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DECOUVRIR plage 7 Fatigada navecilla Villancico a 4

NOUVEAUTÉ CYPRES | JANVIER 2014

huelgas ensemble | paul van nevel

la oreja de zurbarán Projet élaboré dans le cadre de l’exposition Zurbarán. Maître de l’âge d’or espagnol, qui se tiendra du 29 janvier au 25 mai 2014 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles {infos} Andrés BAREA (ca.1610-1680) 01_Miserere mei Deus (psaume L) ANONYME (Espagne, XVIe siècle) 02_Rio de Sevilla Juan GARCÍA DE SALAZAR (1639-1710) 03_Lauda Sion Salvatorem Diego DE PONTAC (1603-1654) 04_Agnus Dei « In exitu Israel » Manuel MACHADO (ca.1590-1646) 05_Dos estrellas le seguen Fray JOSÉ DE VAQUEDANO (1642-1711) 06_Lamentaciones Mateo ROMERO (1576-1647) 07_Fatigada navecilla Miguel DE AMBIELA (1666-1710) 08_Stabat Mater dolorosa Huelgas Ensemble Axelle Bernage, Magdalene Harer, Poline Renou & Katelijne Van Laethem, superius Achim Schulz, Stefan Berghammer, Timothy Leigh Evans, Tom Phillips & Matthew Vine, ténor Tim Scott Whiteley & Guillaume Olry, basse

Paul Van Nevel_direction

Quand l’ensemble Huelgas fait chanter la peinture de Zurbarán… La Oreja de Zurbarán. L’Oreille de Zurbarán. Le titre choisi par Paul Van Nevel pour illustrer le programme de ce disque indique clairement son intention : faire revivre la musique que le peintre espagnol Francisco de Zurbarán (1598-1664) aurait pu entendre tout au long de sa carrière, de Séville à Madrid. Marquée du sceau de la Contre-Réforme, la production picturale de ce contemporain de Velázquez et Murillo partage avec le répertoire musical d’alors une même volonté : rendre accessible à l’ensemble des fidèles la pensée mystique – certes apprivoisée – de religieux tels Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix. Si l’Église incarne l’écrin au sein duquel doit s’opérer l’union intime avec le divin, la musique polyphonique comme les tableaux de Zurbarán deviennent quant à eux le médium idéal pour rapprocher de Dieu l’auditeur en quête d’extase. Cette instrumentalisation en règle menée par les autorités ecclésiastiques ira paradoxalement de pair avec l’irruption du profane dans la sphère sacrée : la musique d’église se parera en effet peu à peu des atours de la modernité venue en droite ligne d’Italie et, nourrie aux sources de la musique populaire, deviendra un outil d’évangélisation d’une efficacité insoupçonnée. Au travers d’un florilège d’œuvres sacrées et profanes pour beaucoup inédites, oscillant entre archaïsme et modernité, Paul Van Nevel et son Huelgas Ensemble entendent montrer comment musique et peinture procèdent d’une même vision du monde, offrant ainsi à l’auditeur-spectateur les clés de compréhension d’une époque dont « mysticisme » fut le maître-mot. Par ce projet, Cypres signe sa première collaboration avec BOZAR et l’Ensemble Huelgas. DDD | Durée totale : 56’56 | Livret de 52 pages Enregistré à la Sint Geertruikerk de Leuven (Belgique) les 27 et 28 septembre 2013 Prise de son, montage et mastering : Stephan Schellmann (TRITONUS Musikproduktion GmbH) Référence: CYP1669 Cypres-Kastafior sprl. | 7, rue d’Alost | 1000 Bruxelles +32 2 213 36 65 | www.cypres-records.com


_Indices biographiques_ Huelgas Ensemble Le Huelgas Ensemble est reconnu depuis plus de quarante ans comme l'un des meilleurs ensembles spécialisés de musique polyphonique du Moyen Âge et de la Renaissance. Ses interprétations reposent sur une connaissance approfondie de l'esthétique du discours musical et sur la pratique spécifique du chant à ces époques. Célèbre dans le monde entier pour ses programmes originaux constitués pour la plupart d’œuvres inédites et inconnues, il surprend aujourd’hui encore par son approche inhabituelle et la pureté de l'intonation. L'ensemble a foulé les planches des plus grands centres musicaux mondiaux, comme les BBC Proms de Londres, le Lincoln Center de New York, la Cité de la Musique de Paris, la Philharmonie de Berlin, la Fondation Gulbenkian à Lisbonne ou le Centro Cultural de Belem à Lisbonne. Il est également régulièrement invité dans tous les grands festivals de musique ancienne, où il peut alors se produire dans son © Luk Van Eeckhout « environnement naturel » – à savoir les chapelles anciennes, les églises et autres monastères –, créant de la sorte une passerelle interdisciplinaire entre l'architecture et la polyphonie. Sous le patronage du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, l’ensemble effectue depuis plus de vingt ans un cycle annuel de trois concerts très appréciés du public. De plus en plus de compositeurs contemporains – dont Wolfgang Rihm et James MacMillan – lui demandent par ailleurs d'interpréter leurs œuvres. Les médias et la presse soulignent quant à eux à chaque occasion la vitalité spontanée et la clarté particulière avec lesquelles il présente son répertoire et établit sans cesse de nouveaux standards. La discographie de l’ensemble comprend actuellement plus d'une soixantaine d'enregistrements d’œuvres vocales et instrumentales allant du XIIIe à la fin du XVIe siècle, publiés chez Seon, Sony Classical, Harmonia Mundi France, Deutsche Harmonia Mundi ou encore ECM. Des disques entiers ont ainsi été dédiés – entre autres – à Dufay, Brumel, De Rore, Richafort, De Kerle, Ferrabosco, Palestrina, Lassus et Ashewell. Parmi les projets discographiques de la période 2012-2014, citons le « Eton Choirbook », les « Meslanges » de Claude Lejeune et l'enregistrement de la pièce du compositeur allemand Wolfgang Rihm, « Et Lux », pour huit chanteurs et quatuor à cordes. Tout au long de sa carrière, l’ensemble a été gratifié de nombreuses récompenses : prix Caecilia de la presse belge, « Choc » du Monde de la Musique, « Diapason d'Or », Prix Edison, « Classical Award pour la musique ancienne » de Cannes, « Prix d'honneur » de l'Académie Charles Cros, « Prix de carrière » de la radio classique belge « Klara », une distinction de « l'Union des Radios Européennes », une autre distinction par la radio canadienne ainsi que le prix musical allemand « ECHO Classique » décerné en 1994, 1997, 2010 et 2011.

Paul Van Nevel Paul Van Nevel est le directeur artistique du Huelgas Ensemble, qu'il a fondé en 1971 pour compléter ses activités à la Schola Cantorum de Bâle. Pionnier et figure de proue de l'exploration ainsi que de l'interprétation de la polyphonie européenne du XII e au XVIe siècle, il réalise une approche interdisciplinaire en partant des sources originales tout en tenant compte du contexte culturel de l'époque (la littérature, la prononciation restituée, le tempérament, le tempo, la rhétorique, etc.). Il est toujours à la recherche d'œuvres méconnues et porte une attention toute particulière aux trésors de la polyphonie flamande. Professeur invité à la Musikhochschule de Hanovre, Paul Van Nevel est également, depuis plus de 25 ans, chef invité du Chœur de chambre des Pays-Bas. Il a écrit une monographie consacrée à Johannes Ciconia ainsi qu'un livre sur © Yves Gervais – Bozar 2013 Nicolas Gombert, et a transcrit de la musique de la Renaissance pour les éditions allemandes Bärenreiter. Il possède par ailleurs une excellente connaissance des collections des bibliothèques musicales européennes, qu'il met à profit pour interpréter avec son ensemble des œuvres pour la plupart inconnues du grand public. Ses programmes surprennent par leur conception originale mais aussi par la maîtrise exceptionnelle du répertoire de la polyphonie du Moyen Âge et de la Renaissance, qui a été maintes fois saluée par la presse internationale. Paul Van Nevel est internationalement reconnu comme un grand connaisseur du cigare.

_Musique ancienne @ Cypres_ André Campra | Petits motets (Réf. : CYP1665) – 2012 Cultivé en France dès les années 1640, le petit motet fut sous le règne de Louis XIV l’une des deux formes de musique religieuse les plus pratiquées dans le cadre liturgique, aux côté du motet à grand chœur (ou grand motet), aux effectifs et proportions plus ampl es. Alors que le motet à grand chœur s’appuie principalement sur des psaumes, le petit motet, destiné à des moments plus intimes de la liturgie, privilégie des textes emprunts d’une spiritualité plus intérieure. À l’aube du XVIII e siècle, le petit motet constitua un terrain perméable à la mode italienne qui gagnait alors les cercles musicaux. Les motets proposés par les musiciens des Folies françoises proviennent des recueils de 1695, 1699 et 1706, et permettent d’apprécier pleinement l’apport de Campra dans ce genre de musique religieuse qu’il cultiva ainsi durant vingt-cinq ans.

Johannes Ockeghem | Roland de Lassus | A history of the Requiem, part I (Réf.: CYP1648) – 2007 Ce projet est né d’une question très simple qui sert de préambule à tout travail d’interprétation d’une œuvre musicale : quel est l’élément originel qui est à la source de l’imagination du compositeur ? Cette réflexion a conduit ensuite vers une autre question : quel pourrait être un des thèmes d’inspiration les plus porteurs des grandes créations musicales depuis le chant grégorien jusqu’à nos jours ? La réponse fut le Requiem. L’idée est venue ensuite de parcourir un chemin de Requiem dans l’histoire de la musique. Commencer par la mélodie grégorienne et le premier Requiem polyphonique retrouvé qui est celui de Joannes Ockeghem au XVe siècle paraissait logique.


Cyp1669: La Oreja de Zurbaran_fr