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Franz Schubert (1797-1828) Quintet “The Trout” in A major, D 667 op. post. 114 Quintette « La Truite » en la majeur, D 667 op. post. 114 for piano, violin, viola, cello and double bass Allegro vivace 12’50 Andante 6’18 Scherzo (presto) – Trio 4’02 Thema (andantino) – Variations I à V – Allegretto 6’56 Allegro giusto 9’47 1.

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Trio “Notturno” in E-flat major, D 897 op. post. 148 Trio « Notturno » en mi bémol majeur, D 897 op. post. 148 for piano, violin and cello Adagio 8’39 6.

Quartet in F major, D 487 Quatuor en fa majeur, D 487 for piano, violin, viola and cello Adagio 4’45 Rondo concertante (allegro vivace) 9’50 7.

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Nathalie Juchors-Paoletti, piano David Lefèvre, violin Guillaume Paoletti, cello Christophe Gaugué, viola Eckhard Rudolph, double bass


Quintette « La Truite » en la majeur, D 667 op. post. 114

ENGLISH

Pendant les mois d’été 1819, puis 1823 et 1825, Schubert passa plusieurs semaines avec son ami Johann Michael Vogl – interprète de ses lieder –, à Steyr, ville natale de ce dernier en Haute-Autriche. Vogl introduisit Schubert dans le cercle musical de Sylvester Paumgartner, mécène musical de Steyr à cette époque. Dans son salon de musique, Paumgartner organisait régulièrement des concerts ressemblant plus ou moins aux soirées Sonnleithner à Vienne. Les relations entre Schubert et les habitants de Steyr, en particulier Paumgartner, ont été relatées par Albert Stadler, l’ami de Schubert, lui aussi originaire de Steyr, dans ses mémoires destinés à Ferdinand Luib en 1858. Les mémoires de Stadler restent notre seule trace sur les origines du célèbre quintette. «Vous connaissez sans doute le quintette pour piano, violon, alto, violoncelle et contrebasse avec les variations sur La Truite. Il l’a écrit à la demande expresse de mon ami Sylvester Paumgartner, qui s’avouait tout à fait ravi par cette petite chanson charmante. Paumgartner voulait une instrumentation identique à celle du quintette – recte Septuor – de Hummel, toujours une nouveauté à l’époque. Schubert l’avait vite terminée, mais conserva la partition… » Ce récit démontre que la pièce avait été écrite sur proposition de Paumgartner, mais ne nous offre aucune information sur le temps et le lieu de composition. On peut néanmoins supposer que Schubert l’a composée en 1819 à l’occasion de son passage à Steyr. Le Septuor en ré mineur op. 74 de Hummel (pour flûte, hautbois, cor, alto, violoncelle, contrebasse et piano) avait été édité en 1816 et disponible en quintette avec une formation analogue à celle de La Truite la même année1. Le manuscrit conducteur de Schubert est perdu, mais les parties séparées « fournies » par Albert Stadler, à partir desquelles les musiciens jouèrent le quintette dans la maison de Paumgartner à Steyr, ont été conservées au monastère de St-Florian en Haute-Autriche. […] 1 Les avis divergent sur l’influence possible de la transcription du Septuor op. 74 de Hummel. Il n’est pas évident que la transcription fût éditée à Vienne en 1819, peut-être a-t-elle circulé sous forme manuscrite. Brigitte Massin voit une référence éventuelle aux formations italiennes « da camera » avec basse continue et sans doute plus simplement à la personnalité du commanditaire Sylvester Paumgartner, bon violoncelliste, auquel Schubert voulait fournir plus qu’une partie de basse qui, elle, fut confiée à la contrebasse.


Arnold Feil – Ed. Bärenreiter, 1975 La Truite, D 550 Dans le courant limpide d’un ruisseau D’un élan gai La truite d’humeur insouciante Filait comme une flèche. J’étais sur la rive Et je suivais tranquillement Les joyeux ébats du poisson Dans l’eau limpide du ruisseau. Un pêcheur avec sa ligne Était aussi sur la berge Et regardait froidement Les allées et venues du poisson. Tant que l’eau est limpide, Me disais-je, que rien ne la trouble Il n’attrapera pas la truite Avec son hameçon. Mais le bandit finit Par trouver le temps long : Il trouble l’eau du ruisseau Et avant que j’aie pu m’en rendre compte Sa ligne s’affaire.


Le poisson s’y enferre, Et moi furieux, qui ne peux rien Je vois la truite pêchée ! Christian Friedrich Daniel Schubart (1739-1791) (version modifiée par Schubert) Il est à noter que les éléments dramatiques de la troisième strophe du lied ne sont pas repris dans les variations du Quintette « La Truite ». Alors que le lied est en ré bémol, Schubert choisit pour le quintette la tonalité de ré majeur, plus claire et plus légère. Il a volontairement développé le côté gai et dansant du lied.

Trio « Notturno » en mi bémol majeur, D 897 op. post. 148 […] En plus de ses deux célèbres trios pour piano – celui en mi bémol majeur, op. 100 (D 929), écrit entre fin 1827 et début 1828, et celui en si bémol majeur, op. 99 (D 898), vraisemblablement composé en avril et mai 1828 – il existe également un mouvement unique d’adagio pour un Trio avec piano en mi bémol majeur (D 897) datant probablement de la même période. L’autographe n’est ni signé, ni daté, chose peu habituelle pour Schubert. Puisqu’on ne sait rien d’autre à son sujet, on suppose que le mouvement avait dû appartenir antérieurement à une autre œuvre. La seule œuvre vraisemblable sur le plan de la tonalité et de l’instrumentation est le Trio en si bémol majeur. Il n’y a pas de raison connue qui explique ce retrait. En 1846, l’éditeur viennois Diabelli a édité le mouvement séparément en tant qu’opus posthume 148, sous le titre Nocturne (une notation au crayon sur l’autographe est néanmoins lisible avec pour titre Notturno). Ce titre s’explique par le fait que la tendance de Schubert à remodeler des mouvements séparés en pièces de genre, même à l’intérieur d’œuvres plus vastes, est particulièrement nette ici. De plus, l’époque romantique à ses débuts – le temps de Robert Schumann pointait juste – fut particulièrement friande de ces pièces de genre, surtout avec un tel titre. Arnold Feil – Ed. Bärenreiter, 1975


Quatuor en fa majeur, D 487 « Schubert entra dans cette maison (la maison de la veuve Grob, sise Liechtental n° 163 « La Sainte Trinité », aujourd’hui IX Badgasse 8) après avoir quitté le séminaire en automne 1814, sans doute attiré par la belle voix de Thérèse (à l’époque âgée de 15 ans) et par le talent musical de son frère Heinrich, qui jouait du violoncelle et particulièrement bien du piano… Heinrich Grob dirigea de temps à autre la musique sacrée depuis la tribune de l’église de Liechtental, pendant que Schubert restait en bas pour mieux entendre. Bien entendu, la musique tenait une place importante dans le cercle familial et sous sa direction, les messes de Schubert furent étudiées pour les concerts à Liechtental, Grinzing, Heiligenstadt… Schubert, qui était considéré comme un fils dans cette maison, composa pour son ami Heinrich Grob, en octobre 1816, un Adagio et Rondo Concertant pour le piano-forte avec accompagnement de violon, alto et violoncelle (propriété de Monsieur Spina). Ses relations avec la famille Grob dureront jusqu’en 1820, année où Thérèse se maria, tandis que le compositeur était introduit dans d’autres cercles… Thérèse, veuve du boulanger Bergmann depuis plus de vingt ans et à qui je dois ces informations, vit en parfaite santé à Vienne ». Ce récit, que Kreissle restitua du vivant de Thérèse Grob en 1865, est le seul témoignage sur l’origine du Quatuor avec piano. On peut également imaginer, pour son exécution dans la maison Grob, un petit effectif orchestral. En effet, outre les annotations tutti et solo présentes dans la partie du piano, on trouve dans la partie de violoncelle – copie de Witteczek – aux mesures 94-101, 146 et 204-205 de l’Allegro vivace, un dédoublement qui prouve la présence d’un deuxième instrument de basse. Or ceci n’a de sens que si on double également les parties de violon et d’alto. Dans son offre du 29 novembre 1829 à l’éditeur Anton Diabelli, Ferdinand Schubert classe le quatuor dans la catégorie musique pour piano en tant que « Concert (Adagio et Rondo) avec accompagnement de quatuor (recte Trio) ». Diabelli accepta l’offre avec d’autres œuvres, mais elle ne sera publiée qu’au début de l’année 1865 parmi les dernières éditions de A.O. Witzendorf. Arnold Feil – Ed. Bärenreiter, 1975


Les musiciens Nathalie Juchors-Paoletti débute le piano à l’âge de 7 ans à l’École de Musique d’Aulnay-sous-Bois puis est admise à l’âge de 14 ans dans la classe de Pierre Sancan au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où elle obtient un Premier Prix de piano et un Premier Prix de musique de chambre. En 1980, elle remporte le Premier Prix du Concours international de piano « Alfred Cortot » de Milan et en 1989 le 3ème Grand Prix et le Prix de la critique musicale du 2ème Concours européen de piano au Luxembourg. Toujours désireuse d’approfondir ses connaissances techniques et musicales, elle se perfectionne dans la classe de piano de György Sebök, à la célèbre école de musique de Bloomington (Université d’Indiana) aux USA. Ex-membre du Trio Bartholdy (piano, violon, violoncelle), elle mène avec celui-ci, de 1992 à 1997, une intense activité de chambriste en remportant quatre Premiers Prix internationaux (dont le célèbre Concours international de l’ARD de Munich en 1995), en côtoyant des grands maîtres tels qu’Isaac Stern, Yo-Yo Ma, Menahem Pressler…, en se produisant dans de prestigieuses salles de concert, notamment à Londres, Berlin, Paris, Jérusalem, Saint-Pétersbourg… et en participant à de célèbres festivals dont La Roque-d’Anthéron, Besançon, Menton, les Chorégies d’Orange… De septembre 1997 à novembre 1999, elle fait partie de l’ensemble Musique Oblique, formation instrumentale modulante abordant ainsi l’intégralité des œuvres majeures de la musique de chambre des XIXème et XXème siècles dont des créations mondiales, se produisant avec ce groupe tant en France qu’à l’étranger (Suisse, Russie…). Titulaire du Certificat d’Aptitude aux fonctions de professeur de piano, elle enseigne à l’École Nationale de Musique d’Aulnay-sous-Bois depuis 1985.

David Lefèvre obtient en 1990 un Premier Prix de violon au Conservatoire de Musique de Montréal, puis effectue un cycle de perfectionnement de violon au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris dans la classe de Gérard Jarry. Il parfait ses études en recevant les conseils de Boris Belkin, Herman Krebbers et Jean-Pierre Wallez.


Il a à son actif de nombreuses participations en soliste avec notamment l’Orchestre Lyrique d’Avignon, l’Orchestre Symphonique de Douai, l’Orchestre de chambre I musici de Montréal, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et se produit en concert avec Anne Queffélec, Roland Pidoux, Patrice Fontanarosa, Bruno Rigutto et Régis Pasquier. Il obtient le 2ème Prix du Concours International de musique de chambre de Martigues et le Premier Grand Prix du Concours International de violon de Douai. Il est de plus lauréat de l’Association Yehudi Menuhin et de la Fondation Georges Cziffra. Depuis 1994, il est directeur artistique du Festival de Musique Musica Val de Val d’Isère. David Lefèvre a gravé sur étiquette Solstice deux œuvres de Jacques Chailley et sur label Sonpact la Sonate crépusculaire d’Henri Sauguet qui s’est vue décerner par Répertoire des Disques Compacts la plus haute récompense. P.M.P. Productions a édité les sonates de Ravel et de Turina avec la pianiste Anne-Lise Gastaldi. Enfin, le jeune label Zig-Zag Territoires a enregistré avec la pianiste Nathalie Juchors-Paoletti et le violoncelliste Guillaume Paoletti le Trio opus 100 et la Sonatensatz de F. Schubert. Il est actuellement professeur-assistant de la classe de Régis Pasquier au CNSM de Paris. De 1994 à 1999, il est super-soliste de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. Il est actuellement super-soliste de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. David Lefèvre joue un magnifique instrument de Jean-Baptiste Vuillaume daté de 1864.

Après un Premier Prix d’alto à Tours en 1975, Christophe Gaugué reçoit l’enseignement de Serge Collot au Conservatoire de Paris. Un Premier Prix lui est décerné à l’unanimité en 1984. Jean Mouillère devient son professeur pour le 3ème cycle de perfectionnement en quatuor à cordes. Nommé alto solo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, il est lauréat du Concours International de musique de chambre de Paris l’année suivante en formation de trio à cordes.


Christophe Gaugué a participé aux festivals du Lubéron, de La Roque-d’Anthéron, de Saint-Lizier, des Arcs, d’Arc-et-Senans, de Montreux, de Sisteron, de La Prée avec Augustin Dumay, Jean-François Heisser, Gerhardt Oppitz, Hüseyin Sermet, Raphaël Oleg, le Trio Wanderer et le Quatuor Ysaÿe. Il a joué les quintettes à deux altos de Mozart avec Gérard Caussé au festival de Montpellier. Il a donné plusieurs concerts en soliste avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, notamment le Double concerto pour clarinette et alto de Max Bruch, le Double concerto pour violon et alto de Cristobal Halffter, Harold en Italie de Berlioz, la Symphonie concertante de Mozart. Christophe Gaugué est professeur au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris et a été invité au Japon, de 1988 à 1992, pour des tournées en formation de quatuors à cordes. Premier violoncelle solo de l’Ensemble Orchestral de Paris depuis janvier 1998, Guillaume Paoletti est né en 1968 aux USA ; il commence ses études musicales au Conservatoire National de Région (CNR) de Boulogne puis est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris où il obtient un Premier Prix de violoncelle et un Premier Prix de musique de chambre, tous deux à l’unanimité. Toujours désireux d’approfondir ses connaissances musicales et techniques, il se perfectionne à deux reprises aux USA : d’abord à l’Université de Yale dans la classe d’Aldo Parisot (avec une bourse d’étude Fulbright) puis auprès de Janos Starker à la célèbre école de musique de Bloomington (Université d’Indiana). Ex-membre de l’Orchestre des Jeunes de la Communauté Européenne, il se produit sous la direction de B. Haitink, V. Ashkenazy, C.M. Giulini et M. Rostropovitch, parcourant ainsi toute l’Europe (Concertgebouw, Royal Albert Hall, Pleyel…) de 1989 à 1993. Dès 1990, il commence à enseigner le violoncelle, d’abord à l’École Nationale de Musique (ENM) de Bourg-la-Reine, puis au CNR de Boulogne et, depuis 1996, au CNSM de Paris où il est actuellement professeur-assistant ; en 1999, il obtient son Certificat d’Aptitude aux fonctions de professeur de violoncelle. Par ailleurs, il est régulièrement invité à participer à différents jurys dans les ENM, CNR et au CNSM de Paris. La musique de chambre a toujours occupé une place importante dans sa vie musicale. Ex-membre


du Trio Bartholdy (piano, violon, violoncelle), il mène avec celui-ci, de 1992 à 1997, une intense activité de chambriste en remportant quatre Premiers Prix internationaux (dont le célèbre Concours international de l’ARD de Munich en 1995), en côtoyant des grands maîtres tels qu’Isaac Stern, Yo-Yo Ma, Menahem Pressler…, en se produisant dans de prestigieuses salles de concert, notamment à Londres, Berlin, Paris, Jérusalem, Saint-Pétersbourg… et en participant à de célèbres festivals dont La Roque-d’Anthéron, Besançon, Menton, les Chorégies d’Orange… En outre, il se produit avec l’Octuor de violoncelles de Paris, Octocello, dont il est l’un des membres fondateurs.

Eckhard Rudolph, né en 1965 à Hanovre est contrebasse solo de l’Ensemble Orchestral de Paris depuis juin 1999, après deux ans comme soliste à l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. De 1978 à 1987, il étudie la contrebasse auprès de Heinz Bethmann (membre de l’Opéra de Hanovre), puis est admis en 1987 à la Musikhochschule de Cologne dans la classe de Wolfgang Güttler (membre de l’Orchestre Philharmonique de Berlin) où il obtient un Premier Prix de contrebasse à l’unanimité en 1992. Il poursuit ses études à la Musikhochschule de Karlsruhe, toujours auprès de Wolfgang Güttler, où il obtient son diplôme de soliste à l’unanimité en 1996.Parallèlement, il mène sa carrière professionnelle au sein de l’Orchestre de l’Opéra de Cologne en 1988, à la Deutsche Kammerakademie de Neuss de 1988 à 1992, au sein de l’Opéra de Sarrebrück en 1993 et 1994. Depuis 1990, il est contrebasse solo de l’Ensemble orchestral Harmonia Nova dirigé par D. Bouture à Paris. Depuis 1992, il participe aux activités de l’ensemble Villa Musica à Mayence. Il y effectue des concerts et des enregistrements avec Thomas Brandis, Martin Ostertag, Cristoph Henkel, Ingo Goritzki, JeanClaude Gérard et Klaus Thunemann.


FRANCAIS Quintet “The Trout” in A major, D 667 op. post. 114 During the summer months of the years 1819, 1823 and 1825, Schubert spent several weeks with his friend and interpreter of his lieder Johann Michael Vogl in Vogl’s home town of Steyr in Upper Austria. Vogl made Schubert acquainted with the musical circles of Sylvester Paumgartner, the musical patron of Steyr at that time. In the “music salon” of his home on the town square, Paumgartner regularly organized concerts, somewhat comparable to the Sonnleithner soirées in Vienna. Schubert’s relations with Steyr and with Paumgartner in particular were vividly recounted by Schubert’s friend Albert Stadler, who also came from Steyr, in his memorandums addressed to Ferdinand Luib in 1858. Stadler’s report is the only source concerning the origin of the Quintet. “You are probably familiar with Schubert’s Quintet for pianoforte, violin, viola, violoncello and double bass with the variations on his “Trout”. He wrote it at the express wish of my friend Sylvester Paumgartner, who was utterly enchanted with the delightful little song. He wanted the piece to have the form and scoring of Hummel’s Quintet, recte Septet, still new at that time. Schubert finished the piece quickly and kept the score himself…” This account shows that the piece was written upon Paumgartner’s suggestion, but gives no information about the time and place of composition. However, one can assume that Schubert composed it in 1819 for Steyr. Hummel’s Septet in D minor op. 74 (for flute, oboe, horn, viola, violoncello, double bass and piano) had been published in 1816 and became available in a version for quintet with the same scoring as Schubert’s Trout Quintet in the same year2. Schubert’s score is lost, but the parts which Albert Stadler had “furnished” and from which the performers most likely played at the first performance in Paumgartner’s house in Steyr have been preserved (St Florian monastery in Upper Austria) […] Arnold Feil – Ed. Bärenreiter, 1975 - Translation: Roger Clément 2 Advices on possible influences of the transcription of the Hummel Septuor op. 74. It is not clear whether the transcription was printed in Vienna in 1819, perhaps it was passed around as a manuscript. The French musicologist Brigitte Massin identifies an eventual influence of Italian forms “da camera” with basso continuo or probably simply to the personality of Sylvester Paumgartner, good cellist to whom Schubert wanted to furnish more than a basso continuo which was then given to the double bass.


The Trout, D 550 In a clear brooklet With joyous haste The moody trout Past like an arrow. I stood on the shore And watched in peace The merry little fish’s bath In the clear water. A fisherman with his rod Stood on the bank And cold-bloodedly watched The little fish frolic about. As long as the clear water Is not disturbed, I thought, He won’t catch the little fish With his hook. But at a time the thief Became bored. He arranges the water to be cloudy, And before I had time to think, The rod began to twitch And the fish struggles on it;


And I with boiling blood Was looking at the tricked creature. Christian Friedrich Daniel Schubart (1739-1791) (As altered by Schubert) One can notice that the dramatic components of the third stanza are not taken in the variation of the Trout Quintet. As the lied is in D flat, Schubert chose D major, a key clearer and easier to play for his friends. He intentionally developed the joyful and dancing aspects of the lied.

Trio “Notturno” in E-flat major, D 897 op. post. 148 […] In addition to his two great piano trios – that in E-flat major, op. 100 (D 929), written between late 1827 and early 1828, and that in B-flat major, op. 99 (D 898), probably composed in April and May of 1828 – there also exists a single Adagio movement for piano trio in E-flat major (D 897) which probably dates from the same period. Uncharacteristically for Schubert, the autograph is neither signed nor dated. As nothing else is known about it, the movement is assumed to have belonged originally to another work, where it was discarded and replaced by a new one. The only eligible work, due to its key and scoring, is the Trio in B-flat major. No reasons have been forthcoming to explain why the movement was discarded. In 1846 the Viennese publisher Diabelli issued the movement separately as op. post. 148, giving it the title Nocturne (a penciled annotation in the autograph manuscript, however, reads Notturno). There is some justification to this as Schubert’s tendency to turn separate movements into character pieces, even within larger works, is especially evident here. And the emerging romantic era – the age of Robert Schumann had just dawned – was especially fond of character pieces of just this sort and title. Arnold Feil – Ed. Bärenreiter, 1975 Translation: J. Bradford Robinson


Quartet in F major, D 487 “Schubert moved into their house (the house of the widow Grob, “La Sainte Trinité”, 163 Liechtental, which is today n° 9, Badgasse 8) when he left the seminary (in autumn 1814), no doubt attracted by the beautiful singing voice of Theresa, who was then 15, and the musical talent of her brother Heinrich, who played the cello and performed particularly well on the piano… From time to time Heinrich Grob conducted in the church of Liechtental, while Schubert listened from the nave. Music had an important place in the family’s life, and Schubert’s masses were studied under the composer’s direction for concerts in Liechtental, Grinzing, Heiligenstadt… Schubert, who was considered a son of the house, composed an Adagio and Rondo Concertante for the piano-forte with accompaniment of violin, viola and cello (today the property of Monsieur Spina) for his friend Heinrich Grob (in October 1816). His relations with the Grob family lasted until 1820, when Theresa married and the composer was moving into other circles… Theresa, widow of the baker Bergmann for over twenty years, and to whom I owe this information, is currently living in perfect health in Vienna”. This lively reminiscence of Theresa Grob, collected by Kreissle in 1865, is the only evidence as to the origin of the Quartet for piano. One could well imagine that a little orchestral group gathered for its performance at Widow Grob’s, the more so as, in addition to the annotations tutti and solo found in the piano score, in the cello score copied for Witteczek at bars 94-101, 146 and 204-205 of the Allegro Vivace, one also finds a doubling that proves the presence of a second bass instrument, and this makes no sense unless the violin and viola parts are also doubled. In the material he offered to the publisher Anton Diabelli on 29 November 1829, Ferdinand Schubert placed the quartet in the piano music category, as “Concert (Adagio and Rondo) with quartet accompaniment (recte Trio)”. Diabelli accepted it together with other works, but it was not published until early 1865, among the last productions of A.O. Witzendorf. Arnold Feil – Ed. Bärenreiter, 1975 Translation: Richard Maxwell


The Musicians Nathalie Juchors-Paoletti started to learn the piano when she was 7 years old, at the national music school of Aulnay-sous-Bois, a suburb to the north of Paris. At 14 she studied with Pierre Sancan at the Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris and went on to win First Prize for piano and a First Prize for chamber music. In 1980 she took first place in the Alfred Cortot di Milano International Piano Competition, and in 1989 she won Third Great Prize and the Music critics’ Prize at the famous 2nd Luxemburg European Piano Competition. In the pursuit of greater technical and musical knowledge, she attended György Sebök’s advanced piano classes at the famous Bloomington music school at Indiana University, USA. She engaged in a period of intense activity with the Trio Bartholdy (piano, violin, cello) from 1992 to 1997, during which period they carried off four international First Prizes, including the famous ARD competition in Munich in 1995. The Trio was in frequent contact with great musicians such as Isaac Stern, Yo-Yo Ma and Menahem Pressler, appearing in leading concert halls in London, Berlin, Paris, Jerusalem and St Petersburg, and participating in leading festivals including La Roque-d’Anthéron, Besançon, Menton, Les Chorégies d’Orange, etc. From September 1997 till November 1999 she is a member of the ensemble Musique Oblique, a flexibly structured instrumental group, and with them entered the world of the major chamber works of the 19th and 20th centuries, including a number of world premieres. She has appeared with this group in France, Switzerland and Russia. Graduate of the Certificate as piano teacher, she has been teaching the piano at Aulnay-sous-Bois since 1985.


David Lefèvre won First Prize for violin in 1990 at the Conservatoire de Musique de Montréal, and went on to take a year’s advanced study at the Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris with Gérard Jarry. He furthered his studies under the guidance of Boris Belkin, Herman Krebbers and JeanPierre Wallez. His many solo appearances include performances with, among others, the Orchestre Lyrique d’Avignon, the Orchestre Symphonique de Douai, the Montreal chamber orchestra I musici, the Orchestre National du Capitole de Toulouse, and has appeared in concert with Anne Queffélec, Roland Pidoux, Patrice Fontanarosa, Bruno Rigutto and Régis Pasquier. He has been awarded 2nd Prize in the International Chamber Music Competition at Martigues, and First Prize in the International Violin Competition at Douai. He is a Laureate of the Yehudi Menuhin Association and also of the Georges Cziffra Foundation. Since 1994 he has been artistic director of the Festival de Musique Musica Val de Val d’Isère. David Lefèvre has recorded two works by Jacques Chailley for the Solstice label, and the Sonate crépusculaire by Henri Sauguet for Sonpact, which was awarded the top prize by Répertoire des Disques Compacts. With PMP Productions he has recorded sonatas by Ravel and Turina with pianist Anne-Lise Gastaldi, and finally the young label Zig-Zag Territoires has made a recording of Lefèvre with pianist Nathalie Juchors-Paoletti and cellist Guillaume Paoletti in the Franz Schubert’s Trio opus 100 and the Sonatensatz. David Lefèvre is currently assistant professor of Régis Pasquier’s class at the Paris CNSM. From 1994 till 1999 he has been the lead soloist for the Orchestre National du Capitole de Toulouse directed by Michel Plasson. He is currently the lead soloist for the Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo. David Lefèvre plays a magnificent instrument by Jean-Baptiste Vuillaume dated 1864.


After taking a First Prize for viola at Tours in 1975, Christophe Gaugué became the pupil of Serge Collot at the Paris Conservatoire, where he went on to win a further unanimous First Prize in 1984. Jean Mouillère taught him during his third year advanced studies in music for string quartets. Appointed solo viola with the Orchestre Philharmonique de Radio France, he was Laureate of the International Chamber Music Competition in Paris the following year, while following a course in trios for strings. Christophe Gaugué has taken part in the music festivals of the Lubéron, La Roque-d’Anthéron, Saint-Lizier, Les Arcs, Arc-et-Senans, Montreux, Sisteron and La Prée, playing with Augustin Dumay, Jean-François Heisser, Gerhardt Oppitz, Hüseyin Sermet, Raphaël Oleg, the Wanderer Trio and the Quatuor Ysaÿe. He played Mozart’s Quintets for two violas with Gérard Caussé at the Montpellier Festival and has given a number of concerts as soloist with the Orchestre Philharmonique de Radio France, notably the Double Concerto for clarinet and viola by Max Bruch, the Double Concerto for violin and viola by Cristobal Halffter, Berlioz’ Harold en Italie, and Mozart’s Symphonie Concertante. Christophe Gaugué teaches the viola at the Conservatoire Supérieur de Musique de Paris, and during 1988-92 toured Japan playing by invitation in various string quartets.

First solo cello in the Ensemble Orchestral de Paris since January 1998, Guillaume Paoletti was born in 1968 in the USA. He began his music studies at the Boulogne Conservatoire before being admitted to the Conservatoire National Supérieur de Musique (CNSM) de Paris, where he won a First Prize for cello and another First Prize for chamber music, both awarded unanimously. To develop his musical knowledge and technical mastery, he twice took master classes in the USA, first at Yale, where he was a Fulbright scholar in Aldo Parisot’s class, and subsequently with Janos Starker at the famous Bloomington school of music at Indiana University. A former member of the European Community Youth Orchestra, he has performed under the direction of B. Haitink, V. Ashkenazy, C.M. Giulini and M. Rostropovitch, travelling the length and breadth of Europe (Concertgebouw, Royal Albert Hall, Pleyel, etc.) from 1989 to 1993.


In 1990 he began to teach the cello, first at the state music school in Bourg-la-Reine and then at the Boulogne Conservatoire. Since 1996 he has taught at the Paris Conservatoire, where he was appointed professeur-assistant; in 1999 he received his certificate as cello teacher. He sits regularly on various jurys in the world of music teaching, in national music schools, conservatoires and the Conservatoire de Paris. Chamber music has always occupied an important place in his life. He engaged in a period of intense activity with the Trio Bartholdy (piano, violin, cello) from 1992 to 1997, during which period they carried off four international First Prizes, including the famous ARD competition in Munich in 1995. The Trio was in frequent contact with great musicians such as Isaac Stern, Yo-Yo Ma and Menahem Pressler, appearing in leading concert halls in London, Berlin, Paris, Jerusalem and Saint-Petersburg, and participating in leading festivals including La Roque-d’Anthéron, Besançon, Menton, Les Chorégies d’Orange, etc. He also appears with Octocello, the Octuor de violoncelles de Paris, of which he is a founder member.

Eckhard Rudolph was born in Hannover in 1965, and in 1999 took his place as the double bass soloist of the Ensemble Orchestral de Paris after two years as the soloist of the Orchestre National du Capitole de Toulouse. From 1978 to 1987 he studied the double bass with Heinz Bethmann of the Hannover Opera, and was admitted to the Cologne Musikhochschule in 1987, under the tuition of Wolfgang Güttler, of the Berlin Philharmonic Orchestra. Here he was unanimously awarded the double bass First Prize in 1992. He continued his studies with Güttler at the Karlsruhe Musikhochschule, where he was awarded his soloist’s diploma, again unanimously, in 1996. Parallel to his studies, he pursued his professional career with the Orchestra of the Cologne Opera in 1988, with the Deutsche Kammerakademie in Neuss from 1988 to 1992 and with the Sarrebrück Opera in 1993 and 1994.


Since 1990 he has been solo double bass in Paris for the Ensemble Orchestral Harmonia Nova directed by D. Bouture. He has also taken part in the activities of the Villa Musica Ensemble of Mayence since 1992, including concerts and recordings with Thomas Brandis, Martin Ostertag, Cristoph Henkel, Ingo Goritzki, Jean-Claude Gérard and Klaus Thunemann. Translations: Eckhard Rudolph (German to English), Richard Maxwell (French to English)

Recording: École Nationale de Musique - Aulnay-sous-bois (France), 2-6 August 1999 Recording producer: Franck Jaffrès Sound engineer: Franck Jaffrès With the support of Mécénat Musical Société Générale


SCHUBERT QUINTETTE « LA TRUITE »