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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR ECOLE INTER-ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES (EISMV)

ANNEE 2015

N°21

Analyse des activités du projet AMPROLAIT à travers la Plateforme d’Innovation Multi Acteurs de la Filière Lait local de Kaolack (PAFILKA) THESE Présentée et soutenue publiquement le Samedi 27 Juin 2015 à 9 heures dans la salle GODFRAIN de l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine Vétérinaires de Dakar pour obtenir le Grade de

DOCTEUR EN MEDECINE VETERINAIRE (DIPLOME D’ETAT) Sandaogo Hamidou OUANDAOGO Né le 22 Juin 1991 à Port-Bouët (COTE D’IVOIRE)

Jury Président :

M. Alassane WELE Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar

Directeur et Rapporteur de thèse:

M. Germain Jérôme SAWADOGO Professeur à l’EISMV de Dakar

Membres :

M. Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé à l’EISMV de Dakar M. Oubri Bassa GBATI Maître de conférences agrégé à l’EISMV de Dakar

Co-directeur :

M. Adama SOW Maître-Assistant à l’EISMV de Dakar


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DEDICACES Je dédie ce travail A Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, pour tous Tes bienfaits ; A Soumaïla OUANDAOGO et Djaratou SAMANDOULGOU, Père et Mère, voici un résultat de vos sacrifices. Qu’Allah Azwadjal vous accorde la santé et la longévité pour que vous puissiez bénéficier des fruits de vos sacrifices et que vous puissiez l’invoquer pour nous ; A mes grands-parents, Sandaogo Boureima OUANDAOGO (que ton âme repose en paix), Zakane TARNAGDA, Sambo Yaya SAMANDOULGOU, Kibsa ZEMANE, pour vos bénédictions ; A mes frères et sœurs, Bachirou, Boureima, Aminata, Djémila, Abdoul-Latif, Issoumaïla, Mahamadou et Mariam, pour vos bénédictions et soutien ; A mes oncles et tantes, Yacouba OUANDAOGO (que ton âme repose en paix), Boukary OUANDAOGO, Idrissa OUANDAOGO, Safiatou OUANDAOGO, Idrissa

TARNAGDA,

SAMANDOULGOU,

Alima Safoura

SAMANDOULGOU,

Fatoumata

SAMANDOULGOU,

Yacouba

SAMANDOULGOU je ne peux tous vous citer, veuillez trouver ici mon entière gratitude pour tout ce que vous faites pour moi ; A toi, mon oncle Mamoudou SAMANDOULGOU, Dieu, le Tout Puissant, ta rappelé vers Lui. Qu’Il soit glorifié, car Il est le Connaisseur de l'invisible tout comme du visible. C'est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Qu’Il t’accepte dans Son PARADIS ; A mes cousins et cousines, pour le soutien ;

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A toi, Anlyou KONATE, tu es un frère pour moi, nous avons parcouru tant d’épreuve ensemble. Comme tu le dis si bien « Toujours ensemble, mais jamais d’accord ». Que Dieu, le Tout Puissant, fortifie notre fraternité et qu’Il nous garde unis jusqu’à la fin des temps ; A mes ainés, Dr Elise OULON, Dr Dieudonné TIALLA, Dr Luc Loubamba, Dr Fatoumata COULIBALY, Dr Habibata ZERBO, Dr Gisèle PARE, Dr Mamounata TAPSOBA, Dr Amadou DICKO (mon parrain), Dr Paton SIE, Dr Alima COMBARI, Dr Bernadette YOUGBARE, Dr Dieudonné DAHOUROU, Dr Marcellin ZABRE, Dr Sayouba OUEDRAOGO, Dr Hyacinthe GUIGMA, Dr Constant Rakiswendé ROAMBA, Dr Zé Albert Kadjana TRAORE, pour vos conseils ; A Dr Kader ISSOUFOU et Dr Mamadou TOURE, pour les connaissances sur l’Islam acquises auprès de vous ; A mes promotionnaires compatriotes, Grégorie Hermann BAZIMO, Sidwatta Guy ILBOUDO, Dialenli KAMBOULIGOU, Madi SAVADOGO, Stanislas Hunsupanga ZEBA, pour la fraternité. Que Dieu nous accorde la réussite dans ce que nous entreprendrons ; A mes promotionnaires, Wilfried Délé OYETOLA, Cécile Sita TOKPA, Raoul Coulibaly TIECOURA, Diarha SANOGO, Moussa WANE, Mohamed Dali NJIMESSA NSANGOU, Désiré KAIMBA, pour la fraternité, les conseils. Que Dieu nous garde ; A tous mes promotionnaires, Promotion François Adébayo ABIOLA « que Dieu nous permette d’assumer notre destin » ; A mes cadets, Hélène YAMEOGO, Arnaud TAPSOBA, Dieudonné ILLY, Mikaïlou DERA, Aristide KABORE, Wilfried YODA, Nadège MINOUGOU, Mariam ALHAMDOU, Idrissa SAVADOGO, Bruno OUBA, Daouda Nabi

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DAO, Hamidou ZANGRE, Kadré SANFO, Brice OUEDRAOGO, Annita MILLOGO, Martial NANA, Rosario TRAORE Abdoul-Fatah SORE, Ibrahim BOGRE, Désiré NANA, Aristide COMPAORE, Boris OUATTARA, Epiphane SAVADOGO, Camille NIKIEMA, Marie-Reine OUEDRAOGO, Arnaud YEYE, veuillez trouver dans ce travail une source d’inspiration ; A Nana Barira Laminou ZABEIROU, Aïda Issaka GARBA, Seyni BALKISSA, Kadidjatou TOBILI, Mariatou ADAMOU, Yasmine, Diodio N’DIAYE, Maimouna DIENE, Adama Hawa BAH, Frédéric SINGA NIATOU, Moumouni Pascal SANKARA, Awa DIOP, Astou DIOP, Mamy DIENG, Khadidjatou SENE, Sokhna, Moussa CAMARA, Babacar DIAW, Yann DJOBO, pour la considération ; A Abdouramane TRAORE et famille, Yacouba TRAORE et famille, Honoré HOUNOUWANNOU, Mohamed BAKAYOKO, Lalla MAIGA et famille, la famille KONATE, pour l’accueil, les conseils et bénédictions ; A l’Amicale des Etudiants Vétérinaires Burkinabé de Dakar ; A la Communauté des Etudiants Musulmans Vétérinaires de Dakar ; A l’Amicale des Etudiants Vétérinaires de Dakar ; A tous ceux dont je n’ai pas pu citer les noms, sachez que ce travail est aussi le vôtre. Que Dieu, le Tout puissant nous bénisse tous.

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REMERCIEMENTS Sincères remerciements : A Dieu, le Tout Puissant ;

Sourate 59 : AL-HASR (L'EXODE), Versets 18 à 24 Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 18. Ô vous qui avez cru! Craignez Allah. Que chaque âme voit bien ce qu'elle a avancé pour demain. Et craignez Allah, car Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. 19. Et ne soyez pas comme ceux qui ont oublié Allah; [Allah] leur a fait alors oublier leur propres personnes; ceux-là sont les pervers. 20. Ne seront pas égaux les gens du Feu et les gens du Paradis. Les gens du Paradis sont eux les gagnants. 21. Si Nous avions fait descendre ce Coran sur une montagne, tu l'aurais vu s'humilier et se fendre par crainte d'Allah. Et ces paraboles Nous les citons aux gens afin qu'ils réfléchissent. 22. C'est Lui Allah. Nulle divinité autre que Lui, le Connaisseur de l'Invisible tout comme du visible. C'est Lui, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 23. C'est Lui, Allah. Nulle divinité que Lui; Le Souverain, le Pur, L'Apaisant, Le Rassurant, le Prédominant, Le Tout Puissant, Le Contraignant, L'Orgueilleux. Gloire à Allah! Il transcende ce qu'ils Lui associent. 24. C'est Lui Allah, le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le Puissant, le Sage. Sourate 93 : AD- DUHÄ (LE JOUR MONTANT), Verset 11 Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 11. Et quant au bienfait de ton Seigneur, proclame-le.

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A ma tante Safiatou OUANDAOGO, son mari et sa famille ; A la famille SANOGO au Mali ; Au CORAF/WECARD, pour le financement du projet AMPROLAIT ; Au Professeur Louis Joseph PANGUI, Directeur Général de l’EISMV ; Au Professeur Germain Jérôme SAWADOGO ; Au Professeur KABORET pour les conseils ; Au Professeur Moussa ASSANE, pour votre soutien sans faille ; Au Docteur Adama SOW pour la confiance, la générosité et les conseils ; Au Docteur Miguiri KALANDI pour ses conseils et encouragements ; Au Docteur Dieudonné DAHOUROU pour tout ce que vous faites pour nous ; A Monsieur Théophraste LAFIA pour la considération et pour vos conseils ; Mme Khadidjatou DIENG, Mlle Aïssatou BATHILY, Mme Adama SOW, M. Moussa SOW et toutes les personnes questionnées dans le cadre de mon étude ; Maman Julia et sa famille, La famille DIOP à Kaolack, merci pour l’accueil ; Au parrain de la 42ème promotion, le Professeur François Adébayo ABIOLA ; Au personnel du ministère des ressources animales du Burkina Faso ; A tout le personnel de l’EISMV de Dakar ; A tout le personnel de l’Ambassade du Burkina Faso au Sénégal ; Au Sénégal, pays d’accueil ; A la Côte d’Ivoire, pays qui m’a vu naître et grandir ; Au Burkina Faso, mon pays. A tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué d’une manière ou d’une autre à la réalisation de ce travail.

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A NOS MAITRES ET JUGES A notre Maître et Président de Jury, Monsieur Alassane WELE, Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie de Dakar. Nous sommes très touchés par l’honneur que vous nous faites en acceptant de présider ce jury de thèse. Puissiez-vous trouver ici l’expression de nos remerciements les plus sincères. Hommage respectueux! A notre Maître, Directeur et Rapporteur de thèse, Monsieur Germain Jérôme SAWADOGO, Professeur à l’EISMV de Dakar. Vous avez accepté d’encadrer et de diriger ce travail avec rigueur scientifique, malgré vos multiples occupations. Votre sens de responsabilité, vos qualités humaines et d’homme de science suscitent respect et admiration. Nous vous prions de trouver ici, honorable maître, l’assurance de notre éternelle reconnaissance et de nos sincères remerciements. A notre Maître et Juge, Monsieur Serge Niangoran BAKOU, Maître de conférences agrégé à l’EISMV de Dakar. En acceptant spontanément de juger ce travail, vous nous faites un grand honneur. Vos qualités humaines, votre dynamisme et votre rigueur scientifique suscitent le respect et l’admiration. Veuillez accepter nos sincères remerciements. A notre Maître et Juge, Monsieur Oubri Bassa GBATI, Maître de conférences agrégé à l’EISMV de Dakar. Vous nous faites un grand honneur en acceptant de siéger dans ce jury. Votre disponibilité, Votre sens aigu des relations humaines et votre amour du travail bien fait forcent admiration et respect. Veuillez accepter nos sincères remerciements. A notre Maître et Co-directeur de thèse, Docteur Adama SOW, MaîtreAssistant à l’EISMV de Dakar. Vous avez su guider d’une main rationnelle ce travail, malgré vos multiples occupations. Votre rigueur scientifique et votre amour du travail bien fait suscite respect et admiration. Sachez que nous tiendrons compte tout au long de notre vie de vos conseils. Veuillez trouver ici l’assurance de notre sincère reconnaissance et de notre profonde admiration. Hommage respectueux.

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Par délibération, la Faculté de Médecine, de Pharmacie, d’Odontologie et l’Ecole Inter-Etats des Sciences et Médecine vétérinaires de Dakar ont décidé que les opinions émises dans les dissertations qui leur sont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elles n’entendent leur donner aucune approbation ni improbation.

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Liste des abréviations et acronymes °D : Degré Dornic ADN : Acide Désoxyribonucléique AFDI : Agriculteurs Français et Développement International AMPROLAIT : Projet d’appui à l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des filières laitières bovines en Afrique de l’Ouest et du Centre ANSD : Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie APESS : Association pour la Promotion de l’Elevage en Savane et au Sahel ARD : Agence Régionale de Développement AVSF : Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières BAME : Bureau d’Analyses Macro-Economiques CDH : Chlorine Dioxyde Holding solution (solution de dioxyde de chlore) CEDEF : Convention sur l'Elimination de toutes les formes de Discrimination à l'Egard des Femmes CINAFILS : Comité National de l’interprofession de la Filière lait local CORAF/WECARD : Conseil Ouest et centre-africaine pour la recherche et le développement agricoles DINFEL : Directoire National des Femmes en Elevage EISMV : Ecole Inter-états des Sciences et Médecine Vétérinaires EqL : Equivalent Lait

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FAO : Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture FENAFILS : Fédération Nationale des Acteurs de la Filière lait du Sénégal FIL : Fédération Internationale du Lait HDL : High-Density Lipoprotein (lipoprotéine de haute densité) IA : Insémination Artificielle IAR4D : Integrated Agricultural Research for the Development INERA : Institut de l’Environnement et Recherches Agricoles ISRA : Institut Sénégalaise de Recherches Agricoles LDL : Low Density Lipoprotein (lipoprotéine de basse densité) ONG : Organisation Non Gouvernementale PAFILKA : Plateforme d’Innovation multi acteurs de la Filière Lait de Kaolack PAPEL : Projet d’Appui à l’Elevage PIB : Produit Intérieur Brut RGPHAE : Recensement Général de la Population et de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage SDE : Sénégalaise des eaux SODEFITEX : Société de Développement des Fibres Textiles du Sénégal UPB : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso VSF : Vétérinaires Sans Frontières

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Liste des figures Figure 1 : Carte des principaux systèmes de production laitière au Sénégal ...... 10 Figure 2 : Répartition des fournisseurs de lait local............................................ 14 Figure 3 : Localisation des zones de collecte du lait au Sénégal ........................ 15 Figure 4 : Contribution à la production de lait local selon l’espèce ................... 20 Figure 5 : Carte de la région de Kaolack avec les différentes localités visitées . 27 Figure 6 : Composition de la plateforme ............................................................. 33 Figure 7 : Répartition par tranche d’âge des acteurs enquêtés ............................ 34 Figure 8 : Niveau d’étude des acteurs interrogés ................................................ 35 Figure 9 : Participation des enquêtés aux différentes formations ....................... 35 Figure 10 : Animaux à l’air libre ......................................................................... 36 Figure 11 : Espace occupé par les animaux du retour du pâturage ..................... 37 Figure 12 : Etable de Monsieur Ibrahima NDOUR à Sibassor ........................... 37 Figure 13 : Aliments utilisés dans la ration de base ............................................ 38 Figure 14 : Préparation des concentrés avant la distribution, dilution du tourteau d’arachide ............................................................................................................ 39 Figure 15 : Les différents concentrés distribués dans les élevages ..................... 40 Figure 16 : Pourcentage de distribution des aliments selon la saison ................. 40 Figure 17 : Proportions relatives des animaux bénéficiaires de concentré pendant l’année ................................................................................................................. 41 Figure 18 : Constitution des réserves fourragères ............................................... 41 Figure 19 : Bâtiment pour le stockage du niébé fourrager .................................. 42 Figure 20 : Réserve de paille de maïs à Mbadhiou Peulh ................................... 42 Figure 21 : Réserve de paille de mil à Sagne Peulh ............................................ 43 Figure 22 : Puit avec bac pour abreuvement des animaux à Ngane Ndiogou .... 43 Figure 23 : Point d’abreuvement à Mbadhiou Peulh .......................................... 44 Figure 24 : Proportion des méthodes de reproduction pratiquées ....................... 45 Figure 25 : Technique d’IA pratiquée selon les éleveurs.................................... 45

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Figure 26 : Les différents signes de chaleurs connus par les éleveurs................ 46 Figure 27 : Hygiène de la traite ........................................................................... 47 Figure 28 : Solution de lavage des mains et récipients ....................................... 48 Figure 29 : Solution de lavage des trayons ......................................................... 49 Figure 30 : Traite d’une vache avec son petit à côté ........................................... 49 Figure 31 : Nouvelle pratique adoptée ................................................................ 50

Liste des tableaux Tableau I : Composition globale du lait de vache ................................................. 4 Tableau II : Les caractères physico-chimiques du lait .......................................... 5 Tableau III : Effets bénéfiques des constituants protéiques et peptidiques du lait sur la santé ............................................................................................................. 8 Tableau IV : Répartitions des éleveurs en fonctions des localités visitées ......... 30 Tableau V : Distribution de concentrés en fonction des exploitations ............... 39

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Table des matières Liste des abréviations et acronymes ...................................................................... x Liste des figures................................................................................................... xii Liste des tableaux ............................................................................................... xiii Introduction ........................................................................................................... 1 Première partie : Synthèse bibliographique .......................................................... 3 Chapitre I : Généralités sur le lait et la production laitière au Sénégal ............. 4 1.1. Généralités sur le lait ............................................................................. 4 1.2. La production laitière au Sénégal .......................................................... 9 Chapitre II : Filière lait local au Sénégal ......................................................... 13 2.1. Circuit du lait local .................................................................................... 13 2.2. Organisations professionnelles et inter-professionnelles de la filière lait local ............................................................................................................... 18 2.3. Bilan de la production laitière et de la demande en lait et produits laitiers au Sénégal ......................................................................................... 20 2.4. Contraintes de la filière lait local ........................................................... 21 2.5. Opportunités de développement de la filière lait local .......................... 22 Chapitre III : Notions sur la recherche agricole intégrée pour le Développement (IAR4D) ................................................................................. 23 3.1. Définition et concept .............................................................................. 23 3.2. Principes de l’IAR4D ............................................................................. 23 Deuxième partie : Analyse des activités de AMPROLAIT ................................ 25 Chapitre I : Matériel et Méthodes .................................................................... 26 1.1. Cadre d’étude ......................................................................................... 26

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1.2. Matériel .................................................................................................. 29 1.3. Méthodologie ......................................................................................... 30 Chapitre II : Résultats et discussion ................................................................. 32 2.1. Résultats .............................................................................................. 32 2.2. Discussion .............................................................................................. 51 Chapitre III : Recommandations ...................................................................... 58 3.1. L’Etat du Sénégal ................................................................................... 58 3.2. Projet AMPROLAIT .............................................................................. 58 3.3. Eleveurs .................................................................................................. 58 Conclusion ........................................................................................................... 60 Références bibliographiques ............................................................................... 63 Annexes ............................................................................................................... 69

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Introduction Le Sénégal est un pays de l’Afrique de l’Ouest, d’une superficie de 196 712 Km2 avec une population estimée à 13 508 715 habitants en 2013 [37]. L’élevage constitue le deuxième pilier des activités agricoles après l’agriculture [19]. Au niveau du secteur primaire, l’élevage participe pour 28,8% au PIB, tandis qu’il contribue à hauteur de 4,2% au PIB national [37]. Plusieurs activités sont réalisées dans ce sous- secteur dont la production laitière. Le lait est l’un des principaux aliments dans les régions pastorales ou agropastorales et constitue une source non négligeable de protéines (34g/litre) [24].

La

consommation

de

lait

et

des

produits

laitiers

augmente

significativement dans les zones urbaines due au nouveau mode de consommation. De ce fait, la consommation moyenne de lait et produits laitiers est estimée à environ 40 litres de lait par habitant et par an, pour une production laitière locale estimée à 324 millions de litre en 2008 [2]. Cependant, cette production locale ne peut satisfaire la demande nationale. Ainsi, le Sénégal a recours aux importations pour satisfaire cette demande. En effet, en 2010, le Sénégal a déboursé près de 63,3 milliards de FCFA pour l’importation de lait soit environ 300 millions de litres de lait, ce qui constitue une perte économique considérable pour le Sénégal [39]. Pour pallier ce problème, des projets et programmes pour moderniser et intensifier les productions animales ont été mis en place. C’est dans ce cadre qu’a été mis en œuvre le projet d’Appui à l’amélioration durable de la productivité et de la compétitivité des filières laitières bovines en Afrique de l’Ouest et du Centre (AMPROLAIT) dans cinq pays de l’Afrique de l’ouest dont le Burkina Faso, le Cameroun, le Niger, le Sénégal et le Tchad. Le projet AMPROLAIT est coordonné par l’EISMV de Dakar. Il est financé par la Banque Mondiale à travers les Fonds Compétitif Multi Donors Trusts Funds (MDTF) coordonné par le CORAF/WECARD. 1


Au Sénégal, la zone d’intervention du projet AMPROLAIT est le Bassin Arachidier. Pour la réalisation de ses activités à Kaolack, une plateforme d’innovation multi acteurs de la filière lait de Kaolack (PAFILKA) a été mise en place. Le projet AMPROLAIT s’inscrit dans le nouveau paradigme qui est l’approche participative à travers les plateformes d’innovation selon le concept de recherche intégrée pour le développement (IAR4D). La PAFILKA est composée de membres qui interviennent à différents niveaux de la filière lait local à Kaolack. Ces acteurs ont bénéficié de formation pour le renforcement de leur capacité à travers le projet AMPROLAIT. Cependant, l’effet exact des réalisations du projet aux yeux des bénéficiaires est jusque-là inconnu. Cette étude a pour objectif général d’analyser l'effet des activités du projet AMPROLAIT sur l'amélioration de la productivité et de la compétitivité de la filière lait local à Kaolack. De manière spécifique, il s’agit de : - décrire la plateforme d’innovation multi acteurs de la filière lait de Kaolack (PAFILKA) ; - évaluer les connaissances acquises au cours des formations ; - noter le changement de comportement de ces acteurs ; - évaluer le niveau de satisfaction des acteurs de la PAFILKA sur le projet AMPROLAIT. Cette étude comprend deux parties. La première partie est une synthèse bibliographique qui en son premier chapitre traite des généralités sur le lait et la production laitière au Sénégal. Son second chapitre traite de la filière laitière au Sénégal et son dernier chapitre donne une notion sur la recherche agricole intégrée pour le développement (IAR4D). La deuxième partie est consacrée au matériel

et

méthodes,

aux

résultats,

à

la

discussion

ainsi

qu’aux

recommandations.

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Première partie : Synthèse bibliographique

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Chapitre I : Généralités sur le lait et la production laitière au Sénégal 1.1. Généralités sur le lait 1.1.1.

Définition

Selon le Codex Alimentarius, le lait est « la sécrétion mammaire normale d’animaux de traite obtenue à partir d’une ou de plusieurs traites, sans rien y ajouter ou en soustraire, destinée à la consommation comme lait liquide ou à un traitement ultérieur. » (CODEX STAN 206-1999). La dénomination « lait » sans qualificatif renvoie au lait de vache, selon le décret sénégalais n° 69-891 relatif aux « lait et produit laitiers ». Lorsqu’il s’agit d’un lait d’une autre espèce que la vache, il faudra ajouter le qualificatif de l’espèce.

1.1.2.

Composition du lait

Le lait est composé globalement d’eau, de sels minéraux, de protéines, de glucides et de lipides. Le tableau I donne les valeurs moyennes et les variations limites des composants du lait. Tableau I : Composition globale du lait de vache Composition

Valeurs moyennes (%)

Variations limites (%)

Eau

87,5

85,5 – 89,5

Glucides

4,6

3,6 – 5,5

Matières grasses

3,7

2,4 – 5,5

Protéines

3,2

2,9 – 3,5

Minéraux

0,8

0,7 – 0,9

Constituants mineurs : pigment (β carotène), enzymes (lipase, phosphatase, protéase, lactoperoxydase), vitamines (A, D, B), gaz dissous (gaz carbonique, oxygène, azote) Source : [4] 4


1.1.3.

Caractéristiques du lait

1.1.3.1.

Caractères organoleptiques

Le lait est un liquide blanc mat, opaque dû à des micelles de caséinates, parfois bleuté ou jaunâtre du fait de la β carotène ou de la lactoflavine contenue dans la matière grasse. Le lait a une odeur toujours faible et variable en fonction de l’alimentation de la femelle productrice. Il a une saveur faiblement sucrée en raison de sa richesse en lactose et douceâtre. La viscosité dépend considérablement de l’espèce, on note à cet effet : - un lait visqueux chez les monogastriques tel que la jument, l’ânesse, les carnivores et la femme ; - un lait moins visqueux chez les herbivores, cependant le lait de brebis est plus visqueux que celui de la vache. 1.1.3.2.

Caractères physico-chimiques

Le lait sur le plan physico-chimique est une émulsion (dispersion grossière) de matières grasses dans une solution colloïdale de protéines dont le liquide intermicellaire est une solution vraie. Le tableau II, donne les valeurs de certains caractères physico-chimiques du lait. Tableau II : Les caractères physico-chimiques du lait Caractères

Valeur

pH (20°C)

6,6 - 6,8

Acidité titrable

14° - 17°D

Densité (20°C)

1,028 – 1,034

Point d’ébullition

100,15° - 100,55°C

Point de congélation

0,530° - 0,555°C Source : [9]

5


1.1.4.

Rôles du lait

Le lait offre des qualités exceptionnelles pour la nutrition humaine. Comme l’œuf, il contient à lui seul tous les éléments nécessaires à la vie humaine. Il est d’un apport précieux pour la couverture des besoins journaliers de l’Homme [23]. Selon le Programme Mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires commission du Codex Alimentarius (2000), un demi- litre de lait par jour permet de couvrir pour un adulte [22] :  plus de 20% des besoins en matières protéiques ;  plus de 60% de calcium ;  10% de thiamine (vitamine B1) ;  environ 4% de riboflavine (vitamine B2) ;  15% des besoins journaliers en calories et 16g de matières grasses. Le lait contient des protéines nobles. Elles viennent juste après celles de l’œuf, avec une valeur biologique de 90 [23]. Le lactose du lait entretient la flore intestinale lactique qui joue un rôle d’antibiotique vis-à-vis des microbes pathogènes. Il joue également un rôle important dans l’absorption du calcium dont il constitue la source alimentaire principale. L’assimilation du calcium est d’autant mieux assurée que le lait apporte en même temps du phosphore et de la vitamine D. Le lait assure ainsi une triple sécurité à l’homme : apport protéique, apport minéral et vitaminé. C’est l’aliment complémentaire par excellence des glucides apportés par les céréales et les tubercules. Sans parvenir à remplacer le lait maternel, le lait de vache adapté peut parfaitement convenir aux nourrissons humains. Mais, pour l’adolescent il reste un des fondements irremplaçables de l’équilibre des rations durant la période de croissance. Pour les femmes enceintes et les allaitantes dont les besoins en 6


protéines (surtout en acides aminés essentiels) et en minéraux sont parfaitement accrus, le lait sera également un aliment de choix. Un homme bien nourri est un homme à moitié sain. Il y a donc lieu d’encourager et de favoriser la consommation du lait et de ses dérivés [36]. Le Tableau III et l’annexe 1, nous donnent quelques bienfaits des protéines et des nutriments présents dans le lait.

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Tableau III : Effets bénéfiques des constituants protéiques et peptidiques du lait sur la santé Digestion

Pression

Immunité

inflammation

sanguine

Activité anti-

Activité anti- cancer

microbienne

Protéines sériques

-

+

+

+

+

+

Sérum albumine

-

-

-

-

-

+

Lactoferrine

-

-

+

-

+

+

α - lactalbumine

-

-

-

-

-

+

Peptides

+

+

+

Lactoperoxydase

-

-

+

-

+

-

Glycomacropeptides

+

-

-

-

+

-

Phosphopeptides

+

-

+

-

-

-

+

- : absence d’effet

+ : effet avéré Source : [31]

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Le lait, en résumé, est une solution constituée en majorité d’eau (87,5%) contenant divers constituants tels que des protéines, des minéraux et des vitamines qui jouent un rôle important dans la nutrition humaine.

1.2. La production laitière au Sénégal 1.2.1.

Caractéristique de l’élevage au Sénégal

L’élevage au Sénégal est un sous-secteur de l’agriculture qui revêt une importance capitale sur le plan économique et social pour sa contribution aux revenus des ménages et à la création d’emplois. Le Recensement Général de la Population et de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage (RGPHAE) permet la caractérisation des ménages d’éleveurs répartis sur l’ensemble du territoire national qui représentent 60% des ménages agricoles. Les résultats du RGPHAE révèlent que 28,2% des ménages au niveau national pratiquent l’élevage. Cette activité est également pratiquée dans toutes les régions. L’analyse de la répartition des ménages d’éleveurs par région selon l’espèce indique que la volaille arrive en tête des espèces élevées par les ménages au niveau national avec 27,2%, suivie des ovins (23,0%), des caprins (18,3%), des bovins (12,4%), des asins (8,6%) et des équins (6,7%). Les porcins et les abeilles sont les espèces les moins élevées avec respectivement 1,6% et 0,1% des ménages d’éleveurs [37].

1.2.2.

Systèmes d’élevage

Il existe trois systèmes de production au Sénégal : un système extensif transhumant ou pastoral localisé dans la zone sylvopastorale avec comme principaux acteurs les pasteurs ; un système agropastoral au centre et au sud, qui est un modèle d’élevage extensif associé aux systèmes agricoles et un élevage laitier intensif périurbain. La figure 1, indique la localisation des différents systèmes d’élevages au Sénégal.

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Figure 1 : Carte des principaux systèmes de production laitière au Sénégal Source : [19] 1.2.2.1.

Système extensif transhumant

C’est un système d’élevage qui utilise des parcours très vastes et dans lequel plus de 50 % du revenu brut proviennent de l'élevage. Au Sénégal, ce système est présent dans deux zones au Nord et au centre-nord, correspondant aux régions administratives de Saint-Louis, Matam et Louga (le Ferlo et la Vallée du Fleuve). Il contribue à hauteur de 38 % à la production nationale de lait [7]. Compte tenu des contraintes imposées par le milieu naturel dans ces régions, comme les difficultés d’accès à des points d’eau et aux pâturages, nous notons des déplacements fréquents du bétail et des hommes. 1.2.2.2.

Système agropastoral

Encore appelé système pastoral semi intensif, il se rencontre davantage dans les zones à vocation mixte où l’agriculture extensive a écarté l’élevage extensif. Près de 25 % du cheptel bovin national s’y localiserait. L’élevage contribue à environ 10 à 50 % du revenu brut des habitants de cette zone.

10


Le bétail est considéré comme un moyen d’épargne et un outil de production pour les agriculteurs. Ce système est confronté à l’extension des surfaces agricoles au détriment des surfaces pastorales. Les coûts de production sont plus élevés dans cette zone que dans la zone du Ferlo. Cela est dû au phénomène d’intensification compte tenu de la pression foncière et le recours à des compléments du fait de la baisse des ressources naturelles [11]. La volonté de créer des bassins laitiers autour des villes du centre du pays (Kaolack et Fatick) a conduit à la mise en pratique de l’insémination artificielle dans le bassin arachidier en 1994 avec le projet PAPEL. Ce système a permis les essais les plus récents d’implantation de petites filières de lait local (généralisation de la complémentation des vaches en production, organisation d’un réseau de collecte de lait et mise en place de petites unités de transformation de lait) [8]. 1.2.2.3.

Système intensif

Les fermes de production laitière en système intensif sont encore rares au Sénégal et sont principalement localisées dans la région Dakaroise. Leur existence est dictée par le désir de satisfaire la forte demande en lait et produits laitiers des agglomérations urbaines, en particulier la région dakaroise. Les fermes de production laitière en système intensif sont devenues les lieux privilégiés des essais de croisements entre des races locales et exotiques [11].

1.2.3.

Cheptel

Au Sénégal, le cheptel national est assez diversifié. Il est estimé à 15 354 685 têtes en 2011. Le cheptel est dominé par les ovins 37,4% du cheptel soit environ 5 742 652 têtes, les caprins 31,9% soit environ 4 898 145 têtes et les bovins 21,9% du cheptel soit environ 3 362 680 têtes. Nous avons en second lieu les porcins qui représentent 2,38% du cheptel soit environ 364 442 têtes, les équins 3,44% soit 528 201 têtes, les asins 2,94% du cheptel soit 451 428 têtes environ et 0,03% de camelins soit 4 606 têtes [38]. 11


1.2.4.

Gestion de la production laitière

1.2.4.1.

Santé animale

La santé de l’animal influence la qualité et la quantité de lait produit. Les principaux dangers proviennent de maladies comme la tuberculose et la brucellose car les micro-organismes se transmettent au lait. Les mammites peuvent également entraîner une contamination du lait [27]. L’éleveur pour lutter contre les dominantes pathologiques de ses animaux doit suivre un programme de prophylaxie sanitaire. La conduite sanitaire des bovins laitiers peut être traitée en trois catégories de mesures : mesures de lutte contre les mammites ; mesures de lutte contre les grandes maladies infectieuses et contagieuses et mesures de lutte contre les autres maladies (boiteries, métrites…) [35]. 1.2.4.2.

Insémination artificielle

L’Insémination Artificielle (IA) est une méthode de reproduction qui permet l’utilisation à grande échelle de la semence d’un taureau préalablement recueilli à l’aide de moyen artificiel afin de féconder des femelles en période de fécondité. Elle présente plusieurs avantages : - d’ordre génétique : choix des meilleurs taureaux, grand nombre de descendants des meilleurs taureaux, diffusion rapide et à grande échelle de la génétique, - d’ordre sanitaire : limitation de la propagation des maladies sexuellement transmissibles, - d’ordre économique : pas d’entretien de taureaux sur l’exploitation. Mais l'insémination artificielle comporte aussi des inconvénients : - manipulations plus importantes des animaux ;

-

nécessité de personnel supplémentaire.

12


Chapitre II : Filière lait local au Sénégal La filière lait local est caractérisée par : -

une diversité des systèmes de production : extensif ou pastoral au Nord,

semi-intensif ou agropastoral au Sud et au centre et intensif près de la capitale, Dakar ; -

une diversité des acteurs et des produits qui se traduit par le circuit court

de distribution essentiellement le lait cru et les laits caillés transformés artisanalement ou par des mini laiteries ; -

des modes variés d’utilisation des produits laitiers : favorisés par leur

grande diversité et une variation de la demande, liée à la forte urbanisation, au pouvoir d’achat des populations et à la modification des modèles de consommation alimentaire ; -

une dynamique d’industrialisation du secteur et une augmentation des

investissements privés qui devraient dans l’avenir profiter à la production locale [18] et [20].

2.1. Circuit du lait local 2.1.1. Producteurs Les producteurs constituent le premier maillon de la filière laitière. Ils assurent les fonctions de production, de collecte et de commercialisation du lait. Il existe trois principaux types de production laitière au Sénégal en fonction des systèmes d’élevage, comme décrit précédemment. Cependant, seuls les deux premiers systèmes fournissent l’essentiel de la production locale de lait. Par ailleurs, on peut signaler l’émergence de quelques entreprises modernes et/ou semi modernes depuis quelques années dans le

13


bassin arachidier où il existe des étables laitières pour des stabulations [26]. La répartition des fournisseurs au Sénégal, nous est présentée par la figure 2.

Figure 2 : Répartition des fournisseurs de lait local Source : [27]

2.1.2. Collecteurs Ils représentent le maillon secondaire de la filière. Ils sont chargés de la collecte du lait auprès des producteurs et de la vente directe aux consommateurs ou aux unités de transformation. Les producteurs comme les non producteurs peuvent être des collecteurs. C’est une activité pratiquée par les femmes dans les zones rurales. La figure 3, donne la localisation des différentes zones de collecte. Il existe trois (03) types de système de collecte : o la livraison directe du lait à la laiterie par les éleveurs. Ce qui est actuellement le système le plus répandu ; 14


o la collecte du lait dans les villages de productions autour de la laiterie par un collecteur privé ou de la laiterie via une bicyclette ou une mobylette chargée de bidon généralement de 20 L ; o la collecte du lait par des centres de collecte approvisionnés par les éleveurs, puis la laiterie vient chercher le lait dans ces différents centres [26].

Figure 3 : Localisation des zones de collecte du lait au Sénégal Source : [12]

2.1.3. Transformateurs Au Sénégal, la transformation du lait naturel est avant tout une activité féminine (transformatrices urbaines et femmes d’éleveurs). Les produits majoritairement proposés sont le lait caillé, le beurre et l’huile de beurre. Depuis quelques

15


années, on note une prolifération des mini laiteries, avec des aménagements sur le lieu de production et des volumes de transformation allant jusqu’à 700 litres/jour. En 2009, plus de 70 unités de transformation laitière ont été identifiées. Enfin, on constate également une augmentation du nombre de fromageries depuis 2000. Il s’agit de fromageries de type artisanal fabriquant des fromages de chèvre (région de Thiès) et de vache (région de Kolda) [3]. 2.1.3.1. Transformation artisanale en milieu rural Il s’agit du caillage du lait (lait fermenté) et de la préparation du beurre de vache. Le caillage du lait est obtenu traditionnellement par l’utilisation d’une portion du lait caillé de la veille comme ferment. La matière grasse (crème) obtenu lors du caillage est utilisée pour la fabrication du beurre de vache. La crème est cuite pour favoriser la séparation entre l’huile de beurre et le petit lait [15]. Dans certaines localités du Sénégal, comme à Dahra, la population pour valoriser le lait produit en surplus pendant l’hivernage, procède en sa transformation. Le lait est transformé en fromage, appelé localement ‘BoudiKosam’ qui veut dire ‘Galette de lait’ en langue Peulh locale. Ce fromage est riche en vitamines C, A, D, E, K et B, avec une durée de conservation allant à 8 mois en saumure. 2.1.3.2. Transformation artisanale individuelle C’est une transformation essentiellement artisanale. Dans les villages, les femmes s’occupent de la transformation du lait frais en lait fermenté surtout pendant la saison des pluies. Les ménagères en ville procèdent également à la transformation occasionnelle de la poudre de lait en lait fermenté [16]. Elles utilisent comme matière première, du lait en poudre ou du lait frais local ou les deux. Elles produisent surtout du lait caillé non sucré, mais également du lait caillé sucré et du lait frais. Les produits sont vendus en sachets à 50 ou 100

16


FCFA. La vente se fait sur place et la clientèle ciblée est à majorité celle résidant dans le quartier [15]. 2.1.3.3. Mini laiteries Ce sont des unités semi-modernes, qui traitent et distribuent le lait issu des étables laitières, mais aussi du lait produit en dehors de la ceinture laitière en hivernage [44]. Le système d'approvisionnement de ces laiteries est en général basé sur un partenariat tripartite entre l'éleveur, les structures d'encadrement (généralement la SODEFITEX ou les ONG) et le gérant de la laiterie. La Société d'encadrement fournit les intrants (graine de coton, tourteaux de sésame, médicaments vétérinaires) à crédit aux éleveurs qui, pour payer leurs dettes, s'engagent à livrer une partie de leur production laitière à l'unité de pasteurisation. La capacité de ces unités de pasteurisation est très variable et varie de 100 à 500 litres par jour. Elles fonctionnent souvent en dessous de leurs capacités réelles [15].

2.1.4. Les distributeurs  Les produits laitiers traditionnels sont vendus dans les quartiers directement, ou au marché central.  Les produits issus des unités de transformation artisanale sont vendus au niveau de points de vente ou de boutiques proches des populations. Le produit le plus vendu est le lait caillé.  Les produits issus des mini-laiteries suivent un circuit différent en fonction de leur durée de conservation. Les produits laitiers de conservation difficile (lait frais et caillé) sont vendus à travers des circuits courts directement au niveau de la laiterie ou des points de vente en ville (superettes, boutiques, stations d’essence, …) mais aussi dans les marchés hebdomadaires. Les produits de conservation plus facile (fromage, huile

17


de beurre) sont destinés aussi bien aux marchés régionaux qu’à ceux de Dakar et de Ziguinchor [15].

2.2. Organisations professionnelles et inter-professionnelles de la filière lait local 2.2.1. Directoire national des femmes en élevage (DINFEL) A l’issue d’un forum organisé par les éleveurs, le DINFEL a été créé le 2 août 2002. C’est une association de type loi 1901. Avec ces 20.000 membres, il est composé de tanneuses, d’avicultrices, d’apicultrices, de transformatrices de lait, etc. Le directoire est réparti dans 11 régions du Sénégal avec un directoire régional (association ou GIE)

au niveau de ces régions. Depuis 2003, le

DINFEL s’est spécialisé dans la collecte, la transformation et la distribution des produits laitiers mais reste actif dans bien d’autres domaines. Le DINFEL a pour mission de « promouvoir la femme en élevage, compte tenu de sa vulnérabilité extrême ». Ses objectifs sont : - aider au renforcement des capacités des femmes en élevage du Sénégal par le biais de la formation ; - assurer la représentation des femmes en élevage auprès des institutions partenaires et plateformes ; - appuyer et aider au développement institutionnel et organisationnel de ses structures de base ; - informer et sensibiliser les femmes en élevage. Le Directoire vise en particulier : o la facilitation de l’accès au crédit, la promotion de l’alphabétisation fonctionnelle, le marketing et la promotion des produits d’élevage ;

18


o l’appui en équipements d’allégement des travaux et de production des femmes par rapport aux risques liés à leurs activités, la création de base de données ; o la formation en gestion, en économie, d’exploitation, d’équipement collectif, de plaidoyer, etc. [26].

2.2.2. Fédération nationale des acteurs de la filière lait du Sénégal (FENAFILS) Elle a été créée en décembre 2003 à Dahra. Elle se définit comme une fédération des acteurs de la filière lait local œuvrant pour le développement des populations sénégalaises par la promotion de la production laitière. Les membres actuels sont notamment les mini-laiteries des différentes régions du Sénégal (Saint-Louis, Tambacounda, Louga, Kolda) ainsi que des représentants des groupements d’éleveurs issus de l’union qui constituait le rayon laitier de Nestlé dans la zone du Ferlo. La fédération a pour objectif : - de promouvoir le développement durable de la filière lait, en créant un cadre de concertation réunissant l’ensemble des acteurs de la filière et en organisant de façon rationnelle la production, la transformation, le conditionnement, la commercialisation et la distribution ; - d’unir ses membres et défendre leurs intérêts matériels et moraux ; - de représenter les acteurs de la filière auprès de l’Etat, des partenaires au développement et des institutions financières ; - de constituer un creuset dynamique de réflexions, de propositions et d’actions de sauvegarde de l’environnement et de l’hydraulique pastorale [26].

19


.2.2.3. Comité national de l’interprofession de la filière lait local du Sénégal (CINAFILS) Le comité national de l’interprofession de la filière lait est un cadre de concertation mis en place avec l’appui de la Société de Développement des Fibres Textiles du Sénégal (SODEFITEX) en septembre 2004. Une centaine d'organisations de producteurs des régions de Tambacounda, de Kaolack, de Fatick et de Kolda ont pris part à la cérémonie d'installation. L'objectif visé est d'avoir des instances représentatives et crédibles ainsi que d’organiser la production et la productivité du lait, avec comme corollaire une meilleure professionnalisation de ses différents corps de métier [26].

2.3. Bilan de la production laitière et de la demande en lait et produits laitiers au Sénégal La production locale de lait est estimée en volume à 166,7 millions de litres [41]. Cette production de lait est dominée par le lait de vache (62,8%), suivi du lait de caprins (22,5%) et de celui d’ovins (14,7%), comme le montre la figure 4 [41].

Figure 4 : Contribution à la production de lait local selon l’espèce Source : [42] 20


Une part importante de la production de lait est auto consommée (35 à 60 % selon les zones, voir jusqu’à 80 %). La production de lait est variable selon les saisons (offre en lait plus élevée en hivernage et quelques mois après) en raison du groupement des mises bas en fin de saison sèche et en début d’hivernage et des disponibilités en pâturages plus importantes durant la période humide [11]. Les bovins de races locales ont une faible productivité (de 0,4 à 1,5 l/vache/jour) [25]. Ainsi, la production laitière nationale reste très faible, irrégulière et fortement marquée par une variation saisonnière. Cette faible production s’explique aussi par les différentes contraintes auxquelles fait face la filière lait local.

2.4. Contraintes de la filière lait local Dans les systèmes extensif et semi-intensif, les contraintes sont liées à la faible productivité des animaux laitiers, à l’insuffisance des équipements et le faible niveau de technicité qui n’assurent pas la qualité et la régularité du lait local. Le nombre

insuffisant

d’infrastructures

permettant

la

conservation

ou

l’acheminement du lait des zones de production vers les zones de consommation conduit à une inconstance de la qualité organoleptique et à une faible qualité hygiénique du lait et produits laitiers issus de la filière locale [34]. Dans le système intensif, le coût élevé des intrants alimentaires et médicamenteux augmente les coûts de production du lait. A cela, s’ajoute la faible production locale. Le lait, ainsi produit, ne peut donc compétir avec la poudre de lait importée. On note aussi, l’accès difficile aux ressources pastorales en raison de l’absence de politiques claires d’aménagement, de la faible utilisation des ressources hydrauliques et pastorales, de facteurs physiques défavorables. Le faible accès au crédit en dépit des initiatives en cours, notamment le fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) ; la structuration organisationnelle et professionnelle

21


encore faible et dispersée sont d’autres facteurs qui gangrènent la filière lait local. La filière laitière locale n'est pas pour autant en faillite, car des opportunités s’offrent à elle pour son développement.

2.5. Opportunités de développement de la filière lait local La possession du bétail et en particulier de la vache est un atout pour l’élevage laitier au Sénégal. En milieu rural, l'élevage du gros bétail a un poids économique et social important. En ces lieux, posséder une vache est un signe de prestige et de reconnaissance sociale. Pour les éleveurs, le bétail est une source de revenus, de garantie et une source alimentaire. Dans la zone des Niayes, en périphérie de Dakar, les élevages intensifs sont des entreprises commerciales appartenant aux hommes d'affaires qui ont fait fortune dans les finances, ou l'import-export, mais également des hauts fonctionnaires en fin de carrière internationale ou locale [43]. Le lait de vache est l'un des traits majeurs de la civilisation pastorale sahélienne où le concept lait est l'un des principaux repères d'appartenance à l'ethnie peulh. Sur le plan alimentaire, la population sénégalaise, aussi bien de la ville que de la campagne, de tout âge et de toute catégorie sociale a une préférence particulière pour le lait. En zone d'élevage, le lait constitue la principale source de protéines animales. Près de 80% du lait produit en milieu rural sont destinés à l’autoconsommation [32]. Face à tout ce qui précède, les filières laitières locales présentent des opportunités, qui pourront intervenir dans son développement à travers l’existence de nombreux programmes d’appui, l’apparition d’organisations professionnelles et interprofessionnelles et la volonté des services publics de développer le secteur de l’élevage.

22


Chapitre III : Notions sur la recherche agricole intégrée pour le Développement (IAR4D) 3.1. Définition et concept IAR4D est une approche fondée sur l'innovation impliquant de nombreuses parties prenantes et les partenariats. Il est une approche en constante évolution qui repose sur les interactions entre les acteurs pour identifier, analyser et hiérarchiser les problèmes. Aussi, de trouver et de mettre en œuvre des solutions utilisant la rétroaction, la réflexion et les leçons retenues des différents processus. Cela nécessite de s’appuyer sur des connaissances pertinentes des acteurs à chaque étape. L’IAR4D crée un réseau qui prend en compte les contraintes techniques, sociales et institutionnelles, dans un environnement qui facilite l'apprentissage. Son but ultime est de générer des solutions innovantes plutôt que de simples produits ou technologies de recherche. L’IAR4D implique des mécanismes complexes qui peuvent nécessiter des changements fondamentaux dans le cadre politique et institutionnel. L’IAR4D est une approche de recherche-action qui intègre la technologie, la politique de gestion des ressources naturelles et des composants institutionnels, pour les différents acteurs. Sa force réside dans sa capacité à saisir les facteurs politiques et de marché, en plus de favoriser les liens systémiques entre acteurs sous divers contextes. Par conséquent, ces acteurs peuvent avoir un intérêt dans le processus de production, de diffusion et l'utilisation des connaissances de l'impact socio-économique [1].

3.2. Principes de l’IAR4D Les principes de base de l’IAR4D sont [30] : o Intégration des perspectives, connaissances et actions de différents acteurs autour d'un même thème. Le thème représente un défi de recherche et développement. Il est identifié par des acteurs, conscients que

23


pour atteindre l'impact de développement souhaité, il est important de s'unir et travailler en groupe. Ces derniers ne se limitent pas à l’information et la technologie, mais intègrent le commerce, la politique, les finances, l'organisation, la gestion, etc., et les liens entre eux. o Apprentissage par les acteurs travaillant ensemble. Plus qu'un simple processus d'action concertée, l'IAR4D est un processus d'apprentissage social, où des acteurs apprennent de leur expérience de travail ensemble. Cet apprentissage porte sur les processus mêmes d’interaction entre les acteurs, et prend place aux niveaux individuel, organisationnel et institutionnel. o Analyse de l'action et le changement dans les différentes dimensions (environnementale, sociale, économique) du développement. Les concepts généraux actuels de développement durable et d'agriculture multifonctionnelle comprennent la croissance économique (intégrer les agriculteurs aux marchés), la conservation des ressources naturelles (fertilité des sols, biodiversité, réduction des émissions de dioxyde de carbone, etc.), l'intégration et l'équité sociales (développement propauvres), ainsi que la sécurité alimentaire. o Analyse de l'action et le changement à différents niveaux d'organisation spatiale, économique et sociale. L'innovation agricole est une propriété émergente d’un système d'innovation plus large. Pour être efficace, l'IAR4D doit donc promouvoir le changement et renforcer l'apprentissage dans tout le système d'innovation à tous les niveaux de l'organisation : niveaux spatial (parcelles, exploitation agricole, bassin versant, etc.), économique (produit, entreprise, chaîne de valeur, pôle économique, etc.) et social (individu, groupe, communauté, organisation, système d'innovation, etc.).

24


Deuxième partie : Analyse des activités de AMPROLAIT

25


Cette étude a pour objectif général d’analyser l'effet des activités du projet AMPROLAIT sur l'amélioration de la productivité et de la compétitivité de la filière lait local à Kaolack. De manière spécifique, il s’agit de : - décrire la plateforme d’innovation multi acteurs de la filière lait de Kaolack (PAFILKA) ; - évaluer les connaissances acquises au cours des formations ; - noter le changement de comportement de ces acteurs ; - évaluer le niveau de satisfaction des acteurs de la PAFILKA sur le projet AMPROLAIT.

Chapitre I : Matériel et Méthodes 1.1. Cadre d’étude 1.1.1. Présentation du cadre d’étude Située au cœur du bassin arachidier, la région de Kaolack est limitée au Nord et à l'Ouest par la région de Fatick, à l'Est par celle de Kaffrine et au Sud par la République de Gambie. Elle compte environ 1 232 323 habitants [13] répartis sur une superficie de 16 010 Km², soit 14% du territoire national. Les Sérères représentent l’ethnie majoritaire. La population en majorité rurale, est occupée par les activités telles que l’agriculture dominée par les cultures maraîchères et la culture de l’arachide, l’élevage, la pêche et l’exploitation forestière [13]. La région compte 03 départements : Kaolack, Nioro du Rip et Guinguinéo. La figure 5, indique le découpage de la région et les différentes localités que nous avons eu à visiter.

26


Figure 5 : Carte de la région de Kaolack avec les différentes localités visitées

1.1.2. AMPROLAIT AMPROLAIT est un projet financé sur les fonds compétitifs de la Banque Mondiale sous la gestion du CORAF/WECARD et coordonné par l’EISMV de Dakar. Ce projet vise à améliorer durablement la productivité et la compétitivité des filières lait local et la chaîne de valeur. Il cible les petits producteurs laitiers, les associations de producteurs et de transformateurs de lait, les éleveurs extensifs et les éleveurs périurbains au Burkina Faso, au Cameroun, au Sénégal, au Niger, et au Tchad. Les activités du projet portent sur les techniques de fauche et de conservation des fourrages, l’amélioration de la reproduction, et la gestion des effluents d’élevage [21].

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1.1.3. PAFILKA La plateforme d’innovation multi-acteurs de la filière lait local de Kaolack (PAFILKA) a été mise en place, le 12 juin 2013 en présence des autorités administrative (Gouverneur) et locale (président de l’ARD). 1.1.3.1. Objectif général La PAFILKA a pour objectif général de mettre en place une stratégie de collaboration entre les différents acteurs pour partager les expériences et harmoniser les interventions afin de permettre à la filière lait local d’être plus performante, compétitive et durable. Elle a pour objet de promouvoir la productivité et la compétitivité durable de la filière lait local dans la région de Kaolack. 1.1.3.2. Vision de la plateforme La PAFILKA encourage le développement de l’entreprenariat dans la filière lait local pour créer des emplois décents et améliorer le revenu de tous les acteurs de la filière. 1.1.3.3. Missions La PAFILKA s’est donnée comme missions de : - partager les expériences et acquis de la filière laitière ; - identifier et planifier les activités de recherche-développement de la filière lait ; - développer les liens productifs entre les différents acteurs ; - répondre

aux

préoccupations

et

interrogations

liées

au

développement de la technique et de l’innovation (recherche – développement) ; - organiser des rencontres périodiques de la filière ; - rendre disponible toutes les informations utiles à la promotion de la filière lait local ;

28


- renforcer les capacités des membres de la plateforme.

1.2. Matériel 1.2.1.

Matériel technique

Il est essentiellement constitué par une fiche d’enquête (Annexe 3). Cette fiche a été élaborée en tenant compte des formations réalisées dans le cadre du projet auprès des différents membres. Elle comprend six (06) parties : - Identification ; - Gestion de l’exploitation ; - Maîtrise de la reproduction ; - Alimentation et abreuvement ; - Hygiène de la traite et qualité du lait ; - Satisfaction vis-à-vis du projet AMPROLAIT.

1.2.2. Population cible Le questionnaire a été administré à des éleveurs membres et non membres de la PAFILKA. Ainsi, cette enquête nous a amené à visiter 14 localités de la région de Kaolack (voir Figure 5).

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Tableau IV : Répartitions des éleveurs en fonctions des localités visitées Localités Kabatoki Keur Madiabel Keur omar Keur soce Ketchel Koutal Lat Mingue Mbadhiou peulh Maka kahone Ngane ndiogou Parcelle Sagne peulh Sibassor Thiawando Total

Nombres d'éleveurs visités 7 1 1 6 3 1 1 7 1 3 1 1 2 4 39

1.3. Méthodologie 1.3.1. Enquêtes de terrain L’étude a été effectuée en deux passages auprès de 39 éleveurs dont 27 membres et 12 non membres de la plateforme. Le questionnaire élaboré à partir de l’outil Sphinx Plus2 (V5) a été administré en Wolof et en français suivant respectivement un mode semi-direct (entretien avec interprète) et direct (entretien sans interprète). La durée de récolte d’informations par fiche était en moyenne de 15 mn. Les thèmes de la fiche d’enquêtes étaient : - Identification, qui nous a permis de recueillir des informations personnelles sur l’éleveur à savoir son nom et prénom, sa tranche d’âge, son sexe, sa localité et son niveau d’étude ;

30


- Gestion de l’exploitation pour avoir les informations sur le système d’élevage pratiqué, le type de bâtiment utilisé, la taille de son troupeau, etc. ; - Maîtrise de la reproduction, ayant permis d’avoir toutes les données sur la méthode de reproduction utilisée par l’éleveur ; - l’alimentation et abreuvement, cette partie a permis de recueillir des informations sur les aliments consommés par les animaux, la distribution ou non de concentré aux animaux et lesquels sont distribués ?, la période de distribution et les animaux bénéficiaires, la fréquence de distribution, la quantité distribuée, la constitution ou non de réserve fourragère, si oui, les variétés d’espèces et la quantité en stock, pour finir avec la source d’abreuvement des animaux ; - l’hygiène de la traite et la qualité du lait, pour avoir des informations sur l’hygiène mise en œuvre pour effectuer la traite, à savoir le lavage des mains et des trayons avant la traite et les solutions de lavage ; - satisfaction projet AMPROLAIT, ce qui nous a permis de distinguer les membres des non-membres, de savoir les formations auxquelles l’éleveur à participer, les pratiques adoptées après, le changement observation, la satisfaction et le niveau de satisfaction des membres. Pour l’administration des questionnaires, nous avons programmé le passage chez les éleveurs par localité et en fonction de notre durée d’étude. Notons que, nous avons eu à passer plus d’une fois dans certaines localités.

1.3.2. Analyse statistique Les données recueillies ont été saisies et analysées avec le logiciel Sphinx Plus2 (V5). La statistique descriptive a été utilisée pour l’analyse des données. Ce qui nous a permis d’obtenir les différentes proportions et moyennes. Les résultats, ainsi, obtenus ont été représentés sous forme de figures.

31


Chapitre II : Résultats et discussion 2.1. Résultats 2.1.1. Description de la PAFILKA 2.1.1.1. Composition de la plateforme Elle est composée d’un comité directeur de 73 membres qui réunit l’ensemble des délégués des acteurs professionnels de la région de Kaolack et d’un bureau exécutif de 6 membres élus par les délégués. Les délégués qui ne sont pas membres du bureau sont constitués en commissions appuyées par les représentants des services techniques. Quatre commissions ont été formées : o la commission productivité/environnement ; o la commission hygiène/commercialisation ; o la commission renforcement des capacités ; o la commission information/communication. 2.1.1.1.1. Effet genre La plateforme est composée de 55% de femme. Le bureau exécutif compte 06 membres dont 50% de femmes, constitué d’une présidente, un vice-président, un secrétaire général, une secrétaire générale adjointe, un trésorier et une trésorière adjointe. Deux commissaires aux comptes ont été désignés afin de suivre les comptes de la plateforme. 2.1.1.1.2. Domaine d’intervention des acteurs Les acteurs sont issus de différents domaines représentés dans les proportions suivantes : Producteurs : 82% (éleveurs : 44%, collecteurs : 38, vendeurs : 35%), Chercheurs : 3%, Techniciens : 5%, Institution financières : 4%, Autorité et décideurs politiques : 6% (Figure 6).

32


Producteurs

Chercheurs

Techniciens

Inst. Financieres

Aut. & Déc. Politiq

6% 4% 5% 3%

82%

Figure 6 : Composition de la plateforme 2.1.1.2. Activités réalisées Trois (03) formations ont été réalisées sur : - fauche et la conservation du fourrage naturel ; - insémination artificielle sur chaleurs naturelles ; et - hygiène de la traite et la qualité du lait.

2.1.2. Evaluation des connaissances acquises 2.1.2.1. Tranche d’âges L’âge des acteurs de la filière lait enquêtés a été regroupé en tranches d’âge. Elles sont réparties comme suit : 15 – 25 ans ; 26 – 45 ans ; 46 – 65 ans et + de 65 ans. La figure 7, donne l’effectif par groupe de tranche d’âge. Dix-neuf des enquêtés ont un âge compris entre 26 et 45 ans, 18 ont un âge compris entre 46 et 65 ans, un des acteurs a un âge compris entre 15 et 25 ans et un d’entre eux est âgé de + 65 ans.

33


20 18 16

effectifs

14 12 10 8 6 4 2 0 15 - 25 ans

26 - 45 ans

46 - 65 ans

+ 65 ans

tranche d'age

Figure 7 : Répartition par tranche d’âge des acteurs enquêtés 2.1.2.2. Effet genre Six femmes ont été enquêtées sur les 39 enquêtés. Elles sont mariées à des éleveurs et leur rôle se situe pour certaines dans la traite des vaches et pour d’autres dans la collecte du lait cru, la transformation et la vente. 2.1.2.3. Niveau d’étude Dix-sept acteurs enquêtés ont suivi l’enseignement arabe, 12 n’ont fait aucun système d’enseignement, 4 ont un niveau de l’enseignement secondaire et supérieur, tandis que 2 ont un niveau de l’enseignement primaire (figure 8).

34


0% 15% Arabe 15%

Primaire

7%

63%

Secondaire Supérieur Néant

Figure 8 : Niveau d’étude des acteurs interrogés 2.1.2.4. Participation aux formations La formation sur la fauche et la conservation du fourrage naturel a été suivie par 17 acteurs de la filière interrogés, celle sur l’hygiène de la traite et la qualité du lait a vu la participation également de 17 interrogés, tandis que 7 des personnes enquêtées ont participé à la formation sur l’insémination artificielle sur chaleurs naturelles (figure 9). Certains de nos enquêtés ont fait plus d’une formation.

Hygiène de la traite et qualité du lait 42%

41%

Insémination artificielle sur chaleurs naturelles

17%

Fauche et conservation du fourrage naturel

Figure 9 : Participation des enquêtés aux différentes formations

35


2.1.2.5. Alimentation et abreuvement 2.1.2.5.1. Conduite du troupeau Tous les éleveurs enquêtés conduisent leurs troupeaux au pâturage pour les ramener le soir. Au retour, les animaux sont soit dans des enclos, soit à l’air libre. En effet, chez 34 des éleveurs les animaux vivent à l’air libre. L’emplacement des animaux n’est pas faite au hasard. En effet, ces éleveurs sont tous des agropasteurs et les animaux sont regroupés pendant la saison sèche (octobre à mai) sur les surfaces qui seront cultivées au moment de la reprise des récoltes (juin à septembre). C’est une manière d’enrichir le sol, avec les bouses de ces animaux, utilisées comme engrais. La figure 10 présente des animaux au niveau de leur aire de repos. La figure 11 montre l’état des sols après le passage des animaux.

Figure 10 : Animaux à l’air libre

36


Figure 11 : Espace occupé par les animaux du retour du pâturage Seul l’un des éleveurs enquêtés se prépare pour la pratique d’un élevage intensif par la stabulation permanente de ces animaux. Ce dernier est en train de construire une étable à cet effet (figure 12).

Figure 12 : Etable de Monsieur Ibrahima NDOUR à Sibassor

37


2.1.2.5.2. Ration de base des animaux Le pâturage naturel constitue la source de ration de base des animaux. Pendant, les périodes difficiles, les éleveurs puisent dans leurs réserves fourragères constituées en grande partie de résidus de récolte pour assurer l’alimentation de leurs animaux. Certains éleveurs donnent les restes de l’aliment familial à leurs animaux. Pendant toute l’année, les animaux reçoivent en plus du pâturage naturel, du foin, de la paille de mil, de la paille de maïs, de la fane d’arachide. La figure 13 présente l’utilisation des différents aliments par les éleveurs.

45

NOMBRE D'UTILISATEUR

40 35 30 25 20 15 10 5 0

Pâturage naturel

Paille de maïs

Reste alimentaire

Foin

Niébé fourrager

Coque Fane Paille de mil d'arachide d'arachide

ALIMENTS

Figure 13 : Aliments utilisés dans la ration de base 2.1.2.5.3. Supplémentation en concentré Tous les animaux bénéficient de l’apport de concentré. Cependant, dans les élevages la composition du concentré, la période de distribution, les animaux bénéficiaires, la fréquence de distribution et la quantité distribuée varient d’un élevage à l’autre.

38


Tableau V : Distribution de concentrés en fonction des exploitations Concentrés distribués Tourteau d’arachide Aliment bétail Son de mil Graines de coton Son de maïs Mélasse de canne

Nombres d'exploitation 32 21 16 12 04 01

La figure 14 renseigne sur la préparation du tourteau d’arachide avant distribution aux animaux. Quant à la figure 15, elle nous donne les différentes proportions de distribution des concentrés. Douze des éleveurs interrogés supplémentent leurs animaux toute l’année, 26 pendant la saison sèche et 01 éleveur pendant la saison des pluies. Le pourcentage de distribution des concentrés par rapport aux saisons est donné par la figure 16. Tous les animaux reçoivent des concentrés dans 14 exploitations, les vaches en lactations bénéficient des concentrés dans 19 exploitations, les animaux affaiblis dans 10 élevages, les mâles dans 05 élevages et les animaux de travail dans 01 exploitation. La proportion des animaux recevant les concentrés est donnée par la figure 17. Dans 34 élevages sur 39, les concentrés sont distribués 01 fois par jour, tandis qu’ils sont distribués 02 fois par jour dans 05 des élevages.

Figure 14 : Préparation des concentrés avant la distribution, dilution du tourteau d’arachide

39


La quantité de concentré distribué en moyenne de 2 kg ± 0,73 kg, avec un minimum de 1 kg et maximum de 4 kg distribués, pour une production de lait de 3,79 ± 3,18 litres par jour. 5%

1%

14% 37%

19%

24%

Tourteau d'arachide

Aliment bétail

Son de mil

Graine de coton

Son de maïs

Mélasse de canne

Figure 15 : Les différents concentrés distribués dans les élevages

2%

31%

67%

Toute l'année

Saison sèche

Saison des pluies

Figure 16 : Pourcentage de distribution des aliments selon la saison

40


2% 10% 29% 20%

39%

Tous les animaux

Vaches en lactation

Mâles

Animaux de travail

Animaux affaiblis

Figure 17 : Proportions relatives des animaux bénéficiaires de concentré pendant l’année

2.1.2.5.4. Réserve fourragère Trente-six éleveurs ont constitué une réserve fourragère. La figure 18, nous indique les aliments les plus utilisés pour la constitution de réserve fourragère. Le foin est mis en réserve dans 19 exploitations, la paille de mil dans 09 exploitations, la paille de maïs dans 16 exploitations, le niébé fourrager dans 05 exploitations et la fane d’arachide dans 03 exploitations. Les figures 19, 20 et 21 montrent des exemples de réserve fourragère. 20 18

16

EFFECTIF

14 12 10 8 6 4 2 0 Foin

Paille de mil

Paille de maïs

Niébé fourrager

Fane d'arachide

ALIMENT EN RESERVE

Figure 18 : Constitution des réserves fourragères 41


Figure 19 : Bâtiment pour le stockage du niébé fourrager

Figure 20 : Réserve de paille de maïs à Mbadhiou Peulh

42


Figure 21 : Réserve de paille de mil à Sagne Peulh 5.1.2.5.5. Abreuvement Les animaux s’abreuvent au niveau des différents points d’eau, qui peuvent être des mares (20%), au niveau des puits (13%) ou station de distribution d’eau potable (forage, 84,6%). Les figures 22 et 23 présentent un exemple de point d’abreuvement pour les animaux.

Figure 22 : Puit avec bac pour abreuvement des animaux à Ngane Ndiogou

43


Figure 23 : Point d’abreuvement à Mbadhiou Peulh 2.1.2.6. Maîtrise de la reproduction 2.1.2.6.1. Méthode de reproduction La reproduction se fait soit par la monte naturelle ou l’insémination artificielle. Certains éleveurs appliquent les deux méthodes au sein de leur troupeau. Ainsi, 27 éleveurs appliquent la monte naturelle et 21 réalisent l’insémination artificielle. Aussi, il y a des éleveurs qui ne pratiquent que la monte naturelle. La figure 24 donne la proportion de ceux qui utilisent la monte naturelle et l’insémination artificielle. Quant à l’insémination artificielle, 16 enquêtés pratiquent l’insémination artificielle sur chaleurs naturelles et 07 pratiquent l’insémination sur chaleurs induites. La figure 25 renseigne sur le pourcentage de ceux pratiquant l’insémination artificielle sur chaleurs naturelles et sur chaleur induite.

44


44% 56%

Monte naturelle

Insémination artificielle

Figure 24 : Proportion des méthodes de reproduction pratiquées

30%

70%

Insémination artificielle sur chaleurs naturelles Insémination artificielle sur chaleurs provoquées Figure 25 : Technique d’IA pratiquée selon les éleveurs 2.1.2.6.2. Connaissances des signes de chaleurs Questionnés sur les manifestations des chaleurs chez la vache, 14 éleveurs évoquent l’immobilisation et l’acceptation du chevauchement, 05 ont noté la tuméfaction vulvaire, 29 éleveurs ont mentionné que la femelle est agitée,

45


l’écoulement de la glaire a été cité par 12 éleveurs, la déviation de la queue par 08 éleveurs et 20 ont remarqué le beuglement, de femelle suivi par le taureau et taurillons, du reniflement des urines que nous avons classé dans autres signes. Ces réponses sont résumées dans la figure 26.

35

EFFECTIF

30 25 20 15 10

5 0 Immobilisation et acceptation du chevauchement

Tuméfaction vulvaire

Femelle agitée Ecoulement de la Déviation de la glaire queue

Autres

SIGNES Figure 26 : Les différents signes de chaleurs connus par les éleveurs 2.1.2.7. Hygiène de la traite et qualité du lait Tous les 39 éleveurs interrogés traient leurs vaches deux fois par jour, le matin et le soir. Un seul éleveur questionné ne se lave pas les mains avant la traite, 38 procédaient au lavage des récipients de récolte et de stockage du lait, 28 éleveurs ne lavaient pas les trayons avant la traite. La figure 27 récapitule ces observations.

46


40 35

EFFECTIF

30 25 20 15

10 5 0 Lavage des mains

Lavage des récipients

Oui

Lavage des trayons

Non

Figure 27 : Hygiène de la traite 2.1.2.7.1. Hygiène des mains et des récipients Trente-quatre éleveurs se lavaient les mains pour la traite de toutes les vaches, tandis que seulement 04 éleveurs se lavaient les mains après la traite de chaque vache. Les mêmes solutions sont utilisées pour le lavage des mains, ainsi, que des récipients. L’eau simple est utilisée comme solution de lavage par 10 des éleveurs, l’eau savonneuse par 22 éleveurs, l’eau javellisée par 01 éleveur et 05 éleveurs utilisaient l’eau savonneuse + javel. La figure 28 donne la proportion d’utilisation des différentes solutions de lavage pour les mains et récipients.

47


3%

4%

29%

64%

Eau simple

Eau savonneuse

Eau javellisée

Autre

Figure 28 : Solution de lavage des mains et récipients 2.1.2.7.2. Hygiène des trayons Vingt-huit éleveurs ne lavaient pas les trayons avant la traite. Pour eux, le fait que le veau tète avant la traite manuelle est gage de propriété des trayons. Cependant, de l’eau simple était utilisée par 03 éleveurs pour le nettoyage des trayons, l’eau savonneuse par 06 éleveurs, l’eau javellisée par 01 éleveur et 01 éleveur utilise l’eau simple et des fibres végétales. Les figures 29 et 30 donnent la proportion d’utilisation des différentes solutions de lavage pour le lavage des trayons et la traite effectuée par un jeune berger respectivement.

48


9% 9%

27%

55%

Eau simple

Eau savonneuse

Eau javellisée

Autre

Figure 29 : Solution de lavage des trayons

Figure 30 : Traite d’une vache avec son petit à côté

2.1.3. Changement de comportement Sur vingt-sept éleveurs membres questionnés, 25 ont bénéficié des formations organisées au sein de la plateforme soit environ 93% des membres questionnés. Dix-sept éleveurs interrogés avaient suivi la formation sur la fauche et la conservation du fourrage naturel et celle sur l’hygiène de la traite et la qualité du lait, 07 ont fait la formation sur l’insémination artificielle sur chaleurs naturelles.

49


Sur les 25 formés, 01 seul n’a pas adopté de nouvelles pratiques. Dix-sept éleveurs ont commencé à constituer leurs réserves fourragères, 07 évaluent la quantité de supplément à distribuer à leurs animaux, 04 pratiquent la stabulation, 05 éleveurs se sont lancés dans la pratique de l’insémination artificielle et 11 éleveurs ont mis plus d’effort dans la pratique de l’hygiène lors de la traite (autre). Les nouvelles pratiques sont résumées dans la figure 31.

25%

39%

11%

9% 16%

Constitution de réserve fourragère

Calcul de la ration alimentaire

Pratique de la stabulation

Pratique de l'insémination artificielle

Autre

Figure 31 : Nouvelle pratique adoptée

2.1.4. Evaluation de la satisfaction des acteurs de la plateforme sur le projet AMPROLAIT Rappelons que nous avons interrogé 27 membres de la plateforme sur les 39 éleveurs enquêtés, soit environ 69% des enquêtés. Sur les trente-neuf enquêtés, seul 30 ont connaissance du projet AMPROLAIT, soit environ 91%.

50


Les vingt-sept membres sont satisfaits du projet soit environ 100% des acteurs. Vingt-deux membres, soit 81% sont moyennement satisfaits et 05 soit 19% sont à un niveau de satisfaction excellente. Tous les membres veulent que le projet continue avec des améliorations à certains niveaux.

2.2. Discussion 2.2.1. Description de la PAFILKA Nous avons obtenu au niveau de la plateforme un effectif de femme supérieur à celle des hommes. Nous pouvons expliquer cela, par le fait que ce sont en majorité les femmes qui se trouvent au niveau de la collecte, la transformation et la vente du lait local. Une étude présentée en 2006, a également fait mention de la participation massive des femmes au niveau de la chaine de valeur [19]. La prise en compte de l’effet genre, au niveau de la plateforme est en parfait accord et entre dans le cadre de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) [45]. La CEDEF, exige la réalisation de l’égalité entre femmes et hommes, dans les règles comme dans les faits. La présence d’acteurs venant de professions ou de domaines d’activités diverses mais qui se réunissent et travaillent ensemble dans le but d’atteindre un objectif commun est bénéfique. Cette pluridisciplinarité des acteurs de la plateforme, répond aux principes de recherche agricole intégrée pour le développement agricole [14].

2.2.2. Evaluation des connaissances acquises Les éleveurs enquêtés ont pour la majorité un âge compris entre 26 et 65 ans. Ce qui fait d’eux des personnes aptes à pouvoir transmettre les connaissances acquises à au moins une génération à venir. Cependant, le nombre important de personne n’ayant pas participée à aucun système d’enseignement peut rendre

51


difficile la compréhension de certains concepts, pouvant conduire à une application difficile de ces derniers. 2.2.2.1. Alimentation et abreuvement Au vue de nos résultats sur la conduite du troupeau par les éleveurs de Kaolack, nous pouvons affirmer une dominance de l’élevage semi-intensif dans la région. En effet, les bergers partent très tôt avec leurs bétails pour le pâturage et reviennent tard dans la soirée autour de 19 heures. Cette conduite est peut être due au fait que l’élevage dans la région est pratiquée en grande partie par les peulhs, qui sont un peuple pratiquant la transhumance depuis des décennies. Aussi, il peut s’ajouter à cela le manque de moyens financiers. Car, d’après les informations reçues auprès des éleveurs, l’aliment bétail se vend à des prix très élevés pour eux, ainsi, ils se demandent avec quoi nourriront-ils leurs animaux s’ils pratiquent la stabulation permanente de ces derniers ? A leur retour de la pâture, les animaux bénéficient de l’apport journalier de concentré, dont la quantité varie selon la disponibilité et le nombre d’animaux bénéficiaires. Notons que la plupart des éleveurs enquêtés pratiquent en plus de l’élevage, l’agriculture. Après les récoltes, une partie est utilisée pour les besoins familiaux, une autre vendue et les résidus sont utilisés pour l’alimentation du bétail. La carte sur les principaux systèmes de production laitiers au Sénégal, nous indique l’appartenance de la région de Kaolack au système agropastoral [19]. Nous avons noté l’absence d’étables pour les animaux, dans la majorité des élevages. Cette absence peut s’expliquer toujours par les moyens financiers limités, mais aussi, par le fait que les éleveurs sont pour la plupart des agropasteurs. Ainsi, la présence des animaux sur les terres cultivables en période sèche concourt à enrichir le sol en éléments organiques, qui participeront à améliorer la fertilité du sol. Ces faits sont à prendre en considération, vu que les

52


animaux font la ronde sur les différentes surfaces cultivables des éleveurs. Cela a également été rapporté en 2010 [5]. De nos résultats, tous les éleveurs enquêtés amènent leurs animaux en pâture et renforcent cette alimentation par des concentrés. Selon des travaux publiés en 1991, le pâturage naturel est la principale source d’alimentation de la quasitotalité du cheptel des pays tropicaux, ce qui est conforme à nos résultats [10]. Pour la majorité des éleveurs la sédentarisation des animaux demande des ressources humaines et financières très importantes, alors que les animaux peuvent trouver de quoi se nourrir dans la nature. Mais, les éleveurs sont de plus en plus confrontés à des conflits qui les opposent aux agriculteurs. Ce qui nous amène à nous demander si cette pratique perdurera avec le temps avec l’augmentation des surfaces cultivables. Du retour du pâturage, tous les animaux reçoivent du concentré en supplément avec une prédominance du tourteau d’arachide. L’apport de concentré s’explique par la faible valeur nutritive du pâturage. Ainsi, pour augmenter les productions animales qui sont tributaires de la qualité nutritive de l’aliment, on apporte les concentrés qui fournissent les nutriments nécessaires pour les productions. La prédominance du tourteau d’arachide peut s’expliquer par le fait que la région de Kaolack se trouve au cœur du bassin arachidier et l'arachide, est l’un des principaux produits issus de l’activité agricole de la région [6]. Tous les éleveurs interrogés étaient unanimes sur le fait que la quantité de lait produit par une vache était proportionnelle à la quantité de concentré distribuée. Des études menées à Kolda, ont montré que la production de lait augmente avec la complémentation [17]. Cette augmentation s’explique par l’apport en protéines, minéraux, etc. que fournissent les concentrés. Les réserves fourragères servent à nourrir les animaux pendant les périodes de soudure. La majorité des aliments mis en réserve sont riches en fibres. Ces aliments apportent une quantité faible de nutriment aux animaux. En effet, la 53


fauche des récoltes se déroule après que les fruits, les épis, les graminées, etc. ont atteints la maturité. A ce stade, tous les nutriments se trouvent transférer dans ces parties. Les éleveurs étant pour la majorité des agropasteurs, les cultures sont destinées en première intention à l’alimentation humaine et les animaux ne bénéficient que des résidus qui sont mis en réserve. L’abreuvement des animaux s’effectue au niveau des points de forages (84,6%), dont les positions sont connues par les éleveurs. Ce résultat est supérieur à celui d’une étude menée dans la région de Kaolack en 2013 [26]. Les éleveurs sont obligés maintenant de parcourir de plus grande distance pour permettre à leurs animaux de pâturer vue l’augmentation des surfaces cultivables. Ainsi, il devient important d’augmenter les forages pour que les animaux puissent parcourir de faible distance pour étancher leurs soifs, cela peut expliquer cette différence. En somme, en nous basant sur les résultats obtenus, nous pouvons dire que les formations sur l’alimentation des animaux ont atteint leurs objectifs. Car pratiquement tous les éleveurs formés ont mis en pratique les connaissances reçues dans ce domaine. Certains par la constitution de réserve fourragère, d’autres par l’augmentation et l’amélioration des concentrés distribués. 2.2.2.2. Maîtrise de la reproduction A partir de nos résultats, nous pouvons dire que la monte naturelle est la méthode de reproduction la plus pratiquée par les éleveurs de la région. Et que les éleveurs ayant pratiqué l’IA avaient pour la plupart bénéficié de cette opération à travers les actions menées par certains projets. Ceux qui s’adonnaient volontairement à cette pratique étaient moins nombreux. Cela est peut-être dû au manque de moyens financiers et d’information des éleveurs pour l’adopter, de croyance religieuse (le marabout qui refuse les produits de l’IA), aussi, au faible taux de réussite de l’IA dans la région. En effet, ce taux était de 37,11% dans les régions de Fatick, Kaolack et Louga [28].

54


Nous avons noté que les éleveurs pratiquant l’IA, optent plus pour l’IA sur chaleurs naturelles que celle sur chaleurs induites. Car cette méthode est connue dans la région par l’intermédiaire de divers travaux, en effet, cette méthode initiée en 2006 dans la région de Kaolack a été renouvelée en 2010 [33]. Aussi, une étude a montré qu’après l’avoir expliquée, 77% des éleveurs étaient prêts à l’adopter car elle leur permettait de gagner du temps en limitant les stabulations des animaux, puisque ces derniers ne sont entravés pour l’insémination qu’après observation des signes de chaleurs [5]. Pour pouvoir inséminer une vache quelle que soit la méthode d’IA retenue, il faut que l’éleveur face appel à l’inséminateur après l’observation des chaleurs. Les chaleurs se manifestent chez la vache à travers des signes majeurs et mineurs. Le signe majeur qui est l’immobilisation de la vache et l’acceptation du chevauchement, n’est connu que par pratiquement 2/5 des éleveurs. Ainsi, il faudra renforcer les formations sur la reconnaissance des manifestations des chaleurs chez la vache. Au final, nous pouvons affirmer que la reproduction n’est pas maîtrisée aussi bien au niveau des éleveurs par la faible connaissance sur les signes de chaleurs que des inséminateurs vu le faible taux de réussite de l’insémination. Conscient que plusieurs facteurs sont à prendre en compte dans l’échec de l’insémination, il s’avère nécessaire de trouver des solutions pour pallier ce problème. 2.2.2.3. Hygiène de la traite L’hygiène au cours de la traite revêt une importance capitale, car le lait est un milieu de culture idéal pour les bactéries. On note un minimum d’hygiène chez les éleveurs, du fait que la majorité se lave les mains à l’eau savonneuse avant la traite. Cependant, la quasi-totalité ne lave pas les trayons avant la traite, car pour eux, le veau nettoie les trayons lorsqu’il tète. En effet, les éleveurs laissent le veau téter avant de traire la vache.

55


2.2.2.4. Changement de comportement De nouvelles pratiques ont été adoptées par certains éleveurs. Cependant, il faut dire que les réserves fourragères constituées par des éleveurs sont réalisées avec des éléments pas assez nutritifs et donc pas favorable pour la production laitière. En effet, comme nos résultats l’ont montré ces réserves sont faites en majorité de foin et de variété de paille. Nous notons néanmoins noté le calcul des rations alimentaire pour les animaux est bien effectué par ceux qui procèdent à cette pratique. La pratique de la stabulation et de l’insémination artificielle sont des activités louables qu’il faudra encourager, car elles ont un rôle non négligeable dans le développement de la filière laitière locale. 2.2.2.5. Satisfaction des acteurs de la plateforme vis-à-vis du projet AMPROLAIT Nos résultats montrent d’une part que des éleveurs non membres de la plateforme, ont une fois entendu parlé du projet AMPROLAIT par l’intermédiaire d’autres éleveurs membres de la PAFILKA. Ces éleveurs souhaitent faire partie de la plateforme. Les principales raisons qui les animent sont les actions de dons d’aliment, de formation offerte par le projet. D’autre part, tous les acteurs interrogés ayant connaissance du projet en sont moyennement satisfaits. Cependant, certains éleveurs ont fait savoir leur mécontentement.

D’autres

se

plaignent

du

non-retour

d’informations,

concernant les résultats d’analyse obtenus après des prélèvements réalisés sur leurs animaux, tandis que, certains ont comme l’impression que seul un groupe des membres bénéficie des formations sur le renforcement des capacités. Le non-retour de l’information est peut-être le fait de l’absence d’un intermédiaire permanent entre les chercheurs qui se trouvent à Dakar et les éleveurs à Kaolack. Aussi, parce que les déplacements de la coordination du projet sur le terrain se déroulent dans des cadres bien précis avec un objectif bien défini. Il s’avère donc nécessaire de redéfinir les modalités d’échanges entre les

56


chercheurs et les acteurs. Quant à la participation aux formations par un groupe de membre, cela est étayée par nos résultats. En effet, au moment où certains membres ont eu à participer aux trois formations, d’autres membres n’ont participé à aucune formation. Cependant, on peut remédier à cela, en permettant aux personnes absentes aux formations de bénéficier des connaissances enseignées à travers les membres ayant participés à ladite formation. Ce qui rentre dans le cadre des principes de l’IAR4D, qu’est-ce l’apprentissage par les acteurs travaillant ensemble [30]. D’un point de vue général, nous pouvons dire que le projet AMPROLAIT a apporté sa pierre pour l’amélioration de la productivité de la filière lait local de Kaolack. La compétitivité de la filière est un point à améliorer. Nous avons noté l’absence de mini-laiterie fonctionnelle dans la région. La coordination du projet fournit un grand effort pour atteindre ses objectifs, mais il faut pouvoir analyser les intentions des leaders, afin d’éviter que ces derniers n’utilisent le projet pour des intérêts personnels.

57


Chapitre III : Recommandations A l’issue de notre étude, nous recommandons à :

3.1. L’Etat du Sénégal  De favoriser la création d’une mutuelle de prêt, spécialisée dans le prêt des aliments aux éleveurs, avec des contrats bénéfiques aux deux parties ;  De mener des campagnes d’alphabétisation ;  De former des inséminateurs afin de réduire les échecs de l’IA ;  De mener des campagnes de formation sur l’hygiène de la traite.

3.2. Projet AMPROLAIT  De se rapprocher directement des vrais acteurs de la filière, c’est-à-dire aller vers l’encadrement rapproché ;  D’échanger plus avec les éleveurs, ce qui les mettra en confiance ;  De refaire les formations sur l’hygiène de la traite et sur l’IA en insistant sur les signes de chaleurs chez la vache ;  D’intervenir dans la mise en place de mini-laiteries dans la région, de faire des publicités et des campagnes de vente de lait local, afin de pouvoir le faire vendre, pour le rendre compétitif ;

3.3. Eleveurs  De se regrouper par localité, et d’échanger pour trouver des solutions à certains problèmes qui se présentent à eux ;  De constituer des réserves fourragères avec des éléments plus nutritifs comme le niébé fourrager ;  De faire des compromis pour permettre à leurs animaux de bénéficier de supplémentation alimentaire surtout pendant les périodes de soudure, en acceptant de vendre certains animaux à la réforme et utiliser cet argent pour reconstituer le stock d’aliment ;

58


 De pratiquer l’IA sur chaleurs naturelles, car elle présente beaucoup d’avantage ;  De s’adonner à plus d’hygiène dans la traite des vaches, surtout en utilisant des désinfectants pour le nettoyage des mains, pratiquer le nettoyage des trayons.

59


Conclusion La présence de deux filières laitières est une réalité au Sénégal, la filière d’importation de lait et de produit laitiers et la filière lait local. Face au développement des zones urbaines et des nouvelles modes de consommation, on observe un fort développement de la filière d’importation. La filière lait local est confrontée à de réelles difficultés, notamment des contraintes de faible productivité, de qualité des produits, etc. La filière d’importation se révèle alors une concurrente impitoyable pour les productions locales. Pour faire face à ce concurrent et insuffler une croissance à cette filière locale, le projet AMPROLAIT a entrepris diverses initiatives pour améliorer la productivité et la compétitivité de la filière lait local dans la région de Kaolack. L’intérêt de notre étude est d’analyser l’effet du projet AMPROLAIT sur la productivité et la compétitivité de la filière lait local à Kaolack. Il s’agit de façon spécifique de : - décrire la plateforme d’innovation multi acteurs de la filière lait de Kaolack (PAFILKA) ; - évaluer les connaissances acquises au cours des formations ; - noter le changement de comportement de ces acteurs ; - évaluer le niveau de satisfaction des acteurs de la PAFILKA sur le projet AMPROLAIT. Pour ce faire, nous avons eu à enquêter 39 éleveurs de la région de Kaolack dont 27 membres de la PAFILKA et 12 non membres. De cette étude, il ressort que : o l’élevage dans cette région se fait toujours selon le système agro-pastoral ; o le tourteau d’arachide est le concentré le plus utilisé dans les élevages ;

60


o tous les éleveurs possédaient une réserve fourragère, cependant cette dernière est constituée en majorité d’aliments riche en fibre ; o l’insémination artificielle sur chaleurs naturelles était pratiquée par plus de la moitié des éleveurs et ces derniers reconnaissent en partie les signes mineurs de manifestation des chaleurs chez la vache ; o quasiment, tous les éleveurs ne procédaient pas au lavage des trayons avant la traite ; o certains éleveurs ont adopté de nouvelles pratiques d’élevage après leur formation et portent plus d’attention à leurs élevages en vue d’une amélioration de leurs pratiques quotidiennes ; o tous les membres de la plateforme sont moyennement satisfaits du projet. De l’analyse de ces résultats, nous pouvons dire que le projet AMPROLAIT à travers la plateforme d’innovation multi-acteurs de la filière lait local de Kaolack a eu un impact sur la pratique de l’élevage dans la région à travers ses acteurs. L’amélioration de la productivité est un fait qui est en perpétuel développement. Cependant, certains points sont à revoir pour une amélioration durable de la productivité et de la compétitivité de la filière lait local à Kaolack. Ainsi, nous recommandons :  A l’Etat du Sénégal  De favoriser la création d’une mutuelle de prêt, spécialisée dans le prêt des aliments aux éleveurs, avec des contrats bénéfiques aux deux parties ;  De former des inséminateurs afin de réduire les échecs de l’IA ;  De mener des campagnes de formation sur l’hygiène de la traite.  Au projet AMPROLAIT  De se rapprocher directement des vrais acteurs de la filière, c’est-à-dire faire de l’encadrement rapproché ;  D’échanger plus avec les éleveurs, ce qui les mettra en confiance ;

61


 De refaire les formations sur l’hygiène de la traite et sur l’IA en insistant sur les signes de chaleurs chez la vache ;  D’intervenir dans la mise en place de mini-laiteries dans la région, de faire des publicités et des campagnes de vente de lait local, afin de pouvoir le faire vendre, pour le rendre compétitif.  Aux éleveurs  De constituer des réserves fourragères avec des éléments plus nutritifs comme le niébé fourrager ;  De pratiquer l’IA sur chaleurs naturelles, car elle présente beaucoup d’avantage ;  De s’adonner à plus d’hygiène dans la traite des vaches, surtout en utilisant des désinfectants pour le nettoyage des mains, et de pratiquer le nettoyage des trayons.

62


Références bibliographiques 1. ADEKUNLE A. A., FATUNBI A. O., BURUCHARA R. et NYAMWARO S., 2013. Integrated Agricultural Research for Development: from Concept to Practice. Forum for Agricultural Research in Africa.- Accra: FARA.- 136p. 2. Agroalimentaire SENEGAL, s.d. Filière lait/Présentation de la filière : De la production

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de

lait

UHT

demi-écrémé.

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GROUPE

DE

RECHERCHE

ET

D’ECHANGES

TECHNOLOGIQUES.- 2005. Maîtrise de la qualité dans la transformation laitière au SENEGAL : Guide de bonnes pratiques d’hygiène. Version validée lors de l’atelier national du 15 Novembre 2005.- Paris :GRET.-103p. 28. HAKOU T. G. L., 2006. Insémination artificielle bovine basée sur la détection des chaleurs naturelles par les éleveurs dans les régions de Fatick, Kaolack et Louga. Thèse : Méd. Vét. : Dakar ; 29 29. HAUG A., HOSTMARK A.T. et HARSTAD O.M., 2007. Bovine milk in human nutrition-a review. Lipids in Health and Disease, (6): 25-47 30. HAWKINS R., HEEMSKERK W., BOOTH R., DAANE J., MAATMAN A. et ADEKUNLE A. A., 2009. Recherche Agricole Intégrée pour le Développement. Une note conceptuelle pour le Forum Africain de 66


Recherche

Agricole

(FARA)

Challenge

Programme

pour

l'Afrique

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BOULEY,

GIRARD,

GROGNIER,

MOIROUD,

RAINARD, RENAULT, VALET et YVART, 1994. Recueil de Médecine Vétérinaire.The health sciences library University of California, Davis. Rec. Méd. Vét, 170 (Numéro spécial Juin/Juillet)

67


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http://www.ge.ch/egalite/doc/adresses-utiles/generalites-

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68


Annexes

69


Annexe 1 Teneur du lait de vache en différents nutriments et leurs effets bénéfiques sur la santé [29] Constituants

Teneur par L de lait entier

Matière grasse Acides gras saturés

33 g 19 g

Apport journalier pour 0,5 L -

Acide oléique

8g

-

Acide laurique Acide myristique Acide palmitique Acide linoléique Acide α-linolénique Protéines

0,8 g 3,0 g 8g 1,2 g 0,75 g 32 g

30 – 40 %

Lactose Calcium

53 g 1,1 g

40 – 50%

Magnésium

100 mg

12 - 16%

Zinc

4 mg

18 – 25%

Sélénium

37 µg

30%

Vitamine E Vitamine A Folate ou vit B9

0,6 mg 280 µg 50 µg

2% 15 - 20% 6%

Riboflavine (vit B2)

1,83 mg

60 - 80%

Vitamine B12

4,4 µg

90%

Effets sur la santé

Source d’énergie Augmentation du HDL, du LDL et du cholestérol total, inhibition des bactéries et des virus Réduction du cholestérol plasmatique, de LDL-cholestérol et du CDH Antiviral et antibactérien Augmentation du LDL et HDL Augmentation du LDL et HDL Source d’Oméga - 6 Source d’Oméga - 3 Acides aminés essentiels, peptides bioactifs, facteurs de croissance et activité immunostimulante Source d’énergie Formation et entretien des os et de dents, maintien de la pression sanguine, contraction musculaire Traitement de l’asthme, prévention du vieillissement Fonction immune, expression des gènes, développement du fœtus Réduction des cancers, des allergies et du CDH Antioxydant Vision et différenciation cellulaire Synthèse d’ADN, division cellulaire et métabolisme des acides aminés. Métabolisme énergétique de toutes les cellules, croissance et réparation des tissus, production d’hormones, formation des globules rouges. Fabrication des globules rouges et du tissu osseux, entretien des cellules nerveuses


Annexe 2 : Circuits des produits naturels Source : [27]


Annexe 3 : Fiche d’enquête

EISMV - Projet AMPROLAIT- P AFILKA Objectifgênéml de cette étude e.'1 d'ana~'"" les l'effeJ t/11 projet AMPROL4rT sur l'o111êliora1io11 de la producrivitl et de lt1 tvn1pétili11ité dt ln filière lait local à Kaolack Ce qut'...'ition11aire a été élabori afitr d'il•aluer les C'on1u1issa11ces at'qUÎSes par l'éleveur s1Jr : - Lt1fau!'/J~ et la t'Onsen atio11 ''" fou1·rr1ge 11011111!/: - L'iusê111ilr<1tio11 ttnificie/Je sur chaleurs 11cu,n·c lles: - La Jauche et la t·onsenra1io11 Ju fourrrtge. 1

1

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9. Localllf

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10. Ni"'au d'f tude 0 LArubc: 0 '2. Prümln': 0 l. SC'co rw:huœ 0 -l. Supérieur 0 5. ~anl

1

1 1. Plaire ort"upN! dans l'e~ olluUoo 0 1. Propriêtaire 0 2. &Q?:erlèrcJ 0 4. A utrt

.J. Pré.nOOllS)

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1:1. Si autre. sréclsex

L ~lasC'u1in 0 2 Féninill

1

7. Sil uallon nmtrhnonlnle

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S. Tr:m('ht> d'ige 0 L IS-25an!I 0 2. ~ • 45 nn:s 0 3. 46-M ans

0

0 3. Ouvrkl(êœ}

12. Sl au l«!, Jl'èc:lse:l

-l. Nom

0

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0 2. ~tu.rié(cJ

1

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8. Conbk'-1

1

.Geslioadt

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13. A <'1i UAXtrtJMI les anlnmux? 0 1. Propriét:liœ 0 1. GE 0 3. Autœ

19. Type dt> bitboeot 0 1. Babk: 0 1. Pute anilicut' 0 3. &tclo.s 0 4. Airlibœ

16 , S i autre. prkisez

20. TaUle ô.t troop.iau

0 2~-50 0 3. 51-75 0 4. Th · 100 0 i JOI • Ill 0 6. 126 • 150 0 7.+ dc 150

0 l.5·25 l.a qNDrhrn 11't.u p~mrlfJI! q11r si."

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11. Sysliolllf> cr él e'4igt•

0 l.P!i1um.s:e

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2 Pdlumg.c et sr.nbubtion

lA rfpotul' 1/.oi1 ~rw ni•prûr """' I i-J 500.

0 .1 St.nbula.1.lon pemnnentt'

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22. EJf('('tiJ de la omin cfoeu,Te

18. S i autre, p:êci.sez

23. Type de m.tin d'oeu,re 0 1. Fnmil.iak 0 .! Sabriak


1 4. Con.ueot esl ré oumériit lu nlllio d'oeU\Tl"snluriale?

0 LM

lC). Bff'Ctif de lu omio # QeU\Tl"

salariale

L Espèce 0 ! . N:ittut

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IA rfpflw.v doJt Ir,.,. toMp<iM ,.,.,.,.,.On .sa.

23. Pr~clsez si rénu:mêrM.li>o nature

ln qitrmm1 .11 't.cr prnm.rru,. •1""si RhNlffitul#Jtl dl' ila main Jtotll1'"' i"hlllll"..

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I Mdrise do Ill "'~lion

1

27. ~'k'lbod> OO n>1roclkllcu applhp.if;e 0 L Mon1c naturelle C 2. lnstniniui>n u.niflC'ie.llc

3 1. Sl aul.N!, Jl"i<:lsez

1Ynr.'P"'""': l'«"lilfrpl1r11i'1'~UK.1.

1

28. Si monte nalurell('. powcpoJ rw irallquei. ' UU.'f IJlS l'L\?

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Lo q11rniulJ 11nt rttlifff'-1'~ qNt • Glwt.w.mJ.nn• .wrlnxqwu dlf chiJlfflr

1 ln qitrmm1 .11't.u prnm.rnh' 171ttsi .&llr1-Jr J, l'l'pmdtlain.11 opplrqw.fr

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~foblllll' IUflllR</ft',.

19. SI huêmloatioo urtiflclelle. l('cp.1el 1Kllillcp.ie1.·\WS?

0 L 1A sur cbakurs nutt:rclks 0 2. l<\ sur chaleurs proroquées 1b•., po1r1"': r«lllfr11l1uir11n a.tu La io/IU"Jritm .11 'l'JI' pmiwtffk qlltn ,\llthorlr J.- rrrRJdttt.ikr.11 upplilfl'Ü : "''""'~"M.lflictJ ttrtiftr•rlk..

30. Quels .sont 11!5 signes do cl1:lle-urs que \OtlS conoalsse:i'!

0 0 0 0 0

L lrmubilisation ct ucrcptntion du che'lllucbc:mcnt !. TunXf.:iction vuk·nilc 3. Fcnl:lk: agitcC' 4. &:oulcmt"ru de b gbiœ 5. Déwl:Hlon dt b qucte

0

(l. AUIR:.

1

1 32. Que rattes \OUS ap.-è!s absl'f'\2llon des .signlt'S dl' thaleurs? 0 1. Cootncter J'insémirt.J.tc:ur 0 2 Coottûlc la m:>11tc par un nilk du troupeau 0 1 lnisser k:s unSnauxenln: CU.~

0 4. Aul.IT 1'1110- fK~•ur- nK"hlfrp/1uk1ni n,,~ 11 otJI 1n;r.unr11nri..

33. Si autrt'. Jl'êcisez 1

1

1-A l/Ntst!tt.11 11 'ut pr11.Îw.<'fftt """.d Ar1111" da uhM'TmlirJ" ;t_,.;1 rhn/wn =

: t11tw"'

34. Nlwau OO C'Ulln3is.sance s ur les sl~ ncs de chaleur 0 1. ~fUU\'llis 0 l Pu.ssablc 0 J. ~foycn 0 4.Boo 0 !. E~clknt

1~10po1t1r. r«lllfr phr1.1lfltn rn.-r..r.

1

IAUmelllalioa el A•avemem 3 3. Qu~l est l'allment œ \U unboaux'! 0 1. Piltur-tte nntuœ.1 0 2. PalUe Je nii 0 3. Pnilr de nu"& D 4. PaiUc de riz

0 S. Fane d'nr.ichide 0 7. N'JCbê Fourrager 0 9.Auue

0 6. Foin 0 8. Coque d'll.1llcblde

\il.., Jl"llll'I': t.oH.'blfrpl1raiotl"f n1-ta.

36. Si autre. P'éclsez 1 Lu qlltJThm 11 ·m p.-nirtt.ffi~ q11P_,;AllMmirluua da .r11iauulr = ..A1111r..

37. Où trou"\ff·WUS J'alln.nl '! 0 l.Natuœ 0 2. Prodlil s:ut.nimc 0 3. f\111.œhc." loc<il 0 4. AUUt' \Y110ptJlll't'.t <ochupl11.r.ilfl1rst.Mn (1 #JI •11.tJ1n1rM1j.

38. Sl ;autre, p-i'<'-lse:i. 1 ÛJ qttntfim ,11't.1t ~11.ifu•nJ! tfNP .ri OiJ 111.l'ln'f'.:'-llJIU rQlimt'llJ

1 '/ : 'illl.flf'"

39. \'os anin-i:iux rl"4;ohent-ll.s ckos c:onc:eutrés1' 0 LO..I 0 :?.Not ..fO.Slool, lescp;sels'! 0 L Tuuneau d'arucltK!e 0 2 Touneau de cC>lon 0 3. Grn.inc de roton 0 4. Ci:ainc d'arucbidc: 1 0 6. Qain de nil 0 5.Gminedennïs 0 1lSoo d<' rmis 0 7. SondcW. 0 9. Son de llil D 10. ~I Cbssc decnnne 0 11. Alim:n 1bêtnil 0 12.AUIR:' "'"" (H11t1r. wdllfrplusicu~ tu.rn 1.1.1qw.utimi11'r.st prm,,,._,.., Il"" .ri Sllpp/i,,,,..«ttJ1J11 Jr rab,,,...irtmi :

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SU.Awi \(IUS u.oo r-éser'll' rourragëre'!

4 t. S I autrl'. p-ëclsex

0 l.Oul 0 2.Non

1

1

LM 11tt,.:ithm 11'"-lt prn;.,,rrtlr q1u• ~i S1 "~I. lrsl(IHb'! : ".\111"..

41. A quelle pêrloŒ <lstrlbuei \Ot.IS ces s uJll,itmfntsî' 0 1. S"llison des pluies 0 ?. Saison sèche 0 .l. Toute l'nn.nêc

51 . SI oo:i. œcp.u!lll' \utîi lê d'es pkl' s ' agll-il 'f 0 l. Poin 0 2. Paille de ril 0 .l. f<Jjlte de mil 0 4. Pllille de rm.ïs 0 5. Niebë: fourrager 0 6. Fianc d'arachide

0 7. Auln: """" rmn°t':: f.".'IH"htrplusi~'"' f'tlJa. La qlll.r'.ftilm 11·1:.1t patiMrtll" qwt .tiArr.

Ln q1t~rifm .11hr pMirurtk q1lt :ri SMp11tMndrt.dtJ11 dr fal.urtrmW :

'Ymr

't'Jwj•

43. Quels .sont 11!5 anhnanx qui en bénêftcleut? 0 L Tous les anilmux 0 2. Les ''Œches rn l:u:1:ntktn 0 3. U.s \•aches geslllntes 0 -4. Les an.fnauxuffaib~ 0 5. Les iaoitrnuxde trn\'ilil 0 6.Aul.rt"

"'a.i lftit ro,.,...,jtlrtrm'f(irr- 1 :

52. Sl autre, p-t'clse:i

1

1

l.IJ qr11•.nim111'r.xt pt'~.llft' 'lf't .ri Uui;ti fl'tlpir< : i\.11tll'"

\'(10Jl"lfl'r.t ' " " ' " "pl11J.11t11n ttuo.

L1 qwr~ a'o•.lt ptnittr.11h~ qur si S•pplnrtttt.lfdttn• Jr fuliirrr1uurm : ..,,.,.

53.Sl ouJ. 1pelle c,iantllê a~l \WS en 1 s tock ? (l'stlmatlon en nom&re de

1

charrette)

4~. S i autret p:êdsez

1

1

La .rfpCJIW' ;l<(>j/ itw roM11riH r.111w 5 t'I 100. La q1.r_'ft•m .11't'...ft ~nitt.t'rtlr qt1t ..a A1°t': \'f1'J1.l 1111t rrMn·<farormxr.f't'!

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T.hti"

ln 'i"rmrn111't.cr ptnmrru,. 171t.r $; Billiftriniw Jn rmer-rnrrt!: ~~.,,..~

34. Commem \UUS. apprO\fs-lomH•c.z '4lllre rést>rw '? 0 l. Rtsldus de ricohc propre à vous 0 l.Acb:u dirc1.-i :ivc:c des agriculteurs 0 l. Achat au nnn:hê 0 4. Autrt

+15. A quelle fréquence clslrlbua \UUS les C'Oll('f.lllrês? 0 1. 1 fois ;jJur 0 2. 2 lbis~)Ul 0 l . J fOiifJOU1 0 -t +de 3 IOisljour ln 'i"rmrn111't.cr ptn"'-rlfh' 171t.r $i SNpplt.nir.1/inn Il• f,;dimrll"JaJj,1

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La qrtr..urn .11'r.11p"1tmrrur. q11r si S.pplnwmrabtJi1 Jt tulmu:lflil,;,, : "Owl~

36. ~ •s• t'h pnllhp.ttt œ lasuPrfêanlatlm 0 1. ~fUU\îlls.c: 0 !. Pnssabtc 0 2.~1 o~ nnc 0 4. Bonnc 0 S. &:rllcnle

4 7. S i autret p:êdsez

1

1

La qttD?hm 11't.!t pt'nirtt.lflt q11r .1 i Oit .tJl'lrCt....:. <11.1u kfn:•lll:~IPU? : "A•trt'~

1

1

0 J. Puil

0 3.Autn:

1bm pt1111...: r-f?dit-rpbuitlfr.snucJ ; J u.11 nuuar-11m ;.

58.Si autr-.... prfclst'.i.

la rw:p01u.- duit iJrrnHrtpnw r.lfltr / .-1 J. ln qNe:itMr.11 .11't.tt pMifurtlt q1lt :ri SMp11fMt1drllitJ11 dr fal.urtt.!Uttt'ÛI : 'Ymi" \~u:riel. \OUS

57. Sourct' lfulnuwnwnl 1 0 L f.:iu de robirlr;I 0 !. ~lm:

0 4.. Foragc

+18. Qnt ll• quanUtë de cœce.nlri dlslrîbul"i. \\JUS ai urw nK'he J:llr joor?

--49,

1

ÛJ qttr.'ftifm n 'r~ twniMlf~ qNr .fi Jo.11/n' d'urplfJVbifmNr.rfftPfJ : : \1urr•

1

1

l.tJ 'llfUIJIM n'r.u fH't1.i#rrttt: 'fN' n Scr.1110' J<1bn11l't'JrtlNt: ~AMw"'

la qu11ulilf en ronctJun Πl'flal paysialogl!JW

de l'nnlm3l? 0 L0.1i 0 '?.Non La t11trnm 11't.!t p.-nirtt.lflt q11r $f S11ppthtrntarit1n Jt lblult.rJtJarkl

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"Orti"

ffvmoae clr la !nitr d plili cm lait 59. Nombre de tralle (.llr jour et par ' ache? ln .ripwt:iw diJJt ;,.,., oo•ptùt r.111" I ,.J J.

1

1 1

60. ~·lomLi.nl de la lruite?

0

L~fnfio

1~1.upu1nr-

Cl 2. Midi CJ

J.Soir

rl'IC'Ji..rpl1uk11r.. nnu/1 otll1n;r.u1r111rtJ..


6 1. Brec.tir des tra)"t'urs!

1

72. SI noo au la\llges c:k>s .mùns et rttip ents, r oorq.iol'?

1

La 1'i/ Jtm111e tloJt hn- ni•priJtt r#ln' l '"' JU.

1

6'2-. La\e:t 'œs les mains poor la trait~?

1

/JJ qNrJtimi 11'r.xt pt'nirar1flr l(fllt! .ri U.r·o~&•' 1/n •ubu :

~N· '"'

l.11i:i1&r

J,.x rir1pJ.•111s : "'Nil"•

0 LOui 0 2Xon

73. Ltw>: \QtlS les tra~·oos?

63. S i oui.il qool momenl1 0 1. A \ 'l!Ol b trulie d'une vue be:

0 l. Oul 0 2. Non

0 !. A ' 'anl 1n tmite de loutes ks vnch<5 0 3. Autn:.

7-1.SI Oui. jXIUr~ ?

f..1qtJl'__ 11 ..•.U p~rrttl'Jfb! iJUI' SÎ UJ1T1,"4" r/t$ttt0Nll: "()uj•

1 6.f. S i aut re. P"ffi.sez

1 IA

75. SI noo, poor «JJol'!

1 111t~'.~• 110I' p <'riiltrJtJI'

1

l A flNl'~ttW 11'u1 !Jlt11.Î'nflllt' il/,.,....d Un-c n»U kf tn1T01U.' : "Olff•

q111• :si Mi111fNIJ 1!11

Anfl~<'

:

~.,,_,.,..

1

66. S i ooJ. il ipe.I moownt? 0 L Tôt Je cmUn

1

w 'INl'.'rtifm 11'r-'1 rwniMIUf! qN.. ..d W1-r. l'INll ln trrr.nmr.' :

65. la\ez ''WS les rtic:lpienlo;? 0 L0.1i 0 :?.N<tn

76. SI ooJ, :n-ec cp.iol? 0 1. Euu silrpir' 0 2. 81.u sa,·ooneus.e 0 .l. Enu .P Y< listt 0 4. Auln:

0'!.A\'Ml1a lm.ile

0 3. Après 11\•oirn-nversé lecon1enu 0 4.;\Ulrt

!A l/Hl'.'rtifm 11 'r-'1 twniMlf~ qN.. .fi !A l'r. l'INll ln trrr.nmr.' : 'îh1J'

lbu palfl'I':. r«hrrp!1rMl!l1r.rrtuu ( ! '"' Ruu11n11.w;. LM 111tr:ir""1. 11',..U prnitJrrtlr q111• ;1i La1J1gt" dr;1 firipif'IU.1 :

'71>'on~

77. Si autr(!, p-éclsex

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67. S i autret p:êdsez

1

1

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ÛI qNutWIJ 11 ht ,,atifulllt f./Ne' .Ji S<ll11Jir1# #lili:df" J'f'Nf llrtJO.W f fu tra :

1

-:.~

1

ln 'iNr.nirn111'r.cr prn"'-rnh' •llt.t,,; Un111Nll da A1lv1µ

Jn rkipk11ts =

78. OU sloe,kez ,ws I(' lait collttlé 0 1. Sc:tu (R pbstfq uc 0 1. Ricipic:nl cn 1duniniu1n

:~#11\"M

68 . A "'c q.1ol l:a\e7. \11US les muins et l('s r êclJitnl.!i? 0 L E.Ju sinple 0 .!. Elu Sll:\'Onntus< 0 3. Blu j;l\'C'li.o;fc Ô 4. AUU'C'

0 3. Aul.re

19. Si autrt'. précise'l

la qru.uUui ,..,..., p4"nftfrr11'1' qirr ,,; U.1"8'" dn Maim : "OuiMm1 l.Mntgl"

Jn n'.:;,11t.ms : 'Ymi"

1

1

La qfll.1tilm a ·1:.1t puiim'rur qwr .fi S1tH·bJ1i J11 l1ur rolkdi = ·.wrw•

69. S i autre. p--fclstz

80. J\lse en pratlCJlt' de l' b3·g ii!ne de 111 frllite

1

1

la qrtr..Hrn .11'f,11 p'"'1.mrnJI! q11r si StihulÎlll ilr 1t1•11VJ1YJJI'

0

L~h1uYaise

0 4. Boon<

: :..\.1111t•'

0

2. Passable 0 0 5. Fxellrente

3.~1oy<nn e

7U. Pourquoi lawi '4>US les nlalns et récip entsZ 0 L Hy,slièn< 0 2. Ne sait pas Ù 3.AUll't' la qru...W.n ,..,..., p4"nftfrr11'1' qirr ,,; U.1"8'" dn Maim : ''0111·

m1

l.Mntgl"

Jn n'.:;,11t.ms : 'Ymi"

7 1. S i autre. p--fclsez

1

1

la qrtr..Hr11 .11'f,11 p'"'1.mrnJI! q11r si Ruvnn JN Ail1U.(1' df.s "''"'" '"'

rkipim.t: ':-\11t/r~

]

JP;;;l;1 AM PROLAIT

El•aluer la .m1isfa!'tio11 des arteur.r de la PAFILKA sur le projet AMPROLArr. 8 1. Co11nalssez \OOS le fl'OJel 0 L0.1i 0 2N<tn

A~ lPROl..1\m

1


82. S I ooL coouuenta'u \OU!i eu coooafs..sanC"t! dE! et' projet? 0 !. Eleveur 0 3. Conlltre 0 L M édias

93. Sl ooJ, <lri'! 0 1. Coniuilu1lon de rêscrvc fourragètt

0 4. ~lcnbrt de la PAALKA 0 5.AUtf't' la f(IU.'lfilu111't.lt p,.n.inrrur qirr ,; Cllll.lf.tiiu.-: 1v1&f Ir pmjrr .\1l/PROL\fr. =- "Yh.r

0 2 Ctkul de b ration alinr~tllitt 0 3. Praliquc de ln slabuJa1ioo 0 4. Pnlliqut' dt' l'lA 0 S.Aul.f't'

83. S i autre. prklsez

1~1'U rr1111r- rf'JC'ht"rrJ111k11Ill l"UJn. IA 'INl'$t.l<W 11'ut .dAJf•pliGn d.t' tuJ1r1..-Jlt" pm!N/11,. =- "l)lri'

1

,,..m,,_,..,_,.,. """

1

la qttr..Hrn n'ur pt"nmrrur. q11r si !W111"' d'mfanrtnoon

94. SI autrt'. P'fclsei.

= ':\111""

84. Des \OUS mtmlre œ la PA•·n..KA't

1

0 LOul 0 2. Non

1

l.tJ qlfutMm n 'r.u /N'tfitr.rlftt: 'If"' Ji Si u•r. q1r"1-. = "ANtn'..

85. S i non. poorcpti'!

9s. SI non. p>11r.pol?

1

1 1

la qttr..urn n 'ur pt"nmr1r1r. q11r si lolrJffbS't' dt" lu PAFILKA

= 7''o""

1

ÛJ '1Nr.nim111'r.xt pt'~.lftr qJttAAJ"JflilJ/I. J.r """'"''"

86. \'oom-ln ue ilre memlre't

Qt),

0 LOul 0 2. Non

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Awz voos ob11entl un cbangemrnl cbns w.ilre proWcllOl:t

dep.1b lumlst.' t!n p-ru.Jq~ OO ces coonlllssames? 0 LOul 0 2.Non

la f(IU.'ltÛt1111't.1.1 p,.n.inrlflr qirr si loû.lffbrr dr lu PAFILK:\ : 7''orr#

ÛJ 'INr.'rlifm 11'r.xt (Wl1.iMlf~ qNr _,; •.\d(}rtilJ/I. dr ...,_lllVll't" pmdqur : 'Viti'

87. S I ooL JlOUrquol?

l

1

ln .y1t~""'111'r..u ptn.ittr.lfk q1rt :ri E1t1WJl' l"'nictptr il At P.lf1LKA : 'Ymi"

97. Si ooJ, qQ cœnme C':h.ltngement? 0 l. Augaro1n1ion dt' la quantité de b11 produit 0 l.Aoi.lioratioo dC': rt tat ,g-ê:nêraldes n.nilmu.' 0 l. Anrlioration de la qualîlê dt' bJI produil 0 4. Aut.rt

88. S J non. poorqld 1

l'11U f"Ht~V:: mdltTrflfsrafD QI.,_ ÛJ 'INr.'rlifm 11'r.xt (Wl1.iMlf~ qNr _,; •.\RtiJil'Jmfio/I. dt 1" prod#r.tê/JN : 'Viu..

1

1

IA .y1t~·.~• 11'o.t p,-ni#r.lfJI' qlf<' :ri E1nirJl' l"Jflidp,-ril

98. Sl aul.N!, Jl"êclo;e:l

At P.if11..K.'1 :

"JV11n•

1

89. Awz wt1S im-Udpê aune rormndm1 dt('(> projet'! 0 l.Oui 0 2.Noo

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90. S i oui. luc,ielle!

99. Que-J ëtall ,114re nlwuu dt>

Lu q#rst~ 11ht ~.nifullrt """ .d Si utd,

... ,_,....

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0 1. Hyglëne dt' b tnaitt' et quaJiê: du bi

(rodul.'lÎOO U\'llOt le projt.'lt UJ riputut doit itw l'.llM/Jriu I t'I 9.

100. Qm•I esl \OtrC' nlwuu dr

..f. AUltt

Jl'oclic.don actuel':

\(1.up.i1t1':l'~ MelttT p/1tsit'1rnra:rn ( J 1t1111u1'.YJ1111JJ.11 i.

la f(IU.'ltÛt1111't.1.1 p,.n.inrlflr q11r si POJniripariun â .11m- fotma&n ~ "0#1"

1

1

1

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101. Eles wus saüsftlit(e) OO et.' iroJe-t? 0 l. Oui 0 ?.Non

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\>l. A W7. QIS ud:ii:tê œ nOU\~llM Jl'UU(flts après Cf'lle formaUon7 0 LOul 0 '?.Non IA 'llt~·.~· 11 'o.t p,-ni#r.lfJI' qlf<' :ri P~mripUlÎllH 6 ""'"fo111.1.ll'lim.1 ~ "'0#1-

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101.Si oui. \titre nl\l':au Π.satlsCacUoo

0 LFalbk 0 2 ~loye'nnt' 0 J. E-celkn1e W l/f'lt_n•m 11'r_11 ,_.ninrlfll' qfllt .ri EJr.s w,,uJUtilfolll' ilr ft profa1!

=

T.hti~

103. Si sutJsractJoo faltje, p:iurcp.Jol? 1 UJ q1USIWI 11 '1:.1t puiim'rur qwt ff .Vil'r.1t.11 J,- lfU1f1ji11:lii•lf

1

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104. Voulez \1Kl."i que et' projet coodou:t 0 !.Oui 0 !..Non lR 'l"DÛml. "'-'-' fKlt.itJrrt1r qnt ~i EJu 11:>1r.t toJtiifui't• "Owi~

103. Qutille améUorat.loojugez \llUS oêce!lsalrf:'!

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SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR

F

idèlement attaché aux directives de Claude A BOURGELAT, fondateur de l’enseignement vétérinaire dans le monde, je promets et je jure devant mes maîtres et mes aînés : D’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité et de l’honneur de la profession vétérinaire ; D’observer en toutes circonstances les principes de correction et de droiture fixés par le code de déontologie de mon pays ; De prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune consiste moins dans le bien que l’on a, que dans celui que l’on peut faire ; De ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité de ma patrie et à la sollicitude de tous ceux qui m’ont permis de réaliser ma vocation. Que toute confiance me soit retirée s’il advient que je me parjure.


Analyse des activités du projet AMPROLAIT à travers la Plateforme d’Innovation Multi Acteurs de la Filière Lait local de Kaolack (PAFILKA) Le projet d’Appui à l’amélioration durable de la productivité et de la compétitivité des filières laitières bovines en Afrique de l’Ouest et du Centre (AMPROLAIT) intervient au Sénégal dans le Bassin Arachidier. Pour la réalisation de ses activités à Kaolack, une plateforme d’innovation multi acteurs de la filière lait local de Kaolack (PAFILKA) a été mise en place. Ces acteurs de cette plateforme ont bénéficié de formation pour le renforcement de leur capacité à travers le projet AMPROLAIT. L’analyse des activités du projet AMPROLAIT à travers la Plateforme d’Innovation Multi Acteurs de la Filière Lait local de Kaolack (PAFILKA) a été menée à travers la description de la PAFILKA ; l’évaluation des connaissances acquises par les membres au cours des formations ; le changement de comportement de ces acteurs ; et l’évaluation de la satisfaction des acteurs de la PAFILKA sur le projet AMPROLAIT. De notre étude, il ressort que sur 39 enquêtés dont 27 membres et 12 non membres de la plateforme, 93% des membres ont bénéficiés d’une formation avec certains qui avaient participé à plus d’une formation. Tous les éleveurs enquêtés conduisent leurs troupeaux au pâturage. Pendant toute l’année, les animaux reçoivent en plus du pâturage naturel (ration de base), du foin, de la paille de mil, de la paille de maïs, de la fane d’arachide. Tous les animaux bénéficient de l’apport de concentré de composition variable d’un élevage à l’autre. Une réserve fourragère a été constituée par 92% des éleveurs enquêtés, 41% des enquêtés pratiquent l’insémination artificielle sur chaleurs naturelles. 88% des membres questionnés ont adopté de nouvelles pratiques et 81% des membres de la plateforme sont moyennement satisfaits du projet. Mots clés : AMPROLAIT, PAFILKA, réserves fourragères, insémination artificielle, hygiène de la traite, formation, satisfaction. Monsieur Sandaogo Hamidou OUANDAOGO 12 BP 13 ABIDJAN 12 Email : san2aogo_2@yahoo.fr Tel : (+221) 77 386 27 34 / (+225) 46 58 68 23

Sandaogo Hamidou OUANDAOGO  

Analyse des activités du projet AMPROLAIT à travers la Plateforme d’Innovation Multi Acteurs de la Filière Lait local de Kaolack (PAFILKA)

Sandaogo Hamidou OUANDAOGO  

Analyse des activités du projet AMPROLAIT à travers la Plateforme d’Innovation Multi Acteurs de la Filière Lait local de Kaolack (PAFILKA)

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