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Interview

« On a deux fois plus de chance de réussir quand on est accompagné que lorsqu’on ne bénéficie que d’aides financières » Aziz Qadiri, Président de Réseau Entreprendre Maroc

N°64

15 Mars - 15 Avril 2014

30 DH

FOCUS Texturants

Pour alléger les produits… et la facture !

RESSOURCES

PROCESS

MARCHES

QUALITE

Filière oléagineux La première campagne démarre sous de bons auspices

Emballages pour produits industriels

Languedoc-Roussillon Tour d’horizon de la filière fruits et légumes

Santé, bien-être et qualité de vie au travail Ingrédients de la motivation !


L’Interview

Aziz Qadiri, Président de Réseau Entreprendre Maroc

On a deux fois plus de chance de réussir quand on est accompagné que lorsqu’on ne bénéficie que d’aides financières « Se faire accompagner, on n’a rien trouvé de mieux pour réussir » annonce le site de Réseau Entreprendre à travers le monde. En effet, outre les aides financières qu’offre l’association dans le cadre de son pack pour les lauréats, le Réseau mise tout d’abord sur l’importance de l’accompagnement comme facteur clé de réussite des jeunes entrepreneurs. Un engagement qui se traduit par un nombre colossal d’heures de bénévolat chaque année. FOOD Magazine Qu’est-ce que Réseau Entreprendre ? Aziz Qadiri Réseau Entreprendre est une ONG créée au tout début en France en 1986 par André Mulliez, fondateur d’Auchan. L’objectif était d’accompagner les entrepreneurs désireux de créer ou de reprendre une entreprise. La démarche s’est ensuite multipliée à travers le pays grâce à de nombreuses initiatives locales de chefs d’entreprise, jusqu’à devenir un mouvement national et international. Aujourd’hui, le réseau s’étend à 6 autres pays européens et méditerranéens, notamment la Belgique, la Suisse, l’Italie, la Tunisie, l’Espagne et le Maroc. Et prochainement, de nouvelles ouvertures verront le jour en Pologne et au Chili. Racontez-nous l’histoire du Réseau au Maroc. Réseau Entreprendre Maroc a été créé en 2005 grâce à Hassan Bououd, chef d’entreprise installé dans la région de Marseille, membre de Réseau Entreprendre PACA et du Centre des Jeunes Dirigeants, et ce

avec le soutien de la BCM, actuellement Attijariwafa Bank, et avec l’aide de « gros » patrons puisqu’ils payaient chacun une cotisation annuelle de 50.000 à 100.000 DH. Depuis sa création, trois présidents se sont succédés à la tête de l’association, notamment Jawad Cheikh Lahlou, PDG de Cooper Maroc, de 2005 à 2008, Hassan Bououd, de 2009 à 2011 et moi-même à partir de janvier 2012. Réseau entreprendre Maroc est implanté à Casablanca, Marrakech et Agadir et a connu récemment l’ouverture d’une nouvelle section à Rabat, fin 2013, grâce au financement du Conseil Régional de Rabat Salé Zemmour Zaër, dont je voudrais remercier le président Abdelkebir Berkia, qui nous a alloué 500.000 DH par an pendant 3 ans. Côté résultats, depuis sa création, Réseau Entreprendre Maroc a permis la graduation de 59 lauréats et la création de plus de 300 emplois. Existe-t-il des synergies avec les implantations internationales du Réseau ? En effet, en 2009, l’association s’est

essoufflée après avoir accompagné une trentaine de lauréats, dont les deux tiers n’ont pas honoré leurs prêts. Durant cette période creuse, Réseau Entreprendre International a proposé à Réseau Entreprendre Maroc de s’inspirer d’un business modèle qui marche, en l’occurrence celui de la France, par le changement du nom de l’association de Réseau Maroc Entreprendre en Réseau Entreprendre Maroc, la recherche de financements auprès de toutes les institutions bancaires au Maroc, l’implantation sur des villes autres que Casablanca avec un objectif de 12 sections réparties à travers le Royaume et le recrutement de plus d’adhérents en baissant le montant des cotisations. Aussi, la CDC France, Caisse des Dépôts et Consignations, s’est engagée à donner le tiers de chaque prêt d’honneur. Résultat, l’association a redémarré de nouveau et a accompagné une vingtaine de lauréats, dont la moitié ont déjà fini leurs 3 ans et continuent tous à bien se porter.

Suite page 22-23 FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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FOCUS

Texturants Pour alléger les produits… et la facture ! Avec l’aspect visuel et la saveur, la texture fait partie intégrante des critères d’appréciation d’un produit. Souple et onctueuse ou ferme voire cassante, quasiment toutes les options sont possibles grâce à une large gamme d’ingrédients ou d’additifs texturants. Mais, au-delà de leurs fonctionnalités de base, les texturants permettent aussi d’améliorer le profil nutritionnel de certains produits et/ou d’optimiser leur coût de revient.

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RESSOURCES

Filière oléagineux La première campagne démarre sous de bons auspices Suite à la signature du contrat-programme avec le gouvernement en avril 2013, la Fédération Interprofessionnelle des Oléagineux au Maroc (FOLEA), a lancé la première campagne de cultures oléagineuses dans les régions du Gharb, Haouz, Souss et Fès-Meknès. Cet accord prévoit de planter 2.000 ha de colza et 15 à 20.000 ha de tournesol pour l’année en cours. Un œil sur les premiers résultats obtenus.

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PROCESS

Emballages pour produits industriels Haute technologie sous des conditions difficiles Le prix de l’électricité et des matières premières grimpe, les capacités de fret rares surenchérissent les coûts du transport. Sous de telles conditions, comment est-il possible de proposer des emballages haut de gamme sans en augmenter les prix de façon significative ? Les fabricants d’emballages industriels nous montrent que cela est faisable : ils utilisent à cette fin des matériaux recyclés moins coûteux, participent au développement de concepts de logistique et misent sur leur propre production d’électricité avec des énergies renouvelables.

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QUALITE

Santé, bien-être et qualité de vie au travail Ingrédients de la motivation ! Que vaudrait le travail sans bien-être ? Quels sont les besoins du salarié et comment les satisfaire ? Voici un thème qui a fait l’objet d’un séminaire organisé par AFNOR Maroc, le 28 octobre dernier à Casablanca.

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Edito

N° 64 • 15 Mars / 15 Avril 2014

L’INTERVIEW

3 Aziz Qadiri, Président de Réseau Entreprendre Maroc

Adel AMOR Directeur Rédactricedeenpublication chef

5 Editorial

6 Agenda

Destination Afrique

L’ACTU

Le long périple en Afrique de SM Le Roi Mohammed VI est un signal sans équivoque. Le terrain est balisé et c’est maintenant aux opérateurs de jouer. Car faut-il le rappeler, il n’y a pas un salon ou une rencontre internationale, la dernière opportunité étant le Gulfood, où des clients d’Afrique sub-saharienne ne s’enquièrent des produits marocains.

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Maroc Monde Veille réglementaire Tableau de bord Veille R&D

SALON

24 SIAM 25 Djazagro 26 Gulfood

PROCESS

42 Logistique : Positionnement des produits 44 Nouveautés : Solutions Fournisseurs

MARCHES 48 50 52 53 54

Produit : Fruits et légumes Sud de France Lancements Maroc Lancements Monde Lancements : Les tendances décryptées Droit : Protection des données

56 FOOD Mondain 58 Délices d’initiés 41 Bulletin d’abonnement

Le Maroc dispose actuellement d’opérateurs qualifiés et ayant la taille d’affronter ces marchés. Il dispose aussi d’un grand capital sympathie auprès des populations sub-sahariennes. Le savoir-faire est là : FOOD Magazine se fait régulièrement l’écho des nouveaux produits et des développements que connaît la scène agro-industrielle du pays. De même, à chaque édition, nous accompagnons et présentons des procédés, des ingrédients ou des services qui participent au développement de la filière. Ainsi dans ce numéro, vous trouverez un dossier consacré aux texturants, ingrédients indispensables pour gagner en qualité et en coûts. Fidèle à sa mission, FOOD Magazine se veut le reflet d’un secteur qui bouge, d’un secteur conquérant. Nous présentons régulièrement une entreprise du mois, bien que ce mois-ci, il n’y en aura pas. La rubrique a été victime du fameux adage « pour vivre heureux, vivons caché » qui malheureusement dessert nos entreprises. C’est une mentalité à combattre car comment concevoir la conquête d’un continent quand nous avons peur de nous exposer, de montrer notre savoir-faire ? Comment gagner la confiance des clients et de la visibilité si nous ne communiquons pas ? Comment trouver sa place sur le marché si nous ne signalons pas notre présence ? Le secteur a de la chance de disposer d’un support spécialisé, véritable vitrine de son savoir-faire. Il a la responsabilité de le préserver et de le faire vivre. A bon entendeur, salut.


Agenda • Salons Tavola 2014 (Kortrijk, Belgique) 16 au 18 mars 2014 Salon professionnel de l’alimentation fine et des produits frais

Directeur Général Directeur de publication Directeur publication Adelde AMOR Adel AMOR a.amor@foodmagazine.ma a.amor@foodmagazine.ma

 Responsable administratif Zohra BENMESSAOUD Rédacteur en chef DirectFlorence : +212 22 54 47 22 CLAIR z.benmessaoud@foodmagazine.ma f.clair@foodmagazine.ma

EnviroMaroc 2014 (Casablanca, Maroc) 26 au 28 mars 2014 6ème édition du salon marocoallemand de l’environnement, rendez-vous international des spécialistes de la gestion et de la protection de l’environnement

 Responsable de la rédaction Journalistes Abdelaziz MEFTAH DISCO DirectLoubna : +212 22 54 47 21 Direct : +212 522 54 47 21 a.meftah@foodmagazine.ma l.disco@foodmagazine.ma

Rédacteur chef adjoint Maria en MOUHSINE Florence CLAIR Direct : +212 522 54 47 29 Direct : +212 22 54 47 20 m.mouhsine@foodmagazine.ma f.clair@foodmagazine.ma OntAssistante participéadministrative  à ce numéro AsmaaBOUHLAL KHALIL Yasser Direct : +212 522 54 47 27 Salah CHAKOR contact@foodmagazine.ma Catherine CORNE AMRANI Nabila LAHLOU Ont collaboré à ce numéro Driss TERRAB Dounia BENHAYOUNE Marcel ZARDONI

EDT Expo Turkey (Istanbul, Turquie) 27 au 30 mars 2014 Salon des fournisseurs des services agro-alimentaires

Kamal CHRAIBI Franck DAUTRIA Publicité Soukaina EL ALAOUI Morad ZLOURHI Direct Siham : +212 HAMDI 22 54 47 23 Chantal PASSAT m.zlourhi@foodmagazine.ma

Conception graphique Stagiaire Othman EL MAHFOUDI SABIR DirectKawtar : +212 522 54 47 26 o.elmahfoudi@foodmagazine.ma Comptabilité

Abdelaziz TOUHAM Publicité

Mostafa BENgraphique CHARFA Conception Direct : +212 522 54 47 24 Yassine NASSIF m.bencharfa@foodmagazine.ma Samir AHCHOUCH DirectAhmed : +212 SEKKAT 22 54 47 26 s.ahchouch@foodmagazine.ma Direct : +212 522 54 47 28 a.sekkat@foodmagazine.ma Imprimerie

IMPRIMAHD Casablanca Imprimerie Rotaco - Casablanca

FOOD MAGAZINE

Distribution Maroc : Sapress Une publication de

FOOD MAGAZINE Une publication de

Crédit photo de couverture : © nito - Fotolia.com

Comptabilité Mostafa BEN CHARFA Abdelaziz TOUHAM Direct : +212 22 54 47 24 m.bencharfa@foodmagazine.ma

SIAL Canada (Montréal, Canada) 2 au 4 avril 2014 Salon international de l’alimentation Kenya Trade Show 2014 (Nairobi, Kenya) 5 au 7 avril 2014 9ème édition destinée aux professionnels de tout l’Orient et de l’Afrique Centrale dans 10 secteurs économiques dont l’alimentaire Plast Alger et PrintPack Alger (Alger, Algérie) 6 au 8 avril 2014 3ème édition du salon Plast Alger et 4ème édition du salon PrintPack, événements phares de la plasturgie, de l’emballage et de l’impression Food Expo (Kiev, Ukraine) 9 au 11 avril 2014

• Evénements Alimentaria 2014 (Barcelone, Espagne) 31 mars au 3 avril 2014 International, professionnel, spécialisé, global et innovant, tel est décrit Alimentaria, l’un des salons de l’alimentation et des boissons les plus importants au monde. L’édition 2012 avait attiré près de 3.851 exposants de 60 pays et 141.826 visiteurs de 50 pays. Divers événements sont programmés en ce sens dont les conférences, forums et les rendez-vous business avec la participation des acteurs majeurs du secteur sur des thématiques telles que : l’innovation, la nutrition santé et bien-être, la globalisation et l’internationalisation, la distribution et la vente au détail. Par ailleurs, plus de 500 acheteurs de renom sont conviés à prendre part au « hosted buyers program » afin de leur assurer une visite des plus profitables et en corrélation avec leurs intérêts.

Swingevents 2014 (Casablanca, Maroc) 29 mars 2014 3ème édition du trophée « Hôtellerie & Restauration et Loisirs » au Royal Golf d’El Jadida.

• Formations et congrès Formation AFNOR (Casablanca, Maroc) 17 et 18 mars 2014 Indicateurs et Tableaux de Bord Formation AFNOR (Casablanca, Maroc) 20 au 21 mars 2014 HACCP selon l’ISO 22000: Positionner la démarche HACCP dans un système de management de la sécurité des aliments. Formation AFNOR (Casablanca, Maroc) 26 au 28 mars 2014 Mettre en œuvre l’ISO 31000 pour anticiper les évolutions de la norme ISO 9001 Congrès Maghrébin sur les toxi-infections alimentaires (Fès, Maroc) 16 au 18 avril 2014 Thème : «Sécurité sanitaire des aliments face aux mutations sociétales et à la mondialisation».

• Séminaire

20ème édition du salon international dédiée aux fournisseurs et aux producteurs des aliments et des boissons Djazagro (Alger, Algérie) 21 au 24 avril 2014 Carrefour des filières agroalimentaires

Protection des données personnelles (Rabat, Maroc) 20 mars 2014 La Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP) et le Conseil de l’Europe organisent un séminaire sous le thème « Protection des données personnelles : enjeux à l’ère du numérique et de la transparence »

Dossier de presse 15/08 Silvestri Media Dépôt légal 0046/2008

L'info et + … .AVENUE DES F.A.R ,119 Dossier de presse Espace Sofia B115/08 Dépôt légal 0046/2008 CASABLANCA 20 000 ISSN : 2028-0335 Tél. : +212. 22 54 47 ,119 27 AVENUE DES F.A.R Fax :Espace +212 .22 44 B1 14 05 Sofia contact@foodmagazine.ma CASABLANCA 20 000 Tél. : +212 522 54 47 27 www.foodmagazine.ma Fax : +212 522 44 14 05 Ce numéro a été tiré à contact@foodmagazine.ma 10.000 exemplaires www.foodmagazine.ma

Nos Annonceurs Clim’14................................................................................ 19 Comaner............................................................................ 31 Djazagro...............................................................................9 Food’in Sud..........................................................................7 Interpack............................................................................ 13 Kerix................................................................................... 33

ONSSA.................................................................................2 Qualimag............................................................................11 Silvestri Media.............................................................23, 57 Somathes.......................................................................... 60 Steriflow............................................................................. 15 Swing Events..................................................................... 59


L’Actu MAFEX 3ème édition en décembre 2014

• Dari Couspate Les statuts de Dari Couspate viennent d’être modifiés. La société est ainsi transformée en société anonyme à Conseil d’Administration. Mohammed Khalil a démissionné de son poste de Président Directeur Général et a été élu Président du Conseil d’Administration. Hassan Khalil a quant à lui été nommé Directeur Général, tandis que Saida Khalil devient Directrice Générale Déléguée. • OCP Le Groupe OCP a investi dans une usine d’engrais à Jorf Lasfar, dont la production sera entièrement dédiée au marché africain. Fruit d’un investissement de 600 millions de Dollars, elle produira 1 million de tonnes d’engrais par an, exportés exclusivement vers l’Afrique, conformément aux instructions royales. • Coopératives Sur l’année 2013, 1.406 coopératives ont été créées, dont 73% dans le secteur agricole. Au total, le nombre de coopératives a ainsi atteint 12.022 à fin décembre 2013, regroupant plus de 440.000 adhérents et générant un capital de plus de 6,4 Mrd DH.

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Organisé par IEC et IFW Expo, le MAFEX (Maghreb Food Exhibition) tiendra sa 3ème édition à Casablanca, du 11 au 13 décembre 2014. Ce rendez-vous annuel s’inscrit donc désormais pleinement dans le paysage des salons dédiés aux professionnels de l’agroalimentaire au Maroc. Outre les produits alimentaires et halal, les secteurs des équipements de process et d’emballage, de refroidissement et de stockage, ainsi que les ingrédients seront représentés par près de 200 exposants cette année. L’Allemagne et la Chine seront à nouveau au rendez-vous à travers des pavillons nationaux.

Scandimar Renforcement sur le marché des condiments Sur un marché des condiments encore en évolution au Maroc, la société italienne Polenghi, leader européen du jus de citron, entend confirmer sa position en proposant un substitut au citron frais. Déjà introduit depuis 3 ans sur le marché marocain en partenariat avec Scandimar, spécialiste du poisson fumé, avec sa marque Limonino en 200 ml, la gamme s’enrichit d’une déclinaison en format 125 ml, entièrement sleevé. Le jus est toujours 100% citron, facile à l’emploi et avec une DLC de 12 mois. Côté merchandising, un positionnement au rayon frais poisson ou volaille est recommandé pour orienter les consommateurs. Pour information, Polenghi est déjà présent dans plus de 60 pays, fournisseur de MDD pour le top 10 de la grande distribution mondiale et travaille avec de grands chefs italiens. Fort d’une vaste gamme de produits à base de citron et de millions de flacons vendus dans le monde, « Polenghi voit le marché marocain comme un de ses objectifs pour 2014/15 », déclare-t-on du côté de l’entreprise.

AMABIO Journée d’information et création d’une section régionale Le 6 mars dernier, l’AMABIO (Association Marocaine de la Filière des Productions Biologiques) a organisé, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, une journée d’information et de sensibilisation sur la stratégie de développement de la filière biologique à Tit Mellil. Cet événement s’inscrit dans le cadre des actions prévues dans le contrat-programme de cette filière mais aussi dans le cadre de « 2014, année du bio ». Son objectif était d’informer les opérateurs sur les axes du contrat-programme et les actions pouvant être mises en œuvre dans la région centre. A l’occasion de cette journée, l’AMABIO a également acté la création de sa section régionale du Grand Casablanca et de Chaouia-Ouardigha, organisée de longue date par R. Alami Benkirane, animée par A. Aït Hamou et présidée par Slim Kabbaj, Vice-Président de l’AMABIO.

Aziz Akhannouch Distinction espagnole ! Le 7 mars dernier, le gouvernement espagnol a approuvé la décision de remettre la Grande Croix du mérite agricole, alimentaire et de pêche à Aziz Akhannouch, Ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche Maritime. Cette distinction est présentée comme une reconnaissance des efforts de M. Akhannouch dans la conclusion de l’accord de pêche Maroc/UE, mais aussi de son rôle dans la création du Comité mixte hispano-marocain des fruits et légumes et dans la mise en œuvre du Plan Maroc Vert et de la stratégie Halieutis.

FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

© AMABIO

• SMD/Afrique Fin 2014, la CGEM annonce l’organisation d’un forum économique SoussMassa-Drâa (SMD) Afriquedéveloppement à Agadir. Des délégations d’hommes d’affaires africains seront invitées, ainsi que des institutionnels et des membres de gouvernement.


Maroc Cosumar OPA validée Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) a visé la note d’information relative à l’offre publique d’achat (OPA) obligatoire concernant les actions Cosumar et initiée par Wilmar Sugar Holdings, Axa Assurances Maroc, CMR, CNIA Saada Assurances, MAMDA, RCAR, RMA Asset Management et Wafa Assurances. Le prix de l’offre a été fixé à 1.900 DH/ action et porte sur 1.546.082 actions, du 20 mars au 26 mars 2014 inclus. A noter que parmi les perspectives abordées dans la note d’information, Cosumar confirme son engagement à satisfaire la demande nationale en sucre, tout en explorant les opportunités à l’export, notamment vers l’Afrique du Nord et l’Afrique sub-saharienne, régions dont les productions locales ne suffisent pas. Dans cette optique, Cosumar pourra s’appuyer sur des synergies avec le groupe Wilmar.

Maroc Export Décorations royales Le 19 février dernier, une cérémonie de remise de décorations royales a été organisée sous la présidence de Mohamed Abbou, Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique et Chargé du Commerce Extérieur. Cette cérémonie s’est tenue à l’occasion de la Fête du Trône pour l’année 2013. Sa Majesté le Roi Mohammed VI a décerné des décorations royales à de hauts responsables et employés des ministères ainsi que des établissements publics. Les wissams royaux ont été remis à Larbi Bourabaa, Secrétaire Général de Maroc Export, à El Houcine Agouzoul, Chef de Département et à Mohamed Feliouni, Agent d’exécution, en témoignage d’une reconnaissance de leurs loyaux services au sein de l’organisation, de leur enthousiasme ainsi que de leur dévouement dans l’accomplissement de leur devoir et des missions qui leurs sont confiées pour contribuer au rayonnement du Maroc et au bon positionnement de l’entreprise marocaine à l’international.

Accès des PME au financement Contrat CDG/KFW Dans l’objectif de mieux soutenir l’accès des PME au financement, le Groupe Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) a signé un contrat de financement le 17 février dernier, avec la KFW, première banque allemande de développement. L’événement a été présidé du côté marocain par Anass Houir Alami, Directeur Général de la CDG, et du côté allemand par Ulrich Schröder, Président du Directoire de la KFW. La signature du contrat s’est faite entre la CDG représentée par Saïd Laftit, Secrétaire Général de la CDG, Finéa, filiale de la CDG, représentée par Ali Bensouda, Administrateur Directeur Général, et KFW représentée par Monika Beck, Chef de Division, et Karl von Klitzing, Chargé de Projet. Cette convention permettra à Finéa de bénéficier d’une ligne de financement de 200 millions d’Euros, dédiée au financement des petites et moyennes entreprises marocaines. De plus, elle s’inscrit dans le cadre de l’accord de partenariat établit entre la CDG et la KFW, régit par le mémorandum d’entente signé entre les deux institutions en date du 23 mai 2013.


L’Actu Groupe Labomag Valorise le partenariat AMIOL & ONSSA

• Huile d’olive Lors du salon Biofach, qui s’est tenu en Allemagne du 12 au 15 février derniers, une huile d’olive marocaine bio a été distinguée parmi les 30 meilleures au monde. Un Olive Oil Award a ainsi été décerné à l’huile produite par la société Bioconserve, située à Meknès. • Produits bio En 2013, quelques 5.000 ha de terres ont été cultivées en bio au Maroc, produisant plus de 50.000 T de produits, soit +50% en seulement 5 ans. Selon l’AMABIO, 12.500 T ont été exportées cette même année (fruits et légumes frais essentiellement). Les produits transformés représentaient 25% du volume des exportations. Rappelons que le contratprogramme prévoit l’exportation de 60.000 T de produits bio d’ici 2020, sur une production totale de 400.000 T. • Protection des données personnelles La Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP) et le Conseil de l’Europe organisent un séminaire sur le thème : « Protection des données personnelles : enjeux à l’ère du numérique et de la transparence», qui se tiendra à Rabat le 20 mars 2014 à partir de 9h, au Centre de Conférences de la Fondation Mohammed VI.

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Le Groupe Labomag, laboratoire d’analyse agricole et alimentaire, a organisé le 8 mars dernier à Casablanca, une journée technique sous le thème « le laboratoire agréé, accrédité et reconnu par l’ONSSA au service du développement agricole et de la protection du consommateur ». Cette journée était organisée dans le cadre du partenariat entre l’Association des Amis de l’Olivier (AMIOL) et l’Office National de Sécurité Sanitaire des • De gauche à droite : Mathieu Coquant, produits Alimentaires (ONSSA). Cet événement a été Directeur Général Qualimag, Moussaoui l’occasion de développer différents aspects, allant de la Hamid, Président AMIOL, Mohamed EL culture de l’olivier jusqu’au contrôle qualité du produit Belkacemi, Directeur du Pôle Végétal de l’ONSSA et Jean-Marie Coquant, Directeur fini. Le programme a débuté par une présentation du groupe Général Groupe Labomag Labomag (Labomag, Qualimag et Aquamag), et a enchainé avec trois présentations, une visite guidée des laboratoires Labomag et pour finir, une séance de discussion. La première présentation a mis l’accent sur « l’intérêt des analyses sols, eau et feuilles pour le raisonnement de la fertilisation des oliviers » et cela en arborant les importants éléments nutritionnels indispensables à la croissance et au développement de l’olivier et leurs modalités d’apport en fonction des besoins. La deuxième présentation a soulevé la problématique des contaminants chimiques et s’est concentrée particulièrement sur les résidus des pesticides dans le produit fini et son effet sur les consommateurs, mettant ainsi l’accent sur « la recherche des contaminants organiques au niveau de la production et de la transformation en produits finis ». La troisième présentation s’est intéressée à la filière oléicole au Maroc et aux critères d’extraction d’huile d’olive de qualité le long de la chaine de production. Cette journée a constitué une interface d’échange et de partage entre le laboratoire et les participants, contribuant ainsi au développement de l’oléiculture. La journée a porté ses fruits et les participants ont exprimé leur satisfaction par rapport à cette initiative. Pour renforcer davantage le partenariat AMIOL-ONSSA, d’autres journées seront prévues pour le 12 avril à Meknès avec un promoteur dans la production de l’olivier et le 17 mai avec une coopérative agricole œuvrant dans le même secteur à Séfrou.

Sécurité Sanitaire des Aliments 4ème Congrès Maghrébin à Fès L’Association Maghrébine de Sécurité Sanitaire des Aliments (AMSSA) organise, du 16 au 18 avril 2014 à Fès, sa 4ème édition du Congrès Maghrébin sur les Toxi-infections alimentaires sous le thème : « Sécurité sanitaire des aliments face aux mutations sociétales et à la mondialisation ». En marge de ce congrès, deux ateliers seront programmés : le premier s’intéressera à « Analyse critique des principes, des étapes de mise en place et de l’audit du système HACCP dans les établissements de produits alimentaires », tandis que le 2ème portera sur « la Microbiologie Prévisionnelle ». Cet événement constituera une interface d’échange d’expériences entre les différents participants.

ASMEX Promotion des exportations dans l’Oriental L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a organisé, le 20 février dernier, une journée pour la promotion des exportations dans la région de l’Oriental. La rencontre s’est tenue au niveau du siège de la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services (CCIS) de Nador et a porté sur le thème « Quel environnement et quel potentiel d’exportation dans la région de l’Oriental ?». L’ASMEX a saisi cette occasion pour établir la signature de trois conventions avec l’Agence de Développement de l’Oriental, la CCIS Nador et la CCIS Oujda. La journée a connu la participation de différents acteurs et professionnels du secteur. Par ailleurs, une session de formation destinée aux entreprises a été prévue sur le thème: « Comment s’organiser pour exporter et de quelles incitations bénéficier ? »

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Maroc Commerce international La BERD soutient le Crédit du Maroc

Aïn Soltane Certification ISO 14001

La BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) a dernièrement renforcé son appui au Maroc en octroyant un financement d’une valeur de 40 millions de dollars américains (US$) au profit du Crédit du • De gauche à droite : Laurent ChaMaroc. Cette initiative vise brier, Directeur en charge du Maroc à aider les exportateurs et à la BERD, et Adnane El Gueddari, importateurs marocains, et Directeur Général Adjoint en charge de la Banque de Financement et s’inscrit dans le cadre du d’Investissement, Crédit du Maroc programme Trade Facilitation Programme (TFP) lancé en 1999, dont le but est de faciliter le financement du commerce international. « Nous sommes heureux de nous engager une fois de plus avec le secteur bancaire marocain. Notre partenariat avec le Crédit du Maroc permettra de continuer à soutenir le commerce international et favoriser la croissance économique », a déclaré Laurent Chabrier, Directeur de la BERD pour le Maroc. De son côté, Adnane El Gueddari, Directeur Général Adjoint en charge de la Coopération et de l’Investissement Bancaire a souligné : « ce partenariat confirme le désir partagé entre la BERD et le Crédit du Maroc pour soutenir le développement de l’économie du Maroc, et aidera surtout à créer de la valeur pour nos entreprises, et ceci correspond à notre vision d’une banque qui se veut utile à ses clients. » Rappelons que depuis 2012 – début de ses opérations au Maroc – la BERD a investi plus de 264 millions d’Euros dans 13 projets.

La société des eaux minérales Al Karama qui embouteille et conditionne l’eau naturelle Aïn Soltane obtient la certification ISO 14001 pour son système de Management environnemental et maintient sa certification ISO 9001. Attribué par AFAQAFNOR pour une durée de trois ans à compter de février 2014, la certification ISO 14001 est l’outil de pilotage de la performance environnementale, qui permettra à Al Karama de mieux maîtriser les impacts de son activité, conformément à la réglementation environnementale. « La norme ISO 14001 est une certification internationalement reconnue qui facilite la reconnaissance d’Al Karama par tous ses partenaires et renforce ses atouts d’entreprise volontariste. En 2010, Al Karama signait la charte Ynna Holding d’engagement social et de développement durable. Cette certification est la résultante de la mobilisation de l’ensemble des directions, des services et des collaborateurs d’Al Karama, et représente un gage de qualité et de santé pour les consommateurs d’Aïn Soltane », déclare M. El Bari, Directeur Général de la société des eaux naturelles Al Karama. Obtenue en 2012, la certification ISO 9001 a été maintenue pour une durée de deux années.

Imtiaz Lancement de la 1ère édition 2014 L’Agence Nationale pour la Promotion de la Petite et Moyenne Entreprise (ANPME) a lancé le 14 mars dernier la première édition 2014 du programme Imtiaz. Les entreprises ont jusqu’au 12 juin 2014 pour déposer leurs dossiers de candidature. Rappelons qu’Imtiaz permet aux PME à fort potentiel de croissance disposant de programmes de développement et d’investissement ambitieux de bénéficier d’une aide de l’Etat à hauteur de 20% du montant global de l’investissement (matériel et immatériel, dont les opérations de fusion acquisition) et pouvant atteindre 5 millions de DH. A ce jour, les 8 éditions précédentes d’Imtiaz ont financé 174 projets pour un investissement global de 3,74 Mrd DH. Ces projets devraient générer un chiffre d’affaires additionnel de plus de 40.6 Mrd DH et près de 13.000 nouveaux emplois. Le montant global de la prime Imtiaz allouée à ces 174 projets s’élève à plus de 610 MDH. Sur les 174 projets retenus, 76 avaient pour objectif de se substituer aux importations, 85 de renforcer les exportations et diversifier les marchés, notamment vers les pays africains. Enfin, 17 portaient sur la construction et l’aménagement de sites de production et 13 sur la modernisation de l’outil de production. FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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L’Actu Financement des PME-PMI Signature d’un accord-cadre entre la CDG et l’ICO • Maroc/Arabie Saoudite Le 10 mars dernier à Ryad, le Conseil d’affaires maroco-saoudien a tenu une réunion portant notamment sur les projets de partenariat entre les deux Royaumes. Outre l’organisation prochaine d’un Forum maroco-saoudien des affaires, il a été question de la création d’une société maroco-saoudienne d’investissement dans le secteur agricole. • R&D Pour 2014, le Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique lance deux nouvelles éditions d’appel à projets pour Intilak et Tatwir. Rappelons que ces deux instruments de financement ont pour finalité le soutien à l’innovation, la valorisation de la R&D et la création de propriété industrielle et commerciale.

En marge de la réunion du Club des Investisseurs de Long Terme « LTIC », tenue à Madrid le 14 Février 2014, Roman Escolano, Président de l’Instituto de Crédito Oficial d’Espagne (ICO) et Anass Houir Alami, Directeur Général de la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), ont procédé à la signature d’un accord-cadre de coopération entre les deux institutions. Ce partenariat met en place un cadre de collaboration dans les domaines du financement, du co-financement et de garantie de projets d’investissements communs, notamment pour les PME - PMI et pour les projets d’infrastructure. À cette occasion, les deux Directeurs Généraux ont convenu d’échanger en permanence de l’information et de l’expertise, soulignant ainsi l’intérêt accordé par ICO et la CDG à développer et à favoriser les relations économiques entre le Royaume du Maroc et le Royaume d’Espagne.

Centrale Laitière-Danone Part à la rencontre des acteurs du programme Sehaty fi Taghdiyaty

Afin de développer la qualité des échanges entre les différentes parties-prenantes du programme Sehaty fi Taghdiyaty, un programme éducationnel qui permet de sensibiliser les élèves aux bons principes nutritionnels en milieu scolaire, Centrale Laitière-Danone a mis en place une série de rencontres entre les médecins des académies régionales d’éducation et de formation et les chefs de service de la vie scolaire au niveau des différentes délégations concernées. Deux réunions d’envergure se sont ainsi tenues le 13 février à Tanger, puis le 24 février à Marrakech, afin de rassembler les intervenants des régions Nord et Sud. A cette occasion, il leur a été présenté le plan d’action de Sehaty fi Taghdiyaty et les invités ont échangé autour de leur rôle dans la mise en œuvre du programme et l’amélioration de son efficacité. L’ensemble de ces rencontres ont été animées par des représentants du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle et de Centrale Laitière-Danone.

OMSAN Logistique S’implante à Tanger

MedZ Promotion du parc industriel Selouane

OMSAN Logistique, filiale du conglomérat turc, le groupe OYAK, actif notamment dans la sidérurgie, le ciment, les matières plastiques et l’automobile, s’est implanté au Maroc afin de s’appuyer sur la position stratégique des ports Marocains sur les routes du commerce méditerranéen et Atlantique, et de contribuer à la dynamique croissance économique du pays et plus généralement de la région. « Avec le Contrat Programme Logistique 2015, le gouvernement marocain s’est engagé dans une politique ambitieuse et pertinente pour développer la compétitivité du Maroc et exploiter les atouts de sa situation géographique. Il était donc naturel que notre groupe, devenu ces dernières années l’un des leaders de son secteur sur le pourtour méditerranéen, envisage d’accorder, dans le cadre de notre stratégie de développement, une place stratégique à une implantation au Maroc », affirme Osman Küçükertan, Directeur Général du Groupe OMSAN.

Dans le cadre du lancement de la commercialisation du Parc Industriel de Selouane, MedZ, filiale du Groupe CDG, a organisé le 6 mars 2014, conjointement avec la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services de Nador (CCISN), une journée d’information au profit des investisseurs. Le Parc Industriel de Selouane s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Med Est, déclinaison territoriale du Programme Emergence dans l’Oriental, visant à renforcer le potentiel industriel et de services de cette région. Cette rencontre a été l’occasion de discuter des atouts du Parc et de la Province de Nador ainsi que les opportunités offertes en termes d’investissements, de l’assistance proposée aux porteurs de projets par les différents services de l’Etat et de l’offre de valeur du Parc en termes d’infrastructures d’accueil.

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Maroc CMCP-International Paper Inaugure sa nouvelle onduleuse sur le site d’Agadir CMCP-International Paper, filiale marocaine du consortium mondial International Paper et leader des emballages en carton ondulé et papier au Maroc, vient d’inaugurer sa nouvelle onduleuse, qui lui permet de renforcer la capacité de production de son site d’Agadir. Ce nouvel investissement, d’un montant global de 55,8 millions de Dirhams, a un double objectif : accompagner et anticiper les besoins qualitatifs des emballages et renforcer de manière conséquente la capacité de production de ses unités pour répondre aux besoins de la région.

Seafood Expo North America 2014 Importante participation marocaine Maroc Export organise, en collaboration avec la FENIP (Fédération des Industries de Transformation et de Valorisation des Produits de la pêche) et l’ONP (Office National des Pêches), la participation marocaine du 16 au 18 Mars 2014 au « Seafood Expo North America», salon international de la pêche qui se tiendra à Boston aux Etats-Unis. Cet évènement constitue un tremplin pour les entreprises exportatrices marocaines du secteur des produits de la mer, à savoir les produits frais, en conserve ou surgelés, ainsi que différentes prestations liées au secteur, en particulier les solutions de stockage, de traitement, d’emballage et de conditionnement, de transport, d’assurance et de technologie. Pour la troisième édition du salon, le Maroc occupera un espace d’exposition de 82 m² et connaitra la participation de 13 entreprises marocaines. Rappelons que l’édition de 2013 avait attiré plus de 19.000 visiteurs professionnels en provenance de 130 pays et plus de 1.000 exposants en provenance de 40 pays et ce sur une superficie totale de 16.000 m².

Orientines Campagne publicitaire Orientines, société créée en février 2001 et visant à valoriser la pâtisserie marocaine, a lancé le 15 mars dernier sa première campagne de communication, soutenue par un dispositif pluri-média articulé autour de spots TV et d’affiches. Cette campagne conçue et produite par Saga est la preuve que les médias grand public pourront désormais être accessibles aux PME. Pour accompagner ce dispositif offline, la marque a fait appel à l’univers digital à travers la mise en ligne d’un nouveau site internet et d’une page Facebook. Rappelons qu’Orientines propose une large gamme de préparations traditionnelles : Palmiers Pur Beurre, Sablés à la confiture de fraise, Sablés à la confiture d’abricot, Craquants au paprika, Nougats, Sellou… Elle utilise des ingrédients 100 % naturels et un savoir-faire traditionnel marocain.


L’Actu Réseau Entreprendre Maroc Un mentoring innovant Le 6 mars dernier à Casablanca, s’est tenue une conférence organisée par Réseau Entreprendre Maroc (REM) en partenariat avec International Executive Service Corps autour du thème « Soutenir et accompagner efficacement les jeunes entrepreneurs créateurs d’emploi et de richesse » sous l’égide du Programme Appui au développement des organisations professionnelles, financé par le Middle East Partnership Initiative. Durant cette rencontre, REM a étayé son système de financement proposé aux nouveaux entrepreneurs et qui se présente sous forme de prêts d’honneur, sans intérêts ni garantie, remboursés sur cinq ans avec un an de différé. En outre, le réseau a mis en place un dispositif d’accompagnement individuel et personnalisé, dispensé par un chef d’entreprise expérimenté permettant la mise en commun et le partage des expériences pour garantir ainsi l’émergence et la durabilité des lauréats.

Danone Remplace Yawmy C’est désormais sous le nom de Danone que le consommateur trouvera les produits de l’ancienne gamme Yawmy dans les rayons. La Centrale Laitière - Danone remet donc à l’honneur la marque Danone, pionnière sur le marché des produits laitiers frais, et marque référence du yaourt qui a accompagné différentes générations de marocains depuis 60 ans. La gamme se dote également de deux nouveaux parfums inédits : Danone Assil Nature Sucré et Danone Velouté Pêche.

Taittinger Champagne officiel de la FIFA Le champagne Taittinger a été choisi comme champagne officiel de la FIFA. Ce contrat, conclu jusqu’à la fin de l’année 2015, comprend la Coupe du Monde de la FIFA 2014 et la Coupe des Confédérations de la FIFA 2013. A noter que pour la première fois, une Maison de Champagne est retenue par la FIFA pour être servie comme champagne officiel. Ainsi, Taittinger concrétisera dans les prochains mois sa présence à la Coupe du Monde de la FIFA 2014 par de nombreuses initiatives, relayées par Foods & Goods, distributeur exclusif de la marque au Maroc, jusqu’à l’apothéose de la finale dans le mythique stade de Maracanã le 13 juillet 2014.

Atlas Olive Oils Certifié par l’ONSSA Le 5 février dernier, Atlas Olive Oils, producteur d’huile d’olive extra vierge et cosmétique, a été certifié par l’Office National de • De g. à dr. : Mohamed Sadiki, Sécurité Sanitaire des Produits Secrétaire Général du Ministère Alimentaires en présence du Mi- de l’agriculture, Amine Berrada nistre de l’agriculture et de la pê- Sounni, Président de la FENAGRI, che maritime, Aziz Akhannouch. Aziz Akhannouch, Ministre de l’agriculture et de la pêche MariEn mars 2013, Olivie Pharma, time, et Meriem Aqallal, Directeur le nouveau département de la Général de Atlas Olive Oils. société Atlas Olive Oils, entièrement dédié à la recherche scientifique pour le développement de nouveaux produits naturels et 100% bio à base de l’olivier des terroirs marocains, a lancé une nouvelle gamme 100% naturelle qui se décline en 4 produits extrêmement riches en polyphénols, en puissants antioxydants et en bons acides gras.

Campagne agricole Bonnes perspectives suite aux dernières précipitations Selon le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, comparée à la série des 30 dernières années, l’actuelle campagne agricole s’annonce favorable. Sa performance reste toutefois tributaire des conditions climatiques qui prévaudront durant les mois de mars et avril, coïncidant avec la croissance et développement des différentes phases des cultures en place. Le déroulement de cette campagne est caractérisé par les importantes précipitations généralisées sur le territoire national. Le cumul pluviométrique national moyen au 14 février 2014 est de 194 mm contre 239 mm pour une campagne normale. Il est à signaler que les précipitations récemment enregistrées auront des impacts positifs sur le rythme de développement des cultures d’automne, notamment les céréales d’automne de semis tardif, l’amélioration du développement de l’arboriculture fruitière, le rythme d’installation des cultures de printemps (tournesol, pois chiche, maïs, etc.) et l’amélioration du taux de remplissage des barrages avoisinant 68%. La campagne a été marquée par des résultats exceptionnels avec des exportations globales de primeurs d’environ 389.940 Tonnes contre 341.900 T à la même date lors de la campagne précédente, enregistrant ainsi une hausse de +14%, et une nette amélioration des exportations d’agrumes, en hausse de 38% comparativement à la campagne précédente. L’actuelle campagne agricole connait par ailleurs le lancement en cours d’un programme de garantie multirisque pour l’arboriculture fruitière et d’une opération de sensibilisation dans la finalité d’informer les agriculteurs sur l’importance de la lutte contre les maladies foliaires du blé (rouilles et septorioses), visant la sauvegarde du potentiel de production des céréales. Le programme retenu au titre de 2013/14 vise le traitement de 34.000 Ha, dont 31% par voie aérienne, touchant les principales régions à vocation céréalière Enfin, les dernières pluies enregistrées au niveau de la plupart des régions du Royaume ont également été bénéfiques pour les parcours en particulier et pour le couvert végétal en général. Ainsi, le surplus du stock fourrager de la précédente campagne agricole utilisé pendant la période de soudure a permis de couvrir les besoins du cheptel pendant cette période d’automne. Cependant, certaines zones du pays, notamment celles du Sud, du Sud-Est et de l’Est, où le déficit pluviométrique a été important, devraient bénéficier d’un programme de sauvegarde du cheptel.

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Maroc Produits du terroir marocain Participation remarquée au SIAP

ASMEX Bilan de l’exercice 2013

Depuis le 1er jour, ce sont des milliers de visiteurs par jour qui ont afflué au stand marocain, sur 3 îlots de 325 m² au Salon International de l’Agriculture de Paris (SIAP), du 22 février au 2 mars 2014. La qualité des nombreux produits exposés y était pour beaucoup, sans oublier les animations musicale et culinaire qui ont drainé un nombre impressionnant de visiteurs. Le pavillon marocain réunissait près de 50 produits émanant de 12 régions du Royaume et représentatifs de la diversité du terroir marocain. Parmi les produits qui ont connu le plus de succès : l’huile d’argan, les produits à base de cactus, les plantes aromatiques et médicinales, l’huile d’olive, ainsi que l’emblématique safran. A noter qu’en amont de l’événement, les exposants avaient bénéficié d’un accompagnement de la part de l’ADA (Agence de Développement Agricole, organisatrice de ce pavillon) sur les plans marketing et commercial afin de les aider à mettre en valeur leurs produits. Le pavillon marocain a également reçu plusieurs officiels, notamment le 23 février Mamadou Sangafowa Coulibaly et Kobenan Kouassi Adjoumani, respectivement Ministre de l’agriculture et Ministre des ressources animales et halieutiques de Côte d’Ivoire. La délégation marocaine a reçu le 26 février Pascal Canfin, Ministre français délégué en charge du développement, ainsi que Ngarera Rimadjita, Ministre tchadien de l’agriculture, le 27 février.

Le 11 mars dernier, le Bureau exécutif et le Conseil d’Administration de l’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) se sont réunis au siège de l’association sous la présidence de Hassan Sentissi El Idrissi. La réunion a été l’occasion de mettre en exergue les réalisations de l’exercice 2013 et de déterminer les priorités et les recommandations pour l’exercice 2014. Au niveau local, ont été saluées les participations de l’ASMEX aux différentes manifestations nationales, dont le SIAM 2013, Halieutis, MAFEX Casablanca ou encore la co-organisation de l’Expo-Halal International à Meknès et la création du Club Halal. Au niveau international, le Président a mis l’accent sur les différentes actions menées en matière de promotion commerciale, notamment dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe et d���Asie. Dans le cadre de la défense des intérêts des exportateurs, l’ASMEX a accompagné les programmes d’appui du Ministère chargé du commerce extérieur, a participé aux travaux préparatoires et au suivi des Assises Nationales de la Fiscalité et a intégré le comité de suivi du projet d’Observatoire de la compétitivité des ports marocains ainsi que les autres comités de suivi du contrat-programme logistique. Par ailleurs, et pour renforcer sa représentativité régionale, l’ASMEX a ouvert des délégations à Tanger, à Nador avec des antennes à Oujda et Berkane, et s’apprête en 2014 à ouvrir d’autres délégations dans la région du Sud et dans celle du Tensift Al Haouz.

Maroc Export 3ème mission BtoB en Russie Dans le cadre de la promotion et du développement des exportations marocaines en Russie, Maroc Export organise, du 15 au 21 Mars 2014, une mission d’hommes d’affaires « B to B », à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Cette mission intéressera principalement le secteur agroalimentaire, et aura comme objectif de capitaliser le potentiel identifié auprès des opérateurs économiques et de renouer avec eux pour le renforcement du flux des échanges commerciaux et le développement du partenariat du Maroc avec la Russie. La participation marocaine aux missions précédentes organisées en 2011 et 2012 a connu un succès considérable. Ainsi, pour sa 3ème mission, Maroc Export entreprend de promouvoir le potentiel national du secteur agroalimentaire et agro-industriel sur le marché russe et de mettre en évidence les nouveautés, la diversité et la qualité de cette production. Le programme de cette mission sera riche et comprendra des rencontres B to B organisées entre les membres de la délégation marocaine et les hommes d’affaires russes, ainsi que des visites de sites industriels et économiques à Moscou et SaintPétersbourg. A noter que les exportations marocaines vers la Russie sont constituées principalement d’agrumes, farine et poudre de poissons et tomates fraiches, avec un chiffre à l’export de 10 millions de Dollars. FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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L’Actu FAO région MENA 32ème conférence régionale

Guyader Meilleure nouveauté 2014

Du 24 au 28 février 2014 s’est tenue la 32ème conférence régionale de la FAO pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord à Rome, dans le but d’aider les Etats membres à identifier des stratégies, des politiques et des pratiques axées sur des solutions durables face à l’appauvrissement des ressources en eau et aux problèmes de sécurité alimentaire qui s’y rattachent. La Conférence a demandé à l’Organisation de concentrer ses efforts sur l’aide aux pays dans trois domaines prioritaires : raréfaction de l’eau, renforcement de la résilience pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, et soutien à la petite agriculture. L’allocation budgétaire de la FAO pour les activités au Proche-Orient et en Afrique du Nord pour la période 2014-2015 s’élève à 45,8 millions de dollars, avec des besoins supplémentaires de contributions volontaires estimés à 95,5 millions de dollars.

Guyader a décroché le prix de la Meilleure Nouveauté GMS et le prix Coup de Cœur de Produit en Bretagne pour son tartinable au Saumon & Boursin Ail & Fines Herbes, qui a séduit le jury par de nombreux aspects, dont l’association inédite du saumon et du Boursin, son goût affirmé, sa texture onctueuse et sa parfaite tartinabilité. Ces prix récompensent chaque année l’innovation agroalimentaire bretonne, à travers, notamment, la mise en place d’un plan médias de mars à juin pour promouvoir les lauréats. Une dotation qui va permettre à Guyader d’accentuer sa visibilité et de renforcer sa notoriété en Bretagne.

Robotique Un duel inédit ! Le fabricant de robots industriels n°1 en Europe, Kuka, a choisi le joueur de ping-pong Timo Boll comme ambassadeur de sa marque en Chine. Timo Boll est classé parmi les sportifs les plus populaires en Chine et représentera la marque Kuka dans son second pays d’origine sportive. « Timo Boll correspond parfaitement à notre société et à l’image Kuka. Etant l’un des représentants les plus populaires de son sport en Asie, il modélise exactement les qualités qui distinguent nos robots Kuka : vitesse, précision et flexibilité », affirme Wilfried Eberhardt, Vice-Président Marketing Kuka. Un duel a été programmé entre le robot et Timo afin de démontrer les différentes qualités de la machine que le joueur allemand qualifie de « rapides, agiles, précis et fiables. Tout comme un bon joueur de ping-pong ! ».

Bee Friendly Nouveau label Le 24 février, l’Association Bee Friendly a présenté son nouveau label, qui permettra de distinguer les produits : (pesticides, OGM…), dont la fabrication respecte l’écosystème des abeilles. La présentation s’est déroulée en présence du Ministre français de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, et devant de nombreux producteurs. Olivier Belval, Président de Bee Friendly et de l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), a dévoilé les principaux piliers ducahier des charges. Il a également adressé un message aux agriculteurs soucieux des pollinisateurs : « Rejoignez-nous ! » L’Association a pour objectif que les premiers produits français labellisés Bee Friendly soient commercialisés dès la fin de l’année 2014.

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Agriculture Familiale Engagement International Le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki-moon, et le Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), José Graziano da Silva, ont lancé le 5 mars dernier à Rome un appel aux gouvernements afin d’intensifier leur soutien en faveur des petits agriculteurs et de vaincre la bataille contre la faim. « Les Gouvernements peuvent donner aux agriculteurs familiaux, et en particulier aux femmes et aux jeunes, les moyens d’agir en créant des politiques propices à un développement rural équitable et durable », a indiqué Ban Ki-moon. Les deux officiels ont tenu à solliciter les gouvernements à adopter expressément des politiques en faveur de l’agriculture familiale. « Outre le fait qu’ils produisent une grande part de la nourriture que nous consommons, les agriculteurs familiaux sont de loin la première source d’emploi au monde », a souligné Graziano da Silva, qui a insisté sur l’importance de protéger les agriculteurs familiaux des menaces croissantes pesant sur leur accès à la terre du fait des conditions d’insécurité et de la mainmise sur les terres.

Ctifl Publication sur le fraisier A l’occasion de la Journée Nationale Fraise, le Centre Technique Interprofessionnel des Fruits et Légumes (Ctifl) a proposé une nouvelle publication consacrée à cette culture : « Fraise et qualité, perspectives pour la filière française ». Cet ouvrage fait le point dans une première partie sur la physiologie du plant de fraisier et détaille dans une deuxième partie le comportement des différents types de plants ainsi que leurs itinéraires techniques. Il contribue ainsi au dialogue entre pépiniéristes et producteurs de fraises pour une progression des performances de la production française. Il est désormais disponible auprès du Ctifl au prix de 30 Euros.


Monde Développement durable 5ème édition du prix du design durable

Coca-Cola France Fïnley, boisson spéciale adultes !

En partenariat avec le magazine Néoplanète, Coca-Cola France a lancé la 5ème édition du Prix du Design Durable, un concours où les participants doivent créer un objet utile, original et innovant à partir d’emballages de produits de grande consommation. En d’autres termes, il s’agit de transformer les emballages en produits de qualité, esthétiques et de les tourner vers l’éco-conception. Ce prix s’inscrit dans les actions de Coca-Cola France visant à sensibiliser ses consommateurs sur l’importance du recyclage et de la valorisation des emballages. Le concours est doté de 5.000 €, qui seront attribués au projet gagnant, et d’un prix honorifique des internautes. Pour cette édition, le concours sera ouvert aux étudiants et aux jeunes professionnels de moins de 30 ans.Rappelons que l’édition 2013 a été remportée par Cécile Fabre pour le « Rucher », une ruche urbaine faite en plastique recyclé (en photo).

Coca-Cola Company, première entreprise mondiale du secteur des boissons avec plus de 500 marques de boissons gazeuses et plates, lancera en avril 2014 en France Fïnley, une nouvelle boisson aux fruits pétillante, développée pour répondre spécifiquement aux attentes des adultes. Fruit de 2 années de recherche et d’études menées auprès des personnes âgées entre 25 et 55 ans, Fïnley répond au désir d’une génération délaissée par l’offre existante. Avec cette nouvelle marque, Coca-Cola propose une boisson raffinée, avec de fines bulles, de fines saveurs et à faible teneur en calories avec 20 calories pour 100 ml. D’après les études menées, la sélectivité des consommateurs expérimentés s’articule autour de trois critères : la subtilité, la quête de naturalité et la légèreté, critères que Fïnley tenait à reproduire. La gamme propose quatre saveurs : Pamplemousse & Orange Sanguine, Citrons & Fleur de Sureau, Orange & Saveur Cranberry et enfin Tonic à base de quinine. Ce nouveau produit sera disponible en grandes (1,5 l) et petites bouteilles (50 cl) et en canettes (25 cl).

Krones Vente du 1.000ème sécheur Linadry en seulement six ans Lors de la pose sur les récipients d’étiquettes enveloppantes, de manchons rétractables ou d’étiquettes autocollantes, rares sont les soutireuses de boissons qui peuvent se passer de cette petite mais très utile machine : le sécheur de récipients. Krones fête la vente de son 1.000ème sécheur de la marque Linadry, et ce en l’espace de 6 ans seulement. Outre la pose correcte des étiquettes, le sécheur permet également un contrôle efficace des niveaux des bouteilles pleines. Le séchage est fiable, que la bouteille soit en PET ou en verre, de forme cyclindrique ou plus originale. Quant à la cadence de séchage, elle peut atteindre 72.000 récipients/heure grâce à une orientation ciblée de l’air.

Paradeigma La 1ère pâte à tartiner au cacao et aux souchets pour remplacer les fruits à coques La gamme de produit Paradeigma s’élargit avec l’introduction d’une nouvelle pâte à tartiner à base de cacao et de souchet. « Pour la pâte à tartiner, nous nous sommes appliqués à élaborer une recette goûteuse ne contenant pas de fruits à coques mais ayant ce léger goût d’amande. Nous avons donc cherché les souchets tout en gardant notre identité de gamme: faire des produits bio et sans gluten », déclare Françoise Merle, fondatrice de Paradeigma. Très riches en fibres, en magnésium, en potassium et en vitamine E, les souchets, tubercules de la plante du même nom, présentent aussi de bonnes qualités nutritionnelles. En perpétuelle recherche de nouveauté, la société Paradeigma a fait évoluer ses étiquettes et ses emballages pour continuer de promouvoir ses gammes de produits en France et à l’étranger (Suisse, Belgique, Royaume-Uni, Canada).

Gebo Cermex Production du 500ème cap feeder Spécialiste des lignes de conditionnement, Gebo Cermex annonce la livraison, par son usine Gebo de Reichstett, à côté de Strasbourg, de son 500ème cap feeder. Une performance symbolique révélatrice du succès des équipements d’alimentation de bouchons (cap feeder) Aidlin. En effet, cette gamme complète de solutions repose sur un principe d’orientation des capsules et bouchons par gravité, ou « waterfall ». De plus, quel que soit le type de bouchon, la cadence ou le segment de marché, les cap feeders Gebo s’adaptent à toutes les configurations et conditions. Gebo Cermex compte poursuivre le développement de la gamme Aidlin dans le monde. Nicolas Bossert, Responsable du service cap feeder et convoyeurs à air en Europe, regarde l’avenir avec optimisme : « le succès des cap feeders Aidlin se confirme année après année ; et nous avons de belles perspectives aussi bien sur le marché existant de la boisson que sur d’autres marchés à explorer. Nous progressons chaque année de manière constante. Nous avons déjà une trentaine de cap feeders en commande et de nouveaux développements à venir pour 2014. » FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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eille Réglementaire

L’Actu

Veille Réglementaire

Maroc

Arrêté du Ministre de l’agriculture et de la pêche maritime n°3547-13 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013) autorisant l’inscription de nouvelles variétés de pomme de terre de saison, de melon, de tomate indéterminée, de tomate industrielle, de tomate déterminée de marché de frais, de laitue, de betterave potagère, de maïs, d’avoine, de petit pois, de blé dur, de blé tendre, de riz et de betterave à sucre au catalogue officiel des espèces et des variétés de plantes cultivables au Maroc. (BO n° 6232 du 20/02/2014) Sont inscrites au catalogue des espèces et de variétés de plantes cultivables au Maroc, les variétés de pomme de terre de saison, de melon, de tomate indéterminée, de tomate industrielle, de tomate déterminée de marché de frais, de laitue, de betterave potagère, de maïs, d’avoine, de petit pois, de blé dur, de blé tendre, de riz et de betterave à sucre, dési-

gnées dans le tableau annexé au présent arrêté. Cette inscription est valable pour une durée de dix ans à partir de la date de publication du présent arrêté au « Bulletin officiel ». Elle peut être renouvelée pour des durées de 5 ans à condition que la demande soit formulée auprès de l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires, au plus tard, deux ans avant l’expiration de la date de l’inscription initiale ou du renouvellement d’inscription. Décret n°2-13-19 du 26 rabii I 1435 (28 janvier 2014) instituant au profit de l’Office National des Pêches une taxe parafiscale dénommée « Taxe sur le poisson pélagique ». (BO n° 6232 du 20/02/2014) Il est institué, au profit de l’Office National des Pêches, une taxe parafiscale dite « taxe sur le poisson pélagique », dont le produit est destiné exclusivement au financement des actions menées par les associations

légalement constituées regroupant les personnes physiques ou morales exploitant, à terre, un local, une installation ou un établissement autorisé ou agréé sur le plan sanitaire pour le traitement et/ou la transformation des produits halieutiques y compris la farine ou les huiles de poisson en vue de la promotion des activités et programmes de développement desdites associations. Au sens du présent décret, on entend par « poisson pélagique » les espèces suivantes : les sardines, les sardinelles, les chinchards, les anchois, les maquereaux ainsi que les thonidés, à l’exception de ceux en provenance des madragues. La taxe est due par les personnes physiques ou morales exploitant les locaux, installation ou établissements visés précédemment et acquittée pour le compte desdites personnes par les mareyeurs ayant accompli les achats des espèces pélagiques.

Union Européenne Règlement Délégué (UE) n°78/2014 de la Commission du 22 novembre 2013 modifiant les annexes II et III du règlement (UE) n°1169/2011 du Parlement européen et du Conseil concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, en ce qui concerne certaines céréales provoquant des allergies ou des intolérances et les denrées alimentaires avec adjonction de phytostérols, d’esters de phytostérol, de phytostanols ou d’esters de phytostanol. La phrase introductive du point 1 de l’annexe II du règlement (UE) n°1169/2011 est remplacée par le texte suivant : « 1. Céréales contenant du gluten, à savoir blé (comme épeautre et blé de Khorasan), seigle, orge, avoine ou leurs souches hybridées, et produits à base de ces céréales, à l’exception des... ». Dans la deuxième colonne du point 5.1 de l’annexe III du règlement (UE) n°1169/2011, le point 3 est remplacé par le texte suivant: « 3. Il est signalé

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que le produit n’est pas destiné aux personnes qui n’ont pas besoin de contrôler leur taux de cholestérol sanguin ; ». Règlement d’exécution (UE) n°192/2014 de la commission du 27 février 2014 portant approbation de la substance active 1,4-diméthylnaphtalène, conformément au règlement (CE) n°1107/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, et modifiant l’annexe du règlement d’exécution (UE) n°540/2011 La substance active 1,4-diméthylnaphtalène spécifiée à l’annexe 1 est approuvée sous réserve des conditions fixées dans ladite annexe. S’il y a lieu, les Etats membres modifient ou retirent le 31 décembre 2014 au plus tard, les autorisations existantes pour les produits phytopharmaceutiques contenant du 1,4-diméthylnaphtalène en tant que substance active,

conformément au règlement (CE) n°1107/2009. Ainsi, tout produit phytopharmaceutique autorisé contenant du 1,4-diméthylnaphtalène en tant que substance active unique ou associée à d’autres substances actives, toutes inscrites à l’annexe du règlement d’exécution (UE) n°540/2011 à la date du 30 juin 2014 au plus tard, fait l’objet d’une réévaluation par les États membres conformément aux principes uniformes visés à l’article 29, paragraphe 6, du règlement (CE) n°1107/2009, sur la base d’un dossier satis­faisant aux exigences de l’annexe III de la directive 91/414/CEE et tenant compte des éléments contenus dans la colonne « Dispositions spécifiques », à l’annexe I du présent règlement. En fonction de cette évaluation, les États membres déterminent si le produit remplit les conditions énoncées à l’article 29, paragraphe 1, du règlement (CE) n°1107/2009.


L’Actu Cours des matières premières (en Dollars/Tonne) Prix internationaux du cacao, du jus d’orange et du café

Prix internationaux du blé, du soja, de l’huile de palme et du sucre

Tableau de Bord

Baromètre des exportations Après 5 mois de campagne, le fléchissement des exportations 2013/2014 s’est confirmé. En effet, pour les produits de la mer comme pour les produits végétaux transformés, les exportations en volume au 30 novembre étaient inférieures de quelques points (respectivement -2% et -4%) aux niveaux de la même période lors de la campagne précédente. Les exportations au 30 novembre 2013 ont ainsi atteint : • 87.651 T pour les produits végétaux transformés (t -4% par rapport à la campagne précédente) • 206.585 T pour les produits de la pêche (t -2%) Tendances des exportations 2013/2014 de produits végétaux transformés (évolution en volume par rapport à la campagne 2012/2013, cumul au 30 novembre 2013, soit 5 mois de campagne) Par produit Surgelés s +47% Conserves de fruits s +19% Conserves d’olives t -5% Huiles végétales t -29% Par marché Autre Afrique s +83% ALENA s +4% Union Européenne t -6% Maghreb t -47%

Prix internationaux des produits laitiers

Tendances des exportations 2013/2014 de produits de la pêche (évolution en volume par rapport à la campagne 2012/2013, cumul au 30 novembre 2013, soit 5 mois de campagne)

(Source : USDA)

Par produit Produits congelés s +18% Semi-conserves d’anchois s +1% Conserves de poissons t -1% Farine et huile de poisson t -36%

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Par marché Autre Afrique s +37% PECO s +25% Union Européenne t -11% Amérique du Sud t -68% (Source : EACCE)


Veille R&D

JB-Box Outil de pilotage des ateliers d’engraissement des bovins

eille R&D

JB-Box est un nouvel outil web d’aide au pilotage des ateliers d’engraissement qui permet de simuler l’impact des pratiques d’alimentation sur les performances zootechniques et économiques de l’atelier. Fruit d’un partenariat entre l’INRA, Arvalis et l’Institut de l’Elevage, cet outil a été conçu pour répondre aux attentes des éleveurs. Ce projet a permis de rassembler dans une même base de données tous les essais d’engraissement (toutes rations et races confondues) conduits de 1985 à 2010 par les 8 stations expérimentales d’ARVALIS, de l’Institut de l’Elevage et de l’INRA. Plus d’1 million de données ont été saisies sur cette base de données qui sera régulièrement mise à jour avec l’insertion des informations issues des derniers essais. Associée au modèle de croissance de l’INRA, et à un modèle d’ingestion spécialement développé dans le projet, cette base de données constitue le cœur de JB-Box. Le simulateur calcule au jour le jour une trentaine de variables et les résultats sont présentés sous forme de graphiques et de tableaux de synthèse. La réponse est personnalisée et donnée en moins de 3 minutes. JB-Box permet d’indiquer les niveaux de performances techniques et économiques atteints sur la période et sur le dernier jour d’engraissement grâce notamment aux indicateurs : poids et gain de poids (GMQ vif et GMQ carcasse), ingestion et indice de consommation (en vif et en carcasse), coût par kg de gain de carcasse (en €/j). Il offre également la possibilité de suivre le prix de revient du kg de carcasse au jour le jour et en fin d’engraissement. Pouvant comparer les performances techniques et économiques de plusieurs scénarios, il permet de prendre des décisions stratégiques pour la conduite des ateliers d’engraissement.

Lactobacillus sakei Pour la préservation des produits carnés La biopréservation correspond à l’utilisation de microorganismes afin de prolonger la durée de vie microbiologique et la sécurité d’un aliment sans utilisation de traitement thermique ni de conservateur, tout en préservant ses propriétés organoleptiques. Les bactéries lactiques présentent un important potentiel de développement dans les procédés de biopréservation car elles sont réputées sûres pour le consommateur et dominent naturellement la flore de nombreux aliments. Il existe déjà quelques produits de biopréservation sur le marché mais ceux-ci ne ciblent souvent qu’une espèce bactérienne. Il a été démontré que la flore endogène de la viande, et en particulier Lactobacillus sakei, contribuait à empêcher le développement de bactéries pathogènes telles que Escherichia coli O157:H7 dans la viande hachée (Vermeiren et al 2004) et qu’il existait une très grande diversité de souches de Lactobacillus sakei (Chaillou et al 2009, Chaillou et al 2013, Lucquin et al 2012). Ainsi, les scientifiques INRA de l’UMR Micalis ont mis au point une composition spécifique de 3 souches de Lactobacillus sakei, bien identifiées et traçables, permettant de lutter contre plusieurs espèces bactériennes d’altération du carpaccio de bœuf, notamment Brochothrix thermosfacta, Hafnia et Pseudomonas. FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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L’Interview

Suite de la page 3

« Se faire accompagner, on n’a rien trouvé de mieux pour réussir » annonce le site de Réseau Entreprendre à travers le monde. En effet, outre les aides financières qu’offre l’association dans le cadre de son pack pour les lauréats, le Réseau mise tout d’abord sur l’importance de l’accompagnement comme facteur clé de réussite des jeunes entrepreneurs. Un engagement qui se traduit par un nombre colossal d’heures de bénévolat chaque année. Comment peut-on devenir membre du Réseau ? Tout chef d’entreprise désireux de contribuer au développement économique à travers la validation des projets et l’accompagnement de nouveaux entrepreneurs peut devenir membre de l’association. L’engagement des chefs d’entreprise au sein de Réseau Entreprendre Maroc est alimenté par leur passion de l’entrepreneuriat et leur envie de la transmettre à de nouveaux entrepreneurs dans un esprit de citoyenneté économique. Ainsi, les membres donnent de leur temps pour animer leur association, car il s’agit bien de près de 75.000 heures de bénévolat par an, mais aussi de leur argent à travers des cotisations annuelles. Quelle est votre cible et quelles sont les conditions d’éligibité? Nous nous intéressons aux jeunes entrepreneurs, créateurs ou repreneurs de projets de moins de deux ans d’existence, qui par l’ambition qu’ils portent, leur potentiel entrepreneurial, leur métier et le marché auquel ils s’adressent, sont susceptibles de faire de leur entreprise une PME apte à se développer et à même de créer entre 5 à 10 emplois sur une période variant de 3 à 5 ans. Quelles sont les étapes par lesquelles passe le lauréat ? Il existe différentes étapes, que nous appelons communément à Réseau Entreprendre « le parcours du lauréat ». En premier lieu, nous recevons les dossiers de projet, ensuite nous rencontrons le candidat qui subit les premières évaluations. La validation du projet se fait par 4 à 5 chefs d’entreprises pour être finalement exposée à un comité d’engagement composé de 6 à 7 chefs d’entreprises. A l’issu de cette évaluation, une décision unanime doit être prise par l’ensemble des membres du comité afin de coopter le candidat.

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Concrètement, quelle est votre offre ? Une fois le porteur de projet admis, il bénéficie d’une aide personnalisée grâce à la présence à ses côtés d’un entrepreneur chevronné. Celui-ci lui offre son expérience, un accompagnement vraiment opérationnel ainsi que l’appui de son propre réseau relationnel. Chaque mois, le rendez-vous avec l’accompagnateur est l’occasion pour le nouvel entrepreneur de faire le point, de mettre à jour son tableau de bord, d’affiner ses prévisions, et ce durant 3 ans. Ainsi, l’accompagnement favorise et sécurise la prise de décision, le nouvel entrepreneur restant toujours le décideur. Une formation collective et conviviale est également programmée chaque mois afin d’échanger régulièrement et en toute confidentialité avec d’autres entrepreneurs, dans la même situation. C’est un lieu de contacts et d’écoute, un moyen de trouver des conseils et d’éviter l’isolement. Enfin, le lauréat bénéficie d’un financement via un prêt d’honneur versé en deux fois, qui ne dépasse pas les 100.000 DH par lauréat associé, sans intérêt ni garantie, permettant d’abonder les fonds propres et de servir de levier à des prêts bancaires. Les prêts sont remboursés sur 5 ans avec un an de différé. Quelles sont les principales difficultés rencontrées lors de l’accompagnement ? Comme pour toute entreprise ou association, nous vivons avec nos challenges et nous essayons d’y faire face selon les ressources humaines et financières dont nous disposons. Avec l’expérience de Réseau Entreprendre en France, nous savons que les bonnes pratiques de nos activités (accompagnement, prêt d’honneur et formation) pour nos lauréats, que vie associative et développement du réseau pour nos membres adhérents,

exigent des ratios ramenés en nombre de lauréats. Ainsi, si une section au Maroc veut avoir 5 lauréats par an, elle doit avoir un budget en fonds de prêt de quasiment 500.000 DH, et au moins 25 membres dont les cotisations doivent assurer les frais de fonctionnement de la section (salaire de la permanente, loyer, frais généraux). Ce qui n’est pas toujours évident ! Le non remboursement des prêts constitue également une importante entrave pour l’association, mais aujourd’hui, grâce à la Caisse Centrale de Garantie qui a mis en place un produit dit Mowakaba pour garantir les prêts d’honneur octroyés par les associations, il est fort probable que notre Réseau en soit bénéficiaire pour pouvoir ainsi garantir le remboursement des montants prêtés par les institutions qui participeront à nos fonds de prêts. Quels sont les projets de Réseau Entreprendre ? Au niveau national, de nouvelles sections verront le jour en 2014 dans


Aziz Qadiri, Président de Réseau Entreprendre Maroc

d’autres villes telles que Khouribga, El Jadida, et Benguerir, grâce à une convention signée avec la Fondation OCP, dont l’objectif est d’augmenter le nombre de jeunes bénéficiaires des activités de l’association partout dans le pays. Ce partenariat permettra également de couvrir 80% du montant qui varie entre 50.000 et 100.000 DH afin d’assurer les prêts d’honneur mais aussi de mobiliser les cadres de l’OCP pour l’accompa-

gnement des jeunes chefs d’entreprise sur une durée de 5 ans. En conclusion, nous sommes en période de démarrage pour certaines sections et en maturation pour d’autres, mais globalement, nous sommes en train de réaliser notre business plan en termes de nombre de lauréats, de membres et de sections à créer à travers le Royaume. Au niveau de l’international, un nouveau projet est en cours de

réalisation pour la création d’un site social qui s’appelle Connect et qui relie l’ensemble des membres et des lauréats à travers les 7 pays que compte Réseau Entreprendre International. C’est également un fabuleux moyen d’exporter aussi bien pour les lauréats que pour les membres.

Propos recueillis par Maria MOUHSSINE

Parcours Lauréat de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique à Paris en 1983, Aziz Qadiri débute sa carrière dans la distribution de bois et matériaux de construction en France. De retour au Maroc, après un passage de plus de 2 ans chez Wafa Investissement en tant que Directeur de missions, le holding familial reprend la majorité de Carsud où M. Qadiri occupe le poste de Directeur Général, puis en 1998, rachète Ondumar avec l’appui de fonds d’investissement. En octobre 2003, suite à l’alliance avec les actionnaires du Groupe CMCP, M. Qadiri a été nommé Président du directoire du Groupe, qui a fusionné ensuite avec Carsud et Ondumar, fin 2004. En 2005, M. Qadiri occupe le poste de PDG du Groupe CMCP, puis d’Administrateur du Groupe et conseiller du nouveau PDG suite au rachat par International Paper depuis août 2007. En 2008, M. Qadiri crée la société Almamed pour la gestion d’un fonds de Private Equity et devient Administrateur indépendant et en charge d’affaires familiales depuis juin 2012.

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Salon

Maroc

SIAM 2014

Une édition qui s’annonce grandiose Le 25 février dernier à Casablanca, et comme à l’accoutumée, Jaouad Chami, Commissaire Général du Salon Internationale de l’Agriculture au Maroc (SIAM), a présenté à la presse les nouveautés de la 9ème édition. Avec une durée étendue à 10 jours et une superficie globale de 172.000 m², cette édition s’annonce grandiose. Du 24 avril au 3 mai à Meknès, le salon accueillera en tant qu’invité d’honneur non pas un pays mais une région, en l’occurrence l’Union Européenne et adoptera comme thématique les Produits de Terroir. Le SIAM confirme donc son statut d’événement phare de l’année. Dounia BENHAYOUNE

• Jaouad Chami, Commissaire Général du SIAM

R

SIAM

appelons tout d’abord que la 8ème édition avait occupé une surface de 100.000 m² et connu la participation de 1.060 exposants venus des quatre coins du monde. Plus de 720.000 visiteurs avaient fait le déplacement, avec un pic de 300.000 entrées pour la 1ère journée. La dernière édition a également été marquée par la signature de 16 conventions, la participation de 180 coopératives & associations et l’animation de 29 conférences. Au fil de son histoire, le SIAM a connu une évolution considérable. Ainsi, un taux d’accroissement annuel entre 11% et 15% a été enregistré par le Commissariat du SIAM. Les résultats en termes de nombre de visiteurs et d’exposants démontrent l’importance de l’agriculture et son ancrage dans la culture et l’histoire du Maroc.

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Les produits de terroir occupent une place privilégiée dans les politiques et les stratégies adoptés par le Maroc. Le Plan Maroc Vert a confirmé cette place en mettant en œuvre un ensemble de dispositifs et d’actions dans le but de promouvoir et de développer ce secteur. Les produits du terroir représentent ainsi un potentiel de développement pour les zones rurales défavorisées. Et c’est dans cette même optique que le SIAM a tenu à rendre hommage à ce secteur en choisissant « Produits de Terroirs » comme thématique de l’édition 2014.

Une durée multipliée par 2 !

Le SIAM s’étendra sur une superficie globale de172.000 m² dont 90.000 m² seront aménagés en stands. Cette augmentation de 72% de la superficie permettra d’assurer une visite plus confortable en élargissant les allées entre les stands. Autre nouveauté importante cette

année, le salon s’étalera non plus sur 5 mais sur 10 jours : la première journée sera consacrée à l’inauguration officielle du Salon, 5 jours seront réservés aux professionnels tandis que les 4 jours restants seront dédiés aux professionnels comme au grand public. A noter que le pôle international ouvrira ses portes pour une durée de 5 jours d’après Jaouad Chami. Après l’Allemagne, la France, le Canada et la Belgique, le SIAM vise haut cette année et a choisi comme invité d’honneur l’Union Européenne. Ce choix relève de plusieurs raisons, entre autres la proximité géographique et la relation privilégiée sur les plans économique et politique. Enfin, le SIAM proposera tout un programme de conférences, colloques et tables rondes en concertation avec ses partenaires pendant toute la durée de l’événement.

Objectifs 2014

• Associations & Coopératives : 300 • Exposants : 1.000 • Visiteurs attendus : 1 million • Pays présents : 50 • Bêtes : 2.500 (Source : Commissariat du SIAM)

Les produits de terroir à l’honneur pour la 9ème édition


Algérie

Djazagro

Toujours plus grand ! Pour sa 12ème édition, qui se tiendra à Alger du 21 au 24 avril 2014, Djazagro occupera deux halls totalisant 15.000 m2. Outre cette évolution en termes de superficie, la progression du nombre de visiteurs et l’internationalisation de cet événement dédié à toute la filière agroalimentaire en font un rendez-vous immanquable à l’échelle de la région Maghreb. Florence CLAIR

DJAZAGRO

Vers un salon d’envergure régionale

A

u fil de ses 12 éditions, Djazagro a connu une évolution notable. Initialement créé dans le but de proposer aux professionnels algériens toute l’offre internationale en termes d’équipements de process, de conditionnement et de boulangerie, le salon a clairement atteint ses objectifs « puisqu’aujourd’hui 30 pays exposent sur Djazagro, représentant plus de 70% des exposants. Il y a donc une vraie représentation internationale », indique Christophe Painvin, Directeur de Djazagro. Parallèlement, de nouveaux secteurs ont intégré l’offre ces dernières années : avec les produits alimentaires, puis les ingrédients, le salon s’est développé « afin de couvrir l’ensemble de la filière, du process jusqu’au produit fini, ce qui répondait à une demande de nos visiteurs », précise M. Painvin. Si le secteur des produits alimentaires et boissons est passé de 100 m2 en 2010 à plus de 1.000 m2 désormais, c’est en fait l’ensemble du salon qui connait une progression dynamique, à l’image du développement industriel du secteur agroalimentaire algérien : « d’une édition à l’autre, la surface augmente de 20% et le nombre de visiteurs de 30% », renchérit Christophe Painvin.

Pour cette édition 2014, Djazagro occupera donc 15.000 m2 et, pour la première fois, deux halls, l’un consacré aux équipements de process, conditionnement, boulangerie et restauration, le second aux produits finis et aux ingrédients. Parmi les quelques 320 exposants présents, pas moins de 35% participeront pour la première fois. C’est le cas pas exemple de GEA Food Solutions. L’entreprise, qui travaille déjà sur la région, « intensifie sa présence en tant qu’acteur majeur sur la région Maghreb, dans les domaines du process, du tranchage et du conditionnement, incluant le SAV, grâce à une organisation locale et internationale adossée au Groupe GEA », nous informe Claire Leterrier, du Département Commercial.. Cette année, deux exposants

marocains seront également de la partie, dont l’un pour la première fois : la société Somadir, fabricant de levures de panification (cf. encadré). Le développement régional du salon est désormais dans la ligne de mire des organisateurs. « Depuis maintenant 2 ans, forts de ce succès au niveau national, nous avons décidé de faire de Djazagro un salon qui pouvait rayonner sur l’ensemble du Maghreb. Nous avons donc commencé à faire de la promotion au Maroc, en Tunisie et en Egypte, le Maroc étant aujourd’hui le pays qui répond le mieux à cette sollicitation », confirme M. Painvin. Même si les Algériens représentent encore 90% des visiteurs, les 10% restants sont répartis à parts égales entre le Maroc et la Tunisie. Les visiteurs marocains sont particulièrement appréciés des exposants car « ils viennent avec des demandes beaucoup plus abouties », estime le Directeur de Djazagro.

3 questions à Samir Serghini, Directeur de Production de Somadir - Pour quelles raisons avez-vous choisi d’exposer pour la 1ère fois à Djazagro ? Il y a 3 raisons à notre participation : la proximité du marché algérien, l’existence d’une ligne maritime directe et enfin le potentiel de ce marché. - Travaillez-vous déjà sur le marché algérien et plus généralement maghrébin ? Oui, Somadir exporte ses produits sur les marchés algérien, tunisien, libyen et mauritanien, ainsi qu’en Afrique sub-saharienne. - Quels sont vos objectifs pour ce salon ? Nous souhaitons établir des partenariats « gagnant-gagnant » avec des distributeurs à fort potentiel pour assurer à nos produits une présence importante sur ce marché.

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Salon Gulfood 2014

Un Hub incontournable Un salon qui prend de la bouteille pour cette 4ème édition, qui s’est tenue du 23 au 27 février 2014 à Dubaï, et des commentaires des plus élogieux de la part des exposants marocains. Retour sur une participation qui ne faiblit pas. De notre envoyé spécial à Dubaï, Adel AMOR

L

GULFOOD

a 4ème édition du Gulfood s’inscrit dans la lignée des précédentes avec un engouement de plus en plus marqué de la part des opérateurs marocains. Il faut dire que les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 64 entreprises exposantes dont 8 primo-exposants contre 45 l’édition précédente et un pavillon marocain qui peine à contenir tout ce monde. Maroc Export a réservé un espace

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d’une superficie totale de 414 m² contre 258 m² en 2013, répartis sur deux halls. Malgré cela, les exposants étaient à l’étroit.

Un succès grandissant !

Tous les participants marocains s’accordent à dire que c’est Le salon où il faut être présent. En effet, plus de 80.000 visiteurs de plus de 152 pays ont arpenté les allées pendant ces cinq jours, dont une majorité

• Mohamed Abbou, Ministre du Commerce Extérieur, inaugure le pavillon marocain.

provenant de pays émergents. Le fait que Dubaï se trouve au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie, et soit d’un accès facile y a beaucoup contribué. Au global, le salon a occupé un espace de 114.000 m² pour 4.500 exposants représentant une centaine de nations.

Le Maroc en force pour la 4ème édition

Pour cette édition, l’offre marocaine était représentée par un large panel de produits, notamment les poissons frais et crustacés, poissons marinés,


Emirats Arabes Unis

• Mohamed Abbou, Ministre du Commerce Extérieur, en compagnie de Chakira Hakimi, Directrice Générale de Orientines.

poissons congelés, conserves de poissons et d’anchois, conserves végétales, fruits surgelés, huile d’olive, huile d’argan, couscous et pâtes alimentaires, jus et boissons, épices, thé et infusion, margarine, chocolat et confiserie, etc. Le 24 février, Mohamed Abbou, Ministre du Commerce Extérieur, a inauguré le pavillon marocain puis rendu visite aux exposants avant de tenir plusieurs réunions avec la presse locale, où il a fait valoir les avantages des produits d’origine marocaine et des opportunités d’investissement au Maroc. Un programme d’animation culinaire de qualité relatif à la « gastronomie marocaine » a été animé par le groupe Rahal. Le stand de dégustation ne désemplissait pas et a drainé un grand nombre de visiteurs sur le pavillon.

bâti son économie sur cette activité. En outre, l’Etat des Emirats Arabes Unis est le deuxième marché alimentaire au sein du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), juste derrière le Royaume d’Arabie Saoudite. En raison de son climat difficile et de ses ressources hydriques limitées, les Emirats importent environ 90% de leurs besoins alimentaires et en matières premières. Les importations de produits agroalimentaires de cet Etat s’élèvent ainsi à 19,6 milliards de Dirhams émiratis (AED) (soit 3,64 Mrd € dont 1,36 Mrd de produits transformés, 1,63 Mrd de produits végétaux et 0,78 Mrd de produits animaux). Ses principaux fournisseurs restent l’Inde, les Etats-Unis, le Brésil,

• De dr. à g. : Amine Cherkaoui & Mehdi Alj, respectivement Responsable marketing et communication et Directeur Général de VCR Sodalmu.

Dubaï, un Hub incontournable

De fait, Dubaï représente un véritable hub commercial, toute la ville ayant

l’Iran, le Pakistan, le Royaume- Uni, l’Arabie Saoudite, et l’Argentine. Autre particularité du marché des Emirats : près de 50% des produits alimentaires importés sont réexportés vers 160 pays, dont les pays du Golfe, le sous-continent indien, l’Afrique de l’Est et paradoxalement l’Afrique du Nord et tout récemment l’Asie Centrale. C’est ce qui fait de Dubaï l’un des plus importants marchés ré-exportateurs de denrées alimentaires au monde. En raison de grandes et importantes infrastructures efficaces (notamment ports et aéroports), combinées à de larges zones de libre-échange, Dubaï se positionne comme une plateforme commerciale, incontournable hub pour l’ensemble de la région. FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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Focus • Gélifiants, épaississants, émulsifiants, liants, agglomérants... : les texturants multiplient les fonctionnalités • La grande diversité des texturants reflète leurs multiples origines et permet de répondre aux besoins de toutes les applications • De plus en plus combinés entre eux ou avec d’autres ingrédients, sous forme de systèmes fonctionnels, les texturants permettent d’optimiser les coûts de revient des produits, voire de les alléger

Texturants

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© nito - Fotolia.com

TEXTURANTS

Pour alléger les produits… et la facture !

Texturants

Formulation

Réduire les coûts...

Quelques exemples

Comment bien choisir ses texturants ?

... ou alléger les produits

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Focus Texturants

Texturants

Pour alléger les produits… et la facture ! Avec l’aspect visuel et la saveur, la texture fait partie intégrante des critères d’appréciation d’un produit. Souple et onctueuse ou ferme voire cassante, quasiment toutes les options sont possibles grâce à une large gamme d’ingrédients ou d’additifs texturants. Mais, audelà de leurs fonctionnalités de base, les texturants permettent aussi d’améliorer le profil nutritionnel de certains produits et/ou d’optimiser leur coût de revient.

L

es agents de texture principaux appartiennent à la famille des hydrocolloïdes : polysaccharides, protéines, fibres. Ces macromolécules hydrosolubles, grâce à leur affinité avec l’eau, agissent sur la rhéologie du produit. « Il existe aussi certaines enzymes de spécialité qui peuvent remplir ce rôle », indique Salim Raiss, Sales Manager chez SAFI Morocco, DuPont Nutrition & Health. Les texturants sont essentiellement des gélifiants (pectine, gélatine, carraghénanes, alginates…) ou des épaississants (amidons, gommes…). Les premiers agissent en donnant une consistance solide à un produit alimentaire – par exemple en gélifiant plus ou moins fortement un liquide ; les seconds en augmentant la viscosité du produit, sans forcément l’empêcher de couler – il reste fluide. Les texturants peuvent également avoir un rôle émulsifiant et permettre ainsi de mélanger deux liquides non miscibles ou de maintenir des ingrédients en suspension. Quant aux stabilisants, « ils maintiennent la bonne dispersion de deux phases non miscibles naturellement en créant ou non de l’encombrement stérique », explique Vanessa Agnolutto, Responsable communication chez Nexira. Enfin, citons « les liants, qui agglomèrent les particules solides sous forme de poudre », complète Hanen Bouslimi, Ingénieur Commercial chez Comaner.

Florence CLAIR Une origine essentiellement naturelle

La majorité des texturants utilisés en industrie agroalimentaire sont d’origine naturelle : végétale (comme les amidons ou les gommes, très utilisés au Maroc, la pectine, les carréghénanes et alginates, les protéines végétales…), animale (gélatine, protéines laitières…) ou bactérienne (gomme xanthane, exopolysaccharides produits par des ferments lactiques…). Il existe également quelques texturants d’origine chimique, tels la glycérine, la CMC (carboxyméthylcellulose, qui est une cellulose transformée chimiquement) ou les phosphates, utilisés par exemple en charcuterie, en boulangerie pour améliorer la texture des pains sans gluten, ou encore pour protéger les protéines de la précipitation lors des traitements thermiques UHT des laits concentrés ou crèmes. Les texturants naturels, bien qu’ils restent classés comme additifs selon la réglementation UE, permettent de jouer sur la naturalité du produit, tendance forte dans de nombreuses régions du monde. Revers de la médaille, ils restent soumis à d’importantes fluctuations de prix, aléas inévitables lorsque l’on parle de sources naturelles. Vincent Dutaut, Responsable Laboratoire et R&D chez Caragum International, cite l’exemple de la gomme de guar : « il y a 5 ans, elle valait 1 €/ kg, ce qui en faisait le texturant le FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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© Nexira

Focus

moins cher du marché. Mais suite à de mauvaises récoltes et à un phénomène spéculatif du fait de son utilisation dans l’industrie des gaz de schistes aux Etats-Unis, les prix ont explosé jusqu’à atteindre 20 €/kg. Tous les industriels ont été obligés de changer de produit et de trouver des substituts, mis au point avec d’autres gommes », racontet-il, précisant que les cours sont aujourd’hui revenus à des niveaux compatibles avec les prix de revient en agro-industrie.

Quelques exemples de texturants couramment utilisés

• Les amidons Polymère glucidique extrait des céréales (blé, maïs, riz) ou encore des tubercules (pomme de terre, manioc…), l’amidon est abondamment utilisé pour ses propriétés épaississantes, gélifiantes, liantes et stabilisantes. « Les amidons acétylés pour les sauces (tomates, ketchup…), les amidons hydroxypropylés en industrie laitière, sont parmi les ingrédients les plus utilisés au Maroc grâce à leur coût de texturation réduit et à leurs propriétés. Leur utilisation en agro-industrie est très large », indique Asmaa Elattar, Directrice Commerciale chez TBI Maroc. On distingue les amidons natifs, dont

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Focus Texturants les molécules ne sont pas modifiées mais qui résistent mal aux températures élevées et aux milieux acides, et les amidons modifiés, qui ont subi un traitement chimique, physique ou enzymatique afin d’améliorer leurs fonctionnalités et leur résistance aux process industriels. Parmi les amidons modifiés, citons les amidons pré-gélatinisés, solubles à froid. • Les gommes La gomme arabique (E414) ou gomme d’acacia est extraite d’un arbre, l���acacia, qui pousse principalement dans la région du Sahel. Elle est issue de la sève solidifiée, produite naturellement par l’acacia suite à une incision. « Ce produit est essentiellement un émulsifiant », explique Vincent Dutaut. La gomme d’acacia peut répondre aux besoins des agro-industriels « pour des applications telles que les émulsions, la boulangerie, les boissons, la confiserie, etc. », précise-t-on chez Nexira, leader mondial en la matière. La gomme de guar (E412) est quant à elle extraite d’une graine de lé-

Texturants et aromatisation

gumineuse cultivée en Inde et au Pakistan. Présentée sous forme de farine naturelle, tout comme la farine de caroube, elle possède d’intéressantes propriétés épaississantes. « Elle est beaucoup utilisée au Maroc comme stabilisant dans les crèmes glacées : elle donne de la texture à la glace pour qu’elle glisse mieux sous la dent. Elle permet également à la glace de mieux résister aux cycles de gel-dégel subis lors du transport ou chez le consommateur et qui donneraient sinon une texture un peu granuleuse au fil du temps », révèle M. Dutaut. • Les carraghénanes Toujours d’origine végétale, le carraghénane est extrait d’algues marines rouges, cultivées et récoltées dans les eaux chaudes des régions équatoriales. Grâce à son pouvoir gélifiant, il peut être utilisé dans une large gamme de produits, notamment les gels à l’eau et les produits laitiers (fromages, crèmes, crèmes glacées…), mais ne convient pas aux milieux très acides. « Une des principales applications du carraghénane est la formulation de flans lactés », précise Vincent Dutaut. Selon l’espèce d’algue, on distingue différents types de carraghénanes, dont les plus utilisés sont les carraghénanes kappa (soluble à chaud, donnant un gel rigide), iota (soluble à chaud, donnant une texture élastique) et lambda (soluble à chaud et partiellement à froid, ne formant pas

« Le texturant permet de modifier les propriétés physiques d’un aliment ou d’une boisson sans en modifier sensiblement le goût et la saveur », annonce Hanen Bouslimi. Le problème peut toutefois se poser en cas de surdosage, les texturants devant le plus souvent être utilisés en très faibles quantités. « La limitation des arrière-goûts s’opère en respectant les recommandations d’utilisation en fonction des applications (choix du texturant + dosage ad hoc) », estime M. Raiss. Cependant, même si le texturant est neutre en goût, enlever de la matière grasse ne va pas sans conséquences sur la saveur et la texture, plus sèche, d’un produit. Un choix judicieux de texturants et une aromatisation permettent alors de compenser ces pertes. « Notre branche Caraflavor est spécialisée dans la fabrication d’arômes, ce qui nous permet de proposer des blends aromatisés. Ces véritables produits clés en main facilitent à la fois les processus d’achat et de fabrication en limitant les erreurs, notamment de pesée des matières utilisées à très faible dose », annonce Vincent Dutaut.


© DuPont

Focus

de gel – il est utilisé comme épaississant). On distingue également le carréghénane raffiné (E407) du carraghénane semi-raffiné (E407a). Le premier se présente sous la forme d’une poudre blanche, inodore et sans saveur, et peut donc être utilisé pour formuler des produits transparents de type jelly. Le second, plus économique, est légèrement coloré (ocre à jaune) et peut présenter un arrière-goût s’il est mal désodorisé.

Focus Texturants Ce dernier disparait cependant dans certaines applications, comme les produits laitiers. • La pectine La pectine (E440) est un hydrocolloïde naturel présent dans de nombreux végétaux. Elle est extraite notamment des écorces et peaux d’agrumes et de pomme ou encore de la pulpe de betterave sucrière. Gélifiant, épaississant et stabilisant, cet ingrédient trouve sa place dans de nombreuses applications, d’autant plus que ses fonctionnalités varient selon le type de pectine. « On peut décliner de nombreuses qualités de pectines permettant différents effets, du simple épaississement à une gélification forte même dans le cas d’un produit à faible matière sèche. Les pectines ont aussi des possibilités uniques de stabilisation de certaines protéines laitières (caséines) en milieu acide. De plus, elles sont très stables à pH acides et n’ont aucun impact négatif sur l’intensité aromatique du produit fini, contrairement à d’autres hydrocolloïdes », explique Paul Janthial, Directeur de la Business Unit Food & Beverage chez Naturex.

Peut-on remplacer la gélatine ?

Comment bien choisir ses texturants ?

Cette diversité de texturants permet de répondre aux besoins d’une multitude d’applications. Comment choisir devant ce large éventail ? Pour M. Janthial, « chaque texturant a ses avantages et ses inconvénients. Certains permettent des coûts d’utilisation très bas comme les amidons, la gomme guar, mais présentent moins de possibilités techniques. D’autres sont un peu plus chers à l’utilisation, comme les pectines, mais présentent une palette de possibilités beaucoup plus large en termes de fonctions (épaississant, gélifiant, régénération de la texture…). » Il faut donc tout d’abord se pencher sur les fonctionnalités souhaitées. « Un des premiers critères à prendre en compte est l’effet recherché sur le produit fini. L’objectif est-il de mélanger deux phases non miscibles, d’augmenter la viscosité du produit ou sa stabilité dans le temps ? », questionne Mme Agnolutto. Le choix tient compte également des caractéristiques de l’ingrédient lui-même (solubilisation, conservation, mode d’emploi…), du produit auquel il est

D’origine animale, la gélatine reste un texturant très utilisé grâce à ses propriétés particulières, très élastiques, et son large spectre d’applications. A la fois gélifiant et émulsifiant, elle peut toutefois avoir des connotations négatives pour le consommateur. « Il est toujours très difficile de travailler avec des matières animales. Lorsqu’elle est extraite des os de bœufs, la gélatine peut être certifiée halal mais la connotation reste négative du fait des risques – non prouvés cependant - par rapport à l’ESB (Encéphalopathie Spongiforme Bovine). Lorsqu’elle est extraite de la peau de porcs, cela exclut tous les marchés musulmans », relativise Vincent Dutaut. Suite à la crise de la vache folle, de nombreux industriels ont cherché à remplacer la gélatine, avec succès par exemple dans les flans, où les carraghénanes donnent un résultat assez proche. Cependant, « pour certaines applications comme les bonbons gélifiés, on ne peut pas s’en passer sans faire de compromis sur le rendu final ou le prix de revient », admet Vincent Dutaut. « Les propriétés caractérisant la gélatine sont inimitables ! », soutient également Asmaa Elattar. Impossible, voire très difficile donc, aucun produit d’origine végétale ne possédant les mêmes propriétés. Certains fournisseurs proposent tout de même des alternatives de remplacement total ou partiel, notamment en combinant différents texturants pour s’approcher au plus près des propriétés particulières de la gélatine. Chez Comaner, on affirme que « l’utilisation de notre produit Gélamyl présente un grand intérêt économique, compte tenu de la cherté de la gélatine halal d’origine bovine. L’amidon de pomme de terre est d’origine végétale et permet de conserver la même qualité de produit fini », explique Hanen Bouslimi. Chez DuPont, on estime que la pectine, de part sa nature gélifiante, constitue l’une des meilleures alternatives à la gélatine. « Souvent une combinaison pectine + amidon modifié ou gomme guar permet de créer une texture très proche de celle obtenue avec la gélatine à pH acide. A pH neutre, des combinaisons type alginates + CMC ou guar + carraghénanes + xanthane donnent parfois de très bons résultats », propose-t-on chez Naturex. Autre alternative, Nexira fournit des combinaisons d’hydrocolloïdes dont la gomme d’acacia peut faire partie.

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incorporé (pH notamment) et du process (contraintes thermiques ou mécaniques). « D’un point de vue technique, il s’agit de bien choisir son texturant en fonction des attentes du consommateur (organoleptique, aspect) mais aussi des contraintes du procédé de production (traitement thermique, cisaillement mécanique, etc.) », prévient Salim Raiss. Selon ce dernier, il faut également veiller aux « effets collatéraux » de certains texturants : si une action sur la prévention de la synérèse, la stabilisation ou encore la compensation de lacunes du process ou de la chaîne de froid, notamment par le choix de certains gélifiants dits thixotropiques ou thermoréversibles, est la bienvenue, ce n’est pas le cas des défauts d’aspect ou de goût qui peuvent survenir en cas d’usage inapproprié qualitativement ou quantitativement. Enfin, Asmaa Elattar rappelle que « les modes de transport et de conservation du produit fini sont également responsables du maintien (ou de la dégradation) de la texture obtenue. »

Des texturants pour réduire les coûts…

C’est une tendance globale et bien installée : « la conjoncture économique difficile incite les opérateurs à minimiser le coût de leur formulation », souligne Mme Elattar. Les recherches des fournisseurs d’ingrédients portent notamment sur l’optimisation technicoéconomique de leurs produits, grâce à l’amélioration de la sélection des matières premières et des procédés de fabrication. Ainsi, Nexira a lancé

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en 2013 Superstab, un émulsifiant 100% naturel issu de gomme d’acacia, conçu pour émulsifier et stabiliser tous types d’émulsions huile dans eau dans l’industrie des boissons. « Superstab est développé à partir d’un procédé propriétaire innovant et d’une sélection rigoureuse de matière première. Compatible avec tous types d’ingrédients, c’est un émulsifiant efficace qui permet de réduire jusqu’à 3 fois la dose d’utilisation et de diminuer ainsi les coûts formules », annonce Vanessa Agnolutto. Mais surtout, les texturants apportent une réponse à cette nécessité de réaliser des économies dans la formulation en se positionnant sur le créneau des remplaceurs. « La réduction de certaines matières premières sujettes aux inflations (par exemple protéines de lait, matières grasses, sucre) positionne les texturants dans une logique d’optimisation de ‘‘Cost in use’’ (coût à l’utilisation) », expose Salim Raiss. Ainsi, dans le cas des mayonnaises où les ingrédients classiques que sont l’huile et le jaune d’œuf coûtent assez cher, certains texturants permettent de remplacer le jaune d’œuf ou une partie de l’huile, « ce qui donne une sauce émulsionnée à un prix très intéressant », déclare Mme Bouslimi. S’il est bien un secteur qui connait un essor certain au Maroc, c’est celui des fromages fondus et analogues (type pizza cheese). Dans ce cas, l’objectif est de remplacer partiellement voire totalement la caséine présure,

protéine de lait la plus chère, tout en conservant autant que faire se peut les propriétés du fromage. « Le Cheesemaker est un amidon texturant développé spécialement pour les applications de fromage analogue. Outre l’intérêt économique, il permet d’avoir un bon filant ainsi qu’une très bonne refonte », annonce Hanen Bouslimi. Chez Caragum, on propose le CaraCheese, un blend d’amidons et d’hydrocolloïdes permettant de substituer en grande partie la caséine. Pour une même famille d’ingrédients, il est encore possible d’optimiser les coûts. Ainsi, selon DuPont, l’utilisation de carraghénanes semi-raffinés dans les fromages fondus et les crèmes desserts permet d’obtenir les mêmes fonctionnalités qu’avec les carraghénanes raffinés, mais à un prix moindre. Toujours du côté de DuPont Danisco, les dernières innovations portent sur leurs souches de ferments lactiques : « elles sont capables de produire de grandes quantités d’exopolysaccharides dans les yaourts. De part leur rendu qualitatif, ces dernières peuvent constituer un excellent levier pour les chantiers d’analyse de la valeur (réduction de la quantité de poudre de lait sujette à une inflation structurelle) », explique Salim Raiss. Toujours dans une optique de réduction des coûts recette, les protéines laitières telles que la gamme Promilk d’Ingredia Functional permettent d’atteindre des teneurs élevées en protéines et faibles en matières grasses, tout en apportant de la rondeur en bouche et du crémeux dans les yaourts, sans production de sérum acide.

© Caragum International

© DuPont

Focus


Focus Texturants

Réduire la teneur en matière grasse d’un produit peut permettre d’alléger à la fois la facture et le profil nutritionnel. C’est le cas par exemple pour les mayonnaises ou les yaourts. Les texturants permettent alors de compenser la perte de matière grasse sans dénaturer totalement le produit. Chez Caragum, une des dernières innovations, FibreCoat, permet de réduire la pénétration de l’huile dans les produits frits de type nuggets, poisson pané, etc. « Ce produit à base de fibres végétales naturelles est appliqué en enrobage et permet de diminuer de 20 à 30% la teneur en matière grasse du produit, tout en conservant le côté croustillant », indique Vincent Dutaut. Intéressant pour des produits destinés surtout aux plus jeunes des consommateurs ! Bref, les fournisseurs proposent aujourd’hui des solutions techniques performantes « permettant de répondre au double challenge auquel font face les agro-industriels marocains, qui sont dans une équation complexe où ils doivent à la fois tirer vers le haut la qualité de leurs produits mais aussi trouver des solutions économiques pour pallier à l’inflation de certains intrants de base », résume M. Raiss.

Vers des systèmes fonctionnels

Selon les fonctionnalités recherchées, il peut être intéressant de

recommande Paul Janthial. Outre leurs avantages techniques, les solutions combinant différents texturants permettent de pallier d’éventuels problèmes de disponibilité ou de coût des matières premières. Ainsi, « après le prix mondial du guar qui a connu une importante augmentation au cours des dernières années, celui des pectines va flamber à son tour en 2014 en raison d’une pénurie de matière première occasionnée par une période de gel », prévient Asmaa Elattar, avant d’ajouter que « la possibilité de synergies entre certains constituants permet de réaliser des systèmes fonctionnels pour obtenir la texture désirée à coût maitrisé. A titre d’exemple, la gamme Lygomme de Cargill Texturing Solutions est constituée d’une large palette de blends fonctionnels. » Ces nouveaux systèmes trouvent-ils preneurs au Maroc ? Le marché national évolue progressivement vers ce type de blends, et ce « grâce à leurs avantages et intérêts économiques et techniques », nous confirme Hanen Bouslimi. « Les systèmes fonctionnels combinant dans un seul ingrédient différents agents texturants et stabilisants ont le vent en poupe dans plusieurs marchés proches du Maroc dans les produits laitiers », renchérit Salim Raiss. D’autant plus que les fournisseurs, outre leurs produits et mélanges standards, s’attachent à travailler en collaboration avec les industriels afin de mettre au point des recettes sur-mesure, capables de répondre aux impératifs de qualité, de prix… et de satisfaction d’un consommateur de plus en plus exigeant !

© Naturex

… ou alléger les produits

combiner différents texturants. « Les mélanges permettent notamment d’avoir de meilleures fonctionnalités et un produit plus facilement utilisable », souligne Vincent Dutaut, qui cite l’exemple des crèmes glacées : dans ce cas, la gomme de guar ne suffit pas à elle seule car elle n’a pas de propriété émulsifiante. « Nous proposons donc un mix comprenant un mono-diglycéride, extrait de corps gras aux propriétés émulsifiantes, de la gomme guar et un carraghénane pour une stabilité optimale de la crème glacée », poursuit-il. « Dans le cas des sauces émulsionnées, on utilisera un émulsifiant combiné à un épaississant », indique pour sa part Hanen Bouslimi. Toujours chez Comaner, une des dernières nouveautés du portefeuille de ce distributeur est le BEKAPLUS C101 de BK Giulini, une combinaison de carraghénane et de dextrose permettant de stabiliser les particules de cacao dans les boissons chocolatées. Nexira propose de son côté le Thixogum S, qui associe les propriétés émulsifiantes et stabilisantes de la gomme d’acacia aux propriétés épaississantes de la gomme xanthane. « Spécialement conçu pour stabiliser les sauces, nappages et émulsions aromatisées pour la boulangerie, les produits laitiers et la confiserie, il permet également de maintenir en suspension les particules insolubles dans les boissons et les sauces », affirme Mme Agnolutto. Pour les préparations de fruits, « l’utilisation d’un épaississant type amidon modifié et/ou gomme guar est fréquemment associée à une pectine, qui va apporter une texture plus courte et aussi plus résistante au cisaillement lors du process, ainsi qu’une capacité à régénérer partiellement une texture détériorée par le process (on parle de thixotropicité) »,

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Ressources

Filière oléagineux La première campagne démarre sous de bons auspices Suite à la signature du contrat-programme avec le gouvernement en avril 2013, la Fédération Interprofessionnelle des Oléagineux au Maroc (FOLEA), a lancé la première campagne de cultures oléagineuses dans les régions du Gharb, Haouz, Souss et Fès-Meknès. Cet accord prévoit de planter 2.000 ha de colza et 15 à 20.000 ha de tournesol pour l’année en cours. Un œil sur les premiers résultats obtenus. Maria MOUHSINE pour le tournesol, contre 8 voir 10 qx traditionnellement. Donc une production multipliée par deux aux moins !

Une plate-forme avantageuse

A

lors que la production de graines oléagineuses atteignait les 150.000 tonnes dans les années 90, le Maroc atteint aujourd’hui, difficilement, 5.000 tonnes, soit moins de 1% de la consommation marocaine en huile. Par ailleurs, les importations pèsent sur la balance commerciale du pays. « Aujourd’hui, on importe 400.000 T d’huile, ce qui correspond environ à 800.000 T de graines, plus 1 million T de tourteaux », rappelle Samir Oudghiri, Président de la FOLEA (Fédération Interprofessionnelle des Oléagineux). Devant ce constat, un contrat-programme a été signé dans le cadre du Plan Maroc Vert dans le

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but de booster la production nationale et couvrir ainsi 20% des besoins marocains en huile à l’horizon 2020.

Un soutien indéfectible

Agropol, l’entité R&D du groupe Sofiproteol et représentant de la filière oléagineux en France, vient en appui technique au projet depuis maintenant 2 ans. « Nous entamons la 3ème année de développement », précise Samir Oudghiri. Plusieurs essais ont été menés en conditions réelles. « Les premiers résultats obtenus démontrent que l’on peut doubler voire tripler les rendements », se réjouit M. Oudghiri. Ainsi, la production a atteint 25 qx/ha pour le colza et 20 qx

Dans le cadre de ses missions, la FOLEA propose un système d’agrégation comme pour la filière céréales. Ainsi, les industriels s’engagent à acheter toute la récolte, à un prix fixé cette année à 5.000 DH/T. Outre l’assurance des débouchés, la FOLEA s’engage également en termes d’accompagnement. De ce fait, « les prix des semences hybrides ont déjà été négociés, puisqu’ils sont un des premiers facteurs clés de succès », confirme le Président de la Fédération, ajoutant que les remises ainsi négociées vont jusqu’à 40%. Les agriculteurs peuvent acheter au semencier à ce prix négocié et avec une disponibilité assurée. M. Oudghiri annonce également pour cette première campagne que le Crédit Agricole s’est engagé à

Présentation de l’interprofession

La FOLEA, créée avant la signature du contrat-programme le 24 avril 2013, se compose d’une part de l’ANIOM, Association des industriels de la filière composée de Lesieur Cristal et du Groupe Belhassan, et d’autre part d’une association d’agriculteurs, ellemême composée de 6 associations régionales.


Agriculture est opérationnel et à forte capacité, estimée à 600.000 T de graines, soit quasiment 80% des besoins des marocains », sachant qu’à terme, « nous espérons atteindre 20% des besoins en 2020, ce qui est un objectif plus modeste. » De plus, contrairement à d’autres filières, le problème du débouché ne se pose pas : le marché marocain est en effet déjà bien développé et sera preneur de toute la production nationale. Ce projet de filière améliorera donc la situation de notre balance commerciale et celle de nos agriculteurs.

financer 85 à 90% du coût moyen de plantation dans des conditions favorables, avec un taux d’intérêt de 5% et avec des frais de dossier réduits. Enfin, un accompagnement technique est proposé avec l’ADA, les Directions Régionales d’Agriculture et l’ONCA : « nous avons organisé plusieurs réunions de formation pour les agriculteurs et pour les techniciens de l’ONCA, car la semence hybride doit être travaillée dans des conditions spécifiques pour donner son plein potentiel. Aujourd’hui, plus de 500 agriculteurs ont déjà bénéficié de ces formations dispensées par Agropol France », déclare M. Oudghiri avant de conclure : « il reste un dossier en cours de négociation, celui de la couverture d’assurance. Le dossier est bien avancé avec la MAMDA et le Ministère de l’Agriculture, qui en finance une partie. Nous espérons qu’il sorte pour cette campagne. »

Des plantations en bonne voie et des débouchés assurés

Les agriculteurs sont-ils convaincus ? M. Oudghiri assure que « les agriculteurs sont très favorables au projet. Le seul souci à dépasser est que, historiquement, les semences de tournesol étaient subventionnées, ce que ne prévoit pas le contratprogramme ». Pour palier à cette contrainte, la FOLEA a essayé de compenser par le financement du Crédit Agricole et par la garantie

d’un prix d’achat relevé de 4.000 à 5.000 DH. Le Président de la Fédération explique que « pour l’instant, on ne détient que des engagements verbaux. Ainsi, les intentions sont de 12.000 ha pour le tournesol, qui sera planté de février à avril. Concernant le colza, 1.500 ha ont déjà été plantés. » Coté aval, M. Oudghiri souligne que « l’un des avantages de cette filière est l’outil industriel qui

Superficies cultivées : objectifs de la FOLEA

Colza Tournesol

2014

2020

2.000 ha

40.000 ha

15 à 20.000 ha

100.000 ha

Objectifs du contrat-programme Situation moyenne de départ

2020

Rendements

11 qx/ha

18 qx/ha (tournesol) 20 qx/ha (colza)

Production d’huile alimentaire

8.000 T

93.000 T

1%

19%

-

421 MDH dont 117 MDH au titre de la contribution de l’Etat

Taux de couverture des besoins en huile à partir de la production nationale Investissements

(Source : Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime)

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Process

Emballages pour produits industriels Haute technologie sous des conditions difficiles

© Schütz

Le prix de l’électricité et des matières premières grimpe, les capacités de fret rares surenchérissent les coûts du transport. Sous de telles conditions, comment est-il possible de proposer des emballages haut de gamme sans en augmenter les prix de façon significative ? Les fabricants d’emballages industriels nous montrent que cela est faisable : ils utilisent à cette fin des matériaux recyclés moins coûteux, participent au développement de concepts de logistique et misent sur leur propre production d’électricité avec des énergies renouvelables. Article proposé par Interpack

• Réglementation sur la pureté : si des produits alimentaires doivent être conditionnés dans des gros conteneurs en vrac intermédiaires (IBC), les prescriptions d’hygiène lors de la production sont des plus poussées.

L

’industrie a un problème : puisque les pays émergents comme la Chine connaissent une croissance rapide et que la conjoncture dans les nations industrialisées comme l’Allemagne bat son plein, les matières premières deviennent de plus en plus rares et chères. Dans son rapport actuel sur la situation de la fourniture de matières premières en Allemagne, l’Institut fédéral des géosciences et des ressources naturelles met déjà en garde contre de sérieuses ruptures d’approvisionnement. Dans un même temps, les prix de l’énergie

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augmentent dans beaucoup de pays européens en raison des importations coûteuses de pétrole, de gaz et de charbon. En Allemagne, les entreprises industrielles déboursent en moyenne douze centimes d’Euro par kilowatt-heure d’électricité, soit près d’un quart de plus qu’il y a cinq ans. Les fabricants d’emballages industriels sont particulièrement touchés par les augmentations de prix. Leurs bacs, palettes, composants techniques et porte-pièces se composent la plupart du temps de matières plastiques. Le plastique est léger et

résistant mais la fabrication d’emballages en matières plastiques selon le procédé du moulage par injection requiert énormément d’énergie. Par ailleurs, les fabricants sont tributaires de granulés qui sont très demandés et dont les quantités sont désormais restreintes. « Sur le long terme, cela n’implique pas seulement une augmentation de prix de tous les porteurs de charges ; tôt ou tard, la disponibilité deviendra un critère décisif », affirme Udo Schwabe, Responsable marketing de la filiale allemande du groupe Utz, spécialiste suisse des contenants. La hausse des coûts de transport aggrave la situation. Le problème est que les gros emballages industriels prennent relativement beaucoup de place lors de leur transport par la route et la voie ferrée à destination de leurs clients. « Dans ce contexte, des économies sont pour ainsi dire irréalisables », ajoute Udo Schwabe.

Les clients deviennent de plus en plus exigeants

Si la liberté d’action financière des entreprises diminue, les exigences des clients ne cessent, elles, de grandir. Qu’il s’agisse du commerce de gros, de l’industrie des produits alimentaires ou pharmaceutiques – toutes les branches concernées souhaitent réduire leur empreinte carbone et attachent de l’importance à des emballages durables, fabriqués dans le respect des ressources, sans pour autant renoncer à


• Tour d’expédition : comment transporter si possible beaucoup de contenants sans grands efforts ? Des unités de transport spéciales le permettent.

la stabilité. Les entreprises misent d’autre part sur des techniques de transport très automatisées pour garantir que rien ne vienne perturber le flux des matériaux. Tout cela pose de hautes exigences aux emballages. « Ce qui suit s’applique également aux emballages industriels : ils doivent assurer la protection des produits qu’ils contiennent tout en se montrant moins gourmands sur le plan des matériaux qui entrent dans leur composition. Moins de matériaux signifie aussi un moindre encombrement pour le produit conditionné », explique Vera Fritsche, conférencière de la Fédération professionnelle pour les machines pour produits alimentaires et emballages au sein de l’Association allemande des constructeurs de machines et installations (VDMA). Les contenants doivent d’autre part pouvoir être identifiés pour qu’ils puissent être commandés par divers systèmes de logistique. « Le codage joue un rôle d’extrême importance, notamment du point de vue de la traçabilité du produit, tout au long de la chaîne de distribution comme pour l’ensemble de l’intralogistique », explique Vera Fritsche. La nouvelle technique de l’In-Mould-Labelling (IML ou encore étiquetage dans le moule) gagne en importance. Elle permet de produire des étiquettes particulièrement résistantes et faciles à nettoyer mais elle est aussi plus

ges, le grand défi à relever consiste maintenant à proposer les innovations nécessaires sans sacrifier la qualité et si possible sans incidence sur les coûts. Le salon Interpack 2014 qui se tiendra du 8 au 14 mai 2014 à Düsseldorf donnera aux visiteurs un aperçu des stratégies et produits développés par les fournisseurs d’emballages industriels pour se conformer aux exigences du marché. Interpack promet de nombreuses propositions intéressantes, car les efforts visant les nouveautés et les économies de coûts vont bon train chez les spécialistes de l’emballage. D’après son directeur Dirk Heidmeyer, le spécialiste des fûts Greif à Cologne souhaite par exemple exploiter à l’avenir d’autres potentiels de coûts et d’efficience dans toute l’entreprise. « En agissant ainsi, nous poursuivons deux objectifs essentiels pour la clientèle : nous voulons d’une part tout mettre en œuvre pour maintenir sur le long terme les coûts de l’emballage les plus bas possibles pour nos clients et, d’autre part, nous voulons contribuer à améliorer la rentabilité de notre entreprise pour assurer son avenir au sens de « The Safe Choice ». « The Safe Choice » engage la promesse de Greif de pouvoir proposer à tout moment des emballages de grande qualité avec la plus grande sécurité possible en matière de produit et de

complexe et plus coûteuse que les codes-barres utilisés jusqu’à ce jour. Au cours d’une étape de production en aval, ces derniers sont tout simplement collés sur les emballages tandis que l’étiquetage dans le moule est intégré à la production du contenant. Des étiquettes pré-imprimées sont placées dans l’outil de moulage par injection et fusionnent avec la matière plastique au moment de son injection à l’état liquide dans l’outil. Parmi les exigences posées aux fournisseurs d’emballages figure également qu’ils puissent proposer des contenants peu encombrants. « Non seulement les aires de fret et d’entreposage se raréfient mais elles sont aussi chères », explique Vera Fritsche. Les entreprises reportent la pression sur l’industrie de l’emballage. On souhaite des emballages dont le volume peut être réduit, qu’il s’agisse de caisses pliantes, de contenants coniques ou bien de bacs emboîtables par rotation. • Du nouveau à partir de l’ancien : les matières premières du plastique Pour les fabrisont demandées et chères. Les bacs et palettes sont donc de plus en cants d’emballa- plus souvent fabriqués à partir de matériaux recyclés. FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

© Schütz

© Groupe Utz

Emballage

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Process

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Emballage

• Plus que le simple fait d’emballer : les fournisseurs d’emballages industriels doivent aussi se pencher sur la question du transport des marchandises volumineuses.

livraison. »

Des emballages tous différents

S’attacher la clientèle avec des emballages particulièrement sûrs est une démarche que poursuit également le groupe allemand d’emballage Schütz. Parmi ses nouveautés figurent les emballages Foodcert destinés à l’industrie des produits alimentaires, des emballages basés sur la FSSC 22000 (Food Safety System Certification), la norme industrielle la plus récente. Elle prescrit, entre autres, des mesures de pureté élevées pendant la production, dans le but de juguler le risque d’impuretés. D’autre part, Schütz ne produit ses emballages Foodcert que « just-in-time », c’està-dire de manière synchronisée sur les besoins et sur la base des commandes individuelles et spécifiques aux clients. Des entreposages de longue durée et des contaminations sont ainsi exclus. « En qualité de premier fabricant mondial d’IBC (Intermediate Bulk Container) et fûts, Schütz soumet globalement tous ses sites de production à cet audit », déclare l’entreprise. Les IBC comptent parmi les gros contenants les plus courants. Dans le secteur industriel, ces contenants en matière plastique carrés servent principalement de conteneurs de collecte et de

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transport. Les solutions d’emballages durables sont une autre stratégie déployée par Schütz pour fidéliser sa clientèle. Une palette IBC en matière plastique issue du recyclage d’IBC usagés compte parmi les dernières innovations de l’entreprise dans ce domaine. Schütz fait ainsi d’une pierre deux coups : elle apporte d’une part une solution à la demande croissante relative au bilan carbone et aux produits recyclables et fabriqués de manière écologique. D’autre part, en recyclant des IBC usagés, Schütz dépend moins de livraisons de matières premières coûteuses. L’entreprise assure que la qualité n’en souffre pas. Car le produit recyclé résiste particulièrement bien aux produits chimiques, aux déformations et aux endommagements, est-il avancé. La production durable et efficiente en termes de coûts des bacs en matière plastique est également une dominante chez Utz. Les boîtes et palettes sont à nouveau transformées en granulés dans un centre de recyclage propre à l’entreprise. Parallèlement à cela, l’entreprise se consacre au développement de nouveaux matériaux d’emballage comme le « Wood Plastic Composite », c’est-à-dire un mélange de bois et de matière plastique. C’est dans le but de produire elle-même le courant écologique dont elle a besoin que

la société Utz a d’autre part investi dans une propre installation solaire et une centrale de cogénération. « Il s’agit certes d’investissements élevés dans un premier temps mais ils nous permettent au long terme de ne plus autant dépendre des bourses de l’électricité et des interventions de l’État sur les prix », explique le Reponsable marketing. Hormis le caractère durable et la réduction des coûts, la flexibilité au niveau de la production et la disponibilité à la livraison jouent un rôle central chez Utz. « Une chose est certaine : des solutions individuelles selon les branches et les clients sont désormais recherchées à la place d’une solution universelle pour les emballages recyclés, comme cela était peut-être encore pratiqué il y a quelques années », précise M. Schwabe. Ainsi, Utz a mis au point un nouveau bac à viande E-Performance en coopération avec les entreprises spécialisées dans la transformation de la viande et l’Organisation des standards globaux GS1 ; grâce à la géométrie de son fond améliorée et à la construction de ses coins, ce bac est particulièrement stable et porte une étiquette dans le moule sur ses quatre côtés pour permettre une meilleure identification tout au long de la chaîne de distribution. Utz a également développé pour une chaîne de drogueries une unité de transport qui peut être déplacée sur roulettes sans grand effort à l’intérieur des magasins. Cette tour d’expédition se compose d’un chariot de transport dont la partie supérieure comporte quatre encoches destinées aux roulettes du prochain chariot. Les chariots peuvent ainsi être empilés sans prendre trop de place à l’entrepôt. C’est pour pouvoir offrir aux diverses branches de nombreuses solutions d’emballage que le groupe Utz ne cesse d’investir dans l’expansion de son parc de machines. Entretemps, le seul site de production de Bremgarten en Suisse possède 29 installations de moulage par injection. « Nous n’avons aucun produit qui justifierait des installations monoproduits », précise l’entreprise.


Process

Positionnement efficace de produits Un impact direct sur vos opérations Y a-t-il une baisse de productivité dans votre entrepôt ou est-ce que votre temps de réponse a un impact sur votre service à la clientèle ? Avez-vous essayé de mettre en place de nouvelles technologies, des normes du travail, des procédures ou de nouveaux programmes incitatifs mais sans succès ? Si c’est votre cas, il est peutêtre temps d’examiner le positionnement de vos produits.

L

e positionnement des produits, parfois appelé « positionnement de l’inventaire » ou « profilage », permet d’identifier l’emplacement le plus efficace pour chaque produit d’un entrepôt. Parce que chaque entrepôt est différent, le positionnement approprié d’un produit dépend de son mouvement unique dans l’usine, ainsi que de ses caractéristiques de stockage. Cet article exposera comment le positionnement de votre inven-

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taire a un impact direct sur la rapidité et la précision auxquelles le produit sort de l’entrepôt et se rend chez vos clients.

Les avantages d’un positionnement efficace de produits

1. Augmentation de la productivité et réduction des coûts Afin d’atteindre une productivité optimale dans votre entrepôt, les produits doivent être placés de façon stratégique :

Kamal CHRAIBI

Associé GCL Kamal.c@gclgroup.com

• Réduction de la manipulation : prendre les bonnes décisions pendant le réapprovisionnement influencera le nombre de fois que vous manipulerez un produit. En triant les emplacements pour la cueillette selon leur taille et en se basant sur une unité de mesure standard (par exemple case ou unité), vous pourrez réduire la main-d’œuvre requise pour réapprovisionner un emplacement. Le nombre de fois que vous manipulez une pièce affecte directement le coût de vos opérations ; • Réduction des déplacements et du temps de recherche : le temps de déplacement d’une personne en charge de la cueillette représente souvent jusqu’à 60% des activités quotidiennes ! Une bonne stratégie de positionnement des produits peut réduire le temps de déplacement tout en réduisant la main-d’œuvre au niveau de la cueillette ; • Classer les produits en catégories A, B, C, D ; • Rendre accessible les produits de grande consommation : par exemple, placer les produits de grande consommation près des transporteurs permet de minimiser le temps de déplacement du ramasseur ; • Regrouper les produits par famille ou utilisation commune : en stockant et en ramassant les produits par groupe de famille, vous serez en mesure de ré-


Logistique produits peuvent aussi être placés selon la taille de la boîte afin de faciliter le montage de la palette.

duire les activités de triage et de consolidation. Dans un environnement de vente au détail, il est très important de faciliter le réapprovisionnement efficace des magasins. 2. Amélioration de l’utilisation de l’espace • Associer la taille du produit avec celle de l’emplacement : par exemple, les produits reçus dans des boîtes devraient normalement être placés dans des emplacements correspondant à leur taille ; • Stocker les produits en quantité raisonnable : l’emplacement devrait contenir une quantité suffisante d’un produit afin de rencontrer les objectifs de réapprovisionnement. 3. Réduction du risque de dommage Afin de réduire le nombre de produits endommagés, les produits lourds devraient être placés en premier sur la palette. Les

4. Amélioration de la cueillette et de l’exactitude de l’inventaire • Des produits organisés rendent la cueillette plus facile et exacte ; • Les produits similaires sont séparés afin de réduire le risque d’erreur ; • Inventaire : une exactitude plus élevée de la cueillette amène des niveaux d’inventaire précis. 5. Amélioration de l’ergonomie et de la sécurité • Les produits de grande consommation sont placés dans des endroits facilitant la cueillette (exemple : niveau central des étagères à gravité) afin de réduire les détours et les problèmes d’accessibilité. Les produits lourds ou volumineux sont placés dans les niveaux les plus bas de la zone de cueillette ou dans une zone séparée où l’équipement de manutention peut être utilisé ; • Placer les produits lourds dans des emplacements ergonomiques; • Prévenir la fatigue des travailleurs (réduction des déplacements et du temps de recherche).

Quelques conseils

1. Le positionnement des produits est un processus continu Puisque les demandes pour un produit changent, les stratégies de stockage et de réapprovisionnement devraient suivre le

mouvement. Il est important de continuellement repositionner les produits d’un entrepôt afin que ce dernier puisse continuer de fonctionner de façon optimale. Certaines entreprises repositionnent quotidiennement ou hebdomadairement leurs produits de grande consommation (en général, les produits les plus rentables). Habituellement, le positionnement des produits peut être fait en fonction des changements de saison ou à chaque trimestre. Cette exigence irrégulière rend habituellement facile le fait de mettre en attente ce type de projet parce qu’il n’y a pas d’autres problèmes urgents à résoudre ou que cela ne se produit jamais. 2. Le positionnement des produits est un processus individuel Le positionnement des produits s’applique aux différentes industries et aux différents environnements des opérations de fabrication et de distribution. La façon de positionner votre inventaire dépend de votre entreprise. Il faut développer des règles qui se basent sur vos besoins.

Les outils disponibles

Plusieurs logiciels spécialisés dans le positionnement des produits sont disponibles. Dans les plus petits entrepôts, le positionnement des produits est souvent fait manuellement ou avec l’aide de programmes de bases de données ou de tableurs standard. Les fournisseurs principaux de WMS intègrent un module de positionnement des produits. Un logiciel de positionnement des produits est un outil de valeur pour les opérations impliquant un grand nombre de produits ainsi que pour les entreprises où les produits inventoriés changent régulièrement. Cependant, le coût de ces logiciels peut être élevé et ils nécessitent des compétences techniques importantes pour les utiliser. FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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Process

Solutions Fournisseurs • Process

• Emballage

Marel. Nouvelle génération de lignes de transformation du poisson blanc

NiceLabel. Etiquetage intelligent des allergènes

La transformation des poissons blancs franchit une • Détection des arêtes à rayon X nouvelle étape grâce au • Découpe à jet d’eau lancement de Marel Flexi• Grande précision Cut, un robot de découpe capable de détecter les arêtes avec une haute précision et de les éliminer. En effet, les arêtes de poisson à chair blanche sont notoirement difficiles à localiser et à enlever, et le processus exige une main d’œuvre qualifiée. L’équipement dispose d’un système de détection à rayons X de haute résolution, d’un contrôle d’image et d’un mécanisme de découpe à jet d’eau pour enlever les arêtes. L’utilisation des jets d’eau dans le processus de suppression des arêtes est notamment plus flexible que la lame de coupe. Le FlexiCut peut effectuer une variété de modèles de découpe et les options d’angle de coupe permettent de suivre les courbes de la trame osseuse très étroitement. Cela représente des gains de rendement importants dans la longe, la partie la plus précieuse du poisson.

Ishida. Système intelligent de classification pour viandes et poissons Ishida lance sa nouvelle invention : Flex Grader, un système intelligent et ultra-souple proposé aux trans• Combinaisons infinies de tris formateurs de • Trieuse pondérale haut de gamme volailles, viandes • 2 modèles : l’un pour les petites et moyennes et poissons. Muni pièces de 6 à 1.500 g, l’autre pour les plus de combinaisons grosses, de 20 à 6.000 g • Facile à nettoyer infinies de tri, le Flex Grader établit une classification de lots par poids minimum/maximum, poids cible et/ou comptage de pièces. Mieux encore, sur une même ligne, on peut attribuer, via un écran tactile, des consignes différentes par benne. La machine peut être équipée de 4 à 24 bennes disposées d’un côté ou de part et d’autre du convoyeur et dispose d’un système d’amortissement des chocs DFL (Dislocating Force Limiter) conçu par Ishida, lui permettant une protection contre les forces excessives (chocs survenus lors du nettoyage, par exemple) et un renforcement de sa durée de vie.

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Les entreprises doivent se conformer à • Etiquettes intelligentes la nouvelle réglementation sur l’éti• Compatible avec toutes les quetage des produits contenant des imprimantes allergènes de l’UE 1169/2011 avant le • Détecte automatiquement les allergènes 13 décembre 2014. NiceLabel, développeur mondial de logiciel de codes à barres et d’étiquetage, a élaboré une solution simple pour aider les fournisseurs de produits alimentaires à se conformer à ce nouveau règlement, presque sans nécessité d’efforts et de modification des procédures actuelles ou du matériel. Les fournisseurs de produits alimentaires doivent mettre clairement en évidence les allergènes dans la liste des ingrédients. Pour aider les entreprises à se conformer au nouveau règlement facilement et sans la nécessité d’acheter de nouvelles imprimantes, NiceLabel a développé une solution qui génère des étiquettes intelligentes. Ces étiquettes intelligentes permettent aux entreprises de mettre en évidence automatiquement les allergènes sans modifier leurs bases de données existantes ou acheter de nouvelles imprimantes. NiceLabel formate dynamiquement le texte de l’allergène avant l’impression et est compatible avec n’importe quelle imprimante de page ou d’étiquettes existante. La solution NiceLabel est idéale pour l’étiquetage à la demande, y compris pour les boulangeries, sandwicheries, charcuteries, et autres services de vente au détail et de restauration.

• Qualité Profilia. Pilotage de l’alimentation des vaches laitières • Pilotage de la ration • Amélioration de la qualité nutritionnelle du lait et de la performance technico-économique • Baisse des rejets de méthane

Fruit de la recherche et de l’innovation Terrena, Profilia est une nouvelle solution permettant, grâce à l’analyse du lait par infrarouges, de valoriser la ration des vaches en matière d’efficacité laitière et protéique, de prévention de l’acidose, de qualité du transit et d’immunité. Véritable outil de pilotage du troupeau, Profilia veille ainsi sur la santé et l’équilibre des animaux. Grâce aux résultats obtenus, les éleveurs peuvent réagir rapidement par des actions correctives sur la ration des animaux et ainsi améliorer leur bien-être, leur longévité, les qualités nutritionnelles du lait (amélioration du profil en acides gras) et la performance technico-économique. A titre d’exemple, moins de matière sèche doit être ingérée pour produire un litre de lait. A ce jour, 950 producteurs Terrena sont engagés dans la démarche.


Nouveautés • Ingredients

• Process

Arla. Nouvelle forme de lactose

SternMaid. Pour des produits en poudre sophistiqués

Arla Foods Ingredients propose un nouvel ingrédient, du lactose de haute qualité, approprié pour les mélanges secs et permettant aux fabricants • Lactose sous forme d’aliments pour bébés d’augmenter sèche leurs productions sans compromettre • Haute qualité la qualité de leurs produits ou encore • Augmente la capacité augmenter les frais de production. À de production l’heure actuelle, le lactose est généralement fourni et utilisé dans des mélanges humides qui contiennent également les autres ingrédients clés dans la préparation des aliments pour nourrissons, tels que les protéines, les matières grasses, le lait écrémé en poudre, les vitamines et les minéraux. Ces mélanges humides sont traités thermiquement et séchés par pulvérisation. Cependant, le nouveau mélange de lactose sec d’Arla Foods Ingredients peut être introduit dans le processus de fabrication après traitement thermique et séchage ou tout simplement être combiné avec le mélange d’ingrédients humides séchés par pulvérisation et emballés. Cela laisse beaucoup plus d’espace disponible pour les autres ingrédients au cours de l’étape de mélange par voie humide, ce qui permet d’augmenter potentiellement la capacité jusqu’à 25% sur les lignes de production existantes.

• Conditionnement Lightweight Containers. Nouveau fût 30 litres Lightweight Containers a annoncé le développement de son nouveau fût à sens unique, le one-way KeyKeg 30 slimline. Ce cylindre d’une capacité de 30 litres dispose de deux technologies : le KeyKeg Double Wall et le Bag-in-Ball. La technologie Double Wall consiste à un travail simultané et dynamique des deux parois du fût, • 58% de produit ce qui rend la machine plus performante. La recyclé technologie Bag-in-Ball offre au KeyKeg une • Meilleures qualité qualité de boisson semblable à celle des fûts en et durée de consermétal. Par ailleurs, les boissons peuvent être vation • Résistance aux gardées pendant des semaines après ouverpressions internes ture d’une KeyKeg, contrairement aux fûts en élevées métal où le vin ou la bière perdent de leur qualité après quelques jours. Le nouveau 30 Slimline KeyKeg peut mieux résister aux pressions internes que son prédécesseur. Ainsi, les bières et vins mousseux avec des pressions plus élevées peuvent également être remplis dans le one-way KeyKeg. « Ce nouveau KeyKeg est la résultante d’une écoute attentive au niveau de la chaine d’approvisionnement », explique Jan Veenendaal, Directrice Générale de Lightweight Containers. De son côté, le Directeur Technique Bert Hanssen ajoute : « c’était un réel challenge de joindre les deux technologies Double Wall et Bag-in-Ball, et obtenir un résultat optimal pour la version du 30 litres. »

SternMaid, spécialiste de la fabrication d’ingrédients et produits alimentaires en poudre, innove dans la soustraitance grâce à des technologies innovantes. Son nouveau processeur à lit fluidisé lui • Fabrication d’ingrédients sur-mesure • Meilleure qualité de produits permet ainsi d’élargir • Manutention facilitée son offre de fabrication d’ingrédients sur-mesure en incluant le séchage doux, la granulation, l’agglomération et l’enrobage. La technologie du lit fluidisé permet un ajustement optimal et une standardisation des caractéristiques du produit. La température de séchage peut ainsi être sélectionnée afin de préserver les ingrédients sensibles à la chaleur tels que les enzymes, les arômes ou les vitamines. De plus, les produits séchés selon cette technologie se dissolvent et se dispersent bien mieux dans les liquides que les fines poudres produites par atomisation. Leur manutention est également facilitée. A cela s’ajoute un service complet allant de l’achat des matières premières à l’emballage et à la logistique.

Gebo. Convoyeur de caisses au design intelligent A l’occasion du salon Drinteck 2013, Gebo, spécialiste de l’ingénierie des lignes de conditionnement, a lancé un nouveau système de transport de caisse HD (Heavy Duty) pour la bière. Le • Zéro rétention de la poussière grâce nouveau convoyeur de à la conception ouverte caisse est conçu pour • Nouvelles bandes verticales et résister aux conditions plates de 5 mm • Bandes d’usure de 4 à 5 mm pour de fonctionnement les une durée de vie améliorée plus difficiles, tout en • Peut être adapté pour un transit continuant à donner des droit ou courbe résultats impeccables. Le design ouvert du convoyeur de caisse Gebo ne laisse aucune chance à la rétention de la poussière, une cause majeure de corrosion et des pannes rencontrées par de nombreuses lignes de conditionnement de bière, où les particules de poussière, de sable et de verre constituent un réel problème. Ainsi, le nouveau convoyeur nécéssite moins d’entretien et prolonge la durée de vie des chaînes, pignons et autres composants clés. Le convoyeur de caisse intègre également un nouveau système de roue de renvoi simple mais ingénieux. Format de la chaîne simple ou double, avec châssis en acier inoxydable ouvert FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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Qualité

Santé, bien-être et qualité de vie au travail Ingrédients de la motivation ! Que vaudrait le travail sans bien-être ? Quels sont les besoins du salarié et comment les satisfaire ? Voici un thème qui a fait l’objet d’un séminaire organisé par AFNOR Maroc à Casablanca. Siham HAMDI

E

njeux psychosociaux, judiciarisation, santé des salariés… Autant de sujets qui ont été traités lors de cette journée de formation. A cette occasion, Stéphane Mathieu, Directeur du Réseau Régional au sein du Groupe AFNOR, a dévoilé les différents facteurs nécessaires pour promouvoir la santé, le bien-être et la qualité de vie au travail des salariés, présentant tout d’abord les risques psychosociaux auxquels ils peuvent être confrontés.

Le travail : des risques…

Dans l’environnement du travail, les risques psychosociaux ou RPS constituent des facteurs pouvant avoir un impact négatif sur la santé physique du salarié, comme l’apparition de maladies cardiovasculaires.

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Parmi les autres facteurs qui peuvent déclencher les RPS, citons par exemple les exigences de travail, notion qui comprend la quantité de travail, la pression temporelle, la complexité et la conciliation travail/ hors travail… En outre, le travail, c’est aussi un mélange d’émotions (empathie, souffrance, peur…). Les RPS sont également liés aux rapports sociaux et aux relations de travail pouvant être positives, telles que la reconnaissance, le soutien, la coopération… ou négatives comme le harcèlement et les conflits…. Sans oublier le sentiment d’insécurité socio-économique (sécurité de l’emploi, du salaire, …), qui peut également représenter un important facteur de risque. Parmi les conséquences observées sur le salarié, citons le syndrome


QHS de la productivité

d’épuisement professionnel ou burnout, un syndrome d’épuisement faisant partie des risques psychosociaux professionnels et consécutif à l’exposition à un stress permanent et prolongé.

… mais aussi une qualité de vie

A l’opposé des RPS, la qualité de vie au travail, ou QVT, représente le niveau avec lequel le travail est enrichissant et non stressant, et équivaut à la satisfaction des besoins personnels. Selon certains experts, elle correspond, à un moment donné, au niveau atteint par l’individu dans la poursuite dynamique de ses buts hiérarchisés à l’intérieur des domaines de son travail, ou la réduction de l’écart le séparant de ses objectifs. Cela se traduit par un impact positif sur sa qualité de vie en général, sur la performance organisationnelle et par conséquent sur le fonctionnement global de la société. Le travail a un impact certain sur les autres domaines de vie et fait partie intégrante de la qualité de vie générale.

Des normes et référentiels dédiés

Certains organismes, dont AFNOR, œuvrent pour l’amélioration des conditions de travail des salariés d’une entreprise, en développant un climat de « mieux être au travail », ce qui contribue entre autres à une

diminution de l’absentéisme lié aux arrêts maladies, aux maladies professionnelles, aux accidents du travail… Ainsi, il existe de nos jours différents référentiels et normes relatifs à la qualité de vie au travail et à la gestion de la sécurité et de la santé au travail. Citons par exemple ILO-OSH-2001, élaborée par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), la ENWHP / Friendly Work Space fournie par le Réseau Européen pour la promotion de la santé au travail (ENWHP), la norme « Entreprise en Santé » du Bureau de Normalisation du Québec (BNQ), la norme ISO 26000 ou encore l’OHSAS 18001. Selon cette dernière norme, une organisation doit élaborer, mettre en œuvre et conserver une politique de santé, sécurité et environnement, comprendre et appliquer les principes de management de la santé et de la sécurité, et s’efforcer d’éliminer les risques psychosociaux sur les lieux de travail, risques qui favorisent le stress et les maladies ou les provoquent.

S’engager vers tel ou tel référentiel relatif au bien-être au travail peut constituer une décision gagnante pour les entreprises certifiées ou celles qui ont entrepris de telles démarches, au vu des bénéfices qui peuvent être engendrés tant pour l’entreprise que pour l’employé, l’économie et la société dans l’ensemble. En effet, certaines études ont démontré que l’élimination d’un facteur de risque chez un travailleur augmenterait la productivité au travail de 9% et réduirait l’absentéisme de 2%. D‘autre part, un employé actif physiquement serait 12 % plus productif qu’un employé sédentaire. En somme, l’environnement et les habitudes de vie représenteraient des facteurs déterminants pour l’état de santé. Ceci sans oublier les actions de sensibilisation et de formation selon des programmes visant l’amélioration de la santé des travailleurs et un mode de vie sain. La promotion de la santé passe aussi par l’engagement de la direction, la communication, l’écoute et le dialogue, ainsi que l’évaluation et l’amélioration continue.

Impact sur le travail : réduction des absences et augmentation FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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Marchés Languedoc-Roussillon

Tour d’horizon de la filière fruits et légumes

Chantal PASSAT Le Languedoc-Roussillon bénéficie tout au long de l’année d’un climat Responsable de la filière Agroalimentaire très favorable. Cet hiver est d’ailleurs le second hiver le plus doux depuis à Sud de France Développement passat@suddefrance-dvpt.com 1946. Son ensoleillement exceptionnel, sa quasi absence de gelée www.sud-de-france.com printanière et ses températures estivales modérées permettent à la fois des récoltes précoces et tardives. La région Languedoc-Roussillon occupe une position de leader ou de tout premier ordre au plan national pour de nombreux produits : pêche, nectarine, des variétés de pommes telles que Granny, Reine des Reinettes ou Pink Lady, abricot, melon, salade ou artichaut. De plus, la qualité est une préoccupation majeure des entreprises de fruits et légumes du Languedoc-Roussillon. Certains produits bénéficient de signes officiels de qualité IGP ou AOC : huile d’olive de Nîmes, oignon doux des Cévennes, Béa du Roussillon, fraises de Nîmes… 21% des surfaces.

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Deuxième région productrice d’abricots

La surface moyenne en abricotiers par exploitation a progressé de 2,3 ha en 2000 à 3,4 ha en 2010. Le second verger du Languedoc- Roussillon est le verger d’abricotiers. La région Languedoc-Roussillon, avec 28% des surfaces nationales en abricotiers, est aussi la 2 ème région productrice d’abricots, loin derrière Rhône-Alpes qui détient 55% des surfaces.

L

a filière agroalimentaire de la marque Sud de France regroupe plus d’un millier d’adhérents et totalise plus de 3.000 produits Sud de France. Le secteur repose sur 31.500 hectares de production, 2.500 exploitations et près de 70 PME de production, commerce, transformation et expédition. Cette force économique de 490 M€ de valeur dégagée, alimente 25% du marché des fruits et légumes français. Par ailleurs, la région Languedoc-Roussillon connaît le plus fort taux national de conversion à l’agriculture biologique

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(près de 30% en 2010).

Le Languedoc-Roussillon, première région productrice de pêches-nectarines Le verger de pêchers-nectariniers est le plus important verger du Languedoc- Roussillon avec 28% des surfaces en fruits de la région. Il représente 46 % des surfaces nationales en pêchers. Le LanguedocRoussillon est la première région productrice de pêches-nectarines, loin devant Provence-Alpes- Côte d’Azur et Rhône-Alpes qui ne détiennent respectivement que 22 et

Les 4 fruits les plus cultivés en Languedoc-Roussillon : 1. Pêche-nectarine (6.369 ha/144.029 t) 2. Abricot (4.400 ha/53.000 t) 3. Olive (4.100 ha/1.060 t « huile + table ») 4. Pomme (2.020 ha/80.740 t)

Les 4 légumes les plus cultivés en Languedoc-Roussillon : 1. Melon (2.770 ha/55.207 t) 2. Salade (2.380 ha/64.720 t) 3. Tomates (830 ha/88.912 t) 4. Asperges (750 ha/ 8.373 t)


Filière oléicole

La filière oléicole en LanguedocRoussillon est la 1ère région française pour la production d’olives de table avec 46% de la production nationale et la 2ème pour la production d’huile d’olive avec 16% de la production nationale. Elle compte environ 13.000 oléiculteurs, dont 1.000 professionnels. Plus fort dynamisme de plantation en France depuis 1998, avec près de 820 ha dans le cadre du plan de rénovation oléicole depuis 1997, la région devrait plus que doubler sa production de 1995 à l’horizon 2015. Pour 2011/2012, la production d’olives de table en Languedoc-Roussillon a atteint 530 tonnes, auxquelles s’ajoutent 530 tonnes récoltées pour la production d’huile

d’olive.

Autres filières

Avec 2.130 hectares, le verger de pommiers est le quatrième verger régional. Il ne représente que 5% du verger national de pommiers qui compte près de 44.000 hectares. Il est en forte régression : - 37% pour les surfaces en une décennie et - 30% pour le nombre d’exploitations. Enfin, du côté des légumes, le melon est le légume le plus cultivé en LanguedocRoussillon avec 2.750 ha, suivi de la salade avec plus de 2.000 ha de superficie développée. Viennent ensuite les tomates (près de 1.000 ha dont les 3/4 sont

Produit dédiés à la transformation), puis les asperges (750 ha), les artichauts (560 ha), les courgettes (445 ha), les potirons (287 ha), les carottes (263 ha) et les oignons (223 ha). Tous les autres légumes couvrent des superficies développées totales inférieures à 150 ha chacun.

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Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

Trois questions à Chantal Passat, responsable de la filière Agroalimentaire à Sud de France Développement • Pourquoi avoir inscrit MedFEL* dans l’Euro-Méditerranée ? MedFEL est un rendez-vous économique et stratégique pour la filière fruits et légumes en Méditerranée. En développant leurs affaires, les acteurs de cette filière contribuent aux échanges économiques entre les deux rives de la Méditerranée. MedFEL donne ainsi corps à l’un des projets de l’Union pour la Méditerranée et illustre de la plus belle des manières que les complémentarités de marchés sont évidentes entre le sud et le nord. Les échanges et les débats de MedFEL constituent un pont sans équivalent de rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée. Il répond pleinement aux besoins des producteurs et négociants du sud et du nord de la Méditerranée d’échanger, de faire du business, d’optimiser les moyens de transport et logistique et d’élaborer des partenariats commerciaux. • Quelles sont les nouveautés de MedFEL 2014 ? MedFEL met tous les ans un produit à l’honneur. Cette année, ce sont les pastèques et les melons qui sont mis en avant et pour la première fois de son histoire, MedFEL accueille, le 15 mai, le Congrès Euro-Méditerranéen du Melon. Ce rendez-vous international est précédé, le 14 mai, d’une conférence de presse sur le melon, de débats sur le melon bio et des traditionnelles prévisions de plantation melon pour le Maroc, l’Espagne et la France, en collaboration avec l’APREL et l’AIM. Cette année, les débats de MedFEL feront le point sur le Dialogue 5+5 engagé en novembre 2013 à Alger portant sur les enjeux agricoles et de sécurité alimentaire entre les pays du Nord de la Méditerranée (Espagne, France, Malte, Portugal, Italie) et du Sud de la Méditerranée (Algérie, Tunisie, Libye, Mauritanie, Maroc) dans le but de constituer une plate-forme d’échanges au niveau politique pour faire avancer la coopération sectorielle dans la région. • Pourquoi venir à MedFEL ? MedFEL a accueilli 4.894 visiteurs, 231 exposants du bassin méditerranéen et 3.840 rendez-vous BtoB qui ont débouché sur des résultats concrets pour les exposants et acheteurs internationaux présents. Beaucoup profitent de cet événement phare de la filière fruits et légumes des pays du bassin méditerranéen pour trouver de l’information sur l’innovation, les tendances de consommation, les prévisions de récoltes. Invités lors de visites d’exploitations pilotes, les médias présents sur MedFEL prennent le pouls des marchés fruits et légumes de demain. * Organisé par Sud de France Développement et la Région Languedoc-Roussillon, le MedFEL met les pastèques et les melons à l’honneur en 2014. Placée pour la troisième année consécutive sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ce rendez-vous international d’affaires des fruits et légumes se tient du 13 au 15 mai 2014 au Parc des Expositions de Perpignan. www. medfel.com

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Marchés Cookies aux vraies pépites de cacao 6 biscuits aux pépites de cacao. Fabricant : Biscuiterie Industrielle du Moghreb - Farine, sucre, graisses végétales hydrogénées, cacao en poudre, lécithine de soja (E322), œufs entiers, poudres levantes (bicarbonate de sodium (E500), bicarbonate d’ammonium (E503)), vanilline, sel, acide tartrique (E334). - Biscuiterie - Poids : 35 g - Prix : 0,95 DH

Maroc

Premium Oyster Sauce Sauce au goût d’huitre, idéale pour accompagner des plats de fruits de mer, de légumes et de viande. Fabricant : Lian Yi Development Company LTD. Distributeur : Jessy Diffusion - Eau, sucre, eau des huitres 20% (eau 70%, huitres 30%), pâte de soja, sel, amidon modifié, monosodium glutamate (E621), caramel (E621d), sorbate de potassium (E202). - Epicerie - Volume : 150 ml - Prix : 20,50 DH

Cookies Bergen Original Cookies Biscuits aux pépites de chocolat et aux noisettes. Fabricant : P.W. Spomet Sp.J. - Farine de blé, graisse végétale (99,95% huile de palme partiellement hydrogénée, émulsifiant : lécithine de soja 0,05%), sucre, chocolat 10,32% (sucre 52,5%, pâte de cacao 41%, beurre de cacao 3,5%, sirop de glucose 2,5%, émulsifiant : lécithine de soja 0,05%, arôme), éclats de noisette 6,07%, farine d’avoine, sirop de glucose, lait entier en poudre, bicarbonate d’ammonium, arôme, sel. - Biscuiterie - Poids : 135 g - Prix : 19,10 DH

Heinz Tomato Ketchup Ketchup fabriqué à partir de 57 variétés de tomates mûries au soleil, toutes issues de semences de Heinz. Fabricant : CFI (Heinz Egypt) Importateur et distributeur : Distribution & Marketing Morocco - Tomates (126 g par 100 g de ketchup), sucre, vinaigre, chlorure de sodium 2%, condiments, poudre d’oignon. - Epicerie - Poids : 340 g - Prix : 15,95 DH

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Maroc Miami Pulpy Cocktail Boisson aux jus de fruits et à la vraie pulpe. Fabricant : Coca Cola Company - Eau, jus de fruits (orange, mangue, pêche et goyave), sucre, pulpe d’orange, acidifiants (E330, E300), épaississant : E440, arômes, colorants : E160a. - Boissons - Volume : 1 l - Prix : 11,90 DH

Carrefour Tomates Séchées Tomates séchées à l’huile de tournesol et à l’ail. Fabricant : Di Vita Italie Importateur : Label’Vie - Tomates séchées 65%, huile de tournesol 29%, ail 3%, sel, vinaigre de vin, acidifiant : acide lactique et acide citrique, antioxygènes : acide ascorbique et anhydride sulfureux. - Epicerie - Poids : 280 g - Prix : 21,95 DH

Halls XS Peppermint Bonbons Halls sans sucre avec édulcorants. Fabricant : Kent Gida Mad.San.Ve.Tic.A.S Importateur : Kraft Foods Company - Edulcorants [isomalt E953 (99g/100g), sucralose E955 (0,04g/100g), acésulfame K E95O (0,03g/100g)], arôme artificiel de menthe. - Confiserie - Poids : 17 g - Prix : 5 DH

Gourmet Sandwich Biscuits au cacao fourrés de crème. Fabricant : Miquel Alimentacio Grup - Farine de blé, crème 30% (sucre, graisse végétale de palme et de palmiste, amidon de blé, sérum de lait en poudre, émulsifiant (lécithine de soja et de tournesol)), sucre, graisse végétale de palme, cacao en poudre (6,3%), poudre à lever (bicarbonate de soude et d’ammonium), sel, émulsifiant (lécithine de soja), arôme de vanille. - Biscuiterie - Poids : 176 g - Prix : 15,90 DH

Donnez de la visibilité à vos produits Envoyez vos nouveautés à m.mouhsine@foodmagazine.ma Cette sélection de nouveaux produits du Maroc est une veille marketing de FOOD Magazine.


Lancements Tango Sablito Biscuit sandwich au goût sablé et fourré à la crème de cacao. Fabricant : Biscuiterie Industrielle du Moghreb - Farine de blé, sucre, huiles végétales hydrogénées (palme, palmiste), cacao en poudre, poudres à lever (bicarbonate d’ammonium, bicarbonate de sodium), sel, émulsifiant (lécithine de soja), arôme identique au naturel (vanilline), régulateur d’acidité (E334). - Biscuiterie - Poids : 36 g - Prix : 1 DH

Biscolata Break Milk Cream Biscuit enrobé de chocolat et fourré à la crème. Fabricant : Sölen - Biscuit 39% [farine de blé, huiles végétales (graines de coton et/ou tournesol et/ou palme), sucre, sirop de fructose, lait entier en poudre, poudre à lever (bicarbonate d’ammonium, pyrophosphate acide de sodium, bicarbonate de sodium), sel, émulsifiant (lécithine de soja)], crème de lait 31% [sucre, huile végétale (graines et/ou tournesol et/ou palme), poudre de lactosérum, lait entier en poudre, émulsifiant (lécithine de soja), arômes (lait, vanilline)], chocolat au lait 21% [sucre, beurre de cacao, poudre de lactosérum, poudre de lait entier, pâte de cacao, émulsifiant (lécithine de soja), arôme (vanilline)], sucre, huiles végétales (graines de coton et/ou tournesol et/ou palme), poudre de cacao, poudre de lactosérum, émulsifiant (lécithine de soja), arôme (vanilline). - Biscuiterie - Poids : 40 g - Prix : 2,90 DH

Les Délices de la Hollandaise Fromage fondu à tartiner au goût de charcuterie fumé. Fabricant : Margafrique - Lait écrémé reconstitué, fromages, beurre, protéines de lait, sels de fonte (E452, E341, E450), lactosérum, arôme. - Produits frais - Poids : 150 g - Prix : 11,95 DH

Tajini Sauce Tajine du Maroc Sauce tajine aux tomates, olives et poivrons sans conservateurs. Fabricant : Tajini SA - Tomates (51,8%), citrons confits, olives vertes (10,2%), poivrons rouges (6%), eau, amidon de maïs modifié (sans OGM), huile d’olive, concentré de tomates, ail, herbes, sel, mélange d’épices. - Epicerie - Poids : 195 g - Prix : 13,50 DH

Bauducco Wafer Walnut Nozes Gaufrettes fourrées à la saveur de noix. Fabricant : Pandurata Alimentos Importateur et distributeur : Tenerif - Fourrage saveur noix 68% [sucre, graisse végétale à base de palme, farine de noix, émulsifiant (lécithine de soja (E322), arôme)], farine de blé, amidon de maïs, huile de maïs, sel, émulsifiant (lécithine de soja (E322)), levure chimique (bicarbonate de sodium (E500ii)). - Biscuiterie - Poids : 140 g - Prix : 11,35 DH

Loacker GranPasticceria Noir Orange Fins biscuits à la crème, au cacao et à l’orange avec des crispies de germes de blé, enrobé de chocolat noir extra fin. Fabricant : Loacker - Chocolat noir 31% [matière sèche de cacao 60%, lait déshydraté 4%, pâte de cacao, sucre, grasse butyrique, beurre de cacao, émulsifiant (lécithine de soja)], huile de coprah, farine de froment, sirop de glucose, sucre, lactosérum en poudre, cacao maigre 5%, riz, noisettes, farine de soja, extrait de malt d’orange, crème en poudre, dextrose, germes de blé, jus d’orange en poudre 0,4%, lait écrémé en poudre, poudres à lever (carbonate acide de sodium, diphosphate disodique), sel, émulsifiant (lécithines de soja), huile essentielle d’orange, gousses de vanille moulues Bourbon. - Biscuiterie - Poids : 100 g - Prix : 28,70 DH Carrefour Mini-barres 8 barres de chocolat au lait fourrées au lait. Fabricant : Carrefour Importateur : Label’Vie - Sucre, poudre de lait entier 25% (dont 15% dans le fourrage), graisse de palme et de palmiste, beurre de cacao, pâte de cacao, poudre de lait écrémé, émulsifiant : lécithine de tournesol, arômes. - Confiserie - Poids : 200 g - Prix : 27,97 DH

Magic Pop Microwave Popcorn Salted Maïs à éclater salé pour micro-ondes. Fabricant : Nataïs - Maïs à éclater, huile de palme, sel 2,5%. - Biscuiterie - Poids : 90 g - Prix : 9,95 DH FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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Marchés

Monde

Angleterre Marks & Spencer Salads Fruits & Vegetables Cashew Nuts. Noix de cajou dans un sac en plastique. Parfait pour un petit grignotage. Fabricant : Marks & Spencer - Noix de cajou. - Poids : 150 g - Prix : 2,28 €

USA Zakuson Sunflower Oil Huile de tournesol dans une bouteille en plastique. Fabricant : Zakuson - 100% huile de tournesol. - Volume : 1 l - Prix : 3,07 €

Monde

Fresh & Easy Fruit Salad Salade de fruits fraiche préparée dans un récipient en plastique. Fabricant : Fresh & Easy - Melon (peut contenir: cantaloup, melon miel, melon d’eau), ananas, fraise, pomme, raisin, ascorbate de calcium. - Poids: 907 g - Prix: 5,38 €

Lancements

Espagne Garcia Baquero Sin Lactosa Fromage manchego authentique sans lactose, idéal pour les personnes souffrant d’intolérance au lactose. Fabricant : Garcia Baquero - Lait pasteurisé (60%), lait de brebis pasteurisé (12,5%), lait de chèvre pasteurisé (12,5%), ferments lactiques, chlorure de calcium. - Poids : 250 g

PCC Moroccan Yam Salad Salade fraîche de style marocain, prête à servir, faite avec des ignames organiques dans un récipient en plastique. Fabricant : Pcc Natural Markets - Ignames organiques, mélange d’huile d’olive et de carthame, jus de citron bio, amandes, persil italien organique, coriandre organique, ail biologique, sel de mer, paprika, cumin, poivre de cayenne organique. - Poids : 186 g - Prix : 2.21 €

- Poids : 125 g - Prix : 0,53 €

Allemagne Zeisner Salat-Mayonnaise Avec une part de 50% d’huile végétale, cette mayonnaise est agréablement légère. Peut être utilisée pour différentes recettes de vinaigrettes. Fabricant : Zeisner - Huile végétale (50%), eau, vinaigre, moutarde (eau, graines de moutarde, vinaigre, vinaigre de vin, sel, sucre, épices), amidon modifié, sel, sauce Worcestershire (vinaigre distillé, sucre, eau, malt d’orge, vinaigre, sel, épices (contient du céleri), huile de citron), conservateurs (acide benzoïque et acide sorbique), protéines de lait, épaississant (gomme de guar), édulcorant (saccharine), colorants (extrait de paprika). - Epicerie - volume : 20 ml

Turquie MilanGo Dark Chocolate with Orange Chocolats noirs à l’orange emballés individuellement dans une boîte en carton. Fabricant : Solen Cikolata - Chocolat amer 71% [sucre, pâte de cacao, beurre de cacao, matière grasse de lait, émulsifiants (lécithine de soja), arôme (vanilline), sel], crèmes à base de cacao 24% [huiles végétales (graines de coton ou de tournesol ou de palme), sucre, poudre de cacao (10%), lait écrémé en poudre, lactosérum en poudre, émulsifiants (lécithine de soja), sel, arômes (vanilline et orange)], morceaux d’orange (5%), chocolat amer. - Poids : 195 g - Prix : 4,40 €

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ITALIE Müller Crema Di Yogurt Caffé Yaourt crémeux parfumé au café avec du sucre de pamplemousse dans un gobelet en plastique. Fabricant : Müller - Yogourt (lait entier, ferments lactiques), café 12% (sucre, extrait de café, sirop de sucre caramélisé, arômes), sucre, crème de lait (3,4%), sucre de pamplemousse (1,7%), arôme. - Produits frais

Cette sélection de nouveaux produits du monde est issue de la base de données INNOVA.


Lancements

Pain

www.innovadatabase.com

Les innovations se concentrent sur le complet et les fibres Globalement, le nombre de lancements dans la catégorie « pain » a poursuivi sa croissance, avec une mention particulière pour les produits utilisant une allégation santé, quelle qu’elle soit. En effet, ces derniers ont représenté plus de 42% du total des lancements en 2013. Cependant, il existe des variations régionales : leur part atteint plus de 75% aux Etats-Unis et en Australie, 70% en Amérique Latine, mais tombe à moins de 30% sur les marchés asiatiques traditionnellement non-consommateurs de pain.

L

u Ann Williams, Directrice de l’Innovation chez Innova Market Insights, rapporte que : « conséquence de l’influence croissante des réglementations sur les allégations santé, particulièrement dans l’Union Européenne et en Amérique du Nord, le secteur du pain fonctionnel a connu généralement des niveaux plus beaucoup bas en termes de nouveaux produits et d’activité promotionnelle sur les dernières années. » « Cependant, ceci ne veut pas dire pour autant que l’intérêt pour des déclinaisons meilleures pour la santé a été réduit. C’est en fait le positionnement du pain qui a changé, pour se concentrer davantage sur une image santé et nutritionnelle en général, plutôt que de faire des allégations spécifiques », ajoute-t-elle.

Les allégations « passives » dominent

Innova Market Insights distingue les allégations santé et les positionnements selon deux catégories – l’une passive, avec par exemple les produits allégés, pauvres en…, bio, sans gluten, etc., et l’autre active, qui implique l’ajout d’ingrédients particuliers comme le calcium, les protéines, les fibres, etc., ou la promotion de bénéfices spécifiques comme la santé cardiovasculaire ou digestive. Globalement, les allégations passives dominent sur le marché du pain : on les retrouve en

Innova Market Insights effet dans plus de 40% des lancements en 2013, contre seulement 5% pour les diverses allégations actives. De même, cela varie selon les régions du monde : plus de 11% des lancements portaient des allégations actives aux Etats-Unis ; ils représentaient 6% en Asie et 3% en Europe. Sur le marché du pain, les allégations santé les plus populaires sont celles faisant référence à la naturalité : un cinquième des lancements 2013 utilisaient une ou plusieurs allégations relatives à un positionnement naturel, bio ou à une formulation sans additifs ou conservateurs. Quasiment 17% se référaient à une forte teneur ou une source de fibres, ou encore à un argument « céréales complètes ». En termes d’allégations santé actives, bien moins nombreuses, les plus fréquentes sont celles relatives à la fortification en vitamines et minéraux (sur 1,5% des lancements), devant la fortification en oméga 3/DHA et la santé cardiovasculaire (environ 1% chacun). Les Etats-Unis, marché mature et très concurrentiel, attentif à la différentiation et dont les consommateurs se préoccupent toujours plus de leur santé, présentaient un niveau d’intérêt encore plus haut. Plus d’un tiers des lancements recensés utilisaient des allégations relatives au caractère naturel ; un pourcentage similaire utilisait des

allégations sur les fibres ou les céréales complètes. Les consommateurs américains continuent de se concentrer sur des pains meilleurs pour la santé, enrichis en ingrédients santé ou aux teneurs réduites en sel, sucre et matière grasse. Les produits complets voient leur popularité croître et l’utilisation de graines anciennes poursuit également sa percée.

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Marchés Droit de la consommation

Protection des données personnelles et sites marchands La loi n° 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel, met en œuvre un important nombre de mesures visant essentiellement à garantir et encadrer les conditions d’obtention, d’utilisation, de traitement, et de conservation des données personnelles (1). Toute personne physique ou morale traitant des données personnelles avait jusqu’au 15 novembre 2012 pour se mettre en conformité avec la loi. Franck DAUTRIA La Commission Nationale de Contrôle de la Protection des Données à Conseil Juridique Caractère Personnel (CNDP) a lancé le 28 janvier dernier sa première Monceau Juridique & Fiscal fdautria@monceaujuridiquefiscal.com opération de contrôle. Les entreprises ne peuvent désormais plus faire l’économie d’une mise Soukaina EL ALAOUI en conformité.

Renforcement de la protection des données personnelles des internautes

L’objectif principal de la CNDP est de veiller à l’application effective des dispositions de la loi n° 09-08, et de la mise en conformité des entreprises, notamment en ce qui concerne le traitement des opérations effectuées à l’aide de procédés automatisés, et appliqués à des données personnelles. Il s’agit principalement de la collecte, l’enregistrement, l’organisation, la conservation, l’utilisation, la communication par transmission, etc., ainsi que la gestion de fichiers

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de données à caractère personnel. A cet effet, la CNDP a réalisé le mois dernier ses premières opérations de contrôle de sites marchands qui utilisent des données personnelles pour alimenter leurs contenus. Ce contrôle avait pour but de vérifier si les exploitants de ces sites respectent les dispositions légales en la matière.

Évaluation du degré de conformité des sites marchands

Le contrôle a porté sur les sites marchands et notamment, les sites de vente en ligne, d’annonces, d’offres

d’emploi et de réservation de chambres d’hôtels. En effet, aux termes de la loi n° 0908, les responsables du traitement ont certaines obligations à respecter : • Obligation de confidentialité, de sécurité des traitements et de secret professionnel Tout d’abord, ils doivent mettre en œuvre des mesures techniques et organisationnelles qui garantissent un niveau de sécurité approprié, afin de protéger les données personnelles contre tout incident. Par ailleurs, ils sont tenus au respect du secret professionnel, dans les termes prévus par la loi pénale. Ils ont, toutefois, l’obligation de fournir des informations, lorsque cela leur est imposé par des dispositions légales. • Obligation d’information En revanche, les personnes concernées doivent être informées de leur droit d’accès à leurs données, ainsi MONCEAU JURIDIQUE & FISCAL est un Cabinet de Conseil Juridique qui a notamment développé un département en matière de droit de la consommation et droit de la distribution. Il intervient en qualité de conseil et/ou de formateur auprès de groupes et acteurs reconnus du secteur de la distribution et de la grande distribution.


Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

que de rectification et d’opposition. Ces mentions doivent être indiquées clairement par les responsables. • Déclaration préalable Ensuite, ils doivent déposer auprès de la CNDP des déclarations préalables qui permettent à cette dernière de contrôler le respect des dispositions légales, et d’assurer la publicité du traitement. Elles comportent le nom et l’adresse du responsable du traitement, la dénomination, les caractéristiques et les finalités de ce traitement, une description des catégories de personnes concernées, ainsi que de leurs données personnelles, les destinataires auxquels ces données sont susceptibles d’être communiquées, etc. • Demande d’autorisation préalable Enfin, une autorisation préalable est nécessaire lorsque le traitement concerne des données sensibles, l’utilisation de données à caractère personnel à d’autres fins que celles pour lesquelles elles ont été collectées, des données qui comportent le numéro de la carte d’identité de la personne concernée, etc.

personnes concernées lors de la collecte de leurs données personnelles. Aux termes de la loi n° 09-08, le traitement ne peut avoir lieu que si la personne concernée a indubitablement donné son consentement. En outre, les mentions obligatoires, comme l’existence des droit d’accès, de rectification ou d’opposition, l’éventuelle communication à des tiers, ou encore la finalité poursuivie par la collecte des données ont été omises par un certain nombre de sites marchands.

Actions de la CNDP

La CNDP a confirmé, dans un communiqué de presse en date du 25 février dernier, qu’elle procédera à de nouvelles vérifications. Elle annonce par ailleurs envisager des « actions plus persuasives »,

Droit en fixant application des sanctions prévues par la loi n° 09-08. Celles-ci peuvent aller dans certains cas jusqu’à des peines privatives de liberté, allant jusqu’à 2 ans d’emprisonnement, mais surtout des amendes de 200.000, voire 300.000 Dirhams. En cas de récidive, les peines sont portées au double. En outre, les sociétés peuvent se voir appliquer les peines suivantes : - la confiscation partielle des biens ; - la confiscation des objets et choses dont la fabrication, l’usage, le port, la détention ou la vente constituent une infraction, même s’ils appartiennent à un tiers et même si aucune condamnation n’est prononcée ; - la fermeture du ou des établissements de la société où l’infraction a été commise. Force donc est de constater que le Maroc est en train de franchir une étape, et que la mise en œuvre effective de la loi n° 09-08 ne cessera de progresser. Les opérateurs économiques vont donc devoir procéder à des mises en conformité et ne pourront dans ce cadre faire l’impasse sur la prise en compte de la dimension juridique de ce processus. (1) Cf : Métiers de la distribution et protection des données personnelles : Chronique d’une mise en conformité annoncée, Franck DAUTRIA, FOOD Magazine n° 50, 15 décembre 2012-15 janvier 2013, p. 58-59.

Résultats des contrôles

Les contrôles ont révélé plusieurs situations de non-conformité. Premièrement, l’absence de dépôt de déclarations et d’autorisations des traitements à la CNDP, par la majorité des sites marchands, et quant aux informations fournies, qui sont « vagues, incomplètes et dispersées ». Le deuxième constat est l’absence d’indication d’éléments essentiels quant au droit d’information des FOOD MAGAZINE N° 64 15 Mars - 15 Avril 2014

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FOOD Mondain Remise des agréments et autorisations aux établissements du secteur agroalimentaire, le 5 février 2014 à Casablanca

De g. à dr. : Amine Berrada Sounni, Président de la FENAGRI, Aziz Akhannouch, Ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, Mohamed Fikrat, PDG de Cosumar, et Karim Kassi Lahlou, Gouverneur de la préfecture des arrondissement de Casa-Anfa.

De g. à dr. : Mohamed Sadiki, Secrétaire Général du Ministère de l’agriculture, Hassan Khalil, Directeur Général de Dari Couspate, Amine Berrada Sounni, Président de la FENAGRI, Aziz Akhannouch, Ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, et Karim Kassi Lahlou, Gouverneur de la préfecture des arrondissement de Casa-Anfa.

Journée technique organisée par le groupe Labomag, en collaboration avec l’ONSSA et l’AMIOL, le 8 mars 2014 à Casablanca

De g. à dr. : Mathieu Coquant, Directeur de Qualimag, Jean-Marie Coquant, Directeur Général du Groupe Labomag, Kenza Alouane, Auditrice et Formatrice à Qualimag, Moussaoui Hamid, Président de l’AMIOL, Samira Bengmah, Directrice Technique à Qualimag, et Mohamed El Belkacemi, Directeur du Pôle Végétal de l’ONSSA.

© AMABIO

L’huile d’olive bio de Conserves Bio sélectionnée parmi les 30 meilleures au salon Biofach, du 12 au 15 février 2014 à Nuremberg (Allemagne) Abdelhamid Aboulkassim, Gérant de Conserves Bio.

Conférence « Soutenir et accompagner efficacement les jeunes entrepreneurs créateurs d’emploi et de richesse » organisée par Réseau Entreprendre Maroc le 6 mars 2014

De g. à dr. : Aziz Qadiri, Président de Réseau Entreprendre Maroc, et Khalil Jai Hokimi, Conseiller du président et Chef de la direction du Groupe OCP, lors de la signature d’une convention de partenariat pour la création de 3 nouvelles antennes du Réseau à Khouribga, Benguerir et El Jadida.

Gulfood 2014 , à Dubai du 23 au 27 février 2014

De g. à dr. : Youssef Belkora, DGA de AJP (Agro Juice Processing) et  Amine Khalil, Directeur développement de DARI Couspate. De g. à dr. : Mohamed El Eulj, Nadia Rhaouti, Directrice sectorielle à Maroc Export, et Mohamed Abbou, Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, chargé du Commerce extérieur..

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Délices d’initiés SITI Nouveau pôle d’activité à Marrakech La Société Impériale des Thés et Infusions est en train de monter un projet pour la création de tout un pôle d’activité à Marrakech pour un investissement de 35 millions de DH. Le projet prévoit quelque 5 ha regroupant plusieurs usines intégrées en amont, représentées par l’ensemble des filières propres ou en association avec ses partenaires. Le site comprendra, en plus des trois unités de conditionnement et de l’imprimerie digitale, de futures installations dont un laboratoire et une usine de production de boîtes métalliques.

Brasseries du Maroc Du renouveau pour 2014 Brasseries du Maroc a annoncé la fusion par absorption de ses deux filiales, Branoma (Brasseries du Nord du Maroc) et SBT (Brasseries de Tanger). Un changement justifié par la nécessité de maîtriser les risques financiers, de simplifier les procédures mais surtout d’améliorer le résultat en réduisant les coûts. L’exercice de l’année 2013 a été marqué par un net recul de l’activité traduit par une baisse de 7% des ventes en volume de la bière, principal produit du groupe, due essentiellement à la hausse successive des prix de vente décidée par le gouvernement ainsi que la fermeture de plusieurs points de vente.

Fromages Le Domaine de la Pommeraie organise une dégustation Le Domaine de la Pommeraie organise le 22 mars prochain un événement exclusif de dégustation de fromage de chèvre artisanal au cœur de leur ferme biologique sur les pentes du Moyen Atlas à Ain Chiffa.

Les managers qui bougent ANPME Le 6 mars dernier, le Conseil de gouvernement a approuvé la nomination de Larbi Benrazzouk aux fonctions de Directeur Général de l’Agence Nationale pour la promotion de la Petite et Moyenne Entreprise (ANPME). Agé de 41 ans, cet Ingénieur d’Etat de l’Ecole Mohammedia d’Ingénieurs est également diplômé d’HEM Casablanca (MBA Finance d’entreprises). Il commence sa carrière au Ministère de l’Industrie. En 2003, il intègre l’ANPME en tant que Chargé de mission. En 2004, il est nommé Chef du pôle Appui et Animation.

CCI La Chambre de Commerce Internationale (CCI) vient de se doter d’un

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nouveau Président en la personne de Mohamed Berrada. Ancien Ministre, celui qui a également été Directeur Général de l’OCP et de la RAM succède donc à Abdelhak Bennani, qui a été désigné Président d’honneur.

OPDR Maroc Le 3 février 2014, Michael Duhamel, 39 ans, a pris la Direction Générale de la société nouvellement créée OPDR Maroc. M. Duhamel remplace ainsi M. Till Ole Barrelet, CEO du Groupe OPDR, qui occupait jusque-là le poste de Directeur Général par intérim d’OPDR Maroc. D’origine française, Michael Duhamel a travaillé dans l’industrie du transport maritime depuis plus de 15 ans. Il a occupé plusieurs postes de direction en Espagne, au Maroc, au Nigeria, au Cameroun et en Côte-d’Ivoire. Michael Duhamel s’attachera principalement à renforcer la présence de la compagnie spécialisée dans le transport maritime de courte distance et de logistique au Maroc

et dans la région du Maghreb. Pour rappel, en ce début d’année, la compagnie spécialisée dans le transport maritime de courte distance et de logistique OPDR, membre du groupe Schulte, a ouvert sa première filiale marocaine dénommée OPDR Maroc à Casablanca. « C’est la première fois en 120 ans de relations commerciales avec le Maroc qu’OPDR met en place son propre réseau au Maroc. Je suis très enthousiaste d’être la personne qui bâtira OPDR Maroc à partir de zéro », annonce Michael Duhamel. « Je voudrais faire de notre bureau de Casablanca un hub pour toute la région du Maghreb et mettre l’accent sur les services porte-à-porte d’OPDR. »



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