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Les enfants en mal de lecture, qui sont-ils ?

On estime qu’entre 15 et 20 % des enfants présentent à un moment donné de leur sco‑ larité des difficultés d’apprentissage, affectant la lecture, l’expression écrite ou le calcul. Les véritables troubles spécifiques (les « dys ») ne concernent, en revanche, que 5 à 7 % des enfants, soit un enfant par classe. Ils seront durables, plus ou moins sévères et com‑ pensables, mais auront, la plupart du temps, des conséquences sur la scolarité et le quotidien des enfants et de leur famille.

Dans la palette de ces difficultés affectant la lecture, on retrouve 3 catégories :

→ de simples retards d’acquisition se situant dans le cadre de variations normales par rapport à la moyenne ; ces difficultés sont par définition transitoires et modé‑ rées, sans autre anomalie ni antécédents significatifs dans la famille ;

→ des troubles d’apprentissage, spécifiques, dont l’origine est supposée neuro‑ développementale. Ce sont les « dys ». L’intelligence est normale, voire supérieure, mais, même si le débat scientifique est encore ouvert, les enfants présentant ces troubles ne sont pas « neurotypiques ». Cela signifie que, en raison d’une organisation différente de leur cerveau, ils ne vont pas pouvoir automatiser aussi vite et/ou aussi bien la lecture, par exemple. On constate que ces difficultés d’automatisation varient d’un enfant à l’autre et qu’elles peuvent affecter un ou plusieurs domaines. Selon la classification internationale DSM5, il existe 3 troubles spécifiques d’apprentissage selon le ou les domaines touchés :

− « avec déficit de la lecture » (dyslexie),

− « avec déficit de l’expression écrite » (dysorthographie),

− « avec déficit du calcul » (dyscalculie) ;

→ des difficultés « symptômes », qui découlent d’autres causes : des manques de sti‑ mulation de l’environnement (carences socioculturelles, éducatives, affectives), des dysfonctionnements familiaux ou scolaires, une déficience intellectuelle, des déficits sensoriels (comme la surdité), une maladie somatique, etc.

Dans tous les cas, les difficultés d’apprentissage ont des conséquences chez l’enfant et dans la famille. L’en‑ fant peut présenter des signes de souffrance psychologique, d’anxiété, de fatigue, voire de dépression. Il peut adopter des conduites d’évitement face à des tâches qui lui demandent un effort particulier, comme la lecture.

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