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N°21 • BIMENSUEL • 66ème année Bureau de dépôt : Charleroi X Abonnements : 02/506 82 11 Rédaction : 02/506 82 44 - 02/506 83 11 syndicats@fgtb.be Ed. resp. : R. De Leeuw • Rue Haute, 42 • 1000 Bruxelles

09 DÉCEMBRE 2011 • Éd. LIÈGE

Austérité version er Di Rupo 1

L’hiver 2012 sera chaud Ils le disent tous «équilibré» mais le budget est bel et bien un imbuvables: les «réformes structurelles» qui toucheront le chôbudget d’austérité qui égratigne à peine les gros revenus et fera mage, les prépensions, les pensions, le crédit-temps et la santé. mal aux classes moyennes et aux travailleurs. Particulièrement Inventaire de ce qui vous attend en pages centrales.

DOSSIER DÉTACHABLE PAGES 7 À 10 SALAIRES

Jeunes au plancher Page 3

INDEX

Pivot dépassé en janvier Page 4

EDITO

Soulagement et colère Page 7

CONGES

Syndicats revient le 13 janvier 2012 Bonnes fêtes


RÉGIONS

Aide aux + 65 ans dépendants (APA)

NAMUR

Lorsque l’on a un parent âgé qui devient dépendant, le placement en maison de repos est souvent la seule solution. Mais le prix des maisons de repos dépasse souvent le montant de la pension. Il est cependant possible d’obtenir de la sécurité sociale un complément appelé «aide aux personnes âgées» (APA), variable selon le revenu et le niveau de dépendance.

Le coût de la vie augmente….. Il a aussi des répercussions sur nos cotisations. La dernière augmentation remonte à 2009! Nous avons modéré nos augmentations: en 2012, elles seront plus basses que l’indexation.

Conditions de revenus

A partir du 1er janvier 2012: NOUVEAU MONTANT DE NOS COTISATIONS Hommes + de 20 ans Femmes + de 20 ans Jeune travailleur 18 à 20 ans Prépensionnés Et temps partiel* Pensionnés Travailleur sans emploi Malades de longue durée * * Entreprise de Travail Adapté

15.2e 15e 15e 11,4e 11,4e 3,5e 9,2e 9,2e 8,2e

Les primes de naissance, de mariage, de retraite et de décès suivent la même logique. Nous améliorons nos services constamment pour mériter la confiance que vous nous témoignez.

Le Secrétariat et le personnel de la Centrale Générale

Cher(e)s Camarade(s), A l’approche des fêtes de fin d’année 2011, nous vous informons que les bureaux de la centrale des métallurgistes de Namur seront fermés les:

©istockphoto/monkeybusinessimages

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SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

Pour avoir droit à l’APA maximum il faut avoir des revenus annuels inférieurs à (au 01/09/2011): - ménage légal ou de fait, ou personne ayant au moins un enfant à charge (catégorie C): 15.219,54e par an - isolé/cohabitant/résident en MR ou MRS (catégories A et B): 12.179,68e

Les revenus pris en compte sont essentiellement: - 90 % du montant de la pension; - 6 % des biens mobiliers (carnet d’épargne, actions, bons du Trésor, etc.) ou des biens immobiliers vendus dans les 10 ans qui précèdent; - le revenu cadastral de la ou des maisons dont on est propriétaire (ou usufruitier): on ne tient pas compte des premiers 1.500e + 250e par personne à charge; si le R.C. est plus élevé, on prend en compte 3 x le montant du dépassement.

Conditions de dépendance La dépendance est établie par un médecin du Ministère des Affaires sociales en fonction de la difficulté qu’on éprouve à s’habiller, se laver, manger, se déplacer et vivre seul. Le montant de l’APA dépend du degré de dépendance (au 01/09/2011)

Jeudi 01 décembre 2011 Vendredi 02 décembre 2011 Mardi 06 décembre 2011 Lundi 26 décembre2011 au 02 janvier 2012 inclus Une permanence d’urgence sera accessible par téléphone au 0499/419.008. D’avance, nous vous souhaitons une bonne fête de St Eloi ainsi que nos meilleurs vœux pour l’année nouvelle. CENTRALE DES METALLURGISTES NAMUR Rue de Namur 49 – 5000 BEEZ 081/248.131-132 Fax: 081/265.122

Catégorie de dépendance

Montant annuel maximum e

Montant mensuel maximum e

7 et 8 points

943,52

78,63

9-10-11 points

3.601,61

300,13

12-13-14 points

4.378,98

364,92

15-16 points

5.156,12

429,68

17-18 points

6.333,57

527,80

Exemples de calcul 1. Pensionnée avec 12 points de dépendance, qui vit seule (ou chez sa fille, ou dans une MR) avec une pension annuelle de 11.000e dont on prend en compte 90%, soit 9.900e. Elle a droit à un revenu de 16.558,66e (12.1799,68e comme revenu limite autorisé et 4.378,98e de supplément pour ses 12 points de dépendance). Elle obtiendra donc une APA de 16.558,66e – 9.900e = 6.658,66e par an. 2. Ménage de 2 pensionnés, M. touche 10.000e et Mme 5000. Les pensions comptent pour 9.000 et 4.500e. Mme à 15 points de dépendance Le ménage a droit à un revenu de 15.219,54e + 5.156,12e = 20.375,66e Les pensions prises en compte sont de 13.500e. L’APA sera donc de 6.875,66e par an.

LUXEMBOURG

Aux affiliés du secteur de la construction Régionale du Luxembourg

Pour demander l’APA Pour obtenir l’APA il faut en faire la demande à sa commune et faire remplir le formulaire par son médecin. Le délai d’attente est en moyenne de 10 mois.

Paiement des jours de repos compensatoires à partir du lundi 5 décembre 2011. Rappel des permanences spéciales dans les bureaux principaux: A partir du 13 octobre jusqu’au 22 décembre des permanences sont organisées à LIBRAMONT et à MARCHE le jeudi jusque 18 heures. FERMETURE DES BUREAUX 23-26-30 décembre 2011. 2 janvier 2012.

Les Régionales de Luxembourg, Brabant Wallon et Namur vous souhaitent de joyeyses fêtes de fin d’année!


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SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

BRUXELLES


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RÉGIONS

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

TOURNAI - ATH - LESSINES

CENTRE

> LA CENTRALE GENERALE COMMUNIQUE

Ramassage des titres de paiement Jours de repos construction, primes de fin d’année et indemnités diverses > TOURNAI (Centrale Générale FGTB, Avenue de Maire, 134) - Dès maintenant, tous les jours de 9h à 12h et de 13h à 17h. > LESSINES (FGTB, rue Général Freyberg, 11) - Dès maintenant, tous les vendredis de 9h à 11h. - Le 3ème samedi du mois de 9h à 11h. > ATH (rue de Brantignies, 19) - Tous les jeudis de 10h à 12h. > ELLEZELLES (FGTB, Place, 14) - Bureaux ouverts: ! ! !Nouvelles heures d’ouverture Le lundi de 9h à 12h; le mardi de 14h à 18h; le jeudi de 9h à 12h. > LEUZE (FGTB, Grand Rue, 3)

AVIS AUX AFFILIES DE LA CENTRALE GENERALE FGTB DE TOURNAI – ATH – LESSINES En raison des fêtes de fin d’année, nos bureaux seront fermés du 24 décembre 2011 au 1er janvier 2012 inclus.

C C C

- Tous les jeudis de 8h30 à 9h30. > BASECLES (FGTB, rue des Déportés, 25) - Tous les lundis de 9h à 10h. > PERUWELZ (FGTB, Place du Foyer Peruwelzien, 29) - Tous les lundis de 10h30 à 11h30. ATTENTION: LES BUREAUX DE LA CENTRALE GENERALE SERONT FERMES AINSI QUE LES PERMANENCES SUPPRIMEES > DU LUNDI 26 DECEMBRE AU VENDREDI 30 DECEMBRE INCLUS

Xavier Tanghe - Secrétaire Bernadette DEROUBAIX - Secrétaire Fabrice LAMARQUE - Secrétaire Générale Daniel DE GUISSME - Président

ommunication Attention !!! La Centrale Générale du Centre vous informe qu’afin d’encore mieux répondre à vos attentes, nos heures d’ouverture seront modifiées dés le 1er janvier 2012.

Tous nos bureaux seront fermés les vendredis 23 et 30 décembre 2011. Afin de nous permettre d’assurer un suivi rapide de vos paiements, il convient donc de nous fournir vos documents pour le 29 décembre 2011 au plus tard.

MONS

Pour son département d’éducation permanente, Borinage 2000 recherche un(e) formatrice/teur Temps plein – CDI

Dès cette date, nous aurons le plaisir de vous accueillir en nos bureaux de: HAINE-ST-PAUL, Rue Aubry, 23 – 064/23.82.00 les: Lundi: de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00 Mardi: de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00 Mercredi: de 13h30 à 17h00 (avant-midi sur rendez-vous) Jeudi: de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00 Vendredi: de 8h30 à 13h00 SOIGNIES, Rue des Tanneurs, 12 – 067/33.26.53 les: Lundi: de 8h30 à 12h30 et de 13h00 à 16h45 Mardi: de 8h30 à 12h30 et de 13h00 à 16h45 Mercredi: bureaux fermés Jeudi: de 8h30 à 12h30 et de 13h00 à 16h45 Vendredi: de 8h30 à 12h30 et de 13h00 à 16h45 D’ici fin d’année, différentes primes sont payables. Les formulaires doivent être déposés dès réception, à Haine-St-Paul (bureau n°6) ou à Soignies (bureau n°1)

Paiements: Lieu de travail: Sur le territoire de Mons-Borinage compte tenu du lieu de la formation. Description de la fonction: La (le) formatrice/teur amené(e) à:

sera

• Assurer la formation des militants syndicaux, population sans emploi, groupes spécifiques, dans les domaines économiques, politiques et sociaux, • Assurer la préparation des modules de formation, leur suivi, • Réaliser des notes synthétiques sur les thèmes exposés, • Evaluer le processus de formation avec les participants, • Réaliser des notes et des brochures sur le sujet.

• Faire preuve de mobilité, de disponibilité et de flexibilité. • Contrats à durée indéterminée à temps plein • Passeport APE indispensable Les candidatures accompagnées d’un CV devront être envoyées pour le lundi 19 décembre 2011 au plus tard à: Borinage 2000 asbl Geneviève Bertholet, Coordinatrice

Rue Lamir 18/20, 7000 Mons genevievebertholet09@yahoo.fr Pour toutes informations complémentaires: Geneviève Bertholet, Coordinatrice de Borinage 2000: 065/32.38.52 - 0475/55.91.12. Une description complète de cette offre d’emploi est disponible sur le site du FOREM: www.leforem. be.

L’asbl Borinage 2000 en collaboration avec l’observatoire du crédit et de l’endettement organisent une formation sur:

Le surendettement

Conditions:

Le 13 décembre 2011 de 8h45 à 16h00 (lunch offert) Grande salle - Rue Lamir, 18-20 à 7000 Mons

• Posséder un diplôme de bachelier ou de Master en sociologie, sciences politiques, économie,…, • Avoir de bonnes connaissances dans les domaines économiques, sociaux et politiques nationaux et européens, • Avoir le sens relationnel et l’esprit collectif afin de pouvoir travailler dans une équipe pluridisciplinaire, • Avoir une sensibilité syndicale,

• Etat des lieux du surendettement en Belgique • Présentation des campagnes et des outils de lutte contre le surendettement comme par exemple la grille budgétaire. • Analyse de cas pratiques pour mieux comprendre les procédures d’accompagnement • Par M. Bruyndonckx, Prévention OCE • J. Vanopbroeke, Prévention OCE • A. Dalgliesh, Jusriste CRéNo • V. Gehain, Coordinatrice CRéNo • C. Macq, Agent de prévention CRéNO

Titres services Prime syndicale: à partir du 8 novembre 201l. Prime de fin d’année: à partir du 15 décembre 2011 directement par le Fonds de Sécurité d’Existence. Bâtiment La prime fidélité - fidélité assimilation: à partir du 2 novembre 201l. Les jours de repos: début décembre 201l. Nettoyage Prime de fin d’année et prime syndicale: début décembre 2011. Gardiennage Prime de fin d’année et prime syndicale: à partir du 5 décembre 2011. Coiffure et soins de beauté - fitness Prime de fin d’année et prime syndicale: mi-décembre 2011. Intérimaire Prime de fin d’année et prime syndicale: début décembre 2011. E. TA (entreprises de travail adapté) Prime syndicale: à partir du 5 décembre 201l. Transformation bois - commerce bois et scierie (exploitation forestière) Prime de fin d’année et prime syndicale: à partir du 6 décembre 2011. Parc et jardins Prime de fin d’année et prime syndicale: début décembre 2011. Agriculture - Horticulture Prime syndicale: début décembre 2011.

CHARLEROI-SUD - HAINAUT

EN RAISON DES FETES DE FIN D’ANNEE TOUS LES SERVICES DE LA FGTB CHARLEROI SUD-HAINAUT SONT FERMES LES 26 DECEMBRE 2011 ET 2 JANVIER 2012


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RÉGIONS

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

LIEGE - HUY - WAREMME

Avis aux travailleurs de la construction et autres secteurs (nettoyage, gardiennage, intérimaires, bois, etc…) Le paiement des jours de repos de la construction 2011 et les diverses primes 2011 s’effectuera par versement sur votre compte bancaire par la Centrale Nationale.

Les formulaires peuvent également être rentrés lors de nos permanences extérieures qui seront organisées suivant le calendrier ci-dessous:

8h30 à 9h00. Le jeudi 15 Décembre 2011 de 16h30 à 17h30. Le jeudi 22 Décembre 2011 de 16h30 à 17h00.

CHENEE: au local de la F.G.T.B. rue Neuve, 18-24

BURENVILLE: au local de la F.G.T.B. rue St Nicolas, 251

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

Pour faciliter l’organisation du paiement, nous vous invitons à nous transmettre, le (les) titre(s) reçu(s) de votre (vos) employeur(s) et/ou du Fonds de Sécurité d’Existence, après y avoir indiqué votre numéro de compte bancaire, soit par la poste, à nos guichets, à nos permanences ou auprès de nos sectionnaires.

HANNUT: au local de la F.G.T.B. rue Zénobe Gramme, 7

VILLERS LE BOUILLET: à la Maison du Peuple

FLEMALLE: au local de la F.G.T.B. Grand Route,122

LIEGE-ROTURE: au local de la F.G.T.B., rue Roture, 80

Le samedi 10 Décembre 2011 de 10h30 à 11h00. Le vendredi 16 Décembre 2011 de 15h30 à 16h00. Le jeudi 22 Décembre 2011 de 14h00 à 14h30

Le samedi 10 Décembre 2011 de 9h30 à 10h.

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

AMAY: au local de la F.G.T.B., rue Joseph Wauters, 22

FLÉRON: au local de la F.G.T.B. avenue des Martrys, 86

SCLESSIN: au local de la F.G.T.B. rue de l’Ile Coune, 50,

Nous vous rappelons que nos guichets sont ouverts place St Paul, 13 à LIEGE, tous les jours de 9h à 11h30 et de 13h30 à 16h30 ainsi que les samedis 3, 10, et 17 Décembre 2011 de 9h à 11h.

WAREMME: au local de la F.G.T.B. rue du Baloir, 5

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

ANS: au local de la F.G.T.B. rue Walter Jamar, 357

HERSTAL: au local de la F.G.T.B. rue Large Voie, 36

SERAING: au local de la F.G.T.B. rue Paul Janson, 41

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

AYWAILLE: au local de la F.G.T.B. rue L. Libert, 22

JUPILLE: au local de la F.G.T.B., rue Chafnay, 3-5

VISE: au local de la F.G.T.B. rue des Récollets, 63

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

A partir du jeudi 1er Décembre 2011, les jours habituels d’ouverture

N.B.: Nos bureaux seront fermés: les Vendredis 23 et 30 décembre 2011 à 12h. les Lundis 26 décembre 2011 et 2 janvier 2012. Le Vendredi 13 janvier 2012 à 12h.

Le vendredi 9 Décembre 2011 de 16h30 à 17h30. Le vendredi 16 Décembre 2011 de 16h30 à 17h30. Le jeudi 22 Décembre 2011 de 15h à 16h00. HUY: au local de la F.G.T.B. rue l’Apleit, 12 Le samedi 10 Décembre 2011 de

VERVIERS

Cette brochure est disponible gratuitement en français et en allemand auprès de la Centrale de la Métallurgie, Galerie des deux Places, Pont aux Lions, 23/1 à 4800 VERVIERS Tél. : 087/33.39.01 - eplaquette@mwb-fgtb.be


ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

Quel salaire pour quel travail?

Salaire mensuel brut et salariés à temps plein

Le SPF Economie publiait récemment un rapport intitulé «Quel salaire pour quel travail? – Analyse de la dispersion salariale». Une analyse qui permet de constater que le salaire médian belge est bien inférieur au salaire moyen. Seuls 10% des salariés gagnent plus de 4.474e En 2009, le salaire mensuel brut moyen d’un salarié employé à temps plein s’élevait à 3.027e. Le salaire médian, 2.639e, est bien inférieur au salaire moyen, ce qui démontre que la moyenne est fortement influencée par les gros salaires d’un petit groupe de personnes. La répartition en déciles permet aussi d’illustrer la distribution des salaires. 10% des salariés gagnent maximum 1.945e par mois et 20% maximum 2.137e. Comme nous l’avons indiqué, le salaire médian s’élève à 2.639e. 50% des salariés gagnent donc au maximum 2.639e tandis que l’autre moitié touche un salaire plus élevé. Les 10% de salariés les mieux rémunérés perçoivent au moins 4.474e par mois.

Qui gagne le plus? Et le moins? Rien de surprenant: les directeurs et les cadres de direction occupent les premières places de la liste des meilleurs salaires. Le salaire des

directeurs de sociétés sort particulièrement du lot. Il dépasse en effet de 171% la moyenne nationale. • Directeurs de sociétés: 8.214e brut par mois, soit 171,4% de plus que la moyenne nationale • Directeurs et cadres de direction en technologies de l’information et des communications:6.529e, 115,7% de plus • Directeurs de services administratifs : 6.313e, 108,6% de plus • Cadres de direction en services spécialisés 5.714e, 88,8% de plus • Directeurs et cadres de direction en ventes, commercialisation et développement: 5.574e, 84,1% de plus • Directeurs et cadres de direction des industries, des manufacturières, des industries extractives, du bâtiment et de la distribution:5.463e, 80,5% de plus

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• Mathématiciens, actuaires et statisticiens: 4.783e, 58,0% de plus • Physiciens, chimistes et assimilés: 4.469e, 47,6% de plus • Directeurs et gérants, commerce de détail et de gros: 4.463e, 47,4% de plus • Ingénieurs en électrotechnique: 4.435e , 46,5% de plus A l’autre extrémité de l’échelle des revenus, on trouve les serveurs, les barmen, les coiffeurs et les esthéticiens. Avec un salaire mensuel de 2.002e, ces travailleurs gagnent en effet 34% de moins que la moyenne nationale. Ces salariés doivent travailler quatre mois pour obtenir le salaire mensuel d’un directeur de société. Les rémunérations des messagers, des aides ménagères, des agents d’entretien et des caissiers sont globalement inférieurs de 30% à la moyenne nationale. Source: SPF Economie http://statbel.fgov.be/fr/binaries/SES%20 2009_Loon%20naar%20werken_FR_tcm326154856.pdf

Répartition en déciles En bref

L’on parle toujours ici du salaire mensuel brut. Ce concept de salaire comprend les primes périodiques versées à chaque période de paie. Il peut s’agir par exemple des primes pour le travail de nuit ou de week-end. Les primes versées à titre exceptionnel, comme le treizième mois ou le double pécule de vacances, sont exclues du concept salarial que nous utilisons ici. Cette analyse se limite aux salariés employés à temps plein dans une entreprise occupant au moins dix personnes. Certains secteurs comme l’agriculture, la pêche, les administrations publiques, l’enseignement, les soins de santé et les autres services publics ne sont pas pris en compte. La période de référence des données est octobre 2009. Salaire moyen: somme de tous les salaires divisée par le nombre de salariés.Lessalairesélevéstirentlamoyenneverslehaut. Salaire médian: marque la limite entre deux groupes égaux en nombre (ceux qui gagnent moins et ceux qui gagnent plus que ce salaire). Décile: tranche de 1/10e de l’ensemble des salariés

Index: dépassement de l’indice-pivot en janvier Indice normal: 3,85% Indice santé: 3,39% 2010

2011

Janvier

112,05

111,36

110,93

115,66

114,38

113,81

Février

112,52

111,9

111,24

116,33

115,05

114,21

Mars

112,94

112,11

111,58

116,91

115,39

114,67

Avril

113,33

112,34

111,93

117,2

115,57

115,1

Mai

113,78

112,72

112,27

117,59

115,98

115,5

Juin

113,77

112,74

112,48

117,95

116,43

115,84

• 10% des salariés gagnent maximum 1.945e par mois.

Juillet

113,82

112,86

112,67

118,09

116,61

116,15

Août

113,89

112,94

112,82

117,99

116,49

116,38

• 50% des salariés gagnent moins de 2.639e par mois.

Septembre

114,25

113,29

112,96

118,31

116,73

116,57

Octobre

114,41

113,46

113,14

118,49

116,96

116,7

Novembre

114,55

113,55

113,31

118,96

117,4

116,9

Décembre

115

113,84

113,54

• 10% des salariés gagnent au moins 4.474e par mois.

En novembre, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 3,85 % par rapport au mois d’octobre (3,39 pour et l’indice santé). C’est le niveau le plus élevé depuis le début de l’année.

Les salaires de jeunes sous pression à cause de la crise économique Personne ne s’étonnera d’apprendre que le salaire augmente avec l’âge. Ainsi, les salaires moyens des jeunes de moins de 20 ans sont inférieurs de 58% à la moyenne nationale. Le point d’inflexion se situe à 37 ans. Avant cet âge, les travailleurs gagnent globalement moins que la moyenne nationale tandis qu’au-delà de cet âge, les

personnes perçoivent en règle générale un salaire plus élevé. Ainsi, le salaire des travailleurs de la tranche d’âge 60 ans et plus dépasse de 25% la moyenne nationale. Les jeunes perçoivent non seulement les salaires les plus bas mais sont aussi les principales victimes de la crise économique et finan-

cière. Tandis que le salaire moyen a progressé sur base annuelle de 3,1%, les travailleurs de moins de 20 ans ont vu leur salaire baisser de 1,3%. Le salaire nominal a aussi stagné dans la catégorie des 20-24 ans. D’un point de vue financier, 2009 aura donc été une année difficile pour les nouveaux entrants sur le marché du travail.

Les produits qui expliquent cette hausse sont: les carburants liquides (+0,055pt), les légumes frais (+0,095pt), les carburants auto (+0,055pt), les voyages à l’étranger (+0,05pt), les fleurs coupées (+0,025pt), le pain et les céréales (+0,02pt). Les prix des voitures (-0,05pt) et des villages vacances (-0,025pt) ont par contre baissé. Selon les prévisions du Bureau du Plan, l’indice-pivot de 117,27 sera dépassé en janvier. Cela entraînera une hausse de 2 % des allocations sociales. Le dernier dépassement de l’indice remonte à avril dernier.

Rédaction: Syndicats - 42 rue Haute, 1000 Bruxelles Nicolas Errante: rédacteur en chef - Tél.: 02/506.82.44 Aurélie Vandecasteele: journaliste. Tél.: 02/506.83.11 E-Mail: syndicats@fgtb.be

4.250

3.750

3.250

2.750

2.250

1.750 <20

20-24

25-29

30-34

35-39

40-44

45-49

50-54

55-59

>= 60

Secrétariat: Sabine Vincent - Tél.: 02/506.82.45 Service abonnements: 02/506.82.11


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ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

Une crise qui fait du mal aux femmes

©istockphoto_guenterguni

Une journée d’échange sur le thème «Femmes et crises, Ici et ailleurs» s’est déroulée à Amazone récemment, coordonnée par le collectif de la Marche Mondiale des Femmes. L’occasion d’entendre des expériences de femmes du monde entier, spécialistes ou simples victimes de la crise, qui se battent pour faire tomber les clichés et inégalités. En Belgique, en Europe, dans le monde, les femmes subissent la crise de plein fouet: perte d’emploi, réduction de leurs heures de travail, elles se débrouillent pour «joindre les deux bouts».

Dans le monde, des femmes victimes de la crise Partout dans le monde, les femmes subissent les conséquences de la crise. Plus encore dans les pays en développement, où le statut de la femme reste précaire, malgré son rôle essentiel dans la société. Ellen Verrijt, responsable de programme pour l’Amérique latine au sein de Solidarité mondiale, nous en parle.

«Traditionnellement, le «paquet de tâches» n’est pas réparti équitablement. Celui des femmes est plus important. C’est toujours à elles de marcher des kilomètres pour aller chercher l’eau, le bois. C’est le cas en Inde, en Tanzanie ou ailleurs. Les femmes jouent un double rôle: celui d’amener des revenus, mais aussi de prendre soin de la famille.» Cela vaut plus encore dans les pays en développement. «Elles ont les jobs les plus vulnérables, souvent dans les circuits informels, où il existe peu de possibilités de contrôle des conditions de travail, et où le travail syndical est très compliqué. Par ailleurs de nombreuses femmes perdent leur job pour avoir mené une activité syndicale.» La crise a aggravé cette situation. Les femmes ont été les premières à perdre leur emploi, et à se retrouver dans ces circuits où la régulation est impossible. Les jeunes femmes sont les plus touchées. «Moins d’investissement dans le service public signifie un frein à l’éducation des jeunes filles. Elles n’entrent pas dans le processus de transition entre travail manuel et mécanique, car il reste un très gros écart entre garçons et filles au niveau de l’apprentissage des technologies. Sans formation, ces filles deviennent interchangeables sur le marché de l’emploi. Beaucoup d’entre elles sont mises au travail dès l’enfance, et le taux de mortalité avant 5 ans est en hausse.» De nombreuses associations mènent des campagnes contre la privatisation des services et pour une valorisation du travail et du salaire des femmes dans les pays du Sud. «Ce ne sont pas eux qui ont fait la crise, mais ils la subissent plus qu’ailleurs.» http://www.solmond.be/

> FATOULA IOANNIDIS FAIT LE POINT SUR LA SITUATION DES FEMMES EN GRÈCE

La jeune génération n’a plus d’espoir «Quand on entend parler de la crise économique en Grèce, on entend dire que les gens sont fainéants, qu’ils l’ont cherché, que la Grèce avait trop de fonctionnaires. Ca suffit. Il y avait 14% de fonctionnaires en Grèce, c’est deux fois moins qu’en Suède, qui est un pays que tout le monde prend en exemple. Il faut arrêter de stigmatiser les fonctionnaires. 150 000 d’entre eux ont été licenciés. Principalement des femmes. Le secteur des soins de santé, cruellement en manque de matériel, pénalise également les femmes. Neuf dispensaires ont par exemple fermé leurs portes dans le pays. Outre les pertes d’emploi que cela engendre, cela pose des difficultés pour les accouchements, les soins aux enfants, etc. Citons également le fait que de nombreuses femmes ont subi des pertes de revenu, par exemple en raison d’un passage imposé au temps partiel. Les femmes grecques gagnent en moyenne 29e par jour à l’heure actuelle… Certaines se tournent vers la prostitution pour survivre. Les plus touchées sont les jeunes. Plus de 50 000 jeunes ont quitté la Grèce depuis le début de la crise. Le chômage des femmes de moins de 29 ans atteint les 30%. La jeune génération n’a plus d’espoir…»

Le «Paquet de tâches» des femmes et des jeunes filles, dans le monde, est toujours énorme, et leur travail n’est pas valorisé. La crise, qui a causé la perte de nombreux emplois, a ouvert la porte a plus de précarité encore.

Au travail ou à la maison, quel avenir? En cercle, des femmes belges ou vivant en Belgique, de toutes origines et de toutes conditions, expliquent leur quotidien, leurs craintes pour leur avenir, leurs regrets. Entre celles qui «sont restées à la maison» pour élever leurs enfants, et celles qui ont dû trimer toute leur vie pour finalement avoir une pension modeste, on s’interroge… Quel est le «bon» schéma pour concilier au mieux travail et vie privée, et s’assurer un revenu suffisant pour nourrir la famille? Un débat entre femmes, en toute simplicité, n’a pas permis de tirer des conclusions claires. Une dame, la trentaine, tente de tout mener de front: carrière, enfants, action syndicale. «Je pars à 8h du matin, je rentre à 18h30. Le soir, comme je m’investis dans un syndicat, j’ai parfois encore du travail, et je subis cette frustration de ne pas voir suffisamment mes

enfants. Hier, par exemple, je ne les ai pas vus. J’ai peur que bientôt, mes enfants me disent «stop». On se sent coupable de trop travailler, de s’investir, et l’on subit la pression de la génération de nos mères, qui nous dit «ce que tu fais, ce n’est pas bien»». Dans un schéma opposé, une autre personne s’inquiète également pour l’avenir. «Je n’ai jamais travaillé, j’ai élevé mes enfants et mes petits-enfants. Je dirige en parallèle une asbl. Mais aujourd’hui, s’il arrivait quelque chose à mon mari et que par malheur il n’avait rien mis de côté pour moi, je ne sais pas ce que je ferais. Peut-être que je devrais faire mon petit baluchon et retourner en Afrique? Je ne sais pas.» Une troisième s’exprime. «J’ai 52 ans, j’ai travaillé toute ma vie, à temps plein, comme nettoyeuse. J’ai un petit salaire, mais je n’aurais pas pu faire autre chose car je ne suis pas qualifiée. Plus tard j’aurai une petite pension, peut-être pas beaucoup plus élevée que quelqu’un qui n’a jamais travaillé. Alors qu’est-ce qu’il faut faire?»

• À l’échelle mondiale, le taux de participation des femmes au marché du travail est resté stable pendant les deux décennies allant de 1990 à 2010, alors que celui des hommes a régulièrement diminué sur la même période; • l’écart entre sexes pour ce qui est de la participation à la population active reste important pour toutes les catégories d’âges, à l’exception de celle des jeunes adultes. • Les femmes sont principalement et de plus en plus employées dans le secteur des services. • L’emploi vulnérable – travail pour compte propre et collaboration à l’entreprise familiale – est très répandu dans de nombreux pays d’Afrique et d’Asie, en particulier chez les jeunes femmes. • Le secteur informel est une source d’emploi importante pour les femmes comme pour les hommes dans les régions moins développées, mais surtout pour les femmes.

Le secteur du nettoyage, très touché Dominique Fervaille, permanente syndicale FGTB en charge du secteur du nettoyage, évoque une profession où la crise a durement frappé. Car c’est bien souvent le budget nettoyage qui a été rogné en premier, au début de la crise, dans les entreprises. «Depuis 2008, environ 2000 emplois ont été perdus dans le secteur, en plus des réductions d’horaire. Prenons l’exemple de la KBC, qui a fait le choix de faire nettoyer ses bureaux une fois par semaine plutôt que tous les jours. Ca fait 80% de volume horaire en moins. Sur les chantiers, la situation est difficile. Travail à temps partiel, travail en soirée. Il y a énormément de dames qui sont absentes de la maison le soir et qui de plus ne peuvent bénéficier d’un temps plein. C’est un secteur où la concurrence est rude, où le travail au noir reste très présent.

Par ailleurs, les mesures sur la pension et prépension sont très inquiétantes : le fait d’augmenter l’exigence de carrière va particulièrement toucher les femmes.»

• La ségrégation professionnelle et l’écart salarial entre les sexes sont une constante dans toutes les régions. • L’emploi à temps partiel est répandu chez les femmes dans la plupart des régions plus développées et dans quelques-unes moins développées, et il progresse presque partout, tant pour les hommes que pour les femmes. • Les femmes consacrent au moins deux fois plus de temps aux tâches domestiques que les hommes et, lorsque l’ensemble du travail – rémunéré ou non – est pris en compte, on voit que les femmes travaillent plus longtemps que les hommes. Source: Rapport de la CSI: Vivre dans l’insécurité économique: les femmes et le travail précaire, http://www.ituc-csi.org/IMG/pdf/Women_8_ march_FR.pdf, 2011


UNION BELGE DES OUVRIERS DU TRANSPORT

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

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UBOT-FGTB: le moteur derrière le lancement de la campagne de prévention: «Gaz toxiques, ne vous laissez pas surprendre!» Le mercredi 30 novembre, la campagne de sensibilisation «Gaz toxiques, ne vous laissez pas surprendre!» a été mise sur les rails. C’est grâce à l’UBOT que cette campagne a vu le jour.

troubles du système nerveux central, dans des cas extrêmes elles peuvent même causer la mort. L’UBOT a porté cette problématique sous l’attention avec une journée d’étude et a placé le sujet par la suite à l’ordre du jour de la Commission paritaire. Sous la pression unilatérale de l’UBOT, une CCT gaz

toxiques a été conclue au sein du secteur le 13 septembre 2010. Dans cette CCT il a été stipulé que la problématique ne doit pas seulement être reprise dans le Plan annuel d’Action, mais qu’elle doit en plus faire l’objet d’une campagne de sensibilisation. Lors de la conférence de presse, à l’occasion du lancement du site web www.gaztoxiques.be , Frank Moreels a pris la parole pour les organisations syndicales et JeanClaude Delen de Febetra a parlé au nom des employeurs. Entretemps, tous les travailleurs du transport routier et de la logistique ont reçu dépliant à ce sujet dans leur boîte à lettres.

• Environ 1 conteneur sur 5 qui entre dans nos ports contient des gaz toxiques. • 95% des conteneurs ne sont pas ou pas suffisamment étiquetés. • Les affections qui touchent le personnel du secteur du transport et de la logistique peuvent être très sérieuses : allant de maux de tête et d’envie de vomir jusqu’à des pertes de mémoire et de graves

Nous sommes contents et fiers du résultat de nos efforts maintenus dans ce dossier.

Tous les chauffeurs de taxi sont les bienvenus chez l’UBOT Déjà depuis quelque temps, l’UBOT est active sur le terrain des taxis. Ces derniers temps, les propagandistes de l’UBOT ont été signalés également aux stations de taxis à Bruxelles et à Zaventem et cela sur une base régulière. Une réunion générale a eu lieu à Bruxelles, le 24 novembre 2011, avec les chauffeurs de taxi-mêmes, avec Philippe Van Mulder, Secrétaire général de la FGTB bruxelloise, Frank Moreels et Sandra Langenus, respectivement Secrétaire fédéral et régional de l’UBOT-FGTB. 15 chauffeurs sont venus faire part de leurs préoccupations. Les oreilles nous ont tinté lorsque que

nous avons appris leurs histoires! Des chauffeurs qui doivent payer pour utiliser leur taxi (forfait location), des fiches salariales qui ne sont pas correctes, des sociétés non-autorisées qui font foirer le marché, des amendes excessives qui sont infligées pour des noncontraventions… Epouvantée, l’UBOT engagera la lutte contre la situation intolérable dénoncée par les chauffeurs en question. Entretemps, une lettre a déjà été adressée au procureur du Roi afin d’aborder la problématique des amendes de circulation. Non seulement les chauffeurs se plaignent du fait que celles-ci sont infligées trop facilement (en tout

cas plus facilement qu’aux autres usagers de la route) et pour des contraventions futiles. Les amendes concernées représentent en fait une forme de saisie sur le salaire… Et si on sait que bon nombre de chauffeurs ne gagnent que le salaire minimum… Mais l’UBOT ne manquera pas d’interpeller également les autorités politiques bruxelloises. Ce secteur a besoin d’une régularisation intensive. Les chauffeurs ont droit au RESPECT ! Le secteur de taxis bruxellois rencontrera l’UBOT sur sa route!

Jean-Marie Lamarque L’UBOT est en deuil. Nous avons perdu un ami, un militant, un camarade. Le jeudi soir 1er décembre Jean-Marie nous a quittés. Une opération au cœur a échoué. Il laisse l’UBOT en choc. Nous ne trouvons pas les mots pour exprimer nos sentiments. Dans les pensées des affiliés UBOT, des militants et du personnel il continuera pourtant à vivre. Nous nous souviendrons toujours de lui comme un travailleur patient pour la bonne cause. Pour la cause de l’UBOT, de la FGTB, du socialisme. Jean-Marie n’était pas un «m’as-tu vu». Mais il était toujours sur la brèche pendant chaque action syndicale. Lorsqu’on avait besoin de lui, il était toujours là. Jean-Marie était un exemple pour bon nombre d’entre nous, personne ne connaissait mieux que lui le secret de partager la chaleur humaine. Toujours calme, toujours disposé à écouter et à venir en aide. Commémorons Jean-Marie avec les paroles d’une chanson qu’il aimait beaucoup et que bon nombre d’entre nous ont chantée avec lui: «Compagnon de colère, compagnon de combat Toi que l’on faisait taire, toi qui ne comptais pas Tu vas pouvoir enfin le porter, le chiffon rouge de la liberté Car le monde sera ce que tu le feras Plein d’amour de justice et de joie» (Le chiffon rouge - M. Fugain) C’était ton rêve, Jean-Marie, il restera également notre rêve.

Primes syndicales 2011 Transport & Logistique Voici un aperçu des primes syndicales payées dans les divers secteurs.

Vous travaillez dans le secteur du transport de choses ou de la logistique? Au cours du mois de décembre 2011 vous recevrez un formulaire prime syndicale de la part du Fonds social Transport. A l’aide de ce formulaire vous pourrez obtenir le paiement de la prime syndicale 2011 qui s’élève à 130,00e.

Vous travaillez dans le secteur des déménagements? A partir de janvier 2012 vous pourrez vous présenter à un secrétariat UBOT pour obtenir votre prime syndicale 2011 qui s’élève à 125,00e.

Vous travaillez dans le secteur des taxis? A partir de janvier 2012 vous pourrez vous présenter à un secrétariat UBOT pour obtenir votre prime syndicale 2011 qui s’élève à 125,00e.

Vous travaillez dans le secteur de l’assistance aux aéroports? A partir de fin décembre 2011 vous recevrez un formulaire prime syndicale de la part du Fonds social. A l’aide de ce formulaire vous pourrez obtenir le paiement de la prime syndicale 2011 qui s’élève à 130,00e.

Vous travaillez dans le secteur du commerce de combustibles? Au cours du mois de décembre 2011 vous recevrez un formulaire prime syndicale de la part du Fonds social Commerce de Combustibles. A l’aide de ce formulaire vous pourrez obtenir le paiement de la prime syndicale 2011 qui s’élève à 130,00e.

Vous travaillez dans le secteur des autobus et autocars? Vous devrez attendre jusqu’au printemps 2012 pour recevoir une carte de légitimation du Fonds social Bus et Cars. A l’aide de cette carte vous pourrez obtenir le paiement de la prime syndicale. A la sortie de la présente édition de Syndicats, le montant de cette prime n’était pas encore connu.

L’UBOT vous souhaite de joyeuses fêtes


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SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

> 20 JEUNES ONT PARTICIPE AU BALKAN ACADEMY

> POINT DE VUE

Le dialogue social doit partir de zéro

Double vol

Pour la deuxième fois consécutive, une vingtaine de jeunes syndicalistes des Balkans se sont réunis à l’invitation du Balkan Academy, une initiative de la Centrale Générale de la FGTB. Les participants venaient de la Bulgarie, la Macédoine, la Roumanie et la Croatie où se déroulait la rencontre.

Pension anticipée à 62 ans. Etre disponible sur le marché du travail jusqu’à 60 ans. Prépension uniquement après 40 ans de carrière et à 60 ans. Prépension dans les entreprises en difficultés ou en restructuration après 55 ans. Suppression de la prépension à mi-temps. Crédit-temps et aménagement de fin de carrière fortement limités. Diminution des périodes assimilées pour la pension. Ce sont-là les plans du nouveau gouvernement. En gros, ça signifie que nous allons tous travailler quatre ans de plus. Le tout accompagné de coupes impitoyables dans les indemnités de chômage. Tout cela doit permettre de mettre plus de gens au travail. C’est ce que prétend le nouveau gouvernement. Mais toute cette démolition sociale ne créera pas plus d’emplois. Pas un seul job en plus ne sera créé de cette manière. Donc, ces plans servent à tout autre chose. Cela, les travailleurs ne l’ont que trop bien compris. Ils étaient 80.000 dans les rues ce 2 décembre à Bruxelles et des milliers le 7 décembre à Liège. Avec ces interventions néolibérales, les travailleurs seront tout bonnement moins chers. Il est là le but. Sous couvert de mesures de crise. En diminuant le nombre de prépensions, vous envoyez plus de travailleurs plus âgés au chômage. En réduisant sensiblement les allocations de chômage, vous plongez plus de demandeurs d’emploi au minimum vital. Bref au CPAS. Et en rognant sur les périodes assimilées pour la pension, vous envoyez plus de gens à la pension avec une allocation plus basse. C’est du vol. C’est la protection sociale que l’on vole. On vole des revenus. D’ailleurs, ça va encore beaucoup plus loin. Moins de prépensions et allongement des carrières, cela signifie qu’il ne reste pratiquement plus rien pour rendre le travail plus supportable, pour maîtriser le stress et les métiers lourds, pour rendre la combinaison travail et vie privée plus harmonieuse. Pénibilité du travail? Jamais entendu parler. Ce n’est pas du vol, c’est du double vol. On vole aussi la santé et le bien-être. On vole aussi la qualité de vie. Ce qui nous attend maintenant est bien pire que le pacte des générations d’il y a 6 ans. Toutes les promesses d’alors sont tout simplement balayées d’un revers de main. En effet, il n’y a pas d’évaluation sérieuse de ce pacte des générations. Le gouvernement décide, sans aucune concertation. En tout cas sans entendre les syndicats. En effet, nous devrions nous taire. Nous devrions déjà être contents que l’index soit préservé. Mais tandis qu’on nous tient ces propos, les libéraux et les employeurs réattaquent déjà le système. Nous avons donc plus intérêt à ne pas nous taire et à ne surtout pas nous estimer heureux. Nous devons mener des actions. Lors des grandes manifestations, un vieux slogan a été à nouveau scandé: «Ce n’est qu’un début, continuons le combat». A juste titre.

(7 décembre 2011)

Les thèmes abordés lors de ces 3 jours de rencontre doivent permettre aux jeunes syndicalistes d’améliorer leur travail syndical journalier et de rendre leur syndicat plus attractif. Car 20 ans après la Chute du mur de Berlin, les nouveaux syndicats éprouvent encore toujours des difficultés à construire des structures et recruter des membres. Une des particularités héritées des anciens régimes est que la cotisation syndicale est directement prélevée sur le salaire. Le travailleur doit donc informer sa direction qu’il est syndiqué. Il existe aussi encore beaucoup de petits syndicats d’entreprises qui collaborent

Sam Hägglund, secrétaire général de la Fédération européenne du

Les organisations présentes lors de ce séminaire étaient: CFU (syndicat croate des forêts), SGH (syndicat croate de la construction), NLF (syndicat bulgare de la chimie), Petrom-Energie-SNPE (syndicat roumain du pétrole) et SIDEMK (syndicat macédonien du bois, des forêts et de l’énergie).

Le système mis en danger Le monde des ALE, agences locales pour l’emploi, est dans la tourmente depuis la publication en octobre dernier d’un Arrêté Royal visant à prélever les réserves financières des ALE. Une mesure qui a pour objectif de rapatrier 55,5 millions d’euros dans les caisses de l’Etat. En tant que Centrale Générale de la FGTB, nous sommes particulièrement scandalisés par cette décision injuste qui ne touche que l’acteur public, épargnant les entreprises commerciales de titresservices. Plus encore, nous sommes inquiets sur la situation future du secteur. En effet, que nous réserve l’avenir si la qualité des emplois ne constitue plus une priorité politique?

Qualité d’emploi Alain Clauwaert Président

Les participants ont manifesté le besoin d’en apprendre d’avantage sur les outils de négociation et de dialogue mis en place par notre syndicat en Belgique. Pour eux, le dialogue social doit partir de pratiquement zéro. La législation sociale y est boiteuse. Les organisations syndicales sont à peine reconnues comme des interlocuteurs à part entière. Elles n’ont que très peu de moyens pour fonctionner. Quant aux fédérations patronales, elles ne sont pas ouvertes à la démocratie sociale.

bois et du bâtiment, a conclu le séminaire en rappelant quelques domaines clés de l’Europe sociale. «Malgré les problèmes tels que les inégalités salariales au sein de l’UE, le retour du chômage de masse, les glissements politiques vers la droite, le niveau européen est plus que jamais indispensable. Nous devons essayer de maintenir l’Europe sociale».

> AGENCES LOCALES POUR L’EMPLOI

En Belgique, les ALE occupent près de 12.000 travailleurs titres-services. Le système est subventionné de la même manière que celui des titres-services. Et aujourd’hui, seules les ALE sont visées pas cette mesure pour le moins discriminatoire.

Paul Lootens Secrétaire général

très peu entre eux. Enfin, seuls les travailleurs actifs peuvent s’affilier à un syndicat.

D’autant plus que sur le terrain, nous constatons que la qualité des emplois en titres-services est

généralement supérieure dans les ALE par rapport aux entreprises commerciales. Plusieurs facteurs ont une influence positive comme le fait d’être actif sur le plan communal qui diminue le temps de déplacement vers les clients on encore le but non lucratif des ALE qui favorise la qualité de l’emploi et diminue la pression sur les salaires et les conditions de travail. Les ALE sont aussi particulièrement attentives à la formation de leurs travailleurs. Pour Eric Neuprez, secrétaire fédéral en charge du secteur, la ponction sur les réserves des ALE est une solution dangereuse pour l’équilibre du secteur: «Pour bon nombre d’ALE, ces réserves permettent de faire face au coût total du personnel lorsqu’il ne bénéficie plus d’aides à l’embauche. Grâce à ces réserves, les travailleurs bénéficient notamment d’une plus grande stabilité d’emploi et de meilleures conditions de travail. Ajoutez à cela une fidélisation de la relation entre les clients et les travailleurs et un réel souci de formation du personnel.»

Une mesure discriminatoire Les conséquences de cette mesure seront multiples et varieront d’une agence locale à l’autre. Mais il semble d’ores et déjà évident qu’aucune agence locale ne sortira indemne si la mesure devait être maintenue et appliquée comme telle. Une première manifestation a eu lieu le 25 novembre dernier à Liège. L’objectif était de sensibiliser les partis traditionnels sur la question. L’occasion de demander au gouvernement de revoir sa copie et de proposer un nouveau modèle de prélèvement sur l’ensemble des entreprises. Nous souhaitons que ce modèle prenne en compte la qualité des emplois proposés. Enfin, nous réitérons notre demande de révision du système de subventionnement des titres-services pour atteindre un système qui favorise les emplois de qualité et empêche l’accumulation de bénéfices au profit de privés. Au vu du manque de réactions du monde politique, on peut d’ores et déjà annoncer que d’autres actions seront organisées dans les jours et semaines à venir. Nous vous tiendrons informés.


DOSSIER

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SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

BUDGET ET "RÉFORMES STRUCTURELLES" LE PROJET D’ACCORD INTERPROFESSIONNEL 4 P AG

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> EDITO

Au-delà du soulagement, la colère Ouf! Après 535 jours de crise, la première réaction de tout un chacun ne peut être que le soulagement. On a un accord institutionnel et on peut espérer ne plus entendre parler de BHV pendant quelques années. On a évité la partition du pays, en tout cas dans l’immédiat. Et même si elle va vociférer de plus belle, on a mis la N-VA au coin pour un moment.

naces de grève? Il faut être irresponsable pour menacer les fragiles équilibres obtenus à l’arraché après des mois et des mois de négociations et de guerre des tranchées…

Ouf! On a un gouvernement pour tenir la barre dans la tempête. Le risque d’une nouvelle dégradation de la notation de la Belgique s’éloigne un peu, surtout après le succès de l’emprunt d’Etat qui a envoyé un message clair aux prêteurs institutionnels: «vous n’êtes pas les seuls sur le marché. L’épargne privée peut vous concurrencer. Arrêtez de nous racketter…».

Si nous protestons, c’est que l’emballage ne nous suffit pas. Passées les premières réactions dictées par la lassitude, le découragement ou l’inquiétude, il faut maintenant se pencher sur ce qu’il y a dans le paquet. Et notre constat c’est qu’on a fait des cadeaux aux partis libéraux et aux intérêts qu’ils représentent. On n’a par contre pas fait de cadeaux aux travailleurs, ni même aux classes moyennes que les libéraux prétendent défendre. C’est que les «réformes», du chômage, des prépensions, des pensions… ne sont pas des réformes mais de reculs sociaux et sociétaux.

Ouf! Le risque d’une sanction européenne s’éloigne aussi, même si le prix à payer est la soumission aux «recommandations» de l’Europe, à savoir un plan d’austérité et des «réformes structurelles» purement idéologiques dans le domaine des pensions, du chômage, des services publics. Ouf! On n’a pas touché à l’index, ni à l’âge de la retraite à 65 ans. Motif supplémentaire de satisfaction pour une partie du peuple de gauche et en particulier les francophones: on a pour la première fois depuis 38 ans un Premier ministre socialiste et francophone de surcroît bien que mauvais bilingue… Irresponsables? Dans un tel contexte de crise, que demander de plus à la vie? Pourquoi cette agitation, ces manifestations, ces me-

C’est ce qu’on nous dit: nous sommes «irresponsables», «inconscients de la gravité de la situation», «conservateurs, sourds à toute réforme».

Alors oui, il fallait un Gouvernement. Oui il faut assainir les finances publiques et réduire la dette. Nous ne contestons pas le principe. Nous contestons la manière. Nous dénonçons l’injustice des mesures qui pèseront sur les travailleurs, sur les chômeurs, sur les pensionnés, sur les jeunes, sur les malades, sur les travailleurs des services publics et sur les services au public. La marque bleue Nous contestons la logique libérale qui a prévalu au cours des négociations et qui consiste à tailler des croupières dans les budgets de l’Etat et de la sécurité sociale pour réduire la contribution des revenus du capital. Nous contestons l’idée même que le bud-

get est «équilibré». Car ce n’est pas parce qu’on met la balle au centre que l’équilibre est atteint. Ce n’est pas parce que «tout le monde va payer» que c’est juste. Le budget aurait été équilibré s’il avait mis à contribution de manière plus significative d’abord les responsables de la crise: les banques. S’il avait réellement mis à contribution les grosses fortunes, les revenus du capital au-delà de quelques pourcents de précompte. S’il avait osé aller plus loin dans la taxation de la rente nucléaire. S’il avait mis le holà aux intérêts notionnels qui coûtent et ne rapportent rien. S’il avait osé s’attaquer résolument à la fraude fiscale au lieu de se contenter du dixième des recettes potentielles qu’elle pourrait engendrer. Moins pire mais mauvais Au lieu de cela, on pique des milliards à la sécu. Sous couleur de réforme, - et même si cela ne rapporte au budget que des clopinettes - on pénalise les chômeurs, les jeunes sans emploi tout en sachant que les perspectives d’emploi vont encore se réduire vu les prévisions de récession. On ferme les portes de sortie des travailleurs âgés avec un Pacte des générations «bis» mais trois fois plus salé que le premier. On sème dans le budget des mesures qui passent inaperçues mais qui coûteront aux ménages ordinaires, ces «classes moyennes» qui travaillent. Et encore ne faut-il pas oublier le report sur les Régions et Communautés non

seulement de leur part d’austérité mais de la réduction de moyens qu’entraînera le transfert de certaines compétences sans l’intégralité des moyens qui vont avec. Alors, non. Nous ne sommes pas irresponsables. Nous disons que le budget n’est pas équilibré. Qu’il n’est pas juste. Pire: qu’outre l’appauvrissement des plus faibles qu’il induit, ce budget d’austérité hypothèque même toute relance de l’emploi et nous enfoncera encore un peu plus dans la crise, même s’il est moins pire que les budgets d’austérité adoptés chez la plupart des pays de la zone euro. Que l’on s’en prenne plutôt aux vrais irresponsables: les spéculateurs, les banques et les agences de notation. La dérégulation, les privatisations les ont déchaînés. La cupidité et l’appât du gain les ont aveuglés. C’est à eux que l’on doit les inégalités croissantes et la montagne de la dette à laquelle nous sommes confrontés. Anne Demelenne Secrétaire générale

Rudy De Leeuw Président


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DOSSIER

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

BUDGET ET «RÉFORMES STRUCTURELLES»

LE PROJET D’ACCO

Qu’est ce qui vous attend? JE SUIS JEUNE & JE CHERCHE UN EMPLOI Je reste chez papa et maman plus longtemps

J’AI UN EMPLOI & J’AI PLUS DE 50 ANS On ne touche pas à l’index…

Le stage d’attente, c’est-à-dire la période qui suit la fin des études et l’inscription comme demandeur d’emploi jusqu’aux premières allocations de chômage devient «stage d’insertion professionnelle» et passe de 9 mois à 12 mois. Pendant cette période, et dès le 1er mois d’inscription comme demandeur d’emploi , il faudra faire la preuve d’une recherche active d’emploi et repasser au contrôle tous les 4 mois. • Si mes efforts sont jugés insuffisants, je n’aura pas droit à une allocation d’attente. • Si je reçois l’allocation d’attente, les contrôles de recherche d’emploi continueront. • En cas d’évaluation négative, l’allocation sera suspendue pendant 6 mois. • L’allocation d’attente est limitée à 3 ans mais ce délai pourra être prolongé si on a travaillé 156 jours les 2 dernières années. • Après l’âge de 33 ans: plus d’allocation d’attente.

On ne touche pas à l’indexation des salaires. Ouf. Avec 3, 85% d’inflation, et au prix de l’énergie et des carburants, ça aurait pu faire très mal….

… Mais ce n’est que partie remise L’OpenVLD (libéraux flamands) et patronat continuent de réclamer la «réforme» de l’indexation automatique pour satisfaire aux recommandations de l’Europe et comprimer les salaires. La Banque nationale prépare une étude – que personne ne lui a demandée – pour explorer les pistes d’une réforme.

Je bénéficie d’un petit coup de pouce fiscal… Le minimum exonéré d’impôt (6.830 euros en 2011) sera augmenté de 200 euros à partir de 2013 pour les revenus imposables jusqu’à 24.410 euros/ an. Cela me donnera un avantage fiscal d’environ 50 euros par an.

Mais je paierai plus cher…

Prépensions en voie d’extinction

• ma nouvelle petite voiture: les primes pour les voitures propres sont supprimées à moins que les Régions ne les reprennent à leur compte; • le tabac et l’alcool dont les accises sont relevées, mais pas sur la bière et le vin. Ouf! • la TVA sur les frais de notaires et d’huissier ( 21% au lieu de 6%); • la TVA sur mon abonnement à la télé numérique (21% au lieu de 12%); • les titres services si je m’en sers: 8,5 euros au lieu de 7,5 mais la déductibilité est maintenue; • les travaux d’isolation et d’économies d’énergie vu que la déduction fiscale disparaît; • la voiture de société dont je dispose: la moitié des économies seront à charge de l’utilisateur.

Le Pacte des Générations, c’était de la petite bière à côté des «réformes structurelles» que nous prépare notre nouveau gouvernement. Les nouvelles conditions de carrière rendent les prépensions de plus en plus inaccessibles.

Mes possibilités d’interruption de carrière se réduisent

Type de prépension

Aujourd’hui (2012)

A l’avenir

Conditions de carrière

Age et condition de carrière

A 58 ans

38 années de carrière

Nouvelles CCT directement ou à partir de 2015: - âgé 60 ans, - carrière 40 ans. Evaluation fin 2014 pour éventuellement passer à 62 ans à partir de 2020.

A 60 ans (CCT 17)

35 années de carrière (H) 28 années de carrière (F) augmentation progressive à 35 années en 2028

A partir de 2015: - carrière 40 ans, - phase transitoire pour les femmes. Evaluation fin 2014 pour éventuellement passer à 62 ans à partir de 2020

A 58 ans CCT anciennes (métal, etc.)

38 années de carrière, relèvement progressif

Spéciales à 56 ans: CCT construction, travail en équipes,

40 années de carrière Prorogation possible avec AIP ou – faute d’AIP – éventuellement par le gouvernement

A partir de 2015: - âge 60 ans, - carrière 40 ans.

• même si j’ai de très bonnes raisons d’ordre privé d’interrompre ma carrière ou de réduire mes prestations, je ne pourrai prendre un crédittemps «sans motif» que si j’ai 5 ans de carrière derrière moi et 2 ans dans l’entreprise. Mon crédit temps sera limité à un an équivalent temps plein (ETP), donc 2 ans à mi-temps, 3 ans à 1/3 temps … 5 ans à 1/5 temps. Plus de prolongations possibles. • Je veux m’occuper de mon enfant ou je dois m’occuper d’un parent malade, je pourrai prendre un crédit-temps «thématique» mais limité à 3 ans (ETP).

J’ai intérêt à m’accrocher à mon boulot Je suis actif mais j’ai intérêt à ne pas perdre mon emploi parce que les «mesures chômage» me concernent directement. Les allocations de chômage étaient déjà dégressives dans le temps. Elles le seront plus vite et plus fort pour retomber sur le minimum ou le forfait, selon le statut (chef de ménage, isolé ou cohabitant). (Voir «Le chômage en peau de chagrin») Cette dégressivité ne concerne pas:

Entreprises en difficulté > 50 ans

25 années de carrière

A partir de 2012: - 52 ans - puis chaque année + 6 mois, jusqu’à 55 ans en 2018 25 années de carrière

Restructuration > 52 ans

25 années de carrière

55 ans 25 années de carrière

- les personnes qui ont travaillé minimum 20 ans aujourd’hui. Cette condition de 20 ans de carrière sera augmentée d’1 an par an, pour arriver à 25 ans en 2017. - les chômeurs cohabitants avec charge de famille et les isolés qui ont plus de 55 ans, - les chômeurs temporaires et les chômeurs à temps partiel.

J’AI UN EMPLOI & J’AI

Je vais devoir atten pour souffler un pe

J’espérais pouvoir lever un peu le pie grâce au crédit temps dit «d’atterrissa il faudra attendre 55 ans au lieu de 50 Si je prends un tel crédit-temps, je rec prépension.

Je peux quasiment d à la prépension

• A partir de 2015, l’âge de la prépensio si j’ai mes 40 ans de carrière. • La prépension à 60 ans (CCT17) reste de 2020 et il faudra aussi 40 ans de c • Je travaille dans le métal ou le bâtime 57 ou 58 ans vont disparaître. Il n’y a

Et si mon entrepris

- On ne pourra me proposer une prépe je ne retrouve pas de travail, je n’aur d’âge avant 55 ans.

Et si mon entrepris

- On ne pourra me proposer une prép pas de travail, je n’aurai que le chôm ans. (Voir «Prépensions en voie d’ex

Ma prépension fera ma pension future

Mes périodes de prépension comptero mais elles ne seront assimilées que su base du dernier salaire gagné. Ma pen Une exception est faite pour les prépen ou en restructuration ou la prépension moyennant 40 années de travail.

Je ne pourrai pas pr ma pension de sitôt

• J’espérais prendre une pension anti que si j’ai 40 ans de carrière au lieu

• J’aurai mes 40 ans de carrière en 20 faudra 42 ans de carrière pour pren anticiper ma pension à 61 ans si j’ai 4 ans de carrière. (Voir «La retraite s’é

Peu m’importe, je veux travailler pl

J’ai la forme, un métier passionnant continue à travailler. - Le bonus pension, c’est-à-dire le supp 62 ans sera amélioré. - Si je travaille au-delà de 65 ans, ma années compteront: pas seulement l - En plus ma pension éventuelle du 2è


DOSSIER

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

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ORD INTERPROFESSIONNEL

PLUS DE 50 ANS

ndre u

d en réduisant mon temps de travail age» 4/5ème ou mi-temps: désormais, 0 ans. cule d’autant mon éventuel droit à la

dire adieu

on à 58 ans passe à 60 ans. Et encore…

mais elle pourrait passer à 62 à partir carrière. ent ou en équipes: les dérogations à 56, aura plus que la prépension à 60 ans.

JE SUIS SANS EMPLOI & J’AI PLUS DE 50 ANS

La dégressivité des allocations de chômage Chef de ménage (évolution par trimestres - 15 ans de travail)

Je vais devoir attendre mon complément d’ancienneté Le complément d’ancienneté ne sera plus octroyé qu’à partir de 55 ans au lieu de 50 ans pour les nouveaux chômeurs.

Je serai contrôlé jusqu’à 58 ans et plus Le contrôle de disponibilité sera étendu aux chômeurs jusqu’à 55 ans en 2013 et 58 en 2016 et plus si les Régions le veulent.

Isolé

JE SUIS SANS EMPLOI & J’AI MOINS DE 50 ANS

e est en difficulté? La dégressivité des allocations pour moi aussi

ension qu’à 52 ans au lieu de 50 ans. Si rai que le chômage sans complément

e restructure?

pension qu’à 55 ans. Si je ne retrouve mage sans complément d’âge avant 55 xtinction»)

baisser

ont pour le calcul de ma future pension r la base du droit minimum et non sur nsion en sera légèrement diminuée. nsions en cas d’entreprises en difficulté n à 56 ans «carrière longue» c’est-à-dire

rendre ôt

icipée à 60 ans. Je ne pourrai le faire de 35 ans aujourd’hui.

016. Caramba. Encore raté! en 2016 il ndre sa pension à 60 ans. Je pourrai 41 ans de carrière ou à 62 ans si j’ai 40 éloigne»)

lus longtemps…

Je suis chômeur de longue durée. Sous réserve de confirmation dans les textes définitifs, la dégressivité (diminution chaque trimestre) des allocations de chômage me sera également appliquée à partir du 1er juillet 2012. Cohabitant

Je ne pourrai pas refuser un emploi à 60Km de la maison La notion d’emploi convenable est adaptée: distance 60km, quelle que soit la durée du déplacement. Refuser un emploi convenable sera adapté en fonction de l’âge et de la carrière.

Mes périodes de chômage feront baisser ma pension future Mes périodes de chômage compteront pour le calcul de ma future pension, mais si j’ai atteint la 3ème période chômage, elles ne seront assimilées que sur la base du droit minimum et non sur base du dernier salaire gagné. Ma pension en sera légèrement diminuée mais d’autant plus que j’ai chômé longtemps.

Aujourd’hui

JE SUIS PENSIONNÉ

a pension sera meilleure et toutes les les 45 meilleures années. ème pilier sera moins taxée.

Age min. de la retraite anticipée

60 ans

Condition de carrière min.

35 ans

Demain 2013

2014

2015

2016

60,5 ans

61 ans

61,5 ans

62 ans

38 ans

39 ans

40 ans

40 ans

42 à 60 ans / 41 à 61 ans / 40 à 62 ans

Ma pension va décrocher des salaires Il ne faudra plus attendre que patrons et syndicats s’accordent: les adaptations au bien-être seront automatiquement appliquées mais l’enveloppe globale pour toutes les allocations sociales sera amputée de 40%.

Je compte travailler pour arrondir mes fins de mois

et pas trop fatigant. Sauf malheur, je

plément de pension lié au travail après

La retraite s’éloigne

Pas de limite de revenu à condition d’avoir une carrière complète de 45 ans. Mais la réduction d’impôt pour revenu de remplacement sera réduite à partir de 33.000 euros brut de revenu. Si j’ai moins de 45 ans de carrière, le système actuel de réduction proportionnelle de la pension au delà d’une limite de revenu sera d’application.

Quoi d’autre dans les cartons? La pensions de survie sera remplacée par une «allocation de transition» destinée à amortir la perte financière liée au décès du conjoint, mais sa durée sera fonction de l’âge, du nombre d’enfants et du nombre d’années de cohabitation légale ou de mariage. Les partenaires sociaux seront invités à consolider le 1er pilier de pension et à réfléchir à une généralisation du 2ème pilier (soit la pension complémentaire constituée dans un cadre professionnel) ou d’un 1er pilier bis (idem mais dans un cadre public). La constitution d’une pension du 2ème pilier ne pourra plus être encouragée fiscalement que jusqu’à maximum 6.000 euros de pension (complémentaire + légale) par mois (contre 80% du dernier salaire aujourd’hui).


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DOSSIER

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

BUDGET ET "RÉFORMES STRUCTURELLES" LE PROJET D’ACCORD INTERPROFESSIONNEL

Les budgets 2012 et suivants Rage taxatoire, savant équilibre, budget d’austérité… Chacun jauge le budget selon sa propre situation. Si on l’évalue à l’aune de la justice fiscale et sociale on cherche en vain l’équilibre. La proportion entre réduction de dépenses, recettes fiscales nouvelles et recettes non fiscales a beaucoup changé entre la première note Di Rupo et le budget final. Les libéraux ont en effet réussi à infléchir les mesures pour réduire la part des recettes et augmenter la part des économies. Qui va payer quoi?

Objectifs budgétaires • Déficit en 2012: 2,8 % du PIB = 11,3 milliards • Retour à l’équilibre en 2015

Les réductions de dépenses: 42% de l’effort L’Etat, les services et entreprises publiques • Economie dans les frais de personnel, de fonctionnement et d’investissement des administrations publiques. Réduction de 5% de la rémunération des ministres et diminution du budget des cabinets ministériels. • Gel pendant 2 ans des dotations publiques (Parlement, Cour des Comptes, Conseil constitutionnel, Famille royale, Conseil Supérieur de la Justice...). • Remplacement partiel des départs au sein de la Défense. • Gel temporaire de la croissance des crédits de la Coopération au développement. • Economies dans les entreprises publiques autonomes (SNCB, bpost). • Transfert partiel du financement des pensions des agents statutaires vers les Régions et Communautés.

Les primes autos propres & énergie • Suppression du système des réductions sur facture pour «véhicules propres», dont la compétence est transmise aux Régions. • Fin des primes énergie habitation

La santé & la sécu • Diminution de la norme légale de croissance des soins de santé jusqu’en 2014 et économies structurelles en soins de santé, sans augmenter les frais à charge des patients et tout en garantissant l’équilibre financier de la Sécurité sociale grâce à une dotation spécifique de l’Etat. • Les titres-services passeront de 7,5e à 8,5e en 2013 et leur nombre sera limité à maximum 1000 par ménage ou 500 par personne. La déductibilité fiscale des titres-services est maintenue. • Réforme structurelle des régimes de crédit-temps et d’interruption de carrière volontaires, des pensions anticipées, de l’allocation d‘attente, de la prépension, du chômage. (voir pages 8 & 9). • Réforme structurelle chômage économique: responsabilisation accrue des employeurs.

Augmentation des recettes: 34% des efforts

Taxes sur les revenus du capital.

• Harmonisation du taux de précompte mobilier à 21% pour les intérêts et les dividendes (sauf 10% pour les bonis de liquidation et 25% pour les intérêts et les dividendes qui sont actuellement à 25%). On ne touchera pas aux carnets d’épargne ( taux de 15% et exonération jusqu’à 1.770e d’intérêts). • Cotisation de solidarité de 4% sur les hauts revenus mobiliers supérieurs à 20.000 euros. • Taxation des stock-options + 3% (de 15 à 18%). • Augmentation de 30% de la taxe sur les opérations de bourse. • Imposition des plus-values sur actions à l’impôt des sociétés.

Intérêts notionnels & entreprises • Le taux des intérêts notionnels passera de 3,425% à 3% (sauf PME) et suppression de la possibilité de report dans le temps. • Réforme du régime fiscal des voitures de sociét : l’avantage en nature sera désormais calculé en fonction de la valeur réelle du véhicule et de son impact sur l’environnement (émission de CO2). • Réforme du régime fiscal pour l’avantage en nature (immobilier et voiture) des dirigeants d’entreprise.

Impôts indirects • TVA pour la télévision payante passera de 12 à 21%. • Augmentation des accises sur le tabac et l’alcool (hors bière et vin) • TVA pour les notaires et huissiers portée à 21%. • Plaques d’immatriculation + 10 euros.

Mesures diverses: 24% des efforts

• Lutte contre la fraude (fiscale et sociale), la délinquance financière et les pratiques abusives; • Augmentation de la contribution du secteur bancaire en contrepartie de la garantie de 100.000 euros accordée par l’Etat aux dépôts des épargnants • Fonds de protection des dépôts. • Augmentation de la rente nucléaire de 300 millions d’euros. • Répartition des recettes de la mise aux enchères des quotas CO2 en 2013 entre le pouvoir fédéral et les entités fédérées, en vue de mettre en place des politiques climatiques. • Effets retour de la création d’emplois sous l’effet conjugué des mesures nouvelles visant à soutenir la création d’emplois, et des réformes structurelles visant à encourager le travail jusqu’à l’âge effectif de la retraite.

2012

2013

2014

Economies

4.369

6.033

8.091

Recettes fiscales

3.524

3.932

4.313

Recettes diverses

2.557

2.630

3.083

Rente

0

259

441

Politiques nouvelles

0

-285

-600

Réductions de dépenses (42%) des 11,3 Mia

2012

2013

2014

Etat

598

780

1.051

Entreprises publiques (SNCB Bpost)

263

100

160

Voitures de société

328

361

397

Charges de pensions entité II

89

103

116

Réforme structurelle des pensions

0

212

424

Dépenses fiscales

0

356

716

Soins de santé

2.300

2.721

3.308

Sécurité sociale: coûts de gestion

140

191

234

Sécurité sociale & rest

401

869

1.345

Compétences usurpées > Régions

250

300

300

Recettes fiscales (34%) des 11,3 Mia.

2012

2013

2014

Réforme du précompte mobilier

917

929

943

Impôt sur les stock-options

20

21

22

Taxe sur les opérations boursières

50

50

50

Taxe sur les plus-values des sociétés

150

180

180

Limitation des intérêts notionnels à 3%

1.520

1.769

2.018

Limitation du report des notionnels

100

200

300

Réf. avantage fisc. voiture dirigeants d’entreprises

200

205

210

Réf. avantage fisc. maison dirigeants d’entreprises

170

173

177

TVA télévision numérique

84

88

92

TVA notaires, huissiers

100

104

109

Accises

158

158

158

Recettes non fiscales (24%) des 11,3 Mia.

2012

2013

2014

Lutte contre la fraude (fiscale+sociale)

720

1.000

1.500

Supplément taxe bancaire

100

100

100

Protection des dépôts bancaires

476

159

0

Supplément rente nucléaire

300

300

300

Impact «réformes structurelles» de l’économie

263

462

630

Loterie nationale

50

40

40

Dividendes Bpost et Belgacom

128

128

128

Dividendes BNB

200

100

100

Licences 4G

80

0

0

Plaques d’immatriculation

18

18

18

Divers

222

324

267


SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

Adaptation des salaires en novembre et décembre 2011 Vous trouverez ci-dessous les secteurs de la Centrale Générale – FGTB pour lesquels les salaires ont été adaptés au 1er novembre et 1er décembre 2011. Seuls les secteurs où des changements sont intervenus sont mentionnés. Des informations détaillées sont disponibles sur le site de la Centrale Générale: www.accg.be. Novembre 2011 N° commission paritaire

Secteur

102.02

Petit granit Liège-Namur

102.05

Kaolin et sable

102.11

Ardoisières

106.01

Ciment

106.02

Industrie du béton

106.03

Fibrociment

117

Industrie et commerce du pétrole

303

Salles de cinéma

320

Pompes funèbres

321

Grossistes répartiteurs de médicaments

N° commission paritaire

Secteur

102.08

Marbre

106.01

Ciment

114

Briqueteries

117

Industrie et commerce du pétrole

> COIFFURE, DES

SOINS DE BEAUTE ET DU FITNESS

L’heure de la prime de fin d’année a sonné Si vous avez travaillé dans le secteur de la coiffure, des soins de beauté et du fitness au moins 32 jours (ou assimilés) entre le 1er juillet 2010 et le 30 juin 2011, alors vous avez droit à une prime de fin d’année de 9% du salaire brut reçu. Vous recevrez en décembre un formulaire du Fond de Sécurité d’Existence (FSE 314). Remettez ce document à votre section syndicale régionale qui se chargera du paiement rapide et correct de votre prime. En tant que travailleur syndiqué, vous avez en outre à une prime syndicale de 135 euros par an. Toutes les informations sur vos droits sont sur www.accg.be. Nous éditons également régulièrement pour nos membres des brochures sur les conditions de travail et les tenons régulièrement informés des modifications des salaires. Sachez encore que votre section régionale organise ponctuellement des soirées d’information auxquelles tout le monde est bienvenu, syndiqué ou non.

Augmentation des salaires

Type d’adaptation Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima et réels Décembre 2011

Salaires précédents X 1,01 Salaires précédents X 1,01 Salaires précédents X 1,01 Salaires précédents X 1,001115 Salaires précédents X 1,02 Salaires précédents X 1,02 Salaires précédents X 1,001115 Salaires précédents X 1,02 Salaires précédents X 1,02 Salaires précédents X 1,02

Augmentation des salaires

Type d’adaptation Augmentation salaires minima et réels Augmentation salaires minima Augmentation salaires minima et réels

Salaires précédents X 1,001714

Augmentation salaires minima

Salaires précédents X 1,001714

Salaires précédents X 1,01

Salaires précédents X 1,005

> RECUPERATION DE PRODUITS DIVERS

Quelles indemnités ou primes sont payées par le Fonds? Près de 1200 ouvriers travaillent dans le secteur de la récupération de produits divers. Le double d’il y a cinq ans. Cette augmentation s’explique essentiellement par des glissements de travailleurs d’une commission paritaire, généralement le nettoyage, vers le transport et ensuite vers les souscommissions de recyclage. Ces glissements sont un pas en arrière pour les travailleurs car au passage, leur employeur érode les conditions de travail et de salaire. Sans parler des nouveaux engagés qui le sont aux nouvelles conditions, bien plus défavorables au niveau salarial, mais aussi au niveau de l’encadrement de sécurité d’existence par rapport à ce qui était initialement prévu par le secteur du nettoyage. C’est dans cet esprit que la Centrale Générale de la FGTB négocie pour le secteur tous les deux ans une convention sectorielle et que nous avons mis en place un Fonds de Sécurité d’Existence, qui assure un filet minimal de sécurité sectoriel. Ainsi, la prime syndicale de 75 euros est payée en décembre 2011. L’attestation est directement envoyée par le Fonds Social. Quant à la prime de fin d’année payée elle aussi en décembre, elle équivaut à 8,33 % du salaire brut gagné entre le 1er juillet 2010 et le 30 juin 2011 avec au minimum 65 jours prestés ou assimilés. En cas de chômage temporaire pour intempéries ou raisons économiques, le Fonds paie une indemnité complémentaire de 5 euros par jour de chômage, limitée à 75 jours par année calendrier. Si vous travaillez dans une grande entreprise comme Van Gansenwinkel, Shanks, Sita ou Indaver, contactez votre délégué syndical ou votre permanent pour plus d’informations sur les conditions valables dans votre entreprise.

> ACCORD SOCIAL DU NON-MARCHAND FLAMAND

Les ETA flamandes lésées Le 9 décembre, les délégués syndicaux des Entreprises de Travail Adapté flamandes de la Centrale Générale de la FGTB ont mené une action devant le siège du gouvernement flamand à Bruxelles. Ils dénoncent l’accord social du non-marchand flamand. Dans une lettre ouverte aux ministres

compétents, ils ont expliqué la raison. Ce qu’ils reprochent, c’est que les efforts qui ont certes été faits ne l’aient pas été faits pour tous. Tandis que tous les autres travailleurs du non-marchand flamand voient leur prime de fin d’année passer à 95 % d’un mois de salaire, les travailleurs des ETA ne recevront que 87%. En gros, cela signifie que ces travailleurs auraient du recevoir 299

euros en plus et qu’au lieu de cela, ils ne recevront 179 euros. Ce qui représente un manque à gagner de 10 euros par mois. Quand on sait qu’il s’agit de travailleurs qui sont au salaire minimum, c’est un comble. Il est essentiel de comprendre que si les ETA flamandes de la CG ont refusé cet accord, ce n’est pas parce qu’ils veulent plus, ils ne veulent simplement pas moins.

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> CONSTRUCTION ET BOIS À PALERME, CHIMIE À BUENOS AIRES

Les congrès syndicaux internationaux soutiennent le peuple palestinien Plus d’emplois et des emplois de meilleure qualité dans les secteurs du bois et du bâtiment, voilà les grands thèmes qui ont été abordés lors du congrès de la FETBB, la fédération européenne des travailleurs du bâtiment et du bois à Palerme. Au congrès de l’ICEM, la fédération internationale de la chimie, de l’énergie et des mines à Buenos Aires, l’attention était focalisée sur la précarité du travail intérimaire. Les deux congrès internationaux qui viennent d’avoir lieu ont également fortement condamné l’occupation israélienne des territoires palestiniens. De quoi réchauffer le cœur du peuple palestinien. A Palerme, la Centrale Générale de la FGTB a reçu le soutien du congrès qui a sévèrement condamné les entreprises européennes qui participent à la construction et à l’entretien du mur de séparation illégal autour des territoires palestiniens. Dans une motion, la Centrale Générale de la FGTB a mis l’accent sur la reconnaissance d’un Etat palestinien viable et indépendant. En l’approuvant, la FETBB peut désormais aussi entreprendre des actions contre les entreprises européennes qui par pur appât du gain collaborent à la répression, l’exploitation et la discrimination du peuple palestinien. Une position ferme sur la question palestinienne a également été adoptée lors du congrès de l’ICEM. Le congrès constate qu’il est impossible pour les Palestiniens d’accéder à des emplois décents sous l’occupation israélienne. Israël doit respecter les résolutions des Nations Unies, ce qui signifie entre autres que le mur doit être démantelé et que l’occupation politique doit cesser. Le mouvement syndical doit réprimander les multinationales lorsqu’elles collaborent à l’occupation politique. Il faut mettre sur pied des campagnes de boycott. La Centrale Générale de la FGTB a demandé que le congrès prête une attention particulière au Tribunal Russel qui a condamné Israël pour sa politique d’apartheid. Notre centrale professionnelle a également envoyé un appel au syndicat israélien Histadrut afin qu’il assure les droits des travailleurs palestiniens. Le congrès de la FETBB a élaboré un programme d’actions pour arriver à plus d’emplois et des emplois de meilleure qualité dans le secteur du bâtiment et du bois. Des secteurs durement touchés par la crise économique. Pas uniquement en raison de la baisse d’activité, mais aussi en raison de la précarité croissante des emplois et du dumping social. La crise dans la zone Euro a également provoqué des mesures d’austérité et donc moins d’investissements dans les projets de construction. La FETBB est convaincue que la crise peut être combattue et doit l’être sans toucher aux piliers du modèle social européen comme l’Etat providence, le droit de grève, le droit aux négociations collectives et le droit à l’égalité de traitement. Le congrès rejette la dichotomie sur le marché du travail, avec d’une part des travailleurs avec des droits sociaux à part entière et de l’autre, des travailleurs avec peu ou pas de droits. C’est contre cela que la FETBB mènera des actions. Par exemple en accordant beaucoup d’attention aux contrats de travail transfrontaliers européens. Et tout aussi important, la suite de la construction des conseils d’entreprise européens. Signalons encore que le président de la Centrale Générale de la FGTB, Alain Clauwaert, a été élu en tant que vice-président de cette fédération syndicale européenne particulièrement active. Nous reviendrons sur les discussions sur l’intérim qui ont eu lieu durant le congrès de l’ICEM à Buenos Aires dans une prochaine édition de votre journal Syndicats. Plus d’infos sur ces deux congrès sur notre site www.accg.be.

> INTERIMAIRES

Passez vite pour votre prime de fin d’année Rendez-vous sans tarder dans votre bureau de la FGTB afin de recevoir votre prime de fin d’année en tant que travailleur intérimaire. La FGTB veille à ce que le paiement soit fait dans les plus brefs délais, mais cela n’est possible que si vous aussi, vous vous rendez rapidement chez nous. Si vous avez droit à une prime de fin d’année, vous recevez un formulaire par la poste. Les formulaires ont été envoyés à partir du 5 décembre. La règle générale est que vous avez droit à une prime de fin d’année si vous avez travaillé au moins 65 jours en tant qu’intérimaire entre le 1er juillet 2010 et le 30 juin 2011. La prime brute correspond à 8,22% de votre salaire brut. Si vous avez droit à la prime de fin d’année, vous avez également droit à la prime syndicale qui s’élève à 90 euros. Si vous êtes affilié à la FGTB, cela va de soi. Si vous pensez avoir droit à une prime de fin d’année mais que vous ne recevez pas de formulaire, rendez-vous sans hésiter dans un bureau FGTB afin d’y demander des explications.


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MÉTAL

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

> POINT DE VUE

Un «socialiste» au «16», le socialisme au tapis Le gouvernement Di Rupo 1er est sur les rails. Les travailleurs investissent la rue. Les congrès de six formations politiques ont décidé de leur participation avec des scores à donner le vertige au dernier des régimes forts. Le message est clair: les appareils sont verrouillés de l’intérieur. La question de savoir pourquoi les partis sociaux-démocrates renoncent au projet social-démocrate n’est même plus à l’ordre du jour. En Belgique comme partout en Europe, les logiques de l’économie libérale écrasent les politiques sociales. Qu’importe qu’elles ne tiennent pas la route. Qu’importe qu’elles nous conduisent dans le mur. Tête basse et les yeux fermés, une coalition «papillon» nous plonge, tout habillés, dans l’eau froide de l’austérité et de la récession. La situation de la Grèce enseigne pourtant de manière aveuglante que la voie de l’austérité conduit immanquablement à une austérité plus grande encore. Parce que le financement de l’État est porté à bout de bras par les travailleurs. Chaque perte de revenu qu’ils encaissent est une recette perdue pour les services publics et la rencontre des besoins collectifs.

Refuser de payer la dette? Anesthésié par les dogmes libéraux, un consensus se forge autour de l’idée folle d’une relance possible par des baisses de fiscalité. La réalité ne va pas tarder à prendre sa revanche sur ces fantasmes. Nous en avons d’ailleurs déjà l’expérience. Les réformes fiscales, les cadeaux aux riches de l’ère Reynders et le refinancement inconditionnel des banques ont creusé la dette belge. Il faudrait aujourd’hui la payer au prix de coupes claires dans les budgets sociaux. Du point de vue du droit international, ce remboursement est «illégitime» et susceptible de justifier un défaut de paiement. Au plan européen, la mystique libérale a conduit à d’autres aberrations. Les budgets de l’Union ont été - sciemment - insuffisamment dotés pour mener de réelles politiques d’harmonisation. Pire, avec la création de l’Euro, l’interdiction pour la Banque centrale d’intervenir pour soutenir des Etats-membres en difficulté fait figure d’ «idiotie totale» même pour des économistes de droite. Parce que cela revient à livrer ces pays, corps et âmes, tout crus, à la dictature des marchés financiers. Merkel et son clone français s’entêtent pourtant.

A ce niveau de crédulité en une doctrine qui a fait faillite, il n’y a plus de rémission à espérer. On se souvient d’un discours de 2008, à Toulon, où Sarko semblait virer «anticapitaliste». Quelle mouche l’avait piqué? La peur du vide sans doute... Là, c’est à nouveau «business as usual» pour une droite monolithique incapable de se réformer. L’enrichissement des riches, l’appauvrissement des pauvres est une philosophie suicidaire.

«Sans nous ce serait pire»? Avec eux, ce n’est pas mieux! En face, les sociaux-démocrates ont baissé les bras et créditent aujourd’hui le parti-pris de Margareth Thatcher des années 80: il n’y pas aurait d’alternative. Le «sans nous ce serait pire» ne dit rien d’autre. Sinon qu’avec eux... ce n’est pas mieux! C’est le prix du renoncement à combattre le capitalisme, à mieux répartir la richesse produite, le prix de l’abandon du plein-emploi et d’un haut degré de protection sociale. L’austérité, c’est pour tout le monde, moins les riches parce qu’eux ne sont pas n’importe qui?

Les travailleurs sont aujourd’hui livrés à un blocage des salaires consécutif à l’impossibilité de conclure un accord interprofessionnel de solidarité. Une sixième réforme de l’Etat ouvre la voie à la régionalisation de la sécurité sociale et la loi de financement qui l’accompagne ne garantit pas, à long terme, le financement de la Région wallonne, au contraire des autres entités fédérées. L’accord budgétaire négocié patiemment est injuste et totalement déséquilibré. Et le gouvernement arraché des limbes est présenté par le formateur socialiste lui-même comme de «centre-centre»…

«On a sauvé les meubles»… Ceux de Laeken? Depuis sa note de l’été dernier, Elio Di Rupo n’a cessé de reculer. Son parti se présente comme un bouclier pour les travailleurs. Il ressemble aux «tortues» des légions romaines dans Astérix. Sauf qu’ici, elles n’avancent pas, elles participent aux reculs des forces du travail. En effet, que pouvons-nous raisonnablement attendre de ce gouvernement «papillon»? Peutêtre la défense de l’indexation des salaires déjà remise en cause alors que l’encre de ces grands accords n’est pas sèche... Aucune

avancée sociale pour combien de régressions? Dans les prépensions, dans le calcul de la pension, dans les allocations de chômage, dans la liaison des allocations sociales au bien-être, dans le financement des soins de santé, dans la réduction des moyens des services publics... Mais à part cela, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va vraiment très bien... Et le PS est tout heureux d’être «responsable» et d’avoir «sauvé les meubles». Ceux de Laeken? Les travailleurs vont payer cash l’exorbitant loyer du «16, rue de la Loi». Ce n’est pas ce qu’ils voulaient. A gauche, nous avons besoin d’une politique de gauche. Comme de pain. D’une gauche offensive. D’une gauche qui rende les coups plutôt que de les encaisser. D’une gauche qui fasse changer la peur de camp. D’une gauche qui permette enfin d’envisager pour nos enfants un avenir meilleur que leur présent.

Nico Cué, Secrétaire général de la MWB-FGTB.

«Le boulot syndical, un combat quotidien» SPIE Belgium est une entreprise spécialisée dans le domaine de l'énergie, l’électricité, la mécanique, l’instrumentation, la tuyauterie industrielle, la gestion de trafic… Anciennement ABAY TS puis AMEC SPIE, elle occupe actuellement environ 1.200 travailleurs répartis sur des implantations aux quatre coins du pays. Coup de projecteur sur la délégation FGTB-MWB. D’emblée, la délégation tient à s’exprimer sur la thématique qui la préoccupe pour le moment: l’utilisation patronale de la soustraitance. En effet, ces dernières années, les entreprises ont subi des transformations importantes. L'externalisation de pans entiers de leurs activités et, par conséquent, le recours de plus en plus accru aux services d'entreprises sous-traitantes s’est instauré. Cela n’a épargné aucun secteur. L’équipe syndicale insiste sur le danger que représente la soustraitance quand celle-ci n’est pas contrôlée syndicalement. Elle peut avoir des conséquences désastreuses sur les conditions de travail.

La sous-traitance s’est banalisée. «Dans la plupart des entreprises de services, le recours à la soustraitance ne fait que croître. C’est pour cela que nous nous battons pour un syndicalisme de réseau», ajoute la délégation. La sous-traitance a pour conséquence la fragilisation des conditions de travail de tous les travailleurs. «Sans freins, ce système tend à transformer le travailleur en marchandise». Le profit se fait au détriment du bien-être et de la sécurité des travailleurs. Depuis de nombreuses années la délégation MWB de SPIE, seule représentante des ouvriers, se bat avec détermination contre cela. Même si la mise à disposition reste interdite en théorie, dans la pratique il est devenu très difficile de sanctionner ceux qui bafouent la loi. Les camarades de SPIE rappellent le cas de deux travailleurs roumains qui avaient été utilisés par une firme belge. «Ceux-ci n’avaient que le salaire minimum. Ils étaient logés, nourris et non rémunérés pour se rendre sur leur lieu de travail». Bien sûr, ce ne sont pas les travailleurs qui sont visés, mais ces patrons sans scrupules. «La direction joue sur le salaire horaire et la flexibilité accrue». Cette flexibilité s’inscrit dans une tendance actuelle où les conquê-

tes sociales et les mécanismes qui protègent le travail sont remis en cause. «Ce ne sont plus que des financiers qui dirigent les entreprises.» Autre défi: attirer la main d’œuvre. «La direction se plaint de ne pas trouver de main-d’œuvre qualifiée mais qu’elle forme les gens quand ils sortent de l’école, alors!». La délégation pointe également du doigt les salaires: «Les jeunes ne sont pas attirés par des salaires aussi bas.» Autre particularité des chantiers : la difficulté pour les délégués d’organiser des assemblées générales. Du coup, ils essaient de visiter tous les chantiers, cela demande une bonne organisation au sein de la délégation. «La présence sur le terrain est primordiale». Pour la délégation, la priorité reste ce «travail de terrain» malgré les difficultés d’accès aux chantiers. «Ce n’est pas évident quand il faut aller de chantier en chantier, à chaque fois des examens de sécurité sont effectués…» Mais ce travail de terrain finit par payer. Aux dernières élections sociales, en 2008, 95,4% des ouvriers ont voté pour la liste MWB-FGTB de SPIE. Même s’il n’y avait qu’une liste, c’était un signal important donné à la direction. La communication est un élément essentiel dans le travail syndical. «On ne sait pas voir tout le monde. Tous participent à ce travail, y

compris les travailleurs». Chaque année, la délégation informe les travailleurs en faisant un récapitulatif sur papier de tous les acquis et avantages obtenus. Cette lettre d’information reprend notamment les codes salaires. C’est un genre de memento où chaque code repris sur la fiche de paie est expliqué ainsi que les modalités de calcul. Cette communication passe également par des échanges, des discussions. «Nous avons eu des discussions sur les éco-chèques. Chacun a fait son calcul. On a pris le temps d’expliquer aux travailleurs l’importance du rebrutage pour la sécurité sociale. Ils ont compris et accepté nos arguments.» Pareil pour la CCT 90 (participation aux bénéfices). Les travailleurs n’ont pas mordu à l’hameçon de l’employeur. «On ne va pas payer pour travailler. C’est l ’e mp loye u r qui doit payer. Les participations ne remplaceront pas l’index. On l’a encore rappelé récemment, cela représente 10% du salaire en 5 ans!». Si l’index est supprimé, cela a des répercussions sur toute une série d’ac-

quis obtenus chez SPIE. La délégation rappelle que ce qui fait sa force, c’est l’esprit d’équipe et de solidarité. «Chez nous, il n’y a pas de délégué principal. On fonctionne en équipe. Il y a des meneurs mais pas de principal. On se téléphone très souvent. On a des discussions, elles sont parfois fortes mais une fois qu’on a tranché il n’y a pas de remise en question.» L’année 2012 est une année importante en raison des élections sociales. Elles donnent une légitimité au travail syndical. «C’est un travail qui se fait pendant 4 ans. Il ne faut pas s’endormir sur ses lauriers. Le boulot se fait au quotidien. Rien n’est jamais acquis, les accords sont remis en cause tous les deux au niveau sectoriel. Il faut donc se remettre en question en permanence.»


TEXTILE-VÊTEMENT-DIAMANT

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

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Prime syndicale et prime de fin d’année Dans Syndicats n°20, nous avons parlé des conditions et du mode de paiement de la prime syndicale pour le secteur de la confection. Dans cette édition, nous traitons de la prime syndicale et la prime de fin d’année pour les secteurs suivants: le textile, la préparation de lin, l’entretien du textile (blanchisseries), le jute et la récupération du textile (chiffons).

Textile

Prime de fin d’année Droit Tous les ouvriers et ouvrières qui ont travaillé dans une entreprise textile ou de bonneterie, au cours de la période située entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2011, reçoivent une allocation complémentaire de vacances (= prime de fin d’année). Les jours assimilés (maladie, accident du travail) entrent également en ligne de compte.

Prime syndicale Montant et paiement Droit • Vous êtes encore lié par un contrat de travail: - Etre inscrit au registre du personnel d’une entreprise textile ou de bonneterie ou y travailler en tant qu’intérimaire au 30/06/2011. Pour les écoliers sortants, cette date est reportée au 30/09/2011. - Etre affilié à la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant et en règle de cotisations. - Tant que vous restez syndiqué, vous avez droit à une prime syndicale chaque année. • Vous êtes chômeur, (pré)pensionné ou malade de longue durée: - Etre licencié par l’employeur, mais pas pour motif grave, ou avoir été licencié ou avoir pris congé pour des raisons médicales. - Etre affilié à la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant et en règle de cotisations. Durée Les travailleurs du textile qui sont syndiqués reçoivent chaque année une prime syndicale (allocation sociale). Les inactifs (qui restent syndiqués) peuvent également bénéficier de la prime syndicale pendant un nombre d’années encore. Si le contrat de travail a pris fin pour une raison autre que motif grave, un chômeur ou un malade de longue durée maintient encore la prime syndicale pendant 3 ans. Attention: il existe une réglementation spécifique pour les (pré)pensionnés et les chômeurs de plus de 50 ans: • Les prépensionnés reçoivent la prime syndicale jusqu’à l’âge de la pension légale. • Les chômeurs de plus de 50 ans maintiennent leur droit à la prime syndicale pendant 6 ans. • Les ouvriers textiles pensionnés qui sont restés en service jusqu’à la date de leur pension maintiennent également leur droit à la prime syndicale pendant 6 ans. Montant et paiement La prime syndicale s’élève à 123,90e et elle est payée vers le 27 décembre 2011. Si vous n’avez pas encore introduit votre formulaire de prime syndicale à la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant, vous devez le faire le plus vite possible. Le supplément en cas de chômage temporaire est payé en même temps que la prime syndicale. Cette allocation sociale supplémentaire s’élève à 4,96e/jour à partir du 7ième jusqu’au 86ième jour de chômage temporaire dans la période du 01/07/2010 au 30/06/2011. Il y a une retenue de précompte professionnel de 18,75% sur l’allocation sociale supplémentaire.

La prime de fin d’année s’élève à 9,2% du salaire (à 100%) gagné entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2011 (période de référence). Pour les journées où vous avez reçu des allocations pour cause de maladie ou d’accident du travail, c’est un salaire fictif de 24,79e par jour qui est ajouté au salaire brut gagné. La durée maximum pour l’application de cette assimilation se limite aux 12 premiers mois d’incapacité de travail. Sur la prime de fin d’année, il est retenu un précompte professionnel (impôts). Celui-ci est de 17,16% pour une rémunération brute jusqu’à 1.190,00e et de 23,22% à partir de 1.190,01e. Sur le montant net obtenu après déduction du précompte professionnel, il est donné un intérêt de 1,5% pour la période allant du 15 août à la date de paiement (4 mois). La prime de fin d’année est payée vers le 20 décembre 2011. Le paiement est effectué par le Fonds Social et de Garantie de l’industrie Textile et de la Bonneterie.

maximum pour l’application de cette assimilation est limitée aux 12 premiers mois de l’incapacité de travail. L’employeur doit payer la prime dans la période entre le 20 décembre 2011 et le 31 décembre 2011. Sur ce montant, il y a une retenue d’O.N.S.S (13,07%) et d’impôts (17,16% pour un montant jusqu’à 1.190,00e et 23,22% à partir de 1.190,01e). Si votre employeur ne paie pas la prime de fin d’année à temps, nous vous conseillons de contacter la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant. Nous ferons ce qui est nécessaire.

Blanchisseries Prime syndicale Droit • Vous êtes encore lié par un contrat de travail: - Etre inscrit dans le registre du personnel d’une blanchisserie le 30/06/2011 - Etre membre de la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant et en règle de cotisations. - Tant que vous restez syndiqué, vous avez droit à une prime syndicale tous les ans. • Vous êtes chômeur ou (pré)pensionné: - Etre devenu chômeur ou (pré) pensionné après le 1er juillet 2010 et l’être toujours le 30 juin 2011. - Etre membre de la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant et en règle de cotisations. - Vous maintenez le droit à la prime syndicale pendant 1 année supplémentaire. Montant et paiement

Préparation de lin Prime syndicale La prime syndicale s’élève à 135 euros. Les inactifs (chômeurs et prépensionnés) reçoivent la prime syndicale jusqu’à 7 ans après leur sortie de service. Ainsi, les prépensionnés reçoivent leur prime au moins jusqu’à l’âge de la pension légale. Le supplément en cas de chômage temporaire est payé à partir du premier jour de chômage temporaire et s’élève à 6,81 euros par jour pour un maximum de 80 jours. Une retenue de précompte professionnel de 18,75% est également prélevée sur le supplément en cas de chômage temporaire. Prime de fin d’année Droit Tous les travailleurs qui ont été employés dans une entreprise de préparation de lin pendant une période ininterrompue de 3 mois au moins ont droit à une allocation complémentaire de vacances (= prime de fin d’année). Cette condition d’emploi ne vaut pas pour les personnes qui ont été licenciées ou qui ont pris leur (pré)pension. Montant et paiement La prime de fin d’année 2011 s’élève à 8,5% du salaire gagné dans la période entre le 1er octobre 2010 et le 30 septembre 2011. Pour les journées où vous avez reçu une allocation pour cause de maladie ou d’accident du travail, c’est un salaire fictif de 24,79e par jour qui est ajouté au salaire gagné. La durée

La prime syndicale s’élève à 135e. Le Fonds Commun de l’Entretien du textile vous transmet directement le formulaire de prime syndicale. La prime est payée par le Fonds à partir du mois d’octobre. Si vous n’avez pas encore transmis votre formulaire, vous devez le faire le plus vite possible, de sorte que vous receviez encore votre prime. Prime de fin d’année Droit • Etre en service au 30 novembre 2011 ou • Avoir été licencié (pour une raison autre que motif grave) entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre 2011 ou • Avoir pris sa démission entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre 2011 (dans ce cas, le calcul se fait selon le nombre d’heures prestées au cours de cette période) Montant - Les entreprises avec 50 travailleurs au plus et les entreprises n’ayant pas adhéré à la CCT du 9 mars 1983 (régime de travail de 37,5 h par semaine): • 0,7922e par heure prestée entre le 01/12/2010 et le 31/12/2010 • 0,8114e par heure prestée entre le 01/01/2011 et le 30/11/2011

semaine): • 0,8525e par heure prestée entre le 01/12/2010 et le 31/12/2010 • 0,8731e par heure prestée entre le 01/01/2011 et le 30/11/2011 Des retenues d’ONSS et de précompte professionnel (impôts) sont effectuées sur le montant de la prime de fin d’année. Paiement La prime de fin d’année est payée par l’employeur et au plus tard le 15 décembre 2011. Le travailleur qui est licencié ou qui démissionne dans le courant de l’année de référence reçoit la prime de fin d’année, calculée sur base du nombre d’heures effectivement prestées, au moment de la dernière paie.

Jute Prime syndicale Le travailleur qui était occupé dans une entreprise appartenant au secteur du jute au 30 septembre 2011 doit recevoir une carte ‘prime syndicale’ de son employeur avant le 1er novembre. La prime s’élève à 135e en 2011 et est payée entre le 20 et le 31 décembre 2011 par la FGTBTextile, Vêtement et Diamant. Le travailleur qui a pris sa pension entre le 1er octobre 2010 et le 30 septembre 2011 a également droit à une prime syndicale. Le travailleur qui est licencié par l’employeur (sauf pour motif grave) et qui reste chômeur complet jusqu’au 30 septembre 2011, reçoit également la prime syndicale. Les travailleurs qui ont pris leur prépension au cours de l’année de référence (entre le 1er octobre 2010 et le 30 septembre 2011) reçoivent également la prime syndicale l’année qui suit l’année de référence qui suit leur départ en prépension. Supplément sécurité d’existence Après 5 jours de chômage temporaire pendant la période de référence (du 1er octobre 2010 au 30 septembre 2011), un montant de 15e est octroyé par jour de chômage temporaire, avec un maximum de 15 jours, ou de 225e. Ce supplément est payé en même temps que la prime syndicale. Prime de fin d’année et allocation supplémentaire de vacances Droit Les travailleurs occupés dans une entreprise appartenant au secteur du jute entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre 2011 reçoivent une prime de fin d’année et une allocation supplémentaire de vacances. Les (pré)pensionnés et les bénéficiaires des travailleurs décédés y ont également droit. Le travailleur qui part volontairement de l’entreprise perd son droit à la prime de fin d’année. En cas de prestations partielles, vous recevrez une prime selon le temps que vous avez passé dans l’entreprise. Montant

- Les entreprises avec plus de 50 travailleurs et les entreprises ayant adhéré à la CCT du 9 mars 1983 (régime de travail de 37,5 h par

La prime de fin d’année s’élève à 5,33% du salaire brut gagné entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre

2011, avec une prime minimum de 12,39e pour les travailleurs de 21 ans ou plus. L’allocation supplémentaire s’élève à 3% du salaire brut gagné entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre 2011. Paiement La prime de fin d’année et l’allocation supplémentaire de vacances sont payées en même temps que la dernière paie de salaire du mois de décembre.

Chiffons Prime syndicale Droit • Etre inscrit dans le registre du personnel d’une entreprise de chiffons au 31 décembre 2011 • Ou être licencié au cours de l’année 2011 et toujours être en chômage ou en (pré)pension en date du 31 décembre • Etre membre de la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant et en règle de cotisations. Montant La prime syndicale s’élève à 135e en 2011. Vous devez remettre la carte «prime syndicale et allocations supplémentaires de chômage» au syndicat. Votre employeur doit demander ces cartes au Fonds pour les entreprises de chiffons et il doit vous la remettre le 31 janvier 2012 au plus tard. Supplément en cas de chômage temporaire En cas de chômage temporaire, une allocation sociale supplémentaire est payée qui s’élève à 4e par jour de chômage temporaire, avec un maximum de 75 jours (dans la période entre le 1er janvier 2011 et le 31 décembre 2011). Le supplément est octroyé dès le premier jour de chômage temporaire. La prime syndicale et le supplément en cas de chômage temporaire sont payés par la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant. Prime de fin d’année Droit Vous devez avoir travaillé dans une entreprise appartenant au secteur des chiffons pendant une période ininterrompue d’au moins 3 mois. Montant La prime de fin d’année s’élève à 8,33% du salaire brut gagné entre le 1er décembre 2010 et le 30 novembre 2011. Les jours pour lesquels vous avez reçu une allocation pour un accident du travail, pour le chômage temporaire et/ou pour le congé de maternité, seront assimilés au salaire. Il y a une retenue de précompte professionnel (impôts) et de l’ONSS sur la prime de fin d’année. L’employeur doit payer la prime de fin d’année entre le 25 décembre et le 30 décembre 2011 au plus tard.


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ALIMENTATION - HORECA - SERVICES

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

Prime de fin d’année et prime syndicale dans les secteurs verts Travaux techniques agricoles et horticoles (CP 132)

Horticulture – à l’exception des parcs et jardins (CP 145)

Afin d’avoir droit à une prime de fin d’année, il faut avoir travaillé au moins 25 jours dans le secteur. La prime de fin d’année s’élève à 8,33% du salaire brut gagné lors de la période de référence (à partir du 1er juillet au 30 juin), avec un maximum de 1211,70 euros.

La prime de fin d’année s’élève à un pourcentage du salaire brut gagné pendant la période de référence (à partir du 1er juillet jusqu’au 30 juin).

Des travailleurs syndiqués ayant droit à une prime de fin d’année, recevront également une prime syndicale de 135 euros. Avant le 15 janvier vous recevez du Fonds Social une attestation. Afin de recevoir le paiement de la prime de fin d’année et la prime syndicale, il faut remettre cette attestation auprès de votre section régionale FGTB HORVAL.

Activité

Pourcentage du salaire brut

Pépinière

8,33%

Culture de légumes, fruiticulture et culture des champignons

7,55%

Floriculture

6,25 %

Le Fonds Social assure le paiement de la prime de fin d’année au cours du mois de décembre.

Agriculture (CP 144) La prime de fin d’année s’élève à 6% du salaire brut gagné lors de la période de référence (à partir du 1er juillet au 30 juin). Le Fonds Social assure le paiement de la prime de fin d’année au cours du mois de décembre. Afin de pouvoir prétendre à une prime syndicale il faut avoir travaillé au moins 12 mois dans le secteur de l’agriculture, et être affilié à la FGTB HORVAL. Pour un emploi complet lors de la période de référence (du 1er juillet au 30 juin) la prime syndicale s’élève à 135 euros. Afin de recevoir le paiement vous devez remettre l’attestation qui a été envoyée par le Fonds Social auprès de votre section régionale FGTB HORVAL.

Afin d’avoir droit à une prime syndicale il faut avoir travaillé au moins 12 mois dans le secteur horticole et être affilié à la FGTB HORVAL. Pour une occupation complète lors de la période de référence (du 1er juillet au 30 juin) la prime syndicale s’élève à 135 euros. Afin de recevoir le paiement vous devez nous faire parvenir l’attestation qui est envoyée par le Fonds Social auprès de votre section régionale FGTB HORVAL.

Horticulture – parcs et jardins (CP 145.04) Afin d’avoir droit à la prime de fin d’année le travailleur doit avoir au moins 6 mois d’ancienneté dans l’entreprise. La prime de fin d’année s’élève à un pourcentage du salaire brut gagné lors de la période de référence (à partir du 1er juillet

Si vous avez un nouveau numéro de compte bancaire, veuillez le transmettre à votre section locale FGTB HORVAL!

jusqu’au 30 juin).

Ancienneté

Pourcentage du salaire brut

De 6 mois à 5 ans

6%

De 5 ans à 15 ans

7%

Plus de 15 ans

8,5%

Le Fonds Social envoie une attestation à chaque travailleur au cours du mois de décembre. Vous devez remettre cette attestation à votre section régionale FGTB HORVAL. Afin d’avoir droit à une prime syndicale, il faut avoir travaillé depuis au moins 12 mois dans le secteur horticole (parcs et jardins), et être affilié à la FGTB HORVAL. Pour une occupation complète lors de la période de référence (du 1er juillet jusqu’au 30 juin) la prime syndicale s’élève à 135 euros. Afin de recevoir le paiement il faut remettre l’attestation envoyée par le Fonds Social auprès de votre section régionale de FGTB HORVAL.

Entreprises forestières (CP 146) Afin d’avoir droit à une prime de fin d’année le travailleur doit avoir au moins 6 mois d’ancienneté au sein de l’entreprise. La prime de fin d’année s’élève à 8,5% du salaire brut gagné lors de l’année précédente (du 1er janvier – au 31 décembre).

Le premier pas vers une union syndicale internationale de la viande Omaha, Etat du Nebraska, 200 personnes venant d’Amérique latine, de l’Asie, des USA et d’Europe se sont réunies. Le président de l’union syndicale internationale de l’alimentation (UITA), Ron Oswald, prend la parole: «les sociétés de l’alimentation se construisent à travers le monde, elles n’ont pas de frontières, les syndicats ne doivent pas en avoir non plus.» Les grandes sociétés productrices de viande sont basées en Amérique du Nord (Cargill) ou du sud (JBS) mais elles ont aussi des abattoirs ou des industries alimentaires en Europe. Beaucoup de mauvaises pratiques vis-à-vis des travailleurs viennent des USA . Cela est en train de changer, les syndicats aux USA réagissent. En effet, aujourd’hui le syndicat américain UFCW (Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce) est très bien organisé et très motivé. En Belgique, les abattoirs sont de tailles plus modeste pourtant ils peuvent aussi être achetés par de grandes compagnies présentent en Europe comme Danish Crown ou Vion. C’est pourquoi lors de cette réunion, une plateforme syndicale internationale de la viande a été crée. Les syndicats s’organisent et se battent désormais dans le monde entier. Le secteur de la viande est encore amené à connaître une croissance importante dans les pays en développement ( la Chine, le Brésil, l’ Afrique du Nord), certaines productions vont doubler d’ici 2050. Le secteur est touché par le travail au noir et l’exploitation des travailleurs immigrés. Ainsi, le Brésil lutte toujours contre le travail des enfants. Tandis qu’en Europe, malgré l’interdiction de dumping social, les salaires peuvent être beaucoup plus bas dans un pays que dans un autre. Ce n’est pas en se plaignant de toutes ces difficultés mais en comprenant la force des travailleurs unis du monde que nous irons vers un futur plus juste et plus solidaire!

Le paiement de la prime de fin d’année se fait entre le 25 et le 31 décembre de l’année.

Prime de fin d’année Industrie alimentaire (CP 118)

Sauf autres dispositions convenues au niveau de l’entreprise, la prime de fin d’année est payée au cours du mois de décembre pour les ouvriers en service au 31er décembre. Les autres ouvriers reçoivent leur prime de fin d’année au moment où ils quittent l’entreprise.

Prime de fin d’année Industrie alimentaire - général

Primes annuelles pouvoir d’achat Prime de 74,43 euro

Pour les ouvriers occupés dans l’entreprise depuis 12 mois, la prime de fin d’année équivaut à 4,33e semaines de la rémunération brute.

Au cours de janvier une prime de pouvoir d’achat annuelle de 74,33 euro est octroyée aux ouvriers des entreprises comptant 50 travailleurs ou plus.

Les ouvriers à temps partiel reçoivent une prime au prorata de leurs prestations.

Prime de 156,77 euro

Sauf autres dispositions convenues au niveau de l’entreprise, la prime de fin d’année est payée dans le courant du mois de décembre pour les ouvriers en service au 1er décembre. Les autres ouvriers reçoivent leur prime de fin d’année au moment où ils quittent l’entreprise.

Commerce alimentaire (CP 119)

Désormais, la prime de fin d’année des travailleurs (ouvriers et aides familiales) de la CP 318.01, Services d’aide aux familles sera indexée. Attention cette année, pour tous les travailleurs SAUF les travailleurs titres-services la partie forfaitaire de la prime est augmentée de 72,49e et passe donc à 295,59e brut par personne et par an. À ce montant, il faut ajouter une partie variable qui est de 0,0744e par heure prestée.

Dans le mois de janvier, dans les entreprises comptant 50 travailleurs ou plus à tous les ouvriers une prime est payée. Le montant de cette prime correspond à une année de référence complète s’élève à 156,77 euro brut, y compris le simple et double pécule de vacances.

Prime de Noël La prime s’élève à 106,33 euro pour les ouvriers à temps plein qui ont été occupés pendant l’année calendrier complète. La prime est payée dans le courant de la deuxième quinzaine du mois de décembre.

Pour les ouvriers occupés à temps plein depuis 12 mois dans l’entreprise, la prime de fin d’année correspond à 164,66 heures de salaire normal (semaine de 38 heures).

Les primes de pouvoir d’achat annuelles ou prime de Noël peuvent être converties, au niveau de l’entreprise, en d’autres avantages, moyennant une CCT d’entreprise. Veuillez par conséquent toujours consulter soit votre délégué syndical, soit le secrétariat local FGTB. Les ouvriers à temps partiel reçoivent une prime au prorata de leurs prestations.

Les ouvriers à temps partiel reçoivent une prime au prorata du nombre des heures prestées.

Pour des informations complémentaires, veuillez contacter votre section locale de FGTB HORVAL.

Prime de fin d’année

Prime de fin d’année 2011

Le syndicat international de l’alimentation qui réunit les travailleurs du monde entier. Voir sur: www.iuf.org Des collègues à l’autre bout du monde ont peut être besoin de votre aide! Vous pouvez les aider en vous abonnant à la newsletter de l’UITA et en votant.


EMPLOYÉS, TECHNICIENS & CADRES

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

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Naïma Amakran, déléguée au Centre Hospitalier Edith Cavell Chaque semaine, nous vous présentons le portrait d’un délégué. Nous faisons le point sur son parcours, son expérience dans le secteur et son vécu au cours des 4 dernières années. A l’approche des élections sociales, c’est l’occasion idéale pour découvrir ce qui se cache derrière le job d’un délégué et de faire connaissance avec ceux qui, sur le terrain, se battent pour défendre vos droits en entreprise. Nous faisons le point avec Naïma Amakran, déléguée dans le secteur Non Marchand – soins de santé. Elle travaille depuis 20 ans au Centre Hospitalier Edith Cavell et est déléguée au CE, CPPT. Elle est également coordinatrice de l’équipe syndicale depuis 2004. Le SETCa a su se démarquer ces dernières années au sein de votre institution: comment l’avez-vous vécu au sein de la délégation? Naïma Amakran: «Nous avons connu une avancée considérable lors des élections sociales précédentes. Pour nous, l’événement le plus marquant de ces 4 dernières années a sans conteste été ce résultat qui n’est toutefois pas une fin en soi mais un nouveau départ qui a élargi notre représentation et nous a permis d’aller plus loin dans notre volonté de construire une société juste, égalitaire et solidaire.» Vous n’êtes pas une petite équipe… Comment s’organisent dès lors les contacts avec les autres membres? N. A.: «Effectivement: le centre Hospitalier Edith Cavell est une organisation de dimension im-

portante (6 sites) et notre équipe compte au total 22 mandats… En plus de ma fonction de déléguée, je suis également coordinatrice. A ce titre, je mets un point d’honneur à rencontrer régulièrement tous les mandataires, quel que soit le site concerné. Ce n’est donc pas une mince affaire! Nous avons régulièrement ce qu’on appelle des ‘rencontres en comité de concertation’. Il s’agit de moments d’échange très importants où nous faisons le point par rapport à ce qui se vit sur le terrain au sein des différents départements. Nous parcourons ensemble les points à l’ordre du jour et échangeons nos impressions. C’est au sein de ce comité de concertation que toutes les décisions sont prises, sauf s’il y a des urgences.» Justement, en pratique: comment cela se passe-t-il? Quel est le rôle

de chacun? N.A.: «Dans notre manière de fonctionner, tout est construit pour s’informer, s’autoformer et apprendre beaucoup par soi-même. Chacun travaille de manière autonome mais veille à partager avec le reste de l’équipe ce qui se vit sur le terrain. Chaque délégué dispatche les informations en fonction de ce qu’il apprend dans son service ou son unité. Chacun s’y met afin de faire avancer les choses.» Quels sont les objectifs au sein de la délégation pour ces élections sociales 2012? N.A.: «Notre challenge pour 2012, ce sont les cadres. Nous aimerions toucher ce public cible en particulier et trouver de nouveaux candidats parmi eux. Nous avons déjà mené précédemment plusieurs actions qui traitaient de problématiques qui les touchent particulièrement. Nous avons par exemple édité une newsletter spécialement consacrée au temps de travail des cadres. Une manière de les aborder avec des sujets qui les concernent directement et de leur montrer que le travail syndical a sa raison d’être en entreprise, pour eux également…» Vous éditez une newsletter tous les quinze jours: un bon moyen pour informer et sensibiliser les travailleurs. Quels autres outils utilisez-vous pour communiquer au sein de votre organisation? N.A.: «Au fur et à mesure des années nous avons développé différents supports de communication, qui nous permettent de maintenir un contact constant avec les travailleurs de l’entreprise. Il y a tout d’abord notre blog créé en 2006. Nous avons ensuite mis sur pied

notre newsletter papier et créé notre compte Facebook. A intervalles réguliers, nous traitons des sujets précis sur ces différents supports. Nous parvenons, de cette manière, à toucher et faire le lien entre tous les travailleurs soit via internet (via facebook et le blog) ou le contact direct (lors de la distribution de notre newsletter). Nous organisons également différentes actions sur le terrain afin d’aller directement à la rencontre des travailleurs. Nous organiserons par exemple mi- décembre notre 8ème «Noël Rouge»: déguisés en pères et mères Noël, nous distribuerons notre newsletter de fin d’année, des cartes de vœux et des agendas et débattons des sujets du moment.» Le profil d’un bon délégué: c’est quoi pour toi? N.A.: «Je pense qu’il n’y a pas de profil type de bon délégué mais qu’il y a avant tout l’harmonie d’une équipe syndicale. Chacun, avec sa personnalité, ses valeurs, ses qualités apporte un plus au sein

de l’équipe. C’est l’addition des facettes de tout le monde qui forme un tout et par conséquent une bonne équipe syndicale. Nous faisons partie d’un secteur où les conditions de travail sont difficiles et où chaque métier est complémentaire à l’autre. Cette complémentarité, on la retrouve également au sein de la délégation… C’est aussi cela notre force!» Une de vos priorités est de continuer à vous battre pour une amélioration des conditions de travail dans le secteur des soins de santé... N.A.: «Derrière l’engagement syndical, il y a une conscience civique. Le bien-être des travailleurs et la qualité des conditions de travail dans le secteur influe directement sur la qualité des soins donnés aux patients. Les soins de santé de demain dépendent donc de ces conditions de travail. Il est nécessaire de mettre en place des mesures pour améliorer le système.»

> ACTION HÔPITAL DANS LA RUE DU 25 NOVEMBRE: Elections sociales: Garder les soins de santé et ses travailleurs en bonne santé X-60, une première date clé Pourtant, voilà plusieurs années que l’on rogne les moyens de la sécurité sociale. C’est de nouveau le cas aujourd’hui puisque la croissance du budget d’assurance maladie est réduite de plus de la moitié (2% au lieu de 4,5%). A cela s’ajoute un remboursement d’1,5 milliards d’EUR à la gestion globale de la sécurité sociale. Si on continue à ce rythme, le malade va bientôt se retrouver… à la rue.

Début de la procédure préélectorale Entre le 9 et le 22 décembre 2011 démarre ce qu’on appelle la procédure pré-électorale. Cette période, aussi appelée X-60, précède la période de procédure électorale proprement dite. Au plus tard à ce moment, l’employeur doit communiquer certaines informations par écrit aux organes de concertation CE et CPPT, ou à défaut à la délégation syndicale ou à défaut aux travailleurs. Ces informations sont la base à partir de laquelle d’importantes décisions seront prises par la suite. Grâce à celles-ci on pourra par exemple déterminer si l’employeur doit organiser ou non des élections, à quels) niveau(x) de l’entreprise et à quelle date. Les informations qui doivent être fournies par l’employeur concernent: • La délimitation des unités techniques d’exploitation (UTE) • Le nombre de travailleurs par catégorie: ouvriers, employés (y compris le personnel de direction) et les jeunes travailleurs • Les fonctions du personnel de direction et à titre indicatif, la liste des personnes qui occupent ces fonctions • Les fonctions de cadres ainsi qu’à titre indicatif la liste des personnes qui exercent ces fonctions • La date à laquelle l’avis annonçant la date des élections sera affiché.

Face à cette situation où la sécurité sociale fait constamment l’objet d’attaques, d ’autres en profitent… Le 25 novembre dernier, les travailleurs des secteurs soins de santé ont massivement répondu à l’appel lancé en front commun par les organisations syndicales. Plusieurs centaines de travailleurs se sont ainsi rassemblés à Bruxelles autour d’une action ludique et hautement symbolique, appelée «hôpital dans la rue». Il s’agissait, pour le personnel des soins de santé, de dénoncer la situation qu’ils vivent actuellement et leurs craintes pour le futur. Les travailleurs ont installé un hôpital de fortune Place des Barricades à Bruxelles. Une métaphore par rapport au vécu de terrain et à ce que présage l’avenir dans le secteur. Le message était clair: il est grand temps de parvenir à un accord pour les secteurs fédéraux de la santé. Le but était également de rappeler à tout le monde que faire des économies sur la sécurité sociale engendrera au final toujours des conséquences pour le secteur… Et ceci tant pour le personnel que pour les patients.

La créativité des employeurs et du monde financier - que nos responsables politiques s’empressent d’assister - ne connaît toujours pas de frontières.

Actuellement, les intérêts notionnels permettent aux entreprises en Belgique de ne payer pratiquement pas d’impôts. L’exemple le plus connu est celui d’ArcelorMittal qui n’a pas payé d’impôts (zéro EUR) l’an dernier. Cette déduction d’intérêts persiste: elle a largement survécu aux mesures d’économies. Les choses ne peuvent pas en rester là. Notre sécurité sociale n’est pas une source inépuisable. Si nous n’y veillons pas, les soins de santé seront de moins en moins accessibles et perdront en qualité. Pour le SETCa, cette situation est inacceptable. Des mesures doivent enfin être mise en place pour pouvoir assurer des soins de santé de qualité et un avenir décent pour les travailleurs du secteur.


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EMPLOYÉS, TECHNICIENS & CADRES

SYNDICATS • N°21 • 09 DÉCEMBRE 2011

Le SETCa dit STOP au blabla néolibéral Ce 2 décembre, vous étiez 80.000 personnes à répondre à l’appel lancé par le front commun syndical et à vous rassembler dans les rues de Bruxelles pour une grande manifestation nationale. Un rassemblement lourd sens puisqu’il s’agissait de montrer à la sphère politique notre mécontentement face aux mesures d’austérité qui sont sur la table actuellement. Il est clair que l’accord gouvernemental négocié n’est pas équilibré: il prévoit en effet plus d’économies que de nouvelles recettes et ne projette pas la réalisation d’une vraie politique d’emploi sur base d’investissements dans une économie durable. En fin de compte, ce sont les travailleurs et les allocataires sociaux qui paient. Les vrais riches, qui sont la cause de la crise économique financière restent par contre à l’abri. La lutte contre la fraude fiscale qui devrait rapporter des milliards ne rapportera que quelques centaines de millions d’euros. Les intérêts notionnels restent d’application, sans qu’ils rapportent vraiment de l’emploi. Cette situation est inacceptable et c’est ce que nous avons fait savoir ce 2 décembre!

nisé une action hautement symbolique afin de faire passer un peu plus encore le message. Nous avons en effet distribué des boules Quiès aux manifestants: une manière de les protéger des propos dénués de sens de la droite et de dire STOP à ces discours erronés qu’on entend trop souvent. Nous en avons assez du blabla néolibéral et de ses fausses solutions. Des vraies réponses existent face aux problèmes que nous connaissons actuellement. C’est ce que nous avons également dénoncé à travers la distribution d’un tract informatif qui fait toute la lumière sur ce qu’on ne vous dit pas à la télé et dans les médias. Retrouvez le contenu de notre tract sur notre site web www. setca.org Il ne suffit pas de se boucher les oreilles contre le blabla néolibéral. Nous devons aussi le contester par notre mobilisation… Nous avons démontré ce 02/12 que nous étions déterminés à faire bouger les choses et à faire connaître nos revendications. Le signal lancé par les 80.000 manifestants doit être entendu par les employeurs et le gouvernement.

Durant le cortège, le SETCa a orga-

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