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FOTOLOFT 7 Biennale IMAGES et Patrimoine 2015 La ville, la carte RENCONTREs IMAGES et ville Street photography

Foto Colectania Agenda rĂŠgional


PRINTEMPS -

Sommaire BIENNALE IMAGES ET PATRIMOINE RENCONTRES IMAGES ET VILLE Nîmes, vues de la rue GROUPE DE RECHERCHE REGARDs SUR LA VILLE MARSEILLE, VILLE NATALE JEAN CHRISTOPHE BÉCHET LOS PASOS DE LA MEMORIA PIA ELIZONDO IMPROVISATIONs CARTOGRAPHIQUES PASCAL DELEUZE & FRANCK PASSELAIGUE CASA - PARIS / DEAMBULATIONS JAAFAR AKIL MON INDE AU cours DES RUES FREDERIC SOUMIER CONQUETE DU DOMAINE DU TROTTOIR CHRISTINA ZÜCK 80 DIAS ALEXIS DIAZ AMERIKAZ & MANY R CALLED SAM SULAAH ERRANCES DANIELA MONTECINOS JOANNA & FRAGMENTS URBAINS SOPHIE MABILLE TOPOGRAPHIES SONORES SANDY FLINTO & PIERRICK GROBÉTY CARACAS EMENTAL VIOLETTE BULE CARTOGRAPHIE SUBJECTIVE CATHERINE JOURDAN PLAN DE SITUATION : CONSOLAT-MIRABEAU TILL ROESKENS VILLES RANGEES & VILLES EN CREUX ARMELLE CARON INTERVENTIONS URBAINES YVES BURAUD GLOOSCAP ALAIN BUBLEX CARTO_PHOTOGRAPHIE LAURENT GUENEAU EL OTRO DIA IGNACIO AGUERO PIWONKA TANGER, LE TOURNANT RACHID OUETTASSI La Machine à souvenirs Agence étrangeordinaire ITINéRAIRE BIS #2 RESEAU URBISCOPIE RENCONTREs UNIVERSITAIRES La VILLE, LA CARTE NEGPOS DANS LES QUARTIERS CARTO_QUARTIERS

NegPos reçoit le soutien de :

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LA SOIF DE L’INDICIBLE RAUL CANIBANO P. 36 ZUP NORD CITY DAVID ICART P. 37 FOTO COLECTANIA ENTRETIEN P. 38 à 39 Formations photographique FORMAFOTO P. 40 AGENDA REGIONAL LR

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Je re-dessine mon quartier/Atelier NegPos, quartier Chemin-Bas d'Avignon

La revue FOTOLOFT est éditée par l’association NEGPOS à 2 000 exemplaires. Direction artistique : Patrice Loubon Assistante de direction : Vanessa Landeta et Marie-Louise Reus-Roca Chargée de communication : Maddevi Magan et Floriane Poli Graphisme : Olivier Andre Grafik.arts Animatrices quartiers : Valérie Payet et Géraldine Chuniaud Projets éducatifs / FormaFoto : Frédéric Soumier Webmaster : Bruno Généré Photo de couverture : Laurence Coussirat NegPos 1, cours Némausus B301 30000 Nîmes www.negpos.fr - contact@negpos.fr T : 04 66 76 23 96 - M : 06 71 08 08 16


- éTé 2015 ÉDITO Mois de l‘architecture en Languedoc Roussillon Biennale Images et Patrimoine vs Rencontres Images et Ville Rejoignant la dynamique impulsée par la DRAC LR en 2011 avec la création du Mois de l’architecture, Passages de l’image et NegPos porteurs respectifs de la Biennale Images et Patrimoine (#3) et des Rencontres Images et Ville (#11), opèrent cette année un saut temporel en s’installant au printemps. Au menu de ce grand moment où vont se croiser arts, photographie, architecture et patrimoine : des rencontres, des contes, des expositions, des parcours et déambulations, des performances et des actions dans l’espace public, du cinéma et de la cartographie. Improbable liaison esthétique établie entre la carte et la ville ? Que nenni ! Depuis des années, les artistes s’emparent de ce support comme élément d’une nouvelle relation à l’espace urbain. Et les photographes dans tout ça ? Éternels flâneurs solitaires, Ils n’arrêtent pas d’arpenter et de mettre en lumière la ville depuis le XIXème siècle ! Munis de chambres grand format, de moyens formats, de petits appareils et aujourd’hui de smartphones, le photographe est certainement celui qui a le plus parcouru la ville… avec le cartographe.

Printemps photographique… révolutionné ! Le Printemps photographique (#10) se retrouve quant à lui propulsé à l’automne avec le retour annoncé dés novembre de nombreux photographes marocains dans le cadre du PanoraMarocain (#2). Toutes ces virevoltes ne sont évidemment pas pour nous déplaire… Nos équipes et nos publics apprécient grandement les révolutions ! Etat des lieux d’un contexte en pleine transformation, tant sur le plan des regards que des enjeux de société, le PanoraMarocain permettra de faire un point sur la situation du pays à travers le regard de ceux qui l’habitent et de la photographie.

Rencontres photographiques de Cerbère

Jaâfar Akil

Et à l’ouest quoi de nouveau ? Depuis la Retirada, la petite ville de Cerbère n’avait pas connu beaucoup de soubresauts. Sa voisine espagnole Portbou avait bien enregistré le 26 septembre 1940, le tragique suicide de l’un de nos plus brillants théoricien de l’image, pourchassé alors par les nazis : Walter Benjamin. Les deux communes transfrontalières somnolaient paisiblement dans un oubli historique. Mais voici que depuis un peu plus d’une dizaine d’années, cinéma et photographie se font leur place dans ce contexte encaissé, entre Pyrénées et Méditerranée. Grâce à deux passionnés : Patrick Viret, cinéaste et programmateur des Rencontres cinématographiques de Cerbère et David Samblanet, photographe et animateur de la galerie itinérante Phot’œil qui propose à cette occasion une exposition et un prix photographique. Installés dans un berceau de rêve : l’hôtel du Belvédère du Rayon vert, les « hostilités » démarrent chaque année lors du 1er week-end d’octobre. Attiré autant par le côté atypique et sincère de l’événement, NegPos a été invité en 2014 à participer au jury du prix photographique. Le coup de foudre s’est donc produit. Bras dessus, bras dessous, accompagné de Lumière d’encre (Céret), c’est à présent 3 structures photographiques du Languedoc Roussillon qui s’unissent pour porter un projet de festival où la frontière jouera un rôle central. Frédérique Félix-Faure


B.I.P.

R.i.V.

Biennale Images et Patrimoine La ville, la carte

Rencontres Images et Ville Street photography

La Forme d’une ville "Habiter une ville c'est y tisser par ses allées et venues journalières un lacis de parcours très généralement articulés autour de quelques axes directeurs. Si on laisse de côté les déplacements liés au rythme du travail, les mouvements d'aller et de retour qui mènent de la périphérie au centre, puis du centre à la périphérie, il est clair que le fil d'Ariane, idéalement déroulée derrière lui par le vrai citadin, prend dans ces circonvolutions le caractère d'un pelotonnement irrégulier. Tout un complexe central de rues et de places se trouve pris dans un réseau d'allées et venues aux mailles serrées". Julien Gracq Ed. José Corti. Paris. 1985.

« Observateur, flâneur, philosophe, appelez-le comme vous voudrez ; mais vous serez certainement amené, pour caractériser cet artiste, à le gratifier d'une épithète que vous ne sauriez appliquer au peintre des choses éternelles, ou du moins plus durables, des choses héroïques ou religieuses. Quelquefois il est poète ; plus souvent il se rapproche du romancier ou du moraliste ; il est le peintre de la circonstance et de tout ce qu'elle suggère d'éternel. »

La Biennale Images et Patrimoine (BIP) a connu sa première édition en 2011. Il s’agit d’un événement pour tous publics qui s’inscrit sur un plan local auprès de la population de Nîmes et de son agglomération, mais vise à terme une lisibilité nationale, voire internationale. A travers des expositions photographiques, des diffusions de films, des installations d’art éphémère, des performances, des interventions de musique contemporaine, des conférences, des nouvelles cartographies, des ateliers pédagogiques et des visites guidées, des ateliers de création photographique, la BIP s’attache à présenter de façon générale la relation qui lie les représentations artistiques au patrimoine architectural. Les critères de sélection des expositions, films et autres éléments de la programmation, mettent la qualité et l’excellence des propositions en avant, comme les publics sont en droit de l’attendre. L’événement est porté par l’association PASSAGES DE L’IMAGE (Nîmes) et l’association NEGPOS (Nîmes), membre du réseau URBISCOPIE, qui fédèrent et coordonnent les structures opératrices, ainsi que les budgets et les demandes de subventions nécessaires au lancement et au développement du projet. Dirigée par un comité artistique composé de professionnels du patrimoine et de l’architecture, de l’image fixe, de l’art contemporain, des cultures urbaines et du cinéma, la BIP a défini “L’espace public” et la “Ville générique” comme premières thématiques. La thématique de la 3ème édition (mai-juillet 2015) portera sur le paradigme “la ville/ la carte”.

Charles Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne, Paris: Fayard, 2010.

Depuis 1997, NegPos propose chaque année de découvrir la ville par les regards aigüs de ces marcheurs et observateurs infatigables que sont les photographes. De facette en facette, telle un diamant aux mille et une surfaces ciselées, la ville est ainsi décryptée, dévoilée, dérushée. La photographie de rue ou street photography, qui prend racine au XIXème siècle avec la figure immense et hiératique d’Eugène Atget, connait ses plus grandes heures de gloire au XXème avec Henri Cartier-Bresson, Walker Evans et Robert Frank, à leur tour suivis par Gary Winogrand, Diane Arbus, Sergio Larrain, Martin Parr et encore beaucoup d’autres…, à l’orée du XXIème, la photographie de rue entreprend alors une nouvelle mue avec des photographes comme Paul Graham, Pieter Hugo ou encore, Zoe Strauss. Il devenait impératif que NegPos célébre lors d’une future édition des Rencontres Images et Ville (RIV) cette relation quasi initiale de la photographie à l’espace urbain. Rejoignant dans un preste pas-de-deux, la Biennale Images et Patrimoine (BIP) qui se donne pour voie parallèle, la question de la cartographie et les parcours des artistes dans la ville comme élément du projet artistique ; les expositions et les ateliers proposés par NegPos envisagent la photographie de rue comme une source vive de la pensée active des habitants sur leur ville. L’acte d’observer de quoi est fait notre quotidien relève tout à la fois de la conscientisation de l’espace dans lequel nous vivons et peut révéler notre désir d’agir et déjà tout au moins de transformer cet environnement amniotique par la vision photographique. Voici donc chose faite avec cette 11ème édition des RIV qui va présenter à travers une dizaine d’expositions, les diverses façons, classiques ou contemporaines, de faire de la photographie de rue aujourd’hui.


Regards sur la Ville Nîmes, vues de la rue "Étrange ville que celle-ci vue de la rue par les participants au groupe de recherche Regards sur la ville. Loin des poncifs éculés et « folkloriques », révélée avec opiniâtreté et forces intentions plastiques, Nîmes surgit nue, sous toutes ses coutures humaines et urbaines : stigmates muraux, pas lents ou pressés, escalators, reflets, anecdotes, secours civils, boulistes... La ville est arpentée sans retenue par 9 photographes, Marcelle Boyer, Hervé Bussy, Marie-France Bussy, Laurence Coussirat, Stéphanie Dubus, Magali Fabre, Gérard Jeanjean, Vanessa Landetta, Erick Soyer-Molinero, qui nous dressent un portrait kaléidoscopique et sensible de Nîmes marquant ainsi leur époque d’une pierre blanche. Quels regards porteront sur ces images de futurs chercheurs ou les publics divers qui les contempleront dans 50, 100 ou 150 ans ? L’enjeu est là dans ce relai de mémoire que l’on passe, absolument nécessaire à l’histoire de notre ville." Patrice Loubon

Erick Soyer

Gérard Jeanjean

Hervé Bussy

Laurence Coussirat

Photographie Exposition du 5 mai au 11 juin 2015 à la Bibliothèque universitaire - site Vauban 1, rue du Dr Salan 30000 Nîmes T : 04 66 36 45 40 Horaires : du lundi au vendredi de 8h à 19h, et le samedi de 9h à 12h30.


Regards sur la Ville Nîmes, vues de la rue

Magali Fabre

Marcelle Boyer

Marie-France Bussy

Stéphanie Dubus

Vanessa Landetta

Photographie Exposition du 5 mai au 11 juin 2015 à la Bibliothèque universitaire - site Vauban 1, rue du Dr Salan 30000 Nîmes T : 04 66 36 45 40 Horaires : du lundi au vendredi de 8h à 19h, et le samedi de 9h à 12h30.

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Jean-christophe Béchet Marseille, ville natale "Marseille appartient à qui vient du large"

« Marseille est un ensemble de villages, une suite de petites entités. (...) Là où Tokyo, New York, Paris et bien d'autres imposent leur architecture, leur signature visuelle, Marseille s'échappe de tous les côtés. Ici c'est le son, pas seulement l'accent, mais les paroles, le bruit, le vent, qui, avec le soleil, créent l'unité de la ville... Marseille est d'abord pour moi la ville de mon enfance, de mes souvenirs, de mes premières photos et de mes premières amours, oui c'est une ville sensuelle et distante, chaleureuse et froide, excessive et cachée, inquiétante et débonnaire, vulgaire et enthousiasmante... Je ne photographie pas de la même manière Tokyo et Marseille. Quand on débarque quelque part sans rien connaître, on voit des choses que les habitants du lieu ne voient pas. » A Marseille, Jean-Christophe Béchet n'est pas dans l'état du voyageur. Il raconte sa ville natale comme dans un récit autobiographique, de manière subjective, non exhaustive. Il photographie un paysage habité - les gens sont comme des marqueurs d'espace, avec leur manière de se tenir, de se vêtir... Une robe estivale évoque la sensualité du sud.

BIO Né en 1964 à Marseille, Jean-Christophe Béchet vit et travaille depuis 1990 à Paris. Après des études d’économie et de photographie, il travaille comme photographe de presse avant d’intégrer la rédaction du magazine Réponses Photo où durant 20 ans il est photographe et rédacteur en chef des Hors Séries. Refusant de choisir entre le noir et blanc et la couleur, l’argentique et le numérique, le 24x36 et le moyen format, il cherche à chaque fois le « bon outil » adapté au projet photographique poursuivi. http://www.jcbechet.com

Photographie Du 7 mai au 11 juin 2015 à la Galerie NegPos-Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes


Pia Elizondo

Los Pasos de la memoria « Pour toi, ville, lèvres entrouvertes d'escargots et leurs ondes invisibles, mon crâne avec des pointes d'obsidienne, mes dents intactes et un grand oeil, de bruyères, pour juger ce qui tremble derrière chaque masque ... » Francisco Hernandez " Surgissant de la pénombre, les photographies de Pia Elizondo nous offrent des sensations urbaines. L'artiste entretient une relation particulière, presque singulière avec les éléments extérieurs, avec autrui. Jamais sous un angle frontal ou complet, ses images sont des fragments ténus de vie qui nous renvoient au souvenir, à la mémoire. Le reflet d'une humeur intérieur dans lequel le spectateur est transporté." Marie-Louise Reus-Roca

BIO Née à Mexico en 1963. A partir de 1985, elle a fait de la photographie sa profession. Son travail a été exposé en Amérique latine, aux États-Unis et en Europe. En 1994, elle est le bénéficiaire de la subvention «Jeunes créateurs" (Fondo Nacional para la Cultura y las Artes) pour développer un projet sur la ville de Mexico qui sera largement exposé. Depuis 2001, elle est membre du Sistema Nacional de Creadores de Arte du Mexique. Elle réside en France depuis 2003, et depuis lors, son travail est distribué par l'Agence VU à Paris. Après sa présélection au Prix de la Fondation pour la photographie CCF (HSBC aujourd'hui), le Fond National pour l'Art Contemporain (FNAC) acquiert une partie de ses deux séries "Los pasos de la memoria» et « Jungle d'asphalte ». http://www.piaelizondo.com/

Photographie Du 7 mai au 11 juin 2015 à la Galerie NegPos-Fotoloft 1, cours Némausus 30000 Nîmes

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PASCAL DELEUZE FRANCK PASSELAIGUE

IMPRovisations CARTOGRAPHIques "Pascal Deleuze, accompagné de Franck Passelaigue, tel le joueur de flute du conte des frères Grimm nous emporte dans ses mélopées sinueuses comme les rues d'un centre ancien, au fil de ses improvisations cartographiques."

BIO Pascal Deleuze est né à Paris en février 1969. Diagnostiqué schizophrène depuis l’âge de 16 ans, il s’affirme comme performeur et musicien, apprend la trompette et la musique en autodidacte auprès de Joëlle Léandre, Guillaume Orti, Jean Morières et Pascale Labbé. Se passionne depuis et exerce la musique improvisée libre, le chant chamanique et angélique, allie à chacune de ses prestations la performance, développe son propre langage, ses propres partitions quelques fois révélées par les dessins de Michel Cadière, comme pour la suite opératique La vraie de vrai histoire du souffle (Galerie Pannetier, 2010). Ses influences sont nombreuses et variées : Charlemagne Palestine, Laurie Anderson, Jac Berrocal, le performeur Steven Cohen, le danseur Bill T Jones, l’artiste brut à qui il dédie chacune de ses partitions Adolf Wölfli. Après ses premières expériences musicales à la guitare électrique (Variétés, Hard rock, New Wave), Franck Passelaigue découvre le jazz début 90 et se forme en quartet à Nancy avec le cornettiste Médéric Collignon. Il s’affirme ensuite en trio de Jazz actuel «Mr B» (150 concerts en 5ans et un CD « Libre et change ») Depuis 2000, intègre à Avignon les« Repères énigmatiques », (orchestre contemporain du compositeur Dominique Lievre). Il participe à «PASSADE», une création de Louis Sclavis et « Tabasco Mental Band» une création de Claude Barthélemy.

Performances Performance le 17 juin 2015 à 17h30. à la Médiathèque Carré d'Art, Nîmes A l'occasion de la rencontre avec Laurent Gueneau


Jaâfar Akil

Casa - paris : Déambulations

"Ce sont surtout les multiples paradoxes rencontrés au fil de mes déambulations, qui me retiennent un peu partout. Des images de lieux et/ou des lieux d’images que j’essaie de capter, de construire pièce par pièce à partir de scènes réelles et d’autres pour le moins irréelles dans un quotidien éminemment hybride. J’y suis à l’affût de signes et de traces de visages et/ou de paysages, de fragments d’une ville comme autant de fragments de vies d’individus ancrés et égarés, orientés et désorientés. " Jaâfar Akil

BIO Jaâfar Akil est né à Meknès en 1966, vit et oeuvre à Rabat (Maroc). Son engouement pour la photographie commença à l’âge de 18 ans lorsque feu son père lui ramena d’un séjour à l’étranger un «Olympus OM10». Progressivement et au prix de longues années d’un auto-apprentissage rigoureux, il passa de photographe autodidacte passionné à photographe amateur confirmé. Parallèlement, il obtint un doctorat dans un domaine très lié à celui de sa passion : la sémiologie de l’image, ce qui le conduisit à devenir professeur chercheur en photojournalisme à l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication. Puis en 2012, il soutient un projet pour l’obtention du certificat d’habilitation sur les usages de la photographie au Maroc.

Photographie Du 28 avril au 13 mai 2015 à l'Institut Formation Métiers Educatifs, 2117 Chemin du Bachas, 30000 Nîmes infos : 04 66 68 99 60 - http://www.ifme.fr/ - contact@ifme.fr

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Frédéric Soumier

Mon INDE au cours des rues "De ces ballades/errances, je ne retiens que des instants pas tout à fait aléatoires. Composés avec la géométrie du cœur, ces fragments presqu’ improbables me racontent mieux que je ne saurais le faire. Loin d’une quelconque objectivité, ils n’expriment que mon regard, ma sensibilité. Presque l’état de mon humeur au clic du déclencheur. Mon envie : raconter la rue qui me nourris au fil de mes pas. Hétéroclite, chaotique. Fluide et chaleureuse. Chaleureuse de toutes ses présences : humaines, animales, spirituelles, mécaniques … Des présences habitées par la plus belle lumière qu’il puisse être donnée à un photographe : la lumière intérieure. Merci à tous que j’ai rencontrés : Coin de rue, marchand, vache, tchouk tchouk ou voile pudique sur le visage. Merci pour votre présence profonde, sincère et disponible qui a rechargé d’humain mon cœur d’européen." Frédéric Soumier

BIO Fred Soumier. Né en 1959, tombé en photographie dans les odeurs des bains du labo d'un grand père qui lui apprit à voir le monde dans "l'écran " de son Rolleyflex. Depuis toujours curieux de saisir le spectacle de la vie. Sur scène ou dans la rue. Inlassable arpenteur des rues de toutes contrées, photographe « péripatéticien », il s’attache à garder vivant des moments figés. Peu l’importe les formats, les écoles, les classifications tant qu’un rythme se dessine dans l’image. Tant que le spectateur peut s’y raconter une histoire et promener son œil au gré des éléments qui la composent… http://www.fredsoumier.fr/

Photographie EXPOSITION du mercredi 6 mai au 11 juin 2015 à l’école de la deuxième chance, 80 Avenue Jean Jaurès, 30900 Nîmes http://www.deuxiemechancenimes.fr/ T : 04 66 81 65 25


Christina zück

Conquête du domaine du trottoir "Henri Cartier-Bresson, auteur de portraits « classiques », avait dit, « on doit montrer les gens en relation avec euxmêmes, c’est-à-dire, représenter le silence intérieur ». Une des caractéristiques fondamentales du medium est son habilité à extraire les objets de son contexte strident et/ou dramatique. Au contraire de la TV où des films ; la photographie fonctionne sans « voice-over ». Néanmoins, les photos « parlent ». Cartier-Bresson était toujours en quête de « l’instant décisif ». Et si vous parvenez à l’attraper, le monde s’arrête de respirer. Les éléments d’une réalité qui jusqu’alors nous échappait, se figent, et la personne photographiée commence à raconter son histoire. Christina Zück fait des portraits de rue en fête. Elle trouve grande partie de ses sujets dans les festivals et autres carnavals des rues allemandes." « J’ai commencé la série en 2010. Je m’intéresse plutôt au portrait, au corps. Ce sont des portraits des corps dans l’environnement de la ville de Berlin. La ville change, les changements technologiques et sociaux s’accélèrent, les corps sont devenus très présents, ils protestent, ils se mettent en « extase » dans les parades, les carnavals, les publics du football. La photo de rue est en jeu, beaucoup de législations, de restrictions, de paradoxes: plus il y a d’appareils numériques, de smartphones, de caméras de surveillance, de drones, plus il y a de restrictions pour photographier l’autre, l’inconnu de la rue. » Christina Zück

BIO Christina Zück photographe allemande, vit à Berlin. Elle a étudié la photographie et la théorie de l'art à l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, puis à New York et Karlsruhe. Elle expose internationalement son travail depuis 1996. http://www.czueck.de

Photographie Du 29 mai au 10 JUILLET 2015 FAB'LAB NegPos Vernissage le vendredi 29 mai 2015 à partir de 12h00 ouvert à la demande 34 promenade Newton Nîmes T : 0411836888 M : 0661328793

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Alex DIAZ 80 dias

"La ville est notre habitat contemporain. Essayez de la reconnaître est notre exercice quotidien. L'observation est passée ensuite au crible d'une sélection. Une division du temps et l'espace. La ville de Santiago, capitale du Chili, a été le théâtre de cette observation. La sélection a été traversée par une cartographie sentimentale construite sur les passages de tous les jours. Ainsi, se trouve défini un centre de Santiago, un noyau de l'histoire de la ville et de l'individu, circonscrit par ses limites naturelles, sociales et historiques. 80 dias est un projet conjointement créé avec Jaime Pinos, écrivain et Carlos Silva, musicien."

BIO Alexis Diaz est né en 1977, photographe chilien, il vit à Santiago du Chili. Héritier de la tradition photographique née sous la dictature au Chili avec les photographes membres de l'AFI (Asociacion de Fotografos Independiente de Chile), il pratique dans une photographie n/b qui vise à réactiver la mémoire et à produire un constat critique sur la société chilienne contemporaine. A partir de 2003, il entame une nouvelle phase de production, en couleur, tourné vers le phénomène urbain avec comme première réalisation, le projet " 80 dias ". Porteur de projets photographiques, il en coordonne aujourd'hui plusieurs, notamment "Historia de una foto" qui consiste à donner la parole à 20 photographes chiliens qui évoqueront tour à tour dans un document audiovisuel une image de leur choix et l'histoire qui l'accompagne. http://www.alexdiazad.com

Photographie Du 10 au 31 juillet 2015 FAB'LAB NegPos ouvert à la demande 34 promenade Newton Nîmes T : 0411836888 M : 0661328793


SAm sulaah

Amerikaz & many r called "Parcourant une dizaine de villes des continents nord et sud américains, Sam Sulaah extrait l'essence de cette Amérique au sens large, fruit étrange de la colonisation, de la dépossession, du mélange et de la ségrégation... Ce travail s’inscrit à la fois dans la grande tradition documentaire de la photographie de rue et une logique plus conceptuelle où s’appuyant sur les façons de faire de cette même photographie, il manipule les codes et les références avec humour et habileté."

BIO Sam Sulaah, artiste d’origine pakistanaise est né à Port-au-Prince en 1956. Il vit et travaille actuellement à La Havane, Cuba. Après une jeunesse tumultueuse dans les faubourgs de la capitale haïtienne, il s’exile à New York. C’est ici qu’il commence à développer certaines pratiques artistiques au sein de l’Art Students League où il va étudier durant 3 ans la photographie et le dessin. Il publie durant les années 80 et 90 de nombreux reportages dans la presse écrite newyorkaise sur les communautés haïtiennes de New York. En 2011, il réalise le film Cries in the Wind: A Documentary on Haiti sous le pseudonyme de Sulaah BienAimé. Parallèlement, il mène un travail de fond depuis le début des années 2000 sur les méfaits de l’ultralibéralisme dans la société nord-américaine.

Photographie EXPOSITION à OBJETs D'HIER 4ter rue Graverol 30000 Nîmes Vernissage le mardi 19 mai 2015 à partir de 18h30 du mARdi 19 mai AU 30 JUIN 2015 http://www.objetsdhier.fr/ T : 0630408110 horaires : vendredi et samedi 10 h-19 h ou sur rendez-vous.

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Daniela montecinos ERRANCEs

" À travers une iconographie persistante qui se déplace d’une oeuvre à l’autre, elle crée un véritable code qui nous conte des histoires de précarité dans lesquelles les animaux et les hommes sont submergés, au bord de l’histoire, aux limites de leurs vies : évocation des chiens errants, de soldats aux yeux furtifs. Tout un univers de silhouettes capturées par le dessin, parvenant à créer un ensemble où l’éphémère (l’oubli) règne " Du livre AZART 10 ans / 2002 – 2012 276 rencontres insolites de peintres du XXI siècle

BIO Daniela Montecinos est née en 1964 à Viña del Mar, CHILI. Depuis 1988 qu’elle expose régulièrement aux Etats-unis, au Chili, en Amérique centrale et dernièrement, en France et en Allemagne. À partir de 1997, elle dirige également des séminaires au Chili et est invitée aux Etats-unis en 1998 et 2002 où elle participe à un workshop de monotype à San Franciso, Californie dans le prestigieux Aurobora Press Atelier. Son travail a été récompensé par plusieurs prix aux Etats-unis (Liquitex Prize 1993, Prix de peinture au Salon de Talca au Chili en 1997, deux Bourses des Amis des Arts au Chili en 1996 et 1998, prix Rodoarte du Ministère de transports du Chili et prix Marco Bonta (dessin), en 2001. En 2006 elle a été nommée pour le prix ALTAZOR au Chili. Suite à la rencontre avec le photographe français Patrice Loubon, elle s’installe en France en 2003. http://danielamontecinos.blogspot.fr/

Peinture & Dessin EXPOSITION à OBJETs D'HIER 4ter rue Graverol 30000 Nîmes Vernissage le mardi 19 mai 2015 à partir de 18h30 du mARdi 19 mai AU 30 JUIN 2015 http://www.objetsdhier.fr/ T : 0630408110 horaires : vendredi et samedi 10 h-19 h ou sur rendez-vous.


Sophie mabille

Joanna & fragments urbains "Sophie Mabille photographie avec générosité mais sélectionne avec radicalité. Si elle ne donne à voir qu’avec parcimonie, elle dit cependant beaucoup. La plupart de ses séries fonctionnent ainsi sur un nombre limité d’images, comme celle consacrée à Joanna dont elle ne livre que quelques photographies. Il est des personnes dont l’apparence ne révèle pas l’identité. C’est le cas de Joanna, qui est d’abord une silhouette, un corps non identifiable dont Sophie Mabille ne sait si elle doit dire elle ou il. Longtemps, la photographe ne fait que l’apercevoir, alors qu’elle court dans le bois, empruntant à chaque fois le même chemin. Si elle échange quelques mots avec ceux qu’elle croise régulièrement, c’est avec Joanna que se noue une amitié. Joanna fait partie du décor. Elle est comme plantée dans le bois, tels les arbres, enracinée. C’est pour renforcer ce sentiment que Sophie Mabille opte pour le format panoramique qu’elle utilise indifféremment à l’horizontal et à la verticale. Il lui permet de rendre compte de l’environnement dans lequel évolue Joanna avec précision, la luxuriance de la végétation, les troncs d’arbre tendus vers le ciel. Mais le sujet principal de la série reste bien Joanna, montrée la plupart du temps en pied. C’est autant la curiosité qui conduit Sophie vers Joanna que l’image de la féminité que celle-ci renvoie au monde. Au fur et à mesure des mois, la photographe constate que Joanna est à chaque fois la même, et pourtant différente. C’est d’abord un homme qui se change en femme. Cette ambivalence la fascine. Car à travers Joanna, c’est sa propre féminité que Sophie interroge, troublée par le fait qu’elle est plus affirmée que la sienne… Ce n’est donc pas un hasard si cette chronique photographique démarre sur un “truc” de fille. “Elle arrive un jour avec une paire de cuissardes extraordinaires. Je m’entends m’exclamer : T’es trop beau, j’ai envie de te photographier, serais-tu d’accord ?” L’idée est lancée mais la première photo ne sera prise que quelques mois plus tard. Dans un premier temps, l’artiste utilise un petit appareil numérique. Puis, lorsque la boutade devient véritable projet, elle prend son Hasselblad. Ni l’une ni l’autre ne change ses habitudes : c’est le hasard qui a décidé de leur rencontre, c’est également lui qui choisit le moment des prises de vue. Devant l’objectif, Joanna prend les commandes et se met en scène avec naturel. Qui cherche-t-elle à séduire, l’appareil ou la photographe ?Un dialogue s’instaure : “Je suis la putana”, “Non t’es belle… c’est la personne que je prends en photo pas la pute”. Une dualité supplémentaire apparaît dans la personne de Joanna… FRAGMENTS URBAINS est un ensemble d’oeuvres composées de plusieurs images où la photographie devient matière première et un élément modulaire constitutif d’un rythme avec des passages entres les ombres et les lumières. La ville, la rue deviennent mots. Les prises de vues rapprochées et répétitives viennent troubler notre perception du réel. Le jeu de dé-construction et re-construction donne lieu à des ensembles abstraits qui ouvrent une fenêtre sur un monde onirique, au-delà du réel. Là où tout un chacun ne verrait que les traces de notre réalité, j’interroge sur notre folie de conquérir et de normer notre façon de vivre. Posée au milieu d’un carrefour, happée par le va et vient incessant, j’ai une forte sensation de vide et de plein. Quelle place reste t’il au libre arbitre et à l’humanité dans cette servitude ? Où court chacun ? Après quoi ? Avec quelle énergie ? Ces piétons semblent déterminés, comme mus par une énergie commune invisible se rendre quelque part. Le CROSSWALK est-il alors un espace temps où l’on se sent en sécurité, où l’on ne se pose pas de questions... où l’on trace ? Comment une zébrure qui fait penser à une « servitude » se transforme en motif tribal et par la même nous renvoi à notre origine primaire. Comment la nature a-t’elle encore sa place ? Comment arrive t’elle encore à exister au milieu du béton et des hommes ? Elle semble elle aussi pulsée par un élan vital, d’où vient-il ? De cette collecte de fragments urbains, émergent des séries, mises en scène, ensembles ou installations qui nous questionnent et nous transportent entre violence, humour et étrangeté." d'après Sophie Bernard

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BIO Vit et travaille à Paris. Diplomée d’un doctorat de commerce international, Paris et de SVA, School of VISUAL ARTS, NewYork. Sophie Mabille utilise la photographie comme moyen d’expression depuis l’âge de 16 ans. S’ensuit une parenthèse de 10 ans où elle travaille pour de grands groupes. En 2002, elle reprend son cheminement personnel et se consacre à ses projets artistiques. Sophie Mabille puise son inspiration comme par immersion, par frottement. Ces instants d’émotion, elle les traduit en images. Des images classiques par essence et pourtant totalement contemporaines par cette présence à l’être qu’elle nous révèle dans sa simplicité. http://www.sophiemabille.com/

Fragments Du 29 mai au 30 juin 2015 Galerie Bienvenue à bord Vernissage le vendredi 29 mai 2015 à partir de 18h30 2, cours Némausus 30000 Nîmes T : 04 66 84 95 77 Joanna Du 2 au 30 juin 2015 La Maison des Adolescents du Gard (MDA 30) Vernissage le MARDI 2 juin à partir de 18h30 34 ter Rue Florian, 30900 Nîmes http://www.mda30.com/ maisondesadolescents30@gmail.com T : 04 66 05 23 46

Photographies


SANDY flinto & pierrick grobéty Topographies sonores "S’éloignant de la cartographie la plus utilisée aujourd’hui, la cartographie informatique, Sandy Flinto et Pierrick Grobéty proposent une installation plastique et sonore du tissu urbain des différents quartiers de la ville de Nîmes. La topographie sert de base au travail pictural et sculptural ; tandis que les sons et les bruits qu’émet la ville se transforment en musique. Les tableaux s’écoutant au casque permettent de s’immerger au cœur de l’atmosphère des quartiers et de leur identité." Installation plastique: Sandy Flinto Réalisation sonore: Pierrick Grobéty

BIO Pierrick Grobéty est né en 1983 en Suisse où il a suivi une formation de batterie et se forme comme autodidacte dans la composition, la direction et l’interprétation musicale et sonore. En 2008 il débute un développement musical sur trois ans: durant la première année il travaille la rythmique corporelle, la deuxième année il se focalise sur les objets de la vie courante. Riche de ces expériences, il fabrique ses propres instruments. http://www.pierrickgrobety.com/ Sandy Flinto est née au Luxembourg en 1983. Elle se diplôme en art plastique à l’Accademia di Belle Arti di Ravenna. Elle débute son travail en se focalisant principalement sur l’installation, la performance et la vidéo. Elle participe à de nombreuses expositions au Luxembourg et en Italie. http://www.sandyflinto.com/

Installation & Son Du 29 mai au 30 juin 2015 galerie Bienvenue à bord Vernissage le vendredi 29 mai 2015 à partir de 18h30 2, cours Némausus 30000 Nîmes T : 04 66 84 95 77

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VIOlette bule caracas emental

"Le Venezuela est l'un des premiers pays producteurs de pétrole dans le monde. La série de photographies dans l’espace public Caracas Emmental, ironise et dénonce le mauvais état des rues, avenues et autoroutes de Caracas. Cette série propose des mises en scène de situations surréalistes sur de réels contextes urbains par l'enregistrement photographique documentaire. La ville et les passants sont les protagonistes de cette série."

BIO Née à Valencia (Venezuela) en 1980. Elle étudie la photographie au Mexique et l'utilise comme un outil de recherche pour des projets de photographie urbaine développée dans le contexte de l'art contemporain. Elle participe également à la production d'événements et de festivals d'arts visuels, à la fois nationalement et internationalement. Actuellement, elle produit une recherche liée à l'égalité des sexes et enseigne la photographie en donnant des ateliers dans différentes collectivités du pays. http//:www.violettebule.com

Mise en scène Du 5 juin au 31 juillet 2015 IFME, 2117 Chemin du Bachas, 30000 Nîmes Vernissage le vendredi 5 juin 2015 à partir de 12 H infos : 04 66 68 99 60 - http://www.ifme.fr/ - contact@ifme.fr Horaires : de 8h à 12h30 et 13h30 à 18h


catherine jourdan cartographie subjective

"Une carte dite « subjective » représente donc la vision qu’a une personne ou un groupe de son territoire, de sa ville à un temps donné. On l'aura compris, elle ne se base pas sur des données réelles (comme la distance, la disposition et la fonction sociale des lieux…) mais sur les impressions des habitants. Subjective elle l’est par son objectif ! On y retrouve donc les souvenirs, les histoires de lieux intimes ou non, les idées hâtives, les croyances. Cette carte pointe aussi bien les espaces rêvés que ceux du quotidien. Elle fictionne autant qu’elle dit. Mais n’a t-on pas toujours besoin de fictionner le réel pour pouvoir penser ? Le réel tout seul, parlerait-il ? Arrêt sur image de la ville, elle est un prétexte pour raconter aux autres son quartier, son territoire, ses chemins. Parlant de soi et de l'autre : elle dit et imagine une manière de vivre ensemble un territoire. Jouant des codes de la cartographie officielle, elle s'octroie quelque peu de légitimité et permet de présenter avec sérieux la vision subjective de celui qu’il l’a produite."

BIO Catherine Jourdan, psychologue et artiste documentaire, mène depuis plusieurs années un projet à plusieurs : le documentaire cartographique. Son nom ? La géographie subjective. Presque un pléonasme, mais n’entrons pas dans le débat, car nous pourrions chercher longtemps une carte dite objective... Il s'agit donc de donner ses heures de gloire à une géographie sensible, parfaitement exacte ou inexacte, buissonnière, personnelle et collective et la rendre publique par le biais d'une carte. http://www.geographiesubjective.org

Cartographie subjective VERNISSAGE le lundi 15 JUIN EXPO du 15 Juin au 31 Juillet à l’école de la deuxième chance, 80 Avenue Jean Jaurès, 30900 Nîmes http://www.deuxiemechancenimes.fr/ T : 04 66 81 65 25

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TIll roeskens Plan de situation #7 : consolat-mirabeau "Il me semblait pouvoir partir de n'importe quel point de l'espace : de proche en proche, je finirais toujours par découvrir un monde". Till Roeskens PLAN DE SITUATION #7 : CONSOLAT-MIRABEAU Un conte documentaire de Till Roeskens. 2011.

« Nous mettrons quelques chaises en cercle, et je vous raconterai ce que j’ai vu et entendu là-bas, dans ce petit coin du grand nord de Marseille. Je prendrai un bout de craie et tracerai sur le sol une carte des espaces fragmentés que j’ai parcourus deux années durant, du port jusqu'au sommet de la colline. Je vous dirai les êtres que j’ai croisés là et ce qu’ils m’ont confié de leurs vies mouvementées. »

BIO Amateur de géographie appliquée, Till Roeskens appartient à la famille des artistes-explorateurs. Son travail se développe dans la rencontre avec un territoire donné et ceux qui tentent d’y tracer leurs chemins. Ce qu’il ramène de ses explorations, que ce soit sous la forme d’un livre, d’un film vidéo, d’une conférence-diaporama ou autres formes légères, ne se voudrait jamais un simple rapport, mais une invitation à l’exercice du regard, un questionnement sur ce qu’il est possible de saisir de l’infinie complexité du monde. Jusqu’à présent, Till Roeskens a essentiellement exercé les métiers de conteur, photographe, cinéaste, ouvrier agricole et voyageur. Né en 1974 en Allemagne, vivant à Marseille, il a été pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome en 2013-14.

Conte A L'UNIVERSITé de nîmes - site Vauban inTERVENTION LE mardi 16 juin 2015 1, rue du Dr Salan 30000 Nîmes http://www.unimes.fr/fr/util/actualites.html T : 04 66 36 45 40 - buvauban@unimes.fr


Armelle caron

villes rangées & villes en creux "Le regard d’Armelle Caron est celui d’une mobilité incessante, d’une ouverture sans cesse reconduite à la poésie du monde, dans ses univers les plus triviaux et concrets, tels que les villes et les espaces géographiques, leurs représentations et mises en relation. Dans l’un de ses travaux les plus connus, Les villes rangées, Armelle Caron développe ainsi une démarche originale et minimale, dont le protocole consiste à segmenter et découper l’espace urbain en petites unités, selon les plans et morphologies des quartiers et regroupements d’habitation, en suivant les lignes des réseaux de communication, servant de pointillés à une découpure systématique. Le résultat se présente ainsi sous la forme d’un diptyque monochrome: à gauche, le plan originaire, dans toute la solennité de sa représentation cartographique et objective; à droite, la proposition d’une restructuration imaginaire et aléatoire de ce même espace urbain, selon l’ordre fragmentaire de ses micro-unités internes, dans toute la poésie de ce nouveau regard déjouant l’habitude et les mécanismes d’une perception. Un tel processus artistique et imaginaire urbain s’observe aussi dans Les villes en creux où, cette fois, ce sont les rues, avenues et réseaux – la structure « syntaxique », la grammaire donc – qui sont retenus. La fragmentation inverse de la ville, qui apparait alors sous la forme d’une empreinte, propose un dentelé urbain où le regard peut mieux saisir les réseaux, les toiles araignées de nos métropoles, organisées autour d’un centre ou sans centre, suivant des morphologies mystérieuses et toujours différentes. L’adjonction d’un court texte d’impressions donne à ce travail, par ailleurs, la forme d’un journal intime ou d’un journal de voyage, la subjectivité apparente d’un ancrage dans le « je » et le croisement encore plus prégnant avec le poétique." d’après Vincent Zonca

BIO Née en 1978 et travaillant à Sète Armelle Caron est une artiste du parcours et du voyage. Parallèlement à des études artistiques effectuées à l’Université du Lancashire en Grande-Bretagne et à l’École Supérieure d’Art d’Avignon, dont elle sort diplômée respectivement en 2001 et 2004, elle effectue de nombreux voyages et résidences, aussi bien en Europe et en Scandinavie, qu’aux Amériques, en Asie du Sud-Est ou en Océanie. Ce rapport à l’espace et plus particulièrement aux villes, ainsi qu’à l’ailleurs géographique se retrouve profondément lié dans ses œuvres à une démarche esthétique d’une grande qualité, mettant à l’épreuve de l’image les territoires ainsi parcourus. http://www.armellecaron.fr

Arts Plastiques VERNISSAGE le Vendredi 19 Juin Expo du 19 juin au 31 juillet 2015 à la Galerie NEGPOS-FOTOLOFT 1, cours Némausus 30000 Nîmes

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Yves buraud

Interventions urbaines "Mes affiches sont le plus souvent organisées et dessinées dans un cadre en trompe-l’oeil simple qui accentue la perspective et les volumes. Elles sont structurées en trois parties géométriques. Je réalise des photographies panoramiques. Elles sont d’abord classées selon une typologie géographique ou urbaine (rues, façades de grands ensembles, pavillons de banlieue, sites financiers, travaux, grande consommation, villes de bord de mer…) dans un second temps, je dessine l’habitant qui correspond au site. Dans la seconde partie, des silhouettes blanches « en défonce » se détachent sur des fonds monochromes. Ces sujets très graphiques sont dessinés à partir de ma documentation personnelle qui comprend des photos de presse, mais aussi beaucoup de photographies historiques réalisées par des artistes tels August Sander, Lisette Model, ou Helen Levitt… La troisième partie est souvent réservée à l’écrit. Au bas de l’image, un texte ou une bulle racontent un très bref récit qui caractérise la situation humaine ou politique des silhouettes. Ces bulles peuvent également être vides et offrir un espace d’expression, une possibilité d’intervention pour le regardeur. AFFICHAGE DIFFUSION Mes affiches ont un petit format, environ 30 X 75. C’est une pratique peu répandue dans l’art contemporain qui tend à produire des grands formats ou des pièces plus spectaculaires. Mes pièces appellent à la manipulation, à la proximité, ce sont des reproductibles qui existent donc sans « l’aura » ni la plus-value des pièces uniques. Elles sont mobiles et diffusables dans des lieux différents. Mes affiches génèrent un dispositif qui interpelle le passant-spectateur dans la rue, la galerie, dans les lieux de l’art contemporain, lors d’événements associatifs ou politiques et ailleurs si affinités. L’affichage permet d’ouvrir ma pratique artistique sur l’extérieur tout en le décrivant. Ce sont des images qui regardent le réel, elles le reproduisent, elles retournent à la ville des images de la ville. Mes affiches véhiculent une attitude artistique critique: Le spectateur est amené à s’interroger devant ces paysages politiques, devant les silhouettes qui lui sont décrites et leur condition urbaine." Yves Buraud

BIO

Né à Saintes en 1964. Vit et travaille à Bagnolet (93). Deug de lettres modernes et écoles des Beaux Arts de Bordeaux puis Nîmes où il suit l’enseignement de Patrick Saytour et de Carlos Kusnir puis Master à l’ensba de Paris. Les images imprimées d’Yves Buraud, ses photographies panoramiques et ses silhouettes de citadins, investissent l’espace public sous forme d’affiches, s’inscrivent dans des aménagements urbains (kiosque, 1% artistiques…) ou encore accompagnent ses livres. C’est ainsi que son travail d’affiches l’a conduit à écrire Le Petit Atlas Urbain Illustré en 2005, qui a donné lieu quelques années après à des lecturesperformances, puis à une vidéo en 2008. Ce premier livre décrit les banlieues, le chômage et les politiques sécuritaires. Dans son second livre, Agonie-Sous-Bois en 2008, Yves Buraud décrit des émeutes urbaines qui ne sont pas sans rappeler celles qui ont eu lieu en 2005 en France. Il est donc question de réalités que l’artiste connaî t bien, comme bon nombre de personnes de sa génération. Un des grands intérêts de ces explorations urbaines et artistiques est de faire se croiser l’actualité, l’urbanisme, la politique, la ville et l’art.

http://www.yvesburaud.com/

Affichage Interventions urbaines quartier Gambetta - Nîmes Le dimanche 31 mai 2015, après-midi.


Alain bublex Glooscap

A PROPOS DE GLOOSCAP, EXTRAITS. "Glooscap, pensions-nous, était faite pour proliférer ; se détailler et s’étendre ; que réexposer cette ville fictive et rigoureusement vraisemblable serait comme mettre à jour l’encyclopédie d’un sujet en constant renouvellement. On aurait visité Glooscap II puis Glooscap III, IV, V… S’il n’en fut pas ainsi, c’est que Glooscap n’est pas ce qu’elle paraît, c’est-à-dire une ville fictive, une ville imaginaire dont la réalité grandirait avec sa documentation. La logique de Glooscap n’est pas fictionnelle : elle ne tend pas, comme le désire secrètement toute fiction, à se rapprocher asymptotiquement d’un réel possible (dans le but à peine dissimulé de s’y substituer). La logique de Glooscap est prototypique et soustractive : de quel minimum de réel et de fiction ai-je besoin pour construire une fausse-vraie ville, mais une ville qui marche, un vrai prototype de ville moyenne ? La fiction n’est au fond qu’un moyen d’inachever la réalité et elle n’est opératoire qu’à petite dose. La puissance de Glooscap tient dans ce délicat entre-deux, l’entre-deux du projet sur le point de se réaliser (Voiture Meunier-Béraud) ou qui ne se réalise qu’en s’irréalisant (Plan Voisin de Paris). Nous comprenons maintenant pourquoi il n’y aura jamais de Glooscap II, III ou IV et qu’on ne peut que répéter Glooscap, autrement dit la réexposer à l’identique. Ou presque. Car s’il est interdit d’ajouter, on peut encore soustraire : mettre à distance, objectiver comme ce fut le cas pour La force de l’art I où l’exposition d’origine était exposée à la manière d’une œuvre, muséifiée par ses vitrines ; ou, comme ici, où des archives de la villes dessinées ou photographiées il y a plusieurs années sont reproduites à l’identique mais sous la forme d’une série de « fantômes », de reproductions en trompe-l’œil des « faux documents » de Glooscap, plans, cartes, vues de la ville à différentes époques etc. La numérisation à grands traits vient, après les vitrines, opérer cette distance soustractive qui permet à Glooscap de poursuivre une existence qui tend vers l’abstraction, et l’effacement. Ce que fait Alain Bublex nous semble-t-il et qu’on pourrait ainsi généraliser : que chaque exposition inachève la précédente et ici, qui plus est, la première." Bastien Gallet

BIO Alain Bublex est un artiste contemporain né à Lyon en 1961. Après avoir étudié à l'École des beaux-arts de Macon, puis à l'École supérieure de design industriel à Paris, il entre à la Régie Renault en tant que designer industriel. "Je voulais faire des voitures, eux voulaient faire des bénéfices. Nous ne nous sommes pas entendus très longtemps". Il rejoint alors le monde de l'art. www.galerie-vallois.com/artistes/alain-bublex.html

Photographies

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DéTAIL du plan de Glooscap

papier peint plein format : 261 x 741

Installation In-Situ Exposition du 19 JUIN au 31 Juillet 2015 à la Galerie NEGPOS-FOTOLOFT Vernissage le Vendredi 19 JUIN 2015 à partir de 18h30


Laurent gueneau carto _photographie

« Ce qui est frappant dans ce travail, c’est l’adéquation entre le déplacement du corps et celui du regard. Difficile de réussir cette prouesse, car marcher c’est bien sûr être un volume en mouvement dans l’espace, avec toutes les forces qui président à cette opération (lutter contre la gravitation, faire un effort pour monter un escalier, regarder à ses pieds pour le descendre), mais aussi prendre en compte le côté « radar » du regard, qui ici, dans ces photographies relaie l’ouïe (on entend le choc des chaussures sur les dalles blanches du hall, le bruit du vent dans le peuplier) et l’olfaction (on sent l’odeur de moisi du papier peint décollé, ou la probable odeur d’urine de certains murs). Toute cette synesthésie des sensations qu’évoquait Baudelaire. Mais plus encore, Laurent Gueneau montre la différence entre arpenter et flâner. Tout cela se trouve dans l’agencement des images qui vont à toute allure, ou butent sur un obstacle. » d'après Anne Biroleau conservateur général, chargée de la Photographie à la Bibliothèque nationale de France

BIO Né en 1964, il vit et travaille à Paris. A l'issue d'un apprentissage photographique suivi à l'école Louis Lumière, il travaille comme assistant et se forme à la technique et à la lumière en studio. Très vite attiré par l'extérieur, Il réalise un reportage sur les derniers gardes-barrières. Un travail sur les éleveurs dans l'Aubrac le conduit à collaborer régulièrement avec le Ministère de l'Agriculture. Il publie un ouvrage sur le paysage après la tempête "26 12 1999", accompagné d'une exposition présentée au Centre Culturel André Malraux à Vandoeuvre. En 1994, à l'issue de plusieurs séjours au Vietnam, Laurent Gueneau adopte la prise de vue en grand format et choisi la couleur. Il publie son premier travail réalisé à la chambre photographique «Les tombeaux qui font sourire la mort» en 1994 dans Connaissance des Arts. En 2005, il obtient une résidence à Guangzhou en Chine où il entame un travail en relation avec la nature. Ces photographies sont sélectionnées par Raymond Depardon pour l'édition 2006 du Festival d'Arles. http://www.laurentgueneau.com/

Photographie Du 12 mai au 31 juillet 2015 Médiathèque Carré d’art RENCONTRE le mercredi 17 juin 2015 à partir de 17h00

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Ignacio aguero piwonka El otro dia

CHILI, 120 MIN, V.O. ESPAGNOLE S.T. FRANÇAIS

"La maison du réalisateur à Santiago donne directement sur la rue : sa porte d’entrée sépare son monde intérieur et son monde extérieur. À l’intérieur, c’est l’espace intime, le lieu des pensées et des souvenirs. À l’extérieur, c’est la ville de Santiago, multiplications par millions d’autres mondes intérieurs. Pendant un an, attentif aux lumières et aux saisons, Ignacio Agüero capte le passage du temps chez lui, filme les objets familiaux qui portent les traces de son histoire personnelle. Il laisse l’extérieur envahir ses réflexions, en filmant les étrangers, mendiants ou chômeurs, qui viennent sonner à sa porte et entrent ainsi dans le film. Il les suit dans leur propre quartier, leur propre « chez eux », abris de fortunes porteurs d’autres histoires. Cartographie subtile de Santiago et de la société chilienne, El otro dia affirme avec élégance et empathie que l’histoire d’un pays existe dans les vies des individus. Cette œuvre empreinte de grâce et de poésie sur le Chili d’aujourd’hui a remporté le prix du meilleur documentaire ibéro-américain au Festival de Guadalajara."

BIO Auteur, réalisateur, producteur, acteur, Ignacio Agüero est né à Santiago du Chili en 1952. Cinéaste ayant contribué à la dénonciation des exactions sous la dictature de Pinochet (No Olvidar, 1982, projeté dans Chili : 1973-2013), professeur de cinéma documentaire à l’école de cinéma de l’Universidad de Chile, il est l’un des membres fondateurs d’ADOC, l’association des documentaristes chiliens. https://vimeo.com/76841210

Film AUDItorium Carré d’art PROJECTION le mercredi 17 juin 2015 à 19h00


Rachid ouettassi Tanger, le tournant

"La surprise. C’est la caractéristique première d’une oeuvre d’art. C’est aussi ce qu’on rencontre en premier dans cette exposition photographique de Rachid Ouettassi. C’est que s’agissant de Tanger, on aurait pu s’attendre à l’image d’Epinal réduisant la ville du Détroit à deux, trois clichés physico-antiques. Rachid Ouettassi possède une intime connaissance de sa ville natale, de ses luminosités, de ses points de vue, de ses zones d’ombres, de ses panoramas, de ses humeurs climatiques… Et on découvre en effet, dans ce regard singulier, la présence de quelque chose d’immémorial. A un premier niveau, cette sensation est suggérée par la mer, l’océan, mais plutôt que dans leur dimension plastique habituelle, dans leur perception mythique… La notion d’étendue, à Tanger, n’est-elle pas corrélée à l’espace de la plage, cet espace si particulier que se partagent et se disputent dans le même temps l’Homme et les flots ? Il n’est d’ailleurs pas exclu que Rachid Ouettassi, qualifié par Tomek de «voyeur discret» (sommes-nous si loin du «voyant rimbaldien»?), dans son souci de réagir à la sollicitation esthétique de l’instant, ait franchi, paradoxalement, une frontière de l’éphémère, recréant un espace tangérois étymologique où les enfants, métaphore s’il en est du passage, jouent le rôle d’occupants primordiaux. Nous ne sommes pas davantage dans le simplisme, si l’on considère que se partagent et négocient aussi, dans ces images, l’ombre et la lumière, figures de Janus d’un même héritage solaire qui nous renvoie – et nous fait accéder, par l’entremise de l’artiste ! - à une autre dimension, galactique celle-là, de l’Espace…

N’est-il pas passionnant que des photos, faites essentiellement pour être regardées – comme toute oeuvre d’art - réussissent à suggérer bien plus qu’elles ne révèlent ? L’occasion est trop belle: osons rêver face à ces travaux de Rachid Ouettassi…" d’après Ramdane Naciri Journaliste et écrivain

Photographies

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BIO Après une formation à l’atelier de photographie du Centre Culturel Français entre 1991-1992, il s’est spécialisé dans le reportage photographique. Ses premières expositions datent de 2002 à la Galerie de la Croix - Institut Français de Tanger sur le patrimoine de sa ville natale. En 2003, il bénéficie d’une bourse pour la Cité Internationale des Arts à Paris. En 2004, il expose son travail « Un autre rivage » à Bruxelles- Belgique. Son exposition « Errance » organisée en 2005 à l’Institut Français de Tanger connaît un grand succès. En 2007 il expose « Ombres et Lumières » à Séville Espagne et en hommage à Mohamed Choukri, il expose à l’Institut Cervantès de Tanger « l’écrivain et sa ville ». Parmi ses publications : « Tanger, Cité de Rêve » publié par Edition Paris- Méditerranée en 2002. « Errance » publié par l’Institut Français de Tanger, texte de Nicole de Pontcharra, en 2005. En hommage à Mohamed Choukri, il publie « l’écrivain et sa ville : Mohamed Choukri et Tanger », Edition Zarouila, 2007.

du mardi 7 juillet au samedi 11 juillet Vernissage le mardi 7 juillet 2015 à partir de 18h30, Afrique En Vie 29 Rue de Chartrouse, 13200 Arles http://www.afrique-en-vie.com/ quartierdafrique@gmail.com


Agence étrangeordinaire La Machine à souvenirs Clément Bonet & Lucas Linares " Curieuse, intrigante et poétique, l’installation d’étrangeOrdinaire fait surgir du sol des souvenirs qui s’élèvent petit à petit dans les airs. Ces souvenirs, ce sont les votres. Partagez les afin de faire grossir le “nuage” qu’ils forment en s’élevant. En échange, repartez avec une histoire d’un autre visiteur. En scannant le billet, un itinéraire vous est proposé pour aller sur les lieux du souvenir et laisser la petite histoire dans la rue afin de la faire partager aux passants... La machine à souvenirs a été créée dans le cadre du projet Le Réservoir à souvenirs dédié à la récolte d’histoires de quartiers racontés par les habitants eux-mêmes." Installation imaginée et conçue par Clément Bonet & Lucas Linares (co-fondateurs d’étrangeOrdinaire), développement David di Marcantonio (code4mac)

étrangeOrdinaire est une agence de design spécialisée en expérience usager et innovation sociale. Nous proposons d’imaginer et de concevoir des dispositifs (service, interface, produit, expérience…) plus proches des besoins sociaux. L’idée n’est pas simplement de créer des systèmes qui répondent à des problématiques mais plutôt de concevoir des dispositifs qui ré-enchantent l’expérience de l’utilisateur. étrangeOrdinaire c’est aussi des projets initiés par les membres de notre équipe. Appelés « Fabrique de l’Ordinaire », nous offrons à notre équipe du temps et un espace d’expérimentation pour tester des idées émergentes. La fabrique est pour nous un espace de liberté qui nous permet d’essayer nos idées mais aussi de mettre en valeur nos convictions. Notre premier projet issu de la Fabrique est “Le Réservoir à Souvenirs”, un projet de design social qui a pour but de ré-enchanter l’âme d’un quartier.

étrangeOrdinaire 16, Rue sainte Anne 30000 Nîmes lucaslinares@etrangeordinaire.fr 06  .   5 0  .   5 6  .   2 4  .   6 0 clementbonet@etrangeordinaire.fr 06  .   4 8  .   1 0  .   2 0  .   6 5

http://www.etrangeordinaire.fr/

Design social installation du mardi 16 juin au 31 juillet 2015 A la Bibliothèque universitaire - site Vauban 1, rue du Dr Salan 30000 Nîmes

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Réseau urbiscopie Itinéraire bis #2

Balade urbaine au cœur du Quartier Gambetta de Nîmes

Le réseau Urbiscopie vous propose le temps d’un après-midi, une (re) découverte insolite et plurielle du quartier Gambetta à Nîmes. 5 parcours exploratoires, 5 regards sensibles, décalés, sur un quartier en pleine mutation urbaine guidés par des habitants, des acteurs socio-culturels du quartier, des artistes, une anthropologue, une animatrice éducation environnement urbain. 1// Partir pour une observation aigüe de l’urbain et de l’humain au cœur d’une déambulation aléatoire guidée par un spécialiste de la photographie de rue. Ouvrir l’œil, marquer la pause et shooter ! 2// Suivre 4 enfants du quartier sur leurs lieux de prédilection. Ils vont raconteront de façon drôle et décalée ce qui les relie à cet espace, son origine, son histoire. 3// Aller à la recherche des sons qui nous entourent, nous surprennent, nous apaisent, nous éloignent... comment ils chantent et se déplacent dans ces espaces multiples. 4// Observer les espaces publics, les percevoir et repérer les indicateurs qui favorisent (ou pas) leur aménité (l’assise, le végétal, l’eau...). Comment ressent-on le lieu ? que peut-on y faire ou pas ? y-a-t-il eu des éléments marquants dans son évolution ? 5// Réveiller notre regard sur l’espace urbain, le ré-interpréter, à travers un parcours jalonné d’art urbain, graffiti, collages et autres trésors nichés au creux des maisons murées Au retour de chaque parcours, participez à construire une grande carte numérique du quartier, subjective, sensible qui se composera au fil de vos témoignages, à travers vos mots, photos, impressions, surprises ... Cette cartographie sera visible sur le site "de Nîmes vers Ailleurs" http://nimes.labomedia.org/partenaires/ Les partenaires et organisateurs de ces parcours aux côtés d’Urbiscopie sont le CAUE du Gard, le Spot et l’association Bullshit, le théâtre le Périscope, le projet de Nîmes vers Ailleurs mené par Carré d’Art Bibliothèques en partenariat avec l’association Labomédia. Cette action est soutenue par la DRAC Languedoc-Roussillon et s’inscrit dans le cadre du Mois de l’Architecture en Languedoc-Roussillon et en lien avec la 3e édition de la Biennale Images et Patrimoine 2015 sur le thème « La Ville / La Carte ».

Infos pratiques (participation libre) RESERVATION OBLIGATOIRE auprès de l’Atelline au 04 67 69 33 00 - urbiscopie@gmail.com site-coop.net/urbiscopie

BIO Le réseau Urbiscopie rassemble des acteurs de tous horizons intéressés par les démarches sensibles impliquant citoyens, artistes, élus et professionnels dans des processus créatifs et participatifs, liés à la perception de leur cadre de vie et à sa transformation. On entend ici par cadre de vie, les dimensions spatiales, architecturales, esthétiques de notre environnement mais aussi, ses dimensions sociales, humaines et politiques. Urbiscopie est un espace de recherche action prenant la forme de rencontres, discussions, actions collectives concrètes, collaborations spontanées prenant appui sur un projet d’une des structures, des échanges de pratiques … Il a été créé en 2012 à l'initiative de la DRAC Languedoc-Roussillon. Son noyau “historique“ est composé de l'APIEU (Montpellier), la Manufacture des paysages (Octon), l'Atelline (Villeneuve-lès-Maguelone), Melando (St Martin de Londres), Negpos (Nîmes) et les Ziconophages (Montpellier). Il est aujourd’hui rejoint par différents professionnels issus de collectivités, d’association artistiques et culturelles, artistes, paysagistes, sociologues…

Balade Balade urbaine au cœur du Quartier Gambetta de Nîmes 30 mai 2015 à partir de 14h


Rencontres universitaires La ville, la carte

Rencontres Universitaires La ville, la carte Le mardi 16 juin de 9h à 19h30 A l’université de Nîmes, site Vauban 1, rue du Dr Salan 30000 Nîmes Cette rencontre clôture la programmation de la Biennale Image et Patrimoine BIP 2015. La BIP se donne pour objectif depuis sa création en 2011 de décrypter les relations qu’entretient la ville à ses représentations. La cartographie des villes est aujourd’hui multiple, de simple représentation bidimensionnelle documentaire aux cartographies subjectives et autres objets de rêverie plastique, en passant par la déambulation et le conte urbain, les tracés de l’espace dans lequel nous vivons se déclinent d’infinies manières. Cette rencontre sera assortie de l’exposition La ville, la carte qui rassemble 5 jeunes artistes contemporains: étrangeOrdinaire, Armelle Caron, Catherine Jourdan et Till Roeskens. Tout au long de la journée se succèderons les interventions d’un panel d’artistes, de chercheurs, de photographes, géographes, cartographes, au rang desquels : Jean-Luc Arnaud, directeur de recherche au CNRS, Fondateur et responsable de CartoMundi Clément Bonet et Lucas Linares, designers et fondateurs de l’agence étrangeOrdinaire Yves Buraud, artiste et écrivain français Armelle Caron, artiste voyageuse française Catherine Jourdan, artiste géographe française Laurent Gueneau, photographe français Clara Lévèque, Chef de projet IDG chez SIG L-R Till Roeskens, artiste conteur géographe allemand Alexandre Simonet, Chef de projet arts et cultures numériques Carré d'Art Bibliothéque. EXPosition La ville, la carte du Mardi 16 Juin au 31 Juillet 2015 à la bibliothèque universitaire de l’université de Nîmes, site Vauban AGence étrangeordinaire Le réservoir à souvenirs

Le Réservoir à souvenirs est un projet de design social participatif développé par étrangeOrdinaire. Les citoyens d’une ville, les habitants d’un quartier racontent leurs souvenirs des lieux. Nous récoltons ces petites histoires pour les sortir des maisons et les rendre accessible dans les rues à l’aides des T.I.C (technologie de l’information et de la communication). Ce projet a été primé en 2013. Il a remporté le 1er prix à l’unanimité du concours national Culture Action organisé par le CNOUS.

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Armelle Caron Les villes rangées

Le regard d’Armelle Caron est celui d’une mobilité incessante, d’une ouverture sans cesse reconduite à la poésie du monde, dans ses univers les plus triviaux et concrets, tels que les villes et les espaces géographiques, leurs représentations et mises en relation. Cette jeune artiste de 34 ans travaillant à Sète est, en effet, une artiste du parcours et du voyage.

Catherine Jourdan

Cartographies subjectives Catherine Jourdan, psychologue et artiste documentaire, mène depuis plusieurs années un projet à plusieurs : le documentaire cartographique. Son nom ? La géographie subjective. Presque un pléonasme, mais n’entrons pas dans le débat, car nous pourrions chercher longtemps une carte dite objective... Il s'agit donc de donner ses heures de gloire à une géographie sensible, parfaitement exacte ou inexacte, buissonnière, personnelle et collective et la rendre publique par le biais d'une carte.

Till Roeskens Aïda - film

Till Roeskens appartient à la famille des artistes-explorateurs. Son travail se développe dans la rencontre avec un territoire donné et ceux qui tentent d’y tracer leurs chemins. Ce qu’il ramène de ses explorations, que ce soit sous la forme d’un livre, d’un film vidéo, d’une conférence-diaporama ou autres formes légères, ne se voudrait jamais un simple rapport, mais une invitation à l’exercice du regard, un questionnement sur ce qu’il est possible de saisir de l’infinie complexité du monde.

Exposition La ville, la carte du mardi 16 juin au 31 juillet 2015 à la Bibliothèque universitaire - site Vauban http://www.unimes.fr/fr/util/actualites.html T : 04 66 36 45 40 - buvauban@unimes.fr Horaires : du lundi au vendredi de 8h à 19h, et le samedi de 9h à 12h30.

A l’université de Nîmes, site Vauban 1, rue du Dr Salan 30000 Nîmes le mardi 16 juin de 9 h à 19 h 30


Negpos dans les quartiers VALDEGOUR La carte au Tré…ZUP ! « La carte n’est pas le territoire » Robert Filliou "Suite à notre participation sur l’année 2014-2015 aux ateliers de « l’école ouverte » du collège Diderot, nous proposons d’ouvrir un « club photo » dans l’établissement scolaire tous les vendredis après midi. Il débute au mois d’avril avec un groupe de 10 élèves de 6ème. L’idée est d’intégrer à la création photographique la question de la cartographie des quartiers Ouest de la ville de Nîmes. La carte décrit un espace réel via un support bidimensionnel et une convention de signes graphiques. L’objectif de la carte est de vouloir rendre compte d’un territoire en lui imposant une représentation normée, des limites et des zones qui réduisent amplement sa réalité. La séparation des eaux et des terres ne peut se réduire à un trait. Les artistes ont souvent réagi à ces divisions et ces découpages trop profondément ancrées dans nos représentations culturelles et induisant nos usages du territoire. La carte se métamorphoses au fur et à mesure des séances et des ateliers d’arts plastiques et graphiques. Le fil conducteur de notre projet est : comment représenter le lien que nous tissons chaque jour avec les espaces que nous traversons ? Nous créons un jeu de piste ou les élèves doivent retrouver, s’approprier des œuvres photographiques avec comme parcours le quartier. La carte est une histoire à rêver, à penser, ou l’imaginaire est important dans le quotidien. Nous nous déplaçons en utilisant les plans du quartier, lors des balades nous utilisons nos appareils photos, ils deviennent carnet de notes, relevé des contextes, l’usage des espaces publics, des vues d’ensembles et parfois mêmes d’infimes détails. Nous interviendrons par repères sur les cartographies utilisant les couleurs, les mots et de nouvelles symboliques. La forme de la carte n’est pas un pliage mais celle d’une reliure à la Copte reliant 7 plans, avec une restitution photographique sous la forme de cartes postale et d’une exposition au collège." Valérie Payet et Marie-Louise Reus-Roca

FAB LAB NEGPOS 34, promenade Newton 30900 Nîmes http://foso.over-blog.com/ T : 06 61 32 87 93 / 04 11 83 68 88

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carto_quartiers CHEMIN-BAS d'avignon "Je re-dessine mon quartier" Il s'agit de "donner la parole aux habitants". Leur proposer de choisir des lieux familiers qui les inspirent pour développer leur imaginaire. Photographier puis rêver, "dessiner" (photomontages, arts-plastiques") ce qu'ils souhaiteraient y voir, y vivre. Bien-sûr l'utopie est privilégiée, même s'il est bien difficile parfois de concevoir, créer des choses irréalisables, forcément il y aura des possibles. Ces lieux seront les points d'un fil conducteur qui tracera un parcours sur la carte du Chemin Bas d'Avignon. Chaque image réalisée sera présentée in situ le 13 juin 2015. Géraldine Chuniaud et Vanessa Landeta

Projet du CSCS André Malraux 2 Av de Lattre de Tassigny Nîmes - Infos : centre.andre-malraux@ville-nimes.fr

VERNISSAGE de l'EXPOSITION au cscs andré malraux LE 13 JUIN 2015


Raul caÑibano La soif de l’indicible « L'atmosphère était si humide que les poissons auraient pu entrer par les portes et sortir par les fenêtres, naviguant dans les airs d'une pièce à l'autre. »
 Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de solitude.

Du 13 mai au 31 juillet 2015

La Maison des Initiatives 285 Rue Gilles Roberval, 30900 Nîmes 04 66 02 41 36 horaires : tous les jours de 12h à 14h ou sur rendez-vous.

à voir ou à revoir

"Les photographies de Cañibano nous offrent donc ce que peu d’images parviennent à délivrer aujourd’hui et cela, grâce à une étonnante économie de moyens. Ici, pas de post-traitement et pas de manipulation numérique. Les élucubrations vaseuses de bon nombre de faiseurs d’images contemporains, qui bénéficient de l’assistance digitale et d’autres substituts à la créativité, font pâle figure face à ce maître du mystère et de l’orthodoxie argentique. Retour aux origines de cette photographie, qui avec ce qu’elle a de plus simple, a encore tant à nous dire et tant à inventer." Patrice Loubon

Photographie

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à voir ou à revoir

david icart ZUP NORD CITY "David Icart, la trentaine, autodidacte et iconoclaste, aime à explorer toutes les figures, les formes, styles et traitements photographiques (Light Painting, longues poses, macro, expositions multiples, traitement HDR…). C'est une vision non superficielle, car ici, l'observateur est impliqué et cette proximité avec son sujet apporte, donne un point de vue ultra-réaliste, voire sur-réaliste, renforcé parfois par une mise en scène qui souligne le propos. Chroniqueur et reporter à la fois social et urbain, il s'attache à restituer l'environnement dans lequel il évolue et est de fait le témoin privilégié des scènes souvent nocturnes de “l'underground” de la cité." Pierre Ndjami Makanda

Du 12 mai au 30 juin 2015 Collège Diderot 601 Rue Neper, 30900 Nîmes T : 04 66 27 91 00

Photographie Vernissage le mardi 12 mai 2015 à partir de 17h00


FOto colectania Entretien Comment et quand s’est créée la fondation ?

Comment avez vous débuté ?

Foto Colectania se créé dans les années 2002 à Barcelone avec pour objectif la diffusion de la photographie dans tous les aspects artistiques et novateurs. L’idée de ce projet émerge réellement dans les années 1999, trois années avant sa création, grâce à l'initiative de Mario Rotllant qui choisit de commencer une collection privé dans « le temps actuel » et centré sur la photographie artistique portugaise et espagnole de 1950 à aujourd’hui. Le plus remarquable est que depuis le début il désirait que sa collection ait une projection et une utilité publique. Dans la collection, actuellement composée de plus de 3000 photographies et d’œuvres de photographes. Chaque artiste est représenté par un grand nombre de photographies comprenant diverses époques de leur travail. Nous representons entre autre Alberto García -Alix, Humberto Rivas, Joan Colom, Gabriel Cualladó, Xavier Miserachs. Il y a aussi des séries emblématiques de Joan Fontcuberta, Chema Madoz ou Cristina García Rodero. Dans les artistes portugais des œuvres de Jorge Molder, Helena Almeida, Jorge Guerra, Fernando Lemos, Gérard Castello Lopes ou António Sena da Silva.

Notre centre se spécialise dans la diffusion de collections internationales, dès nos premières années sous la direction artistique de Lola Garrido. Dans les dernières années, sans renoncer à cette spécialité, nous avons ouvert la programmation à la photographie contemporaine et à des œuvres de grands maîtres internationaux et de photographes espagnols. Comme tout centre actif, notre programmation d’activités (débats, conférences, projections, voyages, ateliers et programmes avec des associations partenaires et des écoles) est aussi important que les expositions.

Qu’est-ce qui est à votre opinion, le meilleur et le pire de votre activité ? Le plus intéressant en travaillant dans une fondation dédiée à la photographie est de pouvoir être au côté des artistes de différents âges et nationalités. L’apprentissage avec eux est toujours enrichissant. Il est aussi très intéressant de réaliser tant de projets parce que chacun d’eux est un défi qui nous rapporte de l’expérience. Nous sommes une fondation très active. Nous travaillons avec une équipe réduite et cela nous amène parfois à travailler sur plusieurs projets à la fois ce qui exige un effort constant et aussi une énorme complicité de la part de toute l’équipe.

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Appliquez-vous un critère de sélection d’artistes ? Pour les expositions temporaires nous partageons avec d’autres centres de photographie notre intérêt pour revendiquer la richesse et la diversité de l’expression photographique. Nous réalisons une programmation transversale qui part de la photographie espagnole vers les grands photographes internationaux, ainsi que des expositions qui montrent la création contemporaine.

Qu’est ce qui a changé dans le marché de la photographie en Espagne depuis que vous avez ouvert votre fondation ? Depuis 13 ans que le projet existe et après que nous nous soyons rendus compte que le marché de la photographie avait changé dans notre pays, il nous reste un long chemin à parcourir, surtout si nous nous comparons à d’autres pays comme la France ou les Etats-Unis. De toutes façons dans les dernières années nous avons pu constater que les galeries d’art incorporent des photographes internationaux dans leurs programmations. Nous pensons qu’aujourd’hui la photographie commence à avoir une présence naturelle dans le marché de l’art espagnol.

Quels sont les freins du développement culturel et artistique espagnol ? Le travail des administrations publiques pour fédérer les initiatives des créateurs, des penseurs. L’université et plusieurs entités culturelles aident à créer des réseaux de collaboration ainsi qu’une culture de communication qui établi une synergie entre le travail de chacun dans son domaine. Dans le monde culturel de notre pays existe une grande créativité et un grand enthousiasme qui malheureusement parfois ne trouve pas le moyen de faire connaître son travail. Nous avons toujours cherché des possibilités pour nous associer avec des partenaires et ça nous a donné la satisfaction de vérifier que la somme des initiatives apporte une meilleure diffusion des projets.

Croyez vous qu’il existe une histoire de la photographie catalane ? comment concevez vous le fait de défendre des photographes catalans ? Depuis quelques années il existe plusieurs monographies/publications sur l’histoire de la photographie dans notre pays et de la photographie catalane. Cependant nous sommes conscients que dans d’autres domaines il y a diverses choses à faire. Dans l’histoire de la photographie catalane comme dans n’importe quelle autre il doit y avoir diverses perspectives et voix. Nous sommes sûrs que dans les prochaines années apparaîtront des nouvelles monographies/publications qui revendiqueront de nouveaux regards et aussi de nouveaux auteurs dans l’histoire de la photographie catalane.

Quelle est l’influence de la presse dans l’art ? Malheureusement l’influence des médias n’est pas aussi importante qu’avant et encore moins dans un pays sans médias ouverts à l’opportunité de débattre. Cependant des médias explorent de nouveaux niveaux de diffusion et de débat au moyen des nouvelles technologies aussi les centres d’art devraient pouvoir profiter de ça pour créer un certain public actif et avec un esprit critique.

Quel artiste voudriez-vous exposer dans votre galerie ? Depuis quelques années nous aimerions présenter une exposition qui montrerait la photographie du XIXème siècle. À Foto Colectania nous avons réalisé diverses expositions qui réunissent des œuvres de photographes classiques du XXème siècle et des créations d’auteurs contemporains. À cet égard nous attendons des œuvres qui montrent la créativité photographique du XIXème siècle. Fundació Foto Colectania C/Juliàn Romea 6 08006 Barcelona.- España www.colectania.es


FORMAFOTO NegPos est une association loi de 1901 ouverte à tous. Evènements - Promotion Depuis son existence en 1997 ce sont plus de 160 expositions monographiques ou collectives qui ont été présentées au public. Nous organisons chaque année les évènements suivants, accessibles gratuitement : • Les Rencontres Images et Ville (Avril-Juillet) • Le Printemps Photographique (Novembre-Janvier) Ainsi qu’un grand nombre d’expositions monographiques ou collectives toute l’année dans nos murs et à l’extérieur. Des rencontres avec les photographes sont organisées à l'occasion de chaque exposition. Formation - Education Negpos vous propose un ensemble de formations et de conférences concernant la photographie et les techniques de l'image: * Cycle de conférences sur l'histoire de la photographie. * Stages d'initiation à la photographie numérique, prise de vue et postproduction. * Stages d’initiation au laboratoire noir et blanc et stages sténopé. * Formation individualisée "à la carte". * Stages avec des photographes professionnels. Nous mettons à disposition deux espaces de travail, situés à Nîmes dans les quartiers de la Route d’Arles et de Valdegour. Alliant l’ancienne et la nouvelle technologie photographique. Enfin, si vous avez un projet photographique, les membres de NegPos peuvent par leurs compétences et leur expérience vous accompagner dans votre démarche pour le montage, la réalisation et la finalisation du projet. Création - Projets Negpos propose chaque année à ses adhérents de participer à la mission Regards sur la ville. Tous les mois les participants échangent leur idées et confrontent leurs travaux autour du thème proposé afin d'aboutir à une exposition collective présentée entre avril et juillet lors des Rencontres Images et Ville. Adhésion Vous pouvez vous former et rejoindre la vie de l'association en y adhérant. Simple : 75€/an* * participation à "Regards sur la Ville" et aux projets de l’association. * accès aux conférences et débats. * accès au laboratoire n/b. et prêt de matériel photo: appareils, projecteurs, éclairages, * accès aux formations à tarif préférentiel. * un rdv particulier avec un photographe professionnel membre de l'association. Pro : 150€/an* * mêmes avantages que l'adhésion simple. * un suivi individualisé d'un projet personnel (au moins 3 rdv/an). * l'inclusion à au moins un projet collectif de l'association. L'adhésion est valable pour un an à compter de la date de votre paiement. * des paiements facilités (2 ou 3 fois) peuvent être envisagés pour toutes les adhésions et une réduction exceptionnelle de 40% pour les adhésions Simple et Pro, en faveur des personnes soumis aux minimums sociaux, sur présentation des justificatifs, portent l'adhésion Simple à 45€ et la Pro à 90€.

N° d'organisme de formation : 91 30 03 655 30

NEGPOS 1, cours Némausus 30000 Nîmes T : 0466762396/0671080816 contact@negpos.fr http://negpos.fr

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AGENDA RéGIONAL LR La Ville de Montpellier accueille du 25 mars au 17 mai 2015

« La vie en Kodak – Colorama publicitaires de 1950 à 1970 » Au Pavillon Populaire – Espace d’art photographique, l’exposition « La vie en Kodak – Colorama publicitaires de 1950 à 1970 ». 70 photographies couleur (sur 565 produites) seront présentées pour la première fois en France, au public. Les Colorama sont considérées comme les plus grandes photographies du monde, par leurs dimensions exceptionnelles - 5,5 x 18 mètres et présentent une société américaine idéalisée. Les mises en scènes spectaculaires et monumentales théâtralisées par la firme Kodak, anniversaires, mariages, vacances, fêtes populaires, rencontres sportives..., au milieu de décors emblématiques, les mises en scènes Colorama - presque surréalistes - sont une vitrine des activités sociales américaines, produites de 1950 à 1970. Ces tirages, dont la prouesse technique est exceptionnelle, sont de véritables outils de communication au service de la promotion des pellicules et des appareils photo. Sur une surface de 100 mètres carrés et sur une longueur de 18 mètres, les images géantes rétroéclairées par un kilomètre de tubes ont été exposées, à tour de rôle dans la gare centrale de New-York, pendant 40 ans, un spectacle visuel. L’exposition que présente le Pavillon Populaire de Montpellier (70 tirages sur 565 produits par Kodak), réalisée à partir d’Ektachrome d’époque recueillis par le Musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur- Saône, offre au spectateur, pour la première fois en France, l’occasion de saisir l’expérience visuelle directe de ce qu’il convient de nommer « La vie en Kodak », entre stratégie publicitaire et impératif idéologique, kitsch et nostalgie.

Sterling Gardens, Tuxedo, New York – 1969 Colorama n° 319 - (image présentée à Grand Central, NYC en février 1969) © KODAK/photo, Norman KERR – DR Pavillon Populaire – Espace d’art photographique de la Ville de Montpellier Esplanade Charles-De-Gaulle / 34000 Montpellier Tél.:04 67 66 13 46


AGENDA RéGIONAL LR La 11ème édition des rencontres cinématographiques de Cerbère (66) aura lieu du 1 octobre au 4 octobre prochain. Dans le cadre de ces rencontres, un grand concours photo est organisé afin d'être exposé à l'hôtel du Belvédère du Rayon Vert pendant toute la durée des rencontres. La galerie Phot'Oeil lance pour la troisième année consécutive cet appel à candidatures et vous donne le choix entre deux thèmes : • “ Passages ”, en référence à l’oeuvre de Dani Karavan réalisée à Portbou en hommage à Walter Benjamin ( philosophe allemand qui se suicida à Portbou, en fuyant les nazis et le régime de Vichy) – une série de maximum 20 photographies. • “ Fiction ”, qui doit comprendre dans la séquence au minimum une photographie de l’hôtel du Belvédère du Rayon vert à Cerbère – une série de maximum 20 photographiques Jury : Negpos, Lumière d'Encre et Phot'œil Date limite de présentation des dossiers : 31 juillet à minuit. Plus d'informations sur les modalités en téléchargeant l'appel à candidature : http://galeriephotoeil.wordpress.com/concours-photo-international/ David Samblanet pour la galerie phot'oeil http://www.photoeil-sud.org/ http://galeriephotoeil.wordpress.com/ +33(0) 06 83 92 37 47

Les mardis de Lumière d’Encre

Territoires imaginaires, imaginaire des territoires Du 9 mai 2015 au 30 août 2015 aux Collection de Saint-Cyprien, exposition de Claude Belime, Marc Gourmelon, Jean-Claude Liehn et Benoit Vollmer. Nous vivons tous quelque part, que nous y soyons nès ou que nous ne fassions que le traverser, le territoire sur lequel repose nos pieds est essentiel. C’est par les paysages que nous le voyons, c’est par eux que le photographe appréhende le monde qui l’entoure. Ils nourrissent notre imaginaire. Collection de Saint Cyprien Maison François Desnoyer, rue Emile Zola, 66750 Saint-Cyprien (village) Tel : 00 334 68 21 06 96

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FORMES BIOGRAPHIQUES Exposition du 29 mai au 20 septembre 2015 Carré d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes Toute biographie est une construction. En une soixantaine d’oeuvres de tous types (peinture, photographie, sculpture, dessin, film, assemblage…), l’exposition interroge le modèle constructif de la biographie, tel qu’il est mis en oeuvre dans l’activité artistique, à partir d’éléments (documentaires ou fictifs). La biographie est considérée généralement comme l’histoire d’un individu : une histoire racontée. La biographie d’artiste est une des formes qui, depuis Vasari, ont constitué l’histoire de l’art. Mais la biographie est également un matériau travaillé par les artistes eux-mêmes : soit que l’activité artistique participe d’une construction biographique, subjective et intersubjective ; soit que l’oeuvre élabore des éléments biographiques. La mythologie individuelle est un registre fertile d’invention biographique, inauguré par Gérard de Nerval dans d’extraordinaires fabulations graphiques : la Généalogie fantastique de 1841 et « Je suis l’autre » en 1854.

THOMAS SCHUT TE Mohr’s Life : The Sculptor, 1988-1999

Qu’elle participe d’une recherche de la vérité historique ou de l’invention, la biographie est une construction. Les éléments biographiques présentent un caractère discontinu et fragmentaire qui correspond au procédé type de l’art moderne, le collage, avec son alternative, le montage, et ses extensions, l’assemblage, l’environnement (ou le décor).

Liste des artistes exposés : Chantal Akerman Carl Andre Madeleine Bernadin Sabri Laure Bréaud Marcel Broodthaers Lygia Clark André du Colombier Étienne-Martin VALIE EXPORT Robert Filliou Florian Fouché Peter Friedl Philip Guston/Clark CoolidgeMartin Honert Edward Krasinski/Eustachy Kossakowski David Lamelas Antonios Loupassis Kerry James Marshall Santu Mofokeng Gérard de Nerval Henrik Olesen Marc Pataut Sigmar Polke Dieter Roth Ahlam Shibli Anne-Marie Schneider Thomas Schütte Claire Tenu


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