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Saint Benoît est un peu le père de tous les moines car il a inventé une règle de vie que beaucoup suivent encore aujourd'hui. Il l'a écrite au vie siècle, pour le monastère qu'il a fondé au mont Cassin, au sud de Rome, en Italie. C'est une règle équilibrée qui organise la vie des moines autour de la prière et du travail.

Saint Benoît

Lundi 11 juillet

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Vue de la cathédrale de Notre-Dame de Reims, en Champagne (xiiie siècle).

© Imagestate/Leemage

L’art gothique Lumière, s’il vous plaît ! À partir du milieu du xiie siècle apparaît l’art gothique : il se libère de la lourdeur des constructions romanes pour rechercher plus de hauteur et plus de lumière.

Il est venu le temps des cathédrales… © Photo Josse/Leemage

Les villes s’enrichissent et d’immenses églises se construisent : c’est l’époque des cathédrales. Ces monuments à la gloire de Dieu font la fierté des villes qui les accueillent.

Le grand art du vitrail

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Les nombreuses ouvertures permettent l’utilisation d’immenses vitraux qui laissent entrer la lumière à flot dans l’église : rien n’est trop beau pour Dieu ! Les grands vitraux ronds sont appelés des rosaces. Au Moyen Âge, peu de gens savent lire et écrire. Les vitraux permettent d’apprendre, comme avec une bande dessinée, la vie de Jésus et de Marie, les histoires de la Bible, la vie d’un saint…

Rosace de la cathédrale Notre-Dame de Reims (xiiie siècle).

Une époque « barbare » ? Ce sont les Italiens de la Renaissance au xive siècle qui ont, avec mépris, qualifié cet art de « gothique », un mot dérivé du nom des Goths, peuple considéré comme « barbare ». Tout cela parce que les canons (c’est-à-dire les règles) de l’art romain auraient été oubliés !


Taille : grande. Hauteur : élevée. Plan : en forme de croix. Forme des fenêtres : en arc brisé (pointu en haut). Voûte : en croisée d'ogives (deux arcs qui se croisent en diagonales). Grâce à l'utilisation de la croisée d'ogive, la voûte ne repose plus sur les murs mais sur des arcs-boutants : des éléments d'appui en forme de demiarcs situés à l'extérieur de l'édifice qui reposent sur des contreforts. Murs : percés de nombreuses et grandes ouvertures. Clocher : souvent couronné de flèches pointues et ciselées.

Cathédrale de Chartres, détail : arc-boutants.

© Electa/Leemage

Fiche technique de l’église gothique :

Vue intérieure des bas-côtés de la cathédrale Notre-Dame de Reims.

Les « statues colonnes » Pour décorer les églises gothiques, à l’extérieur, les artistes de cette époque ont l’idée de sculpter des statues entières : les « statues colonnes ». Au tout début, ce sont surtout des personnages de l’Ancien Testament.

La fin d’une époque À son tour, l’art gothique disparaît peu à peu au xvie siècle : l’art baroque apparaît… mais jamais on n’aura fait aussi beau que ces grands vaisseaux en dentelle de pierre. Va vite à la page 91 pour jouer et vérifier tes nouvelles connaissances !

© Julian Kumar/GODONG

Une lle dame ! ei vi très le la cathédra

Le 6 mai, ans ! fêté ses 800 de Reims a 11,  octobre 20 Jusqu’au 22 ière », « son et lum s le c ta c e sp concerts, bâtisseurs, s e d rs e ti n cha on rêvée nt. L’occasi e d è c c su le se er en famil pour admir e d re uv ce chef-d’œ ique. th o g l’art

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Dimanche 26 juin 2011 – Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Séquence La séquence peut être plus longue. Écoute bien !

Une séquence est un texte souvent chanté les jours de fête entre la deuxième lecture et l’Évangile. Ici, c’est le Pain des Anges qui a été écrit par saint Thomas d’Aquin au xiiie siècle, pour célébrer le SaintSacrement, Jésus qui se donne à nous sous la forme du pain consacré.

Le voici, le pain des anges, il est le pain de l’homme en route, le vrai pain des enfants de Dieu, qu’on ne peut jeter aux chiens. D’avance il fut annoncé par Isaac en sacrifice, par l’agneau pascal immolé, par la manne de nos pères. Ô bon Pasteur, notre vrai pain, ô Jésus, aie pitié de nous, nourris-nous et protège-nous, fais-nous voir les biens éternels dans la terre des vivants. Toi qui sais tout et qui peux tout, toi qui sur terre nous nourris, conduis-nous au banquet du ciel et donne-nous ton héritage, en compagnie de tes saints. Amen.

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Dimanche 26 juin 2011 – Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ

ÉVANGILE Alléluia. Alléluia. Tu es le pain vivant du ciel, Seigneur Jésus. Qui mange de ce pain vivra pour toujours. Alléluia.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT JEAN

A

près avoir nourri la foule avec cinq pains et deux poissons, Jésus disait : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie.  » Les Juifs discutaient entre eux  : « Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors  : «  Amen, amen, je vous le dis  : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et

boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi celui qui me mangera vivra par moi. Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts  ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Jn 6, 51-58

JÉSUS SE DONNE Jésus a donné sa vie, son corps, sa chair, en mourant sur la croix pour nous sauver. Et il est ressuscité : il a été plus fort que la mort ! Il est vivant. C’est ce dont nous nous souvenons chaque dimanche à la messe. Jésus nous invite à vivre de sa vie en mangeant sa chair, le pain vivant, le « corps du Christ ». Si tu as déjà fait ta première communion, tu peux recevoir (à chaque eucharistie) l’hostie, la chair de Jésus, le « corps du Christ », qui permet de vivre pleinement l’amour de Dieu.

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24 juillet 2011 – 17e dimanche du Temps ordinaire

ÉVANGILE Alléluia. Alléluia. Tu es béni, Dieu notre Père, Seigneur de l’univers, toi qui révèles aux petits les mystères du Royaume ! Alléluia.

ÉVANGILE DE JÉSUS CHRIST SELON SAINT MATTHIEU

UN TRÉSOR : VIVRE AVEC DIEU Dans ces paraboles, Jésus explique que le Royaume des cieux est aussi précieux qu’un trésor, aussi magnifique qu’une perle fine. C’est le royaume de Dieu. Ce n’est pas un royaume dans les nuages, cela ne désigne pas un endroit précis. C’est la vie avec Dieu. En aimant et en vivant chaque jour comme Jésus, en participant à la messe, nous nous approchons de ce trésor : l’amour de Dieu qui transforme nos cœurs et change notre vie.

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J

ésus disait à la foule ces paraboles : «  Le Royaume des cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle. Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet qu’on jette dans la mer, et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on

le tire sur le rivage, on s’assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges viendront séparer les méchants des justes et les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avezvous compris tout cela ? – Oui », lui répondent-ils. Jésus ajouta  : «  C’est ainsi que tout scribe devenu disciple du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Mt 13, 44-52


24 juillet 2011 – 17e dimanche du Temps ordinaire

pour vivre la Parole de Dieu ! Un trésor a du prix ! Il faut du temps pour le constituer. Vivre avec Jésus, c'est adopter sa patience, son regard, son amour pour les autres, sa joie. Il faut du temps aussi pour essayer de lui ressembler. Écris sur le coffre ce que tu fais pour essayer de ressembler à Jésus. Avec tout cela, tu participes à la construction du royaume de Dieu.

Suite de la messe p. 59

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Ma priere

Leen mematin levant

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de tendresse et d'amour, toi qui m'appelles à te suivre.

Toi qui es bon et qui pardonnes, bénis sois-tu, Seigneur.

Seigneur, fais grandir en moi la foi pour que je puisse la partager avec ma famille et mes amis. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

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Le soir en me couchant

Seigneur, je te remercie pour ton amour et ta confiance, toi qui jamais ne doutes de moi. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.


Avant le repas, tu peux prier avec ta famille pour demander à Dieu de bénir tous ceux qui vont le partager. C’est le bénédicité.

Benediction de la table

La prière commence par un signe de croix.

« Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen. » Ton papa ou ta maman dit :

« Seigneur, tu es le pain vivant descendu du ciel, grâce à toi, nous vivrons éternellement. » Ensuite, avec tes frères et sœurs, tu chantes ou tu dis la prière suivante  (sur l’air de J’ai descendu dans mon jardin) :

« Dieu de la manne et des Hébreux (bis), Dieu du miracle de l'hostie, bénis ce repas mon Dieu (bis). » La prière s’achève par un signe de croix.

« Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen. »

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dossier

Les lieux de pèlerinage en France, en Belgique et en Suisse Un pèlerinage ne se fait pas seulement dans un pays lointain ! La France, la Belgique et la Suisse comptent de nombreux sanctuaires (du mot latin sanctus, « saint »), c'est-à-dire des églises ou des lieux sacrés où les gens se rendent en pèlerinage. Magnificat Junior t'en présente dix. Peut-être iras-tu visiter l'un d'eux cet été. Amuse-toi à les replacer sur la carte ! Mont-Sainte-Odile (Alsace)

Paray-le-Monial (Bourgogne)

Saintes-Maries-de-la-Mer (Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Notre-Dame des Ermites d’Einsiedeln (Suisse)

Odile, née aveugle, recouvre la vue le jour de son baptême, à 12 ans. Fille de duc, elle refuse d’épouser ses prétendants car elle s’est consacrée à Dieu. Elle fonde un couvent où elle accueille les infirmes et les malades.

Après avoir été chassés de Terre sainte, Marie-Madeleine, Marie Salomé, Marie Jacobé et Lazare seraient arrivés en barque, en Provence, avec leur servante Sara. Chaque année, les Gitans viennent en pèlerinage pour vénérer la statue de sainte Sara, leur patronne.

Notre-Dame de la Salette (Rhône-Alpes)

En 1846, la Vierge apparaît à deux bergers, Mélanie Calvat âgée de 14 ans et Maximin Giraud qui a 11 ans. Elle appelle à la conversion, à se tourner avec elle vers son Fils, par la prière, l’eucharistie et la prise au sérieux du Carême.

Notre-Dame du Puy-en-Velay (Auvergne)

Les pèlerins se recueillent devant la Vierge Noire qui est exposée dans la cathédrale, en haut du mont Anis. C’est aussi un point de départ du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle.

Le Mont-Saint-Michel (Basse-Normandie)

En 708, l’archange saint Michel demande à l’évêque d’Avranches de lui bâtir une église sur un îlot au milieu des sables mouvants. Par la suite, une magnifique abbaye est construite. De nombreux pèlerins s’y rendent pour prier Dieu par l’intercession de saint Michel.

Jésus apparaît à Marguerite-Marie Alacoque, une religieuse. Il lui montre son cœur « qui a tant aimé le monde » pour que les hommes cessent d’être indifférents à son sacrifice et s’ouvrent à son amour. Cette abbaye bénédictine est à la fois une étape pour les pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle et un lieu où l’on se recueille devant une Vierge Noire miraculeuse.

Notre-Dame de Lourdes (Midi-Pyrénées)

En 1858, la Vierge apparaît à Bernadette Soubirous, âgée de 14 ans, et lui demande de mettre au jour une source. Son message : « Allez à la source, boire et vous y laver » est devenu un message d’espérance pour des milliers de malades et de pèlerins qui viennent à Lourdes chercher la guérison du corps et la paix de l’âme.

Banneux Notre-Dame (Belgique)

En 1933, la Vierge Marie est apparue huit fois à Mariette Béco, âgée de 11 ans. Elle se présente comme la « Vierge des pauvres » venue soulager les malades.

Sainte-Anne d’Auray (Bretagne)

Sainte Anne, maman de la Vierge Marie, apparaît en 1623 à Nicolazic, un jeune Breton. Elle lui demande de lui faire bâtir une église : « Dieu veut que je sois honorée ici. »

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Il existe en Auvergne, et surtout en rges Noires ie V de beaucoup ’était en oy Âge. C ener datant du M am d’ re e maniè peut-être un personnes qui à Marie les es core d’autr adoraient en Artémis, e m m co s, divinité la Nuit la déesse de cs des Gre .


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Caen BasseNormandie

Picardie Ile-deFrance Paris

Pays de la Loire

Bruxelles

Amiens

Rouen

Bretagne Rennes

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Bourgogne Dijon

Nantes

Poitiers

Limoges

Bordeaux Aquitaine

Besançon Auvergne

Limousin

Strasbourg Alsace

FrancheComté

Centre

PoitouCharentes

dossier

BELGIQUE Nord-Pasde-Calais Lille

SUISSE Berne

Genève Lyon

ClermontFerrand

Rhônes-Alpes ProvenceAlpes-Côte d’Azur

MidiPyrénées Toulouse

Montpellier LanguedocRoussillon

Marseille

Il y a bien évidemment beaucoup plus de lieux de pèlerinage en France, en Belgique et en Suisse. Magnificat Junior te présente ici les principaux. Dans certaines régions de France, notamment, les sanctuaires sont très nombreux comme en Bretagne. N’hésite pas à te renseigner auprès de ton curé ou à la paroisse de ton lieu de vacances pour connaître les pèlerinages existants.

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Magnificat Junior 88  

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