jeunesse l’a rattrapé il y a quelques années. À 14 ans, son père lui offre sa première caméra ; un an après, il fait l’acquisition d’un Minox, et curieux de nature, il crée son premier labo argentique avec une boîte métallique et un objectif. Il passe ses soirées dans le laboratoire du club de l’école. C’est à cette époque qu’il achète son premier appareil photo pro : un Rolleiflex OBJECTIF planar et là... c’est le déclic ! À l’armée de l’Air, avec la complicité d’un militaire photographe tout aussi passionné, ils échangent leurs connaissances. Même si la nostalgie de l’argentique est présente, aujourd’hui le numérique devient incontournable et lui ouvre une autre approche de la photo… Son travail actuel consiste à sillonner la France pour faire des reportages culinaires et hôteliers, ce qui ne l’empêche pas de travailler sur des projets personnels ou collectifs. www.joseph-froc.com

Du lundi 27 mai au mercredi 26 juin 2013 à la galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le lundi 27 mai à 18h30.

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Photographies


BIO

Maya BRACHER

Maya BRACHER, photographe francosuisse, 1932, vit à Sernhac (Gard). Elle commence à faire de la photo en 1957 en parcourant la Mauritanie. Par la suite, elle produit des reportages ethnosociologiques en Afrique, des reportages d’actualités et des prises de vue d’œuvres d’art africain. En Amérique centrale, elle est captivée par les monuments anciens et les visages des descendants des Mayas. Sa rencontre avec le grand effort de libération et la volonté d’autodétermination du Nicaragua soutiennent pendant dix ans sa production d’images. Ses derniers travaux photographiques de superpositions s’inscrivent dans la démarche qui consiste à témoigner du fossé qui sépare, dans tous les domaines, le tiers-monde des pays industrialisés

Reportage pour la MISOES Janvier, février et mai 1958 dans la vallée du fleuve Sénégal. En faisant ce reportage, encadrée par mes amis chercheurs, j’avais l’impression de participer à un travail important pour le développement de la région, à l’approche de l’indépendance du Sénégal et de la Mauritanie. C’était une équipe de jeunes scientifiques, en deçà de l’idéologie colonialiste, encore perceptible à l’époque dans certains milieux. J’habitais à Dakar avec mon compagnon depuis 1954 et aller en « brousse », c’était l’aventure, c’était rompre avec la vie urbaine à l’européenne. Nous avions l’intention de faire un grand tour en Mauritanie pour documenter par la photo la vie des nomades et des sédentaires. Pour des raisons de calendrier, je suis arrivée seule à Kaédi, la base de la Misoes. J’ai essayé d’illustrer tout ce qui intéressait mes amis chercheurs : les denrées qui se vendent au marché, ce qui pousse dans les champs, la manière de cultiver et de construire ou de se déplacer. J’étais captivée par la beauté des grandes pirogues de transport avec leurs voiles, par les grands filets de pêche, suspendus comme des draperies sur la berge du fleuve, par les reflets dans l’eau brune du gué, par les cornes élancées des bœufs, ressemblant à une lyre. J’aime qu’une photo soit bien cadrée, qu’il y ait harmonie entre surfaces sombres et claires, j’adore les contre-jours mais aussi les gris brumeux. J’aime raconter en images la vie des gens, en l’occurrence, celle des Toucouleurs, des Pheuls et des Maures au bord du fleuve avec leurs animaux. Les gens, qui en général étaient complaisants à l’égard de la photographe, me permettaient de faire des portraits, de les capter dans leurs activités, dans leurs relations familiales ou de voisinage. C’était un bonheur de saisir leurs gestes élégants : porter un panier sur la tête, baigner un enfant ou jeter un filet. En consultant mes planches contact 6x6, avec 53 ans de recul, je me souviens avec plaisir de la chaleur un peu humide du bord du fleuve Sénégal et des moments heureux passés au cœur de ce pays.

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Photographies Du vendredi 29 juin au mercredi 31 juillet 2013 à la galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le vendredi 29 juin à 18h30


Maya BRACHER

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Maya Bracher présente pour la première fois à Nîmes à la galerie NegPos une série produite dans le cadre de la MISOES, mission d’étude sociologique sur les pratiques agricoles, qui se déroula dans la vallée du fleuve Sénégal en 1958. Une photographie en noir et blanc au moyen format, à caractère humaniste et documentaire où perce souvent un engagement esthétique fort s’appuyant sur le jeu des ombres et de la lumière.


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Maya BRACHER

Du vendredi 29 juin au mercredi 31 juillet 2013 Ă la galerie NegPos-Fotoloft Vernissage le vendredi 29 juin Ă  18h30

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Photographies


LES DÉCLASSÉS CLAIRE MARTIN OCCULI / AUSTRALIE Avant d’être photographe, la jeune Australienne Claire Martin a suivi des études de travailleur social. Elle s’aperçoit alors que la photographie lui permet de documenter et d’avoir un effet sur le “réel”. Elle engage alors un long travail sur des communautés marginalisées dans les pays dits “prospères”. C’est une référence à sa propre histoire familiale. À Vancouver, « la ville où il fait bon vivre », elle découvre une rue abandonnée par les pouvoirs publics. Dans le désert californien, sur une ancienne base militaire, elle photographie Slab city, un bidonville d’ex-hippies et chez elle, en Australie, un village de la Galles du Sud, Nimbin colonisé depuis les années soixante-dix par tous ceux qui cherchent à échapper au consumérisme ambiant. Les deux premiers volets de ce travail ont obtenu le prix Inge- Morath en 2010. © Claire Martin / Occuli www.oculi.com.au + www.clairemartinphotography.com

SÈTE

CHAIS DES MOULINS

ImageSingulières

FESTIVAL IMAGESINGULIÈRES MAISON DE L’IMAGE DOCUMENTAIRE

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3 rue Raspail - 34200 Sète - Tél. : 04 67 18 27 54 cetavoir@orange.fr • communication.is@orange.fr www.imagesingulieres.com • fr www.la-mid.fr

Cinq ans ce n’est pas un anniversaire. Pas une date à cocher, simplement une fierté, celle d’avoir passé un cap ! ImageSingulières s’est inscrit dans le paysage photographique en surmontant les obstacles et malgré ses moyens limités veut continuer à être ambitieux pour proposer une programmation inédite. Le monde est en fusion : guerres sans fin, explosions sociales, mafias, révolutions et parfois, au milieu de ce magma, de trop rares bonnes nouvelles. Le rôle des photographes devient alors crucial, ils ont parmi d’autres la lourde tâche d’écrire la mémoire de ces temps tourmentés. Il est important pour nous de leur donner un écho, et de défendre leurs points de vue. En 2013 nous avons donné carte blanche à Cédric Gerbehaye pour le sixième livre de la collection ImageSingulières. Un retour au noir et blanc et un changement d’éditeur. Le Bec en l’Air sera notre nouveau compagnon de route. Cédric, en habitué des reportages au long cours, s’est glissé dans son rôle de résident avec toujours la même implication, le même désir de comprendre et d’analyser avant de photographier. Roger Ballen, photographe américain installé depuis trente ans en Afrique du Sud, montrera à la Maison de l’Image Documentaire des images inédites d’“Outland”, son travail sur les populations blanches déshéritées de Johannesburg. Claire Martin, jeune Australienne de Perth, propose trois séries sur des communautés marginalisées aux États-Unis, au Canada et en Australie, tandis que Martin Bogren a partagé l’ennui des ados du sud de la Suède pour une fureur de vivre où les vieilles Volvo tiennent la vedette. Au CRAC, la Méditerranée sera à l’honneur avec “So blue, so blue” de Ad van Denderen imposante somme sur l’ensemble des pays riverains de la grande bleue…

5ème rendez-vous photographique / Sète

Eugenia Maximova, et ses étonnants cimetières hérités de l’ex-URSS, et Adam Panczuk avec “In the rythm of the land” sur la paysannerie polonaise proposent deux écritures distinctes venues de l’Est. Une thématique sur le désert construite autour du film “Territoire perdu” de Pierre-Yves Vandeweerd, avec le trop méconnu travail de Hugues de Wurstemberger sur le peuple sahraoui en lutte, les portraits en majesté des rebelles tibestis de Marie-Laure de Decker et les images historiques (et panoramiques) du studio Léon & Lévy. “By numbers” une exposition collective sur les dérives du système de fichage anthropométrique imaginé par Bertillon avec les images du bagne, de la grande terreur stalinienne, du génocide des Kmehrs, de la Shoah et celles des indiens Yanomani par la célèbre photographe brésilienne Claudia Andujar. Comme à l’habitude, trois soirées de projection. La première sera consacrée au sport. Avec une rétrospective du Tour de France avant-guerre et les précieuses archives de Roger-Viollet. Christian Caujolle sera en charge de la deuxième soirée pour un hommage à Gabriele Basilico qui aurait dû être notre invité en résidence cette année. Picturetank viendra fêter ses 10 ans pour la troisième et dernière soirée, dont une partie sera consacrée à Éric Bouvet, rescapé de la grande époque des agences. « Emmène-moi au bout du monde » disait Blaise Cendrars dans son roman éponyme. C’est ce que nous tenterons de faire avec la complicité des photographes invités à Sète pour cette cinquième édition d’ImageSingulières. Gilles FAVIER Directeur artistique d’ImageSingulières


OUTLAND ROGER BALLEN AGENCE VU / ÉTATS-UNIS Dans la série “Outland” (1995 -2000), Roger Ballen se concentre sur les populations blanches et marginalisées aux alentours de Johannesburg en Afrique du Sud. Déjouant peu à peu les codes de la photographie documentaire classique utilisée dans ses séries précédentes, il aborde dans la construction de ces images une approche originale. Cette nouvelle orientation marque une transformation majeure dans le processus créatif de Ballen, dans lequel la réalité et la fiction s’entremêlent. Dans “Outland” - qui signifie “en marge de la société” ou “aux limites de la psyché” - Ballen intègre la théâtralité de certaines situations de la vie quotidienne des personnes qu’il photographie. Celles-ci commencent à participer activement à la production des images en fictionnalisant leur propre représentation. Pour autant, ça n’en fait pas des acteurs, ni de simples modèles. Ballen crée une image hybride dans laquelle s’entremêlent portrait et tableau. Le rapport à la prise de vue qu’ont les personnes photographiées se révèle multiple et complexe, tout comme le sont les relations qui régissent la société contemporaine. Dans “Outland”, un sentiment d’aliénation est mis en évidence et cette relation entre ordre et chaos éclaire le questionnement de Ballen sur le fonctionnement du monde. © Roger Ballen / Agence VU www.agencevu.com www.rogerballen.com MAISON DE L’IMAGE DOCUMENTAIRE

Du 8 au 26 mai 2013

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Photographies


IN THE RYTHM OF THE LAND / KARCZEBY ADAM PANCZUK PICTURETANK / POLOGNE Adam Panczuk présente deux séries noir et blanc. Des portraits grands formats, mises en scène oniriques symbolisant l’enracinement de ces fermiers à leur terre natale, puis des images plus classiques de reportage sur le travail de la terre tout au long de l’année dans cette région de l‘est polonais, la Karczeby. Un ‘Karczeb’ désigne aussi une souche dont les racines sont toujours bien accrochées à la terre, après que l’arbre a été coupé - une allégorie se référant aux problèmes rencontrés par les autorités qui ont tenté en vain de chasser ces fermiers et de disloquer leurs communautés. Malgré les menaces, ils résistent fièrement : quand un fermier ‘Karczeb’ s’éteint, il est enterré dans son village, suivi des années plus tard par ses enfants et petitsenfants. Alors que de nombreux changements sont à l’œuvre depuis l’entrée de la Pologne dans l’Union européenne, peu de choses ont changé dans l’est.

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© Adam Panczuk / Picturetank du pays. Les ‘Karczeb’ continuent de vivre en accord avec leurs traditions. www.picturetank.com www.adampanczuk.pl SALLE TARBOURIECH / THÉÂTRE DE LA MER

5ème rendez-vous photographique / Sète


PERFECT GIANNI CIPRIANO ITALIE Partant du postulat (Aristote) que l’imperfection est la plus grande des perfections, Gianni Cipriano, photographe sicilien mais qui partage son temps entre New York et Palerme, nous propose un tour de l’Italie berlusconienne et de ses beautés siliconées. Il a voyagé un peu partout en Italie, à la recherche de reines de beauté improbables dans six concours de miss “non conventionnels”. En Italie, nous dit-il, « La beauté est devenue un outil politique pendant l’ère Berlusconi. Depuis les années quatre-vingt, son empire médiatique a introduit une culture du luxe et du sexe afin de façonner son électorat ». L’Italie est devenue un pays où les vedettes féminines de télévision sont parachutées vers le pouvoir, et cette culture moderne a entraîné une vague sans précédent de concours de beauté en tous genres. Exposition réalisée en partenariat avec Gares & Connexions. © Gianni Cipriano www.giannicipriano.com GARE SNCF

SOIRÉE DE PROJECTION #1 SPORT JEUDI 9 MAI - 21H Le sport (une fois n’est pas coutume) tiendra la vedette pour notre première soirée de projection avec, entre autres, une rétrospective du monde du sport au XXe siècle grâce aux précieuses archives de Roger-Viollet. Puis pour fêter le centenaire de la Grande Boucle, nous projetterons les images d’avant-guerre du Tour de France. Enfin, pour terminer cette première soirée de projection, “Footgirafe”, un film de Jean Rouch. © Colin Delfosse / Out Of Focus

Du 8 au 26 mai 2013

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Photographies


Lumière d’Encre Des images, des focales, des objectifs, des lignes de fuite… Il semble primordial de conserver des traces, d’inventer des cheminements collectifs qui laissent le champ aux individualités, de se nourrir de leur confrontation, déranger les habitudes, replacer au centre le regard que nous portons sur les choses, notre environnement, y découvrir une singulière beauté et y errer au hasard en même temps que nous en questionnons les formes et les incarnations. Lumière d’Encre s’attache à affirmer, autour d’une résidence qui accueille un photographe sur une période d’une année, la nécessité d’inscrire et de partager des questionnements sensibles et esthétiques qui prennent corps sur un territoire particulier. Au travers d’une multitude d’actions qui vont de la production à l’exposition d’œuvres, en passant par la sensibilisation des publics les plus jeunes dans de nombreux établissements scolaires et à l’organisation régulière de conférences et de débats, Lumière d’Encre s’attache à encourager la part active de chacun, à faire connaître et comprendre les démarches et les enjeux singuliers des artistes, à rassembler des opinions et des parcours divers, pour mieux comprendre la place et le rôle de la création.

© Benoit Vollmer

Entre pratiques particulières et réflexions sociales, toutes les actions que nous menons s’attachent à l’impératif d’inventer, de proposer des liens, de renouveler les moyens d’interroger ce qui nous entoure, la façon dont nous considérons une réalité, ce que nous y imprimons et le sens de ces relations. Lumière d’Encre s’apparente ainsi à lieu d’échanges, de débats qui reviennent toujours à l’expérience, à un cheminement qui se trace au gré des inventions collectives et des propositions singulières. Profusion des gestes et des discours qui se rencontrent, entretissant des personnalités et des pratiques enrichissantes. C’est dans cette ouverture de champs, dans sa profondeur, que nous nous essayons énergiquement à accueillir des images, à trouver des moyens de se reconnaître et de se saisir d’un environnement complexe et mobile, de proposer des lignes de fuite stimulantes et mobilisatrices.

© Ge Geoff o roy Mathieu

Lumière d’Encre 47, rue de la République - 66400 CERET - Tél./Fax : 04 68 87 29 19 Courriel : lumieredencre@free.fr - www.lumieredencre.fr

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Résidences Saison 2013


© Laetitia Donval

CALENDRIER PRINTEMPS 2013 : - Mardi 7 mai 2013 à 18h30 : Joseph Koudelka, présentation et discussion menée par François Laporte à la Maison des lycéens du lycée Déodat de Séverac, 18 avenue des Tilleuls 66400 Céret. Entrée libre - Vendredi 17 mai 2013 à 20h30 : présentation du travail de Laëtitia Donval, résidente photographe 2012 sur la vallée de la Têt, au bistrot de pays « La Chouette » à Odeillo. Entrée libre. - Mardi 4 juin 2013 à 18h30 : Une philosophie de la photographie, acte II. Présentation et discussion avec Marc Gourmelon, à la Maison des lycéens du lycée Déodat de Séverac, 18 avenue des Tilleuls 66400 Céret. Entrée libre À venir (dates non précisées) : - Exposition « Rasclose » de Geoffroy Mathieu, résident 2011 à Lumière d’Encre, sur la vallée du Tech. - Exposition à l’automne du travail de Laëtitia Donval, résidente 2012 à Lumière d’Encre sur la vallée de la Têt.

Photographies Saison 2013

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L’action de Lumière d’Encre s’organise autour de 4 axes : - La mise en place et l’organisation de résidences d’artistes photographes - L’organisation et la diffusion d’expositions - L’organisation de rencontres et de débats autour de l’art, avec notamment les Mardis de Lumière d’Encre, tous les premiers mardis du mois. - L’éducation autour de l’art, avec des actions vers les scolaires et les plus grands Dernières résidences d’artiste : 2010 : Benoît Vollmer 2011-2012 : Geoffroy Mathieu 2012-2013 : Laëtitia Donval Nous désirons valoriser des démarches vraies sans nous spécialiser dans une esthétique particulière, vous trouverez les comptes rendus de ces résidences avec l’ensemble de nos activités sur le site www.lumieredencre.fr


le GRaPh Le GRAPh, Groupe de recherche et d’animation photographique Depuis 1987, le GRaPh développe des actions culturelles, artistiques, pédagogiques et sociales avec comme dénominateur commun l’Image sous toutes ses formes afin de permettre à tous l’accès à la culture et à l’art contemporain. De 1987 à 1995 les Rencontres photographiques en terre d’Aude ont accueilli les plus grands noms de la photographie (Doisneau, Newton, Plossu, Tahara, Tom Drahos). En 1993, le graph crée le Centre Méditerranéen de l’Image (CMI), à Malves-en-Minervois, à 10 km de Carcassonne. À travers ce lieu, l’association entend ouvrir l’art et la culture au milieu rural en s’appuyant sur les arts visuels et en rendant compte des nouvelles tendances de l’art contemporain. Expositions, installations, résidences d’artistes, colloques, le CMI est devenu le lieu de toutes les rencontres, entre photographie, vidéo, arts plastiques et arts numériques. En 2005, le graph y lance « Nightshot », nuit de la vidéo et de la création numérique. En 2012, cette manifestation donne n a iss a n ce à " M a i n u m é ri q u e " , u n festival programmé dans divers lieux du département de l’Aude et qui, pour sa première édition a accueilli une référence mondiale en matière de mapping interactif, l’artiste Miguel Chevalier. Le Graph participe également au projet « PINC », (Plateform for Innovative and Nomadic Cultures) regroupant 6 pays européens pour favoriser la circulation

des artistes, des œuvres et des publics autour des arts numériques. Parallèlement, le GRaPh intervient en milieu scolaire de la maternelle au lycée. Agréée par les ministères de l’Education Nationale et de la Jeunesse et des Sports, l’association met en place des formations spécifiques pour les personnels enseignants et les animateurs professionnels. Le travail pédagogique de l’association se pérennise en 1996 avec la création de l’école municipale de photo et vidéo de la ville de Carcassonne et dont les enseignements ont été intégrés en 2012 à la nouvelle Ecole d’art de l’agglomération carcassonnaise. L’infographie et les arts numériques viennent compléter la palette des formations proposées jusque-là par le graph. L’association intervient également sur la classe préparatoire "Arts plastiquesimage" créée en octobre 2012. Le GRaPh est membre fondateur du réseau Diagonal regroupant les lieux de production et de diffusion de photographie contemporaine et d’éducation à l’image. Le GRaPh favorise l’insertion et la lutte contre l’exclusion à travers des projets de pratique artistique. Il mène un travail avec la population gitane de Carcassonne, anime des ateliers en milieu carcéral, dans les quartiers, dans les lieux ressources du département ainsi qu’en milieu hospitalier. Série «Architectures »- Photo de Claudio Isgro

GRaPh 89, rue de Verdun 11000 Carcassonne - Tél. : 04 68 71 65 26 graph cmi@free.fr www.graph-cmi.org - facebook : graph-cmi

Centre méditerranéen de l’Image

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Château de Malves en Minevois - 11600 Malves en Minervois - Tél. : 04 68 77 53 91

Saison 2013

Résidences, ateliers, expositions


Programmation P Pr ogra og ramm amm m at atio ion on 2013 2013 13// R Résidence ésid és iden den e ce ceD D D’artistes ’art ’a rtis rt iste is tees Véroni Vé niqu quee Hu qu Hube bert rt– rt – JJ’insiste ’i’ins nsis ns sis i te t Véronique Hubert Ap prèèssde deux de uxansd ux rési side denc ncce à Ma M l ess eetttCa lv C Ca rrccas asso sonn so nnne, eV éron ér oniq on iq ique que u Après ans d deeeré résidence Malves Carcassonne, Véronique hube hu bert, arti titist s eepl st plas pl astici ciennne neaa p rrééseent n é au a m oiis deM de M de arss 2013 ar 2013 20 1 hubert, artiste plasticienne présenté mois Mars «J’i «J ’i’ins nsis ns iste is tee» au te» auC C enntr t eM Mé édiite terr rran rr anée éen ennde l’IIma mage g . Dans ge D nscccette Da ette et t éétape te t pe ta pe «J’insiste» Centre Méditerranéen dee l’Image. supp su pplé léme ment nttai a re re,,la laa ffée é U ée toopi p a co cont ntin nt inue ued de danser, d nser da nsser, de deccchanter, hant ha nter nt er, d dee ssee supplémentaire, Utopia continue de choq ch que uer,r,eeett dee m arch ar c er ch er. Sa Sans nsvvvraiment ns raaim men enttavoi oiir de de d estitna es natitition on aautre utre ut re choquer, marcher. avoir destination queeel’l’in qu inte terr rrog o at og atio ion ou oulllaa st sstupeur upeu up e r fa eu face ce à ll’humanité ’hum ’h umanniti é dont doonteeelle llllee n’ nn’aa l’interrogation toujourspas asssaisi sai aisi s l’orientation l’oori rien entati taatition on : avancées ava vaanccée éesshu huma hu manita t ir i es e eett cr ccréatives, éatiive éa ves, s, toujours pas humanitaires reculs barbares et etcccroyances roya ro yancces esoobscures.» obs bscu c re res.»» Hortense Soichet –E spac sp aces e p arta ar tagéés, – EEspaces partagés, Le Viguier / Carcassonne»» – de dejjanvier janvi vierr à nnovembre ovembr ov brre 20 22013 13 Photographe né en 1982 à Toulouse, Touulo l us use, e elle elllle travaille trav tr avvai a llle surr la représentation des territoires et pl lus usp p arrtiticuulilièr èèrrementt su surrde dess plus particulièrement questions relatives à l’habiter. Dans le projetphotographique qua u rttie ier duu Viguier-SaintVig i uie uiier-S r Sai aint nt-nt projet photographique sur lee quartier Jacques à Carcassonne, elle cherche à m ont n reerrle uartie ieer de epu puis iss montrer lee q quartier depuis l’intérieur. En partant à la rencontre de ses sees habitants, h biita ha t nt ntss,e s, eelle lle le less interroge sur leur récit de vie et réalise dess p hotoogr ho g ap phi h esd d eurr photographies deeele leur espace domestique. Le travail donnera lieu à une restitution dansc cha haqu que quartier quuar artier err des des e dans chaque photographies réalisées puis à une présentation présentatioon d ’enssem ’e emblle deelll’ensemble sous la forme d’une exposition et d’un livre. Projet pédagogique en milieu scolaire En parallèle, les élèves du collège du Viguier sont invités innvi vité t ssàààpr prrod o uiire produire un travail photographique sur la place de l’élève dan ns le le collège collèg co ègge et dans la place du collège dans le quartier. Tina Merandon – Humanité/Animalité de juin à septembre 2013 Après un workshop « Le corps dans l’espace » avec la lacclasse classeepré épa ép prépa Artsplastiques revie ientaau au Arts plastiques – Images de l’Ecole d’art, Tina Merandonn revient Centre Méditerranéen de l’Image pour une résidence dee plu usieuurs r plusieurs mois durant lequel va approfondir son travail photograp phiq que photographique sur le corps, sa confrontation à l’autre et son lien à la nature natuure ouu l’animalité. Tazasproject - Musée Petiet, musée virtuel Limoux - janvier 2012- juin 2013 Les artistes du Tazasproject spécialisés en arts numériquesseet et plus particulièrement en réalité augmentée ont été invitéss p ar par le Graph à réaliser une création virtuelle pérenne à partir d es des œuvres exposées au Musée Petiet à Limoux. Ce travail de cr créa é tioon création a associé différents publics (scolaires, publics empêchés,v isiteuurs is empêchés, vvisiteurs du Musée,…). On pourra découvrir cette installation basé ée sur suur basée l’émotion et le ressenti au sein du musée à partir du moiss dee juin 2013. Un catalogue interactif permettra de poursuivre poursuivvre cette ceettttee expérience « hors les murs ». Festival « Mai numérique» 0133 numérique » - du 03 mai au 03 juin 201 2013 Pour la seconde année, le GRAPh organise Mai Numérique, Numéérique ue, un u festival fondé sur la volonté d’ouvrir le territoire aud doi o ssau auxx ar arts ts audois numériques et d’en valoriser son sonpatrimoine. estivval alvvvise iseeàà is patrimoine. Ce fe festival mettre en valeur les artistes numériques locaux eett rég gio iona naaux mais régionaux aussi à s’inscrire dans un réseau international. Par ailleurs, Mai Numérique veut montrer, enn invitant invititan antt les less publics publ b ics à participer aux propositions des artistes, qu que le es ar arts tseeett cu ccultures ltures les numériques sont étroitement liés à desp ratiquees du du quotidien, qu n, des p pratiques qu’ils sont accessibles à tous et qu’ilsf avorisen av entt la lap p artiicipationn ar qu’ils ffavorisent participation sensible de chacun. Laprogrammation numééri riquee a été étté conçue ccoonç nçue autourrrde La programmation de Mai numérique dee la notion de nomadisme, tan ntttr trad ad dititionn nnel elq quee numérique. numériquee. Les Les choix chhoi oix tant traditionnel que artistiques ont étés résol lum umeent ap appu puuyé yésssu surr les transv sver erssa er sa téss et salité résolument appuyés transversalités interdisciplinaritése mbllématitiqu mb ques ess d esart es r s technolo ogi giq ques es.. interdisciplinarités eemblématiques des arts technologiques.

«Espaces partagés, Le Viguier / Carcassonne» – Photo d’Hortense Soichet

«J’insiste» –Véronique Hubert –Photo d’ Hervé Baïs

Saison 2013

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Photographies


Urbiscopie Un projet et un réseau en construction Le projet «Urbiscopie» a vu le jour dans le cadre de la politique menée par la Direction régionale des affaires culturelles du Languedoc-Roussillon en matière de valorisation et de diffusion de la culture architecturale. La finalité de ce projet est d’associer les structures et les professionnels de l’architecture et de l’urbanisme avec les acteurs culturels et artistiques intervenants en lien avec ses problématiques. Dans cette dynamique, il s’agit d’élaborer une méthodologie et de mettre en place des actions de sensibilisation des populations à leur cadre de vie, par le biais d’expériences artistiques. Par ailleurs, la volonté de constituer un réseau régional d’intervenants et un maillage d’expériences est un axe fort de cette initiative qui s’sincrit aussi dans la transmission et la démocratisation des savoirs autour de l’architecture du quotidien. Urbiscopie vise à rendre lisible les conditions d’accès à notre cadre de vie, à donner les clefs de compréhension et d’analyse du contexte architectural, urbanistique et paysager, dans lequel les citoyens vivent, habitent et évoluent. Ces clefs passent aussi par le média artistique et plus encore par l’expérience artistique des lieux, au moyen d’ateliers et de support d’expression comme le film, la photo, le théâtre, etc.

L’insolite en balade « Regarder la ville autrement. Chercher la surprise. Décaler le quotidien. Laisser une trace.» Le réseau Urbiscopie vous invite à partager

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Jean-Pierre Besombes-Vailhé, conseiller pour l’action culturelle et coordonnateur du pôle politique des publics, drac lr. Annick Villalba, chargé de mission, pôle architecture et patrimoine, drac lr.

une exploration urbaine, sensible, ludique et artistique. Le réseau Urbiscopie est composé de

la Manufacture des paysages, l’Apieu, l’Atelline lieu de Fabrique Arts de la Rue, Melando, Negpos.

Samedi 15 juin 2013 de 10h à 18h L’esplanade à Montpellier

Accueil sur l’esplanade de 10h à 18h. Départs des balades : 10h30 et 15h30. Rendez-vous devant le kiosque Bosc sur l’esplanade. Durée approx : 2h. Tout public. Gratuit. Nombre de places limité. Réservation obligatoire : urbiscopie@gmail.com et 04 34 40 41 55.


Dans le cadre de l’action collective menée par Urbiscopie le samedi 15 juin prochain, Patrice Loubon interviendra dans le quartier de l’esplanade, en réalisant la performance H.A.B.I.T.E.R., tapisserie de rue.

Welcome To My Jungle En 2007, lorsque s’initie le projet H.A.B.I.T.E.R., mon objectif est purement photographique et documentaire, il s’agit de montrer quelque chose qui me préoccupe et qui prend chaque année plus d’ampleur: l’habitat précaire occupant soit la rue, soit des lieux refoulés. Au fil de ma déambulation, j’ai été ému par de vieilles maisons éventrées, typiques des remodélations urbaines, et qui font surgir dans la rue l’intimité sous la forme de tapisseries d’intérieur. A partir de ces découvertes et de ces émotions s’est ancré en moi l’idée d’aller plus loin que le simple constat et aussi plus loin que la photographie. A l’instar de Tadashi Kawamata, de Daniel Buren ou encore de Krisztof Wodizcko qui, chacun à leur façon, ont posé la question de l’implication de l’artiste dans l’espace public, en forme de performance, j’ai choisi d’orner de papier peint des lieux communs et/ou abandonnés de la ville pour produire une inscription nouvelle et convoquer l’« habiter » en tant que fonction critique et poétique. Le refoulé urbain devient soudainement familier et plus accueillant. L’intérieur pénètre l’extérieur à sa façon : fleurie ou rayée. Tapisser la rue pour faire naître le « chez soi », photographier les intérieurs béants de ceux qui l’habitaient et les gites précaires de ceux qui y vivent réellement, matelas à l’air libre, toits de vent et de pluie, murs de carton ou de bois, H.A.B.I.T.E.R. est aussi l’occasion d’une déambulation mélancolique, un sentiment sur un certain état de la ville. Cette action est filmée et photographiée, afin d’en restituer une trace qui sera ensuite incorporée à une installation composée de tapisserie aux murs de la galerie, de photographies et d’un document vidéo. Patrice LOUBON

Samedi 15 juin 2013 de 10h à 18h L’esplanade à Montpellier

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Théâtre, photographie, performance


AGENDA FORMATIONS CONFÉRENCES 2013-2014

© Anne Even

Toutes les conférences ont lieu au FOTOLOFT, elles sont assurées par des photographes professionnels et/ou diplômés, auteurs et théoriciens de l’image. Elles sont ouvertes à toutes et à tous. FOTOLOFT, cours Némausus B301, 30000 Nîmes www.negpos.fr - contact@negpos.fr T : 04 66 76 23 96 - M : 06 71 08 08 16

Le portrait par Patrice Loubon et Jean-Louis Bec Le jeudi 9 mai à 18h30 : “Le portrait au XIXe” Le jeudi 16 mai à 18h30 : “Le portrait au XXe”

Stage de Street Photography La photographie de rue, une histoire, une expérience, des justifications, mise en pratique. Formation assurée par Patrice Loubon, photographe professionnel, diplômé de l’École Nationale Supérieure de Photographie d’Arles (1992). Les samedis 1er et dimanche 2 juin de 9h à 18h. Repas tiré du sac. Programme du stage : - samedi matin : présentation historique de la «street photography», visionnage des travaux de certains photographes maîtres en la matière. - samedi après-midi : débat ouvert autour de la pratique, techniques et justifications / détermination des projets individuels. - dimanche matin : sortie dans la rue accompagnée ou solitaire. - dimanche après-midi : visionnage des photographies, sélection et tirages. En fin d’après-midi, mini-expo des travaux de chacun autour d’un cocktail. Conditions : stage ouvert à tous, sans limite d’âge, aux amateurs même débutants et aux professionnels désirant acquérir un savoir particulier, 5 participants minimum, 7 maximum. Tarifs : 90 € /personne + adhésion.

Découverte de Photoshop Formation assurée par Claude Corbier, photographe professionnel, spécialiste de Photoshop. Initiation et prise en main des outils élémentaires de postproduction. Le samedi 11 mai de 10h à 17h Participation : 45 €/personne + adhésion

Découverte d’InDesign Formation assurée par Jean-Louis Escarguel, grophiste et photographe. Initiation et prise en main des outils élémentaires de mise en page. Le samedi 8 juin de 10h à 17h Participation : 45 €/personne + adhésion

Sortie découverte Dans un site exceptionnel, le Gouffre des Espélugues, conseils techniques. Formation assurée par Patrice Loubon Le samedi 18 mai, de 13h30 à 18h

www.negpos.fr - contact@negpos.fr T : 04 66 76 23 96 - M : 06 71 08 08 16 1 Cours Nemausus - 30000 Nîmes NegPos est une association loi de 1901 ouverte à tous. Événements - Promotion Depuis sa création en 1997, ce sont plus de 120 expositions monographiques ou collectives qui ont été présentées au public. Nous organisons chaque année les évènements suivants, accessibles gratuitement : - Le Printemps photographique (Mars-Juillet) - Les expositions de rentrée (Septembre-Novembre) - Les Rencontres Images et Ville (Novembre- Janvier) Des rencontres avec les photographes sont organisées à l’occasion de chaque exposition.

Formation - Éducation NegPos vous propose un ensemble de formations et de conférences concernant la photographie et les techniques de l’image : - Cycle de conférences sur l’histoire de la photographie. - Stages d’initiation à la photographie numérique, prise de vue et postproduction. - Stages d’initiation au laboratoire noir et blanc et stages sténopé. - Formation individualisée "à la carte". - Stages avec des photographes professionnels. Nous mettons à disposition deux espaces de travail, situés à Nîmes dans les quartiers de la Route d’Arles et de Valdegour. Alliant l’ancienne et la nouvelle technologie photographique. Enfin, si vous avez un projet photographique, les membres de NegPos peuvent par leurs compétences et leur expérience vous accompagner dans votre démarche pour le montage, la réalisation et la finalisation du projet.

Création - Projets NegPos propose chaque année à ses adhérents de participer à la mission "Regards sur la ville". Tous les mois les participants échangent leurs idées et confrontent leurs travaux autour du thème proposé afin d’aboutir à une exposition collective présentée entre novembre et janvier lors des Rencontres Images et Ville.

Adhésion Vous pouvez vous former et rejoindre la vie de l’association en y adhérant. Simple : 75 €/an* - Participation à "Regards sur la ville" et aux projets de l’association. - Accès aux conférences et débats. - Accès au laboratoire n/b. et prêt de matériel photo : appareils, projecteurs, éclairages, etc. - accès aux formations à tarif préférentiel. - Un rendez-vous particulier avec un photographe professionnel membre de l’association. - Réception des invitations aux expositions par courrier postal. Pro : 150 €/an* - Mêmes avantages que l’adhésion simple - Un suivi individualisé (3 rdv/an) d’un projet personnel. - l’inclusion à au moins un projet collectif de l’association. L’adhésion est valable pour un an à compter de la date de votre paiement. * Des paiements facilités (2 ou 3 fois) peuvent être envisagés pour toutes les adhésions et une réduction exceptionnelle de 40 % pour les adhésions Simple et Pro, en faveur des personnes bénéficiaires des minimums sociaux, sur présentation des justificatifs, portant l’adhésion Simple à 45 € et la Pro à 90 €.

Communication, création d’identité visuelle (logo, charte graphique), création tout support imprimé (flyer, affiche, dépliant, plaquette commerciale, magazine, catalogue 06 81 12 10 22 - www.graphism-jle.fr

Participation : 25 €/personne + adhésion

www.negpos.fr

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