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« Aujourd’hui nous avons un pipeline prometteur constitué de projets de financement avec différentes entreprises marocaines du secteur agroalimentaire »

Interview

Gilles Mettetal, Directeur du Département Agribusiness de la BERD

N°62

15 Janvier - 15 Février 2014

30 DH

FOCUS

Champions de l’agro

Les 100 premières entreprises

RESSOURCES

PROCESS

MARCHES

ENTREPRISE DU MOIS

La recherche et la profession en Agriculture Biologique Un savoir Bio pour l’avenir

Ingrédients Enzymes et produits carnés

Eclairage des magasins LED : l’efficacité énergétique demeure un sujet majeur

Fromadel 2014 : un nouveau souffle !


L’Interview

Gilles Mettetal, Directeur du Département Agribusiness de la BERD

Aujourd’hui nous avons un pipeline prometteur constitué de projets de financement avec différentes entreprises marocaines du secteur agroalimentaire Initialement créée pour soutenir le développement des entreprises privées dans les pays de l’ancien bloc de l’Est après la chute du mur de Berlin, la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) a élargi son périmètre d’intervention en 2011 au pourtour méditerranéen. La banque, qui a déjà financé plusieurs projets dans l’agroalimentaire au Maroc, ne compte pas s’arrêter là. Gilles Mettetal, Directeur du Département Agribusiness de la BERD, nous en dit plus. FOOD Magazine Tout d’abord, pouvez-vous nous présenter la BERD ? Gilles Mettetal La BERD est une institution financière internationale qui intervient dans 34 pays situés dans l’ancien bloc de l’est et plus récemment dans la région SEMED (la région de la méditerranée du sud et orientale). Elle a commencé ses opérations en 1991, après la chute du mur de Berlin, sous la Présidence de Jacques Attali, avec pour vocation première le soutien à la transition d’économies planifiées vers des économies de marché et par là-même le support financier aux entreprises privées. Le capital de la Banque est constitué par 64 pays et deux organisations intergouvernementales actionnaires : la Banque Européenne d’Investissement et l’Union Européenne. Le Maroc est à ce titre un des membres fondateurs de la BERD. Capitalisant sur son succès dans

le soutien du secteur privé dans sa région historique d’intervention, où la Banque avait déjà investi plus de 70 milliards d’Euros, la décision fut prise suite au printemps arabe d’étendre son mandat à la région SEMED. Le Maroc, l’Égypte, la Tunisie et la Jordanie firent acte de candidature pour devenir bénéficiaires des financements de la BERD en 2011. Quelle est l’importance du département Agribusiness au sein de la BERD ? Le secteur de l’industrie agroalimentaire (« agribusiness ») a toujours joué un rôle central dans les activités de la BERD. En fait, avec 10% du volume d’affaires annuel en 2013, l’agribusiness est l’un des secteurs les plus importants en termes de volume. Depuis 1991, nous avons financé dans nos pays d’opération environ 500 projets au sein de la chaine agroalimentaire pour un montant de 7,6 milliards d’Euros. Les clients, que la Banque finance

directement, incluent des entreprises locales dynamiques et solides, ainsi que les principaux acteurs régionaux et mondiaux du secteur : Danone, Coca Cola, Louis Dreyfus, Soufflet, Bel Fromageries, Bonduelle, Metro et Intermarché, pour en mentionner quelques-uns. Par ailleurs, la Banque a aussi mis en place dans la plupart de ses pays d’opération des lignes de crédit auprès de banques locales offrant un soutien financier aux agriculteurs de taille modeste et aux PME du secteur agroalimentaire. Notre équipe de 52 banquiers est connue pour son dynamisme et son esprit « orienté vers le client ». En 2013, nous avons signé 54 projets pour 872 millions d’Euros et levé plus de 110 millions d’Euros de co-financement par des banques commerciales.

Suite page 22-23 FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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FOCUS

Champions de l’agro Les 100 premières entreprises Pour sa 2ème édition, notre classement des « Champions de l’Agro » recense les 100 plus grandes entreprises du secteur des aliments et boissons au Maroc en fonction de leur chiffre d’affaires 2012. Ces 100 entreprises ont totalisé un chiffre d’affaires de quasiment 80 milliards de Dirhams, soit une progression de 27% en seulement deux ans.

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RESSOURCES

La recherche et la profession en Agriculture Biologique (1 partie) Un savoir Bio pour l’avenir ère

Après la mise en place en Europe, durant les dernières décennies, de programmes ayant pour objectif de promouvoir et de développer le secteur de l’agriculture biologique via des subventions, des actions d’assistance technique et de formation, le Maroc essaie lui aussi de suivre la tendance internationale, d’autant plus qu’il dispose de potentialités importantes dans ce domaine.

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PROCESS

Ingrédients Enzymes et produits carnés La viande acquiert l’essentiel de ses qualités organoleptiques - tendreté, saveur, succulence, jutosité… - au cours de la phase de maturation, transformation du muscle en viande, où les enzymes protéolytiques musculaires jouent un rôle primordial. Les enzymes contribuent également à dégrader les protéines et lipides en précurseurs d’arôme.

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L’ENTREPRISE DU MOIS

Fromadel 2014 : un nouveau souffle ! Bien que le marché marocain des fromages soit peu diversifié et dominé par le fromage fondu, qui est devenu un élément indispensable pour la table du petit déjeuner marocain, Fromadel met tout en œuvre pour améliorer les niveaux de consommation, la qualité de ses produits et diversifier l’offre, de façon à pouvoir satisfaire les attentes et les exigences des clients.

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N° 62 • 15 Janvier / 15 Fevrier 2014

L’INTERVIEW

3 Gilles Mettetal, Directeur du Département Agribusiness de la BERD

Edito Adel AMOR Directeur Rédactricedeenpublication chef

5 Editorial

6 Agenda L’ACTU 8 16 18 19 20 21

Maroc Monde Tableau de bord Veille R&D Veille réglementaire Page Bourse

SALON

24 Interpack

PROCESS

36 Emballage : Emballages pour confiseries et snacks 40 Logistique : La formation 42 Nouveautés : Solutions Fournisseurs

MARCHES 44 46 48 49 50

Distribution : Eclairage LED Lancements Maroc Lancements Monde Lancements : Les tendances décryptées Droit : Associations de protection du consommateur

56 FOOD Mondain 58 Délices d’initiés 55 Bulletin d’abonnement

Des entreprises milliardaires Près d’une vingtaine d’entreprises milliardaires en Dirhams dans le secteur de l’Agro-industrie au Maroc en 2012, selon les derniers chiffres à notre disposition. Et qu’est ce que cela aurait été si toutes les conditions nécessaires à leur développement étaient réunies ? Le classement que nous publions dans le focus de ce mois montre l’énorme potentiel que recèle encore ce domaine. Malheureusement, l’Etat continue à privilégier le court terme sous l’influence de ses besoins incompressibles de liquidités. Le secteur continue à souffrir de la désarticulation entre l’amont agricole et la transformation. Si le premier bénéficie de toute l’attention du gouvernement à travers le Plan Maroc Vert, les doléances de l’industrie restent encore lettres mortes à l’image de la TVA ‘‘virtuelle’’ que réclame la FENAGRI. Pourtant, le secteur continue à croître malgré la crise et un environnement instable. Le paradoxe est que, malgré cette croissance et des carnets de commandes bien remplis, beaucoup d’entreprises risquent de mettre la clé sous le paillasson. En cause, les délais de paiement qui continuent à s’allonger et les risques de défaillances en cascades qui en découlent. En effet, de plus en plus d’entreprises se substituent aux banques pour conserver leur part de marché et deviennent ainsi vulnérables. Et la loi sur les intérêts de retard est inapplicable dans ces cas de figure. L’Etat a intérêt à purger les circuits de paiement car il est de sa responsabilité d’instaurer la fluidité de la circulation des liquidités dans l’économie et par conséquent de permettre aux entreprises de se consacrer à ce qu’elles savent faire le mieux : créer des richesses ! Toute l’équipe de FOOD Magazine se joint à moi pour vous souhaiter une très bonne année 2014.


Agenda • Salons Fruit Logistica 2014 (Berlin, Allemagne) 5 au 7 février Salon international pour le marketing des fruits et légumes.

Directeur de publication Directeur Général Adelde AMOR Directeur publication a.amor@foodmagazine.ma Adel AMOR a.amor@foodmagazine.ma

Responsable administratif Zohra BENMESSAOUD Rédacteur en chef DirectFlorence : +212 22 54 47 22 CLAIR z.benmessaoud@foodmagazine.ma f.clair@foodmagazine.ma

CFIA Rennes (Rennes, France) 11 au 13 février 2014 18ème édition du salon, carrefour des fournisseurs de l’industrie agroalimentaire.

Responsable de la rédaction Journalistes Abdelaziz MEFTAH DISCO DirectLoubna : +212 22 54 47 21 Direct : +212 522 54 47 21 a.meftah@foodmagazine.ma l.disco@foodmagazine.ma

Rédacteur en chef adjoint Florence CLAIR Maria MOUHSINE Direct 20 Direct :: +212 +212 22 52254 54 47 29 f.clair@foodmagazine.ma m.mouhsine@foodmagazine.ma

Salon International de l’Agriculture 2014 (Paris, France) 22 février au 2 mars 2014 Rendez-vous incontournable de l’élevage et de la génétique et vitrine exceptionnelle pour les produits des terroirs, la gastronomie régionale et internationale, les grandes cultures et le tourisme vert.

Franck DAUTRIA Publicité Pr. Hakim GHALFI Morad ZLOURHI MELLOUK DirectAmal : +212 22 54 47 23 Hafsa RAMLI m.zlourhi@foodmagazine.ma Comptabilité Mostafa BEN CHARFA Abdelaziz TOUHAM Direct : +212 22 54 47 24 m.bencharfa@foodmagazine.ma Conception graphique Othman EL MAHFOUDI Stagiaire DirectKawtar : +212 522 54 47 26 SABIR o.elmahfoudi@foodmagazine.ma

Comptabilité Abdelaziz TOUHAM Publicité

Mostafa BENgraphique CHARFA Conception Direct : +212 522 54 47 24 Yassine NASSIF m.bencharfa@foodmagazine.ma Samir AHCHOUCH Direct : +212 22 54 47 26 Ahmed SEKKAT s.ahchouch@foodmagazine.ma Direct : +212 522 54 47 28 a.sekkat@foodmagazine.ma Imprimerie

IMPRIMAHD Casablanca Imprimerie Rotaco - Casablanca

FOOD MAGAZINE

Une publication de Distribution Maroc : Sapress

Crédit photo de couverture : © julien tromeur - Fotolia.com

OntAssistante participéadministrative à ce numéro Yasser AsmaaBOUHLAL KHALIL Salah CHAKOR Direct : +212 522 54 47 27 Catherine CORNE AMRANI contact@foodmagazine.ma Nabila LAHLOU Driss TERRAB Ont collaboré à ce numéro Marcel KamalZARDONI CHRAIBI

Gulfood 2014 (Dubaï, Emirats Arabes Unis) 23 au 27 février 2014 Etalée sur 5 jours, Gulfood est une des plus grandes foires mondiales annuelles de l’industrie de l’alimentation et du tourisme d’accueil. C’est également une plateforme de commerce pour les exportateurs en quête de nouveaux acheteurs du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Asie du Sud. L’édition 2014 devrait attirer quelque 69.000 visiteurs commerciaux de plus de 152 pays ou régions et mettra en vedette plus de 4.200 exposants et plus de 20.000 marques internationales.

Tavola 2014 (Kortrijk, Belgique) 16 au 18 mars 2014 Salon professionnel de l’alimentation fine et des produits frais.

Food Expo (Kiev, Ukraine) 9 au 11 avril 2014 20ème édition du salon international dédiée aux fournisseurs et aux fabricants des aliments et des boissons. Logismed 2014 (Casablanca, Maroc) 6 au 8 mai 2014 3ème édition du salon annuel du transport et de la logistique pour la méditerranée. Stevia Tasteful 2014 (Berlin, Germany) 19 au 20 juin 2014 1er Salon international pour les produits et les nouvelles technologies de la Stevia. CNR Gida (Istanbul, Turquie) 12 au 16 septembre 2014 Plate-forme ultime depuis 21 ans des professionnels de l’alimentation et des nouvelles technologies agro-industrielles.

Europain 2014 (Paris, France) 8 au 12 mars 2014 Salon bisannuel de la boulangerie, pâtisserie, glacerie, chocolaterie & confiserie. SIAG 2014 (Oran, Algérie) 12 au 15 mars 2014 2ème édition du salon international de l’industrie agro-alimentaire.

27 au 30 mars 2014 Salon des fournisseurs des services agro-alimentaires.

EnviroMaroc 2014 (Casablanca, Maroc) 26 au 28 mars 2014 6ème édition du salon marocoallemand de l’environnement, rendez-vous international des spécialistes de la gestion et de la protection de l’environnement. EDT Expo Turkey (Istanbul, Turquie)

IFEA (Johannesburg, Afrique du Sud) 5 au 7 novembre 2014 2ème édition du salon international des aliments et des boissons d’Afrique.

• Evénements Swingevents 2014 (Casablanca, Maroc) 29 mars 2014 3ème édition du trophée « Hôtellerie & Restauration et Loisirs » au Royal Golf d’El Jadida.

FOOD MAGAZINE Une publication de Dossier de presse 15/08 Silvestri Media Dépôt légal 0046/2008

L'info et + … .AVENUE DES F.A.R ,119 Dossier de presse Espace Sofia B115/08 Dépôt légal 0046/2008 CASABLANCA 20 000 ISSN : 2028-0335 Tél. : +212. 22 54 47 ,119 27 AVENUE DES F.A.R Fax :Espace +212 .22 44 B1 14 05 Sofia contact@foodmagazine.ma CASABLANCA 20 000 Tél. : +212 522 54 47 27 www.foodmagazine.ma Fax : +212 522 44 14 05 Ce numéro a été tiré à contact@foodmagazine.ma 10.000 exemplaires www.foodmagazine.ma

Nos Annonceurs Alimentaria......................................................................... 60 Bourse de Casablanca.................................................... 21 Comaner............................................................................ 39 Djazagro.............................................................................17 Fandy.....................................................................................7 Interpack...............................................................................9 Kerix................................................................................... 31

Marocotel........................................................................... 15 Qualimag............................................................................11 Silvestri Media.............................................................25, 57 SNI.........................................................................................2 Somathes.......................................................................... 59 Steriflow............................................................................. 13 Swingevents.......................................................................41


L’Actu Responsabilité sociale Cosumar et Lesieur Cristal parmi les 8 top performers de l’année • Coca-Cola Coca-Cola Export Corporation a reçu le 2ème prix de la catégorie « petite et moyenne entreprise » lors des Trophées des Meilleurs employeurs au Maroc, organisés sous l’égide du Ministère de l’Emploi et des Affaires sociales, avec la CGEM et l’AFEM, et qui distinguent les sociétés offrant le meilleur environnement de travail et sachant attirer les talents. • Dari Couspate Le CDVM a annoncé que Mohamed Khalil avait effectué le 23 décembre dernier un don de 75.900 actions Dari Couspate, franchissant à la baisse les seuils de participation de 33,33% et 20% dans le capital de ladite société. M. Khalil détient désormais 13,5% du capital. Parallèlement, Amine Khalil a reçu le 23 décembre 2013, un don de 42.723 actions Dari Couspate de la part de Mohamed Khalil, franchissant à la hausse les seuils de participation de 5% et 10% dans le capital. Il détient désormais 14,31% du capital de Dari Couspate et envisage de siéger au conseil d’administration dans le courant de l’année. • Risques agricoles Du 29 au 31 janvier, les réassureurs se réuniront à Marrakech pour leur congrès international, organisé par le Centre africain des risques catastrophiques et la Société centrale de réassurance. Au programme : partage d’expériences et inventaire des risques majeurs pesant sur le secteur agricole.

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Leader international de l’audit et du rating de la responsabilité sociale des organisations, avec des bureaux à Paris, Bruxelles, Casablanca, Londres, Milan et Tokyo, l’agence Vigeo vient de désigner les 8 top performers en responsabilité sociale parmi les entreprises cotées au Maroc : BMCE Bank, Cosumar, Lafarge, Lesieur Cristal, Lydec, Managem, Maroc Telecom et SMI. Ces 8 entreprises ont recueilli les scores les plus élevés en 2013 sur les 22 critères du référentiel de Vigeo dans les domaines de la valorisation du capital humain, du respect des droits de l’homme, de la protection de l’environnement, de l’éthique des affaires, de l’efficacité et de l’indépendance de la gouvernance et de l’engagement sociétal. Si Cosumar faisait déjà partie des top performers distingués lors de la 1ère édition des Trophées en janvier 2012, Lesieur Cristal rejoint cette short-list cette année. Selon l’analyse de Vigeo, « la performance de Lesieur Cristal est une des plus probantes de la place en matière de sécurité des produits. » Un engagement traduit par la mise en place d’une politique et d’un département Qualité Sécurité et Environnement et par l’obtention des certifications ISO 9001 et IS0 22000 sur tous les sites. Quant à Cosumar, elle a été distinguée d’une part pour sa démarche de réduction des consommations d’eau et de protection de la ressource hydrique, l’une des plus avancées du Maroc, et d’autre part pour la sécurité du produit. Vigeo souligne notamment que Cosumar s’est doté d’objectifs précis en termes de consommation d’eau et de résultats probants : cette consommation a ainsi diminué de 20% en 2012 tandis que les rejets de polluants organiques dans l’eau étaient abaissés de 86%. Vigeo note par ailleurs que si le score moyen de la cote marocaine s’est amélioré, passant de 16,15/100 à 20,90/100, il reste peu élevé. Les entreprises marocaines sont par contre parmi les plus engagées en faveur de la RSE à l’échelle de l’Afrique, du Maghreb et du monde arabe. Fouad Benseddik, Directeur des Méthodes de Vigeo, souligne que : « les top performers du Maroc ont d’autant plus de mérite que ni la réglementation, ni l’opinion publique, ni les marchés ne les obligeaient à rendre compte de leur responsabilité sociale. » Prochain rendez-vous au printemps 2014, lorsque Vigeo dévoilera son nouvel indice des pays émergents, incluant les entreprises marocaines les plus performantes. Rappelons que Vigeo publie déjà, en partenariat avec Euronext, 7 indices dans le monde.

Zenata Le plus grand centre commercial du Maroc ouvrira en 2020 Marjane Holding, le groupe koweitien Al Futtaim, le groupe portugais Sonae Sierra et la Société d’Aménagement de Zenata (CDG) se sont associés pour construire le plus grand centre commercial et de loisirs du Maroc dans la ville nouvelle de Zenata. Doté d’une surface de vente de 90.000 m2, 245 magasins et 3.600 places de parking, le projet nécessitera un investissement de 1,6 Mrd DH et devrait ouvrir en 2020. 18 enseignes se sont déjà positionnées pour occuper les lieux, parmi lesquelles Marjane et le très attendu Ikea – dont le groupe Al Futtaim détient la franchise pour la région MENA. Prochaine étape : « la création d’une joint-venture qui développera le centre, dans les 2 mois qui viennent », nous annonce Sonae Sierra.

Euromed@Technopark Business Roadshow au Maroc Anima Investment Network, Technopark et leurs partenaires européens et marocains organisent les 22 et 23 janvier 2014 à Casablanca l’événement « Euromed@Technopark ». Destiné aux entrepreneurs, PME, investisseurs, centres de recherche ou cluster d’Europe, du Maroc et du Sud de la Méditerranée à la recherche de nouveaux marchés et d’opportunités d’affaires, l’objectif de ce business roadshow est de permettre aux participants de développer des partenariats dans les domaines commerciaux, technologiques ou encore R&D, et ce dans les secteurs à fort potentiel de croissance : agroalimentaire, technologies vertes et TIC. Au programme : un atelier euro-méditerranéen d’investissement et de coaching se tiendra le 1er jour, et un « pitching » (présentation express de startups et PME innovantes) sera organisé sur la 2ème journée, ainsi que des rendezvous B to B.

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Maroc MEDZ Promotion des projets de l’Oriental

Suite à l’organisation en octobre 2013 d’une visite d’information au niveau de l’Oriental au profit de plusieurs fédérations professionnelles, MEDZ, filiale du Groupe CDG, a organisé le 12 décembre 2013 une 2ème journée pour les Chambres de Commerce et d’Industrie internationales au Maroc. Cette journée avait comme objectifs de présenter les atouts offerts par les projets de MEDZ dans cette région, qui s’inscrivent dans le cadre de la stratégie Med-Est, déclinaison régionale du Plan Emergence au niveau de l’Oriental. Ces projets sont, rappelons-le, la Technopole d’Oujda, l’Agropole de Berkane et le Parc Industriel de Selouane. D’autre part, les avantages offerts par le Maroc en général, en tant que terre d’accueil des investissements étrangers, et par l’Oriental en particulier, en tant que territoire en pleine expansion économique, ont été également présentés à cette occasion.

Aïn Soltane Soutient Bouchra Baibanou

Après avoir conquis le plus haut sommet africain, le Kilimandjaro en mars 2011, le Mont Blanc, plus haut pic de l’Europe Occidentale, en juin 2011 et le Mont Elbrouz, toit de l’Europe en juillet 2012, Bouchra Baibanou, Alpiniste marocaine, poursuit son rêve et compte grimper le plus haut sommet d’Amérique du Sud, le Mont Aconcagua en Argentine, avec le soutien d’Aïn Soltane. A cette occasion, « je remercie tous ceux qui ont cru en moi et en particulier Aïn Soltane, sans qui cette belle aventure n’aurait pas été possible », se confie Bouchra Baibanou. Après cette étape importante, les prochaines conquêtes programmées en 2014 et 2015 sont le CarstenszPyramid en Indonésie, le Massif Vinson en Antarctique, l’Everest au Népal et le Denali en Alaska.


L’Actu Rhamna Journée sur l’élevage ovin • Sénégal Les 17 et 18 janvier 2014, la CGEM, conduite par sa Présidente Miriem Bensalah Chaqroun, organise un voyage d’affaires au Sénégal à l’occasion de la 7ème conférence économique du FOGECA (Forum des opérateurs pour la garantie de l’émergence des économies africaines). La délégation compte une trentaine de participants, notamment du secteur agroalimentaire. • Ministère des Finances Le Ministère de l’Economie et des Finances a lancé la nouvelle version de son site web. A noter notamment des versions en amazigh et en espagnol, venant compléter le français et l’anglais, ainsi que de nouveaux e-services. • Acima L’enseigne de supermarchés de Marjane Holding a ouvert fin 2013 son 36ème magasin. Situé à Kenitra et doté d’une surface de vente de 1.400 m2 et d’une galerie marchande de 4.100 m2, ce point de vente a nécessité un investissement de 120 MDH. 500 emplois directs ont été créés. Acima compte poursuivre son développement à raison de 5 ouvertures par an sur les 5 prochaines années. • Casa Port L’ouverture du centre commercial de la gare Casa Port est prévue pour le 2ème trimestre 2014. Sur les 4.400 m2 de surface commerciale, McDonald’s a déjà réservé deux locaux, dont l’un pour son enseigne McCafé, et Starbucks un local.

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« L’élevage ovin, levier économique prometteur de développement de la province », a été le thème d’une journée organisée le 12 décembre 2013 à Rhamna par la Direction Provinciale d’Agriculture. Présidée par le Gouverneur de la Province, cette rencontre, qui a rassemblé les producteurs, les développeurs, les chercheurs et les fournisseurs d’intrants d’élevage, a eu pour objectif d’échanger les expériences et de communiquer avec tous les partenaires du développement de la filière ovine. Il est à rappeler, que dans le cadre de l’agriculture solidaire prônée par le Plan Maroc Vert, la province de Rhamna connait l’opérationnalisation de 2 projets pilier II dans la filière de l’élevage ovin de la race Sardi avec une enveloppe budgétaire de plus de 76 millions de DH et 6.000 bénéficiaires.

Club Halal Export Conférence-débat sur le marché du Halal Le Club Halal Export a organisé le 13 janvier 2014 au siège de l’ASMEX une conférence-débat sur le thème « Le marché du Halal : Exigences réglementaires et opportunités à l’exportation ». Cette conférence a été animée par Najib Mikou, Président du Club Halal Export, Marc Deschamps, animateur du Club Halal Belge, Rachid Fetouaki, Docteur à Halal Control - Allemagne et Abderahim Taibi, Directeur Général de l’Institut Marocain de Normalisation (IMANOR). L’objectif était de faire connaître la dimension et les opportunités qu’offre le marché mondial du halal, les réglementations et labels et surtout de faire le point sur la norme Halal des produits alimentaires, élaborée par l’IMANOR.

ADA Valorisation des produits du terroir L’Agence Nationale pour le Développement Agricole (ADA) a lancé le 13 décembre 2013 une vaste campagne de communication, soutenue par un plan pluri-média, pour développer la notoriété et les ventes des produits du terroir marocain. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie Plan Maroc Vert, dans laquelle les produits du terroir sont présentés comme une alternative très prometteuse pour le développement local. Cette nouvelle campagne, signée « Terroir du Maroc. Notre richesse, notre fierté », vise à sensibiliser sur la richesse que recèle le Maroc en produits du terroir, et sur l’importance de valoriser et de préserver un tel patrimoine. Elle vient accompagner la série de mesures mises en place par l’ADA pour inciter le consommateur marocain en général, et urbain en particulier, ainsi que les touristes cherchant des produits typiquement marocains, à consommer « Terroir ». Elle met l’accent également sur la labellisation de ces produits.

Fandy Maroc Farine Auditée et accréditée par l’ONSSA La filiale du Groupe Anouar Invest, Fandy Maroc Farine, vient de détenir l’Autorisation Sanitaire de l’ONSSA suite à un audit mené sur l’application par Fandy des normes marocaines, des conditions d’hygiène du personnel au sein de l’entreprise, des bonnes pratiques sanitaires, de la propreté des locaux et des procédures de nettoyage. L’audit a inclus également la salubrité des matières premières et des produits utilisés ainsi que leur traçabilité, sans oublier les modalités d’application des programmes d’autocontrôle. Fandy Maroc Farine devient ainsi la première minoterie marocaine à obtenir l’Autorisation Sanitaire de l’ONSSA, ce qui permettra de « satisfaire nos partenaires et pérenniser la compétitivité de notre entreprise » déclare Abbes Najmi, Directeur Général de Fandy Maroc Farine.

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Maroc Morocco-Awards 2013 Titus et Zaman d’Or récompensées

La cérémonie de remise des Trophées de la 5ème édition des Morocco Awards, s’est tenue le 20 décembre dernier à la Bibliothèque Nationale du Royaume à Rabat. Elle a été présidée par Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique et marquée par la présence de Mohamed Abbou, Ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de Mamoun Bouhadhoud, Ministre délégué chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel. Lors de la cérémonie, 7 entreprises parmi 63 ont été récompensées dont, pour l’agroalimentaire, Titus et Zaman d’or, distinguées respectivement en tant que ‘‘Marque qui se développe à l’international’’ et ‘‘Marque de Tradition’’. Les lauréats 2013 ont dû répondre à de nombreux critères de notation pour être sélectionnés, notamment la stratégie de développement et l’approche design de la marque et du produit, la politique marketing, ainsi que les indicateurs de l’entreprise et son développement à l’export. Notons enfin qu’un séminaire sous le thème « Marque et Design : les moyens de protection et de développement de l’image de l’entreprise » a été organisé par la même occasion. L’objectif était de mettre en exergue les outils de protection offerts par le système de marque et design et de souligner l’importance des stratégies de propriété industrielle dans le développement de l’entreprise ainsi que dans la création de valeur.

Tanger Med 2 Cérémonie de signature des conventions de prêt et de garantie Une cérémonie de signature a eu lieu le 17 décembre 2013 au siège du Ministère de l’Economie et des Finances entre le Royaume du Maroc et le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social (FADES). Cette cérémonie relative aux conventions de prêt et de garantie de la deuxième phase du projet Tanger Med, a été présidée du côté marocain par Mohamed Boussaid, Ministre de l’Economie et des Finances, en présence notamment du Ministre de l’Equipement, du Transport et de la logistique et du Directeur Général de la Société Tanger Med 2, et du côté du FADES par son Excellence Abdelatif Youssef Al Hamad, Directeur Général et Président du Conseil d’Administration du FADES. Selon M. Boussaid, Tanger Med 2 est le prolongement du port Tanger Med 1 et s’inscrit dans le cadre de la politique de développement du pays et du renforcement des infrastructures de base dans les provinces du Nord. La capacité du port passera ainsi de 3 millions de conteneurs à 8 millions de conteneurs par an.

Condoléances Suite à la disparition, à l’âge de 65 ans, de Mohammed Essalhi, fondateur du groupe céréalier du même nom, Silvestri Media adresse ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à ses collaborateurs. Il était associé d’Amoud et Kayna Group notamment.

Centrale Laitière-Danone Prix Sehaty Fi Taghdiyati La cérémonie de remise des prix de la seconde édition du Prix Sehaty Fi Taghdiyati a été organisée par Centrale LaitièreDanone le 23 décembre dernier en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle. Le prix Sehaty Fi Taghdiyati, dont la seconde édition a été lancée en mars 2013 dans les établissements publics de l’enseignement scolaire primaire et secondaire au Maroc, a pour objectif de récompenser les enfants ayant le mieux traduit, en bande dessinée, les éléments retenus du programme nutritionnel Sihaty Fi Taghdiyati. Les dessins gagnants seront imprimés et distribués au niveau des bibliothèques de tous les établissements scolaires participants. FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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L’Actu ONSSA Réalisations 2013 • CRI Marrakech Le Centre Régional d’Investissement de la région Tensift Al Haouz vient d’obtenir sa certification ISO 9001 v 2008, pour les prestations fournies à ses usagers. • MCA Le bilan du Millenium Challenge Account est désormais connu. Notons notamment que 110.400 ménages en milieu rural ont bénéficié du projet des arbres fruitiers, et 24.800 du projet de la pêche traditionnelle. Par ailleurs, plus de 75.000 ha ont été plantés en oliviers et amandiers ; 53.400 ha de terres irriguées ont été réhabilitées ; 11 points de déchargement des produits de la pêche ont été aménagés et 5 halles de vente de poissons en gros construites. • SNTL La Société Nationale du Transport et de la Logistique (SNTL) prévoit d’investir 157 MDH en 2014 dans les infrastructures logistiques. La 2ème tranche de la zone de Zenata sera commercialisée également cette année. • Développement durable Le projet de loi-cadre portant charte nationale de l’environnement et du développement durable a été adopté à l’unanimité par la Chambre des représentants. Cette loi précise notamment les droits et devoirs relatifs à l’environnement et au développement durable pour l’Etat, les collectivités territoriales, les citoyens et les entreprises. Une police de l’environnement et un régime d’indemnisation des dommages causés seront également créés.

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L’Office National de la Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) a tenu sous la présidence du Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch, son conseil d’administration au terme de l’exercice 2013. Durant cette rencontre, ont été présentées les principales avancées techniques et financières ainsi que le plan d’action 2014. Outre ses missions régaliennes, l’ONSSA a accordé une priorité à son rayonnement à l’international à travers l’évaluation des commissions d’audits de ses services d’inspection et a signé différents accords de coopération avec 6 autres délégations étrangères.

Key export Nouvelle campagne de sensibilisation Le 20 décembre dernier à Casablanca, s’est tenue la campagne de sensibilisation « Key Export », le nouveau bouquet de programmes d’appui à l’export qui compte 3 programmes, notamment les Contrats de Croissance à l’export, l’Audit à l’Export et Export Synergia. La journée a connu la participation du Ministère Délégué Chargé du Commerce Extérieur, de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, de l’Association Marocaine des Exportateurs et du Centre Marocain de Promotion des Exportations. L’objectif étant de tripler les exportations hors tourisme et phosphates, « ces programmes s’inscrivent dans la stratégie nationale donnant importance au commerce à travers le développement des exportations • Mohammed Abbou, Ministre Déléet visant le renforcement et une insertion plus efficace des gué auprès du Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et entreprises à l’export », révèle Mohammed Abbou, Ministre de l’Economie Numérique, Chargé du Délégué auprès du Ministre de l’Industrie, du Commerce, Commerce Extérieur de l’Investissement et de l’Economie Numérique, Chargé du Commerce Extérieur. En 2013, 103 candidatures ont été enregistrées pour les contrats de croissance à l’export dont 74 entreprises retenues, tous secteurs d’activité confondus. 13 consortiums d’exportation ont été créés. Ces deux programmes visent respectivement d’atteindre à horizon 2015, 375 entreprises ayant un projet ambitieux de développement à l’export et 55 groupements d’entreprises exportatrices ou potentiellement exportatrices. Pour 2014, l’Audit à l’Export prévoit d’auditer 1.000 entreprises dans le but d’améliorer leurs performances à l’export grâce à des experts certifiés par le Centre du Commerce International de Genève.

Nouveau marché du Guéliz Commercialisation des espaces City Garden, société de promotion immobilière, lance la vente des espaces commerciaux dédiés au marché couvert du Guéliz. Situé sur l’avenue Mohamed V, au rez-de-chaussée des résidences City Garden, il a été conçu dans un espace de 4.000 m2, couvert par une verrière qui lui apporte toute la luminosité extérieure. Avec des normes strictes d’hygiène et de sécurité, le marché est tourné vers les saveurs locales et internationales. Il est divisé en espaces, dont les superficies variables débutent à partir de 5 m2 et qui sont répartis en 3 univers : - l’alimentation qui rassemble 90% des commerces : boulangerie, primeurs, boucherie, charcuterie, poissonnerie, confiserie ; - l’espace gourmand, qui comprend la restauration sur place et à emporter, les snacks, le café ; - les commerces de proximité, qui proposent cordonnerie, pressing, fleuriste, kiosque ainsi qu’un espace dédié aux enfants. L’emplacement du marché répond notamment aux soucis de stationnement, avec un parking de 160 places directement ouvert sur l’avenue Mohammed V. Une entrée piétonne principale donne sur la rue de Yougoslavie.

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Maroc Africa SMB Forum Nouveau rendez-vous pour les PME

Rotary Club New Generation « Entrepreneuriat Social »

Le cabinet Africa SMB organise du 12 au 14 mars 2014 à Casablanca, le premier Africa SMB Forum, rencontre internationale d’affaires sur le thème « Interconnecter et financer les PME pour l’emploi et la croissance inclusive en Afrique ». Ce forum a pour objectif principal d’offrir un espace de rencontres d’affaires et de rendez-vous à 500 dirigeants de PME-PMI, investisseurs et managers de groupes visant les PME et ETI (Entreprise de Taille Intermédiaire). Les participants, venus de 40 pays d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Europe, d’Amérique du Nord, ainsi que des pays émergents d’Asie et d’Amérique Latine, pourront bénéficier pendant trois jours de conférences, tables rondes, ateliers thématiques et rendez-vous BtoB afin d’élargir leur réseau d’affaires, et de recevoir du conseil et des informations pratiques pour développer leurs capacités et pérenniser leur modèle économique.

Organisée en Interclub par les clubs Rotary New Generation Casablanca, Rotary Casa Nord et Rotary Casa Californie, la conférence « Entrepreneuriat Social » s’est tenue le 17 janvier dernier • De g. à dr. : Najib Mikou, Directeur Général à Casablanca. Ont du programme Maroc Taswiq, Mohamed pris part à ce débat, Abbad Andaloussi, Président de l’Association Injaz, Seddik Khalfi, Modérateur, Adnane Najib Mikou, DiAddioui, Président du Centre pour l’Innorecteur Général du vation et l’Entrepreneuriat Social et Omar programme Maroc Agodim, Président et Responsable Stratégie Taswiq, Mohamed de l’Association Maroc Entrepreneur. Abbad Andaloussi, Président de l’Association Injaz, Adnane Addioui, Président du Centre pour l’Innovation et l’Entrepreneuriat Social et Omar Agodim, Président et Responsable Stratégie de l’Association Maroc Entrepreneur, qui ont présenté chacun leurs définitions du concept de l’entrepreneuriat social, encore flou et souvent confondu avec la Responsabilité Sociale d’Entreprise, leurs expériences et projets de développement menés au Maroc ainsi que les retombées sur la société ciblée.

Label’Vie Nouvelle ouverture Atacadao Le 10ème magasin Atacadao a ouvert ses portes le 12 décembre dernier dans la ville de Sidi Kacem en présence du Gouverneur et du Président du Conseil Municipal de la ville. Le magasin s’étend sur une superficie commerciale de près de 3.200 m² et bénéficie d’un parking d’une capacité de 250 places. L’ouverture d’un prochain magasin dans la ville de Taza est prévue à la fin du premier semestre 2014.

Endeavor Kilimanjaro Environnement distingué Youssef Chaqor, Directeur de Kilimanjaro Environnement, entreprise écologique opérant dans le secteur de la collecte et valorisation des huiles alimentaires usagées, a été sélectionné en tant qu’entrepreneur Endeavor marocain 2013 lors du 51ème Panel de Sélections Internationales à Dubaï. Cet événement, qui a eu lieu du 10 au 12 décembre 2013, a rassemblé 28 entrepreneurs provenant de plus de 12 pays. La distinction en finale du programme Endeavor va permettre à l’entreprise d’avoir accès à un réseau de dirigeants influents et de mentors expérimentés qui auront un rôle à la fois de modèle et de conseiller pour l’entreprise. Le programme permet également de bénéficier d’un réseau de formations professionnelles internationales de renommée, ainsi que d’expertises des plus grands cabinets. « Au sein de Kilimanjaro Environnement, nous considérons que ce concours n’est pas une fin en soi, mais au contraire une reconnaissance de nos capacités et une nouvelle source de motivation pour redoubler d’efforts afin d’atteindre les objectifs de croissance que nous nous sommes fixés », affirme Sheryn Ziani, Responsable Communication et Grands Comptes de Kilimanjaro Environnement. FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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L’Actu

Maroc Qualité des huiles d’olives Journée de sensibilisation

• CRI Casablanca Le Centre Régional d’Investissement du Grand Casablanca vient de lancer un nouveau service en ligne. Les créateurs d’entreprise pourront ainsi suivre en toute transparence l’évolution de leur dossier, du dépôt jusqu’au retrait. • Produits du terroir L’ADA (Agence pour le Développement Agricole) organise, depuis le 18 décembre 2013 jusqu’au 2 février 2014, une opération promotionnelle au profit des produits du terroir dans 10 hypermarchés Marjane. L’objectif est de soutenir la commercialisation de quelques 400 produits dans 7 villes du Royaume, notamment via la distribution de flyers, d’informations et de livrets de recettes. • Produits du terroir suite L’ADA (Agence pour le Développement Agricole) participera au grand rendez-vous qu’est le Salon International de l’Agriculture à Paris, du 22 février au 2 mars 2014, afin de promouvoir les produits du terroir marocain. Cette action fait suite à sa participation au SIAL Middle East en novembre 2013 et à la Semaine Verte de Berlin en janvier 2014. • Logistique Selon l’indice Euler Hermes d’effort d’intégration aux réseaux de transports mondiaux en 2012, le Maroc se classe 3ème en termes de logistique et de transports, derrière la Chine et la Corée du Sud et devant les Etats-Unis ou l’Allemagne. La raison de cette performance réside dans l’investissement au niveau des infrastructures, à l’image du hub de Tanger Med.

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Programmée par l’Institut National de la Recherche Agronomique en partenariat avec le Conseil Oléicole International, la journée de sensibilisation sur la qualité des huiles d’olives produites dans les régions Marrakech Tensift Al Haouz (MTH) et Tadla Azilal, tenue le 18 décembre 2013 à Marrakech, a porté sur les thèmes « Contrôle à la production et à l’exportation », « Etiquetage » et « Les nouvelles variétés de l’olivier de l’INRA ». La journée s’est achevée par des séances de formation pratique sur les techniques de dégustation de l’huile d’olive, animées par les membres du Jury Régional de la dégustation de l’huile d’olive MTH, suivies d’une présentation puis dégustation de quelques huiles d’olive monovariétales.

Newrest Rahal Maroc Elargissement au catering aérien Newrest Rahal Maroc a annoncé fin décembre l’acquisition de 100% d’ATASA, filiale marocaine du groupe espagnol Areas. Spécialisée dans les concessions aéroportuaires - bars et restaurants d’aéroports, principalement à Casablanca, Marrakech, Tanger, Rabat et Agadir – la restauration collective et le catering aérien pour des compagnies internationales, ATASA réalise un chiffre d’affaires de près de 10 millions € et emploie 250 salariés. Grâce à cette acquisition, Newrest renforcera sa position au Maroc tout en élargissant son périmètre d’activités au catering aérien, cœur de métier historique du groupe Newrest (qui avait d’ailleurs été créé en 1996 sous le nom de « Catair »). Rappelons que Newrest Rahal Maroc, joint-venture entre le groupe Newrest et le groupe Rahal, opère dans le secteur de la restauration collective et dans les concessions aéroportuaires. L’entreprise réalise un chiffre d’affaires de 43 millions € et emploie 2.100 salariés. « Cette acquisition vient compléter notre gamme de services. Elle renforce notre position au sein du Royaume et vient consacrer l’efficacité de notre joint-venture avec Monsieur Rahal, Ambassadeur de l’art de recevoir marocain dans le monde. Ainsi nous allons bénéficier d’une expertise complète sur l’ensemble de nos métiers (catering aérien, concessions aéroportuaires, restauration collective) et de ce fait répondre aux attentes de nos clients et des aéroports, accompagnant ainsi la croissance attendue dans le pays », a déclaré Olivier Sadran, Co-Président du Groupe Newrest.

OMPIC Conférence internationale à Londres Organisée le 12 décembre dernier au Royaume-Uni par la Chambre de Commerce arabo-britannique, la conférence internationale sous le thème « La lutte contre les atteintes aux droits de la propriété intellectuelle » a connu la participation de l’Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale (OMPIC). Cette rencontre a été l’occasion de discuter des meilleures pratiques pour la lutte contre les infractions liées à la propriété intellectuelle et de présenter aux opérateurs économiques britanniques l’expérience du Maroc, de l’Arabie Saoudite et de la Jordanie, notamment sur le plan juridique, et les actions menées contre la contrefaçon.

BioFach 2ème participation du Maroc Le salon leader des produits biologiques et de la cosmétique naturelle, BioFach/Vivaness, fête cette année son 25ème anniversaire et se tiendra du 12 au 15 février prochains à Nuremberg (Allemagne). Le Maroc participera pour la seconde fois à cet événement, avec un pavillon renforcé de 130 m2 et 15 exposants, réunis sous l’égide de l’AMABIO et de Maroc Export. Lors de sa précédente édition en 2013, BioFach avait accueilli 2.200 exposants et 42.000 visiteurs internationaux. Rappelons que le marché de l’alimentation biologique est en croissance dans de nombreux pays, notamment en Allemagne où il a atteint en 2012 le chiffre record de 7 milliards € (+ 6 %). Sur cette même année, le marché américain, estimé à près de 24 Mrd €, connaissait une croissance à deux chiffres (un peu plus de 10%).

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L’Actu Witt Un site sur le contrôle de l’étanchéité des emballages La société Witt, spécialiste des gaz industriels, propose un nouveau site internet, www.leak-master. net, qui explique les avantages et inconvénients des différentes méthodes d’essais d’étanchéité des emballages. Le site expose les causes possibles de fuites, l’avantage concurrentiel que peut apporter le test de fuite et un aperçu sur les méthodes de test les plus courantes. Grâce à ce guide, l’industriel peut choisir le système de contrôle le mieux adapté à ses besoins.

Tunisie Sidel organise le « Value Creation Day » pour ses clients maghrébins Sidel, l’un des leaders mondiaux du conditionnement PET des liquides, a rassemblé près de Tunis plus de 60 clients et leaders de l’industrie, en provenance de Tunisie, d’Algérie et du Maroc, pour son « Value Creation Day », le premier événement de ce type dans cette région. Le marché des boissons au Maghreb est en effet un secteur en croissance et à fort potentiel. Lors de cette journée, Sidel a donc invité ses clients à analyser les tendances locales et les opportunités de développement sur ce marché : augmentation des capacités de production, réduction des coûts et du TCO, allègement et design des emballages notamment. Alessandro Paini, Vice-président pour l’Europe et l’Asie Centrale, a déclaré : « nous comprenons nos clients maghrébins et sommes en communication constante avec eux. Ils opèrent sur un marché changeant rapidement et font face à de nouveaux défis chaque jour. Une journée comme celle-ci nous permet d’approfondir cet engagement et de concentrer nos efforts sur ce qui est important pour eux – la qualité, la réduction des coûts et un soutien à leur croissance sur de nouveaux segments du marché. » Les participants ont également pu découvrir les dernières innovations de Sidel, comme le système Matrix ou les derniers design de bouteilles.

Krones Création d’une société spécialisée dans les vannes Krones, un leader mondial du soutirage et du conditionnement, vient de créer la société Evoguard GmbH pour le secteur d’activité technique des vannes. Krones avait déjà commencé à développer, il y a plusieurs années, sa propre série de vannes, adaptée aux besoins de l’industrie des boissons, de l’industrie agroalimentaire et de la filière lait. La création d’une société dédiée et autonome permettra à Krones de développer davantage la vente dans différents secteurs. « Evoguard fournira des composants fiables d’une qualité « Made in Germany » destinés aux sites de fabrication modernes des groupes de clients existants et nouveaux et connaîtra une croissance profitable au cours des prochaines années », explique-t-on chez Krones.

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Afrique de l’Ouest Reconstruire le potentiel alimentaire Le 18 décembre 2013, la FAO et le FIDA (Fonds International de Développement Agricole) ont publié une étude, intitulée « Reconstruire le potentiel alimentaire de l’Afrique de l’Ouest ». Cette étude présente une série d’analyses de cas réussis, montrant que le soutien politique ciblé est essentiel pour le développement agricole en l’Afrique de l’Ouest. Aussi, elle montre qu’il faut consacrer plus d’efforts pour les filières des cultures vivrières, ainsi que pour les produits d’exportation tels que le coton, le café et le cacao car ils génèrent une large part de revenu et d’emploi. La publication met en lumière également le rôle indispensable que doit jouer le secteur public comme privé pour faciliter les crédits et l’accès aux marchés pour les petits exploitants, surtout les femmes.

Pakistan Olper adopte l’emballage Ecolean La société Engro Foods, un leader de l’agroalimentaire au Pakistan, vient de relancer sa marque phare de lait Olper avec l’emballage léger aseptique 250 ml Ecolean. Sa forme unique et sa grande surface d’impression permettront à cette marque de sortir du lot dans un segment dominé par l’emballage brique traditionnel. Outre cette différentiation en rayon, l’emballage Ecolean offre une expérience utilisateur unique avec une ouverture, une tenue et un versement faciles, adaptés aux besoins du consommateur moderne. De plus, il est compatible micro-ondes. Rappelons que le Pakistan est le 3ème producteur de lait au monde, avec un potentiel de croissance énorme. En effet, plus de 90% du lait y est consommé en vrac. Depuis sa création en 2006, Olper est rapidement devenue une marque leader sur le marché du lait, distribuée dans les circuits de distribution traditionnels et modernes de tout le pays.

Halal Expo 2014 Nouveauté : un repas 100 % Halal Pour sa 11ème édition les 8 et 9 avril prochains à Paris, Halal Expo fédérera l’ensemble des professionnels du secteur des produits et services Halal. En 2014, le salon lancera une animation nouvelle autour d’un repas 100 % Halal, qui reflétera la multitude de mets à concocter avec les produits alimentaires Halal. Ainsi, à différents moments de la journée, les professionnels pourront assister à des mises en scène de produits Halal qui composeront des idées de repas.Le salon proposera une large offre exposante représentant l’évolution du marché et connaitra la présence de 80 exposants. Les certificats des exposants-fabricants de produits Halal seront consultables sur une plateforme dédiée incluant un moteur de recherche, et mis à disposition sur le salon.


Monde Sodiaal Union Renforce son leadership Sodiaal Union, coopérative laitière française, renforce sa position d’acteur coopératif majeur capable d’affronter la concurrence européenne et de faire face à la fin des quotas laitiers grâce au rapprochement définitif avec la coopérative 3A Coop, conclu lors des dernières assemblées générales des deux Groupes. Damien Lacombe, nouveau Président de Sodiaal Union, a déclaré : « cette alliance est le fruit d’une histoire et d’une collaboration débutées il y a 50 ans avec nos amis de 3A. L’année 2013 aura été riche en rapprochements : avec les Fromageries de Blâmont, la coopérative Lacopab et la coopérative 3A Coop, nous unissons désormais nos forces pour conforter nos 14.000 producteurs par des débouchés valorisés, structurés autour d’activités complémentaires. Nous avons voulu que notre esprit mutualiste soit préservé et que notre proximité entre sociétaires soit renforcée par une nouvelle organisation régionale. C’est ensemble que nous construirons ainsi une coopérative leader du monde laitier de demain, au professionnalisme reconnu et en croissance rentable. »

La Fondation Bel Des engagements concrets pour agir en faveur de l’enfance et de son bien-être Créée en 2008, la Fondation d’entreprise Bel a poursuivi en 2013 son engagement dans ses actions citoyennes et solidaires auprès des communautés locales, pensées pour venir en aide aux enfants vulnérables partout dans le monde, en se concentrant plus particulièrement sur les questions liées à l’alimentation. La fondation s’implique essentiellement dans quatre types d’action. Premièrement, les actions pédagogiques pour la compréhension des leviers d’une alimentation saine et équilibrée : depuis 2012, la fondation soutient ainsi le programme « Les vitaminées », qui vise la prévention de l’obésité dans les quartiers populaires de plus de 11 villes en France. Deuxièmement, la lutte contre la malnutrition des enfants et des adolescents : la Fondation Bel a supporté en 2013 le programme de lutte contre la malnutrition conduit en Haute-Egypte, en Haïti, à Madagascar et au Burkina Faso. Ce programme permet de garantir 3 jours par semaine un repas équilibré, complété de vitamines, à plus de 800 jeunes enfants dont l’état de malnutrition a été diagnostiqué. Troisièmement, le soutien apporté à des programmes de cultures vivrières et maraîchères : à Djibouti, au Bénin, au Sénégal ou encore au Burkina Faso, la Fondation Bel participe au soutien de programmes destinés à créer et à entretenir des potagers et des espaces de production agricole pour améliorer l’alimentation des enfants. Enfin, la création d’infrastructures directement liées à l’alimentation des enfants et des adolescents : la Fondation a aidé à la mise en place d’une cantine à Madagascar, afin de lutter contre la malnutrition, premier facteur de déscolarisation et d’échec scolaire au pays.


L’Actu Cours des matières premières (en Dollars/Tonne) Prix internationaux du cacao, du jus d’orange et du café

Prix internationaux du blé, du soja, de l’huile de palme et du sucre

Tableau de Bord

Baromètre des exportations Après 3 mois de campagne, la saison 2013/2014 reste sur un trend haussier par rapport à la même période l’année précédente, tout en fléchissant nettement pour les produits végétaux transformés, qui passent de +16% à fin août à +9% à fin septembre. Les exportations de produits de la mer connaissent par contre un léger regain. Les exportations au 30 septembre 2013 ont ainsi atteint : • 56.118 T pour les produits végétaux transformés (s +9% par rapport à la campagne précédente) • 131.098 T pour les produits de la pêche (s +16%) Tendances des exportations 2013/2014 de produits végétaux transformés (évolution en volume par rapport à la campagne 2012/2013, cumul au 30 septembre 2013, soit 3 mois de campagne) Par produit Surgelés s +53% Huiles végétales s +39% Conserves d’olives s +1% Jus de fruits t -34% Par marché Autre Afrique s +49% ALENA s +31% Union Européenne s +8% Maghreb t -51%

Prix internationaux des produits laitiers

Tendances des exportations 2013/2014 de produits de la pêche (évolution en volume par rapport à la campagne 2012/2013, cumul au 30 septembre 2013, soit 3 mois de campagne)

(Source : USDA)

Par produit Produits congelés s +40% Semi-conserves d’anchois s +9% Conserves de sardines s +6% Farine et huile de poisson t -13%

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Par marché Autre Afrique s +41% PECO s +39% Union Européenne s +6% Amérique du Sud t -68% (Source : EACCE)


Veille R&D

Les clémentines Pour une agronomie protectrice d’acidité

eille R&D

Depuis une dizaine d’années, les chercheurs de la station expérimentale de l’INRA en Corse, relèvent une diminution de l’acidité des clémentines, due en grande partie au réchauffement climatique. Ils ont exploré la cellule et les gènes en revisitant des résultats d’essais de variétés de clémentines qui avaient été mis en place à l’initiative des chercheurs de San Giuliano, depuis plus de 40 ans dans le monde entier, dans le cadre de partenariats internationaux pour dénicher des variétés plus acides et tardives. Selon Olivier Pailly, si les changements climatiques s’accentuent, l’équipe des chercheurs sera alors capable de proposer plus rapidement des variétés plus adaptées. L’équipe étudie également l’influence des pratiques des arboriculteurs sur l’acidité de leurs fruits. Ils se sont rendu compte que les vergers en agriculture biologique produisent des fruits plus acides, que certaines fertilisations potassiques favorisent l’acidité, et que l’irrigation a aussi un impact très important. Depuis cette année, ils réalisent, en collaboration avec leurs collègues du département « Sciences pour l’Action et le Développement » de l’unité de Recherche de Corte, un diagnostic agronomique régional sur plus d’une vingtaine de parcelles de clémentiniers de l’AOP Clémentines Corses. Ils analysent le sol, le climat, les techniques de l’arboriculteur et l’acidité finale des fruits pour comprendre les leviers agronomiques et mieux maîtriser l’acidité des fruits.

Test des effets des pesticides sur les abeilles Une première !

Un test de l’INRA qui évalue les effets des pesticides sur les abeilles vient d’être adopté à l’international. Il mesure leurs impacts à long terme sur les nymphes et abeilles adultes. Mesurer les effets différés des pesticides sur les insectes avant d’autoriser leur mise sur le marché est une première. En effet, certains produits peuvent ne pas produire d’effets immédiats mais induire des mortalités tardives. Préserver ces insectes est nécessaire pour maintenir la durabilité des systèmes de production agricole ainsi que la biodiversité de manière générale. D‘autre part, et pour répondre à la demande des experts, les chercheurs de l’INRA ont mis au point un test sur les larves d’abeilles dans des conditions où l’exposition au pesticide est contrôlée, contrairement au test qui était en vigueur jusqu’à maintenant. Ils ont élaboré une méthode d’élevage des larves in vitro standardisée, conçue pour être facilement transposable aux laboratoires agréés en charge de l’évaluation des pesticides. Adopté par la France en 2007, ce test s’est étendu le 26 juillet 2013 à tous les pays de l’OCDE. FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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eille Réglementaire

L’Actu

Veille Réglementaire

Maroc

Décret n° 2-13-794 modifiant et complétant le décret n° 2-06-574 du 10 hija 1427 (31 décembre 2006) pris pour l’application de la taxe sur la valeur ajoutée prévue au Titre III du code général des impôts. (Bo n° 6217 du 31 décembre 2013). Des modifications sont apportées au niveau du tableau A de l’article 9 du dahir portant loi n°1-77-340 du 25 chaoual 1397 (9 Octobre 1977) déterminant les quotités applicables aux marchandises et ouvrages soumis à taxes intérieures de consommation ainsi que les dispositions spécifiques à ces marchandises et ouvrages. Ces modifications concernent les boissons, l’alcool et les boissons à base d’alcool. Arrêté du ministère Ministère délégué auprès du chef Chef du gouvernement, chargé des affaires générales et de la gouvernance, n°3894-13 du 23 Safar 1435 (27 décembre 2013) modifiant et compétant l’arrêté n°2380-06 du 30 ramadan 1427 (23 octo-

bre 2006) relatif à la fixation des prix de reprise en raffinerie et de vente de combustibles liquides et du butane. (Bo n° 6217 du 31 décembre 2013). Des modifications sont apportées au niveau de l’annexe A de l’article 5 de l’arrêté susvisé n° 2380-06 du 30 ramadan 1427 (30 octobre 2006) concernant le différentiel de transport des combustibles liquides dits « Produits Blancs ». Nouvelle interdiction de mollusques au Maroc La récolte et la commercialisation de tous les mollusques bivalves (palourdes, les huîtres, les moules) issus de la zone conchylicole Oum Toyour-Chouika (région d`’Essaouira) sont interdites en raison de la présence de bio-toxines marines à des teneurs anormales dans les coquillages, a annoncé le Département de la Pêche maritime dans un communiqué. Et en conséquence, il est recommandé aux consommateurs de ne s’approvisionner qu’en produits conditionnés, portant les étiquet-

tes sanitaires d’identification et commercialisés dans les points de vente autorisés (marchés officiels) Arrêté du Ministre de l’agriculture et de la pêche maritime n°2940-13 du 17 hijja 1434 (23 octobre 2013) portant homologation du règlement technique relatif à la production et au contrôle des plants standards d’arganier (BO 6218 du 2 janvier 2014) Homologation du règlement technique relatif à la production et au contrôle des plants standards d’arganier. Ce règlement peut être consulté aux services de l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires Les plants visés ne peuvent être commercialisés que par des organismes agréés par le Ministère chargé de l’agriculture. Ceux-ci sont tenus de déclarer au mois de septembre de chaque année à cet Office leur production, leurs ventes et leurs stocks desdits plants.

Union Européenne Règlement d’exécution (UE) n°20/2014 de la commission du 10 janvier 2014 modifiant l’annexe du règlement (UE) n°37/2010 relatif aux substances pharmacologiquement actives et à leur classification en ce qui concerne les limites maximales de résidus dans les aliments d’origine animale, concernant la substance butafosfan Des limites maximales de résidus sont fixées conformément au règlement (CE) n°470/2009 pour les substances pharmacologiquement actives destinées à être utilisées dans l’Union Européenne dans des médicaments vétérinaires à administrer à des animaux producteurs d’aliments ou dans des produits biocides utilisés en élevage.

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Le butafosfan figure actuellement dans le tableau 1 de l’annexe du règlement (UE) n°37/2010 parmi les substances autorisées pour les bovins, où il est précisé qu’aucune LMR n’est requise. Le comité des médicaments à usage vétérinaire a recommandé l’extrapolation des résultats de l’évaluation du butafosfan pour les espèces bovines et porcines à toutes les espèces de mammifères productrices d’aliments Règlement d’exécution (UE) n°23/2014 de la commission du 10 janvier 2014 fixant le coefficient d’attribution à appliquer aux demandes de certificats d’importation d’huile d’olive déposées du 6 au 7 janvier 2014

dans le cadre du contingent tarifaire tunisien et suspendant la délivrance de certificats d’importation pour le mois de janvier 2014 A partir du 11 janvier 2014, les demandes de certificats d’importation introduites les 6 et 7 janvier 2014, au titre de l’article 3, paragraphe 1, du règlement (CE) n° 1918/2006, sont affectées d’un coefficient d’attribution de 25,008646% et la délivrance de certificats d’importation pour des quantités demandées à partir du 8 janvier 2014 est suspendue pour janvier 2014.


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La Bourse de Casablanca vous informe INTERVIEW

EVOLUTION DES INDICES

Ibtissam Abouharia, Présidente de l’AMRI (Association Marocaine des Relations Investisseurs) • Présentez-nous l’AMRI. L’Association Marocaine des Relations Investisseurs a été créée début 2012, à l’initiative de la Bourse de Casablanca, l’objectif étant de fonder la 1ère association relative à la Communication financière au Maroc. L’AMRI a pour principales missions de contribuer au développement d’une communication financière responsable, d’animer et de structurer le cadre de la communication et de l’information financière, de représenter les émetteurs (toutes les sociétés cotées et les sociétés faisant appel public à l’épargne) et de favoriser un lieu d’échange entre les professionnels des marchés financiers.

PERFORMANCE ANNUELLE PLUS FORTES HAUSSES De la cote

RISMA...........................+69,64% DARI COUSPATE.............+59,43% STOKVIS NORDAFRIQUE...+42,79%

De l’agroalimentaire

DARI COUSPATE...........+59,43% COSUMAR.....................+24,90% OULMES........................+15,07%

PLUS FORTES BAISSES De la cote

ZELLIDJA S.A.................-46,60% DIAC SALAF...................-41,06% STROC INDUSTRIE........-36,44%

De l’agroalimentaire

BRASSERIES DU MAROC.....-0,90%

Performance des valeurs du secteur agroalimentaire à fin décembre 2013 Dernier cours du mois ( en MAD )

Performance mensuelle

CENTRALE LAITIERE

1 420,00

-2,07%

COSUMAR

1 951,00

-0,96%

LESIEUR CRISTAL

104,00

0,00%

UNIMER

177,00

-6,35%

CARTIER SAADA

18,4

-1,60%

DARI COUSPATE

752,5

0,00%

1 450,00

+5,99%

840,00

+5,00%

2 210,00

-6,75%

VALEUR

LABEL VIE OULMES SOCIETE DES BRASSERIES DU MAROC

• En quoi la communication financière est-elle importante en tant qu’émetteur ? Une bonne communication financière signifie plus de transparence et plus de visibilité sur le marché. La fluidité de l’information est également très importante : il faut créer un cercle vertueux de l’information. Tout cela permet de créer une confiance vis-à-vis des clients, mais aussi des différents intervenants sur le marché, que ce soit sur le plan commercial ou sur le plan financier. Une communication financière a toujours été perçue comme étant une réponse à une obligation légale. Cependant, elle est aussi une exigence du marché et une opportunité pour l’émetteur. Une exigence du marché dans le sens où elle devient une condition essentielle de la confiance et de la crédibilité du marché ; et une opportunité pour l’émetteur parce qu’elle est un outil qui permet également d’agir sur la perception de la valeur par le marché. En effet, les différentes publications financières des émetteurs permettent d’établir un lien continu avec les clients et les investisseurs. Un communiqué des résultats permet, par exemple, d’expliquer l’évolution du marché, l’environnement de la société, les faits marquants, la stratégie de l’entreprise. Et ceci est très important. Je rappelle que la confiance qui peut être créée entre la société et les différents acteurs du marché passe d’abord par la bonne communication de ces informations. Dans ce cas, on parle plutôt de communication stratégique. Au final, la connaissance de l’environnement, de la stratégie de la société, de sa vision à long terme vont également contribuer à la qualité des notes attribuées par les analystes financiers au Maroc et à l’étranger. A l’international, une bonne communication financière permet de mieux faire connaître aux différents investisseurs étrangers la société, son environnement et plus généralement de faire la promotion du label Maroc.

LE SAVIEZ-VOUS ? • Une fois cotée à la Bourse de Casablanca, quelles perspectives pour l’entreprise ? Pour une entreprise, l’introduction en bourse n’est pas une fin en soi, bien au contraire ! C’est un moyen d’accéder en permanence et avec facilité au financement alternatif qu’offre le marché boursier. Ainsi, l’entreprise cotée pourra refaire plus facilement appel au marché pour financer ses projets et sa stratégie de développement, soit en effectuant des augmentations de capital et/ou des émissions d’emprunts obligataires. Afin de réussir ses opérations en bourse, l’entreprise se doit de garder un contact permanent et régulier avec le marché, à travers une communication financière claire et transparente.

Agenda :

En partenariat avec l’Institut Marocain des Administrateurs et Associés en Gouvernance, la Bourse de Casablanca organise un workshop sous le thème « RSE et communication financière : quelle articulation et quels apports ? » Cet événement se tiendra le mardi 28 janvier 2014 dans les locaux de la Bourse de Casablanca. FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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L’Interview

Suite de la page 3

Initialement créée pour soutenir le développement des entreprises privées dans les pays de l’ancien bloc de l’Est après la chute du mur de Berlin, la BERD (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement) a élargi son périmètre d’intervention en 2011 au pourtour méditerranéen. La banque, qui a déjà financé plusieurs projets dans l’agroalimentaire au Maroc, ne compte pas s’arrêter là. Gilles Mettetal, Directeur du Département Agribusiness de la BERD, nous en dit plus. plorer des pistes d’engagement dans la sécurité alimentaire. La conférence a aussi vu la participation de cinq Ministres de l’agriculture de plusieurs pays membres de la BERD.

Quel est le profil type des projets soutenus par la BERD ? La BERD offre une vaste gamme de produits de financement : des prêts à court terme destinés par exemple à couvrir les besoins en fond de roulement, des prêts longterme, des produits hybrides de type mezzanine, des financements en fonds propre, etc. La banque n’a pas pour vocation à mettre en place des prêts concessionnels et ainsi les projets que nous finançons sont commercialement viables. Le cycle d’un projet d’investissement depuis son lancement à l’accord final prend généralement entre 3 et 6 mois, selon la complexité du projet. Les montants investis par la banque dans les projets varient grandement du million à la centaine de millions d’Euros. En outre, la BERD a l’avantage de pouvoir proposer une assistance technique allant au-delà des besoins de financement des clients pour répondre à leurs attentes par exemple en termes d’amélioration de la gouvernance d’entreprise, ou d’audit énergétique. Qu’est-ce qui vous différencie

22

FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

des autres bailleurs de fonds ? Si les activités financières en agribusiness sont axées par essence sur le secteur privé, la Banque contribue à établir pour ses clients des liens forts avec les gouvernements nationaux et les organismes internationaux. La BERD a ainsi développé une coopération très active avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui s’est traduite par de nombreux groupes de travail entre les secteurs privé et public, des conférences ciblées, des études sectorielles détaillées et des projets d’assistance technique aux entreprises. Un des derniers projets d’envergure était le développement de MedAgri, où les institutions internationales ont mis en commun leurs travaux et établi un réseau pour les parties prenantes en agribusiness dans la région méditerranéenne. En 2012, la BERD et la FAO ont lancé lors d’une conférence à Istanbul l’initiative du secteur privé pour la sécurité alimentaire. Cet événement fût probablement la rencontre la plus importante de représentants du secteur privé avec l’objectif d’ex-

En 2011, la BERD a donc élargi sa zone d’opérations au pourtour méditerranéen. Pour quelles raisons ? Le bassin méditerranéen a vu des changements politiques importants en 2011, qui ont, en particulier, fait ressortir les défis économiques et sociaux dans la région. Pour cette raison, la communauté internationale a demandé à la BERD d’étendre son mandat et d’élargir ses opérations aux pays des rives Est et Sud de la mer Méditerranée et d’y apporter l’expérience qu’elle a acquise pendant ces vingt dernières années en soutenant le processus de transition dans sa région historique de l’Europe de l’Est et de l’ex-Union soviétique. En 2011, les actionnaires de la BERD ont donc pris la décision d’étendre les activités de la Banque au Maroc, à l’Égypte, la Tunisie et la Jordanie, et en 2012, la BERD a approuvé ses premiers projets dans ces pays. Pourquoi avoir choisi notamment le Maroc ? Quelles sont vos réalisations et vos prévisions d’investissement dans le Royaume ? Il est important de rappeler que le Royaume du Maroc a soutenu la BERD dès sa création en 1991, en étant un de ses membres fondateurs. Le Maroc n’est en revanche devenu bénéficiaire des financements de la Banque qu’avec l’expansion de son mandat dans la région SEMED. La BERD a ainsi réalisé ses premiers investissements au Maroc en septembre 2012. Le premier Directeur de la BERD au Maroc, Laurent Chabrier, a été désigné en février 2013 pour


Gilles Mettetal, Directeur du Département Agribusiness de la BERD

conduire les activités de la Banque dans le pays. Depuis septembre 2012, la Banque a réalisé au Maroc 12 investissements dans des différents secteurs (agribusiness, institutions financières, énergie, private equity) pour un montant de près de 200 millions d’Euros, et environ 100 millions d’Euros de lignes de financement des échanges commerciaux (trade finance) et plus de 50 projets d’assistance technique, et nous prévoyons une croissance progressive de nos opérations. Lors de sa visite à Casablanca l’an dernier, le Président de la BERD, Sir Suma Chakrabarti, avait déclaré que l’agro-industrie était l’une des cibles principales des investissements de la Banque au Maroc. Quelle est votre analyse de ce secteur ? Le Maroc est un pays avec un fort potentiel agricole et agro-industriel, et en lançant le Plan Maroc

Vert, le gouvernement du pays a mis en évidence le rôle déterminant que le secteur joue dans les équilibres économiques et sociaux du pays. Ce secteur dispose de nombreux atouts comme, par exemple, des avantages comparatifs dans la production de différents produits agricoles ainsi que la proximité immédiate du marché européen. Les défis sont, en revanche, l’amélioration des rendements agricoles, la modernisation de l’outil de transformation et le développement de la chaine de production afin que les acteurs du secteur agroalimentaire puissent offrir des produits à plus forte valeur ajoutée. Le Maroc est connu en Europe plutôt pour ses exportations de fruits et légumes, mais pas encore pour les produits transformés. En revanche, il y a des exemples très encourageants comme celui de la société Frulact, client de la BERD, qui transforme des fruits fournis par des producteurs marocains en préparation de fruits innovatrice utilisée dans la production des yaourts. Les clients de cette entreprise sont basés au Maroc, mais aussi en Europe et dans d’autres pays d’Afrique du Nord. Afin de satisfaire les standards élevés de ses clients locaux et internationaux, la création et la production des préparations alimentaires requiert un investissement constant en recherche et développement.

Quels projets avez-vous soutenu au Maroc ? Le premier projet de l’équipe Agribusiness fut un prêt à Lesieur Cristal destiné à financer l’amélioration de l’efficacité énergétique par la construction d’une chaudière à biomasse. Nous avons aussi signé des accords de financement avec Frulact, producteur de préparations de fruits, ainsi qu’avec Citruma, producteur de jus de fruits et propriétaire de la marque « Marrakech ». Aujourd’hui nous avons un pipeline prometteur constitué de projets de financement avec différentes entreprises marocaines du secteur. La BERD a signé des partenariats avec certaines banques marocaines afin de faciliter l’engagement des entreprises marocaines dans le commerce international. Concrètement, quel sera l’intérêt pour les entreprises exportatrices ? La BERD est en train d’établir avec la plupart des banques marocaines des lignes de financement des échanges commerciaux internationaux. Les entreprises marocaines engagées dans le commerce international peuvent se renseigner directement auprès de leur banque pour en savoir plus sur les possibilités d’obtenir un financement pour leurs exportations.

Propos recueillis par Florence CLAIR

Parcours Titulaire d’un diplôme d’Ingénieur Agronome de l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier et d’un diplôme universitaire en biologie, Gilles Mettetal travaille pour l’OCDE / Club du Sahel entre 1987 et 1988. Il s’y occupe de l’analyse de la compétitivité de l’agriculture dans le Sahel, ainsi que des politiques céréalières au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Mali. De 1988 à 1993, il est Chef de mission pour le Centre d’investissement de la FAO, où il supervise l’identification et la préparation des projets financés par les institutions financières internationales telles que la Banque mondiale ou le Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA). Gilles Mettetal rejoint la BERD à Londres en 1993. En 2006, il est nommé Directeur du Département « Agribusiness », avec la responsabilité de gérer un des plus importants portefeuilles sectoriels de la Banque en termes de volume et nombre de projets.

FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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Salon

Allemagne

Interpack 2014

Les prémices d’une grande édition

© Messe Düsseldorf

INTERPACK

Après le succès de l’édition 2011, Interpack revient du 8 au 14 mai 2014 à Düsseldorf, Allemagne, confirmant ainsi sa position de rendez-vous triennal incontournable pour la filière de l’emballage et de l’industrie des process y afférent. En effet, dès la fermeture officielle des inscriptions fin février 2013, toutes les surfaces ont été louées, ce qui suppose quelque 2.700 exposants attendus dans toutes les branches dont l’agro-alimentaire, plus grand consommateur d’emballages. Maria MOUHSINE

G

râce à sa vision holistique, l’Interpack est devenu le hub de toute la chaîne de valeur de l’industrie des emballages allant de la fabrication et du traitement des emballages jusqu’à la garantie de la qualité et la protection du consommateur en passant par l’emballage et la distribution. Ainsi, l’offre du salon se répartit entre 3 grandes thématiques : Process et machines pour emballage, Matériaux pour emballage, conditionnement et fabrication, Process et machines pour confiserie et boulangerie. Pour compléter son offre produit et accompagner la filière dans son développement, Interpack 2014 organise, en plus des événements Save Food, Innovationparc Packaging et Metal Packaging Plaza, une nouvelle manifestation promettant une affluence plus importante des visiteurs.

Retour sur l’édition 2011

Se basant sur les témoignages des 2.700 exposants ayant participé à Interpack 2011, cette édition a connu le plus grand succès depuis 53 ans.

24

FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

En effet, Christian Traumann, Président de l’Interpack 2011 et Directeur de Multivac Sepp Haggenmüller société exposante, confirme que l’intérêt porté à leur stand mais aussi au reste des exposants a été énorme, « nous avons noué 30 % de contacts de plus qu’en 2008, parmi lesquels également des personnes au niveau de la direction supérieure, des fabricants d’articles de marque et beaucoup de nouveaux clients potentiels. L’Interpack a confirmé la durabilité de la tendance positive de la conjoncture ». Du coté des visiteurs, les opinions sont également favorables et mettent en exergue les thèmes de la durabilité, de la sécurité et de la commodité.

Un intérêt grandissant

L’édition 2011 a accueilli près de 48% de nouveaux visiteurs. Ceci s’explique en partie par les manifestations programmées parallèlement au salon, notamment l’initiative Save Food, organisée par la Messe Düsseldorf en coopération avec la FAO, Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, contre les pertes internationales des denrées alimentaires et qui a attiré près de 300 congressistes du monde entier. Cependant, l’initiative Save Food n’a pas été la seule à attirer l’attention des visiteurs ; d’autres thèmes spéciales comme Innovationparc

Packaging et Metal Packaging Plaza ont soulevé un vif intérêt. Placé sous la devise « Quality of Life », Innovationparc Packaging a porté sur les « Best Practices » spécialement mises au point pour l’exposition et a réuni des entreprises de l’ensemble de la chaîne de création de valeurs dans ses cinq différents shops consacrés aux thèmes Santé, Sens, Esthétique, Simplicité et Identité. Le nouveau thème Metal Packaging Plaza de l’Interpack 2011, est devenu le point de rencontre central pour le thème des emballages métalliques sur l’Interpack.

Nouveautés 2014

Interpack 2014 revient cette année avec une manifestation de plus sous le thème « components for processing and packaging » proposant aux visiteurs des thèmes spécifiques et d’actualité. Ce nouveau thème à orientation exclusive sur l’industrie de l’emballage intéresse les entreprises proposant des techniques d’entraînement, de commande et de capteurs des produits pour le traitement industriel de l’image, des techniques de manipulation, des logiciels industriels et de communication ainsi que des systèmes complets d’automatisation pour les industries de l’emballage. Sont concernés également, les fabricants de composants et d’accessoires de machines ainsi que d’appareils périphériques. De ce fait, « en organisant l’exposition « Components for processing and packaging », nous complétons par la sous-traitance l’offre du salon Interpack », annonce Bernd Jablonowski, Directeur du salon Interpack 2014.


Focus • Le chiffre d’affaires 2012 des 100 premières entreprises atteint au total 80 milliards de Dirhams, soit 27% de plus qu’en 2010 • Le podium reste inchangé, Lesieur Cristal signant la plus forte hausse de chiffre d’affaires • Produits laitiers et boissons représentent plus de 40% en valeur

26

2ème édition © julien tromeur - Fotolia.com

CHAMPIONS DE L’AGRO

Champions de l’agro

Champions de l’Agro Les 100 premières entreprises

FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

page 27

Classement Le tableau page 29


Champions deFocus l’agro

Champions de l’Agro

Les 100 premières entreprises

Pour sa 2ème édition, notre classement des « Champions de l’Agro » recense les 100 plus grandes entreprises du secteur des aliments et boissons au Maroc en fonction de leur chiffre d’affaires 2012. Ces 100 entreprises ont totalisé un chiffre d’affaires de quasiment 80 milliards de Dirhams, soit une progression de 27% en seulement deux ans. Florence CLAIR

T

rio de tête inchangé en 2012 : on retrouve en effet les trois leaders de l’agro-industrie marocaine que sont Centrale Laitière (6,73 Mrd DH), Cosumar (5,98 Mrd DH) et Lesieur Cristal (4,15 Mrd DH). A eux seuls, ils réalisent 21% du chiffre d’affaires global de ce top 100. Sur ce podium, c’est Lesieur Cristal qui signe – et de loin - la plus forte performance par rapport à 2010, son chiffre d’affaires ayant augmenté de 21% en deux ans. En comparaison, celui de Centrale Laitière a progressé sur la même période de 9% (en 2012, son activité lait a été pénalisée par des ruptures ponctuelles de livraison, notamment pendant le mois de Ramadan) et celui de Cosumar de 3%. « Malgré une très forte perturbation par les produits de la contrebande, atteignant jusqu’à 6% de part de marché, nous avons pu maintenir une activité correcte et des résultats honorables », commente Samir Oudghiri Idrissi, Directeur Général de Lesieur Cristal. « L’année 2012 a été pour Lesieur Cristal une année de transition importante. En effet, c’est en février 2012 que le Groupe Sofiprotéol a pris le contrôle de notre société avec 41% du Capital. En terme de résultat, c’est une année de retour à des résultats normaux, après une année 2011 qui a été

marquée par les événements du printemps arabe », souligne M. Oudghriri. L’entreprise avait en effet choisi en 2011 de ne pas répercuter la hausse des prix de la matière première sur les prix de vente aux consommateurs, pénalisant ainsi son résultat d’exploitation et son résultat net. Concernant les perspectives futures, « dans un contexte de très faible croissance du marché, nous avons décidé de porter notre développement par l’innovation », précise M. Oudghiri. Lesieur Cristal entend ainsi lancer 3 à 4 nouveaux produits par an.

16 « milliardaires » et 28 nouveaux entrants

Le nombre d’entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse le milliard de Dirhams est passé de 12 en 2010 à 16 en 2012. Un quart de ces « milliardaires » opèrent dans le secteur des produits laitiers tandis qu’un autre quart est spécialisé dans le secteur des boissons. Sur les 8 sociétés cotées du secteur aliments et boissons (hors grande distribution), 7 figurent dans le top 100. Elles représentent 27% du chiffre d’affaires global de ce classement. 72% des entreprises pour lesquelles les données 2011 étaient disponibles ont connu une évolution positive de leur chiffre d’affaires en 2012, par rapport FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

27


Focus à l’année précédente, avec des écart-types très importants : le taux de croissance varie en effet de 0,28% à plus de 400 % ! Les 3 plus fortes progressions sont réalisées, dans l’ordre par Dynacome (+441%), qui opère dans les aliments du bétail et les céréales, par le groupe Bellakhdar (+77%, distribution de thé) et par Unimer (+76%, produits de la mer). Si le podium reste inchangé pour cette seconde édition, il n’en est pas de même pour le reste du classement qui compte 28 nouveaux entrants, dont des grands noms de l’industrie comme Aiguebelle, Colainord, Dalia, Lesaffre, Sotherma ou encore VCR pour ne

• Lesieur Cristal, en 3ème position, signe la plus forte progression de chiffre d’affaires du podium de ce classement.

Répartition du nombre d’entreprises du top 100 par secteur

citer qu’eux. Enfin, en termes de secteur d’activité, le plus représenté – bien qu’en plus faible nombre par rapport à 2010 - reste celui de la 1 ère et 2 ème transformation des céréales, avec 19% des entreprises du top 100 opérant dans ce secteur, devant les boissons, les produits laitiers et les aliments du bétail (voir graphiques). Par contre, en valeur, ce sont les produits laitiers qui dominent le classement avec 22% du chiffre d’affaires, juste devant les boissons (20%).

Perspectives tendues

Répartition du chiffre d’affaires du top 100 par secteur

28

FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

Les agro-industries n’échappent pas à la crise qui sévit depuis de longs mois. « La conjoncture actuelle dans le secteur agroalimentaire est marquée, comme d’autres secteurs, par un manque important de liquidité. Cela se traduit par une activité plutôt morose. Des problèmes de trésorerie chez bon nombre d’acteurs ralentissent les investissements. Des difficultés liées au butoir de TVA commencent à peser lourdement sur le secteur », analyse Samir Oudghiri Idrissi. Quels seront les impacts sur le chiffre d’affaires et plus globalement les résultats des entreprises du secteur ? Pour le savoir, rendez-vous l’année prochaine pour l’édition 2013 des Champions de l’Agro !


Champions deFocus l’agro

Raison sociale

Chiffre d'affaires 2012 (DH)

Variation 2011/2012

Activités principales

+2.64%

Produits laitiers

1

Centrale laitière

6 729 444 354

2

Cosumar

5 983 700 000

-1.3%

Sucre

3

Lesieur-Cristal

4 147 000 000

+6.4%

Huiles et corps gras

4

Huileries du Souss Belhassan

3 223 175 230

+3.04%

Huiles et corps gras

5

Copag*

3 137 924 000

+13.76%

Produits laitiers, agrumes

6

Alf Sahel

3 074 605 446

-3.82%

Aliments du bétail

7

NABC*

3 030 742 000

NC

Boissons

8

Brasseries du Maroc

2 393 734 000

+2%

Boissons

9

SCBG

2 391 734 420

+6.13%

Boissons

10

StockPralim

1 880 200 000

+30.21%

Epicerie, biscuiterie, produits laitiers

11

Fromageries Bel Maroc

1 411 549 288

NC

Produits laitiers

12

Nestlé Maroc

1 379 250 779

-0.62%

Produits laitiers, café

13

Délices viande

1 196 581 166

+26.84%

14

Tria

1 132 462 097

-6.92%

15

Oulmès*

1 129 290 000

+2.63%

Produits carnés Minoterie, semoulerie, pâtes et couscous Boissons

16

Agro-Industrielle AlAtlas

1 084 297 634

+19.67%

Aliments du bétail Distribution de produits alimentaires

17

Canal food

957 398 623

+33.03%

18

CBGS*

943 160 000

+7.95%

Boissons

19

Bimo

941 776 524

+12.14%

Biscuiterie

20

Atlas bottling

888 868 267

NC

Boissons

21

El Alf

853 686 150

+11.72%

Aliments du bétail

22

Damandis

838 632 587

-2.70%

Distribution de produits alimentaires

23

Unimer

806 291 122

+76.15%

Produits de la mer

24

Fandy Maroc farine

684 042 580

+4.44%

Minoterie

25

Celliers de Meknès

673 157 696

-4.08%

Boissons

26

Siepf - Bel

667 935 055

+19.29%

Produits laitiers

27

Alimaroc

656 734 486

-12.24%

Aliments du bétail

28

Moulins Lahlal

631 455 773

+29.40%

Minoterie

29

Cobomi

630 809 039

+12.56%

Boissons

30

Suta sucrerie Tadla

628 949 780

+3.73%

Sucre

31

Madec

599 337 443

+4.39%

Distribution de produits alimentaires

32

Margafrique*

590 477 720

+3.02%

Corps gras, produits laitiers Produits de la mer, conserves végétales

33

LGMC

553 016 486

+31.05%

34

CBGN

529 336 504

-0.74%

Boissons

35

Nestlé Maghreb

519 674 823

-3.45%

Import-export

36

Cibel

510 433 760

+43.74%

Produits de la mer Produits de la mer, conserves végétales

37

Conserveries marocaines Doha

503 709 899

-3.49%

38

Bellakhdar groupe

501 828 638

+77.26%

Thé

39

Bourchanin

488 109 230

+12.50%

Boissons

40

Siof

482 769 651

+7.55%

Huiles et corps gras

41

SBGS*

481 169 000

+1.73%

Boissons

42

Cahimsa*

475 100 000

NC

43

Dalia Corp agro

463 154 571

-3.50%

44

Colainord*

458 787 400

-0.26%

Biscuiterie Minoterie, semoulerie, pâtes et couscous Produits laitiers

45

Kraft foods Maroc

453 480 599

-5.58%

Café, biscuiterie, confiserie

46

Sapak-Koutoubia

452 021 061

-7.25%

Produits carnés

47

Somadir

428 297 153

+1.77%

Levure

48

Moulins du Maghreb

425 089 116

+0.36%

Minoterie

(Source : Maroc 1000 – Kerix, d’après données OMPIC sauf *. Données Bourse de Casablanca pour les sociétés cotées)

Classement des 100 premières entreprises de l’alimentaire et des boissons(1)

(1) Hors tabac et grande distribution FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

29


Focus Raison sociale

Chiffre d'affaires 2012 (DH)

Variation 2011/2012

Activités principales

49

Grands moulins du Tensift

424 297 274

-3.69%

Minoterie, semoulerie

50

Eddik

423 178 741

+31.35%

Aliments du bétail

51

Alf El Fellous

421 230 982

+4.95%

Aliments du bétail

52

Silver food

414 331 746

+24.96%

Produits de la mer

53

Lesaffre Maroc

405 856 528

+7.51%

Levure

54

Grands moulins Zine

402 626 213

+51.93%

Minoterie

55

Foodipex

402 330 436

+6.08%

Distribution de produits alimentaires

56

Dynacome

400 812 712

+441.05%

Aliments du bétail et céréales

57

Fromagerie des Doukkala*

399 900 000

+9.53%

Produits laitiers

58

Darti

392 499 321

NC

Produits laitiers

59

Best milk

384 540 488

NC

Produits laitiers Conserves végétales

60

Somia

370 996 915

NC

61

Bodor mills

370 801 560

+12.09%

Semoulerie

62

Alf Issen

366 818 643

+10.43%

Aliments du bétail

63

Gsm semouleries

354 966 047

+17.60%

Minoterie, semoulerie

64

Dari Couspate*

352 500 941

+19.4%

Pâtes et couscous Produits laitiers

65

Milk Products Morocco

351 825 254

NC

66

Extralait*

343 709 300

-2.33%

Produits laitiers

67

V.c.r.

340 936 069

+15.88%

Conserves végétales

68

Ladis

339 798 456

-9.09%

Distribution de produits alimentaires

69

Provimac

337 873 857

-0.00%

Aliments du bétail

70

Grands moulins Berdaï

336 732 730

+26.52%

Minoterie, semoulerie

71

Copralim

335 032 032

+11.29%

Produits laitiers, distribution

72

Mellah avenir développement

332 471 556

NC

Distribution de produits alimentaires

73

Quality bean Morocco

328 464 200

NC

Produits végétaux

74

Foodis

322 853 791

+34.42%

Produits carnés

75

Disbo

320 667 107

-4.75%

Distribution de produits alimentaires

76

Fandy nahda

319 824 675

+11.97%

Minoterie

77

Ebertec

315 331 830

+38.72%

Boissons

78

Somafaco

315 124 056

+1.85%

Epicerie, produits carnés

79

Conserves de Meknès

312 706 329

NC

Conserves végétales

80

Mouna food

297 861 012

-1.00%

Produits végétaux

81

Moulins de Zerhoun*

297 394 000

+7.25%

Minoterie

82

Belma

293 882 683

+3.92%

Produits de la mer Boissons

83

Caves Kensoussi

291 379 715

+22.88%

84

Sotherma

291 183 117

NC

Boissons

85

Moulins de Skhirat

289 028 056

+19.18%

Minoterie

86

First quality foods

283 401 601

+26.52%

Biscuiterie

87

Grande semoulerie de Safi

283 162 456

NC

Semoulerie

88

Benlafkih et fils

278 412 242

-1.19%

Thé

89

Free food alimentation

277 227 768

+13.91%

Sucre

90

Grands moulins de l'union Maghreb

274 317 525

-5.33%

Minoterie Distribution de produits alimentaires

91

Jamadis

268 039 581

+0.28%

92

Mr. Renouvo*

267 355 300

-9.01%

Boissons

93

Aiguebelle

264 257 247

+29.94%

Chocolaterie, confiserie

94

Alf Tansift

260 238 050

+10.48%

Aliments du bétail

95

Somathes

258 631 762

+13.34%

Thé, biscuiterie, épicerie

96

Super foods

255 730 229

+4.10%

Distribution de produits alimentaires

97

Grands Moulins Souss Draa

247 338 245

+5.76%

Minoterie

98

Grands Moulins de Fedane Chems

244 146 105

-2.36%

Minoterie

99

Sofaceleg

241 424 232

+53.80%

Céréales

100

Moulins de Berrechid

240 398 460

NC

Minoterie

30

Total CA des 100 FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

79 990 230 325

(1) Hors tabac et grande distribution

(Source : Maroc 1000 – Kerix, d’après données OMPIC sauf *. Données Bourse de Casablanca pour les sociétés cotées)

Champions de l’agro


Ressources

La recherche et la profession en Agriculture Biologique (1 partie) Un savoir Bio pour l’avenir ère

Après la mise en place en Europe, durant les dernières décennies, de programmes ayant pour objectif de promouvoir et de développer le secteur de l’agriculture biologique via des subventions, des actions d’assistance technique et de formation, le Maroc essaie lui aussi de suivre la tendance internationale, d’autant plus qu’il dispose de potentialités importantes dans ce domaine. Hafsa RAMLI

Gérante de AquaBio Consulting aquabioconsulting@yahoo.fr www.aquabioconsulting.com

résoudre les problèmes de la société, pour développer des innovations, et pour sécuriser la prospérité, l’emploi et la compétitivité de l’économie marocaine. L’agriculture occupe une place importante dans cette économie et une position centrale dans • Essai de fertilisation organique sur melon INRA-Agadir 2011. le développeitons le contrat-programme ment rural, malgré les défis tels que 2011-2020 signé avec la la mondialisation de l’économie, les profession (représentée mutations socio-économiques que par l’AMABIO - Association connaît la société marocaine, les diMarocaine de la filière des Producmensions de la qualité de la vie et la tions Biologiques) et ayant comme protection de l’environnement et des objectif le « développement de la ressources naturelles, couplées aux composante recherche/développechangements climatiques au niveau ment et le transfert de technologie, planétaire. sur l’amélioration des conditions Le Plan Maroc Vert constitue ainsi cadres de la filière et sur l’amélioraune stratégie de développement tion des technologies de valorisation agricole qui intègre à la fois les spéet des conditions de commercialicificités de l’agriculture marocaine sation et de promotion des produits et le contexte international de la biologiques ». Cependant, et pour ce mondialisation. faire, il est nécessaire de développer Ces spécificités interpellent la et de rendre disponibles les nouvelrecherche agronomique marocaine les technologies et une organisation à développer ses acquis et son accrue de la profession. savoir-faire selon trois dimensions (filière, écosystème et discipline) en Rôle de la recherche couvrant toutes les étapes depuis la La recherche scientifique est l’un des recherche fondamentale jusqu’à la principaux vecteurs pour essayer de recherche finalisée (ou communé-

C

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FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

ment appelé recherche et développement), en adoptant une approche participative. La recherche agronomique constitue donc un moteur important du processus de développement durable. Elle a un rôle fondamental à jouer pour mettre au point des systèmes de production et de transformation économiquement efficaces en ressources naturelles, faiblement polluants et adaptés aux contextes socioculturels des territoires qu’ils concernent. Concrètement, la recherche agronomique est à l’origine, non seulement de l’accroissement des revenus des paysans, mais également de la protection des millions d’hectares de forêts, d’herbages et de pâturages, de la protection de la biodiversité et de la réduction des émissions de carbone dans l’atmosphère. Au Maroc, le système de recherche agronomique et agro-alimentaire englobe plusieurs acteurs, à savoir : le Ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et des Pêches Maritimes, les établissements d’enseignement supérieur (Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II, Ecole Nationale d’Agriculture de Meknès, etc.), les associations et groupements professionnels (exemple : la Fédération Nationale de l’Agroalimentaire) et les institutions scientifiques publiques de recherche, tel l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA). La recherche agronomique a deux objectifs majeurs dans le domaine de l’agriculture biologique : • Renforcer la base scientifique et


Agriculture technologique de la filière ; • Stimuler la compétitivité de la filière sur le plan international et développer le marché national pour répondre aux attentes du PMV (Plan Maroc Vert). Dans ce cadre, une convention a été établie pour la réalisation de programmes de recherche et développement. Ses thématiques sont exposées dans le tableau ci-dessous. L’INRA constitue le principal moteur des activités de recherche et de développement durable. Elle est la seule institution publique dédiée à

la recherche agronomique. En effet, elle lance des axes stratégiques de recherche et de recherche et développement. Elle veille à la réalisation des projets de recherche et entretient des relations de coopération et de partenariat dynamiques avec des organisations nationales et internationales pour être au diapason de l’évolution de la recherche agronomique mondiale. Dans le prochain numéro : suite et fin de cet article avec le rôle de la profession et l’interaction recherche/interprofession.

• Essai de fertilisation organique sur haricot vert INRA-Agadir 2010.

Thématiques des programmes de R&D Thèmes INRA

Thèmes IAV Hassan II

Thèmes ENA de Meknès

Thème N°1

Optimisation du compostage : cas des déchets agricoles organiques et fumiers

Développement de Systèmes de Cultures Alternatifs et Durables : cas du maϊs doux en mode biologique en combinaison avec des légumineuses en vert

Thème N° 1 : Contrôle biologique des ravageurs en verger arboricole dans le Saïss et Moyen Atlas

Thème N° 2

Gestion de la fertilisation intégrée des cultures maraichères biologiques

Développement de Systèmes Intégrés de Gestion des Eléments Nutritifs (GIEN) et Evaluation de la Durabilité d’un Système de Production Biologique

Evaluation de la conduite de la fertilisation et de certains paramètres environnementaux en maraîchage biologique : cas de la pomme de terre

Thème N°3

Lutte biologique contre les ravageurs en cultures maraichères biologiques

Elaboration de guides des bonnes pratiques de production et de transformation des PAM selon le mode biologique

Plantes aromatiques et médicinales utilisées en bio contrôle des cultures pour une agriculture biologique durable

Thème N°4

Lutte biologique intégrée contre les ravageurs des agrumes biologiques : cas de la cératite et de l’acarien oriental

Méthodes et techniques alternatives de protection et de lutte contre les ravageurs des agrumes : cas de la Cératite des agrumes

Exploitation de la figue sèche marocaine en tant que produit biologique

Thème N°5

Gestion des nématodes phytoparasites en système de production maraichère biologique

Effet de la rotation spatiotemporelle et de la fertilisation organique sur les rendements des cultures maraichères sous serre et sur les paramètres biologiques et physico-chimiques du sol

Thème N°6

Optimisation de la conduite intégrée des ruchers pour la production du miel biologique de haute qualité

Effet de l’association variété-porte greffe et de la conduite biologique sur le rendement et la qualité des agrumes

Thème n°7 

Développement de la Filière « Huile d’olive Biologique de qualité » dans la Région de Meknès

Commercialisation des produits biologiques

FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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Process

Ingrédients Enzymes et produits carnés La viande acquiert l’essentiel de ses qualités organoleptiques - tendreté, saveur, succulence, jutosité… au cours de la phase de maturation, transformation du muscle en viande, où les enzymes protéolytiques musculaires jouent un rôle primordial. Les enzymes contribuent également à dégrader les protéines et lipides en précurseurs d’arôme. Pr. Hakim GHALFI h.ghalfi@umi.ac.ma

E

n dehors des interventions des enzymes intrinsèques qui sont essentielles, des enzymes exogènes peuvent être employées pour un attendrissage « artificiel » et pour l’obtention d’arômes de viande.

Enzymes protéolytiques et tendreté de la viande

La tendreté constitue le principal facteur limitant de l’acceptabilité d’une viande par le consommateur ; en effet, si la viande présente une dureté excessive, il lui est difficile d’en apprécier les autres qualités organoleptiques, jutosité ou flaveur. Le processus d’attendrissage fait appel à un ensemble de mécanismes très complexes, de nature à la fois enzymatique et physicochimique. Les systèmes protéolytiques intracellulaires jusque-là identifiés au niveau du tissu musculaire sont au nombre de trois. Ce sont :

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FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

- les protéinases neutres calcium-dépendantes, encore appelées calpaïnes, actives à pH neutre ; - les protéinases lysosomales souvent désignées sous le nom de cathepsines (cathepsines B, D, L et H) et actives dans une gamme de pH comprise entre 4,0 et 6,0 ; - le protéasome, complexe multicatalytique encore mal connu. Il est difficile d’aborder la protéolyse post mortem du fait qu’il existe de nombreux facteurs de variation liés à l’espèce animale, à l’animal luimême et au type de muscle considéré au niveau de l’animal. De façon générale, les vitesses de maturation décroissent dans l’ordre du poulet (quelques heures), mouton (5 jours), bœuf (10 jours). Pour des animaux d’une même race, d’un même âge, du même sexe, on note une grande variabilité à la fois du profil cinétique de maturation et de la tendreté finale de la viande.

Ces variations sont dues essentiellement aux caractéristiques métaboliques qui varient d’un animal à l’autre. En plus de l’attendrissage naturel, effectué grâce aux enzymes endogènes de la viande, un attendrissage « artificiel » est aussi possible. Ceci par l’emploi de protéases exogènes. Les plus employées proviennent de plantes tropicales (papaïne, ficine et bromélaïne), de moisissures (Aspergillus) et de diverses bactéries. Des enzymes d’origine animale ont également été utilisées, principalement la trypsine pancréatique et, à un degré moindre, des protéases musculaires endogènes (cathepsines d’origine lysosomale, calpaïnes). Leurs réactivités sur les deux constituants majeurs du tissu musculaire sont résumées dans le tableau ciaprès. Selon l’objectif visé (attendrissage de muscles riches en collagène ou non ; amélioration de morceaux susceptibles d’être ensuite consommés en steak ou bouillis ; uniformisation de la tendreté de viandes à griller…), on utilisera préférentiellement l’une ou l’autre de ces protéases ou un mélange adapté de celles-ci. Les enzymes exogènes peuvent être ajoutées sous plusieurs formes : sels attendrisseurs, injections ante mortem ou post mortem.

Enzymes et arômes de viande : quelle relation ?

Comme pour tous les produits alimentaires, les arômes de la viande résultent de l’équilibre complexe d’environ 250 composants volatils et non volatils. De nombreux constituants aromatiques sont communs à tous les muscles et à toutes les


Ingrédients espèces animales. La particularité de la flaveur des produits carnés est que la viande crue est insipide et peu odorante et que les arômes vont se développer soit au cours de la cuisson, soit sous l’effet des traitements de salaison. Ce développement aromatique est dû à la transformation des précurseurs d’arôme contenus dans la viande. Ceux-ci sont eux-mêmes développés lors de la phase de maturation de la viande, à partir de molécules de base. • Précurseurs protéiques La protéolyse déjà évoquée précédemment a un rôle essentiel dans l’élaboration de la flaveur de la viande en permettant l’obtention de peptides et acides aminés libres. La cystéine en particulier est un constituant majeur de l’arôme de viande. Les peptides et acides aminés vont, soit au cours de la cuisson, soit au cours des processus d’élaboration de produits de salaison, subir des dégradations successives. Les protéases tissulaires et celles des microcoques et des lactobacilles vont entraîner la libération d’azote non protéique et l’obtention de : - ammoniac, carnosine et hydrogène sulfuré ; - acides aminés libres importants pour l’arôme (200 à 400 mg/100 g) : lysine, phénylalanine, acide aspartique, alanine, valine, leucine et isoleucine. Le glutamate est un agent de flaveur, c’est-à-dire qu’il intensifie la perception du goût. Au cours de la maturation des produits fermentés, il est transformé en acide γ-amino butyrique qui n’a plus de propriétés aromatiques ; - acide organiques : tyramine, histamine, putrescine obtenus lors de la décarboxylation respectivement de la tyrosine, l’histidine et l’ornithine (quelques mg/100 g de matière sèche). • Précurseurs lipidiques L’hydrolyse des phospholipides et des triglycérides entraine la formation de nombreuses molécules aromatiques ou précurseurs d’arômes. Les acides gras de faible poids moléculaire interviennent directement dans la flaveur. Les acides gras insaturés peuvent être oxydés en hydroperoxydes et composés

levures Saccharomyces cerevisiae, S. carlsbergnesis, Candida utilis, peptides), soit encore par contrôle de l’alimentation de l’animal. Une voie supplémentaire consiste à synthétiser des analogues de flaveur de viande qui seront ajoutés à divers produits alimentaires (ex : extraits de levures, hydrolysats enzymatiques de soja,…).

carbonylés. Ceux-ci sont à leur tour décomposés en aldéhydes et cétones. Ces processus font intervenir des lipases tissulaires et des enzymes microbiennes. • Précurseurs glucidiques Les hydrates de carbone sont à l’origine de nombreux acides organiques courts volatils (acide lactique, pyruvique, acétique) d’alcools dont l’éthanol et de diacétyle. Des diacétones et des furanes ont aussi été observés. Le contrôle des arômes de la viande est difficile. La nature et la quantité de précurseurs dépend, comme pour la tendreté, de l’espèce animale, de l’animal lui-même (race, sexe, âge, poids) et de ses conditions d’élevage. En particulier, l’alimentation reçue par l’animal (nature et quantité) peut avoir des effets sur les qualités organoleptiques de sa viande. La maîtrise de la flaveur de la viande est donc importante ; elle peut prendre plusieurs voies, soit par la maitrise de la phase de maturation durant laquelle sont élaborés l’essentiel des précurseurs d’arômes, soit par l’addition de renforçateurs de flaveur que l’on introduit au cours de cette maturation (autolysats de

Protéases utilisées pour l’attendrissage enzymatique des viandes et performances Efficacité à dégrader Enzymes

Papaïne Ficine Bromélaine

Collagénase Collagénase Protomésentérine Protosubtiline

Protéase Asp

Trypsine Pancréatine

Origine

VEGETALE Papaye Figue Ananas BACTERIE Clostridium histolyticum Achromobacteriophagus Bacillus mesentericus Bacillus subtilis MOISISSURES Aspergillus orysae DIVERS ANIMAUX Pancréas Pancréas

Efficacité à attendrir les muscles

Les myofibrilles

Le collagène

Riches en tissu conjonctif

Les autres muscles

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Process

Emballages pour confiseries et snacks Séduire en tenant compte des coûts et de l’environnement L’énergie et les matières premières deviennent plus coûteuses et les consommateurs sont de plus en plus nombreux à protéger l’environnement. Ceci confronte les fabricants de confiseries et de snacks à des adaptations complexes : leurs produits doivent se distinguer de la masse, sans que les emballages ne tombent dans l’excès et ne fassent pour autant grimper les coûts. Les producteurs d’emballages et constructeurs de machines peuvent apporter ici leur soutien, sous la forme de solutions d’emballages moins gourmandes en matériaux et avec des lignes de production plus efficaces. Article proposé par Interpack

© Bosch Packaging Technology

un concept fait d’éléments de Corporate Design homogènes. Par ailleurs, la marque de snacks Choc’n Snack propre à l’entreprise est dorénavant proposée dans des sachets à fond plat – les articles tapent davantage à l’œil dans le commerce et les sachets peuvent être refermés. Quiconque souhaite s’affirmer sur le marché des confiseries et snacks dominé par des groupes comme Nestlé ou Kraft Foods doit jouer la carte de la présentation impeccable de ses articles aux points de vente. L’offre en gourmandises est colossale : nougat au beurre salé, biscuits au beurre relevés d’une pointe de safran ou barres à la guimauve parfumée à l’arôme de fleur d’oranger et enrobées de chocolat ne sont que

C

es pralines comptent parmi celles qui ont leur place attitrée dans les rayons de confiseries et qui n’ont pas besoin de beaucoup de publicité : en effet, cela fait plus de 60 ans que les pralines Halloren, des boules de chocolat noir fourrées d’une mousse mi-crème, mi-chocolat, connaissent un véritable succès et ne cessent d’augmenter le chiffre d’affaires de la chocolaterie implantée dans l’est de l’Allemagne. Pour 2013, l’entreprise souhaite réaliser pour la première fois un chiffre d’affaires de plus de 100 millions d’Euros, après avoir atteint environ 90

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M € en 2012. « Depuis la privatisation de l’entreprise en 1992, nous sommes parvenus à nous affirmer sur le marché sans pour cela négliger nos racines et notre compétence clé », affirme le PDG de l’entreprise, Klaus Lellé. Néanmoins, le chef de l’entreprise Halloren n’entend pas seulement s’en remettre à la notoriété et à la tradition. Pour rester sur la voie du succès, Klaus Lellé a en quelque sorte « largement redoré le blason » des boules l’année dernière, pour reprendre les propres termes de la chocolaterie. Les cartons d’emballage des 16 saveurs différentes s’alignent désormais sur

© Chocolaterie Halloren

• Une diversité qui prête à confusion : Quoi acheter ? Le consommateur porte plutôt son choix sur l’emballage qui retient le plus son attention.

• Marque connue : les boules Halloren sont réputées auprès des consommateurs. Des emballages extravagants sont donc superflus.


• L’art de l’assortiment : un conditionnement à la fois rapide et précis – une prouesse technique en présence de gros assortiments tels que les petits gâteaux secs.

quelques exemples parmi les nouveaux produits qui se bousculent sur les rayons. « C’est dans un cadre de concurrence impitoyable que les entreprises veulent remporter des parts de marché avec des produits tous plus inédits les uns que les autres », précise Torben Erbrath, porte-parole de l’association de l’industrie allemande des confiseries. L’emballage est la clé qui fait qu’un article se retrouve ou non au fond d’un chariot. Il doit non seulement protéger le contenu fragile qu’il renferme mais aussi « accrocher le regard », être irrésistible. Ces exigences requièrent une très grande créativité de la part des dessinateurs d’emballages : les couleurs et formes marquantes sont tout aussi demandées qu’une approche efficace.

Supercherie interdite

Il arrive toutefois que certains producteurs de confiseries et d’articles de boulangerie-pâtisserie tombent dans l’excès. Les entreprises qui dupent leurs clients avec des emballages trompeurs font encore et toujours l’objet de critiques. Une analyse menée par la centrale des consommateurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW) révèle que les paquets de petits gâteaux et d’amuse-gueules comporteraient en moyenne 40% de vide. De telles supercheries sont non seulement interdites par la loi mais aussi inutiles. Nombre de consommateurs se disent dupés au moment de leurs achats, souligne Klaus Müller, Président de la centrale des consom-

mateurs de RNW. Par ailleurs, les emballages XXL se heurtent à des motifs écologiques. Quiconque gaspille les ressources nuit à l’environnement et au climat – les consommateurs le savent pertinemment. Les emballages ostentatoires sont également dépassés pour des raisons économiques. Les producteurs de confiseries et d’articles de boulangerie-pâtisserie sont confrontés à une pression massive en matière des coûts, car l’énergie et les matériaux d’emballage d’une part et les matières premières comme le lait, le cacao et le sucre d’autre part sont en hausse constante. Ainsi, le prix spot du beurre de cacao, qui entre dans la confection des tablettes de chocolat, a augmenté de 80% en passant à 8.000 Dollars la tonne en 2013 – cette situation a des répercussions sur les marges bénéficiaires. Pour ne pas frustrer les consommateurs soucieux de l’environnement et pour compenser les hausses des coûts, les entreprises n’ont pas le choix : elles doivent se retenir au niveau des emballages et produire leurs articles de manière plus efficace. Halloren donne ici l’exemple : les nouveaux emballages de la chocolaterie font de l’effet en se passant de design sophistiqué et de fioritures supplémentaires. Un changement de direction semble également s’annoncer chez les autres producteurs. Les premiers utilisent un matériau dit down-sizing, c’est-à-dire qu’ils donnent la préférence à des matériaux d’emballage plus

faciles à recycler et qui économisent les matières premières car ils sont moins épais. « Quelques tendances globales s’amorcent visiblement sur le marché de l’emballage. La durabilité forme l’une de ces méga-tendances », précise Ralf Weidenhammer, Chef de l’entreprise d’emballage portant son nom. Weidenhammer fabrique entre autres des boîtes combinées en carton facilement recyclables pour les confiseries et les snacks salés. Avec ses boîtes en carton simples, elle a contribué à la popularité de marques comme Knack & Back ou Pringles, car elles permettent aux entreprises de trouver un équilibre entre l’extravagance et l’efficacité : ainsi, la boîte Pringles est garante de fraîcheur et d’amusement et se place en même temps comme poids léger qui ménage les ressources. Entre-temps, les chercheurs se penchent sur la découverte de matériaux alternatifs encore plus écologiques et moins coûteux. Une alternative durable aux feuilles multicouches transparentes, comme celles qui sont également utilisées dans les boîtes combinées de Weidenhammer, a été récemment mise au point par l’Institut Fraunhofer de la technique des procédés et de l’emballage à Freising : il s’agit du film à revêtement à base de petit-lait. Les chercheurs rattachés au projet « Wheylayer » encouragé par l’Union Européenne

© Walterwerk Kiel

© Bosch Packaging Technology

Emballage

• Juste sorties du four : la production de gaufres requiert beaucoup d’énergie. Plus la cadence est élevée, plus le process est avantageux.

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Process

© Weidenhammer Packaging

Emballage

• Emballage simple : les boîtes combinées sont légères, recyclables et appréciées des consommateurs. Les fabricants sont toujours plus nombreux à les utiliser.

utilisent des protéines de lait à la place de matières plastiques à base de pétrole. Les substances naturelles contenues dans le petit-lait prolongent la durée de consommation des produits alimentaires, ce qui constitue un aspect pratique. Ajoutons encore un autre point important : le petit-lait est disponible en quantités illimitées et est biodégradable, ce qui n’est pas le cas du pétrole. Beaucoup d’autres innovations dans le domaine de l’emballage pour les confiseries et articles de boulangeriepâtisserie pourront être découvertes sur le salon interpack 2014 qui se tiendra du 8 au 14 mai à Düsseldorf. Parmi les quelques 2.700 exposants attendus, plus de 1.000 ont déclaré la branche de la confiserie comme le groupe cible de leurs produits et services – l’offre interpack promet donc d’être diversifiée. Les constructeurs de machines présenteront aussi de nombreuses nouveautés à Düsseldorf. « L’augmentation de l’efficacité est en point de mire car, dans le monde de la production de confiseries, les comptes se font au dixième de centime d’Euro près », déclare Beatrix Fraese de la Fédération professionnelle pour les machines pour produits alimentaires et emballages au sein de l’Association allemande des constructeurs de machines et d’installations (VDMA).

Produire avec plus d’efficacité Le potentiel d’efficacité dans la production des confiseries est encore loin d’être épuisé, comme l’explique

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Beatrix Fraese : « une partie du parc des machines est dépassée. » Cette estimation correspond au résultat d’un sondage actuel mené par le constructeur d’installations suisse Bühler. D’après ce sondage, l’industrie du chocolat consacre mondialement 200 millions € par an au nettoyage, à la torréfaction, à l’élimination des bactéries, au concassage et au broyage de fèves de cacao. Bühler promet de réduire de 65% au maximum les coûts de l’énergie liés à la transformation du cacao par son « Energy Audit » et sa nouvelle technique de combustion des cosses. Avec le nouvel audit énergétique gratuit, les ingénieurs de Bühler détectent les points faibles énergétiques des processus de fabrication des utilisateurs de cacao. Le nouveau système de combustion exploite l’énergie obtenue avec les cosses pour torréfier le cacao et éliminer ses bactéries plutôt que de les traiter comme des déchets – il n’est ainsi pas nécessaire de faire appel à une énergie de chauffe coûteuse. « La combinaison de l’audit et de la nouvelle technologie préside à une nouvelle donne énergétique qui changera l’avenir de manière dramatique », annonce Thomas Bischof, responsable produits chez Bühler. Aasted, le concurrent danois de Bühler, a mis au point une nouvelle installation de tempérage pour le chocolat, la SupaNova Quick Shift. Pour obtenir un fondant fin, toute masse de chocolat doit être délicatement chauffée à plusieurs reprises afin que

les cristaux qu’elle contient puissent se dissoudre. Sur la nouvelle Quick Shift, un système d’eau chaude spécial contribue à ce que la cristallisation soit contrôlée avec davantage de précision – ce qui a pour effet de réduire la durée de la production. Par ailleurs, le mélangeur de l’installation Aasted est amovible. Il est donc plus facile d’assurer la maintenance de la machine, ce qui augmente sa disponibilité. Réduire les coûts de la main d’œuvre, accroître les temps d’exploitation des machines, ce sont également les objectifs du fabricant d’installations de boulangerie-pâtisserie Walterwerk à Kiel. L’entreprise présentera sur le salon la Jupiter IC, une nouvelle génération d’installation de production de gaufres et snacks, qui produit les gaufres plus rapidement que les installations connues à ce jour, comme l’annonce Markus Bartels, Responsable du marketing technique. Jupiter IC confectionne plus de 5 gaufres à la seconde alors que les modèles précédents n’en fabriquaient que 4. L’entreprise a également conçu cette installation pour qu’elle réclame moins de maintenance. Des coûts peuvent ainsi être épargnés. Chez Walterwerk, la prochaine génération de machines est déjà en cours de développement. « Nous cherchons à rendre nos équipements encore plus faciles à utiliser et plus flexibles », déclare Markus Bartels. Cette mesure est nécessaire parce que la diversité des produits qui grandit rapidement s’accompagne aussi d’exigences croissantes posées aux installations. « Elles doivent être désormais beaucoup plus flexibles et doivent pouvoir être facilement transformées car les produits changent plus souvent et parce que les cycles de l’offre sont plus courts », poursuit-il. Les fabricants d’emballages et les constructeurs de machines se préparent à faire face aux nouvelles exigences de la branche des confiseries et articles de boulangerie-pâtisserie avec de multiples innovations. Tous ceux qui souhaitent investir n’ont que l’embarras du choix face aux nouvelles solutions d’emballage et aux machines plus efficaces proposées. Le prochain salon interpack leur permettra de s’en convaincre.


Process

Logistique

La formation professionnelle et la logistique Comment investir dans le potentiel de vos collaborateurs ?

Kamal CHRAIBI

Associé GCL Kamal.c@gclgroup.com

Quel est le montant de votre budget pour la formation ? Combien de temps accordez-vous à l’employabilité de vos collaborateurs ? Avez-vous déjà pensé à faire des sessions de formation en logistique ?

L

a formation est avant tout un facteur de compétitivité qui vous permettra d’optimiser vos ressources et de mieux appréhender la situation économique actuelle, particulièrement si cette formation est allouée à une fonction novatrice comme la logistique. Vous avez certainement déjà entendu : « la formation, ça ne sert à rien », « j’apprendrai sur le tas », « la formation, ça coûte cher », ou encore « je n’ai pas besoin de formation, je connais déjà », etc. La formation, ce n’est pas que le traitement de texte, le tableur ou les cours de langue. C’est aussi la logistique : ses tendances, ses méthodes, ses outils et ses enjeux. Aujourd’hui encore, la logistique est un domaine méconnu. Posez la question autour de vous et vous entendrez, dans la majorité des cas, que votre métier inspire deux mots : transporteur et camion. Ceux-ci correspondent à la logistique des années 70. Depuis, la logistique a évolué : elle s’est adaptée à son environnement et se fait appeler chaîne logistique ou Supply Chain. Et vous, où vous situez-vous ?

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Préhistoire, Moyen Âge ou contemporain ? Où en sont vos collaborateurs dans leurs connaissances de la logistique ? Et, notamment, pourquoi devriez-vous former vos collaborateurs à la logistique ? Le monde change aux niveaux économique, environnemental et sociétal. Les entreprises sont confrontées à des changements importants auxquels les collaborateurs ne sont pas toujours préparés. Pour limiter les risques liés à ces mutations, la formation est un atout majeur et particulièrement en logistique.

Formation et logistique : mêmes enjeux

Pourquoi ? Parce que la formation et la logistique ont les mêmes enjeux : flexibilité, adaptabilité et compétitivité. La logistique permet, entre autres, de : • Rationaliser les processus liés à l’information et à la communication ; • Minimiser les coûts liés à l’implantation de nouvelles unités ; • Optimiser vos coûts de distribution ; • Moderniser les flux amont et aval ; • Améliorer la gestion des stocks et leurs coûts.

La logistique et les ressources humaines sont les éléments-clés de la stratégie de l’entreprise. Ils donnent leur adaptabilité à la globalisation des marchés, aux inquiétudes environnementales et aux besoins de ses clients. Les priorités de la logistique changent souvent (par exemple, l’apparition de la logistique verte). Par conséquent, votre entreprise doit s’adapter à ces changements et vos collaborateurs doivent posséder les clés qui leur permettront d’anticiper ces bouleversements. Certes, ces investissements ont un coût. Alors, comment pourriezvous financer les plans de formation de vos collaborateurs ? Selon les pays, il existe des aides gouvernementales afin de maintenir à jour les connaissances de vos collaborateurs. Dans certains pays de l’Europe et de l’Amérique du Nord, les entreprises ont une obligation légale d’investissement en formation. Les types de formation qui entrent dans le plan de formation des entreprises sont les actions de : • adaptation aux postes ; • évolution de l’emploi ou de maintien de celui-ci ; • développement de compétences. Par conséquent, la formation de vos collaborateurs aux méthodes d’audit logistique, à l’optimisation des coûts de distribution, à la modernisation des processus ou au nouveau système WMS que vous venez d’implanter, peut entrer dans le plan de formation de votre entreprise, quelle que soit sa taille ou son activité. Une formation aux outils logistiques est alors mécaniquement créatrice de valeur ajoutée.


Process

Solutions Fournisseurs • Process

• Qualité

Treif. Tranchage de viande

T&D Corporation. Contrôle de température plus sûr

Le Falcon Hybrid, créée par Treif, spécialiste des machines de tranchage des aliments, permet le tranchage de viande à épaisseur fixe ou à poids constant, avec ou sans os, toujours avec un rendement maximal. La machine dispose d’une caméra 4D permettant de contrôler l’ensemble des surfaces du produit, qui, combinée avec un software innovant, permet différents modes de tranchages pour satisfaire diverses exigences.

• Tranchage à poids constant ou épaisseur fixe de viande avec et sans os • Chargement continu • Griffe pour maintien optimal des produits

Bodet-Osys. Logiciel pour la réduction des coûts de production Bodet-Osys, leader français du Manufacturing Execution System (MES), a lancé un nouveau module qui traite la gestion des données techniques et de production pour la réduction des • Contrôle du coût réel de production coûts de production. • Interface ouverte adaptable Le logiciel intègre les nomenclatures en parallèle des gammes, permettant de prendre un temps d’avance sur les concurrents. Ainsi, les gammes permettent d’obtenir un coût théorique horaire par cumul des temps main d’œuvre et des temps machines, et les nomenclatures donnent la quantité théorique des matières consommées. Pour Jocelyn Lei, Chef de Produit au sein de Bodet-Osys « en temps de crise, la réduction des coûts fait partie des priorités de toutes les entreprises. Elles pourront ainsi bénéficier d’une analyse plus fine de leur coût réel de production et ce, au sein même de leur ERP. »

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Pour pallier aux risques dérivant du contrôle manuel des températures dans le cas du stockage réfrigéré et du contrôle des aliments, l’entreprise T & D, leader japonais dans les systèmes d’enregistrement des données, a mis au point un système sans fil de gestion de la température qui permet des solutions de surveillance individuelles. La série RTR 500 propose des appareils pour le contrôle des températures qui, mis en réseau avec la station de base RTR 500 W et l’unité à distance • Contrôle de tempéRTR 502, permettent de transférer rature • Partage de donles données sur le service de contrôle nées sur internet « T & D et Webstorage Service », qui • Alerte par e-mail deviennent accessibles sur internet. ou sms Au cas où les températures deviennent critiques, les appareils des séries RTR 500 ont la particularité d’alerter par des messages pouvant être envoyés même à distance par sms ou par e-mail.

• Ingrédients Naturex. Poudres 100% naturelles Naturex, leader dans la fabrication d’ingrédients naturels, lance des poudres 100% naturelles, extraites à partir de fruits et légumes et sans additifs, destinées aux industriels agroalimentaires qui souhaitent répondre à la demande grandissante des consommateurs en produits naturels. La gamme Naturex 100% Fruits et Légumes offre des qualités organoleptiques supérieures ainsi que des arômes authentiques et des couleurs riches, sans besoin d’ajouter des additifs pour améliorer le goût ou la couleur.

• 100% fruits et légumes • Sans additifs


Equipements • Ingrédients Bosch. Ensachage vertical polyvalent Bosch Packaging Technology, l’un des principaux fournisseurs de solutions complètes dans le traitement et la technologie d’emballage, lance sa 1ère plateforme d’emballage • Facilité d’utilisation et fiabilité élevée vertical hygiénique et flexi• Plusieurs styles de sac et de tailles ble SVC 4020. La SVC • Amélioration de la capacité de 4020 est idéale pour les nettoyage aliments frais et congelés et emballés en sachets. Bosch a conçu la SVC en pensant simplicité, polyvalence et facilité de nettoyage, en se concentrant sur la conception hygiénique pour aider les fabricants à respecter les règles de manipulation des aliments les plus divers. « Nous avons conçu la plate-forme d’ensachage vertical SVC pour être unique. Elle peut être adaptée pour répondre aux besoins de nombreuses industries, ainsi que pour respecter les divers niveaux d’hygiène. La SVC donne à nos clients une solution polyvalente et flexible pour maximiser les possibilités d’affaires », annonce Robert van Mol, Chef de produit chez Bosch Packaging Technology. Composé d’un cadre en acier inoxydable, la SVC offre aux fabricants la polyvalence dont ils ont besoin pour emballer pratiquement n’importe quel produit à écoulement libre.

Mane. Formulations pour burgers « riches en fibres » Fort d’une expérience de plus de 30 ans dans la substitution des protéines animales dans la viande, Meat Pro (Groupe Mane) propose désormais des solutions complètes permettant d’intégrer des fibres végétales dans des applications carnées tout • Fibres végétales intégrées en assurant un aspect visuel, dans des applications carune texture et un goût proches nées d’un produit 100% viande. Ces • Allégation « riche en fibres » solutions globales intégrent des possible selon les cas pour le produit fini fibres, seules ou en synergie • Fibres non allergènes, sans avec des protéines végétales. OGM Meat Pro est ainsi en mesure de formuler et produire des mélanges technologiques pour des applications de viande hachée à partir de 51% de viande (boeuf, porc ou volaille) « Pour ce type de solutions où les fibres représentent environ 85% de la formule, le mélange en lui-même représente un vrai défi technique. En fonction des différentes longueurs des fibres utilisées, la densité et la fluidité du mélange poudre varie », explique Raphaël Amanatian, Responsable Technique du projet.

Ecolean. Emballage transparent

• Eclairage

Ecolean commencera l’année 2014 avec le lancement de sa dernière innovation : « Ecolean Air Aspetic Clear », une solution d’emballage transparente et aseptique. Avec son poids plume et sa transparence, elle créera un positionnement unique sur le marché en rendant le produit visible pour le consommateur, pour les boissons non gazeuses comme le thé glacé par exemple. Grâce à la combinaison de la transparence • Idéal pour les boiset une grande aptitude à l’impressons non gazeuses • Léger et à faible imsion, le producteur peut décider de pact environnemental montrer plus ou moins le produit. • Disponible en 200 et « Ecolean Air Aseptic Clear est un 250 ml emballage frais et attirant, à faible impact environnemental. Il s’agit clairement d’une excellente occasion pour nos clients de se différencier et de permettre à leurs produits de se distinguer sur les rayons des magasins », explique Peter Nilsson, PDG de Ecolean. Comme pour tous les emballages Ecolean, Ecolean Air Aseptic Clear est léger. Une fois vidé, il devient plat comme une enveloppe, ce qui signifie moins de déchets. Il est disponible en 200 et 250 ml et sera lancé au cours du premier trimestre de 2014.

Nordeon. Eclairage LED et fluorescent

© Istock

• Conditionnement

La marque Nordeon annonce la disponibilité de nouveaux • 10% d’économies d’énergie produits • Excellente mise en valeur des couleurs naturelles des viandes, poissons et légumes dans sa gamme de • Répond aux normes de l’industrie alimentaire HACCP et ISO22000 luminaires à éclairage LED très haut rendement et de tubes fluorescents pour surfaces professionnelles. Elle lance Idun, un luminaire encastré à LED pour système de plafonds à barres apparentes (barres en T). Son efficacité énergétique est de 103 lumen/W. Il est facile à installer et est adapté pour une utilisation en bureaux et postes de travail informatiques. Le marché des tubes fluorescents reste le principal marché de l’éclairage professionnel et collectif (industries, supermarchés...). Dans ce cadre, Nordeon lance ses nouveaux tubes Luxe. Le tube « Eco Luxe », pour des économies d’énergie, le tube « Food Luxe », pour une mise en valeur des produits alimentaires et le tube « Shield Ultra Luxe », qui est une lampe anti bris de verre longue durée de vie. FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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Marchés Eclairage des magasins

LED : l’efficacité énergétique demeure un sujet majeur L’édition 2014 d’EuroShop, salon mondial leader du secteur de la distribution, qui se tiendra à Düsseldorf du 16 au 20 février prochains, sera le plus gros EuroShop de tous les temps. En effet, pour la première fois, le salon occupera plus de 110.000 m² de surface d’exposition dans 16 halls. Un des secteurs en pleine expansion, sur cette prochaine édition, est celui de l‘éclairage. Nul hasard, car les investissements dédiés à l’éclairage des magasins restent prioritaires dans la distribution. Ce que confirment également les tout derniers résultats du moniteur distribution 2014 de l’EHI Retail Institute. Florence CLAIR

© EuroShop - Messe Duesseldorf

les experts de la profession, s’explique en partie par le besoin d’un éclairage de forte puissance qui est là surtout pour attirer l’attention sur un produit. Les lampes conventionnelles ont la réputation d’être la solution (encore) la moins onéreuse à performance comparable.

Performance et rentabilité en hausse

L

e souhait de mettre en scène avec de l’éclairage des univers de produits attrayants et de créer de l’émotion sur le point de vente est pour la distribution un moteur de motivation tout aussi important que la nécessité de concevoir un éclairage de magasin qui soit plus efficace et plus rentable, face aux prix de l’énergie qui ne cessent de grimper. Sur ce point, la technologie LED offre la solution parfaite pour mettre émotion et efficacité sous un même dénominateur ; elle est d’ailleurs devenue le thème dominant dans la filière commerce de détail.

Le LED domine dans le commerce alimentaire

L’acceptation du LED augmente

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dans tous les secteurs du commerce de détail, et tout particulièrement dans le commerce alimentaire. Selon des recherches de l’EHI, déjà 60% de tout l’éclairage du commerce alimentaire dépendent de cette technologie. « Ses avantages en matière d’efficacité énergétique, de qualité lumineuse et de contrôlabilité, par rapport aux solutions conventionnelles dominantes jusqu‘à présent, sont tout simplement imbattables », selon Philips Lighting. Dans les autres secteurs, le passage au LED est moins rapide : dans le non-alimentaire, cette technologie a une part de 30% sur l’ensemble de l’éclairage. Dans les boutiques de mode et de textile, le LED n’en est qu’à ses balbutiements – ceci, d’après

Les fabricants ont travaillé d’arrache-pied ces dernières années pour améliorer encore la performance de la technique numérique d’éclairage, tout en obtenant en parallèle des performances toujours meilleures avec la technologie conventionnelle de l’éclairage. En particulier, le marché européen, très friand d’excellence, cherche efficacité et qualité lumineuse et s’intéresse beaucoup aux innovations technologiques, comme le constatent les experts de l’éclairage. Dans les pays voisins notamment, les grandes enseignes de la distribution ont misé très tôt sur cette technique d’avenir et de l’avis de Bäro entre autres, sans concession aucune. En Grande-Bretagne, Philips, par exemple, réalise actuellement des projets pour la distribution basés uniquement sur des solutions d’éclairage LED. Au cours de ces 18 derniers mois, des recherches et des développements intenses ont rendu le LED non seulement plus performant mais aussi plus rentable. Avec 120 lumen/watt, le LED a même dépassé


entre-temps la lampe aux halogénures métalliques en matière de performance lumineuse. Avec le niveau atteint aujourd’hui, les discussions portent désormais sur les bénéfices économiques à long-terme de la technologie LED. Une durée de vie plus longue et une consommation énergétique plus faible relativisent les coûts d’achat plus élevés du LED ; finalement, et aux dires de planificateurs d’éclairage indépendants, le temps d’amortissement qui se situe entre trois et cinq ans est déjà dans l’intervalle exigé par les distributeurs. La toute nouvelle génération des produits qualitativement haut de gamme présentée sur EuroShop devrait donner suffisamment d’arguments pour passer à cette technologie prometteuse. La profession s’attend à voir d’autres progrès qualitatifs importants portant sur la brillance et le rendu des couleurs. Là, selon les experts en éclairage pour le commerce de détail, tels que Bäro ou Ridi, le LED a encore des lacunes comparé aux solutions d’éclairage conventionnelles.

L’éclairage, une mise en scène

En général, on constate que beaucoup d’éclairage ne suffit pas à rendre une présentation de marchandises forcément plus attractive. La tendance au niveau de l’éclairage en magasin est plutôt de créer des mises en scène riches en émotion, où la lumière de la pièce semble en retrait en faveur d’un focus théâtral et intense sur la marchandise, grâce à une lumière dirigée précisément. Cela fait ressortir la dimensionnalité 3D, intensifie la perception haptique et redonne de l’éclat aux couleurs – en bref : l’éclairage crée l’émotion et le produit devient l’objet de tous les désirs. Par ailleurs, il structure la surface de vente en créant des jeux subtils de clair obscur et met l’accent sur l’architecture intérieure. Force est de constater que, de plus en plus, le magasin découvre l’éclairage comme outil de base pour son univers de vente au même titre que celui employé pour l’agencement des scènes de spectacles. Mais

le LED ne laisse paraître toute sa palette de performance sur le lieu de vente qu’en association avec des systèmes de contrôle numériques. Ceux-ci vont veiller à ce qu’il y ait dans le magasin le bon éclairage, au bon endroit, au bon moment et avec le dosage exact. Les visiteurs professionnels d’EuroShop pourront là aussi se laisser inspirer par les nouveaux produits et applications sur les stands des exposants du salon.

Miniaturisation et flexibilité

Quel sera l’impact de la technologie du LED sur le design des futurs luminaires ? On pense chez Osram que la tendance vers une miniaturisation des luminaires et vers plus de flexibilité va se poursuivre. L’importance des optiques prismatiques et micro-structurées pour la diffusion de la lumière va donc prendre aussi plus de poids dans les systèmes linéaires ; celles-ci mettent en valeur les avantages spécifiques du LED. A la différence de la technologie classique des réflecteurs, les optiques prismatiques permettent différentes diffusions de la lumière sans utiliser des lampes plus grosses. Selon la devise « plus de lumière plutôt que des luminaires », les fabricants voient

Distribution se dessiner une tendance, notamment dans le secteur de la mode, vers des luminaires encastrables discrets dont la source de lumière en tant que telle reste presque invisible. Dans l’ensemble, l’éclairage des magasins devient un thème de plus en plus complexe où les lampes et les sources d’éclairage ne jouent pas seulement un rôle déterminant. D’autant se multiplie le besoin de la distribution de faire appel à des prestataires. La conception de l’éclairage vient ainsi en première place : 82% des détaillants interrogés par l’EHI Retail Institute disent souhaiter le conseil d’expert. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de concepteurs et de designers éclairage se sont spécialisés dans les concepts d’éclairage pour le commerce de détail. Ces experts indépendants seront présents pour la première fois sur EuroShop sur la « Lighting Designers’ Zone » et disposeront d’un espace dédié. L’espace qui leur est spécifiquement réservé au milieu du hall 11 permet au public international venant de la distribution de s’informer sur les projets actuels et les possibilités de planification des éclairages mais aussi de se faire conseiller sur des solutions de design individuelles d’éclairage.

© EuroShop - Messe Duesseldorf

Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

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Marchés Rik & Rok Choco Paillettes Chocolat au lait avec des confiseries au chocolat au lait dragéifiées multicolores. Fabricant : DIPA pour Auchan Production Importateur : Marjane Holding - Sucre, confiseries au chocolat au lait dragéifiées multicolores 25% (sucre, beurre de cacao, poudre de lait entier, pâte de cacao, poudre de lactosérum, lactose, poudre de lait écrémé, colorants (carbonates de calcium, carmin E141a, indocyanine, curcumine), stabilisateurs (gomme arabica), émulsifiants (lécithine de soja, sirop de glucose), agents d’enrobage (cire de carnauba, cire de miel), arômes), beurre de cacao, poudre de lait entier, pâte de cacao, poudre de noisettes, émulsifiants (lécithine de soja), arôme vanilline. - Confiserie. - Poids : 150 g. - Prix : 29,00 DH. Freegum Strawberry

Maroc

Chewing gum sans sucre au parfum fraise, en plaquette de 12 dragées. Fabricant : Maghreb Industries - Édulcorants : sorbitol, isomalt, sirop de maltitol, xylitol, aspartame, acésulfame-k, base de gomme, arômes, épaississant: gomme arabique, humectant : glycérol, émulsifiant : lécithine de soja, acidifiants : acide malique, acide citrique, acide fumarique, agents d’enrobage : cire de carnauba, cire de microcristallin, colorant : E120. Contient de la phénylalanine. Contient l’antioxydant BHT. - Confiserie - Poids : 16,8 g - Prix : 2,80 DH

Ozmo Choppy Barre de chocolat au lait avec des dragées colorées. Fabricant : Şölen Çikolata Gıda San. Ve Tic. A.Ş - Chocolat au lait (85%) (sucre, beurre de cacao, pâte de cacao, poudre de lactosérum, lait écrémé en poudre, lait entier en poudre, matière grasse de lait, émulsifiant (lécithine de soja), arôme (vanilline)), dragées de chocolat au lait enrobées de sucre coloré (15 %) (sucre, huile végétale (graines de coton et/ou de tournesol et/ou de palme), poudre de lactosérum, poudre de cacao, amidon de maïs, épaississant (gomme arabique), émulsifiant (lécithine de soja), arôme (vanilline), agent d’enrobage (cire de carnauba, gomme-laque), colorants (dioxyde de titane, betterave, bêta carotène, complexes cuivriques des chlorophylles, curcuma)). Quantité de matière sèche de cacao dans le chocolat au lait min 30%. - Confiserie - Poids : 80 g - Prix : 10,95 DH

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Maroc Auchan Sauce Burger Sauce pour burger. Fabricant : Pauwels N.V Importateur : Marjane Holding - Huile de colza, sirop de glucose-fructose, eau, moutarde (eau, vinaigre d’alcool, moutarde, épices), concentré de tomate, jaune d’œuf, sel, amidon modifié, herbes d’épices, acidifiants (Delta-gluconolactone, acide citrique), arôme naturel de persil et d’épices, épaississants (gomme de xanthane, gomme de guar), arômes, conservateurs (sorbate de potassium), jus de citron, oignon, colorants, extrait de poivron rouge. - Epicerie. - Volume : 350 ml. - Prix : 22,95 DH. Spar Salsa Cocktail Sauce cocktail sans gluten. Fabricant : Aceites del Sur-Coosur Importateur : Marjane Holding - Huile de tournesol, eau, pâte de tomate, sucre, vinaigre, sel, amidon de maïs modifié, œuf, jus de citron, acidifiant : acide lactique, stabilisants : gomme de guar et la gomme de xanthane, conservateur : sorbate de potassium, colorant : caramel, antioxydant : EDTA, arômes et épices. - Epicerie - Volume : 300 ml - Prix : 16,90 DH Nutymax Milky 2 gaufrettes enrobées de chocolat au lait et garnies à la crème de lait. Fabricant : Şölen Çikolata Gıda San. ve Tic. A.Ş. Importateur : Marjane Holding - Crème de lait (49%) (sucre, huile végétale (graines de coton et/ou de tournesol et /ou de palme), lait écrémé en poudre, noisettes (10%), lactosérum en poudre, matière grasse de lait, poudre de cacao, émulsifiant (lécithine de soja), arôme (noisettes)), chocolat au lait (36%) (sucre, beurre de cacao, lait entier en poudre, pâte de cacao, poudre de lactosérum, lait écrémé en poudre, émulsifiant (lécithine de soja), arôme (vanilline)), farine de blé, sucre, huile végétale (coton et/ou tournesol et/ ou palme), poudre de cacao, poudre de lactosérum, émulsifiant (lécithine de soja), sel, poudre à lever (bicarbonate de sodium). - Biscuiterie - Poids : 46 g - Prix : 5,95 DH

Donnez de la visibilité à vos produits Envoyez vos nouveautés à m.mouhsine@foodmagazine.ma Cette sélection de nouveaux produits du Maroc est une veille marketing de FOOD Magazine.


Lancements Rauch IceTea Peach Thé glacé à base de pêche, de thé noir et de fruits de l’églantier. Fabricant : Rauch Fruchtsäfte GmbH & Co OG Importateur et distributeur : Foods & Goods - Infusion de thé et de fruit de l’églantier (eau, thé, fruit de l’églantier), sucre, jus de fruits à base de jus concentrés (1% pêche, citron), acidifiant : acide citrique, arôme. - Boissons - Volume : 33 cl - Prix : 12 DH Biscolata Choco Chips Chocolat noir avec du riz croustillant et des morceaux d’orange. Fabricant : Şölen Çikolata Gıda San. Ve Tic. A.Ş Importateur : Marjane Holding - Chocolat noir (89%) (sucre, pâte de cacao, beurre de cacao, matière grasse de lait, émulsifiant (lécithine de soja), arômes (orange, vanilline), sel), riz croustillant (6%) (semoule de blé, farine de riz, sucre, extrait de malt, sel, poudre à lever (bicarbonate de sodium)), morceaux d’orange (5%). - Biscuiterie - Poids : 115 g - Prix : 16,95 DH

Yo Caffé Cappuccino Iced Coffe Cappuccino froid prêt à boire, préparé à partir de café infusé. Fabricant : Fortune Beverages Co. Importateur : Fortune Maroc - Café (eau, extrait de café soluble), lait avec 3,4% de matières grasses, sucre, cacao maigre en poudre, épaississants (E405, E415), stabilisant E332, arôme de café. - Boissons - Volume : 25 cl - Prix : 12,50 DH

Cicibebe baby biscuits Biscuits pour bébés enrichis en calcium. Fabricant : Eti Gıda Sanayi Ve Ticaret A. Ş Importateur : Pristine Food - Farine de blé (contient du gluten), sucre, huile végétale (palme, soja, tournesol, graines de coton), amidon, lait écrémé pasteurisé, œufs, carbonate de calcium, poudre à lever (bicarbonate d’ammonium), vitamine B1, émulsifiant (lécithine de soja), arôme (vanilline). - Biscuiterie - Poids : 190 g - Prix : 9,90 DH

Alpella Çikolatali Gofret Gaufrette fourrée à la crème de noisette et enrobée de chocolat au lait. Fabricant : Biskot Bisküvi Gıda San. Ve Tic. A. Ş - Crème de noisette 47% (huile végétale de palme, sucre, noisettes (27%), lait en poudre, sel, émulsifiant (lécithine de soja), saveur de noisette naturelle), chocolat au lait 33% (sucre, beurre de cacao, poudre de lait, pâte de cacao, émulsifiant (lécithine de soja), arôme artificiel (vanilline), quantité de matière sèche de cacao min 36%), farine de blé, huile végétale de palme, albumine, sel, émulsifiant (lécithine de soja), poudre à lever (bicarbonate de sodium). - Biscuiterie - Poids : 36 g - Prix : 2,95 DH

KitKat Chunky Hazelnut Cream Gaufrette enrobée de chocolat au lait et de crème de noisette. Fabricant : Nestlé Bulgaria - Sucre, beurre de cacao, lait entier en poudre, matière grasse végétale, farine de blé, lactosérum en poudre, pâte de cacao, noisettes (2%), huile de beurre, émulsifiant (lécithine de tournesol), arômes, sel, poudre à lever (bicarbonate de sodium), colorant E150d. Quantité de matière sèche de cacao dans le chocolat au lait min 28%. - Confiserie - Poids : 42 g - Prix : 7,20 DH

Topi Tanem Croustillant de blé à l’arôme de caramel enrobé de chocolat blanc et de chocolat au lait. Fabricant : Bim Birleşik Mağazalar A. Ş Importateur : Bim Stores - Chocolat au lait (52%) (sucre, lait écrémé en poudre, beurre de cacao, pâte de cacao, émulsifiant (phosphate d’ammonium), arôme (vanille)), chocolat blanc (35%) (sucre, beurre de cacao, lait en poudre, émulsifiant (lécithine de soja), arôme (vanille)), ponction de blé (13%) (farine de blé, sucre, farine de riz, sel, levure (carbonate de sodium), anti-agglomérant (carbonate de calcium), arôme), arôme (caramel), brillant (gomme arabique). Quantité de matière sèche de cacao dans le chocolat au lait min 30%. - Confiserie - Poids : 120 g - Prix : 13,95 DH FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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Monde

Marchés EGYPTE My Chef Caramel Sauce Sauce de caramel idéale pour la décoration des préparations sucrées. Fabricant : My Way - Emulsifiant, sucre, lait écrémé, lactosérum, colorants (E102, E122, E154), arômes. - Crémerie - Poids : 80 g - Prix : 0,24 €

Monde

Illy Espresso Ground Coffe Café 100% arabica torréfié pour la préparation d’un long espresso. Fabricant : Coca-cola Company - Café 100% arabica. - Boissons chaudes - Poids : 250 g - Prix : 2,37 €

Koki Oriental Chicken Kofta Trente-six pièces de kefta de poulet oriental dans un sachet en plastique. Fabricant : Cairo Poultry Processing - Viande fraîche de poulet, sel d’assaisonnement, jus de citron, oignon frais, mie de pain frais, amidon, huile végétale. - Produits frais - Poids : 500 g - Prix : 1,18 €

USA Simply 7 Quinoa Chips Chips de quinoa avec une pincée de sel de mer dans un sac de papier. Fabricant : Simply 7 Snacks - Farine de quinoa, pomme de terre, amidon de maïs, huile de carthame extraite par pression, farine de maïs, sucre, sel de mer. - Poids : 99 g - Prix : 1,92 €

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Lancements

FRANCE Ma Pause Fruit Barre Pomme Framboise Myrtille Snaking réservé aux adultes sous forme de barres naturelles riches en fruits et sans céréales. Fabricant : Materne - Datte 64.4%, pomme 18.8% (dont cubes de pomme séchés 9.5%, poudre de pomme 9.0%, purée de pomme 0.3%), framboise lyophilisée 8%, myrtille 3.8%, sucre, sirop de fructose, farine de riz, arômes naturels. Traces possibles de lait, œuf, soja, fruits à coques, sésame, gluten. - Références : Pomme Framboise Myrtille, Abricot Poire Pomme - Biscuiterie - Poids : 20 g par barre - Prix : 0,80 € Céréalpes Galettes 3 Fromages 2 galettes complètes à base de farine de céréales et aux 3 fromages. À réchauffer en 5 minutes à la poêle, au four ou au grille-pain. Fabricant : Groupe Nutrition & Nature - Céréales complètes 66,6% (flocons de blé, riz, flocons d’avoine, farine de blé du Lubéron), eau, Emmental 4,9%, Tomme de chèvre 2,5%, Gorgonzola 2,5%, oignons, huile de tournesol désodorisée, sel de mer, herbes de Provence, poivre. - Références : 3 fromages, Tofinelle Soy Roquefort & graines de lin doré - Produits frais - Poids : 2 × 90 g - Prix : 2,95 €

JAPON Yusaido White Sesame Honey Miel avec des graines de sésame blanc, dans un bocal en verre. Fabricant : Yusaido - Miel, sel, pâte de sésame blanc, sirop d’amidon réduit, sucre (oligosaccharides, sucre). - Poids : 190 g - Prix : 5,94 €

CHINE Emmi Swiss Premium Yogurt Drink Yogourt à boire, aromatisé à l’Aloe Vera dans une bouteille en plastique. Fabricant : Sinodis - Lait frais, acide lactique, sucre, Aloe Vera. - Volume : 15 cl - Prix : 3,89 €

Cette sélection de nouveaux produits du monde est issue de la base de données INNOVA.


Lancements

Monde

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Les céréales anciennes surfent sur les tendances tradition, nutrition et naturalité Les céréales anciennes poursuivent leur retour dans les habitudes alimentaires des consommateurs, reflétant l’intérêt croissant, pour leurs propriétés nutritionnelles ainsi que pour les saveurs uniques qu’elles peuvent donner à une vaste gamme de produits alimentaires et de boissons. Selon les données de Innova Market Insights, le nombre de lancements de produits contenant des céréales anciennes, comme le quinoa, le chia, le sarrasin, le chanvre et l’amarante, ont fortement augmenté ces dernières années.

L

es lancements de produits contenant du quinoa ont augmenté de quasiment 50% entre septembre 2012 et septembre 2013, et ont plus que quintuplé sur ces 5 dernières années. Un intérêt croissant pour celle plante aux EtatsUnis a été en grande partie responsable de cette croissance, bien que les lancements soient désormais de plus en plus répandus en Europe.

Quinoa

Le quinoa, cette petite graine de couleur claire à la saveur distinctive de noisette, est une plante indigène d’Amérique du Sud, considérée par les Incas comme « la mère de toutes les graines ». Tout en ayant trouvé une place dans différentes catégories de produits alimentaires à base de céréales, y compris les céréales pour petit-déjeuner, les barres céréalières et les biscuits, le quinoa est en croissance dans d’autres segments, notamment la confiserie, les boissons, les plats préparés et l’alimentation infantile. Son utilisation dans le baby food est particulièrement frappante ces derniers mois, avec le lancement aux Etats-Unis de « Plum Organics Mighty 4 Essential Nutrient Blends », au Royaume-Uni des petits pots « Biobim Mixed Vegetables with Quinoa » et en France des céréales « Babybio » contenant du quinoa. Enfin, une attention particulière est portée aux formulations sans gluten, 38% des lancements de produits

Innova Market Insights contenant du quinoa utilisant un positionnement « sans gluten » entre septembre 2012 et septembre 2013.

Chia

Une autre graine ancienne à la mode est le chia, une herbacée annuelle originaire d’Amérique Latine, riche en protéines, en fibres et en antioxydants, et dont l’huile est très concentrée en acides gras omega 3. Même s’il est bien moins connu que le quinoa, le chia croît à un rythme similaire. Les lancements de nouveaux produits contenant du chia sont passés de moins d’une dizaine il y a 5 ans à quelques centaines maintenant, avec une croissance de quasiment 50% rien qu’entre septembre 2012 et septembre 2013. Les Etats-Unis sont le principal marché, avec presque la moitié du total des lancements recensés. Ces lancements ont concerné un grand nombre de marchés, notamment les boissons non alcoolisées (« Ahhmigo’s Chia & Water » avec des fibres de chia, des omega 3 et des protéines pour « l’hydratation et la satiété » des consommateurs), les snacks (les chips « Lesser Evil’s Chia Crisps ») et les céréales de petit-déjeuner (« Nature’s Path Organic’s Qi’a », un mélange de chia, chanvre et sarrasin).

produits de consommation courante, à l’image du lancement récent par Kellogg’s des céréales et barres Special K Nourish multigrain, fabriquées à base de quinoa en association avec de l’avoine, de l’orge et du blé. « Les céréales anciennes furent autrefois des produits de base très populaires, mais ont peu à peu disparu et sont devenues désuètes dans de nombreux pays, parallèlement à l’ascension des cultures céréalières modernes comme le blé et le maïs », déclare Lu Ann Williams, Directrice de l’Innovation chez Innova Market Insights. « L’intérêt pour ces produits céréaliers alternatifs, perçus comme traditionnel, naturels et nutritionnels, est de plus en plus apparent », ajoutet-elle, « et leur utilisation sort du secteur de l’alimentation santé spécialisée pour aller dans le mainstream, mais aussi des produits céréaliers vers le marché plus large des produits transformés. »

D’un produit de niche à un produit grand public

Mais le changement le plus significatif pour les céréales anciennes a été sans doute leur arrivée dans les FOOD MAGAZINE N° 62 15 Janvier - 15 Février 2014

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Marchés Associations de protection du consommateur

Des acteurs en devenir… La loi 31-08 édictant des mesures de protection du consommateur, ainsi que son décret d’application du 11 septembre 2013, ont instauré des dispositions relatives aux associations de protection du consommateur.

C

es associations régies par un décret du 14 novembre 2012, qui fixe un modèle de statuts-type, peuvent être reconnues d’utilité publique. Par ailleurs, celles qui ne sont pas reconnues d’utilité publique bénéficient néanmoins de certaines prérogatives.

Associations de protection du consommateur : quel intérêt ?

La loi 31-08 confie aux associations de protection du consommateur (APC) un rôle important, afin de concourir au respect de ses dispositions. a. Missions des APC L’objectif principal des APC consiste essentiellement à : • informer les consommateurs de leurs droits et obligations dans leurs

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relations commerciales ; • les orienter et les sensibiliser sur des aspects commerciaux, environnementaux, alimentaires et sanitaires ; • protéger leurs intérêts économiques ; • les protéger des marchandises et des produits dangereux ; • inciter au développement de la qualité des produits et des services ; • les encadrer afin de leur permettre de faire valoir leurs droits ; • les représenter au règlement amiable des différends ; • interroger les fabricants, commerçants ou prestataires de service afin de leur rappeler leurs obligations envers les consommateurs ; • agir en justice au nom de tout consommateur ayant subi un préjudice survenu lors d’une transaction commerciale (dans les conditions

Franck DAUTRIA

Conseil Juridique Monceau Juridique & Fiscal fdautria@monceaujuridiquefiscal.com

Soukaina EL ALAOUI

relatées ci-dessous) ; • et également établir et maintenir des relations entre les consommateurs et les opérateurs économiques engagés dans la production ou le commerce de biens. b. Un positionnement dénué d’ambigüité La loi énumère un certain nombre d’associations qui ne peuvent avoir pour objet la protection du consommateur. Il s’agit principalement de celles qui comptent parmi leurs membres des personnes morales qui ont une activité à but lucratif ; perçoivent des aides ou subventions d’entreprises ou de groupements d’entreprises qui fournissent des produits, biens ou services au consommateur ; se consacrent à des activités autres que la défense des intérêts du consommateur ; poursuivent un but à caractère politique. L’objectif est clair : éviter tout conflit d’intérêt ou mélange des genres, et conférer ainsi une véritable crédibilité aux APC. c. Obligation de bénévolat L’exercice des activités des APC se réalise dans un cadre de bénévolat. Elles ne peuvent exercer une activité rémunérée, sauf ci celle-ci MONCEAU JURIDIQUE & FISCAL est un Cabinet de Conseil Juridique qui a notamment développé un département en matière de droit de la consommation et droit de la distribution. Il intervient en qualité de conseil et/ou de formateur auprès de groupes et acteurs reconnus du secteur de la distribution et de la grande distribution.


Produit - Distribution - Design - Lancements - Nutrition

est en conformité avec la loi sur les associations. Et en ce cas, la rémunération doit être encadrée, fixée indépendamment des résultats des interventions, en étant conforme au principe de « recouvrement de frais », ce qui exclu toute idée de profit. Son montant doit être arrêté avant le début des interventions. d. Obligations d’indépendance et confidentialité Les APC ont un devoir d’indépendance eu égard à leur rôle de conseil et de défenseur. Il leur est interdit par ailleurs, d’intervenir dans un conflit qui impliquerait une personne en contact direct avec elles. Par ailleurs, elles ont le devoir de préserver la confidentialité de leurs interventions lorsque cela leur est demandé par les personnes impliquées. Néanmoins, leur secret professionnel peut être levé dans les domaines permis par la législation.

Possibilités d’action

Les associations de protection du consommateur peuvent ester en justice lorsqu’elles sont reconnues d’utilité publique. A défaut, elles doivent obtenir une autorisation spéciale. a. Associations non reconnues d’utilité publique Les associations de protection du consommateur qui ne sont pas reconnues d’utilité publique doivent respecter les conditions précitées (1.a, b, c) pour obtenir une autorisation spéciale pour ester en justice, délivrée pour une durée de 3 années renouvelables. Pour cela, elles doivent : • Disposer de moyens humains, matériels et financiers leur permettant d’assurer l’information, la défense et la promotion des intérêts du consommateur ; • Justifier à la date de la demande de l’autorisation d’ester en justice de deux années au moins d’existence à compter de leur déclaration aux autorités ; • Justifier pendant les deux dernières années, d’une activité effective en vue de la défense des intérêts des consommateurs, appréciée notamment en fonction des activités réalisées en matière d’information et de sensibilisation, et de la mise en

place d’un guichet consommateur pour orienter et assister les consommateurs ; • Justifier d’un accord avec un avocat ou un cabinet d’avocats pour assurer leur représentation devant la justice ; • Disposer dans leurs statuts des règles de bonne gouvernance garantissant à tous les membres de l’association leur participation à la détermination de leurs orientations et de leurs activités ainsi qu’à leur contrôle. b. Actions en justice des associations reconnues d’utilité publique Afin d’être reconnues d’utilité publique, les associations de protection du consommateur doivent satisfaire à la législation relative au droit d’association, elles doivent avoir pour objet statutaire exclusif la protection des intérêts du consommateur, et être régies par des statuts conformes au modèle fixé par le décret du 14 novembre 2012. Ces associations, reconnues d’utilité publique, peuvent ester en justice, intervenir dans les actions en cours, se constituer partie civile devant le juge d’instruction ainsi qu’exercer tous les droits reconnus à la partie civile relatifs aux faits et agissements qui portent préjudice à l’intérêt collectif des consommateurs. Pour ester en justice, elles peuvent intervenir soit directement, à la demande d’un ou plusieurs de leurs membres, soit indirectement, en se substituant à la demande d’une institution, administrative ou non. Toutefois, elles peuvent agir en réparation devant toute juridiction au nom des consommateurs, personnes physiques identifiées qui ont subi des préjudices individuels causés par le même fournisseur et qui ont une origine commune. Un mandat peut être donné par chaque consommateur et par écrit. Il ne peut cepen-

Droit dant être sollicité par voie d’appel public télévisé ou radiophonique, ni par voie d’affichage, de tract ou n’importe quel autre moyen de communication à distance. Il peut être retiré par le consommateur qui l’a consenti à tout moment, ce qui n’entrave pas le cours de l’action. c. Constitution d’une Fédération Nationale de Protection du Consommateur Une fois le statut d’utilité publique reconnu, ces associations doivent constituer une Fédération Nationale de Protection du Consommateur qui est régie par les mêmes dispositions que les associations, et qui dispose des mêmes prérogatives. La Fédération a elle-même la possibilité d’ester en justice au même titre que les associations. La Fédération Nationale acquiert la reconnaissance d’utilité publique de plein droit, qui lui est conférée par décret. Dès lors, on voit que la loi sur la protection des consommateurs a voulu faire des APC des acteurs majeurs de l’application du droit de la consommation. Si leur action est parfois encore timide, nul doute que l’avenir les renforcera et qu’il conviendra de compter avec elles.

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Fromadel

2014 : un nouveau souffle ! Bien que le marché marocain des fromages soit peu diversifié et dominé par le fromage fondu, qui est devenu un élément indispensable pour la table du petit déjeuner marocain, Fromadel met tout en œuvre pour améliorer les niveaux de consommation, la qualité de ses produits et diversifier l’offre, de façon à pouvoir satisfaire les attentes et les exigences des clients. Loubna DISCO

F

romadel, société spécialisée dans la fabrication fromagère artisanale, a été fondée en 2004 à Rabat et a vu son activité lancée en 2007 par le père fondateur et ses partenaires français. Ses méthodes de productions s’inspirent en effet d’une expertise française dans la fabrication et le développement du fromage. La société est aujourd’hui active dans le domaine des dérivés du lait et occupe une place importante dans le marché local des fromages. Elle commercialise plusieurs gammes de produits destinées aux restaurateurs et aux particuliers, qui sont disponibles dans les grandes surfaces et les points de vente directe. Mais

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l’entreprise ne compte pas s’arrêter là : Fromadel prétend atteindre prochainement le marché africain.

Gamme de produits : goutte à goutte on remplit la cuve

Fromadel a tout d’abord ciblé la grande distribution via les grandes surfaces avec deux types de fromage : le frais aromatisé et l’affiné. La gamme de départ a englobé un nombre limité d’articles, qui se comptaient sur les doigts des deux mains. « Nous avons commencé tous petits avec une mince gamme de produits, mais nous sommes arrivés là où nous sommes aujourd’hui grâce à nos efforts et nos sacrifices », souligne Bouchra Loudiyi,

Directrice Générale de Fromadel. La société produit aujourd’hui une gamme aussi large que diversifiée de produits dérivés du lait avec plus d’une trentaine d’articles. Le petit lait constitue le produit de base de la société, représentant 50% du chiffre d’affaires, suivi du fromage frais avec 25%, puis du fromage blanc, affiné ou pressé, du beurre et enfin du yaourt. La gamme continue à se développer, notamment avec l’élaboration de nouveaux produits comme les yaourts brassés et à boire. La fromagerie dispose aussi d’une bonne clientèle de notoriété dans le secteur CHR, avec des produits en gros conditionnement. Une clientèle


Fromadel 3

1- L’équipe de Fromadel. 2- Bouchra Loudiyi, Directrice Générale de Fromadel. 3- Point de vente directe de produits Fromadel.

qu’elle a pu se constituer grâce à la qualité et la stabilité des fromages produits mais aussi grâce à la régularité de l’offre. « Nous faisons partie des rares fromagers au Maroc fabriquant une gamme de produits de qualité, naturels et sans conservateurs car nous investissons beaucoup dans notre matière première pour arriver à la qualité souhaitée. Ainsi, par exemple, le lait que nous utilisons est un lait sélectionné provenant de la race laitière Montbéliarde, principale race utilisée par les AOC fromagères françaises, Il est vrai que le prix de ce lait est élevé mais nous l’utilisons quand même car une production régulière de fromages de qualité dépend de la qualité du lait utilisé », explique Mme Loudiyi.

Process : tradition et modernité

La production du fromage démarre par la réception et la préparation du lait, une importante étape à surveiller : d’une part le lait doit être exempt d’antibiotiques et, d’autre part, une produc-

tion régulière de fromages de qualité dépend d’une meilleure maîtrise de la préparation des laits de fromagerie, ce qui implique une standardisation parfaite du lait Ensuite vient la première étape de transformation du lait en fromage : la fermentation-coagulation, provoquée par une action combinée de ferment et de présure, visant une déstabilisation des micelles de caséines qui floculent puis se soudent pour former un gel ou un caillé, qui sera par la suite égoutté afin de séparer le gel du sérum. Quant à l’affinage, il correspond à une digestion enzymatique des constituants du caillé égoutté. Comme le caillé frais a un goût fade, l’évolution de la transformation biochimique des composants du caillé, sous l’action de diverses enzymes microbiennes, conférera au fromage sa texture et sa saveur caractéristique au terme de la maturation. Par contre, pour certaines variétés de fromage, il n’y a pas d’affinage car le caillé se consomme directement après égouttage comme dans le cas des

fromages frais.

Une qualité non négociable

De par l’essence même de son métier, « produire du fromage », cette société qui opère dans un secteur fortement réglementé à cause des dangers et risques sanitaires, lesquels peuvent avoir des répercussions sur la santé publique, se doit d’être soucieuse en permanence de la qualité de ses produits. Au sein de la fromagerie, la qualité est donc présente partout à la fois et en toutes heures. De l’amont à l’aval de la chaine de production, Fromadel

Fromadel en chiffres :

- 5 types de produits - 4 types de fromage - 30 références - Production : 10 T/jour - Effectif : 40 personnes - Superficie totale : 1.200 m2 couverts - Une unité de production + 2 points de vente

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Fromadel 8

4- Pasteurisation du lait. 5- Coagulation du lait. 6- Moulage manuel du fromage à la louche. 7- Séchage du fromage. 8- Quelques produits Fromadel.

applique rigoureusement les principes des bonnes pratiques d’hygiène, respecte les normes et les exigences sanitaires et contrôle toutes les étapes de la chaine de fabrication afin de pouvoir assurer un produit fini correct. « Nos produits sont très sensibles aux conditions d’hygiène. Une simple non conformité peut engendrer de sérieuses pertes économiques dues aux rappels des produits, ainsi que des retards de livraisons qui peuvent porter atteinte à la réputation de l’entreprise et à notre relation avec nos clients. Nous sommes donc appelés à appliquer strictement les règles d’hygiène dans nos ateliers », explique Fadwa Guimimi, Responsable Qualité à Fromadel. Le personnel de l’entreprise est bien formé et sensibilisé aux règles d’hygiène grâce à des formations internes approuvées par l’ONSSA. Tous les équipements nécessaires sont mis à sa disposition : vestiaires, vêtements de protection (blouses, charlottes, gants), lave mains, pédiluve. Au niveau du référentiel, la fromagerie adopte à ce jour la démarche HACCP et a jeté les filets pour l’obtention de la certification ISO 9001 avec une subvention de l’ANPME. « Pour nous, la recherche de qualité n’est pas

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seulement un objectif mais toute une philosophie de travail : nous avons travaillé durant les trois dernières années sur l’adoption de la démarche HACCP et maintenant nous travaillons sur le référentiel ISO 9001 que nous comptons décrocher d’ici fin 2014 », affirme Mme Loudiyi. L’entreprise a également mis en place un système de traçabilité pour pouvoir assurer le suivi des produits tout au long de la chaîne de production et de distribution.

En ligne de mire : de nouveaux produits et de nouvelles destinations !

Sept ans après le lancement de l’activité, la fromagerie recueille les fruits de la réussite et voit encore plus grand. D’une part, Fromadel a acquis un terrain de 3.400 m2 situé à Tamesna, avec le projet d’y construire une nouvelle vraie plateforme industrielle et ainsi pouvoir lancer une nouvelle gamme de fromage, ce qui n’est pas possible à présent avec l’actuel atelier. D’autre part, elle souhaite s’attaquer prochainement aux marchés maghrébins et africains en exportant son savoir faire. Quid du marché européen ? « Pas pour le moment,

Ie marché européen est déjà saturé d’offre », nous répond Mme Loudiyi. Caractérisée par une volonté permanente de satisfaire aux différentes exigences légales, Fromadel cherche, par ailleurs, à développer constamment ses connaissances ainsi que les compétences de son personnel afin de s’améliorer.

Dates clés :

- 2004 : Création de la société Fromadel - 2007 : Lancement de l’activité - Entre 2007 et 2011 : la société a bénéficié d’un accompagnement en terme de qualité (BPH), assuré par la société jumelle en France. - Depuis 2011 : Fromadel s’engage à faire des analyses microbiologiques auprès d’un laboratoire agréé chaque trimestre. - Depuis 2011: Fromadel a bénéficié d’une évaluation du risque sanitaire grâce à la mise en place de la démarche HACCP. - Fin 2014 : certification selon ISO 9001: 2008 - Fin 2015 : Lancement de la nouvelle usine à Tamesna


FOOD Mondain Remise des Trophées de la 5ème édition des Morocco Awards, le 20 décembre 2013 à Rabat

Mamoun Bouhadhoud, Ministre délégué chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel, Mohamed Abbou, Ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, et Jalil Skali, Directeur Général de Dolidol, lauréat du « Trophée de la marque de fabrique » et du Prix du public.

Mohammed Edderkaoui, Directeur Marketing et Commercial d’Unimer, reçoit pour Titus le « Prix OMPI de la marque qui se développe à l’international », des mains de Mme Binying Wang, Vice-Directrice Générale de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Industrielle). De g. à dr. : Saad Hamoumi, Président de la Commission PME à la CGEM (membre du jury), Omar Alaoui, Architecte (membre du jury), Mohamed Abbou, Ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Monique Elgrichi, Directeur Général de Mosaïk (membre du jury), Amine Benkirane, Président du Groupe Kitea (Président du jury), Moulay Hafid Elalamy, Ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Latifa Echihabi, Secrétaire Générale du Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie Numérique (membre du jury), Mamoun Bouhadhoud, Ministre délégué chargé des petites entreprises et de l’intégration du secteur informel, Soumya Jalal Mikou, Présidente de l’Association des Designers du Maroc (membre du jury), et Adil El Maliki, Directeur Général de l’OMPIC.

Saad Hamoumi, Président de la Commission PME à la CGEM, remet le « Prix de la Marque de Tradition » à Mostafa Rakik, Directeur Général de Tradisfood, pour sa marque Zaman d’Or.

Organisation d’une conférence-débat sur le Marché du Halal par le Club Halal Export, le 15 Janvier 2013 à Casablanca

De g. à dr. : Moulay Abdellah Yacoub, Secrétaire Général de l’ASMEX, Najib Mikou, Président du Club Halal Export, Abderrahim Taibi, Directeur Général de l’Institut Marocain de Normalisation, Marc Deschamps, animateur au Club Halal Belge, et Rachid Fetouaki, Docteur à Halal Control-Allemagne.

Conférence de presse du salon Interpack, le 8 janvier 2014 à Casablanca Thomas Dohse, Directeur auprès de Messe Düsseldorf, organisateur de l’événement Interpack 2014.

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Délices d’initiés Label’Vie Important programme d’investissement Dans la dernière note d’information relative à son programme d’émission de billets de trésorerie, le groupe Label’Vie détaille son programme d’investissement 2014-2016, destiné à développer 6.000 m2 de surface de vente par enseigne et par an, soit un total de 18.000 m2 par an. Le montant annuel investi sera de 430 millions de Dirhams chaque année (180 MDH pour Carrefour Market, 150 MDH pour Carrefour Hypermarché et 100 MDH pour Atacadao). Pour rappel, 370 MDH ont été investis en 2013. Ainsi, l’enseigne Carrefour Market sera dotée de 4 nouveaux supermarchés par an (1.500 m2 chacun), Carrefour Hypermarché et Atacadao chacune d’un hypermarché/magasin (6.000 m2) ou de 2 hypermarchés/magasins « compacts » (3.000 m2 chacun) par an.

Aliments du bétail Projet d’ensilage à base de cactus

Unimer Titus célèbre ses 80 ans

La société Innovag, spécialisée dans la valorisation de la figue de barbarie, vient de se lancer dans un nouveau projet. Il s’agit de produire de l’ensilage pour l’alimentation du bétail, à base de sous-produits de figues de barbarie, mais aussi d’argan et de caroube. Le produit obtenu serait un aliment à haute valeur ajoutée puisque contenant 23% de protéines contre 14% dans un ensilage standard. Ce projet fait l’objet d’un partenariat public-privé entre Innovag, la Fondation OCP, l’INRA, l’ANOC (Association Nationale des éleveurs Ovins et Caprins) et la Direction Régionale d’Agriculture. Un essai scientifique sur le terrain a été lancé ; les résultats sont attendus pour fin mars 2014. A suivre !

Une des marques phares du groupe Unimer, Titus (conserves de sardines) vient d’être honorée lors des Morocco Awards du prix de la « Marque qui se développe à l’international ». En effet, cette distinction coïncide avec le 80ème anniversaire de la marque et le lancement d’une grande campagne de communication en Afrique de l’Ouest. Rappelons que Titus est une marque marocaine bien connue dans cette région. Elle souffre cependant d’une concurrence de produits de contrebande en provenance d’Asie. Cette campagne de communication vise notamment à renforcer la position de Titus et à rappeler sa qualité et son authenticité.

Fromadel Un bel avenir : nouvelle usine et export Fromadel, société marocaine spécialisée dans la fabrication de fromage artisanal, dont le siège et l’atelier de transformation sont basés à Rabat, va aménager très prochainement une autre plateforme industrielle à Tamesna, dans l’objectif de renforcer sa présence au Maroc, de lancer une nouvelle gamme de fromage et même d’accéder, bientôt, aux marchés maghrébins et africains.

Les managers qui bougent Ynna Holding Le Président Directeur Général d’Ynna Holding, Miloud Chaabi, vient de nommer une femme au poste de Secrétaire Général : Sarah Kerroumi succède à Ahmed El Guermai, à l’occasion du départ en retraite de ce dernier. Mme Kerroumi, diplômée de Al Akhawayn

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University, a travaillé chez Veolia Maroc avant de rejoindre Ynna Holding en 2009, en tant que Directrice du Département audit et contrôle de la filiale Al Karama.

Comaner Nabil Sekkat a été nommé Directeur des ventes au sein de Coma-

ner, fournisseur de l’industrie agroalimentaire. Rappelons que M. Sekkat a intégré le Groupe en 2009 où il a occupé le poste de responsable de projets.


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