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ACM

R E V U E O F F I C I E L L E D E L’ A U T O M O B I L E C L U B D E M O N A C O

AUTOMNE-HIVER 2011

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ASSEMBLEES GENERALES

MERCREDI 22 JUIN 2011 1990

ELECTION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION MM. Michel BOERI, Christian CALMES, René CLERISSI, Guy DEALEXANDRIS, Willy DE BRUYN, Michel DOTTA, Alain FICINI, André FROLLA, Pierre KARCZAG, Patrick LAMBIN, Etienne LEANDRI, Jean-Michel MATAS, Roland MELAN, Robert SCARLOT, Mme Brigitte PASQUIER.

1972

MERCREDI 22 JUIN 2011

ELECTION DU COMITE D’ORGANISATION

1930

MM. Jacques ADONTE, Jean-Louis AUBAN, Eric BARRABINO, Bernard BERNABE, Jean-François CALMES, Jean-Marie CONTERNO, Philippe CURAU, Charles FLAUJAC, Cédric FLAUJAC, Gérard GARINO, Jean-Marc HAIBLE, Louis JEZEQUELOU, Jacques LANTERI, Lionel NOGHES-MENIO, Hervé ORSINI, Alain PALLANCA, Alexandre PASTA, Claude PLASSERAUD, Nicolas PONSET, Giancarlo RAFFERMI, Bernard RICHELMI, Jacques ROSSI, Jean-Philippe SBARRATO, Raoul TANGANELLI, Olivier TERNO.

MERCREDI 23 NOVEMBRE 2011 1925

ELECTION COMPLEMENTAIRE DU COMITE D’ORGANISATION MM. Jean-Paul BERNE, Gérard GNUTTI, Jean-Marie GRANA, Jérôme LAUSSEURE, Jean-Louis LECHNER, Claude MACCARIO, François MAZET, Jean-Paul PALMERO, Claude PELLERO.

1907

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LL.AA.SS. LE PRINCE ALBERT II ET LA PRINCESSE CHARLÈNE DE MONACO


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Edito Deo Juvante 1

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juillet 2011

L’air embaumait un ciel d’été sans nuage. La mer dormait en grand silence. Pas la moindre brise pour tempérer la brûlante ardeur d’un soleil radieux. Dans les rues, sur les places, aux fenêtres et balcons, drapeaux, bannières et calicots avaient éclos pendant la nuit, parsemant sur la Principauté une multitude de fleurs rouges et blanches. De l’immuable Rocher millénaire, des éclats de voix mêlés à des roulements de tambour ponctuant les accents solennels ou endiablés d’une fanfare, fixaient inévitablement l’attention du passant souvent égaré dans ce climat si particulier. « Que se passe-t-il, dira celui-ci. De quoi s’agit-il, questionnera cet autre ». – « Mais Monsieur, lui répondra-t-on, notre Prince se marie » ! Le peuple Monégasque est en liesse. Il est là, réuni dans une communion parfaite, face au Palais, pour témoigner sa joie et son indéfectible attachement à LL.AA.SS. Le Prince Albert II et La Princesse Charlène de Monaco, à La Famille Princière, à la dynastie plus de sept fois Centenaire des Grimaldi. Le lendemain, à l’issue de la Célébration Religieuse du Mariage, Le Couple Princier se rendit en l’église Ste Dévote où S.A.S. La Princesse Charlène déposa son bouquet. En accomplissant ce geste, en laissant transparaître son émotion, S.A.S. La Princesse Charlène aura conquis à jamais le cœur des Monégasques.

Le 19 novembre, dans le cadre traditionnel de la Fête du Prince, S.A.S. Le Prince Souverain a daigné, au titre de l’Automobile Club de Monaco, élever au grade d’Officier dans l’Ordre de Grimaldi, M. Ruchdi Hajjar, Directeur Général, honorer du grade de Chevalier

dans

l’Ordre

de

Grimaldi,

Messieurs Robert Scarlot, Vice-Président, et Guy Dealexandris, Commissaire Général Adjoint. 18 des membres du Corps des Commissaires et 3 membres permanents de l’ACM ont été décorés de la Médaille de l’Education Physique et des Sports.


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Depuis quelques mois... Depuis quelques mois, la nouvelle, la grande nouvelle s’affiche en vitrine, boulevard Albert 1er, au siège de l’ACM: le Rallye Automobile Monte-Carlo fait son retour dans le Championnat du Monde des Rallyes 2012 (WRC). Nous reverrons donc avec plaisir ce Monégasque souriant, facétieux, pétri de talent, homme de l’ombre dans son auto parce qu’il tient des notes plutôt que le volant. Daniel Elena, l’indispensable guide du Français Sébastien Loeb, partage avec lui, pour la huitième fois consécutive, le titre de Champion du Monde. Souhaitons-lui, souhaitons-leur en janvier prochain, de triompher une sixième fois sur les routes du « Rallye ». Et donc sera venu le temps de « L’Historique », des regards curieux, tendres ou passionnés pour ces autos d’autrefois qui toutes ont une histoire écrite sur les chemins incertains du « Monte-Carlo ». Elles viendront en nombre, à l’égal des grandes heures de leur passé, comme viendront aussi, quelques mois plus tard ces reines des circuits, tourner à nouveau sur le nôtre dont elles ont pérennisé l’exception. Le « Noté pour Vous », fidèle à lui-même, regroupe les joies et les peines du Club. « La Course en Fête » est dédiée à ceux de nos membres, titulaires d’une licence ACM, amateurs et professionnels, qui défendent les couleurs de Monaco dans toutes les disciplines du Sport Automobile. On y rencontrera nos Champions. On y découvrira les espoirs, nombreux, de demain. Du jeudi 26, au dimanche 29 mai 2011, le 69e Grand Prix Automobile de Monaco prit possession d’une large partie de la Principauté. Il fallait innover. Plutôt que de relater séparément les essais et les courses de chacune des Formules figurant au programme, il a semblé intéressant de suivre ce dernier au pied de la lettre, laissant ainsi au lecteur le soin d’apprécier l’intense activité de toutes les parties prenantes dans l’organisation et le déroulement de ces quatre journées de compétition. « En mai, fais ce qu’il te plaît » ! – Depuis plus de quatre-vingts ans, tournent ici en rond, ou presque, des autos dont il n’est pas rare que l’un ou l’autre de leurs pilotes vainqueurs soit un jour sacré Champion du Monde. Citons-en quelques-uns : Juan Manuel Fangio, Graham Hill, Kéké Rosberg, Alain Prost, Ayrton Senna et, plus récemment, Michael Schumacher, Fernando Alonso, Lewis Hamilton, Jenson Button. Mais dans le passé, il y en eut beaucoup d’autres. Aujourd’hui, Sebastian Vettel a triomphé. Déjà Champion du Monde en 2010, Sebastian s’est offert le 69e Grand Prix Automobile de Monaco et sur cette prestigieuse lancée, confirmera son éclatante réussite par un second titre de Champion du Monde de Formule Un. Dans ce Monde, tenaillé par autant de passions contradictoires, une chose demeure sûre : l’avenir appartient toujours à la jeunesse.

Bonne et Heureuse Année à tous ! Pierre


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REVUE OFFICIELLE D E L’ A U T O M O B I L E CLUB DE MONACO

/ SOMMAIRE /

Editorial 04 Fête du Prince 09 Calendrier des épreuves de l’ACM 2012 1 1 Hommage à Alexander Dardoufas 13 80e Rallye Automobile Monte-Carlo 15 XVe Rallye Monte-Carlo Historique 25 Activités de la Commission des voitures de collection 31 Noté pour vous 33 La course en fête 46 69e Grand Prix Automobile de Monaco 53 Liste des Nouveaux Membres 91 Recommandé par l’Automobile Club de Monaco 92

Editeur Responsable : ACM Administration / Publicité

Création / Impression

MULTICOM / Régie Multicom

MULTIPRINT

Tél. +377 97 98 40 00 Fax +377 92 05 24 22 multicom@multiprintmc.com

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La reproduction, même partielle, des textes, dessins et photographies publiés dans ACM est interdite.


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FETE DU PRINCE SAMEDI 19 NOVEMBRE 2011

Au titre de l’Automobile Club de Monaco, S.A.S Le Prince Souverain a honoré les Membres suivants : OFFICIER DANS L’ORDRE DE GRIMALDI

Mr Ruchdi HAJJAR

CHEVALIERS DANS L’ORDRE DE GRIMALDI

Mr Guy DEALEXANDRIS

Dr Robert SCARLOT

MÉDAILLE DE L’EDUCATION PHYSIQUE ET DES SPORTS

Médaille en Vermeil Mr Christophe ALLGEYER Mr Jean-Marie CONTERNO

Mr Jean-Marie CONCONI Mr Alain PALLANCA

Médaille d’Argent Mr Patrick MANNOURY Mr Christian MICHEO Mr Jean-Pierre ROBERT Médaille de Bronze Mr Gabriele ALLEMAND Mr Claudio BUSSOLIN Mr Aldo COLETTI Mr Alberto CONTE Mr Giuseppe CRISAFULLI Mr Riccardo FILIPPI Mr Hervé GAJERO

Mr Noël GRIFANELLI Mr Bernard GUSMINI Mr Serge HENRY Mme Marielle KRAEMER Mr Christophe MATTON Mr Alain SACCO Mr Frédéric SALTI

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CALENDRIER 2012 DES EPREUVES ORGANISEES PAR L’AUTOMOBILE CLUB DE MONACO ▼

80e RALLYE AUTOMOBILE MONTE-CARLO

15e RALLYE MONTE-CARLO HISTORIQUE

du Mardi 17 au Dimanche 22 Janvier 2012

du Dimanche 29 Janvier au Samedi 4 Février 2012

13e RALLYE MONTE-CARLO DES ENERGIES NOUVELLES ET ELECTRIQUES

8e GRAND PRIX DE MONACO HISTORIQUE

du Jeudi 22 au Dimanche 25 Mars 2012

du Vendredi 11 au Dimanche 13 Mai 2012

70e GRAND PRIX AUTOMOBILE DE MONACO du Jeudi 24 au Dimanche 27 Mai 2012

15e MONACO KART CUP

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(sous réserve) du Vendredi 12 au Dimanche 14 Octobre 2012

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Alexander Dardoufas 1922 - 2011 Alexander Dardoufas s’en est allé, laissant à ceux qui le rencontrèrent et qui partagèrent avec lui la réelle passion qu’il avait pour le sport automobile, le souvenir d’un homme affable mais déterminé, fort d’une expérience acquise au plus près du terrain. Chez lui d’abord, en Grèce, puis en 1954, par exemple, en disputant au départ d’Athènes, le 24ème Rallye Automobile Monte-Carlo. En 1951, il avait été l’un des fondateurs de ce qui devint deux ans plus tard, le Rallye de l’Acropole. Il ne cessa plus dès lors de venir chaque année en Principauté suivre au plus près le déroulement du Rallye Monte-Carlo. Alexander Dardoufas devint un ami dont la fidélité ne se démentira jamais. En 1969, il fut coopté membre de la CSI, Commission Sportive Internationale qui précéda l’actuelle Fédération Internationale du Sport Automobile. De 1977 à 1996, il fut le dynamique Président de “ l’Automobile et du Touring Club de Grèce ”. En 1981, il fut nommé vice-président de la Fédération Internationale l’Automobile. Alexander Dardoufas était Membre d’Honneur de l’Automobile-Club de Monaco et titulaire à ce titre, de la Médaille de Vermeil de l'Education Physique et des Sports. Le Président et les Membres du Conseil d’Administration, très touchés par sa disparition, présentent à son épouse, Effi, leurs très sincères condoléances.

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80e RALLYE AUTOMOBILE MONTE-CARLO. 18 - 22 janvier 2012

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“Trois ans de pénitence ? Pas du tout”


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Citoën DS3 : par tous les temps.

Ces trois années volontairement passées en congé du Championnat du Monde (WRC), auront démontré, s’il en était encore besoin, la prééminence du Rallye MonteCarlo dans le vaste concert des compétitions automobiles routières, et l’erreur tactique faite en 2009 par une Fédération cédant un peu vite à la pression discutable des trop rares acteurs d’un terrain de jeu érigé en chasse-gardée. « Trop de rallyes inscrits au Championnat du Monde, disaient-ils. Cela nous coûte trop cher. Supprimons-en trois chaque année, faisons jouer l’alternance et nous, nous continuerons à courir, confortablement ». C’était là faire trop peu de cas de la charge qui pèse sur chaque organisateur. Le Rallye Monte-Carlo n’était pas né en 1911, n’avait pas ouvert la voie à ce type d’épreuve, pour céder à de tels arguments. Son histoire, 16

Photo © Jo Lillini

certes, n’a pas toujours été parée que de réussites. Mais les quelques et parfois longues interruptions qu’il a connues lui ont été imposées par des motifs autrement plus sérieux : deux guerres, et deux crises pétrolières… Il ne pouvait donc pas être question de laisser le Rallye Monte-Carlo passer à la trappe, d’autant que le mécanisme de l’alternance l’aurait, c’était décidé, privé de l’édition 2009, mais encore, face aux capricieuses incertitudes du moment, de l’édition 2011 qu’il ne fallait en aucun cas, manquer : le Monte-Carlo fêterait ses Cent Ans ! L’heureuse décision fut donc prise de s’inscrire à l’Inter-Continental Rally Challenge (IRC), formule promotionnelle de grande qualité, révélatrice de nouveaux talents, accessible aux amateurs, et pourvue d’un règlement laissant à chaque organisateur une marge de manœuvre certes concertée, mais effective. Pour son Centenaire, le

L Sébastien Loeb (F) : garder le bon cap. Photos © Jo Lillini

M Daniel Elena (MC) : retour sur ses terres.


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80e RALLYE AUTOMOBILE MONTE-CARLO

Rallye Monte-Carlo bénéficia en direct, d’une couverture télévisée internationale sans précédent. De quoi désormais méditer du côté des tenants du WRC.

Championnat du Monde, accueillera 100 équipages, soit les pilotes classés de priorité 1 et 2 par la F.I.A., les pilotes classés P3, et

les non prioritaires, autrement dit, les amateurs qui feront l’objet d’un classement « Promotion » particulier.

Elu en 2009 à la Présidence de la Fédération Internationale de l’Automobile, M. Jean Todt choisit sagement de s’accommoder des décisions de son prédécesseur jusqu’à pouvoir en apprécier les effets en tout état de cause. Dès 2011, le règlement du Championnat du Monde des Rallyes pour pilotes et constructeurs connaîtra une mutation autorisant le retour en 2012 du « Monte-Carlo » dans la cour des grands. C’en est fait de ce règlement froid, rigide à l’extrême, standardisé, ennuyeux. C’en est fait de ces rallyes bâclés en 3 jours. En janvier prochain, le Rallye Automobile Monte-Carlo, 80ème du nom, manche d’ouverture du L Daniel Sordo, la Mini, toute une histoire… Photos © Jo Lillini

M Hirvonen-Lehtinen : Et viva la Fiesta !

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Meeke - Nagle : à “cooper” le souffle.

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La compétition se déroulera sur cinq jours. C’est un notable progrès. Elle sera précédée de l’indispensable distribution des équipements de contrôle des vitesses en vue des reconnaissances qui débuteront par l’arrière-pays monégasque (niçois si vous préférez), le samedi 14 janvier entre 13 h 00 et 20 h 00, et se poursuivront autour de Valence, les dimanche 15 et lundi 16 janvier, à raison, toujours, de deux passages maxi par épreuve spéciale.

Loeb, Elena, la DS3, au rendez-vous des vedettes.

Photo © Jo Lillini

A Monaco, le samedi à 10 h 00 sur la place du Casino, les équipages engagés sur la totalité de la saison WRC, poseront pour la traditionnelle « photo de famille ». Le mardi 17 janvier, la séance de mise au point chronométrée, obligatoire pour les pilotes classés P1 et P2, facultative pour les pilotes P3

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et les non-prioritaires, se tiendra entre 08 h 00 et 10 h 00 pour les premiers cités, entre 10 h 00 et 12 h 00 pour les seconds, sur une distance de 3,580 km du plateau de Lautagne situé au Sud de Valence, à 8 km du parc d’assistance (Parc des expositions, « Le Polygone », 16, avenue Georges Clémenceau). Le mercredi 18 janvier, enfin, le premier équipage ouvrira la route dès 08 h 00, en direction du Moulinon pour se mesurer aux 36,870 km qui l’amèneront à Antraigues. Il sera alors à peine plus de 09 h 00 devant l’accueillante « Remise ». Yves Jouanny et sa dynamique équipe distribueront la tarte aux pommes. Une part de chaleur bienvenue dans cette froideur hivernale.

“ Monte-Carlo, 100 Ans de Rallye ” Toutes nos félicitations à JeanFrançois Jacob, auteur dynamique et particulièrement averti du passionnant ouvrage en deux tomes, intitulé “ MonteCarlo, 100 ans de Rallye ”, qui en octobre dernier a fait l’objet d’une mention spéciale du jury distinguant au plan international les livres sportifs illustrés, à l’occasion de la 22e édition du Sportel, à Monaco. JeanFrançois Jacob fut en effet dans les années 70, un rallyeman, co-pilote talentueux, au palmarès tout aussi éloquent qu’a su l’être sa plume depuis. “ Monte-Carlo, 100 Ans de Rallye ”, c’est la compilation d’une foule d’anecdotes, les coulisses de l’exploit en quelque sorte, étayées par de pertinentes observations concernant l’évolution des règlements et leur conséquences, les engagés, les abandons, les équipages classés bien sûr, soutenus par de multiples bouquets de photographies souvent inédites. Tout commença en janvier 1911. C’était hier. Quoique…

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80e RALLYE AUTOMOBILE MONTE-CARLO

Le 80e Rallye Automobile MonteCarlo comprendra 17 épreuves spéciales, plus une, la plus courte, pompeusement intitulée « Power Stage » qui empruntera les 5,160 km qui séparent Ste Agnès du Col de la Madone. Elle sera dédiée à la télévision. « Quid » des 23,410 km qui courent du Moulinet à La Bollène-Vésubie en caressant deux fois le Turini, une fois de jour, une fois de nuit. Auront-ils la faveur du « petit écran » ? - Et qu’en sera-t-il de Lachamp-Raphael, du Col du Perty, de la Forêt de Lente ou de la Chalenconnière ? - A l’heure, comme on dit, où nous mettrons sous presse, les tenants de l’image auront peut-être compris… Un bon conseil : si vous aimez le Rallye Monte-Carlo, couvrezvous chaudement, chaussez-vous confortablement, prenez beaucoup d’avance, soyez patients, et vous les verrez à nouveau vos idoles dans leurs autos en habits de lumière, fendre l’air, glisser, bondir, la rage au ventre. P.B.

Photo © Jo Lillini

CALENDRIER des 13 RALLYES du CHAMPIONNAT du MONDE 2012 17 – 22 janvier 9 – 12 février 8 – 11 mars 29 mars – 1er avril 27 – 29 avril 25 – 27 mai 22 – 24 juin 2 – 5 août 24 – 26 août 13 – 16 septembre 4 – 7 octobre 18 – 21 octobre 1er – 4 novembre

Latvala - Antilla : “ford” à faire…

80e Rallye Automobile Monte-Carlo Suède Mexique Portugal Argentine Acropole Nouvelle-Zélande Finlande Allemagne Grande-Bretagne France Italie Espagne

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XVe RALLYE MONTE-CARLO HISTORIQUE 28 janvier - 4 février 2012

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“Retour sur les fondamentaux”


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Mini et Ford.

Les routes d’aujourd’hui ne sont plus celles d’autrefois. Les vieilles bornes en pierres chapeautées de jaune ou de rouge cèdent peu à peu la place à de minables pancartes en tôle émaillée. La signalisation ne nous dit plus que rarement le nombre de kilomètres qui s’offre à nous. Le GPS s’en occupe. Très réussis sont les ronds-points avec leurs entrées et leurs sorties multiples clairement indiquées. Il y a les autoroutes, pratiques, rapides, sans bouchon, mais souvent ennuyeuses, les stations-service où histoire de se détendre, on fait soimême le plein de carburant avec la quasi-certitude d’en terminer les mains souillées et fleurant fort le pétrole. Il y a les radars, les gendarmes couchés et ceux qui sont debout et qui vous guettent à l’orée d’un petit bois. Ainsi, la liste des « il y avait », « il y a », et « il y aura sans doute » pourrait être plus longue s’il 26

Photo © Philippe Fugier

n’y avait pas là, en bas de chez moi, ce collectionneur qui une fois l’an sort précautionneusement de son garage une sorte de scarabée géant, sans élytres, mais juché sur quatre grandes roues équipées de pneumatiques étroits. « C’est une Saab 96 » me répète-t-il chaque année fièrement. « Cette voiture, ajoute-t-il, a remporté deux Rallyes Monte-Carlo, en 1962 et 1963 ». Alors je lui pose toujours la même question car je le sens heureux d’y répondre : « Et qui la conduisait ?» - « Erik Carlsson ! ». Normal, puisque tout comme le célèbre Carlsson, mon voisin collectionneur est… suédois. En fouillant dans le vaste grenier de mes souvenirs, je revois les images du curieux scarabée que ce diable d’Erik conduisait de mains de maître entre Peira-Cava et Turini, l’appuyant franchement contre les hauts murs de neige quand il le fallait, et il le fallait souvent, pour récupérer la bonne trajectoire. Je revois la SunbeamTalbot MK III de Malling, victorieuse

en 1955 du 25e Monte-Carlo, le triplé Mercedes de 1960, les Cooper S de 1964, 1965 et 1967, le festival Porsche des années 68, 69 et 70. Le triplé Alpine Renault A110 de 1973, et un autre festival, celui des Lancia Stratos avec Sandro Munari en 1975, un triplé en 1976, une autre victoire en 1977 et, en 1979, le triomphe de Darniche et Mahé. En 1980, le 48e Rallye Monte-Carlo fut gagné par le tandem Röhrl-Geistdörfer sur une Fiat 131 Abarth. L’automobile allait bientôt connaître une ère nouvelle. 1955-1980, ce sont précisément les 26 années retenues pour constituer le plateau de la 15ème édition de « l’Historique ». Toutes ces autos, qui regroupent 95 marques et donc, au bas mot, 400 à 500 modèles, ont un point commun : elles ignorent l’électronique. Quand mon voisin collectionneur ouvre le capot de sa Saab 96, je me penche volontiers et non sans une certaine émotion sur le minuscule 3 cylindres de 740 cm3, 2 temps, équipé de 3 carburateurs et


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XVe RALLYE MONTE-CARLO HISTORIQUE

Photos © Philippe Fugier

Alpine Renault. L

L Lancia.

en 1956. Ces trois villes sont à plus de 2000 kilomètres de la Principauté alors que ceux des concurrents qui auront choisi de partir de Barcelone, Turin, ou Reims n’auront que 1000 kilomètres à parcourir pour atteindre la Grande Bleue et souhaitons-le, le soleil.

Citroën. L

développant une trentaine de chevaux. En 1955, on était bien loin du V6 2.4L. de la Lancia Stratos des années 70, nourri par 3 carburateurs Weber double-corps, et flirtant avec les 300 ch. Le plateau 2012 devrait donc être passionnant. Bernard Bernabé, Président de la Commission des Voitures de Collections et Michel Ferry, Commissaire Général, se disent prêts à accueillir 300 équipages et donc 300 voitures. Et pourquoi ne pas tenter d’égaler sinon de battre le record de 1959, 321 partants, 184 classés dont la toute première victoire de Citroën au Rallye MonteCarlo, avec Coltelloni et Alexandre sur une ID 19. La clôture des engagements est prévue pour la minovembre. Mais ce que l’on peut déjà dire, c’est qu’à Marrakech, la place Jemâa-El-Fna sera rendue aux touristes, aux rôtisseurs de merguez et de brochettes, aux marchands de souvenirs rarement authentiques, et aux charmeurs de serpents. En

2011, pour le Centenaire de notre prestigieuse épreuve, on avait voulu rappeler que le Rallye Monte-Carlo avait été dès son origine synonyme d’aventure. Mais aujourd’hui, la sécurité des routes, la multiplication des points d’assistance, de ravitaillement, de dépannage est telle, que mieux vaut s’en remettre à l’exceptionnelle diversité des paysages offerts par la France éternelle, à leurs difficultés des Pyrénées au Jura, aux Vosges, au travers du Massif Central et des Alpes. Mieux vaut compter avec la pluie, le brouillard, le verglas des plaines du Nord ; mieux vaut espérer de la météo. Trois villes, cependant lointaines, ont été conservées sur leur demande : Oslo d’où Carlsson s’était victorieusement élancé en 1962, et, Toivonen, vainqueur en 1966 au volant d’une DS 21 ; Varsovie qui avait souri au triplé Mercedes de 1960, et aux Porsche d’Elford et de Waldegaard, en 1968 et 1969 ; Glasgow et la Jaguar Mk VI d’Adams, victorieuse

Pour l’Etape de Concentration, « Norvégiens, Polonais, Ecossais » emprunteront largement leurs autoroutes respectives et même au-delà, dès le dimanche 29 janvier alors que les « Espagnols, Italiens, Français » ne prendront la route que le lundi 30. Mardi 31 janvier : le Contrôle Horaire de Barcelonnette ouvrira dès 07 h 35. Il ne s’agira pas que de bailler ni même de s’étonner de ces riches maisons édifiées entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème, sur les rives tumultueuses de l’Ubaye. On appelait leurs propriétaires, les Mexicains, parce que tous, pauvres bergers des pentes de PraLoup, étaient partis en Amérique du Sud puis ayant fait fortune, s’en étaient revenus profiter de leur réussite aux yeux de tous. Mais l’heure ne sera pas ce mardi-là dédiée à l’histoire locale. Par des chemins tordus, les concurrents devront pointer au CH de Sospel à partir de 10 h 50, et de là se soumettre au premier test de régularité, Sospel - Col de l’Ablé Col de l’Orme - Lucéram. Après quoi, à partir de 12 h 30, à Monaco, leurs autos devront être garées sur le Quai Albert 1er dans un parc gardienné obligatoire, mais sans possibilité d’assistance. A 19 h 00, un buffet de bienvenue sera offert par l’ACM dans les salons du Fairmont Hôtel. 27


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MG.

Mercredi 1er février : départ à partir de 06 h 30 de l’Etape de Classement « Monaco - Valence » (530 km), comprenant 4 tests de régularité : - A partir de 08 h 20, le Mas - Col de Bleine - Les Quatre Chemins. CH de Tallard à partir de 12 h 00. - A partir de 12 h 15, Sigoyer - Barcillonnette, Col d’Espreaux. - A partir de 15 h 30, La Cîme du Mas - Col de l’Echarasson - Col de Gaudissart. CH de St Nazaire en Royans à partir de 16 h 50. L’arrivée à Valence, Champ de Mars - kiosque Peynet, pour mise en parc gardienné, sans possibilité d’assistance, est prévue à partir de 17 h 35. Jeudi 2 février : départ à partir de 07 h 30 de la 1ère partie de l’Etape Commune « Valence - Valence » (320 km), comprenant 4 tests de régularité : - A partir de 08 h 20, St Pierreville, St Julien du Gua, Antraigues. - A partir de 10 h 00, Burzet, Lachamp Raphael, Dornas. CH de St Agrève, à partir de 12 h 00. A partir de 12 h 05, Freydaparet Rochepaule, Col du Buisson. 28

Photo © Philippe Fugier

A partir de 12 h 55, Lamastre, Gilhoc sur Ormèze, Plats. CH de Tournon, à partir de 14 h 50. CH de Valence, à partir de 15 h 50, Champ de Mars - Kiosque Peynet. Parc gardienné obligatoire, assistance interdite. Vendredi 3 février : départ à partir de 06 h 00 de la 2ème partie de l’Etape Commune « Valence - Monaco » (400 km), comprenant 2 tests de régularité : - A partir de 07 h 30, St Nazaire-leDésert, Chalençon, Col de Pomerol, Rosans. - A partir de 12 h 00, La Tour sur Tinée, Utelle. CH de La Turbie, à partir de 14 h 00. CH de Monaco, à partir de 14 h 25. Quai Albert 1er et mise en parc gardienné obligatoire, sans possibilité d’assistance. A 19 h 00, buffet offert par l’ACM, Quai Albert 1er. Départ à partir de 20 h 30 de l’Etape Finale « Monaco - Monaco » (250 km), comprenant 3 tests de régularité : - A partir de 21 h 15, Moulinet, Col de Turini, La Bollène Vésubie.

- A partir de 22 h 45, Pont de Clans, Tournefort, Massoins, Villars sur Var. - A partir de 23 h 30, Lantosque, Loda, Col St Roch, Col de Braus. Samedi 4 février - CH de Monaco, Quai Albert 1er, à partir de 02 h 00. - A 11 h 00, publication du Classement Général final à la Permanence du 15e Rallye MonteCarlo Historique, 23 Boulevard Albert 1er. - A 20 h 30, Dîner de Clôture et Remise des Prix dans le cadre somptueux de la Salle des Etoiles du Monte-Carlo Sporting Club. Finis les capots levés, les doigts ajustant au mieux la vis de richesse d’un carburateur tout bonnement essoufflé par l’accumulation des années et des… kilomètres. Il sera temps de troquer la burette ou la clé de 12 pour un nœud papillon tout neuf. Un dîner de clôture à Monaco, ça se mérite sur la route, ça se vit pleinement aussi en tenue de soirée, le moment venu, au moment des récompenses ou tout simplement pour le plaisir d’en être et demain la joie d’en avoir été. P.B.


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COMMISSION DES VOITURES DE COLLECTION

Les activités de la Commission des voitures de collection en 2011 Ouverte aux membres de l’Automobile Club possédant une voiture ancienne ou de collection, la Commission se réunit mensuellement, l’occasion pour ses quelques 200 membres de commenter l’actualité de la voiture ancienne et d’échanger idées et conseils. Cette année, ces réunions ont été suivies à diverses reprises par un dîner convivial. Au printemps dans les locaux du Yacht Club, durant l’été au Zélo’s de Beaulieu et en septembre au Monte Carlo Country Club. Des sorties touristiques ont également été organisées sur un rythme trimestriel. Au mois de mai, en compagnie du Club Ferrari Monaco, dans le Var au Thoronet. Une dégustation sur un domaine viticole précédait le repas. L’après-midi le choix était laissé entre la visite de l’abbaye et un cocktail sur un yacht dans le port de Cannes. En juillet c’est à Casterino qu’un sympathique pique-nique réunissait les membres. Le but de ces sorties étant de profiter du plaisir de rouler dans des voitures de caractère, le plus court chemin est toujours délaissé au profit de routes plus bucoliques.

…En voiture, c’est mieux. A pied, c’est pas mal non plus.

Et au mois d’octobre une rencontre amicale eut lieu sur le circuit d’essais de Fiat à Balocco, près de Milan, à l’invitation du prestigieux Club Italia dans le cadre de la Club Italia Cup / mémoria Gino Macaluso. Une journée d’exception en compagnie des membres de ce club voué aux plus belles automobiles italiennes. Avec la veille, pour parfaire le week-end, une visite du nouveau Musée automobile de Turin. Plusieurs membres de la Commission participent aussi avec passion, et souvent avec succès, à des épreuves historiques sportives : des pistes du Rallye du

Maroc aux circuits d’Afrique du Sud, des courbes de SpaFrancorchamps aux virages serrés du Rallye de San Remo. Les balades touristiques ou les concours d’élégance ont aussi leurs adeptes, les nombreuses manifestations dédiées aux véhicules historiques permettant de répondre à toutes les attentes. 2012 débutera par le traditionnel “ Gâteau des Rois ” au restaurant du Club, puis suivra le Rallye Monte-Carlo Historique dans lequel la Commission est particulièrement représentée au sein de l’organisation ainsi que parmi les concurrents !

Sur le circuit de Balocco à l’instigation de Luciano Ammendola / Club Italia.

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Ecurie

Monaco

“ Résultats des courses” Rallye de Vaison La-Romaine

Et cependant, ils termineront 36e. Bravo !

Fred Roux - Nicolas Tosi / Peugeot 309 GTI - S2000. Dans le “top 10” à l’issue de la 1ère spéciale / 120 engagés. Hélas pour eux, sur rupture de transmission, ils abandonneront dans la suivante.

Anthony Piras - Yann Parisi / R11 Turbo. Un cardan les lâche dans la 2e spéciale. C’est l’abandon.

Course de Côte du Col de Vence L’épreuve se déroule sous un véritable déluge. Mika et Christopher Louis / Clio Williams - F2000 abandonnent sur sortie de route. Geoffrey Genelle casse le câble d’accélérateur de sa Citroën Kit Car et abandonne.

Rallye Grasse-Alpin Thibaud Raibaldi - Seb Fantone / Peugeot 205 - F2000. Première étape sans problème. Ils sont dans le “ top 10 ”. Seconde Etape problématique : déjaugeage de l’huile moteur, problème de pompe à huile, durit de servo frein débranchée.

François Perouse - Fabien Rodriguez / Opel Kadett GTE. Handicapés par une prise d’air à l’admission, d’où une perte évidente de puissance, ils signent malgré tout le 4e temps de la 1ère spéciale. Ils ont cravaché, tapé dans les freins qui surchauffent. Mais ils sont 3e au classement général provisoire. Malheureusement sur rupture d’échappement, ils sont contraints à l’abandon.

Gimelo, membre de l’écurie Monaco, regretta leur abandon mais, dans le rallye suivant, celui de l’Escarène, se réjouit de se classer second et 1er du Groupe et de la Classe.

Rallye de l’Escarène Claudio Violi - Sylvain Nederovigne / Peugeot 205 - F2000. Il pleuvait. La route était glissante. C’était difficile. Un solide

muret de pierre cueillit une aile au passage. Ils finirent 44e au Classement Général, 23e de leur Groupe et 13e de leur Classe. Mika Violi - Cindy Priolo / Peugeot 205 - F2000. Ennuis d’arrivée d’essence. Ont choisi de rouler à l’efficacité, à la régularité. 21e au Classement Général, 13e de Groupe, 2e de classe.

L’assistance était assurée par Claudio Violi, Patrice et Gregory Ebret, Patrice et Laurent Parola, ainsi que Stéphane Lenzi. Tous avaient résolu le problème de la prise d’air mais pour le reste, ils ne pouvaient rien faire. Copilote de Jacques Seret sur une Renault Mégane maxi, Thibaud Raibaldi - Sébastien Fantone / Peugeot 205 F2000.

Joseph Macri - Remy Samson / BMW 325 I. Abandon sur casse moteur. Fred Roux - Nicolas Tosi / Peugeot 309 GTI - F2000. Ils se sont trompés dans leur choix de pneumatiques. Pour autant ils grignotent des places, réalisant plusieurs spéciales en troisième position. La “ grosse attaque ” payant : ils se classent 4e au “ général ”, et 1ers de leurs, Groupe et Classe.

Rallye Jean Behra

Mika Violi - Anthony Piras / Peugeot 205 F2000.

Stéphane Lenzi - Sylvain Nederovigne / Peugeot 206 - F2000. 27e à l’issue de la 1ère étape, ils abandonneront durant la seconde sur sortie de route dans Turini.

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Noté pour vous Noté pour vous Noté pour vous Noté pour vous Noté p et amortisseurs mal réglés… Ils finissent 26e au Général, 6e de Groupe, 2e de Classe. Christophe Visciano - Sebastien Baud / Peugeot 205 F2000. Rupture de piston dans la 3e spéciale : abandon. L’assistance était assurée par Jo Macri en famille, et par Geoffrey Genelle, Eric Roux, Thomas Berlini.

Rallye de la Sainte-Baume Christophe Visciano - Patrice Saint-Omer / Peugeot 205 F2000. Abandon pour raison de santé.

Rallye du Plan de La Tour Claudio Violi - Sylvain Nederovique / Peugeot 205 F2000.

Fred Roux - Nicolas Tosi / Peugeot 309 - F2000. En 11 années de compétition, ils n’avaient jamais connu ça : une crevaison. Elle leur fera perdre 6 minutes qu’ils s’emploieront à combler dans les spéciales (3e et 4e

temps). Ils se classeront 25e au Général, 10e de Groupe et 12e de Classe. Mika Violi - Cindy Priolo / Peugeot 205 - F2000. Terminent 35e au Classement Final en dépit d’une “ petite sortie de route ”.

Thibaud Raibaldi - Seb Fantone / Peugeot 205 - F2000. Rupture d’un joint spie, fuite d’huile et cependant sont 6e au final, 2e de Groupe et de Classe. Olivier Larue - Conny Florio / Renault Clio RS. Fatigue physique

Frédéric Roux - Nicolas Tosi / Peugeot 309 - F2000. Course sage, régulière. Se classent 12e et seconds en Groupe et Classe. Geoffrey Genelle - Philippe Vidal / Citroën Saxo Kit Car. Surchauffe des pneus. 30e au Général, 5e en Groupe et Classe. L’assistance était assurée par la “ tribu ” Violi. C.Q.F.D.

17 juin 2011 Sporting Monte-Carlo

Soirée Blanche

Photo © Michael Alesi

“ La récompense bien meritée des Commissaires ”

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Richard Lord : A Cœur Vaillant… Le 10 septembre dernier, la prestigieuse Salle des Etoiles accueillait Richard Cavassuto et ses amis. LL.AA.SS. Le Prince Albert II et la Princesse Charlène honoraient de leur présence cette exceptionnelle soirée. Richard fêtait ses 64

printemps, ses 40 années de carrière tout en musique, tout en chansons. « Poète, prend ton luth… ». Ce toujours jeune Monégasque, Richard Lord de son nom de scène, avait douze ans lorsque le Prince Rainier III lui

offrit à Noël, sa première guitare. Cela faisait déjà cinq ans que sous la direction du Chanoine Henri Carol, Richard chantait à la Maîtrise de la Cathédrale et fréquentait assidûment l’Académie de Musique où il apprenait le

solfège et, comme beaucoup d’enfants de son âge, la batterie. Sa première chanson, il la dédiera au Prince Rainier III et à La Princesse Grace en remerciement du merveilleux cadeau qu’il avait reçu. Elève de l’Ecole des Frères, il entraîna bientôt quelques copains dans son sillage, en créant un groupe musical aux noms successifs révélateurs d’une incommensurable envie de s’imposer : les Red Devils, les Vampires, les Yankees. Les Frères, peu habitués à ces rythmes frénétiques, n’apprécieront pas vraiment. Les Yankees durent bientôt s’en remettre aux Cours Pigier. Pour autant, Richard ne désarma pas. Après avoir créé Les Ombres, il devint leader des Outlaws, participant à de nombreux galas avec Claude François, Richard Anthony, Franck Alamo, et les Surfs. Tel un troubadour, il comprit alors qu’il lui fallait parcourir le Monde, exporter sa musique, en cultiver d’autres et trouver

Le groupe “Richard Lord and Friends”.

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Ricard Cavassuto découvrant la guitare “Texas”, 1963 ayant appartenu aux “Chats Sauvages” que vient de lui offrir S.A.S. Le Prince Albert II, entouré de Mattew, le fils de Richard, et Laurent Voulzy.

son inspiration dans de nouvelles rencontres. Cependant, quand on est né à Monaco, on porte inévitablement en soi un intérêt certain pour le sport automobile. En 1968, entre deux galas, Richard disputa le 37ème Rallye Monte-Carlo. Trois ans plus tard, au retour d’un gala à Dubaï, il découvrit exposées à Orly, les trois Alpine-Renault qui venaient de remporter le 40ème MonteCarl’. Cela lui inspira une des chansons qui aujourd’hui encore, lui tient le plus à cœur, « Rallye Monte-Carlo ». Le sujet était d’importance mais aussi et surtout, cette chanson sera la première qu’il pourra, avec l’aide bienveillante du Prince Rainier III, enregistrer à Londres dans les célèbres studios « Abbey Road », là même où les Beatles immortalisèrent leurs œuvres. Pour subvenir aux frais de production de sa

chanson, Richard retourna en Afrique du Sud, puis au Ghana et en Côte d’Ivoire. Ce n’est qu’en 1973 que « Rallye Monte-Carlo » fut enfin offert au public. Radio Monte-Carlo en avait d’ores et déjà largement effectué la promotion, si bien que le disque se vendit sous le titre « Rallye » à 150.000 exemplaires. En 1978, il salua la victoire de Renault aux 24 Heures du Mans en produisant « Le Mans 78 » dont 100.000 exemplaires se vendirent à travers le Monde. L’automobile, décidément, lui réussissait. En 1980, d’ailleurs, le 45 tours « Fuego Rock » et « Fuego Reggae » écrit à l’occasion du lancement de la Renault Fuego se vendra à 120.000 exemplaires. En 1983, Jean Todt qui dirigeait alors le département sport de Peugeot, fit appel à Richard qui composa « The

winning Lion » pour la sortie de la 205 Turbo 16. Un disque d’or vendu à 325.000 exemplaires, suivi, en 1988, par un second disque d’or, « The Lion in the desert », 145.000 exemplaires qui saluaient la victoire de cette même 205 Turbo 16 au Paris-Dakar. En 1991, Richard ouvrit à Paris ses propres studios d’enregistrement. En 2004, lors de son concert « Sixties’n Jazz » au Sporting MonteCarlo, Le Prince Héréditaire Albert monta sur la scène et s’étant joint aux 14 musiciens du groupe, s’empara de la batterie. Le 19 novembre 2005, à l’occasion de Son avènement, S.A.S. Le Prince Albert II retrouva Richard Lord et son groupe pour jouer à nouveau de la batterie sur le thème « J’avais douze ans ». Que de chemin parcouru : la France, l’Angleterre, les Emi-

rats Arabes Unis, le Ghana, la Côte d’Ivoire, les Seychelles, Hong-Kong, le Brésil, les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud et Monaco, le plus souvent possible. Toujours en 2005, un Français qu’il connaissait bien, l’appela en Italie. Jean Todt, alors team manager de Ferrari Formula One, l’invita. Richard fut conquis. Il écrivit une chanson « Maranello » et travailla pendant deux ans à la réalisation d’un clip video en hommage à la ville et à la gloire de Ferrari. Au soir du 10 septembre dernier, Richard Cavassuto débuta son concert par « With your guitar », une chanson qu’il avait écrite en 1972 en Afrique du Sud et qu’il offrit à S.A.S. La Princesse Charlène de Monaco. Au cours de cette mémorable soirée, il chanta « Rallye Monte-Carlo » qui comptait tant pour lui. Il termina par « Maranello », chanson joyeusement reprise en chœur par l’assistance. Richard Lord, depuis 2002, est « sociétaire définitif » de la SACEM où plus de 200 de ses œuvres sont répertoriées. Quand il était gamin, qu’il chantait à la Cathédrale, Richard faisait aussi partie des « Cœurs Vaillants ». Rien d’étonnant donc à ce qu’il ait été, à ce qu’il soit toujours fidèle à leur devise : « A Cœur Vaillant, rien d’impossible » ! Pierre B.

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Olivier Ribaute Olivier Ribaute, 44 ans, marié à Sophie, deux enfants, Charlotte, 16 ans, élève de seconde, Thomas, 18 ans, travaille une licence de sport à l’Université de Toulouse. C’est que dans la famille Ribaute, le sport, ça compte beaucoup, particulièrement le rugby, à XV bien entendu car quand on est natif de Toulouse, il ne saurait en être autrement. D’ailleurs, pour rester au plus près de leur sport favori, c’est à Menton que les Ribaute ont élu domicile. Pourquoi ? Mais parce qu’à Menton, il y a une équipe de rugby. Alors, quand il n’est pas à son piano, de cuisine s’entend, Olivier s’occupe des rugbymen mentonnais. Diplômé de l’école Hôtelière de Toulouse, c’est au Mirabeau qu’il a fait ses pre-

mières armes en Principauté. Puis il est venu au Club en qua-

lité de Second, poste qu’il occupera pendant quatorze ans. Le voilà désormais Chef d’une brigade qu’il mène comme une équipe de rugby. « Un pour tous,

tous pour un ! », pourrait être leur devise. Clients habitués et nouveaux venus au Club sont unanimes : l’essai est transformé !

Le Chef et sa brigade, Laurent, Xavier, Aziz et Thomas.

Fête de la Musique Le 21 juin, l’Automobile Club de Monaco fêtait la Musique. Roger Rossignol, notre souriant pianiste, accompagnait la jeune Camille Riccoboni dont la voix enchanta les 65 convives réunis pour ce dîner. Le Menu fut en parfaite har-

monie avec cette ambiance festive d’exception. L’hommeorchestre, Luciano Del Gaudio apporta à cette soirée sa note souriante de fantaisie. Le “ la ” étant donné, il faudra sans nul doute, dès l’an prochain, recommencer.

Photos © Blaise Tassou


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Michel Zacharie LECOMTE 1935 - 2011 A l’appui de ce dessin, Michel avait écrit : « Il y a un arbre en moi. Chaque jour, inexorablement, il perd de sa sève. Et pourtant, dans ma tête, je phosphore à mort. ». Etait-ce prémonitoire ? Le 10 septembre, brutalement, Michel a quitté les siens, a quitté ses amis, nombreux, nous laissant seuls, privés à tout jamais de la chaleureuse spontanéité de cet homme discret, sensible, curieux de l’objet de son Art, la course automobile, dont il chercha toujours à pénétrer les mystères humains et techniques, à les transcrire dans son œuvre, sans vraiment réussir à s’en satisfaire. Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de

Rouen, Professeur honoraire d’Arts Plastiques, Michel Zacharie Lecomte exprima son immense talent pendant plus de quarante ans, exposant ses merveilleux dessins, ses encres et ses tableaux, à Rouen évidemment, mais aussi à Tokyo, Brasilia, Nairobi, Milan, Paris et, Monaco. En 1983, il réalisa l’affiche du 41e Grand Prix et, trois ans plus tard, la couverture du N°6 de notre revue. Il était le peintre officiel des 24 Heures du Mans. En raison des difficultés règlementaires d’accès aux circuits de Formule Un, nous avions perdu un artiste. Nous avons désormais perdu, un ami. Pierre

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Charles LECLERC Charles Leclerc, 14 ans en octobre dernier, a clôturé début novembre, de façon magistrale, une saison, la dernière pour lui en KF3, qui aurait bien pu s’avérer catastrophique. Charles, en effet, avait opté pour l’Ecurie Sodikart, un choix malheureux parce qu’un manque évident de moyens techniques se traduisit par une désolante accumulation d’ennuis en course. Il fallait à tout prix changer d’équipe. Grâce à

Philippe et Jules Bianchi, Charles prendra contact avec Allroads Management dirigé par Nicolas Todt qui s’occupe déjà, entre autres, de Felipe Massa, de Pastor Maldonado, de Jules Bianchi, et Aaro Vaino. Contrat signé, Hervé, le père de Charles, se mit en campagne pour trouver une nouvelle équipe et des budgets. L’Ecurie Intrepid/TM accueillera le jeune monégasque. Mais la saison était déjà fort entamée et briller dans ces conditions serait difficile. C’est précisément là que Charles saisira sa chance et ce faisant, démontrera ses exceptionnelles possibilités, son talent. Il avait remporté la Monaco Kart Cup 2010 et ceint la couronne de vice-champion de France. Le 18 septembre 2011, Charles Leclerc remportait la Coupe du Monde de la catégorie KF3. A seulement 13 ans, vous vous rendez compte… Il en est d’ailleurs le plus jeune vainqueur puisque la KF3, formule junior du karting, est ouverte aux pilotes « âgés » de 13 à 15 ans. Le

30 octobre, l’élite du karting mondial se retrouvait à Ortona, en Italie, pour la grande finale WSK. Après des essais difficiles, une pré-finale moyenne, il se classa second, mais à 303/1000e de seconde seulement du vainqueur. La date du 6 novembre 2011 restera à jamais gravée dans la mémoire de Charles. Ce jour-là, près de Naples, à Sarno qui lui avait si bien souri en septembre, notre jeune prodige disputait la dernière épreuve de la saison, la dernière épreuve aussi de son superbe parcours dans la catégorie KF3. Car en 2012, si son vœu est exaucé, il courra en KF1, la formule reine du karting. Alors, le 6 novembre, il lui fallait vaincre. Il s’adjugea la « pole » mais victime d’une bousculade matérielle, la chaîne de transmission de son kart ayant sauté, c’est de la 28ème et dernière position qu’il s’élancera pour disputer la Course 1. Il réussira alors une remontée extraordinaire et se classera 5ème. A ce moment-là, Charles Leclerc avait perdu le Championnat du Trophée Académie. La chance, car il faut toujours avoir de la chance, la chance donc, tourna cette fois à son avantage. Son rival, le britannique Ben Bamicoat fut victime d’une violente collision en début de Course 2. Charles avait échappé à l’accident. Parti en 6ème position, il se retrouva 3ème, puis second et franchit la ligne d’arrivée en vainqueur. Le Champion du Monde KF3 2011, remportait le Trophée Académie. Croyez-moi, avec Charles Leclerc, la course en fête, ça promet.

Clivio PICCIONE Clin d’œil à Clivio Piccione qui pour sa deuxième année en GT1 avait gagné à Abu Dhabi. Le Dimanche 6 novembre, le Monégasque partageait avec le Néerlandais, Stef Dusseldorp, le volant d’une Aston Martin DBR9, sur le circuit de San-Luis, en Argentine, pour la dernière des 10 courses d’endurance de la saison. En terminant 3ème, Clivio et Stef ont brillamment rapporté à leur team, Hexis-AMR, le titre de Champion du Monde de la catégorie F.I.A. GT1.


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2011 - Mauro Serra, test Renault F1 au Paul Ricard.

Mauro SERRA Comme la plupart de ceux qui veulent pratiquer le sport automobile, que ce soit à titre professionnel ou même amateur, Mauro Serra tenta sa chance en 1972, en pilotant un kart. Et de là, patiemment, il gravit les échelons en ciblant ses efforts sur les courses en circuit. Les formules « tourisme » le virent successivement s’illustrer chez BMW, Alfa-Romeo, Ford, être pilote Zagato au Championnat d’Italie des GT, participer de 1995 à 1997 au Trophée SZ Zagato, à Monaco, passer ensuite Mauro Serra (combinaison noire), accompagné de Bruno Senna.

à l’Endurance en qualité de pilote Osella. Il disputera le Championnat Européen Renault Spider puis, entre 1999 et 2001, il participera aux 24 Heures de Spa, aux courses d’endurance de Misano, du Nurburgring et de Barcelone au volant d’une BMW M3. Entre 2002 et 2005, il effectua des tests sur des monoplaces, F3, F3000, F1. Mais en 2006, il s’orienta vers les Grands Prix Historiques dont le GRAND PRIX de MONACO qu’il disputera également en 2010 avec une Martini MK39. En 2011, il a connu le privilège de conduire au Paul Ricard deux Formule Un, des Renault en l’occurrence, la R27 et surtout la R29 que Fernando Alonso pilota au cours de la saison 2009. Un test

supplémentaire lui fut offert avec la Formule Renault 2010, cette exceptionnelle expérience se concluant par le pilotage d’une Lamborghini Gallardo Super Trophy. Eh bien voilà une passion bien nourrie. Cet étonnant parcours a valu jusque-là à Mauro Serra, 9 victoires, 17 podiums, et la satisfaction aussi de s’être classé 27 fois dans les 10 premiers. Et l’aventure se poursuit…

Stefano COLETTI Bonne saison 2011 pour Stefano Coletti. Le jeune monégasque, pilote GP2, courait sur les deux tableaux de la formule, les Asia Series et les Main Series. Quatrième du Classement final des Asia Series qu’il découvrait, Stefano, victorieux à Abu Dhabi remporta le titre de meilleur « roockie » ou si vous préférez de meilleur « débutant». Brillant Vainqueur également en Turquie d’une course des GP2 Main Series, Stefano Coletti s’est classé cinquième du Championnat. En octobre, à Barcelone, Stefano qui reprenait un volant après une longue période de repos faisant suite à son accident au Grand Prix de Belgique, a démontré qu’il faudrait compter avec lui, à Abu Dhabi d’abord, où après la course, il participera à des « Rookies tests » en Formule Un. 2012, c’est certain, nous promet des étincelles !

Fabrice NOTARI Un amateur chevronné à l’attaque : 1er en F3 à Spa Francorchamps au volant d’une Ralt RT3. Victoire d’autant plus remarquable qu’il pleuvait, pleuvait, pleuvait beaucoup comme souvent à la fin de l’été dans l’Ardenne.


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Stéphane ORTELLI Stéphane n’est pas pleinement satisfait de sa saison 2011. Comme il le dit : « Il y a déjà eu quelques podiums très encourageants, 3ème ILMC en GTE-Pro à Sebring, 3ème à Lédenon au GT-Tour ; second à Monza en Blancpain et à Nogaro en GT Tour, toujours associé à son ami David Halliday ». Bon, dans l’univers du sport automobile, tout le monde ne saurait en dire autant. Les années se suivent et, fort heureusement, ne se ressemblent pas. Il est évidemment préférable que les différences se fassent vers le haut plutôt que vers le bas. Mais cela s’appelle le suspense, la chance, le sel du combat, l’émulation. Quand on a connu cela en remportant les prestigieuses 24 Heures du Mans (1998) ; quand on s’y est classé second deux ans plus tard, certes on devient exigeant. Et puis il y a eu ce terrible accident de Monza en 2008 où Stéphane faillit perdre beaucoup plus que la course. Remis d’aplomb, il n’eut de cesse de reconduire. En 2010, avec David, il se classa

3ème du Championnat FFSA-GT. Vous en voulez une autre preuve ? Les deux copains ont d’ores et déjà à leur programme 2012, 26 courses en 19 week-ends à raison de 7 épreuves du GT Tour, 5 des Blancpain Series, le tout avec une Audi R8 LMS, 7 de l’Intercontinental Le Mans

Olivier BERETTA Olivier Beretta, monégasque, chef de file d’une équipe qui comprenait Tom Millner (USA), et Antonio Garcia (ESP), s’est classé 1er de la catégorie LM GTE PRO des 24 Heures du Mans 2011. Sixième victoire de catégorie pour Olivier depuis 1999. La voiture, une Chevrolet Corvette C6-R que les trois pilotes imposèrent devant Ferrari, BMW, et Porsche. Pour le Centenaire de la marque américaine, on ne pouvait rien espérer de mieux. Doug Fahan, manager de l’équipe dira d’Olivier Beretta à l’arrivée qu’il est : « …loyal, dévoué, passionné, et expert. ». Il est vrai qu’Olivier débuta sa carrière, très jeune, par le karting qui lui valut un titre de Champion de

Stefano ZANINI Depuis 1996, Stefano détient sa licence de pilote, de l’Automobile Club de Monaco. Il a, l’été dernier, signé la pole position sur le circuit d’Imola d’une manche de Championnat d’Italie GT. Il s’est classé 2ème de la course, au volant d’une GT4.

Christian CRAFF Christian Craff s’est classé 13e avec une Jaguar type E aux « Spa-Francorchamps sixties endurance ». Un point, c’est tout. Merci.

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Cup, au volant d’une Ferrari F458. Le compte n’y est pas. Mais c’est parce que chaque épreuve du GT Tour comprend 2 courses. Donc, maintenant, le compte y est. Bonne route Stéphane, bonne route David, en 2012.

Raffaello RAIMONDO et Marco CALEGARI, deux amis dans une Porsche 911T de 1972, et voilà le trio vainqueur de la 25ème « Coppa dei Fiori » du Rallye de San Remo comptant pour le Trophée F.I.A des rallyes historiques de régularité. 45 équipages classés, 3 abandons. Raffaello et Marco couraient sous les couleurs de Monaco.

France. Il courut ensuite en Formule 3, en Formule 3000, puis en Formule Un au sein de l’éphémère équipe Tourtel-Larrousse. C’était en 1994. Passion, quand tu nous tiens…


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Stéphane RICHELMI En octobre, séances d’essais à Barcelone pour toutes les GP2 Series dans le but de sélectionner des pilotes en vue de la saison 2012. Stéphane Richelmi, au volant d’une voiture de l’Ecurie Trident Racing a obtenu de bons résultats, en piste comme à l’issue des tests effectués dans les stands. Le second jour des essais, Stéphane a couvert 38 tours, réalisé le meilleur temps au tour, soit 1’30’’025, et s’est classé 14e

sur 26 voitures. Il a été instruit par l’ingénieur de Trident Racing des spécificités de la version 2012 de la voiture et de la façon d’en déterminer

les réglages les mieux adaptés. En 48 heures, Stéphane aura bouclé près de 140 tours et fortifié l'indispensable : l’expérience.

Fred LAJOUX Le 2 avril dernier, dans le cadre du Salon EVER qui se tenait sur l’esplanade du Grimaldi Forum, Fred Lajoux présenta à S.A.S. Le Prince Souverain, une auto électrique issue du célèbre Trophée Andros, portant les couleurs de la Fondation du Prince Albert II et baptisée à cette occasion « La Monaco ». Cette voiture conçue à l’origine pour courir sur glace, avait été modifiée tout comme les 11 autres du Trophée Andros, afin de l’adapter à l’asphalte. En effet, les 21 et 22 mai, ces 12 autos disputeraient le Grand Prix Electrique de Pau, 1er du genre dans l’Histoire du Monde Automobile. A leur bord, des noms prestigieux tels qu’Olivier Panis ou en voie de l’être, Adrien Tambay par exemple, mais aussi une star du ballon rond, un gardien de but qui fut Champion du Monde, Fabien Barthez. Luc Marchetti (concepteur de l’Andros Car), S.A.S. Le Prince Albert II de Monaco, Fred Lajoux, Max Mamers organisateur du GP de Pau électrique

Les spectateurs furent surpris. Pas de bruit de moteur. Seule la plainte répétée des pneus crissant sur la chaussée, rompait un étrange silence, jusqu’au moment où un carambolage rappela bruyamment tout le monde à la réalité. La première course fut remportée par Mike Parusi. La seconde, par Adrien Tambay. Fred Lajoux se classa 5e. Et pour un coup d’essai…

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“La chevauchée fantastique”

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Une victoire à Monaco, ça s’arrose.

Saison 2011, saison de tous les espoirs pour la coalition de façade qui s’est formée contre le taureau rouge au nez jaune vif, vif comme l’éclair insaisissable, nanti d’une insolente supériorité servie par la prolifique rencontre de l’expérience maîtrisée et d’une talentueuse témérité. Ce n’est cependant pas faute de l’avoir dévorée du regard cette Red Bull Renault. Photos, mensurations, aérodynamique, tout a été scruté, inventorié, étudié par la concurrence. Le règlement technique 2011 remettait bien des choses à plat pour tout le monde. On a planché dans les bureaux d’études en jonglant avec des budgets souvent colossaux, en disséquant les nouvelles contraintes, en recherchant la faille synonyme de progrès que tel ou tel rival n’aurait pas découverte ou mise à profit. Le S.R.E.C. a franchi 54

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une nouvelle étape sur le chemin de l’efficacité. Sauf que tous ne le font pas fonctionner de la même manière. Il se dit que c’est là que se trouverait l’un des secrets de Red Bull. La F.I.A. lui a ajouté la possibilité, en ligne droite et dans des courbes très ouvertes, d’ouvrir un confortable passage au « vent relatif » entre les deux volets de l’aileron arrière, diminuant ainsi la trainée et donc améliorant de façon sensible et brutale, les accélérations et par conséquence, la vitesse des autos. Mais la faille, la fameuse faille car il s’en trouve toujours une, se situerait du côté des échappements. En effet, pourquoi ne pas utiliser cette énergie qui équivaut à l’éjection à très grande vitesse d’1m3 de gazs brûlants en moyenne par seconde. Les uns, Red Bull, Ferrari, McLaren par exemple, s’en servent en faisant déboucher leurs échappements de part et d’autre du diffuseur, en avant des roues arrières et au

niveau de l’axe intérieur de cellesci, générant une sorte de cloison thermique empêchant les perturbations aérodynamiques engendrées par les roues en mouvement. Chez Lotus Renault, on a préféré amener les échappements vers l’avant du plancher, le cloisonnement aérodynamique s’exerçant alors de part et d’autre du fond plat pour un accroissement notable de l’effet de sol. En définitive, c’est la solution retenue par Red Bull, Ferrari, et McLaren, qui s’est révélée être la plus efficace. A l’issue du Grand Prix d’Espagne, en Mai dernier, une semaine avant Monaco, trois écuries, Williams, Virgin, et Hispania, non équipées d’un tel dispositif manifestèrent leur étonnement auprès de la F.I.A. Le clan adverse répliqua qu’en fin de saison 2010 déjà, leurs voitures avaient couru dans cette configuration et que leur cru 2011 ayant été élaboré autour de cette solution, toute remise immédiate en


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cause équivaudrait à la ruine pure et simple de leurs efforts. La F.I.A. trancha en leur faveur. A Monaco, les esprits s’étant quelque peu calmés, chacun s’attaqua plutôt aux nombreux appendices aérodynamiques greffés sur leurs autos, afin de déterminer ceux susceptibles d’être modifiés, améliorés, voire supprimés et remplacés par d’autres plus performants. Pour Ferrari et McLaren, la bête à battre s’appelait Red Bull, inséparable de son tout jeune pilote, Sebastian Vettel, déjà sacré Champion du Monde de Formule Un en 2010 et déjà sur le chemin d’un second titre. Au matin du lundi 23 mai, de retour des Moneghetti, je remontais paisiblement, à pied, le boulevard du Jardin Exotique lorsque j’aperçus se suivant, deux énormes semi-remorques à la robe sombre et cependant éclatante d’un vert typiquement anglais, qui lentement glissaient plutôt qu’elles ne roulaient, en direction, sûrement, du Quai Antoine 1er. Le 69e Grand Prix de Monaco naissait enfin sous mes yeux. Certes, depuis Pâques, des commandos de spécialistes

Mark Webber / Red Bull Renault - Il avait gagné à Monaco en 2010.

s’étaient affairés à échafauder des tribunes à l’architecture complexe, à fixer des rangées de rails de plus en plus hautes, à dérouler et à fixer des kilomètres de grillage au point où l’on pouvait se demander qui se retrouverait ensuite en cage, les pilotes et leurs autos, ou seulement les spectateurs. Au début de son « montage », le

Lotus Renault, McLaren, Toro Rosso, des conceptions inégales.

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Grand Prix est ressenti par beaucoup de gens comme un envahisseur. Mais lorsque la semaine des festivités mondaines, populaires, sportives, est enfin là, tout le monde est subjugué. Je ne pus m’empêcher de regarder s’éloigner ces deux semi-remorques puis, du pas ferme retrouvé de ma lointaine jeunesse, je continuai.

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JEUDI 26 MAI Très tôt le matin, alors que le soleil pointait tout juste son regard de feu à l’horizon de Bordighera, aboiements et miaulements mécaniques entremêlés éclataient déjà au pied du Monte-Carlo Country Club. A 07 h 00, une visseuse pneumatique boulonna un dernier rail du côté de Ste Dévote, puis se tut. Un étrange silence suivit. Mais presque aussitôt, les rugissements d’impatience des 26 Renault 3,5 sortant en file indienne du tunnel du Fairmont Hôtel rappelèrent chacun à la réalité. Les vastes tribunes n’avaient pas encore été prises d’assaut par les spectateurs mais ils s’y trouvaient au moins ceux que la course passionne et qui savent que les champions de demain sont évidemment là, engagés dans l’une ou l’autre des formules de promotion. A 08 h 30 et pendant 45 minutes, les Renault 3,5 effectuèrent leur première séance d’essais libres. Un peu d’histoire en passant : la Formule Renault 3,5 Series se situe entre la Formule 3 et les GP2 Series. Le châssis utilisé est conçu par Dallara, le moteur est un V6 VQ 35 d’origine Nissan, de 3500 cm3, développant 480 ch. Rien d’étonnant donc à ce que ces « petites voitures » flirtent avec les 140 km/h de moyenne sur un tour du circuit de Monaco. Michelin est leur fournisseur exclusif de pneumatiques. La Formula Renault 3,5 est née en 2005 de la fusion entre les World Series by Nissan et la Formule Renault V6. Fernando Alonso est issu de la filière Nissan. Robert Kubica, des Renault 3,5 Series pour ne citer qu’eux. La meilleure performance de cette séance matinale d’essais libres fut accomplie par le vainqueur à Monaco de l’année précédente, le jeune Australien, Daniel Ricciardo, à 136,700 km/h de moyenne, devant le Canadien, Robert Wickens, et un autre bouillant Australien, Brandon Hartley. A noter que le Russe, 56

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Mikhail Aleshin, tenant du titre final 2010, ne figurait plus en 3,5, mais en GP2. L’heure avançant, il devint de plus en plus difficile de se départir d’une certaine fébrilité. Piste et stands ayant été libérés, les portes jusque-là très surveillées du paddock F1, Quai Antoine 1er, s’ouvrirent enfin. Rutilantes, superbes, mystérieuses, chacune jalousement gardée, entourée, protégée

par sa propre cohorte de légionnaires, les 24 reines des circuits s’en vinrent prendre possession … des lieux. La première séance d’essais non qualificatifs de la Formule Un se déroula entre 10 h 00 et 11 h 30. Et d’après vous, qui des 24 protagonistes décrocha le « pompon » ? Pour 113/1000e, Fer-


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Daniel Ricciardo / Renault 3,5, meilleur temps des essais libres.

Président et Commissaires, même combat.

Romain Grosjean, devant Valsecchi et Parente.

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nando Alonso et sa rouge Ferrari laissèrent à Sebastian Vettel et sa Red-Bull Renault, une « pole » fictive : 1’16’’619. La marque des très grands champions, de ceux qui ont à la fois le talent et la bonne voiture, consiste à tenter de signer le meilleur temps dans les ultimes secondes d’une séance d’essais. A 11 h 30 et 12 secondes, Alonso termina son meilleur tour à 156,701 km/h de moyenne. 39 secondes plus tard, Vettel bouclait le sien à 156,932 km/h de moyenne. Ils furent les deux seuls pilotes à être descendus en dessous de la barre des 1’17’’. Suivaient dans l’ordre, Nico Rosberg/Mercedes, Felipe Massa/Ferrari, Lewis Hamilton et

Jenson Button, tous deux sur McLaren Mercedes. Malchanceux, Mark Webber cassa sa boîte de vitesses à son 3e tour. A midi, les GP2 vinrent librement s’essayer à leur tour pendant 30 minutes. Ces autos-là ont succédé à la Formule 3000. Elles sont animées par un V8 de 4000 cm3 développant 620 ch à 10.000 T/min, conçu par Mecachrome en liaison avec Renault. Le châssis très proche de la technologie F1, est signé Dallara. Les pneumatiques, de mêmes types et tailles que ceux de la Formule Un, sont exclusivement fournis par Pirelli. Une GP2, c’est 0 à

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100 km/h en moins de 3’’, et une vitesse de pointe de 320 km/h. A Monaco, elles approchent les 150 km/h de moyenne sur un tour. Lewis Hamilton, Timo Glock, Nico Rosberg, Pastor Maldonado, ont été en leurs temps les lauréats de la Formule. En 2011, c’est le Français Romain Grosjean qui remportera le titre. Mais en mai, il n’en était pas encore là. Il fut le meilleur de cette unique séance d’essais libres, bouclant les 3 km 340 de circuit en 1’22’’368, soit, 145,979 km/h de moyenne. Le Monégasque, Stefano Coletti réalisa le 3e temps, à 143,918 km/h de moyenne. …

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Fernando Alonso / Ferrari.

A 14 h 00, les Formule Un reprirent possession de la piste pendant 01 h 30 pour leur 2ème séance d’essais non qualificatifs. Fernando Alonso libéra les chevaux de feu de sa Ferrari, tournant en 1’15’’123, soit, 160,057 km/h de moyenne. De quoi convaincre les plus sceptiques de la forme éblouissante de sa voiture. Lewis Hamilton, cependant, ne concéda que 105/1000e au pilote espagnol, Nico Rosberg, 198/1000e, et Jenson Button, 325/1000e. Il semblait certain que la fée « mécano » avait réussi des miracles. Du coup, la Red-Bull Renault de Sebastian Vettel parut en retrait, à 544/1000e du leader, soit plus d’une demiseconde. Se classèrent ensuite, Felipe Massa, Michael Schumacher, et enfin, Mark Webber talonné à 28/1000e par Adrian Sutil et sa modeste Force India. … A 16 h 15 débuta l’unique séance d’essais qualificatifs des GP2. Bien qu’il ait réalisé le meilleur temps, 1’21’’781, soit, 147,026 km/h de moyenne sur un tour, le Néerlandais, Gredo Van der Garde, pour conduite ayant abouti à un accrochage, sera contraint par décision de la Commission Sportive, de reculer de 5 places sur la grille de départ de la course 1. Il en sera de même pour le Suédois, Marcus Ericsson, et pour Romain Grosjean,

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que les dommages subis par sa voiture avaient empêché de défendre réellement ses chances. Prenant en considération la performance du pilote français, aux essais libres, les Commissaires Sportifs acceptèrent de le qualifier mais aux tréfonds de la grille. Le Britannique, Sam Bird hérita donc de la pole position pour la Course 1. Les sanctions prononcées à l’encontre des « fauteurs de troubles » eurent d’autres conséquences : ainsi, l’Italien, Davide Valsecchi se retrouva second, le Portugais, Parente, troisième, et le Monégasque, Stefano Coletti, quatrième. …

René Rast survolera les débats.

A 17 h 20, la piste fut donnée aux Porsche pour leur unique séance d’essais libres. L’Allemand, René Rast tourna à 123,988 km/h de moyenne, devant le Britannique Nick Tandy à plus d’une demi-seconde, et le Néerlandais, Jeroen Bleekemolen. On n’enregistra aucun débordement d’agressivité, la totalité des 26 pilotes ramenèrent au bercail et sans égratignure leurs superbes voitures à l’issue de la séance. A 19 h 00, le concert grinçant et saccadé des « dévisseuses » éclata afin de rendre la rue à la libre circulation des piétons et des véhicules. Il était quasiment impossible de se frayer un passage à contre-courant dans cette foultitude de gens convergeant sur l’allée des stands, puis sur le paddock F1 dont les portes s’étaient très vite refermées. On pouvait apercevoir le flamboyant château du « Cavalino Rampante », les murs d’acier poli de McLaren et de Mercedes, et deviner peut-être la piscine Red-Bull. « Circulez, vous ne verrez rien !...». Un bref instant surprise, cette foule joyeuse qui aurait tant aimé approcher les autos et plus encore, leurs pilotes, abandonna la place et partit arpenter le circuit, s’imaginant comment négocier La Rascasse, résister

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Départ Course 1 / GP2 - Valsecchi (27), Parente (8), Coletti (21), Van der Garde (4).

aux pièges de Ste Dévote et Massenet, caresser les rails du Portier et surtout, vaincre la Chicane. Ce fut le premier soir de fête du 69e Grand Prix. Depuis bien des années maintenant, il y manque et il y manquera toujours pour les « anciens », Rosie et son célèbre « Charham », à mi-chemin dans l’Avenue d’Ostende, point de passage obligé du temps de Graham Hill et de beaucoup d’autres avant et après lui, des inconditionnels, souvent anglo-saxons, du circuit de Monaco. Le Centre cardiothoracique, la clinique du sport, ont pris la place du « Chatham ». Rosie s’en est allée tenir boutique dans une ruelle du Rocher, une boutique de souvenirs… évidemment. …

VENDREDI 27 MAI Bien avant 07 h 00, la piste, mais aussi les tribunes, pelouses et jardins ont été passés au peigne fin. Les dernières auto-ventouses ont été prestement sorties de l’arène. A 07 h 00, le circuit était fermé à toute circulation non liée au bon déroulement des épreuves. Cette 60

matinée du vendredi, il faut le dire, n’attire généralement pas grand monde. Quelques tribunes, les moins accessibles, sont d’ailleurs fermées. Pour les autres, l’immense tribune K par exemple, le placement des spectateurs est libre ce qui est fort intéressant. Au menu figuraient cette année la séance d’essais qualificatifs de la Porsche Mobil 1 Supercup et la Course 1, dite course longue (42 tours), des GP2. A 09 h 30, ayant abandonné le quartier de Fontvieille et le chapiteau du Cirque, les Porsche, une à une entrèrent en piste. Pour ces 26 voitures, issues du même moule c’est-à-dire de poids, de puissance (450 ch), d’encombrement, équivalents, accrocher la « pole position », particulièrement chez nous, équivaut, sauf imprévu, à faire main-basse sur la course. René Rast, déjà le meilleur des essais libres, s’octroya la « pole » officielle. 125,598 km/h de moyenne à son 15e tour. Le Britannique Nick Tandy, second des essais, concéda 313/1000e. Le Polonais Kuba Giermaziak, troi-

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sième, 635/1000e. Deux pilotes se retrouvèrent crédités de temps supérieurs aux 107 % et furent de ce fait éliminés. Le Néerlandais Slingerland, et l’Allemand, Langer, joueraient donc les spectateurs. 107 %, cela signifie que pour se qualifier il faut avoir réalisé un tour du circuit en un temps qui n’excède pas 107 % de celui du « pole-man ». … A 11 h 15, au lâcher de la meute des GP2 dans la Course 1, Davide Valsecchi profita du départ raté de Sam Bird pour prendre la tête qu’il conservera, heureusement pour lui, jusqu’à l’arrivée. Car derrière, les accrochages se multiplièrent. Déjà, on a pu le lire plus haut, lors des essais qualificatifs, les Commissaires Sportifs s’étaient à juste titre inquiétés du comportement de certains pilotes, à La Rascasse notamment, et même dans le semblant de ligne droite qui fait suite aux « S » de la piscine. Alors, durant la course, leur attention redoubla. A 11 h 35, le Français Jules Bianchi, jugé responsable d’une collision, écopa de l’obligation de passer par l’allée des stands. A 11 h 50, même sanction


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pour avoir effectué un faux départ. Même sanction encore pour le Britannique Oliver Turvey, et le Malaisien Fairuz Fauzy, également pour faux départs. Quinze autos seulement se classèrent. Valsecchi remporta l’épreuve à 136,034 km/h de moyenne, bouclant le meilleur tour à 144,848 km/h de moyenne. Ce sont là des performances qui devraient inciter davantage de spectateurs à s’intéresser aux GP2. A une dizaine de kilomètresheure près, on peut donc dire que le cousinage GP2-F1 est évident. Alvaro Parente termina second à 1’’4. L’Italien, Luca Filippi, troisième ; et, cent fois bravo, Stefano Coletti, quatrième. Il y eut pas moins de 11 abandons. Jouer les « Ôte-toi de là ou je te pousse », ou jouer à « je ne l’ai pas vu dans mes rétros », ça fait plutôt cour d’école. Mais ne s’agit-il pas d’une Formule de promotion ? A 13 h 30 et par une belle après-midi ensoleillée, la Principauté retrouva un calme relatif. A l’Automobile Club, c’était toujours l’effervescence. Débriefings et briefings se succédaient. Les Chefs de poste rendaient compte. La Direction Course appréciait et composait au mieux avec son vaste éventail d’interlocuteurs des plus modestes, indispensables, aux plus grands qui ne le sont pas moins. Dehors, les touristes allaient et venaient, conquis par le site, l’accueil, le spectacle. Les dames souvent, étaient à la plage, tandis que leurs maris, pour la énième fois parcouraient le circuit … et refaisaient les courses.

SAMEDI 28 MAI La journée s’annonçant bien remplie, la fermeture du circuit intervint dès 06 h 00. Consciemment, une balayeuse motorisée écartait les stigmates d’une autre nuit de fête. Les visseuses pneumatiques avaient fait leur travail. Les derniers rouleaux de grillage avaient été solidement fixés. Tout était prêt. A 09 h 00, le Groupe A des Renault 3,5 entama ses 25 minutes d’essais qualificatifs. En effet, deux raisons ont prévalu pour décider du partage des 61


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Brandon Hartley.

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Une tribune en fleur.

26 jeunes pilotes en deux groupes A et B : d’abord, avec moins de voitures rivalisant simultanément, on diminue les risques d’accrochage. Ensuite, les chances pour chaque pilote de se ménager un tour « propre », c’est-à-dire sans l’obstacle rarement discret, le plus souvent gênant, d’un ou de plusieurs rivaux, s’en trouvent multipliées. Le tour le plus rapide fut accompli par Daniel Ricciardo, à 139,120 km/h de moyenne.

Nico Rosberg / Mercedes - accidenté Photo © J.-M. Folleté aux essais.

Photo © J.-M. Folleté

Robert Wickens suivit à plus d’une demi-seconde, talonné par l’Estonien, Kevin Korjus, tout nouveau venu, un « roockie » comme il se dit aujourd’hui.

Alors, on fit un « melting pot » des temps réalisés par les deux groupes et la grille de départ de la course des Renault 3,5, en résulta tout simplement. …

A 09 h 30, le Groupe B prit le relais. Brendon Hartley y fut le meilleur, 139,060 km/h de moyenne sur un tour, devant l’Américain Alexander Rossi à 006/1000e ! L’Espagnol, Albert Costa se classa troisième à 279/1000e du leader.

A 11 h 00, dernière séance d’essais libres pour la Formule Un. En plissant les yeux, face à la tribune K, il était possible de croire qu’elle avait été soudain recouverte d’un tapis de fleurs multicolores. En regardant du côté du plongeur et plus loin, de la cale 63


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Lewis Hamilton, meilleurs temps en Q1 et Q2.

Photo © J.-M. Folleté

Nico Rosberg : le bout du tunnel.

Photo © Stefan C. Schmid

Sergio Perez / Sauber, accidenté en Q3. Photo © J.-M. Folleté

Sebastian Vettel, pole position.

de halage, il en était de même. La magie de la Formule Un faisait son effet. Pas une fenêtre, pas un balcon ou une terrasse qui ne soit porteur d’un bouquet de spectateurs. Claude Jullian avait beau donner de la voix, le bruit déchirant des F1 se ruant dès Ste Dévote dans la montée d’Ostende, couvrait tout. Alors qu’il en était à son troisième tour, Nico Rosberg s’éjecta en catastrophe du tunnel du Fairmont Hôtel. Il sembla bien à l’image que son DRS s’était ouvert. L’usage du DRS est réglementé et les zones où il peut être utilisé, définies pour chaque circuit par la F.I.A. En l’occurrence, le tunnel du Fairmont Hôtel n’est pas concerné. La Mercedes de Rosberg heurta les rails à droite et se perdit sans dommage 64

pour son pilote dans le secteur si délicat de la chicane. Rien de grave pour lui, du boulot pour ses mécaniciens et l’autorisation de changer sa boîte de vitesses. Première sortie du drapeau rouge. Il y en aura une seconde, 2 minutes avant la fin de la séance, suite à l’accident de Vitantonio Liuzzi avec son HRT à Ste Dévote. Décidément dans une forme olympique, Fernando Alonso enthousiasma les très nombreux spectateurs italiens et… espagnols. Il boucla un tour à 161,541 km/h de moyenne. Son plus proche rival, Jenson Button était à 563/1000e, suivi de Felipe Massa à 591/1000e, d’un Sebastian Vettel très certainement aux

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aguets, mais à près d’1 seconde, de Michael Schumacher, Lewis Hamilton, et Mark Webber qui, ne l’oublions pas, gagna ici en 2010. Je préparais alors mes notes, mon stylo, mes lunettes. Je programmais la séance d’essais qualificatifs et aussi la course, le Dimanche. Depuis plus de dix ans maintenant, je fais confiance à la télévision. Quand bien même il m’arrive de supprimer le son tant certains commentaires me semblent superflus. A 14 h 00, les règlements de compte, si l’on peut dire, commencèrent. Les séances d’essais qualificatifs de la Formule Un monopoliseraient la scène


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pendant 1 heure. Pourquoi le mot « séance » est-il au pluriel ? Parce qu’en fait tout se joue en trois séances dénommées Q1, Q2, Q3.

tus. Hamilton caracola devant Button, Vettel, nado, Rosberg, Perez, Webber, Schumacher, etc…

Pour Q1, tout le monde est en piste pendant 20 minutes. Les auteurs des 7 plus mauvais chronos sont éliminés et figureront dans l’ordre de leurs performances respectives, aux 7 dernières positions sur la grille de départ du Grand Prix. En l’occurrence et dans l’ordre, Heikki Kovalainen, Jarno Trulli, Jaime Alguersuari, Timo Glock, Jérôme d’Ambrosio, partagèrent avec Narain Karthikeyan et Vitantonio Liuzzi qui n’avaient pas pu tenter leur chance, le triste sort des bat-

En Q2 il n’y a donc plus que 17 voitures rivalisant pendant 15 minutes. Pour…002/1000e , Hamilton conserva le leadership des essais devant Vettel, Button, Alonso, Massa, Webber, Rosberg, Schumacher, un excellent Sergio Perez, tout nouvellement issu comme Pastor Maldonado, des GP2 Series. Pastor remporta le Championnat 2010. Le jeune Sergio avait été bon dauphin. Furent éliminés, dans l’ordre, Vitaly Petrov, Rubens Barrichello, Kamui Kobayashi, Paul Di Resta,

en tête MaldoAlonso, Massa,

Jenson Button / Mc Laren Mercedes - second sur la grille.

Photo © Stefan C. Schmid

Fernando Alonso / Ferrari, 3e en Q3.

Photo © Stefan C. Schmid

Adrian Sutil, Nick Heidfeld, Sebastien Buemi. Déroute des Lotus-Renault déroute de l’aérodynamique sans doute, puisque les moteurs sont les mêmes que ceux des Red-Bull. Q3, le dernier round qualificatif, ce sont 10 minutes d’une folle intensité. Le spectateur, pardonnez-moi l’expression, est littéralement pris aux tripes. Chacun de nous a son pilote et sa voiture préférés. L’idéal, c’est que les deux marchent ensemble : Rosberg et Mercedes, par exemple. Mais quand ça n’est pas le cas, le choix, croyez-moi, devient Cornélien ! Red Bull a ses racines en Autriche. Mais beaucoup d’Anglais s’en occupent. Le moteur, Renault, est français. Les pneus sont italiens. Les pilotes sont l’un, australien, l���autre, allemand. Vive l’Europe ! Et bien plus ! Rendezvous compte : pour cette « pole position », il n’y avait pas moins de 5 Champions du Monde. Y figuraient aussi deux jeunes talents, Pastor Maldonado et sa Williams, Sergio Perez et sa Sauber. Dès 14 h 50, intraitable, le chronomètre commença à sanctionner les efforts de chacun. Mais rien de profitable ne saurait se faire sans stratégie. Celle-ci est en partie sous la dépendance des règlements. A l’issue de Q3, tout ravitaillement en carburant est interdit. Il faudra prendre le départ du Grand Prix avec ce qu’il reste d’essence dans les réservoirs. Si je suis lourd, je vais

Lewis Hamilton alias “Robocop”.

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moins vite aux essais mais en course, j’irai plus loin. Si je suis léger, je vais être rapide mais handicapé en course par la nécessité de devoir m’arrêter plus tôt pour ravitailler. Pas si simple, car se greffe la question du choix des pneumatiques : tendres, donc rapides mais vite usés. Durs, plus lents, plus résistants. Moyens, tel qu’il faut le comprendre, moyens en tout. S’y ajoute un nombre conséquent de paramètres, tels que la météo dans tous ses aspects, température, humidité, pression atmo, l’état, le profil de la piste etc… Les ordinateurs digèrent tous ces facteurs et rendent leur verdict qui tiendra compte aussi des qualités et des insuffisances de la voiture concernée. Reste le pilote. Il est jeune, mordant mais raisonnable. Il a du talent, il l’a prouvé, il gagne. En signant 1’13’’556 à son 5e tour d’essai, Sebastian Vettel, à 163,465 km/h de moyenne, s’offrit la « pole position » du 69e Grand Prix. Seul Jenson Button accrocha la minute et treize secondes, 1’13’’997. Mark Webber se classa troisième en 1’14’’019, devant Fernando Alonso, Michael Schumacher, Felipe Massa, Nico Rosberg, Pastor Maldonado, Lewis Hamilton. Ce dernier parut extrêmement nerveux. Il coupa la chicane du port ce qui lui vaudra d’être rétrogradé à la 9e place de la grille de départ. Cette séance d’essai faillit tourner au drame quand le jeune Perez en perdition à la sortie du tunnel du Fairmont Hôtel vint brutalement frapper les protections heureusement efficaces de la première jardinière du quai Kennedy, à hauteur même de la chicane. Drapeau rouge, intervention médicale, transport au CHPG, examens, soins, observation, Sergio s’en tira « sonné » mais indemne. Par mesure de sécurité, il ne participera pas à la course. S’il n’y avait pas eu interruption des essais en raison de cet accident… Oui, mais avec des « si », il est facile, pour rien, de refaire le Monde. 66


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René Rast, la pole, 1er au départ et… à l’arrivée !

A 16 h 00, les GP2 terminèrent cette exaltante journée en disputant leur Course 2. Rappelons-en le règlement. Les 8 premiers de la Course 1 partent dans l’ordre inverse de leur classement. Trente tours ou 45 minutes. A 131,147 km/h de moyenne, Charles Pic remporta l’épreuve devant le Tchèque Josef Kral et le Français, Romain Grosjean. Valsecchi, lauréat de la Course 1, termina 5e, derrière Filippi. Malheureusement, Stefano Coletti cala sur la ligne de départ, eut malgré tout la chance que personne ne le percute, mais hélas, abandonna au 21e tour. Alors tout le monde s’en fut commenter les courses et les essais à des degrés divers, amateurs ou professionnels, spectateurs ou acteurs de ce formidable spectacle, les uns fort tard dans la nuit, les autres juste ce qu’il fallait pour garder au cœur l’envie de se battre, et pour un tout petit nombre, celle de triompher.

DIMANCHE 29 MAI, 07 h 00 Des autos tournent déjà sur le circuit. Elles sont officielles. Il faut s’assurer de la fermeture effective de la piste, du bon travail des visseuses pneumatiques, du bon fonctionnement de la signalisation électrique, des communications radio, de la surveillance télé, du téléphone, des ordinateurs, de la présence de chacun de ceux qui détiennent une responsabilité. Dans l’organisation d’un circuit en ville, ce qu’il y a de très motivant mais aussi de très difficile, c’est de devoir compter en permanence avec le temps. Il n’y a pas que la course à gérer. Il y a aussi la ville accaparée par l’évènement et qu’il faut restituer à l’heure dite. Tout imprévu est pénalisant, voire dangereux. A Monaco, tout se passe entre deux murs de rails. Les échappatoires sont rares. Toute erreur de pilotage, tout accrochage, se paient « cash ». C’est pourquoi la sélection, la formation, la spécialisation, les entraînements et la remise en question permanente des 650 Commissaires sont des facteurs de la plus

Photo © Stefan C. Schmid

haute importance. C’est encore pourquoi 10 grues sont réparties en bordure de piste là où, par expérience, on les sait susceptibles de devoir retirer prestement une voiture accidentée. Le circuit bénéficie aussi d’un ensemble médical conséquent : 36 médecins réanimateurs, 20 médecins, 35 infirmières, 40 secouristes, 36 valises de réanimation, 30 matelas à dépression, 4 appareils de contention, 3 véhicules d’intervention rapide, 3 véhicules d’intervention pour la désincarcération et l’extraction, 3 postes médicaux avancés, 3 structures hospitalières, 13 ambulances, 2 hélicoptères. S’y ajoute l’indispensable soutien de 120 pompiers professionnels avec leur matériel. Enfin, 500 extincteurs, soit 1 tous les 15 mètres, sont à la disposition des Commissaires de Piste spécialisés. A 09 h 45, sur 16 tours ou 30 minutes, se disputa la Porsche Mobil 1 Supercup. Pas de surprise. Fort de ses remarquables performances lors des essais, René Rast ne laissa à 67


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PORSCHE MOBIL 1 SUPERCUP

personne le soin de mener la course qu’il remporta avec une confortable avance, 4’’392, sur Nick Tandy, et 9’’273 sur le troisième, le Britannique Sean Edwards. A 124,053 km/h de moyenne, Rast signa aussi le meil-

leur tour en course. On enregistra quatre abandons, l’Espagnol Tutumlu au 11ème tour, le Slovaque, Stefan Rosina, au 3ème tour, le Français Kevin Estre dès le 1er tour, et enfin, le représentant du team Abu-Dhabi, Khaled Al-Quraisi qui

ne boucle pas un seul tour. A cet égard, on regrettera que les courses de promotion soient en général privées d’informations écrites sur le déroulement des essais et des courses. Cette remarque vaut d’ailleurs pour la

Ricciardo (3), gagnera devant Wickens (6) et Hartley (28). Le Championnat sera remporté par Robert Wickens.

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presse spécialisée qui ne fait pas non plus preuve de beaucoup d’empressement sur ce sujet. Rapidement, les Porsche cédèrent la place aux Renault 3,5. La quatrième manche de leur Championnat qui en comprenait 9, revêtait à Monaco une importance particulière : gagner ici, rendez-vous compte ! L’expression « Il va y avoir du sport », se ressentit aussitôt leur mise en place sur la grille de départ. A 11 h 10, dans un vacarme étourdissant, les 26 Renault 3,5 s’élancèrent pour 44 minutes + 1 tour de course. Ricciardo vira en tête à Ste Dévote. Mais Hartley ayant raté son départ avait été dépassé par Wickens. De même, Costa prit le meilleur sur Rossi. Il y eut deux interruptions de course. La première, au 15e tour, due aux conséquences d’un accrochage à l’épingle du Fairmont Hôtel, entre Anton Nebylitskiy et Jan Charouz, l’autre, après la brutale sortie au 22e tour de Rossi tentant d’éviter une auto roulant au ralenti au virage Massenet. Dommage, le jeune Américain avait réussi à récupérer la 4e place qui lui avait été chipée par Costa au départ. On assista aussi à un empilage dans l’échappatoire de Mirabeau avec André Negrao, Daniel Zampieri et ce qui me sembla être la voiture de Stéphane Richelmi. Mais tous repartirent. Même conclusion pour Daniel De Jong sauvé grâce à l’échappatoire de Ste Dévote. Daniel Ricciardo remporta l’épreuve, accomplissant 30 tours à 130,200 km/h de moyenne, s’octroyant également le meilleur tour en course à la moyenne de 139,590 km/h. Second, Robert Wickens ; troisième, Brendon Hartley. Premier « roocky », Kevin Korjus se classa 5e, juste derrière Albert Costa. Bienvenue et félicitations à Arthur Pic et Adrien Tambay, respectivement 7ème et 8ème pour leurs premières armes dans les rues de la Principauté. 71


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The Ferrari F1 “motor” home.

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La parade des photos.

The McLaren mirror.

Photo © Stefan C. Schmid

A 12 h 30, appuyés contre la balustrade chromée du large plateau d’un camion de luxe, les 23 pilotes de Formule Un (il y manquait évidemment Sergio Perez), effectuèrent tout sourire un tour du circuit, applaudis par les spectateurs. Drapeaux, pancartes et banderoles d’encouragement sortirent on ne savait trop d’où, au cœur des tribunes ou accrochées aux terrasses et balcons. « Ô temps, suspend ton vol ». C’est exactement l’impression que l’on a chaque année aussitôt que la parade des pilotes prend fin. Dans les tribunes, ça saucissonne, ou bien on s’en échappe le

Photo © Stefan C. Schmid

Avant le tour de formation, le choix des pneumatiques.

temps de courir grignoter quelque chose aux abords du circuit. L’allée des stands est une fourmilière de curieux qui vont et viennent, admiratifs, impressionnés par ces autos encore endormies, objets d’une gestuelle précise, rapide, mais attentionnée de la part d’une nuée d’hommes portant les couleurs de leurs écuries respectives, et dont on comprend vite qu’ils sont chacun affectés à une tâche particulière sur laquelle aucun autre ne se permettrait d’intervenir. Soudain tirées de leur torpeur, pilotes casqués, gantés, sanglés à leurs bords, les 23 redoutables actrices matérielles

Photo © J.-M. Folleté

du 69e Grand Prix de Monaco firent une à une entendre leurs voix. La fourmilière s’égaya. L’allée des stands étant ouverte, les autos prirent la piste pour un tour de reconnaissance jusqu’à leur mise en place sur la grille, moteurs arrêtés. Le silence, à nouveau, sembla figer le temps. Instantanément, la fourmilière se reconstitua. Pas pour longtemps car 15 minutes avant le tour de formation, elle dut prestement abandonner la piste aux seuls pilotes, ingénieurs, mécaniciens, et Commissaires spécialisés. Deuxième choc auditif, le redémarrage des moteurs, l’ultime boucle pour une parfaite 75


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mise en place, moteurs ronronnant de plaisir et sûrement aussi, d’impatience. Toutes les autos s’étant immobilisées, le starter fit apparaître le feu 5 secondes, suivi des feux 4, 3, 2, 1 secondes. Les 23 moteurs haussèrent le ton. Les cinq feux s’éteignirent, c’était parti. Il était 14 h 00 - Le 69e GRAND PRIX de MONACO de FORMULE UN s’emparait de la Cité pendant 2 heures. Sebastian Vettel vira en tête à Ste Dévote. Jenson Button et sa McLaren négocièrent ce premier

Pneumania pour Lotus Renault GP.

Sebastian Vettel : “Qui m’aime, me suive ! ” Ils seront 22 à faire de leur mieux, mais… Photo © Stefan C. Schmid

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virage dans le sillage de la RedBull Renault. Profitant du mauvais départ de Mark Webber, la rouge Ferrari de Fernando Alonso prit le meilleur sur la seconde Red Bull. Bloqué par Webber, Michael Schumacher se fit doubler par son coéquipier Nico Rosberg qui surprit également Felipe Massa. A l’issue du premier tour, l’ordre était le suivant : Vettel, Button, Alonso, Webber qui avait repassé Rosberg, Massa, Maldonado, Petrov, Schumacher qui avait doublé Hamilton dans l’épingle du Fairmont Hôtel, Barrichello, Di

Photo © J.-M. Folleté

Resta, Kobayashi, Sutil, Heidfeld, Duemi, Trulli, Alguersuari, Kovalainen, Glock, D’Ambrosio, Karthikayan, et Liuzzi. Au 10ème tour, à Ste Dévote, Hamilton doubla Schumacher dont la Mercedes semblait souffrir d’une baisse de forme. De fait, au 12e tour, le septuple Champion du Monde fut contraint de laisser passer Barrichello et sa Williams. Au 15ème tour, Button inaugura les séances de changements de pneumatiques. Au tour suivant, Vettel fit de même. Alonso se retrouva brièvement en tête puisque s’arrêtant au 17ème tour, il fit de Button le nouveau leader. Le pilote britannique restera en tête pendant 16 tours devant Vettel et Alonso, déchaînés. Le passage de Webber au stand ne fut pas une réussite parce qu’opéré presque simultanément avec celui de Vettel. Il y perdit beaucoup puisqu’il ressortit en 14e position. Maldonado et Massa avaient réussi à dépasser Rosberg dont l’auto n’était pas au mieux. De plus, un contact musclé avec la Ferrari de


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Retour au bercail.

Massa dans la montée d’Ostende se solda par une crevaison lente qui obligea le pilote allemand à rejoindre son stand à petite vitesse d’où il repartit en 19ème position. Au 22e tour, Hamilton alors 7ème derrière Petrov surprit son équipe en « déboulant » sur elle pour changer ses pneumatiques. Il y perdra sept places. Button menait toujours la course, poursuivi par Vettel, Alonso, Massa, Maldonado, Petrov, Barrichello, Kobayashi, Sutil, Heidfeld, Buemi, Weber, Trulli, Hamilton, Alguersuari, Di Resta, Rosberg, Schumacher. Suivaient à 1 tour, D’Ambrosio, Kovalainen, Glock, Karthikeyan, et Liuzzi. Au 30e tour, Timo Glock, sur bris de suspension de sa Virgin Cosworth, abandonna à la sortie des « S » de la piscine. Au 33e tour, le moteur de la voiture de Michael Schumacher

Photo © J.-M. Folleté

Voiture de sécurité.

Photo © Stefan C. Schmid

s’arrêta brusquement, mais fort heureusement à l’entrée même de la zone des stands. On poussa l’auto malade jusqu’à son abri. Button s’arrêta pour ses pneumatiques. Vettel reprit le flambeau. Alonso s’arrêta au tour suivant, mais conserva sa place de 3ème. Sutil et Kobayashi s’arrêtèrent également et récupérèrent leurs places de 4ème et 5ème. Dix tours plus tôt, ils étaient respectivement 8e et 9e mais par le jeu confondu de leurs talents réciproques et de ces incontournables arrêts pneumatiques, voilà qu’ils figuraient en haut de l’affiche. Rubens Barrichello par exemple, 4ème du 28ème au 31ème tour, plongeait par contre brusquement en 13e position au

32ème tour. Mark Webber, lui, était remonté à la 7ème place. Le tunnel du Fairmont Hôtel, tel qu’il se manifesta cette année, restera dans les mémoires. Après les accidents de Rosberg et Perez aux essais, voilà qu’Hamilton et Massa s’y frottèrent en course, l’un paraissant avoir tassé l’autre contre les rails extérieurs. Beaucoup de « bris », mais pas pour rien, pour l’abandon du pilote brésilien, indemne, ce qui est essentiel. La course fut immédiatement neutralisée. Hamilton ne fut pas autrement sanctionné que par l’obligation d’emprunter une fois l’allée des stands à vitesse règlementaire (60 km/h), pendant la course. Button profita de la neutralisation pour effec77


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tuer son troisième changement de pneumatiques, imité en cela par Alonso au tour suivant. Quand enfin la bagarre reprit, le trio de tête, Vettel, Button, Alonso, mais aussi beaucoup d’autres, eurent à se jouer des « retardataires ». Les dépassements à Monaco ne sont pas impossibles. L’expérience le prouve. Mais ils sont extrêmement difficiles et même, risqués. Pour le public, c’est un formidable spectacle. Faire vite, s’en remettre aux drapeaux bleus des Commissaires de signalisation, veiller au grain pour ne pas heurter ou être basculé par la voiture que l’on double. Pour les hommes en tête, tout se passa fort bien.

Karthikeyan / HRT, Massa / Ferrari.

Lewis Hamilton / McLaren Mercedes.

Au 43e tour, Hamilton qui talonnait Webber 6e, effectua sa pénalisation. Il n’y perdit que deux places. Les pneus de la Red Bull de Vettel commencèrent à donner des signes de fatigue ; ce qui profita aux semelles neuves de la McLaren de Button qui bientôt trépignèrent au contact de la Red Bull. Oui mais, une fois n’est pas coutume, le pilote britannique si réputé pour sa conduite coulée, efficace, économique, avait peut-être surestimé l’endurance de ses pneus tendres. Au 48e tour, il lui fallut observer un quatrième arrêt. Alonso, second, prit le relais de la « chasse au Vettel », cravachant si dur son « cavalino » écarlate

Photo © Stefan C. Schmid

Photo © Stefan C. Schmid

qu’il se retrouva lui aussi dans l’aileron arrière du taureau rouge. Mais dépasser un pilote qui se sait sur la voie de la victoire, sa première à Monaco, et d’un second titre de Championnat du Monde, ne pouvait pas être une mince affaire. Fort de ses pneus neufs, Button fut très vite au contact d’Alonso, si bien que le trio de tête tourna « enfermé » dans moins d’une seconde, 700/1000e pour être précis. Au 65e tour, Sutil doubla Kobayashi pour le gain de la 4ème place. Ces deux pilotes avaient si bien su gérer leurs pneumatiques qu’ils ne s’étaient arrêtés qu’une seule fois pour en changer.

Michael Schumacher, Vitaly Petrov: les malchanceux. Photo © Stefan C. Schmid

Adrian Sutil / Force India, 4e au 68e tour.

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Au 69e tour, dans les « S » de la piscine, Sutil, Alguersuari, et Petrov s’accrochèrent. La Lotus Renault du pilote russe heurta très violemment les rails du côté gauche de la piste. Vettel, Alonso, Button, Kobayashi, Webber, Maldonado, et Hamilton, aileron arrière endommagé, passèrent au travers des mailles du filet. Coincé dans son auto, choqué, hors d’état d’en sortir seul, l’infortuné Petrov fut immédiatement secouru, la course ayant été stoppée. Toutes les voitures vinrent se positionner sur la grille dans l’ordre de leur classement provisoire. Vitaly Petrov fut transporté au CHPG où l’on ne releva rien de grave. 80

Au 74e tour, la voiture de sécurité s’effaça. La course reprit. Pastor Maldonado et Lewis Hamilton s’accrochèrent à Ste Dévote. Terminé pour le pilote vénézuélien. Lewis Hamilton ne fut pénalisé que de 20 secondes ce qui ne changea rien à son classement final. Allez comprendre… Le 69e GRAND PRIX de MONACO a été gagné par Sebastian Vettel et sa Red-Bull Renault, en 02 h 09’ 38’’ 373/1000e, soit à l’éton nante moyenne de… 120,574 km/h. Même les Porsche firent mieux. Les interruptions de course sont évidemment autant de freins serrés sur la performance. Mais elles sont indispen-

sables chaque fois que la sécurité des pilotes en dépend. Pour autant, et histoire de se rassurer, regardons ce qu’il en fut des vitesses observées. Le record du tour par exemple. Mark Webber l’a signé en 1’16’’234 au… 78e et dernier tour. Moyenne, 157,724 km/h. Poussons plus loin. Intéressons-nous aux vitesses instantanées relevées en divers points du circuit. Sur la ligne de départ arrivée (une quarantaine de mètres avant l’entrée du Club), aux essais, le Britannique, Paul Di Resta et sa Force India passèrent à 273,200 km/h. Dans la descente du Mirabeau, Sebastian Vettel, 214,700 km/h. A mi-chemin entre le bureau de

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Starting Grid

tabac et l’entrée des « S » de la piscine, Felipe Massa, 204,800 km/h. En course, ces vitesses sont et furent généralement moins élevées, sauf pour Lewis Hamilton chronométré à la sortie du tunnel du Fairmont Hôtel à 289 km/h contre « seulement » 285 km/h pour Adrian Sutil aux essais qualificatifs. Monaco était le sixième Grand Prix de Formule Un d’une saison 2011 qui en comptait 19. Dès le premier d’entre eux, Sebastian Vettel inscrivit son nom en tête du Championnat du Monde. En venant en Principauté, il en était déjà à sa cinquième victoire, la Chine ne lui ayant souri qu’avec

une place de second. A l’issue des huit Grand Prix qui firent suite à Monaco, ses podiums successifs le mirent à 1 seul point d’un second titre de Champion du Monde bien qu’il restât cinq autres Grands Prix à disputer. Le samedi 8 octobre, il réalisa la « pole » du Grand Prix du Japon. Le dimanche 9, il finit 3e, engrangea 15 points de plus et fut donc pour la seconde fois Champion du Monde de Formule Un. A 24 ans, disons-le, et pour reprendre une british expression que l’on aura souvent entendue cette année, « Fantastic !! ». De cette saison 2011, les accros de la Formule Un et du petit

écran retiendront deux images : - A l’arrivée d’un Grand Prix qu’il venait de gagner, on put voir le jeune Sebastian sortir de sa voiture, remettre son volant en place, saluer toute son équipe, ôter son casque, regarder sa voiture, se pencher sur elle, et l’embrasser. - A l’arrivée d’un autre Grand Prix, Fernando Alonso après avoir remis sa voiture en ordre, se dirigea vers la Red-Bull Renault de Sebastian Vettel, en fit lentement le tour et sembla se dire : « Peinte en rouge, elle ne serait peut-être pas plus belle, mais elle irait sûrement plus vite ! ».

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Le Podium du 69e Grand Prix de Monaco 2011

Sebastian Vettel, 1er

Fernando Alonso, 2ème

Photo © Stefan C. Schmid

Photo © J.-M. Folleté

Photo © Stefan C. Schmid

Jenson Button / McLaren Mercedes, 3ème

Photo © J.-M. Folleté

Mark Webber / Red Bull Renault, 4ème

Kamui Kobayashi / Sauber, 5ème

Photo © Stefan C. Schmid

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Soirée de Gala

69e Grand Prix de Monaco 2011

LL.AA.SS. le Prince Albert II et la Princesse Charlène de Monaco, M. Sebastian Vettel

S.E.M. Michel Roger, Mme Jacques Tajan

M. le Docteur J.F. Robillon, Mme Paul Masseron

M. et Mme Jacky Ickx

Mlle Julie Boeri et ses amies


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M. et Mme Gareth Wittstock

Sir Jackie Stewart, Lady Helen Stewart

“ Bienvenue au Club ” !

Me Jacques Tajan, MMe Cathy Shriro

Mme Adriana Karembeu, M. Stefano Coletti


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Nouveaux Membres 30 avril 2011 > 30 octobre 2011 M17933 M17934 M17935 M17936 M17937 M17938 M17939 M17940 M17941 M17942 M17943 M17944 M17945 M17946 M17947 A17947 M17948 M17949 M17950 M17951 M17952 M17953 M17954 M17955 M17956 M17957 M17958 M17959 M17960 M17961 M17962 M17963 M17964 M17965 M17966 M17967 M17968 M17969 M17970 M17971 M17972 M17973 M17974 M17975 M17976 M17977 M17978 M17979 M17980 M17981 M17982 M17983 M17984 M17985 M17986 M17987 A17987 M17988 M17989 M17990 M17991 M17992

Monsieur Martin PERONNET Monsieur Eyvind WATHNE Monsieur Enrico PITTALUGA Monsieur Philippe REGOLI Monsieur Giovanni FALCO Monsieur Charles ALBISETTI Monsieur Daniele ISENEGGER Monsieur Alexander BURTAKOV Docteur Ulrich KÖRNER Madame Aurore PERARD Monsieur Georges VUILLEMIN Monsieur Christophe GORY Monsieur Jean-Luc POMPA Monsieur Mike OVERDIJK Monsieur Michel COTTRAY Madame Heike COTTRAY Monsieur Didier IMBERT Monsieur Julian BRONSON Monsieur Paolo ATTARDI Monsieur Morgan TUFNER Madame Emilie ANSALDI Monsieur Valentin AVICE Monsieur Fabrizio BALDARI Monsieur Romain BANAUDO Monsieur Fabien BONCI Monsieur Yvan BRUN Monsieur Julien CANO Monsieur Arnaud COURTOISIER Monsieur Nicolas ELMANSALI Monsieur Thomas ESSERIC Monsieur Florian JOURD’HEUIL Monsieur Léopold LABBE Monsieur Benoit LAMOUREUX Monsieur Philippe LARGILLIERE Monsieur Sébastien LEROY-REMY Monsieur Yann MIZZARO Monsieur Bertrand MORA Monsieur Loïc MOREL Monsieur Yohann NICOLAS Monsieur Valentin PALOSZ Monsieur Pierre-François PASINO Monsieur Timothée PERRIN Monsieur Benoît PIERRE Monsieur Benoît PRUFER Monsieur Pierre PRUVOST Monsieur Thomas ROUGEAUX Monsieur Gregory SALVI Monsieur Jean SCATTARELLI Monsieur Clément SCHOUWEY Monsieur Stéphane SERRA Monsieur Lucas SIMONCINI Monsieur Virgil SIZAIRE Monsieur Maurizio PERDICCHIA Monsieur Alberto DICERTO Monsieur Paolo VESTENA Madame Vivienne TAYLOR Monsieur Richard HALE Monsieur Georg IMLAVER Monsieur Antonio MIELE Monsieur Paul TERNINCK Monsieur Jonathan FISCHER Monsieur Jean-François JACOB

M17993 M17994 M17995 M17996 M17997 M17998 M17999 M18000 M18001 M18002 M18003 M18004 M18005 M18006 M18007 M18008 M18009 M18010 M18011 A18011 M18012 M18013 M18014 M18015 M18016 M18017 M18018 M18019 M18020 M18021 M18022 M18023 M18024 M18025 M18026 M18027 M18028 M18029 M18030 M18031 M18032 M18033 M18034 M18035 M18036 M18037 M18038 M18039 M18040 M18041 M18042 M18043 M18044 M18045 M18046 M18047 M18048 M18049

Monsieur Fabrice CARBONEL Monsieur Georg R. WEINER Monsieur John CREWE Monsieur Jean-Georges VAN PRAET Monsieur Nigel SLOAM Monsieur Ralf HUBER Monsieur Alexander GABRIELE Monsieur David GABRIELE Monsieur Denis SUKHOTIN Monsieur Pascal AIME Monsieur Adam HALL Monsieur Antonio DA SILVA Monsieur Hervé BOUCHERIE Monsieur Günter GEIGER Monsieur Stephen BARBALACO Monsieur Emmanuel GALLE Monsieur Iossif GOFMAN Monsieur Xerxes MATTEN Madame Lilly BUI Monsieur Sinisa BUI Monsieur Marco ZRIHEN Monsieur Jean HARAMIS Madame Maria BECIGNEUL Monsieur Ibrahim TURAN Monsieur Dan SHAHAR Madame Gysel RONDET Monsieur Mathieu VEDRENNE Monsieur Nicola PAROLIN Monsieur Ronald HUGHES Monsieur Simon HEWETSON Monsieur Maxime CAMINALE Monsieur Stephen FABIAN Monsieur Pascal BEVERAGGI Monsieur Francesco ZADOTTI Madame Valentine LAPORTA Monsieur Sébastien CLAVE Monsieur Alberto LEONE Monsieur Sergio CONTALDO Monsieur Daniel PRZEDBORSKI Monsieur Vincent WATHELET Monsieur Philip VLIEGHE Monsieur Maurice MAHLER Monsieur Alessandro SANTERO Monsieur Andrew FLOWERS Madame Madlen MOSSANEN Monsieur Andreas CHRISTOFIDES Monsieur Alain CLARTE Monsieur Patrick FISSORE Madame Florence SCARLOT Monsieur Christophe CRESCI Madame Julie BIANCHINI Madame Jane FISHER-GEMAYEL Monsieur Eddie JORDAN M. le Colonel Xavier PRACHE Monsieur Roger AUGIER Monsieur Antonio FENAROLI Madame Isabelle BONNAL Sir Jackie STEWART


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A U TO MOB I DE MON A A U TO MOB I DE MON A PHOTO

DEMANDE D’ADMISSION

Je soussigné(e), Né(e), le

D’IDENTITÉ

Prénoms

à

Nationalité

Adresse

Téléphone domicile

Fax

E-mail

Port.

Profession

Adresse professionnelle Téléphone

Fax

E-mail

Véhicules

N° d’immatr.

N° d’immatr. N° d’immatr.

Souhaiterais devenir membre de l’AUTOMOBILE CLUB DE MONACO Mes parrains sont :

M.

N° Membre

Signature

M.

N° Membre

Signature

Monaco, le

Date d’admission

Signature

N° d’ordre

Qualité

Tarifs pour l’année 2012 - Droit d’admission 1000 € - Cotisation annuelle “Membre” 130 € - Cotisation “Membre Associé” 65 €* - Cotisation annuelle “Commissaire” 65 €*. A toute demande d’admission, veuillez joindre une photo d’identité. * Les “Membres Associés”, les “Commissaires” et les Membres du “Ferrari Club Monaco” sont exemptés des droits d’admission.


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AUTOMOBILE CLUB DE MONACO AVANTAGES ACCORDÉS AUX MEMBRES

ILE CLU B A CO ILE CLU B A CO L’AUTOMOBILE CLUB DE MONACO OFFRE À SES MEMBRES :

15 % de réduction sur les divers articles de “La Boutique Officielle de l’ACM” située au 46, rue Grimaldi (possibilité de vente par correspondance). 10% de réduction sur 2 places pour le samedi et le dimanche des Grand Prix Historique et de Formule 1. De 10 à 30% de réduction dans les boutiques et restaurants recommandés par l’Automobile Club sur présentation de la carte de Membre. Un contrat avec “Mondial Assistance” faisant bénéficier d’une assistance valable en France, en Europe ainsi que pour les Pays du Bassin Méditerranéen à condition d’être immatriculé en France ou à Monaco. (Numéro de contrat : 610 346). Un contrat avec Hertz donnant droit à des réductions très avantageuses pour la France et l’Europe. (Numéro CDP : 620 019). L’AUTOMOBILE CLUB DE MONACO PROPOSE À SES MEMBRES :

Des voyages et des sorties à thèmes. Des dîners et des conférences. Un Service Itinéraire (préparation des trajets, conseils et réservation d’hôtels) Un Service Archives (pour tous renseignements sur l’historique de l’Automobile Club de Monaco, ses Rallyes et ses Grand Prix. L’Automobile Club de Monaco, c’est aussi la possibilité d’adhérer aux différentes sections ou commissions de l’ACM.

L’Automobile Club de Monaco possède aussi un Restaurant Privé “Le Club” réservé exclusivement aux Membres et à leurs invités . Le Restaurant est régi par un règlement interne approuvé par le Conseil d’Administration. Il précise : Que le port de la veste et de la cravate est obligatoire. Que les téléphones portables sont interdits. Que les mineurs de - de 15 ans, sont soumis aux mêmes conditions vestimentaires que les adultes, et que leur admission doit faire l’objet d’une autorisation préalable auprès de la Direction du Restaurant. Que les chiens sont acceptés sous réserve de n’apporter aucune gêne aux autres membres et de ne pas nuire au bon fonctionnement du service et à la propreté des lieux. Réservation au : 377.93.30.32.27 ou 377.93.15.26.26 Jours de fermeture : Dimanche et lundi. Pendant les périodes des Epreuves Automobiles. Fermeture annuelle au mois d’Août.

BP 464 - 23, BD. ALBERT 1ER - MC 98012 MONACO CEDEX TEL. +377 93 15 26 00 - FAX +377 93 25 80 08 - FAX MEDIA +377 93 15 26 20 - LE CLUB PRIVÉ TEL. +377 93 30 32 27 WWW.ACM.MC -

E-MAIL : INFO@ACM.MC


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Revue de l'ACM n°57