Voyage en numérique (FR)

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NUMÉRIQUE en V YAGE

Comment accompagner son enfant dans son exploration

Stéphanie Rist,

Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

Chers parents,

Nos enfants grandissent dans un monde où le numérique façonne leurs découvertes, leurs apprentissages, leurs relations. Cet univers offre d’immenses possibilités, mais il est aussi porteur de risques. Être parent aujourd’hui, c’est accompagner des usages qui évoluent plus vite que nos repères, tout en préservant la santé physique, le bien-être psychique et la sécurité de nos enfants.

Comment déterminer un cadre juste ? Comment prévenir l’exposition à des contenus inadaptés ? Comment réagir lorsque les usages débordent, que la fatigue s’installe, ou qu’un enfant se retrouve en difficulté en ligne ? Face à ces défis, aucun parent ne doit se sentir seul. C’est tout le sens de ce Guide, conçu pour vous offrir des repères simples, des conseils concrets et des outils adaptés à chaque âge.

Mais nous devons mieux protéger nos adolescents face aux réseaux sociaux. Le président de la République l’a rappelé, c’est en agissant au niveau national et européen que nous pourrons limiter leur exposition aux contenus violents et aux mécanismes d’addiction créés par certaines plateformes. Cette exigence de protection guide l’ensemble de l’action du Gouvernement.

Avec le Premier ministre, nous avons déjà interdit l’exposition aux écrans des tout-petits dans les lieux d’accueil de la petite enfance. À partir de 3 ans, les usages doivent être encadrés et les parents mieux accompagnés. Pour cela, le site jeprotègemonenfant.fr sera profondément rénové : installation pas à pas du contrôle parental, signalement facilité d’un problème, ressources personnalisées pour soutenir les échanges avec votre enfant… un véritable point d’appui quotidien pour les familles.

Protéger nos enfants, ce n’est pas restreindre leur horizon, c’est leur permettre d’explorer le monde numérique avec confiance, lucidité et créativité. Je vous encourage à prendre le temps de ce voyage, et j’espère que ces pages seront un outil utile et solide au service de leur épanouissement.

Chers parents,

Le monde numérique offre à nos enfants d’immenses opportunités : il est à la fois un outil d’émancipation, d’apprentissage et d’ouverture sur le monde. Il constitue également un environnement ludique qui favorise leur développement et leur épanouissement.

Mais cet univers présente aussi des risques. Particulièrement vulnérables, les enfants peuvent être exposés à des contenus inappropriés ou violents, dont les effets sur leur santé mentale sont parfois profonds et durables.

Aujourd’hui, plus de quatre jeunes sur cinq âgés de 11 à 17 ans utilisent quotidiennement au moins une grande plateforme en ligne, et 44% accèdent aux réseaux sociaux avant 13 ans, alors même qu’ils sont interdits. Ces usages précoces les exposent davantage au cyberharcèlement et à des contenus inadaptés à leur âge. C’est pourquoi il est essentiel d’en parler en famille, comme on le ferait pour d’autres sujets importants qui concernent la vie et le bien-être de l’enfant.

Face à ces défis, nous avons une ambition : créer une véritable barrière de protection autour des enfants. En tant que Haute-commissaire à l’Enfance, mais aussi en tant que mère, je mesure combien il est parfois difficile d’appréhender ces enjeux et de transmettre aux plus jeunes les bons réflexes pour naviguer en sécurité.

J’ai également conscience du sentiment d’impuissance souvent ressenti par les parents face aux nouveaux enjeux liés à l’intelligence artificielle et les algorithmes des réseaux sociaux, dont l’influence est bien réelle sur le comportement des enfants.

Le guide que vous tenez entre vos mains est là pour vous aider et vous soutenir à chaque étape. Il rassemble les ressources utiles pour accompagner votre enfant pour qu’il puisse explorer, apprendre et s’épanouir en ligne, tout en restant protégé.

Ensemble, faisons du numérique un espace serein d’émancipation et d’ouverture au monde !

Vous n’êtes pas seuls

Aujourd’hui, nos enfants grandissent avec le numérique. S’ouvre à eux l’exploration d’un univers riche en opportunités, mais aussi en zones d’ombre. Et ce nouveau monde en perpétuelle évolution suscite des interrogations pour bien des parents : comment les préparer à la navigation en ligne ? Comment faire en sorte que leur temps d’écran soit adéquat et utile ? Comment garantir leur sécurité ?

En chiffres

4h11

le temps moyen passé chaque jour par les enfants devant les écrans.1

74%

des parents estiment que leurs enfants passent trop de temps sur leurs écrans.2

53%

des parents ne se sentent pas suffisamment accompagnés sur l’éducation au numérique de leurs enfants,2 qui eux sont autant à souhaiter plus de protection et d’accompagnement.3

1 Ministère de la Santé. 2« Parents, Enfants & Numérique 2024 ». Étude réalisée par Ipsos Média pour l’Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation Numérique (OPEN), avec le soutien de Google. - enfant de 6 à 17 ans.

3 «Mineurs en ligne : quels risques ? quelles protections ?» - Arcom

Ceci est une communication de Google et YouTube. Conception et réalisation : Edelman France - Directeur artistique : Marion Comte - Illustrations : Fagostudio - Crédits iconographiques : ARCOM, CLEMI, Google, OPEN, Haut-commissariat à l’Enfance, Unaf, DR. Ne pas jeter sur la voie publique

Préparation au

voyage

La protection du jeune public a toujours été au cœur des missions de l’Arcom. Historiquement circonscrite aux programmes diffusés à la télévision, qui font l’objet d’une signalétique bien connue des parents, cette mission s’est élargie depuis 2022 aux contenus diffusés sur le nouveau continent numérique. Chaque année, l’Arcom diffuse ainsi une campagne d’informations « Enfants et écrans » qui prodigue des conseils d’utilisation pour aider parents et enfants à faire un usage raisonné des écrans. L’irruption des plateformes offre des espaces infinis de créativité et d’échanges, mais produit de nouvelles catégories de risques, potentiellement très graves pour leurs jeunes utilisateurs.

En sa qualité de régulateur du numérique, l’Arcom mène une action résolue pour faire du numérique un espace plus sûr pour les mineurs. Cette mobilisation passe par des actions concrètes, comme veiller au respect des règles interdisant l’accès

Martin Ajdari

Président de l’Arcom, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique

des mineurs aux sites pour adultes ou s’assurer que les plateformes respectent leurs obligations et proposent des services adaptés aux mineurs, expurgés des contenus dangereux (par exemple : contenus ultra-violents ou incitant à l’auto-scarification) et de fonctionnalités addictives telles que le scrolling infini, et comportant des outils de signalement ou de blocage simples d’utilisation.

Car ce qui est interdit « off line » doit l’être « on line » et ce qui est dangereux doit être soit corrigé, soit rendu inaccessible aux plus jeunes. Pour y parvenir, l’Arcom a besoin de la mobilisation de tous, notamment des parents : par votre présence, votre écoute et les outils que vous mettez en place à la maison, vous êtes les « premiers régulateurs » du numérique auprès de vos enfants. Tout voyage réussi, y compris numérique, se prépare !

Bonne préparation, et bon voyage !

du L’importance

Dial gue

Pour une navigation réussie, il est important d’échanger régulièrement avec son enfant sur ses attentes et ses appréhensions, ses réussites et ses expériences. Tout en montrant l’exemple.

D’après vos constatations sur le terrain, est-ce que les parents et leurs enfants échangent sur les sujets du numérique ?

Olivier Andrieu-Gérard (Unaf)_ Le dialogue existe, mais reste très insuffisant. Beaucoup de parents parlent du numérique uniquement sous l’angle des limites ou des risques, sans prendre en compte l’expérience vécue par l’enfant. Par manque de confiance ou par peur de mal faire, ils hésitent encore à aborder ces sujets pourtant centraux.

Thomas Rohmer (OPEN)_ Le constat est le même : les échanges sont

souvent inexistants ou focalisés sur le contrôle. Les parents souffrent d’un vrai “syndrome de l’imposteur numérique” : ne maîtrisant pas les plateformes utilisées par leurs enfants, ils se sentent illégitimes pour en parler. Et comme ces discussions arrivent trop tard, à l’adolescence, elles se déroulent sur fond de tensions. Paradoxalement, les jeunes réclament ce dialogue.

Pourquoi est-il important d’être dans le dialogue avec son enfant ?

TR _ Sans dialogue, impossible de comprendre ce que représente réellement le numérique pour un jeune : un espace où il se construit, explore, teste son identité. Inutile d’être expert technique. S’asseoir à côté de son enfant, s’intéresser à ce qu’il fait, poser des questions : c’est cela l’éducation numérique.

Thomas Rohmer directeur-fondateur de l’OPEN

Andrieu-Gérard coordinateur Médias-Usages Numériques à l’Unaf

OAG _ Le dialogue permet à l’enfant de raconter ce qu’il vit en ligne : ses réussites, ses inquiétudes, ses plaisirs. Partager un jeu, une vidéo ou un moment du quotidien aide à poser des mots sur ses émotions et à aborder progressivement des sujets sensibles : respect, vie privée, sommeil, contenus choquants, etc.

Ces échanges réguliers facilitent les confidences lorsque survient une mauvaise expérience.

Quels sont les prérequis d’un dialogue constructif ?

TR_ Il faut sortir de l’angoisse et de l’obsession du temps d’écran, qui est le “niveau zéro” de l’éducation numérique. Le dialogue doit

Olivier

porter sur les contenus, les pratiques, les motivations. La confiance est essentielle : l’hypercontrôle fragilise le lien. Respecter l’intimité est aussi fondamental.

OAG _Le dialogue doit se tenir dans un moment apaisé, avec une écoute réelle.

L’enfant doit pouvoir s’exprimer sans jugement, même si ses propos déroutent. Les parents doivent accepter de s’adapter, reconnaître qu’ils peuvent se tromper, et construire un cadre qui évolue avec l’âge.

Quelles sont les règles de base à instaurer ?

OAG _ Les règles doivent être co-construites et comprises par tous.

Elles évoluent avec l’enfant et prennent en compte la vie familiale : moments sans écran, respect des âges adaptés, équilibre entre pratiques numériques et activités hors ligne.

L’important est de maintenir un cadre clair, ajusté et partagé.

TR _ Les règles les plus efficaces reposent sur le dialogue, la confiance et l’exemplarité. Les interdictions seules ne fonctionnent pas, surtout à l’adolescence.

L’objectif est d’accompagner vers l’autonomie et l’esprit

critique : comprendre les plateformes, questionner les contenus, développer des réflexes de discernement. Il n’existe pas de recette miracle, mais quelques principes solides peuvent transformer la gestion du numérique familial en véritable démarche éducative.

Comment faire pour montrer l’exemple ?

OAG _Les parents sont des modèles. Leurs gestes et leurs réactions façonnent celles de leurs enfants. Montrer l’exemple, c’est aussi interroger ses propres habitudes : comment gère-t-on son téléphone ? Comment crée-t-on des espaces sans écran pour toute la famille ? Le cadre doit s’appliquer à tous, pas seulement à l’enfant.

TR_ Les incohérences parentales sont immédiatement détectées par les enfants : consulter son téléphone à table tout en leur interdisant de le faire est un très bon exemple.

L’exemplarité concerne aussi le droit à l’image : publier des photos d’enfants sans leur accord est incompatible avec l’éducation au consentement (sharenting, ndlr). Rien ne sape plus la légitimité éducative et la crédibilité parentale que l’incohérence.

Avant 3 ans, l’exposition aux écrans est fortement déconseillée

À partir de 3 ans, les écrans peuvent être utilisés de manière occasionnelle, avec un contenu adapté et de qualité accompagné par un adulte

Les règles essentielles à tous les âges

Pour aider votre enfant à développer de bonnes habitudes :

Protégez en privilégiant certains moments clés sans écrans (pendant les repas, avant le coucher)

Adaptez vos propres pratiques numériques devant votre enfant

Accompagnez votre enfant en partageant des temps d’écran

Ressources

Mon enfant et les écrans

Conseils pratiques, actualité décodée, ressources ludiques et inspirantes : ce site de l’Unaf vous accompagne vers un équilibre familial autour de pratiques d’écrans et numériques apaisées.

Parents enfant et numérique

Dans ce livre blanc de l’OPEN, on retrouve une analyse et les décryptages et conseils d’experts aux spécialités diverses : psychologues, pédiatres, sociologues, etc…

Mettre en place

bons outils bons outils les

Sans repères clairs, un temps d’écran non maîtrisé peut affecter notamment le sommeil, la concentration ou la communication familiale. Pour éviter les excès sans freiner la curiosité, il est donc indispensable de disposer d’instruments de bord adaptés : des outils numériques conçus pour accompagner les usages, vous aider à fixer des limites et encourager l’autonomie de votre enfant dans un cadre clair et défini en famille.

Une application de contrôle parental sur smartphone/tablette/Chromebook, qui aide les parents à guider leurs enfants de moins de 15 ans.

Pour quoi faire ?

Définir des limites de temps d’utilisation pour chaque application ainsi que l’heure du coucher. Limiter les fonctionnalités et les notifications pendant les heures scolaires.

Orienter vers du contenu adapté, en bloquant ou en approuvant certains sites et applications.

Aider à modifier les mots de passe et les informations personnelles.

Où le trouver ?

Disponible dans votre magasin d’application et sur g.co/familylink

YouTube Kids est une version filtrée des contenus YouTube adaptés aux familles afin de proposer une exploration adaptée à différentes tranches d’âge, jusqu’à 12 ans.

Pour quoi faire ?

Créer des profils individuels par enfant avec des contenus adaptés à leur âge.

Découvrir les collections complètes de nos partenaires de confiance. Choisir les vidéos ou chaînes accessibles ou bloquer le contenu qui ne convient pas.

Limiter le temps d’utilisation de l’application.

Consulter l’historique de visionnage.

Où le trouver ?

Disponible dans votre magasin d’application et sur youtubekids.com

YouTube s’engage pour le bien-être des 13-18 ans avec des fonctionnalités de protection par défaut. La plateforme limite la recommandation de catégories de contenus dont le visionnage répété peut s’avérer inapproprié et active par défaut des outils de gestion du temps d’écran, tels que les « rappels de pause » et les « rappels du coucher ».

Pour un contrôle parental plus poussé, les Expériences Supervisées permettent de personnaliser l’accès au contenu en sélectionnant le niveau adapté à l’âge de l’enfant. Vous pouvez également limiter le temps passé sur Shorts et désactiver la lecture automatique ainsi que définir l’autorisation de commenter ou de publier.

Où les configurer ?

Via l’appareil de l’enfant, le site families.youtube.com, ou l’application Family Link.

Ressources

Avec FamiNum par Internet Sans Crainte, vous pouvez créer en quelques clics votre charte familiale des écrans, prête à l’emploi. En complément : des vidéos conseils et un planning à fabriquer pour aider les enfants à organiser leurs moments écrans. https://www.faminum.com

Apprendre avec les

NOUVEAUX

M É D I

A S

Au cours de leurs explorations en ligne, les enfants peuvent découvrir de vastes terrains d’apprentissage.

Ainsi, 68 % des 13-18 ans ont regardé des vidéos sur YouTube pour apprendre quelque chose de nouveau pour l’école*.

De plus en plus de jeunes utilisent les vidéos pour apprendre ou aider aux devoirs par exemple. Qu’en pensez-vous ?

Ils cherchent des vidéos pédagogiques en ligne pour compléter leur compréhension d’une notion, d’une partie d’un cours. Le risque ici est de courtcircuiter le goût de l’effort puisque tout est accessible instantanément. Deux grands défis s’imposent : garantir l’accès à des contenus de qualité et établir des “pactes d’attention” entre élèves et enseignants pour favoriser la concentration nécessaire à l’acquisition des savoirs.

Comment la vidéo est-elle aujourd’hui utilisée dans le milieu éducatif ?

L’accès à une véritable culture numérique citoyenne ne peut se faire sans expérimentation. On comprend mieux les médias et le numérique en les pratiquant, en créant des images, des sons, du texte, et en développant son esprit critique sur la fabrique de l’information.

C’est tout le sens de l’éducation aux médias.

Quels sont les avantages de ce support ?

Quand des enfants fabriquent un contenu informatif en vidéo, ils font l’expérience de l’enquête, du travail collectif, du débat, de l’argumentation, mais aussi de la responsabilité liée à la diffusion. C’est aussi un incroyable accélérateur de confiance, une marque de considération et un message

Virginie Sassoon

Directrice adjointe CLEMI

www.clemi.fr

fort envoyé aux enfants, qui consiste à leur dire « votre avis nous intéresse ». Les vidéos peuvent aussi servir de support d’analyse pour décrypter les mécanismes de la désinformation par exemple.

Comment faire en tant que parents pour les accompagner ?

Nous avons tous un rôle à jouer pour faire du numérique un espace d’émancipation sécurisé plutôt que de dépendance toxique. En tant que parent, il faut privilégier le dialogue, la curiosité, la vigilance concernant la vie en ligne des enfants… sans oublier l’exemplarité pour préserver des moments de déconnexion partagés !

Maître Lucas

Domaine : Généraliste Âge : Primaire

L’école primaire en continu

La grammaire, l’orthographe, la conjugaison, les mathématiques, les sciences, et plus largement la découverte du monde…

Avec ses animations ludiques et pédagogiques, ce professeur des écoles permet à vos enfants de réviser l’intégralité du programme scolaire du CP au CM2.

Domaine : Sciences Âge : Primaire

La science adaptée aux enfants

Le pari des Curionautes ?

Intéresser tous les enfants à la science, grâce à un juste équilibre entre récits ludiques et notions scientifiques.

Info ou Mytho ?

Domaine : Esprit Critique Âge : Collège

L’esprit critique pour les ados

Cette chaîne proposée par Milan Presse présente de nombreux formats adaptés aux collégiens pour mieux comprendre les biais cognitifs, les théories du complot, les conséquences des fake news et bien d’autres choses encore, toujours avec humour et rigueur.

Les créateurs à suivre

Des chaînes YouTube pour apprendre et mieux comprendre le monde

La Geozone Curionautes des sciences

Domaine : Géographie Âge : Collège

La géo dans tous ses états

Cette chaîne n’hésite pas à sortir des sentiers battus : « À quoi sert Gibraltar ? », « 5 territoires qui n’appartiennent à personne », ou encore «J’ai demandé des fanions à 1547 clubs de football ».

Les thématiques sont variées et permettent à votre enfant d’en apprendre plus sur la géographie et la géopolitique mondiale.

Questions d’Histoire

Domaine : Histoire Âge : Collège

Des histoires d’Histoire

Cette chaîne de vulgarisation historique explore les grands événements, les figures marquantes et les dynamiques de pouvoir à travers les siècles. On y retrouve des récits de conflits majeurs, des portraits de personnages historiques, ou encore des vidéos sur les bouleversements du monde contemporain.

ScienceClic

Domaine : Science Âge : Lycée

Eureka !

Tout comprendre de la physique générale, du monde quantique, du mouvement, de la matière ou de l’énergie, le tout en quelques minutes, c’est le défi relevé par cette chaîne.

Résultat : des vidéos précises et concises, avec des explications visuelles, dans un format simple et accessible à tous.

du Distinguer le vrai Faux

Développer l’esprit critique de son enfant, c’est proposer une boussole dans un monde où l’information est parfois trompeuse. Mais l’esprit critique n’est pas inné, il s’apprend et se développe au quotidien.

Encourager

le questionnement

Invitez votre enfant à s’interroger : Qui a publié cette information ? Quand ?

Pourquoi ? L’objectif est d’apprendre à analyser une information.

Comparer plusieurs sources

d’information

Les conseils d’Info ou Mytho

Accepter

l’incertitude

Développer l’esprit critique, ce n’est pas avoir toutes les réponses. Au contraire, profitez-en pour chercher la réponse ensemble et expliquer votre cheminement.

Pour chaque information étonnante ou importante, il existe forcément plusieurs sources.

Y a-t-il des différences ? En croisant les informations, l’enfant peut repérer des contradictions et comprendre que la vérité se construit avec plusieurs points de vue.

Parler

des algorithmes

Faites une recherche avec deux profils différents pour comparer les résultats. L’idée, c’est de montrer que les réseaux sociaux sélectionnent les infos selon nos goûts.

Discuter

de ce que vous voyez en ligne

Prenez le temps de discuter de l’actu, des rumeurs, des vidéos qui circulent à l’école. Riez ensemble des fausses infos les plus absurdes, analysez les publicités ou les motivations d’un influenceur. Cela crée un climat où l’enfant se sent libre de poser ses questions.

Et l’IA dans tout ça ?

L’IA générative peut être un formidable outil d’apprentissage et de création, en permettant aux adolescents d’approfondir leurs connaissances sur certains sujets, de stimuler leur créativité et de mettre en pratique de nouvelles compétences. À condition d’en connaître les limites.

42%

des adolescents ont utilisé l’IA pour un travail pour l’école, 40% pour les devoirs à la maison, 32% pour la traduction et 29% pour la création d’image.

77%

déclarent que les outils d’IA ont contribué à améliorer leur créativité.

44%

des adolescents déclarent que l’IA les aide à découvrir de nouveaux centres d’intérêt et à développer de nouvelles compétences.

Sources : The Future report 2025, Livity pour Google - enfants âgés de 13 à 18 ans.

Apprendre

avec l’IA...

Les assistants IA conversationnels peuvent aussi être utilisés par les adolescents pour approfondir leurs connaissances.

Dans cette optique, il est important de les utiliser comme un outil et non pas comme une source de vérité absolue.

Avec Gemini par exemple, l’assistant IA de Google, la fonctionnalité apprentissage guidé permet de suivre les étapes du raisonnement pour comprendre le « comment » et le « pourquoi » des concepts mais aussi de créer des quiz interactifs à choix multiples, avec la possibilité d’ajuster le nombre de questions, les types de questions et le niveau de difficulté.

Savoir être présent pour son enfant

“Les ados ont tendance à se confier à des IA lorsqu’ils ont le sentiment que les humains, adultes ou pairs, sont indisponibles ou pas en mesure de leur répondre. Certains jeunes demandent par exemple à l’IA de les mettre en situation d’examen pour se préparer. Ils pallient ainsi à un manque. Plus que jamais, les adultes doivent trouver les moyens d’être perçus comme étant accessibles et disponibles pour les jeunes. Capable d’entendre leurs questions. De créer des espaces d’échange où ils se sentent en sécurité.”

Jocelyn Lachance, sociologue, responsable de recherche HDR au CRÉDATS, membre du comité d’experts de l’OPEN

Et comprendre ses limites

Avec des intelligences artificielles génératives toujours plus performantes, pas facile de repérer les frontières du réel. Prendre un peu de distance peut aider votre enfant à y voir plus clair en toutes circonstances.

Cyril di Palma,

délégué général de Génération

Numérique

Comment repérer les contenus générés par l’IA ?

Les IA génératives ne « comprennent » pas : elles prédisent, statistiquement, la suite la plus probable d’une phrase ou les formes les plus cohérentes d’une image. Il faut désormais composer avec des productions artificielles souvent indiscernables du réel.

Et c’est là que l’esprit critique devient une condition de survie intellectuelle.

Pourquoi être vigilant ?

Les textes et images générés par IA ne sont pas intrinsèquement dangereux. Ce sont leurs usages qui peuvent le devenir. Des acteurs malveillants exploitent désormais ces outils pour fabriquer de fausses preuves, influencer l’opinion ou profiter de la vulnérabilité des enfants.

Comment bien utiliser l’IA ?

Il faut considérer l’IA comme un assistant créatif plutôt que comme une source de vérité absolue. Elle est idéale pour structurer des idées, vulgariser des concepts ou corriger un texte, à condition de toujours vérifier les informations qu'elle avance. L'enjeu majeur est d'éduquer les plus jeunes à ne pas déléguer leur réflexion, mais à utiliser ces outils pour l'enrichir, tout en gardant un esprit critique aiguisé.

Identifier et parer les risques

Au cours de leur navigation, les enfants peuvent être exposés à toutes sortes de risques en ligne : cyberharcèlement, extorsion sexuelle, exposition à des contenus inadaptés, image de soi mise à mal… L’Association e-Enfance/3018 (reconnue d’utilité publique et agréée par le ministère de l’Education nationale) œuvre au quotidien pour y remédier.

Justine Atlan directrice générale de l’Association e-Enfance/3018

Comment reconnaître le cyberharcèlement et s’en prémunir ?

Le cyberharcèlement se manifeste par des attaques répétées en ligne : moqueries, insultes, menaces, diffusion de photos ou de rumeurs, incitation au suicide, isolement…

Observez votre enfant et faites-vous confiance, vous le connaissez, vous saurez identifier des changements dans son comportement : repli sur soi, anxiété, agressivité, troubles physiologiques, difficultés scolaires…

Pour s’en prémunir, il est important de sensibiliser

votre enfant aux usages protecteurs du numérique, de les encourager à parler très vite s’ils se sentent visés, et de bloquer les comptes auteurs, faire des captures d’écran pour conserver des preuves et signaler rapidement les contenus problématiques sur les réseaux sociaux et auprès du 3018.

‘‘ Observez

Face à l’exposition à des contenus inappropriés (violence, pornographie), comment réagir ? Il est recommandé d’activer des filtres si besoin, de mettre en place un contrôle parental, mais aussi de toujours privilégier la communication. La meilleure protection reste d’informer votre enfant que

votre enfant et faites-vous confiance, vous le connaissez, vous saurez identifier des changements dans son comportement : repli sur soi, anxiété, agressivité, troubles physiologiques…”

Justine Atlan

le risque existe et qu’il peut le rencontrer. Et de lui expliquer comment s’en prémunir et réagir en cas de confrontation.

Expliquer et sensibiliser : la pornographie est une mise en scène qui ne reflète pas la réalité. Il en va de même pour certains contenus ultra violents circulant sur les réseaux sociaux qui ont tendance à valoriser et à banaliser la violence au point de la rendre acceptable auprès des jeunes. En ressentir des émotions fortes, parfois ambivalentes, du malaise, est normal. Ne pas rester seul, en parler pour les partager et les dépasser.

Concernant les réseaux sociaux, comment aider un enfant à protéger sa santé mentale et son estime de soi ?

Encourager la déconnexion et les alternatives aux écrans reste protecteur pour s’épanouir à travers d’autres activités aussi. Faire prendre conscience à son enfant de son temps d’écran, et lui expliquer les logiques algorithmiques de ciblage et captation de l’attention à l’œuvre sont également

Les Super-héros du Net

Ce programme est proposé par l'Association e-Enfance dans les écoles élémentaires (du CP au CM2) partout en France, avec le soutien de Google.org et du CIPDR. Il a déjà permis de sensibiliser plus de 200 000 enfants, parents et professionnels.

Pour plus d'information

www.e-enfance.org

émancipatrices. Lorsqu’il navigue sur les réseaux sociaux, cela lui permet d’être conscient que ces plateformes proposent une vitrine normée et idéalisée de la vie des autres, destinée à faire fantasmer pour vendre des produits ou services. Les espaces en ligne peuvent être un formidable espace d’expression et de partage, mais l’estime de soi ne doit pas être basée sur cette seule image en ligne.

Ne pas hésiter à réinitialiser l’algorithme lorsque les contenus proposés dérangent ou mettent mal à l’aise.

‘‘

Ne pas le juger ou le sanctionner mais comprendre avec lui ce qui l’a attiré vers ce défi. Et en tant qu’adulte rappeler la mise en danger concrète que cela représente. Et lui apprendre à prendre soin de lui-même.

C’est notre rôle de parent de lui transmettre. ”

Comment aborder la thématique de la diffusion de contenu intime (sexting/ sextorsion) sans culpabiliser son enfant ?

A nouveau ne pas hésiter à évoquer cette réalité. Mais ne pas inverser la culpabilité : c’est celui qui partage, extorque, diffuse publiquement qui est coupable. Pour se protéger, les images intimes doivent rester dans la sphère privée et être partagées uniquement avec des

personnes de confiance. Mais ne pas nier que la trahison ou la manipulation existent.

Donc éviter de partager des photos ou vidéos où il serait identifiable (ne pas montrer son visage par exemple) reste le plus protecteur.

Même si aujourd’hui l’IA permet de créer du fake. En outre, si un inconnu insiste pour qu’un enfant partage ce type de contenu, c’est un signal d’alerte et il doit prévenir un adulte de confiance.

Si un enfant est confronté à un défi viral dangereux, quelle est la meilleure approche parentale pour

désamorcer la situation tout en maintenant la confiance ?

Ne pas le juger ou le sanctionner mais comprendre avec lui ce qui l’a attiré vers ce défi.

Et en tant qu’adulte rappeler la mise en danger concrète que cela représente.

Et lui apprendre à prendre soin de lui-même.

C’est notre rôle de parent de lui transmettre.

Pour être dans la prévention, se tenir informé des tendances et des contenus qui circulent en ligne, pour pouvoir les évoquer régulièrement avec son enfant.

3018

Le 3018, le numéro national contre le harcèlement et les violences numériques, est là pour écouter, conseiller et agir auprès notamment des réseaux sociaux pour faire bloquer des comptes ou des contenus préjudiciables. Le 3018 est totalement anonyme, gratuit et confidentiel. Le 3018 c’est aussi une application l’App 3018, pour tchater en direct avec les écoutants d’e-Enfance. Ainsi votre enfant peut échanger en toute discrétion avec eux, ils sont formés pour l’aider et le prendre en charge dans sa situation.

Apprendre à lutter contre les

menaces numériques

Virus, piratage, vols de données, arnaques en ligne…

Connaître les menaces numériques, c’est déjà s’en prémunir. En transmettant ces quelques réflexes simples, il est possible de réduire considérablement les risques de cybermalveillance. Et naviguer plus sereinement.

Protéger

l’accès à ses comptes

Tout comme vous, vos enfants doivent utiliser des mots de passe uniques, longs et complexes. Ils ne doivent jamais les partager, même avec un proche, et ne pas oublier d’activer la double authentification dès que possible.

Se méfier des messages suspects

Contre les risques d’hameçonnage, apprenez-leur à toujours vérifier l’origine des messages qu’on leur envoie et de ne surtout jamais cliquer sur un lien dans la précipitation. Vous pouvez aussi leur montrer des exemples de messages frauduleux que vous avez reçus en exemple.

LES CONSEILS DE CYBERMALVEILLANCE.GOUV.FR

Préserver ses données personnelles

Nom, adresse, numéro, photos… Sur Internet, moins on dévoile sa vie, plus on se protège ! Expliquez à vos enfants que leurs données personnelles peuvent être détournées pour usurper leur identité ou tenter de les arnaquer.

Ressources

Sécuriser ses appareils

Insister sur l’importance d’installer un antivirus, de mettre systématiquement à jour leurs appareils et de se méfier des fausses mises à jour qui peuvent être proposées.

Le numérique, pas de panique !

Un livret de Cybermalveillance.gouv.fr en partenariat avec Astrapi qui aborde les situations courantes auxquelles les 9-12 ans peuvent être confrontés ainsi que les réponses à apporter.

RÉALISÉ PAR

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