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BENEVOLO

MISSA SI DEUS PRO NOBIS  MAGNIFICAT LE CONCERT SPIRITUEL  HERVE NIQUET


SAINT AMBROSE (c.340-397)

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AETERNA CHRISTI MUNERA ET MARTYRUM VICTORIAS (PROCESSION)

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CLAUDIO MONTEVERDI (1567-1643) CANTATE DOMINO, SV 293 (MOTET)

ORAZIO BENEVOLO (1605-1672) MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI

3 KYRIE 4 CHRISTE 5 KYRIE II

GIOVANNI PIERLUIGI DA PALESTRINA (1525-1594) MOTETTORUM I 

6

BEATA ES, VIRGO MARIA (MOTET)

ORAZIO BENEVOLO (1605-1672) MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI

7 GLORIA

1’33

NE AVERTAS FACIEM TUAM A PUERO TUO (GRADUEL PLAIN-CHANT)

ORAZIO BENEVOLO MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI

9 CREDO 1’44

4’44 2’58 3’15

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GIROLAMO FRESCOBALDI (1583-1643) CANZON VIGESIMANONA (OFFERTOIRE)

ORAZIO BENEVOLO MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI

11 SANCTUS

1’51

8’03

13’49

2’37

1’47

ANONYMOUS 12 BENEDICTUS QUI VENIT IN NOMINE DOMINI (PLAIN-CHANT)

ANONYMOUS 8

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ORAZIO BENEVOLO REGNA TERRAE (MOTET)

MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI

14 AGNUS DEI 15

MAGNIFICAT A 16 VOCI (COMMUNION)

TOTAL TIME: 60’31

1’16

0’49

3’51

4’53 10’41


LE CONCERT SPIRITUEL HERVÉ NIQUET CONDUCTOR CHOIR 1

CHOIR 3

CHOIR 5

CHOIR 7

MARIE-PIERRE WATTIEZ SOPRANO CLÉMENCE HEURTEBISE ALTO RANDOL RODRIGUEZ RUBIO TENOR FRANÇOIS HÉRAUD BASS ELSA FRANK TREBLE DULCIAN PHILIPPE CANGUILHEM ALTO DULCIAN MÉLANIE FLAHAUT TENOR DULCIAN JÉRÉMIE PAPASERGIO BASS DULCIAN KRZYSZTOF LEWANDOWSKI QUINT

ALICE GLAIE SOPRANO EUGÉNIE DE MEY ALTO GAUTHIER FENOY TENOR SIMON BAILLY BASS ELISABETH GEIGER REGAL**

AGATHE BOUDET SOPRANO LUCIA NIGOHOSSIAN ALTO BENOÎT PORCHEROT TENOR BENOÎT DESCAMPS BASS ADRIEN MABIRE CORNETT ARNAUD BRÉTÉCHER ALTO SACKBUT STÉPHANE MULLER TENOR SACKBUT FRANCK POITRINEAU BASS SACKBUT

GWENAËLLE CLÉMINO SOPRANO CHRISTOPHE BASKA ALTO MARTIN CANDELA TENOR CYRILLE GAUTREAU BASS YOANN MOULIN CHAMBER ORGAN***

BASS DULCIAN, RACKETT

FRANÇOIS SAINT-YVES CHEST ORGAN WITH PRINCIPAL*

CHOIR 2 AUDE FENOY SOPRANO YANN ROLLAND ALTO PASCAL RICHARDIN TENOR GUILLAUME OLRY BASS LUC DEVANNE VIOLONE IN CONTRABASSO

CHOIR 4 EUGÉNIE DE PADIRAC SOPRANO DAMIEN FERRANTE ALTO MARTIAL PAULIAT TENOR MARC BUSNEL BASS TORMOD DALEN FIVE-STRING BASS VIOLIN

CHOIR 6 MARIE SERRI SOPRANO MARIE FAVIER ALTO NICOLAS MAIRE TENOR JÉRÉMIE ARCACHE BASS MARION MALLEVAËS VIOLONE IN CONTRABASSO

CHOIR 8 ARMELLE MARCQ SOPRANO FRÉDÉRIC BÉTOUS ALTO PIERRE PERNY TENOR RIGOBERTO MARIN POLOP BASS ALAIN GERVREAU FIVE-STRING BASSETTO

Organs by Manufacture Blumenroeder * Chest organ, Principal with tin pipes, 2017 ** Regal, 1998, after an instrument in the Musikinstrumenten-Museum, Berlin *** Italian chamber organ, 1999, after an instrument in the Grassi Museum für Musikinstrumente, Leipzig (1511)


Dans ces quelques 300 pages qu’il me confia, Ugolini, Benevolo et Lorenzani étaient en bonne place. Ces trois compositeurs étaient passés par Saint-Louis-des-Français, la paroisse des Français résidant à Rome. Et c’est à la lecture de ce kilo de partitions que la rencontre avec Benevolo fut un choc ! On peut imaginer que ces messes et motets à 8, 16 et 24 voix n’étaient qu’une démonstration de décibels grandiloquents pour attirer les fidèles et garnir les bancs de la paroisse. De l’intérieur, chaque chanteur doit défendre sa partie, certes complexe mais, ô bonheur, toujours très vocale et jubilatoire. Et l’on assiste subitement à un déferlement de sensualité et de suavité. La complexité et la science sont oubliées pour faire place à une générosité immense. Ce Benevolo m’a fait le même effet qu’un Français bien connu, Marc-Antoine Charpentier, sans le côté précieusement puissant, si parisien ! Je n’ai eu de cesse, après un disque de motets à 2 chœurs enregistré il y a 20 ans, de pouvoir montrer que Benevolo est un de ces grands génies italiens oubliés. Eh bien voilà, le rêve est réalisé avec une équipe de musiciens galvanisés par une musique nous dépassant totalement. Merci à Jean Lionnet et à Orazio Benevolo. Hervé Niquet

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SPLENDEURS POLYCHORALES DE LA CONTRE-RÉFORME PAR DENIS MORRIER Alors qu’elle avait été mise à sac par les armées impériales en 1527, la « Ville Éternelle » connaît une véritable renaissance durant la seconde moitié du XVIe siècle, sous l’impulsion de la ContreRéforme. Les directives de ce vaste mouvement de « reconquête », tant religieuse, idéologique que politique, avaient été définies par le Concile de Trente (1545-1563). La place de la musique dans la liturgie fut alors reconsidérée. Les actes conciliaires ont réaffirmé la primauté du plain-chant. Ces monodies liturgiques héritées des répertoires grégoriens sont dès lors restaurées par d’ambitieux projets éditoriaux : en témoignent les éditions de la Typographia Medicaea réalisées à l’instigation de Paul V Borghese en 1614. Par ailleurs, le Concile va ériger le style polyphonique de Pierluigi da Palestrina (c.1525-1594) en véritable modèle d’une musique idéalement catholique, satisfaisant tout autant aux exigences d’intelligibilité du texte que d’édification des fidèles. Les résolutions conciliaires vont favoriser le développement de techniques nouvelles et d’une esthétique moderne, aujourd’hui dénommée « baroque ». Les artistes engagés dans la Contre-Réforme n’ont pas seulement pour mission d’édifier les fidèles, il leur faut également séduire et éblouir. La musique liturgique de Claudio Monteverdi (1567-1643) incarne idéalement cette double vocation. Sa carrière l’a mené de Crémone à Mantoue, puis à Venise où il dirige, de 1613 jusqu’à sa mort, la cappella musicale de la basilique San Marco. Ses compositions vénitiennes portent à leur apogée les techniques forgées par ses prédécesseurs, Adriaan Willaert, Andrea et Giovanni Gabrieli : l’écriture « en dialogue » mêlant voix et instruments (le stile concertato) et la disposition polyphonique en différents chœurs spatialisés (les cori spezzati ). Les musiciens des chapelles romaines vont rapidement s’approprier ces procédés emblématiques du stile moderno.

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FRANÇAIS

Ce disque est le résultat de deux rencontres. Tout d’abord Jean Lionnet, chercheur au Centre de musique baroque de Versailles. Jean me confia il y a 30 ans plusieurs partitions copiées de sa main lorsqu’il passait des heures, à la bibliothèque du Vatican, à transcrire de sa plume des manuscrits interdits de sortie. Il y a une cinquantaine d’années, aucune des technologies de « copie douce » n’existait.


D’autres chapelles romaines furent d’importants foyers de création musicale : Saint-Jean de Latran, Sainte-Marie-Majeure, Saint-Louis-des-Français. Au XVIIe siècle, ces églises rivalisaient de faste pour les célébrations de leurs saints patrons. En ces occasions, on donnait trois services extraordinaires où il était d’usage de réunir de nombreux musiciens, chanteurs et instrumentistes, venant se joindre aux musiciens ordinaires. Ces somptueux offices étaient généralement exécutés par plusieurs chœurs vocaux et instrumentaux. André Maugars, dans sa Réponse faite à un curieux sur le sentiment de la musique en Italie, écrite à Rome le 1er octobre 1639, décrit le dispositif construit dans l’église de La Minerva le jour de la fête de Saint Dominique. Il y avait dix cori : deux dans les tribunes fixes qui sont de chaque côté du chœur de l’église, et huit autres répartis symétriquement le long de la nef, sur des palchi construits pour l’occasion. Chaque tribune supplémentaire était pourvue d’un orgue positif. Il mentionne également d’autres instruments, accompagnant les voix ou exécutant des pièces. Pour que tous ces musiciens, malgré leur éloignement, exécutent leurs parties en parfaite simultanéité, il était d’usage de faire appel à des capi di coro : ces « batteurs de mesure », placés à l’avant de chaque tribune, se regardaient les uns les autres pour synchroniser leurs battues, tandis que les 12

chanteurs et les instrumentistes étaient placés derrière eux. Le compositeur et théoricien allemand Michael Praetorius a fait graver une illustration éloquente de ce type de dispositif sur le frontispice de son Theatrum Instrumentorum (Wolfenbüttel, 1620). Orazio Benevolo, ou Benevoli (1605-1672) fut l’un des plus remarquables créateurs de ces monuments polychoraux hors norme. Il était le fils d’un pâtissier français, Robert Bénevot, qui était venu s’installer à Rome à la fin du XVIe siècle. Appartenant à la communauté française de Rome, la famille fréquentait l’église Saint-Louis-des-Français. Orazio fut admis comme enfant de chœur dans cette chapelle, puis en gravit les échelons hiérarchiques jusqu’à obtenir la charge de Maestro di Cappella en 1638. En 1644, il quitte l’institution et occupe divers postes jusqu’en 1646 : il obtient alors la direction de la Cappella Giulia à Saint-Pierre de Rome, charge qu’il conserve jusqu’à sa mort. Benevolo a laissé une œuvre abondante, ne comprenant pas moins de trente-quatre motets pour divers effectifs, dont Regna terrae conçu pour douze soprani, réparties en six chœurs de deux chanteuses, chacun étant pourvu de son accompagnement de basse continue. Il a également composé douze versions du Magnificat, de huit à vingt-quatre voix, dont une à seize voix en quadruple chœur. Sa messe à seize voix, Si Deus pro nobis, aurait été composée en 1660 : plusieurs copies en ont été conservées, tant en Italie qu’en Allemagne. Elle introduit divers procédés d’écriture au fil de multiples sections contrastées, opposant d’impressionnants tutti déclamatoires, des épisodes concertants et des épisodes contrapuntiques d’une éblouissante diversité. Les somptueuses créations polychorales de Benevolo ont durablement marqué les esprits. Au XVIIIe siècle, O. Pitoni et G. Chiti en Italie, mais aussi J. F. Reichardt et C. F. C. Fasch à Berlin les ont érigées en modèle, jusqu’à influencer Mendelssohn dans son Hora est à seize voix.

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FRANÇAIS

À Rome, deux institutions musicales sont principalement liées à la papauté : la Cappella Sistina et la Cappella Giulia. Fondée en 1473 par Sixte IV, la chapelle Sixtine est la chapelle privée des papes. Elle comptait, au XVIIe siècle, trente-cinq chanteurs venus de toute l’Europe, célèbres pour la rivalité parfois violente qui les opposait. À cette institution était adjoint un scriptorium très actif, grâce auquel leur répertoire nous est aujourd’hui bien connu. Sa rivale, la chapelle Julienne, que Palestrina a dirigée à deux reprises, servait aux offices publics à Saint-Pierre. Fondée en 1513 par Julien II, elle réunit moins de chantres, mais se voit adjointe une manécanterie. Son répertoire se distingue de celui de la Sixtine par l’emploi de l’orgue pour l’accompagnement et l’ornement des célébrations. Le plus célèbre des organistes de Saint-Pierre fut certainement Girolamo Frescobaldi (1583-1643). Né à Ferrare, sa carrière le mène à Florence, auprès de Ferdinand II de Médicis, puis à Rome. Il a laissé, outre diverses compositions vocales, pas moins de huit recueils de pièces instrumentales.


FRANÇAIS

HERVÉ NIQUET

LE CONCERT SPIRITUEL

Tout à la fois claveciniste, organiste, pianiste, chanteur, compositeur, chef de chœur et chef d’orchestre, Hervé Niquet est l’une des personnalités musicales les plus inventives de ces dernières années, reconnu notamment comme un spécialiste éminent du répertoire français de l’ère baroque à Claude Debussy.

Le Concert Spirituel fut la première société de concerts privés en France. Fondée au XVIIIe siècle, elle s’éteint avec la Révolution française. Son nom est repris par Hervé Niquet lorsqu’il fonde son ensemble sur instruments anciens en 1987, dans le but de faire revivre les grandes œuvres du répertoire français jouées à la cour de Versailles.

Il crée le Concert Spirituel en 1987 avec pour ambition de faire revivre le grand motet français. En trente ans, la formation s’est imposée comme une référence incontournable dans l’interprétation du répertoire baroque. Dans le même esprit et postulant qu’il n’y a qu’une musique française sans aucune rupture tout au long des siècles, Hervé Niquet dirige les grands orchestres internationaux avec lesquels il explore les répertoires du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Son esprit pionnier dans la redécouverte des œuvres de cette période l’amène à participer à la création du Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française à Venise en 2009, avec lequel il mène à bien de nombreux projets. Hervé Niquet est directeur musical du Chœur de la Radio flamande et premier chef invité du Brussels Philharmonic. Sous sa direction, ces deux formations sont très impliquées dans la collection discographique des cantates du Prix de Rome sous l’égide du Palazzetto Bru Zane, ainsi que des opéras inédits. Sa démarche comprend aussi une grande implication personnelle dans des actions pédagogiques auprès de jeunes musiciens (Académie d’Ambronay, Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames, Schola Cantorum, Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, McGill University à Montréal, etc.).

L’ensemble est aujourd’hui l’un des plus prestigieux orchestres baroques français, invité chaque année au Théâtre des Champs-Élysées, à la Philharmonie de Paris et au Château de Versailles ainsi que dans les plus grandes salles internationales comme le Concertgebouw d’Amsterdam, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, l’Opéra de Tokyo, le Barbican, le Wigmore Hall ou le Royal Albert Hall de Londres. À l’origine de projets ambitieux et originaux depuis sa fondation, l’ensemble s’est spécialisé dans l’interprétation de la musique sacrée française, se consacrant parallèlement à la redécouverte d’un patrimoine lyrique injustement tombé dans l’oubli : Andromaque de Grétry, Callirhoé de Destouches, Proserpine de Lully, Sémélé de Marais, Le Carnaval de Venise de Campra, Sémiramis de Catel, La Toison d’or de Vogel, Les Mystères d’Isis de Mozart et encore Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour de Rameau. Largement récompensé pour ses productions et enregistrements – Edison Award, Echo Klassik Award et Grand Prix de l’Académie Charles Cros –, Le Concert Spirituel enregistre, depuis 2015, exclusivement chez Alpha Classics. Ont déjà paru Don Quichotte chez la duchesse de Boismortier (DVD, collection Château de Versailles) et quatre programmes discographiques réunissant les Gloria et Magnificat de Vivaldi, les Requiem de Cherubini et Plantade ainsi que Persée de Lully (version 1770) et Le Messie de Haendel (version 1754).

Hervé Niquet est chevalier de l’ordre national du Mérite et officier des Arts et Lettres. concertspirituel.com Le Concert Spirituel est subventionné par le ministère de la Culture et la Ville de Paris. Le Concert Spirituel remercie les mécènes de son Fonds de dotation, en particulier le groupe SMA, mécène de la grande production lyrique de la saison, ainsi que les mécènes individuels de son « Carré des muses ». Le Concert Spirituel bénéficie du soutien de ses grands mécènes : Mécénat Musical Société Générale et la Fondation Bru. 14

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Ugolini, Benevolo and Lorenzani occupied a prominent position in the three hundred pages he gave me. These three composers had all been associated with San Luigi dei Francesi, the parish church of French residents in Rome. And it was as I read through this kilo of scores that I felt the impact of my second encounter, with Benevolo! One might imagine that these masses and motets for eight, sixteen or twenty-four voices were merely a demonstration of grandiloquent decibels intended to attract the faithful and fill the church benches. From the inside, though, each singer has to defend his or her part; complex, to be sure, but, oh bliss, always very jubilant and grateful for the voice. And suddenly there comes a surge of sensuality and sweetness. Complexity and learning are forgotten and give way to an immense generosity. Benevolo produced the same effect on me as a well-known Frenchman, Marc-Antoine Charpentier, without the powerful preciosity that is so typically Parisian! Since a recording of motets for two choirs made twenty years ago, I have constantly tried to show that Benevolo is one of those great forgotten Italian geniuses. Well, now my dream has been fulfilled with a team of musicians galvanised by music that totally surpasses us. Thank you, Jean Lionnet and Orazio Benevolo. Hervé Niquet

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POLYCHORAL SPLENDOURS OF THE COUNTER-REFORMATION BY DENIS MORRIER Although it was sacked by the imperial armies in 1527, the ‘Eternal City’ underwent a genuine renaissance during the second half of the sixteenth century, under the impetus of the CounterReformation. This vast movement of ‘reconquest’, at once religious, ideological and political, followed the directives defined by the Council of Trent (1545-63). The place of music in the liturgy was reconsidered. The conciliar acts reaffirmed the primacy of plainchant, the repertory of monophonic melodies for liturgical use inherited from the Gregorian tradition, which was then restored to circulation by ambitious publishing projects such as the editions of the Typographia Medicaea produced at the instigation of Paul V Borghese in 1614. In addition, the Council raised the polyphonic style of Pierluigi da Palestrina (c.1525-94) to the status of a veritable model of ideally Catholic music, satisfying the twin requirements of textual intelligibility and the edification of the faithful. The Council’s resolutions were to promote the development of new techniques and of a modern aesthetic which we now call ‘Baroque’. The mission of the artists engaged in the Counter-Reformation was not only to edify the faithful, but also to seduce and dazzle them. The liturgical music of Claudio Monteverdi (1567-1643) perfectly embodies this dual vocation. His career took him from Cremona to Mantua and thence to Venice, where he directed the musical establishment (cappella) of St Mark’s Basilica from 1613 until his death. His Venetian compositions raised to their apogee the techniques forged by his predecessors at St Mark’s, Adriaan Willaert and Andrea and Giovanni Gabrieli: the ‘dialogic’ style mixing voices and instruments (the stile concertato) and the polyphonic layout in space of a number of different choirs (cori spezzati). The musicians of the Roman cappelle swiftly appropriated these emblematic devices of the stile moderno.

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ENGLISH

This disc is the result of two encounters. First of all with Jean Lionnet, a researcher at the Centre de Musique Baroque de Versailles. Thirty years ago, Jean entrusted me with several scores copied by him in the days when he spent hours, at the Vatican Library, transcribing in longhand manuscripts that were not permitted to leave the library precincts. Fifty years ago, none of today’s ‘soft copy’ technologies existed.


Other Roman cappelle were important centres of musical creation, among them those of St John Lateran, Santa Maria Maggiore and San Luigi dei Francesi. In the seventeenth century, these churches vied with each other in splendour on the feasts of their respective patron saints. On such occasions, three ‘extraordinary’ services were given at which it was customary to assemble numerous musicians, both singers and instrumentalists, to join the ‘ordinary’ musicians. These sumptuous liturgies were generally performed by several vocal and instrumental choirs. André Maugars, in his Réponse faite à un curieux sur le sentiment de la musique en Italie, written in Rome on 1 October 1639, describes the way the musicians were arranged in the church of La Minerva on the feast of St Dominic. There were ten cori : two in the fixed galleries situated on either side of the choir of the church, and eight others symmetrically distributed along the nave, on palchi (platforms) erected for the occasion. Each additional gallery was equipped with a positive organ. Maugars also mentions other instruments, accompanying the voices or performing instrumental pieces. To enable all these musicians, despite their distance from each other, to perform their parts absolutely simultaneously, it was customary to call on capi di coro (choir leaders): these ‘time-beaters’, placed in the front of each gallery, looked 20

at each other in order to synchronise their beat, while the singers and instrumentalists were placed behind them. The German composer and theorist Michael Praetorius had an eloquent illustration of this type of layout engraved on the title page of his ‘Theatrum Instrumentorum’ (Wolfenbüttel: 1620). Orazio Benevolo or Benevoli (1605-72) was one of the most remarkable creators of these outsized polychoral monuments. He was the son of a French pastry chef, Robert Bénevot, who had come to settle in Rome at the end of the sixteenth century. Since it belonged to the French community in Rome, the family attended the church of San Luigi dei Francesi. Orazio was admitted to its cappella as a choirboy, then climbed up the hierarchical ladder to become maestro di cappella in 1638. He left the job in 1644, and held various positions until 1646, when he obtained the directorship of the Capella Giulia at St Peter’s, a position he held until his death. Benevolo left an abundant output, with no fewer than thirty-four motets for various forces, including Regna terrae scored for twelve sopranos, divided into six choirs of two singers, each with its own continuo accompaniment. He also composed twelve settings of the Magnificat, ranging from eight to twenty-four voices, including one for sixteen voices laid out as a quadruple chorus. His sixteen-part Mass ‘Si Deus pro Nobis’ is thought to have been composed in 1660: several copies of it have been preserved in both Italy and Germany. It introduces a variety of stylistic devices in the course of its multiple contrasting sections, alternating between impressive declamatory tuttis, concertato sections and contrapuntal episodes of dazzling diversity. Benevolo’s sumptuous polychoral creations left a lasting impression. In the eighteenth century, Giuseppe Ottavio Pitoni and Girolamo Chiti in Italy and J. F. Reichardt and C. F. C. Fasch in Berlin set them up as models, which even influenced Mendelssohn’s sixteen-part Hora est.

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ENGLISH

In Rome, two musical institutions were closely linked to the Papacy: the Cappella Sistina and the Cappella Giulia. Founded in 1473 by Sixtus IV, the Sistine was and is the private chapel of the popes. In the seventeenth century, it numbered thirty-five singers from all over Europe, famed for the sometimes violent rivalry between them. The institution also had a very active scriptorium, thanks to which these musicians’ repertory is now well known to us. Its rival, the Cappella Giulia, of which Palestrina was twice director, sang at public services in St Peter’s. Founded in 1513 by Julius II (whence its name, Julian Chapel), it boasted fewer singers, but had its own choir school. Its repertory differed from that of the Cappella Sistina in that it used the organ to accompany and ornament celebrations. The most famous organist of St Peter’s was certainly Girolamo Frescobaldi (1583-1643), a native of Ferrara whose career took him to Florence (in the service of Ferdinando II de’ Medici), then to Rome. In addition to various vocal compositions, he left no fewer than eight collections of instrumental pieces.


LE CONCERT SPIRITUEL

Harpsichordist, organist, pianist, singer, composer, choral and orchestral conductor, Hervé Niquet is one of the most inventive musical personalities of recent years. He is acknowledged, notably, as an eminent specialist in the French repertory, from the baroque period to Claude Debussy.

The Concert Spirituel was the first private concert association in France. It was founded in the early eighteenth century and disappeared at the time of the French Revolution. Hervé Niquet chose to take up its name in 1987 when he founded his period-instrument ensemble with the aim of breathing new life into the great works of the French repertory performed at the court of Versailles.

He founded Le Concert Spirituel in 1987 with the aim of reviving the French grand motet. In thirty years, the group has become a benchmark for the interpretation of the Baroque repertory. In the same spirit, true to his postulate that there is only one French music, which runs across the centuries without a break, Hervé Niquet conducts the leading international orchestras, with which he explores the repertories of the late nineteenth and early twentieth centuries. His pioneering zeal in favour of the rediscovery of the works of this period prompted him to participate in the creation in 2009 of the Palazzetto Bru Zane – Centre de musique romantique française in Venice, with which he realises numerous projects. Hervé Niquet is music director of the Flemish Radio Choir and principal guest conductor of the Brussels Philharmonic. Under his direction, these two formations are heavily involved in the series of recordings of cantatas written for the Prix de Rome, released under the auspices of the Palazzetto Bru Zane, and of previously unrecorded operas.

The ensemble is today one of the most prestigious French Baroque orchestras, invited to appear each year at the Théâtre des Champs-Élysées, the Philharmonie de Paris and Versailles Palace, as well as such leading international venues as the Amsterdam Concertgebouw, the Palais des Beaux-Arts in Brussels, Tokyo Opera City Concert Hall, and the Barbican Centre, Wigmore Hall and Royal Albert Hall in London. Ever since it was formed, the group has originated ambitious and original projects. It has specialised in performance of French sacred music, while devoting itself in parallel to the discovery of an unjustly forgotten operatic patrimony, including such works as Andromaque (Grétry), Callirhoé (Destouches), Proserpine (Lully), Sémélé (Marais), Le Carnaval de Venise (Campra), Sémiramis (Catel), La Toison d’or (Vogel), Les Mystères d’Isis (Mozart) and Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour (Rameau).

His approach to his profession also entails great personal commitment to educational initiatives for young musicians, at the Académie d’Ambronay, Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames, Schola Cantorum, Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon and McGill University in Montreal, among other institutions.

Le Concert Spirituel has won many awards for its productions and recordings, among them the Edison Award, the Echo Klassik Award and the Grand Prix de l’Académie Charles Cros. Since 2015 it has recorded exclusively for Alpha Classics, which has already released Boismortier’s Don Quichotte chez la Duchesse (DVD, Château de Versailles Collection), a CD of Vivaldi’s Gloria and Magnificat, the Requiems of Cherubini and Plantade, Lully’s Persée (1770 version) and Handel’s Messiah (1754 version).

Hervé Niquet is a chevalier de l’Ordre National du Mérite and Officier des Arts et Lettres.

concertspirituel.com Le Concert Spirituel is supported by the Ministère de la Culture and the Ville de Paris. Le Concert Spirituel thanks the patrons who contribute to its endowment fund, in particular the Groupe SMA, patron of the large-scale operatic production of the season, and the individual patrons of its ‘Carré des Muses’. Le Concert Spirituel benefits from the support of its two principal patrons: Mécénat Musical Société Générale and the Fondation Bru.

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ENGLISH

HERVÉ NIQUET


In diesen rund 300 Seiten, die er mir anvertraute, waren Ugolini, Benevolo und Lorenzani gut platziert. Diese drei Komponisten hatten in San Luigi dei Francesi gearbeitet, also in der Pfarrgemeinde der in Rom lebenden Franzosen. Und als ich dieses Kilo Noten las, war die Begegnung mit Benevolo ein Schock! Man kann sich vorstellen, dass diese 8-, 16- oder 24stimmigen Messen und Motetten nichts als eine Demonstration hochtrabender Dezibels war, um die Gläubigen anzuziehen und die Bänke der Kirche zu füllen. Von innen gesehen, muss jeder Sänger einen zwar sicher komplexen, aber zum Glück auch immer sehr vokalen, mitreißenden Part vertreten. Plötzlich wohnt man einer Woge von Sinnlichkeit und Lieblichkeit bei. Schwierigkeit und Gelehrtheit sind zugunsten einer ungeheuren Großzügigkeit vergessen. Dieser Benevolo machte auf mich denselben Eindruck wie ein sehr bekannter Franzose, nämlich Marc-Antoine Charpentier, allerdings ohne dessen preziös kräftige, so pariserische Seite! Nach einer Einspielung der doppelchörigen Motetten vor 20 Jahren wollte ich immer unter Beweis stellen, dass Benevolo eines der großen vergessenen Genies Italiens ist. Nun ist der Traum mit einem Musikerteam Wirklichkeit geworden, das von dieser weit über uns hinausgehenden Musik fasziniert ist. Danke, Jean Lionnet und Orazio Benevolo. Hervé Niquet 24

MEHRCHÖRIGE PRACHT DER GEGENREFORMATION VON DENIS MORRIER Obwohl die „ewige Stadt“ 1527 von den kaiserlichen Truppen geplündert wurde, erlebte sie dank der Gegenreformation in der zweiten Hälfte des 16. Jh. eine wahre Wiedergeburt. Die Richtlinien dieser großen, sowohl religiösen, ideologischen als auch politischen Bewegung zur „Rückeroberung“ waren vom Konzil von Trient (1545-1563) festgesetzt worden. Die Rolle der Musik in der Liturgie wurde damals neu überdacht. Die Dekrete des Konzils bekräftigten die Vorherrschaft des Gregorianischen Chorals. Diese liturgischen Monodien, die Erbe des gregorianischen Repertoires sind, wurden durch ehrgeizige Publikationsprojekte wieder eingeführt. Davon zeugen die Editionen der Typographia Medicaea, die 1614 von Paul V. Borghese veranlasst wurden. Im Übrigen setzte das Konzil den polyphonen Stil von Pierluigi da Palestrina (ca. 1525-1594) als wahres Modell einer idealen katholischen Musik ein, die die Forderungen nach einem verständlichen Text einerseits und nach Erbauung der Gläubigen andererseits erfüllt. Die Beschlüsse des Konzils förderten die Entwicklung neuer Techniken und einer modernen Ästhetik, die heute „Barock“ genannt wird. Die für die Gegenreformation arbeitenden Künstler hatten die Aufgabe, die Gläubigen nicht nur zu erbauen, sie mussten sie auch überzeugen und beeindrucken. Die liturgische Musik Claudio Monteverdis (15671643) verkörpert diese doppelte Bestimmung in idealer Weise. Seine Karriere führte ihn von Cremona nach Mantua und schließlich nach Venedig, wo er von 1613 bis zu seinem Tod die Cappella musicale der Markus-Kirche leitete. Seine venezianischen Kompositionen bringen die von seinen Vorgängern Adriaan Willaert, Andrea und Giovanni Gabrieli entwickelten Techniken zu ihrem Höhepunkt: die „dialoghafte“ Komposition, die Stimmen und Instrumente kombiniert (Stile concertato), und die polyphone Aufstellung verschiedener, auf den Raum aufgeteilter Chöre (Cori spezzati ). Die Musiker der römischen Kapellen sollten sich rasch diese emblematischen Methoden des Stile moderno aneignen. 25

DEUTSCH

Diese CD ist das Resultat zweier Begegnungen, deren erste mit Jean Lionnet, Forscher am Centre de musique baroque de Versailles, stattfand. Jean vertraute mir vor 30 Jahren mehrere von ihm eigenhändig kopierte Noten an, nachdem er viele Stunden, in der Bibliothek des Vatikan, damit verbracht hatte, Handschriften zu transkribieren, die man sich nicht ausleihen konnte. Vor fünfzig Jahren gab es noch keinerlei Techniken zur „heimlichen“ Anfertigung von Kopien.


Auch andere römische Kapellen waren bedeutende Zentren der Musik: San Giovanni in Laterano, Santa Maria Maggiore, San Luigi dei Francesi. Im 17. Jh. wetteiferten diese Kirchen miteinander durch die bei den Feiern für ihre heiligen Schutzpatrone entfaltete Pracht. Bei diesen Gelegenheiten wurden drei außerordentliche Gottesdienste gelesen, bei denen es üblich war, viele Musiker, Sänger und Instrumentalisten anzustellen, die zu den ordentlichen Musikern hinzukamen. Diese prunkvollen Gottesdienste wurden im Allgemeinen von mehreren Vokal- und Instrumentalchören ausgeführt. André Maugars beschrieb in seiner Réponse faite à un curieux sur le sentiment de la musique en Italie [Antwort auf die Frage eines Neugierigen über das Musikverständnis in Italien] am 1. Oktober 1639 in Rom die Vorrichtungen in der Kirche La Minerva am Festtag des heiligen Domenico. Es gab sechs Cori: zwei auf den festen Emporen, die sich auf jeder Seite des Kirchenchores befanden, und acht, die symmetrisch entlang des Kirchenschiffs auf eigens für diese Gelegenheit gebauten Palchi aufgestellt waren. Jede zusätzliche Empore hatte ein Orgelpositiv. Er erwähnt auch andere Instrumente, die als 26

Begleitung für die Stimmen dienten oder Stücke interpretierten. Damit alle Musiker ihre Stimmen trotz der Entfernung simultan ausführen konnten, war es üblich, Capi di Coro einzusetzen: Diese „Taktschläger“, die vor jeder Empore standen, sahen einander gegenseitig an, um ihre Taktschläge aufeinander abzustimmen, während die Sänger und Musiker hinter ihnen standen. Der deutsche Komponist und Theoretiker Michael Praetorius ließ eine vielsagende Illustration einer solchen Aufstellung auf das Frontispiz seines Theatrum Instrumentorum (Wolfenbüttel, 1620) drucken. Orazio Benevolo oder Benevoli (1605-1672) war einer der bemerkenswertesten Schöpfer dieser außergewöhnlichen mehrchörigen Monumente. Er war der Sohn eines französischen Konditors, Robert Bénevot, der sich am Ende des 16. Jh. in Rom niedergelassen hatte. Da die Familie zur französischen Gemeinschaft Roms gehörte, ging sie in die Kirche San Luigi dei Francesi. Orazio wurde als Ministrant in diese Kapelle aufgenommen und stieg dort die hierarchische Karriereleiter nach oben, bis er 1638 Maestro di Cappella wurde. 1644 verließ er diese Stellung und übernahm bis 1646 verschiedene Funktionen: Er erhielt die Leitung der Cappella Giulia an der Peterskirche, einen Posten, den er bis zu seinem Tod innehatte. Benevolo hinterließ ein reichhaltiges Werk, das nicht weniger als vierunddreißig Motetten für verschiedene Besetzungen enthält, darunter Regna terrae für zwölf Soprane, die auf sechs Chöre von je zwei Sängerinnen aufgeteilt sind, wobei jeder seine eigene Basso-continuo-Begleitung hat. Er komponierte außerdem zwölf Fassungen des Magnificat für acht bis vierundzwanzig Stimmen, darunter eine für sechzehn Stimmen in einem vierfachen Chor. Seine sechzehnstimmige Messe Si Deus pro nobis soll 1660 komponiert worden sein: Von ihr sind sowohl in Italien als auch in Deutschland mehrere Kopien erhalten. Sie verwendet verschiedene Kompositionsweisen im Laufe vielfältiger kontrastreicher Abschnitte, wobei eindrucksvolle, deklamatorische Tutti konzertanten bzw. kontrapunktischen Episoden von bestechender Vielfalt gegenübergestellt werden. Die prächtigen mehrchörigen Werke Benevolos haben die Geister dauerhaft geprägt. Im 18. Jh. wurden sie für O. Pitoni und G. Chiti in Italien aber auch für J.F. Reichardt und C.F.C. Fasch in Berlin zu Modellen, und beeinflussten selbst Mendelssohn in seinem sechzehnstimmigen Hora est. 27

DEUTSCH

In Rom sind vor allem zwei Musikkapellen mit dem Papsttum verbunden: die Cappella Sistina und die Cappella Giulia. Die 1473 von Sixtus IV. gegründete Sixtinische Kapelle ist die Privatkapelle der Päpste. Sie bestand im 17. Jh. aus fünfunddreißig Sängern, die aus ganz Europa kamen und für ihre schon fast brutale Rivalität untereinander bekannt waren. Zu dieser Institution kam ein sehr aktives Scriptorium hinzu, dem es zu verdanken ist, dass uns ihr Repertoire heute bekannt ist. Ihre Rivalin, die Julianische Kapelle, die zweimal von Palestrina geleitet wurde, diente für die öffentlichen Gottesdienste der Peterskirche. Sie wurde 1513 von Julius II. gegründet und hatte weniger Sänger, dafür aber war ein Knabenchor angeschlossen. Ihr Repertoire unterscheidet sich von dem der Sixtinischen Kapelle durch die Verwendung einer Orgel zur Begleitung und zur Ausschmückung von Feierlichkeiten. Der berühmteste Organist der Peterskirche war sicher Girolamo Frescobaldi (15831643). In Ferrara geboren, führte ihn seine Karriere nach Florenz zu Ferdinand II. de’ Medici und später nach Rom. Er hinterließ abgesehen von Vokalwerken mindestens acht Sammlungen von Instrumentalstücken.


LE CONCERT SPIRITUEL

Hervé Niquet ist sowohl Cembalist, Organist, Pianist, Sänger, Komponist, Chorleiter als auch Dirigent. Er ist eine der findigsten Persönlichkeiten der Musikszene der letzten Jahre und wird besonders als hervorragender Spezialist des französischen Repertoires von der Barockzeit bis Claude Debussy anerkannt.

Le Concert Spirituel war die erste private Konzertgesellschaft in Frankreich. Sie wurde im 18. Jh. gegründet und endete mit der Französischen Revolution. Hervé Niquet übernahm diesen Namen, als er 1987 sein Ensemble für alte Musikinstrumente gründete, mit dem Ziel, die großen am Hof von Versaillles aufgeführten Werke des französischen Repertoires wieder aufleben zu lassen.

1987 gründet er Le Concert Spirituel mit dem Ehrgeiz, die große französische Motette wieder aufleben zu lassen. In den dreißig Jahren seines Bestehens hat sich das Ensemble als unumgänglicher Orientierungspunkt für die Interpretation des barocken Repertoires durchgesetzt. Hervé Niquet geht davon aus, dass es im Laufe der Jahrhunderte bruchlos nur eine französische Musik gibt, und dirigiert in diesem Sinne große internationale Orchester, mit denen er die verschiedenen Repertoires des 19. Jh. und des beginnenden 20. Jh. interpretiert. Sein Pioniergeist brachte ihn bei der Wiederentdeckung von Werken aus dieser Zeit dazu, 2009 an der Gründung des Palazzetto Bru Zane teilzunehmen, einem Zentrum für französische Musik der Romantik in Venedig, mit dem er zahlreiche Projekte zuwege bringt. Hervé Niquet ist musikalischer Leiter des flämischen Rundfunkchors und erster Gastdirigent der Brüsseler Philharmoniker. Unter seiner Leitung sind beide bei den CD-Sammlungen unveröffentlichter Opern einerseits und der Kantaten des Prix de Rome unter der Schirmherrschaft des Palazzetto Bru Zane andererseits sehr engagiert.

Das Ensemble, das heute eines der renommiertesten Barockorchester Frankreichs ist, wird jedes Jahr ins Théâtre des Champs-Élysées, die Philharmonie de Paris und ins Schloss von Versailles eingeladen, aber auch in die größten internationalen Konzerthäuser wie das Concertgebouw d’Amsterdam, das Palais des Beaux-Arts in Brüssel, die Oper von Tokio, das Barbican Centre, die Wigmore Hall oder die Royal Albert Hall in London. Seit seiner Gründung durch Hervé Niquet im Jahre 1987 leitet das Ensemble ehrgeizige, originelle Projekte in die Wege und spezialisiert sich auf die Interpretation der französischen geistlichen Musik, widmet sich aber auch der Wiederentdeckung eines zu Unrecht in Vergessenheit geratenen Opernrepertoires – Andromaque von Grétry, Callirhoé von Destouches, Proserpine von Lully, Sémélé von Marais, Carnaval de Venise von Campra, Sémiramis von Catel, La Toison d’Or von Vogel, Les Mystères d’Isis von Mozart und vor Kurzem Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour von Rameau.

Hervé Niquet setzt sich auch persönlich sehr für pädagogische Aktionen mit jungen Musikern ein (Académie d’Ambronay, Jeune Orchestre de l’Abbaye aux Dames, Schola Cantorum, Conservatoire national supérieur de musique et de danse in Lyon, McGill University Montreal usw.).

Häufig für seine Produktionen und Aufnahmen ausgezeichnet – Edison Award, l’Echo Klassik Award und Grand Prix de l’Académie Charles Cros –, nimmt Le Concert Spirituel seit 2015 ausschließlich bei Alpha Classics auf, wo Boismortiers Don Quichotte chez la Duchesse (DVD, Reihe Château de Versailles), ein CD-Programm mit dem Gloria und dem Magnificat von Vivaldi, Lullys Persée sowie Händels Messias (Fassung von 1754) bereits erschienen sind.

Hervé Niquet erhielt die Verdienstorden chevalier de l’ordre national du Mérite und officier des Arts et Lettres.

concertspirituel.com Le Concert Spirituel wird vom französischen Ministerium für Kultur und der Stadt Paris subventioniert. Le Concert Spirituel dankt den Mäzenen seines Stiftungsfonds, besonders der Gruppe SMA, dem Mäzen der großen Opernproduktion der Spielzeit, sowie den einzelnen Mäzenen seines « Carré des Muses ». Dem Concert Spirituel kommt auch die Unterstützung seiner großen Mäzene zugute : Mécénat Musical Société Générale und Fondation Bru.

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DEUTSCH

HERVÉ NIQUET


SAINT AMBROSE (c.340-397)

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AETERNA CHRISTI MUNERA

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Æterna Christi munera Et Martyrum victorias Laudes ferentes debitas Lætis canamus mentibus.

Des dons, Christ, tu viens d’impartir, Pour leurs victoires, aux martyrs. Nous chantons leurs louanges dues, Intelligemment, assidus.

The eternal gifts of Christ the King, The Martyrs’ glory, let us sing; And all, with hearts of gladness, Our thankful hearts cast grief away.

Ecclesiarum principes, Belli triumphales duces, Cælestis aulæ milites Et vera mundi lumina.

Princes de l’Église ici-bas, Ducs triomphants dans le combat, Soldats du ciel, mis en péril, Lumière du monde sont-ils.

The Church in these her princes boasts, These victor chiefs of warriors hosts; The soldiers of the heavenly hall, The lights that rose on earth for all.

Terrore victo sæculi Pœnisque spretis corporis Mortis sacræ compendio Lucem beatam possident.

La terreur du monde ont vaincue ; La douleur, ils l’ont vécue ; Étant trépassés saintement, En lumière ils sont maintenant.

The world its terrors urged in vain; They recked not of the body’s pain; One step, and holy death made sure The life that ever shall endure.

Æterna Christi munera Et Martyrum victorias Laudes ferentes debitas Lætis canamus mentibus.

Des dons, Christ, tu viens d’impartir, Pour leurs victoires, aux martyrs. Nous chantons leurs louanges dues, Intelligemment, assidus.

The eternal gifts of Christ the King, The Martyrs’ glory, let us sing; And all, with hearts of gladness, Our thankful hearts cast grief away.

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CLAUDIO MONTEVERDI (1567-1643) CANTATE DOMINO, SV 293

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Cantate Domino canticum novum, cantate et benedicite nomini ejus: Quia mirabilia fecit. Cantate et exultate et psallite in cythara et voce psalmi: Quia mirabilia fecit.

Chantez au Seigneur un nouveau cantique, chantez et bénissez son nom, parce qu’il a fait des prodiges. Chantez avec joie, chantez sur la harpe des cantiques au Seigneur.

Sing to the Lord a new song, sing and give praise to his name: for he has done marvellous deeds. Sing and exult and praise. in songs with the harp and the voice: for he has done marvellous deeds.

KYRIE

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Kyrie eleison

Seigneur, aie pitié,

Lord, have mercy

CHRISTE ELEISON

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Christe eleison

Christ, aie pitié,

Christ, have mercy

KYRIE

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Kyrie eleison

Seigneur, aie pitié.

Lord, have mercy

GLORIA

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Gloria in excelsis Deo: Et in terra pax hominibus bonae voluntatis. Laudamus te. Benedicimus te. Adoramus te. Glorificamus te. Gratias agimus tibi propter magnam [gloriam tuam.

Gloire soit rendue à Dieu dans les hauteurs, Et sur terre paix soit donnée aux hommes [de bonne volonté. Nous te louons. Nous te bénissons. Nous t’adorons. Nous te glorifions. Nous sommes pleins de reconnaissance [pour ta grande gloire.

Glory to God in the highest: and on earth peace to people of goodwill. We praise you. We bless you. We adore you. We glorify you. We give thanks to you because of your [great glory.

ORAZIO BENEVOLO (1605-1672) MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI

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ANONYMOUS

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NE AVERTAS FACIEM TUAM A PUERO TUO

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Domine Deus, Rex caelestis, Deus Pater omnipotens. Domine Fili unigenite, Jesu Christe, Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris. Qui tollis peccata mundi, Miserere nobis. Qui tollis peccata mundi, Suscipe deprecationem nostram. Qui sedes ad dexteram Patris, Miserere nobis. Quoniam tu solus Sanctus, Tu solus Dominus, Tu solus altissimus, Jesu Christe, Cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen.

Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu Père tout-puissant. Seigneur Fils unique, Jésus-Christ, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, Fils du Père. Toi qui enlèves les péchés du monde, Prends pitié de nous. Toi qui enlèves les péchés du monde, Reçois notre prière. Toi qui sièges à la droite du Père, Prends pitié de nous. Car toi seul es Saint, Toi seul es le Seigneur, Toi seul es le Très-Haut, Jésus-Christ, Uni avec l’Esprit Saint, dans la gloire [de Dieu le Père. Amen.

Lord God, king of heaven, God the Father almighty. Lord, only begotten Son, Jesus Christ, Lord God, Lamb of God, Son of the Father. Who takes away the sins of the world, have mercy on us. Who takes away the sins of the world, receive our prayer. Who sits at the Father’s right, have mercy on us. For you alone are holy, you alone are Lord, you alone are most high, Jesus Christ, with the Holy Spirit, in the glory of God [the Father. Amen.

Ne avertas faciem tuam a puero tuo, quoniam tribulor, velociter exaudi me.

Ne détournez pas votre visage [de votre serviteur : je suis en proie aux angoisses, hâtez-vous de me secourir.

Let not your face be covered from [your servant, for I am in trouble; quickly give me an answer.

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ORAZIO BENEVOLO MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI

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CREDO

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Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, Factorem caeli et terrae, Visibilium omnium et invisibilium; Et in unum Dominum, Jesum Christum, Filium Dei unigenitum, Et ex Patre natum Ante omnia saecula, Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deo vero, Genitum non factum, Consubstantialem Patri, Per quem omnia facta sunt, Qui propter nos homines Et propter nostram salutem Descendit de caelis; Et incarnatus est De Spiritu Sancto Ex Maria virgine, Et homo factus est. Crucifixus etiam pro nobis: Sub Pontio Pilato Passus et sepultus est, Et resurrexit tertia die Secundum scripturas, Et ascendit in caelum, Sedet ad dexteram Patris, Et iterum venturus est cum gloria Iudicare vivos et mortuos,

Je crois en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, Du monde visible et de l’invisible ; Et en un seul Seigneur, Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, Né du Père Avant le commencement des siècles, Dieu issu de Dieu, lumière issue de la lumière, Vrai Dieu issu du vrai Dieu, Engendré et non créé, De même nature que le Père, Par qui tout a été fait, Pour nous les hommes Et pour notre salut Il est descendu des cieux ; Il s’incarna Par l’Esprit saint En la Vierge Marie, Et il s’est fait homme C’est aussi pour nous qu’il fut crucifié Sous Ponce Pilate Qu’il souffrit et fut enseveli, Et ressuscita au troisième jour Selon les Écritures, Et il monta au ciel, Il siège à la droite du Père, Il doit revenir dans la gloire Pour juger les vivants et les morts, 39

I believe in one God, the Father almighty, maker of heaven and earth, of all that is visible and invisible; and in one Lord, Jesus Christ, only begotten son of God, begotten of his Father before all words, God of God, light of light, true God of true God, begotten not made, of one substance with the Father, by whom all things were made, who for all mankind and for our salvation came down from heaven; and was incarnate by the Holy Spirit of the Virgin Mary, and was made man. He was also crucified for us under Pontius Pilate, he died and was buried, and rose again on the third day in accordance with the scriptures, and ascended into heaven, and sits on the Father’s right, and he will come again with glory to judge the living and the dead,


SANCTUS

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ANONYMOUS 12

Cuius regni non erit finis; Et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem, Qui ex Patre Filioque procedit, Qui cum Patre et Filio Simul adoratur et conglorificatur, Qui locutus est per prophetas; Et in unam sanctam catholicam Et apostolicam Ecclesiam. Confiteor unum baptisma In remissionem peccatorum; Et expecto resurrectionem mortuorum Et vitam venturi saeculi. Amen.

Et son règne n’aura pas de fin ; Et je crois en l’Esprit saint, Seigneur et vivificateur, Qui procède du Père et du Fils, Et avec le Père et le Fils Il est également adoré et glorifié, Il a parlé par les prophètes ; Et je crois en une Église une, sainte, Catholique et apostolique. Je reconnais un seul baptême Pour le pardon des péchés ; Et j’attends la résurrection des morts Et la vie du monde à venir. Amen.

he whose kingdom will have no end; and in the Holy Spirit, the lord and lifegiver, who proceeds from Father and Son, who with the Father and Son is likewise worshipped and glorified, who has spoken through the prophets; and in one holy, catholic and apostolic church. I acknowledge one baptism for the remission of sins, And I await the resurrection of the dead, and life in the world to come. Amen.

Sanctus, sanctus, sanctus, Dominus Deus Sabaoth, Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Hosanna in excelsis.

Saint, Saint, Saint, Est le Seigneur, dieu des puissances célestes, Les cieux et la terre sont pleins de ta gloire. Hosanna au plus haut des cieux !

Holy, holy, holy, Lord God of hosts. Heaven and earth are full of your glory. Hosanna in the highest.

Benedictus qui venit in nomine Domini.

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.

Blessed is he who comes in the name [of the Lord.

BENEDICTUS QUI VENIT IN NOMINE DOMINI

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ORAZIO BENEVOLO 13 REGNA TERRAE

MISSA SI DEUS PRO NOBIS, A 16 VOCI 14 AGNUS DEI

MAGNIFICAT A 16 VOCI 15

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Regna terrae, cantate Deo, psallite Domino ; Psallite Deo nostro qui ascendit super caelum ad orientem quia magnificata sunt opera ejus et in voluntate ejus, universa sunt posita. Alleluia.

Royaumes de la terre, chantez les louanges [de Dieu ; faites retentir des cantiques à la gloire du Seigneur : chantez en l’honneur [de Dieu, qui est monté au-dessus de tous les cieux vers l’Orient. Car ses œuvres sont magnifiques et dans sa volonté repose tout l’univers. Alleluia.

Sing unto God, ye kingdoms of the earth; oh sing praises unto the Lord; Selah To him that rideth upon the heaven of heavens, which are of old; because his works are magnificent and in his will rests the whole universe. Alleluia.

Agnus Dei, qui tollis peccata mundi: Miserere nobis

Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde, prends pitié de nous.

Lamb of God, who takes away the sins of the world, have mercy on us.

Magnificat anima mea Dominum, Et exultavit spiritus meus in Deo salutari meo. Quia respexit humilitatem ancillae suae: ecce enim ex hoc beatam me dicent omnes generationes. Quia fecit mihi magna qui potens est: et sanctum nomen ejus.

Mon âme glorifie le Seigneur. Et mon esprits tressaille de joie en Dieu, [mon Sauveur. Parce qu’Il a jeté les yeux sur l’humilité [de sa servante et voici que désormais toutes les générations me diront bienheureuse parce qu’il a réalisé pour moi de grandes [choses, lui qui est puissant et son nom saint.

My soul doth magnify the Lord and my spirit hath rejoiced in God my Saviour. For he hath regarded the lowliness of his handmaiden, for behold from henceforth all generations shall call me blessed. For he that is mighty hath magnified me, and holy is his name.

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Et misericordia ejus a progenie in progenies timentibus eum. Fecit potentiam in brachio suo: dispersit superbos mente cordis sui. Deposuit potentes de sede, et exaltavit humiles. Esurientes implevit bonis: et divites dimisit inanes. Suscepit Israel puerum suum, recordatus misericordiae suae Sicut locutus est ad patres nostros, Abraham et semini ejus in saecula. Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto, sicut erat in principio et nunc et semper et in saecula saeculorum. Amen.

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Et sa miséricorde s’étend de génération en génération sur ceux qui [le craignent. Il déploie la force de son bras, il détruit les orgueilleux remplis d’eux-mêmes. Il renverse de leur trône les potentats et exalte les humbles. Il comble bien des affamés Et renvoie à jeun les opulents. Il prend sous sa garde Israël, son serviteur, Il se souvient de sa miséricorde selon qu’il l’avait promise à nos pères, à Abraham et à sa postérité, pour jamais. Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit, comme il était au commencement, et maintenant et pour toujours, et pour [les siècles des siècles. Amen.

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And his mercy is on them that fear him throughout all generations. He hath shewed strength with his arm; He hath scattered the proud in the imagination [of their hearts He hath put down the mighty from their seat and hath exalted the humble and meek. He hath filled the hungry with good things and the rich he hath sent empty away. He remembering his mercy hath holpen his servant Israel, as he promised to our forefathers, Abraham and his seed for ever. Glory be to the Father and to the Son [and to the Holy Ghost. As it was in the beginning, now and for ever, world without end. Amen.


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Créé en 2014, le fonds de dotation du Concert Spirituel, sous la présidence de Jean-Jacques Aillagon, permet aux entreprises et particuliers d’accompagner Le Concert Spirituel dans son développement. Les dons collectés assurent le rayonnement de l’ensemble en France et dans le monde, au service du patrimoine musical français, à travers des productions prestigieuses. Outil de soutien indispensable à la redécouverte de chefs-d’œuvre inédits, le fonds de dotation propose à ses mécènes une véritable immersion au cœur de la création, autour d’Hervé Niquet et de son équipe.

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© Thierry Nava - Spectacle Groupe F

Le Concert Spirituel remercie les mécènes de son fonds de dotation, en particulier le groupe SMA, mécène de la grande production lyrique de la saison, ainsi que les mécènes individuels de son Carré des Muses.

HERVÉ NIQUET WOULD LIKE TO THANK FOR THEIR INVALUABLE HELP ELISABETH GEIGER AND PHILIPPE CANGUILHEM, WITHOUT WHOM THIS PROJECT WOULD NEVER HAVE COME TO FRUITION, AND THE LATE JEAN LIONNET. THE SCORE OF ORAZIO BENEVOLO’S SIXTEEN-PART MAGNIFICAT WAS TRANSMITTED TO PHILIPPE CANGUILHEM BY MARCO GIULIANI.


RECORDED IN FEBRUARY 2018 AT ÉGLISE NOTRE-DAME DU LIBAN (PARIS) MANUEL MOHINO RECORDING PRODUCER, EDITING & MASTERING

CHARLES JOHNSTON ENGLISH TRANSLATION SILVIA BERUTTI-RONELT GERMAN TRANSLATION G. STAELENS FRENCH TRANSLATION (TRACK 1) VALÉRIE LAGARDE & AURORE DUHAMEL DESIGN & ARTWORK

BASILIQUE SAINT-PIERRE DE ROME : CHAIRE DE SAINT-PIERRE (?), VUE DE DESSOUS, LE BERNIN (DIT), BERNINI GIAN (1598-1680), AMENDOLA AURELIO (CONNU À PARTIR DE 1994) © RMN-GRAND PALAIS COVER IMAGE FERDINAND NIQUET INSIDE PHOTOS ALPHA CLASSICS DIDIER MARTIN DIRECTOR LOUISE BUREL PRODUCTION AMÉLIE BOCCON-GIBOD EDITORIAL COORDINATOR

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