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N°17 • BIMENSUEL • 66ème année Bureau de dépôt : Charleroi X Abonnements : 02/506 82 11 Rédaction : 02/506 82 44 - 02/506 83 11 syndicats@fgtb.be Ed. resp. : R. De Leeuw • Rue Haute, 42 • 1000 Bruxelles

14 OCTOBRE 2011 • Éd. LIÈGE

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chaq chaque h q e automne la coordination i n iin intérim n de la FGTB organise n eu une journée de défense d s dr des droits r des intérimaires. C t année l’accent est mis Cette s r le sur e salaire des intérimaires supposé suppo p o égal à celui des autres travailleurs trava a a mais, au final, il y a moins dans la tirelire. m

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et après ? On dénonce, de là. clos ? Non, loin 4uant Et le sujet est cier é¿ combat bén de ire térima poursuivre son end ent TB FG question pour l’in La en ¿nir nt avantageu[. galité. Il faut d’un abonneme contre cette iné vous en liers. Les intésont légion et contrats journa les c Les e[emples ave de ce t rtre es à la page 3 droits qui doiven trouverez d’autr rimaires ont des a un galités ité crée des iné ail intérimaire pectés. Le trav journal. La précar res ent et doit rester tem ament sérieusem actère temporaire et celles-ci ent car s… rimaire vent avoir doi inté s des aire t rim cha inté d’a le pouvoir poraire. Les décent. grogner! n travail ¿[e et ce qui nous fait la perspective d’u dossier pourra le , ent lem Alors seu hon proteste Notre petit coc rtre clos. comme lire a été choisi tire hon coc Le des e rné Jou e septièm symbole de la hon aires. Ce petit coc Droits des Intérim mais me d’épargne, rouge est synony uer un aires se constit pour les intérim rrves. fait partie des µpetit cochon’ s difplir vu les grande Comment le rem l’argent ont à mettre de ¿cultés qu’ils font vrai qu’ils n’en de côté ? S’il est e, il n’en lag éta rs jou pas tou ins que c’est demeure pas mo nous tenons une réalité que dence le à mettre en évi chain. 12 octobre pro isible L’inégalité inv ailqui frappe les trav avec leurs occupés rnades contrats jou adaires liers ou hebdom oncée. mérite d’rtre dén

r qui coûte che Une précarité d’achat eau du pouvoir niv au lité éga L’in rimaires s ¿[es et inté eur aill trav des its des isib le. rnée des Dro ère vue inv Septième Jou res te à pre mi ¿sent pour es e[emples suf lqu que Intérimaires 2r, intéde l’été, au détriment des depuis le début Voilà pourquoi démontrer l’écart, ers dit immobilier entendre au trav s. Trouver un cré aire la FGTB se fait rim vaut e pro es. Le 12 octobr rimaire " Mieu[ d’actions ludiqu quand on est inté urs la sepjuste si l'on ille t d’a tou a st ser C’e . ani chain, elle org ne pas y songer s des encore, e des Dr oit cement auto, et tiè me Jou rné obtient un ¿nan t encore, elle tien mrme pour une de fois va e en Un Il s. " Intérimaire à quel pri[ liers des et il faut contrats journa un produit rare à dénoncer les garderie. C’est c du ance. C’est don contrats dignes l’av s à De is s. mo aire des r intérim réserve pour contre s chou blanc nous fulminons foi Et le e. vel -Âg nou yen Mo une cochon à cause d’elle, le la précarité car l’intérimaire ! aires. e pour les intérim tirelire reste vid

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On va «banquer»!

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climat e l r ou Editeur responsable : Michel Genet, Chaussée de Haecht 159, 1030 Bruxelles - Ne pas jeter sur la voie publique.

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PREPENSIONS

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RÉGIONS

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

BRABANT WALLON

NAMUR

Conférence-débat Forabra Ce mercredi 5 octobre, la conférence-débat organisée par Forabra a rencontré un beau succès auprès du public. Jean Faniel, chercheur au CRISP, est venu y développer l’évolution du mouvement flamand, depuis les revendications culturelles et linguistiques du XIXème siècle jusqu’à celles nettement plus économiques et libérales défendues principalement par la NVA de Bart De Wever. Dans un deuxième temps, Jean Faniel a répondu aux nombreuses questions et réflexions de l’assemblée quant à notre situation institutionnelle et l’évolution qu’on peut en attendre dans le futur.

Double victoire syndicale chez GSK

Le conflit chez GSK de la fin du mois de septembre a été largement relayé par la presse. Il avait en effet la particularité de toucher une des plus grosses entreprises du Brabant Wallon, dont l’image véhiculée est celle d’une entreprise où «il fait bon travailler». Double victoire d’une part car c’est la première fois que cette entreprise si idyllique en apparence est confrontée à une grève d’une telle ampleur, qui a touché l’ensemble du personnel ouvrier, preuve que tout n’y est si rose que cela et d’autre part parce que le carcan de la norme salariale a été largement dépassé dans l’accord finalement conclu, y compris pour 2011.

En effet, outre des augmentations de salaire bien au-delà de la norme et une amélioration des frais de déplacement, des pas importants ont également été réalisés en matière d’harmonisation du statut des ouvriers vers celui des employés. Si l’on peut parler d’une double victoire, une double conclusion s’impose également: premièrement, les travailleurs de GSK ont eu raison de faire confiance à la volonté et à la combativité de leur délégation syndicale et deuxièmement ce conflit démontre, s’il en était encore besoin, qu’ensemble on est plus fort!

Ouverture d’une nouvelle carrière pour la société Carmeuse la continuité de l’emploi en jeu Voilà un dossier qui dure depuis plus de 18 ans, et qui est en train d’aboutir, enfin ! La société Carmeuse est productrice de chaux faite à base de pierre calcaire extraite dans ses carrières. Elle a besoin de pouvoir bénéficier d’un nouveau gisement de pierres pour continuer son activité sur le site d’Aisemont, où sont situés certains de ses fours à chaux. Un gisement important, situé à Hemptinne (Florennes), attire les convoitises de l’entreprise, mais rencontre une très forte opposition locale. Pourtant, une série impressionnante de garanties ont été données par l’entreprise, en particulier au niveau de la limitation des nuisances et du contrôle de l’impact environnemental (notamment via l’utilisation du rail pour le transport de la pierre, et non la route). Au vu de la résistance locale, plus motivée par le phénomène «NIMBY» que par des arguments pragmatiques, le Gouvernement Wallon hésitait à prendre une décision, alors que la question devenait de plus en plus urgente au vu de l’épuisement du gisement actuel. Cette tergiversation mettait les nerfs de la centaine de travailleurs à rude épreuve, ils commençaient à craindre sérieusement pour l’avenir de leur emploi! Plusieurs actions syndicales furent nécessaires pour pousser le Gouvernement à enfin trancher dans ce dossier, notamment un rassemblement des délégués de tout le groupe devant l’Elysette le 15 septembre, où une délégation fut reçue par le Gouvernement. Après quelques nouveaux soubresauts, l’exécutif wallon a enfin donné son feu vert le 29 septembre

LUXEMBOURG Régionale du Luxembourg A nos Affiliés du secteur CONSTRUCTION, Commission Paritaire 124

Paiement des timbres fidélité À partir du 2 novembre 2011 Les employeurs doivent délivrer les cartes de timbres fidélité au plus tard le 31 octobre prochain (prestations entre le 1/7/2010 et le 30/6/2011). Le Fonds de Sécurité d’Existence envoie les cartes de timbres assimilation directement au domicile des travailleurs qui ont été en incapacité de travail (maladie et accident) entre le 1/1/2010 et le 31/12/2010). Vous pouvez nous faire parvenir vos cartes de timbres fidélité dès réception (paiement à partir du 2 novembre 2011). Veillez à indiquer votre numéro de compte bancaire et à conserver le talon détachable en bas de la carte de timbres remise par l’employeur. La domiciliation bancaire de vos cotisations syndicales facilite et accélère le traitement de votre paiement.

N’envoyez pas votre carnet syndical! Permanences dans nos bureaux: LIBRAMONT, rue Fonteny Maroy, 13 - 6800 Libramont: de 8h à 12h et de 13h à 16h30 (le vendredi: 16h). ARLON, rue des Martyrs, 80 – 6700 Arlon: de 8h à 12h et de 13h à 16h30 (le vendredi: 16h). MARCHE, rue des Brasseurs, 13 – 6900 Marche-en-Famenne: Lundi et jeudi: de 8h30à 12h et de 13h30 à 16h30 Mardi: de 8h30 à 12h A Libramont et Marche, permanences tous les jeudis jusque 18h entre le 13 octobre et le 22 décembre 2011. Fermetures de nos bureaux: 1er et 11 novembre – 23, 26 et 30 décembre 2011 et 2 janvier 2012.

Prochaine session à ARLON DU 31/10 AU 04/11 9h - 13h et 13h - 15h (mardi 1er /11 férié) LIBRAMONT DU 5 AU 9/12 de 8h30 à 12h30 cours théorique pour le permis de conduire en filière libre Renseignements et inscriptions ForCA 063/ 21.91.83. (demandez Laurence BINET) forca@fgtb.be

à l’ouverture d’une nouvelle carrière à Hemptinne, tout en mettant une série de conditions logiques à la future exploitation (création d’un comité d’accompagnements associant riverains, commune et administration; respect de toutes

les normes environnementales, etc.). Un premier soulagement pour les travailleurs, mais tous savent que le chemin est encore long avant d’avoir tous leurs apaisements pour la continuité de leur emploi…


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BRUXELLES

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

DISCRIMINATIONS : BASTA ! La FGTB lutte pour l’égalité et la diversité au travail!

EN PRATIQUE Action en justice et sur le terrain…

La force de la FGTB, ce sont les travailleurs qui partagent ses valeurs d’égalité et de solidarité. C’est aussi la diversité de ses militants. Il y a dix ans, éclatait «l’affaire Adecco». Pour rappel, cette société de travail intérimaire avait constitué un stock de candidats qualifiés de «blancs-bleus-belges» (BBB) afin de satisfaire les employeurs ne souhaitant engager que «des belges pur sucre». Il s’ensuivit de vigoureuses réactions judiciaires et médiatiques et une condamnation pénale d’Adecco. Où en est-on aujourd’hui? S’il est de bon ton de valoriser le caractère multiculturel de la Capitale, force est de constater que la discrimination sur base de l’origine ethnique demeure l’une des causes du chômage et de la précarité professionnelle de bon nombre de Bruxellois(es), même après plusieurs générations. Ainsi, de nombreux jeunes d’origine étrangère se trouvent doublement victimes de préjugés - liés à leur âge & à leur origine - et ce malgré leur nationalité -belge- et/ou leur(s) diplôme(s). Trouver un emploi ou quitter le circuit des emplois précaires et dévalorisés relève, pour eux, d’un véritable parcours du combattant. Bien entendu, la discrimination demeure le plus souvent difficile à prouver, cachée derrière des pratiques de recrutement et de gestion du personnel apparemment neutres. Elle est même parfois vécue comme une «fatalité», ce qui amène un certain nombre de victimes à omettre de se faire connaître… Il n’en demeure pas moins que certains emplois et secteurs d’activités, généralement peu attractifs, constituent désormais les seuls créneaux d’emploi pour beaucoup de travailleurs issus de l’immigration, quelles que soient leurs qualifications. Bruxelles est une ville jeune dont, contrairement au reste du pays, la population croît et rajeunit. Bien entendu, il s’ensuit une croissance de la population active. Les jeunes, derniers arrivés sur le marché de l’emploi, éprouvent bien souvent les pires difficultés à s’insérer professionnellement et à obtenir un emploi stable et…de qualité. Pour nombre d’entre eux, la recherche d’un premier emploi constitue une véritable «galère». Certains accumulent expériences et situations intermédiaires entre chômage et emploi, sans parvenir à la stabilité, expérimentant des formes de plus en plus précaires d’activité. A Bruxelles, plus d’un jeune sur trois est au chômage (31,7% en 2009). En outre, les jeunes sont souvent victimes de formes précaires d’emploi et sont particulièrement touchés par la flexibilisation de la relation de travail (horaires variables, peu ou pas de protection contre le licenciement, etc.): alors que les jeunes de 15 à 24 ans représentent, à Bruxelles, 6,5% de la population salariée (2006), ils prestent 25% du travail intérimaire et 22% du travail temporaire! Les jeunes femmes, cumulant l’effet genre et celui de l’âge, sont davantage encore touchées par les formes de travail précaires ou atypiques (CDD, temps partiel, etc.): près d’un tiers des femmes bruxelloises âgées de moins de 25 ans travaillent sous contrat temporaire (contre un quart des hommes). La FGTB veut agir contre cette réalité, injuste et inacceptable, qui ne garantit pas des droits égaux au travail et force au chômage ou à l’emploi précaire - de nombreux/ses tra¬vailleurs/ses. Si des initiatives estimables ont été mises en place dans notre Région, comme les plans de diversité, d’autres sont restées lettre morte, faute d’une réelle implication des acteurs patronaux. On pense, notamment, au plan d’action pour les jeunes de 2008, sensé offrir chaque année (plus de) 1.000 premières expériences professionnelles à des jeunes Bruxellois. Trois ans plus tard, on est loin ,très loin, du compte… Face à l’importance et à la récurrence des phéno¬mènes de discrimination, la FGTB de Bruxelles réclame des engagements forts de la part des mondes patronal et politique, afin que soit offerte à chaque Bruxellois(e), quelle que soit son origine, la chance d’avoir une place dans la société, de participer à celle-ci et d’y être pleinement reconnu(e).

Avec SOS racisme (France) et l’asbl Kifkif, la FGTB a porté en justice le dossier Adecco pour pratiques illégales de discrimination à l’embauche. La condamnation récente de la société d’intérim constitue bien entendu une grande victoire. Mais face à la persistance de la discrimination à l’emploi, notre organisation se doit de continuer le combat. Si l’embauche et la mise au travail des jeunes relèvent bien évidemment de la responsabilité des employeurs, il n’en reste pas moins que les syndicats ont la tâche d’en assurer le contrôle. Au niveau de la FGTB de Bruxelles, un vigoureux travail de sensibilisation et de formation des militants a été engagé sur la thématique de la discrimination des jeunes sur le marché du travail (édition de Cahiers du Militant, formation des délégués, forum de discussion, campagnes de sensibilisation en entreprise, etc.). Sur le terrain, les centrales professionnelles et les délégués d’entreprise veillent aux conditions d’engagement1 et d’intégration des jeunes, à l’égalité de traitement et à la non-discrimination. Ils ont en

Les centrales professionnelles bruxelloises ont en outre l’opportunité de conclure, avec la Région et les représentants patronaux de leur(s) secteur(s) d’activités, des accords-cadres sectoriels précisant les mesures spécifiques à mettre en place pour promouvoir l’engagement de jeunes, dans chaque domaine d’activités. Les secteurs ont donc la possibilité, via notamment leurs Fonds, d’organiser des formations, d’assurer la «promotion» des mesures, et de procéder à leur évaluation. En outre, les conseillers en diversité de la FGTB sont particulièrement vigilants à ce que les entreprises qui s’engagent dans un plan de diversité prévoient des actions en matière d’embauche de jeunes Bruxellois et de travailleurs peu qualifiés, mais aussi en matière d’intégration de ces publics sur les lieux de travail. 1

Analyse des offres d’emploi, et notamment: mentionnent-elles une exigence d’âge?; d’expérience professionnelle? contiennent-elles des tournures qui donnent à penser que les jeunes ne sont pas les bienvenus?, etc.

Le syndicat dans la ville Plus d’informations sur www.fgtbbruxelles.be

«Discriminations: BASTA!» Le mercredi 19 octobre prochain, la FGTB de Bruxelles réunira plusieurs centaines de militants devant le siège bruxellois d’Adecco. Objectif? montrer aux Bruxellois, à travers une action symbolique et médiatique, que la FGTB tout entière se mobilise contre les discriminations à l’embauche et mène, dans les entreprises et les services publics, des actions concrètes en faveur de la diversité. Cette action vise à placer l’égalité entre tous les travailleurs au cœur des enjeux de l’action syndicale et à valoriser l’action quotidienne des délégués de la FGTB. Cette action viendra en outre utilement appuyer l’action de sensibilisation et de formation des candidats aux élections sociales. Avec l’aide de militants-figurants, une équipe de comédiens du Magic Land Théâtre, mettra en scène d’un côté, un bureau de chômage, débordant de demandeurs d’emplois et de l’autre, une entreprise «moderne», n’engageant que des candidats portant une écharpe labellisée «100% pur belge». Une façon de symboliser le tri discriminatoire pratiqué à l’embauche par beaucoup d’entreprises et bien des bureaux d’intérim. Avec les témoignages précieux de Musta LARGO et de l’asbl KifKif.

Groupe des Seniors de la Centrale Générale de Bruxelles-Vlaams Brabant Séjour des Seniors: printemps 2012 - FLOREAL CLUB BLANKENBERGE Le groupe des pensionnés et prépensionnés de la Centrale Générale / section de Bruxelles-Vlaams Brabant organise une semaine de détente pour ses membres seniors, du lundi 30/04/2012 – 16h00 au vendredi 04/05/2012 – 12h00 au Centre de vacances Floréal Club, à Blankenberge. Le prix d’un séjour «seniors» est de: • 196e par personne pour les membres affiliés à la Centrale Générale • 222e par personne pour les membres qui ne sont pas affiliés à la Centrale Générale Chambre single possible, moyennant un supplément de 12,50e par personne et par nuit.

des chambres + e.a. faire les lits ne se fait PAS par le personnel. Des draps, des serviettes de bain et du matériel de nettoyage sont à disposition dans les chambres. Par contre, les serviettes et produits de nettoyage doivent être apportés par vous-même. - les repas: Petit déjeuner: buffet: grand choix, chaque jour une variation de couques. Lunch: menu (entrée + plat principal + dessert) + eau et bière de table. Dîner: alternativement un repas de tartines, avec assortiment de garnitures (fromages, charcuteries,…) et un dessert + café et thé ou un repas chaud (plat principal + dessert) + eau et bière de table.

Le prix comprend:

Une animation chaleureuse vous est offerte gratuitement!

- le logement: (à noter: entretien

Egalement compris dans le prix:

l’usage des infrastructures sportives (pétanque, mini golf,…), hormis la location de vélos. Bien évidemment, l’hébergement au sein du Floréal Club est excellent. Tous les appartements et studios sont munis d’une télévision et d’un téléphone. Il y a une salle de bains séparée, avec douche. Possibilité de coffre-fort. Pas d’escaliers. Le Floréal Club se trouve à proximité de la mer et est entouré de dunes, dans un cadre serein. Le centre-ville de Blankenberge, avec ses magasins et sa digue ensoleillée, ne se trouve qu’à 15 minutes à pied.

Attention! Le nombre de places est limité! N’hésitez donc pas à vous inscrire rapidement...

INSCRIPTION SEMAINE DES SENIORS – CG DE BRUXELLES-VLAAMS BRABANT Nom: ....................................................................................................................................................................................................................................... Adresse: .......................................................................................................................................................................................................................................... ..................................................................................................................................................................................................................................................... Numéro d’affiliation à la Centrale Générale de Bxl-Vl.Brabant: .............................................................................................. Souhaite s’inscrire pour la semaine des seniors qui aura lieu du 30/04 au 04/05/2012 (avec ….....….. personnes) et verse la somme de ….........…. e sur le compte 877-4606601-84 de la Centrale Générale de Bruxelles-Vlaams Brabant avant le 31.01.2012.

Le syndicat dans la ville!

outre la responsabilité de stimuler le bon usage des contrats de première expérience professionnelle (CEP). Il est également important de s’assurer que l’employeur respecte ses obligations légales en termes d’emploi des jeunes (1,5 ou 3%) et qu’il prend les dispositions nécessaires pour écarter toute forme de discrimination.

E.R. : Ph. Van Muylder, Rue de Suède / Zwedenstraat 45 - 1060 Bruxelles/Brussel

Focus sur la discrimination

Prière de bien vouloir renvoyer ce talon-réponse soit à 3000 LOUVAIN, Maria-Theresiastraat 113; soit à 1000 BRUXELLES, rue Saint-Jean 4.


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RÉGIONS

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

MONS

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Le département d’éducation permanente de l’asbl Borinage 2000 vous invite à sa formation sur



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Ciné pour tous Tomboy - Le 19 octobre 2011 à 19h Cinéma de l’administration communale de Boussu Rue François Dorzée,3 à Boussu Débat autour de la notion de «Genre»… Résumé: Laure a 10 ans. Laure est un garçon manqué. Arrivée dans un nouveau quartier, elle fait croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. Action ou vérité? Action. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l’été n’allait jamais révéler son troublant secret… Informations et réservations: Cédric DEVRIESE - Animateur en éducation permanente - Rue Lamir, 18-20 - 7000 MONS Borinage2000.devriese@fgtb.be ou 065/32.38.33 Inscriptions souhaitées – PAF: 3e - PASS disponible pour 4 films: 10e Gratuité pour les participants aux activités de l’asbl Borinage 2000

Les 14, 15, 21 & 22 novembre 2011 Espace Gens2bien Boulevard Gendebien, 6 - 7000 MONS De 8h à 16h30 Lunch offert à 12h Cette formation ouverte à tout délégué porteur d’un projet syndical aura pour but d’apprendre les différentes techniques d’animations d’une équipe syndicale et la maitrise de certains phénomènes de groupe. Cette séance sera présentée par: Didier Brissa & Maurizio Vitullo Cette formation peut être sous le couvert du congé éducation, Les personnes voulant profiter de ce système devront s’inscrire avant le 13 octobre 2011. Inscriptions souhaitées avant le 10 novembre 2011 Cédric DEVRIESE Animateur en éducation permanente 065/32.38.33 Borinage2000.devriese@ fgtb.be

Editeur responsable : Sandra Goret, Administratrice déléguée, Rue Lamir, 18-20 à 7000 Mons

TOURNAI - ATH - LESSINES

La Centrale générale communique ramassage des cartes fidélité construction 2010-2011 > TOURNAI (Centrale Générale F.G.T.B., Avenue de Maire, 134) - Dès maintenant, tous les jours de 9h à 12h et de 13h à 17h. > LESSINES (F.G.T.B., rue Général Freyberg, 11) - Dès maintenant, tous les vendredis de 9h à 11h. - Le 3ème samedi du mois de 9h à 11h. > ATH (rue de Brantignies, 19) - Tous les jeudis de 10h à 12h. > ELLEZELLES (F.G.T.B., Place, 14) - Bureaux ouverts: ! ! ! Nouvelles heures d’ouverture le lundi de 9h à 12h; le mardi de 14h à 18h; le jeudi de 9h à 12h. > LEUZE (F.G.T.B, Grand Rue, 3) - Tous les jeudis de 8h30 à 9h30. > BASECLES (F.G.T.B., rue des Déportés, 25) - Tous les lundis de 9h à 10h. > PERUWELZ (F.G.T.B., Place du Foyer Peruwelzien, 29) - Tous les lundis de 10h30 à 11h30.


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RÉGIONS

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

LIEGE - HUY - WAREMME

LA CENTRALE GENERALE F.G.T.B. Section LIEGE-HUY-WAREMME Place St Paul, 13 - 4000 LIEGE

Avis aux travailleurs de la construction Paiement des cartes prime fidélité Le paiement des cartes de fidélité couvrant la période du 1/7/2010 au 30/6/2011 s’effectuera par versement sur votre compte bancaire par la Centrale Nationale à partir du 28 Octobre 2011. Pour faciliter l’organisation du paiement, nous vous invitons à nous transmettre, à partir du 1er octobre 2011 la (les) carte(s) reçue(s) de votre (vos) employeur(s) et/ ou du Fonds de Sécurité d’Existence, après y avoir indiqué votre numéro de compte bancaire, accompagné(e)s de votre carnet syndical, soit par la poste, à nos guichets, à nos permanences ou auprès de nos sectionnaires. Nous vous rappelons que nos guichets sont ouverts place St Paul, 13 à LIEGE, tous les jours de 9h à 11h30 et de 13h30 à 16h30 ainsi que les samedis 1er, 15 et 22 Octobre 2011 de 9h à 11h.

Chafnay, Les cartes peuvent également être rentrées lors de nos permanences extérieures qui seront organisées suivant le calendrier ci-dessous: AYWAILLE: au local de la F.G.T.B. rue L. Libert, 22 Le JEUDI 27 Octobre 2011 de 16h30 à 17h. HANNUT: au local de la F.G.T.B. rue Zénobe Gramme, 7 Le VENDREDI 7 Octobre 2011 de 16h30 à 17h30. Le SAMEDI 22 Octobre 2011 de 10h30 à 11h00. Le VENDREDI 28 Octobre 2011 de 15h30 à 16h00. WAREMME: au local de la F.G.T.B. rue du Baloir, 5

Les VENDREDIS 14, 21 et 28 Octobre 2011 de 16h30. à 17h30. VISE: à la F.G.T.B, rue des Récollets, 63, Le MARDI 25 Octobre 2011 de 17h à 17h30. FLERON: au local de la F.G.T.B. avenue des Martrys, 86, Le MARDI 25 Octobre 2011 de 14h à 14h30. HUY: au local de la F.G.T.B. rue l’Apleit, 12 Les JEUDIS 6 et 20 Octobre 2011 de 16h30 à 17h30. Le SAMEDI 22 Octobre 2011 de 8h30 à 9h15. JUPILLE: au local de la F.G.T.B. rue

Le MARDI 25 Octobre 2011 de 15h à 15h30. HERSTAL: au local de la F.G.T.B. rue Large Voie, 36 Le MARDI 25 Octobre 2011 de 16h à 16h30. CHENEE: au local de la F.G.T.B. rue Neuve, 18-24 A partir du Lundi 3 Octobre 2011, les jours habituels d’ouverture SCLESSIN: au local de la F.G.T.B. rue de l’Ile Coune, 50, A partir du Lundi 3 Octobre 2011, les jours habituels d’ouverture SERAING: au local de la F.G.T.B. rue Paul Janson, 41

Le LUNDI 24 Octobre 2011 de 15h à 15h30. FLEMALLE: au local de la F.G.T.B. Grand Route, 122 Le LUNDI 24 Octobre 2011 de 16h à 16h30. VILLERS LE BOUILLET: à la Maison du Peuple Le SAMEDI 22 Octobre 2011 de 9h30 à 10h.


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SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

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> EDITO

On va encore «banquer»! Dexia coule à nouveau quelques mois après que son PDG, M. Mariani, ait empoché 1,2 million d’euros plus un bonus de 600.000 euros pour sa bonne gestion 2010. Un exemple pour nous syndicalistes: en voilà un qui sait négocier son salaire!… Il n’a pas ménagé ses efforts pour redresser le groupe, avait alors justifié Jean-Luc Dehaene à l’AG des actionnaires. Et de fait 1.526 emplois ont été supprimés l’an dernier. Et cette année, c’est la banqueroute…

fois encore l’affaire à la rubrique des pertes (pour nous) et profits (pour eux). On ne demande pas de comptes. On ne leur demande même pas de rembourser leurs primes imméritées. C’est à peine si on ne les félicite pas: à en croire notre ministre des Finances Didier Reynders, en sauvant Dexia, l’Etat va faire du bénéfice en dividendes, en intérêts et en primes d’assurance contre sa garantie. C’est évidemment faux.

Vu, pris, pas puni Ça va coûter Car chez Dexia, on sait reconnaître le mérite. Son ex-patron, Axel Miller, avait lui aussi laissé derrière lui une banque en ruine et était parti en gardant la tête haute et un parachute doré de 825 000 euros. Là encore, les patrons – adeptes du licenciement facile et pas cher - nous montrent l’exemple. Pour leur défense, on avait dit: «ce n’est pas de leur faute … ils ne pouvaient pas prévoir la crise des subprimes». Ce sont les banques qui les ont inventés, comme toutes les autres bizarreries que l’on appelle «produits structurés», «titrisation», «ventes à découvert», etc. Mais ils ne pouvaient pas prévoir. C’est la banque américaine Goldman Sachs qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes au vu et au su de tous, y compris de l’Europe. Mais ils ne pouvaient pas prévoir… Bref, on classe une

Ça va coûter tout de suite 4 milliards à l’Etat. Et l’Etat, c’est nous. Notre dette publique prend un pourcent de plus. Nous risquons la décote des agences de notation Moody’s & co. . Or chaque pourcent de taux d’intérêt supplémentaire vaut 4 milliards de plus. Mais tout va bien. Dexia banque est sauvée. L’épargnant est épargné. Il faut juste prier pour que l’Etat ne doivent jamais actionner la garantie de 54 milliards qu’il apporte à la nouvelle «bad bank» née de la scission de Dexia. Mais à part ça… tout va très bien. Seuls les actionnaires y perdront des plumes. Sauf que les actionnaires c’est aussi un peu nous, à travers nos communes et nos Régions, actionnaires du Holding Communal en faillite virtuelle. La chute du cours des actions Dexia va faire des trous dans les bud-

gets publics appelés par ailleurs à contribuer à l’ effort d’austérité pour payer les pots cassés de la crise.. bancaire. Les placements et les dividendes perdus pour les communes se paieront en emplois, en services non rendus, en infrastructures déficientes et probablement en taxes supplémentaires. Pire, les Régions ont donné leur garantie lors du premier sauvetage de Dexia en 2008 et elles risquent de devoir l’activer. Merci M. Mariani! Merci M. Dehaene. Eux ne seront pas punis mais nous citoyens, belges, grecs, espagnols, portugais, italiens, irlandais, …. on devrait l’être?

Austérité «à vendre» Nous non plus on ne pouvait pas prévoir mais on nous dit que c’est quand même notre faute. On nous dit que nous vivons «au dessus de nos moyens», que nos salaires sont trop élevés, nos pensions trop généreuses, que nos fonctionnaires sont trop bien payés, que notre assurance chômage est trop laxiste, que notre assurance santé est trop chère. Bref, trop c’est trop . Il va falloir réduire ce train de vie indécent, ces «bonus» scandaleux! Le «Chief Economist» de la banque Degroof, réputé pour sa clairvoyance, reconnaît qu’après ce second sauvetage de banque, il sera plus difficile «de vendre l’austérité aux Belges». Nous la «vendre», parce qu’ils veulent nous la

> ACTU

faire payer en nous expliquant quelques règles élémentaires de l’économie libérale, à savoir que les bénéfices des banques, c’est pour elles mais que leurs dettes c’est pour nous. Que les dettes de l’Etat pour renflouer les banques, c’est encore pour nous. Que les charges d’intérêts supplémentaires qu’exigeront les banques pour prêter à l’Etat endetté pour les avoir sauvées, c’est pour nous. On nous expliquera que «qui paie ses dettes s’enrichit», mais que ça ne vaut pas pour les banques; qu’ acheter avec de l’argent qu’ on n’a pas c’est de l’escroquerie, sauf si on est une banque; que vendre ce que l’on ne possède pas, c’est du vol, sauf si on est une banque; que dépenser plus que ce que l’on a, c’est de l’imprévoyance, sauf si on est une banque… Que pratiquer des taux d’intérêts exagérés, c’est de l’usure, sauf si…

nous ne partageons pas cette conception de l’économie et qu’effectivement ce sera dur de nous vendre l’austérité. On n’est pas acheteur: on a déjà assez «banqué». Qu’on se le dise dans les sphères politiques.

Anne Demelenne Secrétaire Générale Rudy De Leeuw Président

Mais il faut bien reconnaître que

LA FGTB FEDERALE ENGAGE:

La «gouvernance économique» 1 Collaborateur votée: vers plus d’austérité réceptionniste (H/F) Le Parlement européen a définitivement approuvé la législation («six pack») relative à la gouvernance économique. Nous sommes parvenus avec la Confédération européenne des syndicats à faire intégrer dans la législation sur les déséquilibres macro-économiques une clause forte concernant le respect de l’autonomie des partenaires sociaux et des coutumes nationales en matière de négociations collectives. Mais malgré les nombreux efforts déployés pour donner une orientation sociale aux textes, le paquet législatif tel qu’adopté reste inacceptable pour la FGTB. Il donne en effet à la Commission européenne et à la BCE les instruments pour sabrer dans notre système d’indexation, nos pensions et nos salaires (a fortiori dans le secteur public). Certes, une meilleure coordination économique est importante, pour les citoyens, les Etats membres ou l’économie. Et le manque de solidarité financière entraîne l’effet

domino qui conduit à la faillite des banques puis celle des Etats. Ainsi, l’idée d’un renforcement du pilier économique et financier, outre le pilier monétaire de l’union monétaire, est une revendication syndicale. Mais la législation dans sa forme actuelle semble avoir été conçue pour mettre en œuvre un agenda conservateur de modération salariale et d’austérité. Le résultat d’une telle politique mène nécessairement à une stagnation économique générale dans l’Union européenne et à une dislocation totale du tissu socio-économique comme c’est déjà le cas en Grèce et en Irlande. La modération salariale, la précarisation des conditions de travail, l’érosion des allocations sociales et la dégradation des finances publiques risquent de devenir la règle dans l’Union européenne. Ce dont l’Europe a plutôt besoin, ce sont des décisions politiques fermes et courageuses. Ainsi, la FGTB continue à réclamer: • une introduction rapide des euro-

obligations afin de déjouer les attaques des spéculateurs et de prévoir une base de capital solide pour les Etats membres; • de nouvelles recettes publiques via la lutte contre la fraude fiscale à tous les niveaux, la mise en place d’une taxe sur les transactions financières et l’harmonisation de l’impôt sur les sociétés; • un programme d’investissement européen ambitieux; • une régulation stricte du monde financier; • l’introduction d’un seuil minimum en matière de salaires et de protection sociale partout en Europe et le renforcement du système de négociations collectives, afin d’éliminer les emplois précaires et sous-payés. Sans ces mesures, le cercle vicieux de la méfiance, des déficits publics et du dumping social ne cessera de détruire le tissu économique et social de l’Europe. C’est pourquoi la FGTB continuera à veiller au respect des clauses sociales dans la législation et à se mobiliser contre toute tentative de dumping social.

Contrat à durée déterminée: jusqu’au 30 juin 2012 (minimum)

Tâches principales • Contribuer à une communication optimale entre l’organisation et les relations externes en accueillant et en dirigeant de manière courtoise et rapide les gens qui se présentent à l’accueil ainsi que par téléphone et courriel. • Effectuer des tâches administratives telles qu’enregistrer les réservations de salles de réunions, transmettre aux régionales concernées les demandes d’affiliation, traiter les commandes de fleurs, …

Compétences requises • Bilinguisme parfait FR/NL (écrit et oral) • Une bonne connaissance de la FGTB et de ses structures est un atout • Une bonne connaissance d’Excel et Outlook est un plus Adressez votre candidature par mail avant le 21 octobre 2011 à la FGTB fédérale Christine BARTHOLOMI Directeur Administratif Rue Haute 42, 1000 Bruxelles engagements@fgtb.be Vos qualités sont plus importantes que votre sexe, âge, handicap ou origine.


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SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

«Retraites story»: on touche le fond! Quand les banquiers s’inspirent de la téléréalité, ils ne font pas dans la dentelle… La filiale Assurances de la banque Delta Lloyd, institution déjà tristement célèbre pour avoir écarté les clients trop peu fortunés à son goût, vient de lancer une nouvelle campagne de promotion1. Delta Lloyd Life organise un concours: deux femmes devront «relever le défi» de vivre avec le montant d’une pension moyenne de femme, soit 927e, pendant 2 mois! Un jury sera chargé de sélectionner (sur base de quels critères?) les deux «heureuses» gagnantes. A l’issue de cette période, elles se verront offrir l’équivalent d’une année de cette pension, soit plus de 11.000e. L’objectif de cette campagne est clair: vanter les mérites des épargnes-pensions individuelles (le «3ème pilier»). Il serait donc nécessaire d’organiser un concours – et le casting indécent qui l’accompagne - pour démontrer que vivre sous le seuil de pauvreté

(966e/mois) est difficile? Les Femmes de la FGTB ne peuvent accepter que le montant (beaucoup) trop faible des pensions des travailleuses soit présenté comme une fatalité ou la conséquence de choix librement consentis. Elles ne peuvent non plus tolérer que cette situation dramatique soit exploitée à des fins commerciales et serve d’argument «marketing» aux banques et assureurs pour affoler les travailleuses et travailleurs dans le but de leur refourguer des épargnes-pensions! Faut-il rappeler le rôle des pensions par capitalisation dans la spéculation financière et ses conséquences sociales, économiques, environnementales… La pension légale par répartition est la seule assurant un système juste, solidaire et efficace. Celle-ci est tout à fait finançable, à condition d’assurer une plus juste répartition des richesses.

La situation catastrophique des pensions des travailleuses appelle des politiques structurelles ayant pour objectif de sécuriser leur parcours professionnel et, donc, leurs droits sociaux : développement des structures d’accueil de l’enfance, disparition de l’écart salarial homme/femme, renforcement de la pension légale, revalorisation des bas salaires… Les Femmes de la FGTB sont également scandalisées par la caution morale apportée à cette campagne par l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. Une représentante de cette institution participe en effet au jury de sélection. Apparemment, cet organisme public s’est laissé berner par la rhétorique du marché. Par sa participation active à ce projet, il contribue à perpétuer l’inégalité – ici, entre les travailleuses qui peuvent « se permettre » une pension complémentaires et les autres, inégalité qu’il est censé dénoncer et combattre. Cette situation est tout

simplement inacceptable!

indécente.

Pour conserver sa crédibilité, l’Institut serait bien avisé de se désengager de cette mascarade

1

www.lapensiondesfemmes.be

Journée mondiale du Travail Décent

LA FGTB FEDERALE ENGAGE:

Le 7 octobre était la Journée mondiale pour le Travail Décent. La FGTB, avec les autres syndicats belges, a organisé cette année une action devant l’ambassade d’Inde à Bruxelles avant de se rendre au Cabinet de la ministre de l’Emploi.

Place dans l’organisation

Initiée par la Confédération syndicale internationale, il s’agit d’une journée de mobilisation pour les syndicats et les ONG aux quatre coins du monde. Cette année, le thème du travail précaire, et plus particulièrement la question des travailleurs domestiques, était mis en avant. Ce thème a été choisi suite à l’approbation par l’OIT, en juin dernier, d’une convention spéciale relative aux travailleurs domestiques, qui tend à améliorer leurs conditions de travail. 100 millions de travailleurs domestiques sont concernés. Dès janvier 2012, la Confédération internationale des syndicats lancera une campagne mondiale pour la ratification de celle-ci.

Action Une centaine de militants de la FGTB, de la CSC et de la CGSLB se sont réunis me 7 octobre devant l’ambassade d’Inde, où Leddy Mozombita, secrétaire générale du syndicat péruvien Sinttrahol et anciennement travailleuse domestique au Pérou, a pris la parole. Sinttrahol est un syndicat qui défend les droits des travailleurs domestiques dans la région autour de la capitale péruvienne Lima. Une délégation a ensuite rencontré l’ambassadeur d’Inde afin d’aborder la question de la ratification de la convention de l’OIT relative aux travailleurs domestiques, ainsi que l’adoption d’un code de conduite décrivant les droits de base des travailleurs domestiques au service de diplomates indiens, basé sur la Convention de l’OIT et la législation sociale belge. Une réunion s’est ensuite tenue au Cabinet de la ministre de l’Emploi où les syndicats, les responsables d’ONG et les représentants du Cabinet ont discuté de la ratification prochaine de la Convention de l’OIT.

1 Comptable (h/f) Relève de la responsabilité de et rapporte au Directeur audit interne

Contexte de la fonction La fonction se situe au sein du service fédéral d’audit interne.

But de la fonction Assurer la tenue et la gestion journalière de la comptabilité fédérale de la Caisse Chômage et la comptabilité de l’entité Syndicale de la FGTB.

Natures des activités / responsabilités - Tenir la comptabilité chômage et la comptabilité fédérale FGTB; - Gestion des débiteurs et créditeurs - Préparer des rapports trimestriels

Exigences spécifiques - Savoir se servir d’un PC (environnement Windows) - Diplôme en comptabilité (minimum supérieur non-universitaire) - Connaissance des deux langues nationales - Avoir l’esprit d’équipe

Nous vous offrons: Un contrat à durée indéterminée Barème en vigueur à la FGTB Des avantages extralégaux Travail à temps plein

Adressez votre candidature avant le 14 octobre 2011 à la FGTB fédérale Christine Bartholomi, Directeur administratif Rue Haute 42, 1000 Bruxelles engagements@fgtb.be

Vos qualités sont plus importantes que votre sexe, âge, handicap ou origine.


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SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

> DETTE PUBLIQUE ET DETTE ILLEGITIME

Et si on refusait de payer?

Pour François Chesnais, l’injonction faite aux Etats de rembourser leur dette repose sur l’idée que si on ne rembourse pas, on lèse le créancier, c’est-à-dire l’épargnant qui a confié ses économies aux banques. La comparaison avec le budget des ménages vertueux renforce cette idée: on ne doit pas dépenser plus que ce que l’on gagne…

Comparaison n’est pas raison Mais comparaison n’est pas raison, dit F. Chesnais: «l’Etat a les moyens de déterminer les conditions générales de l’activité économique. Le ménage par contre subit les conditions économiques et est poussé par la publicité à consommer.» Soit. L’Etat est-il pour autant autorisé à dépenser sans compter et à ne pas rembourser ses dettes? Il faut voir comment s’est constituée cette dette publique, dit l’économiste. Selon lui, il y a un parallélisme entre le gonflement de l’endettement et les allègements fiscaux consentis depuis les années 1980 par les Etats, généralement en faveur des revenus élevés (les fameuses niches fiscales en France), les revenus des entreprises et du capital.

Illégitime une fois Ainsi, l’Etat aurait compensé par l’endettement la baisse de ses recettes fiscales en faveur des revenus élevés. Ces mêmes bénéficiaires des réformes fiscales sont ceux qui ont ensuite prêté à l’Etat qui les a ainsi favorisés deux fois: une fois à travers la fiscalité, une fois via le service de la dette. Avant même la crise des subprimes, la dette publique comporte donc déjà une part d’illégitimité à travers ce mécanisme de transfert de richesses des ménages vers les banques que Frédéric Lordon (autre économiste français) appelle «la pompe à phynance» par analogie avec le «croc à phynance» du Père Ubu…

Illégitime deux fois Oui mais les banques, c’est notre épargne! Non dit F. Chesnais. L’épargne des gens n’est qu’une infime partie des capitaux qui circulent. Les Hedge funds, ces fonds spéculatifs, n’ont par exemple pas besoin de votre épargne. Ils s’alimentent

grâce aux systèmes de titrisation (transformation en titres mis sur le marché de créances éventuellement douteuses), de vente à découvert et l’ effet de levier qui permettent d’empocher des bénéfices en achetant des titres avec de l’argent qu’on n’a pas ou de vendre des titres que l’on ne possède pas, ou que l’on a acheté avec de l’argent qu’on n’a pas. Comme on peut s’assurer sur les risques d’une dette souveraine (CDS) sans avoir rien prêté à ce débiteur et spéculer sur la hausse de ces CDS… Tout ce système opaque appelé «Shadow banking» (système bancaire fantôme) crée artificiellement de la richesse, c’est-à-dire des bulles financières qui tôt ou tard éclatent. Le supplément de dette publique lié au sauvetage des banques est le résultat de l’éclatement d’une de ces bulles. Les exigences de rentabilité des spéculateurs a conduit à une hypertrophie financière. Les prétentions de plus values dépassent la capacité l’économie réelle de créer de la richesse, explique F. Chesnais. Est-il dès lors normal de demander aux citoyens, aux travailleurs, de payer avec le revenu de leur travail ou via l’austérité, la «réforme des retraites», les privatisations… ces dettes résultant d’opérations spéculatives virtuelles et opaques? Voilà un deuxième motif d’illégitimité de la dette…

Illégitime trois fois L’opacité elle-même en est un troisième motif. La théorie de la «dette odieuse» développée par le Russe Alexander Sack est aujourd’hui communément admise. Elle consiste à dire qu’une dette contractée par une dictature, c’est-à-dire en dehors d’un contrôle démocratique, à l’insu de la population et sans que celle-ci en ait profité, peut être révoquée parce qu’illégitime. Par analogie, une dette liée à une spéculation opaque à laquelle ni la population, pour ne pas parler des élus du peuple, ni les banquiers eux-mêmes, ne comprennent rien, est forcément entachée de cette illégitimité. Bien. La dette est au moins en partie illégitime. Peut-on pour autant la

©istockphoto.com/pagadesign

«Milliardaires, la partie est finie!» Les indignés américains qui campent devant Wall Street, le temple de la finance mondiale, vont sans doute un peu vite en affaire. Mais si on n’en a pas encore fini avec le capitalisme financier, il finira bien par y avoir un début de la fin. Et ce début commence par la remise en cause de la légitimité de ces dettes souveraines qui nous empoisonnent la vie. C’est en tout cas la thèse défendue par François Chesnais, économiste français, auteur du livre «Les dettes illégitimes»*, professeur à l’Université de Paris Nord et membre du conseil scientifique d’ATTAC (Association pour la Taxation des Transactions financière et l’Aide aux Citoyens). Invité par la Fondation Léon Lesoil, il a donné plusieurs conférences dans nos régionales FGTB, notamment Charleroi, Mons et La Louvière pour y expliquer ses thèses. résilier ou la renégocier sans provoquer de catastrophe économique? Le Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde soutient que c’est possible et en appelle pour appuyer se thèse à l’exemple de certains pays d’Amérique latine dont l’Equateur - qui ont suspendu le remboursement de leur dette et loin de s’effondrer faute de crédit, ont obtenu une restructuration de leur dette et des taux plus avantageux.

je pense qu’il faut aller au-delà de l’intoxication politique et de la stratégie de la peur».

* François Chesnais, «Les dettes illégitimes – Quand les banques font main basse sur les politiques publiques». Ed. Raison d’agir. Paris. 2011pp. 153. 8 euros.

Nicolas Errante

A lire aussi

C’est pourquoi le CADTM propose de procéder à un audit de la dette, officiel ou à défaut citoyen, pour faire le tri entre ce qui doit être remboursé et ce qui ne mérite pas de l’être.

Halte au chantage Ne risque-t-on pas alors de provoquer l’effondrement du système bancaire et une nouvelle crise encore plus grave? «On ne peut pas continuer à accepter le chantage: «l’austérité ou le cataclysme», dit F. Chesnais.Si le système craque, il faut se saisir de l’occasion pour dire «une autre banque est possible». Accepter de payer la dette, c’est donner quitus aux gouvernements pour leur gestion économique et financière. C’est accepter d’avoir les mains liées.» Pour l’économiste, il faut saisir l’occasion pour réguler le marché, s’approprier collectivement les banques et en refaire des instruments au service des gens et de l’économie. Mais il faut aussi revoir la fiscalité qui a conduit à ces dérives. Il ne prône pas la révolution. «Il faut le faire à froid, de façon bien ordonnée». A-t-on les moyens politiques de le faire dans un monde globalisé? «Cela dépend de comment on perçoit la mondialisation. Si on la conçoit comme irréversible, si on accepte de rester sous la domination de la finance, si on a peur de s’unir pour construire une autre configuration du système bancaire, on ne fera rien. Mais il y a deux ans, la taxe Tobin paraissait inconcevable… Maintenant on l’envisage sérieusement. Séparer banques d’épargne et d’investissement n’est maintenant plus considéré comme impossible, même à Londres… Donc

Sur le même thème, et avec la même analyse et les mêmes conclusions, on peut aussi lire l’ouvrage collectif d’ATTAC France: «Le piège de la dette publique – comment s’en sortir» aux éditions LLL – Les Liens qui Libèrent. 192 pages 9 euros.


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> MANIF CLIMAT LE 3 DÉCEMBRE

Bruxelles - Durban: 10.000 km pour le climat

Pour donner du poids à cette demande, la Coalition Climat veut la faire entendre haut et fort le 3 décembre à l’occasion d’une manifestation pour le climat haute en couleur à travers les rues de Bruxelles. En Belgique, la Coalition Climat rassemble plus de 80 organisations – dont la FGTB - qui représentent ensemble une base de plus d’un million de membres. En leur nom, la Coalition Climat demande à chacun de se rendre symboliquement à Durban. La distance qui sépare Bruxelles de Durban est d’environ 10.000 kilomètres. Nous parcourrons cette distance symboliquement le 3 décembre par le biais d’une manifestation colorée à travers Bruxelles. Bien entendu, les moyens de transport «bas carbone» seront privilégiés dans le souci de la préservation du climat: à pied, en rollers, en vélo ou en carriole, triporteur, caisse à savon ou sur un char ad hoc ( mais pas d’assaut). Si suffisamment de personnes y participent, nous couvrirons symboliquement la distance qui nous sépare de Durban sans grande difficulté. Sur le site www.coalitionclimat.be vous pouvez réserver à

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a t m i l c le

Editeur responsable : Michel Genet, Chaussée de Haecht 159, 1030 Bruxelles - Ne pas jeter sur la voie publique.

La Coalition Climat demande à nos décideurs politiques de prendre leurs responsabilités et de chercher à obtenir un accord ambitieux et juridiquement contraignant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial. Cette réduction des émissions, les pays devront la réaliser en interne et sans faire appel à des fausses solutions comme l’achat et la vente de crédits carbone. Il faut également amorcer une transition juste vers une économie bas-carbone durable qui garantisse des emplois décents et les droits sociaux. Par ailleurs, la Belgique, l’Europe et la communauté internationale, doivent fournir les ressources nécessaires pour soutenir les pays en développement dans leur lutte contre les effets du changement climatique. Enfin, nous exigeons que la Belgique et l’Europe montrent l’exemple et prennent des mesures pour lutter contre le changement climatique, même si Durban n’aboutit pas à un accord international contraignant.

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Du 28 novembre au 9 décembre, les plus grandes nations du monde se réuniront dans la ville de Durban, en Afrique du Sud, pour la 17ième conférence des Nations Unies sur le climat. Nos politiciens devront enfin y prendre leurs responsabilités, car sans des mesures rapides et drastiques, les conséquences pour notre planète seront irréversibles. Après les résultats décevants de la conférence de Copenhague et de Cancun, il est plus que temps qu’un accord juste et ambitieux voie le jour. Déjà aujourd’hui, des millions de personnes dans le monde sont touchées par les changements climatiques.

DU RB AN

La Coalition Climat invite ainsi chacun à parcourir quelques kilomètres vers Durban qui mis bout à bout symbolisent les 10.000 Km qui séparent Bruxelles de Durban.

>

La 17ème conférence des Nations Unies pour le climat aura lieu cette année à Durban, en Afrique du Sud. Cette année, la Coalition Climat se fera à nouveau entendre haut et fort à l’occasion d’une manifestation pour le climat haute en couleur à travers les rues de Bruxelles pour insister sur l’urgence d’aboutir un accord international juste et ambitieux sur le climat.

Enregistrez vos kilomètres sur www.coalitionclimat.be

et Rejoignez-nous le 3 décembre

Manif pour le climat Départ Gare du Nord à Bruxelles à 14h l’avance «vos» kilomètres vers Durban. Nous appelons les organisations et les associations à montrer leur engagement vis-à-vis du climat lors de cette manifestation, avec un char, une carriole ou une caisse à savon.

Rassemblement à 14h à la Gare du Nord à Bruxelles le 3 décembre.


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> PACTE «DE SOLIDARITÉ» ENTRE LES GÉNÉRATIONS

Stop ou encore pire? On attendra longtemps l’avis du Conseil national du travail sur l’évaluation du Pacte des Générations. Ce soi-disant Pacte nous avait été imposé en 2005 malgré une forte résistance. Il prévoyait de procéder à une évaluation en 2011. L’enjeu: le renforcement ou non des conditions d’accès à la prépension. L’évaluation n’aura pas lieu faute d’accord avec les employeurs mais la FEB a déjà ouvert le feu en demandant la suppression des prépensions à 58 ans. Quoi qu’en dise le patronat, il n’y a aucune raison objective de renforcer les conditions d’accès à la prépensions: les travailleurs âgés n’ont jamais été aussi nombreux sur le marché de l’emploi et la tendance se renforce naturellement. Rétroactes 2005: malgré une forte résistance sociale, le Pacte dit «de solidarité entre les générations» est adopté par le Gouvernement «violet» (libéral-socialiste) pour freiner le recours aux prépensions. Les conditions de carrière pour accéder à la prépension sont renforcées: - les 25 ans de travail requis pour accéder à la prépension à 58 ans

passent à 38 ans; - les 20 ans de travail requis pour accéder à la prépension à 60 ans passent à 35 ans. L’application progressive de ces mesures sont soumises à un calendrier qui s’étale de 2012 à 2028, selon le type de prépension (58 ou 60 ans) et surtout selon que l’on soit homme ou femme, les femmes venant juste d’encaisser le recul de la pension de 60 à 65 ans.

Le Pacte introduisait cependant de nouvelles exceptions pour métiers lourds, travail de nuit, pour carrière longues ou des dérogations sectorielles avec cadre d’extinction en 2014. Les employeurs entendent aujourd’hui restreindre encore l’accès à la prépension en imposant une condition de carrière de 40 ans pour la prépension à 58 ans et limiter les dérogations au cas par cas alors que la pénibilité au travail n’a cessé d’augmenter. Le Pacte des générations n’avait prévu comme critère à atteindre en 2011 que le taux d’emploi des + 55 ans devait être multiplié par 1,5 fois par rapport à la moyenne européenne (UE15).

Evaluation…inexistante L’avis sur cette évaluation n’aura pas lieu… Le CNT s’est bien penché sur le sujet. Il en a fait quatre rapports pleins de chiffres a priori incontestables mais patrons et syndicats ne les interprètent pas de la même manière. La FEB n’a d’ailleurs pas attendu les chiffres pour lancer l’offensive contre les prépensions, puis-

Action devant le siège du MR à Bruxelles. samment épaulée par les partis libéraux qui veulent supprimer à terme les prépensions. Cela a valu au MR une action FGTB devant son siège à Bruxelles (notre photo). Les rapports du CNT sont donc des «non-papers»: les chiffres n’ont pas d’existence officielle même s’ils ont par ailleurs été utilisés en partie dans un rapport d’évaluation de la convention de premier emploi, approuvé par les employeurs…

CNT on fait l’objet de fuites vers la presse. Donc, si les «non-papers» n’existent pas, les «papiers» de journalistes qui s’y réfèrent existent bien. Certains s’étaient déjà arrêtés au constat patronal selon lequel «malgré le Pacte», le nombre de prépensionnés a augmenté de 10%. Mais la réalité est plus complexe et ce n’est là que l’arbre qui cache la forêt.

Quoi qu’il en soit, les rapports du

Les vrais constats 1°) Pression accrue sur les plus de 50 ans

Emploi des 15-24 ans en %

L’objectif du Pacte des générations était de forcer les gens de plus de 50 ans à travailler plus longtemps. L’objectif est largement atteint: - la part des travailleurs de plus de 50 ans dans la population active occupée a augmenté 217.000 (soit de 25%) alors que pour la tranche d’âge 15-49 ans c’est le statu quo. - le taux d’emploi des 50-64 ans est passé de 45,7% en 2005 à 50,9% e, 2010, soit une augmentation de 11,4%. - le taux d’activité pour la tranche d’âge 55-64 ans est passé de 31,8% à 37,3%, c’est-à-dire un taux encore assez bas mais en progression de 17,3% . Dans les deux derniers cas on dépasse de plus de une fois et demie la moyenne européenne qui a pourtant aussi augmenté. Là où l’interprétation diverge avec les employeurs, c’est que ceux-ci ne retiennent que l’évolution en «points de pourcentage» c’est-à-dire la différence de taux entre 2005 et 2010. Revers de la médaille: les sorties vers l’invalidité des 50-64 ans ont augmenté de 10% chez les hommes et de 50% chez les femmes, preuve que la pénibilité au travail augmente et qu’elle entraîne avec l’âge des incapacités graves. Emploi des 50-64 ans

6°) Les employeurs n’ont pas respecté leurs engagements On peut dire en conclusion que les travailleurs ont subi un contrat qu’ils n’ont pas signé mais que les objectifs qu’on leur a imposés ont été atteints. C’est tout le contraire des employeurs qui ont voulu ce contrat mais n’ont pas respecté leurs engagements. Un certain nombre de mesures prévues dans le Pacte destinées à encourager les travailleurs âgés à rester à l’emploi n’ont pas été exécutées.

3°) Moins de prépensions, plus de chômeurs âgés En 2000, le nombre des prépensionnés représentait 6,6% des 50-64 ans. Dix ans plus tard, ils n’en représentent plus que 5,7%. Ainsi il y a moins de prépensionnés par rapport à la tranche d’âge susceptible de l’être, mais plus en chiffres absolu de 120.000 prépensionnés, soit 10% de plus qu’en 2005 Donc s’il y a plus de prépensionnés en chiffres absolus, ils représentent une plus petite part des 50-64 ans.

4°) Plus de vieux prépensionnés, moins de jeunes prépensionnés S’il y a 10% de prépensionnés en plus c’est aussi parce la population a vieilli. C’est le groupe d’âge des 60-65 ans qui a augmenté parce que les prépensionnés plus jeunes sont passés dans la tranche d’âge supérieure et ce sont surtout des femmes étant donné que l’âge de la pension a été repoussé pour elles à 65 ans. Au lieu de devenir pensionnées, ces femmes sont restées prépensionnées. Par contre les prépensions entre 50 et 54 ans ont chuté de 80%. Les prépensions entre 55 et 59 ont baissé de 22%

5°) Plus de chômeurs âgés

2°) Emploi des jeunes: c’est la cata! Pour justifier le Pacte des Générations, on avait dit: « l’emploi des séniors ne nuit pas à l’emploi des jeunes, bien au contraire…». Pourtant, bien au contraire, on constate que l’emploi des jeunes a baissé entre 2005 et 2010. Ce sont surtout les moins qualifiés qui en font les frais et les jeunes d’origine étrangère.

simplement que les + 50 ans qui ont un emploi le gardent. Mais ceux qui le perdent restent piégés dans le chômage sans pouvoir accéder à la pension , même anticipée. Mais ils restent pour les statistiques demandeurs d’emploi.

Le fait d’avoir durci les conditions d’accès à la prépension et d’avoir durci précédemment les conditions de dispense de recherche d’emploi a fait gonfler le nombre de chômeurs âgés. Ainsi dans la tranche des 50-65 ans les chômeurs complets demandeurs d’emploi ont augmenté de 38% alors que les non-demandeurs parce que dispensés ont chuté de 30%. Cette évolution n’est pas contradictoire avec l’augmentation de la part des séniors dans la population active. Elle signifie

C’est le cas pour: - la solidarisation du coût de la prépension en cas d’embauche de travailleurs âgés, - le droit à un accompagnement de carrière externe à l’entreprise, - le droit à un entretien de carrière bisannuel pour les travailleurs au sein de l’entreprise, - le droit pour le travailleur de convertir sa prime de fin d’année en congés supplémentaires. Une série d’autres mesures ne rencontrent manifestement pas le succès escompté parce que les organisations patronales refusent d’élaborer un régime décent, par exemple la compensation salariale en cas de passage à un travail plus léger. Les efforts de formation à l’intention des + 50 ans sont en recul. Contrairement aux engagements pris dans le cadre du Pacte des générations, les travailleurs de plus de 50 ans ont eu moins l’occasion de suivre des formations. Pourcentage des 25-64 ans ayant suivi une formation


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SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

Les négociations dans nos secteurs Nous poursuivons notre série sur les négociations sectorielles avec encore quelques nouvelles conventions collectives de travail (CCT). Nous arrivons à la fin, les derniers accords seront très prochainement signés. Si vous désirez en savoir plus sur la CCT signée pour votre secteur, jetez un œil sur notre site www. accg.be.

formalités administratives pour bénéficier de l’allocation de chômage temporaire. Celle-ci sera automatiquement accordée par le Fonds Social. Mais en ce qui concerne le grand débat sur la demande de plus de sécurité pour les intérimaires, celui-ci reste au CNT, le Conseil National du Travail. Et là, le dialogue est très tendu. La FGTB insiste pour mettre un terme aux abus en matière de contrats journaliers. Pour la FGTB, il n’est pas possible que les employeurs se servent de l’intérim afin d’organiser la flexibilité sans accorder la moindre attention au droit à la sécurité d’emploi. C’est le message que nous avons clairement mis en avant lors de notre septième Journée des Droits des Intérimaires qui s’est déroulée le 12 octobre dernier. Plus d’infos dans le supplément ci-joint InterimZone ou sur le site www.fgtb.be.

jeunes seront supprimés et les délais de préavis pour tous les ouvriers seront allongés. Quant à la prime syndicale, elle passe de 108 à 115 euros dès 2011, paiement en 2012.

Pompes funèbres

Les délais de préavis pour les ouvriers du secteur des pompes funèbres sont désormais égaux à ceux des employés, c’est-à-dire 3 mois par tranche d’ancienneté de 5 ans. A signaler aussi pour les ouvriers du secteur une augmentation de 20 euros du salaire brut ainsi que l’introduction d’un cinquième jour d’ancienneté. En outre, l’indemnité de garde, l’intervention dans les frais de déplacement domicile-travail et la prime syndicale augmentent.

Intérim Les négociations pour le secteur de l’intérim ont été intenses. Avec comme résultat un certain nombre de changements, notamment la prime de fin d’année qui sera payée en décembre 2012 et qui s’élèvera à 8,27% du salaire gagné au lieu de 8,22%. Dès 2012, la prime syndicale s’élèvera quant à elle à 95 euros au lieu de 90 euros. En ce qui concerne le précompte professionnel, il passe à 18% afin d’éviter de devoir trop payer lorsque la feuille d’impôts tombe. Autre nouveauté, lors de la signature d’un contrat de travail, il doit être clairement demandé à l’intérimaire s’il accepte de recevoir une fiche de paie sous format électronique et l’intérimaire ne doit désormais plus remplir de

Cinéma

Les principaux points de la CCT conclue pour la sous-commission paritaire pour l’exploitation de salles de cinéma portent sur la prolongation des CCT relatives aux prépensions et l’assimilation du crédit-temps 1/5e pour la prépension à temps plein. En matière de pouvoir d’achat, citons l’augmentation des salaires réels et barémiques de 0,3%, la prime sectorielle qui passe de 16,65 euros à 20 euros ainsi que l’indemnité vélo qui s’élève à 0,21 euro par kilomètre parcouru. Toutes ces mesures entrent en application dès le 1er janvier 2012. A cette même date, les barèmes

Mise en oeuvre de la CCT dans le gardiennage

Depuis le 1er octobre 2011, l’allocation complémentaire en cas de chômage économique est passée à 11,25 euros par jour, avec un maximum de 60 jours pendant la période de référence qui va du 1er octobre au 30 septembre. Toujours depuis le 1er octobre, les chèques-repas des transporteurs de fonds (classe TF-TR) sont passés à 6,9 euros par jour.

La campagne en faveur du travail de jour dans le secteur du nettoyage se poursuit. Le projet a pour principal objectif d’interpeller monsieur-tout-le-monde sur cette réalité des travailleurs du secteur du nettoyage, obligés de travailler tôt le matin ou tard le soir. Pour Eric Neuprez, secrétaire fédéral en charge du secteur du nettoyage pour la Centrale Générale de la FGTB, cette campagne est essentielle pour faire évoluer les mentalités. Ce que nous voulons avant tout, par le biais de cette campagne, c’est faire prendre conscience à toutes les parties que le nettoyage n’est pas un travail honteux qui doit être fait en dehors des heures normales de travail. Il est temps que les mentalités changent. Aussi, lorsque vous serez confronté à l’affiche ou que vous trouverez un petit carton sur votre lieu de travail, ayez une pensée pour les travailleurs du nettoyage et surtout, passez le message autour de vous.

Nouvelle brochure sectorielle pour la coiffure, fitness et soins de beauté Prochainement, si vous êtes occupé dans le secteur de la coiffure, du fitness et des soins de beauté, vous recevrez la nouvelle brochure sectorielle reprenant vos conditions de travail et de salaire pour la période 2011-2012. La brochure est également disponible sur le site web www.accg.be. Dans cette brochure, vous pouvez entre autres lire que depuis le 1er juillet, le remboursement des frais de déplacement est passé de 80 à 100% de l’abonnement SNCB, que le jour de carence est supprimé après 6 mois d’ancienneté et que toutes les CCT relatives à la prépension sont prolongées. Vous y lirez aussi qu’à partir du 1er janvier 2012, les salaires réels et minimums augmenteront de 0,3% et qu’au plus tard le 30 avril 2012, il y aura une augmentation du pouvoir d’achat. Un accord devra alors également être trouvé à propos de la classification de fonction et sur la flexibilité. Nous vous tiendrons bien évidemment informés.

Le groupe de réflexion Tripalium veut des solutions au travail pénible Les prépensions doivent continuer d’exister Le travail est toujours source d’inégalités sociales. Il faut agir contre les nombreuses formes de travail pénible. Et supprimer la prépension n’est certainement pas la bonne solution, que du contraire. C’est ainsi que nous pourrions résumer le point de vue du groupe de réflexion Tripalium créé fin septembre. L’initiative revient à la Centrale Générale de la FGTB. Elle a réuni des scientifiques, des médecins, des politiciens et des syndicalistes dans un think tank, un réservoir à idées,

dénommé Tripalium. Ce mot latin désigne le travail mais il fait aussi référence à un ancien instrument de torture. Le groupe veut focaliser l’attention sur la problématique de la pénibilité du travail. Un sujet qui ne reçoit actuellement pas assez d’attention, les efforts pour améliorer le bien-être au travail sont insuffisants. Et la situation s’aggrave encore plus lorsqu’on décide aveuglément que tout le monde devra travailler plus longtemps.

Inégalités sociales La pénibilité du travail, c’est beaucoup plus que les métiers lourds. Le concept englobe tous les maux actuels auxquels les travailleurs soumis à des conditions de travail difficiles sont confrontés. La charge de travail élevée occasionne du stress, un travailleur sur deux en souffre en Belgique. Autre phénomène inquiétant, les affections musculaires et tendinites. Ces

maux restent souvent longtemps silencieux. Une enquête menée par Médecine pour le Peuple qui vient d’être réalisée montre que trois travailleurs sur quatre âgés entre 50 et 55 ans souffrent d’au moins une affection chronique. La pénibilité du travail est souvent aussi source d’inégalités sociales. L’espérance de vie en bonne santé d’un homme sans diplôme est inférieure de 18 ans à celle d’un homme avec de hauts diplômes. Chez les femmes, cette différence grimpe jusqu’à 25 ans. Un autre chiffre qui fait réfléchir. Chaque année dans notre pays, 2.200 personnes meurent d’un cancer lié aux conditions de travail. C’est 20 fois plus que les accidents de la route mortels. Si on regarde les efforts réalisés pour améliorer la sécurité sur les routes, alors ne faudrait-il pas aussi fournir de plus gros efforts afin d’améliorer

la santé au travail?

La santé avant tout Personne ne veut perdre sa vie en la gagnant, c’est ce qu’affirme le groupe Tripalium dans une lettre ouverte qui vient de paraître dans les médias. Il faut améliorer les conditions de travail en profondeur et pour cela, il faut améliorer la sécurité au travail. Mais ce n’est pas tout, il faut aussi veiller à humaniser les rythmes de travail. Et il faut plus de sécurité d’emploi. Une grande flexibilité et des contrats précaires ont également des conséquences néfastes sur la santé. Mais à présent que l’allongement des carrières revient au centre des débats, le groupe de réflexion Tripalium plaide surtout pour que les systèmes de prépensions actuels soient maintenus. Même plus, ils devraient être ouverts à tous les travailleurs victimes de la pénibi-

lité du travail. La prépension doit rester un droit pour les travailleurs qui ne sont plus en assez bonne santé pour continuer à travailler. Le groupe rejette énergiquement tout prolongement linéaire et aveugle des carrières professionnelles. Il faut tenir compte de la santé des travailleurs mais aussi des inégalités sociales en matière d’espérance de vie. En Belgique, il n’existe pas d’étude approfondie et complète sur l’influence du travail sur la santé. Tripalium affirme donc qu’il faut une telle étude avant de pouvoir décider du prolongement des carrières. Raison pour laquelle l’Université Libre de Bruxelles et l’Université de Leuven s’attèlent dès à présent à dresser un inventaire complet sur la problématique de la pénibilité du travail.


UNION BELGE DES OUVRIERS DU TRANSPORT

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

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L’Europe du transport: ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas C’était le thème du 6ième Conseil fédéral des Militants Transport routier & Logistique à l’occasion duquel 150 militants UBOT se sont réunis à Courtrai le 1ier octobre 2011. Nous avons évalué la situation dans le secteur du transport, ainsi que les chances et menaces que porte en soi le Livre blanc européen. A l’issue des discours de Christina Tilling (secrétaire politique de la Section du Transport routier de l’ETF), Saïd El Khadraoui (parlementaire européen SPa), Jan De Jong (FNV Bondgenoten) et Frank Moreels (Secrétaire fédéral), qui ont commenté le Livre en question, la réunion a adopté une motion dans laquelle les accents suivants ont été mis. En premier lieu, l’UBOT est partisane d’un secteur du transport durable avec des accents verts, sans que ces derniers ne puissent toutefois porter atteinte aux aspects sociaux ou aux droits du personnel occupé dans le secteur. L’UBOT veut également crier une halte à la libéralisation sauvage du secteur du transport. On ne voit pas seulement s’amplifier l’appel

aux chauffeurs étrangers dans le secteur du transport routier. Egalement dans le secteur du déménagement, le nombre de travailleurs de l’Europe de l’Est se multiplie. Et en ce qui concerne la manutention aux aéroports, nous avons appris comment libéralisation peut être synonyme de massacre social. En tout cas l’UBOT ne laissera pas les choses se passer comme ça en Belgique. Aucun passage dans le Livre blanc ne traite de l’élaboration de mesures concrètes en faveur de plus de parkings mieux équipés le long des autoroutes, dans les centres logistiques, dans les ports… Toutefois, cinq livres noirs successifs de l’UBOT démontrent un manque de 30% de places pendant la nuit. Et en dépit des mots prometteurs prononcés par les responsables politiques (notamment par la ministre flamande Crevits et jusque récemment par le ministre wallon Lutgen), à peine quelques places supplémentaires ont été prévues ces cinq dernières années. Se référer tout le temps à des projets prestigieux comme le parking à Wetteren, c’est facile. Cependant,

sur le terrain on ne voit rien bouger ou presque trop peu, trop lent. Si l’Europe n’impose pas des mesures contraignantes – et un livre blanc est une occasion excellente pour le faire – on continuera à laisser les choses comme elles sont. Vous désirez recevoir le texte intégral de la motion? Vous pouvez le commander par e-mail auprès de dinneke.fleerackers@btb-abvv. be

MÉTAL

> POINT DE VUE

Les gangsters, les ânes et les lèche-cul Le système craque. Sur le pont, l’orchestre joue un peu plus fort. Bercés par la musique, les ânes refusent d’entendre les craquements qui précèdent l’effondrement. Trois ans à peine après une grande déglingue nommée «Fortis» et la recapitalisation «publique» de quelques fleurons privés de l’activité bancaire, voici revenu l’un deux, Dexia, qui quémande une nouvelle aide et fait appel, une fois encore, à l’État, dernière planche de salut avant le naufrage. Sur les plateaux de télévision, derrière les micros, dans les journaux, les mêmes experts, vieillis, pas même embarrassés, répètent les mêmes chapelets. Entre deux crises, ces lèche-cul du capitalisme n’ont pas appris la modestie. Ils pontifient sans talent sur le rôle de l’État, qui selon eux n’est pas de gérer des banques, en tout cas à long terme.

«Mais ici, en l’occurrence, il n’y avait pas d’alternative». Pour eux, il n’y a jamais d’alternative. Cela simplifie la vie et la réduit à du papier à musique. Ainsi rabâchent-ils avec application les âneries de leur ministre des Finances : sauver le petit épargnant et épargner les actionnaires. Comment? En transférant la charge du risque, en cas de coup dur, vers le citoyen appelé à régler la facture. Dans leur religion, la vocation de l’État est donc... de faire payer leur crise aux peuples. Tandis que les banquiers appellent le contribuable à la caisse, le débat budgétaire illustre toute la difficulté de faire contribuer au financement des besoins collectifs les détenteurs de capitaux et tous ceux qui vivent des revenus du lucre. Cette contradiction n’est pas tenable. Ce n’est pas la dette qu’il faut partager, ce sont les richesses! Depuis 2008, le monde politique n’a rien appris. Rien n’a été fait pour empêcher de nouvelles perspectives de faillites bancaires qui agissent comme un révolver sur la tempe des gouvernements au moment d’éponger les pertes liées aux folies spéculatives d’acteurs aveuglés par l’appât du gain. «Mêmes les critiques les plus modérées de type social-démocrate sont rejetées avec une virulence qui fait peur», constatait récemment l’économiste français proche d’ATTAC, Michel Husson. «Et les grands partis de la gauche institutionnelle se laissent intimider. Ils n’osent plus proposer de réponses qui sortent du cadre libéral qui nous a pourtant menés dans l’impasse.» Le système craque, et rompre avec ses logiques est la seule issue. Au moment où les gangsters, les ânes et les lèche-cul s’entendent pour nous faire payer leurs mauvais coups, il nous appartient, comme syndicalistes, comme militants, comme citoyens, de leur imposer cette rupture. Nico Cué, Secrétaire général de la MWB-FGTB

5 euros par mois plutôt que d’augmenter les chèques-repas: le bon choix! L’Accord interprofessionnel 20112012 restera gravé dans les mémoires comme un bras d’honneur supplémentaire du banc patronal envers le monde du travail.

Il y a quelques semaines, le dossier des 0,3% a été rouvert à la SABCABruxelles. Nous avons été invités par les membres de Direction à leur faire part de notre choix.

En effet, alors que les richesses produites par les ouvriers ne cessent d’augmenter dans notre pays, les actionnaires captent une part sans cesse plus importante du gâteau… au détriment de ceux qui l’ont cuisiné: le monde du travail!

Très rapidement, deux positions se sont dégagées. Les partisans du salaire poche direct opposés aux défenseurs des principes de solidarité et de salaire brut.

Un exemple? Facile et éloquent: une augmentation salariale pour les 2 ans à venir sous forme d’enveloppe de 0,3% à négocier au niveau de l’entreprise. Une cacahuète ou une insulte, c’est selon! Alors que d’autres capitulaient, la MWB-FGTB s’est battue pour obtenir plus, à la marge, et l’a obtenu. Pas assez à son goût, mais au moins, elle l’a obtenu. En témoigne le contenu de l’accord pour les fabrications métalliques, que vous connaissez déjà.

Les chèques-repas: une option qui se retourne contre les travailleurs

Les arguments de ceux qui défendaient l’augmentation des chèques repas étaient simples: c’était 0,58 euro par ticket repas, soit plus ou moins 11 euros nets par mois de progression, soit 6 euros de plus que la thèse que nous défendions.

nous revient mensuellement (13ème mois, pensions, congés payés, maladie,…); • que bien qu’imposable, il s’agissait d’un choix stratégique. Car comme le dit un des slogans de la FGTB: «l’impôt, la sécu et les services publics: mon premier pouvoir d’achat!» Les travailleurs ont depuis lors tranché à plus de 62% et nous ont confortés dans nos positions. Les salaires seront augmentés de 0,3% à partir du 1er avril 2012. Tous ensemble, Camarades! Tous ensemble!

Nos arguments étaient basés sur une analyse bien plus profonde et ont permis de démontrer: • que l’option des chèques-repas se retourne contre les travailleurs les jours non prestés (congés, maladie, accidents de travail, chômage, crédit-temps…); • qu’aussi minime soit l’augmentation d’un salaire brut, elle se répercute bien au-delà de ce qui

Dirk Vervloessem et Frederik Van Opstal, pour la delegation MWB-FGTB.


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ALIMENTATION - HORECA - SERVICES

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

Nobert Dentressangle restructure à Forest

La prime syndicale dans l’industrie alimentaire (à l’exception du secteur des boulangeries)

UNILEVER s’est séparé en septembre 2004 des chambres de surgélation d’IGLO OLA à Forest et a vendu celles-ci à Christian Salvesen .

Si vous avez un nouveau numéro de compte bancaire, veuillez le transmettre à votre section locale FGTB HORVAL! Période de référence du paiement: du 1er avril 2010 au 31 mars 2011 Prime maximum pour membres actifs: 135 euro Des périodes d’activité plus courtes donnent droit au prorata de la prime. Prime maximum pour membres inactifs Chômeurs complets: 81 euro Des périodes plus courtes de chômage complet donnent droit au prorata de la prime. Prépensionnés: 89 euro L’ouvrier qui part en prépension au cours de la période de référence, a droit à la prime «actifs». Ensuite, chaque année successive et jusqu’à la pension, on a droit à la prime «prépensionnés». Maladie de longue durée et crédit-temps à temps plein Durant la première année, on a droit à la même prime que pour les membres actifs. Ensuite, on a droit à la prime «chômeurs complets» pendant trois périodes de référence. Le travailleur doit demander une attestation auprès de la section régionale de la FGTB HORVAL et en même temps fournir une preuve d’inactivité à votre section régionale. Paiement informatisé Membres actifs La FGTB HORVAL paie la prime syndicale votre compte bancaire, pour autant que les conditions suivantes soient remplies: 1. avoir reçu une prime industrie alimentaire l’année précédente 2. être en règle de cotisations pendant la période de référence (du 1er avril 2010 au 31 mars 2011) et jusqu’à la date de paiement 3. avoir été occupé dans l’industrie alimentaire entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2011 Si vous ne remplissez pas ces conditions, vous recevrez une attestation du Fonds Social. Cette attestation doit être remise à votre délégué syndical ou à votre section régionale de la FGTB HORVAL. Pour un paiement rapide, nous vous demandons de mentionner votre numéro de compte bancaire sur le formulaire que vous recevrez du Fonds Social. Le paiement informatisé de la prime syndicale est effectué le 3 novembre 2011.

Ceci était en soi déjà tout un changement étant donné que les ouvriers ressortissaient à ce moment sous la CP 118 ( industrie alimentaire) ont soudainement été transférés à la CP 119. (commerce alimentaire) Des négociations durant des semaines ont abouti à la confection d’une CCT 32 bis afin que les travailleurs puissent maintenir les conditions de la CP 118 plus avantageuse. Les nouveaux travailleurs ont été recrutés sous les conditions de la CP 119. Christian Salvesen, à son tour, a été racheté par le groupe français Norbert Dentressangle. Les chambres de surgélation sur le site de Forest ont respectivement 40 et 30 ans et commencent ci et là a présenter quelques défauts afin qu’à l’avenir il faut remplacer celles-ci. Norbert Dentressangle a décidé de construire un nouveau entrepôt de surgélation à côté de l’entrepôt existant à Zellik.

Etant donné que Norbert Dentressangle a également perdu quelques clients importants, comme Spar , Unilever et sur le site à Baasrode encore une fois Nestlé et le nouvel entrepôt sera techniquement mieux équipé, on sait en déduire qu’il y a trop de travailleurs et que pas tous peuvent venir travailler à Zellik. Les activités principales ont été arrêtées le 01.10.2011 mais il y a encore quelques ouvriers qui resteront plus longtemps jusqu’au jour que Norbert Dentressangle ferme définitivement ses portes à Vorst à savoir le 25.03.2012 . Il s’agit de 86 travailleurs dont 51 sont des ouvriers.

Aux travailleurs a été laissé le choix de déménager mais étant donné qu’on doit y travailler en équipes et qu’il est impossible d’arriver à 6 heures au travail en transport en commun, il n’y a que 4 ouvriers qui déménagent à Zellik. Ceux-ci devront travailler aux conditions actuellement en vigueur à Zellik, mais une indemnité est prévue afin de compenser cette perte. Pour les autres travailleurs, une CCT prévoyant la prépension à 52 ans et des avantages complémentaires ont été négociés pour les travailleurs licenciés.

TEXTILE-VÊTEMENT-DIAMANT

ITMA 2011 - Barcelone Indexation ITMA est une foire mondiale des constructeurs de machines textiles qui se tient tous les quatre ans. ITMA 2011 a, cette fois-ci, eu lieu en Espagne, dans la ville de Barcelone du 22 au 29 septembre 2011. Cette foire intéresse de nombreux acteurs du secteur du textile, de la confection et de l’entretien du textile. Cet évènement a accueilli plus de 100.000 visiteurs. Une délégation de la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant a visité ITMA 2011 pendant deux jours. Cette foire est surtout intéressante pour rester à la hauteur des derniers développements au niveau de l’innovation technologique dans nos secteurs. Nous avons eu d’excellents contacts avec les constructeurs de machines belges qui étaient présents à cette foire, notamment Van De Wiele, Picanol et Gilbos. Une constatation générale est que ces entreprises investissent fortement dans les recherches et le développement. Ces investissements mènent à de nouvelles techniques et de nouvelles machines qui consacrent de l’attention à l’ergonomie, l’écologie et à un emploi plus économe de l’énergie et des matières premières. Or, cette innovation entraîne une automatisation toujours plus poussée du processus de production. Un exemple, le «smart creel process» du constructeur Van De Wiele à Marke qui fait que les fonctions de bobinage et de montage de bobines sont largement remplacées par des machines. L’introduction de cette nouvelle technologie aura

Préparation du lin (SCP 120.02) Suite à une indexation, les salaires du secteur de la préparation du lin augmentent de 0,0372 euro à partir du 3 octobre 2011. Voici les nouveaux barèmes: Groupe salarial

Fonction

Salaire

Double équipe + 8,41%

Equipe de nuit + 31,60%

11,6477

12,6273

15,3284

11,8807

12,8799

15,6350

11,9971

13,0061

15,7882

12,8125

13,8900

16,8613

13,3949

14,5214

17,6277

13,9772

15,1527

18,3940

Teillage fibre courte/pâtés

un impact sur l’emploi dans ces fonctions dans les entreprises de tapis et de touffetage. Une constatation moins agréable est que les constructeurs de machines peuvent surtout compter sur l’intérêt des entreprises textiles étrangères. Les grands projets d’investissement développés par le secteur belge se font plutôt rares. A terme, cela pourrait mener à un retard technologique dans notre secteur et, par conséquent, à un désavantage sur le plan de la concurrence.

Groupe 1

Salaire de base

Teillage pailles de lin Conduire la ligne feutre Conduire presse balles Conduire la peigneuse/opérateur Conduire les cardes/cardes-briseuses Conduire les bancs d’étirage/bancs d’étirage mélange de couleurs

Groupe 2

Base + 2%

Conduire bobinoirs semi-automatique Conduire machine peignage Apporter des balles Conduire les bancs à broches Conduire bobinoirs manuellement Conduire mélangeurs Conduire l’effilocheuse Conduire bobinoirs automatique

Trop souvent, notre coût salarial est avancé comme désavantage concurrentiel par l’organisation patronale Fedustria. Pour la FGTB-Textile, Vêtement et Diamant, les salaires ne sont pas trop hauts dans nos secteurs, bien au contraire. Plusieurs études démontrent que les conditions de salaire et de travail dans le secteur du textile se trouvent sous le niveau des autres secteurs industriels. Pour rester concurrentiel, notre secteur ne doit pas s’attaquer aux salaires. Il devra investir davantage dans la rénovation du parc à machines, dans l’innovation, les recherches, le développement et la formation des travailleurs.

Groupe 3

Base + 3%

Conduire chariot élévateur Séchage bobines d’alimentation Conduire open-end Conduire ligne feutre (responsable de processus) Magasinier

Groupe 4

Base + 10%

Filage au sec Filage au mouillé Régler machines/mécanicien

Groupe 5

Base + 15%

Entretien général électricité Entretien général mécanique

Groupe 6

Base +20%

Contremaître (personnel de maîtrise)

Couperies de poils (SCP 148.01) Les salaires du secteur des couperies de poils augmentent d’un coefficient de 1,0077 à partir du 1er octobre 2011 suite à une indexation.


EMPLOYÉS, TECHNICIENS & CADRES

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Dexia : l’histoire se répète…

Nécessité d’agir d’urgence dans le secteur bancaire

Une prise de conscience des politiques est nécessaire

Un âne ne trébuche pas deux fois sur la même pierre. Pourtant, pour ceux qui ont suivi ces derniers temps l’actualité à propos de Dexia, il est difficile de se défaire de cette impression que nous revivons la crise bancaire de 2008. Une fois de plus, c’est la collectivité qui paie la note. Pourtant, il ne devrait pas en être ainsi. Nous ne sommes pas aveugles devant les tenants et les aboutissants de cette histoire... Le contribuable va en payer les conséquences. Tous ensemble, nous mettons en effet 4 milliards d’EUR sur la table pour acheter une banque, tout en nous portant garants pour le montant vertigineux de 54 milliards d’EUR. Pour la deuxième fois en 3 ans, le citoyen de ce pays ouvre la bourse pour maintenir une banque en vie. Ceci nous contraint de soulever la question: quelles sont les leçons qui ont été tirées du fiasco financier d’il y a 3 ans? La réponse est affligeante. On a peine à citer les mesures législatives arrêtées depuis pour rendre le secteur transparent et le réguler ou pour rectifier le comportement des administrateurs des banques. Les hauts salaires en sont l’exemple le plus frappant. En 2010, Mariani, le dirigeant de Dexia, a empoché un salaire de 2 millions d’EUR. La banque s’est défendue à l’époque en estimant que ce salaire était «totalement conforme à la loi». C’est exact. Mais pas décent. Un vrai scandale. De telles rétributions, totalement coupées de la qualité des prestations, doivent être régulées par la loi. Les entreprises ne sont pas en mesure d’y mettre elles-mêmes un terme. Voilà qui n’a rien à voir avec de l’envie, mais bien avec le respect pour les habitants de ce pays qui vont être confrontés à des économies au cours des prochaines années. Sur d’autres plans aussi, les initiatives législatives sont clairsemées. Il est beaucoup question d’une taxe sur les transactions financières (appelée quelquefois taxe Tobin ou Robin Hood), mais les résultats se font attendre. Pourtant, un tel impôt n’assurerait pas seulement une forme de revenus pour l’Etat, mais il mettrait par ailleurs un frein aux excès de la spéculation qui créent de l’instabilité dans l’économie réelle, celle dans laquelle nous nous éveillons le matin. Les banques doivent disposer aussi de fonds propres suffisants, c’està-dire plus qu’aujourd’hui. Et nous pourrions poursuivre ainsi la liste des mesures à prendre, comme par exemple la séparation obligatoire des banques d’épargne et des banques d’investissement. Le fond de toute l’histoire étant que, ces trois dernières années, le secteur des finances en est revenu très rapidement au business as usual. Pourtant, il est possible de régir de tels comportements à l’appui de dispositions légales fortes. Il est donc temps que les pouvoirs publics utilisent le pouvoir dont ils disposent.

Myriam Delmée Vice-présidente SETCa-BBTK

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

Erwin De Deyn Président SETCa-BBTK

Après la crise financière de 2008, le secteur finances est à nouveau dans la tourmente et semble en bien mauvaise posture. L’annonce récente du démantèlement de Dexia a fait l’effet d’une bombe. Un arrière-goût de déjà vu, le sentiment que l’histoire se répète sans que l’on ait tiré des leçons du passé, l’impression qu’au final, c’est toujours le contribuable et les travailleurs qui trinquent pour payer les erreurs des dirigeants... A l’heure où nous écrivons ces lignes, la nationalisation du groupe a été confirmée. Certaines garanties ont été apportées et on en sait donc un peu plus sur l’avenir des travailleurs. Néanmoins, de nombreuses questions restent toujours ouvertes. Faisons le point avec Jean Michel Cappoen et Pia Desmet, Secrétaires Fédéraux responsables du secteur finances. La nationalisation du groupe Dexia a été confirmée et est présentée comme LA solution à la crise que nous connaissons actuellement. Rassurés? J-M Cappoen: «Nous le répétons depuis le début: Pour nous, le maintien de l’emploi est primordial. Et la solution proposée prévoit le sauvetage de l’emploi pour Dexia Banque, les assurances et les réseaux indépendants. On parle tout de même ici de 8000 travailleurs. C’est donc un soulagement… Cependant, nous sommes encore dans l’incertitude pour un certain

nombre de travailleurs». P. Desmet: «Ce qui est rassurant, c’est que cette solution permet de sauvegarder les intérêts des actuels clients de Dexia. Préserver l’épargnant était également une de nos principales revendications.» L’emploi de certains travailleurs est donc toujours menacé… P.D.: «Effectivement, Des grandes interrogations subsistent toujours pour le millier de travailleurs qui sont occupés dans des branches d’activités connexes au groupe Dexia. C’est le cas pour les travailleurs de la Holding et de Dexia Technology Services. Certains pourraient être repris dans le cadre de la poursuite des activités de la banque. Mais pour bon nombre d’entre eux, rien n’est moins sûr…» J-M.C.: «Plus préoccupant: la branche Asset Management, qui n’est pas concernée par l’accord proposé et est considérée comme «étant à vendre». A l’heure actuelle, on ne sait toujours pas ce qu’il va advenir des 270 employés qui y sont occupés. Une chose est sûre : nous continuerons à défendre l’emploi coûte que coûte et ferons le maximum pour qu’une solution acceptable puisse être trouvée pour l’ensemble des travailleurs.» Comment entrevoyez-vous l’avenir? P.D.: «Nous serons extrêmement vigilants en ce qui concerne le

fonctionnement du «nouveau» management et veillerons à ce que l’emploi et la clientèle soient nécessairement au centre des préoccupations.» J-M.C.: «Il est clair qu’à terme, la situation que nous vivons va peser d’une manière ou d’une autre sur le budget de l’état. Nous ferons tout pour éviter qu’il y ait des conséquences sur le budget des ménages…» Quelles leçons peut-on tirer de la situation que nous vivons actuellement? P.D.: «Nous avons l’impression que le scenario se répète une fois de plus… Le SETCa a pourtant lancé plusieurs signaux au cours des derniers mois afin de dénoncer certains dysfonctionnements (les bonus plantureux des dirigeants, le recours à outrance à des consultants externes, etc.). La crise Dexia est l’exemple même des dérives du système bancaire et de ses conséquences. Il est grand temps que l’Etat en prenne conscience et mette en place des mesures strictes.» J-M.C.: «Compte tenu de l’expérience passée, il est nécessaire de prendre les bonnes décisions au niveau du management et de nommer dorénavant des personnes qui sont en mesure et ont réellement la volonté de défendre l’intérêt des travailleurs et des citoyens belges.»

Call centers: il faut changer les règles du jeu Le SETCa en action pour défendre des emplois de qualité

En collaboration avec UNI (l’organisation internationale rassemblant les syndicats d’employés à travers le monde), le SETCa organise, comme chaque année

en octobre, une semaine d’actions et de sensibilisation sur le travail dans les centres d’appel. Notre objectif reste le même: faire bouger les choses dans les entreprises et améliorer les conditions de travail. Cette année, nous centrerons notre action sur deux thématiques importantes quand on parle d’emploi de qualité: les contrats précaires et les dérives du monitoring.

Le contrat précaire n’est pas la norme Dans de trop nombreux call centers, on use et abuse des contrats précaires: intérim, contrats de remplacement, contrats à durée déterminée, etc. Il n’est pas rare que ce soit le cas pour la majorité des opérateurs. Une situation inadmissible et souvent en infraction avec la législation sociale. Pour le SETCa, le recours au contrat précaire ne peut s’effectuer que dans un nombre de situations limitées, pour une courte durée. Après ce délai, le travailleur du call center doit recevoir automatiquement un CDI.

Le stress du monitoring Avec le monitoring, les entreprises exercent une réelle pression sur les épaules des travailleurs. Quotidiennement, ils sont surveillés: durée de l’appel, temps entre deux

appels, contenu des appels, politesse envers les clients… Parfois, les travailleurs ne savent même pas qu’ils font l’objet d’un contrôle… Ces pratiques doivent être strictement réglementées dans chaque entreprise dans le cadre de la concertation sociale avec les syndicats.

Nécessité d’agir sur le plan international Tout autour de la planète, le nombre d’opérateurs de call center est en augmentation constante. Et même si les conditions de travail dans notre pays sont plutôt meilleures qu’ailleurs dans le monde (Maroc, Tunisie, Inde, Philippines, etc.), elles sont toutefois très loin d’être idylliques. Elles ont même tendance à se dégrader. Certains employeurs sans scrupules profitent même de l’absence de règles dans ces pays pour mettre les travailleurs en concurrence tant au niveau des

salaires que des conditions de travail. Pour le SETCa & UNI, il est important de marquer sa solidarité avec les «collègues» de l’autre côté du globe et ainsi veiller à ce que les normes et les droits fondamentaux s’appliquent à tous les travailleurs des call centers. Entre le 17 et le 21 octobre, différentes actions sont prévues dans de nombreux call centers du pays afin de sensibiliser les travailleurs à ces problématiques : rassemblements à l’entrée des entreprises, distribution de tracts et matériel promotionnel... Le SETCa ira à la rencontre des travailleurs concernés qui pourront s’exprimer sur les pratiques auxquelles ils sont confrontés chaque jour. Le SETCa mettra un point d’honneur à sensibiliser les salariés sur la nécessité de défendre des emplois de qualité dans le secteur!


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ACTUALITÉS

SYNDICATS • N°17 • 14 OCTOBRE 2011

Du Congo à la Belgique… L’expo «Lourds fardeaux» Lourds Fardeaux: «Et chez nous?...» violence à l’égard des femmes (et des hommes) n’est pas pour lutter contre violences et inégalités Début novembre, la bro- Laseulement une affaire du Congo et surtout pas seulement une chure FGTB «Lourds fardeaux» sortira et sera téléchargeable sur le site www.fgtb.be.

Partout dans le monde, les femmes subissent encore des inégalités, à tous les niveaux. Une exposition itinérante viendra illustrer cette thématique. En République Démocratique du Congo, et tout particulièrement dans les deux provinces du Kivu, la guerre n’en finit pas. Elle a déjà fait des millions de victimes…et déclenché une violence inouïe contre les femmes. Des crimes innommables sont commis, comme dans tout conflit, qu’il se passe en Europe, en Afrique ou ailleurs. Expo «Lourds fardeaux»: hommage aux femmes transporteuses du Kivu Les femmes «transporteuses» portent des charges impressionnantes. Pour se rendre au marché local pour vendre leurs produits, elles parcourent souvent 50 km à pied, portant sur la tête ou le dos des sacs de 40 kg et plus. Au Sud-Kivu, cette tâche est réservée aux femmes. C’est «la tradition, la coutume, la culture.» Sur les routes de Bukavu, Eliane Beeson et François Vaxelaire de l’asbl Free Advice ont rencontré ces femmes extraordinaires et ont tiré d’elles de fabuleux portraits grandeur nature. Ces clichés ont servi de point départ à la campagne de sensibilisation Tugawe («Partageons») sur l’égalité femmes-hommes menée par l’Observatoire de la parité en République démocratique du Congo. Montrer ces portraits féminins, exposés à Bukavu, Bruxelles et Dakar, permet d’ «illustrer avec force la question du travail, très inégalement réparti entre hommes et femmes, garçons et filles», explique Espérance Mawanzo, la présidente de l’Observatoire. «L’exposition vise à provoquer un débat sur les stéréotypes et rôles sexués attribués aux hommes et aux femmes». Et plus globalement à réfléchir aux inégalités fondées sur le genre….de Bukavu à Bruxelles!

Durant tout le mois de novembre, l’exposition circulera en Belgique à l’invitation de la FGTB. Elle passera par les villes de Huy, Liège, Verviers et Bruxelles. Nous vous communiquerons un calendrier précis dans une prochaine édition.

affaire «des femmes». Le saviez-vous? En Belgique, l’année passée, 14% des femmes et 10% des hommes de 18 à 34 ans ont été victimes de violence conjugale. 1 Si nous prenons la catégorie d’âge de 18 à 24 ans, le pourcentage de femmes victimes s’élève même à 22% (IEFH - Institut pour l’égalité entre les hommes et les femmes). Les études démontrent que les sociétés les plus égalitaires - de manière générale et du point de vue du genre- sont les moins violentes et les plus prospères du point de vue économique. Impliquer les hommes dans les activités de « soins » sur le marché du travail et dans la sphère privée et améliorer la position des femmes sur le marché du travail rapportent économiquement et au niveau sociétal. En Belgique aussi, malgré l’existence d’un cadre législatif, les femmes et les hommes ne sont pas encore égaux dans différents domaines. Des années de lutte syndicale en faveur de davantage d’égalité tant sur le marché de l’emploi que dans la vie privée ont porté des fruits, certes. Mais l’égalité H/F reste un défi . Quelques chiffres pour illustrer … 1) Dans la société: • répartition des tâches ménagères: les femmes âgées de 19 à 65 ans consacrent en moyenne par semaine près de 10 heures de plus que les hommes aux tâches ménagères, et près de 2 heures de plus aux enfants • prise des congé de paternité par les pères: 20% des pères ne prennent pas le congé de paternité 2) Sur le marché du travail : • travail précaire: le travail à temps partiel est constitué à plus de 80% de femmes • le plafond de verre: avec en moyenne 7% de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises belges, notre pays obtient un mauvais score dans le European Board Women Monitor 2008. Seuls 44 % des grandes entreprises belges ont des femmes dans leur conseil d’administration. • écart salarial entre les femmes et les hommes environ 23% (salaire mensuel brut) De plus … un retour en arrière est toujours possible si on n’y prête pas attention. Ceci explique pourquoi nous continuons inlassablement notre lutte pour davantage d’égalité H/F dans la vie professionnelle et dans la vie privée, en Belgique, avec nos partenaires du Sud. Plus de bein-être, moins de violence … tout le monde y gagne! 1

La violence conjugale est la violence au sein du couple. C’est un processus évolutif au cours duquel un partenaire exerce, dans le cadre d’une relation privilégiée, une domination qui s’exprime par des agressions physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou spirituelles.

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Syndicats FGTB n°17 - 14 octobre 2011  

Numéro spécial IntérimZone - Climat: 10.000 km à pied... - Dette: effacer l'ardoise - Prépensions: stop ou encore?

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