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La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ESCOU BO Magazine

Gard rhodanien, Haut-Vaucluse, Drôme provençale, Ardèche méridionale...

Cheval passion, un salon de classe... ● page 11

Bonjour M. Clément talent RTL de mai ● page 05

Bonjour M. Clément talent RTL de mai ● page 04

Connaître et découvrir

au cœur de notre terroir... Vinsobres : le prieuré devenu temple ● page 10

Et aussi...

Inondatec expo ● page 07

Apprendre ● page 07

Histoire de l’écriture typographique ● page 13

Trimestriel

gratuit

n°14 - Février 2006


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Éditorial

Yves Furic

Pour le premier numéro de 2006, je ne vous souhaiterais qu’une seule chose chères lectrices et chers lecteurs : « UNE BONNE SANTÉ » pas pour boire un petit verre, non ! Je parle d’une bonne santé pour nous même, pour nos loisirs et pour nos affaires et vive la nouvelle année ! Nous avons pu remarquer pendant les fêtes, la prolifération des marchés de Noël et c’est tant mieux car au sein de ces marchés, nous avons pu remarquer à quel point notre terroir défendait ses droits, ses produits et ses coutumes. Que la tradition perdure et que le patrimoine soit toujours mis en valeur. Je ne sais pas si c’est la nouvelle année mais j’ai envi de faire comme tous les français et de râler un peu. Quand nous rassemblons tous les discours des personnages politiques nous nous apercevons qu’ils disent tous :

« Nous avons besoin d’une vraie politique, d’un vrai budget, d’une vraie coopération, d’une vraie police, d’une vraie université, d’un vrai... etc. » Alors et là je me pose la question : « Faut-il croire qu’avant tout était faux ? » Pour parler de votre magazine, je vous informe que des commerciaux nous ont rejoints et que c’est un signe fort d’évolution. Cette année vous devriez bientôt bénéficier de pages supplémentaires avec comme premier soucis pour la rédaction de toujours garder un ratio identique entre les annonceurs et les pages de reportages. Ceci afin de respecter les annonceurs qui sont à la base de notre réussite et les lecteurs qui par leur fidélité prouvent que leur magazine est toujours très attrayant.

La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ESCOUBO Magazine

Les marques de balais Encore des balais fabriqués dans notre terroir ! D’après leur nom, ils devaient être livrés dans la capitale. Quoique ! A Paris à l’époque où effectivement les balayeurs des rues les utilisaient afin de pousser les détritus dans les caniveaux, les balais étaient confectionnés à base de tiges végétales naturelles très rigides. Or, même si aujourd’hui les tiges végétales ont été remplacées par des tiges en plastique vert (Au cas où nous serions assez bêtes pour croire à du vrai.) Nous pouvons nous poser une question car à en croire les anciens artisans de chez nous, dans la région on cultivait plutôt le millet qui était très souple. Alors pour qui fut fabriquée cette marque de balais « Le Parisien » ?

Si bien sûr, des lecteurs peuvent nous informer sur ce mystère, nous nous empresserons de le signaler dans un prochain numéro. 3


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Tradition

À ne pas manquer ! La Maintenance des Pénitents 2006... Le dimanche 23 avril 2006, la ville de Valréas, capitale de l’Enclave des Papes, dans le Haut Vaucluse, aura le rare privilège et l’insigne honneur d’accueillir le rassemblement annuel des Confréries de Pénitents. Cette manifestation qui porte le nom de « Maintenance » se déroule chaque année à la même époque dans une ville qui a su préserver ces institutions multiséculaires.

le, Notre Dame de Nazareth, classée Monument Historique. Ce sera un événement rarissime pour Valréas dont les vieilles pierres constituent un écrin idéal ; une manifestation hors du commun, haute en couleurs et intensément religieuse.

Programme détaillé disponible ultérieurement. Contact : M. VEYRADIER T. 04.90.35.00.92 veyradierhenri@wanadoo.fr

Ce dimanche 23 avril ce seront donc 300 à 400 Pénitents appartenant à une trentaine de Confréries de couleurs diverses qui se rendront en lente et longue procession à travers les rues de la vieille ville, chacune bannière en tête, jusqu’à l’église paroissia-

Sortie de trois nouvelles étiquettes pour les millésimes 2005 rouge, rosé et blanc « sélection fruitée » Côtes-du-Rhône.

Tous les deuxièmes dimanches matin de chaque mois, a lieu un rassemblement de véhicules anciens sur le parking du Caveau Saint-Jean. Cette manifestation est organisée par le Club des anciens véhicules de l’Enclave des Papes.

OUVERT TOUS LES JOURS : du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h30 à 19h dimanche de 9h à 12h et de 15h30 à 18h30 Avenue de l’enclave des Papes - 84600 Valréas / Tél. 04 90 37 36 75 - Fax 04 90 35 11 38

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Découverte Tout en douceur et poésie

« Bonjour Monsieur Clément ! » C’est une phrase qui parait tout à fait banale quand on le croise dans les rues de Saint-Paul-Trois-Châteaux en Drôme provençale. Mais c’est aussi une phrase qui colle bien à la personnalité de Christophe Cirillo Quand je l’ai rencontré au fond de la salle du bar de la place, ma première réflexion a été : « Il est fait pour ça ce gars là ! » Le calme magique de cet artiste cache sans doute une constante situation de création, il donne aussi à ce futur grand musicien le juste visage du début de son œuvre. Je dis le début car je suis sûr que « Monsieur Clément » deviendra un dinosaure de la « nouvelle scène française » je n’aime pas utiliser cette façon facile de parler des « bons » de cette nouvelle génération de talents mais quand on a tourné avec Calogero dans tous les Zénith de France ou avec

Marc Lavoine au casino de Paris devant des salles de 4000 spectateurs, on ne se trompe pas. Tu sais ce qu’il a dit le public quand en attendant la vedette il a pu écouter Monsieur Clément ? Eh bien ! Et c’est encore une preuve de son talent : « quand on l’écoute, on ressent une forte sensation... il a une façon non violente non agressive de s’exprimer sans pour cela être nièvre. Ou encore : il est le meilleur interprète de ce qu’il écrit. » Même Marc Lavoine y a été de son petit mot : « Je me retrouve dans cette expression de douceur dégagée dans ses chansons comme : « le monde est seul » ou « au

chaud dans ma maison. » Voilà ! Quoi dire d’autre après cela ? Et moi qui ai écouté son CD je peux dire qu’on comprend que derrière tout ça, il y a dix ans de travail intensif. Vous disséquer les chansons ou vous les traduire avec force de psychologie serait de l’authentique hypocrisie car, il n’y a pas de secret « Monsieur Clément » il faut l’écouter ! C’est un CD démo envoyé à Louis Chédid qui l’a fait décoller. Enfin un artiste qui n’est pas le fils du cousin du beau-frère de l’homme qu’a vu l’homme qu’a vu l’ours. Ouah ! Mer... que ça fait du bien ! Je voulais parler des subtilités et des

richesses de ses textes des harmonies extraordinaires qu’il imagine mais si sa licence de sociologie et son diplôme de l’école de jazz de Toulouse lui ont permis de peaufiner son talent, rien ne pourra remplacer l’Amour de sa passion. Allez à plus « Monsieur Clément » sur les tréteaux du globe ! Monsieur Clément est talent RTL du mois de mai et sera présent sur scène à RTL dans « studio 22 » le 21 mai à partir de 18h30. On trouve son album chez tous les bons distributeurs. Son site : Il sera en concert à l’européen le 6 avril 2006

Au bout de son rêve de 42 km 290 Quand il s’est installé à Caderousse, Christophe Reynier fumait encore deux paquets de cigarettes par jour. C’était sans compter sur l’attrait de la digue qui entoure son village et qui tout au long de ses 1,8km permet à toute personne de pratiquer la promenade ou pour les plus sportif la course à pied. L’appel de la digue est donc plus fort que tout et il va s’entraîner tous les jours oubliant les cigarettes ce qui est une bonne chose. En compagnie de deux de ses amis, il lance

deux défis fous : les 20km de Paris et le marathon de New York. Pendant un an, c’est l’entraînement intensif. En guise de hors d’œuvre, il avale les 20 km de Paris et s’envole afin de s’ingurgiter le plat de résistance dans le nouveau monde. C’est dans un peloton de 37 000 participants que Christophe se lance dans une course qui pour un marathonien représente l’excellence du pur effort. Après un effort de 5 heures il passe la ligne d’arrivée avec la place honorable de 24 000e. De son voya-

ge, il en gardera un souvenir extraordinaire quant à la qualité et à l’enthousiasme du public New-yorkais qui le propulsera au sommet de son défi. Félicitons donc ce héros local qui par sa volonté a prouvé que tout était possible même d’arrêter de fumer. Y.F

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Histoire Saint-Gens, un petit verre de vin ? Oui mais alors juste deux doigts !

Des documents écrits comme la tradition orale placent la courte vie de Gens au début du 12e siècle. Né à Monteux dans le diocèse de Carpentras, il quitte sa famille et son village encore adolescent pour se retirer dans la solitude d'un vallon sauvage proche du Beaucet. Il y vit de façon humble et édifiante dans le renoncement tout appliqué à la prière, au travail et à la pénitence. Pendant ce temps de retraite de l’ermite au Beaucet, une grande sécheresse sévissait. Sa mère s’en fut le chercher, pressée par les habitants repentants d’avoir chassé Gens et surtout soucieux d’écarter la punition divine occasionnée par leur comportement hostile au Saint et à la foi qu’il prêche.

Arrivant à l’ermitage, elle demande à son fils de lui donner à manger et à boire. Gens n’ayant ni vin ni eau pour la désaltérer, enfonce deux

doigts dans le roc et deux fontaines surgissent, l’une de vin et l’autre d’eau. La fontaine de vin s’est tarie mais la fontaine d’eau coulera

tant que le monde durera. Gens meurt le 16 mai 1127. Son corps est déposé dans un rocher, près duquel une chapelle romane est élevée vers le milieu du 12e siècle. Appuyé sur la ferveur populaire et de nombreux miracles, son culte est approuvé par l'Église. Il est invoqué pour obtenir la pluie en période de grande sécheresse. Ses reliques, transportées au 17e siècle dans l'église du Beaucet, ont été ramenées en 1972 dans l'église de son ermitage. De nos jours comme aux siècles passés, son pèlerinage est l'un des plus fréquentés de toute la région provençale.

C’est lors d’une grande sécheresse que Saint-Gens vit arriver sa mère. N’ayant ni vin ni eau à lui offrir pour la désaltérer, il fit jaillir du rocher deux sources : l’une de vin et l’autre d’eau. C’est sur ces mêmes terroirs que les vignerons de La Courtoise perpétuent la culture de la vigne et vous invitent à déguster leurs vins.

Dès le printemps 2006, la cave « La Courtoise » de Saint-Didier commercialisera une nouvelle gamme de conditionnements bag-in-box identifiés par « LA FONT DE ST GENS ». Rouge Rosé Blanc Rouge Rosé Rouge Rosé Rouge Rosé

AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux AOC Côtes-du-Ventoux Vin de table de France Vin de table de France Vin de table de France Vin de table de France

en 05 litres en 05 litres en 05 litres en 10 litres en 10 litres en 05 litres en 05 litres en 10 litres en 10 litres

Le Caveau est ouvert le lundi de 9h à 12h et de 14h à 18h et du mardi au samedi de 8h à 12h et de 14h à 18h. Cave La Courtoise, 84210 Saint-Didier / Tél. : 04 90 66 01 15 Fax : 04 90 66 13 19. Courriel : cave.la.courtoise@wanadoo.fr 6


7 Horizontalement : 1. Midinettes. 2. Amorale. 3. Rade - Étamé. 4. Ino - Amical. 5. Encre. 6. Gratinées. 7. Sa - Sou. 8. Este - Ur. 9. Épis - Cumin. 10. Lis - Câline.

Verticalement : A. Mariage - El. B. Iman - Épi. C. Dodo - Assis. D. Ire - États. E. Na. F. Élément - Ca. G. Tétine – Nul. H. Accès - Mi. I. Marsouin. J. Stèle - Urne.

Solution des mots croisés p 15


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Lecture Les contes du maset par Paul-Alice Clément

La suite de serment d’amour Un matin pourtant, deux gendarmes arrivèrent à la ferme. Ils apportaient l’ordre de mission. Quand Rose lui demanda où il partait, René se tu. Il avait beau tourner et retourner cet ordre, il n’y avait pas de destination. La seule indication était de se rendre à Marseille : – « Tu vas à Marseille ? Toi un chasseur alpin ! » René ne comprenait rien ; mais au dos de l’enveloppe, il lut : « confidentiel » – « Ben voilà ! Dit-il, si c’est confidentiel, ils ne peuvent pas me dire où ! » Et c’est ainsi que René repartit à la guerre. Rose écrivit à sa sœur Louisette repartie à Paris au chevet d’une tante malade. Elle lui disait combien elle souffrait depuis deux jours que son mari était reparti et que ne pas connaître sa destination l'angoissait encore plus. Louisette reçut la lettre une semaine après, un jeudi. Ce jour-là, Rose se secoua et prit son courage à deux mains. Son moral était meilleur et son serment d’amour, plus fort que la vie, la rassura : « Si l’un de nous partait, l’autre le rejoindrait. » Sur la place du marché, beaucoup d’emplacements étaient vides, fautes de commerçants : – « Ah ! Disaient les anciens de la dernière guerre, ces pauvres jeunes, ils seraient mieux au soleil sous les platanes à vendre leur marchandise ! » Rose les entendait en passant devant le banc mais au contraire de se lamenter, elle se redressait et pensait à René : Lui, il aimerait être là ! Moi, j’ai de la chance ! Un grand sourire accroché à son visage, elle passait d'étal en étal et s'approvisionnait comme si René était à l'exploitation et qu'à midi sa faim le pousserait à table. Le panier rempli, de temps en temps elle échangeait quelques mots avec un habitant du village. Elle croisa même la mère Bosson. Celle-ci habitait à la sortie du bourg. La pauvre vieille 8

avait ses deux fils mobilisés. Ils étaient partis en même temps que René. Elle non plus ne devait pas connaître leur destination mais curieuse, Rose lui demanda : – « Vous avez de nouvelles de nos hommes ? » La mère Bosson n’avait pas l’air d’être dans son état normal ; on aurait dit qu’elle voulait fuir comme si la peur l’avait envahie : – « Ça ne va pas madame Bosson ? Répondez-moi ! Qu’y a-t-il ? » Alors, la vieille dame baissa la tête et disparut dans la ruelle. Rose devint blafarde, elle ne réagit pas tout de suite. Quand elle reprit ses esprits, la mère Bosson était déjà rentrée chez elle. Rose errait sur le marché : finis les élans de courages, finis les sourires, finies les causettes. Comme attirée par une force, elle s’engouffra dans la ruelle. La porte de la mère Bosson était restée entrouverte ; Rose s’avança doucement, la vieille dame était assise devant une table embarrassée d’au moins quatre jours de repas. Elle ne bougea même pas quand Rose pénétra dans la cuisine : – « Que se passe-t-il madame Bosson ? » La vieille dame la regarda comme si la folie avait pris possession de son âme : – « Mais vous ne savez donc pas ? Vous ne savez donc pas ? » – « Qu’est ce que je devrais savoir ? »

Le silence de la mère Bosson fit sortir Rose de ses gonds, elle saisit le bras de la vieille dame et la secoua : – « Mais répondez bon sang ! Répondez donc ! » – « Nos hommes sont tous morts ! Leur bateau a été torpillé au large. » Hébétée, Rose sortit sur le pas de porte, elle laissa choir son panier, elle prit sa tête dans ses mains et courut, courut jusqu'à sa chambre et sur son lit, elle se laissa tomber. L’oreiller était imprégné de l’odeur de son mari elle s’y blottit et pleura toute la nuit. Lorsque le petit jour se glissa dans la chambre, Rose était déjà debout. C’était la première fois qu’elle ressortait sa robe de mariage. Sur le marbre de la coiffeuse, elle écrivit un mot. Oh ! Ce n’était pas nécessaire de l’envoyer, elle le glissa dans une enveloppe blanche et le posa sur le miroir. L’encre avait bavé mais on pouvait lire : « Pour Louisette » Elle enfila sa robe, frisa ses longs cheveux, entrouvrit les volets et s’allongea sur le lit recouvert d’un dessus blanc brodé. Dans sa main gauche elle serrait la croix en bois de sa première communion et de sa main droite elle prit le pistolet d’ordonnance que Paul lui avait donné au cas ou des voleurs... Elle n’avait pas oublié leur serment. Louisette fut prévenue par monsieur le maire quelques jours après. Quand elle arriva au village, Rose avait été enter-

rée près de ses parents. Le mot lui avait été remis en mains propres et devant la tombe de sa sœur elle le lut : « Ma petite Louisette chérie, je sais bien que tu n’as jamais été d’accord avec notre serment, car pour toi il n’était pas nécessaire de nous prouver notre amour. Comme tu le disais si bien : « Ça se voit que vous vous aimez ! » Mais de savoir que je vais le revoir, c’est apaisant et je suis heureuse. Alors ne m’en veux pas. La ferme est à toi et pour l’eau, ne t'inquiète pas la source donne bien et j’espère que tu l’appelleras encore : « La source de Rose » Je t’aime, ta petite sœur. » Louisette les yeux en larmes, souriait. Elle embrassa le petit mot et le mit dans son sac. Le temps passa, pendant des mois et des mois il n’y eut plus de courrier, les villages étaient coupés du monde. Enfin ces grands messieurs de l’état major arrêtèrent le carnage et la vie reprit. Louisette avait embauché des aides et l’eau qui ne manquait pas, irriguait les fraises grosses comme des abricots. Lors de la dernière cueillette, alors que Louisette était occupée à marquer les cagettes avec un tampon d’encre bleu qui imprimait à chaque coup « variété Rose », elle entendit derrière elle : – « Alors belle sœur ! Tu es venu aider ma femme ? » Elle n’osa pas se retourner, ce qu’elle pensa à cet instant était trop atroce : – « Non ! Tu es mort... Noyé... Comme tous les autres ! » – « Qu’est ce que tu racontes, c’est le soleil ou l’émotion ? » Louisette ferma les yeux, une main sur son épaule l’a força à se retourner, René était devant elle, beau comme un prince. Il n’avait jamais pris ce bateau. La Mère Bosson qui avait belle et bien perdu ses fils, était devenue folle, folle de tristesse et de désespoir et en disant à Rose que tous les hommes s’étaient noyés, elle voulut sans doute se sentir un peu moins seule ; personne ne l’en blâma. Louisette repartit sur Paris auprès de sa


alors... » – « Non ! Je sais ce que vous pensez et je vais vous dire quelque chose d’important. Vous savez le René, eh bien ! À peine un mois après son mariage, il fit faillite... Oui, il fit faillite, car la source de Rose s’arrêta de couler ! Il faudra étancher votre soif ailleurs. »

tante, le cœur brisé et René reprit en main l’exploitation. Seul au début mais très vite une cousine éloignée vint l’aider et ils se marièrent. Serment d’amour oublié, pauvre Rose, elle aussi oubliée. La vieille dame se lève. Elle me tapote l’épaule et dit : – « Triste histoire mon brave monsieur mais que cela ne vous coupe pas les jambes, il y a encore du chemin ! » Je ne dis rien, elle appelle sa chèvre et sort son mouchoir de la poche de sa blouse de grandmère. C’est alors que tombe sur le sol un papier jauni par le temps et plié en quatre. Je me précipite et tendant le bras, je lis « Pour Louisette » Alors je l’appelle :

– « Louisette ! » La vieille dame s’arrête nette et se retourne. Je lui tends le papier qu’elle saisit en tremblant. Elle me dit qu’elle a quatre-vingt seize ans et alors que son récit bien triste a déposé quelques larmes sur ses joues, pendant une ou deux

secondes son visage s’éclaire. À cet instant je sais qu’elle ne m’a pas tout dit. Pointant son bâton vers le petit mur de pierre : – « C’était là ! Mon brave monsieur. » – « C’était là, lui dis-je, mais

La vieille dame, précédée par sa chèvre, disparaît sur le sentier. Cette rencontre m’a secoué. La beauté du paysage décore cette triste et magnifique histoire d’amour. Les yeux fermés, j’entends le clapotis de la source, gravé à jamais dans les roches qui l’entourent. Dans le prochain numéro un autre conte du maset

Un 58e chapitre de la confrérie Saint de Visan placé sur le thème « Des mots dans mon vin » Les Maîtres Vignerons de la Confrérie Saint Vincent de Visan ont célébré avec faste leur 58e chapitre, samedi 21 janvier. A partir de 17 heures, six jurys de dégustateurs, composés de professionnels du vin et d’amateurs, présidés par Paul Léaunard, ont reçu la délicate mission de sélectionner deux cuvées destinées à devenir « Saint Vincent » 2004 et cuvée du Marot 2005. Sous le parrainage de Gisèle Marguin, présidente de l’Association des Sommeliers Marseille-Alpes Provence, en présence d’Angélina Mroz et René Bergès, la Reine et le Roi 2005 de la confrérie, six personnalités étaient intronisées en tant que membre honoris causa de la confrérie : Monsieur Bernard Sorbier, rédacteur en chef de Vaucluse l’Hebdo, chroniqueur de La Route des Stars sur France Bleu Vaucluse et auteur du livre « Des mots dans mon vin. Monsieur Philippe Garcia, animateur des « Matinales » et de « Table ouverte » sur France Bleu Vaucluse. Madame Renée Payan, directrice des études de l’Université du Vin de Suze-la-Rousse. Monsieur Philippe Maros, vice-président d’Apple computer et directeur général Europe-Moyen-Orient-Afrique de FileMaker (filiale d’Apple). Madame Hannelore Schnöll, grande dame de la restauration suisse, chevalier de l’ordre du mérite agricole de la République française, autrichienne de sang et française de cœur, passionnée de vins français. Monsieur Jean-Luc Rosier, co-producteur de l’émission « La Cuisine d’à côté » sur France 3 Méditerranée avec Frédéric Soulié et producteur de l’émission nationale « Côté Maison » sur France 3. Au cours du repas, Bernard Sorbier, rendait un bel hommage aux vignerons et au vin, par la représentation de son spectacle, mis en scène par Gérard Vantaggioli, directeur artistique du théâtre du chien qui fume à Avignon. Après avoir plongé la salle dans l’obscurité, seules les tables étaient éclairées à la lueur des bougies, Bernard Sorbier apparaissait, une lanterne à la main, et lançait cette phrase « Au début, il y avait de la terre. Une terre noire comme de la terre. Et pourtant, cette terre allait comme par miracle donner du rouge. Du vin rouge. » Il concluait par ces mots « Je n’avais jamais mis d’eau dans mon vin, aujourd’hui j’ai eu envie d’y mettre de l’encre ».

Des mots dans mon vin

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Histoire Vinsobres : Le Prieuré devenu Temple

Dans toutes les communes de la région, l’édifice dont le clocher est le plus haut du village est, à priori, l’église Il existe pourtant une exception à cette de règle dans le magnifique village de Vinsobres. C’est effectivement le temple de l’église réformée qui domine le village. Il faut dire que, dès le 16ème siècle, Vinsobres, comme sa voisine Nyons, a adhéré à la réforme. Le culte catholique y a été interrompu jusqu’en 1598, date de l'Edit de Nantes. Les réformés ont annexé l’ancien Prieuré séculier dont la construction remonte au 12e siècle. Et l’évêque de Vaison le réclame conformément à l’Edit. Il restera église paroissiale jusqu’au début du 18e siècle. Mais, lorsque les nouveaux convertis (_ de la population) furent contraints de retourner à l’église, celle-ci s’avéra trop petite. Il fallut en construire une nouvelle en 1710 (l‘église actuelle). En 1806, lorsque les réformés eurent retrouvé le droit d’exercice de leur culte, l’ancien prieuré n’étant plus en service depuis près d’un siècle leur fut attribué. Depuis

d’œuvre. L'extérieur fut terminé en 1994, l’intérieur en 2002 (ainsi que le coq repeint).

cette date, c’est donc le siège de l’église réformée de Vinsobres. Le recensement de 1838 signale 1100 protestants à Vinsobres pour 1500 habitants. En mauvais état au début du siècle dernier, il a

fait l’objet d’une restauration sur la proposition du Syndicat d’Initiative en 1989 qui créa l’Association pour la Mise en valeur du Patrimoine Vinsobrais. La commune, propriétaire, en fut le maître

Appellation locale «Vinsobres» Le 9 novembre 2005, le Comité national des vins et eaux de vie de l’INAO vient de voter la reconnaissance de l’appellation Vinsobres en « appellation Locale ». L’aire géographique se situe sur la commune de Vinsobres exclusivement et une délimitation parcellaire a été réalisée pour limiter aux meilleurs terroirs la production de cette appellation. Il s’agit uniquement d’un vin rouge, obtenu par assemblage de grenache (minimum 50%) syrah et (ou) mourvèdre (25%) comme cépages principaux avec en secondaires les cépages rhodaniens (cinsault, carignan) Le vin doit présenter un titre alcoométrique volumique naturel minimum de 12,5%. Le rendement de base est fixé à 38hl /ha. Cette reconnaissance est le fruit d’un long parcours commencé il y a 6 ans lorsqu’une très large majorité des adhérents du Comité des Vignerons avaient demandé à leurs dirigeants d’entamer une démarche de classement. Il aura fallu beaucoup de persévérance, d’acharnement, de convictions et de patience à Jean-Louis Piallat son président et à son bureau pour arriver à ce résultat. Il consacre une typicité, un terroir et des hommes qui ont depuis longtemps essayé de faire un vin qui plaise aux amateurs dans une recherche constante de la qualité. Maintenant le projet de décret va entamer la ronde des signatures. Il ne manquera alors plus que celles du premier ministre, du ministre de l’agriculture, de l’économie et des finances et du ministre délégué au budget pour que soit publié au Journal officiel de la République le décret qui fera de Vinsobres le « Premier Cru des Côtes du Rhône en Drôme Provençale ». 10


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Ă€ la passion


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Initiative

Faire comprendre : c’est pourtant pas compliqué ! Rhône Durance Granulats, entreprise du Groupe Lafarge a ouvert les portes de sa carrière de Cavaillon, le Vendredi 21 octobre 2005, dans le cadre des Journées Nationales Portes Ouvertes des entreprises. Depuis de nombreuses années, la gravière de la Baronne participe à la valorisation des alluvions de la Durance. Les matériaux extraits, d’origine silico calcaires, sont réservés à des usages nobles : routes, voies ferrées, enrobés, bétons, etc. La Carrière de la Baronne à Cavaillon est l’un des sites d’extraction de la société Rhône Durance Granulats, Groupe Lafarge. Ce site a renouvelé récemment une double certification : l’Iso 9001 pour l’Assurance Qualité et l’Iso 14001

pour le Management Environnemental. Ces certifications signent plusieurs années d’efforts continus. La démarche engagée pour obtenir la norme Iso 14001 (Environnement) vise à gérer tous les aspects environnementaux de l’activité, à prévenir les nuisances et à garantir une sécurité optimale. Des réalisations concrètes ont été ainsi engagées. Les parte-

naires professionnels de l’entreprise, les riverains et plusieurs classes scolaires, en bref : plus de 200 jeunes étaient présents sur le site. Les élèves accueillis par des professionnels qui leur présentent le fonctionnement du site, l’utilité des granulats dans notre vie de tous les jours, les mesures prises en faveur de la protection de l’environnement ont fort apprécié la

démarche. Les enseignants ont abordé cette visite selon différents axes pédagogiques : la géologie, l’homme et les ressources naturelles, l’environnement, les matériaux, etc. L’an passé, 140 000 visiteurs en France ont participé à cette grande opération de tourisme de découverte économique. Une occasion unique de rencontrer ceux qui chaque jour façonnent l’économie locale et internationale, dévoilent leur organisation, leurs métho-des, leurs productions et techniques. Dans le Vaucluse, 22 entreprises vauclusiennes et limitrophes dans les secteurs de l’agroalimentaire, la décoration, l’édition, les carrières ou l’industrie textile ont ouvert leurs portes.

A.O.C. COTES DU RHÔNE «CUVÉE MÉDICIS Grande réserve» Dégustation : Robe rouge foncé aux reflets violets, dense et profonde. Grande richesse aromatique à dominante de fruits rouges très mûrs de vanille et de sous-bois. Bon équilibre corsé, généreux, rond en bouche, c’est un vin avec beaucoup de matière et de tanins. À servir à 16° sur des viandes rouges. Vin à garder de 3 à 6 ans.

A.O.C. COTEAUX DU TRICASTIN «CUVÉE C. T.» Dégustation : Vin rouge rubis, couleur profonde et intense. Nez aromatique, bouquet riche et puissant à dominante de fruits très mûrs : fraises et cassis évoluant sur des arômes de pain grillé, de tabac et d’épices. Forte structure en bouche, bien charpenté, coulant et généreux. À servir à 14° sur des viandes rouges grillées, convient également sur des spécialités truffées du Tricastin. À garder 2 à 3 ans. Le Caveau La Suzienne est ouvert tous les jours, dimanche & jours fériés, de 8h30 à 12h00 & de 14h00 à 18h30, jusqu’à 19h00 en juillet-août. 26790 Suze-la-Rousse – Tél. 04 75 04 80 04 / 04 75 04 48 38 – Fax 04 75 98 23 77 site : www.la-suzienne.com – E-mail : info@la-suzienne.com L’abus d’alcool est dangereux pour la santé – sachez consommer et apprécier avec modération.

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Lecture Histoire de l’écriture typographique tome I : de Gutenberg au XVIIe siècle

Dans la préface, Paul-Marie Grinevald (conservateur de la bibliothèque de l’Imprimerie nationale de 1982 à 2002) écrit : « Depuis l’ouvrage de Francis Thibaudeau, La Lettre d’imprimerie, qui remonte à 1921, aucune grande histoire de l’écriture typographique n’avait vu le jour. Ce livre profite largement de toutes les avancées de l’historiographie que le lecteur retrouvera dans la bibliographie. Yves Perrousseaux a le souci de la simplicité et de la justesse. Il mêle à son récit 700 illustrations pour visualiser les éléments de cette histoire et ainsi mieux la faire comprendre. Il a eu le courage de se lancer dans cette grande aventure et pour cela il fait appel aux devanciers qui ont abordé le sujet avec une érudition qu’il respecte et qu’il a voulu rendre accessible au plus grand nombre de lecteurs. » Ce livre raconte plusieurs siècles d’histoire dans laquelle des créateurs de caractères et des imprimeurs ont marqué la naissance et l’évolution de la typographie, c’est-à-dire l’empreinte industrialisée de la pensée qui est à l’origine de notre monde moderne. On comprend pourquoi et comment les choses se sont

organisées les unes par rapport aux autres, en fonction des contextes technique, économique, politique et religieux, ce dernier n’étant pas le moindre. L’ensemble est conçu pour proposer une vision générale et relativement complète de ce qu’il faut au moins savoir sur le sujet, en fonction de ce que nous pouvons en dire aujourd’hui, car les zones d’ombre ne manquent pas. Viennent également des informations

ce de Villers-Cotterêts (promulguée en août 1539 par François Ier ) qui fait du français la langue écrite officielle de la France. C’est en effet à cette époque de la Renaissance que vont progressivement se chercher et se mettre en place l’accentuation, la ponctuation, la cédille, l’apostrophe et l’orthographe, pour exprimer typographiquement le français qui (par cette ordonnance) vient de perdre son statut de langue vernaculaire. Ce livre offre un grand intérêt aux étudiants, enseignants et professionnels du monde du livre et des arts graphiques et typographiques. complémentaires « les pauses ». En général, ces informations sont mises en annexes en fin d’ouvrage, et, dans cette organisation traditionnelle du livre, ou bien le lecteur les lit trop tard, ou bien il ne les lit jamais. Yves Perrousseaux les a donc placées là où il lui a semblé préférable de les faire figurer : en plein milieu du chapitre concerné, mais en ayant pris la précaution de baliser le début et la fin de chaque pause pour que le lec-

teur sache où il se trouve. C’est le cas, par exemple, de l’explication de « La technique typographique » qui vient au moment opportun dans l’important chapitre consacré à l’emblématique Johann Gutenberg, car cette pause permet de mieux comprendre de quoi on parle. C’est le cas, par exemple encore, et dans un tout autre genre, de « L’origine et la formation du français » qui vient juste après l’ordonnan-

Édité par Atelier Perrousseaux éditeur. ISBN 2-911220-13-7 Prix public : 50 euros. À commander chez votre libraire (distribution DG) ou directement chez l’éditeur (en ajoutant 3 euros de port) : Atelier Perrousseaux éditeur. ADVERBUM SARL La Fresquière, 04340 Méolans-Revel 13


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forc e le ur présence par un éclairage créant de la profon deur et un jeu d’ombr es et de lumières esth étiqu em ent réussit ! La porte de service sera peinte de la même couleur que le mur pour la f aire disparaître dans le décor. L a Peinture jaune, couleur de la communication, favorisera les échanges entre les clients, et renforcera la convivialité du lieu ! Le plafond blanc créer de la hauteur et de la luminosité. Je conser ve l’alu, p our le modernisme du matériau. Le parquet PVC remplace effi cacem e nt l’anc ien revêtement de sol : chaleur de l’imitation b ois, confort d’entretien, faible sonorité.

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La vie des gens au cœur de notre terroir

L’ ESCMagazine O UBO

Journal trimestriel : numéro 14 / février 2006

Directeur de la publication Rédacteur en chef Publicité Yv es Furic 9, rue Saint Louis 84860 Caderousse Tél. : 06 63 62 62 28 04 90 51 98 66 Fax : 04 90 40 25 84 Site internet : www.lescoubomagazine.presse.fr courriel : contact@lescoubomagazine.presse.fr Cr éation : novembr e 2002 Dépôt légal : f évrier 2006 IS SN : 1638 – 0088 Conformément aux lois et règlement

Les mots croisés de Jeannine Poirier

Horizontalement 1 Font partie de la mode. 2 Indifférente au bien et au mal. 3 Issue vers la mer, recouvre à chaud. 4 Déesse marine , a ttachement mutuel. 5 Noire bleue ou violette . 6 Sociétés choisies. 7 Possessif, pièce. 8 Intente une action, ville de Chaldée. 9 Rebelles sur le cuir, épice. 10 Fleur royale, douce .

Verticalement A Union, fi n d’un duel. B Ministre musulman, au sommet de la paille. C Vieil oiseau, st able. D Vieille colère , nations. E Dans l’ananas. F L’eau par exemple, calcium. G Au bout du biberon, sans valeur. H Par fois difficile, sous fa. I Porc de mer. J Célèbre supp ort, vase ancien.

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en vigueur, l’annonceur est seul r esponsable du contenu de ses annonces publicit aires .

La direction se réserve le droit de refuser de publier les textes ou publicités sans en donner le motif.

Mise en pages Mar tine Mendez Dimension 1, rue de l’église 84500 Bollène Téléphone : 04 90 40 12 89 fax : 04 90 40 14 65 e-mail : dimension.mc2@wanadoo.fr Crédit photos : Yv es FURIC Impression Delta C olor 140, rue E. Lenoir 30900 Nîmes Téléphone : 04 66 04 98 50 Fax: 04 66 04 98 59

Le parler que j’aime , c’est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu’à la b ouche. Je parle au p apier comme je p arle au premier que je rencontre.

Réponse au jeu : Juste un petit morceau

Quo i d e p lus ban al qu’un e paire de ciseaux ? Il est vrai que cet objet utilisé plus particulièrement

p ar les c outurières fait aujourd’hui partie de l’environnement de n’import e qu elle famille. On coupe le

La phrase célèbre « Chante pour to n é q uipe alors tu déstabilises l’adversaire, jette lui ton fiel, ta haine, alors tu le motives pour gagner » Daniel Herrero

À lire sans modération

Sleon une édtue de l’uvinertisé de Cmabrigde,

l’odrre des lt teers dans un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele c oshe ipmrotnate est que la pmeirère et la dr enèire soit à la bnno e pclae. Le

Michel de Montaigne (1533 - 1592)

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rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoru os lrie sn as p orlblème. C’est prac e que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot.

tissu, m ais au ssi le papier, sans compter les fils, fice lles e t autre s cor delettes, parfois il ser t pour les ong les t rop lon gs, tailler les moustaches , ou, chez le coiff eur, pou r couper les cheveux. M ais save zvo us qu ’à P aris, il

existe u ne rue «ciseaux» qui est con nue, depuis 1429, et qui doit vraisemblablement son nom à la p résence d ’un e e n s e i g n e . Co m m e quoi, il n ’y a pas que le s fem m es e t les hommes célèbres qui ont leur rue...

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L'escoubo n°14 - fevrier 2006  

La vie des gens au coeur de notre terroir :Gard rhodanien, Haut-Vaucluse, Drôme provençale, Ardèche méridionale