Publication des diplômes 2020 - École Supérieure d'Art de Lorraine

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Diplômes 2020, métamorphoses


L’École Supérieure d’Art de Lorraine offre un enseignement supérieur artistique à plus de trois cents étudiants, dont plus d’une centaine par année obtiennent un diplôme national en arts plastiques, musique ou danse. Le projet de l’établissement multisite et pluridisciplinaire encourage les expériences collaboratives entre danseurs, plasticiens et musiciens, et développe les interactions pédagogiques avec des professionnels au sein d’un écosystème artistique et culturel riche et diversifié sur le territoire transfrontalier.

Prendre à bras le corps la vertigineuse liberté et responsabilité de métamorphoser les règles du jeu sans en dénaturer l’essence et le sens, inventer, consulter, fédérer, tel a été le programme dense de l’équipe de direction : il s’est accompli grâce aux énergies de nombreux acteurs de l’école. La métamorphose vaut aussi pour cette édition destinée à valoriser le parcours des étudiants, révéler des pièces de leur diplôme et témoigner, par les reportages photographiques, de leur esprit collectif remarquable. À emporter dans les bagages des diplômés de l’ÉSAL : la créativité, la flexibilité, l’adaptabilité et l’aptitude à la métamorphose, indissociables de l’enseignement artistique.

Nathalie Filser Directrice de l’ÉSAL

ÉDITO 5

L’échelle de l’école permet un accompagnement individuel à la création et à la transmission, et la formation supérieure des étudiants est colorée du fort engagement humain des équipes de l’ÉSAL. Ces qualités ont été à l’œuvre intensément cette année afin d’assurer la continuité pédagogique et de redéfinir de manière inédite les modalités des diplômes 2020 dans le contexte d’une crise sanitaire mondiale.


Sommaire

DNSEP DNSEP Art, dispositifs multiples Claire Arnaiz Camille Bertrand Benoît De Mijolla Kim Detraux Alicia Dupont Lievens Célia Muller Virgile Tron

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DNSEP Communication, arts et langages graphiques Mikaël Bertin Clément Charbonnier Lauriane Desvignes Victoria Gombert Laurine Menissier Marceau Pensato Sarah Viollon Anthony Visconti

DNA

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DNA Art, dispositifs multiples Mathylde Bracigliano Clémence Brandenbourger Perrine da Campo Guillaume de la Follye de Joux Loup Delrue Nathan Godefroy Hyojeong Kim Sacha Leclerc Jiwon Noh Ziyin Tan DNA Communication, arts et langages graphiques Sarah Davenne Éline Driquert Elio Ducroquet Lucie Germain Marine Girot

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Audrey Gonnet 73 Léna Guichard 74 Somi Han 75 Alix Huet 76 Sarah Lampaert 77 Jiyung Lee 78 Éloïse Pinto Martins 79 Sarah Queraud 80 Léa Signorini 81 Mandrin Valet 82 Yi-Tzu Wu 83

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Anne-Laure Bernard 132 Simon Clivot 132 Mathieu Devaux dit Lalande 133 Jules Fossé 133 Gaëlle François 134 Martin Geyer 134 Stéphanie Houillon 135 Tom Massot 135 Théo Migeon 136 Patricia Nnguyen 136 Manon Pac 137 Anaïd Poghosyan 137 138 Stéphane Salort Yolaine Seillier 138 Ugo Stella 139 Justine Voirgard 139

98 99 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119

Diplôme d’État de professeur de danse

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Élodie Bion 148 Sonia Boissière 148 Marie Boutard 149 Laura Buisson 149 Anne-Laure Chatton 150 Benjamin Cortes 150 Justin Cumine 151 Léa Fery 151 Anissa Laghouati 152 Annabelle Marasi 152 Jessie Menanteau 153 Anguérande Perriaux 153 Marie Rodrigues 154 Laurène Via 154 Léozane Wachs 155

Marie Walter 155

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Les équipes 156 L'EPCC ÉSAL 157

SOMMAIRE 7

DNA Design d’expression, image et narration Guilin Braïda Estelle Citadelle Adèle Feneau Marie Foulquié / nom de plume Claude Ffoulkes Wanqi Gan Manon Garcia Marie Gérardin Sarah Germain Mathilde Grange Marina Konther Raphaël Laizeau Cécile Lenot Alexane Maillard Félix Metzinger Anaïs Mimolle Anaïs Moreau Salomé Morilleau Jules Playa–Arruego Camille Pradel de Lamaze Mathilde Recart Conort Mathilde Rey Emma Rivet Louise Roy Montaine Sanchez Angèle Santrot Diane Simonot / Cath Peligrim Perrine Tilly Inès Trelcat (Peter, prénom d’usage) Izia Vanhecke Cécile Venet Juliette Vergori

Diplôme d’État de professeur de musique


Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique

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Art + Communication


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Modalités de diplômes Les DNSEP Art et Communication se sont déroulés au plus proche des conditions habituelles du 30 septembre au 9 octobre 2020. Ainsi, les candidat·e·s ont bénéficié : – d’un jury extérieur – d’un diplôme en présentiel

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Afin de permettre aux candidat·e·s de se préparer aux épreuves dans de bonnes conditions, l’école, ses ateliers, ainsi que ses équipes pédagogiques, administratives et techniques, se sont consacrés pendant tout le mois de septembre à l’accompagnement des candidat·e·s aux DNSEP.


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Présentation des membres de jury Le DNSEP Art a été délivré par : Éléonore Bak et Jean-Christophe Roelens, artistes et enseignant·e·s à l’ÉSAL ; Bernard Calet, artiste et enseignant au TALM, site d’Angers ; Rodolphe Huguet, artiste (président) ; Émeline Jaret, docteure en Histoire de l’art et commissaire d’exposition à la maison des Arts de Malakoff ; Bettie Nin, artiste et directrice du centre d’art contemporain La Traverse.

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Le DNSEP Communication a été attribué par : Benjamin L. Aman, artiste, commissaire et éditeur ; Agnès Geoffray, artiste et enseignante à l’ÉSAL ; Capucine Merkenbrack, designer graphique ; Marianne Mispelaëre, artiste ; Florent Perrier, docteur, philosophe et maître de conférences à l’université de Rennes (président).


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DNSEP ART

Dans un cadre privilégié de recherches, d’expérimentations et d’échanges à forte dimension de préprofessionnalisation, l’option Art propose dans le cadre du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) de former des créateurs engagés dans le champ de l’art contemporain. Les projets artistiques des étudiant·e·s sont envisagés dans toutes leurs diversités et dans toutes leurs potentialités — esthétiques, poétiques, politiques, économiques — autour de questionnements liés à la place de l’artiste, à son regard et à son rôle dans le monde contemporain. Ils s’appuient sur une pratique plasticienne de l’écriture et sur des réflexions et expérimentations menées dans le cadre d’ateliers de recherche et de création et de séminaires. Les problématiques renvoient plus spécifiquement aux potentiels artistiques des espaces et aux différentes formes d’exposition. L’option Art, mention dispositifs multiples est porteuse de structures de recherche qui participent à la définition de son identité : l’Atelier de Recherche Sonore (L’ARS), EQART (l’Espace en Question(s) dans l’ART contemporain) et le LabVIES (design d’espace et d’interface).

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DNSEP Art, dispositifs multiples


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Claire Arnaiz direction de recherche : Agnès Geoffray claire.arnaiz@gmail.com 06 72 81 21 30

Que se passe-t-il, lors de la rencontre d'une image et d'un corps ? C'est comme lorsqu'une voix s'éveille et s'éteint. Les mots sont à peine audibles, mais nous sentons qu'ils nous entourent déjà pleinement. C'est alors que nous nous percutons. Leur présent, et le nôtre. C'est ici que se passe l'instant. Celui-là même que j'essaye d'écrire. Entre les lignes et les lettres formées, je commence doucement à tourner. Rapidement dans ce mouvement, tout devient lent. J'étire des images, des voix, des sons. Ma voix devient porteuse. De souvenirs, de paroles, de visages incertains.

Et d'une voix tout entière, je comprends qu'il est temps de revenir à soi.

1 – À deux visages parfois, nous nous reflétons l'une sur la silhouette de l'autre, performance et installation, dimensions variables ; 2 – À la surface il n'y a plus rien à étirer, performance et installation, dimensions variables ; 3 – But for a while now, it feels like swimming, swimming with my eyes, installation vidéo, dimensions variables.

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Par ce geste je reprends vie. J'arrête de tourner. Je redeviens consciente.

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Derrière la fine surface de mes paupières, je ne dors pas vraiment. Dans ce suspens infini mes yeux oscillent, et les mots se posent d'eux-mêmes. De ma main je les tire, pour mieux les voir.


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Camille Bertrand direction de recherche : Claire Tenu camille.c.bertrand@outlook.fr 06 43 52 76 55

De jour en jour j’erre et mon regard ne sait plus ce qu’il observe. Il dédouble les lignes délimitant les dalles du trottoir qui déroule sous mes pas. Un homme colle sa face contre la grille du jardin botanique. Il observe un buisson de trop près. Tout est flou. Un bruit ambiant. Je filme un peu, je prends quelques photographies, j’écris. Je prends note des restes d’une expérience confuse. Je n’ai pas su cadrer ce que j’ai vécu, je suis maladroit et je crois que nos outils de captations le sont de même. J’ai mes traces, des images, mes notes. Je les assemble, je joue de leurs présences comme de leurs absences pour les animer.

1 – Présences, textes et bandes vinyles sur vitres suspendues, dimensions variables ; 2 – Les anodins, édition de 10 impressions eaux-fortes sur plaque de zinc, 25 x 32 cm ; 3 – Derrière, ou plutôt après, en l'occurence en face, ventilateur et photographie (107 x 142 cm).

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J’appelle le spectateur à des postures incongrues, je lui propose des points de vue qui sortent de nos habitudes. Se pencher sur un écran de télévision pour y lire un texte, décrocher un téléphone pour regarder une vidéo, observer une photographie qui apparaît partiellement sur le revers d’un papier blanc maladroitement tapissé sur un mur, découvrir un écran qui se déforme par le dessin sur lequel il se projette, balbutier face à un texte dénué de ponctuation et d’espace, déchiffrer des écrits qui dessinent des fissures dans des aplats de graphite...

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Comment suggérer dans le cadre ce qui vit du hors-champ ?


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Benoît De Mijolla direction de recherche : Claire Tenu demijollabenoit@gmail.com benoitdemijolla.weebly.com 06 67 43 05 45

J’ai travaillé, mangé, dormi, vécu dans mon atelier. Mon travail se construit et s’agence dans cet espace. De la fenêtre qui donne sur la rue à celle de mon ordinateur, c’est là que je constate, prends conscience de ce qui m’entoure. Le support de la feuille étant un espace en soi, je cherche à en explorer les limites. Je collecte, documente, détourne, fragmente des images afin de composer de nouvelles scènes. Détailler, préciser les éléments du dessin, me permet « d’architecturaliser » le regard du spectateur. À travers une absence, un ensemble de motifs, un détail, je questionne notre rapport à l’espace.

1 – Atelier 2019-2020 2 – Sans titre 3 – L'atelier

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Kim Detraux

1 – Hotte rose, hôte pour cubi de vin, papier mâché, dimensions variables ; 2 – Mont comestible, installation culinaire participative, modules en céramique émaillée, dimensions variables ; 3 – Vue d'ensemble.

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Inspirée par la cuisine et des repas protéiformes, je fabrique un dispositif total composé d'objets destinés à être manipulés lors de performances culinaires participatives. Entre des emprunts à des références archéologiques ou populaires et par l’utilisation de matières industrielles brutes, je cherche à interroger notre relation à l'environnement à travers la création de ces objets hybrides, à la fois utilitaires et sculpturaux. Influencées par le mobilier domestique, ces expérimentations sont le résultat d'une diversité de rencontre avec des modes de fabrication artisanale. La taille de pierre, le travail du verre soufflé, la céramique, la poterie ou le papier mâché sont autant d'approches qui demandent une attention et un soin de travail particulier. Le contenant est au cœur de ma recherche, cavité qui accueille, reçoit en son sein ce qui l'entoure. Objet-hôte modulable, il se renouvelle à chaque interaction. Des formes qui soutiennent, contiennent, maintiennent d'autres formes, qui s’interconnectent entre elles telles un écosystème émergeant fait d'interrelations.

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direction de recherche : Hélène Guillaume k.detraux@gmail.com kimdetraux.fr 06 84 16 83 32

Ingérer de la nourriture est un geste des plus communs à la vie : absorber de l'énergie grâce à d'autres vivants pour vivre à son tour. Chez nous, manger est un héritage de tradition, de savoir-faire et un art de la table.


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Alicia Dupont Lievens direction de recherche : Éléonore Bak aliciahelenedp@gmail.com 06 33 07 51 13

Mon travail commence avec l’exploration intuitive et sensible de lieux concrets découverts lors de mes marches quotidiennes, que je réalise notamment dans l’espace urbain. Ces infiltrations par les cinq sens me permettent d’affiner ma perception des espaces et de tisser avec eux une relation de réciprocité. Mes interventions plastiques consistent en la modification légère de l'existant (composition spatiale, objets et autres matériaux palpables sur place) et le dépôt de dessins, qui seront à leur tour altérés par l’environnement. L’œuvre, qui est toujours in situ et quasi anonyme, provoque des accidents chorégraphiques. Elle trouve son aboutissement dans une infiltration collective, où les visiteurs expérimentent avec moi les possibles sens et devenirs du lieu.

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Mes collections de lieux, de gestes et de dessins, qui interrogent des notions telles que la déterritorialisation, la gentrification, le tourisme, le cyberespace et l’amitié, fondent une sorte d’atlas émotionnel et sensible de notre vivre ensemble contemporain.

1 – Territoire en jeu, installation d’images activables pour une lecture paysagère, dimensions variables, images plastifiées ; 2 – Sans titre, objets de Metz is a mess is a mess is a mess (mémoire, 2020), dimensions variables, photo, branche, fruit d’arbre, grappe de raisin, raquette de tennis bombée ; 3 – Sans titre, installation activable, dimensions variables, filet de tennis.

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Célia Muller directeur de recherche : Christophe Georgel celiamuller.contact@gmail.com 06 72 19 07 73

Je dessinais les choses avec la mine la plus fine que je puisse trouver, passant des heures à rechercher le moindre petit détail, le moindre petit grain de peau à reproduire sur la feuille de papier. Petit trait après petit trait. J’ai appris à dessiner en utilisant la photographie et c’est en dessinant que j’ai appris à regarder le monde. Comment ressortent les formes, les textures. Où sont les lignes ? Où sont les contours ? Chercher la netteté d'un coup n’avait plus de sens.

Les notes quotidiennes, des gestes intégrés dans les multiples activités du quotidien, du travail alimentaire, des études, du travail personnel à prendre soin. Il est question de gestes poétiques de recherche d’équilibre. Des formes parfois « intangibles » car inscrites dans des espaces-temps de plus en plus restreints. L’espace-temps du travail d’artiste lui-même : Où commence-t-il ? Où se termine-t-il ? Comment en dessiner les contours ? Faut-il en dessiner les contours ? Comment trouver cet espace, comment y rester, comment en sortir, comment y revenir ?

1 – J'ai fait un rêve #1 et #2, texte gravé sur manche de pelle et pigments d’oxide de fer noir sur papier, 4 x 5,44 m ; 2 – Histoires, 24 dessins, 22,5 x 32 cm, encre de tatouage et pastels secs sur papier ; 3 – Vue d’ensemble. Premier plan : Je te détesterai, série de 5 dessins, 22,5 x 32 cm, pastels secs sur papier de soie.

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Dans les images, dans les textes, dans les pensées, je cherche les déplacements qui se produisent d’un point à l’autre. De la photographie au dessin, des faits aux souvenirs, de la violence d’un geste à celui le plus doux. La recherche de stabilité dans un monde en mouvement constant, même le mouvement le plus lent de ceux qui seront toujours en retard.


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Virgile Tron direction de recherche : Claire Tenu tronvirgile@gmail.com 06 42 47 93 61

Nous parlons souvent, lors d’événements traumatiques, de souvenirs embellis par notre esprit, de manière à nous protéger. Quand les évènements de la veille me paraissent troubles, ces mêmes souvenirs m'obsèdent. Je les rêve parfois. Et plus le temps passe, plus la limite semble floue entre le rêve et la réalité. Je me sers de l’état hypnagogique en tant que processus créatif. J’évoque à travers mes images, mes sculptures, mes installations, un monde flottant. Un entre-deux, un rapport à la scène, à la performance. Et s’y joue un désir de crier comme de se fondre dans le décor. L'attrait d'une disparition de soi. Un flirt à la lisière de l’onirisme.

1 – Avez-vous déjà confondu rêve et réalité ?, installation vidéo, socialisation sonore aérienne, 5'26 ; 2 – Hypnagogies, accrochage photographique, impressions jet d’encre, photographies argentiques et numériques, dimensions variables ; 3 – Vue d’ensemble. Premier plan : Sans titre, plâtre et plexiglas, 1,60 x 1 m. Second plan : La semaine sanglante, installation, bâches, haut-parleurs, ventilateur rotatif.

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DNSEP Communication, arts et langages graphiques

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Du conte au journal intime, du fanzine au webdoc, de la photo de famille au documentaire, du slogan à l’affiche, du sticker au roman graphique, de la parole au geste, le récit et ses mises en forme sont au cœur du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) Communication, mention arts et langages graphiques. Grâce à la maitrise de la mise en espace d’images et de textes, les diplômé·e·s donnent corps à des personnages comme à des univers, s’emparent de leurs expériences personnelles pour les sublimer et les rendre universelles. Confronter ainsi leur subjectivité au regard de l’autre les conduit à penser la création au cœur d’une articulation entre intime et collectif. En réinvestissant les pratiques artistiques, en questionnant les supports de diffusion, ils affirment leur regard et défendent leur voix avec intensité. Ils deviennent alors des protagoniste engagés, critiques et poétiques, dans les champs de l’art et de la communication visuelle.


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Mikaël Bertin direction de recherche : Christophe Georgel mikael.bertin@yahoo.com 06 18 76 38 64

Parfois, dans ma tête, je pense à une part de gâteau. Cette part de gâteau, je n’y ai jamais goûté. Je n’ai jamais senti son odeur. Je ne l’ai même pas touchée. Je n’en ai jamais entendu parler, je ne l'ai jamais vue. Dans ma tête, cette part n’est jamais entière. Et parfois, quand je tourne autour, elle change de forme. Elle peut sembler appétissante, mais des fois, elle me dégoûte, car elle est pleine de trous. Puis je n’y pense plus. Parfois je discute avec des gens, je lis des livres et je regarde des films. Et sans prévenir, cette part de gâteau m’apparaît, entière, déjà cuite, et bien préparée. Et je me dis : « Voilà » Le temps a cuisiné ma part de gâteau.

Mais parfois les miettes tombent. On en retrouve un peu partout. On les sème, on les ramasse, parfois on les perd. Mais ce n’est pas grave, parce qu’on vit tous dans une gigantesque pâtisserie, et on est tous un peu pâtissier.

1 – L'inexplicable appétit de l'être  2 – Rooftop 3 – Dedans le Cosmocolosse

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Je crois qu’on a tous ce gâteau incomplet dans la tête, et on veut tous le compléter. Car plus on a de gâteau, plus on peut en donner.

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Alors je range cette part de gâteau avec celles que j’avais déjà récoltées. Mais je me rends compte, de plus en plus, que le gâteau entier est impossible à reconstituer.


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Clément Charbonnier direction de recherche : Agnès Geoffray clement.charbonnier1@gmail.com 06 25 58 07 34

Errer, arpenter, regarder, penser, toucher, collecter, expérimenter. Je commence souvent par me promener, du seuil de ma porte jusqu’au voyage lointain. C’est comme ça que je crée, que je stimule mes idées. C’est de ces actions simples que se réveille mon attention au monde. Je photographie au cours de cette errance, matière principale de mon travail. Je crée à partir des lieux que je traverse et qui me traversent. J’en rends compte à travers la photographie, la sculpture et l’édition, des médias que je fais cohabiter et que j’assemble.

1 – Sans titre, installation, 200 x 20 x 50 cm, métal, fil et Sans titre, photographie, 60 x 85 cm, impression numérique ; 2 – Halogènes, extrait, 40 x 60 cm, photographie impression numérique ; 3 – Objets de peu, photographie, 4 x 125 x 85 cm, impressions numériques.

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Lauriane Desvignes direction de recherche : Elamine Maecha laurianedesvignes@gmail.com instagram.com/laudsvg 06 68 75 11 53

Ma pratique artistique se porte sur le livre, sur ses formes et ses pratiques. Je m’interroge particulièrement sur les formes tangibles, physiques qu’il prend ou qu’il a pu prendre et sur ce qui compose donc un livre. Pour cela, je me plonge dans son histoire et ses relations pour tisser d’autres manières d’appréhender et de donner à voir le livre.

1 – La boîte à outil du relieur, carnet de coloriage, jaquette impression jet d’encre, 559 x 282 cm, impression laser sur papier Heritage 90 g, 197 x 282 cm ; 2 – Crumple, exemplaire d’une série de leporellos, impression traceur sur papier HP premium mat 110 g ; 3 – Ex voto, installation, gravure laser sur plexiglass, 18 x 11 x 2,2 cm, étagères médium teintées dans la masse, 120 x 30 x 25 cm et éditions personnelles et empruntées.

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Victoria Gombert direction de recherche : Agnès Geoffray victoria.gombert@gmail.com instagram.com/vic_gombert 06 76 50 08 75

Mon travail commence par une quête de la réminiscence. Ce phénomène, dont la beauté et la violence m’attirent, m’a poussée vers Aharon Appelfeld et son roman autobiographique Histoire d’une vie, qui se définit comme une plongée dans la mémoire, autant que comme une tentative de définir la mémoire elle-même. Des mots d’Appelfeld, comme de ceux d’autres auteurs, Sophie Calle ou Carl Jung, je tire mes propres écrits, empruntant et creusant dans leurs mémoires pour en tirer la mienne.

Ainsi, les derniers souvenirs deviennent cartels, s’affranchissant des objets qui les retiennent pour se fixer dans une surface que le temps ne pourra détruire. Ils se partagent, s’accrochent ensemble pour sauver un souvenir évanescent dans la permanence de ceux qui ne veulent pas disparaître. La liste devient un moyen de lier les idées, de répéter, de retenir et crée un motif composé de répétitions pour interroger les blancs, reprendre les cheminements de l’esprit, relier ces espaces ensemble. Elle brouille aussi, perd le spectateur dans un ensemble de sons, révèle l’incertitude, le doute, l’ignorance... ou définit à tâtons les bords d’un espace encore inconnu.

1 – Racines, série de dessins de 3 x 2,50 m réalisés à l’encre de Chine sur papier Canson 200 g ; 2 – Fantômes, installation, série de 19 cartels gravés au laser, 7 x 10 cm ; 3 – Est absent celui dont l'existence est devenue incertaine, performance, leporello, 20 x 200 cm, papier Pollen ivoire 80 g et fil de soie.

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Ces lectures, base de mon travail théorique autant que plastique, m’ont également permis de trouver des catégories dans la mémoire. Les souvenirs peuvent ainsi être oubliés, perdus, réminiscents, d’enfance ou encore liés aux rêves ou aux pensées. Ces catégories deviennent mon espace d’expérimentation.


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Laurine Menissier direction de recherche : Émilie Pompelle laurine-menissier@orange.fr 06 40 32 13 99

L’amas d’images et d’écrits déposé dans mes poches s’étend et se rétracte au rythme d’une respiration. Le tissage des mots éveille un rapport tendu entre la langue et le corps, le lien fondamental entre la chair et l’écriture. Une lecture plurielle où nous revenons, le regard nettoyé, au seuil d’une lente traversée. « écrire est devenu un acte d’expropriation : offrir enroulés dans la neige et en cathédrale mes os. » 1 1. Extrait de Acte, Les coupures invisibles, Natalia Litvinova, éditions Al Manar, 2015. Traduction de l’espagnol par Stéphane Chaumet.

1 – Je me souviens de salles d'eaux stagnantes, installation, tarlatane, savon blanc, dimensions variables ; 2 – L'écorché, 4 photographies, impression jet d’encre, eau, gomme, 45 x 430 cm ; 3 – Je marche sur les pas de votre adresse, réinterprétation de Dernier Éveil, installation, 16 valises, tissus, textes imprimés par transfert sous presse, dimensions variables.

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Marceau Pensato direction de recherche : Agnès Geoffray mar.pensato@gmail.com instagram.com/marceau_pensato marceaupensato.fr 07 49 48 58 56

On dit que la violette endort les récepteurs olfactifs. Son odeur dans nos souvenirs n’est qu’une création de notre inconscient. Lorsqu’on la sent, il ne suffit que de quelques secondes avant qu’elle ne s’échappe. Il ne reste qu’une odeur évanescente. Mon travail est fondé sur la fragilité et la puissance du souvenir. Les miens, comme ceux qui construisent notre mémoire collective. Aux lacunes, dégradations et effacements répondent boucles, réminiscences et résurgences. En donnant forme à ces éléments récurrents, propres à l’écriture de l’Histoire, je révèle comment leur autorité est constamment vouée à disparaître.

1 – Les linceuls, série de 10 dessins à la pierre noire sur tissu plié, dimensions variables ; 2 – Sans titre, graphite sur tissu de soie, 24 x 35 cm ; 3 – Foibe, dessin au fusain sur mur 4,5 x 2,50 m et dessin au fusain et pastel sur papier, 129 x 80 cm.

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Sarah Viollon direction de recherche : Agnès Geoffray sarah.viollon@gmail.com instagram.com/sarahviollon 06 82 03 94 44

Ma pratique repose sur un travail de l’écriture. Un travail avec l’écriture. L’écriture en tant que langue, matière à modeler. L’écriture en tant que voix, en tant que geste. L’écriture en tant que corps. L’écriture comme un paysage à décrire, un espace à parcourir. Un appel à prendre le temps. À déplier les temps et les espaces dans lesquels cette écriture s’inscrit, résonne. À travers ma pratique de l’écriture, je développe une recherche autour du livre. Autour de sa manipulation, de sa monstration. Une recherche autour du livre en tant qu’objet, en tant que corps. En tant qu’appui au geste de lecture.

45 1 – Faire espace. Faire temps, texte installé, 7 x 800 cm, mine de plomb sur papier 55 g ; 2 – La Maison, texte installé, 700 x 400 cm, argile, craie, plomb et plexiglass ; 3 – Prendre soin, édition, 21,5 x 30 x 5 cm, impression jet d’encre, reliure cousue singer, boîte de conservation, étui, berceau de présentation, gants blancs.

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Le livre en tant que corps participant au dépl(o)iement de l’écriture par la voix.


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1 – Blok 5, environ 30 x 50 cm, impressions numériques contrecollées sur parpaing ; 2 – Fréquences documentaires, série, 28,7 x 39,5 cm, photomontages numériques sur tirages argentiques noir et blanc sur papier baryté ; 3 – Les ongles du diable, dimensions variables, gryphées en plâtre (certains d’entre eux ont une impression numérique d’un haïku contrecollée).

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J’aime manipuler, collecter et marcher. Si je photographie, je choisis également de sonder le médium photographique, en expérimentant tous les procédés possibles. J’essaie de fixer le monde et mon imagination en images ou par des formes singulières, et comprendre les moyens pour y parvenir. La déambulation est une source d’inspiration. Entre villes, villages et forêts, à travers les paysages, je me retrouve vite au cœur de mes sujets. Je me vois un peu comme ces explorateurs du XIXe siècle, mais je pense être plus proche du scientifique amateur ou de l’inventeur maladroit, mélangeant naïveté et curiosité. Dans tous les cas, je commence par un détail à partir duquel je déplie une histoire. Je ramène un objet ou je garde à l’esprit un élément qui me met au défi de raconter des récits, dans lesquels quelque chose d’inattendu peut se produire. J'aime donner une authenticité scientifique à mon travail et jouer de ces codes. Il s'agit de mettre en scène un jeu de collectionneur en élaborant un inventaire de recherche à travers tous ces mots techniques, objets, images que je peux observer. J’ai dessiné une police d’écriture pour donner une voix et un visuel personnel à mes histoires. J'ai réalisé des caractères qui me représentent, car au-delà de l’information qu’ils portent à travers l’écriture, ils nous renseignent sur la sensibilité de celui qui l’utilise.

DNSEP COMMUNICATION

direction de recherche : Agnès Geoffray anthonyvisconti11@gmail.com anthonyvisconti11.wixsite.com 06 33 40 86 89

Anthony Visconti


Diplôme National d’Art

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Art + Communication


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Modalités de diplômes Les DNA Art et Communication se sont déroulés du 22 au 26 juin 2020. Après avoir consulté les enseignant·e·s et les étudiant·e·s diplômables par divers échanges, des propositions concertées ont été élaborées. Les modalités arrêtées ont été entérinées lors d’un comité pédagogique dédié aux DNA. La mise en œuvre de l’accompagnement des étudiant·e·s et les mesures dérogatoires d’accès à l’ÉSAL ont été possibles suite à la présentation du plan de reprise d’activité au CHSCT.

DIPLÔMES 2020

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Ainsi, il a été décidé que les modalités d’évaluation des épreuves, de délibération et de proclamation des résultats pour les épreuves du DNA Art et du DNA Communication 2020 reposent sur trois modalités d’évaluation :


– la référence au diplôme blanc, qui s’est tenu en mars 2020 avec un professeur de l’ÉSAL et une personnalité qualifiée extérieure. Il a fait l’objet d’un retour argumenté à chaque étudiant·e ; – un entretien en visioconférence avec un jury, composé du professeur référent et de deux personnalités extérieures : le support de l’échange de 30 minutes était un dossier transmis au jury en amont. Le résultat final du diplôme en trois parties est le fruit de la concertation entre le jury de l’entretien et l’équipe enseignante de l’option via le professeur référent au diplôme. Une journée de restitution des résultats a été dédiée à travers l’organisation d’un entretien individuel avec chaque étudiant·e ayant passé les épreuves, les membres du jury et un collège d’enseignant·e·s.

DNA 51

– la continuité de l’échange avec l’équipe pédagogique : une évaluation collégiale établie à partir du bilan de l’étudiant·e (en référence au contrôle continu). La direction de recherche de l’étudiant·e diplômable a rédigé un court argumentaire enrichi collectivement. Les échanges ont lieu via le logiciel de scolarité Taïga ;


Présentation des membres de jury Le DNA Art a été délivré par : Silvana Reggiardo, artiste photographe (présidente) ; Léa Dreyer, chargée de recherche au Centre Pompidou et au Mamac Nice – NMNM Monaco ; Pierre Villemin, artiste vidéaste-réalisateur et enseignant à l’ÉSAL.

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Le DNA Communication a été délivré par : Pierre-Louis Bouvier, artiste et designer graphique (président) ; Émilie Pompelle, designer graphique et enseignante à l’ÉSAL ; Martha Salimbeni, artiste, designer graphique et enseignante à l’ISBA (Besançon).


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DIPLÔMES 2020

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DNSEP DNA ART ART

Expérimenter et croiser les médiums à différentes échelles, concevoir et déployer les projets dans l’espace, générer des contextes et des mises en situation en explorant toutes les étapes depuis la conception jusqu’à la monstration sont autant d’axes et d’actes fondateurs de l’option Art mis en œuvre dès le premier cycle. Les questions de dispositifs et de mises en espace irriguent les enseignements et les projets, de même que les notions de gestualité, de posture, d’interaction et de polyvalence. Les réalisations des étudiant·e·s, projetées dans des contextes spécifiques, incitent ces dernier·e·s à « mettre à l’épreuve » leurs propositions, à expérimenter pour trouver leur place, leur forme, leur pertinence, dans et hors les murs. Différentes postures d’auteur sont travaillées à travers une diversité d’approches : commissariat d’exposition, scénographie, etc. mais aussi à travers la dynamique de projets collectifs et de partenariats avec des institutions artistiques. Au travers de pratiques multiples (photographie, vidéo, dessin, gravure, peinture, image imprimée, volume, son, multimédia, installation, écriture, édition, philosophie, histoire de l’art), ils·elles sont progressivement amené·e·s à donner forme et force à la singularité et à l’engagement de leur langage artistique.

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DNA Art, dispositifs multiples


Mathylde Bracigliano Les secrets de famille ont une grande importance dans mon travail. Je me suis toujours sentie attirée par ce qui se passait dans les maisons. Chacun a son vécu, ses habitudes, mais ce qui m’attire plus particulièrement, ce sont les secrets, souvent violents, et liés à l’enfance. Ces secrets de famille m’ont permis de produire plusieurs de mes projets, que ce soit pour représenter l’étrangeté, pour jouer avec la thématique de l’enfance ou pour dissimuler des détails.

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DIPLÔMES 2020

direction de recherche : Jean Christophe Roelens mathylde.bracigliano@gmail.com instagram.com/byylda

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1 – Tout le monde te ment, graphite sur papier, 29,5 x 42 cm ; 2 – Portraits, vidéo et son, 56''.


Clémence Brandenbourger Les langages silencieux portent des mots souterrains à travers les codes, les signes, les signaux, les gestes. Ils transforment les sons en formes et les bruits en gestes. Les mots deviennent inaudibles mais tangibles. Ils s’adressent à ceux qui n’ont pas de voix ou de vue, ils sont pour ceux qui n’entendent pas. Ils sont des signes pour ceux qui sont perdus : pour se faire comprendre, quand on est loin, quand il y a urgence.

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Ces langages silencieux détournent la lumière ; utilisent la ponctuation — des signes simples, des points, des traits ; ils engagent les bras et les mains. Ils dépassent les pages et les lignes, ils se propagent dans l’espace. Ces langages se ressemblent car ils sont formés de ponctuations brèves. Ils sont à l’échelle du corps d’aussi loin que celui-ci est visible, et l'entraînent dans une dynamique régulière de gestes et de formes.

1 – Les échasses, 2 paires d’échasses, souches de bois, tirefonds, sangles ; 2 – Est-ce un loup ?, photographie, 59,4 x 84 cm.

DNA ART

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direction de recherche : Éléonore Bak clembrande@gmail.com 06 64 11 17 78

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Perrine da Campo Dans son film « PINA », Wim Wenders fait dialoguer corps en mouvement et architecture, ce qui m'a fait comprendre l'importance de l'espace dans lequel évolue un corps. Dès la 1re année, j'ai imaginé performances et mises en situation de corps dans l'espace. Un travail d'écriture autour de la dimension d'intimité en danse contemporaine m'a permis de saisir des thématiques récurrentes dans mon travail : corps et espaces, liens entre émotions et mouvements ou encore quelles formes sont produites par des corps en mouvement.

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J'ai toujours observé le corps des autres. Je cherche à comprendre les langages de chacun et les outils qui leur permettent de s'inscrire au sein de notre société. Ces mouvements qui créent des formes, je les capture, je les enregistre, je les mets en avant, je les dessine. Spontanément mon travail s'articule autour de rencontres et de collaborations.

DIPLÔMES 2020

direction de recherche : Aurélie Amiot perrine.dacampo@gmail.com perrinedacampo.wixsite.com/artsite instagram.com/da_campo_perrine 06 67 12 17 27

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1 – Équilibre, céramique ; 2 – Contacts, assemblage 16 monotypes, 400 x 280 cm.


Guillaume de la Follye de Joux Mon parcours au sein de l’ÉSAL s’est construit par des recherches variées qui abordent le monde du vivant, de l’organique et de la nature, que j’ai exploité d'abord par des expérimentations de couleur, de textures et de relations entre matière organique et matière synthétique. En jouant avec différentes échelles de lecture et de regard, ces recherches m’ont amené aux questions de créations et ou d’interprétations du paysage. C’est alors qu’est venu à moi le désir de me confronter à un territoire réel, de travailler directement sur un lieu, une zone à découvrir et à arpenter. Cette expérience a donné lieu à des recherches variées basées sur des captures vidéos, fragments, photographies, dessins, cartographies, ou encore gravures et céramiques. 1

Je me suis inspiré de différents modes de lectures du paysage et à différentes échelles. À travers diverses propositions plastiques, il s’agit moins de représenter un paysage que de partager des sensations, un vécu et mon expérience de ce paysage.

1 – Terrain houleux, fusain sur papier monté sur structure en bois, 150 x 300 cm ; 2 – Découpage d’un territoire, capture photographique (geoportail) de la RNR de la côte de Delme, croquis cartographique, 17,2 x 25,5 cm.

DNA ART

direction de recherche : Jean-Christophe Roelens guillaume_de_joux@yahoo.fr instagram.com/guillaume_de_joux vimeo.com/gdlfdjart 06 45 10 34 77

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Loup Delrue « Le vent se lève… ! Il faut tenter de vivre ! », extrait du poème Le cimetière marin de Paul Valéry. À l’instar de Paul Valéry qui nous dit de vivre l’instant présent et d’aller de l’avant dans son poème Le cimetière marin, je cherche dans mon travail à capturer un moment particulier, un instant fugitif qui questionne mon imaginaire. Influencé par les expériences marquantes de ma vie, je livre par mes volumes, mes photographies et mes vidéos des morceaux de mon histoire qui ont pour but de questionner ou de faire ressentir les émotions de ce qui éprouve mes pièces.

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delrue.loup@gmail.com 06 13 49 22 80

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1 – J’ai pleuré (extrait de capture d’écran), vidéo, 2'35, youtu.be/TjFwxrS1Dao ; 2 – Par-delà les nuages, photographie en mouvement, projection, Ecurey Pôles d’Avenir


Nathan Godefroy Pour les yeux, tout est image. Emprisonnées à leur surface, les choses m’apparaissent souvent inaccessibles. J’ai voulu prendre le temps de les décortiquer, de leur enlever leur coquille, afin de méditer notre rapport au monde et le regard qu’on lui porte. Les fenêtres, qu’elles soient celles de l’ordinateur ou de l’appartement, deviennent alors des postes d’observation du monde, de sa psychologie, de ses tendances, de ses tensions... Pour étancher cet appétit de l’image, je propose un œil qui tourne en orbite. Par le « Faire », avec le hasard et l’instinct comme outils premiers, j’essaye d’emmener les images et les matières dans un Ailleurs, au-delà de l’œil, dans un nouveau lieu de rencontre. 1

1 – Paysage, plâtre, liant acrylique, images imprimées (herbe virtuelle en 3D, jeu de téléphone portable « SUNFLOWER »), 42 x 60 cm ; 2 – Balance, caillou, pile, plâtre, liant acrylique, image imprimée (rocher d’or).

DNA ART

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direction de recherche : Christophe Georgel godefroynathan@gmail.com soundcloud.com/b2odh vimeo.com/user117025439 07 83 73 83 17

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Hyojeong Kim Je suis une exploratrice mais aussi une nomade, une voyageuse qui ne supporte pas la désolation de son monde et qui part pour un nouveau continent. Quand je découvre une nouvelle planète, mon monde étrange se dévoile. Une planète a surgi après avoir suivi l’orbite de l’astéroïde KD_09. Elle s’appelle BP_9320. C’est une planète qui a surgi après avoir suivi l’orbite de l’astéroïde KD_09 et découverte en 2013 au cours d’une expédition à laquelle j’ai participé. Les habitants de cette planète ne se sont pas souciés de l’expédition. Ils ont créé leur propre civilisation à l’image de la Terre et des humains. Ce texte et mes travaux sont des documents de recherche qui enregistrent le paysage, l’architecture et la vie quotidienne de la planète BP_9320. 1

DIPLÔMES 2020

direction de recherche : Christian Globensky cjdfbs12.wixsite.com/madhatterstudio Jung.kim@slab.us +82 10 9884 0613

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1 – IFR_FT_SE01, photographie imprimée sur papier mat, 27,9 x 35,5 cm ; 2 – LPB_AD_SE03, photographie imprimée sur papier satiné, 104,7 x 59,4 cm.


Sacha Leclerc Il y a les femmes, les hommes, tout le spectre du genre entre les deux, et même au-delà. Puis il y a moi, me demandant où est ma place. Il y a l’art, la science, et toutes les autres écritures. Parmi elles, j’essaye de trouver la mienne. Décrire les identités pour fonder la mienne, comprendre ce qui nous relie, ce qu’une histoire personnelle peut évoquer à d’autres. J’interroge en particulier la notion d'identification par les autres et par leurs regards. Comment s’écrire soi, comment écrire les autres et comment nous écrivent-ils, et ce, par les sphères où l'on est amené à agir et à s'incarner comme le genre, la famille et les relations sociales ?

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En faisant art, je cherche ma propre construction par un regard extérieur : par celui des autres, en tant que spectateurs et par la manifestation d'un corps en double, hors de moi pour m'apprendre, me comprendre et me forger. Un corps qui échappe à la mortalité en adoptant une forme nouvelle que permet l'art, qui échappe à l'organique.

1 – Gaffer Wall, vidéo, 2' ; 2 – Comment maman, court métrage.

DNA ART

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direction de recherche : Constance Nouvel sacha.leclerc@outlook.com 06 78 28 25 96

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Jiwon Noh Les souvenirs de jeux dans la nature de mon enfance ressurgissent et constituent une source d’invention et d’imagination, tel un recueil d’où je puise mes idées. Ce qui stimule mon imaginaire, c’est l’herbe qui bouge, les branches qui oscillent, l’odeur qui émane des fleurs, le vent qui souffle, les brises qui frissonnent... Les sculptures naturelles n’ont jamais la même forme et jamais la même couleur. Les conditions météorologiques et de la lumière du soleil changent les aspects et les couleurs des arbres et des plantes. Mes pensées momentanées peuvent aussi interagir et en modifier l’apparence. J’observe, je joue et je vis avec la nature à travers un monde qui est le mien. 1

DIPLÔMES 2020

direction de recherche : Agnès Gorchkoff jiwon.noh94@gmail.com +82 10 9216 8992

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1 – Coussin d’herbe, herbe cousue sur tissu, 30 x 28 cm ; 2 – Dans le vent, tempera et gravure sur papier coton, 18,5 x 15,2 cm.


Ziyin Tan Je travaille autour du thème « Le temps s'envole » et des notions d'anthropologie. J’explore les traces d'activités humaines, de l’histoire, de temps et d'espace. Je cherche principalement à enregistrer les marques de changements dans l’activité humaine, créés par les gens et par le temps qui passe. Dans le changement, il y a la relation entre les gens et leur environnement, la nature et l'histoire ; les gens changent la nature et la détruisent. L'histoire est créée par l’activité humaine et l’activité humaine est affectée par l'histoire. Parfois, le destin flotte sur les vagues de l'époque et des événements actuels. Nous ne pouvons pas nous empêcher d'être impliqués.

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Dans ce processus, il y a la mémoire individuelle ou collective (sociale, culturelle, nationale) ; il y a le temps passé ou présent. Le concept de temps existe objectivement et subjectivement. Il y a ce que les humains perçoivent comme naturel et comme temporel. La vidéo, la photographie, le dessin et le son sont des médiums que j’utilise pour exprimer mes idées.

1 – La dégradation, série Le temps s’envole, photographie ; 2 – Le bassin, série Les fragments, six dessins, stylo gel d’encre de Chine sur papier .

DNA ART

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direction de recherche : Franck Girard ziyintan@hotmail.com ziyintan.wixsite.com/protfolio 06 37 44 83 11

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DNA Communication, arts et langages graphiques

DNSEP DNA COMMUNICATION ART

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Qu’il s’agisse d’illustrations, d’interprétations ou de créations, les étudiant·e·s mettent en forme des « histoires ». Ils utilisent le dessin, la peinture, la photographie, le cinéma, le design éditorial, le design graphique, la typographie, l’animation et la transmédialité. L’expérimentation et la maîtrise de ces savoir-faire sont les socles formels sur lesquels se développe leur pensée critique. S’y ajoutent la gravure, l’art sonore, la performance, l’installation, la scénographie, qui viennent, comme des respirations, rythmées pour certains la maturation de leur DNA. Enfin, les pratiques traditionnelles d’édition — page, affiches imprimées… —, les usages de diffusion plus contemporains — image et texte performés, sites internet… — sont évidemment des prétextes pour questionner les modes de diffusion. Ils permettent surtout aux jeunes artistes d’exprimer leur regard sur le monde.


Sarah Davenne J’ai vécu l’encre comme une promesse. Elle souhaitait du mimosa le jour où elle nous quitterait. Mais lorsque les cloches ont sonné, impossible d’en trouver. Et les mots, eux, suffisent rarement à exprimer de tels vides. Je voulais quelque chose de physique, quelque chose qui la ressuscite. Quelque chose à la hauteur de ce mal qu’on soupçonne invisible. Et plus palpable qu’un souvenir. Je voulais qu’on me rende cette partie de moi, envolée. Lui appartenir, et qu’elle m’appartienne. J’avais juste besoin qu’elle soit là ; et qu’on me permette de croire, encore. Croire en l’avenir ? Croire en moi ? Surtout, croire en nous.

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DIPLÔMES 2020

Je me suis fait encrer cette fleur dans ma chair, que je découvrais elle aussi, pour la première fois, trop éphémère.

directeur de recherche : Julien Chaves sarahdavenne.adm@gmail.com instagram.com/aweirdmoon 07 62 77 16 78

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Je n’ai jamais (voulu) trouvé(er) sa branche de mimosa. Elle ne dure qu’un temps. Mais je me suis fait piquer. Piquer pour exister ; piquer pour qu’elle existe ; piquer pour que ce nous existe encore.

1 – Mimosa, photographie du texte de DNA ; 2 – Éveil, série de quatre photographies argentiques, 42 x 59,4 cm.


Éline Driquert Dans mes projets je développe un questionnement autour du rapport à autrui, entre affection et désir. J’expérimente ma vision à l’autre, allant jusqu’à écrire mes pensées pour développer celles-ci. Le corps présent ou absent, le corps désiré et aimé me donne envie de retrouver des présences mais aussi d’en créer, pour ainsi saisir les émotions que l’on peut ressentir dans nos vies.

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Cherchant une liberté de pensée, je vais jusqu’à parler du corps de la femme et de sa représentation. Je m’interroge sur l’acceptation de notre propre corps et de notre perception, entre douceur et moment intime. Ainsi, cette liberté que je vise dans cette acceptation du corps est parallèlement développée à travers différents supports d’expression graphique. Le contact humain étant important pour moi, je m’efforce d’interroger les personnes qui m’entourent pour comprendre si nous partageons les mêmes questions. C’est ainsi que je veux libérer les paroles autour du corps qui semble tabou dans notre société.

1 – Je pense à toi, 1/12 leporellos, écriture au fil rouge et crayon à papier, 10,6 x 14,1 x 200 cm ; 2 – Kate Kong, calligraphie, 20 planches, 42 x 59,4 cm.

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direction de recherche : Christina Poth eline.driquert@gmail.com instagram.com/edmoonshine 06 84 44 05 38

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Elio Ducroquet Dans mes travaux, je cherche à créer des « pauses » de la réalité, et d’en imaginer une autre qui apaise, interroge parfois et peut-être permet une réflexion sur nos actions et notre vision du monde que l’on connaît. J’ai cherché différents moyens d’accéder à une autre réalité. D’abord avec l’écriture de conte, des illustrations et des animations, ensuite en offrant à mes productions un espace, pour qu’elles puissent être touchées, manipulées, vécues.

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DIPLÔMES 2020

direction de recherche : François Génot elio.ducroquet@gmail.com instagram.com/elio.dcrt 07 82 63 83 63

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1 – Céramiques, installation en céramique, 2 x 3,5 cm (personnages), 10 x 15 cm (maisons), 10 x 3 cm (bateaux) ; 2 – Le Faiseur de Rêves, film d’animation, 12'.


Lucie Germain Je tente sans comprendre et m'infiltre dans la brutalité d'une colonne vertébrale. Elle sillonne douloureusement jusqu'à mouvoir le bout de ses doigts. Je la traverse comme un fluide et elle s'indigne dans sa fibre. La mienne vacille, mes épaules se courbent jusqu'à atteindre le bout du pied, position coquillière, incertitude du geste qui déplie.

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« Je suis tout à fait confortable avec tous ces organes » me répondis-je avec le sourire. Il est contraignant d'être observateur sans pouvoir fondre son iris dans la chair d'autrui. Comment refermer mes doigts amers sur ce qui vit au-delà de moi ? Le je ultime de la punition d'être : de n'être que soi mais de l'être quand même. L'envie parfois intenable d'évaporer un je trop imposant pour se faire conscient de la prison des autres je : de nombreux toi diaphanes qui racontent être à la fois moi, et à la fois tout à fait différents. Cette langueur de l'autre, frustrante, se déplie en linges flottants et inaccessibles. J'essuie d'un revers du souffle l'émail de ces prisons aussi tortueuses qu'élégantes.

1 – Pauline, série de photographies ; 2 – Paysages mobiles, série de dessins, papier, fusain, mine de plomb et crayon.

DNA COMMUNICATION

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direction de recherche : Agnès Geoffray lucie.germain24@gmail.com instagram.com/lacipheret 06 62 61 78 98

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Marine Girot Que sont devenus mes souvenirs d’enfance ? Comment ne plus craindre leur oubli ? Mon travail s’articule autour de ces souvenirs oubliés. Ma démarche consiste à les conserver lorsqu’ils refont surface, puis à les placer dans ma « mémoire externe ». Elle prend forme sous différents supports plastiques. Ainsi, je crée une trace de ces réminiscences sans craindre l’oubli dû au temps.

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DIPLÔMES 2020

direction de recherche : Christina Poth marinegirot.esal@gmail.com 06 77 69 64 68

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1 – Souvenirs Capturés, installation, photographies vernaculaires et enveloppes de calque, 15,5 x 14 cm ; 2 – Insomnies, édition, 68 pages, 20,5 x 12 cm.


Audrey Gonnet Mon travail est militant et engagé. J’ai choisi l’espace public comme lieu d’exposition. Je m’intéresse aux affichages sauvages : les stickers politiques, les flyers, les tracts, etc. Leurs existences dans un espace commun me permettent d’observer et d’analyser leurs particularités plastiques. L’altération due au temps ou à l’action humaine créée de nouvelles formes dans le paysage urbain que je réinvestis dans mes réalisations. Être designer graphique, est-ce marcher sur un fil ? C’est sans doute se situer entre les individus et les pouvoirs politiques, économiques et culturels.

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À l’instar de Pierre Bernard, je veux faire appel à l’intelligence des regardeurs, investir les outils de communication graphique afin de partager un militantisme antispéciste (contre la discrimination liée à l’espèce). Être graphiste c’est aussi se confronter à une réalité actuelle qui soulève des enjeux sociaux et politiques.

1 – Co-habitants, affiche 140 x 100 cm ; 2 – Typographies glanées dans les rues, édition, 25 x 15 cm, reliure américaine.

DNA COMMUNICATION

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direction de recherche : Elamine Maecha audrey.gonnet@hotmail.fr instagram.com/sukimoonart 06 73 62 91 77

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Léna Guichard Où puis-je me retrouver quand je n’existe plus ? Où vais-je quand je quitte le corps ? Dans des espaces clos, dans les rues, dans les maisons et dans les villes. Puisque je ne peux pas rester à l’intérieur, je vais ailleurs, je dérive, je divague, sans tenir compte d’enchaînements pratiques : je m’oriente spontanément. Je recherche d’autres matières où placer l’esprit. Je repars dans le passé, je cherche des souvenirs tangibles, des choses qu’on peut vivre et parfois oublier.

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À la fin, à vol d’oiseau, j’aboutis à une reconstitution psychogéographique. Mes passions reconstruisent un espace devenu disponible, un labyrinthe inscrit dans un temps contingent appréhendé par l’expérience. En associant ce que je vois et ce que je pense, des images et des mots, je propose une des lectures de paysages, créant ma propre légende et mes propres liens.

DIPLÔMES 2020

direction de recherche : Émilie Pompelle lena.guichard54@gmail.com 06 06 96 21 36

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1 – Le ventre, installation en bois, métal et tissus, 200 x 400 cm ; 2 – Carte vivante, composition graphique à partir de dessin, impression laser, A2.


Somi Han Tous les êtres humains forment un groupe social et chaque individu a sa propre histoire. À travers ma vie à l’étranger, loin du sentiment d’appartenance, je me suis intéressée à l’influence du groupe sur l’individu, et à l’individu isolé dans le groupe, point de départ de mon travail. Je révèle l’apparence d’un individu dans un groupe, à l’image du mouvement d’une fourmi, lorsqu’on la regarde au microscope. En d’autres termes, mon travail se concentre sur le récit de l’individu affecté par le groupe.

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1 – Dégradation, photo, 103 x 145,6 cm ; 2 – THE END, édition, 21 x 29,7 cm.

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direction de recherche : Agnès Geoffray somihan419@gmail.com instagram.com/qhdwbflmimi 06 59 27 22 52

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Alix Huet Mon travail est le reflet d’un parcours autour de la banlieue. Jouant avec les codes je mets en immersion le spectateur face à ses habitants ainsi qu’à ses architectures. Par une pluralité de médiums je cherche à partager une vision sensible de cet horizon périurbain.

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DIPLÔMES 2020

direction de recherche : Julien Chaves huetalix@live.fr 07 62 36 05 50

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1 – Portrait (extrait), huile sur toile, 61 x 50 cm ; 2 – Passants, graphite et fusains, 50 x 65 cm.


Sarah Lampaert Ma démarche artistique s’articule autour de mes réflexions sur les espaces, les déplacements et les repères spatiotemporels qui guident le quotidien. Je relie ensuite ces réflexions à ma pratique du design graphique, que ce soit dans la mise en page de textes ou dans la composition d’images. Je questionne alors les codes de composition de la page — avec sa grille, ses espaces « vides » et occupés — et de l’image en travaillant sur les repères de lecture.

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Le regard du lecteur devient donc l’axe principal de mon travail en lui proposant des expériences de lecture. Je questionne les limites de lisibilité notamment en travaillant la typographie expérimentale et la photographie. Ces réflexions me permettent aussi de me positionner dans le rôle de transmission de contenus au spectateur à travers le design graphique.

1 – Affiche projection de courts métrages, impression numérique, 60 x 80 cm ; 2 – Caractère typographique Monsoon, installation, impression numérique 29,7 x 42 cm.

DNA COMMUNICATION

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direction de recherche : Émilie Pompelle sar.lampaert@gmail.com instagram.com/sarah_lampaert 06 15 67 57 23

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Jiyung Lee Les objets existent sous diverses formes et reproductions : sous forme d’image, comme une photo ou une vidéo, ou sous forme de langage, un symbole. Pour prendre l’exemple de l’art moderne, il y a One and Three Chairs de Joseph Kosuth. Ce travail se compose de trois objets : une chaise, une photo de la chaise et une photo d’une définition d’une chaise. Par ce travail, Kosuth se demande si ces trois reproductions indiquent la même chose.

1

Nous pensons souvent que ces trois éléments — l’objet, l’image, et le texte — sont fortement liés. En effet, le langage et l’image sont utilisés depuis longtemps comme substitut de l’objet d’origine. Mais cette substitution est-elle exacte ? Par exemple, pouvons-nous regarder un objet et le décrire dans le même mot ? Ou peut-on lire un mot et penser au même objet ? Je questionne cette relation entre objet, image et texte tout au long de mes projets.

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direction de recherche : François Génot jiyungyi@gmail.com instagram.com/jiyungleee jiyungleee.cargo.site 07 83 14 43 77

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1 – Une chose sans noms, édition de 28 pages, 13,4 x 18,8 cm ; 2 – À la recherche de la piscine disparue, impression offset, A1, 100 exemplaires.


Éloïse Pinto Martins Mes recherches artistiques s’articulent autour de notions d’intérieur et d’extérieur. Par le biais de la photographie, du dessin et de l’écriture, j’interroge mon rapport au monde, aux autres et à moi-même. Je m’intéresse aux choses de façon poétique et sensible et donne forme à ces sentiments et sensations à travers l’image. Mes éditions racontent des parcours. Mes photographies et mes dessins interrogent les éléments qui y sont altérés, effacés ou représentés.

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1 – Refuge, dessin au feutre noir, 102 x 72 cm ; 2 – La chute, photographie, 75 x 106 cm.

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direction de recherche : Julien Chaves eloisemartins@hotmail.fr 06 16 92 09 34

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Sarah Queraud J’ai la tête pleine, saturée d’images que je suis incapable de décrire avec des mots. Il y a des moments où j’ai envie de dire beaucoup de choses, mais au final j’ai l’impression de n’avoir rien dit. Cependant, quand je décris mes mots avec mes images, cela prend un sens. Cela prend soudainement plus d’importance. Je communique par les images, mes histoires se racontent par les images. La BD est ce qui me permet de mettre de l’ordre dans mes idées. Elle structure mes pensées, leur donne un début, un milieu et une fin. Du coup je parle de moi, de tout, de rien et surtout je me questionne sur ce qui m’entoure. 1

Je découvre le monde au travers des cases. Tout comme moi il est saturé d’informations, de drames, d’évènements et d’histoires à raconter. Bonjour le mal de crâne !

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direction de recherche : Julien Chaves queraud.sarah@gmail.com issuu.com/sarahqueraud instagram.com/mhoordin.art 06 64 36 95 10

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1 – Gardien de la paix, bande dessinée, dessin et mise en couleur numérique ; 2 – RIEN, édition en recueil, bande dessinée, dessin numérique.


Léa Signorini Pendant cette année de DNA je me suis interrogée sur cet outil que l’on appelle l’orthographe. Mon objectif principal n’est pas de le dénigrer ni notre langue française, mais de l’interroger en introduisant l’erreur, la faute d’orthographe et le franchissement des règles qui nous ont été imposées. C’est un sujet qui me tient énormément à cœur car je suis dyslexique et l’orthographe a toujours été un vrai fardeau.

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Mon travail autour de l’orthographe et de la langue française est une façon pour moi de prouver que la dyslexie n’est pas un handicap, mais une façon de percevoir différemment et de jouer avec les codes. Pour moi, l’écriture c’est comme la musique, il faut savoir jouer avec les notes. Il est plus difficile de commettre une erreur que de savoir écrire avec une orthographe correcte : la faute doit être percutante et précieuse à la fois. Elle doit interroger et créer de nouvelles réflexions. Elle doit danser en harmonie avec nos codes pour ne pas être grossière. L’erreur nous invite à réfléchir sur les barrières qu’on pourrait franchir avec brio.

1 – Fiole, 20 x 160 mm ; 2 – Dysgeste, 128 x 195 mm, papier 250 g.

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Mandrin Valet On me demande souvent la raison de mon obsession pour le document ancien. À première vue, cette copie formelle n’apparaît pas très sensée. Pourquoi cette démarche de faussaire ? Ne suis-je qu’un falsificateur à la manière dont l’auteur Antoine Bello les décrit : un imitateur sans but plus ambitieux que celui de tromper ? Et si finalement il y avait encore quelque chose à tirer de ces documents anciens, et si ces vestiges avaient, par leur esthétique, encore un sens aujourd’hui peut-être plus important encore au regard de notre mode de vie ? Nous avons communément étudié cette esthétique, accepté les leçons que l’on a su ou cru en tirer. Cet univers parle à tout le monde car nous l’avons tous, sinon vécu, du moins étudié.

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Les réponses aux problèmes d’aujourd’hui se trouvent peut-être dans les tentatives d’hier. Ainsi, je m’efforce aujourd’hui d’imiter, de dissimuler mes travaux dans cette masse chargée de symboles. J’ai le sentiment que ce processus est un mal nécessaire malgré la distance, le doute et parfois même l’incompréhension.

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direction de recherche : Julien Chaves mandrin30@gmail.com 06 22 98 14 50

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1 – Insecte peint, acrylique sur insecte naturalisé, 55 x 25 mm et 105 x 95 mm ; 2 – Paysages anachroniques, animation 2D sur gravure, 1'10.


Yi-Tzu Wu Je travaille sur les sentiments obscurs des gens : la jalousie, le doute, la pitié, etc. On dit que les spectateurs sont les voyeurs. Quand on regarde une pièce de théâtre, un film ou qu’on lit un manga, on observe la vie des autres. On aime les histoires parce que l’on est curieux de la vie des gens et surtout des choses qui ne se montrent pas. Plus on se cache, cela stimule la curiosité. Selon Xunzi, un philosophe du IIIe siècle av. J.C., la nature de l’homme serait mauvaise et ce qui est bon en elle est fabriqué. Ainsi, il serait normal que les gens aient de mauvaises pensées ; cela leur permet de vivre.

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Ce que j’aimerais faire, c’est creuser les secrets et les sentiments que l’on cache et en chercher la raison. Je m’intéresse également au fait que l’on peut parfois faire quelque chose de mal ou être méchant avec quelqu’un, sans comprendre pourquoi. Xunzi pense également que l’on peut s’améliorer par l’éducation et qu’en trouvant la cause de nos agissements, nous pouvons améliorer notre vie. S’il y existe moins de sentiments négatifs, le monde sera meilleur.

1 – La cage, bande dessinée, reliure sans fils en plastique, A5 ; 2 – Pui-Pui, animation, HD, 9'41.

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Diplôme National d’Art

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Design d'expression


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Modalités de diplôme Les DNA Design d’expression se sont déroulés du 22 au 25 juin 2020.

Les modalités arrêtées ont été entérinées lors d’un comité pédagogique, dédié aux DNA. La mise en œuvre de l’accompagnement des étudiant·e·s et les mesures dérogatoires d’accès à l’ÉSAL ont été possibles grâce à la présentation du plan de reprise d’activité présenté au CHSCT du 6 mai 2020.

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Tout comme à Metz, un temps d’échange entre les enseignant·e·s et les étudiant·e·s diplômables a été organisé et a débouché sur des propositions concertées.


Ainsi, il a été décidé que les modalités d’évaluation des épreuves, de délibération et de proclamation des résultats pour les épreuves du DNA Design d’expression 2020 reposeraient sur deux modalités d’évaluation : – l a continuité de l’échange avec l’équipe pédagogique : une évaluation collégiale établie à partir du bilan de l’étudiant·e (en référence au contrôle continu). Les échanges ont eu lieu via le logiciel de scolarité Taïga ;

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–u n entretien en visioconférence avec un jury, composé du professeur référent et de deux personnalités extérieures : le support de l’échange de 30 minutes était un dossier transmis au jury en amont. Le dossier correspondait au travail plastique et théorique de l’étudiant·e.

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Au vu du nombre important d’étudiant·e·s inscrits pour le diplôme (32), le site d’Épinal a choisi d’organiser 2 jurys, accompagnés d’un Président de jury garant de la formalisation finale du rapport pédagogique et du procès-verbal en fin des épreuves. Une journée a été dédiée à la restitution des résultats. Les membres du jury et un collège d’enseignant·e·s ont proposé un entretien virtuel à chacun des étudiant·e·s qui avaient passé leur diplôme.


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Présentation des membres de jury Le DNA Design d’expression a été délivré par : Jury 1 : Camille Paulhan, critique d’art, docteure en histoire de l’art et enseignante en école d’art (vice-présidente) ; Isabelle Pierron, artiste peintre ; Philippe Poirot, artiste et enseignant à l’ÉSAL.

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Jury 2 : Léonor Nuridsany, enseignante de théorie des arts à l’ENSAD de Nancy (présidente) ; Frédéric Rey, designer graphique ; Cyrielle Lévêque, artiste et enseignante à l’ÉSAL.


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DNA Design d’expression, image et narration La singularité de ce Diplôme National d’Art (DNA) est liée à l’histoire même de la ville d’Épinal, connue pour sa tradition d’imagerie populaire et d’imprimerie. Épinal est labellisée « ville de l’image », portée notamment par le Musée de l’Image et l’Imagerie, qui assurent à la fois la transmission de cette histoire et la connectent aux enjeux contemporains de l’art. L’inscription de l’école dans cette ville donne d’emblée une coloration et une spécificité à la formation et au DNA.

DNSEP DNA DESIGN ART D’EXPRESSION

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Les pratiques de l’image et de la narration sont déployées sous des formes diverses, de manière évolutive et permettent aux étudiant·e·s d’élargir la palette de leurs expériences et de leurs compétences. Ainsi, qu’il s’agisse de dessin, de peinture, de photographie, de vidéo, d’animation, d’écriture, d’images numériques, de design éditorial, l’image et la narration se construisent dans une pédagogie qui mêle réflexion, références, techniques, théorie, tout en laissant la place aux expérimentations singulières, nécessaires à tout processus de création.


Guilin Braïda Je développe un univers au carrefour du fantastique, de la science-fiction et du surréalisme. Un univers dans lequel évoluent des personnages et des formes relevant de l’hybridité et de l’ambiguïté. On peut y trouver des humains qui s’étirent, ou prenant des formes animales, des objets pouvant se mouvoir qui convoquent des images décalées. L’étendue désertique, qu’elle soit désert, eau ou autre, est un espace récurrent dans mon travail, et c’est aussi une scène où se jouent mes histoires. Le désert est un lieu vierge, et rationnellement, peu de choses peuvent s’y passer. Ainsi, ce lieu peut devenir le théâtre d’envolées poétiques, d’expérimentations graphiques, de jeux entre les formes.

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Dans la construction de ce monde, je mêle différentes techniques, comme l’encre, le monotype, la trame, le papier découpé. Les dialogues entre ces techniques viennent appuyer une atmosphère étrange et surréaliste. Le geste créatif joue beaucoup sur le ressenti que l’on a d’un travail, ainsi, mon trait est vacillant, parfois maladroit. Je recherche une spontanéité et une vibration dans mon dessin.

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girinboraida@gmail.com instagram.com/guilin_braida 06 46 22 69 74

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1 – Tabi, illustration, sérigraphie ; 2 – Le Voyageur Imprudent, film d’animation, dessin, papier découpé animé numériquement, 3'.


Estelle Citadelle Mon travail s’articule autour du thème de l’identité. C’est une vision plutôt curieuse de se sentir ancrée dans sa culture et dans un espace loin de chez soi. Mais cela se cultive et, comme un rhizome, ne tient pas en place. Ainsi, à travers certains de mes projets, j’essaie d’interroger mon entre-deux : mon parcours entre la Guadeloupe et la France hexagonale, mon rapport à ces deux territoires. L’observation fait partie intégrante de ma pratique artistique, et c’est avec la photographie que je parviens à l’exprimer : j’écoute, je glane, j’attrape puis j’associe. Ce sont des morceaux d’images, des traits de nature que j’investis émotionnellement et que j’entremêle, afin de créer une nouvelle image, une nouvelle expressivité.

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Pour ce projet, je m’approprie la légende créole de la diablesse et je la laisse prendre possession de mon corps. Au vu des conditions actuelles de confinement, c’est dans mon appartement que je photographie, manière de puiser dans mon quotidien et d’observer une intimité, de la même manière que j’étudie la ville, le dehors.

1 – La diablesse, série de photographies ; 2 – La diablesse, série de photographies.

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estelle.citadelle1@gmail.com

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Adèle Feneau Se sentir vivant ; sentir le vivant ; faire sentir le vivant : oui, mais comment ? Pourquoi ? Dans quelle situation ? Des questions qui en ouvrent une myriade d’autres et que j’ai essayé d’affiner à l’ÉSAL Épinal. J’ai commencé par regarder le corps : le photographier, le dessiner, le filmer. Devenu matière, j’ai joué avec, trouvé ce qui se cache derrière le corps, dans le corps, posé la question de l’âme.

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De là est née une quête de sensations que procure le vivant. Mon champ s’est élargi et l’homme s’est hybridé aux éléments qui l’entourent. Je me suis intéressée aux mythes et légendes, à l’histoire que l’on raconte mais aussi au médium que l’on choisit pour la représenter. J’ai souvent utilisé le fusain, friable, cassant, fatiguant, qui fonctionne beaucoup par le ressenti, par les sens. S’en suit une quête du mouvement avec le film d’animation, le mapping et le Vjing. Mes projets touchent à tout, je varie les médiums, les méthodes, les objectifs, mais une idée les rassemble : chercher ce qui fait SENS pour l’être humain, chercher une sensation.

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a.feneau@gmail.com 06 63 08 92 15

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1 – La Bête, mains mécaniques, papier mâché, polystyrène, bois, peintures, tissus et perles, 1000 x 120 x 80 cm ; 2 – Hybride, dessin fusain et pierre noire, 110 x 160 cm.


Marie Foulquié nom de plume Claude Ffoulkes Ces trois ans à l’ÉSAL se déploient à mon esprit comme un dégradé sur un calendrier : un éventail peint à la main et dont on se sert tous les jours. Je fonds le bleu dans le jaune et l’orange dans le violet ; par-dessus, je dessine des personnages qui parlent. La couleur, la musique et l’Histoire, les identités queer, l’éloignement et l’attachement à mon chez-moi remplissent mes livres, aquarelles, dessins et écrits. Dans chaque lieu où je me trouve, je cherche à y voir les fantômes. Je cherche avec frénésie les dates de chaque chose, chaque bâtisse, chaque route, chaque arbre et chaque personne. Je vois tout ce qui m’entoure à travers le filtre de l’histoire qui m’habite à ce moment ; et chacune de mes histoires est inscrite dans l’Histoire. 1

Je suis apprenti-auteur, érudit aspirant, artiste brocanteur. Je voudrais être érudit, être académicien, et comme Tolkien écrire des histoires au dos de copies d’étudiants. Je ne ferai pas de choses neuves. Si j’en fais, je les laisserai vieillir. Je donne du temps.

1 – A Day in the Life, bande-dessinée, 55 pages, aquarelle et encre sur papier ; 2 – Émile et Jean-Jacques, extrait, crayon sur papier et manipulation digitale.

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Wanqi Gan J’AIMERAIS J’aimerais que mon travail fasse rire. J’aimerais que mon travail m’aide à penser, que je réfléchisse mieux en l’aboutissant. J’aimerais que mon travail soit dépendant. Que son format soit fluide. Qu’il explore des formes différentes de prise de parole. Qu’il s’adapte aux contextes où il se trouve. JE TRAITE Du langage : langage visuel, musical, corporel, langues. Du format : le format de mon travail n’est pas seulement un moyen ou une forme, mais un enjeu à part entière. Pour citer quelques actions, j’aime bien : MUSIQUER mes travaux ; VOLUMER mon imaginaire ; SAUGRENUER mes personnages ; THÉÂTRER mes histoires. 1

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1 – OR{dre}CHESTER, performance avec dispositif volume, sonore, numérique, 25' ; 2 – Le Ramasseur de Couleur, édition, couvertures en plexiglass et bois, 49 pages.


Manon Garcia

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Ayant entamé un parcours pluridisciplinaire, je me concentre désormais sur la photographie et la vidéo. Mon projet de fin d’année s’intitule PIRATE. J’y propose une déambulation photographique urbaine expérimentale dans ma ville, mon terrain de jeu : Épinal. J’y mêle nature et architecture, avec le sténopé comme outil privilégié. Je me suis approprié cette technique grâce à des effets artisanaux que je concocte dans ma cuisine, je m’y sens un peu sorcière, un peu savante. Grâce à eux, je force le hasard à apparaître et à prendre une certaine forme sur le papier. Je tente le bug, le parasite. Il vient infecter mes photos pour ensuite s’autoproclamer sujet principal de mon travail. Brouillage total, plus de signal. Je sculpte la lumière, je la berce, puis j’enraye violemment sa trajectoire ! En totale déroute, elle zigzague, et puis elle va s’exploser sur une image. Ça noircit, ça crame, on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber.

1 – Série n°Pirate, sténopé ; 2 – Série n°Pirate, sténopé.

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Marie Gérardin

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Créer est une nécessité. Je fonctionne toujours de la même manière : j’isole un élément de mon quotidien. Cela peut-être une interrogation, un besoin, une envie, une peur, et je le laisse me guider vers de nouvelles expériences qui viennent m’apporter des éléments de réponse. C’est une quête. J’essaie de témoigner de ce cheminement dans chacun de mes projets. Ces questions qui me poussent à créer ne sont jamais les mêmes, bien qu’elles gravitent toujours autour d’une thématique centrale : le vivant. Tout ce qui est vivant me passionne que ce soit la faune, la flore, les humains. Je trouve cela mystérieux, beau. Et pour être plus précise, c’est le processus de création et de destruction qui m’intéresse. Comment une existence arrive-t-elle à prendre forme dans la matière et, à l’inverse, comment un corps physique en vient-il à disparaître ? Cette question naît au départ de problématiques purement esthétiques et formelles mais revêt évidemment une dimension existentielle et spirituelle car elle interroge l’essence même des choses.

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1 – L’homme de terre et d’étoiles, ensemble de céramiques émaillées ; 2 – Potage papotages, installation, ensemble de céramique.


Sarah Germain Fragments Paysages est une narration interactive, née de mon affinité pour les formes théoriques et plastiques du paysage, liée à une pratique du dessin et à un travail d'écriture de plusieurs années. Y sont rassemblés les multiples univers que j'ai construits par le point d'accroche que sont la langue et ma manière de la manier, entre poésie et descriptions formelles et colorées. Des phrases courtes, brèves nourrissent la promenade des sensations puisées de ces moments d'écriture, qui apportent l'atmosphère, le rythme dans la déambulation et de la matière dans les dessins.

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Ici, chacun crée sa poésie, son paysage à explorer. En choisissant les fragments qui font résonance, qui intriguent le plus, on joue de leur individualité, de leur capacité à s'assembler. Et de là, on parcourt, on arpente de haut en bas, on traverse en profondeur. On se donne le temps de contempler et de s'immerger dans ce nouvel univers qu'on a construit en suivant nos propres émotions.

1 – Pierres Paysages, édition, écriture, photographie ; 2 – Les Villages des Danses, installation, illustration aux crayons de couleur.

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Mathilde Grange Ma pratique artistique se fonde sur un subtil équilibre entre arts de la scène et arts graphiques. J’aime penser l’art comme on pense un spectacle, une forme qui vibre, qui entre en contact avec le public. De quelle manière les arts graphiques peuvent-ils entrer en résonance avec les arts de la scène ? Pour mon diplôme, j'ai souhaité mêler la discipline du clown et celle de la peinture, proposant des improvisations publiques intitulées « Peinturluberlu ». En parallèle, j’ai pratiqué la peinture. J’ai peint de nombreuses toiles sans jamais anticiper ce qui allait naître sous mes pinceaux. J’ai trouvé une douce liberté dans ce rapport instinctif avec la matière picturale et les couleurs vives. 1

J'ai enrichi mes expérimentations en m'amusant avec des codes comiques empruntés aux clown·e·s, comme les schémas situationnels issus de L'encyclopédie de l'incorrect de Jon Davison. Je déploie l'absurde, mettant en situation une personne ou un objet qui se comportent de manière incorrecte, avec par exemple un pinceau de 5 m de long !

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1 – Peinturluberlu, performance clowne-peinture, peinture sur papier ; 2 – La Ribouldingue, peinture, gouache sur papier, 50 x 65 cm.


Marina Konther Image par image. La première chasse la seconde. Elles défilent, elles s’enchaînent. Viser, tirer. Le hasard né, l’accident s’installe. Errer, avancer, guetter. Le chasseur se cache. Et parfois la meilleure cachette, c’est d’être en évidence. En évidence dans la foule. Dans mes mains, je tiens une arme. Une arme qui ne tue pas, mais qui immortalise. Une arme qui ne fait pas peur, mais qui ne laisse pas indifférent pour autant. Une arme munie d’un chargeur, d’un cache, d’un viseur, d’un déclencheur. Pourquoi ne pas l’appeler la détente tant qu’on y est ?

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Je plisse l’œil, je retiens mon souffle, je vise. Capturer quelqu’un. Un homme, une femme, un enfant. Il s’agit d’enregistrer une émotion sincère. Observatrice, je deviens actrice de cette scène de l’imprévu au milieu de la rue. Je provoque des réactions. Je ne contrôle rien, à part mon viseur. Je choisis mon cadre, ce qui sera présent ou absent. Je capte des postures, des gestes, des regards. La personne va-t-elle sourire, être amusée, plisser les yeux, froncer les sourcils, être énervée, dérangée ?

1 – Sehnsucht, Photographie, numérique ; 2 – Souvenir d’une enfance flottante 1, peinture acrylique, crayon et pastel blanc sur papier, 105 x 120 cm.

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Raphaël Laizeau Un récit d’aventure entre politique, vidéo, image turbulente et évocations expérimentales. Des questions, des laboratoires d’images pour interroger le monde et tenter de me comprendre. C’est une exploration de l’image médiatique et politique, mise en relation avec des récits plus ou moins mythiques. Ma propre image s’est reconstruite à travers la fabrication et la composition de personnages. Ces identités, tantôt expressives et personnelles, tantôt supports d’actions, de performances m’ont permis d’intervenir dans la réalité politique et sociale.

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Il y a maintenant plus de questions que de réponses. Une élaboration, une architecture et une manière de travailler pour penser sa créativité et la faire agir sur le monde. Un désir d’apprentissage et d’écoute pour calculer, lire et traduire les éléments. Mes personnages dans ces images sont riches d’énergie et de détermination. Il y a une augmentation exponentielle de créations. Je me retrouve comme un enfant perdu dans ses débuts de construction et qui ne retrouve pas toujours le chemin.

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1 – Jardin 2 – Palmiers en feu


Cécile Lenot Ma méthode de travail prend forme en décomposant le territoire pour récolter les éléments qui le construisent. En posant mon regard sur le paysage, je me questionne sur les éléments qui le définissent et leurs histoires. Ces éléments, je les utilise pour construire de nouvelles formes de paysages. Je cherche à construire des espaces à parcourir pour établir des correspondances entre mon univers plastique et le territoire. À travers ces différents parcours, je propose d’explorer une forme de poésie qui s’interroge sur le lieu que peut contenir une image et sur la manière dont on peut le visiter. Une exploration, à la frontière entre deux mondes qui questionne les histoires et les liens créés par l’expérience des images. 1

1 – Visiun, édition, techniques mixtes ; 2 – Terra-Orium ; secteur A, détail de la série de cinq peintures Terra-Orium, peinture à l’huile sur toile, 60 x 80 cm.

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Alexane Maillard Les histoires se construisent en territoires de respiration. Je m’attelle à mettre en mots et en images celles qui flottent dans ma tête. Ce sont des histoires qui convoquent le minuscule, le doux, le saugrenu ; qui inventent d’autres ordres des choses, dans d’autres microcosmes cosmos. Ce sont des histoires à habiter, tantôt forteresses, tantôt châteaux-doux. Surtout, ce sont des histoires pour émerveiller. Les histoires ont de superpouvoirs, par exemple : elles aiguisent et illuminent les étincelles au dedans des adultes et elles nourrissent à grands éclats le feu de joie qui vit à l’intérieur des enfants. Aux enfants et aux adultes, je voudrais réjouir, régaler, étonner, briller et solidifier les cabanes qui existent dans la tête.

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Dans ma cabane, il y a : les cailloux, les secrets, les coquilles, les fleurs, les étoiles, les faux monstres avec des dents qui piquent, les bisous, les choses qui tiennent en équilibre, celles qui sont sur la terre, et celles qui sont sous la terre, les mille-pattes à 1000 pattes, les papillons à 6 pattes, la curiosité, la Nuit dans son plus bel apparat lorsqu’elle embrasse le Jour qui s’en va, les fourmis et les limaces.

1 – Le tigre, masque-costume, feutrine, coton, perles ; 2 – Si j’avais un secret je l’enterrerais dans le sol, édition, gouache, crayon.


Félix Metzinger Mon travail s'articule autour de deux axes : d’une part la volonté d’offrir au spectateur une participation interactive dans des dispositifs ; d’autre part une recherche sur les savoirs et la manière dont ils se créent et se transmettent. Comment se construit une compréhension du monde ? Par quelles méthodes ? Quelles formes donner à ces savoirs ?

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1 – Passe-temps Majorelle, application pour smartphones et tablettes Android, programmation en python sur Godot Engine ; 2 – TACOS : Mode d’emploi, affiche/livre, 42 x 29,7 cm, imprimé en risographie, éditions La Nef des Fous, 30 exemplaires.

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Ces deux axes de travail sont reliés à ma propre sensibilité, elle-même attachée à une certaine esthétique du schématique et nourrie de données scientifiques de manière parfois naïve, en regardant les images avant de chercher à les comprendre. Mon projet Les Mécaniques se trouve à l’intersection de ces deux champs. Il s’agit d’une expérience interactive mélangeant jeu vidéo et pièce sonore pour mettre en image des enregistrements de scientifiques, d’artistes et de membres de ma famille. Tous ont été confrontés à des innovations, souvent technologiques. À travers mon dispositif, je propose d'explorer la façon dont ils s’en sont construit une idée, une compréhension.


Anaïs Mimolle Avant d’arriver à Épinal, j’ai étudié le graphisme, les arts numériques et la communication au cours d’un BTS en Design Graphique, option médias numériques. Cette formation de deux ans, garde aujourd’hui encore des marques sur le travail que je produis et mon intérêt pour les signes et les différentes formes de langages. Tout au long de ma formation à Épinal, j’ai pris plaisir à être entourée de différentes sensibilités et autant d’univers graphiques riches et variés. Ils m’ont permis d’oser à mon tour à m’exprimer et prendre des risques dans des productions nouvelles, plus personnelles et intimes.

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Le quotidien m’inspire, c’est à travers lui que je m’évade dans mon travail. L’idée de vivre et de faire vivre grâce à un travail créatif m’intéresse particulièrement. À travers la thématique de la famille, je souhaite évoquer l’Humain qui grandit et évolue perpétuellement. Je cherche à comprendre comment nous nous construisons à travers les relations que nous créons et je veux continuer d’aider les gens à développer leur imaginaire tout en leur donnant la parole à travers mes projets.

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1 – Normal People, édition, feutres, 11 x 17 cm ; 2 – Sign, édition, découpe papier et illustration vectorielle, 15 x 15 cm.


Anaïs Moreau Ma pratique se construit autour du quotidien, du rapport aux autres et à leur environnement. Comment exploiter la communication entre les individus et les incompréhensions ? Comment l’homme influe sur l’espace et notamment leur habitat ? Et inversement, comment l’espace influence l’homme ? Dans les relations entre personnes et environnement, la question du temps et de son impact sur eux reste présente. Généralement, je cherche à développer ces thématiques au cours d’expérimentations aux supports multiples, appréciant les cadres participatifs : que ce soit par la collaboration de personnes extérieures pendant la conception d’un projet, la contribution physique lors de performances, ou par la manipulation dans l’édition. 1

Je laisse une place importante au son et à la musique qui se faufilent dans mes réalisations et recherches. En effet, la création sonore permet une grande immersion dans un projet et de nombreuses possibilités d’interactions.

1 – Salon Haut, sérigraphie 4 passages, 68 x 48 cm ; 2 – La chute des murs, projet multidisciplinaire, trace photographique de volumes, carton et plastiroc.

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Salomé Morilleau Grandir est un voyage et chacun emprunte ses propres chemins, à pied ou en formule 1. Mais où va-t-on ? Y a-t-il des ronds-points où faire demi-tour, des croisements où changer de route, des virages où ralentir, des lignes droites où accélérer, des stops où s'arrêter ? Sommes-nous seuls sur la route ? Y a-t-il des accidents ? Doit-on être prudent ? Est-ce qu'il faut être concentré ou spontané ? Est-ce qu'on a besoin de temps ? D'espace ? De place ? De silence ? De bagages ? D'une bonne vue ?

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Mon travail est une voiture dans laquelle je pars explorer et découvrir la grande route de la vie. Les histoires que je construis sont liées à l'enfance, la famille et le souvenir. Ce qui m'intéresse particulièrement, ce sont les émotions. Adultes, nous avons tendance à les mettre de côté, à les cacher et à les oublier. Pourtant, elles sont ce que nous avons de plus véritable, de plus profond et de plus humain. Au volant de mon travail, avec des émotions plein mon coffre, je modèle des étapes de grandir, je dessine des morceaux de chemin, j'interroge l'adulte et je réveille l'enfant.

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1 – L’éléphant, illustration, sérigraphie ; 2 – En marmite Mamie, film d’animation, animation traditionnelle 2D, 2'35.


Jules Playa – Arruego Si l’on place des points les uns à côté des autres, une ligne apparaît ; avec quatre lignes, une case se construit. Avec quelques traits dans des sens désorganisés (en apparence), une histoire se dévoile. La case est un bac à sable où tout est possible, nous pouvons déborder, la remplir ou la supprimer. Le dessin est un vecteur de transmission d’humour et d’humeur à travers les formes — de nez, de corps, de maisons et de têtes. C’est aussi le moment de rendre vivant ce qui semble immuable et immobile, comme des bâtiments d’un autre temps et d’une autre dimension, leurs habitants aux costumes plus décalés les uns que les autres.

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La plupart de mes histoires montrent des civilisations encore inconnues, aux mêmes problématiques que la nôtre. Je parle de livres, de grilles et de langages, des thèmes qui me sont chers et qui sont mes outils, que ce soit pour concevoir une affiche ou fabriquer un livre. Si je devais conclure, je dirais : temps = cases, cases = case + case + ... + case, et donc, cases = histoire.s.

1 – Carrément !, édition imprimée en risographie ; 2 – Dieux du Ciel, Habitants du Sol, édition en gravure sur cuivre et typographie plomb.

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Camille Pradel de Lamaze Comment réunir les deux pratiques que j’affectionne le plus, la peinture abstraite et le dessin ? Quelle cohabitation pour ces deux pratiques ? Et comment les réunir au sein d’un seul et même lieu, celui du tableau ?

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La question de l’Art et particulièrement de la peinture — pourquoi peint-on encore aujourd’hui et qu’est-ce que cela signifie — est au centre de mes préoccupations. Celle de nos savoir-faire, inscrits dans notre culture et qui pour certains sont menacés, m’inquiète : le dessinateur, le peintre, peuvent encore être maitres de leurs outils. Ce qui me tient le plus à cœur, c’est l’élaboration d’un système dont je suis l’auteure. De la fabrication de mes outils au mélange des matières et des couleurs, je mets en place des savoir-faire spécifiques, je fabrique les conditions d’élaboration de mon travail. L’acte de peindre — à mon sens — ouvre un espace intellectuel où certaines questions surgissent, où les tourments se mélangent et créent de nouvelles formes de pensée, parfois lucides, parfois plus abstraites et instinctives.

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1 – Objet Floral, gouache et aquarelle sur papier ; 2 – Dévoration, panneaux I-II, gouache et pigments noirs sur papier.


Mathilde Recart Conort Même si je privilégie une manière de faire, plutôt qu’un résultat bien défini, il y a néanmoins une esthétique qui se dégage de l’ensemble de ce que je fais. J’aime les ambiances sombres, quand l’obscurité met en valeur la lumière. Pour cela, la nuit est un de mes moments préférés. Surtout tard, car les rues deviennent désertes et les gens encore présents sont ceux qui aiment la nuit.

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1 – L’étreinte, dessin au marqueur noir ; 2 – Agression, dessin au fusain, illustration de l’édition « Saturation » .

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Néanmoins, je crois que je préfère quand il n’y a réellement personne. Il y a un faux calme qui s’installe. Les arbres bruissent légèrement, les immeubles s’éteignent, certains s’allument. C’est comme si une vie silencieuse, couverte d’ordinaire par le bruit de la frénésie humaine, pouvait pleinement prendre place. Il faut parfois de l’espace et du calme pour que l’essence des choses se révèle. C’est la même chose pour les lieux abandonnés, pour tout ce qui est inanimé, les choses auxquelles nous ne faisons pas attention au quotidien. Je pense que j’aime m’intéresser à ces choses qui n’ont plus d’usage, qui n’intéressent pas ou plus les gens, leur donner une présence et une importance à travers ce que je fais.


Mathilde Rey Je me nourris de ce qui existe, de ce qui est là, juste ici. Ce. Ce sont les choses délaissées, abîmées, oubliées, mises au rebut, qui ne servent plus, dont on ne voit plus l’usage. Ce désigne un objet inanimé, connu de vous et de moi. Francis Ponge disait : « nous sommes entourés d’objets qui nous regardent ». J’étudie l’habitude, je raconte ma mythologie personnelle. Ce que j’aime le plus, c’est fabriquer le brouillard. J’explique : le brouillard est un nuage dont la base touche le sol. Une masse informe qui floute toute vision dans un périmètre d’environ 1 km. Le nuage, même dans un paysage connu, déforme les choses : on n'est plus sûr de rien.

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Je puise dans la mémoire collective des objets et des choses pour mettre en lumière leur potentiel magique. Touver ce qui brille en rassemblant des fragments de matière, afin de déployer les formes dans l’espace grâce au dessin, à la photographie, la peinture et tout ce qui passe entre mes mains. Que racontent les lieux délaissés ; et quels sont les monstres qui surgissent quand on éteint la lumière ?

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1 – Dans le vide la maison ou proposition d’un bout de chemin, installation, peinture acrylique, tissu, carton, cailloux ; 2 – L’homme coquille, extrait d’édition, impression laser.


Emma Rivet Pour conclure mes études, j’ai souhaité m’investir dans la sensibilisation du grand public à l’architecture. Pour ce faire, je suis partie du principe que nous avions autant de manières d’écrire qu’un architecte a de construire. Pour illustrer mon propos, je suis allée à la recherche de bâtiments desquels pouvait découler tout un alphabet. De nombreux architectes me vinrent alors à l’esprit et me donnèrent envie de me plonger dans leurs œuvres afin de voir surgir derrière un immeuble ou une bibliothèque, l’évocation d’une lettre permettant la naissance d’une multitude d’autres signes. Après cette quête, j’ai cherché les techniques en adéquation avec l’univers de chaque créateur. Enfin, l’ultime étape, celle tant attendue, celle où je me mets à jouer avec les formes et les couleurs. 1

1 – The Pirelli Tire Building de Marcel Breuer, papier découpé ; 2 – À la surface, photographie argentique et travail éditorial imprimé sur papier journal.

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Louise Roy Mon travail s’articule autour du dessin et du son. Mon processus de création et les productions qui en découlent sont portés par un seul et même but : créer du lien en transmettant mes ressentis afin qu’ils animent une réaction profonde chez le spectateur. Le corps et ses sensations sont au cœur de la création. Dans un geste d’épuisement, je rentre en intimité avec le trait, la trame, la matière et la couleur : ils sont habités, nécessaires et assurés, ils se déploient dans l’espace et se suffisent à eux- même. Ainsi, je crée mon propre sillon dans cette terre floue qui demeure entre représentation et abstraction.

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Mes créations — sonores et dessinées — portent des concepts et dépeignent des histoires. Je ne les retrace pas systématiquement, car l’interprétation de chacun a tout autant le droit d’exister. C’est pourquoi, je crée des nouveaux langages libres de toutes frontières de compréhension. Il faut accepter de ne pas comprendre, d’être perdu, de se laisser transporter, de s’adapter à de nouveaux codes, pour finalement trouver sa propre poésie.

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1 – Impressions sonores, série, dessin, peintures acryliques et craies ; 2 – Déambulation, photographie argentique.


Montaine Sanchez Un petit monde à côté du Monde, peuplé d’animaux, d’amis et de proches, habité de souvenirs, d’habitudes et de rires, déployé dans des paysages familiers, vivants et arborés Avec mes dessins, mes éditions illustrées et mes bandes dessinées, je fabrique un univers fait de ce qu’il y a de meilleur et de ce qui m’est le plus cher dans mon train-train quotidien. Les émotions prennent la forme de personnages parfois un peu gauches, sincères toujours et assurément plus bavards que moi ! L’air de rien, je souhaite partager avec mon prochain une parenthèse amusante, tendre et un brin poétique.

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1 – Broccoli « Frilosité », bande-dessinée, illustrations numériques ; 2 – Sparadrap, couverture, édition, 32 pages, 20 x 22 cm, illustrations aux crayons de couleur, impression jet d’encre sur papier 140 g/m2.

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Angèle Santrot Quoi dire de mon travail ? Dire qu’il est 23h46, que c’est l’élan qui me pousse, le dernier ressort pour pas rater la consigne. Dire que j’écris des mots, de la langue qui claque, que je cogne les murs de mes paroles fanées. Dire qu’important c’est : faire présence. Je me promène dans un lieu, dans l’école, parmi vous, et grappille des bribes. M’abreuve. Un phénomène qui s’explore, c’est la cohue des corps. À la traque du mot juste, je me planque en cavale. Cherche la cohésion qui fait tenir la structure. Je vous gratte sur ma feuille, y capture l’atmosphère. 1

Une tempête t’emporte dans ma ronde, tu t’assois et j’écoute. Observe les mots me couler de la bouche, comme un portail qui dérouille. Derrière la grille on aperçoit des personnages. Pas d’importance qui c’est : ils sont là et c’est tout. Cherche juste à rendre compte : du courant d’air en moi.

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1 – Pourquoi tu dis rien ?, affiche, sérigraphie 3 passages, 48 x 60 cm ; 2 – La Recette pour pas avancer, édition, photocopie laser sur papiers, 21 x 29 cm.


Diane Simonot / Cath Peligrim Mon travail artistique est une sorte de cheminement dont la réalité est souvent le point de départ. Je raconte ma vie dans des carnets. Ce n’est pas toujours drôle. Je me confronte parfois à mes pensées et à mon histoire. Mais souvent je nourris ensuite mes dessins de matière extérieure à moi, parfois poétique ; la réalité ne se suffisant pas dans ma pratique artistique. Je me penche sur les violences sexuelles ou sur la science, notamment la biologie, en témoignant sous forme de bandes dessinées ou de vidéos aux images symboliques ou en créant des planches didactiques et des BD explicatives.

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Dernièrement ma pratique se dédie à des formes et des sujets plus poétiques. Je réinterprète des tableaux connus en remplaçant les personnages par les miens : une petite femme lionne, une femme chat, mon propre personnage, etc. Je crée des bulles, des espaces pour laisser évoluer mon imagination.

1 – L’amoureuse, illustration numérique ; 2 – Goûté.e, vidéo, 3'22.

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Perrine Tilly Il y a les chevaux et l’apaisement que m’apporte leur présence. Il y a les mythologies, les contes, les légendes pour s’évader. Il y a les amitiés inter-espèces, la force de l’instinct, la relation à l’animal. Il y a les histoires que l’on se raconte, et celles que l’on aimerait vivre. Imprégnée des différentes mythologies du monde et de leurs représentations, je nourris mon dessin aussi bien des runes nordiques, que des entrelacs d’ornements celtes ou des hiéroglyphes égyptiens et de tout ce qui fait motif à mon sens.

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Avec mon projet de fin d’études, j’ai trouvé une passerelle entre deux centres d’intérêt : le cheval et la mythologie. J’ai imaginé la création d’un monde, une cosmogonie, qui a pour héros et acteurs des chevaux. Ce monde se crée à l’instinct, tout comme fonctionne l’animal. Franz Marc dit vouloir peindre des qualités du cheval qu’il ne retrouve pas chez l’homme. Le cheval est bon, vierge, beau et vrai. J’ai voulu baser cette cosmogonie sur le « vrai » dont parle l’artiste. Il y a le vrai de l’instinct et de l’instant présent.

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1 – Galop ancestral, illustration, peintures digitales ; 2 – Galop ancestral, illustration, peintures digitales.


Inès Trelcat (Peter, prénom d’usage) Je cultive un herbier de formes autour de la chair et de la terre. Un biotope curieux, une identité naïve qui se frotte à des questions qui piquent. Des métaphores et jeux sensibles qui champignonnent. Dans les hautes herbes et les orties, entre les montagnes, chez les queers, poussent des cultures et contre-cultures, des luttes, des jardins, des cabanes, des refuges. J’interroge ces lieux et ces relations, entre fiction et documentation. « Là où poussent les queers » rassemble des graines d’images et de mots. Quelques spéculations sur la nature, amant.e, maison. Une recherche, des questions sur ces rapports intimes entre Nous, ces espaces et ces corps. Des petites images qui prennent racine, des utopies qui puisent leurs besoins dans des fictions et réalités. 1

Des images sur du papier, du tissu, des slogans affriolants et des corps nus. Des objets qui s’ancrent dans des problématiques écoféministes et écoqueers. Un zine qui ramasse et amasse des bricoles. Des noyaux et des fruits plantés et dessinés de manière intuitive et spontanée.

1 – Make earth a safe place for queers, affiche en tissus cousue et peinte à la main, 108 x 67 cm ; 2 – AUTO’’ROOTS, zine participatif autour de l’imagerie des racines et de la symbiose, impressions en noir et blanc, format A5.

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Izia Vanhecke Mon travail artistique est une aventure, une exploration de l’environnement qui se dévoile autour de moi au fil de mon trajet. Munie d’un crayon, d’une aiguille à coudre et d’une encyclopédie biologique, je chemine dans la nature pour m’en inspirer. Cette nature se retrouve dans mes dessins et mes objets cousus sous la forme d’animaux. Piochés dans ma forêt natale, les documentaires ou mon imagination, ils sont faits de papier ou de tissus. Mon amour du détail se matérialise par les poils de fourrure, les brins d’herbe, les points de broderie et les mailles de tricot. En dessin comme à l’écrit, je me concentre sur les détails, essentiels pour ancrer l’imaginaire dans le présent et rendre vivant. Pour moi les gestes, les odeurs et les sensations physiques sont plus importants encore que l’histoire. 1

J’écris sur les animaux, je leur invente un monde où ils ne courent plus le danger d’extinction, où ils sont libres d’évoluer sans la menace de l’Homme. J’espère par mes réalisations partager mon amour de la nature et mes inquiétudes face à sa survie.

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1 – Affiche Selfie, affiche, dessin vectoriel ; 2 – Balance, sculpture en carton, kraft gommé, tissus, 115 x 66 x 48 cm de haut.


Cécile Venet Parcourir la Terre

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1 – L’Odyssée d’Hagbard (détail), feutres fins sur papier ; 2 – L’Invisible (détail), photographie macroscopique de bactéries.

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J’ai trouvé, en arrivant à l’ÉSAL, une nouvelle source d’inspiration dans les paysages de la région vosgienne, qui m’ont permis de m’échapper du Paris bétonné, grisâtre et monotone. J’y ai découvert des lieux de recueillement et de repos où je me rends encore régulièrement. Depuis, je suis sensible aux formes complexes que représente le vivant, à la façon structurée dont la matière organique se développe. J’aime me pencher sur chaque détail, représenter, par des techniques diverses, la variété des motifs que je décèle, manipuler la matière organique, chercher à comprendre son mode de fonctionnement. Par un travail à la fois narratif et écologique, je me plais à poétiser la nature, à transmettre des connaissances sur le vivant au sein d’éditions mêlant l’art et la science, l’intellectuel et l’imagé. J’entraîne mes personnages dans des paysages inconnus, sauvages, des lieux où ils peinent parfois à trouver leur place. Au cours de leur périple, ils apprennent à percevoir le monde qui les entoure, à le comprendre mais aussi à se construire en tant qu’individu.


Juliette Vergori Mon travail s’articule autour de moi, de mon corps et des sensations que celui-ci peut m’offrir. J’aime les expérimenter, les analyser et les donner à voir aux autres et à moi-même. Le corps est l’outil le plus simple, le plus intime que je puisse avoir. Toujours à portée de main, il reste pourtant une source quasi-inépuisable. J’essaye d’aller vers. Vers les choses extérieures : les arbres, les pierres, la terre ; les signes ou le langage. Vers les corps en dedans : mes sensations internes, je leur donne une voix.

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Je souhaite les comprendre, mieux ingérer ces corps, ces surfaces, ces peaux : les « contenir en moi ». Je touche avec pudeur ; je modèle et projette ces expériences sensibles par différents médiums : photographie, dessin, écrit et édition. Et surtout vidéo, car elle sait transmettre : je filme un moment M, je récolte la matière pour me documenter. Je mets ainsi en scène plus ou moins consciemment et suis ma propre actrice.

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1 – Balade liqueur, liqueur âmes sœurs, vidéo, 4'17 ; 2 – Chemins d’écorces, 3 photographies, impression jet d’encre, carton gris, 79 x 27,8 cm.


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Diplôme d’État de professeur de musique


D.E. PROFESSEUR DE MUSIQUE

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Modalités de diplôme Des propositions de nouvelles modalités du diplôme d’État, DE, de professeur de musique 2020 ont été élaborées en concertation avec les équipes pédagogiques et l’Inspection de la musique de la DGCA pour les épreuves terminales du DE. Les principes retenus ont été de :

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–R éaliser les épreuves terminales à distance –R especter les grands principes des épreuves en termes de modalité et d’évaluation – Assurer une égalité de traitement entre les étudiant·e·s – Veiller à la parité dans la constitution des jurys des épreuves – Tenir compte d’une situation hétérogène : certains étudiant·e·s ayant déjà réalisé certaines épreuves – Tenir compte du contexte de confinement : les étudiant·e·s n’étant pas tous dans les mêmes situations matérielles de préparation –M aintenir le calendrier des épreuves : entretien devant le jury prévu du 22 au 24 juin 2020 – Maintenir la composition du jury validée en janvier 2020 Pour chaque épreuve, le jury disposait du portfolio du candidat.


L’épreuve d’interprétation consistait en un entretien de quinze minutes avec le jury portant sur les documents fournis par les étudiant·e·s, c’est-à-dire par le programme musical prévu, une vidéo comprenant une pièce entière du répertoire de sa discipline et sur l’activité artistique du candidat pendant le confinement. Le mémoire et le portfolio ont été présentés selon les principes habituels sans modification des dates de rendus. L’entretien final, regroupé avec celui de l’épreuve d’interprétation portait sur le travail écrit — mémoire et portfolio — ainsi que sur toute question de culture générale ou de pédagogie.

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L’épreuve pédagogique a eu lieu par visio-conférence en direct d’un cours de trente minutes donné par candidat à un élève. Le candidat avait pour objectif de commenter à l’oral une situation choisie par le jury dans le carnet de bord de tutorat (diagnostic, stratégies d’apprentissage envisagées, répertoire approprié…). Un entretien de quarante cinq minutes permettant d’approfondir les arguments défendus et d’évaluer les compétentes pédagogiques du candidat a finalisé cette épreuve.

D.E. PROFESSEUR DE MUSIQUE

Le projet musical et pédagogique a été évalué d’une part sur l’étude du compte-rendu remis par l’étudiant·e en présentant le pré-projet fourni en décembre 2018, le compte-rendu du travail effectué jusqu’à la date du confinement et les actions réalisées pendant le confinement. D’autre part, la restitution du projet a été remplacée par un entretien à distance de vingt minutes avec le jury.


Présentation des membres de jury Le diplôme d'État de professeur de musique a été délivré par : Caroline Cueille, directrice du Pôle musique et danse de l'ÉSAL (présidente) ; Agnès Hervé Lebon, directrice de conservatoire ; Chrystel Marchand, personnalité qualifiée ; James Szura, professeur certifié.

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Vidéo des diplômé·e·s du Pôle musique et danse


D.E. PROFESSEUR DE MUSIQUE

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Diplôme d’État de professeur de musique À l’issue des épreuves terminales qui se sont déroulées entre mai et juin 2020 essentiellement en distanciel, 16 étudiant·e·s ont obtenu leur diplôme d’État (DE) de professeur de musique.

Au cours de leur formation, les nombreux projets réalisés par les étudiant·e·s sont bien souvent le fruit de partenariats locaux initiés par le Pôle musique et danse (PMD) de l’ÉSAL. Ainsi, il s’est agi de s’appuyer sur les forces musicales de la Région Grand Est pour nourrir les projets professionnels des étudiant·e·s. Les conservatoires à rayonnement régional et départemental, les centres de ressources de la musique, l’Orchestre national de Metz et les structures d’enseignement supérieur ont été plus particulièrement mobilisés. Ces différents partenariats constituent une richesse qui positionne pleinement le Pôle musique et danse comme un centre de formation à l’excellence.

DNSEP D.E. PROFESSEUR ART DE MUSIQUE

Au-delà de la diversité des disciplines qui spécialisent le DE musique, les 16 lauréat·e·s pianiste, guitariste, saxophoniste, hautboïste, clarinettiste, violoniste, chanteur, flûtiste, percussionniste, trompettiste, gambiste... ont été formé·e·s, guidé·e·s et soutenu·e·s tout au long de leur formation, par plus d’une centaine d’enseignant·e·s de renom. D’une durée de 2 à 3 années, la formation dispensée alterne des cours théoriques et pratiques, dans un souci constant de prise en compte des besoins spécifiques de chacun·e.

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La réussite de ces épreuves est l’aboutissement d’une formation particulièrement exigeante pendant laquelle chaque lauréat·e a pu construire, développer et affirmer son positionnement pédagogique et artistique.


Anne -Laure Bernard

percussions

« Mon fils est hyperactif, ses enseignants m’ont conseillé de l’inscrire en percussions » Cette phrase, je l’entends très souvent de la part des parents qui viennent inscrire leurs enfants dans ma classe. On pourrait dire que c’est un cliché et pourtant, je ne peux pas le démentir ! J’étais une enfant hyperactive et voir les percussionnistes bouger au fond de l’orchestre m’a tout de suite donné envie de faire comme eux. J’ai donc choisi de commencer les percussions dès l’âge de sept ans. La variété de styles auxquels nous avons accès, la multitude d’instruments qui compose cette famille, l’énergie que demande son jeu : tout cela rend le monde de la percussion inépuisable de ressources.

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annelaure.bernard19@gmail.com

Simon Clivot

Ma vie est à l’image de ce monde, en mouvement continuel et très rythmée. De Brive-la-Gaillarde, en passant par Tours, Paris puis sept années en Allemagne, je suis aujourd’hui professeur de percussions au conservatoire de Thionville et musicienne au sein de l’orchestre de Thionville Moselle.

guitare

Ayant dès mon plus jeune âge pratiqué la guitare, la musique a toujours fait partie de ma vie.

DIPLÔMES 2020

La vibration de l’instrument, son contact charnel en fait sa particularité. Tout ceci est devenu, au fil des années, vital pour moi, et en faire mon métier s’imposait comme une évidence. J’ai pu, au travers de mon cursus, rencontrer de nombreuses personnes du métier afin de parfaire mes connaissances. Évoluant dans plusieurs formations, autant en musique classique que dans les musiques actuelles, j’ai pu me former à de nouveaux langages. La scène et l’enseignement sont pour moi totalement complémentaires, ils permettent d’être en perpétuelle réflexion sur la manière dont on va les aborder. Aujourd’hui, étant arrivé au terme de ma formation au Pôle musique et danse, je possède des outils indispensables pour enseigner la guitare à mes élèves.

simon.clivot@gmail.com


Mathieu Devaux dit Lalande

trompette

La musique est l’art de la combinaison harmonieuse des sons avec le silence. Cet enchevêtrement de fréquences et de timbres si plaisants m’attire dans un monde enchanteur qui séduirait n’importe quel esthète. Une fois domptée, cette matière sonore qu’est la musique me procure un sentiment de liberté dans ma création. Je puise mon inspiration de tout ce qui m’entoure. Mon imagination déborde d’images en relation avec la musique. Mon cerveau se transforme en projecteur de cinéma, collant un film muet à mes pensées pour soutenir mon interprétation. Mon Art est une passerelle entre l’audible et le visuel. Tels les compositeurs romantiques de musique à programme, je suis dans une recherche perpétuelle de la Musique comme Art absolu et autonome.

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Jules Fossé

piano

Je suis attiré par les formes brèves, elliptiques dont l’expression est condensée, les allusions, les sens cachés, le jeu. À la manière d’un explorateur, je prends plaisir à découvrir de nouveaux répertoires. Ma pratique du chant lyrique et celle du piano se nourrissent mutuellement. Je suis sensible aux harmonies, aux surprises. Lorsque j’appréhende une œuvre musicale, je m’applique à tisser du lien, à plusieurs échelles, entre les moments musicaux. Je suis convaincu de l’importance de la culture musicale dans la transmission d’une pratique instrumentale, elle m’a permis d’enrichir mes interprétations. Lorsque je suis en situation d’enseignement, j’aime transmettre la culture des œuvres du répertoire à mes élèves. Je cherche constamment à les amener à prendre conscience de ce qu’ils produisent, éveiller leur attention afin d’enrichir leur rapport au monde.

julesfosse@free.fr

D.E. PROFESSEUR DE MUSIQUE

mathieu.ddl@gmail.com

Pour moi l’art est un formidable vecteur d’expression. Il nous permet de nous libérer en partageant nos émotions. L’art nous rassemble et nous oppose. Nos goûts personnels sont toujours les plus importants, mais comment évoluer si ce n’est en se confrontant aux visions des autres ?


Gaëlle François

chant

Dans le domaine du chant, il est important de laisser une large place à la créativité et l’inventivité. Ce sont des éléments favorables à l’évolution et l’avancée positive d’un interprète. Il est primordial pour moi de pouvoir rester connectée au milieu de la scène, d’interpréter et prendre du plaisir face au public. Etre choriste et soliste nourrit ma musicalité et mon écoute. J’ai une préférence pour le travail musical collectif, partager des interprétations, des envies, tout simplement faire vivre la musique.

gaelle.francois62@orange.fr

Je suis aussi attirée par différents arts comme la photographie, le dessin et la peinture. Il m’arrive de prendre du temps pour trouver le bon angle, la bonne lumière, la bonne couleur, un peu comme en musique, entendre la bonne note. Il y a alors comme une vibration qui résonne, une pièce de puzzle qui s’assemble, le sentiment d’avoir réalisé quelque chose d’harmonieux.

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Chanter me permet d’être connectée avec mon essence profonde, avec ma musicalité et mes battements de cœur. D’être simplement avec moi.

Martin Geyer

euphonium

DIPLÔMES 2020

Je me représente aujourd'hui en tant que trompettiste pour le côté mystérieux et profond de cet art. J'aime ces sons, ces couleurs qui se déploient et je cherche constamment à les recréer, à en donner un sens encore plus fort. La musicalité émanant de la trompette permet de dire toutes choses, rassemblant ainsi les sentiments les plus enfouis, afin de les transmettre le plus justement possible. J'ai foi en cette magie qu'est la musique. C'est ici que naît la symbiose parfaite entre rêve et réalité, par cette sensualité brute et sans mensonges que j'exprime dans le moindre morceau, la moindre phrase et la moindre note. La vague douce que j’entretiens grâce à ce souffle chaud et cette virtuosité virevoltante m'emporte toujours plus loin. Aujourd'hui je crée, demain je réinvente, les idées floues prennent forme, le temps d'un instant, le moment où mes lèvres se posent comme pour un baiser. Quand le son vient caresser mes oreilles... je ressens juste un baiser d'amour.

martin.latrompette@gmail.com


Stéphanie Houillon

viole de gambe

De la musique aux mathématiques et réciproquement L’art et la science prétendent l’un et l’autre nous fournir une réflexion sur le monde. Fonder ma démarche d’artistepédagogue sur ces deux domaines me ramène vers une ouverture d’esprit nécessaire dans le monde d’aujourd’hui. De mon intérêt pour les mathématiques : j’aime les proportions, les symboles, la notation. Les choses sont simples, au sens où elles sont vraies ou fausses. J’y trouve un peu d’ordre face au chaos. De ma rencontre avec la musique : j’aime l’émotion, l’affect, l’esthétique. Les choses sont simples, au sens où elles sont authentiques et véritables. J’y trouve un peu de réconfort dans l’adversité.

Tom Massot

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houillonstephanie@hotmail.com

Ce n’est certainement pas un hasard si la musique ancienne s’est imposée à moi : elle représente ce côté binaire et entremêle à merveille créativité et rationalité. J’y trouve des réponses à mes interrogations, tant dans l’interprétation qu’en pédagogie. Suis-je un esprit cartésien ? Suis-je un esprit créatif ? Je suis finalement un esprit musicien.

saxophone

Saxophoniste de formation « classique », j’ai commencé mon apprentissage par la musique écrite, mais je m’épanouis également dans le jazz et l’improvisation, qui représentent pour moi un vaste terrain de jeu, m’offrant une liberté immense. Je suis en fait constamment en quête d’univers musicaux au sein desquels je pourrai m’exprimer pleinement, sans barrières stylistiques. Cette envie d’ouverture qui m’anime, m’amène aussi vers d’autres instruments comme le piano, la basse électrique, la percussion... Dans une pédagogie du partage, je m’inspire donc de diverses esthétiques pour co-construire avec mes élèves le chemin artistique qui leur ressemble.

tmassot54@gmail.com

D.E. PROFESSEUR DE MUSIQUE

Du soprano au ténor en passant par l’alto (et parfois le baryton), mes saxophones sont autant de voix différentes à travers lesquelles je peux extérioriser mes émotions les plus profondes et indicibles. En sculptant la matière sonore, je tends à exprimer le plus sincèrement possible l’humanité, la fragilité et la sensibilité qui m’habitent.


Théo Migeon

guitare

L’enfer c’est les autres, disait l’autre. Mais être artiste, c’est être l’autre, être des autres. Transmettre aux autres, c’est être soi à travers l’autre, c’est être l’autre à travers soi. Chaque personne est pour moi un réservoir d’expressions nouvelles. Réussir à le faire assumer à chacun me fascine. L’humain est au centre de ma réflexion artistique et pédagogique, l’humain, ses forces et ses faiblesses. La musique a le potentiel de révéler l’essence non pas seulement de la vie, mais également d’une vie. L’instrument est alors un révélateur du corps, une manière de l’apprivoiser. Il est l’organe-obstacle de notre être en entier dans lequel la volonté peut ce qu’elle peut malgré l’obstacle et par là même grâce à lui, dixit Vladimir Jankélévitch.

DIPLÔMES 2020

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theo.migeon@gmail.com

Patricia Nnguyen

piano

C’est après avoir étudié les langues et après mon séjour universitaire en Chine que je me tourne vers la voie de la musique. Ces deux faces se complètent et ne m’ont jamais quittée. De retour en France, je décide de me consacrer à l’accompagnement, tout en approfondissant mon répertoire classique de pianiste soliste. Je me suis également spécialisée dans le tango et immergée dans les musiques du monde, nourrie de mes impressions de voyages. La beauté, le rêve composent mon univers de passions sonores, empruntant aux différents arts — visuel, descriptif ou sensoriel. La musique prend alors un autre aspect. Plus qu’un son, elle devient le compagnon d’un geste, d’un crayon ou d’un pinceau. Elle se fond parmi les autres arts qui se nourrissent mutuellement. Richesse de l’échange, partage, union des arts. Transversalité, voilà ce à quoi mes projets tendent.

patricia.nguyen@yahoo.com


Manon Pac

flûte traversière

Au-delà du timbre agréable et des remarquables œuvres qu’offre le répertoire de la flûte traversière, j’aime le plaisir physique que procure la pratique de cet instrument : je ressens les vibrations à la pulpe des doigts ; j’ai l’impression de toucher le son. Je façonne la résonance grâce à l’air, qui forme des sonorités, des couleurs bien particulières. Elles sont miennes, personnelles, et créent mon identité sonore. L’art de souffler dans ma flûte donne confiance et assurance à l’artiste que je suis aujourd’hui. Le langage universel de la musique n’a pas de limite et me laisse communiquer librement, au-delà des mots. J’explore le public qui se tient devant moi : amis, famille, enfants, personnes âgées, personnes inconnues.

Anaïd Poghosyan

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manon.pac@gmail.com

Le dialogue est réciproque : je joue de la flûte, et l’attention, les réactions, les regards sont une réponse à mon discours. Il n’est rien de plus précieux pour moi que de pouvoir s’exprimer par la musique, par des vibrations. Cette liberté partagée est à prendre, à garder, à utiliser.

hautbois

Les orchestres symphoniques et d'harmonie, la musique de chambre, ainsi que l'ensemble de hautbois m'ont permis de progresser et de me produire dans les différentes régions d'Arménie, de France et d'Allemagne. Ce que je ressens pendant les concerts et que j'exprime à travers le hautbois est impossible à décrire avec des mots. Ce sont des sensations très fortes, agréables, parfois même tendues. Ce moment convivial que je partage avec le public est unique et chaque fois différent. Je tiens à l'idée qu'il faut viser la perfection, pour que les fruits de mon travail soient appréciés.

anaidpoghosyan@gmail.com

D.E. PROFESSEUR DE MUSIQUE

Issue d’une famille de physiciens, mes premiers contacts avec l'art ont commencé directement avec la musique. Le professeur a une influence importante sur l'élève, car il peut le motiver, l'intéresser à son instrument ou alors au contraire le décourager. De plus en plus passionnée, je me rendais à chaque cours comme un enfant court vers le terrain de jeu.


Stéphane Salort

piano

La musique est l’expression la plus sincère et authentique de mes émotions. Toujours abordée de manière spontanée et naturelle, elle ne m’empêche pas de porter aussi une grande importance à la technique. Il est important malgré nos connaissances et notre parcours de conserver spontanéité et créativité. La musique est le support de nos émotions, les autres arts sont l’environnement qui l’entoure, et leur mariage un lieu où tout est possible. Depuis mon arrivée à Metz, des rencontres, humaines et sensibles ont eu lieu. Grâce à une fabuleuse cohésion de promotion, prônant le partage et la bienveillance il y a eu des déclics. Ainsi, je peux dire qu’à travers ce parcours — un pour tous et tous pour un — je me suis endurci, j’ai grandi et développé ma personnalité. C’est aussi à ce moment que j’ai enfin compris la source de mon aspiration : apporter les clés nécessaires à la compréhension du monde qui nous entoure. Éduquer pour permettre à chacun de pouvoir s’émanciper, de trouver sa propre expression et d’affiner sa sensibilité.

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st.salort@laposte.net

Yolaine Seillier

violon

DIPLÔMES 2020

Issue d’une famille de musiciens, la musique a toujours fait partie de mon quotidien et c’est sur un piano que j’ai joué mes premières notes. Je suis également passionnée par la danse et ces deux moyens d’expression me sont devenus indispensables. Plus tard, ce mariage a apporté à mon jeu sa spontanéité. Lors d’un concert d’orchestre, j’ai été fascinée par le son du violon qui ne m’a alors plus quittée. J’attache beaucoup d’importance à ce que chacun prenne plaisir à jouer et trouve sa propre manière d’exprimer sa personnalité. En tant que professeur de violon, je fais participer mes élèves de tous niveaux et tous âges à des projets spectacles interdisciplinaires afin de leur apporter des expériences enrichissantes et motivantes. Les arts sont un moyen d’expression, de communication et de communion avec les autres.

yoyo-1010@hotmail.fr


Ugo Stella

piano

Quand j’étais jeune, un vieux piano trônait discrètement dans le salon, adossé au mur, muet. C’est par curiosité que j’y ai posé les doigts, le son qui en sortait me fascinait, sa résonance et la manière dont elle évolue. C’était assez propre au piano ; m’étant essayé au violon pour lequel je n’avais aucune patience, je ne retrouvais pas le même plaisir à écouter ce qui sortait de ces différents instruments. Aujourd’hui, c’est toujours le son qui m’intéresse et des compositeurs fascinants, comme Mompou ou Scriabine, qui travaillent essentiellement sur ce paramètre, me touchent particulièrement. Leur manière d’utiliser l’harmonie de manière narrative, et dans un langage qui leur est propre, laisse aux notes le temps de se mêler d’une façon surprenante.

Justine Voirgard

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ugo.stella19@gmail.com

clarinette

Au-delà des notes, par les lignes, les couleurs et les vibrations, je raconte avec ma clarinette la magie qui habite mon monde intérieur. Rêveuse, sensible et passionnée, je rythme le son de mon cœur.

Avec ma clarinette, j’appuie, je relâche, je gomme, je recommence, je taille la matière sonore. Manipulée et créée, je l’offre et la transmets à qui voudra m’écouter.

justinevoirgard@yahoo.fr

D.E. PROFESSEUR DE MUSIQUE

Du Classique au contemporain, du Romantisme au jazz, et par des projets artistiques, je cherche à créer de nouvelles teintes.


DIPLÔMES 2020

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Diplôme d’État de professeur de danse


D.E. PROFESSEUR DE DANSE

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Modalités de diplôme

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Les nouvelles modalités des épreuves du diplôme d’État, DE de professeur de danse 2020 sont le fruit d’une concertation réalisée avec l’ensemble des centres habilités afin d’homogénéiser les conditions d’évaluation des candidat·e·s au diplôme. Cette concertation s’est appuyée sur le texte de cadrage spécifique à la danse réalisé par le ministère de la Culture pendant la période de confinement : la communication complémentaire SG-DGCA du 22 avril 2020 aux établissements et centres habilités relative au diplôme d’État de professeur de danse.

DIPLÔMES 2020

Rappelons à ce sujet, que le Pôle musique et danse — comme tous les autres centres de formation analogues — est habilité à délivrer la formation du diplôme d’État de professeur de danse et à organiser les épreuves terminales. La délivrance du DE de professeur de danse reste une prérogative de l’État, contrairement au DE de professeur de musique. Afin de permettre l’organisation des épreuves pédagogiques dans les meilleures conditions possibles, le Pôle musique et danse a fait le choix de programmer ces épreuves pendant la première semaine de la Toussaint, du 19 au 23 octobre 2020. Ce choix a été motivé par le souhait de se rapprocher au plus près des conditions habituelles d’examen, celles-ci mobilisant des élèves-sujets en situation.


143 D.E. PROFESSEUR DE DANSE

Ainsi, les étudiant·e·s ont été évalués au cours d’une épreuve en présentiel se composant d’un cours à donner à ses élèves en éveil — initiation d’une durée de trente minutes, d’un deuxième cours technique destiné à des élèves avancés d’une durée de quarante minutes et d’un entretien avec le jury de trente minutes. La note finale a tenu compte pour 40 % de la note attribuée à ces épreuves et 60 % de la note du second semestre attribuée par l’équipe enseignante.


Présentation des membres de jury Le DE de professeur de danse a été délivré par :

DIPLÔMES 2020

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Jazz : Laurence Bertagnol, spécialiste de l’analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé ; Pascal Couillaud, formateur à l’ÉSAL dans l’option considérée ; Élisabeth Disdier, présidente du jury ; Marie Duhaldeborde, spécialiste titulaire du certificat d’aptitude dans l’opinion considérée ; Cécile Theil-Mourad, artiste chorégraphique dans l’option considérée.


Classique : Laurence Bertagnol, spécialiste de l’analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé ; Élisabeth Disdier, présidente du jury ; Marie-Françoise Gery, spécialiste titulaire du certificat d’aptitude dans l’option considérée ; Philippe Heloudiakoff, formateur de L’ÉSAL dans l’option considérée ; Philippe Keriguy, artiste chorégraphique dans l’option considérée.

145 D.E. PROFESSEUR DE DANSE

Contemporain : Laurence Bertagnol, spécialiste de l’analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé ; Solange Cellé, spécialiste titulaire du certificat d’aptitude dans l’option considérée ; Bernadette Le Guil, formateur de l’ÉSAL dans l’option considérée ; Françoise Leick, artiste chorégraphique dans l’option considérée ; Bertrand Papillon, président.


DIPLÔMES 2020

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Diplôme d’État de professeur de danse Habilité depuis 2016 à délivrer la formation au diplôme d’État (DE) de professeur de danse, le Pôle musique et danse de l’ÉSAL voit aujourd’hui sa 3e promotion d’étudiant·e·s récompensé·e·s. Les épreuves de pédagogie qui concluent la formation au diplôme d’État se sont déroulées du 19 au 22 octobre 2020. Programmées pendant les vacances de la Toussaint, ces épreuves ont permis une réalisation en présentiel des mises en situation pédagogique. Seul Pôle à proposer une formation au DE de danse dans la Région Grand Est, le Pôle musique et danse remplit pleinement ses missions de service public dans le domaine de la formation supérieure spécialisée.

DNSEP D.E. PROFESSEUR ART DE DANSE

Dans une constante exigence, ces intervenant·e·s de haut niveau ont formé et accompagné les étudiant·e·s tout au long de leur formation en prenant en compte le profil spécifique de chacun d’entre eux. En effet, si certain·e·s lauréat·e·s ont choisi de s’engager dans une formation à l’enseignement dans la continuité de leur formation initiale du danseur, d’autres, tels que les artistes chorégraphiques professionnels, voient dans le professorat une deuxième partie de carrière dédiée à la transmission de leur art.

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Couvrant les trois disciplines de spécialisation du DE de danse (classique, jazz, contemporain), la formation proposée a mobilisé pas moins d’une cinquantaine d’enseignant·e·s pour intervenir auprès des 16 lauréat·e·s.


Élodie Bion

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bion.elodie@sfr.fr

Sonia Boissière

danse contemporaine

C’est au cœur de la ville de Commercy que j’ai eu la chance de pratiquer la danse classique, les claquettes et les danses de caractère. Tout a basculé lors de ma rencontre avec la danse contemporaine au sein de l’école le Ban des Arts à Metz. Pleine de liberté à la fois dans le corps et dans l’esprit, cette danse a la possibilité de casser les codes. Sa richesse et son ouverture permettent sa perpétuelle recherche autour d’écritures métissées. La transmission m’apparaît comme une opportunité d’échanger à partir du corps et de l’empreinte de nos fondateurs. Mon dynamisme, ma bienveillance, ma tolérance et mon sens du détail accompagnent chaque danseur sur un chemin qui lui est propre et adapté. Mon but est de construire l’humain et de transmettre une conscience de soi, mais aussi de l’autre afin de créer un esprit de groupe.

danse jazz

Au départ, il y a la danse. Lorsque la danse vit, qu’elle est en relation avec notre esprit et notre corps, elle exprime un langage universel. Ce fut une évidence pour moi de suivre une formation professionnelle. Je découvre la danse jazz, qui est pour moi un état d’âme, une émotion. Son énergie est en moi, dans ma mémoire archaïque, mon berceau originel, mes racines.

DIPLÔMES 2020

Puis, se sont offertes à moi, de nombreuses années en tant qu’artiste danseuse au sein de différentes compagnies à l’étranger et en France. Parallèlement, je me dirige vers l’enseignement, ce qui me permet de me sentir plus complète et donne l’assise nécessaire à mes projets futurs. Aujourd’hui, je souhaite partager le fruit de mes expériences et de ma passion. Je désire créer des passerelles et des projets entre le danseur amateur et professionnel. Être, en toute simplicité, une passeuse de la danse jazz.

sonia.danse@hotmail.fr


Marie Boutard

danse classique

Titulaire d’un DEC classique et contemporain je peux dire que la danse fait partie de moi depuis toujours. Elle m’a appris énormément de choses sur même-moi et m’a accompagné dans chaque étape de ma vie. C’est un véritable Art de vivre, une bouffée d’oxygène, un exutoire. Qu’est-ce qui me plaît dans la danse ? J’aime son côté exigant, la rigueur que nous devons nous imposer pour aller toujours plus loin, cette sensation sur scène d’être plus grande et de pouvoir aller toujours plus loin. Tout ça me nourrit au quotidien et c’est ce que j’ai envie de transmettre.

Laura Buisson

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marie.boutard98@gmail.com instagram.com/marie_boutardc3

Enseigner la danse est avant tout un plaisir mais surtout un privilège. J’espère être à la hauteur de l’enseignement que j’ai reçu.

danse classique

Danser et enseigner en même temps, enrichir les cours par l’expérience de la scène, et inversement : voici comment j’imagine nourrir mon enseignement afin qu’il se renouvelle constamment.

Actuellement, la demande de danseurs pluridisciplinaires s’accroît, c’est pourquoi j’aimerais éveiller leur curiosité, afin de leur faire découvrir d’autres disciplines et Arts. laura.buisson28@orange.fr

D.E. PROFESSEUR DE DANSE

Transmettre aux élèves cette passion qui nous anime, développer leur sens artistique avec leur propre corps et des valeurs humaines qui serviront au-delà de la danse, mais aussi les accompagner dans une progression personnelle sont pour moi des priorités.


Anne-Laure Chatton

danse contemporaine

Comment décrire ma danse contemporaine ? Je dirais que je travaille sur les différents fondamentaux de la danse. L’écriture de ma danse est inscrite dans une danse où le corps et l’énergie se consument dans une spirale incessante. Une danse de réflexe, de relais, d’écoute, de segmentation où chaque axe du corps est autonome par rapport aux autres. Une danse où l’alternance de chutes, tensions, détentes, déséquilibres éveillent les capacités corporelles et sensibles de chacun. Maîtriser tous ces codes comme autant de voix et d’instruments d’un concerto, pour fixer le tout dans un cadre précis, cela est ma technique contemporaine.

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annelaurechatton@yahoo.fr

Benjamin Cortes

« Danser, c’est lutter contre tout ce qui retient, tout ce qui enfonce, tout ce qui pèse et alourdit, c’est découvrir avec son corps l’essence, l’âme de la vie, c’est entrer en contact physique avec la liberté » Jean-Louis Barrault

danse classique

Enseigner la danse classique pour moi, c’est la passion pour l’élévation de l’esprit, l’histoire chorégraphique et l’expression artistique. La danse est une manière de mieux se connaître. Son enseignement amène l’élève d’un point vers un autre tout en se respectant et en respectant l’autre, dans la communication et l’échange de notre propre culture.

DIPLÔMES 2020

Enseigner c’est être à l’écoute et partager la passion pour la technique de la danse classique, être dans l’accompagnement de chaque élève vers la création d’une image artistique.

benjamincortes@hotmail.fr facebook.com/bc.dc.94043


Justin Cumine

danse jazz

J’ai commencé à danser dans le Sud de la France à l’âge de 9 ans. Très rapidement la danse jazz a été pour moi une libération, j’étais à ma place. Danser, tous les jours, un besoin, une évidence. Avec le soutien indéfectible de mes parents et des professeurs passionnés et passionnants au Conservatoire d’Avignon, j’ai intégré le CCN-Ballet de Lorraine en 2006. Une multitude de chorégraphes et de styles différents m’ont fait grandir et m’épanouir mais la danse jazz restait ce qui m’animait le plus. Cette énergie singulière, ce rapport à la musique si riche. Intégrer cette année l’équipe pédagogique du Conservatoire de Nancy est pour moi la suite logique de ma carrière et j’espère transmettre cette passion à mes élèves aussi intensément que ce fut le cas pour moi.

Léa Fery

Entremêler les arts, développer leurs sens, les enrichir, les aider à devenir de vrais artistes accomplis. Sentir ce frisson en eux, cette flamme.

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patmol_7@hotmail.com

danse jazz

Depuis mon plus jeune âge, j’ai baigné dans des disciplines artistiques. C’est au fil du temps que mon attention s’est portée sur la danse jazz. Une danse métissée et syncopée mettant en avant le sens du partage, de la musicalité, une énergie particulière qui habite le danseur.

Il me semble important, pour l’élève et pour le professeur, d’être constamment dans une démarche d’apprentissage et de recherche. En danse jazz ou dans d’autres disciplines, l’enrichissement amène aux questionnements et à l’évolution. Chaque cours de danse est une richesse pour le danseur.

leafery.1@gmail.com

D.E. PROFESSEUR DE DANSE

Dans la danse jazz ce qui me fait vibrer, c’est l’improvisation. C’est quelque chose qui m’habite. Elle fait partie des fondamentaux de la danse jazz que j’aimerais défendre dans ma pédagogie.


Anissa Laghouati

danse jazz

Pour moi, la danse est avant tout une manière de s’exprimer et de partager. J’ai souhaité me tourner vers l’enseignement car j’aimerais transmettre ma passion. Apprendre à prendre soin de soi, de son corps mais aussi de son esprit, grâce à une pédagogie bienveillante et avec toute la rigueur que cet art requiert. Être professeur de danse c’est partager des savoirs, des valeurs, accompagner, mais aussi et surtout apprendre chaque jour. Cette formation m’a déjà beaucoup apporté et je suis convaincue que mon apprentissage ne fait que commencer...

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anissa.laghouati@yahoo.fr

Annabelle Marasi

danse jazz

Passionnée par la danse depuis mon plus jeune âge, j’ai souhaité m’inscrire au diplôme d'État de professeur de danse jazz, une danse qui correspond à ma personnalité.

DIPLÔMES 2020

Danse de l’instant, la danse jazz est pour moi, le résultat d’une époque qui se réinvente selon les contextes socio-politiques. Moi-même issue d’un rythme de vie bouleversant, ma danse est instinctive, inattendue. Pour moi le cœur de la danse jazz se trouve dans l’improvisation, liée au rythme, à la sensation et donc à l’expressivité. Par conséquent mon enseignement sera ciblé sur le rapport au sol, les ondulations, les tours, les équilibres/déséquilibres ainsi que les différentes qualités de mouvements qui caractérisent la danse jazz. Je continuerai de me spécialiser dans le jazz en diversifiant mon langage chorégraphique, car je rêve de devenir un jour une chorégraphe reconnue.

marasiannabelle1995@gmail.com


Jessie Menanteau

danse jazz

Au cœur de ma danse et de ma transmission : l’idéal de 5 S, tels les 5 sens du corps. Les Sensations, d’abord, pour goûter aux expériences sensorielles, aux perceptions kinesthésiques et à la sensualité du mouvement ; Exprimer sa Sensibilité, en matière de ressenti tant musical que personnel car ce qui nous meut est ce qui nous émeut. Puis, la Singularité, en touchant à son authenticité d’être et la libre expression de sa subjectivité, et se faisant, en Sécurité, en portant le regard tant sur l’intégrité physique qu’émotionnelle. Enfin, trouver ce qui fait Sens et s’entend comme juste en soi et avec les autres.

danse contemporaine

C’est à l’âge de 4 ans que j’ai chaussé pour la première fois des chaussons de danse et depuis je ne les ai jamais retirés. Ou plutôt si, à l’âge de 8 ans pour rencontrer la danse contemporaine. On dit que la vie est une histoire de rencontres. Cette rencontre a tracé l’un de mes chemins de vie. Après m’être formée à EPSEDANSE et y avoir obtenu mon diplôme d'interprète danseur en 2017, j’ai intégré la compagnie de danse contemporaine Black Bakara, dirigé par Frédéric Costallat. Danseuse et assistante chorégraphique sur de nombreuses pièces, j’ai aussi participé à plusieurs ateliers dans des collèges, ce qui m’a donné envie de transmettre. Cette transmission, c’est la révélation de l’art de vivre dans l’instant présent, d’être à soi, pour soi, en soi, tout en étant vers l’autre.

anguedu55@hotmail.fr

D.E. PROFESSEUR DE DANSE

Anguérande Perriaux

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jess-menanteau@live.fr


Marie Rodrigues

danse classique

La danse classique est pour moi un juste milieu entre la liberté de l’art et le cadre imposé par le code que nous utilisons. Mon parcours a été riche en rencontres plus ou moins bonnes et m’a permis de savoir me situer dans l’enseignement que je souhaite apporter à mes futurs élèves. La pédagogie positive et la bienveillance sont au centre de mes priorités. « Enseigner c’est apprendre deux fois » : apprendre aux autres et apprendre de soi-même.

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marie.rodrigues0@gmail.com

Laurène Via

danse jazz

DIPLÔMES 2020

Depuis l’âge de 5 ans, le monde de la danse fait partie de mon quotidien. J’ai donc grandi et évolué avec la danse. Consciente aujourd’hui de tous les bienfaits que la danse m’a apportés, il m’est venu naturellement l’envie de les partager. Transmettre la danse pour moi c’est transmettre un héritage, des valeurs, un univers grâce à notre instrument qui est le corps. Je souhaite en tant que future professeure de danse avoir un rôle d’accompagnement et d’éducation qui se reflète dans mes cours.

laurene.via@hotmail.fr


Léozane Wachs

Marie Walter

Ayant commencé la danse très jeune, je la considérais comme un acte naturel et plaisant qui se répétait chaque semaine. En grandissant, j’ai reconnu la place qu’elle occupait dans ma vie et actant le fait que je ne pourrai pas m’en passer. De ce refus à quitter ce rituel, bénéfique pour mon esprit et mon corps, découla une formation poussée entre danse classique et danse contemporaine, deux techniques et deux façons de voir le monde, qui se complètent autant qu’elles sont indépendantes. Je m’inscris dans une dynamique créatrice. Je désire pratiquer et expérimenter, partager avec de nombreuses personnes les projets artistiques les plus divers et les plus transversaux. À cette dimension de création s’ajoute aujourd’hui une dimension pédagogique. Je voudrais que tout le monde se sente légitime de danser, sans entraves, avec son corps et ses émotions, afin de ressentir librement les effets de la danse.

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leozanewachs@orange.fr

danse contemporaine

danse jazz

J'ai pratiqué la danse dans des associations durant ma scolarité, puis je suis entrée au conservatoire de Strasbourg, en même temps qu'à l'université. J'y ai rencontré Marjorie Auburtin, qui a été ma professeure durant plusieurs années avant de m'inciter à passer le diplôme d'État de professeur de danse. Intégrer cette formation a été très révélateur et bénéfique, grâce à la remise en question permanente de la pédagogie, l'analyse fonctionnelle du corps en mouvement dansé et la danse en elle-même. Aujourd'hui, j'en sors sûre de moi, de ma pédagogie et des valeurs que je souhaite transmettre : l'art et l'amour de la danse, la bienveillance et le respect du corps. Je suis intimement convaincue que la danse s'adapte à tous les corps et qu'elle nous permet, en un sens, d'en prendre pleinement possession.

mary.walter@hotmail.fr

D.E. PROFESSEUR DE DANSE

Comme beaucoup, j'ai commencé la danse étant enfant. Entre le classique et le jazz, j'ai rapidement compris que c'était bien plus qu'un sport pour moi.


Les équipes Direction et administration générale Nathalie Filser, directrice générale de l’EPCC et du pôle arts plastiques, site de Metz ; Juliette Férard, chargée de communication de l’EPCC et du site de Metz ; Gilles Balligand, administrateur de l’EPCC et du site de Metz ; Élodie Glaser / Alice Blas, responsable RH  − paie − régie de l’EPCC et du site de Metz ; Billal Mebarki, responsable budget et finances de l’EPCC et du site de Metz.

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Équipes administratives et techniques

Pôle arts plastiques, Metz Marion Sztor, responsable des études ; Blandine Wolff, responsable des relations internationales et de la médiathèque ; Sabina Gerber, assistante administrative aux ressources humaines ; Lysiane Bernier, assistante administrative aux finances ; Patrick Ricordeau, responsable du réseau informatique pédagogique ; Claudine Langenberger, responsable du réseau informatique administratif ; Daniel Collot, responsable patrimoine, ateliers et logistique ; Gaëtan Leclerc, technicien ; Valérie Mathieu, responsable de l’accueil, Nathalie Putz, logistique et entretien.

LES ÉQUIPES

Pôle arts plastiques, Épinal Étienne Thery, directeur de site ; Célia Chenu-Klein, responsable administratrice ; Carine Esther, chargée de médiathèque, de communication et des stages ; Antoine Mansuy, responsable informatique ; Jérôme Gravier, responsable logistique ; Martine Chenal, entretien ; Nadia Hattab, entretien.

Pôle musique et danse, Metz Caroline Cueille, directrice de site ; Catherine Baert, responsable des études Musique ; Marjorie Auburtin, responsable des études Danse ; Jennifer Liger, gestionnaire administrative et budgétaire, formation continue et VAE ; Zohra Saadaoui, assistante scolarité Musique ; Tiphaine Stein, assistante scolarité Danse, secrétariat et communication. Équipes pédagogiques

Pôle arts plastiques, Metz Cemren Altan, Aurélie Amiot, Éléonore Bak, Célia Charvet, Julien Chaves, Alain Conradt, Michel Dreistadt, Bénédicte Duvernay, Jean-Denis Filliozat, François Génot, Agnès Geoffray, Christophe Georgel, Franck Girard, Christian Globensky, Marco Godinho, Agnès Gorchkoff, Hélène Guillaume, Robert Jung, Daniel Kommer, Elamine Maecha, Constance Nouvel, Émilie Pompelle, Christina Poth, Charles Redon, Jean-Christophe Roelens, Claire Tenu, Frédéric Thomas, Pierre Villemin. Pôle arts plastiques, Épinal Frédérique Bertrand, Julia Billet, Abdelilah Chahboune, Joël Defranoux, Cyril Dominger, Grégoir Dubuis, Patrick Jacques, Cyrielle Lévêque, Daniel Mestanza, Mélanie Poinsignon, Philippe Poirot, Yvain Von Stebut, Allison Wilson. Pôle musique et danse, Metz Dominique Delahoche et Gérald Guillot, coordinateurs, et près de 150 intervenants extérieurs.


L'EPCC ÉSAL Depuis 2011, l’École Supérieure d’Art de Lorraine, l’ÉSAL, s’est développée en associant tout d’abord les établissements d’enseignement artistique de Metz et d’Épinal, puis en intégrant le Centre de formation musique et danse, le Cefedem de Lorraine.

L’ÉSAL est une école en ouverture sur un territoire transfrontalier riche d’institutions et de partenaires de l’école en art contemporain, dans le domaine de l’image et du spectacle vivant. Le parcours des étudiants est ainsi enrichi par des expériences fertiles avec des acteurs et interlocuteurs du monde de l’art.

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Actuellement, l’établissement public de coopération culturelle ÉSAL est constitué d’un Pôle arts plastiques à Metz et à Épinal, et d’un Pôle musique et danse situé à Metz. Il accueille plus de trois cent étudiants répartis sur trois sites. Son échelle est un atout pour offrir aux étudiants un accompagnement pratique et théorique au plus près de leurs projets et pour contribuer à l’émergence de leurs talents.

Les éditions, expositions, concerts et événements ouvrent au public les recherches et les réalisations des étudiants dans des conditions professionnelles.

L'EPCC ÉSAL

Sous la tutelle pédagogique du ministère de la Culture, l’ÉSAL délivre des diplômes nationaux évoluant dans le système LMD : art, communication, design d’expression, musique et danse.


Colophon Ce catalogue est une initiative développée au sein du Conseil d’Orientation Pédagogique (COP) de l’EPCC à la rentrée 2017/18. La mission du COP est de proposer et de réaliser des projets pédagogiques, scientifiques et artistiques, étayant l’évolution de l’EPCC. Il est composé de la direction, de l’administration, des coordinateurs et des délégués étudiants.

Direction de la publication Nathalie Filser

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Coordination Juliette Férard Appui à la réalisation Directrices et directeurs de recherche et de mémoire, Marjorie Auburtin, Caroline Cueille, Catherine Baert, Carine Esther, Ewelina Kulakowska, Tiphaine Stein, Étienne Thery. Création graphique Céline Kriebs – www.celinekriebs.com avec l’aide de Sarah Lampaert

COLOPHON

Photographies Pages 8 à 15, 30, 48 à 55, 66 et 140 à 155 : Romain Gamba – www.romaingamba.com ; Pages 16 à 29, 32 à 47 et 155 : Mélina Farine – www.melinafarine.com ; Pages 26, 32, 34 : gracieuseté de Célia Muller, Mickaël Bertin et Clément Charbonnier ; Pages 56 à 65, 68 à 83 et 92 à 121 : gracieuseté des diplômé·e·s du DNA 2020 ; Pages 84 à 91 : gracieuseté de Frédérique Bertrand, Sophie Bey, Chloé Guillemart, et Wilfried Rion ; Pages 124 à 130 : Julie Hesse / ÉSAL Pages 132 à 139 : gracieuseté de Benoît Morros.

Vidéo collective du Pôle musique et danse Arrangement : Jules Fossé Montage : Benoît Morros Diplômé·e·s du PMD Impression Achevé d’imprimer en novembre 2020 à Vottem (Belgique) sur les presses de l’imprimerie Snel. Papiers Maxioffset 350 g/m2 et Multioffset 120 g/m2 Caractères typographiques Messine, un caractère dessiné par l’atelier typographie de l’ÉSAL, site de Metz ; Work Sans, un caractère dessiné par Wei Huang.


Contacts EPCC École Supérieure d’Art de Lorraine Directrice générale : Nathalie Filser

Pôle arts plastiques, site de Metz (siège) 1, rue de la Citadelle, 57000 Metz (France) +33 3 87 39 61 30 / metz@esalorraine.fr Directrice de site : Nathalie Filser Pôle arts plastiques, site d’Épinal 15, rue des jardiniers, 88000 Épinal (France) +33 3 29 68 50 66 / metz@esalorraine.fr Directeur de site : Étienne Théry Pôle musique et danse 2, rue du Paradis, 57000 Metz (France) +33 3 87 74 28 38 / pmd@esalorraine.fr Directrice de site : Caroline Cueille

L’ÉSAL est membre de l’association Réseau des écoles supérieures d’art du Grand Est aux côtés de la HEAR, de l’ESAD Reims et de l’ENSAD Nancy.

CONTACTS 159

www.esalorraine.fr





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