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POMPADOUR

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- Octobre 2012

Photo Guillaume Grégoire

BIEN PRÉPARE LE CROSS ATS DES CHAMPIONNEUR T DE FRANCE AMA

T’ENGAGES OÙ ?

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CHEVAL DE TÊTE

Photo Eric Knoll

o Bricot Photo

ENT ? POURQUOI, COMM

Photo Hervé Le Louarn/Les Garennes

LA RELEVE A CHEVAL

SOMMAIRE

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MAËLLE MARTIN ET ARNAUD-ETIENNE DUCOIN

OPGUN LOUVO

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CLUB HOUSE

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6 Plein les yeux

LES ETANGS DE MEUDON

14 Vie de VIP 22 News 30 Micro ouvert DIRK SCHRADE 38 C’est mon coach qui le dit LUDOVIC HENRY 42 Se former, progresser 60 Ca se passe à poney NINON CASTEX ET QUABAR 64 Elevage LES AGREMENTS D’ETALONS 68 Histoire d’amateur JEROME MASCART 72 Exercice de style ANNE-SOPHIE SERRE 74 L’équiper, s’habiller

EQUIZEN

Photos Ch. Br

icot

80 Vrai faux du véto ABCES DU PIED

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SA ROBE VOUS DIT TOUT

86 Vagabondage CADRE NOIR DE SAUMUR 90 Brèves et livres 94 Vu sur le net

Photos : Costabadie et Knoll noll

UN WEEK-END A

Photo L. Bonnamour

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EN POSTER

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LION D’ANGERS 5


La relève à cheval

Photo Hervé Le Louarn/Les Garennes

De vrais « riders » d’élite ! Nos jeunes champions ont bien joué le jeu de la relève ambitieuse lors de la séance photo. Pour Arnaud-Etienne, la prochaine mission, trouver une place comme cavalier de haut niveau, pourquoi pas au Qatar ou en Angleterre. Pour Maëlle, également un poste de cavalière de haut niveau, mais en Hollande, Belgique ou encore aux Etats Unis !

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Maëlle Martin et Arnaud-Etienne Ducoin Animés par la même ambition ! Texte Aline Gadin

cheval était blessé. On a donc pris le score de Margot et on a fini 3e. Que représente cette médaille pour vous ? Maëlle : On a du mal à réaliser. Après le deuxième tour de la Coupe des nations, on a su avant que le 4e passe (Thibault Pigeon) que nous étions médaille d’or. On était euphorique ! Arnaud : La médaille, on y croyait sans vraiment y croire. On était ravi bien sûr, mais aussi un peu déçu, car après le cross on était 2e. Pour moi, c’est une petite déception, car j’aurais pu mieux faire en individuel. Qu’avez-vous le plus apprécié durant ces Europes ? Arnaud : Incontestablement le paysage. Le terrain était entouré d’un côté par la mer et de l’autre par la ville. Quand on était sur le

Photo Marine Forabosco

Maëlle, tu reviens des Europes d’Ebreichsdorf, en Autriche, avec l’or par équipe et le bronze en individuel. Toi Arnaud, avec le bronze par équipe et une 6e place indivi-

duelle à Malmö, en Suède. Parlez-nous de vos championnats. Maëlle : J’ai réalisé au total cinq parcours. Un barème C à 1,45 m, que je gagne. Puis le lendemain, la Coupe des nations en deux manches, à 1,50 m. Et enfin, on a attaqué la finale individuelle en deux manches, où j’ai fait deux fois 4 points. Arnaud  : Le championnat s’étalait sur quatre jours. J’ai déroulé ma reprise de dressage avec seulement sept concurrents. Je termine 7e en individuel et 3e par équipe après le dressage. Puis, vient le cross : gros, long, 9,17 minutes, avec de nombreux sauts rapprochés. On a été surpris par ce format. Je prends 11 secondes de temps. Au final, l’équipe est 2e après le cross. Puis l’hippique à 1,20 m où je fais 8 points (il n’y a eu que 4 sans-fautes). Esteban, qui avait un bon score, n’est pas reparti à l’hippique, son

Photo Tomas Holcbecher

Rendez-vous était donné au Pôle France, à Saumur, lieu symbolique de la jeunesse, d’espoir et d’avenir. Et c’est en tenue d’équitation – on est cavalier ou on ne l’est pas - que la cavalière de saut d’obstacles Maëlle Martin et le complétiste Arnaud-Etienne Ducoin, tous deux couronnés de médailles et du titre de meilleur équipier en individuel lors des derniers championnats d’Europe Jeunes Cavaliers, se sont prêtés au jeu des questions-réponses. Il n’évoluent pas dans la même sphère, ne se connaissaient que de nom, mais ont échangé avec enthousiasme sur leur expérience des Europes et sur bien d’autres sujets.

Aux Europes cet été, Maëlle a apprécié les infrastructures flambant neuves d’Ebreichsdorf, en Autriche, Arnaud-Etienne le site exceptionnel de Malmö, en Suède, avec vue sur la mer depuis le parcours de cross !

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C’est mon coach qui le dit

Ludovic Henry Texte Amélie Thibot

Zen et efficace On entend peu parler de Ludovic Henry, et pourtant, ce cavalier français installé en Belgique est bien le modèle du dresseur professionnel accompli  : une écurie bien pleine et de nombreux élèves à coacher. La recette de ce succès, une équitation tout en confiance, basée sur la passion et la conscience qu’un travail acharné est toujours aux sources de la réussite.

Comment organisez-vous vos séances ? Une séance de travail en dressage doit toujours commencer par une vraie détente. C’est une partie très importante, qu’il ne faut jamais négliger. De ces premières minutes à cheval dépendent souvent l’efficacité de la séance qui va suivre. Un cheval dont la musculature n’est pas bien échauffée ne peut pas fournir les efforts qu’on lui demandera. Il en est de même avec les jeunes chevaux. Je vois souvent des cavaliers qui en demandent beaucoup trop, trop tôt à leurs chevaux. Cela risque d’endommager des tendons pas encore matures et ces dommages sont irréversibles. C’est donc un peu la même chose avec la détente. La musculature, les tendons, doivent être prêts à travailler. Je commence donc toujours, que ce soit sur mes chevaux ou avec mes élèves, par quinze minutes de pas puis de trot aux deux mains. Bien évidemment, certains peuvent avoir besoin de plus. Ces premières minutes servent aussi à vérifier la rectitude du cheval et à déceler tout problème éventuel. C’est aussi le moment d’assouplir son cheval. Il y a certains exercices qui m’intéressent particulièrement à ce stade du travail. Les serpentines, à toutes les allures, sont un exercice très utile. Elles permettent de mettre le dos du cheval en place, puisque celui-ci fonctionne dans tous les sens, surtout si on les associe à des transitions. Souvent, je demande aussi à mes élèves d’ajouter une volte au milieu. Ainsi, c’est un peu moins monotone. Cet ensemble d’exercices est également l’occasion

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pour le cavalier de bien se mettre avec son cheval, de trouver sa place. L’extension d’encolure est aussi un très bon exercice d’échauffement. Mais attention, elle ne doit être pratiquée que sur un cheval bien en équilibre et dont le dos est en place et rond. Attention, je ne parle pas d’hyperflexion (flexion de l’encolure du cheval obtenue par la force, ndlr). Pour cela le cavalier doit forcément avoir une notion de ce qu’est la rondeur, et doit savoir la sentir. Si ces conditions ne sont pas réunies, l’extension d’encolure aura l’effet inverse de celui recherché : un dos creux, un cheval sur les épaules, et donc l’impossibilité de travailler dans le bon sens. Au contraire, bien exécutée, l’extension d’encolure est très bénéfique pour le cheval. Elle permet au cheval d’étirer l’ensemble de sa ligne du dos. Or, un muscle étiré est plus apte à se rassembler. Pour certains chevaux, trois ou quatre tours suffisent, pour d’autres cela peut durer quinze minutes. L’extension d’encolure doit également être pratiquée à la fin du travail lors du retour au calme.

Quel est selon vous le meilleur moyen de progresser en dressage ? Dès les débuts à cheval ou à poney, je pense qu’il faut insister sur l’aspect technique du travail sur le plat. Aujourd’hui, il me semble que le ludique a pris le pas dans les poney-clubs aux dépens de la technique. C’est dommage. Les deux ne sont pas incompatibles. Et inculquer de bonnes bases aux jeunes cavaliers permettrait d’avoir tout un vivier de cavaliers pour le haut-niveau, comme c’est le cas en Allemagne par exemple. De même au niveau Amateur, les cavaliers doivent prendre du plaisir dans leur pratique, tout en ayant conscience que pour progresser, il faut beaucoup travailler. Et prendre du plaisir, ça commence par avoir un cheval adapté à son niveau et être en confiance. Le choix du cheval doit se faire en fonction du niveau et aussi des prétentions en matière de compétition.


Photo Les Garennes

Les Amateurs ne doivent pas avoir trop de pression sur les épaules, c’est donc à moi d’adapter ma pédagogie à chacun des cavaliers pour qu’ils se sentent à l’aise dans leurs bottes.

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Pourquoi, comment ?

Photo Cédric Vlemmings

Bien préparer le cross des championnats de France Am

Dès le début de la saison, il faut planifier le travail. Et Christopher Six n’hésite pas à fixer des objectifs à ses cavaliers, s’ils le souhaitent, évidemment. « Pour ceux qui veulent courir les championnats de France Amateur, on établit un vrai programme. Au début, ils vont participer à des épreuves qui seront d’un niveau inférieur. Et ce, pendant deux ou trois concours. Puis, ils monteront dans les épreuves de leur niveau pour ainsi obtenir le maximum de points », explique Christopher Six, dont l’équipe a gagné l’Amateur Team de Jardy cette année, en niveau Amateur 2 GP.

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Tourner sur des terrains variés Le programme des concours s’échelonne ensuite tous les quinze jours ou trois semaines avec quelques épreuves de dressage et saut d’obstacles qui s’intercalent. Engager sur un terrain aussi particulier que Pompadour, ça ne s’improvise pas. Les irrégularités de son cross en font un concours à part. C’est pourquoi il faut le préparer correctement. « Les terrains de cross comme Pompadour sont plutôt rares, car ils sont assez variés, alors j’ai essayé d’engager sur des concours qui pouvaient lui ressembler. Nous nous sommes déplacés exprès à Ozoir-la-Ferrière, en Seine-etMarne, un concours dont le terrain est un peu plus vallonné que la moyenne. Nous nous entraînons également ailleurs qu’aux écuries. J’ai la chance d’avoir de bons terrains comme Jardy, Fontainebleau, Long-leVilliers à proximité. » Pour l’entraînement à domicile, maîtrises et techniques sont de rigueur. « Je fais travailler mes cavaliers sur des profils d’obstacle particuliers. Par exemple, je place des plots

Photo Claude Bigeon

Les championnats de France Amateur de complet se dérouleront du 1er au 4 novembre* à Pompadour. L’occasion de découvrir les coulisses du cross corrézien avec Bruno Doirat, assistant du chef de piste Pierre Michelet, et d’obtenir toutes les ficelles pour aborder au mieux cette épreuve avec Christopher Six, cavalier Pro 1 et coach d’une équipe d’Amateurs installé à l’Ecurie de Chantereine, dans l’Essonne.


Texte Aline Gadin

Photo C. Bricot

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L’équipe de Christopher Six lors de l’Amateur Team de Jardy cette année, vainqueur en Amateur 2 GP : Thomas Longuet, Alexandre Guérin, Loicia Tirel et Laura Monod-Cotte. Il y a trois gués à Pompadour, donc les Amateurs doivent s’attendre à en franchir au moins un, à l’instar ici de Cyrielle Feltesse et Kim, lors de l’Amateur Team. A gauche, sur le terrain corrézien, les faux plats sont nombreux, il faudra donc veiller à bien gérer la fatigue des chevaux, notamment lors des galopades.

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Teaser Sports Equestres - Octobre 2012  

Extrait du magazine Sports Equestres d'Octobre 2012

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