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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR ********** ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES (E.I.S.M.V)

ANNEE : 2016

N°38

EVALUATION DES EFFETS FERTILISANTS DES FIENTES DE VOLAILLES EN CULTURE DU MAIS AU SENEGAL. THESE

Présentée et soutenue publiquement le 02/11/ 2016 à 15 heures devant la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar pour obtenir le grade de

DOCTEUR EN MEDECINE VETERINAIRE (DIPLOME D’ETAT) Par Amadou YAHAYA MAHAMANE Né le 17/03/1991 à Niamey ( Niger) JURY

Président : Directeur et rapporteur de thèse: Membre:

Co-directeur de thèse :

M. Issa LO Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar M. Moussa ASSANE Professeur à l’E.I.S.M.V. de Dakar M. Yaghouba KANE Maître de Conférences Agrégé à l’E.I.S.M.V de Dakar M. Hameth Aly SOW Dr en biologie végétale


DEDICACES Je dédies ce travail : A ALLAH le Tout Miséricordieux. Que ton Amour, ton Règne, ta Puissance, ta Gloire et ton Esprit-Saint soient toujours avec moi. Merci ALLAH pour la santé, la force, l’intelligence, la sagesse, le courage et les grâces multiples que tu me donnes. Accorde nous protection et assistance en tout moment. Amin ! A ma mère MARIAMA SALEY, aucun mot dans ce monde n’est assez fort pour définir toute ma gratitude et ma reconnaissance à votre égard, ce diplôme est le vôtre, oui maman c’est le fruit de vos prières et bénédictions. Dans les moments difficiles où j’y croyais plus vous avez été mon essence et mon adrénaline. Puisse Dieu le tout puissant vous prêter longue vie et santé pour que je puisse continuer de bénéficier de vos prières, vos bénédictions et de vos sages conseils.

A mon père Dr MAHAMANE YAHAYA, depuis tout petit, vous étiez ma référence ; Par votre amour, votre soutien indéfini, vos conseils j’y suis parvenu aujourd’hui. Ce diplôme est le vôtre. Puisse le seigneur vous rendre au centuple tous les sacrifices et efforts consentis à mon égard. A mes grands parents El hadj MAHAMANE, El hadj SALEY, Hadjia HADIZA , Hadjia KADIDJA et Hadjia Amina dit Hadjia Zongo, merci pour toutes vos prières et bénédictions, qu’Allah vous accueillent dans son paradis éternel. Amin ! A mes frères et sœurs, merci pour vos conseils et vos encouragements, qu’Allah fortifie d’avantage les liens qui nous unis.

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A la grande famille DAN AZOUMI, merci pour votre soutien et vos conseils.

A la grande famille SALEY, merci pour votre soutien et vos encouragements. A Amina AMADOU SALEY, que j’appelle communément « marraine », merci pour tout tes conseils et ton soutien. A Assetou OKA, notre rencontre fut un hasard mais notre destinée n’en est point, je ne te remercierai jamais assez pour le soutien et les prières consentis en mon égard. Ce travail est le tien.

Au Dr Pape Ndiengou SALL, merci pour tout ce que vous avez fait pour moi, ce travail est le fruit de votre générosité. Votre humilité et votre parcours professionnel inspirent respect et considération. Puisse DIEU vous donner longue vie et plein succès dans toutes vos entreprises.

Au Dr Samba SALL, directeur scientifique du FNRAA, merci pour vos conseils et soutien à mon égard.

A Samba SARR que je surnomme le « DC », merci pour tes conseils et ton soutien.

A Nicolas TALIMBA SOUROUMPO, merci infiniment pour ton aide et tes conseils, ca a été un plaisir de travailler avec toi.

Au Dr Pierre CLAVEI pour ton soutien et tes conseils.

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Au Dr SALL DG d’AVIVET, merci pour votre soutien et vos conseils A Aboul Razak ALHASSANE MAHAMANE, pour ton soutien et tes conseils. A mes beaux freres Abdoul Aziz et Mamane Tassiou TILLY, merci pour votre soutien et vos conseils A mes ami(e)s Dr Sahidi ADAMOU, Dr Leticia TOLLA, Dr Nana Barira ZABEIROU, Ibrahim ISSAKA DJIBO, Saliou Abdoulye, , Ahmadou Oumarou SAMBO, Alio Oumarou KACHIMOU, Ibrahima SALOU DAN LADI,

Laway

TULGEAT,OUMAR

NGALLA

DIOUF,

Anicet

KOUMAN, Dondolot KOKSODO, Mahamadou Moustapha DIENG, Moustapha PAREZO, Djamila LAMIZANA, Sonia YAMEOGO, Failla, Saratou MAIYAKI Yacine KAKALE, Jolyna BAKO, Abba HAROUNA, Abdel Magid CHRKARAW, Abdoul Aziz RAZIKOU , Mireille TYADI, Abdourahamane SAIDOU, Lawali NAZIR, Madjiguène Soukeyna SOW, Mariam DOUMBIYA, Saliou CISSE, Felicite Gnilane, Awa, Fatou WORE, Jean SAGNA, Yacouba, Pape Cheick, merci pour vos encouragements, vos conseils et vos prières, puisse Dieu vous le rendre. Au Pr Marie SECK de la faculté d’odontologie, merci pour vos conseils. A mes filleuls du véto, Balkissa et mes fils crépin KABKIA et Nour MAHAMAT, merci pour vos encouragements et vos prières, je serai toujours là pour vous.

Au Dr OMAR HAKIZIMANA, Dr Madi SAVADOGO, Dr Dialenli KAMBOULIGOU, merci pour vos conseils et vos encouragements.

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A LAWAN BARMA SAFIATOU, tu m’as montré qu’on peut aimer comme une sœur sans les liens du sang, merci pour tout ton soutien et tes conseils. A Falli, je ne saurai comment vous remercier, vous m’avez accepté comme votre propre fils et n’avez cessé de montrer de l’affection à mon égard, je serai à jamais reconnaissant.

A mon parrain Dr Kader ISSOUFOU et ma marraine Dr Amina SOUMAILA GARBA. Au Dr Boubacar SOUMANA, Dr Harouna MARANKAN, Dr Kassoum BOHARI dit Hamass. Fama de keur NDIAYE Lô, merci pour vos conseils. A ma tante RABI BAKO et sa famille, ma tante GNILLI SALEY que j’appelle affectueusement ma deuxième maman. Merci pour votre amour votre soutien et vos conseils, que Dieu vous bénissent.

A mon co-directeur de thèse M. Ahmet SOW, je ne connaissais rien du domaine agricole mais vous m’avez encadré avec patience et détermination, merci pour vos conseils et tout votre soutien à mon égard, ce travail est le vôtre. A l’AEVD : l’amicale a été une riche expérience dans ma vie, elle m’a permis de découvrir ma véritable personnalité ainsi que cette fibre de leader qui dormait en moi. Je remercie tous les étudiants de l’EISMV, vous avez cru en moi, vous m’avez soutenu du début jusqu’à la fin de mon mandat à la tête de l’AEVD. Mention spéciale aux membres de mon bureau, Oumar Ngalla DIOUF, Mariatou ADAMOU HAMA , Madi NGARMONGOLA, Pacifique HABONIMANA, Ramatoulaye SALANE, iv


Moustapha DIONE, Herman Boris KOUAKOU, Abdoul Kader BOUARE, Nabi Daouda DAO, Je vous remercie pour tous les sacrifices consentis pour la cause des étudiants ,Dieu seul sait que le chemin n’a pas été facile mais nous y sommes arrivé ensemble. Qu’ALLAH fasse que nos relations se maintiennent où que nous soyons sur cette terre. A La 43èmePromotion de l’EISMV : je remercie tous les étudiants de la promotion pour les bons moments passés ensemble, ce fut une belle expérience, que Dieu fortifie d’avantage les liens qui nous unis et nous cheminent tous vers de belles carrières professionnelles A L’AENVD : vous m’avez donné la confiance en moi-même, vous m’avez forgé et vous m’avez montré le sens de la vie en communauté, le sens de l’empathie et le sens de l’engagement sans rien attendre en retour. Qu’ALLAH fasse que nos relations se maintiennent où que nous soyons sur cette terre

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REMERCIEMENTS Notre sincère gratitude à tous ceux qui ont œuvré par leurs conseils ou par leur soutien matériel à la réalisation de ce modeste travail. Au Directeur Général de l’EISMV de Dakar, professeur Yalacé Yamba KABORET (professeur accompagnateur de la 43ème promotion) merci pour tout, je ne saurai oublier les sages conseils que vous m’avez prodigué tout au long de mon mandat à la tête de l’AEVD. Au professeur Moussa ASSANE, loin d’être un encadreur vous avez joué le rôle d’un père pour pendant notre séjours au SENEGAL, je ne saurai comment vous dire merci pour tout ce que vous avez fait pour nous, puisse Allah vous accordez une longue vie et plein de succès dans tout ce que vous entreprendrez Au professeur Louis Joseph PANGUI, merci pour vos conseils, puisse Dieu vous donner beaucoup de chance dans la suite de votre parcours Au professeur Ayao MISSOUHOU, Merci pour vos conseils Au professeur Rianatou BADA ALAMBEDJI, merci pour vos conseils et votre soutien Au professeur Serge Niangoran BAKOU, merci pour vos conseils Au professeur Hassan DIOP, merci pour l’encadrement et vos conseils Au Dr Simplice AYSSIWEDE, merci pour l’encadrement et les conseils A tout le personnel technique de la coopérative de Loure Escale et de Latmingué A Mamadou DIA, Ingénieur Documentaliste A Astrid, Lamp FALL A Ibrahima BA intendant à la cité vétérinaire vi


A ma marraine Maboï KONE, Ruffine YAMPABOU, Abaye LAWAN Idrissa SAVADOGO, Oumou TOUNKARA, Oumoulkairou OUSMANE Au Dr Khady NIANG, Dr Mamadou Lamine KANDE, Dr Paterne Mbouso FAGA, Dr Anicet Kouman, KOFFI, Dr Vamara TRAORé , Dr Cedric Herve KILLI, Abdoul Wahab GUERRO, Omar SALEY, Salim DANTE, Souleymane Abdourhamane, Souleymane Maliki CHAIBOU ,Issa DIKOUMA, Boukar Boukar GONI, Eric KABURA, Farida Alsani DAN ZAMA, Mahamat Saley KHIDIR alias MSK A Aminata CISSOKO de AVIVET et Aboubacar LY de ASPRODEB A Mohamed Ali KEITA, Kader LAWAN, Idriss MAHAMAT et Soumaïne KOURTOU Aux producteurs de Loure Escale et de Latmingué A Ousmane NDIONE directeur de la coopérative A Saer SARR de l’ISRA Au personnel du Laboratoire de chimie alimentaire de l’ITA Au FNRAA A l’ASPRODEB Au corps enseignant de l’EISMV pour l’encadrement Au SENEGAL mon pays d’accueil Au NIGER ma patrie Je ne saurai terminer sans remercier tout ce qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail.

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A NOS MAITRES ET JUGES A notre maître et président du jury M , Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar. Vous nous faites un grand honneur en acceptant de présider notre jury de thèse. Votre abord facile et la spontanéité avec laquelle vous avez répondu à notre sollicitation malgré vos multiples occupations, nous ont beaucoup marqué. Trouvez ici l’expression de nos sincères remerciements et de notre profonde gratitude. Hommage respectueux. A notre Maître, Rapporteur de Thèse, Monsieur Moussa ASSANE Professeur à l’EISMV de Dakar. Nous nous sommes vus honorer et chanceux que notre travail soit dirigé et rapporté par un monsieur en la qualité de votre personne. Vos multiples qualités humaines et scientifiques, votre amour pour le travail bien fait ont jalonné notre parcours d’estime et profondément marqué. Nous gardons de vous le souvenir d’un professeur qui, au delà de ses enseignements, n’a jamais hésité à prodiguer des conseils pour trouver des solutions aux problèmes que nous rencontrons dans cette école. Plus qu’un professeur, vous occupez la place d’un père à nos yeux. Veuillez trouver ici, toute l’estime que nous vous portons et nos sincères remerciements. A notre Maître et juge, Monsieur Yaghouba KANE, Maître de conférences agrégé à l’EISMV de Dakar. Vous nous faites un très grand honneur en acceptant de juger ce modeste travail. Vos qualités scientifiques et pédagogiques nous ont toujours marqué. Veuillez trouver ici l’expression de notre respect et profonde gratitude. Sincères remerciements.

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A notre maître, juge et co-directeur de thèse Monsieur Hamet Aly SOW Dr en Biologie Végétale. Vous nous avez suivis sans faille tout au long de ce travail. La disponibilité et le sens particulier que vous avez voulu donner à ce travail ont beaucoup contribué à sa valeur scientifique. Merci pour votre simplicité, vos conseils et l’abord facile qui vous caractérisent.

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LISTE DES ABREVIATIONS %P

: Pourcentage en protéines

0

: degrés Celsius

C

ANSD

: Agence Nationale de Statistique et de la Démographie

AOA

: Alimentation d’Origine Animale

BAF

: Blocs avec fientes

BSF

: Blocs sans fientes

CAF

: Champ avec fientes

CIMEL

: Centre(s) d'Impulsion pour la Modernisation de l’Elevage

CNA

: Centre National d’Aviculture

CR

: Communauté Rurale

CSF

: Champ sans fientes

DAPSA

: Direction de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques Agricoles

DIREL

: Direction de l’Elevage (Sénégal)

EISMV

: Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires

FAFA

: Fédération Nationale des Acteurs de la filière Avicole

FAO

: Food and Agriculture Organization

FCFA

: Franc de la Communauté Financière Africaine

ha

: hectare

IRD

: Institut de Recherche pour le Développement

ISRA

: Institut Sénégalais de Recherches Agricoles

ITA

: Institut de Technologie Alimentaire

ITAVI

: Institut Technique de l’Aviculture

KCAL

: kilocalorie x


Km

: Kilomètre

LAF

: Ligne avec fientes

LSF

: Ligne sans fientes

ml

: millilitre

Mo

: Matière organique

MS

: Matière sèche

NS

: Non Significatif

ONG

: Organisation non gouvernementale

pH

: potentiel d’hydrogène

PIB

: Produit Intérieur Brut

Prod

: Production

Rdt

: Rendement

Rf

: Rendement fourrage

RG

: Rendement grains

RIDAF

: Réseau International pour le Développement de l’Aviculture Familiale

S

: Significatif

Sup

: Superficie

TAF

: Témoin avec fiente

TSF

: Témoin sans fiente

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau I: Composition chimique du maïs récolté au Sénégal ............................. 8 Tableau II: Evolution de la production de maïs au Sénégal ............................... 15 Tableau III: Production nationale de viande de volaille en 2013 ....................... 19 Tableau IV: Composition en éléments fertilisants de la fiente chair .................. 21 Tableau V:Composition en éléments fertilisants de la fiente pondeuse ............. 22 Tableau VI: Comparaison des rendements en grains de maïs ............................ 41

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LISTE DES FIGURES Figure 1:Cycle de développement du maïs ........................................................... 6 Figure 2: Localisation des zones de production .................................................. 14 Figure 3: Localisation des communautés rurales de Lour Escale et de Latmingué dans la région de Kaolack. .................................................................................. 28 Figure 4:Technique de semi ................................................................................ 29 Figure 5: Champs de maïs après sarclobinage et démariage .............................. 30 Figure 6:Séance de calcul de l’aire du champ et sa répartition en blocs ............ 32 Figure 7:Dispositif expérimental ......................................................................... 32 Figure 8 : Séance de collecte des pieds de maïs.................................................. 33 Figure 9: Etape de séchage des épis et fourrages de maïs .................................. 34 Figure 10:Pesées des grains de maïs ................................................................... 35 Figure 11:Pesées du fourrage de maïs ................................................................. 35 Figure 12: Rendement en grains dans les champs sans fientes (tonnes/ha) ........ 39 Figure 13: Rendement en grains dans les champs avec fientes (tonnes/ha) ....... 40 Figure 14: Rendement en fourrage dans les champs sans fientes (tonnes/ha). ... 42 Figure 15:Rendement en fourrage dans les champs avec fientes (tonnes/ha). ... 42 Figure 16: Teneur en protéine dans les champs sans fientes. ............................. 44 Figure 17:Teneur en protéine dans les champs avec fientes. .............................. 44

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SOMMAIRE Introduction ......................................................................................................... 1 PREMIERE PARTIE:SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE .......................... 4 SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE.................................................................. 4 CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA CULTURE DU MAÏS AU SENEGAL ............................................................................................................ 4 I. 1. Caractéristiques du maïs ......................................................................... 5 I.1.1. Définition et description ........................................................................ 5 I.1.2. Caractéristiques botaniques ................................................................... 5 I.2. Importance nutritionnelle ......................................................................... 7 I.2.1. Composition chimique ........................................................................... 7 I.2.2. Intérêt en alimentation humaine ............................................................ 9 I.2.3.Intérêt en alimentation animale ............................................................ 10 I.3. Production du maïs au Sénégal .............................................................. 11 I.3.1. Variétés de maïs cultivées ................................................................... 11 I.3.2. Zones de production du maïs ............................................................... 13 I.3.3. Quantités de maïs produites ................................................................. 14 I.3.4. Contraintes à la production du maïs .................................................... 16 CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES FIENTES DE VOLAILLES AU SENEGAL ................................................................................................... 17 II.1. Caractéristiques des élevages avicoles ................................................. 17 II.1.1. Effectif du cheptel aviaire .................................................................. 17 II.1.2. Différents types d’élevage avicole ..................................................... 17 II.1.3. Produits dérivés de l’aviculture .......................................................... 19 II.2. Fientes de volaille ................................................................................... 20 II.2.1. Caractéristiques des fientes ................................................................ 20 II.2.2. Quantité de fientes produites .............................................................. 22 II.2.3. Techniques de valorisation des déchets avicoles ............................... 22 DEUXIEME PARTIE:ETUDE EXPERIMENTALE ................................... 25 Chapitre I - Matériel et Méthodes ................................................................... 25 I – 1 - Matériel ................................................................................................ 26 I.1.1.Les fientes de volailles.......................................................................... 26 I.1.2. Le maïs ................................................................................................. 26 I.1.3. Les champs de culture ......................................................................... 26 I.1.4. Matériel agricole .................................................................................. 28 xiv


I -2 Méthodes .................................................................................................. 29 I.2.1. Technique du semi ............................................................................... 29 I.2.2. Préparation et épandage des fientes ..................................................... 30 I.2.3.Evaluation des effets fertilisants des fientes de volaille ....................... 31 Chapitre II –Résultats et discussion ................................................................ 39 II.1.Résultats ................................................................................................... 39 II.1.1. Rendements de production de grains et de fourrage de maïs ............. 39 II.1.2. Teneur en protéines des grains de maïs.............................................. 43 II.2.Discussion ................................................................................................. 45 II.2.1. Effets des fientes de volailles sur le rendement de production du maïs ....................................................................................................................... 45 II.2.2. Effets des fientes de volailles sur la teneur en protéines des grains de maïs ............................................................................................................... 47 RECOMMANDATIONS .................................................................................. 48 CONCLUSION GENERALE .......................................................................... 49 BIBLIOGRAPHIE ............................................................................................ 52 WEBOGRAPHIE .............................................................................................. 56

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Introduction En Afrique subsaharienne, l’association agriculture-élevage présente de multiples intérêts tels que la valorisation des résidus de récolte par le bétail, la production de fumure animale permettant la fertilisation du sol, la gestion collective de l’assolement et des jachères pâturables à l’échelle du terroir (DUGUÉ et al., 2004). Au Sénégal, l’aviculture qui est un des secteurs économiques le plus dynamique, est susceptible de jouer un rôle déterminant dans cette association agriculture élevage. En effet, avec une contribution annuelle de l’ordre de 25 milliards de FCFA au PIB et un taux de croissance de 8% par an de 1994 à 1996 (GAYE., 2004 cité par SABI., 2014), elle contribue à la baisse du chômage, assure plus de dix milles emplois directs et indirects et constitue une activité à vocation sociale en zone périurbaine permettant souvent l’insertion des femmes et des jeunes (TOURE, 2009). Par ailleurs, l’aviculture met à la disposition de la population, en plus des des produits comestibles à savoir les œufs et la viande, certains produits non comestibles à savoir les fientes qui sont produites en grandes quantités et qui peuvent être valorisées à d’autres fins dont la fertilisation des sols. En effet, l’utilisation des engrais chimiques, en plus de son coût élevé hors de portée des agriculteurs, a une limite imposée par la brûlure chimique des cultures, l'acidification des sols et l'épuisement des minéraux du sol. Or, les engrais biologiques tels que les fumiers de poule sont des engrais naturellement nourrissants pour les plantes. Riches en éléments nutritifs comme l’azote, le phosphore, le calcium, le potassium et le magnésium, ils sont reconnus, depuis longtemps, pour leurs excellentes propriétés favorisant la croissance des végétaux (ONANA, 2006). C'est ainsi qu'une étude réalisée par OUATTARA (2009) en Côte d’Ivoire sur la croissance et la productivité du cultivar à baies allongées de Lagenaria siceraria 1


appelée pistache, a montré que les plantes traitées avec la fiente de poulet, produisent beaucoup plus de fruits et ont un meilleur rendement en terme de production de graines que les plantes traitées avec l’engrais minéral et les déjections du porc. En 2012, une autre étude menée dans la Willaya de Constantine en Algérie dans le but de valoriser les fientes de poulet de chair comme bioengrais sous forme de lombricompostage, a permis d’aboutir à un milieu riche en éléments fertilisants et de réaliser un bon rendement de germination pour ceux voulant utiliser les fientes comme bioengrais (BOUGHABA, 2012). Ces résultats montrent que la fiente de volaille qui est un dérivée de la production avicole, améliore les rendements des cultures. Il se trouve que depuis 2011, le Sénégal, dans le cadre du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP) promeut la valorisation des céréales locales, maïs et mil par leur incorporation dans la production de pain et de viennoiseries. Les exploitations familiales engagées dans la production de ces céréales locales, ont exprimé un souci fort de préservation des terres agricoles, notamment de la fertilité. Pour accompagner ces exploitations familiales dans cette

orientation,

l’Association

Sénégalaise

pour

la

Promotion

du

Développement à la Base (ASPRODEB) a obtenu un engagement contractuel de la Fédération des Acteurs de la filière Avicole (FAFA),

à fournir à

ces

exploitations familiales de la fiente de volaille provenant des fermes de ses membres, pour fertiliser les superficies de mil et de maïs. Ainsi, une collaboration a été nouée avec l’EISMV de Dakar (Sénégal),

dans le but

d’accompagner 7500 producteurs impliqués dans la culture du maïs, pour une amélioration de leur activité à travers une fertilisation des champs avec la fiente de volaille. C’est dans ce contexte que cette étude a été menée dans le Bassin Arachidier, avec comme objectif général d’évaluer les effets des fientes de volailles comme 2


fertilisant dans des champs de maïs, céréale qui revêt un double intérêt nutritionnel : en alimentation humaine tout comme en alimentation du bétail et de la volaille. De manière spécifique, il s’agit d’évaluer, après épandage de fientes de volailles dans des champs de maïs: • le rendement de production en grains de maïs et en biomasse fourragère ; • la teneur en protéines des grains de maïs. Cette étude est présentée en deux parties : - une partie bibliographique qui traite des généralités sur la culture du maïs et la production de fientes de volailles au Sénégal ; - une deuxième partie expérimentale consacrée à la méthodologie utilisée, aux résultats obtenus et leur discussion.

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PREMIERE PARTIE: SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

PREMIERE PARTIE: SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE

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CHAPITRE I : GENERALITES SUR LA CULTURE DU MAÏS AU SENEGAL I. 1. Caractéristiques du maïs I.1.1. Définition et description Le maïs, Zea mays, est une céréale herbacée annuelle, à tallage faible à nul, de la famille des poacées. Il est vraisemblablement originaire d'Amérique centrale. Comme la plupart des poacées tropicales, il présente un métabolisme photosynthétique de type C qui confère à la plante une efficience supérieure à celle des poacées tempérées dans la conversion de l'énergie lumineuse (GALLAIS et GAY, 1984). C'est une plante de jours courts, dont les variétés tropicales sont souvent photopériodiques. Ce caractère oligogénique a pu être éliminé lors de l'adaptation de l'espèce aux latitudes tempérées. Le maïs est une plante monoïque. Il porte deux types d'inflorescence: les fleurs mâles groupées sur la panicule terminale ramifiée et les fleurs femelles associées sur un ou quelques épis insérés à l'aisselle des feuilles. Bien que le maïs soit auto fertile, l'allogamie est prépondérante, et atteint 95 %. Elle résulte de la monoécie et de la protandrie de la plante. I.1.2. Caractéristiques botaniques I.1.2.1. Biosystématique Classification de Cronquist (1981) Règne : Plantae Sous-règne : Tracheobionta Division : Magnoliophyta Classe : Liliopsida Sous-classe : Commelinidae Ordre : Cyperales Famille : Poaceae Sous-Famille : Panicoideae 5


Tribu : Maydeae Genre : Zea Nom binominal : Zea mays L., (1753) Classification APG III (2009) Ordre : Poales Famille : Poaceae I.1.2.2. Cycle de développement Les grains de maïs une fois semés passent par plusieurs étapes avant de donner l’épi de maïs. Ces différentes étapes sont illustrées dans la figure1.

Figure 1:Cycle de développement du maïs Source : http://www.assistancescolaire.com/enseignant/elementaire/ressources/basedocumentaire-en-sciences/le-cycle-de-vie-du-mais-remi0315 La germination du maïs a lieu, lorsque la température du sol est supérieure à 10°C. Au stade 4 à 5 feuilles, la graine est vidée de ses réserves nutritives. Au stade 8 à 9 feuilles, les étamines et les fleurs femelles qui donneront plus tard les épis, apparaissent. Le manque d'eau réduit le nombre de fleurs femelles par plante et par conséquent le nombre de grains par hectare. Au moment de la 6


floraison, le pollen féconde les fleurs femelles. Le manque d'eau peut, une fois encore, nuire à la fécondation. Les grains se remplissent et se chargent en glucides, protides et lipides. Les grains perdent ensuite de l'eau et accumulent de la matière sèche. Ils sont alors récoltés. Pour bien germer, la culture du maïs nécessite une température minimum de 10° C et au moins 18° C pour la floraison. A une température inférieure à 5° C, la germination n’est pas possible (NORMAN et al, 1995). Le maïs est classé parmi les plantes de jours courts, la floraison est retardée par des photopériodes supérieures à 12,5 heures (KINIRY et al., 1983). En pratique, le maïs est normalement cultivé entre 750 à 1750 mm d'eau par an (NORMAN et al., 1995). Chez cette plante, la floraison est la période la plus critique du point de vue exigence en eau. Les besoins maximums en eau s'estiment à environ 45% du total et se situent de 15 à 20 jours avant et 15 à 20 jours après la floraison mâle. Le maïs peut pousser sur tous les sols, pourvu que ces sols soient sains et profonds. Il préfère les sols assez riches en éléments fins, humifères, frais et à capacité de rétention élevée. Il pousse sans inconvénient dans un sol de pH 5,5 à 7. Cependant, selon SANCHEZ et al. (1977), sa croissance sur la plupart des sols tropicaux est limitée par la toxicité de l'aluminium. I.2. Importance nutritionnelle I.2.1. Composition chimique Le principal composant chimique du grain de maïs est l'amidon qui constitue 72 à 73% de son poids. Les autres glucides sont des sucres simples présents sous forme de glucose, de saccharose et de fructose dans des proportions variant de 1 à 3% du grain (BOYER et SHANNON, 1987). Le maïs possède un taux de sodium et de calcium très faible à raison de 0,01% de MS chacun, son phosphore total est estimé à 0,31% de MS et le phosphore disponible à 0,06% de MS (LARBIER et LECLERQ, 1992). Il contient peu de cellulose (2,5 % de MS) 7


(FERRANDO, 1969), une proportion relativement élevée de matières grasses (4,8 % de MS) (F.A.O., 1993) et un faible taux de protéines (8 % de MS) (SMITH, 1992). Le tableau I présente la composition chimique du maïs au Sénégal. Tableau I: Composition chimique du maïs récolté au Sénégal

Composants Teneur (%) Matières sèches

86

Protéines brutes

8,7

Matières grasses

4,8

Cellulose brute

2,7

Lysine

0,25

Méthionine

0,19

Méthionine+ cystine

0,35

Phosphore assimilable

0,28

Calcium 0,02 Source : ANSELME (1987) Par sa teneur élevée en matière grasse, le maïs est plus énergétique que le mil et le sorgho (LARBIER et LECLERQ, 1992). L'énergie métabolisable du maïs récolté au Sénégal est estimée à 3350 kcal / kg alors qu'elle est estimée à 3798 kcal / kg pour le maïs récolté en France (ANSELME, 1987).

8


I.2.2. Intérêt en alimentation humaine Dans de nombreux pays de l’hémisphère sud, principalement en Amérique Centrale et du Sud, en Afrique, en Inde et en Asie du Sud-Est, le maïs est une culture vivrière, destinée à l'alimentation humaine (www.gnis-pedagogie.org). D’abord cultivé dans les jardins, il a conquis sa place dans les champs, souvent associé au haricot et à la courge ; il est devenu peu à peu l’aliment de base du paysan qui le cultive (BASSALER, 2000). Le maïs présente de nombreux avantages diététiques grâce à sa richesse en vitamines B et sa faible teneur en lipide. Il est également intéressant pour les personnes intolérantes au gluten car il n’en contient pas (www.gnispedagogie.org); il a aussi un apport énergétique de 97 Kcal pour 100g (http://www.agpm.com/pageLibre0001086b.php). En industrie, le maïs transformé entre dans la constitution de très nombreux produits alimentaires ; c’est le cas de l’amidonnerie qui est le processus industriel visant à extraire l’amidon de produits végétaux, dont les grains de maïs. L’amidon ainsi collecté peut être utilisé directement tel quel, ou alors modifié par des procédés physiques, chimiques ou biochimiques. Plus de 400 produits alimentaires nécessitent de l'amidon de maïs, utilisé comme liant, épaississant, gélifiant, édulcorant, anti cristallisant, humectant, colorant ou acidifiant. Ces produits alimentaires peuvent être très différents : soupes, potages, sauces, charcuteries, entremets, crèmes glacées, desserts, confiseries, chocolats... L'amidon a été aussi le produit de base de la glucoserie : les sucres issus du maïs sont utilisés dans de nombreuses industries agroalimentaires : boissons, boulangerie, biscuiterie, conserverie, confiserie, confiturerie, produits laitiers... (www.gnis-pedagogie.org). Des 22 pays au monde où le maïs compose le pourcentage le plus élevé d’apport calorique dans le régime alimentaire national, 16 sont en Afrique. Le maïs compose presque la moitié des apports en calories et en protéines en AOA, et un cinquième en Afrique occidentale (MACAULEY, 2015). 9


I.2.3.Intérêt en alimentation animale Annuellement, le maïs est la céréale la plus produite dans le monde avec environ 850 millions de tonnes produites sur approximativement 162 millions d’hectares, soit un rendement moyen de 5.2 t/ha. Les débouchés du maïs ont été bien plus larges que ceux du blé ou du riz. Près des 2/3 de la production mondiale sont destinés à l’alimentation animale. http://www.yara.fr/fertilisation/cultures/mais/les-fondamentaux/panoramaculture-mais/ I.2.3.1. Alimentation du bétail Grain ou fourrage, le maïs a été l’une des meilleures sources d’énergie pour le bétail, apportant plus de lipides que le blé ou l’orge mais avec des teneurs en protéines plus faibles. Chez les bovins et les ovins, le maïs grain, sec ou humide, est considéré comme une source d’énergie clé dans la nutrition car, par sa richesse en amidon, il est dégradé lentement dans le rumen http://www.yara.fr/fertilisation/cultures/mais/les-fondamentaux/panoramaculture-mais/. Quant au maïs fourrage, il a été un constituant de base dans la ration alimentaire des élevages bovins, en particulier les troupeaux laitiers pendant l’hiver lorsque les pâturages n’ont pas été suffisants. Il est une source d’énergie pour les bovins : dans une ration pour vache laitière, il peut apporter jusqu’à 80% de l’énergie nécessaire à la production de lait (www.gnis-pedagogie.org). I.2.3.2.Alimentation de la volaille Le maïs représente la céréale de choix pour l’alimentation des volailles. Sa valeur énergétique est très élevée et son amidon présente une digestibilité élevée (MOMBO, 2006). Il convient parfaitement à la ration des volailles pondeuses ou des volailles de chair qui ont besoin d’une forte quantité d’énergie, et est aussi dépourvu d’éléments ayant un impact négatif sur le développement des volailles. 10


Pour les poulets de chair, la forte teneur en carotène du maïs améliore la pigmentation jaune. Pour la production d’œufs, les xanthophylles contenus dans le maïs améliorent la couleur du jaune et l’acide linoléique augmente la taille des œufs (BOUSQUET, 2015). I.3. Production du maïs au Sénégal I.3.1. Variétés de maïs cultivées Au Sénégal, on distingue 8 variétés de maïs cultivés (http ://www.fao.org/pgrfagpa-archive/sen/docs/senegal_varietes/varietes_sen/cereales1.4.pdf.)

chacune

de

ces

variétés,

les

caractéristiques

,

d’identification

et

pour et

les

caractéristiques agronomiques sont spécifiques. • Variété Xéewel Gi Elle a été sélectionnée à Ibadan au Nigeria, avec pour pédigrée Across Pool 16 DR ; de nature génétique composite, le Xéewel Gi de l’espèce Zea mays.L a été obtenu en 1986 par l’ITA-ISRA et homologué en 2009. Exploité en culture pluviale, le Xéewel Gi est une plante de 174cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 75-80 jas (jour après semi) et, qui présente une résistance à la verse et à la cassure de la tige, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 2-3t/ha. Son épi est caractérisé par une forme cylindrique conique et des grains de type corné-denté dont la couleur du sommet et de la face dorsale, est blanche. • Variété Noor 96 Cette variété de maïs a été sélectionnée en Thaïlande, avec pour pédigrée Early Thaï; de nature génétique composite, le Noor 96 de l’espèce Zea mays.L a été obtenu en 1990 et homologué le 3 mars 2009. Produit en cultures irriguée et pluviale, le Noor 96 est une plante de 160 cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 80 jas (jour après semi), une résistance à la verse et à la cassure de la tige, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 2-3t/ha. 11


• Variété Doo Mer Sélectionné à Ibadan au Nigéria avec pour pédigrée DMR ESR white, le Doo Mer de l’espèce Zea mays.L a été obtenu en 1996 par l’ITA-ISRA et homologué le 3 mars 2009. Cultivé sous pluies, elle est une plante de 195 cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 80 jas (jour après semi) avec une résistance à la verse et à la cassure de la tige, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 2,5t/ha. Son épi est caractérisé par une forme cylindro-conique et des grains de type corné-denté de couleur blanche du sommet et à la face dorsale. • Variété Sooror Elle a également été sélectionnée à Ibadan au Nigeria, avec pour pédigrée Tzee Yellow; de nature génétique composite, le Sooror de l’espèce Zea mays.L a été obtenu en 1996 par l’ITA-ISRA et homologué le 3 mars 2009. Produit en culture pluviale, le Sooror est une plante de 170 cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 75-80 jas (jour après semi), une résistance à la verse et à la cassure de la tige, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 2t/ha. Son épi et ses grains ont les mêmes caractéristiques que le Doo Mer. • Variété Gaaw Na Cette variété de maïs qui a pour pédigrée Tzee white, a été sélectionnée et obtenue dans les mêmes conditions que le Sooror. Exploité en culture pluviale, le Gaaw Na est une plante de 170cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 75-80 jas (jour après semi) avec un bon recouvrement des spathes, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 2t/ha. Son épi est caractérisé par une forme cylindro-conique, des grains de type cornédenté de couleur blanche au sommet et à la face dorsale. • Variété Jaboot Sélectionné en Thaïlande, avec pour pédigrée Synth 9243, de nature génétique synthétique, le Jaboot de l’espèce Zea mays.L a été obtenu en 1997 et homologué le 3 mars 2009.

12


Cultivé(e) sous pluies, le Jaboot est une plante de 200 cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 90-95 jas (jour après semi), résistant à la verse et à la cassure de la tige, avec un rendement potentiel en grains de 3-4t/ha. Son épi et ses grains, ont les mêmes caractéristiques que ceux de la variété Sooror. • Variété Goor Yomboul Egalement

sélectionné

en

Thaïlande,

avec

pour

pédigrée

Suwan

et de nature génétique composite, le Goor Yomboul de l’espèce Zea mays.L a été obtenu en 1998 et homologué le 3 mars 2009. Il s’agit d’ une plante de 200 cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 90-100 jas (jour après semi) avec une résistance à la verse et à la cassure de la tige, un bon recouvrement des spathes, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 3-4t/ha. Son épi est caractérisé par une forme cylindro-conique, des grains de type corné dont la couleur du sommet et de la face dorsale est jaune-orange. • Variété Yaayi Séex Sélectionné

au

Ghana,

avec

pour

pédigrée

Obatampa

; de nature génétique composite, le Yaayi Séex de l’espèce Zea mays.L a été obtenu en 1998 par le CRI et homologué le 3 mars 2009. C’est une plante de 175cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 95-100 jas (jour après semi) et, qui présente un bon recouvrement des spathes, une résistance à la rouille, une absence de résistance à la verse et à la cassure de la tige, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 3t/ha. Son épi est caractérisé par une forme cylindro-conique, des grains de type corné-denté de couleur blanche au sommet et à la face dorsale. I.3.2. Zones de production du maïs Le maïs est la deuxième céréale la plus produite dans le pays (Sénégal). Son niveau de production représente 22% de la production céréalière nationale. A l’instar du mil souna, le maïs est produit dans tout le pays. Mais les principales 13


régions productrices qui émergent du lot sont respectivement celles de Kolda, de Kaolack et de Tambacounda. Ces trois régions produisent à elles seules 89% du maïs récolté dans le pays. Cette production se répartit comme suit : Kolda (39%), Kaolack (29%) et Tamba (21%) (NDIAYE et NIANG, 2010). La figure 2 illustre les différentes zones de production agricole au Sénégal.

Figure 2: Localisation des zones de production Source : IRD, 1988 I.3.3. Quantités de maïs produites Au Sénégal, selon les statistiques récentes de la Direction de l’Agriculture, les quantités produites de maïs sur les 10 dernières années sont présentées dans le tableau II. Cette production qui a connu une fluctuation au fil des années, a été de 399 519 tonnes en 2005 contre 178 732 tonnes en 2014. Cette fluctuation est le résultat d’un certain nombre de contraintes.

14


Tableau II: Evolution de la production de maïs au Sénégal

2005 Sup(ha)

2006

142844

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

145891 208787

119602 121235

104185

146149

156576

146361

31049

26886

34397

29800,5

53611

49851,73

42715

181585

174875 366159

110762

221746

225902

178732

130461 Rdt(Kg/ha) 55386 Prod(t)

399519

39628

47916

188062 186511

• Source : (SENEGAL, DAPSA, 2015)

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I.3.4. Contraintes à la production du maïs Au Sénégal, nombreux efforts sont déployés pour améliorer la production locale du maïs devenu une céréale incontournable dans l’alimentation humaine comme animale, mais la culture de cette céréale est limitée dans sa production par des contraintes technico-climatiques qui freinent son développement. I.3.4.1.Contraintes géo-climatiques Le maïs est une plante exigeante en eau, cultivé entre 750 et 1750mm par an (NORMAN et al., 1995) ; il est limité dans sa production en cas de sécheresse, de fertilité des sols médiocre, de manque de variétés adaptées aux conditions climatiques, de mauvaise protection phytosanitaire, de manque de matériel de production et de transformation, de manque d’organisation des acteurs, d’un faible niveau de renouvellement des variétés utilisées et d’une faiblesse de surfaces emblavées (PRESTIGE, 2008 ; DIEME, 2014). I.3.4.2.Contraintes techniques La baisse des productions dans la filière du maïs, est également la conséquence d’une faible efficience des techniques culturales utilisées (labour, densité de semis, sarclage, buttage, fertilisation) et d’un faible niveau d'équipement en culture attelée (absence d'animaux de trait et matériels annexes) (PRESTIGE, 2008). La vétusté du matériel agricole, la mauvaise rotation des cultures, le manque d’organisation de la filière et le manque de financement pour l’achat d’intrants, de matériel agricole et de matériel de transformation, constituent également des obstacles à l’intensification de la production du maïs (DIEME, 2014). A ces différents facteurs limitants, s’ajoutent une insuffisance de l’épandage des fertilisants chimiques liée à leur coût élevé (MAURER, 2004) d’où la nécessité d’utiliser d’autres engrais à moindre coût, comme les fientes de volailles qui sont rendus disponibles au Sénégal, par l’intensification des productions avicoles.

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CHAPITRE II : GENERALITES SUR LES FIENTES DE VOLAILLES AU SENEGAL II.1. Caractéristiques des élevages avicoles II.1.1. Effectif du cheptel aviaire Les effectifs de la filière avicole se sont établis à 48,9 millions de têtes en 2013 contre 44,9 millions un an auparavant, soit une hausse de 8,9%, en liaison avec la progression de 15,6% de la volaille industrielle, alors que la volaille traditionnelle a vu ses effectifs augmenter seulement de 3,0% en 2013. Il convient de noter que l’année 2013 est marquée par un regain de dynamisme au niveau de la volaille industrielle sous l’effet de la mise en œuvre de la mesure d’interdiction d’importation de produits avicoles. Depuis l’instauration d’une telle mesure de restriction sur les importations, la volaille industrielle a connu une croissance plus rapide par rapport à la volaille traditionnelle. Le poids de la volaille traditionnelle dans la filière avicole est passé de 74,6% en 2006 à 49,6% en 2013. Les effectifs de la volaille industrielle sont passés de 13,6 millions de têtes à 24,3 millions, entre 2008 et 2013, soit une hausse annuelle moyenne de 11,7% (ANSD., 2013). II.1.2. Différents types d’élevage avicole L’élevage avicole au Sénégal est reparti en deux secteurs différents aussi bien par leurs modes d'élevage que par leurs objectifs économiques. Il s'agit du secteur moderne et du secteur traditionnel. II.1.2.1. Aviculture dite moderne L’aviculture semi-industrielle a connu un essor considérable à partir des années 80 (OUANTINAM, 2001). Elle est localisée surtout dans la périphérie des grandes villes comme Dakar et Thiès. Ce type d’aviculture se caractérise par l’élevage des volailles de souches exotiques. Elle est surtout concentrée dans la zone agro-écologique ou géo-écologique dite des Niayes : la région de Dakar abrite plus de 80 % des activités, la région de Thiès environ 15 % et la région de 17


Saint-Louis 3 % (TRAORE, 2006). Elle enregistre de bonnes performances comparables, chez certains éleveurs, à celles obtenues dans les pays développés à climat tempéré: un poids moyen de 1,5 à 2 kg en 45 jours d’élevage pour les poulets de chair et une ponte annuelle qui varie entre 260 et 280 œufs par poule et par année de ponte (RIDAF, 2006 cité par DIAGNE, 2008). La zone des Niayes présente, durant certaines périodes de l’année, des conditions climatiques favorables presque identiques aux pays d’où proviennent les souches. La filière avicole semi-industrielle compte en 2013, un effectif de 27.280.946 millions composé de poulets de chair et de poules pondeuses (CNA, 2013). II.1.2.2. Aviculture traditionnelle ou villageoise L’aviculture traditionnelle est surtout pratiquée en milieu rural mais aussi en zone périurbaine de Dakar. Cette activité correspond à l’élevage de la poule domestique appelée Gallus gallus domesticus de petite taille, très rustique, vigoureuse, à la chair bien appréciée et qui s’est parfaitement adaptée aux dures conditions climatiques et environnementales relativement défavorables de la zone soudano-sahélienne. Au Sénégal, on trouve selon les régions, 5 à 20 poules en moyenne par exploitation (GUEYE, 1997). Ce type d’aviculture contribue également à une génération de revenus pour les petits producteurs généralement dotés de peu de ressources, particulièrement les femmes (GUEYE, 2002). L’effectif est estimé à hauteur de 21 millions (DIREL., 2006 cité par DIAGNE, 2008). Les caractéristiques essentielles de ce type d'élevage se trouvent définies par: - la reproduction naturelle des poules locales avec des coqs locaux ou quelquefois avec des coqs de race pure sous forme de croisements améliorateurs ; - la rusticité des animaux, des techniques et des matériels d'élevage, ce qui traduit une certaine adaptation au milieu ;

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- une alimentation très sommaire à partir des aliments disponibles dans la nature ; - une vulnérabilité certaine aux épizooties ; - une production en grande partie autoconsommée ou vendue au hasard des rencontres (DIOP, 1982). II.1.3. Produits dérivés de l’aviculture II.1.3.1. La viande chair La production de viande de volaille en 2013, estimée à partir des mises en élevage 2010, 2011 et 2012, des taux de mortalités moyens et des poids moyens, est présentée dans le Tableau III. La production locale de viande de volaille industrielle a été de 36 979 tonnes en 2013, représentant à la vente au détail, un chiffre d'affaire de 57,32 milliards de FCFA (CNA, 2013).

Tableau III: Production nationale de viande de volaille en 2013 Effectif initial Poulets *

24 923

Taux de Effectif mortalité final

090 (chair) 5%

1 962 230 Poules réformées**

(poulette) 7%

22 377

Poids mort(en kg)

886 1,5

1 766 007

1,5

Production nationale (tonnes) 34 330 2649

(ponte) 3% TOTAL

26 153

053

24 384

652

36 979

Source : (CNA-CIMEL MBAO, 2013) * Mises en élevage décembre 2012 à novembre 2013 inclus ** Mises en élevage de juillet 2011 à Juin 12 inclus.

19


II.1.3.2. Oeufs de consommation Un des produits dérivés de l’aviculture sont les œufs de consommation dont l’importance dans l’alimentation de tous les jours n’est plus à démontrer. La production des oeufs est pratiquée (dans la région de Dakar, principalement dans la zone des Niayes, dans la région de Thiès, de Mbour et Saint-Louis) par des salariés qui produisent une quantité assez importante sous commande, mais aussi par des grands éleveurs qui n’ayant pas de clients fixes passent par les canaux des intermédiaires communément appelés « banabanas » pour les revendre sur le marché. La production d’œufs de consommation est estimée à 512 959 399 unités en 2013. Elle a été calculée à partir des mises en place de poussins ponte entre juillet 2011 et juin 2013, qui ont permis de déterminer un effectif moyen de pondeuses en production (CNA-CIMEL MBAO, 2013). Cette production nationale d’œufs de consommation a connu une baisse de 34,9 millions d'unités en valeur absolue soit 6,37 % en valeur relative par rapport à l’année 2012. II.2. Fientes de volaille II.2.1. Caractéristiques des fientes II.2.1.1. Définition et description de la fiente Les fientes de volaille constituent une masse importante de matières organiques facilement fermentescibles. Leur teneur en azote est élevée, de l’ordre de 22 % en moyenne (ITAVI., 1997). Elle est due à l’excrétion combinée de l’urine et des fèces chez les volailles. L’azote est excrété principalement sous forme d’acide urique, un composé azoté non protéique et principal catabolite final du métabolisme des purines. Les fientes de volaille ont une concentration élevée en azote qui se décompose sous forme d’acide urique (61 %), d’azote organique (31 %) et d’ammoniac (8 %) (RODHE et KARLSSON, 2002).

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II.2.1.2. Composition en éléments fertilisants de la fiente II.2.1.2.1. Fiente chair La fiente chair est une matière organique constituée d’un mélange plus ou moins décomposé de litière carbonée (essentiellement des copeaux de bois) et de déjections de volailles. Elle est issue des élevages intensifs de poulets de chair ; le mélange des fientes avec la litière, évolue au fur et à mesure sous les animaux puis après raclage des bâtiments et mise en tas, on obtient un fumier d’aspect assez hétérogène et plutôt sec. La fiente chair est composée de plusieurs fertilisants représentés dans le tableau IV. Tableau IV: Composition en éléments fertilisants de la fiente chair Matière sèche (MS) Fientes chair (éléments fertilisants) 80% Source : (ITAVI., 2001).

Azote Total (N) en kg/tonne de fiente 26%

Phosphore (P2O5) En kg/tonne de fiente 40%

Potassium (MO) en kg/tonne de fiente 19%

II.2.1.2.2. Fiente pondeuse C’est une fiente desséchée de poules pondeuses élevées sans litière et en élevage intensif dont la teneur en matière sèche est supérieure à 20 %. Ces fientes sont issues des élevages hors-sol de poules pondeuses. Elle possède une matière brune, plus ou moins sèche selon la méthode de séchage (naturelle ou par ventilation forcée) avec présence de plumes. La fiente pondeuse est constituée de plusieurs fertilisants représentés dans le tableau V.

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Tableau V:Composition en éléments fertilisants de la fiente pondeuse Matière sèche (MS)

Fientes pondeuse (éléments fertilisants) 80%

Azote Total (N) en kg/tonne de fiente 40%

Phosphore (P2O5) En kg/tonne de fiente 40%

Potassium (MO) en kg/tonne de fiente 28%

Matière organique (MO) en kg/tonne de fiente 127%

Source : (ITAVI., 2001). II.2.2. Quantité de fientes produites II.2.2.1 Quantité de fientes produites en élevage chair Au Sénégal, d’après les statistiques, la population aviaire chair s’élève en 2013, à 22 886 377unités (SENEGAL, CNA/CIMEL de MBAO, 2013). Une estimation faite de la production journalière de fiente chair est de 29g/oiseau/j (SMITH et al., 2000 ; RITZ et MERKA, 2009). Connaissant l’effectif avicole de poulet de chair au dernier recensement et la quantité journalière de fiente produite par un poulet de chair, nous pouvons estimer à 664 tonnes, la quantité de fiente chair produite au Sénégal en 2013. II.2.2.2 Quantité de fientes produites en élevage de pondeuse La population aviaire pondeuse a été estimée en 2013 à 1 766 007 unités (SENEGAL, CNA/CIMEL de MBAO, 2013). Une estimation faite de la production journalière de fiente pondeuse est de 115g/oiseau/j à 30% de MS (SMITH et al., 2000 ; RITZ et MERKA, 2009). En tenant compte de l’effectif avicole de poules pondeuses au dernier recensement, la quantité de fiente pondeuse produite au Sénégal en 2013, est d’environ 203 tonnes. II.2.3. Techniques de valorisation des déchets avicoles Longtemps considérés comme une source de pollution, de nos jours plusieurs techniques ont été mises en place pour valoriser les déchets avicoles. Parmi ces techniques nous pouvons citer la méthanisation, le compostage et la valorisation agronomique. 22


II.2.3.1. La Méthanisation Face aux prix élevés de l’électricité, du gaz et du carburant, les hommes dans leur recherche ont pu trouver un moyen de consommation de ces denrées à bas prix, par la production du biogaz à partir de la méthanisation. Le biogaz une fois produit intervient en milieu rural, dans l’utilisation de l'éclairage, la cuisson des repas, la mouture, l'exhaure de l'eau et la réfrigération (DIALLO, 1999). Cette technique dénommée « méthanisation » est le résultat de la dégradation anaérobie ou fermentation de matières organiques par des bactéries (AUBART, 1982). II.2.3.2. Le Compostage Le compostage est un processus naturel de dégradation ou décomposition de la matière organique par les micro-organismes dans des conditions aérobies. Les matières premières organiques, telles que les résidus de culture, les déchets alimentaires, restes animaux, certains déchets urbains et les déchets industriels appropriés, peuvent être appliquées aux sols en tant que fertilisant, une fois le processus de compostage terminé (MISRA et al., 2005). Les déchets avicoles tels que les fumiers de volaille peuvent aussi être valorisés dans la fertilisation des sols à travers le processus de compostage. En effet, le compost d’engrais de ferme apporte plus d’azote aux cultures, en comparaison des composts de fumier de porcins ou de bovins, et ce grâce à sa richesse en azote et à la meilleure utilisation de cet azote après épandage (ANONYME, 2000 cité par BOUGHABA, 2012). II.2.3.3. La valorisation agronomique Les déjections avicoles, grâce à la matière organique qu’ils contiennent, constituent une garantie pour la fertilité physique, chimique et biologique des sols. Le sol, quant à lui, a un rôle épurateur pour les fumiers, les lisiers ou les fientes (ANONYME, 2001 cité par BOUGHABA, 2012). Ces produits que l’on 23


appelle des engrais de ferme, sont des engrais complets. Les animaux d’élevage rejettent 20 à 40 % de l’azote et du phosphore et 70 à 90 % du potassium ingérés avec les aliments. Pour les volailles, 70 % de l’azote et du phosphore consommés se retrouvent dans les déjections (CHABELIER et al., 2006). Les déchets issus de l’aviculture ont une valeur agronomique indéniable et bien codifiée ; ils sont couramment utilisés comme tels, pour fertiliser les cultures, en particulier des cultures céréalières comme le maïs (MAURER, 2004).

Au total, la fiente de volaille de par sa composition, est un excellent engrais permettant la fertilisation des cultures en azote et en phosphore, ainsi qu’un entretien du sol en calcium et peut ainsi contribuer largement à l’augmentation de la production agricole. C’est cette caractéristique des fientes de volaille que nous nous sommes proposé de mettre en évidence en culture de maïs et ce sont les résultats de ces investigations qui font l’objet de la deuxième partie du document intitulée étude expérimentale.

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DEUXIEME PARTIE: ETUDE EXPERIMENTALE

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Chapitre I - Matériel et Méthodes I – 1 - Matériel I.1.1.Les fientes de volailles Cinquante (50) tonnes de fientes achetées au niveau de la Fédération Nationale des Acteurs de la filière Avicole (FAFA), ont été utilisées pour les essais. Elles sont issues des élevages de pondeuses et se présentent sous une forme brute et sèche. I.1.2. Le maïs La semence de maïs que nous avons utilisée, est le Yaayi Séex communément appelé Obatampa. Nous rappelons que cette variété de maïs qui a été sélectionnée au Ghana, est une plante de 175cm de hauteur, possédant un cycle de maturité de 95-100 jas (jour après semi)avec un bon recouvrement des spathes, une résistance à la rouille, une absence de résistance à la verse et à la cassure de la tige, ainsi qu’un rendement potentiel en grains de 3t/ha. Son épi est caractérisé par une forme cylindro-conique portant des grains de type cornédenté et dont le sommet et la face dorsale sont de couleur blanche. I.1.3. Les champs de culture L’expérimentation a été menée dans des champs de deux communes du Sénégal à savoir la commune de Lour Escale dans la région de Kaffrine et celle de Latmingué dans la région de Kaolack. * Lour Escale La communauté rurale de Lour Escale qui couvre une superficie de 52 400 Km2, est limitée : − Au nord par la communauté rurale de Ribot Escale ; − Au sud par la communauté rurale d’Ida Mouride ; − A l’ouest par la communauté rurale de NGinthe Pathé ; − A l’est par la communauté rurale de Koumpentoum (région de Tamba).

26


Le climat est de type soudano – sahélien avec deux saisons distinctes : une saison des pluies qui dure environ quatre mois (juin-septembre) avec des pointes de température de 40°C et une saison sèche d’environ huit mois (octobre-mai) avec des températures variant entre 20 et 30°C. La pluviométrie annuelle est en moyenne de 1066 mm. Le village de Lour Escale, chef-lieu de la communauté rurale est situé à 120 km de la région de Kaffrine, et à 183 km de Kaolack chef-lieu de région (PEPAM., 2007). • > Latmingué La communauté rurale de Latmingué est localisée dans l’arrondissement de Koumbal sis au Sud-Ouest de la région de Kaolack. Elle est limitée : - au Nord, par le bras de mer du Saloum qui longe la communauté rurale sur 24km ; - au Sud par les communautés rurales de Keur Baka et de Thiaré qui forment le même arrondissement ; - à l’Est par l’arrondissement de Mbirkilane ; - et à l’Ouest par l’arrondissement de Ndiendieng. Cette collectivité locale de Latmingué est composée de 82 villages étendus sur une superficie totale de 328,75km2. Le village de Latmingué, chef-lieu de la communauté rurale est situé à 86 km de Kaolack, chef-lieu de région et 24 km de Kaffrine chef-lieu département. Le climat est également de type soudano -sahélien (chaud et sec) avec l’alternance de deux saisons très contrastées (SENEGAL ProCR., 2003) : • Une saison sèche qui dure de Novembre à juin sous l’influence de l’Alize Continental ou Harmattan (un vent chaud et sec) venant du Nord vers le Sud-Ouest. 27


• Une saison humide ou hivernage longue de 4 mois (juin à Novembre) et qui est caractérisée par l’installation de la mousson. La pluviométrie se situe entre 400 et 800 mm, avec une moyenne annuelle de 660 mm pour un nombre de jours de pluies égales à 47. La figure 3 situe les communautés rurales de Lour Escale et de Latmingué. Dans ces deux communes, 5 ha ont été utilisés comme champ d’expérimentation dont 3 ha à Lour Escale et 2 ha à Latmingué.

Figure 3: Localisation des communautés rurale de Lour Escale et de Latmingué dans la région de Kaolack. Source : Sénégal, Ministère de l’intérieur 2012 I.1.4. Matériel agricole I.1.4.1. Matériel de préparation des sols Des coupe-coupes (machettes), dabas, hilaires et râteaux ont été utilisés pour couper les mauvais arbustes afin de préparer le terrain avant le semi.

28


I.1.4.2. Matériel d’épandage des fientes La fiente de volaille a été épandue manuellement au moyen d’une cuillerée à soupe et quelques fois à l’aide de la main. I.1.4.3. Matériel de semi et de labour Le semi a été réalisé à l’aide d’un semoir muni d’un disque adéquat (des disques de 8, 10, 12 et 16 trous). En fonction des moyens des agriculteurs, des houes sin, des houes occidentales ou des tracteurs ont été utilisés pour labourer le sol. I -2 Méthodes L’étude s’est déroulée du 29 Juillet au 06 Novembre 2015 pour la phase de terrain et du 10 au 30 juin 2016 pour la phase de laboratoire. I.2.1. Technique du semi Pour semer les grains de maïs, le semoir a été attelé à un cheval en suivant une trajectoire rectiligne (figure 4).

Figure 4:Technique de semi

29


I.2.2. Préparation et épandage des fientes Quinze jours après avoir semé le maïs suite à la première forte pluie (environ 20 mm), nous avons procédé au sarclobinage qui consiste à ameublir le sol, éliminer les mauvaises herbes puis procéder au démariage c’est-à-dire arracher au niveau des poquets, les pieds de trop (il ne doit pas y avoir plus de 2 pieds par poquet) ; par ailleurs une distance de 50 cm entre poquets a été respectée. La figure 5 illustre un des champs de maïs après sarclobinage et démariage.

Figure 5: Champs de maïs après sarclobinage et démariage Nous avons ensuite attendu une seconde pluie assez forte d’une hauteur de 15 mm, pour faire le 1er épandage de la fiente autour des poquets de maïs, avec environ 125 g de fiente par poquet. Juste après le 1erépandage, une houe a été utilisée pour effectuer le binage qui consiste à retourner la fiente en profondeur dans le sol pour qu’elle puisse être en contact avec la racine des plantes car, c’est à partir de cette dernière que la plante s’approprie l’engrais.

30


Après le binage, nous avons laissé la plante se développer pendant un certain temps (40-45 jours) avant de procéder à un 2eme épandage de fiente et juste après au 2eme binage. Une semaine après le 2ème binage, nous avons fait le buttage qui consiste à mettre beaucoup de sable autour des poquets pour empêcher au vent de les emporter ; ensuite on a laissé le maïs se développer pendant une période de 90 jours correspondant au terme de sa maturation. I.2.3.Evaluation des effets fertilisants des fientes de volaille I.2.3.1 .Dispositif expérimental Le maïs a été cultivé sur 5 champs avec une superficie d’un hectare (ha) chacun, soit 5 ha au total. Les 5 champs ont été répartis en deux lots à raison de 3 champs à Lour Escale et les 2 autres champs à Latmingué. Les cultivateurs de ces champs, c’est-à-dire les producteurs, ont été distingués en producteurs C, E et B pour les trois champs de la localité de Lour Escale, et en producteurs A et D pour les deux champs de Latmingué. Au niveau de chaque champ, l’aire de culture a été répartie en deux demis ha (0,5 ha), dont un demi ha qui a fait l’objet d’épandage de fientes de volaille et l’autre demi ha non traité et considéré comme témoin. Autrement dit, chaque producteur a eu la moitié de son champ traitée avec des fientes de volaille et l’autre moitié non traitée. Chaque champ a été subdivisé en 8 blocs dont 4 blocs traités avec des fientes de volaille et 4 blocs témoins non traités avec les fientes de volailles (figures 6 et 7), soit 40 blocs pour l’ensemble des 5 champs. Ensuite, pour chaque bloc, un carré de rendement de 10 m2 a été retenu, tout en prenant le soin d’identifier les échantillons en échantillons traitement ou échantillons témoin.

31


Figure 6:Séance de calcul de l’aire du champ et sa répartition en blocs

Figure 7:Dispositif expérimental TAF = traitement avec fientes BAF = Blocs avec fientes BSF = Blocs sans fientes TSF = traitement sans fientes

32


I.2.3.2. Evaluation des rendements de production et de la teneur en protéines des grains de maïs Au terme du cycle de développement, les pieds de maïs ont été récoltés (figure 8). Après la récolte, 10 pieds ont été pris comme échantillons par carré de rendement au niveau de chaque bloc soit 80 pieds par champ.

Figure 8 : Séance de collecte des pieds de maïs Après collecte, les plantes ont été stockées par 10 dans 40 sacs dont 8 sacs par champ annotés de L1 à L4 avec fientes (AF) et L1 à L4 sans fientes (SF) et portant les noms respectifs de chaque champ. Les 40 sacs ont été transportés à Dakar pour évaluer d’une part les rendements en grains et en fourrages, et d’autre part la teneur en protéines des grains de maïs. 33


Afin de déterminer les rendements en grains, en fourrage ainsi que le taux de protéine contenu dans les grains, les pieds de maïs ont été séchés au soleil en prenant le soin de retirer les spathes qui entourent chaque épi. Cette étape est illustrée par la figure 9.

Figure 9: Etape de séchage des épis et fourrages de maïs Après séchage, les épis ont été égrenés et les grains de maïs ainsi que la partie fourragère de la plante (composée des spathes et des tiges avec les feuilles mais sans les épis), ont été séparément pesés. Les figures 10 et 11 illustrent respectivement ces deux étapes.

34


Figure 10:Pesée des grains de maïs

Figure 11:Pesés du fourrage de maïs

35


Après avoir déterminé les différents poids, nous avons calculé respectivement le rendement en grains et en fourrage selon les formules : (Moyenne des poids de grains) X (Nombres de lignes dans le carré de Rdt)

RG= Aire X du(Nombres carré de Rdtde lignes dans le carré de Rdt) (Moyenne des poids de fourrage)

RF= Aire du carré de Rdt

Production = (Moyenne des poids de grains) X (Nombres de lignes dans le carré

de

Rdt). Surface = Aire du carré de Rdt Donc : RG= Production/ Surface RF = Production/ Surface La teneur en protéines des grains de maïs a été évaluée au laboratoire de l’ITA de Dakar. Afin de réaliser cette opération, un principe et un mode opératoire ont été suivis. • Principe La méthode d’analyse de la teneur en protéines des grains de mais, est basée sur celle de Kjeldahl. La technique a consisté à doser l’azote, composant de toutes les protéines, et à partir de la teneur en azote, calculer celle en protéines. Les échantillons ont été d’abord minéralisés par l’acide sulfurique concentré à chaud en présence d’un catalyseur ; ainsi l’azote contenu dans les échantillons est transformé en sulfate d’ammonium (NH4)2 SO4. De la soude concentrée a été ajoutée pour neutraliser l’acide afin de rendre la solution basique. L’ion ammonium NH4+ a été déplacé par un cation plus lourd, 36


le Na+ provenant de la lessive de soude. L’ammoniac (NH3) a été libéré et distillé(e) par entrainement à la vapeur puis a été condensé(e) en présence d’eau en ammoniaque (NH4OH). L’ammoniaque a été recueilli(e) dans une solution d’acide borique puis dosé(e) par de l’acide sulfurique ou chlorhydrique de titre. • Mode opératoire Il comporte plusieurs étapes : - Minéralisation La minéralisation a consisté à : • Peser sur du papier joseph suivant la teneur présumée en protéines la quantité de 0,5g. • Introduire la prise d’essai dans un tube de minéralisation (tube Kjeldahl) ; • Ajouter environ 1g de catalyseur et 15ml d’acide sulfurique concentré ; • Faire un essai à blanc ; • Placer les tubes dans le bloc minéralisateur puis mettre en marche l’appareil sous une hotte (laisser minéraliser pendant 1h jusqu’à la disparition totale des vapeurs blanches sulfureuses) ; • Et laisser refroidir. - Distillation L’étape de distillation a consisté à : • Connecter les tubes contenant les échantillons minéralisés à l’unité de distillation, reliée aux bouteilles de soude 40% et d’eau distillée ; • Ajuster le volume de soude à dispenser à 50ml ; • Placer un erlenmeyer de 250ml contenant 25ml d’acide borique sur le plateau terminal de l’unité de distillation ; • Veiller à ce que le tube plonge dans la solution d’acide borique ; • Ouvrir le robinet relié à l’appareil ; 37


• Et démarrer la distillation (l’azote a été totalement récupéré en 5 minutes). - Titrage L’étape du titrage a consisté à doser le distillat par l’acide sulfurique N/10 jusqu’au virage du vert au rose sale. • Formules d’évaluation de la teneur en protéine • Détermination du % Azote : % Azote =

(V-Vo) * N* 14 PE * 10

• Détermination du % Protéine : % Protéines = % Azote x F • Données : Vo = Volume titrage blanc en ml V = Volume titrage échantillon en ml N = Normalité exacte de l’acide chlorhydrique ou sulfurique 14 = masse molaire de l’azote F = facteur de conversion de l’azote en protéines I.2.3.3. Analyses statistiques Les données recueillies ont été saisies sur le tableur EXCEL. L’analyse statistique a été effectuée avec le logiciel R COMMANDER. Le test T nous a permis de comparer les moyennes. La différence a été considérée significative lorsque la P value est inférieure à 0,05 (P < 0,05).

38


Chapitre II –Résultats et discussion II.1.Résultats II.1.1. Rendements de production de grains et de fourrage de maïs II.1.1.1.Rendement de production de grains de maïs II.1.1.1.1. Rendement dans les champs sans fientes Notre étude a révélé que sur l’ensemble des 5 producteurs, le producteur E de la zone de Lour Escale a eu le rendement le plus élevé avec 1,26t/ha tandis que le producteur A de la zone de Latmingué a obtenu le rendement le plus faible avec 0,325t/ha (figure 12). 1,4

1,26

1,2 1

0,903

0,8

0,715

0,6

0,495 0,325

0,4 0,2 0 E

D

B

C

A

Figure 12: Rendement en grains dans les champs sans fientes (tonnes/ha) II.1.1.1.2.Rendement dans les champs avec fientes Les producteurs situés dans la région de Lour Escale à savoir B, C et E ont eu des rendements respectifs de 3,355 ; 2,585 et 1,785t/ha supérieurs à ceux des producteurs A et E situés dans la région de Latmingué

qui ont obtenu

respectivement des rendements de 0,743 et 1,103t/ha (figure 13).

39


4 3,5

3,355

3

2,585

2,5 1,785

2 1,5

1,103

1

0,743

0,5 0 B

C

E

D

A

Figure 13: Rendement en grains dans les champs avec fientes (tonnes/ha)

II.1.1.1.3. Comparaison des rendements Les rendements en grains de maïs ont été plus importants sous le traitement fiente de volaille chez les 5 producteurs comparativement aux rendements témoins. Sous traitement fiente de volaille, les rendements ont été de 0,743 et 1, 103t/ha à Latmingué ; de 1,785 ; 2,585 et 3,355t/ha à Lour Escale. Sans traitement des champs avec la fiente de volaille, les rendements ont été de 0,325 et 0,903t/ha à Latmingué ; de 0,495 ; 0,715 et 1,26t/ha à Lour Escale. Dans les deux localités, les rendements en grains de maïs des champs traités avec les fientes de volaille, ont été significativement (P-Value= 0,021 < 0,05) supérieurs aux rendements dans les champs non traités (tableau VI).

40


Tableau VI: Comparaison des rendements en grains de maïs Moyenne des rendements en grains (tonnes/ha)

Traitements

CAF

CSF

A

0,338± 0,149

0,147 ± 0,089

B

1,525 ± 0,192

0,325 ± 0,050

C

1,175± 0,411

0,225 ± 0,185

D

0,525± 0,320

0,430 ± 0,154

E

0,850± 0,435

0,600 ± 0,337

P-Value < 0,05

0,02123

Signification

S

CAF = champ avec fientes CSF = champs sans fientes II.1.1.2. Rendement de production de biomasse fourragère II.1.1.2.1.Rendement dans les champs sans fientes Nous avons obtenu chez les producteurs A, B, C, D et E les rendements en fourrage respectifs suivants : 2,75 ; 5,39 ; 3,85 ; 1,207 et 8,19t/ha. L’analyse statistique des résultats a montré que les rendements en fourrage des producteurs de la zone de Lour Escale étaient plus élevés que ceux de la zone de Latmingué (figure 14).

41


9

8,19

8 7 5,39

6 5

3,85

4

2,75

3 2

1,207

1 0 E

B

C

A

D

Figure 14: Rendement en fourrage dans les champs sans fientes (tonnes/ha). II.1.1.2.2.Rendement dans les champs avec fientes Concernant les rendements en fourrage dans les champs où nous avons effectué un épandage de fiente, nous avons constaté que malgré l’apport de la fiente de volaille, les rendements des producteurs A et D de la zone de Latmingué n’ont pas significativement varié (A : 2,695t/ha avec fientes et 2,75t/ha sans fientes ; D : 1,365t/ha avec fientes et 1,207t/ha sans fientes) contrairement à ceux des producteurs B, C et E de la zone de Lour Escale qui ont eu des productions (t/ha) respectives de 10,065 ; 12,1 et 11,025t/ha (figure 16) qui sont significativement supérieures à celles enregistrées au niveau des champs sans fientes. 14 12

12,1

11,025

10

10,065

8 6 4

2,695 1,365

2 0 C

E

B

A

D

Figure 15:Rendement en fourrage dans les champs avec fientes (tonnes/ha). 42


II.1.1.2.3. Comparaison des rendements en fourrage D’une manière générale, le traitement des champs avec des fientes de volaille a induit des gains en fourrage en comparaison aux témoins. Sur les sites respectifs de Lour Escale et de Latmingué, les rendements en fourrage issus du traitement avec la fiente de volaille sont supérieurs à ceux obtenus sans traitement. En effet, l’analyse statistique a démontré qu’il y avait une différence significative (P-Value= 0,0048 < 0,05) entre les rendements en fourrages issus du traitement de la fiente de volaille et les rendements témoins (tableau VII). Tableau VII : Comparaison des rendements en fourrage Moyenne des rendements en fourrages (tonnes/ha) Traitements

CAF

CSF

A

1,225± 0,602

1,250± 0,191

B

4,575 ±3,032

2,450± 0,436

C

5,500± 1,117

1,750± 0,493

D

0,650± 0,173

0,575± 0,150

E

5,250± 1,034

3,900± 1,627

P-Value < 0,05 Signification

0,004824 S

CAF = champs traités aux fientes de volailles CSF = champs non traités aux fientes de volaille II.1.2. Teneur en protéines des grains de maïs II.1.1.3.1. Teneur en protéines sans fientes L’analyse effectuée sur l’ensemble de la production de grains de maïs provenant des champs sans fiente, a montré que c’est le champ du producteur C qui a donné le pourcentage (%) en protéine le plus faible (%P : 6,101) comparativement aux autres (figure 16). 43


12 10,145 10

9,111

8,785 7,94

8

6,101

6 4 2 0 A

B

C

D

E

Figure 16: Teneur en protéine dans les champs sans fientes. II.1.1.3.2. Teneur en protéines avec fientes Les résultats de l’analyse des échantillons des 5 producteurs ont décelé que les pourcentages (%) en protéine des grains de maïs obtenus chez les producteurs E et D avec fiente (%P: E 10,22 et D 9,236) étaient respectivement plus élevés que ceux avec fiente obtenus chez les autres producteurs (%P : A 9,188 ; C 8,182 et B 6,169) (Figure 17). La plus faible teneur en protéines des grains de maïs a été enregistrée avec le producteur B. 12 10,22 10

9,236

9,188

8,182 8 6,169 6 4 2 0 A

B

C

D

E

Figure 17:Teneur en protéines dans les champs avec fientes.

44


II.1.1.1.3. Comparaison des teneurs en protéines L’analyse statistique a révélé que quel que soit la localité et le producteur, il n’y a pas de différence significative (P-Value= 0,772 > 0,05%) entre les teneurs en protéines des grains de maïs provenant des champs traités avec la fiente de volaille et celles obtenues à partir des grains de maïs des champs témoins (tableau VIII) Tableau VIII: Comparaison des teneurs en protéines Moyenne des taux de protéines Traitements

LAF

LSF

A

9,188± 1,419

9,11150 ± 0,498

B C D E P-Value > 0,05 Signification

6,169± 4,141 8,182± 0,442 9,236± 0,405 10,220± 0,263 0,7724 NS

7,94000 ± 0,893 6,10175 ± 4,078 8,78550 ± 0,641 10,14575 ± 1,285

P-Value > 0,05 : NS (Non significatif) P-Value < 0,05 : S (Significatif) II.2.Discussion II.2.1. Effets des fientes de volailles sur le rendement de production du maïs II.2.1.1. Effets sur le rendement de production des grains de maïs Le constat général suite à nos analyses est que le rendement en grains de maïs sous le traitement fiente de volaille est supérieur à celui issu du témoin dans les deux zones d’étude. Ce résultat peut s’expliquer par les compositions minéralogiques de la fiente utilisée et son pouvoir amendant des sols sur les différents sites. En d’autres termes, c’est l’amélioration du statut organique de ces sols suite à l’apport de la fiente qui a permis d’améliorer le rendement en grains de maïs. Nos résultats corroborent ceux trouvés au Burkina Faso par 45


BAMBARA (2012) et au Nigéria par ADENIYAN et OJENIYI (2005) qui ont rapporté respectivement que : l’apport exclusif du fumier de volaille a un effet hautement significatif sur les composantes de rendement du maïs ; l’augmentation significative du rendement en grain de maïs fait suite à l’épandage du fumier de volaille. Nos résultats ont révélé que de tous les rendements issus du traitement sous fiente, ceux de Lour Escale sont plus élevés que ceux de Latmingué. Cela pourrait être lié aux propriétés physico- chimiques des sols de Lour Escale qui sont des sols ferrugineux tropicaux possédant une texture fine, renfermant une forte proportion de limons et une teneur en argile élevée. Ces sols qui sont riches en matières organiques et en éléments chimiques, sont plus favorables à une large gamme de culture (DIOUF, 2002). La différence de rendement observée entre les champs de Lour Escale et ceux de Latmingué peut également être le résultat d’une différence de pluviométrie ; en effet, au cours de la période de nos essais, la

hauteur des pluies enregistrée à Lour Escale qui est de

356,8mm est nettement supérieure à celle de Latmingué qui est de 154,1mm. Or, selon NORMAN et al., (1995), le maïs est une plante exigeante en eau, surtout pendant la floraison. II.2.1.2.Effets sur le rendement de production du fourrage de maïs Sur chaque site d’étude, les cultures de maïs sous le traitement fiente de volaille ont occasionné plus de production de fourrage en comparaison à ceux obtenus dans la partie témoin. Il nous semble que ces différences seraient d’abord imputables aux effets induits par les amendements organiques. D’où, les apports organiques constitueraient un stock nutritionnel pour le maïs. Ce qui corrobore avec les résultats trouvés au Ghana par BOATENG et al. (2006) qui ont rapporté que

l’apport du fumier de volaille a permis d’augmenter de manière

significative le rendement en biomasse fourragère.

46


Nos analyses ont aussi révélé que le maïs cultivé sous traitement fiente de volaille dans la zone de Lour Escale a donné un rendement fourrage plus élevé que ceux ayant reçu le même traitement dans la zone de Latmingué. Tout comme dans le cas du rendement grains, il nous semble que cette différence peut être due aux caractéristiques physico-chimiques des sols et aux quantités de pluies enregistrées. II.2.2. Effets des fientes de volailles sur la teneur en protéines des grains de maïs Sur l’ensemble des résultats, l’observation qui en est ressortie a été que l’application de la fiente de volaille dans les champs, n’a pas eu un impact significatif sur la teneur en protéine des grains de maïs. Ce résultat pourrait s’expliquer par la faible quantité d’azote contenue dans la fiente appliquée. En effet, selon AWAD et al. (2014) le pourcentage en protéine des grains est fonction de la teneur en azote des engrais : plus la quantité d’azote dans l’engrais est élevée, plus le taux de protéine dans les grains augmente. TRIBOI et al. (2000) ont également signalé que l'azote de l’engrais, est le principal facteur qui affecte la teneur en protéines des grains de maïs. Nos résultats sont similaires ceux trouvés en Arabie Saoudite par AWAD et al. (2014)

qui après avoir effectués une application d’engrais organiques (fientes

de volaille, fumier de bovins et luzerne) sur du maïs en deux saisons (2013 et 2014) ont constaté qu’il n’y a pas eu de différences significatives sur le taux de protéine à la première saison (2013). Par contre à la deuxième saison (2014), tous les engrais organiques ont augmenté de manière significative le taux de protéine des grains de maïs par rapport au témoin sans fiente. Ils ont alors conclu que l’augmentation de la teneur en protéines du grain de maïs pourrait être attribuée principalement à l'azote ajouté à partir de sources organiques ou inorganiques.

47


RECOMMANDATIONS Dans l’ensemble, nos résultats ont montré que l’épandage de fientes de volailles dans les champs, permet d’améliorer le rendement de production de grains et de fourrage de maïs. Cette amélioration de la production du maïs se trouve cependant confrontée à des obstacles d’ordre technique et économique. C’est pourquoi, nous recommandons ce qui suit : • A l’Etat sénégalais L’Etat devrait appuyer, encourager, soutenir et accompagner les agriculteurs en mettant à leur disposition, de matériels agricoles moderne comme les tracteurs conventionnels, les décompacteurs, les machines à bêcher, cela permettrait de produire assez de céréales pour subvenir aux besoins de la population et des animaux ce qui contribuerait à réduire la malnutrition, la pauvreté, l’importation abusive des céréales et favoriserait l’élevage de la volaille dont le maïs représente l’aliment de base. Il devrait aussi mener une étude des sols dans les zones de cultures à fin de palier au problème de fertilité. • Au FNRAA Le FNRAA devrait poursuivre les recherches sur la fiente qui s’est avérée très déterminante pour le rendement en quantité du maïs, afin d’aboutir à une utilisation rationnelle et optimale de cet engrais naturel pour booster la production céréalière. • Aux agriculteurs A l’endroit de ces acteurs importants du développement rural, nous recommandons l’utilisation de la fiente de volaille comme fertilisant des sols, compte tenu de son coût moins élevé que les engrais chimiques, mais aussi et surtout compte tenu de son intérêt pour la préservation de l’environnement.

48


CONCLUSION GENERALE La culture de maïs occupe une place prépondérante dans plusieurs localités du Sénégal. Plus de la moitié des superficies emblavées chaque année y sont consacrées. Les raisons sont principalement la satisfaction des besoins alimentaires et financiers des membres des familles des producteurs. Les pratiques et les techniques appliquées à cette culture de maïs sont presque similaires sur l’ensemble des sites. Par ailleurs, les difficultés rencontrées dans la production de ce système cultural sont principalement l’insuffisance des intrants organiques et organo-minéraux utilisés, le manque de maîtrise des différentes techniques d’épandage de l’engrais par les producteurs et la vétusté des matériels agricoles. Les paysans engagés dans la production de cette céréale, ont exprimé le vœu d'une amélioration de leurs productions à travers une préservation et une amélioration de la fertilité de leurs terres agricoles. Pour accompagner ces exploitants dans cette dynamique, l’Association Sénégalaise pour la Promotion du Développement à la Base (ASPRODEB) a signé un contrat avec la Fédération des Acteurs de la filière Avicole (FAFA)

pour fournir à

ces

agriculteurs de la fiente de volaille pour fertiliser les champs de mil et de maïs. En effet, l’utilisation des engrais chimiques, en plus de son coût élevé hors de portée des agriculteurs, a une limite imposée par la brûlure chimique des cultures, l'acidification des sols et l'épuisement des minéraux du sol. Or, les engrais biologiques tels que les fumiers de poule sont des engrais qui en plus d'être naturellement nourrissant pour les plantes, permettent de préserver la nature des sols. C’est dans ce contexte que cette étude a été menée dans le Bassin Arachidier, avec comme objectif général d’évaluer les effets des fientes de volailles comme fertilisant dans des champs de maïs, au niveau de deux localités de la région de Kaolack : Lour Escale et Latmingué. 49


De manière spécifique il s’agit de déterminer les effets d’un épandage de fientes de volaille en culture de maïs sur le rendement de production en grains de maïs et en biomasse fourragère d’une part, et la teneur en protéines des grains de maïs d’autre part. Cette étude s’est déroulée du 29 Juillet au 06 Novembre 2015 pour la phase de terrain et du 10 au 30 juin 2016 pour la phase de laboratoire. Les récoltes du maïs grains et du fourrage se sont déroulées dans les champs de 3 producteurs à Lour Escale et 2 producteurs à Latmingué. Quatre-vingt échantillons ont été séchés et pesés afin d’évaluer l’apport des fientes de volaille sur le rendement en grain et fourrage avec le test T du logiciel R COMMANDER. La teneur en protéines des grains de maïs a été déterminée au laboratoire ITA de Dakar par la méthode de Kjeldahl. Les résultats des tests agronomiques effectués sur les sites de Lour Escale et de Latmingué montrent que les rendements en grains de maïs obtenus sous traitement fiente de volaille ont été supérieurs aux rendements obtenus au niveau de la partie témoin, c'est-à-dire sans fertilisant. Les rendements ont été de 1,785 ; 2,585 et 3,355t/ha à Lour Escale et de 0,743 ; et 1,103t/ha à Latmingué dans les champs traités aux fientes de volaille, alors que dans les champs témoins, ces rendements ont été de 0,495 ; 0,715 et 1,26t/ha à Lour Escale, et de 0,325 ; 0,903t/ha à Latmingué. Sur l’ensemble des sites, les apports en fiente de volaille ont également impacté positivement les rendements en fourrage de maïs (Lour Escale : 10,065 ; 11,025 et 12,1t/ha ; Latmingué : 1,365 ; 2,695t/ha) par rapport aux témoins (Lour Escale : 3,85 ; 5,39 et 8,19t/ha ; Latmingué : 0,325 ; 0,903t/ha. Les résultats obtenus à partir de l’analyse au laboratoire des grains de maïs, ont révélé qu’il n’y a pas de différence significative (p-value = 0,7724 >0,05) dans la teneur en protéines des grains du maïs cultivé dans les champs traités avec de la fiente de volaille par rapport aux grains du maïs des champs témoins. Dans les 50


champs avec fientes cette teneur a varié entre 6,761 et 12,175% et dans les champs sans fientes entre 8,032 ; et 11,191%. Au total, même si l’épandage de fientes de volaille en culture de maïs n’a pas amélioré de manière significative la teneur en protéines des grains, nos résultats ont montré que ces engrais biologiques améliorent de manière significative le rendement en grains et en fourrage. Les fientes de volailles constituent ainsi de bons fertilisants en culture de maïs et peuvent par conséquent être utilisées pour booster la production de maïs à moindre coût tout en préservant l’environnement. Il nous semble cependant utile de poursuivre les investigations sur les effets de ce type d’engrais biologique sur la culture d’autres céréales dans la lutte contre l’insécurité alimentaire, mais également sur la teneur en énergie métabolisable des grains de maïs, le principal but de l’utilisation du maïs en alimentation de la volaille étant l’apport d’énergie.

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SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR

« Fidèlement attachée aux directives de Claude BOURGELAT, fondateur de l’enseignement Vétérinaire dans le monde, je promets et je jure devant mes maîtres et mes aînés :  d’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité et de l’honneur de la profession vétérinaire ;  d’observer en toutes circonstances les principes de correction et de droiture fixés par le code de déontologie de mon pays ;  de prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune consiste moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on peut faire ;  de ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui m’ont permis de réaliser ma vocation. Que toute confiance me soit retirée, s’il advient que je me parjure »


EVALUATION DES EFFETS FERTILISANTS DES FIENTES DE VOLAILLES EN CULTURE DU MAIS AU SENEGAL. RESUME Cette étude s’est déroulée au Sénégal, plus précisément dans les communautés rurales de Loure Escale et de Latmingué et vise à évaluer les effets des fientes de volailles comme fertilisant dans des champs de maïs. Il s’agit spécifiquement de déterminer les effets d’un épandage de fientes de volaille en culture de maïs sur le rendement de production en grains de maïs et en biomasse fourragère d’une part, et la teneur en protéines des grains de maïs d’autre part Réalisé du 29 juillet 2015 au 30 juin 2016, Notre étude a porté sur du maïs cultivé sur 5 champs avec une superficie d’un hectare (ha) chacun, soit 5 ha au total. Les 5 champs ont été répartis en deux lots à raison de 3 champs à Lour Escale et les 2 autres champs à Latmingué. Au niveau de chaque champ, l’aire de culture a été répartie en deux demis ha (0,5 ha), dont un demi ha qui a fait l’objet d’épandage de fientes de volaille et l’autre demi ha non traité et considéré comme témoin. Autrement dit, chaque producteur a eu la moitié de son champ traitée avec des fientes de volaille et l’autre moitié non traitée. Les résultats obtenus et leurs analyses statistiques ont montré que la fertilisation du maïs par les fientes de volailles a permis d’avoir un rendement significativement élevé en grains et fourrages par rapport au témoin. Par contre, concernant le taux en protéine dans les grains de maïs aucune différence significative n’a été notée entre les grains issus du traitement et ceux non traités.

Mots clés : Fientes de volailles-Sénégal-communauté rurale-Loure EscaleLatmingué-maïs-rendement-producteurs-grains-biomasse fourragère-protéine. Adresse de l’auteur : Niamey (Koira-Kano) Amadou YAHAYA MAHAMANE Email : amadouyahayamahamane@yahoo.fr Tel : (+221) 77 056 63 69 (Sénégal), (+227) 92 07 06 44/96 66 33 66 (Niger)

Amadou YAHAYA MAHAMANE  

EVALUATION DES EFFETS FERTILISANTS DES FIENTES DE VOLAILLES EN CULTURE DU MAIS AU SENEGAL

Amadou YAHAYA MAHAMANE  

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