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Le réseau de l’Institut d’Urbanisme de Paris 90 ans d’histoire, plus de 3000 professionnels en activité

LES APERO DEBATS D’URBA+

En finir avec la politique de la ville ? L’action publique dans les quartiers à l’épreuve de la réforme de la géographie prioritaire. Mercredi 17 novembre 2010 à 19h Café du Pont Neuf (salle à l’étage) 14 quai du Louvre 75001 PARIS / M° PONT NEUF OU M° LOUVRE RIVOLI VOIR LA CARTE ICI

Depuis une vingtaine d’années, la mise en place d’une « géographie prioritaire » s’est justifiée par la volonté de concentrer l’action publique sur les quartiers les plus exposés aux difficultés sociales (chômage, pauvreté, exclusion, échec scolaire, délinquance). Certains y ont vu une sorte de laboratoire pour la définition des politiques publiques, un moyen de « territorialiser l’Etat providence » (Estèbe). De nombreux dispositifs de solidarité urbaine en faveur de quartiers défavorisés se sont succédés et empilés, jouant à la fois sur le registre urbain et social. Cette géographie prioritaire délimite des zones « cibles », qui, si elles sont à majorité composées de logements sociaux, demeurent diverses dans leurs contextes et leurs caractéristiques. Si les opérations mises en œuvre ont certes permis de stabiliser, { certains égards, l’écart social présent entre ces quartiers et le reste de la ville, ils n'ont pourtant pas enrayé le phénomène de relégation de ces quartiers sensibles. Des limites à cette géographie prioritaire ont ainsi été rapidement mises en évidences :


stigmatisation des quartiers concernés, départ des ménages en ascension sociale... Un bilan qui interpelle et remet en cause le principe "phare" de ces politiques, à savoir la mixité sociale. L’objectif d'insertion urbaine de ces quartiers reste donc d’actualité. C’est notamment l’objet du volet « désenclavement » du plan Espoir Banlieue de 2008. C’est dans ce contexte que le Gouvernement entend réformer en 2011 la géographie prioritaire de la politique de la ville. S’appuyant sur de nombreuses études et rapports parlementaires, une réflexion concernant le choix des critères et des échelles de ces dispositifs est actuellement engagée. Aussi, le seul échelon du quartier semble de moins en moins pertinent : les mécanismes qui s’y déroulent répondent bien souvent { des mécanismes plus globaux. Les mêmes insuffisances sont également attribuées aux opérations de rénovation urbaine comme l’ont récemment pointé le rapport Sabeg (2009) ainsi que le rapport du comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU (2010). Aujourd’hui, quel devenir doit-on accorder à la géographie prioritaire ? La discrimination positive { l’égard de certains quartiers est-elle une solution durable pour les territoires en difficultés ? Certains, comme le sociologue Jacques Donzelot, vont même plus loin en préconisant l’abandon pur et simple du zonage…pour en finir véritablement avec la politique de la ville et consacrer enfin une « politique pour la ville »… Le débat est ouvert. L’apéro-débat sera animé par Christine Lelévrier, maître de conférences à l’Institut d’Urbanisme de Paris. Avec la participation de : - Damien Bertrand, Directeur d’études chez FORS – Recherche sociale - Olivier Crépin, Chargé de mission « développement économique, transports et mobilités » { l’Assemblée des Communautés de France - Michèle Esposto, Responsable du département « ANRU et Cadre de Vie » au Secrétariat Général du Comité Interministériel des Villes - Sterenn Le Delliou, ancienne Chef de projet « rénovation urbaine » à la ville de Montreuil (93) Inscription obligatoire (40 places disponibles) par mail :

urbaplus@yahoo.fr


Contact : Jean-François Ruault, vice-président à l’animation réseau jfra.ruault@gmail.com

Le réseau de l’Institut d’Urbanisme de Paris 90 ans d’histoire, plus de 3000 professionnels en activité

Association Urba+ Institut d’Urbanisme de Paris 61 avenue du Général de Gaulle 94010 CRETEIL CEDEX urbaplus@yahoo.fr www.urbaplus.org


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