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sibelius rautavaara violin concertos

Tobias feldmann orchestre philharmonique royal de liège jean-jacques kantorow


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einojuhani rautavaara (1928-2016)

violin concerto

1 I. tranquillo

13’31

2 Ii. energico

12’05

jean sibelius (1865-1957)

violin concerto in d minor, op.47

3 I. allegro moderato

16’04

4 Ii. adagio di molto

8’46

5 Iii. allegro, ma non tanto

7’58

TOTAL TIME:

58’28


tobias feldmann violin orchestre philharmonique royal de liège Julien eberhardt concertmaster jean-jacques kantorow conductor


orchestre philharmonique royal de liège Music Director

Viola

Christian ARMING

Ralph SZIGETI*** Ning SHI** Patrick HESELMANS* Artúr TÓTH* Corinne CAMBRON Sarah CHARLIER Éric GERSTMANS Isabelle HERBIN Juliette MARICHAL Jean-Christophe MICHALLEK Violaine MILLER

Concertmeister

George TUDORACHE Violin 1

Olivier GIOT*** Virginie PETIT** Izumi OKUBO* Maria BARANOWSKA Ann BOSSCHEM Yinlai CHEN Sophie COHEN Rossella CONTARDI Pierre COX Anne-Marie DENUTTE Hanxiang GONG Hélène LIEBEN Barbara MILEWSKA Laurence RONVEAUX Violin 2

Aleš ULRICH*** Ivan PERCEVIC** Emilio MECENERO* Maria OSINSKA* Michèle COMPÈRE Audrey GALLEZ Christian GERSTMANS Marianne GILLARD Roland HEUKMES Aude MILLER Urszula PADALASPERBER Astrid STÉVANT

Flute

Lieve GOOSSENS*** Valerie DEBAELE** Miriam ARNOLD* Liesbet DRIEGELINCK* Piccolo

Horn

Nico DE MARCHI*** Bruce RICHARDS** Geoffrey GUÉRIN* David LEFÈVRE* Nigel MUNISAMY*

Miriam ARNOLD**

Trumpet

Oboe

Sylvain CREMERS*** Sébastien GUEDJ** Jeroen BAERTS* Alain LOVENBERG*

François RUELLE*** Juan Antonio MARTÍNEZ ESCRIBANO** Sébastien LEMAIRE* Philippe RANALLO*

Cor anglais

Jeroen BAERTS**

Trombone

Cello

Thibault LAVRENOV*** Jean-Pierre BORBOUX* Paul STAVRIDIS* Étienne CAPELLE Ger CHAPPIN Cécile CORBIER Marie-Nadège DESY Théo SCHEPERS Olivier VANDERSCHAEGHE

Clarinet

Alain PIRE*** Gérald EVRARD** Alain JANTI*

Double Bass

Pierre KERREMANS*** Joanie CARLIER** Philippe UYTTEBROUCK* Bernd WIRTHLE*

Hristina FARTCHANOVA*** Zhaoyang CHANG** Mario MAURANO* Simon VERSCHRAEGE* Francis BRUYÈRE François HAAG Koen TOTÉ

Jean-Luc VOTANO*** Théo VANHOVE** Martine LEBLANC* Lorenzo de VIRGILIIS* E-flat clarinet

Lorenzo de VIRGILIIS** Bass clarinet

Martine LEBLANC** Bassoon

Contrabassoon

Philippe UYTTEBROUCK** Bernd WIRTHLE*

Bass trombone

Pierre SCHYNS** Tuba

Carl DELBART** Timpani

Stefan MAIRESSE*** Geert VERSCHRAEGEN** Percussion

Peter VAN TICHELEN*** Arne LAGATIE** Jean-Marc LECLERCQ** Harp

Jutta TROCH Celesta

Geoffrey BAPTISTE

*** First soloist, head of section, ** First soloist, * Second soloist

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par andrew mellor

Jean Sibelius, arrivé à la musique par le truchement du violon, rêvait de devenir soliste virtuose. Ce rêve, qui ne devait jamais se réaliser, continua cependant de le hanter pendant des années. Au lieu d’exorciser une fois pour toutes le spectre du virtuose, l’échec de Sibelius à son audition pour le pupitre de violons du Philharmonique de Vienne le transforma apparemment en une blessure ouverte. Sibelius ne possédait tout simplement pas la coordination ni l’énergie requises d’un soliste de premier rang, pour ne rien dire du tempérament (son penchant pour la boisson ne l’aurait pas non plus aidé). Mais ce fait même façonna le concerto pour violon qu’il allait écrire comme substitut de sa carrière manquée. « Il a conçu tout le premier mouvement du point de vue d’un violoniste contrarié, au cœur brisé, aspirant à la carrière de virtuose qu’il ne ferait jamais », écrit la musicologue Glenda Dawn Goss. Il y eut d’autres violonistes que Sibelius mêlés à la genèse du concerto. C’est ainsi Willy Burmester, premier violon du Philharmonique d’Helsinki, qui le persuada de l’écrire au départ, et le salua comme «  magistral  » quand il vit la partition. Mais un faux pas caractéristique amena Sibelius à confier l’œuvre à un autre violoniste pour la première, Victor Nováček. Burmester offrit ses services après que Nováček eut créé l’œuvre en février 1904, mais Sibelius donna alors la partition révisée à un autre violoniste, Karl Haliř. C’est lui qui joua pour la première fois le concerto dans sa nouvelle forme en octobre 1905 à Berlin (sous la direction de Richard Strauss). Burmester n’eut jamais l’occasion de jouer l’œuvre en public. Les révisions sont révélatrices. En allégeant la partition, dont il supprima notamment une deuxième cadence, Sibelius montrait qu’il était prêt à laisser l’argumentation musicale façonner

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concertos pour violon finlandais du xxe siècle


Le concerto montre également à quel point Sibelius comprenait parfaitement l’instrument de l’intérieur. Le violon joue sans arrêt dans le premier mouvement, dès les toutes premières mesures, qui émergent comme d’un grand froid. Son envolée en solo développe fréquemment son propre matériau thématique (notamment dans la cadence), tandis que la tectonique orchestrale ne change qu’occasionnellement en dessous. L’orageuse idée secondaire est fondée sur un thème suggéré plus tôt par les violoncelles ; l’orchestre s’y lance massivement au tournant le plus explicite du mouvement. Le soliste finit par revenir au thème initial, le racontant en octaves franches comme s’il annonçait un crépuscule précoce. Au début du mouvement lent central, le violon propose un thème chantant qui se détache sur un ciel clair des bois, avant que les couleurs orchestrales ne s’assombrissent. Sibelius marque le mouvement Adagio di molto. Des profondeurs de sa corde sol, le violon grimpe à travers des décalages rythmiques et des doubles cordes, poussant l’orchestre vers les mêmes sentiments. Dans un mot resté célèbre, Donald Tovey comparait le dernier mouvement à « une polonaise pour ours polaires  ». Ce finale est lancé par les timbales et les cordes graves qui répètent le même rythme, au-dessus duquel le soliste introduit l’idée bondissante prédominante dans un autre registre grave. Des doubles et triples cordes, et de nombreux autres défis, attendent ensuite le soliste, et dans l’envolée de ses aspirations sincères et personnelles on aperçoit une autre facette du rêve désespéré de Sibelius. Même lui a dû trouver une certaine consolation dans la partition, qui reste un cadeau au monde du violon aussi précieux que tout musicien puisse espérer faire. Quand on demanda à Sibelius d’attribuer une bourse à un jeune compositeur finlandais prometteur de son choix, en 1955, il désigna sans hésiter Einojuhani Rautavaara. Dans les années qui suivirent, le kaléidoscope orchestral de Rautavaara fit un tour complet, passant du post-romantisme luxuriant

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la forme musicale – caractéristique radicale de son œuvre. Curieusement, le lien avec la tradition « virtuose » ne fut que renforcé par la révision, l’équilibre du premier mouvement étant rejeté sur la première cadence et son rôle crucial dans le développement. Comme l’a expliqué Goss, Sibelius avait bâti quelque chose d’entièrement moderne à partir de fondations structurelles posées par Mendelssohn.


La bourse de Sibelius permit à Rautavaara d’étudier à la Juilliard School de New York. « J’ai dû aller en Amérique pour apprendre ce que c’est d’être européen », dit le compositeur à propos de cette expérience. Les rues de Manhattan allaient s’introduire dans un certain nombre de ses œuvres, dont le Concerto pour violon, qui fut achevé à New York en 1977, lors de son premier retour dans la ville depuis ses études. Le deuxième mouvement du concerto, Energico, rend hommage « au courant sonore interminable, constamment changeant » qui émane de la Cinquième Avenue. Comme le concerto de Sibelius, celui de Rautavaara réinvente une forme établie. Il est construit en deux moitiés, dont chacune correspond à peu près à deux mouvements : mouvement initial (exposition), mouvement lent, scherzo et finale. Comme dans l’œuvre de Sibelius, le violon montre le chemin. Mais ici l’on voyage dans un monde sans frontières, descendant des hauteurs séraphiques des premières pages dans le monde réel peuplé de créatures à la fois mystérieuses et mécaniques. Chemin faisant, le violon solo explore différents modes de relation avec l’orchestre. Au ciel, il se joint à un cor dans ce que le compositeur décrit comme une « antienne énergique ». Viennent ensuite un échange avec les bois gazouillants de l’orchestre, puis une cadence capricieuse en dialogue avec tout l’ensemble. Dans ce qui est théoriquement le deuxième mouvement, une confrontation rythmique avec l’orchestre mène ensuite à une cadence passionnée du soliste. Le compositeur demande au violoniste d’improviser avant de s’enfermer dans les formules cycliques des dernières pages, nées à New York, dans lesquelles l’instrument semble s’extasier au bord d’une vive douleur, comme soutenu par une vision des hauteurs d’où elle vient. « Je savais que le violon solo devait vivre ses derniers moments passionnément, transperçant continuellement le tissu orchestral jusqu’à la fin », écrit Rautavaara à propos des moments de culmination de son concerto.

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à une atonalité expérimentale saisissante avant de s’installer dans un style sensuel s’ouvrant sur un monde lointain et fluide.


« Tobias Feldmann est certainement un artiste à surveiller. » (Gramophone) Tobias Feldmann est l’un des violonistes les plus importants et les plus prometteurs qu’on puisse entendre aujourd’hui dans les salles de concert à travers le monde. Sa carrière a été lancée par ses interprétations données lors de nombreux concours internationaux, où il a fait montre de son raffinement musical et remporté une longue liste de distinctions, notamment au célèbre Concours Reine Élisabeth 2015 à Bruxelles, au Concours international Joseph Joachim 2012 à Hanovre et au Concours de musique allemand 2012. Tobias Feldmann captive les auditoires avec des orchestres comme le Utah Symphony Orchestra, l’Orchestre Beethoven de Bonn, l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie et le Brussels Philharmonic, pour n’en citer que quelques-uns. Sa longue liste de partenaires comprend des chefs comme Marin Alsop, Christoph König, Gilbert Varga, Nicholas Milton, Hannu Lintu, Michel Tabachnik, Karl-Heinz Steffens, Toshiyuki Kamioka et Nicolás Pasquet. Chambriste passionné, Tobias Feldmann se produit régulièrement au sein de divers ensembles, jouant à des festivals prestigieux comme le Festival du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, le Festival de musique du Rheingau et le Festival de musique du Schleswig-Holstein. En avril 2014, il a sorti chez Genuin son premier CD, avec des œuvres de Beethoven, Ysaÿe, Bartók et Waxman, qui lui a aussitôt valu des éloges unanimes et l’attention de la critique et de la presse internationale. Son second album de récital avec le pianiste Boris Kusnezow est sorti en 2017. Tobias Feldmann joue sur un violon de Niccolò Gagliano (Naples, 1769).

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tobias feldmann


D’origine russe, Jean-Jacques Kantorow est né à Cannes où il commence à étudier le violon. À l’âge de 13 ans, il entre au Conservatoire national nupérieur de musique de Paris, dans la classe de Benedetti, où, un an plus tard, il obtient le Premier Prix de violon. Entre 1962 et 1968, il remporte une dizaine de prix internationaux dont le Premier Prix Carl Flesh à Londres, le Premier Prix Paganini à Gênes, le Premier Prix du Concours international de Genève, et obtient une bourse de la Fondation Sacha Schneider en 1970. Avec le pianiste Jacques Rouvier et le violoncelliste Philippe Muller, Jean-Jacques Kantorow forme un trio avec lequel il remporte le Premier Grand Prix du Concours de musique de chambre de Colmar en 1970. Sa carrière de concertiste l’a amené dès le début à se produire sur les plus grandes scènes internationales : aux États-Unis, au Canada, dans les pays de l’Est, en Inde, au Japon, en Afrique… donnant plus de 100 concerts par an. Partout, la critique est unanime : « Jean-Jacques Kantorow est un grand du violon, un talent époustouflant, le violoniste le plus prestigieusement original de cette génération, que j’ai entendu » (Glenn Gould). Désireux de rompre avec l’isolement du soliste et par le biais de la musique de chambre, il évolue naturellement vers la direction d’orchestre. Il dirige alors de nombreuses formations étrangères, dont le Tapiola Sinfonietta, dont il fut le directeur musical de 1993 à 2013. Jean-Jacques Kantorow donne également de nombreuses masterclass dans le monde entier. Pendant dix ans, il a également été le directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne et, en 1994, il est nommé à la tête de l’Ensemble orchestral de Paris. Jean-Jacques Kantorow poursuit parallèlement une carrière de soliste et de chambriste, trouvant ainsi l’équilibre dans la pluralité de ses activités musicales. Jean-Jacques Kantorow enregistre en tant que soliste et en tant que chef pour des maisons de disques importantes, notamment pour Denon, Emi, Erato, CBS, Bis… Nombre de ses disques ont été primés par des récompenses internationales. Son dernier enregistrement, Sonates Françaises, est sorti en janvier 2014 sous le label NoMadMusic. Il y interprète, avec son fils Alexandre au piano, des œuvres méconnues du répertoire français (Chevillard, Fauré et Gedalge).

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Jean-Jacques Kantorow


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orchestre philharmonique royal de liège Fondé en 1960, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège ou OPRL (97 musiciens) est reconnu pour son identité, forte et reconnaissable dans le concert européen. Sous l’impulsion de son fondateur Fernand Quinet et de ses Directeurs musicaux (Manuel Rosenthal, Paul Strauss, Pierre Bartholomée, Louis Langrée, Pascal Rophé, François-Xavier Roth et, depuis 2011, Christian Arming), l’OPRL s’est forgé une identité sonore au carrefour des traditions germanique et française. Il se distingue par son engagement, sa curiosité pour tous les répertoires et des choix audacieux à l’égard de tous les publics. En près de 60 ans d’existence, l’OPRL a démontré son ouverture à tous les répertoires, en se distinguant dans la musique française et contemporaine (avec plus de 100 créations à son actif, dont des œuvres de Berio, Xenakis, Piazzolla, Takemitsu, Boesmans, Dusapin, Mantovani…). Il a enregistré près de 100 disques, la plupart largement récompensés par la presse internationale. Il part régulièrement en tournée en Espagne, en Amérique du Sud, au Musikverein de Vienne, au Théâtre des Champs-Élysées de Paris, au Concertgebouw d’Amsterdam, au Japon… Aujourd’hui, l’OPRL donne plus de 80 concerts par an, dont la moitié à Liège. Depuis 2000, il gère également la Salle philharmonique de Liège, élargissant l’offre de concerts à la musique baroque, aux musiques du monde, à la musique de chambre, aux grands récitals pour piano ou orgue. www.oprl.be

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Cadenza composed by Tobias Feldmann


by andrew mellor

Jean Sibelius came to music via the violin and dreamed of becoming a virtuoso soloist. That dream would not be fulfilled, and would haunt the composer psychologically for years. Instead of laying the virtuoso ghost once and for all, Sibelius’s failure to pass an audition for the violin section of Vienna Philharmonic apparently turned it into an open wound. Sibelius simply didn’t possess the co-ordination or élan required of a first-rate soloist, not to mention the temperament (his fondness for alcohol would not have helped). But that very fact shaped the violin concerto he would write as a surrogate for his lost career. ‘He conceived the entire first movement from the point of view of a broken-hearted, thwarted violinist longing for the virtuoso career that would never be’, writes the musicologist Glenda Dawn Goss. There were violinists other than Sibelius involved in the concerto’s genesis. Willy Burmester, Concertmaster of the Helsinki Philharmonic, persuaded the composer to write it in the first place, hailing it as ‘masterly’ when he saw the score. But in a typical faux pas, Sibelius gave the work to another violinist to perform, Victor Nováček. Burmester offered his services after Nováček’s première of the piece in February 1904, but Sibelius gifted the now-revised score to someone else again, Karl Haliř. It was Haliř who gave the first performance of the concerto in its new form in October 1905 in Berlin (Richard Strauss conducted). Burmester never got to perform the work in public. The revisions are telling. Sibelius’s streamlining of the piece, including the removal of a second cadenza, indicates that he was willing to let the musical argument shape the musical form, a radical feature of his work. Surprisingly, the relationship to the ‘virtuoso’ tradition was only reinforced by the revision, with the balance of the first movement thrown back onto the first cadenza and its

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violin concertos from twentieth century finland


The concerto also demonstrates Sibelius’s supreme understanding of the instrument from the inside. The violin plays relentlessly in the first movement, right from the opening bars that emerge as if from a deep chill. Its solo flight frequently develops its own thematic material (notably in the cadenza) while the orchestral tectonics only occasionally shift underneath. The stormy secondary idea is based on a theme suggested earlier by the cellos; the orchestra launches into it en masse at the movement’s most explicit turning point. The soloist ultimately returns to the opening theme, recounting it in forthright octaves as if heralding an early sunset. At the start of the central slow movement, the violin offers a song-like theme against a clear woodwind sky before the orchestral colouring turns dark. Sibelius marks the movement Adagio di molto. From the depths of its G-string, the violin claws its way up through cross-rhythms and double-stopping, urging the orchestra into the same sentiments. Donald Tovey famously described the final movement as resembling ‘a polonaise for polar bears’. It is launched by lurching timpani and low strings, above which the soloist introduces the predominant skipping idea in another low register. Multi-stopping and plenteous other challenges ensue for the soloist, in whose heartfelt, soaring and individual aspirations we glimpse something else of Sibelius’s hopeless virtuoso dream. Even he must have taken some consolation from the score itself, which remains as precious a gift to the violin world as any musician could hope to make. When Sibelius was asked to award a scholarship to a promising young Finnish composer of his choice in 1955, he pointed unequivocally to Einojuhani Rautavaara. In the years after that endorsement, Rautavaara’s orchestral kaleidoscope rotated full circle from luscious post-Romanticism to striking experimental atonality and back again. His music eventually settled into a sensory style that appears to operate controls to a distant, fluid world. Sibelius’s scholarship afforded Rautavaara the chance to study at the Juilliard School in New York. ‘I had to go to America to learn what it was to be European’, said the composer of the experience. The streets of Manhattan would make their way into a number of his works including the Violin Concerto,

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crucial developmental role. As Goss has illustrated, Sibelius had built something entirely modern upon structural foundations laid by Mendelssohn.


Like Sibelius’s concerto, Rautavaara’s reimagines an established design. It is built in two halves, each of which roughly corresponds to two movements: opening (expositional) movement, slow second movement, scherzo and finale. As in Sibelius’s work, the violin leads the way. But here we are on a journey through a world without frontiers, from the seraphic heights of the opening pages down into the real world populated by creatures both mysterious and mechanical. Along the way, the solo violin explores different modes of engagement with the orchestra. Up in the heavens, it joins a horn in what the composer described as an ‘energetic antiphon’. There is an exchange with the orchestra’s avian winds, and then a capricious cadenza in dialogue with the whole ensemble. In what is nominally the second movement, a rhythmic face-off with the orchestra eventually leads to an impassioned solo cadenza. The violinist is asked to improvise before locking into the cyclic patterns of those final, New York-born pages in which the instrument appears to rhapsodize on the brink of acute pain, as if sustained by a vision of the heights from whence it came. ‘I knew that the solo violin had to live its last moments passionately, persistently piercing the orchestral texture right to the end’, wrote Rautavaara of his concerto’s culminating moments.

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which was completed in New York in 1977 during the composer’s first return to the city since his studies. The concerto’s second movement, Energico, pays tribute to the ‘constantly changing, unending current of sound’ that emanates from Fifth Avenue.


tobias feldmann Tobias Feldmann is one of the foremost, promising violinists currently touring the world’s concert stages. His career was launched by his performances at numerous international competitions where he demonstrated his musical finesse which garnered a long list of distinctions. These included, among others, the renowned 2015 Queen Elisabeth Competition in Brussels, the 2012 International Joseph Joachim Competition in Hanover and the 2012 German Music Competition. Tobias Feldmann has captivated audiences with orchestras such as the Utah Symphony Orchestra, the Beethoven Orchester Bonn, the Orchestre royal de chambre de Wallonie and the Brussels Philharmonic Orchestra, to name a few. His long list of collaborators include conductors such as Marin Alsop, Christoph König, Gilbert Varga, Nicholas Milton, Hannu Lintu, Michel Tabachnik, Karl-Heinz Steffens, Toshiyuki Kamioka, and Nicolás Pasquet. As an avid chamber musician, Tobias Feldmann appears regularly in a variety of ensembles, performing at high-profile festivals such as the Mecklenburg-Vorpommern Festival, the Rheingau Music Festival and the Schleswig-Holstein Music festival. In April 2014, he released his debut CD featuring works by Beethoven, Ysaÿe, Bartók and Waxman with Genuin which immediately attracted widespread praise and attention from the international press and critics alike. His second recital recording with pianist Boris Kusnezow was released in 2017. Tobias Feldmann performs on a violin crafted by Niccolò Gagliano (Naples 1769).

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“Tobias Feldmann is certainly an artist to watch” (Gramophone Magazine)


Of Russian origin, Jean-Jacques Kantorow was born in Cannes, where he began his violin lessons. At the age of thirteen he entered the Paris Conservatoire, studying with René Benedetti, and after one year obtained its Premier Prix for the violin. Between 1962 and 1968 he won ten international prizes, including the Carl Flesch Competition in London, the Paganini First Prize in Geneva, the Geneva International Competition First Prize, and in 1970 a scholarship from the Sacha Schneider Foundation. The same year, a trio he had formed with pianist Jacques Rouvier and cellist Philippe Muller won the Colmar First Prize for Chamber Music. From the beginning of his career as a concert artist he appeared at the most prestigious international venues: in the United States, Canada, as well as in Far East, in India, Japan, and in Africa – giving more than 100 concerts per year. Everywhere the reviews have been unanimous: ‘Jean-Jacques Kantorow is one of the violin greats, a staggering talent – the most highly original violinist of this generation that I have ever heard’ (Glenn Gould). Wanting to break away from the isolation of the soloist’s life, and because of his love of chamber music, he was drawn naturally towards the orchestra. He has conducted many orchestras outside France, including the Tapiola Sinfonietta, whose Musical Director he was from 1993 to 2013. Jean-Jacques Kantorow has also given numerous masterclasses all over the world. Over a ten-year period he was the Musical Director of the Orchestre d’Auvergne, and in 1994 was appointed Director of the Ensemble Orchestral de Paris. Jean-Jacques Kantorow also pursues a parallel career as soloist and chamber musician, creating a balance between his many simultaneous musical activities. Both as soloist and conductor, Jean-Jacques Kantorow has recorded for major companies such as Denon, EMI, Erato, Bis etc. Many of his CDs have been received international awards. His last recording of French Sonatas (‘Sonates Françaises’) was released in January 2014 on the label NoMadMusic. With his son Alexandre at the piano, it features neglected works of the French repertoire (by Chevillard and Gedalge) and Fauré’s First Sonata.

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Jean-Jacques Kantorow


Founded in 1960, the OPRL (which has 97 musicians) is recognized for its strong identity in the European musical world. Moulded by its founder, Fernand Quinet, and by its Music Directors (Manuel Rosenthal, Paul Strauss, Pierre Bartholomée, Louis Langrée, Pascal Rophé, FrançoisXavier Roth, and, since 2011, Christian Arming), the OPRL has developed a sound identity at the crossroads of the Germanic and French traditions. Over more than half century, the OPRL has shown its openness to different repertoires and has developed a reputation, in particular, for its performances of French music and of contemporary works. The OPRL has recorded nearly 100 discs; most have been widely acclaimed by the international press. It tours regularly: for example, Spain, South America, the Musikverein in Vienna, the Théâtre des Champs-Élysées in Paris, the Concertgebouw in Amsterdam, in Japan… The OPRL currently gives more than 80 concerts a year, of which half take place in Liège. Since 2000 it has also run the Salle philharmonique in Liège and expanded the range of concerts there to include baroque music, world music, chamber music, and major recitals on piano and organ.

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orchestre philharmonique royal de liège

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violinkonzerte des 20. jahrhunderts aus finnland Jean Sibelius entdeckte beim Geigenspiel seine tiefe Freude an der Musik und er träumte davon, ein virtuoser Solist zu werden. Dieser Traum wurde jedoch nicht wahr und dies bedrückte jahrelang massiv die Psyche des Komponisten. Anstatt diesen Plan ein für alle Mal ad acta zu legen, bewarb sich Sibelius noch vergeblich als Violinist bei den Wiener Philharmonikern und dieser Misserfolg belastete ihn psychisch noch viele Jahre lang. Sibelius besaß einfach nicht die Koordinationsfähigkeit, das spezielle Talent und den erforderlichen Elan für einen erstklassigen Violinisten. Nachteilig für die Realisierung seines Wunsches wirkte sich bestimmt auch seine Vorliebe für alkoholische Getränke aus. Doch gerade nach diesen persönlich negativen Erfahrungen wurde dann sein erfolgreiches Violinkonzert zu einem erfreulichen Surrogat für seine missglückten Karriereabsichten als Violinsolist. „Er entwarf den ganzen ersten Satz vom Standpunt eines untröstlichen, verhinderten Geigers, der sich nach einer nie verwirklichten Karriere als Virtuose sehnt.“, schreibt die Musikwissenschaftlerin Glenda Dawn Goss. An der Entstehungsgeschichte des Konzertes waren auch andere Geiger maßgeblich beteiligt. Willy Burmester, der Konzertmeister des Philharmonischen Orchesters Helsinki, überzeugte den Komponisten davon, überhaupt ein Violinkonzert zu komponieren, und lobte das Werk als „meisterhaft“ gelungen, als er dann das vollendete Werk sah. Doch Sibelius beging einen für ihn typischen Fauxpas, als er mit Victor Nováček einen anderen Geiger mit der Uraufführung des Werkes betraute. Burmester bot dem Komponisten nach Victor Nováčeks Uraufführung des Konzertes im Februar 1904 seine Dienste an, doch Sibelius gab die nun überarbeitete Fassung wieder jemand anderem, nämlich Karl Haliř. Dieser spielte das Konzert in seiner neuen Form zum ersten Mal im Oktober 1905 in Berlin unter der Leitung von Richard Strauss. Burmester aber bekam zeitlebens nicht die Möglichkeit, das von ihm initiierte Konzert einmal als Solist zu spielen.

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von andreW mellor


Das Konzert ist auch ein Beleg von Sibelius´ detaillierter spieltechnischer Kenntnis des Instrumentes von seiner inneren Essenz. Die Geige spielt beständig im ersten Satz, und das gleich von den Anfangstakten an, die wie aus großer Kälte auftauchend sich in den Raum erheben. Ihr Solo-Flug entwickelt sich oft mit eigenem Themenmaterial (vor allem in der Kadenz), während sich die orchestrale Tektonik darunter nur gelegentlich ändert. Die stürmische zweite Idee baut auf einem Thema auf, das zuvor von den Celli vorgestellt wurde, und das Orchester greift dieses dann im deutlichsten Wendepunkt des Satzes geschlossen auf. Der Solist kehrt schließlich zum Ausgangsthema zurück und erzählt es in klaren Oktaven nochmals, als würde es einen frühen Sonnenuntergang ankündigen. Zu Beginn des langsamen Mittelsatzes spielt die Sologeige ein liedhaftes Thema, das sich von einem den Orchesterklang bekrönenden Holzbläser-Überbau abhebt, bevor sich der Orchesterklang wieder dunkel färbt. Sibelius charakterisiert diesen Satz mit der Tempobezeichnung Adagio di molto. Von der Tiefe der G-Saite aufsteigend erkämpft sich die Solostimme über Gegenrhythmen und Doppelgriffe ihren Weg hinauf und nimmt das gesamte Orchester mit in die neu erreichten emotionalen Sphären. Donald Tovey beschreibt den letzten Satz vielsagend als eine Musik, die einer „Polonaise für Eisbären“ gleicht. Er wird von torkelnden Pauken und tiefen Streichern eingeführt, über denen der Solist die vorherrschende hüpfende Idee ebenfalls im tiefen Register beginnt. Darauf folgen vielfache Doppelgriffe und reichlich vorhandene sonstige schwierige spieltechnische Herausforderungen an den Solisten, und im Höhenflug seiner tief empfundenen persönlichen Bestrebungen gewinnen wir einen weiteren kurzen Einblick in die vergeblichen Virtuosenträume von Jean Sibelius. Aber auch er selbst muss aus dem Werk einigen Trost geschöpft haben, da sein Werk ein höchst wertvolles Geschenk für das Genre der Violinkonzerte generell geworden ist, so wie jeder Komponist nur hoffen kann, dass ihm ein solches Werk ebenfalls einmal gelingen möge.

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Die Umarbeitungen gegenüber der Erstfassung sind aufschlussreich. Sibelius´ Rationalisierungsmaßnahmen des Werkes – darunter der Verzicht auf eine zweite Kadenz – weisen darauf hin, dass ein primäres Anliegen seiner Änderungen die musikalische Form betreffen sollte, was ein essentielles Merkmal dieses Werkes ist. Überraschenderweise wurde die Beziehung zur Tradition der Virtuosität durch die Überarbeitung noch dadurch verstärkt, dass das Gleichgewicht des ersten Satzes auf der ersten Kadenz und deren wesentlichen Rolle für die Durchführung beruht. Wie Goss aufzeigte, hatte Sibelius etwas vollkommen Modernes auf einer von Mendelssohn gelegten strukturellen Basis aufgebaut.


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Als Sibelius 1955 gebeten wurde, einen jungen, hoffnungsvollen finnischen Komponisten für ein Stipendium auszuwählen, entschied er sich unmissverständlich und ohne zu zögern für Einojuhani Rautavaara. In den Jahren nach dieser Unterstützung legte Rautavaaras orchestrales Kaleidoskop einen ganzen Kreis zurück: von üppiger Spätromantik zur experimentalen Atonalität und wieder zurück. Er entschied sich in seinem weiteren Schaffen schließlich für einen sinnlichen Stil, der sich einer entfernten, fließenden Welt zu öffnen scheint. Sibelius´ Stipendium gab Rautavaara die Chance, an der Juilliard School von New York zu studieren. „Ich musste nach Amerika gehen, um zu lernen, was es bedeutet, Europäer zu sein.“, erzählte der Komponist von seiner Erfahrung. Die Straßen Manhattans fanden ihren Weg in viele seiner Werke, darunter auch das Violinkonzert, das er 1977 in New York vollendete, als er zum ersten Mal seit seiner Studienzeit in diese Stadt zurückkehrte. Der zweite Satz des Konzertes, „Energico“, zollt dem von der Fifth Avenue ausgehenden „immerfort wechselnden, nie endenden Strom von Lauten“ liebevolle Anerkennung und Erinnerung. Wie im Konzert von Sibelius entwickelt auch Rautavaara ein traditionelles Formmodell weiter: Es ist in zwei Hälften aufgebaut, von denen jede ungefähr zwei eigenständigen Sätzen entspricht: einem Eingangssatz (quasi als Exposition), einem langsamen zweiten Satz, einem Scherzo und einem Finale. Wie bei Sibelius prägt die Violine den gesamten kompositorischen Verlauf. Sie weist den Weg auf einer Reise durch die Welt ohne Grenzen, die von den seraphischen Höhen des Beginns bis hinunter in die wirkliche, von geheimnisvollen, mechanischen Wesen bevölkerte Welt reicht. Entlang dieses Weges erforscht die Violine verschiedene Wege des Zusammenspiels mit dem Orchester. In himmlischen Höhen musizierend gesellt es sich zu einem Horn in einer vom Komponisten als „energiegeladene Antiphon“ bezeichneten Stelle. Es kommt zu einem Austausch mit den zwitschernden Holzbläsern des Orchesters und darauf zu einer kapriziösen Kadenz im Dialog mit dem gesamten Ensemble. In dem, was pro forma der zweite Satz ist, führt eine rhythmische Konfrontation mit dem Orchester schließlich zu einer leidenschaftlichen Solokadenz. Der Komponist verlangt vom Geiger zu improvisieren, bevor er sich in den zyklischen Strukturen dieses letzten, in New York entstandenen Satzes einschließt. Das Instrument scheint dabei an der Grenze akuten Schmerzes in Ekstase zu geraten, als wäre es von einer Vision aus den Höhen unterstützt, aus denen es mit seinen überirdisch anmutenden Klängen gerade kam. „Ich wusste, dass die Solovioline ihre letzten Momente leidenschaftlich erleben und das orchestrale Gewebe bis zum Schluss andauernd durchbrechen muss“, schrieb Rautavaara über die Höhepunkte seines Konzertes.


Tobias feldmann

Tobias Feldmann ist einer der führenden, vielversprechendsten jungen Geiger, die gegenwärtig in den Konzertsälen der ganzen Welt auftreten. Seine Karriere begann mit seinen herausragenden Leistungen bei zahlreichen internationalen Wettbewerben, bei denen er jeweils sein musikalisches Feingefühl unter Beweis stellte und eine lange Liste von Auszeichnungen erwarb. Darunter befinden sich u.a. der berühmte Königin Elisabeth - Wettbewerb 2015 in Brüssel, der Internationale Joseph Joachim – Wettbewerb in Hannover 2012 und der Deutsche Musikwettbewerb 2012. Tobias Feldmann konzertierte mit Orchestern wie dem Utah Symphonie Orchestra, dem Beethoven Orchester Bonn, dem Orchestre Royal de Chambre de Wallonie und dem Brussels Philharmonic, um nur einige zu nennen. Die lange Liste der Dirigenten, mit denen er zusammenarbeitet, enthält Namen wie Marin Alsop, Christoph König, Gilbert Varga, Nicholas Milton, Hannu Lintu, Michel Tabachnik, Karl-Heinz Steffens, Toshiyuki Kamioka und Nicolás Pasquet. Als begeisterter Kammermusiker tritt Tobias Feldmann regelmäßig in unterschiedlichen Ensembleformationen auf und gastiert bei bedeutenden Festivals wie den Festspielen MecklenburgVorpommern, dem Rheingau Musik Festival und dem Schleswig-Holstein Musikfestival. Im April 2014 brachte er seine erste CD mit Werken von Beethoven, Ysaÿe, Bartok und Waxman beim Label Genuin heraus, die sofort großes Lob und Beachtung bei der internationalen Presse und Kritik fand. Seine zweite Rezital-Aufnahme mit dem Pianisten Boris Kusnezow erschien 2017. Tobias Feldmann spielt auf einer Violine von Niccolò Gagliano (Neapel, 1769).

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„Tobias Feldmann ist ganz bestimmt ein Künstler, den man beachten muss.” (Gramophone Magazine)


Jean-Jacques Kantorow ist russischer Herkunft. Er ist in Cannes geboren, wo er begann, das Violinspielen zu erlernen. Mit 13 Jahren trat er ins Pariser Conservatoire National Supérieur de Musique ein, wurde Schüler von Benedetti und erhielt bereits ein Jahr später den „Premier Prix“1 für Geige. Zwischen 1962 und 1968 errang er zehn internationale Preise, darunter den Carl Flesch - Preis in London, den ersten Preis beim Premio Paganini in Genua, den ersten Preis beim Concours International von Genf. Außerdem erhielt er 1970 ein Stipendium von der Sascha Schneider – Stiftung. Mit dem Pianisten Jacques Rouvier und dem Cellisten Philippe Muller gründete JeanJacques Kantorow ein Trio, mit dem er 1970 den ersten Grand Prix des Kammermusikwettbewerbs in Colmar errang. Seine Karriere als Konzertmusiker brachte ihn von Beginn an in die größten internationalen Konzerthäuser in den Vereinigten Staaten, in Kanada, in den Staaten Osteuropas, in Indien, Japan, Afrika usw., wo er jährlich mehr als 100 Konzerte gab. Überall ist die Kritik einstimmig: „Jean-Jacques Kantorow ist ein großer Künstler auf der Geige, ein verblüffendes Talent, der glanzvoll originellste Geiger seiner Generation, den ich je hörte.“ (Glenn Gould). Seinem Wunsch folgend, mit der Einsamkeit des Solisten zu brechen, entwickelte er sich ganz natürlich von der Kammermusik hin zur Orchesterleitung. Er dirigierte viele ausländische Orchester, darunter die Tapiola Sinfonietta, deren musikalischer Leiter er von 1993 bis 2013 war. Jean-Jacques Kantorow leitet auch zahlreiche Meisterklassen auf der ganzen Welt. Zehn Jahre lang war er Chefdirigent des Orchestre d´Auvergne und wurde 1994 mit der Leitung des Ensemble Orchestral de Paris betraut. Parallel dazu verfolgt Jean-Jacques Kantorow eine Karriere als Solist und Kammermusiker und findet so das Gleichgewicht in der Vielfältigkeit seiner musikalischen Aktivitäten. Jean-Jacques Kantorow nimmt als Solist sowie als Dirigent für bedeutende Labels auf, vor allem für Denon, Emi, Erato, CBS, BIS usw. Viele seiner CD´s erhielten internationale Auszeichnungen. Seine letzte Aufnahme „Sonates Françaises“ erschien im Januar 2014 beim Label NoMadMusic. Auf dieser CD interpretiert er mit seinem Sohn Alexandre am Klavier unbekannte Werke des französischen Repertoires (Chevillard, Fauré & Gedalge). 1- Bis Mitte der 90er Jahre Diplom des Pariser Konservatoriums als Abschluss eines (normalerweise) vierjährigen Studiums.

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jean-jacques kanTorow


Das Orchestre Philharmonique Royal de Liège oder OPRL (97 Musiker) wurde 1960 gegründet und wird innerhalb des europäischen Musiklebens für seine starke, erkennbare Identität anerkannt. Dank seines Gründungsdirigenten Fernand Quinet und der nachfolgenden musikalischen Leiter (Manuel Rosenthal, Paul Strauss, Pierre Bartholomée, Louis Langrée, Pascal Rophé, FrançoisXavier Roth, und seit 2011 Christian Arming), hat das OPRL seine eigene Identität im Schmelztiegel deutscher und französischer Traditionen entwickelt. Es zeichnet sich durch sein Engagement, sein Interesse für jede Art von Repertoire und seine mutigen Entscheidungen einem verschiedenartigen Publikum gegenüber aus. Im Laufe seines 50jährigen Bestehens bewies das OPRL seine Offenheit für alle Repertoires und machte sich einen Namen in der französischen und zeitgenössischen Musik (inzwischen mit mehr als 100 Uraufführungen, darunter Werke von Berio, Xenakis, Piazolla, Takemitsu, Boesmans, Dusapin, Mantovani usw.). Das Orchester nahm rund 100 Schallplatten bzw. CD´s auf, von denen die meisten von der internationalen Presse ausgezeichnet wurden. Es geht regelmäßig auf Tournee (u.zw. nach Spanien, Südamerika, in den Wiener Musikverein, ans Théâtre des Champs Élysées in Paris, das Concertgebouw von Amsterdam,in Japan usw.). Heute gibt das OPRL jährlich mehr als 80 Konzerte, darunter die Hälfte in Lüttich. Seit 2000 leitet es auch den Konzertsaal Salle Philharmonique von Lüttich und erweitert das Konzertangebot mit Barock-, Welt- und Kammermusik sowie mit großen Klavier- oder Orgelrecitals.

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orcHesTre PHilHarmonique royal de liège

www.oprl.be

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La Salle Philharmonique de Liège Inaugurée en 1887 avec le concours du violoniste liégeois Eugène Ysaÿe, la Salle Philharmonique de Liège est un bâtiment de style éclectique d’inspiration Renaissance. Conçue comme une salle « à l’italienne », richement décorée de dorures et de velours rouge, complètement restaurée entre 1998 et 2000, la Salle compte plus de 1000 places réparties en un parterre, un balcon, trois rangs de loges et un amphithéâtre de 240 places. Particulièrement vaste, la scène comporte un orgue de Pierre Schyven (1888), restauré de 2002 à 2005, et des peintures murales évoquant Grétry et César Franck (1954). Siège de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, la Salle Philharmonique de Liège sert régulièrement de studio d’enregistrement aussi bien pour le répertoire symphonique que la musique de chambre ou les musiques anciennes. Les témoignages d’interprètes comme Philippe Herreweghe, Louis Langrée, Pascal Rophé, Éric Le Sage, Paul Daniel… ont conduit plusieurs grandes maisons de disques (Deutsche Grammophon, Universal, EMI Classics, Alpha, La Dolce Volta…) à choisir cette salle pour ses qualités acoustiques particulièrement flatteuses.


Liège philharmonic hall Inaugurated in 1887 with the support of the violinist Eugène Ysaÿe, the Liège Philharmonic Hall / Salle Philharmonique is eclectic in style but basically of Renaissance inspiration. Built on the model of an Italian theatre, richly decorated with gilding and red velvet, it was completely restored between 1998 and 2000. The Hall has seating for over 1000 people, with stalls, balcony, three rows of boxes and an amphitheatre of 240 seats. The vast stage, decorated with mural depicting Grétry ans César Franck (1954), includes a Pierre Schyven organ (1888, restored between 2002 and 2005). Home of the Liège Royal Philharmonic, the hall is used regularly as a recording studio for symphonic, chamber or ancient music. The testimony of personalities of the music world including Philippe Herreweghe, Louis Langrée, Pascal Rophé, Eric Le Sage and Paul Daniel led several major recording companies (Deutsche Grammophon, Universal, EMI Classics, Alpha, La Dolce Volta, etc.) to choose this hall for its very fine acoustics.


der Salle Philharmonique von lüttich Der 1887 unter Mitwirkung des Lütticher Geigers Eugène Ysaÿe eröffnete Salle Philharmonique von Lüttich ist in einem von der Renaissance inspirierten, eklektischen Stil. Der in „italienischer Art“ entworfene, reich mit Vergoldungen und rotem Samt ausgeschmückte Saal wurde zwischen 1998 und 2000 vollkommen renoviert. Der Saal umfasst mehr als 1000 Plätze, die auf ein Parterre, einen Balkon, drei Logenränge sowie einen weiteren Rang von 240 Plätzen aufgeteilt sind. Auf dem besonders weiträumigen Podium befindet sich eine Orgel von Pierre Schyven (1888), die von 2002 bis 2005 restauriert wurde, sowie Wandgemälde, die Allegorien auf Grétry und César Franck darstellen (1954). Der Lütticher Salle Philharmonique ist Sitz des Orchestre Philharmonique Royal de Liège und dient regelmäßig als Aufnahmestudio sowohl für das symphonische Repertoire als auch für Kammermusik oder alte Musik. Die Aussagen von Interpreten wie Philippe Herreweghe, Louis Langrée, Pascal Rophé, Éric Le Sage, Paul Daniel usw. veranlassten mehrere große Labels (Harmonia Mundi, Universal, EMI Classics, Alpha, La Dolce Volta usw.) dazu, für ihre Aufnahmen diesen Saal wegen seiner besonderen akustischen Vorzüge zu wählen.


RECORDED IN APRIL 2017 AT SALLE PHILHARMONIQUE DE LIèGE (BELGIUM) ALINE BLONDIAU RECORDING PRODUCER, EDITING & MASTERING DENNIS COLLINS FRENCH TRANSLATION SILVIA BERUTTI-RONELT GERMAN TRANSLATION VALÉRIE LAGARDE & ALINE LUGAND-GRIS SOURIS DESIGN & ARTWORK KAUPO KIKKAS COVER & INSIDE PHOTO (P.3) K. MIURA INSIDE PHOTO (P.13) NICOLAS DE BORCHGRAVE INSIDE PHOTO (P.7, P.16-17) STÉPHANE MOUREAUX INSIDE PHOTO (P.30) EINOJUHANI RAUTAVAARA VIOLIn COnCERTO © FENNICA GEHRMAN OY, HELSINKI JEAN SIBELIUS VIOLIn COnCERTO In D MInOR, OP.47 © G. LIENAU, ED. MARIO BOIS / PARIS

ALPHA CLASSICS DIDIER MARTIN DIRECTOR LOUISE BUREL PRODUCTION AMÉLIE BOCCON-GIBOD EDITORIAL COORDINATOR ALPHA 357 P OPRL & ALPHA CLASSICS / OUTHERE MUSIC FRANCE 2017 C ALPHA CLASSICS / OUTHERE MUSIC FRANCE 2018 The new way To discover high qualiTy classical music 30.000 Tracks available exclusive conTenT Try now on www.alphaplay.com

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