Le gris des rêves

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Le CRIS CRISCRIS CRIS CRIS CRIS Des Rêves.


La mer et la mort

J’

étais chez les jumeaux et avec Marie et Florian nous étions à moitié dans le noir assis

sur le canapé. Les jumeaux étaient dans la cuisine. Le canapé était contre une cloison qui partageait le salon et l’espace cuisine un peu à l’américaine. Le canapé était recouvert d’un tissu rouge dont le coin du canapé était éclairé par la cuisine. Marie me dit qu’elle allait fumer avec Flo, mais qu’elle reviendrait me chercher, elle me la promit. J’ai même pas trouvé ça bizarre d’être seule chez les jumeaux. Je revois la porte en bois avec le vitrail en colonne de chaque côté d’un ornement sculpté. J’entends Jeremy mal parler sur Marie et j’étais en train de bien d’écouter pour lui re dire et j’étais choquée. Changement de décor, je suis à la plage avec Laurie, mais j’avais froid chaud... Donc on va dans la mer avec une polaire et je voulais absolument prendre une photo d’elle et moi dans l’eau. L’eau nous arrivait à la taille, mais mon téléphone tombait chaque fois dans l’eau donc je sais même plus si au final, j’ai pris la photo. Surtout que Laurie s’impatientait. Là, je vois Jacques courir après Lou, mais la petite avait 2 ans et courrait très vite, j’ai compris qu’il y avait un problème et que je devais me dépêcher parce qu’elle voulait s’échapper et l’issue de l’échappatoire, c’était la mort. Puis là, je vois ma prof qui se faufile sous un grillage vert avec un mélange d’herbe et de sable et pendant que c’est Lou (alors que j’ai vu que c’était un corps d’adulte) je l’ai engueulé pour lui dire de revenir et de ne pas partir. Et dès que j’ai vu que c’était ma prof, je me suis sentie très mal à l’aise de l’avoir grondé. Ce plan passe très vite pour retourner à Lou qui monte les escaliers en bois style plage et attrape le chat (le même que celui dans le film d’Asako) en contre bas, on voit une piscine, Jacques et moi dominons la scène et je me suis forcée à me réveiller parce que je savais que Lou allait se noyer avec le chat et je ne voulais pas voir ça. Après avoir analysé mon rêve, je me suis demandé pourquoi avoir vu ma prof, et j’ai compris que c’était une personne qui m’inspire énormément de sympathie parce qu’a part avoir le même prénom que ma meilleure amie, elles ont en commun une franchise, quelque chose de très vrai et très beau, je trouve. En ce qui concerne l’eau et la noyade toujours très récurrente avec une violence assez inouïe.


Je pense que la première partie manifeste une peur de l’abandon, Marie et Florient sortent fumer et moi, je reste dans le canapé ayant la sensation d’être caché, de n’avoir aucune légitimité d’être chez eux et surtout d’épier leurs conversations. D’emblée, j’ai ce statut de voyeur. La plage était vaste, l’impuissance de prendre cette photo est, elle lié à la même impuissance que j’ai eu face à la mer en Corse ? Qu’elle est le lien avec on téléphone ? Mon téléphone, c’est ma vie. Vraiment. Il m’a permis de rencontrer des gens sur Internet dont Nathan, donc en fait le téléphone, c’est le lien avec le monde, et pourtant, il me glisse des mains ? Est ce l’objet même ou est ce que c’est mon lien avec ces personnes que je ne contrôle pas et qui m’échappe ? J’ai toujours été frileuse, mais l’exitation d’aller dans l’eau réchauffe toujours. Mais la, je me sentais comme contrainte d’aller dans l’eau, alors je voulais bien y’aller a la condition d’être couverte. Mais couverte comment ? En etant proteger alors ? Protégé de l’eau et de ses danger ? Pourquoi la course de Lou m’a-t-elle autant inquiétée ? Sa vitesse m’a alerté du danger et surtout Jacques qui courait pour de vrai, donc ça ma indiqué le danger. Maintenant pourquoi l’échappatoire serait la mort ? Pourquoi pour moi la course aboutissait sur la mort ? La même course qui s’est dérouler dans l’eau en corse ? Le premier arrivé était sauvé pourtant. D’ailleurs la première arrivée, c’était ma sœur. Sans réflechir je me suis lancée a leur poursuite et puis pourquoi avoir vu ma prof, elle aussi s’échapper vers l’issu de la mort. Alors je peux penser qu’elle me fait penser à ma Marie et que je ne veux pas la perdre mais pourquoi ne pas se manifester sous sa vrai enveloppe charnel ? Surtout que je ne lui ai consacré seulement quelques secondes pour continuer ma course poursuite. De plus, il y a cette culpabilité qui arrive après avoir réalisé que j’ai crié sur ma prof. Je pense que cela vient de la figure autoritaire à laquelle je me suis toujours plus ou moins pliée. On ne crie pas sur l’autorité, on la respecte, mais elle avait la posture d’une personne que j’apprécie et c’est qu’après que son statut est intervenu dans mon esprit. Seulement voilà, encore une fois, je suis impuissante à la fin de mon rêve, car je sais ce qu’il va se passer, aucun de nous deux ne peux agir. La seule option, c’est de me réveiller. La figure du chat est importante, je pense même si pour le coup mon cerveau a juste fait un amalgame avec ce que j’ai vu la veille. J’aime les animaux et particulièrement les chats. Je me retrouve en eux, de plus, on m’a déjà fait part de cette similitude. Alors peut être que dans ce chat que l’on entraîne de force dans l’eau, je me suis vu moi, forcé à être noyé ?




Les cheveaux aquatiques

J

’ai fait une sieste tout à l’heure, et j’ai rêvé que papi m’emmenait au port, rien à voir

avec celui d’Espagne. La mer était déchaînée, ça faisait peur à voir et papi m’a dit qu’on ne prendrait pas le bateau. Dans la mer, il y avait des chevaux qui y plongeaient, ils étaient complètement fou, je pense qu’ils se défoulaient ou se noyaient. Il me fait visiter plusieurs bateaux insalubres, très bizarres avec des cales pleines d’eau où des gens y vivaient. Je pense que c’est en lien avec la scène du livre de Musso où ils trouvent l’enfant dans la cale du bateau.


Le port n’avait rien à voir avec mes souvenirs des vacances en Espagne, il était plutôt dénué de charme. Il y’a toujours cette peur de l’eau (voir le rêve n1). Les chevaux sont des animaux qui m’attirent, j’ai toujours voulu apprendre à monter à cheval, ça me donne l’impression d’être libre. Ma mère n’a jamais voulu, car elle avait trop peur d’une chute. Elle-même avait des amies qui faisaient du cheval, mais je crois qu’elle a toujours craint cet animal. En réalité, je pense que ma mère aime profondément les animaux, mais craint leur côté sauvage et imprévisible. À l’inverse, je me reconnais beaucoup dans les animaux tel que le chat ou le cheval qui pourtant n’ont pas du tout le même caractère. Le chat est imprévisible, il est indépendant, mais cherche tout de même le contact de l’homme. Et puis on ne va pas se mentir, la vie d’un chat domestiqué fait rêver ! Le cheval peut être loyal, fiable, comme il peut être complétement indomptable et quand on le monte, on doit savoir gérer ses sentiments et ses actions. Le fait que les bateaux soient à moitié inondés et savoir que des gens y vivaient m’a mise mal à l’aise. L’endroit était vraiment insalubre, et cela, en disant long sur le niveau de vie de ses gens qui étaient exposés encore plus à la maladie et aux aléas de leur environnement. En effet, je pense avoir fait une projection du livre de Musso dans lequel le petit garçon est retrouvé dans une cale de bateau après des années d’enlèvement.




Menthé et la guerre

C

e rêve est un peu loin. J’étais avec Menthé et on s’était rencontré lors d’une fête fa-

miliales. J’’essayais d’être sa pote parce que je voulais savoir ce qu’il lui trouvait de plus que moi. On a pris le train pour aller à une station de ski puis on a parlé cheval. Je lui ai dit que moi aussi, je faisais du cheval et que j’étais un peu calée (ce qui n’est pas du tout vrai). Puis elle me pose une question technique et je ne savais pas quoi répondre .... Elle m’a snobé et jugé. Après être arrivées à la station, je l’ai suivie et je l’ai vu avec ses chevaux et j’ai senti une haine en moi. Pourquoi je la jalouse autant ?


Je pense que cette fille m’impressionne, elle est relativement belle, elle a un style bien à elle et surtout elle est sortit avec le garçon, qui dans ma tête, était complétement intouchable et m’appartenait. Au moment au j’ai fais ce rêve, j’avais la tête dans le guidon, dès que je là croisais à l’école je ne l’observais pas, je l’inspectai. Je lui trouvais que des qualités : Elle est plus âgé que moi, elle s’assume bien plus que moi et apparement elle a du caractère, selon les rumeurs. Bref, je comprenais pourquoi il l’avait préféré elle à moi. Surtout qu’au final, il m’a appris qu’elle n’était qu’une substitution de moi. Cette fille, je voulais la connaître pour me comparer encore plus à elle, autre que physiquement, car déjà, là, elle me battait. Avec le recul, je peux dire que cette fille est aussi une victime du garçon qu’on avait en commun, elle ne pouvait se douter de la relation que j’avais avec Nathan. En fait cela m’a appris bien plus, lorsqu’on apprend à connaître quelqu’un, on ne peut savoir son chemin de vie ni les relations qu’il ou elle ont eu au cours de leur vie. L’impact des gens dans notre vie peut être complètement obsessionnel et destructeur, comme dans mon cas, ou au contraire libérateur et bénéfique. Cependant, tout n’est pas noir dans cette histoire, du début jusqu’à la fin, je ne la regrette pas. J’ai grandi grâce à tout ça. Cette fille mettait ma confiance en moi au plus bas, mais surtout elle a fait resurgir tous mes doutes et mes failles. C’est surtout pour ça que je lui/m’en voulais. Car lorsque je la critiquais avec mes copines, c’est à moi que je m’en prenais. Oui, j’ai fais la paix avec elle, et surtout avec moi.




Ma Frangine

P

api Mami ont offert des boucles d’oreilles cygnes Swarovski à Laurie, une un or blanc

et l’autre en or jaune avec un cristal pour l’œil, plus un collier avec 3 flocons 2 de chaque côté et un au milieu. Laurie leur a clairement dit qu’elle n’aimait pas, et mamie m’a demandé si moi, j’aimais et j’ai dit oui. Du coup, on va dans une galerie marchande pour lui trouver autre chose, puis avec ma sœur, on se prend la tête et elle me met un coup hyper violent. J’avais qu’une envie, c’était de la frapper aussi. Finalement, je me suis relevée et elle m’a montré plein de coffret de maquillage en me disant « je suis sûre, tu aimes » (à chaque fois, elle avait raison.) Après, on trouve un coffret Carmex à la banane, j’avais trop envie de le prendre. Bref, je suis en retard en cours maintenant.


Ma sœur est très rarement satisfaite de ses cadeaux. Imaginez un peu les noëls... Je pense qu’elle est aussi déçue que nous au final. Mais elle essaye de faire bonne figure quand elle les reçoit. Elle est tellement entière que tout se lit sur son visage, elle ne peut rien nous cacher. On a tous reçu des cadeaux qui nous faisaient plus ou moins plaisir, mais lorsque c’est trop récurent, c’est énervant pour les 2 partis. Pourtant, ma sœur n’est pas une personne ingrate, elle reconnaît les efforts, déjà par rapport au prix, mais aussi le temps que la personne à prit pour lui faire plaisir. Ce côté d’elle m’agace profondément, car je ne comprends pas comme on peut être aussi capricieuse. Je pense qu’elle aussi ca l’affecte réellement de réagir de la sorte. Avec ma sœur, on est très fusionnel, elle a 4 ans de plus, mais parfois, j’ai l’impression d’être la plus grande. Quand sa clash fort entre nous, elle peut-être emprise de ses préjugés qui me mettent hors de moi. Quand on était petite, on se frappait souvent, je la mordais et elle me mettait des baffes. En bref une relation de frangine normale quoi ! Puis avec le temps, on grandit et on se rend compte que c’est tellement important de pouvoir compter sur sa sœur. Alors oui, aujourd’hui nos disputes ne sont plus violente physiquement, mais verbalement. Quand on se prend la tête, elle reste calme alors que moi, je me sens obligée de hurler devant un tel sang froid. Elle a donc l’avantage. Nos embrouilles non jamais étaient empreintes de rancune, on a toujours su s’excuser quand l’une ou l’autre est allée trop loin. Laurie a toujours su ce qui me plaisait et je pense qu’a ce moment-là, j’avais aussi très envie de claquer de l’argent dans un baume à lèvres.




La poupée

S

ouvenir d’un rêve dans lequel j’étais parti à Colmar, ou un village avec des colomba-

ges. Mes parents ont loué une chambre dans une vieille maison qui était assez lugubre. Les volets étaient tous à moitié fermés, et la vieille dame, qui nous en a fait la visiter, nous a dit qu’elle était hanté et qu’il y avait eu un drame ici.... La nuit tombée, le parquet foncé de la chambre craquais. Mon lit simple était contre la fenêtre, ça me rassurait de voir les éclairages publics à travers les volets. Le lit double de mes parents étaient derrière moi, et en face de mon lit, il y avait un miroir ovale sur pied. À côté de celui-ci, une commode sur laquelle était posé la poupée. Je détestais rester dans cet état de peur, alors j’ai pris les choses en mains et j’ai hurlé sur la poupée pour qu’elle nous laisse tranquille. Le lendemain, il s’est passé des trucs hyper bizarre. Je parle à ma mère de ce que j’ai fait hier soir, en pensant que c’était une bonne action, et elle m’engueuler en me disant que c’était très sérieux. Selon elle, je n’aurai jamais dû m’adresser à cette poupée et maintenant, je devais assumer les conséquences de mes actes.


Ce rêve est digne d’être un scénario d’un film d’horreur pourri ! Pourtant, j’étais vraiment terrifié. À vrai dire, j’ai fait un rêve similaire dans lequel Célia avait pour rêve d’avoir une poupée doutée de mémoire. Quand elle la eu, il fallait demander la permission de poupée pour la toucher, au risque qu’elle reste accrochée à vous pour toujours. Je ne comprends pas trop pourquoi, cette symbolique si cliché de la poupée, je n’ai pas pu faire un amalgame avec un film d’horreur, car je déteste me faire peur. Je suis partie à Colmar durant le marché de Noël, c’est vrai que ces maisons à colombages me faisait penser à des maisons de poupée. Au sens positif, c’était très chaleureux, tout était beau, et soigné, sans le côté glauque de la perfection. Toute l’atmosphère de se rêver était noire, que se soit le moment de la journée, la préssion ou les personnages. Je serais parfaitement capable de redessiner cette chambre. La position du lit de mes parents peut vouloir dire que je les sens toujours leur présence malgré l’éloignement. Je n’ai pas le souvenir que leur présence me rassurait, en revanche la lumière orangée des lampadaires m’ont profondément apaisé. Je ne dors jamais dans le noir complet, j’ai besoin de voir ou je suis, si je me réveille la nuit. Dans ce rêve, je suis entreprenante, je ne subis pas la peur, je prends les choses en main, pourtant ma mère va me réprimander. Comme si le fait de faire quelque chose par moimême est dangereux. Elle me menace presque, « tu as voulu faire les choses par toi-même maintenant, tu vas en subir les conséquences ». Honnêtement, j’ai du mal à transposer cela dans ma vie, car mes parents ont toujours poussé notre indépendance. Quoi que... Quand m’a soeur, c’était trompé de fac sur APB et qu’elle avait du partir a 1 h de la maison, maman est rentrée dans une colère folle, elle pensait qu’elle l’avait fais exprès. Quant à moi, mon départ à Rennes a été dur pour eux, même s’ils me l’ont jamais dit. Leur dernière partait à 743 km de la maison.




Stress

C

’ est bien de rêver, ça alimente mon travail d’écriture, cependant, j’aimerais passer

au moins une nuit sans rêver. Sans que mon cerveau me fasse une deuxième journée... J’ai rêvé que j’étais dans un bar branché, très coloré avec des demi-sphères au mur, de la musique forte, beaucoup de monde et de la fumée. Avec Célia, on voulait vendre nos affiches et celle que j’avais faite ne se vendait pas. Tout le monde critiquait les couleurs, du coup, je me tourmentais pour avoir des idées de changement. Je n’y arrivais vraiment pas. Célia a essayé de rattraper le truc, mais rien ne se vendait. Elle me disait que le collectif, c’était une mauvaise idée, que c’était vraiment de la merde ce qu’on faisait, alors qu’en soit, c’était seulement mon illustration qui pêchait. J’avais l’impression d’être défoncée, les couleurs se mélangeaient vite, la musique était encore plus forts, beaucoup de brouhaha et un corps qui ne voulait pas dormir malgré l’épuisement... Du peu que j’ai redormi, j’ai encore rêvé. On sortait avec Laurie Anthony et Alex. On avait pris une salade à emporter, il devait être 23 h minuit et j’avais pris un yaourt à la grecque. On commence à marcher, (l’endroit ressemblait au mail ) , à un moment, on devait franchir un ponton. Il y avait des plates-formes de très belles formes assez fines et sur lesquelles il fallait marcher, car le reste était de l’eau. Je passe devant et je tombe dans l’eau, c’était plutôt profond, je ne me souviens pas avoir eu pied. Je sauve mon yaourt et me hisse de l’autre coté, j’étais trempée. Alexandre s’est inquiété, il avait peur que j’attrape froid. Du coup, on va dans un Airbnb, mais gratuitement, car il appartenait à la mère d’une amie. C’était très grand, chacun avait une chambre et j’étais triste de ne pas dormir avec Alexandre. Ensuite, je vais à la salle de bain, je vois Alex et une personne de ma famille, dont le visage m’est inconnu, mais je savais que c’était un oncle. L’oncle me propose de me couper les cheveux, j’ai accepté. Je me suis penché au-dessus de la baignoire et il a commencé à me couper une mèche. Je sens qu’il a une érection et pour « rigoler » il fait des mouvements de va-et-vient derrière moi. J’ai dit stop, je veux partir, Alex m’a dit qu’on allait porter plainte. L’oncle a pété un câble en disant que c’était de l’humour, puis la scène s’est transformé en « Shining ». Son visage a changé et il a essayé de défoncer la porte avec une hache. Changement de décor avec une grosse pluie. Avec Célia, on va vite se réfugier dans un hangar qui s’avère être un parking. Tout le monde était agité, Célia et moi également. Elle devait vite retrouver sa voiture et moi, je ne savais pas quoi chercher alors j’ai essayé de trouver la sortie piétonne... Je ne sais même pas si j’ai réussi.


On a tous des doutes sur notre travail, parfois ils sont plus ou moins présent. Encore plus dans des études en art, ou on s’engage personnellement, je trouve cela presque impossible de dissocier notre travail de nous-même. Pour l’illustration dont je parle, j’avais demandé à mes parents ce qu’ils en pensaient, ils m’ont dit que les couleurs étaient trop «flash». Je l’ai montré à ma sœur, et avec son tact légendaire, elle m’a dit que ça lui faisaient penser à une vieille paire de draps qu’ont papa et maman. J’étais complètement perdue, car au-delà d’une simple illustration, je me suis demandé si j’avais le potentiel pour d’être parmi les gens talentueux de l’école. Mon rêve retranscrit une réelle angoisse de l’échec, et pire, celle de dévaloriser ma « coéquipière » parce que mon travail n’était pas assez bien. Quand je me suis réveillé, c’est comme si j’avais vraiment été à cette fête ou tout était trop. J’avais les oreilles qui sifflaient et la migraine, vous voyez le genre ? L’autre partie du rêve est, à mon sens, assez explicite, je n’ai pas forcément envie de m’étendre dessus. Cependant je veux dire à toute les personnes qui liront cela, qu’elles ont a le droit de dire NON. Un chiffre parlera plus : 9 femmes sur 10 avouent avoir eu un rapport non consenti. Cela va du viol à la sphère conjugale. La dernière partie de mon rêve conclu le tout, j’étais tellement perdue dans mon rêve... Je cherchais tellement l’issue sans savoir ce que je cherchais réellement. Ce rêve, est une piqûre de rappel pour me montrer qu’il y a des choses très enfuis et qui resurgissent dans l’inconscient. On a tous des choses profondément encré, après à nous de savoir si on veut les laisser se tapir en nous, ou les affronter.





Typographie : Granjon, Bembo, Flower

A mes nuits agitées.

Coralie Escaich Imprimé en 2020 Réalisé dans le cadre du cours Thierry Moré EESAB – site de Rennes

« vers

une édition d’auteur » avec



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